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Full text of "Cotillon II [microforme]"

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f^m^^rl^^^lW. 



CIHM 

Microfiche 

Séries 

(IMonographs) 



ICIMH 

Collection de 
microfiches 
(monographies) 




Cnadian Institut. ' - HJ.torlc.l Microreproductlon. / Institut canadien da microraproduction. historiquas 



©1994 



'p.:^'v::A 



Technical and Bibliographie Notes / Notes techniques et bibliographiques 



The Institute has attempted to obtain the best original 
copy available for filming. Features of this copy which 
may be bibliographically unique, which may aller any 
of the images in the reproduction, or which may 
significantly changr the usual method of filming, arc 
checked below. 



0Coioured covers/ 
Couverture d . couleur 

□ Covers damaged/ 
Couverture endommagée 

j l\ Covers restorad and/or laminated/ 
LlJ Couverture restaurée et/ou pelliculée 



□ Cover title missing/ 
Le 

j I Coloured maps/ 



titre de couverture manque 

loured maps/ 
Cartes géographiques en couleur 



D 

n 



Coloured ink (i.e. other than blue or black)/ 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 

Col— 'red plates and/or illustrations/ 
■S et/ou illustrations en couleur 



bot ;ith other material/ 
Relié avec d'autres documents 

Tight binding may cause shadows or distortion 
along interior margin/ 
La reliure serrée peut causer de l'ombre ou de la 
distorsion le long de la marge intérieure 



n 



n 



Blank leaves added during restoration may appcar 
within the text. Whenever possible, thèse havc 
been omitted from filming/ 
Il se peut que certaines pages blanches ajoutém 
lors d'une resuuration apparaissent dans le texte, 
mais, lorsque cela était possible, ces pages n'ont 
pas été filmées. 



Additional comments:/ 
Commentaires supplémentaires: 



L'Institut a microfilmé le meilleur exemplaire qu'il 
lui a été possible de se procurer. Les détails de cet 
exemplaire qui sont peut-être uniques du point de vue 
bibliographique, qui peuvent modifier une image 
reproduite, ou qui peuvent exiger une modification 
dans la méthode normale de f ilmage sont indiqués 
ci-dessous. 

□ Coloured pages/ 
Pages de couleur 

□ Pages damaged/ 
Pages endommagées 

Q Pages restored and/or laminated/ 
Pages restaurées et/ou pelliculées 

Q Pages discoloured. stained or foxed/ 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 

□ Pages detached/ 
Pages détachées 

HShowthrough/ 
Transparence 

□ Quality of print varies/ 
Qualité inégale de l'impression 

□ Continuous pagination/ 
Pagination continue 

□ Includes index (es)/ 
Comprend un (des) index 

Title on header taken from.7 
Le titre de l'en-tete provient: 

□ Title page of issue/ 
Page de titre de la livraison 

Caption of issue/ 

Titre de départ de la livraison 



I I Caption of issue/ 



n 



Masthead/ 

Générique (périodiques) de la livraison 



This Item is filmed at the réduction ratio checked below/ 

Ce document est filmé »u taux de réduction indiqué ei^tessous 

lOX ,4x 



18X 



12X 



22X 



/ 



16X 



26 X 



20X 



n 



30X 



24 X 



28 X 



D 

12X 



ws^^^^A^^f^^^z. ^^'^''^^^Ê^m.wr.'Mr^i^- 



The copy filmed hère has been reproduced thanks 
to the generosity of : 

National Library of Canada 



L'exemplaire filmé fut reproduit grâce à la 
générosité de: 

Bibliothèque nationale du Canada 



The images appearing hère are the best quality 
possible considering the condition and legibllity 
of the original copy and in keeping with the 
filming contract spécifications. 



Les images suivantes ont été reproduites avec le 
plus grand soin, compte tenu de la condition et 
de la netteté de l'exemplaire filmé, et en 
conformité avec les conditions du contrat de 
filmage. 



Original copies in printed paper covers are filmed 
beginning with the front cover and ending on 
the last page with a printed or illustrated impres- 
sion, or the back cover when appropriate. Ail 
other original copies are filmed beginning on the 
first page with a printed or illustrated impres- 
sion, and ending on the last page with a printed 
or illustrated impression. 



The last recorded frame on each microfiche 
shall contain the symbol — ^ (meaning "CON- 
TINUED"), or the symbol V (meaning "END"), 
whichever applies. 



Les exemplaires originaux dont la couverture en 
papier est imprimée sont filmés en commençant 
par le premier plat et en terminant soit par la 
dernière page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration, soit par le second 
plat, selon le cas. Tous les autres exemplaires 
originaux sont filmés en commençant par la 
première page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration et en terminant par 
la dernière page qui comporte une telle 
empreinte. 

Un des symboles suivants apparaîtra sur la 
dernière image de chaque microfiche, selon le 
cas: le symbole — »■ signifie "A SUIVRE", le 
symbole V signifie "FIN". 



Maps, plates, charts, etc., may be filmed at 
différent réduction ratios. Those too large to be 
entirely included in one exposure are filmed 
beginning in the upper left hand corner, left to 
right and top to bottom, as many frames as 
required. The following diagrams illustrate the 
method: 



Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être 
filmés à des taux de réduction différents. 
Lorsque le document est trop grand pour être 
reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir 
de l'angle supérieur gauche, de gauche à droite, 
et de haut en bas, en prenant le nombre 
d'images nécessaire. Les diagrammes suivants 
illustrent la méthode. 



1 


2 


3 




1 


2 


3 


4 


5 


6 



MrCROCOI»Y RESOIUTION TKT CHART 

(ANSI ond ISO TEST CHART No. 2) 





Li 



■ 2.8 

■ 3.6 



140 



2.5 
2.2 

1.8 




^ APPLIED IM/^GE I, 



1653 Eost Main Street 

Roche-.ter. Ne» York 14609 USA 

(716) 482 - 0300 - Phone 

(716) 288- 5989 -Fa. 



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K. < Al'I.NDl 



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COTILLON II 




MONTREAL 

LES EDITEURS DE ''LA LECTURE" 

4? PLACE JACQUES-CARTIER 

BOITE DE POSTE 653 









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COTILLON II 









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COTILLON II 



PAR 



ERNEST CAPENDU 




MONTREAL 

La Lkoturb, 42 Hlace Jacques-Cartier 

1906 



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ii^..^MA^^. 



COTILLON II 



LA HoiTK dj: mnwov 



I.c inatin <Iu 2:i fi-vricr 17 l.'i, nuv ék-.irantr soituro à 
la cai.sse vort clair ri'cliainpu' gris ','t aux roues <,airni(H 
cFar^c^nt, L-inpnrtvc» nu uM-aiu] trot ih <\na\ro vi^'oureux 
t'hi'vaux ptTchorons, traversait au bruit du <la<|ueni.Tit 
sonort' et nieua(,'aiit .lu fouet de^ |>ostiIlf)iis. Jn fatite 
ville (le B()issv-St-Lt''ger. 

'Sur les portièros d.- la voiture et -it peint uu éeui^son 
portant iVor ai, rré(jul,r ih yurvlrs, et .-^ur eiia-iue pan- 
neau, (les deux eûtes de la portièMv, étaient, on relief, 
d(ux n)a<,Miili(jues paires de défenses de sanglier. 

Jx^s chevaux {wrtaient au cou un collier"' chargé de 
grelot.* bruyants. Ils avaient la crinière nattée" avec 
des rubans de soie vert émeraude et la ([ueue nouée et 
attachée avec un énorme pompon d<' rubans de même 
nuance. 



"^f"*-^ r"jr«»««jsr 



^^L 



— 6 — 

Deux i)0:«lillons castmnés de vastes de velours vert 
galonnées d'argent et de tricornes garnis de cocardes 
de nihan blane conduisaient le vigoureux attelage. Deux 
\aletvs de pied en grande livrée, vert et argent, étaient 
a?sis sur le siègt; de derrière. 

Dans l'intérieur deux gentilslunnnies, nonchalamuient 
étendus sur la l>anquette du fond, contemplaient, en 
causant, le splendide paysage. 

C'ooi que la voiture suivait cette route attrayante et 
pittoresque qui, ]<ii.ssant entre (Iros-Bois et la Urange, 
<lescend à Yères, laisse à gauche les Camaldulea et côtoie 
la rive d.^ l'adorable ruisseau cjnstaninient ombragé, 
]K)ur de là descendre a Brunoy et remonter ensuite à la 
forêt dv Senari. 

Cette route, qui n'a qu un tort pour la majorité des 
Parisiens (pii ne la connaissent pas, c'est d'être trop 
prés de Paris, cette route étiiit jadis d'un parcours ad- 
mirable. C'"»'st vpi'au si«Vle dernier, avant 89, les envi- 
i-ons de Paris étaient couverts de vastes parcs taillés 
on })lein dans les forêts profondes de la vieille Ile de 
France, ce pays boisé i)ar excellence (jui. de la forêt de 
('ompiégi»^^ à ia forêt d.' Fontainebleau, était couvert par 
les bois de Montmoremy. d'Enghien, dj l'Ile-Adam, do 
Satory. de St-Gerinain, de îdeudon, de Rambouillet, de 
Houl.>gn(>, de Sceaux, de Chatenav, de Vincennes, de 
Sénart, d'Annainvillers et d'autres encore. 

8(ms Louis XV, le territoire n'était pas découpé, de- 
cl)i(iueté en mille parcelles et planté de ..<:tites maison- 
nettes qui semblent des joujoux d'enfant. C'est qu'alors 
li. vie de la noblesse était dans les cbâleaux, et que le 
rhàteau était iH)ur elle son ( ulie, sa richesst^ hé>rédirai- 
!v. la proiu-iété invendable et Inaliénable. 

Aus«i lorstpie le roi voulait aller chasser dans la forêt 
de Sé'uart, pouvait-il s'v rendre de W-rsaiîles et de 
Marlv par la magnifique chaussée (pii, du bois de Sa- 
tnrv,' suivait Verrières, Chatenay, Sceaux et la Croix- 



— 7 — 



(lo-Berny, pour «le là atteindre le chât'^au Je Thoisy et 
la forêt. 

Aujourd'hui encore eett'.; promenade f^avorite de 
Louis XV est une des plus attrayante»; que le touriste 
intelli<rent et amateur du véritable [)ittoresque puisse 
désirer l'aire. Et la preuve que ce pays est beau, que 
la terre est bonne et (|ue l'avenir en était assuré, c'est 
(|ue tous les riches financiers de l'époque, tous les gros 
bonJiets d^ fermiers généraux .*"en étaient emparés pour 
y établir leur résidence. 

r>a terre alors était tout dans la hiérarcliie: le titre 
était attaché au tief; au.-«i Samuel Bernard était-il de- 
venu comte de Rieux, Paris marquis de Bruuoy, Bon- 
uit comte de MontjU'eron. 

Os réflexions <jue je transmets ici étaient dans l'es- 
prit des deux {ïentilchommes qu'emp >rtait l'équipage 
armorié. 

lia voiture venait de dépasser Yères et l'on donanait 
la vallée. De l'autre côté' de la rivière on voyait se 
dessiner les riants coti^iux de Montgeron, de Vigneux. 
de Rouvres. Derrière s'étendaient les bois de la Gran- 
ge : à gauche se dressai. »it les bâtiments gothiques de 
l'abbaye et en face le panorama magique de la forêt 
avec ce petit vilage des Beausserons dont les maison- 
nettes se dessinaient çà et là, au milieu des arbres, com- 
me des nids d'oiseaux jucluîs dans les branchages. 

On était en plein hiver, nuiis depuis quinze jours, il y 
avait eu changement de temps. Ije soleil s'était levé ra- 
dieux, le ciel était pur. le froid moinvà vif: la nature 
prononçait le tjremicr mot du printemps. 

Ijea deux \oyageurs, vêtus de très élégants costumes 
de chasse, étaient le due de Richelieu et le marquis de 
Cré<iui. 

Il y avait chasge rcyale ce jonr-là d.<îns h, forêf de 
Sénart, et les deux gentilshommes se rendaient au 
rendez-vous indiqué par le grand veneur. 




— 8 — 



Kouto l'aisant ils causaient, riai.'iit. cvliangcani iout».'s 
(('S 8('-iiiillant's aïKM'dott'!, tle cour dont h duc de ÏUdw- 
licu, surtout, j.ossédai* un fondé véritablement inépui- 
.^ahlc. Au^i (Jré((ui t\H>ulait-il phus qu'il no parlait. 

La voituro longeait le mur du parc de Brunoy, et lo 
mafruilicjue chatoau quf> la folie prodigue du liiarquis 
devait, vingt aas plus tard, rendre célèbre, se dressait 
majestueusenu'nt avec ses toitures dorées. 

•' Vive Dieu ! dit Kichelien en riant, le roi, en ojii- 
nuirquisant le sieur Paris de -Afontmartel eût dû lui 
donner pour aruu?s un champ dor chargé de sacs! 

— Paris a rendu de -rands services, dit Créqui avec 
une gravité affectée. 

—De grands services? répéta Richelieu. Et à qui 
donc ? 

— A lui-iuême, pardieu ! 

— Ah ! très bien ! 

~-0n affirme, mon cher due, qne ce grand trésorier 
royal a, dans ses caisses particulières, plus de vingt 
jnillions de livres. 

— Ou a rai on d'aftirmer, marquis, car cela est! Ce 
banquier de ^a cour a une influence telle que c'est lui 
qui nomme les contrôleurs généraux!...'*' 

Richelieu s'interrompit brusquement. 

'•' Pas par là ! pas par là ! " cria-t-il. 

Saisissant le cordon de soie appendu prSs de la glace 
de devant, il l'agita. T^a voiture (jui allait tourner à 
droite pour prendre la route de Rouvres où était fixé le 
rmdez-vons de cho.'^sc, s'arrêta brusquen)ent. Un valet 
de pied apî)arut à la {wrtière, tenant respectueusement 
son chapeau à la îuain. 

"A gauche et suivons la route de Soisy! " dit le duc. 

Le valet cria l'ordre aux postillons et là voiture, chan- 
geant de direction, ])artit rapidement. 

"Mais nous tournons le dos au rendez-vous! dit Qrè-É. 
qui avec étonnement, 1: à\i^ "^ * 



wwrmvwmFmw^mmy.. 



emjmÊbâùJiÊl 



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— 9 - - 



—Sans doute, mais iious av.ns louT (..■ leiiii.s .ian.- 
VIT, rrpomlit Kicl!M]i<Mi. 1.,^ .•en(H.;i-vou,s o^i po.ir ,i.,;x 
lii'iirps, nVs^-ct; pas"' 

— (^iii, l'invjtiitioîi «il: i.H jH.rt.j It'iiv Ij.'iiro. 

— Kli l>i('!i! (|iK'!lo liciiri; (st-il;*' 

rrn|iii inleiTo^va ;-ii moiiin. 

- -]»j.\ lu'iin.'s! diî-ii, 

- NuU5 {ivous doue .[lia! IV 'iriircs i.'\a)it i:.m-;. 
— K}u<i u(n\;< allons naiijj-rr. . , 

—A faire uno ^ ro' .;>ticui,' iMjiim.tilr d'alioc! t:t iir. 
f.\'''<']Ji'riL déjf'UiJ' .• , ris.iilf. 
— ()'i dt\jeunoiis-noi;i y 

— J)ans If p\v< y,U [.ctiî châh'^ni (jue m)u-< |.i:i-i.';c 
iv\er. 

- -I-'t r|ni est JiKl.iré par?. . . 

'--( ni.' reine d-: .uraee, fie bcuia,. ,■: iraMiour: 
— Diantr,', hmui dur dik- ! scH-rit ('ré.|iii ..-i jouant, 
avt-e le.s dentelles de sa (■.•avau'. j,. ne re-!'e!U- uhm d<' 
iv'ètre levé si tùt et. d'êtr- ])arM, -eJoii v(k orîr's. à 
j« un ! 

—Quanti je vous avii- dit (jiir vou^ i-ie remercieii^:: î 
— Cela eoniiiK'hce. 

— Ei ce n\vt f)as tifu. 

— <jà ! nous allons à Soisv ? 

---Pas préeisémeiii ; mms allons ■> cùrO d' Soisv. >iir 
îii H-^ne de la forêt. 
— '\u elu'ileau do. . . . 

— If'Ktiolcs! 

-•■Chez \h luèco (i.' 'r.>iii. ueii.'Mi? 

— PréeiSt'iîUMit. Nous alimis. iM'-rj cIht Diarqm-. ..j 
toiitrfoi^ v(.ii- 1. ■.M„|i'/, i.icn, 'K-j-iiiiiM- rhrv. la I'. i.iie,. ,],■ 
I.e N'ormanu d'J-jT,jol<'s. ].. iVi-inirr iiéiu'r.d " 

CrMju! r.-ai-da HieJieii.-u; pii;^ il pai-tis d'ui: .via! 
-le rire iovciix: rt. lui pi: iu<ni ,a main -pî'ii s,(..iia ri.,ii- 
l't nu-nt : 

" Ml':S v-iinipj;niciiU. très elicr. dîi-il. On ii)";i a- 



a a-^suPi- 



'ià x.iCk.1.':--^ JincJfàÂ. 



1.1^1 



>- 10 ^ 

'luo la pelitv d'Etii-.lvs Aiail charmante! Mui.s pour'iuoi 
■Jiali.k' tji'cinnkiivz-vuu.s ia? 

— Vour iK.' ;i;is y aiu-r seul.'" 

(.'i"é((ui ouvrit ..!■:• ;jrriind.s yeus. 

" Si (.'('SI ; ji.. t'rij^auc. je ue trouve p.is le ;not. 

— L(i umM, ("es*^ |iie je ne pui.s accepter les coinpli- 
înenU (pie ^()lls in"^i<;iie^s,(z. 

— l'aive que: "" 
^ lîiflh-iifu niivrii une nierveiIJeu-<e tabatière, ihof- 
']\M?uvrt arti?r;.|ue. l' y lAoïv^ca set^ doigts ari.sKxrati- 
'jiie.', vu aspirant î.'ji'i'ineiil raroine du tabju- ; 

■' (.'ri'()iii, dil-il ,'fi .-h.Hsjim le-< grains t(>nî1>es« sur sou 
.ialH.t, eonuaitNse;>vous Miue Le Normand (rKtiolrs! 

— De iio'u. . . un j.vu : de réputation. . . l)eauei.up ; de 
\ue. . . pas (in tout ! 

— Kh l.i.'u mou -lier. Mme .. N'oruiand d'Etioi.'s est 
tful >i!nj.!tMn.'ni, a eette iîeure. ..ne a<:!orabie femme de 
vingl-quatrr au-, pleim? de grâ. e. de Ijeauté piouanfr. 
d"esprit do saillie,, (riulclligmn: et de talents iVi.}ijie: 
lar e.''-> joue du lut!) et du ela\('ein: ell.. chante er. elle 
dansi- au.s.«i Lieu -pii/ les virtuose.^ d> l'Ojvra, elle manie 
fort joliment le crayon, hi iioint.' ,i h- jtineeau : et en- 
Hn. elle déeiaiue ;î -r nre .pron entend Mlle Dtiniesnil. 

— Petie! mais elle est ton; situpit-uient parfaite, votre 
Mme d'Ktioles. Il fallait le dire >ans tarder, palsem- 
bleu— mon eiier ami! de vni> ou d-venir amoun-nx fou 
à lier! lîdle. graeieu.-..'. spu ,i,if!ic. dansous<e. chanteuse, 
lîag«.'-dienno. musicienne . 

---('"est 1 ;> morceau di roi. L</iume le dit sa ■;eta- 
blc mt're. 

--.Morceaii. . . de roi ou tuorieau 

— -L'un aujourd'liui et, , . 

-IVut-etre Tautre domaiti. Llle (>st avant la lettre 
voilà tout!^' 

«lehelieu. ?ourU en regardau) liiienieut sou conipa- 
gu^n 'h' route. <V!ni-ci «ila;t reprendre ];i parole. 



d'i roi.' 



— 11 — 

quand If claquement du fouet des postillons rotent il 
aveo »Mitrain étourdissant. La voiturt' fut ontraînée plus 
rapidement, et un tourbillon de ])0ussière s'éleva à 
droite. 

"Prends ta gauche, iuibtiile. et laisse passer!" cria 
une Voix sonore. 

I^'S claquements redoublèrent de violence; des cris se 
firent entendre et la voix qui avait déjà parle reprit: 

" Service du roi ! " 

Créqui, se penchant en avant, avait mis la tête à la 
j>ortière. 

La voiture allait atteindre Boussy-St-Antoine. Elle 
suivait cette partie étroite de la route qui e.«,t bordé»>, 
à gauche, par l'Yères qu'elle domine d'une élévation à 
pie de six pieds au moirus, et, à droit(\ par le talus ser- 
vant de lisière à !a forêt de Sénart. 

En avant, il y avait un carrosse de louage attelé de 
deux gros chevaux, et tenant à lui seul presque toute la 
largeur de la route. C'était au cocher de ce c-arrosse que 
les postillons du manpiis de Créqui ordonnaient de se 
ranger \HniT laisser passer le hrdlant équijjage. Mais, 
soit que le cmher du lourd véhictde y mît de l'entête- 
ment, soit que ses chevaux obéissent riud ou que la route 
fût mauvaise, l'espace laL-sé libre n'était pas assez «rand. 

A cette époque d'aristocratie, prendre le pas était une 
chose de la dernière iuiportance. On renversait ou on 
arrêtait la voiture de son inférieur, nuiis on passait. 

Dans la situation où se trouvait le carrosse de louage, 
il était évident que si la voiture, emportée par ses quatre 
vigoureux chevaux, forc;ait le passage, il était précipité 
dans la rivière. IjC danger était imminent, car les pos- 
tillons paraissaient déi-idcs à i)asser, coûte que coûte. 

Les claquements de fouet ne décessr.ient point et les 
chevaux se cabraient. | 

" Prends ta ga\iche ou nous passons sur toi î " cria le 
pùsiillon de tête. 



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rrsnr-rs^mmcK^ 



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??.fflr:"^3e!£ar>'-.:. -^ u' 



12 — 



II 



LA FIXAXC'IKRK 



" IMisiriiordo! iiiaL-^ vous alloz nous fair-- rouler dam 
lii i-ivit'iv .si vr»ii.< NOUS arliann'z à pa.sser!" cria une 
voi.v lauiomahle. 

Tu :i],1m'. venait (rappanûtrè à la portière <lu carros>e 
(le ]oua>re. \.,.' corps à ,|,.,iii sorti, l'ahbé avait les mains 
jomt.'s. les yru\ l-vé,. an eiel et l'expression de la t.-r- 
rcMir p,.-nle sur son xl^n^o oras. n,fi.l. haut en Ci)uleur 
et à menton tri])l( . 

Te marquis de Crûpii partit d'un jovoun eelat de rim 

" Lahbé de Bernis! dit-il. 

-B.-rnis! n-péta IJi.lielieu en c^. p,.neliinl à >on 
tour. 

—Al. de rrn|iii! sVvria rahl.é on étendanr les on^. 
A.i! vou> n'allez pas j)oiis faire massaerer ! 

--iMeu iu\')i oarde, ,-h,.r ahhé. vous êtes un trop ai- 
mable convive; et puis Mllo Gaussi.i iw me pardonnerait 
pns! A ,pii .r lonfossorait-ell.', h vous n'éticîz plus de ee 
inonde,' Cependant, .Iht ah\,ô, il faut rpie nous passicms. 

-Mais j ai uiw peur abominable dans ec carrosse qui 
-liante, en fonhiiii, eoimnc un panier de ferraille. 

~}'Ax bien! Hes»endez de \oire carrosse et montez 
dans ,e notre. Ensuite, on pourra pousser celui-là dans 
ici ruiere. s 11 ne veut pas nous laisser pa.sser. 



•î^^'îiîf!*. 



.:fa<v^^; 



- 13 — 



—Ah! bien volontiers," répondit l'abbé dont le visa- 
ge, s'épanouit. 

I^es deux voiiureâ à'étaitait arrêtées, l'une barrant la 
route à l'autre. Un valet de pied 3'éfait éianeé à terre- 
iî ouvrit la portière du carrosse de louage; Tabbé des- 
cendit. U* second valet abaissa le marchepied de la 
voiti'.re. 

" Mais, dit l'abbé de BernLs en s'avançant, je ne suis 
pas seul. 

— Ali! ail! dit Richelieu, \om avez une pénitente 
dans votre carrosse ? 

— Xon, c'est un homme. 

—Qui? 

—Monsieur de Voltairf. 

—Voltaire est avec vous? dit Crétjui. 

—Oui. 

— Kh mais! qu'il vienne donc aussi prendre place 
dani; cette voiture. Dite»s-le-lui. " 

IJichelieu sourit railleusement. 

"Vous ne connaissez donc pas Voltaire? dit-il. 

— Si fait pardieu ! je le connais, repondit Créqui. 

— ^Alors, en lui faisant dire par l'abbé de venir, voua 
savez qu'il ne viendra pas? 

— Pourquoi ? 

— Parce qu'il faut l'inviter autrement. " 

Richelieu appela du geste le valet de pied. 

" Allez dire de notre part à M. de Voltaire, qui est 
dans ce carrosse, dit-il, que nous le prions de nous faire 
l'honneur de prendre ])lacé dans le nôtre. " 

I,^^ valet s'inclina et, le tricorne à la main, il alla à 
la portière du carrosse de louage. Après quelues ins- 
tants, un homme grand, sec, maigre, vêtu simplement, 
mit lentement pied à terre. 

Cet homme était Arouet de Voltaire. Il avait alors 
cinquante ans, et il était dans tout l'éclat non pas de sa 
gloire (car la gloire dans l'acception propre du mot ne 



— u — 

Montez doue, mon cher Arouet i " ,l,t 1. . , 
R..M,e„ en jaluan, >"nk:,en.:ul)^'^ ^^^ 

b- dt dtn^!,':r' "■"'" "'■ ''""<"« '<"•"" ''<"»• 

-Où «Iliez-vou,? demanda Richelieu. 
-A Ehoes! dit l-abbé de Beruis. 
—Vous allez à Etioles? 
— <1oi.> dit Voltaire. 
^_-Kh pa^ieu I cela ,o,„,« , „,„,.,„^ ^,_,,_^ ^ _^,j^__^ 

Ricl*„' '""""■""^ ""-■ M"- "'Etiola:- de,„aud„ 
^^-Mai, je la connaissai., ,„.„,, elle «ai, Mlle Poi.. 

r'n'^::lItZÙ!^ ^;^'"- '■ .V a eu jadis 

-C'est z ;^^r'm^yo,?:r^," ''"' "•"--«<'■'• 

chelle^! "'"'""'"" ''" '"" --■"■» Jfambonrg, di, Hi- 
--<"e8t Tournehein' 

éo^:^eT:Xl ma^ f%^^"^^' ^- P^^- Je dé. 

--P'oot * ^"7^- ^^i 'îonc le protégea V 
-^ est Tournehem ! dit Voltaire ' 

n... c'est donc le hienfai.e^r dXa"fa'„'I" 'p" J^^"" ^ 



-:âM «M' 



— 16 — 

—-II 08t asecz riche pour ctrt- le bienfaiteur de ITiu- 
inanité e'il le veut, dit Bernis. car il lyt bien vingt fois 
millionnaire. 

—Et «lu'a-t-il fait encore pour la famille Poipson? 

—Il a eoinplètement débarrassé ce cher l'oiseon, ro- 
?)rit A'oltaire, des fatigues, des ennui*?, des chagrina et 
des inquiétudes de la paternité, en s'occupaut d: sa fille, 
la jolie })etite Antoinette, de léducation de laquelle il' 
s'est chargé. 

—Et il a pleinement réussi, dit l'abbé, car a dix-huit 
um Mlle Antoinette était tout simplement une jeune 
fille accomplie. 

—C'est véritablement une femme instruite, dit Ri- 
chelieu. 

—Mieux que cela! s'écria Voltaire, c'est une artiste 
et une artiste intelligente. Elle est excellente- musi- 
cienne, elle peint merveilleusment, elle jette sur la U^ile 
de charmants p*iysage.^, sur le carton d'adorables pastela 
et elle aime avec ardeur, avec pa.>ision, avec un entraî- 
nement irrésistible l'esprit de conversation, la société 
brdlante, la chasse, le plaisir, la dépense folle. 

—C'est ce que je vous disais, Créqui ! s'écria Riche- 
lieu. Elle est parfaite, cette petite feanme î Aussi quand 
Tournehem, son parrain, l'a lancée dans le monde et 
qu'il a donné fête mr fête pour la mieux produire, voua 
rappelez-vous quel succès elle eut? 

—Etourdissant î On ne j^arlait que d'elle à la cour et 
à la ville. 

—Vive Dieu ! quelle était jolie le jour de ses noces î 
—Et que Le Normand était laid ! dit Bernis. 
—Qu'il l'est encore! ajouta Voltaire. 
—Oui. mais il était fermier général et le mariage se 
fit. 

—Le Normand d'Etiolés, c'est le neveu de Tourne- 
hem? dit Créjui. 
—Oui. 



. -^ei!t«t 



— 16 — 

—De sorte quo M'no (rKti<>l,...s s'est attaclié ù Tuunu 
hem par lou8 l.v Ii- 1,.,. |i ,.st à la fois son {tarniin, .«on 
om-le, son bionfait>nir. . . 

— Aiwsi, roiw.on iui eu i'sl-,1 j»i..tV)n(léii)cnl rcidn- 
naisâaiit! 

-^f>m>)ieu }■ a-t-il d'auné<\s qu'ils .-iont marié.^:-' 

— Trois «lis. 

— Kt (luel â«e a-t-i'llo? 

— >/e pui8 vous (lire tout au justf l âge dt; Mme .l'Ktio- 
les, dit Voltaire, car lo jour môriK.' de sa niii8.«an('f, j.; 
dînais diez Tournchcni, et ci> jour-là <''taii le 2î) déccm- 
lirc de l'an do gn'ue 1721. 

— Donc elle a aujourd'hui vingt-tiuatre ans. 

— ÏA} plus bel âge de la femme. 

— Et c'(st chez cette charmaTit*- l'en me (]ue nous nous 
rendoas, reprit Créqui en .s'adre.ssant à hMchelieu. 

— Oui, mon cher, reprit le duc. 

— 'Et qu'oat-ee que non., allons y faire ;-- 

—Ce que vont faire tous ceux qui posent le pied dans 
son «a Ion : l'adorer. 

— Et c'cvst pour me conduire auprè.s de Mme d'Etio- 
lés, que vous m'avez fait lever si tôt cvî matin e( que 
nous sommes partis si vile? 

— Mon Dieu oui ! Quand vous serez arrivé, marquis. 
vouB ne vous plaindrez pas, car vous allez rencontrer là 
la société la plus gaie, la (>Ins aimable, la plus spirituelle 
et la plus pimpante que voiis puissiez désirer. 

— Te n'en doute pas. 

—-Et vous pouvez douter d'autant moins que vous 
avez devant vous deux reprûsentants de cette aimable 
société, et qu'aux noms de MM. de Voltaire et de Ber- 
nis, dont s'enorgueillissent les salons de Mme d'Etioles, 
vous pouvez joindre ceux de Maupertuis, Cahusac, Mon- 
esquieu, Marmontel, Gentil-Bernard et bi.'n d'autre en- 
core. . . 

—Singulière existence ^ue «;elle do cette jeune fem- 



:'^^lmwmm^^£r^^!m■ 



— ir — 

nw'. 'I;t \ .'ii.iir.'. l'iit .î 1111 i\.!,v-' 11. Iv'iiiaii - i.m ir 
■*il l'ii f'iil. ...iii,- iMituii.. s.'î!- ;t;i!r. |ti'-it;t|. ■^•'^^ ,..î'f. 
i'iin j.i'il :.ipin i- ■l'ti, 'il ;:r. ,:■..'. fil iivjiit 'li.;!!)! >\\i- 
lîi'.ciiil' |f jilii- iii,-!.. il •! - 1 'c -1 nii I iifiiii! -•,';;<' i!i. la 

l'.:;'ll''' T'-lll i {.ii -|> i I, •(.iirllf," (ImI ;i ,)(•!. I.Mirilc- 

|>'''II" 'lli' ■! l'M I i|' -ni' !■'• Mil .-'• PI- ;'-l'l'l-U\. (;||.' 

\'i!t ili| (i.'liii! ili' '■.{ -1,. ,!,.> -(■> iH'. ;i:i, rs j,ii... -'niivr r 
•'■ V.lllt ^'\:r l.'li' r.illti' ''■\\'\ li.i'ih ri -,'l"ri'll(lr'r..>il| ]);j. 

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Il 1.1 ! 

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!•;•■". ;lj"Mi,l \ . >!',•! !•' , ;i -.i.lM M.Ii! I.Miii .M|>. ji;, III. 

li'icili-'i.M! .-ni ri iHi--.) "Il :i';jin')jii:t \'' .jiirc 

I iic |M'i,. •./•,• liii.li!' !ii! <•< l'iuiiiiH' '{ n u' n-.-.iii] lif 
(iiMix lioTiinr.- -i ji.->r'.»>!..r)i'iii ->|.i-i!i; i.- ir.fii- d'v.n fv-- 
prii ^! iilli'riîi': K^'urliMi ;i\îiii L'ii^s !cs rout rif.- iK' 
..! lui'r. Nul;;»!!.' tMiii.'- 'es !•■ ni. ! ic- .!■• in j.lii!u.M>îii;ir'. 

!'<'(ii;i- 'jU"!i lit s n-iiMiit- ï.i vo:ti;:i' >-oiil:i!t ••n j'i<-!i!i 
I* i>'l. L'v- hcvaiiv (i,ins I.-s nHUir"- li .hi;i,i !f,s ïc-j- 

l-i'llt''- ;.Nl!np;ii.'Ii( MVCC l.lli' ft-' Il !;| TÎ ' ■; <l".!iiui> J/i-.-HI v Jllll 

''Il fil'.; m li-' \r.ii fcrc'. 

Iliciitni on ]>o\ .'iH i(f\Mi!. -, !iai-i> U-^ i)ran<i(ap's 
.-•'(■s. ic i-io-'h.-r ai^u .lu i"]] viiî.in-c .|, ?>(r,sv-.«!«),..Fti(>- 
!ns. ([lii. ;.'-i.,u|)aiM - - ini!i-<>im<'it' - a- foii.l f^,. l;j valUV. 
■^^■ nire tlaviH I.'S (aux !ill!|,M]l•^. di !,i St-ip:,., en s'nîirilaiit, 
il' s V! rii- i!ti ni«nl • t 'lu noriluucst si.ii:? iis <'>toauv fin 
\!llii;,fi' (i-)iiî son i.'.in. .lu ro-t... n!.i!(|ii.(n ia Miprérria:» 

I\l!i»lt's ilouii'K :il'Sohiiîii""nt Sojsv. 

I-ii f.hv i\" Sr)is_v, ^iir 'aiti'c ri\''. -,■ .i'VhUi.iit • n-' 
1.' cio! ii'i il 11' Cinfr-m .-/,' P>'lif-I-; .in-tj, f-M.j ;u)^ ici'no 

<!.'ni''u,'> '!,' .\!iiu >\r .\li)ir,",si."ii. ■) n api^irtonnit l\ =;f>n 
lii'^ il' din d" Vntin. 

La VMitllIv. .-;aiK r^'t'll'lr ^'(ÎI alilin'. in[;,U;i ;i ^.'lll- lie. 



I 



^:^^'^wi^^?w¥''^ ^ 



— 18 — 

i''-- 'î'Ktiul'.s. ..,i l.tui (l, !a.|Ufllr M> dn.^.^ttK-:u l-> ludi- 
wnn >hi mII,.^'^*'. lioiiiin.-» - pnr U rhiii-fl;'.. 

<»nzf 11. lin- .M>;iii.»i.'iit ,i liioiiog.' «N' IVtflis».. ru mo- 
tii.Mii ...I '.• I.niliiiii <^ini(Mt^a.' (1«- c!m*<.o ira.vrsait au 

" V'.ii^ ;irrvi'ro!i- |.r«'< m-ui.-'it m I'Iluît «lit.-, lit ol». 

Hl VIT Ii'l(!il('ji( i|. 

—Xoiih 11.' |...i;v,,M- f.,v n>;,T l..M-iriup. au ihatiMu. 
••" '. mp-i, iir ii l.nt .|ik- je ^. i. à romu-airc ..!<• lu 
(■lifix<i.' jn,MJ.<>r^^ iV^lw. (1 ,.v ..j,,, .,,,„ p,,,i,.-.hl(' <iw 
11- fci vciriffi auj ••iid'luii fi.fcr un ^an'li r 

— NV-iis parMi-un. HiH.Mti,! (|iii> vou.» le vomir.'z, f.>- 
pomlst Hirh.'li'f. iiun- (iti.ul..-/ ilabonl .in.^ ik>uh «ryun-^ 
arrivé.-?!'" ' ^ ' 

liij voituf.' rMiluir ri.;>„î.tn(;m laTM une avenue /(ut 
1»<-'I. . A .-Iroiti-, ..ri c.«nti..-l,i!H. !ii Srijir -;,. d.'.rouhiit lar. 
;z^- l't biMi.., s\'i,n<Iiini . u !i>r„,, ,|,.oiu' jus.|u'aii\ pr.'mi*'. 
i-'^ riiais(;n,s <lo C.ii,,.;!, ,jii"„i, ^rraïui j,Hr,, foruiaiit trait 
• ' uni. 1(1, ratîai haii j -•fîîes .rKvn. 

Nous voici arrives, •• iVv I'h'.Ih> d.: Bmiis au m<». 
î'ioni où rc.tuiînig.. irancliU8ai; au pah^} ir j^-uil d'iau' 
u.HJi'stiM'Ub.' L-rilli' i!.i;n'. 

La voitiir.' s. ii^uioa .!a;.> iinc aiU\ ilcHorw' à .Irrite 
< t à Lrauclu' do pi.' miix -^ur.'iiontr'S dt> -sUihu^n. 

T)Uîr la niythr.!.,u,. ■^rvv.pw ..valt là d,.s n-prc-scn- 
iant.- (Jus aux ci^^aux <!.s muillouri, artinto-s. Derrière 
K'5 staf!K\s et leur ser\a!it de repoimoir, eonune diront 
*es arti.TU\s une hai.' v.,.-, hauie de dix pi-Ms, formait 
une muraille d<- v<.rduie. A : Mtrénur^. éiaii une 
irrajide couc ayant un l.asbin n .vj)i ^x'rAn-. de.s e.-nunun.^ 
en bn.jue A dr.riie -r à ^ji.urhe. et au f.md la h^iuh du 
châttavi avec -ses tmiures at<;ui>. ses d'X:ht\<: e'. son as- 
pect su'^'nei.Tial. 

La voituî', dtkrivii u;i den.i-cerde et vint s'aru'ter 
dt'varit le fKTron. De nombreux doitreptiqu(•,^ eu li- 
vr»V-.s d.H'er.^ute.', ^o tenaieni ,ou, h. vestibule, et T>!n- 



'Win» 



^la^wwnr- 



rti- 



3 



— 19 - . 

i.ii f'I'i ii< visj'i'ur'. 

Kl. Il'Il'u, ('n-c|U'. •■.il,i.,' ,1,. Fi,.nii«.- ..t \<,iuiir,. ,1,,,. 
<.M.Iui-:U <!(• 'n v'.iturv. .jui >V-!<),|/,i.i au \,».i. \^-^ ,hux 
;^*iirii!i..i)nii..s d» •iHMir 'viir m |„.„ ,.„ arn^ri , t'jô.jiu 
.Hiiit j.ri. Ir l)ni-* il.' Ivi«li. ht u. 

•• M'.ii (lier -ii;, . !u. .|!l-ii ,V\t\ ton -i.ti.-ii... v,)aUv,' 
VMiis ,|i.,. j,. von. intiUn^i iim (J.-..I) d,' pou-i- iiun m- 
lifvi'!' 

WkI'.'Iu'U II- n')iHi\\» T,ec un. c'.\[ H'a^ioi. intUngec d>- 

IIIO(|l|cli.> l'I .!.■ l'iMilcfllS.- 

••<'.,nfr.ss.-/. iiMM. -ticr! (Ijf-i!. M. m ^nni.lH.neU. »*tait 
.an'iii.il. ot. I.i.-n .]iu' jr nt ,,<.h -..a- .!»ins l.'s (.nlr-s, j'm 
'l_t: l.i-if.T .!«■ lui !u j.riviltV.. 'IVnt.- 'r. Irs cumi.j..'rir.,.» 
•raiiinii. ( uîUVr'M'z vnii, donc. ji_- \. * .Îm-hh. iluvatup 
I ab'oli.tiou. 

'•'" J»i<n:. . . i,):\ -isjt,' ici, .liiiîfj leltc niaiFvi; du 

Mri< (ri%(i(>lc»-. iiicii..' n:!i-itjii,- .•iMvm , 

— V 'Uis ( ri>\c;. !' 

— -.le ii' crn;:s. 

— \'ons iiv.'z niù-iiMi do roirp. 
— Coiimi'.'iit! C !a .-st dnic ? 

— -Sa j 1.11 lioiittv 

—Alur.-, ti.a vciUK. iihj.rc\uc dajis c diàioau cac!c> 
<|U(l:|iH i.lH»M'r 
— Oui/- 

<'rt'>«|UI HC iK'ilrlia iUl|,,MHC!I)'Tlt V.'l> .SOU coinp.i 

"Pc (jn.» sa^it-j| !' '' 
L<- duc Miitril fiiuMiicni. 
\ un.^ ne dcv;ncz jia.- ? dit-il, 
-Son. 
-■- \]<M<. \i)UH iaur«'/c tout (juand . . * 
IMcÎi.'Iku ^'arr*■ta ''.i rctlét Jussant. 
*' (^la^d cela? dcniaj;da t"réc|iii avcr inipatieiice 
—(^iftiid nous auron.^ dcjcuiu't avec Mme J'Enoles. 
— Kt ';>oV;rquc-i pas av.uiir 



l'iion. 



", M'v:fnm , a,-.'-. 



ri ~^iiiiiBi-iriii II iiiTi \êt~i 



-- ;^0 — 

— Miii.-i pnroi .[> "liviuif . . . C'.-Iii n,. .^ |>,m,| 
-il dis . , 

-S>i<i,,r! MiMi :'i,y Tes (lier, .'t. «:i;';..ut, uii-rri- 
ion. '' 

" l'ai-;(»-iili'.ii: ,|.i-i!. un- nrint.'i-n.v fort, savcz- 

- U.ti.s ji' !!,■ -iiiv j,a<. ||M,, I 
-Vous !(.||N z ,jii;nni il Jaihlr,, .iiv.ir. :ioi, Jier .\:. 
<j»' ^'■'•i'^ ./il |iM-l;), iriiiîcrr-'.^ j,a>. (î-irftz-voii^ 
'ianï la cur, 'i,k ai) a. ;/; J.' liiiùDi.'. 

— .'.' 111. Ih-C-imI, waii: llUMs ;r IK luVjlilorKUrai 

inriuiirn riiiiMiiM ^'uorvuicni le lu.ir.r.ii,^. 



21 — 



il 



LE CffATEAr D'ETIOLES 



riac*^ dans une situation l'avisisanto, construit avoc 
une i-ntonto parfaite (rarchitecture, le cliâteau d'Etio- 
lés semblait être nue création fceri(]Ue à laquelle eussent 
présidé ce lu.w éblouissant et ce gofit (Wicat des arts 
<liii ont «ïlorieusement caractérisé le dix-huitième siè- 
cle, ce sitVle étraup- de notre histoire, qui a vu mourir 
Louis XIV et naître Xajwléon 1er; ce siècle qui a vu 
s'éteindre la vieille dynastie des rois et apparaître la 
nouvelle dynastie impériale; ce si(M:"le du progrès par 
excellence qui a enfanté \'()ltaire et Rousseau; ce siè- 
cle fort, ])uissant, où tout fut exagéré: grandeur et dé- 
cadent, hive et misèro, gloire et ' onte; ce siècle enfin 
qui a ! m brisé, tout détruit, tout anéanti et qui a tout 
reconstruit, tout rtsédifiV;! 

Mai,-, pardonnez-moi, lecteur, je me laisse entraîner 
loin du .«ujet d(! ce livre, rentrons donc vite dans ce 
charmant diâtoau d"Etioles, dans cette attrayante de- 
meure où tout s<>nible réuni pour attirer l'admiration 
et procurer le bien être: splendeur des ameubloments, 
grandeur des «piipages, recherche exciuise de la table, 
niultiplicité des fêtes, magniliccnce des réceptions: 
c'est un ^jour enchanteur dont une enchanteresse fait 
les honneurs. 

Le déjinmer avait été servi dans une salle à manger 



— 22 - 

en stuc rose, dont los fenêtres énormes permettaient à 
l'oeil du convive d'admirer, en savourant les mets le 
pittoresque paysage qui s'étendait jusqu'à Corbeil d'un 
côté, et de l'autre jusqu'à Champrosay. 

Quinze liommes représentant l'élite de l'aristocratie 
des arts, do^ sciences, de la littérature, de la finance' 
entouraient la table, en compagnie de dix femmes écla- 
tantes de parures et de beauté. 

^ Mais la plu^ jolie, la plus mvv était celle qui, assise 
a la place d'honneur, présidait au repas en maîtresse de 
maison intelligente et désireuse de plaire à tous. Celle- 
là était Mme Antoinette Ix» Normand d'Etiolés. 

Antoinette avait en elle un peu de la Vénus et beau- 
coup de la Madeleine, c'est-à-dire qu'elle était encore 
plus séduisante que ré<'llement belle, dans l'acceptation 
linéaire du mot. 

Ses traits, sans être nettement arrêtés, étaient fins 
mignards, gracieux; son regard était doux comme le 
velours, souvent voilé par la langueur, parfois étinceîant 
et pénétrant comme la flamme. Sa chevelure admira- 
ble était d'un blond cendré, avec quehiuos mèches au 
reflet d'or, dont les ondulations étaient magnifiques 
8a t>eau était d'une blancheur de nacre, et .^a bouche 
était celle des amours de l'AUjane. 

Mais, ce qu'il y avait surtout de .sétluisant et d'en- 
traînant en elle, c'était le charme indéfinissable d'une 
physionomie changeante, capricieuse, sans cesse renou- 
venee, reflétant sucœ.s^ivement la malice, la douc^eur 
la bonté, la profondeur et l'amour. C'était un vrai mi' 
roir de l'âme que cette physionomie d'une mobilité ex- 
treme. 

Sa taille était très élégante, sa pose noble et co nette 
sa démarche gracieuse et provoquante, .on pied m'ignon 
et sa mam parfaite. *' 

Merveilleusement douée comme femme, Antoinette 
ûvait la science de la toilette. 



-33- 

Assiàe au centre de la iahle, elle avait à sa droite Ri- 
chelieu et à sa gauche Voltaire. En face d'elle était son 
lorrain et- ^on bienfaiteur tournehem, le fermier iré- 
néral. ^ 

Ijes autres* places étaient occupées par le vicomte de 
Tavanne, le marquis de Créqiii, l'ablié do Berni^», le 
comte de tîieux (dont le pèrti avait été le célèbre Sa- 
muel B.Tnard), Poisson, le frère d'Antoinette, qui avait 
vingt an^ à jx^ine. 

Pins Mme du Haus^H, une amie de la maison; Mme 
de Kieux, la femm- du grand financier; Mnje de Ville- 
mur, dont le chameau était voisin de celui d'Etiol««-" 
Mme de Lycenay ot sa fille, la jolie cousine d'Antoi- 
nette. 

Près de Mme de Villomur était a^sis Le Xormand 
< >.tioles, le mari <rAntoinette, jjetit de taille, fort laid 
fie visage et trî-^-mal tourné dans toute sa personne 

ht quatre autres hommes, .lont trois portaient des 
n<.n>s déjà célèbres: Boucher, le peintre ; Favart l'au- 
teur dramatique; et Gentil-Bernard, le poète; enfin le 
dernier, un homme de cinquante am. à la mine grave 
mx vêtements sévère*, au regard clair et incisif: c'é- 
tait la Peyronie, le chirurgien illustre. 

La conversation était vive, animée, spirituelk-, et lu 
gaite bruyante; à chaque bon mot échangé, un rir^ 
joyeux sepanomssait .sur toute»* les lèvres 

"Messieurs, dit Mme d'Etiolés, qui venait de causer 
l>a.. avec lo duc do iiichelieu. lais«?z.moi vouis annoncer 
une lH)une nouvelle! 
—Qu'est-ce donc? demanda-t-on. 

rr.û^^^" ^l 'l"' ^V''"* '^^ "'" promettre formellen;ent 
cl obtenir de Sa Majc-^é que la Chercheuse d'esprit soit 
repres<nitée mr le théâtre de la Cour!*' 

Favart devint cramoisi: 

"Eu vérité? dit-il. 



:fii>' 



— 24 — 

— Oui! oui! c'est couveuu, n'est-c* pas monsieur le 
duc ? 

—Je vous le promets, niadanie! répondit Kichelieu. 

— Etes-vouj} heureux, Favart? 

— Si je euis heureux, inadanie ! s'écria le ])auvre au- 
teur alors peu connu, mais quel plus grand Iwnheur 
pourrais-je rêver? Ah! toutes les joirs de ma \ie me 
viendront de vouh! Aussi ctes-vous ma mu.^> inspira- 
trice ! 

— ^Et M. do Voltaire vous donnera df>g conseils. 
^—Favart n'a !)esoin (pie d'applaudissements, répondit 
Voltaire. 

—Ah! dit Touruehem eu riant, je n'oublierai januiis 
co qui m'e^t arrivé deux jours après la représentation 
de votre charmante pièce. 

—(•'est vrai ! dit Muir d'Etiol.-s on riant aussi. Fi- 
gurez-vous, m(*sieurs. que le soir de la re])ré.sentation 
de la Chercheuse d'cspni, j'avais éprouve un io\ plaisir 
que je mourais d'envie de voir l'auteur <'t do le compli- 
menter. Je priai mon oncle, le lendemain, de contenter 
mon désir. I] me le promit. 

—Oui, reprit Tourneliem, et lorsque je me rendis à 
la demeure de Favart, jK>n,sant aller complimenter un 
JiKHîte, jo trouvai mi pâtissier. . . 

—Hélas! c'était mon ctat! dit piteusement Favart. 

—En beau train de confectionner des é-'haudés' 
ajouta Mme d'Etiolés. 

—Ne dites pa« de mal des échaudés, madame, dit la 
-Pcyronie de l'air le plus grave, (-est le père de Fa- 
vart qui a inventé les écliaudés, et les échandâs rendent 
<le grands services à l'^stomao des malades. 

-Que^nay n'a ordonné .pie des échaudéo à cette pau- 
vre p<'ti(e Sabine! dit Tav-f^m^e. 

-A j)ropns. dit Créqui, D^gé m'a dit avant-hier n„o 
^ nlle allait mieux. ' 

—Oui. elle ft?t «luvéc. dit -ou. 



— 25 



>. ta. 



— Et. (It'inandii Afino il'Rtiole?, sail-on enfin q-ii n 
Irajipé c<'tto malli(nirou.<f enfant? 

— Non, t>n ik' s»ait rien. Ïa.' hcutonam (ic [hiUco n'a 
pu donner aucun rensciguenu-ut à tôt égard. Aiissi ost-il 
débolé, ce pauvre Fovdouu de Marvillo, car le roi ne lui 
a point caché liior son mécoutentenient. 

—Ah ! tit Antoinette d"Etiole«, dont le visage i.'illu. 
mina .'oudain. 

— Co^t un bien étrange événement (pie cette tenta- 
tive d'assiVSfîinat sur une jeun.' flll«-, lenfant de Da^é 
le wil'feur du roi. sans (pi'cui puis.^-» eu d»'\ iuer la cause! 
dit }\ino du Haussait. Mais j'y songe! vous favc/ vue 
la w'-^ même du crime, monsieur l'ab'té? 

— Wiii, nuidamo, répondit Bernis, nous isoupion3 ce 
eoir-U avw M. le due de Kiclielieu, avec M. de Créqui 
ot M. de Tavaune: ce sont même ces deux messieurs 
qui <mt M'couru la fdle d" Dagé. 

— C'est Tavanue qui l'a découverte le premier, dit 
rVé<pii. 

— Et on ne sait rieu''' 

— ^Hien al>solument. 

—Au reste, il s'est passé de singulières cho.ses cette 
nuit-là, ajouta la Peyronie. L'hôtel de Charolais a été 
brûlé. 

— Et. dit Richelieu, nous avons eu l'iumneur d'être 
l>ré.sentés à M. le chevalier du Poulailler. 
^ —-Poulailler! réj)éta Antoinette avt^ terreur. Vous 
l'avez vu? 

— Oui, madame. 

—Où cela? 

— ^Chez Mlle Camargo. 

—Ah ! mon Dieu ! Est-ce qu'il a voulu ra.s.sassinor? 

— .VulleiiK-nt : ou, s'il eût tenté de la tuer, c'eût été 
en rivsphyxiant avec des ros<Mîs, car il en a apporté le 
plus magnifique iHniqnct que Ton puisse rêver en telle 
saison. 



— 26 — 

— P«nilailler a apporté des roses à Mllo Caiiiargo? 

— Il les lui a offertes (lovant ik)u,s, et, ma foi ! c'est 
un fort Ixîau garçon qii»' ce Poulailler, et il a une tour- 
nure toute galante. 

— Un pareil nion*tn*! 

—Chut! belle ilame ! Ne dites par do nui' .le lui. Il 
a ici un ami intime! 



— Un ami de Pouiaill-r ici ! dans cette maison !"' 



s'é- 



cria Antoinette. 

Tous les convives se regardèrent avec une oxpres^sion 
de terreur comique. 

"Cet ami. dévc ué et sincère, <lit Richelieu, c'est M. de 
Tavanne. 

—Ah! mon Dieu!" dit Antoinette. 

Un joyeux éclat de rire aœueillit la déclaration du 
duc. Tavanne seul ne riait )>as. 

"Ce (lu'affirnie M. de Richelieu est parfaitement ex- 
act!" dit-il. 

Tous les regards se reportèrent sur le vicomte. 

"Quelle plaisanterie étrange! dit Mme de Villennir. 

— Tavanne ne plaisante pas, dit Créqui. 

—Pas le n)oins du momie est le mut! ajouta l'abbé 
de Bernis. Ve qu'il affirnu' aujourd'hui, il l'a affirmé 
jadis. Et la preuve, c'est que c'est sur l'invitation do 
Tavanne que Poulailler est venu apjwrter des roses à 
Mlle Camargo, la nuit même où il faisait brûler, ain,si 
qu'il Fa avoué, l'hôtel de Charolaiâ. 

—Il a même tranquilU.sé ces dames, dit Créqui, en 
leur affirmant qu'il n'y avait aucun danger à redouter 
par rap}X)rt à l'incendie, et qu'il avait donné des ordres 
en conséquence. 

—Mais oui! il a ditœla! s'écria Richelieu. 
— ilais e'ctft donc un homme charmant que votre 
M. de Poulailler?" dit MnK' d'Etiolés. 

Richelieu ,se mit à rire. 






irV^A^-*^' 



^' :ï»-*:l i^: tT- 



'Kff. 



— 27 — 

"Demandez à votre oncle ! dit-il. Lui aus.si a vu P m- 
lailler. . . un fioir. . ." 

Tournehein fit la grimace. L'allusion à sjon aventure 
des diamants chez Mlle AUard lui rappelait de tristes 
souvenirs. 

I>?s rires redoublèrent, car l'aventure était connue de 
tous. 

"Et le chevalier du Poulailler est l'ami de M. de Ta- 
vanne? dit Voltaire. 

— J'ai cet honneur d'être fort bien avec lui, repondu 
le vicomte sur le eton le plus sérieux. 

— Alors, monsieur, je vous serais infiniment obligé 
de me présenter à lui, car je désire faire sa connais- 
sance. 

— Poulailler s<'ra lui-même enchanté de vous voir, 
car il est un de vos admirateurs. 

— En vérité? 

— La dernière fois (|ue nou? avons causé ensemble, 
en déjeunant, il m'a longuement parlé de vos oeuvrer. 

— Je suis énormément flatté. Mais vous le voyez 
donc souvent, ce beau Poulailler? 

— Toutes les fois que je suis menacé d'un malheur. 

— Comment? 

— Oui. Depuis cinq ans, chaque fois que j'ai couru 
un danger ou que j'ai eu besoin d'un service important, 
j'ai trouvé Poulailler au moment urger*^^, et le danger 
était évité et le service était rendu. 

— Q' a vous demandait-il en t^ihange ? demanda Mme 
d'Etiolés. 

— Rien. 

— Alors, pourquoi agit-il ainsi? 

— Je l'ignore. 

— Vous ne lui avez donc pas demandé? 

— Je n'ai jamais pu ^'expliquer avec lui à c^t égard. 

— Enfin, vous le connaissez depuis longtemps? 

— Il y a cinq ans, je l'ai rencontré dans la plus sin- 



«F^ 



— 28 — 

f^t^'::^:: t 'V- ^'^^^^ '^ ^^-""-^ ^-^ 

sa V-. <i • ^ '^''°' '^'^'*^*^ '^^ «••'^ 'meures, il ma 

^ ne doux toKs ,a vie, il a tué trois homme, i on ! 

» '^.. a .i a jete cent inilK- t^'.is au vont pour V^rvir 
mon a.uour auprès d'une fo,n,ne à ]auu<.lle je „tv' 
jauuM. parlé, nmis .,uo j'adorais. ^ "' " '''"^. 

Ah ! voila qui e«t extraordinaire ' 
~<cnt mille éeus! dit 'Journeli.-n. 

'^>h! dit \rmo de \-il!emur, raeontex-nous to.t <elu 
. <»" tJeta.l, monsieur de Tavanne. 
'fe ne pins, madame. 
— Et pourquoi ? 
—J'ai promis à l'oulailler de iie rien dire'' 

-Vlais ce ne^t done pas un abominable monstre d.> 
cnmes, qne ce Poulailler > dit .Xfme.d'KtioIe/ 

au b^S:E U^^r^'''''''' ''^"- ^- -"'- ^ iouer 

cor:;:.^ hi::;: r ^^i^f "-^t f^^ ^"^' ^^^^"^-"^^ 

dit la Ppv w ■'^ * '^'' ''"*" '^*' ^^ position sociale 

il fnr ^''-V '• """" '"^^ 1^°^"^ '^<^ vue de radre.s<^ e de 

iC C ^rS^'"^ ^" '^^" "-veilleu«lté - 
ous les regards se tournèrent vers le ehirurgien 

m.or et a contraint I^ntreposeif de îfï^mo à "i::^ 
ter ce convoi en e navanf v p«„i •„ ^^™*^ » rache- 

fronterie de lui donS " ^ I, if; T f'^^'^^' 
main. M. de Tourneheni et \f d . T7 ^"^ v ''^"^ ^^ «^ 
ct^ choses. ^^- '^' ^'^^'-^ n',gno-ent pas 

—Oui, dit Touriî-hvjii. 



^■•t§m:^^^. 




— 29 — 

—Le lontleiimin, (ontinua !ii INnroiiic. l»oiiIail!<T fut 
pris par la marcchau.-^scv ; du moiii.s prii-nn un hoMnii.- 
qm di'olnra rkro P.mb.ilkr. CV-tnit un d,- m-., couiplircs 
qm l'avait livré. (»n le eharg.-a «io conhé vi do for- 
cdait prÔ8 de Scwiux. au villauo .!,■ C'I.at.'ii.iv. .'t j'ôbij. 
au château <•« jourdA. C'.irioux d.- v.dr i'ouhnilor iV 
HK' n'iidis nu villafre. ' 

-Vous l'avez vn? dit Aluir du Hau.Mt. Cnnumii 
e«t-d .'' 

~lAi roulaillor que j'ai vu était une sort*.- d,; colosse 
Hvc; do.s ohevoux et une barl^e noir .-t tuulCus nm Un 
eadiaient le visa-re. Il avait l'asiKHi .l'une iHT'to fauv 

—II était attaché? 

— Très-^didement. Il avait les mains endiaiiuV. der- 
rière lo dos. Ses ^-ardo.., atti^ndam du rvnfort. le des- 
cendirent dans une citerne. Ou posa sur l'ouverture 
•me énorme pierre, per(ve d'un trou pour lai.<s<^r jms^er 
l»ir. i)ui,- on pla(.a deux #;emine11os sur eette pierre Fli 
I)ion deux hmires après, quand le. .na^istiats arrivèrent 
avec la r.mrf(haus.-ée, on écarta la pierre et. . . on ne vit 
plu» nenl 

— ConuiH-ni! s'écrièrent h-a c<mvi\es. 

— Poulailler avait disparu. 
^ —Par où? demanda Créqui. 

— On ne le ?ait pas. 

--T^'.s sentinelh^ avaient trahi et l'avaient aidé' 

-Les ,si^ntimdl(^ n'étaient pas demeurée., une nn- 
nute seule,.: la foule des curieux ne les avait pas'quit- 

— Kt la citerne était vide? 
—Absolument. 

~ri y avait de* trace.s d évasion? 
— Aucune. 

C'est à no ()a^ croire. 

•' iii visité iiiui-inènir- la citerne. 
—Mais l'est effrayant, cela! dit Mme d'Etiolés. 



WTa.s^'^^ : •« 



.3 



/• 



— 30 — 

-ye V0U8 offaryoz pas. bollo <Ianio, dit Kiohclieu en. 

sûr n^; Xf ';;' "Hvs.u.ur. «^ m.x,Uf,it de ,u,us. Je suis 
sQr que M df V oluiire n. omit à rion de tout cela. 

— Peut-être! djt Vi.Itaire. . . 

— Coianient ? 

voiT^""' '^""'" ^^"'" ''""'• '^«'"«"J^T^'ût plusieurs 

Cette foijs rétonnoin.nf fut général 

ml^n"^*™"'' ^''^^^"^•""^^tte.en «niriant, .i nou.s de- 
meuron. une nunute de plu. ici, la terreur nous paraly- 
sera. U floleil est supiT^s vou.s plairait-il <lc faire uno 
promenade dans le parc ? 

-Sans doute, dit M„,o de Villeniur. Nous avons 
grandement le ten,,. avant l'ouverture de la eha^r' 

gtr, ou\rant la marelie. 

ava^it/'"'"'' '''*'"f^ ^"^ "^'*'" " *f"'^' ^^" «^"^^^t qui 
a\ait eto .^^a voi.^me de tabi»'. ' 

J'en'UTl.l ;'''■'''''' ''" '''^-^^''^ confidentiellement, 
J on i^ib de Ix'lles .^iir votre cumpte 

__ -Co,n„,.n,:. .li. ,„ l.,„„„i,. y„,,,,^„ ,^„^ .,,. 

rac'l'ililr' «°V"""""'''^' >'"'-''''^-"'"'"' »""» 1« vous 

—Moi ? 

—Sans doute : vou.s éti<-z inawjué 

--li y a quelques ^nnaines. . , mq'- n?-^ 'vn<^<,n- u 



— 31 — 

Uit la nuit où Mme do Kioux n donné wi grande tHo 
H IVraMiou de» l'anniversairo do la naissance du prino» 
de Condé. C'était lo W janvier. 
— -L»' 30 janvier. , . voua m'avez vu ? 
—Oui! Je rentrais chtz moi: il nei^^eait fort, et la 
voiture allait doueeuient, sans hriiit. Kn pa**<ant pr.'.^ 
do votre mai*)n, je ro;,mrdai .uaihimilcment votn' m^rte 
Je vis un homme vêtu tout en noir, avec un grand man- 
teau noir, qui introduisait une clef dans la serrure Cet 
homuie avait un masque do volours noir mir lo visa«. 
U porte «'ouvrit. U bruit do la voiture qui arrivait 
ht retourner I homme. l)an.s ,o mouvement le masquo 
toml», et je vous reconnus. 

—Ah î fit la Peyro"ie. 

—Oui. Or, dite3-m»i, locteur! quand un homme 
comme vou« se masque et «? couvre d'un iLanteau pour 

kdi? ""'* '^'"' ^'''''' '' "^ "'' ''"' •'*''^^'^'' ^^^ "•*- 

— Ehl eh! cela dé|)end. t^n chirurgien doit s'entou- 
Per de mystère ! 

—En vérité." 

On venait de traver.-5er le salon. U Pevronie et «a 
comj^gne posaient le pied sur la marcoo «Jpérieure du 
grand perron descendant dan.s le jardin, lor^u'un 
jeune valet, portant une livrent sombre, s'approcha res- 
pectueusement : 

"Que veu.v-tu, Gervais? demanda le célèbre praticien 

-iiomettne ceci à monsieur," répomlit lo jeune hom- 
nie en présentant un papier. 

au^^<.ln^'"'' ^''^ '"^ ^"^'^' ""^ ^'' P^'^^^^'^ rai idement 

"Qui t'a remis ce papier? demanda-t-il. 
l'hère ''^''*''''''' '^"' P^'^^^ ^^''^"t 1»-^ ^li"teau tout à 

— Il t'a fait appeler? 

— Xon. J'étais dans la grande allée, devant la grille. 



— 32 ~ 

l^iP <'ava]i»T -t j«ni\.> .lu ,ôtt' v.-n.uil .!.• h l'ont V avait 
l'air (l'ir. oflici.'r. Il -'nrn".|,, .-m ,„ . voviiiil . jl uw *lo- 
iiiaii.la M jV-t;n> ù M. .!,■ 1;. IVvroiii.-:^ "l,. !„i i.|MMidil 
<iiu' oui. Alors il [Mit un j.H|.i.'r .iain .m ihhIi.' ot un 
i-ravoM. 1! «Tivit ^uv !,> iK.uirncau <!,' l:i sillc ^aus (!»v- 
••♦•mlR' Ho clioxal, .-t il ih.> t.n.lu k- ^ ,i|.ii'i m mV.idon- 
naiil (Iv \.'ai!i le rcinritr»- hur l'heur.'.' 

— Tr^ti-bivii !*' 

(îorvuH salua H *s' retira. 

"Kiirurc uu in.v.-.trn' ! dif ,.ii ri;»ul Mun- du ll.iii*.^ot. 
Kn v.'.rit.', vou^ C-U'> un lioimn.. coriiproin.'tlant, mou 
<-!K'r im.tK-i.Mir la IN^vroui... (-,...1 |,i,.„ h^'uroux ^w ],« 
n^î s,us pas jalous". sans (,uoi jo ^ou> arnu'lwrais des 
mains co billet nm^tériouv ii.nir savoir œ .ju'il rontiont. 
r.st-eo un»? d/'claratiun rii une provocation"' 

— Ni l'uno ni l'autni. 

—Qu'est H»» que t'est? 

— l'n prohlèuu' alg^'hriquo à résoudre. 

— Voyons ! 

— Hegarflcz?'* 

Ui Pevroni<' pré.stmfa 1p paj)ier. 

"Ah! s'écria Mnm .lu Haut^s^t, quel vilain ^T.moire. 
Miu< L-cst un pa er dn .sorci.'r. «via." 

KflVctivenuiu. Mmo ,]u llau^^^^d no' devait rien <om- 
prendro aux oarac^tôros tracés sur le [vapu^r que vonnit 
de remettre le valet du doeteur. Il n'v avait qu'une li- 
i^no, et cette liirne renfermait qu.itn' lettres avec d.'s 
«ign<'s et des chiffres ainsi plarvs: 



A -f C X 1} ^ 



X 18h 

3 



Kt quesUr que v„us allez r.pondre à eot interr,^- 
*ant billet, demanda :\lme du Hau.^s..t nprù. un «ilenco 
—Kion maintenant: j<. répondrai plus tard, quand 
j aurai rétjuiu le problème." 



— 33 — 



IV 



L\ AMI Sl.VCEKK 



"Ainsi, vous ôles houivu«i<\ m.iilnmf? Pnr/jiitomont 
lu^unniso? 

" P<)ur.|ii()i m'adrossor roll»- iiiu-stion. monsieur !<• 

'llK'? 

Piirco (|U(' je vdiH siii> attacha siruvrrmoiit, ma 
clmrmnnto amie." 

C'était dans unr ix-titc allvc di! jmrc .l'Efiolos qn avait 
iii'U crttt' conversation, 

Antoinette marchait lontcmoiit. s'ahritanf dn noleil 
sons nnc omhroll.. do pluinos (rautruolie. dont elle «> 
s<'rvaii souvent pour so caeiier le visage. Elle avait 
r<H'il rêveur et ell<. paraissait en proie à une émotion 
tres-vive. 

Riehelien. jouant avec s^i tabatière, la tête léoéroment 
inelinév à droite, la dominait du regard, parlant, ga- 
tieulant et marchant avec cette aisance du grand sei- 
faneur ..ni. on toute circonstance <'st maître de lui-même. 

"\i\e Dieu! reprit l'hor -lo de cour par excelieneo 
en tendant !o jarret }KHir nn.u.v .ies^siner .sji jamU' dm', 
•loand je v,.us vois si ix-île. .si channante, si L'racieus<. 
il me semble (pie vous méconnai.ss«-z ce pounpioi vous 
étés îk'v en dêiiieuiaiit ce que vous êtes. 



34 — 



— El, «lit AntoiiK'ltc rii ln'-^iuin! un jxhi. ijmo vouloz- 
\<)ii> (liiT? 

• — (^lu' v(»u^J |M>iirri<v. orciiiMT iiiic loiitc aiiln" itliuv 
(laiLs 1<» inoiul<> ijur it'lli' qur !f liii.-vinl vou^ il l'ait»'. 

— Mais... rt'poiulit AiitDiiH'ltr, i>o'inMi.--j(' (loji<- dé- 
6ir<>r ])liis ciKore qnf j«> n'ai ?" 

Kicliclivii. (jni venait d'ouNiir sa Im'uiI iri'c la rrlVr- 
Mia avi'c 111! ^•x'sti (|iii irappartciiaii iju'a lui. 

■'lnt<'fi()gv/ votre (('tMir ci votre espril. madame, dii- 
il di»ue<'tni'nt ils vous répoiulrout nnouv i[Ui- moi. 

— Ils sont ■ iuet<." 

lîielielirn se ]M'iK-lia \<'r:- Mme d"l-]; iole>: 

".Ma reiiK' de l»eauté et de ,urâi<'. i'<[>rit-il aN(<- ee ton 
de prolcetioii l'aniilière ijue jn-tiliait -a ré|Uilatioii pi- 
lante, vous n'iii'eniii'rez-vous doue ainsi toujomv vis-à- 
vis ([' moi i]a'is une discrélion eonijdt"'t<', a!»>olue? Ali! 
il y avait, il y a peu <le lemp^ eiuorc, une l'eaime jeune. 
cliai'inaîUe, spirituidK', adoriihlc et admée (pii uroiivrait 
^on coi'ur. i*au\re dui-liessi' di' ( 'liati'anioux ! JCÎle sait 
t^i j'ai et*' fidèle ami î" 

Mmi^ d'Ktioleg. en enlendani prononcer !<> nom de 
celle (jui avait été la favorite du roi. trt>ssaillit violom- 
mont. 

"«7u<' voule/-\dus dotie dire, mo'i-it'ur le iliie? mur- 
mu ra-t H' lie. 

— Je veux \ous drmaïuh'r. ma toute belle, si vous 
avez <:ar(lé .-oUNeiiaiiif de ec jour où \ou< as.-istâtes à la 
messe en la eIia|Mdle de Versailles. 

— Oui, ilit .Vntoineitc en *)u;;issant. 

-— A'ous n'aviez jamai> \i ]■' roi (raii>>;i jn'è- »[U(^ eo 
jour-là ? 

— ("est vrai. 

— Si vcni.s avez vu le roi. e^' jour-là, 1» roi vous a vu-'', 
lui aussi. 

—Al. î^' 

Antoinotto s'anèta :ur l'o-xclaniation. 



•5^1.. 



— 35 — 



"Ivii si»-taiit 'U' la cliiijx'lli'. |NMirsuivit Kicliolitu, Sa 
.Miiji'.^îr r\'.-t rctouriKi,' jK.iur voi;>: \."'.<'0v un ileriiier ri'- 
i.Mi'(|. .I"i|,ii- .ui|inV ihi roi (|ii \;u! «'.ii^nr i-aiisor avoc 
■ <■■■■- tdiih' la iiKiî iiUM', , rasai; r":n irinu' ! -itt-ntion (|iie 
11' nii ^ lii- avait acconltr. m;; . i. . ,•{ !i i~(_aV'n quittant 
la rliaiH'l!c. jr 1(> vi^ vous [.<iur.-iiivn' d'u:» dernier coup 

"'--Sire, ilis-jc. \(ii(i un i'i';;av(i, (jui, s'il 4'st remar- 
(|iir |>ar .Miii- la iliich.'s-t' de Clifvrru.-ii'. floit lui donner 

llli élametliv lit |lall,^ le [iii>ii di'nit. 

■'--l'<iiir.|iMi ; !iu' ih'iiiaiida It- rni. 

■'—l'ara' ',iii' ("est piuir e'-tii- daine à la(|uell(' vous 
adre>.-i(/. .-e i'e.::ari| i|.ie "Mme de ( '!u'\ ren.H» a e'U le pied 
<'t rav'."' 

lii' T"! -iMirit. Il >■■ >oii\"naii de ravenniro. Vous 
saxe'/c (!• (jtie je veux dire, niailanie ? C'était à propos de 
cet, i.pera *pie vous aviez eliaiué chez Mme de \"i]li'nuir. 
MiiK' de Clifweus.. \iiu- avait nitendiK» et elle était lol- 
H'in-ui eiiM rv.-ille'' r\ ,\v vi.tre talent et de votro per- 
Miiiiie, (|:rel!e \i)u> dep(Muiiii devant le roi d'une fa(,-on 
telle que Mme t\v ("iiateaiiroux lui écrasa le piod avec 
U' talon d( sa mule [xuir la faire taire. 

I.e roi. à ce •«.•uvenir. -i'e(tua di)ueemonl la tête: 

— Le fait est, dit-il. que >i elle chante en proj»ortion 
de SI heaulé. tdl" doit être très attrasante à entendre. 
Le r.>! a dii ,.ia. iiiousieiir le due ? inuruuira Mme 

d'Ktioles. 

— (Jii!. I ladaiii-' I! fa ,lit v\ mieux, il Ta. pensé'. Vous 
awz dû n iiar.pi.T ],•< deux (ois ,|U( Sa Majesté vous a 
••eiieontrée <\)iu> ses ehas.«(^s dans !a forêt" de Sén.'irt, 
qi:"d éproii\aii ^iraiid plai-ir à vous voir. 

— ,fe ti" s,ii- >i j<' dois eroire. . . 

--Pounino, vou^ I,. .iirais-je si eela n'était point.*' 

Mme (ri-;t!..|f'. er!!tini::!it h:» pro)neM:vli=, eaelifint de 
iiioins en moins l'éuiotion .pii s'était enip.ut'v d'elle, 
lîichelieii sc>ml)]ait sniwe tous ks prorrrê.- d( cette émo- 



•.•- ^i^'^imm:%L!^ tt. 



— 36 — 

tion en doot<>ur èri-amours consoninies : il vovait tout, 
ck'viiiait tout et comprenait tout. 

"Chère belle, dit-il d'une voix insinuante, ne rwom- 
Ix>n.seriez-vous pas cette pauvre I^bon si sa prédietion 
.so réalisait r" 

Mme d'Etiolés étouffa un tri; 

"Mni" Iy>Ix)n: ré])élaii-e1l(« avec étonneinent. Quoi! 
vous siivez. . . 

—Qu'elle vous a tiré la l).,nne aveniure alors que vous 
étiez enfant? Sans doute, je le suis. J'attendais dans 
nn salon voisin quand elle a consulté le destin, et j'ai 
entendu formuler les réponsi\<. 

—Oh! monsieur le due!. . . Taisez-vous!. . . Xo dites 
jamais à f)en«onne. . . 

—Que la Lebon vous a prédit que \ous seriez un jour 
reine de France de par l'amour du roi? Xon! je ne <li- 
mi rien, madan.e. J,> laisserai a^s événements suivre 
leur cours." 

Kt ,«e jfx'nchanl vers elle : 

"Aujourd'hui, dit-il, Sa Majesté cha.-se dans la foret 
do .^enart,. vous ne l'ignorez pas. Jl courra un sanglier, 
je le .sais. C^eA donc Créqui qui, en sa qualité de catH- 
iatne du vautrait mènera la chasse. Vo.ci la listo des 
allœs par lesquelles le roi passera successivement en 
ohas«ant. . . J'en ai le double, je vais le remettre à Cré- 
qui qui agira en conséquence." 

Mme d'Ktioles voulut ouvrir la bouche: lîichelieu po- 
sa un doigt sur s«^s lèvres. 

"Adieu! dit-il. Je vous laisse réfléchir mûrement et 
dec-Kler vous-uu-uk.. Je vais retrouver Cré.jui, <.ar il faut 
que nous partions. U- temps presse !" 

En «aisi.ssant la main de \ruie d'Etiolés qu'il baisa 
galamment, le due s'éloigna en lui adressant un der- 
nier goM*}. 

Antoinette demeura à !; 



a a !a même place anAieus<; et agi- 



w.rwm 



— 37 — 

tée. Tn violent combat se Ijvrait on o]\. ■ ri. 

'OS folles traversaient .on esprit '^ ''^''''"■ 

(^est que .lo])uis longtemps uuo ,km,c;.'.o m. 
'i-^}-n ni .KMu- ni nuit la du, T.r^T^,. T'""^^" '" 

j'i".., cio fia,,,.,.,,., ,,,. „;,^ ... '::,',""■;■""■ '""■ '^ 

dVlle. e<-l"<'.- 'lUi ,o„,l„i,t ,i,i!(,i,r 

H-i>Kii:J'";;;.iri^x.rrv"'^ 

^■-"tro un .eul de ses haisers. ^ ^ '"' "•'"'••^"^^' 

En proie à cet océan de r^'n^t... „>■; 
comme le., va^ue. .ui- h(l i "'' '"'"^ ■^"' "î'^' 

"mobile orè. d^un; ai. 'l " -^""^^'-'te était .n.- 
ot épai,/ " •'• ^"™ »" ^^-"ill^P" tontm.s 

^naiit dan» >!o>j irmin i 

"'■aa „f,V.rt îîiX , r "n, ■l„'"'r'T- "","""'•"'"■ '""■ '"' 
P«..'our„t .1,, r,,gl;i • '"" '' ''•■!"'"' <l""c.e,„„n, o, le 

«"■ t,.„; ont.,-.;; "*4 j™ " " "''"'' '' '"■'■ - *-^''- 

Antoinofi,. ,-.f.;f "^ > ^^ i'*'"^ <id\er.<aire. 

^'u.Miiuie était opprcsi^tV. pf ra)iir„,+- 

^■ononue pei^uit ce < ui '. ,'U^T^^^" "^^ ^'^ f%- 
JOignit 1.S mains et eîlô j^;"^ ^T '''" ^""^ ^"" 
même: "-^^^'^^ '"^ mterrogeaut elle- 

■'Que fair.^? 

— '^gir aujourd'hui mémo «ar, i 

fiit une vuix ^°' P'^'"'^'''^' " *' minute!" 



— 38 — 

Antoinette ào retourna lirusquemont : la liaic do 
liorros venait d'être écarter' et une tète (Fiiomme appa- 
rai.-:.«ait. Le visage était recouvert d'un masque de ve- 
lours noir. 

Antoinette étouffa un cri : 

''Qi .• Vétoile brille aujourd'hui dans le jour! dit le 
invsti.rieux personnage, le dej^tin le veut !" 

La léte disparut: les lierres se refermèrent. 



m 



'■l'ij-.,' ■ ■ 



39 



LACHASSE I{OYAr;K 



^ luiil .-1 cuiij) un ffA.w.s vioouiviix se Lut piU(>n.iro- l-i 
tanfur. -in Innr.r .dntc. j.tù.- dans h-, airs par les tro;,,'- 
h's aux ar.nrds !,i,.„ donnés, et lo grand c,n<di<.r. r.-n.lu 
funeux par raaha<io. repart, llroprend ..>„ ronlrr- 
/'-'^ ot v,.Mt pasKT (i. vant la -rand<' in<-ut-^ .in. décou- 
H'- .1 i'ropos. M. rue tniu enii.'.iY.. dans un n).-mo élan 
K.naant an. rna.so monvanto avec le vmys pjquour lu 
Uoxe a .<()n centre. 
Iai chasse (ynTjmeneait. 



VAU' promettait rjï'tre iont^^ie et diftle 



•'ifhiv à un viriix solitaire c 



le. 



ûvaTii de pren.ire 



^^n nv;iit 
. c'onnaiss, nt son i»ois, il^jà 

Nui-,s, .ans ^ace.\., e, ayant rha!)itude de 3e faire ran- 
(ionntr pendant deux on trois heures 
un parti d/dinitif. 

da w I. ot e lancer n'etaK pas eneon- sonné ,|u'il tenait 
•■.1 it'f<s ^^aiopant A f.nd de train. 

A sa droite^ s, u-nait en arri( re d'une demidona„eur 

^ j-lieul. était ie n.ar.juls de (^ré^ui. capitaine rfn von- 

. ot nH.naML par eonsé-jnent la elias^, puisq,,. m.- 

■W ela,. ,, e.t ,u<-ov. la désignation de l'écpnpare de 

<''a>s,. exclusivement eon.aeré aux .àncrl,,r. ^ 

A ^aueh. du r,u c,alopai.nt le duc de Richelieu et le 
'i< une du., de Cnunn^ont. Le. autres g-ntU^honanos in' 



40 - 



vJlA- S" i.in'>-;aifm ;i ia ^ul{l.', m juu ii{»:;iiinl Mijv.int !;i 

'IV'113 porta, fTii, réli-j^iini ^•<wn!nl(• (k-s {;l^il-^^•v. rrîais ;ui- 
<'uii lie ]<> [.nirtait .'u-si bien [Uf 1i- roi. 

L\nij.- X\ était l'<)rt k-aii : il avait ci- nia^>'ijillr;n.' tvii-- 
'k's Bùui(jo)..^ (li.rit le- Vai,M~ ftaiv'nf, .--i jalniiÀ Ln 
inuiMi ij<: son vi.-;agi' tHaifiii nTcpr n'hab't'- : *a iail!*'. 
♦Hait î)arf8i!('tiierit ].>n,-('. It'ntx fi- '-ssc f\<jiiiM' .!»■ (or- 
ir. fi. il avait, dans soii (^uwniDli et 'lans k'> déiails de 
.-o> jiioiiv.'iiiont.-. lUif ^'Wicr. -un- niirnitî'. wiw '.obleàso 
rfvllouiont royait\-i. 

Sous (S rappirt. cVtait !.i<Mi [.• !'i(\ndant ib: (V r..; 
L'.tu'us X!V •,jui. f|;< :\ri!f (1,. Stuij.'ry, (••.iK-^-rvai!. en 
j'i'iar.r au biUani. laii d.' maiire ..Mi îuuimI" "" 

.vla;s .si Loui.- X\ était lée'ir-mont, fort ln'aii. (-c jour- 
la do chas.!', daiu '^ l'..fvi de Xénart. :î «M -ni à !'apoii>V 
tl'' ^a beaviLé Sun (Viaiant eo.-uunv de flia^se froi..*' 
par la <oi;r-w- rapide, -on tri(i>ri!<' emplurné enloncv sur 
.-ou fronl. a ehev.'inre poudré»' élt..iir:f fée p.ir 1» v.'iit. 
>oa <eintii"<-ii de tuir parTi: né -pii Iwi r^rri.t la taille. 
t'Hii .-e réiini.->àii poiu- hii dnninr une animafioi: pin- 
.uraitde. ei; j'aniina'iMn était le rp i. dan? la vie ordinairo, 
l'aisait (iéfaut ai; r^i 

Bi.'u en <A'.v. UiYiuK'. sur >;?:> éine:->. i] menait, av.-c 
une sfi(M,;e ot une adre.-isc adruirabie.-, un ma^niilnpie 
'•ai i.nin wm- lo,jael les h-ies a frnKdiir, k's '{n^::.(_. A 
>a!der, les retrait ■> inf<'rminattè^^ n"e»aiént (jue jeu de 
poulain. 

\Ani'.< XV était ie nu i leur oavaier de tonte !a Cour 
«le Franc, ini.nne ii en était te plu.s beau >;entilhoinT!K'. 
même de )'a\j^ du ManViial de Saxe qui, lui. p^u^sait. à 
jn^te ti^Te, ji.uir le preiiiir-r »^eu>er du inonde. 11 était 
Km ./Avalier et i; ailojtjL la chasse; on comprend ;-;, 
«lan.- c<\^ Tnom< -ît- cet t.; animitjon q\n lombeDù-saif 
était vive vt /^rra ndi ! 

Qiian.i il courait i.ii ^%-vi\ un sin^irlier. un loup, ie roi 



- 11 - 



n'«'t,iit jiius le it oiitc Ldiunie qiif oc'iii (|iic ios juinistn , 
avai.'m vu un,' hcMiro ptu^ rôtCniiov.-, aiora^f^, t-u'Janc. 
ii']ii" .ian- Ii salK- du foiiscjl. 

Vi*", Hnl''nt, i!ri[H>M;(Mix. il fonwnfrait t-.uto >.■.■, fii- 
ciJltt..> ph^.^iqmîs et moralt's |)our Hm hou ,|iiis<(nir. (l 
s'oxf).)>;)it ù t.nis It^s (liiii^rrrs dm.. ..^ c.urx-s Jolh- i.u 
milieu d'un.' FoK;. inaiN jaiiiKi- i' n'.tvait tté m att.Mut 
j/ar un aniuial l"uri..'ux ni lié&nn-onui' par uu rlievil rv- 
tif. 

IlalMl.- titvun Lo-n.. \V al-atialt jumjuV, i;oiscfnrs 
j'J.-.v-^ (iau- inu' nu-ue jouriav. [.<■ /w/ r- s- //.^s• <•//r/.s■.*^^,• 
<lu- vol uulu]n<>ut 1p, ((>uj>> iiieiv,N"!lrux i]r Sa Maj.'^tt', 
'■t ce ])\f<\ si pr»'<i>. |HjrU' à 'juat ns\ i-U'i-diN .t„M,F W 
iioail.n. d.'s <^orfs U,y,c< ,,;,!■ k- rm ..i, U |;!. ;, ,,ua,n ^ 
vin,i:t-v"j.r eu Jî-JK ,1 à ^oixanto-(!i\ .-n iri:.. 

Ri.'U n'était plu.s attravaut. p!!i>, .'!i;ir:„..nt, j)!n> eu- 
(rainant à voir (|u.' .•<■> Iwlles .-lias.se-. av,-,- tou^ .■<-> ..n-an.U 
^tM<rn<jais riclKMucm laonté^ nrheiouit (■o>ti.m.^, aw 
loutre, cv^ -alant» ainazono. qui s.: mêlaient à .«ux 

CHait la iHlle eomtesM' de T'-uinuse. la iuq,,ai;fe 
Mlle d<' Charohiic;, !a spiniuei;., Mi]e ,1,. (•!,.,..„„j,i. ,,; j.^ 
jolie ^ri^> .U, Scuis, touie.^ c-^ luu-oïhe.s d.„ peiniuiv. <i,. 
\anliH., 1 artiste ûo rameur. ,p,i nou,< Jos a lai<sé<s v- 
Names encore de cotte vi- u.ytliol'v.riqu,. dont tonte JV- 
I>«i(iue (tait iwirfmnée. 

('(.s dimai.les clui^.^.re>^e. .u.raient !a forer, non p-. 
eu caleehe, comme Mme Heanett<. de \în„te^pan et la 
duehesse de !a. Talli^re. ni.is au ^alo,. de leu.s mon- 
tures, I<n>rs < hevvux i^udres imnés p;,,- d.-s ehnînes .J- 
per.e:^ et de rul.s, !e „et.t chapeau à tr-is , ornes eom,er- 
t^'ment j.enehé sur l-oreilio. i'aniazone à revers .'rr^v 
•in mr^a^o vl traînant jusqu'à terre, sans ..v,.,uUuH ea- 
ohor le |Htu pird qui éperonnf.11 Je elievai ave.' un a- 
guiilon (ÎOr. 

li était trois heures, et îa chasse étM.n (!:,,- !<mm r:,\,ni 
<i'> son premier tntraîaenienî. 



— 42 — 

-Xpiv-, lia a,.s.-2 loufi dchu'hn. .hv'nv ], ,wrl ,\nv:\. 

liwî, 6». jfjta fJaiK- un fourre épais. 

Là. av(.v w.n iiHti/ict (If vi.'i:x ,u)it:iir- mu a .Îcih 
ryncmlré des d,,,,... il ^, mii [, ,n;,!ripiH.,. \,, ,,,;. 
.'" arrêtant cK- t. nipwa loinp^. fi.i^ant '.ni^unoiiu'ii, têt.- 
m-atram. .r.n .mu|, .!,. l.ou.oJr i. je,,,,... vlueus in.v" 
JH'nii..nt.> .|ui !.. Hinaicnt .le tr.p ,.rè.: ,M,i> .! r.'prc- 
iiait SI eour^e, ..ni à «Ji.tan,, régulier,. p.,r le- vi..„x 
lumers .p,, .arrêuiieni. rp,ari.l ,i .arr-Haii H re|H..,- 
"""■"t y ^*> -mpieuinnt> m-riaeunt- pai un .ui.,. .].. 
\')i.-. pkin de j.i()n)c*s<.'s jK)ur i'/ialiiiC. 

Qmiuxm le l.nis au mument <,u i'on ^'v at!eii;l.i;- v 
înoins [e sm^lLU' sVlanea dan. luie plaine voisine" c,,.,. 
^f.nt di.n ni. me uaiu .an. paraître 1. moin. du n.^n.ie 
lati^^'ile. 

>!•■.):! li iaiiaii ei.er.,naer les clievan.x .-, les -\ei'<T. ,1,', i, 
majn. 

(W.,.r. et eha..^res^e, ôrai...l d,.j,er.,V ,.„• Tar- 
dvm d." la eha.s>«-. ' 

Louis X\\ Miotitant ,in elieval ex,,.l[ou(, avaù .!i.t m- 
«'« presqn. tunt.^ .a cour, Trerpu. Hiehelieu. (iram- 
".our et Ln-.mne étaient le. seuls .pii eussent ],i, d(v 
iiu'ur'.'r j)r"s '\o lui. 

Ui nuMire donnai: avee i,n e •train n ;, ne v^ ralei n-^ 
•sui pas. 

T-m il coup eep.ndant, il y ,.-,1 .ni à hoiU 'U: nu. .ui^ 
Ja hsiero d un épa,. .aillis pu- l,..rdait un lar:^.- rui.sea.^ 
'-i»'nu éiaire, tran<^pa rente tt hai.illardo 

L..' sinHu- sauta résolument dan- I. rws>eau eon- 
rant dans 1 eau aussi losren.ent .pv .ur ia tern, 'i^^nn, 

^'alopait le roi. ' 

".'•' crois, ,li; L,u,s X\- en arrêtant >/>,, ehevH ,,;, 



13 









.-»n;H>r Vh'ilh,!, i'ur lued Avuui urj ouiirr -l'iivr.,",., ].- 
Kin^lu-r >!evm Ci;v /''/.st' f.ar là, rt ^ aiua i,,'^'.,. 'i :ur.,t. 

Cre'liii avaii: mi~ pu^J ;i |..in-»- j) ,'.\;uiui.air i-s | rac-». 

"•Il nV-v;t pm itmov*' r;KS»,>. siiv. Ji; U- marqui-; \(i!»V 
.M'îi |«i.'^ vliuis Iv .s)l»l.;. ..t lo ;■ .^ n'in.Ii'pi. pa- l.i iVi'i^'uo.-" 

•M. '"itomlait Hu l.hn ',> v!..v de la luctito, iiiaîs 0,1 n^- 
vc.-.i t ]»lus ricji. )„. rc, eiià-.a ^a tnoniur»;, fruiii-iul !o 
luisMMii r-i reprit >-d'K-',ni-^- rapi<l<>. suivi par l.-s -juntre 
jf«ii;nf'urs. 

••.Soiain(?s-iious -ur la v..i<'? rlit Pi<:ltolj,:ii. 

-Je ic (To;^." j-éporMÎit <iramtiM.ni. 

Oii arrivait à un carr.'four ; -^ix routt -iiiv^ii cUa- 
«iiiir 'ihc (liP.viini, uii'|'én.:u.\ .-om raidit .--ar ce oarrc- 
l'or.«A. 

La VOIS. ;K'. chi».n- otnii moiii- di^iin 1" ->t ;<•■; .'Mio-i 
• !<■ In l'orCr la ivn.oyaDt. il t'ai» iiu,)r,.s.sM,. f;,. ,;!v-,,r an- 
jii.-^t,: (ian^ (piollf linvrioi. ,'.t;.it u .-Iia.-ao. F/'< allées 

l'i> <.'liav<>ur-5, arrêtant iuitineuvvmcnt ].-urs <:h(<- 
saux. -,• r..>:4ardèfvnt a\.r lui..' f-iTtaiiio irKiuutiP.k. 

"\iM\n .levons preridrr à i\v"A>'. dit Crr-jui ; 1.-.. y,., 
lai- .<oii-: dispo.-é> à Quinr. <.t à Sois\. le sanslier .'( vra 
rai"i' iKc d;ni> los ->)iviron. d.' la <'rnix-Fi,'^tai'f. j'ai 
doi.n.' !»s urdros .'n con-éuu.'-i e. d... cro:; donc /iro. 
T-i-' \''»tr< \\isy>w doii ■suivre h^ ruuto do Suj^v. " 

Le roi hcsitail encoi-.. ,.( i\ reirarliit nulom- d- lui 
«t'.'ntiv-niom, en écuajaiit. qiuuid u.ut à .oii]i il poi^-a 
inic • xi'lamation: 

"Ahî fjt-ii. quo-t-ce que cela''" 

Toi!.- .e ivtonrnèrcrit. œTardavu dans la flinmi.ui 
'l»-' suivai'-nt le.s yeux du ro,, et i.n nié-no cri d t-tojint,'- 
iiient eî d'uduiiration sorut de toutc> je-^ ièwei. 

(.'V.*r cjur. ett'ee*i-fmoîit. une anpantJoa i>ien faite 
pniir exc'tvr lalteutjon d-homnie^ galant. cor:in;o Loih.^ 



m^;$ "<|rf%'*: 



'3^nmiâ. 



._ 44 -_ 

W, !{;f)icli.'u, <i!aiiiiti«;;it, «'nvjiii oL Tir.tinn*. vonaiî. 
• l'avoii !i(Mi ])r"S(|iit' Miliueiiu'iit. 

D iiih' étr.iiti- iilû\ arrivant eu .stTp'iitauc jusiju'ait 
rtim'l'tji.r, vcmii. di» mollir uut; couquo churniurUr. tout 
« Il fiista! de roLhe, inonri" sur quatro pctitw rou 'n ilo- 
réc-, <■[ truiin'r par d'Mt\ ilo^ufi-! doiit la Mv était ornw* 

(le ])l!lU!'.\-; IdiUJr lies. 

Diin.^ o'tfc cfin«]Mc. il demi éîondiu' hur do.* oouspiu- 
.•'(•.wiiv, K'.'uiiif dans ^c.^ i)ct;i«':J iiifun-; blanrhts k-g rtiu-^ 
di- ''attrhi-:*', t'uiii un*' jt-tinc et charmaiiic f.'innu- xr-tuc. 
<'ji nymrihi! a\('c mu- ((MironJU- d\''tc>!''''rf .-ur la tèlf. j 

l«i i' iri'jii.- tra\' rsa nii.id.'iiicnt U- farrct'our, ''utraî-, 
'lif'; au ;:ra;id 'nx d.-'s ali/aii-, oi «die di-parut dans une, 
autre iill.H'. 

'■\"\\\- Diii!* di; 1.' rni. (■■.'st ,';,, Nyiiij.lic de la forCt î' 

— <^i; ■. ),.i, rt'fcvoii- Vfitrt' Majesté chaquo t'ois qu"»d le 
c'ha.-s a .^énart. dit Ri<dit4ieu .-n souriant. 

— Im .-ous uni- toi-nic diî'iéront.' idiuque ^" >i-,'' ajouta 
io rni 

Il ii'afii,'v;ii| j>a.< qu'uiM' flcVlu' i^arnif d»^ [ilumos TO- 
*?(■> f't v-..Tt<'S venait s'aLatire devant aii. Kicludiou .sau- 
t.i i.'.M.sïi.nt à terre. >ai.<it i;i fdume vt la présenta r.'.-^ 
Deetu.'u.-ejiient au roi. 

■CV doii être un nie.-^ ■.,),!;.- ij,^ rAuiour." d.t le duc. 

<.'-iiu;MH.ni re<;arda Créqui et .'^ourit ra]lleu.=*.'niont. 

'■'-^ui i>a-,-^e j.ar je-* main.-; .le Mercure!" inurmurn-t-il. 

Lou!- XV examinait la llè<-lio. EJlr; portait, attaché.^ 
«v.-o up rul.an v.'vt, tni cliarmanr petit bouquet de myo- 
sotis, n prit le Ponquet et il le mi. dans Pouverrure 
de xm ^lûi't. 

Kn ce mnioenî. h< notes claires et perçantes d'un' 
pu.ssant huM-olUr arri.èrent distinctement insouau 
eanvfour. 

"Ah! >œrja Créqui. Par la route de Soisv, Sire' 
1.0 .sanglier se fera forcer jnv-; de la Crois-f'ontainc 
iimsi que je l'avais prévu î" 



--. 15 -^ 

|y r,.i i-."i ijt !ii maiii. "t r„,ii ,K,.\j,i partif ni j,\U.p, 
i\mi^ 'a ihivi:i'.-iii imlinuii'. I-...-. ^«'ntilHJKin-.iuts ^• .-wim- 

lî = 'hcli(i' vVUii'. '{)j'r.K-!i;' fl,! L-iiii.- W. Tv!. •;.■•.,. 
Il), ut pn'vHvi-ju'. ],: il! cliit^M. s.iii.! ralentir î'aiiur- c- 
,s<tn hcvjil, il ht, si-ii-; A ll:<holi«Mi ,lr .•.■aj-.nv.rhor ..'.,. 

"Sav";/ \o(i. coiiiiinMil ■'■ :ivniiin<- ntlc im\ ., ,iiiif,> 
tVimiir, jii(H,i-;. ur 1,- (hi,'- il.- »,;UHl.i-i-i: .-. .'.ri;.>;.i\. 
--.Non. -nv, rt'j.Mihlit i;i..|„'U. u ;)\fc l:i. ;l^^l<,•l:h ..,■ 

pcriH'. niiii.-, ji- !( sfiiirf.i " 

l^.'ï bkti-*jîlT rct. luissni* -r ,lo plus m- p|i;., r.!,.j»r.)- 
<)hr-fL -ui'îaH'liI iilriVriiicii <.-ii!,'iit Ifs v.'li-, ;iiv. 

I^'i \<>'\ .1.' '{I mtiii*; M. î';i:-,iit ■lU.-ii.lro j (.luric ,!•.,- 
laiHv-. 

■"\ y-' '';■"•' ^i'^ '•• '•"I. .f.iiv.-i-.)i le jM.-d U,. la luM^' 
i' ' i .["li.' Xviii'.ii,'. (•,>.[ M)n (iîoit If n in.' (!, la i'.'.vî ! ' 



IV 



I 



■J^ri^SMâMÊt^S^MlÀ 



40 -« 



VI 



1. }1.\1,I>\I.I 



("r('i]lli a.illt !<'Vijl('' jll-t<' .uni- -ol; "(i.Hi] .Irin;. 

.«'hi. r. le «ani;li' r, pif -iii i>;''i>'|»i liVeiir, i'-\.\o n-xi'i.n 
pp's (le son liDX'-r. rt i' .n.nl i>ii- Jiinur.l.- ihni^ ,\n itti- 
.fiicii-f chiitnf) il ■ci'iii^ ii.iirM..- it Irvrs où ,-<• ti"i:- 

«•(Hirtf (lish)nc'. ■!( - n;';~-iiii- ii'i''|),iU'.-; ic/i lu- (>)•■ -i|,V' 
rO(Mril.''r.'iil''lil iiiijM''iit''; l'iiiîli-^ ;.;i leur r|);ii>>. ■!;'■. 

Il était ijiifiln Ik'Iii'.'^ i'\ ,'.'!!:-'. 1 1 !.■ ..iK'ii i!-'-r.'n''a(i 
r)ii)!tl"i)iinit a rii'iriz(>n. 

Les [nqu'Mir-;. i ;ijii«!^m:;«''- ihi r''n''j,p <; riiiLniiMii'. 
N>iinfti.'ni ['"iip'l ;i fii,')) ;.:'>>;■". ( t 'i" tout' - |iart- arn- 
.v.iiciit ail . j) iluiss!',ir- i-t nia.-M ri'-.-.'<. pii|tii ur-^ ci 
valftcs "^h^ cl.i'ns. ('.if-ux i-i (■■in<';i'.-. pn\-ai:- •■! |.,(\- 

<]u <ifilji (re»!;. 

r>»s alK''»'s. aitiii; '-isai!' à !;; Cii^'x-l" oitair !•. éta '-ai 
li:.t<ji'al-.'i!UM;i i>nroiii'av- Ar (a\a;ii'i> <j'ii .l(''\ <.ra!.>iii 

On cij)|ioiait ia ( rn'\-|',>iitaini> (■<> iia.in.ni iiu-rvcil- 
ler.x .jiK- BouiK'T. je ft'nrifr ^'■•■n'':'ai. avait l'ait l 'uwi !'iii- 
ro. > i. '!(inî il iic i''>ii,' |i!ii> ;iiij'.>'.:i'irhai -jat; Je !-aa\ ca- 
veaux 'le tnarlnv. 



1m% rrotx-FontaiHc ">î in»' fiitif mu' a '!i>i 



i -' -s . f •■ 



:j;(ma'i:. 



... 17 



S |c(;i it !i l'r'Mlr '•! (■lunint -oii^ Imi.. |iuiir ,i.ri\<'r 
,iUi- \Av, ('rf'|"i -'«'•Mit |'ri''ci|iiti'. aliii <|ii • ituit 'Tit |'ri''t 
Il .iir lu vi'tiur 'lu 1"":. ' .ir >'iii n'in'iir j>r>/i>i'i li-' ( .iju- 
laiii"' ilii \'.iutr;iil \.u!;iii .(ik MmUnli filt. nm;; iifii|ii»'. 

\Imi«. 'iiu'l<|tir ■iiliL'i'iiti' 'i" ' "'• '^ n";iTiva ,iu iMrr- - 
four i|ii'' i|iH'|(jiii'> M-cMiiilt'- a\i»iit II' T'ii 

|{i( lirlirll. 'l'iiv .llill.'. <r\u'll. (.1- MIHIKiIll. I.;iuril;i)l!li.-. 

r.».-«i-|îri.-'sir. s .iilii-. . ('h:>u\r!iii <'t |»lii,-iriir.> ^'<'ntil — 

ll'MilllH . f.ll-.llrllt .I.MUl-fflTic aillli\tr (le S.l Miljt*>'i<''. 

h'illit fi'- .-riiincrif- \lliri'lil -<■ joiliilri' à eux. et Itit'U- 
ti't 1.1 rlia-»'' twiit (Util"'!'!'. ijiu'ii|.ii - "ai'< - p'tanliitain'^ 
(•\r<'|iti'«. M' tr'Miva iiiiisM'*' cil i|i'iiii-crn le ilf \ant !i' \n\v- 
\i- lati- i<'Mi;<'l le -ian;:!!!'!' -"l'-tait rt'-fu;:;!' 

[,.■ .(in|) li'o-'il ('lu! maji-iiilhiU''. ('"riait un tahli-aii 
(iiu^ru- irrin n|irt'M lili' jiiii- lr |iiiK(iiii tl'iin irraiid ar- 
listf. 

l'.ii ,'a'i' riaiiiii'ii-i' (liaiii]) 'le twilni.- l'arM'iui' il'arbn-^ 
riiiK'iiîiir' s ri ijur l'-r^ liaii'.> irt'iriiH'-; rcDiliiifiil noir, 
al)niiti.->saii'iit rn;M nm'i'-. dont la rvtiiutiii formait unf 
\a-tr il«'ini-liinc. 

l''-('(i-('inci)' (M l'ai'' .lu t'onrif t''i>air ■;(• tciiiiil li- roi. 
le \ i.-)ij:<- tn"'-; iiuinii''. ••ontciiani li-- cU'urts i\v t<on ci.fvat 
(|ui. Iiiaiir <rt'«!im<'. rioiu'ili par ';i'-i fan fans et N's ahoic- 
Micn'^. cntrami'' par -m.u in<tin't de cheval de ehassi-, 
paniifftuil tu- ,»a- \niiloir i'(ih-.fntir à dfîiK'iin'r i-n ])lai'0. 
A i|'(iii.'. à ;i:!ii.hr ( 1 ilrrricrc l.' rni si' tcnait'nt le 
uiî'and vciKMir. If lii'iilcnant de !a M'ncrir. Xr i 'apitain> 
du \'autniit, î<- ircni l.^hoinni»'- invur^-. ks t'U'';.:antf- 
aiua/.oiir.-. hc.aîit \>- n-i, l'isi'aiT etail \idi'. l'nis. .-ur 
la lisiriT dii foiiiré, di' rlia(|Ur côtr di- l'c-pacr \idt'. 
It'-i offii ier> MMua.rs, les piijnriirv-: >onnant de la 'HMiipc 
•i II- val''» df ( Iiicn<. I»an:- i.' f"urrr. la niculc tout 
(■nti''r'. d xiiiani do la \oi.\ jnct kho raiTc oi ;iii < nsrin- 
l)ic ipii d'i niiiaiiMit jiarfois Ii lo'uit d ■- finfaro>. 

Imi'mi. dan- la i'o:''-:. dan-' ]<•> a'iùs. >'approrliant lo 
jii'i-i posMi'i-'. .i<'- rur!'.>ii\. .le- [lavsans;. '!.'- ('••piipagis 



nwjbt'imm 



— 48 — 

•■ontonant uo. daiucs, ,),., .,,,,,11,^, non invités, (0,.. 
n'Icnns a disti.ne,. ns,...,.MuMi.... ,u,r la liir„,. do IV.ii.nu.t- 
U- .' faisant !.■ f.m.I .J„ pùion-s,,,,.. (ahlrau. 

Al)f.i(.r,„.„ts. faiifaivs. da.(u.>m<.n(s .lo f..u..(s ms .|,. 
val,>N, I.nM^o.n.-nt ^l.s l.raiR-lirs. , Vtait ui, nùarn.e à 
rt'udn' <oiinl. 

I.^-s d.ions fuuiHai.iii l«- Unm-0 av.v .l.s rirMrls inouïs 
niais sans |.ar\rnir à .!.:.|)iis.j,u.r Ir san-li.T .le son ro- 
lii<(t'. 

J/*uiiinaI. i„((ant av.v unr ailn-ss,. iii..nc.ilI,.uso al- 
i<'>l n.niin„..|I,.n„.„t .l'im !,.,isso„ à Faulro. Ici por- 
'. "l <:" avant (l'ni, s.m.I Imii,| ,,„ur trav,Ms.T les ^^nmpos 
<l« i-ln-'iis qui cîi.u-ha,,,,! a Ini .lisputcr h- passa.^e- là 
^-•' n-tonrnant pn„r lauiinT Iv trniéraiivs ,,ui U- ht- 
nnenf (!,> trop ,„vs, „,ai> en ,lotinitiv(. sr niaintonaait 
l"iU<u.rs, ,., sans ponlrv luu- li^^nr, ,lans un espacr de 
<J"nt a ( rnt cin.juante pas carn^, al.s„luinont à l'abri Hes 
chasseurs. 

Los chiens donnaient avec un.' ardeur *-fTravante. Hon 
nonil.rr étaient l,Iess<V, et. de temps on t.n'ips. on en 
.•'l><"rc.nait un lancé Pair, le vontre ouvert et le san- 
niisseiant. |.e pauvre aniiiial r.'louil.ait sur .ses pat" 
t-s, et oubliant ..a l.lc,s..„,v. .1 s,, ruait a^ec• une fureur 
nouveile. 

"Allons: U |.'o,,v ,, K,,,,,,; ,,i, (,,..,j,,j ^,^^ ^.^^.^^^^_ 

C«ut, aiteg déguerpir ia i,ét<' en lui s..nnant des fan- 
lares dans les r, onh'K. " 

Ls dcu.N p„iueiu<, la tron.p.. à la lH>uelie et s<.uffla.nt 
a pleins poumons. s-ci,f<.ncérrni da.iis les l.ui.s.sons d'é- 
IMnes, niarelianl en pleine nie-ilo, mais le san-lier ne 
^ effraya pas. Quittant !c I.uisson. il s'a.eula hrus.iue- 
îTient a un criornic trône de ehé„o ,>t il fit t<3ie anv 
chiens. Alors, ce fut nn fouillis mextricahie. 

IVaploml, sur s.'s .,uatr- '.uouùn-r^, le sangii.T s,.coua 
vioJomnieni une <iiiaranlaine d.. chiens empih'.s sur Jui 
<-'i lorniani une sorte de aïoniague mobile. Morts ri 



''Jf ■■:■':* .?^-^".. .'"*te.;*f''-M, 



— 49 — 

l.lo,sstV jon.-lmiont le sol autour .le sa hure inrna.antc 
V* Il ("tait i,niK>c.?ihle de (lm>nvrir, sur tout son corp^' 
"".' place où Ton pf.t lo^..,. y,,,,, ,,,ii^.^ ,^^^ s'exposer à 
fiiiMper un (les I>niv(>s eliiens. 

I^' .lan-er s'avivait pour la innitr de seconde en «e- 

tonde. I.e solitaire était dcué d'une force et d'une éuer- 

ffio nnraculeus.., et il était évi.lcnt .|ue si la lutte se pro- 

on^'ca.l, la moitié de la meute au moins serait éveu- 

ti'ee. 

'''i<"l>aiieuc.., l'an.Mété, la soif d.' la vietoir. rcn- 
<Jjiicnt citasseurs et curieuv désireux d'en tinir. 

•' Ix's ni.do.sses : cria Créqui. I>éc<.ui)lez.les. Ils 'o 
Icroni dél)us(|u<'r. 

—Mais, monsei^rn,.,,,., jj, ,„. ,H>u,.ront pas le roiffer' 
•lit un ofdcier de la vénerie. 
^^~K'.! .,u'on 1,. dél.UHjue! \a\ la Jeunesse! Décou- 

(Vlui au(,uel .s'adressait le Capitaine du Vautrait 
•;<'»1 un val.'t de chien d- taille j;iffante8,,ue qui, ]e«! 
«l.M.v n.a.ns réunies, les bra ; t^-ndus, les nerfs t^aillants 
sur la peau, réunissait t.)u .>s ses forces musculaire.-» 
pour résister aux s<v(.up..es que lui imprimaient deux- 
chiens portant un collier de fer auquel était attaehtV 
une double chaîne. 

(Vs chiens de hauie taille, bouledogues croisés da- 
nois, étaient les deux molosses destinés à coiffer le san- 
^' er. cestànlire à s'élancer l'un à droite, l'autre à -au- 
eiic a le saisir eu même temps par chmpie oreille et à lui 
HHl.ner la tvle vers le sol î>our que le veneur favorisé 
puisse lui ..nfnm-er .son épieu au défaut de Tépaule 
gauche. "' 

<"esr dans ret in.-^tant oue la chasse au san.'lier de- 
vient dangereuse. 11 arrive .souvent que les moles.ses 
t.-nnen mal, .l'autres fois que le „anglier laisse une 
'"vdle dans leurs dents et. déi,arras8c^ d'un .hien. traî- 
iMUi lautiv, li s.- rue sur le chasseur, car Vciwu bran- 



— 50 



d:ssam a ivAuulAv sii ni<;v. I[ fam l'nij.jKT ju^te alor^. 
ou se jVt. r 'le côU' à triiips pour ô\iter le coup de bou- 
toir. 

Mais !à où (Hail Ir sdliiairc il .'lail imjiossil)].. ,[0 ],. 
l'oilFcr. Les niol. s-<('< poinaioiii 8(.'u!eui<'m ra.^.saillir si 
viok'UMucm i|ii"il (|('l>u«(ii:,-)i. 

I-kI Jcuiifs^xi,', le (oio-sal valet, si- laissa cntraînor par 
k'.s cillons (lau.- la <lin'cii.>u «lu saii.iiiicr : piii;*, se hais- 
.siîiit. i! (Ictacha la ••liaîiic m faisant jouer un ressort. 

Li'.s molosses jiour.-èrcut uu liurl.'uicui «u se senta il 
iilircs; ils se ruèn-iit avi'e la vi..Unee .Tum hnulct. Heti- 
\o]'sant les diii-ns sur leur i)assa;re, iU bondiront Toeil 
sant;laut et !a ,au<-u!e .iuv,'rte. l'un à droite, l'autre à 
^'auelio. suivant leur babitude d'aitaque. 

En les viivanl venir sur lui. le san^rlier euuiiirit Ii> 
danger. Ces cniieuiis-là étaient de taille à lutter avec 
lui. 

Sa s(W' .se lu'-rissa. se> dents era*|uèrenl avec un bruit 
.Ministre, une é-cunie sanylante coula .-ur ses détensos et 
il se ramassa sur «mi arrière-train, soit p()ur offrir plus 
de résistance au < boc, <u\\ 'iDur s'élancer. 

La meute elVravé.' r-'cula. fx-s deux muloss,-: arri- 
vaient. 

]a- sanglier iriiésita ]>;\<. Se précipitant à gauciu\ il 
ôvitiJ le diien de droiic. el d'un euip de boutoir i! fen- 
dit, dans sa lengiuur, le (ùtc de l'autre «-hien. 

Le molosM' poussa un burleinciit terrible. Avec une 
^ites.sp indiciltîe il -■.■tMit relevé et. d'un coup de niA- 
clioire. il avait .irnu-lié ron^dlr de son adversain^. 

Tout et'ia s'était ad^-uinli en l'espace ^Ynui' seconde 
à peine. 

L<' sanglier <niitiiHuii! ^a i"iirse. Kn deux bons il eut 
franchi l'espace «pu |.' -énarait d«- la deiui-lune. Il ar- 
riva droit sur le (lievii) .[u,. |,ouis X\' ne contenait 
<jii"avec ])eine. 

Personne n'avait en je tciup.- de faire un t)as ni un 



— 51 — 



'^oaio.; voi!Our.s officiers. .uKis. pi.jnt'iirs. étaiom iimno- 
ImIcs. Les (liions mmU s\'tnient élancés. Le ilan;rt'r 
était effrayant. . ' <■ 

J^' cli('\al avait ((ointé ;ivcc une violence qui ne'h;i 
jHM'uiettail ])îi-> fie e(>nsei-\cr son e(|uilibro. 

l-ouis .\V, ..\ec sa dextérité de cavalier habile, avait 
• jiiitU' les étriers. i! s'élançait à ferr,' au nionient où le 
san;rlier enfoiu-iuit son liMiitoir daiis le jarret tin die- 
\al, l'animal se remersaii en arrièfi' et tombait. 

Dans <a clmtf sa tête liciirfa violcninieiu. Tépaulo ilii 
roi (itii alla nnilr à (|nel(|nes pas en avant du sa'n^'lier 
liirioux. •_«♦ 

I/aniinal (il prd<>ndrr nn i/ro-neinent sourd et. bais 
-ant la tête, ii se rua >ur le cavalier renversé. 

\'inuft veneurs s'étaient élancés à la l'ois de leur 30110, 
mais au( un ne pouvait arriver, fl n'y eut (prur en, 
i ri de terriMir folle. 

l'n fréinissenient a<i-ita la foule... 

On erut fjue le roi était tué. 

Mais une ombre avait •i])paru soudain: un homme, un 
couteau de cha8sp nu à la inam. était debout entre le 
roi étendu à terre et le .•<in<rlier. La lame entière dis- 
parut daii.s réiniulo do la fértK.-e In-te .pii. frappéi- au 
cfX'ur. tomba (*omnio fouélrovet-. 

L'iioinme était doniouré immobile entre le roi ot l'a- 
nimal. 11 se retourna vivement vii-s L roi. 

Lniiis \V s'était relevé lesteineni avant (ju'on pîlt le 
seconrir. Ij'boiiime salua et fit un mouvement pour se 
retirer, mais le r(.i lui }x..«a la main >ur l'éiunile avec un 
u'cste rapide: 

•'Qui ête--v<ui.'r dit-il. \<)us .pii xcne/, de me «auver 
)."i vio'r 

— Celui <pii aura ))eut-ètre l)e«oin un jour (pie Votre 
Maj''>té se S(iu\ tonne !'•' 

Et, s'itulmant profondtMnent. il s'élai^a dans la foule 



■"^"^.^v-ïM 



tm 



— 52 — 

Tous les veneurs avaient ink pied à terre, tous les 
valets, les piqueurs, les curieux s'étaient prwipitéd à 
là foi. 

Ile sauveur de Louis XV n'attirait pas l'attention 
ooninie le roi lui-même, aussi personne ne se préoccu- 
pa-t-il de sa retraite. 

Tous les regards demandaient au roi s'il ne s'était 
pas blessé dans sa diute. I^es témoignages d'amour, 
d'inquiétude étaient dans re.vjiression d,^ tous les visa- 
ges. Puis le voyant sain et sauf, un même cri sortit 
de toutes les lèvres: 

"Vive le roi!" 






— 53 — 



VII 



LA CUREE 



Le roi éta;*. couvert de poussière: un peu ému encore 
par la violence do la secous.^, il n'avait pav^ repris son 
talmo ordinaire, niaw il était sain et sauf; il n'avait 
même pas une légère égratignure. 

On pense à ce qu'un tel accident devait causer parmi 
la foule des assistants et des assistantes! On frémissait 
encore bien que le danger fut paesé, et tous les regards 
nf pouvaient se détacher de la personne du roi. 

Quelques instants s'étaient à peine écoulés, que M. de 
(irarnmont, écartant le rang serré des personnes qui 
enhiuraient Louis XV, s'avança vers le roi en tirant 
«près lui un homme très richement vêtu, gros, "^as, au 
vidage épanoui et à la mine d'un millionnaire. 

'' Sire, dit le duc, voici l'un de vos fermiers généraux, 
Bo irret, qui vient supplier Votre Majesté, à deux ge- 
noiix, de daigner prendre un |)eu de repos dans son pa- 
villon de la foret. 

— Bourret a raison, sire, dit vivement Richelieu. Quel- 
(jnes instants de ^^']^oi^ mnt nécessaires avant de repren- 
dre la route de Choisy. " 

L<> roi hésita. Soit qu'il fût peu disposé à entrer 
dans le pavillon, soit qu'il n'eut pas encore complète- 
ment repris ses sens. 



J 



— 54 — 

'•Oui, oui, (,„e \ot.v Maj\.st<^ sê repose une Iieure 
an mmns d.t une v«u «ssoufilée; je iWl-uu.! 
-Ail! la loyroDii.î ,lii (in.Hi.nont eu ./écartant 
--.J an-n. a point iK>ur n'av-ir nen à fairo, l.eureu^- 
1. ont <ht !.. cceluo oliin,r..on; u.ais, n'.n.portc, il faut, 
a an .le ron.ontcr a .]l^^aI. .,ue Sa Majesté dcn.eurj 
i-U'inhw une ])eure au moins. ucincun 

-Soit: dit le roi, je vais all.r .l.ez vous liourret 
—yfn. sire, s trrui le f..nni,.r ^r^-néral en joi<rnant le^ 
jrunns. . ce rc^riLle aeeideni n'avait pa. ,ni el dange 

J'iou (le la <riae(> (pi'il ni accurde. 

-A-oiis nendrex n.e ron.ereier à Vore.Ulc," dit 
INOUÏS AV d un air très aunable. 

Bourret saisit la n.aia que lui tendait le roi- il la 
ba,sa res;,eetm.usoment, pu.s U .•élan(;a rapid^nu-nt 
'i'ln^ la d.n-c'tu.n du pavdlon, afin de veiller à tout 

s a apxdie il n y avait pas à se méprendre, et qui jus- 

donne ip peuple. 

-Merci, ines amis,- dit Lr.„i< XV en saluant de la 

nia II). 

Puis oomnu. s. une penstV sul.ire Tefit frappé tout à 
eoup : ' ^ 

"Et César :■"•■ dit-il. 

re<rard' ''^""''""- ^"'*"'* ''^" ^''•'^"'^J n"*il cherchait du 

^ J^ pauvre ani.ual. couvert de sueur et vii.lemnient a<'i- 
t( par d.-s saccades nerveuses tremblait sur ses jainl,e« 
1 n .H-uyer le tenait par la bride, [^n valet venait de le 

deTin' '' '" '"^'' '' '"^"'"^""^''^ "^•*'<- ""'^ poignée 

b.' roi caressa de la main l'encolure de Cécar, dont 
es yeux etaunt injectés de sanj, et dont le< naseaux di- 
|;,tes la.ssiu.iit échapper avec efforr un souffle bruvanl 



1 



— 56 — 

"Suv, .lu la IVvniUio. il iau< vouj ivudiv au pa- 
villon. 

i-<' roi fit im si;,Mic aflinnatil'. 

" A'otiv bras. Kiclielicit ! "' djt-il. 

Ix' dur- .>^ 'approcha av.v l'iiiprosciiiriii et arron.lit le 
l>ras en le pn-M-nlaiit an roi. 

l'iic tell..' favi-iir Ot.iit l.i>ii isvmnh: <•( unv .'xpressio:! 
<'i)\u-iis(. se pcjo-iiit sur toutes les plnsionoïKJcs ck-s cour- 
tisans. 

!.<■ roi, appuyé ^ur le bras du duc. lit (pu'hpics j)a8; 
1" i'<'iii<' <p'i 'Vntourait sV.,.art!i. ci. en sï-cartaiit', elle 
liiis>a,(laiis un espace vide, le corps du san;;lier. Louiït 
W s'arrêta oevaut l'aniMhd tout san<,'laJit. 

*• Viw Dieu! dit-d, le^ belles défendes:" 

Le solitaire avait etrec rive nient une pairo de défen- 
se nif.nstrueuses. I.e coutcioi de chasse était demeuré 
enfoncé dans la i)laip. I^a \ ..leiioe du coup porté avait 
été lelle. (pie la laui< était [>osit:vement entrée jusqu'à 
In ^'arde. 

Le roi quitta le bras de Ifichelieu; il posa s„n pi,Hl 
div.it sur 1(> corps du .san<rlier et |)renant la poignée du 
couteau à deux niains, il tira à lui. Mais ses efforts 
turent vains. [,.i lame demeura dans la plaie. 

'• Mais ("rst dom ut) hercule, que celui qui a tué ce 
sanglier! " dit-il. 

Il appela la .K'uiiesse du geste. 

'■ Hetiri' ce cour.au!" ord.inna-t-il. 

\a' colosse s'appr'.cha pour obéir: il retira le couteau 
(ou; sanglant ; nuiis à la tension de ses mu.seles, on 
put voir les elîorts puissants (pi'il faisait. 

T.e roi regardait autour de lui. 

"On donc e«l mou sauvtMir?*' flitil. 

Tous les regards cherchèrent celui que demandait le 
roi ; mais il avait disparu. 

'•ruminent! reprit Louis XV. iî s'o-^t sauvé sans at- 
tendre sa n^ompense? '' 



ii 



ih .li) . :\':im ,. iv *->^- ■■■■•■ ■ _i«J 



— 66 — 

Il ajouta en souriant: 
" ?. n'''r '^''"' ^'^' "i^^hn'nn de la cour? 
nr^lZ<lyi7' T' '"' ''^^^'^''^"- «''^^«- t..lle. 
-X' dit r^ '""'^^^ ^'°*^« Majesté... 

— Xon, répondit le roi il fnnf ?.,; i • 
au'il vf.iif n 1 i ' ^^^^ ^"' laisser faire ce 

«t.... •-'P™'!'!'". jcuaw ,]i,,ré ,avoir qui il 

"Sonnez la cun'>f> ' " ïi ;i , 

«-«rct . ,ii -Il aux piqueurs. 



— 57 — 



VIII 



LE REVE 



I-^M'ftvillon de la Croix-Fontaine, pour la construc- 
tion duquel Bourret avait prodigué l'or à pleines mains, 
était une véritable merveille. Ses escaliers étaient en 
Hscuita (le Sèvre,s, avec des rampes de cristal de roche, 
liées de filigranes dor et d'argent. Son intérieur se 
coiniHx^ait (l'une série de salons et de boudoirs garnis 
<! objets d'art rédlenient inimitables. Il y avait un 
cabinet, entre autres, toute en porcelaine de Chine et 
du Japon. 

C'était dans ce cabinet qu'on avait conduit le roi. 

I>>uis XV était étendu sur un magnifique sopha «i 
étoffe orientale. Des stores chinois tamisaient le jour 
et plongeaient la pièce dans une di>miH)b8curité. 

I>> roi était seul: Richelieu, Grammont, d'Ayen, 
■ Nonchalamment couché et se reposant de ses fatigues 
veillaient dans la pièce voisine. 

et de l'émotion que lui avait causée l'accident dont il 
avait failli être victife, Jjonm XV cédant au sommeil 
(iue provoquaient la solitude et le demi-jour, s'était en- 
dormi. 

T>e roi sommeillait doucement: sa respiration était 
régulière, et l'expression de sa physionom.ie ealmr' ot 
souriante indiquait que l'âme n'était plus sous l'im- 
pression du danger couru. 



^ms'msm^^^^r, 



.«!-l 



— 58 — 



ijp roi rêvait 



''" '•'•"'fal ,Io roc-l... ,„; ' " ■■•PParaitrP I, ,.on.,„.. 

^^. connue s-ariï 'r^^ " ,"^"'^'''" ^«^'-""t< • 
La iol' ^"*'*' l"t'-< (M' lui. 

*^'^« '''^.irnr. ,ré„H.ra,Ml<. of l/ n i T"'"' Hp^m-voir 
ccndit... ' " ^''''- ••' );' .)<-"uno f.MTin.e ,),s. 

Jemeuu^m!' S'ionn!!' nn;;,;r . '; "'^"^"'^ <îi>^P«rai8sait 
»'<>I"I<' près do i„; ' '^'"^ «leinriirtV .vuh'. i,,,- 



S( 



înol,ilo près de 'lui. 

I*ui.s, ios arbres s't ffiir.Arr.nf + • , 

'ic porcelaine. " '^ '""'^'^ ^'"""^'^ ''^^ niAlailio,,.. 

La nyn.pho était toujours là 

;"!"" <'<" la jolie Mvmphe Ïv^ZD ^"'^ '^ ^'^^'^" 
lui. • ' " J'Hura done.'ineiif vers 

^:il<M^.daet^.lis,ai,,,t<.n.,.„f 
Alors, r^.uis XV se iKnie],., h' ', 
^M«^'"' '>l«"'l"- et satiJ'r ''^'"•■" ''' ^^''''' «"t- 

f-a pefite main tn-qs-iilli* i 

-^^■ nt un neuvei ,.,rorT . ^^ '" '' '^'■'^""•^- '-""■•^ 

1.' nvn.phe. '' 1"'"' '"^irer plus près encore 

<i^>uson,ent'. .".''''' "' '""'''•'' '1'"" •"'^'"i, lenfenient, gra- 

Je vous aime! '• 



'.i^iir 



Puis, (If'iix lèvnvs frairlus «-t (iirniiné.N s'.ii.puvôr.'iii 
^or le froDi lu in(.nan,ur i-t v liri^^sùn'ul un hai^-r l.rû- 
l.tnt. 

bmis XV l'proiuii lin >,.|itiin.-iit il- honlu-ur piv)f..ii.l 
MUi .'ii\!il:it SOI. cMiir. Il ^.toiiiïa un soupir, ,>t il ouvrit 
lis yeux en (li'iuliiiit U'^ l.nis .oinnic pour saisir. 

Il sf (livs>a <\\T son séant. 

liic pciitr ,,„rt(> venait le se rolVnncr. et par l'cntro- 
l/ailioiurnt i! av;i!t vu .Mspaniîtro une robe blandio: 
irllc (le la nvnii»ho. 

Il i»i' !<>\a eu passant la nuiin «ur . »n front. Il mar- 
cha droit v.r< r.'ndroit où ,1 irovait avoir vu st- refer- 
mer la jK'tite porte. 

11 n'y avait, sur !.■ panneau «ranii de poreelaine. au- 
cune trace d'ouverture. 

" .Je dormais ! '" dit-il. 

Mais se.s re-ards selant al,ai.s.siH il demeu-a iinmo- 
bde; puis, se n.urî.aui rapidement, il ramassa un objet 
{gisant «jur le tapis devant le sopha. Cet objet, c'était 
une {x'titc ba<,aie de rubis. 

" ( elle (piVlle avait au [>ied ! " dit-il. 

Kt il revint vers l'endroit de la muradie (pni avait 
«léjà interrogé. 

" Il n'y a pas trace d<> porte! dit-il après un examen 
att;.'ntif. Je suis don.- le jouet d'un rêve! d'un joli 
rêve, on tous tas. car elle est ravissante ceti ■ nymphe.... 

Il s'arrêta. 

"Mais, celte ba<,Mie:- rej.rit-il en frappant du pied 
avw im[)atienee. 

On gratta doucement à la ]ior'fe. 

" Entrez! "" dit le nn. 

La tête de 1,'ielieiieu apparut dans rentivbàillement. 

" Sire, (lit le due en entrant, je wus ai ont<Midu mar- 
cher et j'ai pensé .jue vous pouviez avoir Ik^soIu de ntes 
services. 



-j:^w^ 



"'9t^^'k. 



i^.^jÊmw. 



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PLIK* 



-^^-f 



wr.L 



— 61 — 



IX 



TAVANXE 



l'onr r,nt..lI,^r,.,„.o do c- qui va suivre, il faut quo ,0 

instant o., lo chtval du roi renvorsi^ par k> sanglier 
unex mettant .n danger la vi. de Loui XV un ho , 

iiK' avait sur^ri suhifeu.ont. 

U mort du .sanglier, le roi sauvé. le remerciemont 

a;! esse au «auveur. la disparition de e,.|ui-cM, toTœîa 

setait acvompl. en moins d'une minute 

^^^^h^^f^U. s'était précipitée eu.v^ 

T/homm(. qui avait conservé son rai à la France en 

serres des gentilshommes, des gens de suite et des eu 
noux .an. qu au.un des a.si.t.ms, un scTev epté r"." 
marquât sa disparition. ^-^ttpie, n. 

Celui-là qui avait paru s'intéresser ., fort au sauveur 
fJu r<,i, , était Je vicomte de Tavanne 

Au moment où Je roi était toml^. renversé par l'at- 

riôr^ \ 11 ^ "'"""* ^^^'^ a quelques pas en ar- 
r.er.. A cJ.eval lu, -même, il avait à peine eu le temps 
de deviner, avant de voir. IWidont, qu'il ^ ' ^k 
élance à terre. Quelque rapide qu'oit^ét^ son clan H 
ne retombait .sur le .ol qu'au moment où le sang ie 



— 62 — 



..^"Mr;;::T^:r;::-V;;:',:r-;;r;; -'■■■• - 

':''--'-'-i'''-na;l;:.;'::;;;:;:: 7;;' ••'--- 

^1 passa .I.VMn. Tavnnm.. '-" - "liM.yam, 



<V!ui-<i .'■toii'rji 



"" ''■'• 'I ""vnt .irnicsiin'ii,,.!,!, I,, 



Vl'UV DllN ..ni;.. 1 ■• ""■^illflllclil, ,.^ 

NeilfllVilit ^i viU-. M-n.ll[ MUM,. ,,.|„, ,.„, 

Q'K^lqu.. co,U( .,u\.Ml ,1.-. ],, ,„.„„,,,j ;, . 

•I , • ' '"' "" ll'Hillli.. ,1,. !,.,„., ,.,.|; 



llJi 



'^'>^nHm.,r^s.ôw.n...Haun.n-,i,. J,'^:';;:^;'^; 
<'y> H.|..nnau>nts.n-lui,n,a„,, Tavann. !.. r.joi.p^^^ 

l.f M(n;ut.' Ji.. i„Mis>a nii< „,, ,rl il n li •''-"• 

il M' contnni I ' " '' "•' '''* P''^ 1"! moi • 

.vufo,K.„,„ ,i.„/;,„ ■; ''7 "''''■'■''■■'•'■''''■'''''■■•'■ ■•■ 

Quand ils fiircut 'i un . 

f'-i".. ■'■■Ci: :.:;:: c::':r'''''^ 

u>^jo„ner r/,„//„„, r„„„„„„ '';„,';;:,,':■■ "-""i- ■'<■ 



Quuu->:-v,»u« a ii„. ,i, ,.,..- J^.,J,., 



nda-t-il. 



*'r**SÏ 



V*. "m: 



63 — 



— Cf que jo vous .lis toujours (juand un liciirciix ,im- 
<!ii-(l iiuiiv iviiH't en pr.sou, L'. n'i-oii-lit Taviinne. (.».„. 
|Hiis-j> fiiire pour vous? '' 

l/iiK-unnu sourit trist.niciit. 

■'• Fîi.'u' (lii-il. 

— lîi.'M i-ncorc? 

— Non! riirii.'.' u'i'^t pîis vetuK'! 

— CVj>on(laui .pi,' nouvcz-vous atton.lre? Vou.= vi"- 
n.v. (1.. nMi.hv MU r.)i un d.. ,-,■> s.-rv i,-.N qui fonf .,j-on 
Il .1 ricu à ri'l'uscr à un houiinc. 

■-./(• nr v.'ux rien (l.'nuui<l»'r iiiiiiui.'nant. 

— Pourquoi? 

— l'an.' ,^u:: j,. vnus I,. n'i^-tc. l'h.Muv n"cM pas v.nr.c. 
^— >!(' u.' puis cniiipn.n Iro le inotii' .pu vous tMiip."v!i,^ 
da.irir. reprit !.^ vi.onitc apr-'^s un I.'-.. r silence, mais ee 
niotif .Mste. .t il n Mrapparti.-nt pas ,1,. !.. <.„nnaître. 
Dites-n.oi seuleiiM-nt ...unpioi v..us avez fuit aussi vite 
«levant re\pre.si..n .1,. la nror -aissanc... du roi? 

-I.^- roi ni'a\ail dit c- .pi'il pouvait nu- dire, et je 
n avais rien à rép..n.ir.> autre (pie cr qu,. j'ai répondu. 

— \'nus \ous n''*i'r\i>z Tavenir? 

- -Ou:, si le roi ii.> j.erd pas I,' uiéinoire. 

—VA si le roi dé>ire s.ivoir (|iii vous éies. qu.' devrai- 
jo faire? 

~No ri.'ii diiv qui i.uiss<' laisser supposer iiue vous 
nio eoiHuiissc/:. 

— Même si cela pouvait vou> être utile? 

|)an> le c;h où ,-cla serait, vous seriez prévenu. 

—Par (|ui ? CoiiKiK'nt ? 

— \'ous seriez prévenu en f.'inpv ef liour.'. M. le vi- 
coniîe: inalh.ureiis.inent e"e«! ..ntorc là tout ce .aie je 
puis V..US diri'. " 

Tavanne^ frappa ses inam^ !"une cr.ntre l'autre avec 
un LTOste d"inipatienco: 

" Quvi singulier Jn.uinii' vou^ faiie*! - 



— 64 — 

L'mconnu secoua doucement la tête- 

encore. ' '' '''"' P"'*^*^"'^ ^ien plus étrange 

Puis, c];angeant de ton • 
'Ne parlons plus de inoiî " 

sanee, ^ *''^"" ''*^ la ret-onnaLs- 

— Jf. Je vicomte. 

cherclmnt à fa^ro Pour Z. ^" """ ^^'^ '''^'''^''' q»''" 
Mottez-moi d^ à nlu d>'' ^"' ''"' '''' P''"'' '""'• 

«ans m'acquitter. '""^ '^ -'^ '^^'^'•'■•'' "'""rir 

—Attendez ! 

— ^Alors? 

--Te veux que vous me mettiez à même de IV^tm '• 
tjn aoîievant ces mni< t.. '"ciue ae letre. 

interLxuteur et L !^:i ,"' '" ''PP^^« ^e «on 

dans les «ienU : """^ '^" "'«'"^ 'i"''' Pressa 

"Jilooutez! dit-il Tnn* •. pi 

«>t espace ai «un. T Z^hiT '^"''T' ""™'" 
voua do généroaiuClo C ' .ll™,r, ''"'' >" ■""" "'' 
voyant faire .e n„o vo ,°^i,li;l f""''^''"'- '•<"• -n vou. 
q"e voua „v,„ fait V ur;.';' T" '"^'^''' '""' <'° 




~ 65 — 

sauf, jf mela.jçai gur x(^ (races; je voulais vou> revoir 
Mie lu&ivr ni fac; d.- vous ot vous din;: '-GillM.rl' j-uî 
rclfvc Sabine sanglante! (Jilbert. je »ai8 une partie de 
vos secrets: Gilbert, rour.,uoi ne les eunnaîtrau=-je pas 
touH.-' pouninoi ne saurai.-je pas réellement quel homme 
vous etts? N':ne.-v<.us Joue pas .-n moi une eonflance 
absolue.-' 

_ Gilbert, car eï-tait lui. c'était bien le frère de Xicette 
. anu.oreuv .le Sabine Dagé, le my.stôrieux personnag." 
revêtant tant <le Jormes i.izarres, Gilln-rt releva la tête 
'•' reganla tlveinent Ta anue. 

'• \'ous voulez .|ue je me serve de votre amitié'' dit-il 
en appuyant sur les n >ts. 
— Gui. réj)ondit Tavanm», 

—Kh l)i.>n, soit, .le vais vous prier do me rendre un 
iMijinriaui service. " 

Tp-aïuie lit un gv.te indiquant qu'il était impatient 
«! elitendie. * 

•• Vous souvvt,ez.v<»us. dans le.- moindres détails de 
notre premi.re rencontre^ dennuhla (Jilbert' 

—Si je me souviens? s'écria Tavanne. Comment 
mirais-je pu -ublier la ciicmstanee la phn singulière 
dt' ma vie et fxmt-étre la pin? importanU^? 

— L*' roi pa.<.se la journé(> ejitièn' do deiuain à Choisy'' 

— 0>!i. mais .1 ne cbassera jias. I! v a prom.made à 
«•h»nal et en voiture dans la forêt et' grand souper à 
^opt heures. ' 

-Il viendra .lemain. à l'heure du .-îoufX'r, des invité*? 
de ransr 

— (^iebjm>s-uns: à Thojsv Km invitations pour h> ,^)u- 
[»or .-ont peu nombreuses, car la table magique n'e.t pas 
i;rande. ' ' 

—.Au stmjvr. |K)ursuivit (Jilb-rt. on parl.>ra de Fev- 
•lenu de .Marville et de Prmiailler. 
— Ali! fit Tavanne. Qui en parlera? 



V^^-^ 



— 66 ~ 

— Ix's j)orM)nncs arrivant <l- Vms. 
- — Alors? 

Tavaiinc tressaillir. 
'* ConiMiont. dit-il, vous voulez? 
—Que vous raeonti.v tout au roi- 
— <'t'[>fn(lani. . . 

^^^-^_I:' faut :c>strnn.,ueseru..e^„e,. vous <K 

Tavanne te:,<lif la uiain à (iiJIxMi- 
'Ce sera fait.' dit-il. 
— Vous n'omettrez rien ? 
— Kien, alwohinient rien! 

—Maintenant autre nv.„nn.amla(,on 
— I.^<|uellc ? 

'v^z:nZ.;'^:::t:.:\:;;, - ■■■""i 

'■» n.«r,. ,.t ,,„„ ,„n, s„r, r I II I, "l' " '""'' "T 
ticdrira ,1,. „„„„,,,,, "" '"•"'■■'"■ ""<' V'Mi.< al«- 

— l'omnu'nt ? 

d.'lal^"!;tTr '"' ^"''^' """'^'"""^ •^" n»^ -"« prie 
_sl' i . '■"\'>""«>^^"^«- .^.'ra <le mon côté. ' 

^oit: je fera, ainsi que vous le .Htes' 
— Noici la nuit (|ui descend, r.'orit (îllhorf i 

nura pns qu. !,|ue^ instants de repos. ' 

—J^ roi <>si ,i la ('roi.v-F-^„nt.iine'^ réiwU-. T., 

atee étonn...i.,..>i /• "'«uu . re )eta 1 ivanne 

^M( eionnenient. ( oniment <• sav.v-vous '' !.. .^• 

flevait pas y aller. -i^'/. ^ou.^. |^. ro, ne 

rnw''/- "''' '"'" '''""•'''• '^^ ï*<'vronie. arrivô nrA« d.. 
roi tandis om. n,,„. ..(j.u. ; • " ""»m |>iea <iu 

DIX I ntaine est la H<.ule hal.itation voi.sJn.\ 



— 67 



!<• roi sVsr rendu à la Croix-Foutaine. Jl sa nmtUv lo 
paviJJf.n dans un (juart (rii.'un. au plus lurtl 

--(iilbert! (iill„,.t! dit TaNHi.n,.. avec une expression 
<1 iaouneniont prolftnd, mais ce que vous me ditos là est 
i)lus qu étrange. 
— (Via est! 

— C'unnieut jc savez-vcus:' 
— gii'iniporte! ])uiir\ii que cela xùt ! ., 
~U IVvronie nïtail pas au-c nous lor.^ de l'évé- 
nenu-nt. Je ne vous ai pas .putté .lepuin cet instant 
comment savez-vous qu,- la IVvronie ,oil venu et qu'il 
^t ordonné au mi d'aller pren.ln. <lu repos à \, Cn.ix- 

—Il 8'est contenté d'onlonner le repos, .t c'est le fi-r- 
mier Kourret (,ui <.st \eni. .nettre s.m pavillon à !a dis- 
pfwition du roi. 

— (îilbert: il est 11. ,K«sible quevou-s sachiez tout 
cela ! 

On eidendil un liruii de ^ra|,,p d<. cheval. 
" \'oici un cavalier (,ui pa-^e sur la mute, dit (.iiJbert 
Interro>fez-le! " 

Kt entraînant Tavanne par la main, il le enduisit 
vers la nu.te. Tavant.e s'avan,,-a et (;dl,ert se njeta en 
arrière de manière à ne pas être vu du cavali.-r. 

('était .M. de Créqui .pii jraloj.ait sur la routi 
aiM-rcevant 'l'a^anne, il arrêta sa monture. 

"(lu est !.■ roir deman.la Tavanne. 

—A la ('i(.i.\-FontaiiU', répondit le marquis 
Bourre t. 

— Kt poiirpioi le roi a-t-il été là? 

— I.a l'.-vn.iiie lui a -.rdonné uiu" luauv «!, ,,.r.^ 
avant de partir, et iiourret a supplié 1,. roi ùo pren.lre 
ce rep«.. dan. son pavillon. U roi va partir et je vais 
i*lmnmn<ler sa vn,r,,re. cnr son carr->ssè n'-si pomt lei.'^ 

C'riMpii rendit la main et disparut. T.ivanne était de- 
meuré immobile et réHé«>hissant. 



En 



chez 



n'(His 



— 68 — 

mJlf'' ^""' ' ^"' ^'^ ^'''^•''^ '" -^-approchant douce- 
Tavanae s.- n'î(.urua vers lii. 
"Quel hoinnio êtea-vous ? dit-il. 

fn.^nl''"' '•\''«'"-^'^' Mnintcnanu' M. ,1. Tava.u.o, iv- 
ouraez a„pre.s ,l„ roi. (^,, votr. «hsc-ncv trop lo,.g». 
uo HOU pa« rc.,nar.,,uv, et m .pu.Irpr.a. d- la .nur vtus 
a u courjr a ^a nxherciu-, .lu.>, .p.,. vou. n'avc-. pu ,uo 
rejoindre! ' 

— Je If (lirai. 

Cho »,. le. r„.„ ... rnv,.ulu,e .i „„„ a,.,,a,U,o„ ,1e c,„, 
V n a pas ou lieu. ' 

Tavanne fit un siKin- aftinnatif: 

"M. le vieomte, poursuivit (iill,er( en dian^eant de 
ton et .1. s.ncl.nant j>rofon.lé.uent, je n'ai .pi'uu seul 
mot a vous dire, mais ce mot dira tout: nierei ' " 

I avanne tendit la n.ain à (;i|lH.rt, puis i! s'élança dan. 
la direction du pavillon ,1e la Cnux-Fontaine 

On entendait le roulement drs voitures et le pialfe- 
nient des chevaux. ^ 

Gilbert s., rejeta eu arrièiv ; rentrant dans le fourré 
1 sappro<.ha ,lun massif épais qu. des lierres cent.: 

jwnetralde. Il s arrêta. ' 

rn premier eoq c-hanta. Fuis un soeon.l fit entendre 
son kohoriko. 

1.68 lierres sï'c-artèrent doucement à leur hase et un.- 
e te no.iv et velu., apparut .lans la denii-ombn.. Cette 
tote était celle d'un né<:re. 

"I^ lettre? dit (Jilbert. 

— Kl le est jM)rt^.<'. répondit le nèfTC 

— Kt Owj-Huppé.5 '^ 

— Il est au pavillon. ^ 

— Xouvellofi de P.îriiî''^ 

— Aucune. " 



/Hî^^^^IK.^PTj*?'^- 



— 6y — 

GilU-rl fil uu goste: ht u'-tc noiro rentra m„h ], - 
lii-rres qui se r< ÏL-rinèreut. 



LE SALOX DES GLACES 



Choisy était le séjour favori d.- Louis XV sa rési- 
M'mo <!(' prcHlilcotion. sa /V/.Vc J/.av(;n. oar eï-tait là 
(jn il vonait s'efforcer d'oublier cette rovauté- .lui rennu- 
yait SI fort et de la faire oublier aux autres. 

Aussi, en voyant le roi aùuer ce ravissant coteau, sur 
lequel, de Tliiais à la Sein,., s'est groupé un villa-e 
noiunia-tH>n Choisy: Choisy-lc Roi. 

Jadis on rapjx.Jait Vhoùy-Mndemom'Ue du nom de 
sa fondatrice, car c'était là. .ju'après la Fronde, la 
{rrande ifadentoiselle s'était fait construire un cbâteau 

Ma.leiuoiselle aimait cette route d'Ktainpes, de Cor- 
beil et d'Orléans. tlu'-Htro de se« chevaleresques expl.ils 
aux jours ap.tés des guerres civiles, et elle nuna c,. châ- 
teau dans le,,uel elle nnt pleurer l'absence do Lau/.un, 
détenu a Pignerol. 

Mansart avait construit les bâtiment*. U^ xotre 
«vait dessiné les jardins qui descendaient en espalier^ 
jusque : ' 

Sur ces l>ords fleuris 
Qu'arrose la Seine.. . 



— 70 — 

Co8 janlins .1.; Choisy ('.tainn ivn.,inn.és i,nr Knirs 
ioiirs .■! surtout |,iir |,.,n> rosit-rs ri. h-ms jasmins. ausMi 
btuux et ]>l(i8 U'iiux mriii(> (ju,. irux .U- S<riUix-lViilhi("- 
vro. lii „n II.' v(.\ait que viisics !iil>vrinllhvs murailli's 
(t v.^rdure au>f dos .t«t.i<"s n,ytli()|.>-i,,u.s: Irs aniowrs 
«k« \ finis, les iliasso ,!.■ Dian.» ,1 |,w Xvinphes pour- 
É?uivi(.s par les l'an., rt les Satyres. 

Louis X\' avait cons.'rvé ot cnilx-lli les janlins; mais 
no trouvant j.as assiz coquet h- cliàieaii .!.• Mansart, il 
en avait fait constniir.' un antiv par «Jahii.'l. 

("était à Choisy que I>.uis XV re.cvait .«es intimes. 
Or, a ia cour, il y aviit alors trMi,< «U.^nVs dans la 
umsse des courtisans: le mondr, la sovutr cl les t»/tm^.v. 
On appelait le ,„<m>fe les ^n-anWs ..ffi,.iers de la cou- 
ronne, les ministres, les aiiiLassadeurs, louto cette l'ouïe 
do gentilshommes eii/in pour lacpu-Iie le roi ne descen- 
dait jamais (ks sommités de «a ,i;ran<leur, 

U société se composait des seigneurs et des dames 
<|ue le roi re.-evait le .soir dans s..s appartements, hono- 
rait d une sorte d.,- familiarité .-t admettait à la fd\enr 
<le rtre en sa présence. 

Knlln le titre iVintlwrs appartenait au.\ familiers 
nuv g<'utilshnmmes galants devant les^juels Louis X\' 
déposait la maj.-sté royale, ("étaient les habitués ,los 
petits appartements, les in\ it^l^î ordinaires de Trianon et 
ac Choisy. 

Mais c'était à Choisy surtout qui était la Petite 
fnau<on du roi. ^-V-tail à Choisy .,ue l'on célébrait ce 
quon nommait les pelilr.s fêtes, et ,,ui étaient ,\M\(<^ 
comme dans le culte païen, tantôt à Bacclms, tantôt à 
V. nis, tantôt aux autres divijiités. C'était, affirme-t- 
on, la charmante Mlle d.' Chan.lais et la séduisante 
eoniiessi. .le Toulouse qui, avant le régn: de Mme Châ- 
teau roux, avaient fondé ces fêtes noot urnes. 

A ('hoisy, ie !jira,nl hier n'e.xistait j>as. mais, il v avait 
petit lever. 



r'Cî 



'mr< w^'^'"F^P7--tr 



n-jmk *;^.i^ 



— u — 

Ia' tjianil h'ver t'hiit ('xchisivfiiiciii rm'r\A ji \'» r- 
sjiil!o.<: cV'tiiit iiii ;rnin.l m u- (1«> ;;ran«]( rcivniMni,-. 

I^' l'i-tit hv>>r n'iivail lit-ii <|in' lors.|iic le r<>i .'-tiiit jx-i- 
i^ni- t't rasi'. 1,.' I»;;ii|.Iiii, ou un il.'> plus irrandH s. i- 
;:n('ur> lui pns, iihiit in xrvietlc. La rhomwe .-iaiL 
«•.irali'incrit flonni" jm'- ,ii, prince dn san^f. ou. à dt'- 
t.iut. par le cliainlx-llun <!»• la «nuronui». 

Tous ceux ([ui ava'rnt irs ijrnnih-s cn^rtr^ assistaii-nt 
ou ffrnnd Ji'vr. 

i}\m\u\ \i' roi ('-taii (oiuplt-truicnt halullé et ipir- l'au- 
iiiôuicr .!• s-rvicf avait rép.'-t,- l.s pnôrcs, les ambassa- 
<lt iirs .■II! ai. 'ni. I.c 7/7/,/,/ /,•,-•/ sr terminait », l'heuri' 
(lu coiiw'il. 

(".'tau !<■ Jern- favori de \^^\^\>~. XIV. 
\a' hier favori df F.H)uis X\' était lo {H'li[ lerrr. infi- 
Jinncnt uioiiis lonj; et plus familier (;ue l'autre. 

i)e^ (|ii(> le roi était réveillé et avait n.ite l'oflice du 
Saint-Ksprir, 1" jh'IH Icror coniinen^-ait. 

l-es prin<!'s i\\\ san-r. l.s f)rineipan\ offii i.-rs de la 
maiw>n du roi et les intimes élaicnf seuls admis au 
petit IriiT du ro!. 

rurmtrr ,ni prUt /fiwr était une faveur touie «:p«M'iak' 
•pli indi.piait une haute .nflueueo et un puissant crédit, 
tar au /»-■/// ferrr on i-ausaii familièrement avf»: le roi e* 
on énhanvreait en riant les bruits de la ville et les antr- 
dotos de tour. 

îîuit heures venait de pnnner, et le petit sah.n des 
Cilaces. ((diii <pii. à ('hoi>v. précédant la 'hamttre. du r<n. 
r.'mplis..air |e>' fonction de VOEil-dr-Bonif de Versail- 
les, était . iirondiré par les invités au château. 

I^)uis .\V avait conservé les habitudes de fiouis X I \'. 
('haqn. nuitin. le valet de chambre en .piarti-n- cpii cou- 
chait .!;ins la chambre du roi. au pi.-d .Iti lit. résiliait 
le ro] a huit heures. 

(Quand !e roi étai^ ai)sent jdusieurs juiir.-, un autre 
val^ de chambre (ju.' c.-lui en rpianier. <pii suivait <.n 



::^^ 



7«> 



Jimitr»', couriinit nu |>i«'(l <lii Ht \i'l«'. aliii «|iit' la coudif; 
vo\al(' fût tdiij.iiir.-^ ;,':»rilw). 

IV huit hc'uns un «piirt à huit hvures ot dt-niit', lo 
fH'til lowr ci>iuiiK'ii<,,iii ; < l'hi ik''|i»'n<iait d»' la facilitô 
l>lus ou uioirirf <,'rrtii'i»' avw ia(|i 'lie le roi s»^ rév»'illait. 
A hiiii In'iircT» donc, ton- !«'.< favt)n> (>t hs favorisé« 
l'taiitu iliiii.» lo saN)U «rattciUr. 

(Y' &aloii dch (Jlaccr* avait trois fouimuniratioiH: la 
)>rcni!An. uvic rrtiiiichairhrc i\u roi, la r^iHoiidf avtr la 
«hamhr..' du roi et la tnii-ièuif a\. <• li- t-abiihH des Por- 
ru(jUi's. 

A la porto de la cluunlMi' du ro!, devant le Inittaut 
dr droite ;*«• tenait delxiut. k' dos ajipiiyé «(titre le cham- 
branle, ia main post'o «ur h' bouton de la serrure, un 
suIvS^e d' taille colossal»', carré des épauh'set au*si roug»^ 
de \isa^'o <pi. de (.'osturue. 

Co suif.-se ('tait le juême .pi. lui d.' VOKiJ-ifc-Hm'uf 

de Yer.-jjiille.s. et il vivait dans ei-s salons d'attentes 
coinine \\i\ yros oi.-w-au dans «i oago eans jamais on sortir. 

lu >iiu!>lo paravent riitourant Tangle do la salle, à 
«Inute de l'entrw dt la <liambre du roi. sorvait d'imbi- 
tJition au >;ii*><'. Là ôlait hon lit. là était si table. Jour 
"; nuit. au\ ordres du roi. (pi'il fût à (-hoisy. à Vereaiil- 
]"-. à K«uitaiin.'bleau. .1 .Marly. le >uis*;e doiiUMirait vn 
iVetinn à !a porte de la eliainlire à e<uuher dan^ la(^u<lIe 
jH-rsoniie ne pouvait pénéror Siins sui agrémonl 

Son M'r\iee ei.n.>;istait à ouvrir et i\ former la i>ortc 
♦'1 à [)ron< aeer douze uu.ts formant rp^nrc ])hrus< s avant 
(hat'uno un sent: différent: 

"Pas.-*ez. messieurs, passez! 

"Mes'iieurs, !«■ ]{ni ! 

"R<'tiivz-vou.s î 

"On n*< litre pas. mou.^eigneur !" 

Personne 3ro.-.iiit rép(mdre au Bui.^se. Prinix's, i\ui:^, 
mar.jùis. comtes fuyaient devant aa voix ou accouraient 
ù f*on a]>pol. \^s princes t't les princesse:* du sang 



— 73 — 



;i,ii- 



mûiuc étai'.'iit rouvo_vé.-« ou ac(•l^'illi^ par lui .-m- i\\\';\ 
vuiic n'-fl«'\iou n«' Un fut ii lrl'^^^i'. 

Ix" Kuift*' M avilit i|ii"'.iii inaitn-: iii rm. Il ii.iv.ut 
li'onlro à ivt'ovoir t|ii'.' <l"im -h'uI ; du rm. 'l'un; .<• i|ui 
notait pas le roi nVxi^lait pn? jxmr lin 

Au molli' tit ou liiiit iK'iin.- ivainit Mimit'. '• .^ni--.». 
(jui jiisfpi'alor.s était (i-int'urô (K-nu'ic smi par;i\ 'iit, ••» 
tHait sorti <>t ôtait vi-nu k' plan-r «Icsaiit !a poiti'. 

'ïvu^ l«'.s n';;ard^ il''- eoiirlisaiH .-i*t'tai''nt alors ti.xi'.s 
.■«iir cfttc larire iiiaiti '|ni. iiiiiiioi»iIf >iir li' l>'iu*'ii, allnif; 
Imit a riu'iii'.' iKTincttn^ raci:<'s ilii r-tv.il -irn tiiain'. 

Dans !r >al'>ii (l<'s (Il '•o.» x' pr''s.«ait'iil jiarni! l< s inti- 
me.- toute.- le- (élt'lw'ies c*<>n(|uéraiit''s N' In e<>nr; !(i- 
clieliee, (irammoiit, la 'rrénumill", Créijui. Mauii'pa.s, 
'ravariiif, t"oi;iiiy. StMivré et (Tautri*;» eiuonv 

La eonvef'iatioii était orillaute et l»ru\aiile. 

"Kt J-'lava<'ourt •'.-! parti? di-.ai; Soiun eu naPî. 

— )ui, répondit la 'rrémo\iille. Il ••-: parti e! il a 
enlevé ««i femme! 

— Il n'a pa- \<nt!ii. ajouta ('r'''i|ui. pii MiUi- de Kl i- 
v>U')urt héritât de -c- moeurs. 

— ("est la einquièine /illê de .\<'-iv. dit ('')iiili\. 

— Si .sii ré|h)r.s.' c-t \raie, ell-- jMunt un li- au <-ai .let'-ii', 
dit 'l'a vanne. 

— Kilo est exacte, dit Hieli.'Iipii. enr e"e-t à in<)i (pi "elle 
a été fait''. Kiitre tious, me--i.'ur-. je n'étai- pa- t'âdié 
d.> sjivoir >i MiU' de VintMiiille a.am -iicrédé .1 M ni" 
di> MjiiHv. Muir di- Lauraif'ini- à "Nl-ue 'le "\'!n( iiriiî'.', 
Muie di ( liàîi'air ui\ à .Mme de L,i ir iitUii'-, Muf de 
l''!ava<':uirt ne ^"rait pa.- di-pu.M'f .i <uei''di'!- à .\|i!i'' .!•' 
Châteanrouv de causai donc uti -ntir avec elle et je po- 
•^ai la (pi"-î!i»[i 1— <'/ vertement: — "Ti'liéritaire de \ >- 
i-0''ur.- e.-t \''itre." — di--je. Elle îuini'uda .■! -lunt. 



înai- "!!e n- 



...1. 



r,. 1..: i: 

. r ' I : ; : ; : ■ 



M*»té de !a .-duntion: je |)arl,u rielic.--e-, p 



I 1 ... 



UI.--ai.'' •. <doi- 



T". boniK'ur, a'l"raiion. . . — "("est 'j<'au. lent r la. me 



'■t*T'';,Lu. ■ %M: 



— Î4 — 
^hiH'Uv n.fi,,, „ui- .).. piviVr, à U.m cela l\.^tij,u' .!.■ nw. 

— iV.sl.'! dit 11 TrémouilK. («ti riant. .|iifl <'>|.nt fort ' 

— Ks|.nt fort „„ osj.rit fonV- ! .lit M. ,|, \fai.r.-im^ 
"'<•-• <•'• M.i.rir.. ra.liour qui lui était faniili<.r, rt m„ 
|Mu^ tard lui loina h- |»oi(t.f.Miill.-. 

— iomiMcnt: .-./.rit funv ! ,|.-i..ai..la CnMiui. 

--Oui. Mui.. .1- Klava.ourt . ,i ,,ut!.. av*.. ...i, „uri 
n «•«(-<•»■ jij!,, v 

—l'iims io,K ,!.'ii\. avaiii-liiiT iiiatiu. pour l-ur l.rr.' 
<lu I>an|.lmi... .I,f |.. .i,„. ,|,. |„ 'l-,,-.,,,,,,,,!!,., 

~KI. lurr.: i! V , trois jour^. !• lava.ou.-! ..„t ., ,.,. 
*ju.l ,.ar,.if. uuo i.,nv..r.>alion av.,- >a Iri,,,,,,- Il r„t 
MU-stuM. du ro, trist,. H <.-.,..ul.-. .|,.,m„. |a .....r. ,!,• la 
«l-xlK-M.. Mm... <].. Flava.ourt xuiriait en n-,,nlant |.. 
'«u.n,u,.. (Vlui-.i M. (H.ml.a v.ts Hlr. lui prit In niaui. 
Ju U.i.-a, vt lu, M.t ^ralau.m.ui! : -.Ma rhn;-. av.v-vou, 
«'lui.. (1,. vnn. ou .1- uiourir? - Van! r,-.|.oud,t-,.||,. 
"- Alor>. ma.l.uur. parton. .i..maiji. ,.f sovoih .|iu.|„„v- 
iiKMs -.an-, revenir à la coiir." 

—Fhiva.ourt a .li( ,..!;,:- .jit (.rai un. 

Oui! n\)\ m^^i^ ôtoiiner 

--Xull.-meut: Klavaco.in. .-Il le p-nsai,. ...ra.t l,ou,. 
iii.'a tuer >>a femn.e eo,,,u... à h,, l.aiser la u.ain 

-Kl .pia-i-ell.. repuu.lii. la Mimpiis*.!' .Iei,.a,u!a Co,- 

— i:ilea M <le U, jaIo„-;e,|e M.n mari, luais .Ile h,) -, 
t""""^r ''"'•"'•"'• ''"'^'i' niêuie .an. atiendre au len- 

'f.-Ku'helieu toujouix.., .,!,,„„ 1, „„..,,,,,,,, _,,.ji^^ 

— Kf rpie lo roi sonnuie! dit (Irauiiuont 
-M .pie ru'u Me lui plaît... ajouta Souvré 
-t e^t-,i-d,re ne lui plaisait, dit Tavan.ie 

«UMao.iiile. Mainvpas ( 'ré-pii .-t foi-^nv 



-75- 

- Q>j<' i]\'-i\\ ilori( . TrtViintx'!' ;iji»utn <iranimont. 
-J»' ilis i|U(' -u-u Me pltr.siiit au roi. 
— ( p f|iii •*ijr»iilit' tjiif Uiiiintoiirtiit '[iu'l<|ii'iitu' lui 
])iuît. 

Pi'llt-rtrc. 

— Kt <|il. (lonr? 

— Je ii«> >iiis, mai- df'iMU-; ;p atit-hicr. dcpui» la rhiis^c 
iiii .-.nii'/lifi- «ijuis la<|ii«'ll«' le r«i a r< w un ilunir'T si 
;.'raiiil. il c-t iiifiniincul plus ^.u «p' i •• it. 

— ("i -t \rai ! dit Souvn'. 

— 'l'ivs-vrai ! dit la voix diii? l'-ir-'l .t fi •■. 

— Konjoiir lit- HridiT''! dit ii . !,. fi>r '^u ^'ir\- la 
main lu ,»rcmitT «HiiviT <lu ; 

— \'iMi> disi»'/. tpic !«■ r<»i 1'' I !»!i: 1.1 r, ' a nan- 
S4'. ri'piit de liiidjîi». cela » ' U'ai • ■• i |i'ti', 'M la 
pp'avi'. c'est fpi'liKT, mr-mc au d/-i',.t. S; Maj-'stt' .t par- 
fDiiru la fori't à flicval avec uip^ nc-l •' 'i u'- . iit aili. .. 

— (^iii u'onl pt'nnis ipi'a nitludi • 'l'i'. jun*' de 

le suivre, dit la 'rréniouillc : car i'u\ st««Js. par suite 
d'un lin.-iird aus^^i liouroux p.uir »iu tv nialluMircux 
pour riiMi.-. l'taiont m<T\<'illcii.s<MUi'iit mon. .->"... 

--Oui! dit di' Hrid;."'. «^('s nu-ssirurs avau-nt U^s ihi'- 
vau\ 1rs plu» vifs dt's ;:rrtnd(\s «Vurios. 

— ("rst vous (pli n(»u.» Il > avi'z fait doniuT, uinnsiciir 

rriUVcr î dit Kicln'Ii<'U. 

— N.uiî 

— Mais t«!i lu" >aurait vou,- roiitrarior (pir Jiou.s a\onr< 
-pu >uivri' 1(> roi ? 

— frcus.st> \iHilu t''tn' à sa placi' monsieur !'' dun. 

— Et uioi A la vôtri'. mon cher df Briil<:(', le -oir du 
liai masijiir d«' N'i-rsiilli^s. où la Ik-Hc présid» ut»' vous 
prit p<Mir II' roi et an \n\]> viuis lais.-At.'s pn-ndrc. . ."' 

l'nc l)ruyauto «raicti' accuoilit ce souvenir d'une ré- 
s'iMitc aventure JéL'èrfmont arrivée à Vers.iilles. 

"Hliî d-' Hrid;,'e. !e courtier dos nouvidle:- aiiiUrantos, 



■ ■/ir 'iJl»---* I.1H|., ^1 



■*l*./ 



— :r, 



<lit la 'rivmiiuillf. «jiu'l Ixm mol anu» apjxirt- z-voti'*. ce 
matin ? 

— Un bon mot (|iii noM pas de moi, rô|Kju(lit de 
Hri'l;;;»'. 

-I>«! i|iii (.'st-il? 

— !>*' la noisiôinr- fill.. du rui : la prinot-s».? Adélaïdo 
>|iii u "Il il y a (|iiativ jours ses tivizt! an^ atroiiipli»*. 

— (^i"a-t-<'lli' dit ■■' 

- l-«- soir Mit'iiK- de son anni versai rc de naiss;iiicc. 
rlit >r:i;,Mia à a miic (Hia'orzc Iftuis on jouant à la 'U- 
nif/no/ç. ^ b. lendemain matin, on la rencontra, à six 
lieiins. ï;'.'flo,<,-aiit d'on\rir les |>ories dn |)alais |)oiir 
•r-iiifor \'«Ts,iii!es. On lui demanda on elle allait. Kll.' 
n-|M.n(lit (|ii. /'>ip.!-i:')i étant mal avec son frère dWn- 
^leterre. ell,. allaM a«!ieter des armes pour Uaitre les 
Aii^dai^. Kt coiiiiik' on Im fit ..in ore oDserver (piVlle 
était femme. <.|h' n'|)ondif es mots .pie je rapporterai 
'»" i"i: ••.l.,,nne d'An aussi, était femme. .;iais die 
vtaii d,. ,„o«s iH'lle iiai>sance .|ne moi. Donc si die a 
tiie (|iiel(pics Aii;.dais. moi j.. |,.,^ tuerai tons! 
- -Hravo! I.ravo!"* dirent les courtisan!^. 
A <v moment la [M.rlc de ranfidiamlire s'ouvrit, et un 
Jioiivd intime fit son entrée. 



— 77 — 



XI 



LK FITIH ('AHI»I\AI< MIMSTIH-; 



"Ah! frrand DitMi! .«'(Vria Tavaniic. nini< (•'"■st iino 
plnin'usi (nii lions arrivr." 

Krf«i'li\<'in»'nt. Il' |M'rs(itina;r<' qui v<'iirtit ilf jH-fiétn-r 
«iaiis le saluii »!<•-; «JUi..-^ avait un air de (onrilcrnatioli 
rt'iidii j.liis lii«riilin' «iii in- juir le i<>>Jtuiiio ifiltViH>;tM|U(' 
i\u\\ |M»rtait. 

Kt i-oiH'iKlant. i-V'tait l'aii!»»'- <|c la cium' h- |>lii> spiritiifl 
»•( 11' [iliis ^'ai. «•'/'tait Bcriiis iloiit d'ordinair»' la iniiu; 
«'|»an<iiiii <t 11' Iripli' iih'IiI'HI rflniiiliaiit «'ii > a>< adc n s- 
|)irai«'iil Ih joie et If liirii-rtr*'. 

Mai< <•(> jiiur-ià de Hf-rm- axait xrritahliMncnt l'air di' 
la di'snl.itiiiu jii'r.'Hinniru''*'. lii' front |k.mi(!i('', les y<Mix 
)»«i,-«>t''s, Ifs liras l»alant-. m» iiKi.irliuir Imruiilt' dans rha- 
<|iu' main. If |»as traînaid. Ir corii^ al'fairtfH* • v lui- 
juriiic, il s'avaiurtit <ii poussant i\i'^ smipir- ijui t'iisx'nl 
^iil'li 'tour aliiii''iit»'r Iv.- fuuuiiv moiilin.s tli- l'on (^iii- 
«hoit»'. 

Sa mine lnyiiltrc était d'un «'ffft si roiiiii|i;<' qU" tous 
les as>i>tatus |»artir«iit «l'un fol m lat do riro. 

lt»'rniî>. la pliy-innojnif de plu- »'ii plu> *Miiiir.'. la di'- 
jnartht' dr ; lus ««a )>lu' traîiiantr. l'air d«- plus tU plus 
«Irumaf i<pn'. Hitiiii- lo\a a la Ur.r- -t» dciiv mams ot siort 
«U'uv iiifuiihoirs. 



— 78 — 

"Ah! fit^il on a^'itant dain l.s iiir.> Ic^ deux tiahus de 
i»atwto. 

— gu'v a-t-il'-'" dit Hicholioii. 

Tous les g«>ntil-i}ioiiuii,'s .'Utniirnionf idt.hé (jm secoua 
la tôt»' tsaii.» réiwMjdro. 

"Qirv (i-t-il? réjxHn Ificluditu 
— Ah! muii Dieu! j.n'noz pitic dr umî : dir lUrnis. 
— Mais i|u'avcz-vr)u-:-' (juc vous .'<t-i! ii..tic airlM-:'' 
«*ria la 'l'réiii<iui!|i'. 

— Kt diiv. lit licnv.< nwv d.- p^t,.s iin]H.sanf.s .'I 
dire qu'un t.d niailitur était M.^fHiidti sur uu\ têt;-, et 
<|u<' jnoi, pauvre et iniioe.Mit.' victime . 

— Oh! dit Maurejm< en voyant la par.. le expirer sur 
U's lèvres de TaLiM^ pauvre. .,iii ! vidinie... i^eut-être! 
jnai» inn.K-ent '. . l'.ujnjuoi ctte amplification? 

— l'Vst <ela. du Bernis. raillez! (^uan.l un lioiunie 
l'^t dan* nnv filiation dnuloureusi.. m-, anii^ n'..n( ,^u'h 
I al.andonner. à le uu'-priser. à le iapidc-. . . 
—Nous n'avons pas de pierns. dit Maurepa>. 
—Ah (;à! >-éeria Tavanne. .pi'^'si-ce (p.'il le prend 
Jnl.k>:' Toi. d'ordinaire m j^ai. si jovux, s, entraîuan- 
W V(ula dan* le. larmes, le* ^enii^seu.'nt- et I, . er-, 
.Kncore une lui*, (ju'as-tii ? 
— <'e (pi,. j';,i y tif licriii^. 
— Oui: ipi'est-il d(»ne arrivé!-' 
— fc .pi'il e*t arrivé:- dii <.neore Borni*. 
— <>iii! nui! cria.t-..n .l- um> côtés. Parle/.. l'ahU.' 
INirlez Vile '" 

Ik-rnis se retiversa en arrière -,1 prenant une pos^. 
ma;;istrale. 

-.Nr. ^M. iirs. dit-ii. jus.iii'iei. juMpiVi ee j„iir. jns(prà 
Mio heure, je m'étais cru i-mi d'une noble, hoi.nêle et 
mattaMuahle famille. Kh lu.u ! e-tte .•onvution ron.o- 
Jatriee vient .1 être sui>iteiuenr .-t ahoiuinahlement arra- 
<hei^ iU< mou efMMir !" 



^ 79 — 

Et l'abi^ t.^nnina sa phra^.' i»rtthéti(|nc axoc un i^cAe 

fruj>orb<\ 

'•Bravo' <lit CnMiui d\'x a<i>ujr«tioii. (iarnck n «-ut 

ijHi!» iiii<'ii\ fait ! 

—Oui, nu'Si^H'ur. eontinua rai»!»»' »\-\-<- an riMloublc- 
jiu'nt .''.Mupiia.-*'. t.'l <|u.' vou,- nu- voyt-z j<' suii aous W 
eoii|) ti'' ta plus icrril»!»- ciua^.t^^l^he!" 

Ix's .uurtisaiK- :•»' rf^ardai'iil iiuiiin lU'iiu-iil. x' <'*'- 
mandant .!«■> y.Mix cr -nu- ..ijriiiiiait ivtt.' pljiiwmti'vi»' .l- 
i"al>lH' lulAtrr et <>ù <'llf fli-vail .-onfluire. 

"Mai". «'iHin. iiu'v a-t-ilr <l<'iiuir.'la i'iuon- Rii'lu'li<'U. 

-ift'lasl (lit TaiilM'. j.' ne \nu< trouver .r.-xprfssion 
j|n»ur [winiln la situation! 

— (Jiwllc .-itiiation !' iTia ('ré<nii. 

— Li iniiMin»'! 

— .Mais en >|ii<>i M-t'!K' mauvaise?" 

I"i4'rni< -«' 'ordit K'> mains. 

•-.I.- u':ii .l'un.' t-lKKM- il tain-, «lil-il. <'Vsi tU- ni.^ >Mor 
î, .|.-u\ j-^i'. iix aux im.mI-^ au Pli .t .!.• lui ù"inanti*T 

^nu'c. 

--!»< mamifi- j/râcr au ri<i ! <i:t ('r«''<|ui avin- étxmnt'- 
nu'Ut. l'i'Ur'iiiM! ;- 

l'air lu j•a^ "11" i '•ntlaniii'' a mourir >ur lYn-lia- 

tau<l. 

-Ah «;a ' ili! Kl- ln'îi'-ii «'Il riant. \ou.- avr/. Ion.,- iom- 

lui- (|U -ItiUi .'rim'.' 'f 

--Plût au .1.1. u-'Mi^n'ur le •liivî au moins (••• qui 
m'arrivcr.ii! a. -fraM <\\n' ju-lu- . taiuli- ijU- jt- -ui-; ui 

n(H.i'nt. 

— Iinioc.'iit lie tjUtn? 
— 'Du critur. 

— t^ui"! vniiH-y 

— Ah! tlit Hi'rni-;. no in» \o l.-maîidoz \>-à>' 

—Kl ! rahi>r. cria Tavaiun'. jur-qu'» .puind {>■ motju»»- 

f{M-fU lie lloii>i? 

-l!<Miw-' <-f .|uatn- f)is héla,^ ! liis PM*rni.>. quf n- di»- 



:mMÊ%m^K*f 



— 80 — 

'« f ui. \()iN toti^ <jui ni'.'ntoiiroz'"' 

i„,pa;t-;l;''''" '•''*' '' •••™laT,v„ ,,.„„„: 

-0"l. .•S|.Im,iick.v,m,.. ! ,|i, |(,„h,.ii,.,, 
— <^i II jiarl ,j„„t„ (v,.,|„i 

-Bravo !.|.n.ntplu.i,.,,r...«..,.n,.urJ 
— Mis^Tironlo ' ,\it l'.ii I ' • . 

^^*™^, •'"■■^""''":!:2t:x::.:^ 

—Ah! «rrand J)i«.i!'"' 

■^ilr^mr':,;,'';:''''.''"''^ ''■■••"''- --i n„. 

'"- A.niKTH )„ f„;„.' "" ''■•"-'"^""■" ■!.". l.M,(,.-,r'., 

'rt i.rHv„ 1,'„,-, V,.,,,.. vLj" '"'■ »'"""•"■ '1'" 'ous 
— f> Paris. 
,— Vous V Ptu'z retourn/'? 

Hi«'r aprps-dîn.'r 
~-Ki «luV av.v-vou. f..it à Parisv 



c* 



— 81 



Tous setai'Mit avancé«!. entourant rahlM-. ( lii-<'i fit 
iin effort pour parlor. 

••("(■Kt . . «lil-il (;\ti\. ."" 

Kn c-c uionicnt \v yros et iv)Io.v-al >ui*K\ «jui était 'If- 
jururé iinpaxsililc -ian** paraitn évoutor cv qui a»' disait 
ilaus la sjjlir. s*' r«Mln.'«>a l)riisi|u«'ni«'iit ot Ht tourner le 
Ixmton (le la |K)rte île U chainlM'. du roi. 

Ce hruit l»i«'!i connu arriva à la fois au\ on'illea do 
|ou> le» assistants, et la i-onversjition fut interrompue 
f'oiniuf par un toup do foudre. 

lit' sui«iSf avait ouvert la |H)rt'\ 
, '*Pa-à«'z. Uie-sieur». pas.-'v,!" cria-l-d de sa voix do 
stentor. 

II y iMit un r.ilen<(' jirofdnd dans le salon des (Jlaccs. 



— B-i — 



XII 



'-''• i'i:TiT ]A:\Kn 



u .for,,,,, nnal <. I.. «r,,... .1. vLu: hro.l^; l^^^ÏÏ 

^•n.,„art,or. ' ^ '"".om„K. .1.. la ehambr. 

Tous <vii\ ,,„i .'-taicnt <Iaf ^i,,,, ,l ■ r, 
|Vam(.n.,it h.nt-nu.nt tôt,, m,, , " '*'""' '"• 

Tous aV.taH.nt r..s,«vi,„M,.s.„„.„t indim'. Il ,.-,n^ • ' 
'-nt dans la d,..n.I>r. s.n. fairo a ..^ bn t T """ 

' U c.han.l.n. n.valo ., Clio.sv ôta.t hn.tn vw 

•pan....n..,,......,,.,,,.,,,,,--;:;-^^^^^^^^ 



83 — 



ctait il. m- tdtitc sa !»|il(>ti(l»'ur. ElU' était mrtti-IaKîMV i\t> 
ilaiiiHs tU' «<)i«' hlaiir <'t marron. a\<H' il«',- it»''|)1ii.'s «l'or. 
■ !>• lit. l'i. .<■»'• clt'lKtiif. «.■oinine ton» l»'s lit!< iriioiitUMir, 
«•tait fil iik'iuo étoffe <(Uo la tcMitnrc et t'titonré d'uin' 
il»ttliistr,i»l<' en lx)is «joré (iiii en iriter'li^iit l'approrlje. 
•Aii.v deux e.xtrt'iuitcs de cette Inilu.-trade se tenaient d«'- 
iK)nt (lenv pagi's. r>eu\ antres étaient en im-i' du lit, 
<tun!4 l'endirasun' d'iine fenêtre. .\v(M- les di-nv paires 
l'ardanf la porte d'-ntré-. e<'la faisait s-ix [iaj:e>. noinbn> 
tré^rlenientaire des |»a^'i'< d'- la elianilire. <|iii avaic-nt |K)ur 
elief le premier jin'iit ilhoinine en «jinirtier. 

Au fond, à la fête du lit. à droite, s" tenait, à la ilis- 
position du roi, le premier vaU-t de rhanilire. ("e jum- 
là. e'était Hinet t|iii était de ser\i(e. Au re>;te. liinet 
i'tait df ser\ ii-e à |h'U près tous les jours, car le roi ne* 
pouvait -e passer de lui, et I<< trois valets de dianilrn» 
i|ui. eux aussi, devai«'nt avoir I.Mir (puirtier de sorviee^ 
jiiui-siient iTuiie \éritali'e sinécure. , 

Huit valets de ehauilire ordinaire-; étaient épars dan«i 
lia eliamltre. atn-ndaiit li « nrtires de Hinet. 
■ i>e l'autre côté du lit était la l'ovronie. le iliirnr- 
^'it'ii du r<»i, (pli. avec «^uesnay le nu'deein. devait toui 
>ji»iirs être prt-sc'nt au I/ncr. |'iii> il y avait encore dans 
rintéiKiir de la Italustrade le liariùer ordinaire, les deiiv 
|)M»rte-<liaiscs <•! 1rs deux maîtres de la f^arde-roU-. 
• \a' roi venait <le s<' !«'v.t. et les deux pajî»'** lui avaientj 
•j)r«Venté M's pantoufles, ear c'était !à ut. de leurs privi- 
(NVcs. 

Il ré))ondit au sjilut profond dtv» courtisans par une. 
ainiiiltle iuelination de tète. 

l'n -ilenee profond ré;;iia dan> la cliail^i.re. l'er- 
•sonne iK" devait, .-uivant h-- lni> de l'étiipietie, adresser 
la parole au roi. 

Tiouis .\V avait uiu' Imbitnde, cuiiniode au reste pour 
les tourtisans: e'était. Tlïflipie malin en f*e levant, da 
.prouom-er la même plirasi adr.'fSjitf tantôt à l'un, tantôt 



~ 81 — 
à l'autn.. nui^ funnul.V .1.. ,m,im ïnani^-r... (Vth- „|,ra- 

(V Jnatin-IA, où ,H,u<. .isMistonn au piit k^vt-r .le Choi- 
(■rV, ù.'"' " ''"^' '" *'"'"''''" <T(lin«Jrt. au marqnis <lo 

mrno ,|.. IWn <■( ,,„, aflirn,,. qu'il )ni ,..t ...rvem, l'a- 
v.'iUur. la plus ôtran^^v la pl„s étonnant., la ,,h>. .lou- 
Jour-'iNr., la plus iM'nihlr... ' 

~-\itoî qu'il j.ous conto wla," .lit !<■ roi 

H. J^ iZ'!T ri^''^"' ''""'■'•^' ^'"^"^ Haeo à I',U.lH3 
1 • ';"":''l-".<'"t H l'é.art. au fond ,lo la cha.n- 

'>rr. paraissant n osof n, avancer, ni reculor. 

i-.t» »)U'n. cv matin, .p.o „.,. œntcn-z-vou. ,lc neuf et 

•1 nn.i...ant. nionsiVur ral,l,é? reprit le r.,i 

>;:;^;^n;hi''"^ 

; —Sir..! .lit Richelieu en s..nriant. nvoz i>itié do la 
••".ne pueu... ,îo ce cher al.l..'.. Tel ,,ue vo,i, 1 .yel t 

«voue. hn.„u.,,,, avoir mérité réehafamP " ^ 

—I. Khafaud ! ré]>ôta le roj. 
- " — Oui. sire ! 
' ■ — Comment !" 

"Nre.- ,iit-il. <pu. ^'otre Majesté me ta,M^ ^3ce' 
--uraee rep.>ta le nu ^int. trop ,av<,ir si B.tuI. t.ar- 
^an «eneu.senK>nr .>ù s'il se permettait une .1. Z- p a . 

,.am..ie. autorisée, à (WUe .hàt..au de. Intim^^ 
i"j|, sire, gràw'. 

— Pour qui ? 

— Pour moi ! 



— 85 — 



— Mai>» tju'HVPz-voii!i iloiic fiiit. iiioiisnMir l'iiiil»»'. (^ntl. 
quf quon'lle <i\(!c \<»tr«' <'\t''<|ii<', j'uiui^iu»-. 

— Ah! éiri'! si «v n'était qiit.' tela ! 
— ('omm«>ut! que cela? 

, — Sire! il ne s'agii pus •1*' ce quo j*ai fait, mais ik et' 
(|iii in'arrive. 

—Hdcvt'z-voiw, TalilK' !" 

Henu"* olH'it. 

■M^u»' Votre .Nfaji'-té nio ;«iril<tnne! 

— Mais, ijuV>t-il flonc arri\«''? 

--Ah! sire! Ce i|iii m'eft iirri\é«>t lu i-Ikisc <lti iiiinide 
la pliH affreuse. Ma vie eA emn- les main* de Votre' 
Maje«<t«* ! 

— Kmore une foiî», oxpliquez-von-^. monsieur ralil»é. 
j'écoute. 

— Sire! o'i'st tout une liiëtoire. Hier, pendant la pro- 
menade de N'otre ^[aje>té dan» la forêt, jetai-i deineurô 
au dulteau. . . 

— Pour no pa-! vous li rer à m\o < \isien<f mondaine, 
monsieur l'ahlM'? 

— Oui, sire, et pui< (K)tir veiller à la confeelitm fwr- 
faite de ce mets délicat à l'inaugunition d',.niel j'ai eiv 
rinsiijne honneur de travailler avjN- \'otn' Nfajfsté. 

— CW. vrai, dit I.<iuivs XV. qui, à Clioisy ««t à Tria- 
non, avait pris rhal)itude de faire souvent la i'Uitiine 
dp ne» nuiins royales. 

— .rétai.s done [dongé dans de^ m«*<litntions csîwn- 
tielles gastronomiques. repri-J Bernis. lorsqu'un eoiir- 
rior mapjMtrta une lettre. Celte lettre ttait d'un mi<'nf 
oncle. i'altlM' div Hosniers de Saint-Anjre. chanoine doy^ 
en du chapitre noble do Bru.velle,- <>n Bralnuit. Il m'an-.' 
noti<,fiit son arrivée à Paris |M)\ir !■• jour mém', en m\ 
disant de venir à .sa rencontre a la fmrrièrc Saint-Mar- 
tin. Cet oncle est puissamun-nt riche, et I.H>n qu'il 
n'ait jamais été généreux }>our ^lu pau' rc nc\e,i (je le 



— 86 — 

conf.«8«. jK)ur lui), je cru^ .!,. mon .^vnir .lalirr Im prî- 
n<'Uter in.v. liotiimflges. 

-— .fusqu'ici. .lit I,. r,„, j,. v(,m hv.s. j,lai8-r. nxiiniour 
labbé. (ju'il nV a ri.-n dVffra.vant .lans v..tjv lu.^t )iro. 
, — lli'las! sin ' jr m» nim j.as au Lnuit. 

~< DntiiiiK'z ! 

— ./.' pars dont pour l'aris. .-t. à jxin.' arri\.\ jo m.. 
fai.K .on.lum. à la barriVr.. .S,.in«-.\lariin. .1- ,„'in*tall.. 
<'t jatN'n.l* «lans une aulnT^.- plaWn. .-n fa.v (!.■ la Imt- 
ri. n.. u-s lH.ur..> s ïroulnii. ni.-n ..n.l,. n.^ vi-nt pas, (.a 
nuit .lt.x..t.n(l. |K,.rsoniH., .l'int-rrou.. I.n hal.itanf< Vu- 
<-«in .1..UV n'avait vu .Mitr-r .lan. Paris un cl.anoino 
.lurw «on carnMs<.. T.mm inaniruia».nt rnAn.o mril. n'a- 
vnM.nt PH8 vu pa.-.Hr \'o,u\m- .l'un p.rsonn«;ï,. ross • ,.- 
' Mant au portrait -p.» jV traçai .h> .non .li^m. .-t *>ùm 
pan.nt .1,. ,,<.nsrti al..r. .priî avait .'.prouv.'. .p„.|,,„,. n- 
ard dans ^,n voyagt-. i-t ,pul nVntr,Ta.t à l'.ns .„,o 
!«' It'ndonjain. ' 

-Sa.^-emmt rai..on.Hs" dit L<,ni. W m livrant .a 
eto au vairt d.. d.an.l.r.. c-o.ff.ur .p.i v,.n,ut dV-tn- in- 
troduil. 

J^; roi (Hait .•nvHopjK'. ,lan.. un ^^ra.nl |)..i>fnoir tout 
^mrn, d.. dvntHI..K I. e..i -f.ur pn'^.nta au r.i 1. c-or- 
I>.-t -n f<.rrn.> d.- n.a..p,.. .U-stmi. à laln-itcr .ontr- la. 
IHMidrf. 

-ht yotri' lill... Da^r,'., vommoui va-t-illo:-' dnnanda 
i^>ni, A\ on «• ('a<«hant à d«>nii 1,> ^■ï>^l^^>. 

--Mu-nx, sin-! I«.au,-n„p nu.-ux. n'.fw.ndit Ir r.'.j.M.ro 

-CWt «« <pu. Qn^.nay .hnvait .l,t. Vou. lu. dir-z 
M"e jc M. .ntensH,. fort à cil.. Da^.. .,, ,.d ell. pourra 
2>f->rt*'r lu voitun.. ,uVll,. aill.. vo. ia r.ino .-t 1.* 

-Ah! sjn.! dit lo ooifi-rur awr émotion, vous voulca 
•Jom- -p,o Salum. ^uér.HM- deux foi. rdu. v .te !" 



87 — 



XI JI 



i;a\ I a n iiK 



l.'ttli- W ^. .■jU'mIi! i»U. -i'!!i> <lf I ilti'-t'-t' .n-ffc;.-. 
•t;i f n't.,Mfiir 'iTs ' :i!''M •'. liiiii'- 'l'i! îiitf'jlUa'l : 

"1 ',lil' t|i i'-/. !,l"ll. Il iir ' lllUf lii -1 )" > !,- '(Mit ni' il 



M'I-III- HpTil . 

■ l 'iiin.uii' h ij'.( ilic ' l'i'.-ii' !•■ liaiiMiiii' !)'• -".jut ;i 
i'iii- 1, i. ■' !' ii'i'-nKKii, ]. r»i • iii,.i'i,ii a .et rni'T i\)<-7. 
!iii>; Ail ';Miii;'-:i( oii j":iiri>iti M :u:\ ilcîii'urf iii<''i vali't 

il" I lit lli'li- !i!i fd'Vllll ijH" M ll'MIII '<■ ;i |V ilUlir«> lir'r- 
liritMlM,-. cl ut vt>!i!| !riM Ui\.' 'Il' .iiiiimiil '• .i\"r ItiS- 

l'UK'i 1 (jii'i' u.iii ji.ir.i -<iii \ir,i!'ir Hti -'ii ikki'. . 

■'I U i !l •\.' i|r II''!. ..'.H îr." jK'H-al-J.' nii^-i.-; ••.• !ll' 

1 iilll|»ill' .1.' r,(\:i, |>.|- ,|, !'<W U i''>II|ill!lT lit'' [N-II 
-."• i;Hill.' i"'illl!l • P-Vlllt II '■ .t!ll!l h'i'M •il'IIlCI,,. 

11'. !'"••: 11. iii: I wtr. !>,i>..--^ r' .i- . U'- ^rr^ml. r |)'"<\;iii- 

'iull- .||, <: ;iVtii; 1 'ilf jtill I r il llpl ■"•li* 
{''■■) li'iiltt'.'.'-' . .ni|,îMli:M ]>■ '••!, 

--.!«■ il J - M'ii)!Ui'! (ian^ îimii îptiiri.'rii' m: . \ |)iiii.' 
fu iif.« Il .!- .-l'i!- (|ii i' tiiM un |i!' .-(Ktn'tt il' -.1 (Kxho .>! 
'|u'i' 11*' Ir i> t".-.'!!» 1 «Il jin»,. >ni,iin1 -■.'.'■• ,.it>.|.i.. for- 

iiT'i- I'- .:l i'il" •• ^l 'r ll( iiU'iiiiîit ,!.. j.oij. .■ .il: fv- 

iUilii» ' 

,f*j»: rt|.,iirii.i;i ,IVt'' u.' i\-i >!. r.''!fM;i .!( Mar- 

viiif. i-'iilii 'i !;'.!'!»• «'Il I .i;i li'i'.tîi' i!«' i",i l'I i»" r.tiuif 







»::«" 



MICROCOI»Y RESOLUTION TEST CHART 

(ANSI and ISO TEST CHART No. V) 





|3o 1^^ Hl 



25 



140 




t 4 



2.0 



1.8 



1.6 



^ ^PPUEDJVHGE__ 

^^^ 1653 East Main SIreel 

r^= î'-,°f^î"l''' '*'* ^°'''< '*609 USA 

•■^a (716) 482 -0300- Phone 

^SB (716) 288- 5989 - Fo, 



■■^.i — 



^,»n-'[!H' <••' îi^T- :| ir... Pi,! il\-:ii:-,. : Itllil" ' 1)11 , : !'',. '!>■■.'. 

n<}~\ j.iai.ii^: .-iii,».. ;)<.:i«''îi!,.i.* ;i • , .nii'.'. in, :r-,,",-Tiiiiii- 
■-< )!;■ ivv.' /' Ih I l'i' ■ (!■ i'i'- , 



!'! t II Ii.iU !,; 



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-r,", <j.((' •(• i,: (!(H-:), ' , lui ■■ 



||| ;r' ' .1 :iiii^ . ii 'II- |i 



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\:i<' Ji • :i;!r« !i:r ;- 'nriU'! 



. ■ -<""t;r' i;;.ir inxjMii'u -i ;, mi, h., -n- !"î 



Ml' ■■' II, Ml' 



iciif .) 



'■ •' .!"!■■•; i> • :'■ 'Ml-' M. ;..:rt I .: affrnv. I ;i,. 



'«"'tu;''- 11; ;UI.-II't i' 



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■^1 !i.!l.- '■.IIIT |i-r,- fi,. ;ii^ 

ii'i--.n' "1, moi ■ 



.1' iil)'/i:!it il 

11 U'v. \<<\- 

*';"■■ ^':'''"-: l"- H !ii- I,l ■..tl';! <;; ■ i ...|i;i'< .Î'v.jmTO'- il 

i''u^ ;ir.)r(-js.-ii;. •;; ..-j în-.ii.',' ■,ir:i-.i;ii ,•),. ,,, j,|:,. ;,„_ 
. i>rlM;i;(' . r l.-, ti'ii^ ;,ii';; ,i( 

''(; .:" î>;^an];i! t\ ■, ,.|i< >':,[■ 

< '•iii-ir^'ii.'int j'.-).- 1 r-.). ■■:• (j I,. ^.' 

Il -^Olirit cU ,!i'viti !)!: !,•<• .|!i! 

'i""'"''*'- '''t- J^ :i';,: ;,.;iMi- ii!Pu- 1,.,. tr.-Lvcr an'c ..-v 
;!\Mil'i!"s njv'^îéi'i • , ,;.. |;> ^ ,,;,^„, 

l-fpoil'if-;! 

.. ""^ '■'" •!"" .'•• ^■'"''•- ''• ^■tMv a-r ;.^r Mi,- „, r,.;,!,. J,. 



'''!;:>. ■'!■ ;ii" ''M!' ou :i ^< 



■■i'■''^.li'■ ti '•;;îi;'i' M.U- l*.i 



— (■),,, 
iT'» I. 1 •fiji.-;i; 



■tV^29«œ@^P^lMiaâk'<ffil^^ 



"arTasu- 



— 89 — 

— Va vous l'nvoz arrêU'? 

—Oui." 

,rC-Vài^ dans uu étal dr àiui^Oîacùon voisin .le l.i tolu'. 

"Vous avt'Z arrêté mon oncU\ l'aljbé dfs Itosaw-r.- d.' 
Saiat-Angc, chanoine dovvn du Lhapitn' uni)!.' de Brux- 
elles eu iirahant? ni'éi riai-je encore. 

—J'ai fait arrêter ci lui-là, ou du moin- (vlui ([Ui [i'>r- 
te ce lilre et ce nom. me réiiondil le lieutenaiU de |io- 
liee. 

— ^fais pourquoi? 

— Pare<' iju"il a volé l'un et Tautro. 

— Mon oncle a vidé son titre et son nom? 
—Mieux .(ue cela! Celui dont je v(mis parle ;i wU' 

hi deiii'é d«' parenté avec vuis! 

— Mais lie qui peut-il donc être ipicstion? m'éeriai-je. 

— L)e celui qui a tué ral)l)e les Hosniers de Saint- 
An^'*', et 'pli >"est affuliié de .-on nom et de .son titre. 

— Ahl mon Dieu! l.alhutiai-je. Mou oncle e>t m.>ri!^ 

— Ijégitinif émotion d'iK-ri^cr!" dit Hicludieu on' 
souriant. 

Bernis reprit : 

"('orul)ien y a-t-il d'années r|ue vous n'avez vu votre 
oncle? me demanda 'S\. Feydeau de Marville. 

— Vingt ans et plus nKMre, er j'étais tout jeune en- 
fant, répondis- je. 

— Dialde! vous n.- l'avez pns rt^vn dejniis cette époque! 

— Xon. Nous Hvon- été eu con'esi«)ndancé, mais je ne 
l'ai ])as vu depuis qu'il a quitté la France pour aller à 
Bruxelles, et il y a vingt ans au moin> (!<■ cela. 

— Vous rappelez-vous son visage? 

— N'ulleim-nt.'* 

'J. Fcyd-au parut ♦'ort peu satisfait. 

"Vous ne sauriez reconnaître votre omle. si coniplè- 
temeut effacés de mon souvenir. 

--Alors, mnn c'ior aui>é. je re^ett'= de vou^ avoir 



'■■^'fcïK^lKr^SI? 



; .;>^2k^ 



^mr- 



!55^' 



— 90 — 

iiiit veii.r. Wni, „,. j>oavox nu- r..n.lre le .erv.c.' ,H,e j'af. 
teniliiis de voiit,. ' "' 

LpT^i^H?; ^''"•'' *'"'' ''''^"""'' J^^ '^^^"'^ -q-ondant avoir 

— Cet hoiiiirif n\:4 pas votr<" mu-lc 
— En vérité? 

1 m a pn.s .«,n non. «t .on titr<., ainsi q„o je vou« 

itpn(r,.ie>. ^olllalt j.orrer iv nom et ce titre 

— Alais j] m'a écrit qu'il arrivait • 

--Naturellement. \ous «léeiarez vous-même ne ron 
vo.r :.eunnaît,v votre oncle, l/autre se J! " k Z^Z 
vous pour mieux tromixT. 

—Miséricorde !" m'é< riai-jc 
^. PUH u,ettam à <ontri[.ut,on l'amitié de M. do Mar- 

puirtrrdirrnl'i!:/^^'''^^":^"^'^^^^^^ 

lailler. '^^ '""''"• ''^'^^t ^-«1»^ *!'' Pou- 

—Oui. sire, répou.lit Bernis. 
— Kt d(!pui.s quand? 
— ^M'iii'^ hier soir. 
— Et je n'en ^ais rien î 
— Sans doute le Jieulemut ,1.. .wi- 
tin à Choisy." '"*'''^'' ^'^' "^^"'''-a c^ nia- 

En entendant prononcer le n,m. de Pon!.,n t. • 

ava.t fait un pas en arrière. ^'"'-''' ^"^^ 

''Poalailler î juurmnnfii. , i • 
.iille." "urmura-t-il, cdui qui a frappé ma 



fAkSi -^t«Pl 



— 91 — 

Tavamir. iji'i t'-tiiit |>iV' du r..it!Viir, hii lanr.i un iv- 

gard sévère. 

••'l'ai^-lKi '."" Ir.i ilil-i! à \"i\ l>,i».'. 

lOu ontfii'laiit [H'niinnrvr rarn'.-latioii «lu t'uiiieiix l'aii- 
.lii. iluii; Ir nom <'taii dan. iniiu- lo l.oiuli.'s. tmi. ir.-; 
iièoislanU se rt-gardèiont. 

— l'oulaillvf anvti'! iv|K'ta 1.' n.i. A!!<.n>: j'en ^ms 

bien ai<i'."" 

l-".i .-;■ rcî 11, niant ver,- Hrrnis: 

"Mai,-:, iln-il. je Ui' vi'i.-, )tas tn'ii. Hinii-i.'ur \'iï\)\>*\ 
,|m>ik M)ru (!.' niallinir voU'^ frappe dans <rlt(' circnn- 

tanct'? 

Mfiis hf'aiiroiiii de inalliciir-. .-in'! !«Vrria l'alilH". 

D'aUord. si l'oulailliT n'avait |ia> t'-té arn-ti-, }v l'aurais 
(■i!il)ra-sé connue s"i! v\a été W-fllenient mon (Ui(de, et 
j! m'eût ai)pele ^on neveu, li so -orait servi de moi iK)ur 
commettre -es erim. s et j'eu>.-e i-té s<ui eomi)lie.' sans 

le savoir. 

CV:-! vrai, dit le roi en souriant: mais cela n'o.-t 

1«K- arrivé h.■ureu^enu■nt. 

— 11 a tué m<m oncle «jui était fort riche. 11 l'a don^ 
dé|t<uillé et jv suis dépouillé nioi-inême. 

— l)ans le la-, l'ahhé. vous êtes à plaindre. 

— Kntin. sire, pour licaucoii]) de «.'i.'n.- je pa.>sorai 
nuiintenant jour le propre neveu de Toulaillor; et cette 
afl'airi'. dans laqiu'lli' le nom de ma famille sera pro- 
jioncé à tout propos. jH-ut lui' fair» k' plus ^'rand tort. 

— Poulaill<r! roulailler!" direiu plusieurs sei>:neurs. 

!! V eut un moi .eiu do silenee dans la «liambre. 

Tout à coup, un f<M-midalile kokoriko retentit au de- 
hors. 

Ijc rui ei les «gentilshommes .-e ri>gardèient avec éton- 
jiement. 

ÎXni\ autres cris de coq rctentireut à même inter- 
valle, ]juis tout rentra iian< le silence. 



mÊ^mawwwmmsf:^mem^^?¥^fim^9^mm^^à!ww:mrr ^-^m^ 



4» 



[)2 — 



•po. pour c.-.|.:.l,roi- 1;, tir dr n,; r , V ':"''"^ " /"••- 
-^< ^''Hin,er proA.,d.n.n, d.'"" !;;';;•'''"''''"' '•^' 



^"4'îè= ■3''^ '•'' mi;?--.^!y*'t: 'A '?v:' 



immmÊmwmmÊmiÊ^f^'^Kmmi^^m. 



_ o-j _ 



W 



i.;\rMH\!i:[{ i-i: i,.\ i»\r:'!MNi. 



',■',>•■, li<- li.' M .:■< |h>' V 'l'"!;!!! '•• ,-'; >^il 



II- \ •< • I m'. 



w 



1 l'.'i P')! '■. .1 



' lir.-\.' •■:.\. 



■V," I.-' I.T' Il 

- ].'t'-\i ;!!•' ■: 

v'i'"in<''r.i-iii . 
'{{.■.'<.< .•un--''" 

!,"iMi'--l<T -'il; ';il:i '.Il '■iMi,!. '.il •'{< .ti' :i:.'«'' i':\'. i^li.- 

i! -■:-!ii 

I-OMir >« V I :>!\;-'t ~"i îf-nii • ■! • iii-!"T" inji'niO'-'r 
.'.iii;; -:) ;■• ' i\'- M. l'-'ii. '.<■ i."iii I ■'•y. T ; .i' ■•";■■. 

J''!'iUi'-i'i- !■'■.<•!■. i'>''i:i' 1 ■>! :'M) .:,\, ! ,tii;, il;i !• .i 
V,!' ':nir !•'!'>[!•>. r.iiKi'ii ' rr.'^ j.Lfi:r 'M; Mmic'.W' ^l' 
|-"i,(,li. !" ji!. .!î: ■' .lUiiMii, '■ ' ■ ! ha..p^.'!r l'i" 11- ;•(■■ 

irifla ]• :l ■»:<• '!'• .! hllil ■■ '•■' ' •)■ Uft. !■•':• ■ -'.l \ "fi ■.■■- 

T.!,-.'. |i!-tl": ! ' .'1-11, nv ii.iiiîl ;'tiii-;. ■:•'■'•. :i:; ;mi''".' i t;i:' 
-■•lU- .,'-^>.'', , t ! !' !î ri=.!'i.." '' Mi("i'rs '; t 'M-- 
-i':!|i';iM/' v'^-, :!.;•'■ i.!'" (;!•! !''.■:'' \<-. |i,i!:--a' ■•• «■■ :i i;i'ii:''^ 

!.• •"Kirl:-.' 

N-'; •'!! !ii""\ î.'i,*'! ;i\^':' ^ i ■' '' jir ■;<'/'• ■ ■ Www A>^ 
.Maint^n'Mi. c f'.n *!■ -i l-'i "r J-- -•■- '. 'in- i' «lav-^-i 
'.■■ ♦t'ii.jK- 'K: 'a i\é,_"ii<'. . '.•<' ;•"..":•' 'iii V '■• ^l ij'i'i'.-, d-,' : -'X- 
îi!'iMi'U"!i 111. 1-' ^:ll;■• '"i"'" i:i ia'^■li^<li^ ' v-:i; -"atr.. ,:.'■:■ 
;• lui. 

I."hl:l".r«; 'T "Mi ri,,p{- jO B'.^;:; r el!'' a 'U |-'j|-î ; ^:■\y_, 



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' ' ' ' '' ' ' '■'l'.t (:j»;i(.M. ii,-fri.- 



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^1 |!S1 i.-r -'I 



'■'■I." !,ii :]i! 



"'^'■' ■'■'^'- ' ' 'iii"';i,-!il I,.,,!. 1,1 :,,,. 

'""I- ir.io.if (I.. I,., 



-il ',■ .''m; ii..f.:,.| 



'i''.cii.'r'i,( „!.. 

"'"-'' '•' I ■""' '■"! 'r.iin.îiv i,' j,'.. 

!"'"^ f.M .p, 'f:„. ,; ^ ^•^' '""- 

îii'.'::rMiir 

V V ',., , • I ,., I, . ,,r .r. II. Mil.' M.ir LorU 



(■iiM..nir..i)v -.ftn; nr,v .i„ 



(■'!!!:, -i,. 



''"''*'''''■• 'm a\ ■II, ■' il- I 

„..,,, . ,; • ^. \-':-=i' •rmn,.. ,1... ,.„.,„ ,., ,, j 






!.•• roi n'axiiit pîi-. i.'pinhIi.'- ù l'.nvn- (Tiivir t'.iii \fiiir 
la iviiif. 

l Ut' pn.'ii'.c en. •■)(•, |)!ii> r,'-<('iit«'. nw ,■!!,■ miiniitnlt à 
<iiit'l<|iirs semaines à iniiif. «le la f. liante, .le riiiil.vvi- 
lulité cl (If la |»ii ssaiii" i!e r(\r.|ue. [•rriiiier aiiiiiûiuer 
»l( la Dapliiiip. ^t- it «.n iiraiiv aviv le .lu,- .h l{iclicli,>u. 
Mme (lé l.'ieheiieii. > nr du ,Uu , r\ ai)l):'MS4' i\u 'l'n- 
sor. à Ifoiiei,. désirait ardi'iMiiieiii obtenir rAhl)a\(^-aiix- 
H<»is. (lUc la mort de :*iiie de (arii^iiaii rendait lilirc. 

L'Hiis .\\'. dont 1,'ieiH'lieii ('lait le favori, avait pro- 
niis, en janvier, i-ettc aliiia\e à hi .^oeiir du due. Kn 
l'évrifr. IV'vnine de Mirepoix uoinma de son chef une 
Jiutrt' al)l)i's>('. doeiaranl siniplemeni (pic la conduite 
))rivéi' de raitl)e-.-;e du Trésor ne lui paraissait pas con- 
vcnahlo. 

!>■ roi n'os;i rien dii-e. 

Kichelieu, furieux, n'^claïua : mai- l.ou''- W le j^rit 
de ne jdiis iiisisler. 

D'ordinaire. r(.'vè(|Ue ne (piitiail jauuiis \'ersaillf-i. 
liC Dauphin, (pii i.vait pour son ancien pr(!'cepteur un 
jirofond attachement, aimait a l'aNoir [)rès de Un. 

Jamais Bover n'était venu à Choi-y dans cettt rési- 
«îcm-e royale. d(»nt la reine r{ hs princesses étaient éloj- 
^mé(\s; jamais il ii'avait franchi le x nil de ce château 
dont les invitée.-, femmes. re(evaient. i\ec rinvitati(»n 
(le sé'j(»ur. la défense de s,, faire accompa;rner par leurs 
maris, (('"(st hien étraufre. mais c'esi siri(!em(Mit exact.) 
l..*arrivée dt» rév('''(pic pouvait donc (i (h'vait donc, 
non-seulemeni étonner le mi. mais en<>uv rin(iuiéter. 

Un sputimcnt de ^n^ne et d'ennui érait peint <\[r la 
physionomie de tous k\s assistant>. 

La porre se rouvrit; un tiuissier annon(,-a: 
" Monseigneur de ^lin^poix ! " 

Le vénéiahle prélat entra dans la c]iauil>re du roj. Il 
avait soixanTé-(li\ ans alors, mais il supportait hravo- 
nient le poids de la vitillesse. Haut de taille, do con- 



f.^'yji. 






• HŒJt^. ••. 



— !lfj — 

Ir.ri.uilirm <^tUv . • iiial-n ,.t ii-n,.|i-^r. il avaii la démar- 
tiif n..l,|,.. ,.t ,|io,„. ,j„i -niivriiaii i. .,,11 rtii-. 

11 salua le n,i saii> ii.lr.s>,T îii.ini. uiriv-i.rl au\ 
K^'liiil*h()iiii,i.'s <aii iivHsi.iu.iit au j..-iit h\vv. 

"Q.r.v a-l-il ,|on. . M. ,!,. Min-poi.x, .,i .jucll.. .-ahs.- 
\oius jwvurf .lit l.ouis XV. Dan.s wu^ l..> ,us ...v../ 
i" l'irii-vr/iu. K>t-.v .|.i,. la i-ui.. ,.s| mala.l.':- 

—Sa Maj.'sl,'. ,.^f la.,iivii>: iih'iii ,11 ..\rt.||cni.- samr, 
-■'ii'f. ri'ponjit !V-\r(|ii.. 

— -Mon tilsr 

— .M.His,.i^Mn.m !.. bauj-liin. M,,,, hi Daiipliine H 
UM.-^ l-, |,n..,r.v. ,]„ ..an<: sr ,,or|..nt à m.TVHlI... 

--Alcrs, a .|u<)i .!..v..ii^-iin,H !.. plaisir .le vous nvt'- 
^^>;r a l 'lioisv. '" 

LV'Vr(|uc lit un |,a< eu avant ,■( (•t.'mlani lo bras: 

"Sin-: (iit-il. ,1,. M,. 11^ .liMiian.lcr justice !'" 
^ L" ion avrc lr,pu'l (vs paroi. s avaicniété |)ronon(/-e^ 
Haii SI u-rav,. .•! si ,a!in,. .pi, |,. ,,„ tn->aillit. Il ,1... 
^'"ail <|n.' .1,. la . •mar-h,. -i,- lV-\v,p„.. il allait iV^ul(<.r 
• HK'lipit' (Miiltarras {«Miiitlc. 

".histicv: r.'],ril I..,.iis W. h on fav.Mir .le <pii ? 

— D'une v^ictiMi.- iniWHvnt.'. si,'^ rt^jmndit M <U 
Alircp-n.v. T'n art.' arl.itrair.. vient -l'avoir lieu. Vn 
•omnie a et.' arn't-' an n.m, .1.. \-orr,. Majesl.'- eonime 
bandit et cet homme est un saint serviteur <le l>ie.i 
t<'^l i Iiiimiliit' ..t la \(.,.j,, „),'.|,„. 

— De fpii voulez-vous parler? 

-Do l'al.bé (I.-s I.'osniers ,Ie Nt-Anire. le chanoine 
.loyen du chapitre noble de Hru.xelles. Cet homme a 
ete ind.^n,,,,,,,^ arrêt.", a s..n arriv, ■ à i\in.s et con.luit 
H I ilote] .lu lieutenant .].■ p.>li,.,. Victime d'une er- 
nur, .p,e je ne pni> ex-pn,,u.r. il a été jeté au fond des 
pns.m^ (<e n'est pa. la lib,M-té d- l'aljbé des Hosniers 
(le bt-Ang^, m,in ami depuis vin^t atis. que je réclamo. 
ce>t 'Simplement que justice lui soit n-ndue'" 

Et croisant s.-s bras sur sa poitrine, levêqiie attendit 



■*^-- -'f:^i '^k;^>:^"v' 



— 97 — 



XI 



MADKMOI SFAAA'l SABINE 



Page, coiffeur tic la rour 



r.» nom et l'c titro, tracôs fii grom'a lottros de cuivre 
doré, resplendissaient sur un l'.)n(i bleu d'azur au-desgus 
d'une boutique de la rue St-llonoiv, occupant tout le 
re/-de-(liau3»ée d'une nmisun placée entre la rue Saint- 
J?och el la rue <le la Sourdiére. .-n face du bâtinu-nt doH 
écuries <lu roi. 

Teite boutique, îrès bien jK'inte ptmr l'époque, très 
ccK|uettenient i)aré<'. avait, à son centre, une porte vi- 
trée garnie d'uji rideau de soie cramoisie et de chaque 
côté de la porte une nu^ntre dans laquelle trônait un 
buste en cire, buste de femme à la tète ornée d'une 
coiffure pittoresque. Tout autour de chacun dcd. bustes 
était une double rangtM^ de pt^rruquet* de tout genres et 
de tout<'s formes, poudrées à blanc et de l'aspect le 
plus neigeu.x. 

Puis, encadrant c<'s )>erruques, des flacon.s d'odeur, 
<les parfums, des houppettes, des cache-nez en cartons, 
des vase^s de tous genres <'t <h- toutes formes, des boîtes 
à poudre, (h's iKjîtes « mouches, des boîtes à rouge. 

Celte boutique était celle de Dagé qui, ainsi que le 
disait son enseigne, ét,nit le coUfeui de la c-^.ur, coiffeur 

4 



..JiLl 



— 98 ~ 

♦•»: vo^iu' s'il .-n fût. ,,ur toMU-H I..S .linnes s'arrachai-nt 
f. .lUi avait n^u l,< M.ri.oni .h-: Vntuusr de la Popi/lote. 

pou.r <legul dans toutes 1.^ naiioiiH .!.■ la 8«Kiété frisée 
Son pc'iKm- riuit plus ^umé .|u.- lo pincrm, .fA{..!I<'s ou 
I" ^•''^^'«u .1. Vhuiim. Il povsHla.t Tart .l.flio.l. .l'ap- 
proprier la fnsure à IVxpressiui, .le. phvsu.n.mues î>ur 
lui. le roganl n^^^vait un .surcroît de "mluction de la 
«Iis|K)Hit.on d ,.n. hou.l. .le cl.evouv. et 1. sourire s'a- 
minait do toute !a ^^râte auxiliaire d'un crêpé " I/âire 
menK a. grand va,n.,uour de la ccpiettone (toujours 

OaK'é avait Oté le eo.treur de la du.J.esse de C'hâteau- 
roux: e..Uit elle ,ui r«vait lane^^ Da^é avait sa bou- 
tique a ] an,, oo.n.ne tous les jrrands fournisseur., mais 
comme eux aussi, et plus ,,u eux même, .1 était .ans 
cesse a \«>rsailles. 

Jamais au reste (et il l'avait forme!lom..ut di-claré) 
n eut consent, à donner un eoup ,1e p(>igne autre part 
Mm» <lans une r«.idenee royale. U magistrature; la 
haut.. bour^.),s.e, la finance ét-ient abandonnées à ses 
garçons, qu il appelait com plaisamment ses clercs 

<: était humiliant ,>our k^ Parisiens et surtout pour 
les 1 ansienncs. mais la réputation de Dagé était si 
grande c,u,. K^s dames do Paris passaient par-d.ssus 
son in.litTerenee pour rewvoir les soins do ses premiers 
cJercs. 

Se fairr coiffer chez Da<jé Hait déjà une chose de 
grande importance. 

Aussi on <,.mprend facilement si les clients et le» 
ohentes affluaient en foule vers cette boutique dont plus 
d un talon rouge avait franchi le neuil. 

Ce jour-là, et tandit que s'accomplissaient dans le 
cabinet de M. Feydeau de Marville, les scènes précé- 
demment rapport*c«, la foule était encore plus grande 









fW^ëi:V 



- "i'j 



'''*• ' '■'■'' '''•■" •' ;:i*(i.|.. V,,.,,. .,„. I,, ■..„.,,j„, ,„,,,^, 

'^"1. î^-tlt, ;„,ur JM.U'.-..,, I,. .Ml,;,.,,,,., i., „„.,,,,. |,,,,,,^,, 

'"^ ^M-..i;|..-. ^-afN.Mi.iii;!: I.hn la ni.- . ,,;ai^ pi^rii- - -^ 
^r^nijMs ,) ■. awti» .m.' n, i,i;tît,.ii. i:i,.- a^'.fi;t\)-: „,,.. 

l'V|>.Vssi..M .l'ill-jUi^tU.!- rr .ril;,M..., ,,.;, ,],., ,\„j „. ,., ,. 
'i«-ilin. iir. .!-■ i„ i„.,f ,|. . ,.!,.„,, „. ,,, , ,,li, ..,,,. ,,„,. 

A !'.,,;.,i.-ir .,:,..,... ;, l-.vt.-r:.-iir i',^Mi..':,,i, ,.Vil[ la 

■'•"!''••• i'-'ii- >r f.a.-I.-iiT.t. /m .•rrn-,.rti.ii! s, ivp.wi- 

'■<!"n' .! 'Irinwv.uv ... ,,-r ;ia i.,n , ,n(i.i..nT!..l i',ns ..„ 

N -van .1,.,. ,;,M,„,. ,j,-- hr„<, ,1... ,,,„.^ ,,, ^..^...^ ,,.^^ ,^. 

I»;»n> „n ^ru;,,... -um.mm. t:r...iiH. .„„.„.-.■ 1,. m ^s 

««■^ Mui.M.- .1 ia ivia.h!,-. ,|... ivponv^ ..ta.. ..|t rvtr»-ttus 

■''/•^' ■' •'""^'■' 'i" ■••' i-."VuU-n.v. Mn./.>,M. buni 

'"" ' '"-- -f- 'vin<, • ,i,>a,l I ;„.,. d,., f,.„,,,„s .^n i^i nxi^nf 

- I A- fil M .'s! ijiK ,. ,■>( 

f-':Hi\jv rrsiij, : 

- H.'-st (•|..,!r.am.i:,|..: ,|;r la Imisirni.' iViim,... 
—Kl, ujudin ji, I .,,;uiu'. ce maiti-,. Dairô. tv (VM'I.n- 

jMU Irour, ... ;;raïi.i ..■h«.ai:.l<„r. roMuih- ,lisi.ir \' <!,- 
Voîtairi' ( (h.r | .;,p,. ,.,i;a; iw revient pfis : 

- IVurônv i.'a-t-j' ,-a>; .'V- arc^ctin à t.-mp.s. ,n..n 
ctier M. |>()Uj.t,ri. 

•-f'.'Vv.-nu ;. t.-npv. Mua- Jwiukt.-.! Ma-, ^nr nui 
l'urtin paradis, v,,.. i-i.- (ans un.» rlivagation couipi- 
tç, dHi.^ un- ai.-.T'Viiioij imn wjuino.^u. , oornin,.- ,]it VJ 
<l Aloniht'rt. 

— fuo .y;oi',.. d-^man.îa Mmx .Jn/irières (uu pa- 

— Je -iiK unt; .iivagdtioii, une al->rrat)on . . 



l'i! i"fn ^i;-'ti<i iiuiliuur. iMi 




'^■% ^,1 



. " •» '\c,-- ■'■1 



W*"^-' %4É^ém^MmSm 



iivr ■ Karr* '« 



Il I .. :jT^'.A" "'T^T' 



100 — 



■M" ^ Af. Roup.1 rt, je nif. porte tr-* bien! 
-^f- iu> .Jis j.as ,|uo voi,3 sf.ve/ Tnaiac].; au 



point flii vue 



, i^ I , ' ' — -■.'-' ""'•<»'"; «ij lioiut c<) vue 

— Qu\^U«.. ,,uil a don.., vofrr. man r lit Arrnnn.lc 
nani, on » y rfMiiprond plus n»--;. 

nV^fw" '' "' "^ ^'^""Pn-n.l p.. .lavanta;:o .allez; n.ais 
Il V taïu-s pus attfiiiion' • 

— l'ourquoi pari.>t-i| ainsi? 

— CV-?t parco .ju'il ,v,< ], fourni^our .{r M do ''V-.! 
t«in- ..t ,lo ton. 8.S a,n.. .pu lui doivent tons do rargont 
^nn^. ..u'A leur vud .. U... n..a n.art cr.r "^ 
i«( Jinvnu philosi-|)li( ' 

— Pinivre i-Mpr i.ommo: dii M„u, .Tm.o.ires ..n liaus- 

—On J'afiinne. 

-Mais ee<?t quV-iie a des blessures ^orrlbIe^, ' 

— Ahoijin.ables! 

~-Qu>8t-ce qui Fa traitw ainsi? 

—Ah! voilà ce qu'on i4,'nore! 

—Maie filh»! qu'«st-<e qu'Hle dit' 

---Rien! Vous «avez bien qu'elle ne peut pas ,>arIor 
Ah! la pauvre , -hère enfant est dun. une b en !iia n^^ 
ÎH.8:t,on! Quûiid Mlle gu.nault, vous saveur- !a c ? " 
com.xi.enne qu, n'est plus comédienne, quand et' 
rapports te, ce tantôt. Sabine , e disait pL un Jot 
— L est vrai ! 



-îîh bien! elle ua 



A. . , .„ .P*''-'^ ""^"^'■' Ja l'ouehe d..pui^ 

-Ah \o'.IA qui est étonnant! 
— O'nst oommo cela ' 






l^^Ë'Nùl! 



.î%^^%Ê^,v^-iS«;aH!î 



■■- i(M - 

■— l.>p sorte (j-.i'cj, n»! san n.cn? 

— KioQ ni.^oluuH^nt • liim ,lu tout! 
— Kr Daxt'^ mui ne r.ni.'rit {,a« ! n-jint .M. lUn,]'Ar\ 
■-F'ui^.|ir;! f^f à Voi.^rt.io^. un n'a pas <u rn- nr- !.• 
trnips. (1.. io j.réwnir or ,],. j^. j-anieuci. 

-MadanK.' ivpni i; -Mî.arf d,, t,,,, !.. ,,!„. Mnistr- 

tt'iv 1.' j»lus .■trravant. 

•-!-«.• i'ait ..st. iN.prii lai auf.v Idhiiiu., ,,,;,. j\,,, j,,. 

K' -.uan.' on n.. ...jt ri.'n. ivi.rif K.MUMrt. ,,. :Cr^i 
i>»H clair : 

---(/ir <->:-,.o ,,„, unirait nu j«n;ai> .0 donivi Iv Mil' 
M! I i-Miif en .(..itrnant les nmii;s. 

-Celte cJièiv potito Sabine, renrif Jér-tn... I>, •,. 
'!"i'i.T s(.ir jo |«i .MMhi-assée eunuiw' >i .l- rien n".'^- i 
€t .^ue ce m^tin (,i. lu rapporti toi- f îisanuî.uiioe et ina- 
nimoe î 

-A q.ielie Ih-iire Tavez-vuns ,,:t;tté.; J,:er >c>c? 
— -^ 11 peu avatif le (..luvre-l'ni. 

— Et .;le v<ni.>^ avait dit. .ire)],. ,v,,.-|,,.ait "' 
— Non, 

— .S(.u j.ère n'y était pj.>:'' 

• -Da^^V^ I! était à Versailles. 

— Ki!e eçjf doîie sortie fouti- seule ^ 

— li ) araîi. 

— F; son fp-rr '' 

— Kuîaïul rurniurior r' 

—On;. Il n^éta;t doue pas non phi^ ;-ve ej|,.^ 

--N-n. II ,.\au ;i iravai!!,.,- à <uu ,:{eiier dnnuos i<.-,.. 
U la iiUit |.oi;r une cotninand, i;v-~ ',rep*V. ri a laud '• 
M toour quelques nbtauts avant naViio n.^ m'ait' sou- 
haite la boDnr- nuit. 

— \rai8 ks fiaiTons? J«.. fe-rv.,ntes^ quVst-t'.. ,; r-ls 
d]?oi)t.' . •■ 



■•jBBW(^</'f;y ' 



i.. T^iv^i/" '^T!- """■ ^'^ ^'^'^ ^^«^'«^ «^^^^'m deux 
J't savait qu.. {s;,.!iino «tait ^ortio " ^ eux 

- Ah! voila (jui est vraiment tr-^s .'fn.in.,ni' 

- 'I^t ,,u. j,ersoniio nVu sait j.lu, ,,u. nous ' 

^o.^ pnnoir ou soniH;..^,,,,, ^ .seulf. Un de ' *' 

; n.. pirouette bru.,jue .,uo M. Koupart' 'it .ur i., 
"^^;";^: «rn.,», net lu paroi, .sur so. l.srL 

■I;hh.u:.i, hion!fit-i!.n..pr.num;o.é,ui!ihr. 
- -i»lais proni>>c donc t-ip'!^.'" i , lui.iuu. 

JoncR-roH. ' "-"'^''^•'<'- <i't aigrement Mme 

I^> group,. des .;au..nHs H .k-s causru.es venait \iêtre 

M • ui {(n i,inf la luulo, s'était dm^é <Iroit vers IpnmW. 
U' personnage était un lionin.e d.> hauie taille en,.. 

^-^"v 'I " gt'naieni sa inaivlie sans naraîtr. ^ 

pei (k-s J.'iurinure.s .-t des réehnv.fi^nc . 1^'-W(^"- 

i^ KiK'>n toiff,u: l,t im signe de mv affirmatif 

T^homm. au iuaut..au po^ça avec pnVauti.>,; 't • 
- la def de la so.ure ,!i'U fit tmiC!"!: ' ,) nIT 
poih' s oi.vrit sans bruit, il entra. 

deux feiifltre^ donnant ^nr M*^""''^'^ ^^ qnwlairaiinit 




— 1"S .-- 
^>ai.s I.. in dont I.S drap, portai.n, ,U.,u;.n^,,,,,.. 
f' T. a j.nm. (Ul. .,u.. '1 avann. .vaii r,.>o^,v i. n. 't 

-^;;i'>l<". 0„ ..,, d;, un. a.o,:.anU. '■' " ■' '""' 

j'i-oie ,i )a do.il.,Lir la plus vi^v 

V.T.. cn> ..o..bio. 1... regard. riv<. ..l u ,,",;,^^ 
^ upn. dans sa ra.lio. a ra.,...t ..,,,,, „J,^,,,,;: 



•' ''\ (I '•'•;-..•! i.n 



^otm.u.v au visa;,.. ..ri^uv-int d'un, irj.,] 

cl*- franchise, d.- ounté et .•'.ntH],.,,u-, 'Tpr....u>n .„ 

voi!a:,.n.i,. naa.es d-un<.l.agnnpn,r:n,r' 

l-^.-ut dosant la convniodo, ^t >or,np«nl à prén^r., 
un !...va,. pour !a pauvr. ble^s^, Ànl ^^fZ,, 

au K.].,, au-dessus du n«nib!,. ot place', o,, f.,,o ,iMj.; 
n^eta. lo gracieux -t .p.ntae' k.,. de AHU- ou,: 

Doux filles do ..rvice so tenaieni à iVvréir.ie de i, 
chami.re, i.arais.sam attendre <]es o-dn-. 

S'arr^tant sur Je «oui] de la porte, le ,:..uveu. venu 
P« courut dos ,.ux la oluunWe. Sou r.>.ard s a,r.,. " 
io ir, et i<Mi visa-e deyuu d'-ua,. pâleur ,.„,;,..,p 
, Q.i*^i<^ue faible <p,'il eu, été. lo bn.t de la ^or^e en 

mr a loto a a jeune fille assis, dans le fauteul]. 

hl!e Tressa iL M oi se lova Mvonicnt • 

•'Mon frèrr^ dit-ello on courant vers Hionnu. au 
mariteau qui domoura.t iu.mobilo. Aii ! ^ou. ^,ulà 



•.T.^r^yl^'i 



v2:.,rz; -- -'-^ r. .„.. ,. „ „, „„ 

Jji- nol; '-(i;)i] i,.,,]i *.•,,. 1 

^^i H,.u.«.si un pn,/on<l .s,.upi,. 
frai.prt .,l„. ,„„i, ^l" !">!ivr,. s,,,,,. „ ^„.. 

(jiïi-'rt !;::;,A,.'"v;;r""'*'''i "" '""■"■' "-■"■• '■•■k" 

p/-;;" ''""■'"'• •"■■"■^ ''-"l , .|rn .l&,.|..„t r „ ■• 

lion ,,,„,■<„„„, ,., ,,„„.",^ ■;:■"■">-»■ ■«' ■■•i«i- 

uiio iVnr.,].- ' "^ """'" ^'^ i-Dtraîna von. 

--7., no ^r,^:iu;un,H pemmno <lo r.vur r ■,. • -. 
-Parle hdd^ vrivuti^ -wr^ i,- •. 

'iLija nd. remit. il in -..^. . •• . 

qne ru aun.. Xi •', . t^ ^"" ^''™' ^^'^"^'^ '^«^"^ 

'.'. iiipi( nar.- (V tju e.i r-e 



-- 10; 



de vciigt'aiu:-»' ' •■ 

H ■Imid .''ircignit l-vs Didi-js di; 'JiltnTt: 

■"Oh! dir-)J, jr seJ)> tf ijt;c (u >^iisî 

— Kh 1)1.. n ' répoiulH vnii- lier^it^r. •■..nmif j. i,. 1. ,i... 
n!;.ii.lai.; JSaMm= ,nait-,lu. inq.irt ;; .,M..lnu\iuUr in, 
any)ui veniblaW.' a (•('m .-|ii„ j",'|,f,,,ivr '^ "" 

UillKTl r.j,^ii^lait t'xen,..,,! "' j .p^,; . 

"..Von! r.'j^oiHÎit" ••'■lui-ci .■^a'..-» hésiter. 

— Tu L'u i'8 sûr^ 

- Aii,-i ccrtunt ((uo tu |K.nA lY'in,., f,,!. (ju,> >si,,ctl.- 
il f'ii aiiiif jtîi-. ,jji auiro. "' 

(iiiihTt s('i-i>ua la t^'Tc : 

'■ r :.ihim-nt oxj>i:(;U('r c vriri,.-?-' imj.-iiuira-t-ii. 

I II rf.iiîrruvnt de \tMtur(' reteuiit .Inri.^ îa nh; ; u v 
eiii i;n ijjoineiiu nt .nM'vi Ut foule. 

•' I n cHrrnssv' (jm ,,'artvio 'l..-vant h. w.mM^n'. <!it uiv 
'k\s f!-')- va ut» 'S. 

— CVvt jJaae <jr.i ^v\ivnt\ di 'iiih'Tt. 

--No.'!, dit SlWe Q-,inauJt tji.i sNHait approeli-v de 
la tVnétre t>t qiu rcgaivlait au deh^rt,. C'.st le dii< de 
Hieîu lieu. 

— Et M. Fealeau <!<■ Marvdie ^•,j,,.ufa Kt,!,ii;d 
— U^ li'T.tenatd d. p-dirc ' dit (.iilbrrl. 
— Kt di'u.v antres p-rivoniin,, rlit Xieotie. 

-]/• d.wtr.M- 9,;t>sinn .m ]•: vinu))!,. d. Ta vailîi..' .' 
--Mon Dirn : <|,io viomuiît-ds fait, .- di: \':<;in(. a\.,. 
une iiKpîiOtudc <ioiii'nn;iuse. 

-Ah! un.- autre vojnire' s".Vr;a à l.|,ii-\.:ix l^)l;.Ild. 
("ev«l tu'tji pi'vv ! 

—Pauvre Ihtorp' dit m::. (Vunaul: e,. ivtouruant 
^■'T.-' :e lu, coHuîie il d..d av>ir du tuatrnn ! "' 

l/arrivfe s\uc»-.ssiw des deux voimr-s. la venue du 
due dé Rielu'li.u. .ju li.siifnnni de poii,... avaient viv,- 

uu>nt iiii|»re,--inuni;' h Imu',. .jni .>.(. uy.-^^-n ■■.■..■ ,\,.i . 

de lii inHisou. 



— l.'lt 



^"'':Ji'' '!<■ l'ai:;.,,* ,.,. ..., ' ■. ^ 



!.. ,.,,,,1, . "■ J < M-;»|i,'r <Ta<n].-.r 

'"" '!<• !il cour- 



It 



■"'""^'^■'- l-rs..im.r,-s ,„ .,' ,; 7'-'-"'-^T"^r sous 



— 107 — 



xrr 



LA LETHARGIE 



rn homme, le visage pale, les traite bouleversés, les 
vêtements en désordre, se prwipita dans lu p.èce d'un 
pas chancelant. 

"Ma fille... dit-il d'une voix ontrecoupéi> : mon en- 
fant. . . 

—Mon père ! dit Roland en s'élancant vers Daeé pre- 
nez garde! ' * 

—Sabine!..." 

Et il s'avança vers le lit. 

En ce moment le duc de Richelieu, L> lieutenant de 
pohoe et le docteur Quesnay entrèrent dans ia cham- 
bre. Mlle Quinault alla au devant d'eux. 

Dagé était penché sur le lit de Sabine. Il avait pris 
Ja main de la jeuue fille qu'il pre8.sait dans les siennes 
Ses yeux pleins de larmes fixaient leur^ regards sur le 
visage pâle et sans expression de la malade. 

Sabine sembkit être sous l'empire d'une prostration 
complète. Ses yeux étaient à demi ouverts, mais sans 
regard. Son immobilité était absolue; sa respiration 
s'entendait à peine. 

" Mon Dieu ! murmura Dagé, dont l'émotion prenait 
des proportions effrayantes: mon Dieu! i^mis elle ne 
me voit pas. mais elle ne m'entend pas ! " 



';^"^-m»^jn-^ -^^^m'^. .^ii» *!S^^i>à' 



— 108 — 
.!\;r.P7''';.«''n'lnsem.oreverHelJ... 

Saliint'î. . ." ' • '"*• ^•'^K«r'i«-'-moi! Sabine!. 
^^^^^'Tu^^fP^^^^ P««sa sa inain sur 

— ^ »']H"ndant, jp. . . . ' '"' ^''^*'' ^«taJe. 

— l'aswfz dans ]\,i,tre uioco ]ton.^H. 

J^|/"a<in>ssant A HoJan.] .f à Xiceth-- 

Y'no/. inon p^T. . dit Ifoîand 

— i^ans cinq minuf.^^ vous rcntroT-nv " ■ . 
na.v. i-cnTreio/, ajouta Quos- 

.^;V^''^^' I"-'^ '" '>ras du .oiffonr 

<»-t-rob;:::;;:;r'^- ^ ^^^ ^^ ««^>- 'dépend du 

— ^fjii^ ,nion Dieu* s'ét-rip Ho^- . . 

'■'-m Roi,,,,,,, ...WHi.",™,"'^:,™'"""* P" ^'-«" 

<•'.; r,.,„ar.,„é p„ ,, ,,;,t™';"" '■'•*»'"''«'.', «'avait pa, 

J^' lieutenant do noli.r. nf i« i 
''" l'I. c'f il.^ n..ardHC «H !• *^"' '^'*"^^^t approchés 

"Morblou: dî rS^^^^^ ^^ J>unc fille. 

ton.ent ot i) s., refonm-i vôr T' i ''''"* ^^ *^^ J*^"- 

poiico. ""'^ '^'^'^ ^^' ^"c et le lieutenant de 



rout-elio ,,„H,.,= ,1,„„„„,,, jf p^^^.j^^^ 



kss^ 



mi 



H'^ 



-- 109 — 

— Non, répondit le doctour. 
— Entend-t-elle, au moins? 
— Xon. 

— Voit-ulJe? 

lM.Mit enc<oro durer plusieurs houref,. ^ 

— Kt estHO à lu hli'ssuri' r.H"i<. u . .. .. ii -l 
^^'t état léihargique? ^ ^ '""" '^^'"'^^"^^ 

a (mlt"r"f ^' ^xr"" ''''"-""''^■" ''"'^^ l'événement .,u» 
a lu a^o.r lu-u. Ma conva-tion e«t que cette jeune ii ï^ 
a df. eprou^er une é.notion profonde: colère terre^T- 
que eelt. én.ot.on, en bouleversant l'organ iuc r û 
<i^.'tennn..r un épanel.ement au <erveau ^jui cû pu eau 
scr un. „ort suinte. U^ sang, eoulant par la tX 
a dû nuKhfier la fone de lepanchementf.,air, en affal: 
bliH-sant le sujet, il a an.oné un aecc^ d.' corna. 
^^.-Conm? répéta R.ehelieu; <,uest<>e que cela veut 

— Assoupifisei.icif morbide, froniier degré de la lé- 
arg.e. Elle ne vou, ni n'en, .ul, ni ne Lt ' la il 
arg,e nest pas eo„.p,èt. puisqu'on entend la ret^i ^ 
tion, et .pu 1 apparence de la mort n'est pas absolue- 
n«.s le eon., est à un degré tel qu'elle est'al>sol.uuent' 
pm^HS je vous le rép<>.te, de toute .^.s faculté.. 
— ( ost bien étrange, ,lit J.icheiieu. 
-Ainsi, reprit M. Feydeau de Marville, nous pou- 
on causer et discuter devanf elle sans craûVdre 
<|uelle puisse entendre aucune de nos paroles >- 
— larfaitement. 

—C'eix-n.lant, cet état de sommeil i>eut cesser 
--Sans doute. .T. n'affirmerais ,>as que d'ici à quel- 
ques instants même, elle n'ouvrit pas Ls yeux et ne bal- 
butiat qucl.pus mots; mais le regard n» verra pas et les 
paiolea ne signifieront rien. 

-Combien de temps peut durer cette léthargie! de- 
manda Eicheîuu. 



^;^.. ^ 



— 110 — 

pan lo cornbattn.. L. san^ ,K.rdu a épuisé J ' LvZ 
c '^rT ^:^^?'^ 'î'^V-f '•-'--- pour :Z 

« mort, et „ mort .sul.it... Kll.- pourrai, ouvnr L 
u-ux rt rendre le dernier sMipir 

^^4h .non I,ieu! dit Mlle (^nnault enjoignant h. 

la l7fhnr''''" '■'/ ^'"" '"*"'*'''^''- ^"'*'^^<' c-ontinuaiion de 
dunaisant la .ure.xenat.on neneus., ..t une heureuse 
— ^Kn vérité? 

r«;;;'"si";:;'':T'r""- ,'''"""■ '- ■'"-"'"" <-'■ '•«-» ^ 

iiiau, a j,Mnc tille «tii irrlanK-inviit sauvé,. 

riv:;':'!:™;™'"' ""'■*'''•■ '''■"-■™--'."iar- 

— Je ri/,niore. 

-Ainsi, reprit le lieulenant de police, je no puis ni 
1"! parler, ni la faire ..arler- ' ' 

— Xon. 

r-VoiKs aile, dressc-r pn.-ès-verbal de cela, doc-teur 

:n|„:"-"""'- ■•■• *-" "'f-"^: 'lit M. Fcvdo,,., de iL! 

—Sans doute, mais cela peut être 
--Cepondant, il faut poursuivre cette affaire' 
tA, se tt)urnant vers Richelieu- 

,,~^r "''"^ ^^•^' «i^neur, tout ce ,ue vous 



'i^-miTWi,' 



if. 



— 111 — 

'•Absoluinont tout. K.jKMi.lit Ki.I.oIm.u. M„ uK-nm. 
n; m. ma pan fait dôfnut un 8oul innUnt, jVn réponds 
>oui comment hs fhos(s ko sont p.iwws. ot Miu' Oui- 
îjat.lt. .,.., .Ml .ait uut.u.t .,„.. „,oi à <.-ot ÔKanl. va vén- 
fuT ,n..s ,«,rol.., 1„ „,„t <K.r„i.>.p,, j,. ^,^^ j^ ^.,^„^ 
Mlo Camargn. ,lan. son hôtel <!,. !« ruo des Tr-us-l'a. 
Mlions. vri iompa>jnie de .MIN^. Quïm^H, Salé. Camar- 
ffo, (,iui8Sin. Sophi,. rt Dumesnil. .-t de MM. de C'oHsé- 
Hn«..a<-. Lixen. Cré.iui. TaYMun.. et PablH- de BornJH 
''f- nouldic |MTs«>nne. n'est.,-e pas!' 
— Xon! dit Mile Quinault. 

--Il était trois ou .piatro lu-ures du matin, continua 
!<• due. quand notre attention fut attira» par des cris 
plaintifs pousHis au riehors. (Vt^,ui. Tavanne et Liven 
^0 ,)mMpitèrent avrv des valet.s M.i los éclairaient, et 
ih trouvèrent ét^-ndu .nr la n. ,,, on faee do Thôtel 
Soubise, rue Vieilh-du-Temple .,• f.)rps ensanglanté de 
cotte jeun., fil!... CV.t bien cJa. mademoiselle v 
—Parfaitement cela. M. le <luc. 
—On apporta la pauvre enfant blessée à l'hôtel Ca- 
margo, et tandis ,,u.. .-es .lames lui f.rodiguaient leurs 
soins, j envovais chercher le dwteur. U- jour venu on 
prit ma voiture, et Mlle Quinault et Mlle -Camargo 
accompagnées du docteur, rapportèrent ici. avec deJ 
précautions infinies, la pauvre enfant toujours absolu- 
iiK-nt priv(>«' de Kl connaissance." 
L<' duc s'arrêtJi. 

"C'est tout? demanda le lieutenant de police. 
— Oui." dit Richelieu. 

^f. de Fevdeaii se tourna vers Mlle Quinault 
"U^ snivenirs de M. le duc-, dit-il, ont-ils réveillé 
Jes vôtres, mademoiselle? 

— ^es souvenirs w.nt les mêmes; seulement il y a 
des ohsen-ationh qui ont été faites sur le moment et 
que je crois utile de rapiH'Ier. 
— Qu'est-ce doue ? 



,-;V^«'^^-J'"** r"- 



— 112 ^ 

— Ensuik*.' fioniHM'jH l-'..v,i,.,... 
• 1 n V rivait non i)lii>i uni. i 

VouH ,liuH,v • ^** «'''"Hnnu'^ sont ...uvlU.n(,.s' 

^^n ah. f,t 1<. HHitcnant .le jx.lu-e. 

-Klle n a pas éU'. volt... •' .lit une vuiv sonore 

un juot do ce qui vPn« t l ' . """^ I'**' i'*''<'" 

le groupe .les Z^Z ''''" ''''' '''''' "-"^ -- 

<"JiIbprt s'ini'Iina. 

;;_jEt tu os 1. fi,„,,, ^,^. ^.^^^^ ^^^..^^ ^^ 

—Oui, monseigneur. '"."u. 

—Peste! Je t'en fai.s mon oo.npliment T„ v..n^ 
'-^ présenter ta femme le Jour cle\es no t. J^ "t": 

-HeJa-.î ponr que les noees aient lieu 1 

la guenson sou accomplie. Maia je voùrs'upph:: vous 



Km^^: 



— 11.1 — 

"i"n...,K„. „r. ... vous , non,.,.,,,- I..|,...„..,uuwl..„nh..r. 

:!:---i"--^ -^". ; :»; . "'sir;:::; 

Kf H'i..lr..>.-..,nt i. Md.. (^Nin;iuli: 

->'>„. „i..n ami. r..î>oi„lit Ml!,. Q„i„uait. 

— '^n iK- lui n ii,.„ ppjsy 
--.\i»soliiint'iit ri.'ii. 

-\lor^. si .,n n'a ,,„.. v„„i,i n.iuin.tMv un vd ....u.-. 
•I";'i liri-on frapf»fV>" ' ' "" 

Toii^ s*' turent. 

" Kt (X)rf4jit-c||r s .r l»w lim >... i i 

<<«• vu)k.n<c? reprit (J.ll.ert. 

--N'»n. «lit QucKnjiv. 

- Non. ajouta Ml),, (^i, ,„„lt. 

--Alnis. ,11,. « ^,,; ,.,„j,j^,,^, ^,,, ^^^^^^^^^^^^ ^^. ^ jj^ ^ 

•'"" I- '".""f '^'"'^ '-"f^T 'I- so .léf..u.lr.v ;^f„,, 
P""n,uo, <.tu,f-,.||.. r,„. V„.,||...,1u-'IV:mi,|o' 

---^">là V(. (p„, jKTsoi.nr I,'.., p„ savoir .-t cv 
-■•U.. P..MI dir... KM,. ,•„,, ,„rtn. ,.,ttv nui 
iHTsonm. I.. „-„. Son frèr.- a, ,|..puiH ce „,« .. 
rog. rous .os ^.an;ons e, touton k. servantes. s .ok 
-.H.ns H toutos I,..s voi.iu.v san. pouvoir ru.néclanWr 

n;: ^-'^ !!--n:r^ Av.v ,,„ ,.,„: ,,^.11.. s^ ^v 
>«ila cp ,p, aucun de uou^ n'a- p„ ,],,o,nnr - 
^M l,..rt avait lo. .our.-,!;, <.ontra,.f,'s. connue un Imni- 
.dont toutes le. faculté, u.ntalcs .>nt tcml^rët 
ccntralKsocs vor.s un nu^no |v>,nt. . 

"Ktranir^>! étran^re— niurmura-t-il. 
Uu,. couimc frapiV. par ,inc p,.nscv subite- 
Au n.onient où on la rapport,,. cl„.z Mlle Camar- 

'^î = . KMe .-Liiî ùéjii ,(ans ictat ou vou^ la voyez. 



qu'elle 

' <|Uc 

,'t- 

s loK 



ms^mp] 



, --^«^^p^' W#T'%P4MH«aP-^^W--^y* 



—114 -^ 

—Il Mail ,|natn. heures, dites-vous >> 
— Oui. 

n'éd^'^M'- ^''''';.'î"f'^"«^ i°«f^nt8 à i,eine avant que 

--ine <enu-lK.uro avant cet événenunt. " 
(ylh'H ]msa reton.lHT sa tête sans parler. 
\ous navv. ,,a,s autre oh<xse à mo dire'' demanda 
M. teydeau à Mlle Quiuault ii<^'nanda 

^.-Rioi., n..>„.iour le lieutenant de police; j'ai tout 

— Kt vous, doctei r ? 
_^--ra, dit tout ,c ,,uc j«vai, à di„. répond» Q„e^ 

„~^T' O"'*^ '^' P'-^è-verl»! q„e jo voua ai de 
do?,:rivl"'" """ "'••"^' '"""' ^' - "■' - "«voir 

«na <lam Ja piL ' " "*"" '"«^^ '°»g "^ 

I-:. porte s'entr'ouvrit doucement et Roland aoparut 

Mon pe„ veut ab,ol„,„,.nt revoir aa iille diW 
-Quil vienne, répondit (Juesnay sans oésser d';; 



^:^- 



— 115 — 



xm 



MONSIEUR LE DUC 



Dix mimiks après, le duc et le lieutonant de Dolioo 
„i<tau troi (hux chevaux vigoureux 

banc uotte de devant. Sa physiononne était éclairée 
p.^ une succession de pensées vives, et .on reeard Z 
n.mait, j>ar instant, d'un reflet fauve, tandis qu^rs^u 
nre de satisfaction glissait sur ses lèvres ^ ^' 

pu é dS'sTande'T'"^' '" '"" '^'^'' '^ -n>s ap, 
puye (tans 1 angle du carrosse et le front charU L 

noage^ était plongé dans une rêverie Trlid^ 
hlle est véritablement charmante!" dit le due 

ve^ luh' "' ''^""•^* P"- ^^•^•'^^^'•^» «« ^-rna 

"Que diantre avez-vous donc, mon cher? <lenmnda. 

t-l. Vous paraissez méditer an rrime! Vive Dieu' 

quel air sombre ÎQu'avez-'ous " 

Le lieutenant de pr.liœ étoulfa un soupir- 

./<^ SUIS inquiet et tourmenté! dit-i'. 
— Et pourquoi? 

^^--Parce qu'en ce moment tout semble tourner contre 

—Et comment cela? 

--Monsieur le duc, reprit Feydeau ave<. un accent 



— 116 — 

confidentiel vous avez daigné me lénmigner tant de 
^^ une cl^rnmnte bienveillance que il ne saurais 
aujcurd hui eaeher ee que je ressens PW o 
que je vous prie de m'écouter ""' '" *"" 

—A propos de Poulailler? 
— PrtV-iséinent. 

mr^n"'' ^'' '"!' ''"' '"^^ ^^^i'^'^ ^-""drait que le drôle 
fut en prjs,.n depuis longtemps. ^ 

-Eh bien! i-e mécontentement que j'espérais voir 
d.sparaitre, va prendre de nouvelles forces ^ 
— l'ourquoi ? 
-A pr„j,„8 de cette affaire <lc Sabine Dagé 

— Dagé est le coiffeur de la cour ru^' •«• i 
roine, les princesses: son iniltC ;st g fde^f Ver 
sailh^, et le roi lui parle souvent. 

— 'C'est vrai. 

hoZo'i "r^"^""^ ^^ ^*'^<^ un bruit immense. A cette 
heure toute la cour s'en occnn^ n^rv,^- i ^^'^"^ 

question que de «la au W "^ "" "' "' ^™ 

— Incontestablement. 

— Dagé va demander justice 
avoir des détails. Elle me fera 
logera. Qu<- lui dirai-je? 

— 'Ce ()ue vous savez. 

— .Te ne sais rien. 

—Ah diantre! c'est vrai. 

te <jU j n „„mm^ i,ia négligence, va demain m'aceuser 
.bncrie en me voyant dan, l'impossibilité VnTd„T 
ner un renseignement. 



Sa aCajesté voudra 
venir, elle m'intor- 



— 117 — 



— C'wt bion ]H>Rsib]p. 

— CV9 in.vriaclos (Pattontat*, commis av.r l'impunité 
(les crnuinels «îoniura beau jeu à jues ennemis, ei Dieu 
sait SI jen ai! 

-Oh ! je le sais, mon cher Marville.. Eh bien î alors 
qu allez-vous faire? ' 

—Te suis iort embarrassé, et c'est ce qui me désole 
Je no puis renseigner 8a ^rajest^ qui m'exprimera de 
nouvivui son mwx)ntontement. Je n.. pui.s offrir la dé- 
niiss.cm de ma .-harg.>, car en j>rùsence de ce nouveau 
méfait impuni, tous ceux qui me détestent trouveront 
(J(^ monceaux de pierres pour m'écraser. 

■— Encore une fois, que voulez-vous faire^ 

-En. re une fois, je ne puis h dire, car je n'en 
sais rien, mais absolument rien." 

Kiclielieu se pencha vers son voisin: 
;'Eh bien! dit-il, si vous ne ie savez, pas. ie le 
s}:is moi. ' • J*^ '^ 

—Vous, monsieur le duc. s'wM-ia Feydeau. vous savez 
ce que ]e dois faire? 

—Oui. 

— Et que dois-je faire? 

—Vous réjouir au lieu de vous dt'soler. 

— -Corn mont ! 

— Voulez-vous mÏH outer ? 

— Je suis tout oreille. 

—Tel que vous me ^oyez. mon cher Fevdeau et je 
vous en^^ape à me regarder bien en face: i! vient de naî- 
tre en moi une pensée étonnante et mirifique. 

— T'ne jtensée? 

— Conceuiant l'événement qui vient d'avoir lieu et 
qui, loin d'être por.r vous une cause de chute, doit être 
une cause do fortune. 
— ^Comment ? 
— Ecoutez-moi bien, 
— J«' suis tout nn-illcs. monsieur le duc. 



— 118 -~ 

^. -Soyez nûeux ,ue .ela, Feydeau ! Soyez tout intel- 

'ité et je conmtnTe'^ compliment pour une vé- 

rendre do?t êt'la ^S^^, ^/fj- ^^" -^^ ^«^ ^^^^ 
me rendrez. Je solde m? monn '''''^' ^"« ^'^'^ 

tion. """^ rec'onnaissanœ par anticipa- 

--Un service, «lonsieur le duc? 

~7'"' ."" ''^''■'''''^ important, 
«je suis « vos ordres. 

facïJ'à 'actômpHr!'"' "''"' ^ '''"' ^^"^^"^^^^ «'est pas 

. -"Si ce nVst f)oint impossible Ar«.% „• 

lez me dire de quoi ou deVui i s'a.it ' ''"' ^""^ 

— Mon cher de AfflrvJiiZ ^ ' ' 

toa tout coufideaL TsW,> T^^^» '* '''«= »" "■> ' 

— ^Ah ! ah ? 

-! C'était u»" :LrvL /m "■■•v''^''^.''>^« ^"*- 

*■ correspondaDce, surtout l™ ■ "", *'""'' ^n Sran- 

Knsez, je faisais p've ^'.'"r' l""" l"" ™- ''^ 
je donnai, à ,, dEt L ' '"'"'^'"f -■»?'«*... 
donne dan» l'intimSS * ™„„,|>.... ^„, ,.„„ 

cha!.Le%1t riie^ tr» "'"""''•' """ •-' «i-. 

lançant un regaM Suc . 'r,"" f" '''"l'"' ™°« ™ 

ont été app„,& <,,„, son"^,»"?:! Or 1":"', '« ^"«« 

-^>i \oua VOUS rappelez 




soeur ot la pmlecessouse de la ht;lle duchesse il v a 
qua re ans? On apposa les scellés et le roi seît appor! 
ter le ,K,rtefeu.Ilo de Mme de Vintimille pour rern- 
<lre sa correspondauco particulier, avec elle Maîheu 
ressèment avec ..te cor.s,.ndance du ro/ U , f^it H 
Ci autres. Vous savez ce qui arriva'-' 

de"^f.^'' '^*'^"^''' accompagne^., de plusieurs ordre. 

Comment, monsieur le duc, vous craignez. 

Je crains, mon cher de MarviUe, que le roi ne pren- 

donnes. I^s me,lleurc>s intentions du monde auvent 
être mal interprétées. Fcuvtrui 

-^ela est vrai. Mais alors ,,ue désirez-vous' 
— Vous ne comprenez pas? 

vn.^'^ T' ^''''- ^'"I^"^»°t je préférerais que vous 
vous expliquassiez nettement afin de pouvoir mieux vous 

-Eh hien ! Jx^ scellés ayant été apposés chez Mme 

dc^Chateauroux. je désirerais avant que ces sœllés fus- 

sent levés et que le roi se soit fait apporter le porte- 

euille de k duchesse, que cette correspondance iS 

rentrât entre mes mains..." 

Feydeau secoua 1^ tête: 

"C'est fort difficile! dit-il. 

—Difficile .oui! Impossihle. non! 

— Comment faire? 

—Cela vous regarde, mon cher ami. Je ne vous im- 
pose rien. Je vous ai fait confidence de mes inquiétu- 

f r»n ut ^ T' ' ''^'' '' ''°"' P""^'^^' "^^ rendre ma 

ranqmlhte^ Maintenant ne parlons plus de cela, par- 

Ion. de 1 affaire de la ,>etite Sabine Da^é ou., à bon 

tiroit, sous j.reo*>cupe si fort. Savez-vous bien qu'eÛe 



V, I 



— lao — 

ost ravissante, cnttc notiip «t mi^à k; j 

un vrai morceau de rd. ^ '" ^''^'^''^ ^^^^^ 

n^^'', 'T'" "''''•■'' '"«"«^'-'"'- J^^ dtu ? dit Je lieute- 
nant (le i,oJ„,; on tresr^aillant. 

^l<^tr.u.t,o„ a.maWe. X est-c^e pal votre avis' 

— lout a fait. 

-L'afFaire de Salnne va faire grand bruit. On peut 
lu. donner le eôlé l. plus extraordinaire. I.. roLS 
rera evulem.nent la voir. Elle est fort belle QutX 
guensse vite, mon cber d- Marvilie ' ' ^ 

pnlir"' ^"' ''" "'^""■- "^"''"'"'•« ^^' ^i^'"t*'»a"t de 

— Bah: Lo roi ainu. jo ohangeinent, et eette succ-es 
^lon des denu)i.selJe.^ de \esle/l'« f«(i.,n' i 
<le grande-s daines. «"noun, 

— Kn vérité? 

Le lieutenant de ],olice deseendit: la iK^rtiùre se re 
**^nna et la voiture s éloigna. M. Fevdeau de Ma v, le" 
regarda autour de lui. II était sur le boulevard et e^ e 
partie de I an.s était absolument dé.ert^. Fn faee d 

n un. elet dan. ..a jxK-he et l'introduisit dan. la 



■^■^^K 



<v-- 






— 121 ~ 

Al. n.orn.'iit uù .1 „,,p„yait la main sur la dof pour 
a lain. tourner, un. on.bre nurgit subitenn-nt, .■ un 
honun. apparut s. gl.s.sant 1. long de la nuu-^Ul. du 
couvent des Capucines. 

" Monsieur! " dit-iJ. 

Le lieutenant de police reconnut Culbcrt, l'iK^nme 
Slgé ''"""^ " ''"'''"^''^'' '^""■'^ ^-^' ^•*'"'"'>'''' 'l*^ ^^abine 

*'Qii.> me voulez-vous? dcinan<la-t-W. 

— VoiîH parler quelques instants, dit UillK'rt. ,h- vou* 
<u^smvi d.>pu.s que vous avez quitté la in.ison du eoif- 

— Qn'avi-z-voi < à me dire y 

-Von... dema )der ce que vous supposiez touchant Sa- 
bine A q-,i..lle eause attribuez-vous cet liorriblo atten- 
tat.-' (^ui peut I avoir commis? 

— Je ne [)uis vous répondre. 

— l'(;rm..ttez-moi, monsieur le lieutenant de police 
vous parler av,. franchise. J'aime Sabine... je 

ane. Elle et ma soeur .ont les deux seuls liens qui mo 
rattaehent a la vie. Qui a osé attenter à l'existence de 
Sabine et pourquoi y a-t-on attenté? Voilà ce qu'il faut 

Oilbert prononça ce dernier not avec une telle ex- 
pression éneririquo que le lieutenant de r.olice le tx>. 
^■arda fixement. • « '^ 

o^r'' '"r-n'' ^''"! ^" ^""'''''' *^"^ «'•^^^■^•'- au but, 
oontmmi f^illKM-t. Kl maintenant, monsieur le lieute- 

n^m de police, cy que je vous demande, c'est de me 
Miettie a même d avoir près de vous à IV^ard de cette 
affaire les ren,«ei-rnemonts les plus y^rtvis.' 

—Adressez-vous au bureau des comissaires et on vous 
venseiffnera chaque iour 

— Xon. Je ne veux avoir affaire qu'à vous. 



(i( 



— 12? — 
— A moi? 

—A vouH st'ul, nionsifur. nvois /„;„ . „ 
trois fois par nuit ù. r^a • ^ ^*^^ J<^"r et 

cette portfà n inui .fr'"";-''''" '''\^''^^'^^'^' devant 
fuMirJ n, T '^ '""*'' ^ f»"»'^ J'^-ures et à sent 

«o7n.wr:'" ' ""''•' '" ■'• "■-'--" "-' poli» «voc- 
—Oui. 
—fit lequel? 

-Fr I"'r '"'"'''' ^"'^^" " ^«^•^* «V"o Poulailler 
— i-ace a face avec Poulailler dif Al p V 
tressaillant. "'«"ler, uit M. Feydeaw en 

—Oui. 

- Où cela ? 

^ptf ''%^^^'^' <^««« votre cabinet. 
___^;^S„r 1, v,e de .Sabine. ,„„„.i,„, ,, p^^^J- ^^. 

—Oui. 

—Dans mon hôtel ? 
—Dans votre hôtel. 
— Quand cela? 

i^^JZ:"'""' "' ^'' ""^"' ^1-' -t -I"i qui a 
—Et 8i je savais c-eb dans une heure ' 
--Dans une heure vou^ verriez Poulailler " 
La réponse fut faite avec une toV- 

a»»i une telle usauraiice que le 



— v^3 — 

Jioutorwm ,io, poli.o pantt .lominé. Cop^-ndant od 
fiouto trav<^rsjj mn esprit. 

*' Kncor,. i.nr fois, roprit-il, no vous jouez pa« do moi • 
.'e voijrt punirais tnu'll,.nit'nt. 

-IV.ur quoi n.otif vous ferais-je n-tU^ promesse? 
i onr (jui )»arNnns-je ainsi?" 

(iin)ert su,.iK,rt4i sans trc^uble ..( sans effronterie le 
n-.4Hrd du l.eutenant de police, ce regard, qui faisait ce- 
[Mandant frissonner Itien de^ gem. 

-l'assez chaque jour et eliarjue nuit aux heures que 
^ous avez ,I,tos, repnt M. Feydeau. Quand j'aurai à 
vous parler, je vous ferai prévenir." 

Kn Hdievant ces niots, le lieutenant de poJice ouvrit 
l« porte et il entra dans le jardin. 



- K'4 



XIV 



NE 



«HTATIOX EMBARRAS8AX: 



TE 



lo saloa. "^^O'^'uir Je Jieuten^nt-général dai).s 

nement ^ ' "^ -^'' ^f-J^eau avec tHoii- 

^"i. ïJioiisieiir, 
—il y a Jon^^t.wps ,|u'il est Ik^ 
~-^mq mmxiu-i h poinp. " 

imimné s«.„-.,air,. ••K,„, ,.f î "' '' •y?<'n«oii. «voit éto 
fair« étrHn,,ér,.» ,.„ , ^ 4 , tJr ,''''""'<■"'">* -i» af- 
lot dn Chaillou. " '"^ «««■fesseur d'Ame- 

.lo la b„„tP. d,. l/fmïf,?r , ."" '""^°' " ^ avait 






— nri — 

frer. lo .-on.t.^. nul h hi.>M-. ,.„ nom rdrl-n ùan> ;.■- ,,1. 
nuloa fjf la j».>:k-<\ 

So„ ,Mainti..ii . .Klwirra.-,'. . t ^^ik-, '. r.îr.i.^.tn . nv,n- 
Hv.. .n H,.{.a„ n.v. «„ ,,„.,,, „„,,„■(,. ,„. ,,^.^^.„,^, ^^^^^ . 
IJ» <-.!»r I- siinioi,, ,1,. ,i ,i,v/oi.vo;, /„ ;;,-.^. 
^ Mais .M „-,vail j,„ |, , .|..j,or> iVnn hominc ^IVspiit 
I. «'n avait (r|...nditMt les /,naiit,>s pn'vi.- -v, H ,.t.,ii 
•i-MK. .i'Mn ;.ran,l srn. ..t .rnn. i^n.n.h. ,^n,-tr.{,.a. I.kus 
A\ lavait ...iMiu- ,. s;i j„sl.- s;,I,.nr. loi-snuM 1 avair, 
namm.. niini.tn. .., ,1..,,,, ,i,-s .an asm.- ,,,„ „v,.i. nt nlu 
sur \o ,nar(,ui... e» ks (ravaux wvmpW, font fo, ,,„.. I.. 
r-i avait ru raiMon, ^ rouuomrrr nar 1. livn- uminU-- 
./m.fn.,H la dn^om.flc p.nf.,//, ;i,: .„l„n,.- d„„s un 

son rr,H/ra/ .s.rù//. ,.( ,,,„ p,,,,^ .'..,■.. ..m.sHh-r.'. , o„u,..- h 
prfliulf des nrils dis ♦^-orir^mixtr-. 

.^r. (il' Marvillf sViait mclim- pn.ron.k'niunt d.rvant 
If ministre <k,. «irain-s OlraJicrtMVM; ciui-vi lui r/>p<)iMlit 
fvir un .:alut cou dois. 

^ •• Déscîr d<- vous avoir lait atin.drr, dit !o I-ut-riant 
•■»' polifo, mais j,. mVHTupais du st-rvire du roi. 

— C"o8t au««^i 11. servicr .|u roi .,u. nraniôii,,- près do 
\ous, n-pondit k man|ui.-. 

— A vos orrlros, monsieur. 

— X«»u.s jx.uvons cauf^er ici? deiuaivUi .\r. .l'ArrrHiKon 
»n r^^gardant autour d- !„, ..v.r un.- ...xpre.«.si.,n d'iu 
fpiK'tude. 

— Kii tout,' ^['iiirif... uinrisicur: p^r^oun.^ ne peut 
lU'Ufi entendra. 

— (l'est, que .0 rpi. j'ai a vous dire .'sf de la dernière 
importance 
— J'ix'outc, monsieur le niiniSlre. 

—Alors venez vous asseoir ici, sur ce canapé prc-s de 
moi. '' 

M. Fcvdeau adressa \m ir^'ste au ministre eommo >K>nî 
if prier d'attendre, puis d alla Kuect-s.siveraent vers lès 



'*ill|r,AKpiBQ|Bnn|BH«| 



''«' vouh .vciK., rl)t.;i. ' '' •^'■^♦'Jison. 

" Lm./' •' 1../.,,,.,'; "" '"^"'^•«••'nl A'cnôral de p>L. 

y,n..c.„„„, ,.„,„,„, ■ I, ;,"' ; ,'""";'■ par I. b»rr,èr„ 

<'oftf' chaise n Uy ,.,ii^j,,. ,, , 

■■ou,.., ,10 „6„,, n„„m, " ,„ n,,"' " '''""'• "'■'^ -l"» 

pa« îm;t """""^ "" ""•"- '"rt J--. .«■ parla», 

'<" ™tr,.v,. .» fc ,«,*;'" t'":: l,"»" '«■••mo mê„K. 
prwonui.T. '■"""«' "">1<T al>.%lura«nt le 

• * 1/ 'Il 

HU dehôrr '"'"'"^ ' "■ ''"'«"*''•" PapitT n. soit jeté 

^<!» un jirijfond .4..r.v. * i 

ticulanté» .ie ,,, ,,*.,;;,:„',";,^''"1''"' '« ^•««'Ir.s par. 

-Tre. |„c.n! du d'Argenwn.' 




— 1-^; - 

—Et cPt hoim.u- romluit 1,... .lu.. .I..vr«i.j.. ,„ -..r,,. 

;-'( t't^ houuMv. H'il rn. |.HrI,. p,,., fiaN^uj., r,,r!.. ...t... 
"ail.. ^;,:.. «ucun .iout,-. -ninrul ,1 s<. v.Mr„ ..rr.-tV. ,' 
.•x.«.r« Hu'on !.. conMuU. .l.v nt ;.<„ p,>Mr nVlnm-r ri.,,. 

ioTiU' i'i lassistan |,. r«,n»>rtH^i.l,.iir ,'.,• ,..ii n-ivs 

<l«ns .•. ...H. vo„s k. ..o«.i,nri..x a nxun hôtol. ,,u..Ii'. Z,,,. 
M..t I h.'i.r,.. I»a,i. |<. ,.«-. „„ ,ontrair.., ou il „r r.Vlv 
•niTuit i»««, 'futrsMuo. ,,rcv<-M.r .-t .'«rd...-!,- à vu.- cian- 
vofn- oahuH't jusqu'A .(^^^n- j^rriv.. 

— i. "H tout- 

-—Soyez '^ans craïuk' a n , t'-^anl. 
-Cot pvt'n..mpm <l\.nl.nvi,H'iit lu- ,io,t ,♦•(-.• cnru.a 
'ju.- d,> tn.iH iK.rHonnos: k- ru., moi ,î v„„.. Knip! -vo/ 
'l.'nc tics hoMMTM.^ l.abil... H int..ii;^.on,s ,,„„r l'.rre^- 
tfttion a ja l.arri..rr.. ...r .i y va <i,. lu vu pour *^ux, d. 
"mplo, de luniu.nant -U- polu-,. j,.n.r vous, et <lu nunis 
terc fMjiir iriot. 

-.Fc vais (lonm-r Ks or<lr»^s ,'n const.jufnc.-. rcoon.iit 
M. 1-eydcau. tt je réponds de mes UL^nts. 

— Alors le roi sera eonte.ii. 

— nii'ii \oim enieiuloî 

—Autre .•hofio ene<»re. repni d'Ar^'f'i.soji s,ir un ton 
très ef>ijlid#'ntlel. 

— Quoi done y 

— Ix- roi ^.enut our.eux. à am^- ,h. e.TUiiii^ poii.î- 
meonnus a tout autre (,uïi moi, de «avoir ce qup fait 
M. le pnnef de Confi. (pielles sont les persoiui-'s qu'il 
fretpiente le plus, et m ou ne n-niarque i,u-, dau3 wn 
Jnténeur. des préparatifs de voyage ou do proehain dé- 
pi aeement. 

— Je ni'o- cuperai de cela. " 

M. d'Arg»'ns s'était levé. 

"Vous m'avez compris:' demAnda-t-ii. 

— Parfaitejneni, '" r^l-pondit Fejdeau. 



I/^A.«.iL- 



•A'.'K 



■— 128 — 

"'- vi.it. fai 1,,"; 'XJ T- '"• ^^ ^'^^ "^"^^^'^ <ï'^- 

vos smict-R. -•■• "' •' -^'aj<'=U' 'Soit satisfaite de 

->I. Fevdoau "j'mclin-i • I 

-^ l^'iiii' Muil M F 'V I 

""^••'^ -'^^ Hroir .oon.t ,>Sn" l.'!,^' ''7"^''/'" ^'^^'^n et i! 

"" '^^ '''■- c'^ ^'n lira' ,; ;:^r "'''"' '^"^"'^ ^^ 
^"i»e. ' "" '« <''>ireHp,.„,ian..e d.ploma- 

.-" ••'Ppiiva siipccssiv,.,,,,..,. ,,,. .„ 

r'^,r'^'^^''àvoi.w '"^'■'''--'•I.Iusk..,^spa- 
^"^-^:'. nn autre v/;^ n. S^:;;"! ^r^"'^ ^^ -' 
•'^■*' /"His ce parti-là vo .au -n t T ^'^ '^^' '^l^»i>'- 

:^^ ^-- Co ,u',l faut Cl^"'"^^^'^^ ^^^^ '^^ n^aison 
Staarostos. e. pouple^,rh In T î'' '^'^ '^^«^'"''»^^' ^"^^^ 

^-»t ce Po^onaL. n.e lerai-fe „, * " '''''"'• ' ■ ^^ ^U 
Prii.ce do Bourbon •> " ^ '■"'" "^^ "» ^^"nomi d'un 



'^JSi 






— Vî'.) — 
niont.^ dé loui-s char-.s. nioMai..nt ,.. , .. • 

^i.o< .;: .":.;, ..;;"'•'■"''•'''■''''■>■'■'■■■'■ ''<■ -t.' 

■•<'<,rl,l,.u: ,|i, I.. |i„„t,.n,„„ ,1,, „„|i 

J'ms apns un siliiu,.; ' "^• 

" «i-"-^. vioKu.n.ont un ,c>nl<u, ,1,. sonncti," 






130 



XV 



Ti.V SERVANTE 



.;-.:.l 



"(îilbort a raison! disait Da^é. Il faut proccSlor 
ainsi. 

— Vouloz-vous ino |M'rnK'ttn' (î'ajjir oonii' j<> IVnton- 
(irai 'domanda (Jilbert. 

— Oui! faites tout, mais arrivons a conniiître lo se- 
cret de cette infamie!... Oli ! ma tille! ma pauvre en- 
fant ! . . . 

, — Calmez-vous, jiar griu;e !Aycz autant de courage 
'fw» T{olaT'<^ ^-t n;.>! en avons. 

— Eh. 1 tien ! faites! je me cùiiti'-'ndrai ! " 

C'était dans l'arrière-boutique de Dage qv.e se pas- 
sait wtte scène. Cette arrière-boutique avait une ou- 
verture sur la cour, une autre sur l'allî-e <]e la maison 
et une troi.sième sur la boutique. 

Il faisait nuit, le? lampes étaient allumws. Dagé, 
Gill)ert et Roland étiiient assis autour d'une table ronde 
sur laqmlle il y avait tout ce qui était néH?essaire |X)ur 
écrire. 

"C'est ton avis aussi que j'agisse pomme j'ai l'in- 
tention de le (aire? dit Gilbert à Roland. 

— Oui, Gilbert! Je sais cambien tu aimes ma soeur. 
Jt àai^ quel homnio tu es. J'approuve d'avance tout 
ce qiu» i u feras. " 



i^ 



— m — 

♦ rilbert, se leva f.( iiu 
la boutiquo. '"' ""^'■''- ''^ P<>^te donnant <lan.s 

rn^an;on.oifTo„rar-.ounit. 
War^onsVian^a dans r..se.HorW disparut 

boutique d,.Mn,o.l;>;.iMr ;;;,:;''' '"^'-'^'-^^ <^^"« '« 

l'hoobu.. ' '^''' ^•^'"'»*' «était pr,V«ipitô 

nCÎ^:r "''■■''"•"' '^'''^ - 
^,-^;--oUan.; vous a,I.,e .avoir. ^-..^^^^^^^^ 

,^^^-deu..nantesdosc..da.„r,.iasu.tedoIW. 
Kilo est uuuabile , !' '""""T"' ''^'''^'^^^ '^"«tine 

-H tout à i-h;;;;.; r ni?xr ;f ''"^ ^^"--"^^ ^^-- 

était plus forte." ^"■''^^'' ^"•'^ I^' respiration 

^>aKé joifrnit ],., ,„^^i 

^nnmio pour reinercer Diou " "' '"•'^ ^*" «-'i^J 

-Pos' d,;^;^;ÏÏ "^ -^-^ '^- P- P^-are un peu de 

^^^^^t^rnui; ^;!r-de^^^ ^^^>-^ ^^'«^e .en- 
trait de ^ chambre ';:: tf^"- ^ ^"'^^"^ "^ ^-- 
ccunue et lui aurait souri. ' "'' ^'"'«'^ ^^ 






-'•' ¥ 



—Comment la n'iiicrcior jamais! dit Dagé. C'Vst un 
txMi an<rr qui v.ilJc sir- ma .'il!o. "' 

lu porte .le la honii.jii. s'ouvrit; un troisième .rar- 
v<m rentra. "^ 

"A]i : .lit I{olan<l .•■(..t Hlondin. 

—M. «le Taxanne est-i! rev.-i.u de Vei>.nil(> ? deman- 
da (iillvrt. 

—-J'as eneoie. monsieur, répimilit le garçon; inais, dès 
«.Il iJ sera reve-iii. nti lui renirttra votiv 'lettre. T'est 
lo prernior valet de cluuuhre .pu Pa prise. 

-Bien."" dir «.ilhert en e(mgi. liant l.> .<rareon du 
geste. 

<'i,iq minute.^ après. Roupart. l'-sule, Mmv .Jer.'mie 
-Aime Joneièr.'s étaient a.ssis .Ia'.> !-arrièn-l)outi<p,e sj 
nganlant nnitnelleni<.nt awe ime .v\ pression d,. vive 
(•urH>!ité. Les deux *..rv.antes .'aient debout près <le la 
(liemmtv I.n t^is gareons se tiquaient devant la el.)i- 
^rn vitrée séparant rarrière-houtirpie de la boud.nie 

"Mos amis, dit (iilbert (pii dominait ras.seml.lée 
vous avez tous r,'ssenli un prolond ehagrin du cruel 
événement qui nous frappe. Vou- aimez tous Sabine, 
vous dfnez être eomme nous Du . liorriblemont anxieux 
de s<noir la vérité, d.. lever ee voile .pii recouvre j»s- 
•iU lei le enme aceompli. Vous all.>z nous aider, n'est- 
ce pa.s pour nous ett'oreer de faire jaillir la lumière? 

—Oui! ..ui! dirent à la fois Mme Jérémie. Ursule 
et Mme .loneières. 

—Il e.st évident, dit lîoupaTt. .pie la lumière de la 
vérité est le grand flambeau social. 

— Tai-sez-vous doue! dit Ursule en poussant .^on ma'-i 
du .ou de. 

— Proeôdons par onlre, '" reprit Oilb^rt. 
Fa s'a.lressant à Da^ré : 

'^Hier. à ,|uello heure êtc-s-vous {>arti pour Versail- 
les? denianda-t-il. 
—Hier jnatm à huit heures, répondit Dugé. 



;jii; .»vtit!i^ 



<!*'.«"> ■ 






It-- 



r 






:^ 






— Noij. 



"i t.. il.- 



-Qi.;„.,l ;.H,. H.s part, ,onin,..n, ..,„; S-,!,,,,.^ 






"•;'"'*•"*•■ '•! !»..> *".)ii;!.r,. 



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].,~V'"' ■■""'"-'■'■il" - v,.., ,■,.„.,„,;.,;■,„ , 

--N-"!.. ..il,. ,„. .•,.,; i„l,„.„,, pa, 

n.„;:r.:;::;:;:;;:' --' -. 

.■,x.„r» •' '''"'"■■■ '..-■...■■■ -I.i .|Miu.'. u, 

—.h- -I 



..■....■« .1.. ., V ■■ I, ;,';"■; ' ;■;■ ■■■■' '■■- '- >- 

'■"•""."""-'"""-'■• •'■■ i..-: ;.;;,:.;: ;,:■;,:,: 

lili'U 

.•-.I .!.. h, 



■■' irava.li.T . .,s,.,„h|,., |.;,|,. '■ 'V:'' . .;;'.-^ ■"-..- 
....""I.. .-..■ j.- f.i-ik ,.„.. ■ '"'" "''■ .."■ 'I'- 

■'.• '■■i^.-p...... ::';'',"'''■■'.'''■ '''^'■■■'''^- "■■■ 

'■■■ ^ '■' ....■> <L':. i ; • "■^'^;:: ';;""•"; ■"- - 

:r': ■'-•■■"N-.'.ti;r-o ::;■;:-*;-•" 

-Que,,,. ,,..„, /,,,;,:;;\,;;r,::'';>-'-^-..^.-.... 

manda GjJihTt. 



Il !;i (Mi ^ :»,■!■ y 



-Huit ho\\n> ,î j),->j„p 
-^'t tu Ile l'îH nniic? 



-'.''11.' cf ir^.atin ;,ii 'iiom.Mir -,.■ ,-- i 



r^: 



rsi' .iasu.""^ w. 



- 131 - 

—Ou. .Fctai-' (lun.-, ma 'hambrc. . royant .Sabine (iau^ 
la éu'nii.-. 

— Et lu ij" is n-f) ivmanjué à l'cxtérit-ur ni à l'inté- 
n<-iir .!( !a Miai.^on .jni dût iiuli.|U('r des traces de vi»- 
It'ii» f - 

--limi. 

( est tout I (• (jiic tu s.ti&;- 

— Absniuriicnt. " 

(îiil.iM-t fit ^\'^ue k i'h'K'biis d"ap|!nn-her. 

'"v^k- /('vj-ii j,a..,^. v,j, ^,^j,.v „\.i„Hri'la-f.i!. 

— Ki.'n d"( \rra..rdiîmJre, monsi.'ur. rf'pondit 1,- gav- 
■:<>- ooiïïvur. ly-unard .t rt;.>pdin !e sa\-T,i eajnrm> moi. 
3. lu; Nai.i!-,- rst varice a.^si...- dan., h- eojnptoir louio la 

^^Oir^'^. KI!o :i 1)IYm!'> 

— Ki<!-:! Vi.nu ijiiohju'uu? 

~1a; vai.T de chairbre de A[. i,. ,,uin|u;.< de Cain- 
sad.., 1.. ^rand la.,aa!. de M. Ik-jart, 1,> f,>nuier général, 
et u: ^^iiet .io c-liai.due du due de Lar(n.'hefoueauid. 

— l" <'«r tout? 

— .Te (lois ,jne oui. " 

i'hoebus rrgarda .-^es deu.v («llèguos les intorro^eant 
taciretiieni. " 

"Non. ii n ebt vpuu personne autre aprè.* que M 
lîoland a éfé parti, dit Ixjor.ard. 

— Persnuiie, ajouta Iî!',adin, ^i œ nest Mme Jon<nè- 
re«, et Mme Jéréiuie ,jui .^ont venues passer une heure 
auprès tle niadt-moisel!»', 

--^)ui, dit .\inu .Téréjui'', et j«'. . . 

—Pardon ! mirrronipit Oi.'hert, tout à l'heure^ je vous 
prierai d." îue répondre, mais, luissez-inoi suivre la 
ligne qup jr ;iio siH.v tracpe, " 

Et s 'a dressant aux gardons: 

" A quelle heure av^-z-vous fermé? 

—A neuf heurr-s et démit;, mou^ieur! rénondit 
Lei.'nard. 



'■^--*— ""' jfr.*«^, 



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J ' I 






"■"■' '^'-t ^■••'Hl ;,;.■,-'. '..H'. -, ,,!,, 






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1 ri..-i; •ij.M,. 



lî i;t ■...ii-i'..- 



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}^ " '* ') !>■ <;ni . n i'-!,'-,' !,, 



■l''lll' ■ ll'ii.dlnll-l. 



•! Mur. 






pi (• 11'.' ipii; 



III. iU'.'!);. lis, !|. 1>U'J; 






' ■•.•■' \ n.^ .jM- r.; 



!•«: !■. ■.. I 



''■■' Mil' ':| . , .;•[, 



'■•■' ■'^''■- ^.il' r., ,,,ui!Hl 



"' ' ■'''"'■' ''"Mi.ii, la <;;!;„. ri. 

•'' '■'■''" '.'" "■''■ . ^'oiiH-ur. ',alî.iin;i 



• ''■^•■^ .•" .-z? ,o,,s n\n .--Ms „a. sû.v. 



i.t <'>\ii:i-i'. 
' "Mi'îii'fii 

•lu <.!ll., ir. 

'" ' *•'''' ■■' '■':■'•' ■• 'il IKM'. • ■• J-'jf , , I: 

- * '■ !» ••>! ni ( ;ir ,n .j,,.i 

l'.l i.'.. 

( ■ .';):i|i";i 

•-''■;:iirii' <•!; :.; (- 

J-tl.il'.ir 1)., 
■'l'Il tili. ;.•] 
CM I 



>.il>;; 



';"'"■'' i^"-^- i^ll-' |^;.^ i.ns !;■ i;o,'a <).. 

"" '■■'' '' '' "'"''"' '"Î^ÎMi.!^- -hf ihîiiS „.. ,1,,,^;.. 



■■ 1 . 



■ ■''/ Pi' Sn'l- 11,1;. . 



A ivt-,' i.JiiM.,. v'",h-ii.,' pou 



r i- irn|j|f.ni,. t'oin, (iiln^;-!-! 



;•'•' l'i'I.: r! l! r, ,r.l,-.|.. . , . ■ , ' ' " '^ ' l 

'i-'M'I.! > Ul '"S^IX • '!ll(»i'1 i 1.1.1 'i -r Ij 1 

\ .lit /;! N.l^.> , r l-foliMIii. 



r •"•t«.i 



— i:r. _ 

L.J>èr.. ,.t I,. ti!s j..rai.saic.nt ,.rofnn(lén,vMf i,,,,.,- >- 

"isnanU. dit viv..nu.nt ].• .<„m...r. il ,,„„ .,„, ,„ 
parles. |-|.,s tlain.ni.iu .ju,- i , ,„• 1,. n,i. ' 

•;.^;<';>. .!.• vo... .» ..,,,,,1.. en grâc.. ,.,. „... .Innan.i.v 

^^-N;;U..|<.,nan.l..r.;cn:sV.naI{..lan.l. K, ,,o..n,uo, 

<''";;-'-t avait ûe .IcViodu-r un ("l.nsi «,,,,(.,1,!,, , l, 
•">;ra,lK.. Il I.. présenta à Isnanl.-: " 

".'nn. sur ,rtt.> iT..ix .,1,,. n, lu- sais ri,..i. „,... m n*as 

n.-n a nnusa,,,nvn.ln.. .T j.. „. j,n., ,„oi. .1 m- ,.lus 
i Hiicrroi^or. ' 

Isnanic it<- ré|M»n(lit pas. 

"•'"in-!" n'.iH.fa (iillM-rt. 

J- visajr.., le la servant. én,i,d.VHUM.ln,pa!,.,p^ 
'"ucn.l. Kll,. continua à pirde,- 1,. ,i|,,H,, ,„,i, ,,1^ ,, 

vrcs 8e coiiîractaicnt : 

^^^^•^Juro ou ré,,on<!s'-.U, (iilU.,, ,,,, ,„ ,,„ ,„^.^^^^. 

Elle se tordit les maiîis. 

"iMais ,,arle «lonc! a.pon.is ! expli,,,,..,,.. : ,Y,ria 
i><e avee violemc. 

lef:^!^ '7 ■""'"■': '"-'^'^<'"s^M'l>iH':-'d.t Isnarde, 
II- mains toujours jointes. 

Kl olle îoini.a à ;renoux devant le (citreur. 

'lU0l(,ue chose' ^ "" '""""' ^"" 

-Parle! dis tout! ne cacl.e rien! sVenènnt à la 
i'n^ Mme Jéreniie. Crsuie et Mme doneinvs 
— larlo donc!"' ajouta Justine. 

Isnarde était mujours h genoux .lans la ,n,.,ne posi- 
tion suppliante: ' 

"Que !.. i>.,n Diai i,u. vienne en ai.le! vnxvn 



iiiira-t- 



.^ik..i^. 



— 13S — 

!?'' vn.' t. ::'„,™;'."" ''"""•'"' "•■ ™-.,i,a„,io„„. p„., 

—^'f' no le puis. 

Mais j»our<pioi? 
— ^^'»i fdit .serment t^ur !,> «„|„( ,1 

—A (juj as-i,i lait (.^ serin,.,., v 1 

-A Sahin..; s'orria (iilh^rt 
— ()m 

-— Est-CO Ollc (ini Ip ]•., ,1 ,. 

-KIle-nH.,n...'- ''^""'"'''«- «v sonnont .^ 

Tous lo^ assistants s,, iv.^irdèro»' . 

•"y«tori,..,.v .H..L„„; '' * ,: ";;;■• l'-» «u f.fl et 
HTvant,.: "'"'"'<"" rapprofhé de la 

"Tu vas h.uf „„„s ilirc; rtii-ii. 

n^' parlera, j.as. " "^'" " '^'P^n^^t f^^narde, mais j.^ 

— -Kt (|w. faii.lrait-il ,Ioi,c ,),,i,r to foi 
tria l)a^ré<'. J' '" '*' J«iip parlor:-' s'é- 

-Mai.s, mailuM,ro„s.. .-X . "^.t "'^^" «^^'«ent. 

r'^/uso.. <]e „ou. .via er 'o , "''^^^ "^'^"^^* ^^ *" 

qui ont accompagna Je .rime! Mais 



— J39 -- 

rn(v»rc. iino foi., prends gar.leî Rpfn.scr <1,. répon,lr.> à 
1108 questions. cV'Ht nvoufr ta culî.abilit.'. 

—Croyez ce que vous vou<lrez, dit I>nfiid.'. J'ai 
jure Je n«' parlerai jms tant que inadeinoinelle ne 
m ordonnera pn^ do parler!" 

(iilk-rt avait !.>s lèvr.s tr»s pâKs et les soi.rr 1? cun- 
tractt-s. JI send)lait en proie à l'anxiété lu ,.1ih poi- 
^'nante. ' 

^Inio Jeréniie, Ursule. .A[,ne Joncières. Justine ou- 
\raient .le grands yeux, et unr exprension de stupéfac- 
tion profonde avait .'nvalii leur vi*age. 

l.<'s garvons du oiffeur paraissaient ne rien eom- 
prendre. 

Quand au Ikui M. [{..uj.art, depuis le eonnneneMn.ent 
'R ] interrogatoire, il écarquiUait ses j-etits veux -'ris, 
il ouvrait la Ivniche, il faisait des g-rinmces, (x,.*quj déno- 
tait en lui, au dire .!.■ sa feninie, un grand travail d'es- 
prit. 

Il y eut un instant de solennel silenee que K...upart 
fut Je premier ;t rompre. 

;'.\h: mais! ali ! mais! dit-il, c'est qui^ c'est très 
drôle tout cela! très drùle!. . . si drôle même que je n'y 
comprends rien! S. ...:,. ;;]],. ne parlau pas, on puur- 
rait oro.;. v,iii-ile e.-t muette, mais il n'v a... 

(iilbert avait saisi l:i niain d'Ismirde.' 

"Au nom de la vi( do Sabine, dit-il tu varieras !" 

La servante se laissa secouer rudement 

'• Non ! dit-elle. 

— Tu refuses? 

—Oui ! 

— ^Eh bien! m -érable! je. . . . 

— M. Dagé! M. Dagé!" cria une voix sonore partie 
de l'étage supérieur. 

Dagé se leva brusquement. 

'■Quoi donc? demanda-t'il d'une v.iix rauque on se 
nrrt-iuitant. 



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N!«--.it.', I,'..|i),i.!. •;.il„r: .itiM.iiî. siiui. ,!, , Mini- .,■:: 

'h'< -.■l-;.|;l..,,. :,.., ^:;u-r'_,U~ sV',M.-lit .•D'mV .ur '.- 1.U- 
''ili l.ili 'il ;iM'., - i'il-'ilci' : I. ,.!!,, 



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" r.i.. ,,i -^ '■" ■'> '«1- 11. 

--Von. U...J, :„'.,, , ..,, ,. 



■"^'■"- ;"i ('^')î^ nia rais->î,. 



^iM^'I^il^.^lV''!^ 



- U3 — 



— refiendant. dit GiJIx'rf. j*> ne voM*'i.i pa? écrit. '■ 
' Sab'no fir un effort jxjur t<> jK-nriier rn nvajjt 

"Vous ne m';i\n pas Ocnî la nuit, derniôrt? dcmari- 
tla-i-el!c. 

— Xon. 

— Vouè n'avez pas prôpart' une Icttro pour moi (ju.,- 
vous ayi'z lai'ssc'o qufîquo part? 

— Xon, Sabine. " 

Kiibiiic pas.-a la main .-ur stni front. 

"Oh! Mon Dieu! flit-ellc, mais c■'•"^t horrible."' 

Et, se tournant tout a coup vor.s Jîuîand. 

"Tu as éU- blousé? dit-dlc. 

—Moi ! (lit Roland avoc un étunncint-nt stnublabl. à 
i'tlui (pravait nianiff'sté (iiIlK^n. .Mais non. ma so<'nr, 
ji n'ai pas i^Xv. b!os.<'. 

" — ^Tu n"as pas viv blesên} la nuif 'l*-raièro en travail- 
lant à rab'ljt'i ? 

— Je n'a' uième ]mi> ro(,u uno i'LM'iitî^iurt'. 

— Oti ! St'ignour! ayo7 pitié t'c moi!" du Sabine 
avec une jirofonde e.x])ression de douleur. 

Il y eut un silence dans la t' ...note. 7'ous .s'intern»- 
geaient du refr.n-d. tiilbert se raie^r^M-ij-i vn^jre du lit: 

"Il faut que n-vis sacluonsî" dit-il. 

Et, s'"-'.,..jfiaut à Sabine: 

\,La belle et ibère Sai)ine, dit-U d'une voix doiiw, 
maintenant que vous nous T*-«vm naissez et que vous pou- 
vez parler, pouvons-n-ui^ vous interroger? 

— <()ui. dit .Sabine. 

— Vous vous si-nlez 1a t!)ree de répondre!' 

—Oui. 

— Kf... lej! soiivenirs que jr> vaus évoquer ne vous 
effrayeront pas? 

— Ib m'effrayeraient si j'étais soûle, maip, voua êr^es 
là... près de nwi... je n'f>i pas peur... et pui«... 
(•(■ttè lettr*'. . . 11 faut (pie 'y saeluv . *' 

('ej>endnr.t elle avad pal:. 



— 144 — 
ftn^...- ' " 1""" '■"'■; "')US .-iiiun)!,, ,,.„,. 

pJ-ends plus. . . - ■«< «iK/. . . ,.^,. j^. j^^, ^^^^^_ 

>>'">in. H^ai, f,,,,,,'. |,„ vou ' ""^""' "'" '■■'• 

«oupir ..vpfra ,u. -os lèvns. "" "'""^^^'»<'nt et m. 

y-'i^^r. . . i.,,^.i„, ,:^ ;^^ï' ;";;;^ l-'-'^ Po^-r «l-er tra- 

n <^^t p.^ ,. ,,, -;;-;^ ;; ^-^ 

^'^ '^^''•'''' M'.an,( ,..,.,:„ ""'^ '^^"^ ''^' "•■"<• i>our.. 
->'V.ta, ave. Mn.e ^ ".^"".M.-n,.:. /, f,,,„,, 

vouJuron, .e retir-r ^ > " '''""""•^- ^^''^ J«"-s 

^-t i-alle... .rétaisdA.o;;, M ''"'••; ^'^'^''^^^ ^dai- 
gardant Mme Joiinèn" e, f :;^T^'^^'^• J^'^^^' ^- 
ffoaient leurs <le,no»iv, -/emnie qui re^ra- 

— <"''st lueîi .via . ,/,, .,.,„, 
P«^ ^l»^ !h pon,.. .1.1 JéreuM^ '"'"'■' ^^^"^ ^■"" ^'"- '•' 






'x: 'li-i 



«#;> •.■•»-. •#H 



&ï.r ^-^ ^i^*,^j 



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^'"::':'V''^"-'-'- '-^-■' '.^ l-n,:è;v. ..: M,,. .,, ,, 



--Al( McMilinl nu ;|,:,,, j, ,,,, 



•l-in-^ !<■- i..'„n.r,. ./., ,,„, ,,., ". ' ' ''* "" 

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III r. .),- ; >o:u!M (■ i-i 



'Cl'll^ ,1 J.|i)i|. 



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' •' ' fi ;'\;i l.v li.l- ■ (•■1 . . > r , 1 

::''■ z"-"7 ' ■•■ '"■"■■■• ■■' ...■.■.'..'• 

-". x..,:< :::,:"„"■:":,'", '-->'' ■■ 

' .,,1 .1!,,. • '..III,.,^ ■!. I!\. 

--.Ncn. -ijK.i.ii.^.j, 



.■^i''l!.-i !l(),. 



y 1 <l; 



I i i. ;!i|t. 



;v!:i 






— 146 - 

[^ rue, pnisriue jo x./u, do la huniètv ^ou^ la por^-. 

ht .:o(nnM- noue ,,,; tV-j... ridions pae 

-'Ouvrez do.,., r-prit la voix. II faut m,- je narl.> 

-A hk,::" niurnnra,-.).. avcr ('miuieiàcnt .f n<. sa- 
j'|'''^'iJ_||Ui ,io.iauf .k8>n v ,no p..irlor .^ pareille h-Hiiv iu 

'fW a, .oup. ,i.. in.,a,lli.: n,,. p.n.^ subito von.it 
•lo m ns<(ulJir, 

'^ ^i on AVMH.t .,10 ..iMTrîu.r -lo ia part d- mou n^ro 

Kt .iii'rtdn.'ssajit à Isnardo: 

^ V,i, Ira rh.-jo. ..ivro I. g„:,.lif.t. Tu verra.^ à ou, 
î' 'U>; Jivons H fairo. "' ' 

i>n.rde, moi,is .•..>unr .p,. mo3 poitt-etn . march. 

do rJi]/^"'' '"" ''"''■''^""' ^""^ « ''^^'P î'n milieu 

•jAÎ.! ,na.i....,.s..!lo. dif-olj... ., r^f,,, .quoiqu'un do 

- Poiîladlor!"' r-péfai-j.-. 

Co iimn torrihle nous (it huitr. ].■ ooour à tout^^s d-ux 
hr vna^ dor-idltos-vouH a ouvrir? dctnarida Gilbert. 

--On ini})pa • a«r.n.. .vi!.. fo,> avec jilus do fo,,.., n-- 
pnt Sahine, or la n.Ûrre vn:v njoiit;} . '^ H fa„f ,,,jç jp 
parle ;, Mlle Sahuv pour le ?^:iIih. ,'u^ son frore. " 

— Pour mon sîilt;r;> sV.(.ria I^oland. 

—Oui, mon Civre. on me dd. coll. Alors jo |K«nflai 
•n-u' tu ponvu).s avoir lus.v.r, do moi <.} ,na teirour sVfîa- 
'/i. -ïo courn< o.nrir r>l,^" mémo le u-.uohot de la ')or(«-. 
A trav.-rs i;. ^rnjî,;, j,jp,.n;ns uu homme ,h ^mnàf- 
Uuli... v.:i', ,.n ouvr..- ,omo ceux qu'-inploi Rrdand 
'•ans -^n fal.rejue d'av.iu- ; Quo vouLv-vous' di3-jo. 
("est n-oi qui «ui- ]a t^o.Mir de lîoiand. farlez vite! je 
ii< ]v\' ■. ouv'-ir U-, ]iori(' 



iMl',:-.'-' ''■ X».;'' • 'il i'ilù'*''.'" 

W^ 'a' . i' V.'j«3"»iî ... J 



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i*...'iÉrT 



••- 147 - 

■-^fr na; Î.H., In-mnn 'f.,- vous wnvn-.' Ih ,,,r> ■■ 
^-h-- u tra.'ers ics b<;ri>».i>. il m." t.-i mt un... l.-ftrp ' 

rril.. KTIU- pur v.ji.s. (JiJU r! 

-E'.ritf ],ai- :, .,1 ' sVttTia (JilN-rt. 

--Kr ont. .Ktr. ,u,oU ,^,.r f.n.,< ;.,,,,„, .|, t,, 
soins •- dMiiKuida I^.]f)n<l. 
^ ^--(«in. Jo .;ro'>: K. ];.v ...Hor, Ki!,. ^^it -..lu:.. 

WalJ u! .... j,; v,ns«... iu:MH.!iHl,.n,..,.t .uq.rôs .]. lui 1.h 
i"ttn. m. <l-auvn^.on>:,,K. IV.u.rt.r,,.,ila;„.rt,itr,V. 

srran(i.- (..niuinc. ' 

--Kl c-tt.. i,.rriv ,'ho; lo,, . d,. ,,.>.•' .1. .,,;tn. a fliL 

— Oui. 

cvtto heure .,ue u' croirais < ncor.' ou , I:.. ,.,| ,|,/"",u. 
^ -A^. voiià <;iu e.t Kr«rî.io. v-:, .tran-.." <i., .;;;. 
-^t ei. .tr.,^r,4nl son fr..,.: aa., .. ,..,.., ,,,.,^.^. 



— Ub — 



X \ 1 1 



^-A mi<:.;ej;l: 



-"^abin- av,nf lai.../. nH„„|>,r •■. f> 
Aliic 0;iiii;i,ilt , ^ v: . ). 






''' j'i'Vf, oin |-futiit U'ikIu^ 






- ''"i ■ OUI ! li.r II... '■ 1 r i 

Jll>riC(' ;it| J-), 

•■f^'"- >." lui <{^nmui,:, non: .f • vo.is 



■""• .;<' •J'iiiaiHlai 









••■IIMi:,' !r m, lui-,,,,*.,;.,. 



Ou: .lit :, ,i 



''" -iiir.'ii! la /. 



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l'îi^ lii'ip.iri ,1 s,» h 



l'ÎH,.., r-o,..,;, 






' 'Ci.-;!;-, I 
•'le a aulTi 



"Il h i; (i'„ri|::. .. ,,,„,,. ,.,.., . 

,:;':■;■ - ■-. ,,«.,.1..:,, ,,.„:>,. v,i,„r':;,; 



1' .-■ ■ iK'Voiîx 



■.pli •(:.• (;l;î 



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';:";':'-"<'':''' "■--'-•- m. .1. v.,.,;;;, ' 

.11 'I >)< lir.f (I- .-■ Nil,-; ii-H [) i!< •.,,■(1 .,, , I ' 

\ "il;( /.-\(iiîs vi-iii^ tu-,. ' ■• ;.,t 

,'• '""'i'J'-; ll,M,H'»ir.l h iir l„,,,y,. 

^''^■''"■■'"^'"■""^^•''•^^^'•'-'... ^ ■;:..,:;.;:",;?; 

"•'• ^'f"'!' h.r .,i,;, ,,,.,,1,. ,!„ I,.. . ' '*■'"' 



-■":> I.'.:)!.!,.. ,ll| l,„ 



-'■■ '"'*' ^-^ ;;iM fHliau 



^■^''''•■■•-'-''----■,-,:.^r.;::':;:; :7''■■■,- 



^îi' "MU IC. . 



NiiiinN' II. a- 



— 150 ~ 

J.. pris v.n ce ^u. „■ ^...^ ,,,,.,,„,. j^. ^,^,,^,,^^^^^^ 
.i la hat.. an, repon,].v ;, ,, ^,, ,,, ,,„^^ j^,,^,.,^ 

-^^n Ltlespnt f-tt. r.u.^. ,vtaa ,n.., ..uruu. il 
r^^ nou, ...,,, V.,,,,, ,.,,,,. J.. ^,,,.,, , ,„*, „ 

'lu. j>-uu> |.,irti.. pour le soigijtr 

. M.U.J avr H !,,.:,. ,i..parfir.iall.raupre.d. K.- 

au. _Jed....n.|.. .... SM.. mV.pI.,uop, j-oraonum à 

>..arM. .Ir ,.. parh. a ^pn .p,.- .-, m1, ,],. ,„ .,,,^^ ^^ 

;','un.-mo,. h,i .ij,-j,, .p«-ti. KaMi..,;t. !.. s,.,Mvt d. .r 
V'« ;irr;u., .r ,p,^ Ui ik a.ra. n.naper.„M. asaninuo 

iHr)ar,îe, ..lînMé^- «i- 'Via. (rova!r,.tiu,. rlan. I.Mp,..! r-ll,. 
|nev.>3a,l, m I" ^.^wnl .p„. .,. .i,Muan,la,s, .>t Wrig 
la portP ,!o la rur .«ans faire le liioiiul.v bruit 
^ J*- Miva.s. „„.n pO-n-, rpa- !n,>.p-,, vou, nutr..^ la uuir 
janiais \(uis ta.- rue faitf- révei!l<-i. 

-Au inoin., nu- ,].s,us-j.. .-,. faut lui appi^-ndro ia 

cruol'o vtTito. j., la :i.i appicndr.ù mo^^nu-iur. oi w i.,. 

a].por vra. des <-on..,!ations pui.-p,. j'aurai nu Koland. 

■--I^appe Je-to, ton ^.rment'- ,]is-je à I^Mard.^ .., p. 

ni ..-laïuai dans la riu\ , . 

i/lu)m,rii.:' inaiteii-lai' d nai.' la part*.. 
;'\"'Mi.^ Mv. nie dr.]. ,. ru r-rauiu'z lion. Bion 
TJi.Jasso ,u,i uui,,.. jr stuni, von^ prof/-..r ^i besoin 

.I.' pt-n..ns à R..lnnd: Jos dau^or* de la luur ,u\.r- 
frayaienf- ix'u. 

"Hàt'.i,:-nous .' " diâ-je. 






'•-xFC^Éi. >^.v:,.,^;' 



:*->■■ '.f:..,*' 



';&/•: •'a*'.'. , 



- I ;) 1 ■ - 

v)\a\\ [ni> <j.-- i> .-.1 <unr <tli.' ur iii'''. 1! 3 - l')it,, d-^ îa 
iriain/")!! ,1 l'ii!"Iiir ■](■ ]in\àn>\. (\;jH'Mr|;uir ywv.r ;ill«T au 
hovA <!•■ ia ni.' i].' la F'Troiii'i'iio. i n'\ nv.nf. qi 'à sai- 
"> rr la ru" ion- (lri>it. 

' Ol'i ! îi,(^ (i't 1 oir, ricr. s' ntiii.- ix-uvions tni'ivt'r titi 
lia'Tt' \'>]>' u'Mi- If prt i)(lri«>iis 

— ( tsf (|ii,' ri'tiiv irions phis viti'. aj'>uta-t-il. Et puis 
ww V'»:ti3n; x'ius servirait pour raiiu'nor M Wr-land ^lui 
lit pi'iH pa> mar' lii"v 

--■(''>-l vfii (li--i'' (iji'.r.' irapit'-»' ikiii 'l'ti.; p«>iu-ré'. 

• !■!; ijiji' !ia.i"iii<' .;,j|,. a,, -vffravr pas. aj";iu i'a-.- 

vrior, je uc !iioiit> rai-; ums av./t .>11,>; j. nie pîac«;rais à 

— Md'^ j;ous ')•■ îl■o!l\■'.■!■'>)l^ ;.;h.. .1,. Voilure a '.otte 
i^'un . Manhon-. 

N'>iis nHli'iiUiàii.cs (!.■ V iîc.^,c T'iti! à (onp moji < t)iîj- 
paulii'ii sarriM.''. 

" .r-nUMiUs Ir l.iMii ,1*11111 vuiturv' " «lit-)!. 

Nous étions i;iV- de la rno de I K.-1f11o. I/honunt 
avait raison, l ,yi lliurc venait ,(i ,iOi- , il l.'arn'ta . la 
NôitiuT ('lait vil!-'. 

"M' \... ' ii;r (iîi il ,'11 oii\raîit la j'ortièrt'. 
'• m t'Iaiigai il-:n- 'a \oijiin. l/oii.ri«M- monta pr<''s 
i.u cfxlior et h' (la 1-' pnr*if tros \itc. 

"(>li! ili.'^ii-i-ji'. 1HM.1-; all(.n.> ôtro b^ontùt arrivt's. Jt' 
;j.ir(]('rai la /niiiin' ii nou- ranu^Muron.- mot! frèr.. ' '' 

I-«'.s cli'xaus '■'.iiraii-nt itnnj tort. I.a v.utiirr tourna 
.1 ;jfau<ii»\ 

'• \'->iis vdun iioiMpi ,'. ' ■■ iria'-p\ 

Mais !t' cr.ehor 71- mVnî.'ndit ]^:'.> : i! 'cm* «ta st'- chc- 
\aii.\ plus fort. 

• t app-iai. .1*^ frapp.ii ,-ju.\ \itre«; il no me répondit 
pas. do v'.iiluis ouvrir la portier.-, niais jh ne pus v par- 
^(.111! .^Hhal^^ai jrt ^riHc.. d»' doiant, ■ '.. l^al^ussant la 
houppelande du i.Mht'r. j,; l'agitai olus violerarueut , 



.35; 



W 



.MT vus MW,,. . ■ ■^' '"■■^""^ ^»/H ..,. !,,,, 



iir- 



Hui;. 












■^"•'"■'•-1" I.'..;.,r,.i 

J»"'il «i lu,,! 



i".rtr .1 I,. !,,„„ ,,^, ,,,,r,. ,;,,:.;•"■ ■'' ;:'•"!>• ■.M..nr .\\iu>. 

1 , - >.!in ■» !.. . . 1 

~';;' ♦•" i»<'iH ().M,,j,s .,1;, ,._ 
>u:- MK-s veux ,.t -,., ,,, , , ~ ; •" "'""'••"Us„p,.„vi, 






>-0!i 






Vi,n. aiï.>!,'.... |. - "'r-J'- '"-«^'i-a;. !, ,1^.,, 



^^13 



-- i5;i - 

-^llll^ <■'••.■• r,l''fii\ ' -'.'.■nii rr-si!.', l'iiiM I lui.' .■,!- 

--('t!;il' 'K'.- ''ilfi;i« .|iii '"isiii.'ii' !'ii.- ■' iij' i;'-. >i'i.- 
,î.,iii I. r, s. 

--Ol' ' .lit l»,u''-. ijUf r;'c't;il^-Jr !ii r 

— ('(iii'cn 1'/ • l'iir '.'i/i.L- ' (.<t: liiuv -; v.,iH • n ,\\ov 
iii Toif'! " ilfi (i.IIm!-'. r|iî!, !,•., ^i.ur» ;!■« c' N-. li vr.'. -.ni- 
tracU*. :"iiiti';i'î ne m' niaîiiicnir ,u'ti jr'-iinriififif <*ii- 

> l'i- '•< "» ■ - !M''lir-. (ifv; fli uiSOlm le -mi (| s lH-tniM,' MS, 

.!, , liv,-. 

'l'iii' 1) .,.;)|. on !!ir posa 1 r.'rr.'... Me picil.» .tiiU'iit 

MU un i,lj)l> llMli'Ii'cUN . !.»■ .1,11. li'Hi! i|:|l .•,.■ .u'U.ill.' 
K',> V*'!l\ f<, iiby. (î ).' (Icli't ;i;i, iiiiilioililc V'. lU\\1\,r f.ll'- 

(If.iycîV . . . 

.1 l'ta'- i' hm iiiic [Mi'cr ••.•Nplciiil —jicti <!' Iniii'/r-. -ri 
liKt' (' iiiu' tf»l'!r ((/li'-rh ^l'iiM -crxio.' jiriii< it •• ( ' cmou- 

rcf .rÎHlIlimf- ( t .!'• fciimic- Vt'-flls lic. (.>r!|l!lH ■■ le- ;)ilH 

t trii:!i:('.><. . . |,)t'^ i.K\i:iii.H<-iii«'n!.> loinnic «iju s le- li, -■ ma-'- 

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A (^'•■n-' PM'.- y,.(iv Hvai'iH-1,- pu ■. .«ii- .,r,c iinMc c\- 
ilainatioji- tiappiiit-;-! uh's onMi!.--. . \)i:< hoiiinns \iii- 
'■'■'•i '! M'ti . ( (' iii i',- ii><. .htvit, j,' ne !. siir pa- .1.' 
Il' i"'-' :i. ' ntt'ri.ln- m rr.iMpi>'!i<l;. . '>i,i.- jf .•ciilt- le 
r',U;i<- Mil' tiioiitfi au . ïï-ai/f. . . . ]' nie -.m'-la;! ."-i!/ ■'n 
en for . 

()]: vnritit ino pr-'ilr,- h iiiani: je m.. n-.ii! n. 

l M lu'iiiiiic. i-iliili. .iMiii»:" un '»'-«'ai;. .im- fntiiaif; 
mais j'avîii.- in iM,P|,l,,nnf!i cin .lai- ;. ■• ..r* ill.-.-. un 

i'l)l.iîii.ss.'!i'riit (li,l!s ;,- rc;i;iir(! îc n'.'ct. n-ifli- n.-!,. 

'"■t Je iir v(.\ai- .pTà 'ravris ,i!i tiiia_i,'c r'- ii>i âtrf. 

l.'initîiM; ■ fj(!t Mil' iMi-laîî nie >ai-:t <!aJt~ -■"; lu .^ et 
voulu vl'ri'U'A ! ma joui' -!i >*> Icv rc- . . 

r<> nin ■^ oH.-'.i ai<iis (.1; I iiti, j- m -aurai.» I.- .îiiv. 
<,Mic i'U:>-j> uv.iir it\-,M-ril i '; ( oHun.'Mi lu--]- <!uu»V 



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■'^''"•' '••"■'' -.^Mi, r.iu.nr.... |,,„.,„ ,, ,■ 






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■ P''.\ -oïl n,!. (I.ii,,ij,ir t,.,,j 



' '"'"■• Ml " P'-.,u,w n. ,|.- 



" •'•• <> dit Hie qui. 



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ma). du ;, J- ;,,,,;,., t;|i I 

•" .ivUiic .1.,. .1.. (v/irin 

->l!l;-i, sirriu <;,:!„.,.( , ,,,.i. . • . , 
-Je no sai.v "'"'^ P*"'''"''- 

- \ fins lil le.. ;., ,, / I . 

-^atnnt r.'j)rit: 

'•' rc^v: rdui uu[nu\ d^- iiol r 

■'"^ '-prvnun. nu's cen^ «I- .,. Jp^i vr 



-1 -artF., ^.^ :^3 






— 1.5 — 

I.liv il'., ti 'iiiiiii !;i .tiiiiK'iiT ]<■ ni" -.l'.'iii*. 'vl.iH !»■ 
!• 'li 'Il ■*;! '.iii> .>\ li. ijU lijiif .•!,'»^f 'il ^i! ii<'n<!^r<'iib!", !:i 
f'tiii'lii'fii/ (!»• -( - , ■. |>r''--^ii»i;- • ,11! -i >;r:iivi •. ni,,- j, 
frissonnai .. .'<• m. -iiis p.t-i (,ntll»' ftaii cç'.iv friniii". 
liiiii-. 'I' !'t lit» ("laiil. ,'('1 I" i\ u: •■uiiiiHi' iiii .'i"i..'ril VM- 

Mlle s'iis^.t t'rt'>< il'- iii'i. V'\i- «■••iidii'U! '■ M..' par*' r. 
.!«• !"•'■«'■ Ml iti» ■;'ii' m !• I ..!ii.'! iiilif, ijiian'i 'ji!'" tlrsipiti 
,|, !u r;i:!lli iili.' !■''«• ■ < !;tf tïll 'r .!•■ l-l-ifltTu-s (t .l'i.ril' - 
!iii!;i,- .t"i «;.iii >nr fii l'a;ii<M,i, «'t ((Ur j..- ri<i\:ii» vm- 

V\I. . 

'■ \'.i;ilt'/,-\ ,1- ('-•.»*• r irîîf t"i<r<i'? li' (lu-«'l!.'' Kll.' 
V(>ii> ir<) l!ii ; vr.''rusi'n»''nt. 

Je !;i i\:;a!(l;i! <uti> !i-iin!i(lM. Al"l's. • !!r .-<■ Ifui >'* 
l'Ile .l'Iii j>i"ii<l:i iih'' lOiiMi!!.' ;)l,t.'.>r ^\i\'< .1-- l.i v><\u- 
s'ir .ii;«î " Mlle. 

"'K«>fi'.vil"/, rt priîM'lh', tiitiiiu.. ton' '.•'■;>». ^nll"' ^\*->^' 

\',' ('lit' lui.--'' .. ir'>i',«'r 'I<'- j; .r:il)il'>u> 'Ir .tiaiiiiint,-, et 
'•ili iiiO !;:..i,i'-:ii1 iiTi 'ii'ii''* !i'1 .il s ih;!.D S. it-:- !u,j<»i;.i: 'I'" 
totj.s gen.rp* 

'■ .'Mi'H..-. ' lovt,'/,-v,vi- ! pHri'/-vou. ! ne du-JK'. ft toii*. 

COl.i ^'■■> iM H VO!l> ! ' 

- -Jo Al.!! pris . . ('(; fiiio jo rt'--"-iiti> '"n ♦•mondant 
(••,•■. jaroli-, jt Ui [iu:s !<> (Int Toiiî iii'''n '-.in.çj i;onill<^n 
un 'lans nii-8 vcu.'S.... J».' ni.' lin-ï^cU, l'f nii ^uvant 
;iiuti'<< uni t'ori:»-" : 

'' \< ni'"ih.-..;'t. ;' p.i,-; ! (li>— j'- ;'i. < i tt*' ''iniuio. ;S<>rt<;7, ! '' 

Kl!c nu' i->|;iir!!ji, pn:? liio partu .t un -'iflt dr nr 
•■"t *A]f fit nn ]';i>i ^*•r.•; 1.» \-oric . . . Se !>< Mi.'hant vcrt^ mm : 

" Pas mal ,]i>;ié' if»- dit-Ml'' u voix J as»'!. Vous fcr»>7. 
votn e'iLiniir. "'' 

.;iV *\i • -ï - ■ : > -t ir j 

SHb:.nc oiK-ki !a ir,:rn pur son froa^. 




I -.1. - 



'•' ^ l^'l/ '1- .•.■• 









'l"-". iMll 



Tauv .1.,,, ,,,:. ■•""'•'' .l'-;.-.i;-n, i.sm.m.s. vv„ 






■ ' ^"'""'rv' o,„, ;■[,,,.,,„ 






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•' '-n^'j -ifi,., I, ;,, 



iriv;l, 



■■' Iiriu ],,r. 



li;ll-i(j,|C \. lîi- Jl, <,,;,■ 



; '•"; "VK'^ sur !.. .,,,,•„- 



I .''!'H. . ,/,. 



V inr loi!.. i; .' , , ' ' . '" ""^ •"'■ .i'.l!«:^ 



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im fr'>ii! \it jiiil. ;t VOIS r^'i' '.'llluplier 'a la-'.^r. . 

•■' ... i'\ . . ." 
S.'Mnc >'.trn 'a : 
" Al.'- rtt-'«lle. 
Iv. l'Ile |iO!-;i 1 1 nuiiii 'iir ^;i Uirs-ur.'. 

Lt'.-S ilU'htrurs -!• r< '-Mriitli'iil 1\ ; lUr C \j>' S-lUl il'all- 

;:Hi.-,.,L' |»'':_;iuriti Mlif <^iiinnii'i. (!v,«i;,'ii;iiM 'lu totale 
SaliiiH'. iii >i;;iif iii;".»n \ii iiii«s"it pn'iiln u'i 'Doiii'-nt <lo 
ri'pn-^. \'n -i!c/i'i- jtrot'oiid. ir< uliii- s. ir'-'iu-iu jiiir li? 
hnnt !('- n."-|'iii4ii«u!s lî.il.'tiUiH's, i''''L'ti!t 'hiii-- I» sali»-. 

^ill'inr r..!c»;i ■!'>llri'nU'ilt .!i tV'l' ' 

" \ oii> soir. ••!i''/:-\<i.i. ;- il(i)',iii«hi (li'.'" rt 

-NKii ! tli' ';i j't'i i)i' tillr 
\ fiii- II. s;!"/. ii> il' (|iii -'•'<I ji.i-.-i' (hm^ M' [xm'iI 

-;lli<tl ajiiVS i(« |I!'.1I|<'II1 ou ViMI.> il\'/ Ol,\'M! iu JiUftlt ''' 
- Sou. 

~ \>fy,-v('ll' vu >'iili''' 'jUi'liju'iiu : 
— >!».' lu ^iii-. . . 
— \ '>li> ♦u'S-vous ('•';! rii;',. ,ii; 'li-inir-' 



.1 



*' '-r-n- ij'.ii'. . nii, >.:■)}]' .. j.' ne ?;»!-.. je nt- 



l'Uia flir»'. 



-•- { cpciid itit vi:(i-- a\t'z senti ii.u i-er la lu'i;^''.'' 

— Oui. . ')iii... je v-i- (les ;jvi)A liiurhilton.-- de flo- 

r<Mi> blaui s ^jUi iii'cni'iMrei.t , . . rtiuind j"\ nejiv. il liie 

?"inl)!t' iiu'il- m'.ix 'iiirlent . . . 

- -Ktiex-K'.iiN .iiin.s u:i jardm? d;ir.s v,no ruo'f IÎ!ii|ie- 

]<•■/ VI'- -ii.'l\eTli.< ! 

— .h' ne !lie ■'il\^\>i I! ! •■)) . 

— l'ii'ii"-' \' >u- t'ti-.-. ( ertain*-^ '■' 

--Iiif'ii (jiie la .•((n'eur >t'j:Vi''- (\\\' )';ii rc-NSontie daiT^ 
iu ]>oitrinr. . . 

--.\ii' vous îi'ax''/ pas mi ia inaiii ^w vn-.is frappai?!' 

— Xoii. 

— Vou.'- n'avp/ pas u une oirltr.' -r «irossi'r di'vairt 

— Jv n'a: ru'ii vu... 



-•mÊ^^--.i*:^, 



-Ah: M. lia i^'v. ...r ,.tran:ïp' 

'.Il n.;ll\-t'ai( .-ii» n<P n'i-n'i rl^r. 1„ ' /. 



lïUIl/ 



.'.Vn, .1,. ,,,,.,.;:' "•''''""■"""■'■""■ l"iH.U3.,,., p,-.. 
--<iJi: n.n' ,;!! Sjil„i„. 

-Kirn: ab.-.(.ln,.,,.nf rien' 

-J^llo'iit WHil.iu Mi!.. «/„.na,it. 
^i«an ,lu r,„^ niontu .la!..; lo lointain 

undo:::,;;^t:;;;;r,y7-T''-p'-fa.^ 



— 159 — 



jure devant elle que je ue sais quel eel celui qui a voulu 
me tuer! i »j 

— Jurez encore que vous ne pouviez supput^t'r élrt- 
menacée ? 

—Je le jure! 2 2 

— Entin jure/, que vous ne redmitez rieii de personne: 

— Ji> le jureî dit Sahino. Je jure devant ma mère. 
que j'ignorais et que j'ignore encore tout <?e qui peut 
avoir rapport aux horribles événements de la nuit der- 
nière. 

— C^'est bien ! •' dit Gilbert. 

lî se courba sur le lit et baisti la main blanclie .le la 
jeune fille. Vwu se redressant lentement: 

" Au revoir ! dit-il. 

— Vous partez, mon frère? dit vivement Xieette avet' 
un peu d'etfroi. 

— 11 faut que je 8orte, ma chère enfant, réi)ondit Gil- 
Ix'rt. Il faut que j'aille à lilelier. 

— .Te t'acc-ompagne ! dit UolauJ. 

— Non! demeure ici. De lain mutin je viendrai ciu.-r- 
cher Nicettp t j'aurai des nouvelles de Saisine. " 

F' ..aluant avec un geste rapide tous ceux qui eiitou- 
i-aient le lit, Gilbert quitta la ihambre et de.s<'end t ra- 
pidement IVscalier. 



-'*i'^.3S 



— J(;(» 



-Win 



m: CAItKOSsK 



j'"-.lin ,., I,. I ',„ , '",<■'""" -"«it .r,.,„,.i„„. „„ 

<liaiii dé.n.I .t ■„ ''"' iiMiqîiait un pr.r 



""5ï:»W- /■'«lillW "*• 



Il 



l'»r'!io [ iir ivKt.- iu..' »■*. !'j p»l;tr niv '^t-îi^) i)> stati- uiuni 
iir.f ^<)U■l!^.'. i-h/:. •*«.• •'li'.'tfiini, satu iiriiivi'^.f, ^.'leu att»;- 
]':, avec u:i «.<x>: i »ti (;n",s'//(. •'"vdiil ar»' (!<■ .es \..itu- 
rc- ...itiiiic v'i-n >.r.i»H'iit !»',- M^nifuts. (I«- qr.iilit*'' aloiv 

<i |!i Ti (>\n'\X onvi'(i|i]f'' ilulis .-.•!) 'i;:iiiUau. Il ;t!i-iVii 
<1<'\;iut vi'Ui- v^iUii-»'. ia |K»rtii'r<' •^"•'u.iit (M'^-'rr j'- i iri- 
(•:'. 'c;tfi- T'i i.'-i i.M 1- Mil!» i\\v !• 'lia!c'i»,-|ii'*M fit Jil>;i.- ■.•, 
»' i,i it-^rtif'' M.' rc!'. ! m,> aii.'i*>itô'.. 

Ia' {■<n\ii'} ra>-'t'!H;>i;« >< .- ^nii.i.-j: lu i(\,u-r L- d«:*v;,nt 
.-'ahai->*a : 

'* ('r ti>-|j"l!i!.' 1 " lit 1!!1<' v.>i\ 

Iji ,:,'!iici' It't î't'lii"Iito'' : '..i V. ilun- psinit, (.•iii)""'!»''»; 
;in «rot l'iiMhlc lie il.iiv iH.'aiiv ••!!''Vai'\. ■-•(' tljngj'iict vcih 
le l'arniisrl. 

(iillurî >'('.. iii :>sis -iir m 'iiii'ii;! t; U- ii'Tr)'''ri-. In 
lii'indio t'taif [i.iK.'Mj («Ih- ir l"\:t'.il. (4.1 v^inirc l.";i- 
Viiii [).!- !•■ laiiîrrnc, dr -itrt' -iiril •>! tif iiii;Hx-^-il)l(' 0<.' 
(iisti'i^jticr l(.'s trai:.^ '!ii ri.iiijK.triK.t' lii (."lihort' fi;u;.s c 
voiiipaunon «Hnil '•"■fn de no-r <!•'!» pi--ii«i a Ki t<*.te. 

'■ T't'it ;' it'- lu', If <»ir? .iiMiiati''!'. (lilU-rt tandis i|ue 
la vi>iti)r< tra\.T»aif l.t j^hivi'. 

— 'IV'ut! i\'puii(t.t raiitrc. 

— Wwn n'a i'T«'> omis? 
— lîi«>n. 

— I !'• -Xjlllt f'd f)()i'!i. 

— Tr,""^ hi.'fi. Kt ?.' 

— li nVsl ; ;i- M)ni -le ly ji)!i'-n.''t>. 

— ij« roi v}in-i.>if loujour- !rmii!;i (iaii, la foivt fi<' 
Sénart :" 

ti 



-Oui. 

-Ai.. IV :,,,,( luar, )h'. 

•' H -crv (•. • r.. ,,1., i-i, 

" ^ * '• M'*" \"..- i.V.-;. r.,;, .,, ,, , 

V"''^ n-uv,., Caiî .ou: l,„. ' ' ^ '■"*"" '!"<■ 

j' II. ri.>. ,i i-.,nM rv..' ,.,.,,,, , , ( , • 
■-'""■'•"'" 'l'- I.' .i. I„ :;„ ja„v,.r' " '" '" 



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(■e<r . . . 



"•""-•• "t fil-. S! lu.- 



H. 'Il 



♦Jillxrt ^. l^..■n^h■.i w 
Tu as .1 



'1 ' "!)i).il^?l.,ti 



1 11 as .loiii' i-ii i.|, t)!.''!! . , ,. .1 

îiiiv )nir,',c!..s. \"ii!av: w rrnir-.ii- 

-—Alors n\ uii'.v-.i-t ■" 
— i ou\maniU-7 '. 

Tu ciinniis la Bri«-,ii;!t .' 
— ( 'lit... i...r...'j I 

r" i»'t n.cr.'i'f ,ie tendre 



P'iiir !<^ |;i;r<' îniiiU,-r (1,1!.- '( _n!!(|'r, .'<' iii -1"! ,^■;.•ii,->■•' 
--».": Il .",1--! i',!!.. 

-l 'iTtc;- : ;f !iJ ,1,1 IVlli. 

- A' ;iii;»(*n- MM -;.,i! ,.,.11,. |-, i,i,|. ,; ''hcir. ,. i jr •,< 
!'■'■••■ •' ^■"-■' î'"'- 'I" -Mv-M :\: ù,-i ■, -, .,„ à nuniut 
■'•'^'^ '■' '" -'Il '!'• !:• 1- .i.' .nu.i,..:-.. • -At.l.v. ,'1„./ 

'•'"■■ '-''^ TI:,-.i!ii|.. ( luM I. .M,,!o,, ...,i.i,;ui,i,|uant 

'■'' "■' '■'' "■'! ni<-iVi[ aii-'Mi .i. Il \.!i.:r,. .■.■irr-ta: 
nn- aiiiSr,. .t|,| .;„• , \U-nvUT..'uuiir ;i Ja |)..rutre. ( riîc 
'""'"■'■ '■'•"f ^•'■'!' '^'iin :i-n.:n- t:.:;! -..■îu -, i„ jl;;„r. m-- 

(iill.rl ^•.•t,,|î .,J t,' ,1. il!-!.-,-, .hui.w '■•UJL'I.- Hii .ar- 

^ """"'*' " "■■'"• -" ii-=ihi. i^H'ji •ai.- !h iiiiiî c.it 

ina-.jn- .l,- wloui- •,. ir. Il j,aHa l.!i^ ft t,-.-. ra;H.-loiiî<;ut 
ii'i |>.-r>oii'ii.;.r W;îr:).i. ('..lai-,-! ('.^-niit;, atfiMji.nrrnent 
H'sppncïii il !,, |)r,rri,iT .lont hi ^I,„-.. .-ni ai.ai.vVf. 
i.orsquo (• .-lit lir.i sa 'a\n<h i vj»!!- aiion : 
"Tu .K^ .-..n.pn-:- .j.'-ii ;, voi\ nlr- i.auu- 

— <,'ili, rijii>li(|,f ;'l! M!;(li". 

— -t «• s( r,î îîijf ! 

- \ !■.!•>. va ! •■ 

J/hoHui.- !.wrl.ii -iiutii H.r N- ; hw I,?, vuriire rfi>ftr- 
tK iiti -ran.i i!-,>f. (• s.' ivi,'^fni! v iv (;ill..rr: 
rnMi!'. ? M. i-i.i!i,in-l-i|. 

--Ij- <<M!i(,i.> r ndii c!---: ^..urHTs .!<■ i.i :v..t .<,.«, i.w.s 
Mit ifilbtM-t 






:r"3 : 



— 164 -- 

^^_^-Il ^.r MIT .lopui. .:... !„.u... I! ^,f n,. ri- ia S^n 

—A In ^a!rl;u•{Jii^.> 
-J»r. (I-. i-.(î,,.r.. Chan.lus. i! Ha,t ;•,..• Harbetf.- .t 

-Oui. 

7" "» ^"n soa ra|.p,.rf. ,vl;,; ... autres ,.ms • il 

^"''^'"^■''^"''^'^■^■"'PHrhc-urv^. nunnl. par n.Lf. 
.. (,u, ,,.., ;.a,<M. la m; f .l,.nn<.,.. .la„. i>,ris. I! faut 

- V -MIS i • ,suL.|,.i; I ,!]( (• 

~A mirant. di(/. FA-nnanlo. 

-Je 'OU- nu-ndra. ! " 

r .,uvnt I., j>..tH.r. , .-t sans f.i,-. arrôi-r la vo.tur... 
.1 «d.nva .M .^-hurfi Dcn.our.. .,,u!. (îiil^o,, fn„„,a 
-.s n..u:. lun. contn. IVu.tro. .t .Trn.naut >.. <loLt 

ba, au K.^^>n<U.n,.nt <Iu lio„, ,na!h<:ur à ..>!,.',.. a vo - 
In perdre .Sahmo. r.ln.-îà aura autant d. torture- nu.> 

monç^M.ra.ndW<..îan,o...'a,ionuU^ 
Janvier j... s, ra don..- toujours fatale! rha.iuo an.uv j.' 
^...a,doncd.^lann.>d..san,à..t.^^ 
leur et i\v criiM' s ' 

'Mongean.t' <1d-j!. Amasse-toi là ef ffr^^dia' Tn 
avv,.iulras .. fort. r,ue n.. ue pourra t. rfs;st..r ' Ma 
merr. mr>n pèn-, Sahino. sou. s.rrv. v>n,V^ et i. m. 
whgfTùi v.u»n]u\, mol î ■' 



'^^^WWitf^^T^ 



j(;r> 



Il y eut flan^^ l'intonation nv.v lu.jii«-lir fut prononcé 
co mot: ,Hui: une personniîiLation uuposMi)!,. h .juali- 
fior. On (Sentait que cet lioanjiie en disant: Je w,' jvh- 
rrai ensuite, nwi.' se promettait tiiie vcng.-an.e .lai::4 
toute !>a sanjrlante ivre-ise. 

La voiture atteijjrnaii la Croix- Hon^rp. j.;!),. ,^^,,.,.^'>.. 
tfl. Gilbert a\ait |tri< un masqua» de vel(.ur> et -e IV- 
lait placv .*ur le vi>a,ir<.. H ouvrit la portière, sauta sur 
le p.ivé et adre^sîi un ;:este au eo,'her. La voiture ro- 
l'artit alors au>t.i rafiidement (|u'e|lo rfait vienne. 

Demeuré hi la pla.c. (Jilbert la travcrs^a et il alla 
frapiKW à la p vt,> ,1- h j.remière maison de la nie du 
Four. On ouvrit aus^^itôt, mais la porte .iemeuni entre- 
l'àillée. 

CiliM-rt se retourna, il lan(,a autour de lui un rè;:ard 
invejjti^'Hteur. retenant toujour^ la porte avtK; sa main 
droite. Convaineu sans floute (prau.un oeil indiscret 
m- suivait ses mouvements, il se glissa par l'enirehâil- 
lement de la porte qui se referma sur lui sani^ faire le 
moindre bruit. 



- Wi — 



XIX 



I A I<Ain{ii:i?K DK VINTKNXii.s 



•'•'".v noms .lifrôn.l , ''" ' '""'^ '""""^' '^""^ 

la lia^JUI,. an ronmu-nmncnt mon,,, du ImuMaH i-i 

T^ r'a... ne tx^sson.hlait ,„.. pr<ViH,-,n.nt, . ctte éno. 

Lfiiormc i/ionunu-rir, à la rcnii<«f,-.n i i 
Muarant..-,,uatn> an, „].,. < r la R ' .^"' ^'"' 

trp .Iro^Jif . R^'^oliition devait aba^- 

onjit ,a.or p^J ...n^l;:,;::^ S;i^^ 

«ouvrair h n,. .S,-Anlo.no. ' '* ^'^'^''' 

rctre nuit-là, le M-nt smiffl..* i r 

r"!j:-;;;;^'-"™-";v;;;:,,;;t 

I -i n.ui. ,.., ,.,,aiss-s murailles de la pfieon 



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,, "'■ '■"""•■• *■""• ''■ !•' •"•>•'■ ^t-Kn'..!.,. . H.\:.. ...ii 
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xf Jtniv Mir ,f tcrriii. 'jiu'. iix. \;, î,n;.i ,)., r(<,i!.Mi-.l 
s. jo,^nai-n: .vlin .|.i '-.i !.. (.lun-un .-h.vMuv .•- .1, y 

( iM'jiH'liU'ilt.-' .»'>p<il'i'S. 

Au r.nir.- (if 1)1 r..(,.iiiv-.', ,|i, t.Mii! M,.,,,] ,!.;.■,.,- Imil 
!.ar la ni. ,i,. .\I,.ntr.-i!il, V;r.i,|.,ait niu- .i:;.,. ,i.. p...'.. 
intrmiuv im la viv allun- .!• «juatr.. x.^-.inviv |,.,., i,'.. 
ron.^. ù ,a cr!/;.;. iv n.utc- . i ;i la .,M..no i:-.i:.,. , „ .-..M-tlo 

•"•norillP.:, tni->Hi'Tlt ,i;,,j,-,r i,..,,'^ fu:„î< aVV .,1 • :H 

train lrvv^r^]Un^. S, r ,■ ^i,.^-,., ^t.,;,,:,t ,,,.,, ,1,.,^;, 
hollll.H•^ .î.v,.|..p|.,.rf ,,;,„s ,1.- !;. iii ,,, „.IaM. ' , i..urr.-,..< 

I..' >fK-, M. rMui.ur r:;.H,nhnt -r .H, a)l>i,t al flihiro 
la puri.. S^-Ar,t,.,n.., !...,,„.*;.. , ha,,!,. .|... ,;,.,^, ,.^^-^ 

''" '•*• '■ • ■ ' iîin.vr. ni linjMnicun.ni ,,ujifro }!,,.,;!.ic.>. 
l'U\- -f j.!.,-(-i; ., !.i ;>''{,• (l.s chcMiip 

•*Arrf.tt'-'. ' i!r-.'it-i! . 
^ -.h.rii' .i,.i,' :u.iiH 1.. p..s!illnn -ic Wf. ,,. l-^aat ^.r, 
louft (i>ir« ' . ;: j, t.' •,n<.-f siiv )o v.nti'.'! 



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]•"'"''•''' '■' !"■_" 'l'-f" î.'iiitciM , ni,.. .' tit j,i.ilir 1,1 

-" ' ""■ • ''II- Tiiilt' i-iriir (!'> i;i Mi.furi', 

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■"■ i'n^i-. I] .-.ut M'),!. i;.-.r|„t ,!. la l-.„iu'!<- ft 1.. 
'"■"" !" "■••■'li-iriii ;.ni^.ii.riii.f,t. Il ivv'anl, ...ii,Hir .l..- 
'"'• '•' •' !■' ■".■II., M .n'.-j'n.(- III. .1- ..,1 !,-,ii^nii' «i/.Hiu'tTom. 
' ■' .i"'' " ii">MiiH .nau 1! ,• ur.in.l- iIi.'v.-Imîv imui.., idu 
pHi-.irt'.-. r,;tui„!.;i;)r ^wr >-> t^t))!,!..-. . ( .1,. |i,„^ uuuAa- 
<■;•■•> <'niani l.t lc\ i. 

''^^ ■■■•"■'■■ 'f' '■' " iiv<li;iu..i,'(. (il t MI! nier .a Lintcrnc 

\' iii- Il ."i; .. |, ,, F-iii, ai> ■ ilii-il. 

f-" .(-•! il'- ii'-»MiiM-. .;iii paniih-.iiî i-Mi. ii)..i,i. n, i.t,,ir 
"•■■. i.:..n..nr.. .l'.'uiir.^ iii.,t> (,ii.' i.. ...ti.j.nt |,„, 1, ,,:,r.|.- 
•|iii. PliiîH!' >:, I..i;i..r:..-. 'i, n.f..r!iiii. 

"r-,..t i,,,.,, ,..;;,> ,:„.,; ., i<„„ ,j^, ^^.^ ^omii^uoii.. 
I.ri", i ., ...t-tr. s.'î.'- (|,.s (uirtii'.ri'.s et \ is^ez-lcs! " 

L":tli.- ,ui ( x.'.ciir.'. ri l.'t t.tnirfvcin,, ^n l>o,s nJtMna 
i'l«'v.-. :i !i,t iii,:..,.'VI,!,; H,: r..jr,u,l -I,. jn'h--- r.r' .lair^ 
I !'i1."ic il- .|.' l'a viiitirf». 

Ii.'ux cih;,!!.!-, s.' i,!. v.iA vn în.v i^asUrv en (|uciie. 

I.- ,|ii,r,n> auic... .,. n iT,>rit. ,,ar d- ,iv. .jr rlia-pio lor,- 
'If iii r'i'ii-;»'. 

^''■"^ -^"'^ ;'''''"i'> ■'r!a!.:.î<iu ;,ai le ,-i.\:;v. «i- :i.ain- 
I' liant i».'-. ,!•- \i,l. ;s, ..ri v^ (ran^r.cniiHUt h;a- !anièr»>s 

'' ' \'i"- '"' '!•■'. ^ auMVs jc pla.rn.iu -iir lo ^it:^..' .Je 
u' rr tr.'. 

■' f)roit "i '"h,';,.] ,l„ KriiL-uaul: do pôluo! .VTmt h- 
(•nîiÎMT (|u, iv.rt ivaiiiirip j'iiitr^ricur d'.' ia /oiture, c-n 
Sihîiv-.s.iH i,u\ i.o.-tiih)riv Au nom 'lu roi, r-n rouf^'!"' 

Li ria;-. ;( j.o-r.-. i-^^-, ru.,- de (iix ^.'inieà. partit ra- 



■P 



•> ' i.irt 



«Il 






pulemont. Klk- entra dau. l'an., /. nga, -a nur I. . 1.,,,- 
!«-vanlM ,,u,-II.. parrourut av-r un.- ^Mr-,,,.- vjt.ss.. .i 
"ll".ntnKMMt IVntiv,. a.il.ûM.i.. i.. ri... .1-, ( :,,.,k,;„.. 
un iiiorii.'iit où <,riz.- Ii.imvs .M.iinHi.uf. ' 

^^^Kli.. |M:.„..tra .lans I.. ,..„.•: I. ,„>:,;. ,,. ,,.f„,,„,, ,„^ 

••NV.uvnv. |,H,H I,... iM.rt.rrcs'" ,|,t 1,. j,,,,,!.- .lunr 
\"ix m.iM.n.ii...' ou sVIi.nant Hur !.. ,,.;. ,■■ }.: .-our 

Il ii}«iM(|..,Mm M,n cluai h Ji^j,,:.,, . ..;. i-.i v m'u- 
l II liiiiRMor i-Uiit à la ,,„rt, ,|u |..v,a',f ......m i iu.. • î. ' 

" M. le liru((,'jiaif (le j,(.li..(. •- ,||t I, ^ ^.^i^. • 
tliauHwV'. 

— Kntrcv:: H vous aftcii'l diuis ', .i-i,.,,.- ; 
p'indit l'Jmissi.T. 

I/> pir.Ic traversa |.!iNiciu> j. ■,v.- !:. ' ^.. ,,, j^,,, 
r-'»"**. Tu coiip .1.. sunn.'itf nUn.r, ,,, , ,.,, 
dont.' Ir inaj^i-tni». .ar iiiu' jx.n.. sOinri '. * »■, 
«le Miirviîlc apparut sur le .«nil. 

**.\v,.z-voii.s n'u-^-i:" <l..|.iau<la K- li.nitnuuit >]o polkv 
— Oiii, ii!.)n-i.ur I.' Ii.ut.-naiit ;;t-ii.'ral. 
— \'(tus a\e/; arrêta' U \(»iturc? 

-~C\- .-.)ir. a onze li.-iir.s Mioius vingt miiun-s fai 
.-.rn-u. un.. >|,a!s.. .1,. p,..,,, „ i,, .,„„^. j,,.!,,^,. ^.„ i.,,,„ 
avoc «j.s ..ruoni.'uts v.rt.. aitol,',. .1,. (,,„ur- .•I,..va.iv 
av.r .liMix .ia,no.ti.pir< sur I.. siôir.. h „„ j,.„„^. m^ 
li'MUUR' s<Mil dans riiirt'r;' ur. 
— <■<■ -rcuiillKMimic n» par'.' jm- l'ran.ais:- 
— X<»ri. i>i(.i!sicur le :i- iit.'iiaiit. 
— i)iiv\U' lau^iH' par!—t-;| - 

---.!.' Vi^murr: j,. n'ai j.as .-mpr;- nu i(,.,t .!. .•.• .ni'il 
a tilt. ' 

— Oi'i i'taii la \»)iti;rt'!- 
— A la p'->rfe Si-Anioinc. 

-Personne autn- .,u,. v.,.,s n'a vu ce ^uiliil.onuni-y 
— I i'r><iiiiiii' !iiitfi> oiif >•>■'■' IV.; '4 •- . 1 . 

. ,. . . ■ , '"•' '•'"■■ " •"■• i^'''i"; i.i iaUTcnn 

'l lait n.rinrr i.-s vuitrevoms. -jui ont vt,' ini:int.n..8 



— no — 

cxtVTHMircnirnt nxfv lui tadona.s t't 'icg vis. «lo ««rt.- qu'il 
i'sr iiiijHtssiMo «1i' )..< «bju<vsor dv l'iiit*'ri.nir. 

— Très hion. 

---I.a \oiiiiiv -, ifiii .l'entrer; elle .^st dan- la srcmd»' 
tour (l«! l'hôtel. 

—Faites iMsser vos ganitv et Ks a^'t-nts <laiis l'autro 
ciMir et attende/, seul, sans ouvrir la portière. J'ai tlon- 
iit' drs ordres «oueernant les valet>. " 

l.c pirde s"in(liiia ft sortit. 
Kiiliii. iiMiriiiura M. F.-ydMu ave» un souriro joyeux 
j aurtii, de ee loté. satisfait iMunê<iiateuu'nt l'-i désirs de 
Sa Maj.-ié. ■' 

Il 'liiifta .1 ><u tour le eahiii. t e( traversa k-s silon?, 
M<(liri^'eaiu \eis la .our ilaws la(|iielle st^itionnaii la 

\uitl(i'( 

Li i!;aiM' de |M..-le otait de\aiit le i»erroii. Les elie- 
vaux a\aii'nt -té détcK-s. !>'s vuk-ts, les ^Mirdcs. les 
a^'eni,. a\ai iit disparu. I^- (ri,,d< d». la uiareeliatis^'..- 
était seul, h, uiairi a]i|iiiyée sur le Uaiton de hi |i< rtu-re. 

M. r.sdeaii de Marville s'était arrêté ^ur l'aNanlder- 
nière luartlie .iu perron. I! <'xauiinait atlentiveni.'rt la 
voiture .(.réelairaienl les <\on\ lampes plaei'i-s dans le 
vi\-«til>ule. 

'• ("est hien , ela ! " niurnnua-i-il. 

Ht s,' tournant \eiN le ^'arde. d allait lui doniu-r Tor- 
dre .Tniivrir. <|iianil une réflexion snl.ite pariii le frap- 
p<'r. 

" .Mai- je ne mus pa.s le jh. louais, se dit-il à hii- 
mèine; eoniiMent pourrai-je T'uk rro^rer r "' 

II rériéiliit. 

••Bah' ii'pni-ii. je |i,! parlerai pur lignes. H'ad- 
l-'tir-^. \l. d'.\riren,M>n s'e\pli.piera. Im. eoinnio d l'cn- 
t*»adra. '' 

lu <"adr'^s^an! au pirdo : 

'• nn\ re'. ' " hii dit-il. 

\a- -ardo onvrit la portière. L'intérieur du earross.^ 



J 



- Kl — 

iiiin AU iiidiivviiii^nt 

• Win!]..- (!,..v..n.i!-.-; i.: M | ,...u,i'^ 

'loîK nrru.'. . r ...| i ,, ;, i„.„.eii': ! ' 

A )..'iji,- ^■,^<•)^.Malf-,•li, .j'i'!;:,, utr . i.MiMuinl. . i,i;-r...r .. 
it(. <n..c .!«> vii.w.u , .)iKiicj ;, ,I,.iui .■tir.'ri,.rs .son- .inr 
"•ifî" .Il v.r.a^/,.. H|.î;.r-.:.,-a.r l,-,,,- r..;jVf rt ur- .1. '.i 
i-..rn..rf.. , , o.'u,,.- ,„., 1, .,:;,i„ /:un<hui m avant |...ar 

'll'Il.iJIiii I ilJl p.'illt 'rup.!;-. 

' <ML.- ri) ni) ivriron!ra !,■ I.rus ,ii, •...u'.-nint .!<• !M,i ,■.• 
••< un,. foriHii.. ^^fu.■ ^li, j.h.s ...... ut .,».,,.,.. hV>1»u..h 

loioiti-iit ^iir |c> luaiN'.'v .;„ p. rrm. C, r»,. .',.,„'„. 
Ot.iit > lu... ,■» ;..nq,„.u . i,.;,,.:-.. ;,,,.„ ,;,„ .,, ^j,,.^ ,,.. ^,^,,,. 

* *''^" '• 'l"i ■'li'r,'.: .Iv -raiiJ.s \,.u\. h^ pr. . ■(uia" -laiis 

••Oh!" JitiL 
M- K.'V.h.ai, . i,. ;r,.,,j,. ,1,. p., iuuVv!;.,i'^>iT -!. .:i«.u- 
r.T..i.i fao' "i Ta.M., ,,;.i,^ l'.tir- i;n in .M\,.j,H'iit . .».-: ..111 
'!ii «pTiLs .'tan-iit 11 >j,.ioiin.V II) -^la'.n. 

I.fi jiMinc r*.iiin;.\ ci!, oariiis-a t mir^, a l"a-v ^^uv sj 
Im «•.'.u .1,. ,vt l.ÙK.I ,.ùi ;,. .,.;],. ,1,. S..I, 1 M!,;'M...ri. K!l' 

-*H'-upai' à r.'p.aivi i- - .I.s'.pItv» .1,- si; f..i,,.a,. 
,pia -iMMi' laiisi- U-^ c.iiu.t- d,- ia v.i-M, . •■o[,-,t/,ant 
i:n viil.an. iais„ii: l.n,.|!\ ,- ,,, <,.,]„,,, ^•.■a.,. Tiiui "^taus 
^:i 'liai !.• -a^ ur -l'iiih- :' .n;-,nv ,| m.! '-• pri\ .i^-vait «Vro 
('tira- ur à (vi:- .p.i.pi, , .i, ja f,M!rnir. ir.^Uii! à ia 
P'tIm' .|')f .!,-> nr,.|!iifr.>- :..rt'iri.'s .1.- Franoe 

-Ma. s. .)i!-^.i;. >.at!s v ,|,,tii,<-r ;a ;»,'if<.. i|,. î-.-Marilcr 

••< 'loilV )i'>ir!i;i'>.. l ^li^^ ,i, \,.|uS-fh>U,>. i^n^ son,' i-ij «le 

fair.' fcrri;.-- |. . voinm-s : s p. r-.-mi.-^ .pîi ar-v. ji à 
l'arU:- Oii lira.i ,C,,,i pi.rMMVLta,-. :ii'r(:,iii.; :1,;^ .a. 



':uiii. ■•'•'.'•Mil. Si j,. n■,^a!^ ;,;.< r......nnu .nw.f'.ruw J- 

laliiniu-. " K . j 

I ^'•' •■' i'"" 1'! ''" i.'<i't;t ,r.in <H-ial Ir nie. J'i,;,, 

'l.lîlllic- '■ ' 

■:'"-'""'^' '■'"' ' ^■■'-' ^' '• Ui";u.-.:,v..nv,.l-M.K.r j-a, 
1 îiH'i'.'it!. .|,. i.r, I, ,!)■,.. ,^■,.^■.^„ .^.^^. 

.; ^''I'"' • "'■'•^- ■ • ''i'i'l un ':..'!, iDr; j. i'iU VU ' 
^ ••< i',.i 11 _•:, •■(!••. 

' ' .'"•■" ' '•'■"•:<' I li.'U'.-fiaut .1. p..iio.-; un 

*■■' '1 •'. ni;.!: liv, ,„.-,.! i:. .j. lUN-.;! du'.r.mxuW Umuiu- 
•>'"• •''',.■>. ,1 ..il I,,,.;, ],.„ .:r;u,^ ,1.. ^.»„ ,^,.^,.. 1, ,i,,„*,. 

(OIU-. 

n< l.\. ,11! !,K.;M;,;|.. |,,.,,,, Ij,^,, -J 

■i>\ i ,.i Ouii;,,. l-M.V'iv .|m'..u m.. u.rulujHt ; j. I'//)/.-/ 

,/»• /,://.•.,. .!.„!., la :.!.■ >; -! lonoiv. O-.f i^ ,,u\,,, ;,,,. 
•'"•'"" «' '>! l'iPtir.' !i.-.ii apn.it. riit i!, 

*""^;''^ ■' ''!j'''"^ 'if i.^ î'oliir .lu nnu.inif 

■ -;\ ' !■ l!'--: !•■ !•■< -t: j,}i.(,,.|- rri;i,l:,rr,f. ,.< 
Il' liir.'. " 



j- V;i,.w \.»U< 



i'.. ^[. ;•,., hnv. prenant a ,„..it. k- u, junic ot jnl,e 



— 173 -^ 



XX 



IflOMME OU FEMME? 



CoiKuut»- par M. Fenh-au de Marville, la j^'une et 
charmante famnie avait travorso pluait-urs pièces 

Vax arrivant devant la porte du salon. le lieut4^^uant (Jo 
polic-e s effaça .-t elk> passa lestement devant lui 8'ar- 
n-tant au ...dieu ,. hi pièce, elle m n-tourna, et. toi- 
Kunt I,. magLHtra' les pie<l8 à la tête avec un regard 
(1 une in!*oI»n(t' sup^-rbe : 

" Monsi.-ur. dit-elic, vous allez me faire Thonneur de 
n. expliquer imnmîiatement c^ qne signifie ma pi^nce 
ICI u paivilie ii.urc et en telle circonstance? 

—Madame, dit Ir lieutenant <ie police, li faut d'a- 
bord que ... 

„ ~î?'*.''* *^'""^ *i"*' ^""^ "'' '"'«y^^z répondu, nionsieur. 
Kt. dail.eurs, suis-je prisunmère ou ne le suis-je pas? 
-Il faut, je le répi^-te, ma.lame. que nous nous ex 
pliquions. 

—lia premier, explu-ation, monsieur, t«t de me don- 
ner celle que je demande. 

- Cependant. . . . 

— Suis-je. oui ou non. prisonnière? 

— Mada-me. . 

— ^Monsieur, dit 'a jeune femme en faisant une lette 
révérence, j'ai Tlionnour de vtms saluer. . ." 



— 171 — 

Et ellf fit un niouvenitnt vers la .wrt.'. M. dv Mar- 
ville .«e jft4i au-il<'vant dVlle. 

"Ah! fit-elle en s-arrètant, jt- .ui« «lonc- i)nsonnierf •- 
Alnis < m odieux, cela, attenter à la UU-rU^ d'une fem- 
me de mon ran^'! vous ne .^avez ,|onr pu. ee A mioi vous 
vous expulsez! 

— .le sui^ les ordres du roi. .uu.laïuo. e) j.. na. rien 
a craindre, répondit le lieutenant de }K»lieo av,.- dtenit^^ 

-~U6 ordres* du roi! .s Vin a la j,.iine f..„i, lx> roi 
a donné l'ordre de e-'onéter:' Montrez-n.oi , lettre d.' 
tnehet. 

n.oi! du teydeau de Marvill.- av.r un ^r,,t,. ,|,. ..r.^.p,. 
Acoordez-inoi (|uel<jues instante d'attention " 

FI avançait un sié^rp; o\U. |.. repoussa du ^-este. 

" J'é<()Ute. iiioiiMeuf. 

—Veuille/, madame, me faire l'Iioum'ur d- me 
votre nom. 



dire 



—Mon nom î s'écria la jeune femme, ("omnient. vouh 
ne le «avez pus, et vous „..■ faites arrêter!^ AI,' voilà uni 
depa«8e touien les lK,n,es ,le la plaisanterie. ...onsiour " 

Kt sans laisser à Kevdeau le te,„ps de formuler une 
réplique, elle partit sui.itement A'uu violent éelat .le 
rire. ^ 

"Ah! repnl-elN en taisant d<^ efforts évidents pour 
reprendre .on w^rieux. j oubliai.' Nous sommes en 
carnaval; ee.t une intri-nie!' M.-s eompliment.s, eln-r 
monsieur, vous avez joue votre rôle à merveille- maia 
vou« voyez <pie je ne suis |.as dujH^' 

-Akdame. dit le lii-uienant ,1e ,>o|ice av(H> un eom- 
nieneenient d in.paiieiue mar.pK., j,. vous affirme ,p,e 
e parle tru. p-neusement. de suis magistrat, dinWur 
.le la jK>Iue du rovaume. et si. pour vous <.onvainore. ,1 
vou.^ faut des nreu\es ("i.. i ftwiL. t h 
,!„„ , H"u^«^*- ( • -i laeile. Veuillez pa*k»r 

dans mon ealurK't. ' 

-Inutile, monsieur, dit la jeune femme en repre- 




— jrô — 

ûant ^o„ sôii.uv. Ma,, alor^. s, vous ÔU^ h- Ht-ut^nant 
<!•• [x»luv. vriiilh-z m\".\pli<|iur iiin i.r..gt.mT k-,. 

— Ma.laiiu\ )h sitiiHtioii .>t plus ^raw (|u.' vou,- ne le 
pcns«-z: flvaiii tout, <liieM.iiioi votre n.mi. 

— Ija conifess»' l'oioka, 
— \ i»Ms ê(<>s l'olmiuisr? 
— Mon nom rin«litju<'. 
— D'où vinez-vouf ? 

— Ih- StnwUoiir^. 

— Vous liubilc/. Stranbour^'? 

— \on pas. 

— <^ian(| rt«-s-\,)n.s jjiirlio .le Straslnjurpr 

—I] y a huit jours; le tojiips do framhir la -listarice 
qui sépare Straf.l)our>r <!<• Taris sans piTtlro une minute. 

— VouH étiez presjw'i' (raniverr 

— 'Vri'H pri'iSHL'*'. 

Pui.^-je vourt (lernander iiour.]Uoi vouj* venez à l'ans 
et |M)ur(|uoi vous étiez aus.si j.ressée d'v venir? 

— N'oiis le p<,tivez ! 

— Ai(»r«. je vous le demande. 

— rWi voire druit: umis, m vous pouvez demander, 
moi je uf pui-i rt|M>ndri>. 

— Kt dou veiiiez-vou!» ijuaud vous êtes arrivée à 
Strasbourtr' 

— .le venais de Kelil. 

— Vnu> Imldlez Kehir 

— 'N'on: je n"\ ai même jamais srjourué. 

— irai.-* vous (lit4's (]iie vous veniez (ie Keld ? 

— Sant» doute, (^iiiind ji- -ms entriV- à Strasbourg, je 
sortais de KehI. et rpiand je suis arrivée à Kehl, je vp- 
nais de Tubin;;uc: et. .juand je suis entré<^ A Tu'bingue, 
je sortais d'I'lm : et. ipiaud j^» »iiis .tmvée à Ulm. je. . . 

— Madame, dit le lieutenant de polieo. ces plaisante- 
ries ne sont i)as prudentis. . . 

— ^)e ne plaisante pas! dit la j. .-ne femme: je m'en- 
nuie. . ." 



Et elle porU son mouchoir à se» lèvres pour étouffer 
un Dàil)ftm<»nt. 

*' Madanie, reprit M. de \Urvillo, je suis <i^golc de 
vous tourmenter ainsi, mais ii le faut. " 

1« jeune femme porta de nmiveat, son mouchoir à 
^'8 lèvres; puis elle «'«tendit nonchalamment dans un 
«uteujl. 

" Monsieur, dit-elle vn lermant à demi les yeux, j'ai 
ïait un long voyage, je suis extn'mement fatiguée et 
quelque gaie .,ue i^oit votre aimable conversation, j'ai 
ip regret de vous avouer (jue je n'ai plus la force d'y 
prendre part. ^ 

—Madame, dit vivement Marvillc, il faut que je vous 
interroge. ^ 

— Interrog..z donc, monsieur, puisqu'il faut que vous 
interrogiez; mais je ne réi.ondrai plus. 

— -Mais, madame . . . 

—Parlez tant qu'il vous pU ra. je ne vous interrom- 
pra. plufi; car, à partir de ce* mstant, je suis muette. " 

Kt, adressant un léger sa! de têti. à son interlocu- 
nir, la jeune femme se reux ^ en arrière en s'instal- 
lant le plus confortablement pimMv. et elle ferma les 
yeux. • 

Enveloppée dans les plis de mante de voyage le 
visage éclairé par le feu des bo .,, les traits calmes, 

Tir f "^ ^""'" "''' "** P'"^J ^'''' ""•• »« joues ve- 
out^, la jeune femme était ra.issante à contempler 
dans sa pos*^ gracieus*» ot nonchalante 

M. Feydoau de MarviHe la ix^garda durant quelques 
instants; puis s approchant doucement d'elle- 

mlf^^flu"'/'^"'"'' •'*' '"^' J' '*• ^Pé^' véritable- 
ment désolé de vous torturer ainsi et de m'opposer au 
repos SI ne^'cssaire que vous désirez prendre, mais je 
dois a/?ir comme je le fais. I. «.rviee du roi ava^t 
toit D ailleurs , est un point de l'aventure de cette 
nuit qu II est absolument essentiel d'expliquer. " 



3r" 



it: - - 

iii<Mi\.'n OMi 

'■ NJadJIilH la .•• I!' •(•>%■,. . ,llt le :!i lit. Ii.lil' 'il' !■■<'. ", •»■ 

■• Ma.iani»' Il fOini.'s-.' ,]•• l'.i'.uk;! i' peu M -i. \l:ii- 
\i.!(' .i\t( iui ii»n <l<' piu- (Il |iM! , iiiij'tTi'Mi'.. y .us 

'1 ■ni llld' . Uli Ilil.ll .', I.; Jll-Il.w. ,1.. . ,.|>,>llii!'.v " 

i^i :(ni)lt'(-^-" |nirai~;stit ri>..i|i!ir '•■> ppiiiirn >• itîi iii- 
l' ' 'I !'ii <■ p,:'i«'i! (JMiix " r/ji.jnicur. Kll.- (.«ait .':i 

M. '!«' .Mai", iji.- !M un u'>ii' !<■ ' ;"lfnt»' iiii,.ii\ me II 
•HUfiii't 'Hi M.'Ui'i iii .'Il ritjiprivlui!! s<'- .'•«iii-j -.>u'Ti'< ; 
j-'ii-.. irjivi'is;iii' l>riistjii, li-i ii: i^i |M.t.'. ■! --ii?;; .in ^^^C' 
<!'>n .!<■ >i i)n.:i ' ii;.|»"!,(iu à I.: M..(rai)|.'. 

I' '(• I •orriui \ , r-, I:: ,.o.;ilt s-.-.'. t'iU'-:! -Sait (!an^ 
..! :in-'i.t ,it,i!|.iliili;.' ri x;i i' -|i; lai uii !<''4niit ... (îail 
< (-ni' <l"ur!.' •••■rsi.iiiic (jii' li-'i t 

M. <]• .\!nr\i!!r i:.ii-:>,i '!■; |.;,il .'t i! agila ^iv^'HH'nt 
\i- iriarii! -hi ..'mImu. |,,i ,-. ](!.•>.-• rn- |jaitit ,-;i.-: (■iii'M(i>'f 
i ' lij-uiî >'H): n- iW !;i ■.niii ri»'. 

l'n \a!. î . lit rcliâiil 1 1,^ iii-rh-. 
Mania'/ 'i ' !'• Iiriitciaii' »!<> polit < * 

— Il f.-i i;»Ms ja ■ '-Mr, I !.)!i.-t'ijrii.'n''. upuniin [n \.\Ui. 
-(^ii'i! >■) niii i. I siii I -r'i'!i:).p ' 

\.v • il<i .!i-;<aiii:. M. .'i- M.iîvilt >,> r ■l^.unia x.m- 
!•< jcuur fcniM' ; oll.^ iitritii-: ;.• ^m. iiv i m niu !\. 

*• M<,!Uln"i ! II. li' mina J.. ;.iiiiii,n' I. jio1h> imi w 

pari,!).; il 11 ;-|.i, IH' . «■.■li. -t- ! '•• nvl îr lii.lil ,1 la {'afltrnr. 

r* 

inMirni'.iiM:»!»' .hi \i>\n<^y ii,i j.>!ic.t-.-|', m;,» <N>,Mi"«iio 
H>;it retÏpinî'Ti'^ ju^u.ii !"ai! truit..-; ics pun;t;f,rs''' '' 

Pui? apic.- 'TJi silon.'o . 

" Q.u'i'" !■.-; vctN' :V:r,n.i" - pi-n<a-t-;! i.n.'tre. Qn« 
■si^ni!!-' M'tt-' .•trai!^«' a\''ii! 'irr .- " 

l.a ;'"rt" - .■\r.;n iioiu omu'M! 



i7« — 



,. ■^•'"'^' V'"-'"" ■•'^'•"'i = - !'■ .i.-.....:un ,!.. uuiKv ..n 

"^^" T--". Ir .,:•.,,.,. tan. !.. ,„ubo„-. SuAnioin,.Vf 
''"■ ''^'" '■'' "^^' ""' ^"-l"'^- s. Tivv ..„ .M.vrant In 

•• M..rtKn: .1,'.,!, .-...t 1....,, ,uu<!.;.,.,. ,;,;, .,,,,, , ,„, 

\M .irii : 
Mnrii.il M-,-. lui j;, •,-.(, . 

'"•'•'" '""^-';^;" iT. -^,.,,,,1 fu: I:mi ,,n.M,r I, (a.-- 



\ 



f « . ■ ' I .... ,••![•;- 



l'M-îaifi 1,1. /,i II 

- ..'.■ "!'.'n,,n . 



• ' ''< '! '-'ai; ;.«.<• .'ans .y lurrosM-. ..u 



^ii^l- >,ii -Mi! ,.,!!,> I. cairo,. 



»;r 1) V .'.vHii .,uil- 



• ju un. 

- Oui. n.^ïMMKii.M.r, il . ;.\.i,t un h-miiu'. 

I M ll<Ȕll!ll" ! - ( liil Mill-i J!,'-. 

' " •'>"i"! '■ ■ •>|H>t.( \K.iv,!!f. 
>'ii'i!n' !i! Mil ^v-„, afIii-îniiiiC. 
-Vîuix .|u\'s' (Il \.-ini 1-.'! 'luînmo' 

I a :j»i>S!*ii.|. ' 
-Mou^HiP 1 iirntoriaiiî H,. j>nli,.p. quand /ai amV.^ 
ui .'law .!.■ p,..f.. ;, |-,.ntr,v ,liî fauh.>t.ttr, ol|.-. r.o .-or. 
n.imu .,u u», ,.MiiM -. i.f,!h..,ninf' por...n' Hr, u.->n:»ia<.i,i.„ 



~ 179 — 




-Maw ronimont i'xpliqu,r i,ue cv j-uino -entillioium.. 
ait .iK^iwru .1 qiH' iJittdaii.o -*iMt îk-uiu d&nn 1» chaise- ùu 
piëtt' ? 

— »'•' III 'v jR'rdîi! 

— Avf/-vouh (juittv If larros^»';- 
l'as II lu- minute. 

— l)oj>ui.s If iiioiuont .1,. larn-stiiti.m jusqu'à son i-n- 
ii''" à l'IiôU'I, <'s>t-il dcuicnr»' siationmiiro:' 

-l'as uno HCvouiJp. 

— A-t-iJ (Hô ■^urvfilJô;' 

— Toiih ni.'s hoininc's IVnioîirau'nt. ./"ai suivi d». 
iM'iiit on [min» les .trdrt^s nvu-". 

— VoiiH vfni'z lie fouiller 1.' carrosse? 

— ANsoliinHot. coniplèUMiicnt : j'ai enlevé le*. haH- 
liUeiteH, arrudji- I.'s étotro», *<.n(lé la ciiii^se et U^ parois 
»'t je n'ai rien li-ouv'-. 

— Ki.n :- 

— l'iw I.' moindre vestige «lui puin^e me faire oom- 
pivndre la niftamorj.h..rte „\H'r(-i\ Ifien, ahÉ^oluiiu'nt rien. 
<'t je vous le n'-pèii- inonsfi^riifur. j'ai inuf fMiuîlé. tout 
icinué. tout sondé. " 

M. df Marviîl(> .s'était l)rus<|uenient retoiiin*' vers la 
j«nine fenmie tandis .,Uf le brigadier d- la maréehuus- 
'-< parlait ainsi. U coniti-sse n'entendait rien .*un8 
douti'. car l'Il.- continuait à dormir do ce soniineii cai- 
nic o\ jmisihle (jui indi.pi.> une conscience pure ou uu 
c-pnt trop fort. 

Ixî liVutenani de pojic.. revint au brigadier: 

"(VjM'udaj.t. .lit-ii, rai^.nnons! Au moment où vous 
avez arrêté !a vfuiure -t ferme la portière il v avait un 
liomtne dans la chaise de po>i,.. vous en «'-pondez '•' 

—Sur ma tète! dit .Martial. 

— Kl cet liomnie était seul. 

- -Absolument seul. 

— Kf au inwnent où vous avez r«»uvprt ht portière, 
vous vous eu* trouv, en présence d'une femme ' 



m. 



— 180 — 

^!;'*"H'«- cl<.u on ne „ a n ^'^ -"'-v-ntH étaient 

-"i--« i-SMU-.u, .l.a,u.,u, r^'!^ '.'""•"":• *^"'^"''' '- 
ÎHMno .),.... ' " ""»"«*'igm..r vont s. donn.r J 

•''«rhii ri'irjirtlu 1 i; ' 

'«•^<ii(ia le li('iiri>njin* .1 1. 

'" ;•'«'" ^^..r son uK.„r. ''" ^'''^''■' ^'" "PP»v«nt 

^"^'nf« ,,,ntu:.sv .,^. /',.„,;■/";* '^.""^ P"-<>^« les vêu^ 
""^n ân,<.? à n.oins ,,t '•'" ' ''"'*^^ '"'' '^ ««'ut <h 

1 '•«'piîa lo lieut«'naiit di' police. 



— IHl — 

— A moins .|iic madame ne tache ntun m,4 vètfmcnw 
de f«'iiinie. . " 

M. Ft'vil««au tit un gi^slo. 

•* C"o«t vrai ! " murnmra-t-jl. 

Kt. ^'^lpflrlK!la!lf (U lu «omU-sw toujouM immobile; 

"Madjiiiu'! ilii-il. vous au'z fiitondii ? " 

Im coiiitcsKt' m lK)..gi-a |»a"*. 

" VoiLs a\i/ cni. mlu? ' n-prit le lirut.'uant de polire. 

Il lui .-ai>*il la jiiain c» la î,i'.>(»ua. I^a comtei».-»' p«»us- 
M un en. saiii* ouvrir ll^ yeux. Kilt; ét."vJi) le» bras, 
tandis (|U(' -«<'s Icvrt'H s»- <.ontra..-taii*iit nwi- une expres- 
sion de fioiiffran.v. KH*. |>,,ii*«a un ou <leux «oupirs, 
W)ul»-vant s<H paupièns mm avoir la tunHcienee de la 
vue : 

"Ah! le vilain rrvc! murmura t-<ll.. Mari<juitt«' 
v«'ni'z iiu' ilrla tr ma rolw'. je •^outîn-, . . je. . . '* 

Kll'' avait le»» vfux ouvfits. ft j*»\* regarda venaient df 
rcmo'iin>r Martial. 

"Ah! tit-«llt' avw effroi, ou sui.>-j<.' doi.c!'' 

—fiiez moi, juadamt ! du M. dv Marville m s'avan- 
(.ant. 

— (liez vous?. . . mais je ne *(ai.s. . ." 
\m fomU's-e p.issa la main «u; t»on front : 
"Oh! Iit-t'l;t> tout à couj). je w souvieUH! Rh hien ! 
monsieur! e.-t-ee .juc lu plai.Manterie n'est pas finie!-'" 

11 \ avait dans «e (pu venait de se pa^^ser qiiehpie 
<'hose de .si étranK''iMent per-uisif, .pi-. ||. lieutenant de 
police par it hésiter. 

Enlin. il prit un parti. |)'un j^este rapide i' congé- 
dia le tirigadier de la maixk-haussée. (pii »or*it aussitôt, 
et !4'a(lres-ant alors à la eomtesiw: 

" Madame! dit-d. de deux chopen l'une: ou votu* êtes 
victime d'une erreur, et ilans ce cas e-tte erreur ne doit 
paa t>e j)rolon.ifcr. ou vous trompez indignement la police, 
et alors la punition doit être éclatante. J'ai, vou3 con- 




m 



:A' 



:■M^.:«„■ 



l! ' 



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_j APPLIED INA^GE 



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Rochesler New York U609 iJSA 

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(716) 288-5989 -Fax 



m-^J^ ^. 



— 184Î — 

cc-rnant, des ordres de la plus extrèjnc rigueur. Vead- 
lez doue avoir robljcreance di- nu: suivre: nous alloiis 
nous rendre sur l'heure auj.rès de M. d'Argennoii. C\>st 
h beul riio.vvh de mettre un terme prompt à cette .situa- 
tion pénible. " 



— 183 



XXI 



LES OEUFS 



l^'ancionno rue rlu rimctière-Saiiit-Anciré-dos-Art*!. 
(.'st aujourd'hui, une petite voie étroit»', .«inufuse, qui 
efiiuluit de la rue de l'Eporou à la place Saint-André' 
'Irs-Arts et se noninii^ la rue Sugor. 

Au siècle dernier, ectte jK'tite rue (jui avait k»> mèuics 
débouchés était hal)ilé(\ connue lion nombre de rucK avoi- 
sinantcs. jtar drs nu .Jibres du Parlement. L;i pluj):irt 
des iuai^on.-;, fneore debout à Dieure où j'écris ces li- 
irnes. ont conservé leur cachet d'hôtel niagistral. 

En 111,"), deux maisons S4.'ulement. sur tout le côté 
droit de la rue, éiaieut habitées par plusieurs lfH'atair«\s. 
("étaient les deux dernières avoisinant la place. 

I/une. la dernière, était él^'vét» de cinq étages eurmon- 
tés de condik's et porcéi' de quatro fenêtres en façade, 
luxe alor.i fort peu répandu. 

L'autre maison, beaucoup plus basse, n( comptait 
que lUniK étapes et les greniens. Celle-là soniblait prê- 
te à être écrasée entre .«-y gigantesque voisine de droite 
et les lourds l>âtitneuis de l'hôtel d'un conseiller de 
grand "chauil;re placé à gauche. C-ependant, quoique 
exirèmemem resserrée, i'huiuble maisonnette pouvait 
exister, car elle avait son Ame; c'ej»t-à-dire ,-ion lo<'a- 
tairo. 




:ÉL:sm. 



— 184 — 

Co soir-lé h fetiôtro. la .^ ule et uniciue fenêtre de son 

trS' T"'' 'J;:/<>nu.r: la porte de iu maison s'en- 

1 tnt, tandis que le corps demeura.i dan. ImU^vionr La 
ttle se .ournu trois fois alternat nonu-nt dn droite à 

gaucd,eote,audK.. droite :pui. elle se retir^^i: 
porte se refc-rnia sans le pju.s lé^r^r hruit 

PoÎntu'f i'' r 'h' ■ '■"'■^"î' '" ^'"'^^ •^^•^^"^' ^^^ '^^'^^^ 
au -;. . ^'«"^■^^•, :-"t^-éo> aux pommettes naUIantes, 
au lan. rec-ouvert d'une el.evelure qui pounnt r>as.e; 
^•dnnent |.ur de la la.ne à anatelai uJl eardce cet e 
*■ te jH>r.ee <!. -Jeux petits yeux ronds et att^eluV a un 
ool. dont les nerfs semblaient autant de cordes ZLZ 
"-«u tendues, était eelle d'une femme de uuarar \ 
nnquante ans. Lo corps étah grand, sec, L^" ^^ 

un (nfan, de 1 Auvergne eût été fir-r 

Le eostun.e consistait en une jupe de laine avec un 

d'h:::^,:';:^"^ ^^-p n.ssenddant Us é u^:^z 

a nomme qu a un Habillement de femme 

<)uand elle eut nniré sa têi, et referma la port« d'en- 
trée la fennu. se trouva dan. un couloir Très étroit 
ai>outi8sant à un escalier pins était encore qui se dre S 

qua.t a dio.le. près d... In première marche de l'escalier 

.ne porte entrobâilkk>. La femme poussa la nr^"' o 

1-^a dan. une salle basse écla.ri; par unf ^l 

Cette salle^^ meublée très simplement, était garnie 
d un bahut, d'nn buffet, dune table, de six ohai! s 
d une ho.te a pani. le tout en cliêne uni. Une ..rande 

^::z':^\ 1 '^""^ 'f '"^ "" ^^" ^^^' ^' --^-^ 

«( a^cHx-beo,, la muraille, coucou primitif avec ses 



'mhMè^â<-,. 



'^«'mm 



— 185 — 

(hHÎnfs «up])ortant desi [»oid.s i-t sou tic-tac .!,• uu.uliu à 
vont, coinplétaii-nt lYnsombln de l'anieublomenî (jui m; 
brillait (.'orte.s pas par rvk-gancv. 

^ Un.' griisso mannite de torrp, d'où s'éc-happait par 
i'entrcbâilk'inent du .wr.iTcle une l'umà^ odoriférante 
et dw bouillotte, des huguenotes, conmn- on disait alors 
l'Utou raient le fovor. ' 

Un honinu- c^ait assi^ devant la table placée au cen- 
tre, et il sonpait avec un entrain et une dextérité déno- 
tant un estomac .^U{>érieurenient eonîjtitué et un appétit 
dans tout son éclat. 

Cet homme pouvait avoir de trente à tronte-cmq ans. 
Sa taille d<nait être élancée ef haute. Sou visage était 
loin d'être l.e,au: traits heurtés, nez apiaff. toin't bour- 
geonné; menton fleuri, lèvres d'un rouge bloâtrc, che- 
veux plats de nuance indwise; la physionomie eût été 
presqiw repoussante si la laideur n'eût été amoindrie 
par une expression de bonté, de franchise et d'amabilité" 
(juc la satisfaction du repa« pris rendait encore plus 
enjouée. 

Lo costume était celui d'un bourgeois ais^ en demi- 
deuil: liabit et culotte de drap noir, gilet et bas de 
laine gris, cravate hiancho; le tout en étoffe solide et 
sans aucune prétention à l'élégance. 

Tja seule sing.:' 'ité du costume était un ruban noir 
étroit, passé autour du cou. retombant sur la poitrine, 
comme un ruban de commandeur, et portant à son ex- 
trémité un petit bouquet de jilumes de dindon, noires, 
fittachées avec une ganse de laine rouge. 

Si le soupeur était seul à table, ii ne devait cefien- 
dant pas être l'unique convive att^^ndu, car il y avait 
de chaque coté de son couvert trois autres couverts dres- 
sés; mais pas un seul de ces six couverts n'indiquait 
qu'il eût encore servi. 

Au centre de la table était une énorme corbeille con- 
tenant une grande quantité d'oeufs de taille? différentes 



-— ISti — 
•■t divisOs e„ .rnut>.s distintru.s. onriv eux. par In di- 

I^. prenn^n. contenait -L. o,.nf. blanc. ontour«* 
'•"n'.an.l.. no,,-,, socru.sanluvc. une hand. roup. 

^■r.t,ôr..nm.t doréo. "' ''' ''''"''^' ^'^«'^ 

-riine fc.ip.M ,1 i. ' '"'iU'lî*' ^t^nt: revêtue 

touie. d un., hand. v.rt-clair tout, parscn.ée d'^^todes 

La sixièn.P. des ofufs à la cr„,adJ.. araeuté.^ 
La soptieino. des oeuf, entièren.ent „oh-s " 
Le nond.re dos oeufs nïtait pa. ,., qumuitiw'-aio dans 
lie h 8 ca.M.s. (die qn. en (-ntonaii le plus était 
ia (Mnquienie, c'est-à-dirp U trniçi\., - i ^ , , 

première. ''^"^K'Hie a Ja gauche de la 

CtdkMM lu proniière. était placée précis/^nenl en faoe 
«in couvert (x^cupé par le soupeur 'ha.nn, ,l „V 
oa^s se trouvHH coLpondnA u. d^ ^^ o^S I" 

Lhon.me vêtu do noir et de ,ri. avait dcno n fa^o 
le lu. a ca.^. de la corboille eontenant les oeuf "blanc 
entoures dune .bande noir<- se crni<,:,T,f ,.,. 
bande rouge vif. ^ '*'*''' "^^^ ^"^^^ 

Le soupeur avait naturellement devant lui une as- 



— 187 — 

L» diuflon li.Trht' re}ravi|;ni fixemciif, um-o j, .. \>mix 
ti'éinail, Ir sonjunir >|iii lui faio<iit face. 

Dt'Vîtnt i.-liai'im .i.> aiur''' vouv-tIh ifii.rcupt>f«, ;1 y 
nvHÎt im jMMT-hiiir sèuihî.'Mc. mais \r pt-nhoir était vid*!. 
Kutrf lu !i<rn" formvc pjir les pt'ri.'hoii>, «-t la <»orÎH'il!<' 
t "ntcnanl l.'s .xnifs, il y uvait un large «^paco vide, coin- 
blé. devant le soiipour, par un gr^nd plat <ontonant un 
mets succult nt aiiipii'I l'Iionni!»-, sêtu do noir ot dt.; gris, 
semblait faire le uicilh'ur accueil. 

Au ninnient où la fcniuie. fp'i venait d'interro;n-r la 
rue, rentrait dans ir «aile du roz-de-ohaus.sée, rii.Mnnie 
ten«iif de la liiain gauche ur ((dos^al [»aiii rond, appuvé 
contre sa i.oitrino, étaiî onuj>é à trancher, à l'aide de 
l'autre main, un morceau (|ue n'eût pa^ dwaigné Gar- 
gantua. 

'• Kh hien y dit l'honime en uelievant ^m oouvre à 
l'aide d'un héroupie etF<.)rt. 
— liien ! réjM->ndii la femme. 

— Quoi! r-^'orit le isoupeur sans lever Icm yeux de des- 
sus .son assiette, }H'rsonue? 
— Personne î 

— Ah (^'a ! je vai.«! donc souper s<hi1 çptte nuit' 
— T'en plains-tu. Coq-d Inde ? demanda ia femme 
qui, enlevant d'une nuiin le couvercle de la marmite, 
agitait de l'autre une cuillère dont le mam;lie avait 
trois pit^d? de long. 

— Tu ààu bien que je ne me })lains jamais, Ijéonarde, 
quand c'est toi qui fait ia cuisine ! 

— Coq-d'Inde, prends garde! si tu tcmnies trop à la 
graisse, tu finiras par êire bon à rôtir. 

— Léonarde! si je dois être cuit, j'aimerais mieux 
être rôti à la broche qu'être grillé sur la fournaise de 
M. de Paris. 
— Tu n'aimes pas sa cuisine, à celurl.à? 
— Xon, je l'avoue. 
— Cepend*int ce qu'il fait, il le fan bien. Demande 



— 188 — 
plutôt à Galluf qui a f.-t =„ *. 

Hortcs de cholêl^^ "^ '^ ^"^ '^î' ^^^ ^^aris pour ces 

'luand r„ aurais autou d ," t^^^^^^ ^^ ^^^^ ^'-1' «* 

dit Je roi. ^ ^^ ' ' '^ '"'^ P'"« «ûr que c- que 

—Oui, rr.pril Léonarde, celui nii« i» i f 
mort meurt! eelui dont i I « „ ^^^,^^^'^^ef a menacé de 
i- «ais, Coq-d'Inde sL î '' ^'^^•«^ence vit! Et tu 
heure? ^ ' ^'''' ^"^' ^" ^'^^^^-tu donc à cette 

--Prisonnier et maudit, je serais niortr dif r 
d IiKle avec tTîiotion. Grâce à lui ^« a- ^'^ ^o^' 

^•i J'ai r.^u la bénédictiorde ma mfre \''""-' ''''''' 
jure, léonarde, si den...',, n^Xitn .* / '"' ^' ^ ^' 
^;u. pour voir .urir:\-^^il^^—^^ 

--Je ne saus! répondit Coq-d'Inde. 
— test étrange! 

-OuelJe heure est-i!, Léonarde? 
—Minuit aept minutes, mon fils. 








— 189 — 

— l'ourrjuoi ? 

-Tiens! le chef doit être .«opt f.v. n,ecnn:..nt .t Iv 
dis^ile sait ce qu'^n xaut uno soulc. 

—Tes épaulps on ont ganU' souvenir?" 

Coq-fTIn-lo fi^ „n K-stp affinnatit ...ronipa^ité d'uno 
^riir.aco oxpressivr. Kn c nminont un .r. trù- I/h^t <U' 
koknr.., iv,,nti dansi I^ .Kali.-. '^ 

I^t uudc s-apj.r.H-ha du l.almt et i)rit un lon.r tuvau 
<le 80K- qui pendait le long du ineul.lo. VA\. porta a-.- 
lovrM.Ior.riee du .uva... puis se. jnu-s .< ;;onflèn.nt et 
•'Ile parut .souffler. 

Elle so n^'ula. et abaissa !r. tul;e en (k-oulant. !'n 
i-:econd koi-oriko. plus .'ii;ni que le preinK-r se fît ertr^^dro. 
( 08t Coq-Doré!" dit Coq-dTndr. 

U-onnrde alla ouvrir la porte d'eiitr.v. (r„ honune 
(•nvelo])pe d^ns les plis d'un ;rrand manteau pénétra ra- 
pidement dans la salle: il portait, plantée dans lu c^anse 
U or de «on tricoin.., une magnifiq,,.' phune do faisan 
<1 or. et une Iono:ue éj>ée pendait a son eôté. 

En entrant, il jeta son manteau sur une chaise et il 
iléeouvnt un riche et élepint costume militaire, qui 
seyait a merveille à .«yi mine .^Aront^^e, à ^n regard flam- 
boyant et aux deux longues niouf'taclie.s à crocs qui ca- 
chaient sa lèvre su{)érieure. 
'"Bonsoir, Toq-d'lnde! dit-il. 

—Bonsoir. t^oq-Doré! répimdii (Vxj-dTnde san» «e 
lever. 

—Corps Dieu ! j'ai faim ! 

— ^.Vlors, à tafde ! '-' 

€.xi-Doré prit la première place à la droite do Coq- 
d iTjde. celle précisément en face de la case de la cor- 
bedle contenant les oeufs dorés. 

Sers-moi ton meilleur. Léonarde, vieux cordon bleu 
du dwble ! " cria Coq-Doré en dépliant sa .serviette. 

Il n'était pas asais, qu'un claquement sec go faisait en. 
tendre et que, sur le perchoir vide placé devant son as- 



Ft^^brJ'^-v^-âiÂi^aÀiS^ai.. .^iuLtÀ ^t 



,J-;4^:'& 



pii'ttf. Hpparai.-sait -in Hmrînaut faisau doré. i\(^ h 
rm-mo jrn».st.ur qur !. .hn.lon .,,h ... pavn.iaif ♦^n faco do 

lA'onar.ip fl.'.Dosi.it un piaf fuinani sur la tabl.- 
"Cornes do Sntan ! n.pr-t Co.j-nnr/. en 8o servant .^t 
en faiMant rrs,„M)er h; ô,„.roa. .],. ..^ bottes molles je 
ero.vah être en retani re .oir. uv.m, X'entre-Mahon ' ja 
f'iii^ en avane«\ au ((miraire.'" 

Ht il (ltsi;;naii .lu re;:artl l.-s antres plac<^ vii!,.,. 

Ou etais-tu ce soir? demanda Coq-d'Inde. 
- — <'}iez les IV.uIctle^s. 

Ah! ah! tu dois êirc uioufé en rapports? 
—./'en ai }»!ein nie.s pm-hos. (Vs charmantes j^iulet- 
e. non, r.en à n-fuser à l..„r (Vxj, depu.s la caméris'. 
tr de Mme de Havaenurt. la cinquième demoiselle de 
^esles, que le due de Hichehen voudndt faire l./.ritièro 
rte «(S quatn» .^<M^urs, j„s<^u Vi la eontident^^ de Mlle de 
Charelais et à la soubrette d,- la pr^'^idente de Pin- 
court .. le qui au 'lernier bal manqué de l'Owra, a nris 
Vn^ M. de Bridge ,x>ur le n.i. . . et qui s'est laissé p^en- 



dre 



— Kt qjie sais-tu de nouveau? 

— Bien peu <le ehose. 

— ^Mais eneor(>? , 

—Qu'il y a eu une jeune fille enlevét. il v a une heure 
-r-Ou cela? 

— Au Moulin de da'-.'llos. 

— Qui était-ce? 

—La jolie ]>auline, la fille de Sorlier, le marchand de 
bnc-à-brac de la rue de Toulies. Elle a été mariée ce 
jnatm a ( ormart. le quincaillier du quai de la Ferrail- 
le, et enlevée eo soir, à dix heures, en plein bal de 
noces pnr le comte de Uval, aidé de MM. de Oharolais 
e. de Uuzun, déguisée tous trois en mousquetaire^ Us 
avaient une troupe aA-ec eux. 



— Et ils ont 



enlevé la jeune mariée? 



a' 






iffSwj*'*^ m»~^ GT ' *ui...^' ^/ 



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- 1!>1 - 

-('• t. .. ;>as Ot.. lo.i^. I.„ iuk:- .liut |),.tnl:.V i.. 
:'ai [..: a^ii-: j'avais unir. .|.. M.iiH.u.vr ma.t.i '.-ii ■ 
. "/»'t pour tout M. .lui n. ,,.n,.rna:, ,,a. I afTairc .Wu 
J etus .>.|K'!ia:.'iii, m (liarj.rf. 

— MHis ..(uand m ra'M,n,.ras ...la. p.,. dira J.» ,•!,..( •- 

~-tt ai (Ak>'\ aux lii-dr. nriis. 

— UnsstT a.-<..u.|.lir .,1 a, t.- ,!, vinl,.,,.-- devaut riu. 
'''. """^ ^"'1' 'I'"- <v!ni-la l-r.,).,,,. I o,,,„.,s.ear. v'.sf 
lueconnaitvc ia v.lcnt,;- ,!ii rli.'i: 

— tV serait .,i.H.o,„taîtri. plu- ..ii.u,v ,..„,. v.>!unt<- si 
"Il iM'ii suivait pa. r..xp,vs.i.,n à la 1,.,;,,.: ,•;,! ob.. aux 
nnln-s nt.-u.s. et, a ma plaee. n, aurai- !aii; { ou-,)'Iii.K- 
'••' <|Ue iiioj, (V>,|-l)or... j'ai C;,,! : 

— Sil.MU'c : ■■ .lit iV'oiiunlf. 

Oii <Voula: ui, socoiul ..hani ,|, r..,, ,.,,,.„,, t ,|oi,.-e- 
inent. f.-onanle s-app,-,H.Iia .lu l.ahur ; .j],. prit le invai. 
ue SOU' et I appiiva mit ses lèvn s. 

Qiu'j.pu^ iii.-taii!. a).n^ un s.vun.l l.oh.r;h, retentis, 
sait, b.>nanle .•iitr-ouvrair la porte .l'-ntre,. et un lioni- 
mc entrait dans la .salle. 

(*.'lui-là. à r..iieo!„-v ..pa,>sr. a la irte earin-, aux 
m^ms noire, et ,-all. us..s, portai: !.. eosiume exael des 
forts de la Halle. .Mlun-s .-r nmni.re. étaient relies 
dun homme du p.i.pl... J] j,ta .on oran,! .I.apeau à 
l'or.Is plats, qui alla rowl.T dan. un e .i„ ,],. !,., ,„|k. 

''Hon.soir!- dit-il l.rulal.Mii.-nî. avee ntie ^rrosse voix 
enrouée. 

Et il alla s"as..e(ur d^Mix ph.ees au-d,.ssas de Coq- 

I»ore. laissant entre eux une pia.v vide. 1! portait à 

la boutouMère de sa vesio un petit bouqi-.ef de nluni-s 
griset». ' 

" Eh! I.e<*îuirdf' ! cria-'-i!. di. vir. ! j'ai ,^ni\ " 
Il nVli. xait pas d.- pronon.xr .v dernier mot qu'u,, 
(-ra<]ue.nen^ retentissait enc-re. et (,ue, Hir h perehoir 
])latv devant lai. ar.paraissaiî. ehandeme?,! eniî>lurné, un 
coq pattii à partes couites, épaiss^-s. lar^^e.s et poilue* 



Ku fmv ,lu ii()u\«-aii \.'ïui vttut !ii cii.^- d.'s wwU de 

—" Tu as r.M,ii un (uiip près do lu-il ^aut-hf, C04- 
iatî.i. (lit (•u(|-r>or.'. ;.ri h'^ranJuut son cunipagnon. 

-~<)ui. n-pon.iil C'-M|-I'iittii. Muiis s, jai ix\u un coup. 
j fM ai ivn.lii (|uutn'. 
- — .?,. ,„•, „ rapporto a h.i. Kt ,|,ii t'a .loniu- co coup? 
~( n nM,..s,ii,. t;,in d., n,i ;, .ju, jv„ },n.é ..uatre 
dintri. 

— C'ù (rlu? 

— \n Moulin d.» .JaM'Ilt-s. 
—'^iand donc!" 

— Il n'y a pas iiiic heure. 

— Tu y étais dijiu;'' 

--.rasMstajs «.IX- u.K.s ,î,. (imnd-uisard. le porteur de 
farine de la ru.- d.es Deu.x-E. ,h. Nous dansions quand 
nous av.,n« enn.udu ^U', cris. CV-lait une niarit'. d'um' 
iuitre nocv (pi- <|(>s niouscpiel.-iin-s enlevaient. Us 
/■Jaient armés, mai- n,.u.* unou- pris des bancs, des hro- 
flu's et <]es l.Atons, et mes poules ont a-i s. j)roprf niont 
(\uo nous avons repris la tille a SoH.ier in.ur la rendre à' 
Mon mari. 

—Ah! vous l'avez repris.-, dit l'oq-Doré. \'ous avez 
îi^i après mon départ. 

— A quelle heure es-tu jmrti 'f 

—A onze lieures prnises, j'avais l'ordre. 

--Kt j'ai a-i, nue. à on/e heures dix mimit,^; j'a- 
\ais I ordre aussi. 

— Tu savais doiK ^■ qu: aurait lieu? 

—Oui. 1a' ehe\alier m'avait donné mes instructions 
<'f tout s est exactement accompli ainsi (pi'ij l'avait dit '' 

Ix« troi.^ hommes se reganlèreut mutuellement avec 
une e.^presi4iof d'admiration et d'étonnemc-nt. 

"Et reprit (;<jij^rinde, (piel a été le résultat de eetU' 
affaire. 






'■' Ali' â ■ 



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fti>' ■''■'■ '."«M£J 



— m — 

— LVxHspération .Jt* LnuiTîoois et de.< convives contre 
It-fi gramls. soiKneurs. répondit C'.),,.l'attu. Si j'avaii 
voulu, j aurais fa.t uutma <\. n.rues huc j'en aurais 
Ut* ire; mais Je ne. . . . 

--Silence!" interrompit I,Jouarde. 



i 



•i>ifi 



194 



XXII 



LE CHEF 



Vn nouveau cri rotontissait au dehors. Quelques ins- 
tants Hj.rès, Mil <iuatrièmo personna^re fai-iait 8ou en- 
tn'o. saluant ik' Ja main les trois hommes assis aukmr 
<li la table. 

Ce quatrième personna^'.',,vètu de noir, était noir de 
l'cau et il jvirfait, à son chapeau des plumes noire*. C"é- 
tiiir un nègre dan>; Tareeptalion la plus nubienne ou la 
plus abyssinienne du mot. 

^ Il prit ])liief, saiL-; mot dire, à la o;auche du Coq- 
d'Inde, et un coq noir apparu! sur le j)erchoir. 

" Ah : ah! dii Coq-Doré, en souriant, nous nous com- 
plétons peu H peu. " 

Co<|-Nègre, depuis son entrée, paraissait regarder 
autour de lui avec une attentio»- exlrême. Enfin, s'a- 
dro.ssant à Coq-d'Inde. 

"Tète-Verte est près du chef? denianda-t-il en i\- 
cellent françai.». 

— Non, répondit Coq-d'Inde. 
—Où est Tête- Verte alors? 
— «Je ne sais pas' 
— Conumentî il n est pas ici '■' 
—Non î 

— Ah! voilà nui est étrange, bien étrange!" 

Uji quatrième koluriko retentit aussitôt? I>éonarde, 



— lî),", __ 

portv. ' ' ^'iitiv-bitulemonf d<. î;i 

<V vm.imen.p j.rrsonMaov ri;.ii de hvs lu-tit, t.ili. 

J-/-n.si,an,liuénU....„tc.-rédan'son:t 

V''n. c-n Inm l.im,ua.r d. I, ru,. St-I),.nis i| n,.ri,it 
audn.p,n,d..si,.sdr.pé.,d.ssou!u.sàl;u .i^ra 
cnn ,k o, ,.n drap nn^M. .n..rv.Mn..uson,ont .mitéo. 

— Oui, répondit l"li.,iiiino farré. 
— AIor.>i tu sais où d f.st? 

— 'Mais il est ici. 

— X».n : '^ 

Co(iO:.un fn.ppa S..S MK.ius Tu,., contr. fautr. 
Ii'to-\erto 11. -sr pas ici' rrprit-il 

ra^^K '" ■ ''""'"' ' '' ^'''^ ''"^■^'''''' f'o^i-nnde .t Coq- 

—II iiVst pa.< vi^ni. ,;.. soir;-' donianda Co<,-XcH^rp 

— •Non. répondit Léonardo. ^ ' 
Ix's ein-, hoinnus se rejTanlèn>nt avoe une ^an-le ev- 

-rcssum d.u.pnétnde: pui> les veux d. C^Xnl 
"•"-•i.ercm dans la dinvtion de lhorlo>'e 

•• MnnnUm quart! dit-d. et Tête-V.:;te n'est pas ici t 
-Aunnt-d succombé? dit Coq-Doré 

—('m peu probable! dit Coq-Paitu. 

-rraîiirait-il alors? demanda Coq-d'Indo 

— C osf impossible! "" 

rn bi-u.t sec retentit; la jwte dVntrec venait detro 

ou\orte du debotv T .^->„.j...i. -, i tm 

iA--..=udi uuvnf Vivement ccll,- 



— 196 — 

donnant sur l'allée étrojte au fond de laquelle se dres- 
sait l'escalier. 

Le i)ersonnage qui venait de franchir le seuil de la 
maison, sans avoir fait entendre préalablement le chant 
du coq, était un honinie de haute taille sans chapeau. 

Une nuée de cheveux noirs, longs, épais, touffus lui 
cachait le front et venait s'unir à une barbe d'un noir 
de jais, ainsi que les moustaches et les sourcils. De 
tout le visage <»n ne voyait qu'un nez aquilin et une 
paire d'y(;ux dont Ils regards flamboyants dégageaient 
des éclairs. 

Cet homme portait une culotte collante, des grandes 
bottes, une veste à basques et à manches. Culotte et ves- 
te de nuance brune foncée. Tlne ceinture de cuir entou- 
rait la taille, et dans cette ceinture, qui soutenait une 
épée courte, étaient passés des pistolets et un poignard. 
Un grand manteau était enroulé autour du bras droit. 

A son entrée dans la maison, les cinq coqs s'étaieiit 
levés précipitamment, s'inclinant avec respect: 

"I^e chevalier!" murmura 'Co(|-d'Inde. 

I/homme ne pénétra pas dans la salle ; il fouilla cette 
salle du regard, enveloppant ceux qu'elle contenait. 
Puis il traversa le couloir se dirigeant vers l'escalier 
dont il gravit rapidement les marches. 

Lconarde le suivait tenant à la main un chandelier 
allumé. 

Les cin(j co<p se regardèrent en secouant la tête: 

" Je ne voudrais pas être décidément dans la peau de 
Têt.-Verteî dit Coq-d'Inde. 

— Ni moi ! dit Coq-Doré. 

— Ni moi îajouta Coq-Nain. 

—Ni moi! ni moi!" dirent ensemble Coq-Pattu et 
Coq-Nègre. 



^T^î 



^^jas^Tî""" 



— i!»r — 



xxia 



I/ES SEPT COQS 



Io.tmn,mt,l.f-il:vou. savo^Iav,Vii..v'> 
i^ Jionimo jiiaB.|ué secoua la iéio. • 
"Non! dit-il. 



-Rien ? 



vouB no ,,,,.. non ? s ocria l'hommo ave. un 



geste de menace. 

Rien encore, mais je saurai, 
— Quand ? f 

—Quand Této-Vertc sera ici. 
— El quand y sora-t-iî? 



— ll».s — 

— Duus uiK ni.uub' au |ilu.> tût: 'laus une heure uu 
])lii.s tard. 

- -Kt la [iri.SNiiilt? 

— Kllf vM là-h.iiit !'' 

Llioiniiii.' a;i niaMnii; ih'.Mgaa i]i; û' ste la j>iècc .située 
à l'éta^re .supérii.'in'. 

"Faites-la venir:*' r.'pril !•• pcr.oiiuag.' qui parlait 
avee un xri-jia de luii <le eoniuiandeiiK'ii . 

L'hoinnie itias(iiii'' s'était 1._'vm ri il a'iait se diriger 
vers la porte, mais il s'arrêta après tir léger moment 
d'iiési ration. 

" CIievalK-r, dit-il, .uez-voii- tmijours confiant' <'n 
mot. 

— Conliaiiee absolue, mon liier ('... \'ous le .«^avez 
l>ien. 

- -Alors j)roeédez coinme je vais vous l'inditpier. [.e 
voulez-v ■ - 

— Dite-.' [ue iaut-jl faire? 

-Cher maître, re|.rit M. (' eu si- rappr.X'liant, il y 
a. dans cotte affaire de Sabine Dajré, un côté mystérieux 
ipi'il faut absolument que nous éclairions. En mettant 
même à l'écart la question d'atreition, il est urgent, pour 
notre bien à loiis, que nous saehions la vérité. Qui a 
commis e(^ crime? Pour<iuoi l'a-t-on commis? Comment 
se fait-il qu'à Paris il j.uisiJe se passer un tel fait sans 
qu'aucun de nous en soit instruit? Xotn- organisation 
esi donc niauvai.se? 

— C'c .pi.' vous dites-là. mon cher ('. m'affermit en- 
core dans ni's convictions (\;tte pensé*.' que vou? ex- 
primez m'est venue. Cl j'a .,.< vues jn(>s\ires en consé- 
quence. 

— /\h ! lit M. (. awc une e\prcs-»ion d'étonnement. 

— Oui. car depuis leux mois il s'est passé des choses 
étranges .pic seul je connais. Cette nouvc-Uo aflTaire de 
Sabim' Dagc m'a plus at'tligé (pi'ello ne m'a surpris. 
J'ai un eiincnu puis^aut. mais inconnu, mystérieux,., 





^ 



— n') — 






-- -••" -v:^::;:^!t':™r;u:r,^:;: 

— A vos ortiros. 

--|>ui; l-afl'Mi.v ,1,. Paulino SmH.ht- 
avou.v.-lc- " ""''■V'■•J^<■llse«l,■.n^ 

— Sans doute. 
—(Via j.ivH.vo ensuit,, que. lors,,, "il ne .•■,., „•, ) 

'-« n;nse„neM.ent. sont prOeis ... arr.lmT. , 1 ' 
— ( es; \i-,n. J • 



•-(V j)oim est in,i.,.rt.ini à éial.'ir. 
-ht voilai ('(ine]n(.x- 



Q'i. ja! un enii..„„ ,Mi,8..ant. a harn é. Ui.p'acal^'o 
mais prolomJ.Miietit 'iivsk-n'em- ,., .,' ■ J„ "M 'H.io.c, 

'•oT.n ,n:"V " ' '^^■••^""'''^^'- '!'• <-^m.tère et 

< f'njianie cet mcf.n'in. 

-"Il le faut pour 11 are siVurité à tous - 

• ;• --lenee régna .h.ran. ,.,ue!.|ue. .ninute, ,lans la 



•' Maintenant, parle.! r-prit rhonm,,. .n,; s'.vnrin.ait 




«•rova.s. n.an ee ,|ue vo„s ven-. c|.. n,e dire ehan-^..' nn 



l-^^?3ISiI»^g^S:¥ 



^-^ï^ 



— N'jiiipMii,;! j,; j»r.>,-,'-l,.nu «in.si. Fait-s mouJor on 
pivniier ( 'o.i-d'fndr. " 

l/'iaîk!" """''' ^''^ '*'""^'"'' '''^"'"''^'^' ^"^"'^ accroupie sur 

"CcKi-dTndrj!'' lui dit-iJ. 

Lu vicilJ.. ivnuiie m-, redrfs^a et elle descendit U 
niairJK..^ d^^ K-s<,-alirr hvcc une vitcsso de dmtt s'élan- 
(;ïinl sur rfa proie 

t.>iK'l.iues stH'.mdes à pc-inc fH:ouléo>=. Coq-d'Indo appa- 
rai.s.sait ' i i"* 

'■ Kntro!-' lui dit (,'. 
(N>q-<rjiide s'inclina j.rofondément. 
"Ton rHp{x>rt de la nuit dernière? dit celui auquel 
< avait ilùimé le nom de maître. 

, 7^^, '"7.-''' ^^'' <'»T<l'Inde en présentant une ^ran- 
de le.n I,. pliee en hrit et réouverte d'une <x^riture fine 
ef serriHî. 

Lo piaîlre prit le papier et l'ouvrit. Tl parcourut avec 
J-n re;,ard rapide le manuscrit, (pfil reposa ensuite sur 
Ja lal)le. 

litT ''^ ^^'^'^ ''^ ""'* <lt'i*nière dans la rue des Rosiers.' 

--Oui. mon.>ièur V ehevilier, réjxindit Coq-d'Indo, 
jetai, avec neuf p<.,.es dans les jardins du cloître des 
Jilancs-Manteaux. 

— ^Où étaLî-tu posté? 

—A ran^d(^ de la rue Vioille-du-Temple 

- --J^i es re.té là jusqu'à i'I-un; où le signal a été 
nonne.'' 

—Oui; j,. „^,i ^j„itté mon poste qu'au moment ou la 
j.rerniere flam-ne a jailli au-dessus de l'hôtel de Tharo- 
lais. 

—A qa.>Il(> heure avais-tu été placé là? 
— A dix heures. 

—Qui as-fu vu passer dans la rue Vieil le-du-Tem- 

ple ou dans l-'s autres rues? 



-- 201 — 

-De dix Jieuros à miuuit. <|ue].iuo> l.oumeou «ttHr 
cloH paraissant treu.bler fort; tous l>nt pav/'l ■ dr , dV 
>"Hsage sans tenter la moindre rési^taneè. \ 1 ,a 

''^'"'\<;; >1 n»'st absolument pas..". ,..,,oniH-. '' 

— -In en (\s .'^ùr? 

--i'.'ii rc.,,ond,s .ur n.a tête. J). dei.v Inur-s et d.-mie 
a tro„ iK-ures sont pas^Vs d.-u.v ]um,H),..s dans lu 
^os I(j.K.rs; ... honin.. venaient .lu cul-d.C (Lu" 

— Jls ont payô droit de pasoiaije? 
— -\ on. 

— Pourquoi. 

—C'était deux ouvriers pauvres. 
— Kt il. n-nvontaient la rue V.cillodu-'lVnipîo^ 
— Uuj ds niarcliai.^nt d"un pa.s assez lent da ns')., .li 
rcction d(.' riiôtel Souhise. ^' 

lA^miUre ou le rA.Ta/,.r (puisqu-on lui donnait ee. 
deux titres) n-garda (\ *^ iii<in tt, 

" Ce qu'il dit est exart, dit C à v.)ix basse; ees deux 

11. ure par CoqAain qui les a vus passer. 

^^^ ht as-tu vu d'autres personnnes? demanda le maî- 

^^^-Aueune autre jusqu'à l'instant où on a attaqué 

— Pers.mno«u montant ou descendant la rue entrant 
dans une ma!s<m ou en sortant ? 

—Personne. absoluiii..ni personne.' di, ('un-dTnde 
avee un aeeent d.. eonvietion .^irjcére 

ord^i"''-^"'''''""'^''''''-''^'^''''^^^^^^ 

Coq-dTnd.. salua et s, reeuia : le nuntn. frappa sur 



Tw^-:^:m-rmi- 



■'U. 



iV'2 



• lims (■iiirili:Hi:..i.,..iif 



'is j l'iitiTiiriiiii'iii.'iii. 

("o<i-\ 



e a 



j>pariit 



o<j-.\aiii : ■' .iit-]|. 



x-niii.nl.. ivi-,.n„.., Ja ,„.,i... (),, ,.î,,M„ij, ]„ i„.i,j, ^j- 



1 is nipulc sur Ks n.anlu.s .! 



»' I t'S 



ira. 



(iiiii'r: (ori-.X 



j-.N.im on- 



11 



Hahifj^rnim.ir- avail >alii.. ('n.j-.n i„lr. p„is. .<,■ iv- 



«m-y-saiit. il iilt 

parole 

" "l'i ''iai<-iii la iMiii ,1, 



.\ 



H'.iuv. nwi ijiv Mol 



j'iMii iioiijiMc VU .s"ii)rlina 



rnicn !- i|. manda ic iiiaitn 






m 'iiii' s.roudc l'o 



V.. ..,, ,,,i«iii -iiM' M'( oiJdc lois. 
Pli \cillai.s à la (n\.< .ur la ;-u,. ^•rl!!.-.|,i.'J 



>nv 1.1 ni- M, . Fraiii--l; 
-'■'kIi-;, ul'-r. 

— Oui, maitrc. 

— A (jiu'll(> iioniv as-lii At 



t'in|iic, 
"iii'ui'OK r! sur la rue .|o l'a- 



— .\ linif I 



»' a tnll llO.vJt 



icuri' 



l.) 



n jih-tu r.Miiaroii 



l'ii' ,l'i-i,ii a iiiiiniii 



— Rii'i (iV\tra..r(linain'. ])(■• 
;iu.\(|iu'ls j,Mi"ai pii> Caii payer (In. il d 
ynviw iveii l'ordre de d-iiK-tirer dans leoloître' ' \ 
'"'••ns moin, „n (piart, le earrovse du due do Kidielieu 



^l'U^ (|iii passaient et 
jiassa^'e, pi' pu» 
onze 



■•i lon;.:e la .-lu- des Fra nés- Bon rire 
l-i rue ,l< Trois-l.'a\ liions. L 



l 



ixeii 



''I t.<'iic (lu nuiroui- 



ois ]iiiur s enirafrcr «lan- 
liire du pn'iRo do 



t \i> 



le * '\'ipii ont passé iiresiuu 



'" """.e inst.nd. Mli^ant ia mène diivotion. Elles al- 

aient à rilnjel (■ 



— lu les as lad 



aiUiil'iTo. 

:i\-!-e 



-\ 



a eei e_'ar 



ou. monsieur ie elievaJier: je n'asai. pa. d'ordi 



-En- 
-.f'atf 



un< 



en 



'i.K poules le 1 



dis i'iiHtant indi.iué. .\ 



minuit, j'ai laissé 



1 de Cil, 



ion;,' .m nm, ,,;ui >épare lo eloître do l'h.' 



irniius. el _),• tue SULS ejilf 



)ns(jné dan.*? la i 



ne 



— V0.1 — 

«vec ,,ualr.. autre.. <,m!.|,n.s \mUmi. apr^. ,.,. l, ,o,k]. 
<u,n,ot lut r«in.. r>. numni a .Ku.v l,,.un. ,, ,,, : 
•'" -atm. , n'.. , .Iwolun.c.t passé p.rs.nn... r„ , ^ 
ai.n.s ,touy ,,.u,>. ..-i Avnno ,,>nnéo.. .l.uv ..uvruT. o,u 
i;a^M> n.e \ .Hll....lu-T,.,..p|., muonuuu j. ru.- ^,.^-: 
1 liolt'i Snuhjsc. 

— (Vux ,|,„. ('(Mi-.l-lij.io a vus:-" li! ohscrvcr M (' 
jx- n.u.tn. fit un s.g,„. .tlirnia.if. .t, s. nMournanr 

" Enai'.iK-:-' <1it-il. 

-Dix juinmcs ..près, j'apoivus dans l'ombr.' trois 

la nu. VH.,Ilo-<h,-T.M„plo .t s'^nga^rèn-nt dai... ,.rll. do. 
f ram.s-hour^..ois. Il< .',,i.,,t onvoloppe^s dans dos 
im.ntoau.v d,^,ants: ils avaiont dos t ru-ornes talonnés, 
ot , s sembhnont fort ^ai.. C'étau-nt dos ..,„p]„vés do 
quolquo f,.nn,or généraL qui rovrnaionr do .ou,.or auv 
lorcTon.. To donnai Jo s.^na! just. au n.o.nont où 
Is lono-r.auMir lo mur dn <.|oître Si-Anastaso. M.'S t.mi- 
ios s .lanceront : los financi..rs no firent, pas la moindro 
res.stanoo: ds troniblai.nt oonune d(. fcuillos agitées 
par lo vont. ^ 

— As-fu ])ris loin- signa lon^,< ;>; ;- 

"T-Xon. maître. 

— C'est lin tort. " 

Et so tournant vers (,'. 

''Donnez donc la. ordres nécos^airos pour que es 
oublis n'arrivent plus, dit-il. Il e.. important de oon- 
naitre toiL^ o.-ux à ipii nous avons aifairo et dont nous 
pouvons nous servir. 

— .Te lo ferai, dit ('. 

—Ensuite? oontinuo! reprit lo ehovalior. Que tirent 
tes finaneier.sr 
—Ils payèrent le droit, et d> continuèrenv leur route 

dans la direction de la nu- Ste-rnTlieriT,o r- t..- - - 

■■- ^ i" •■ 



HSk^ 



~ 20+ — 

<IL^ 'le vuL' dutis ki, téaèbrcd, à la hauteur de niôt*»! 
Charolais. 

— Kt t-asuito? 

— Wicn ju8<|irau nioincnt de l'attaque 

l*<Tsonne n'a pastié? 

--Pt rs()iin«- ab*<)liinii'iit. " 

Ix" initîiiv tu H-m- a ('..(|-Nniri d'aller se placor près 
do Coq-d'Inde. puis ouvrant la porte, il appela Léo- 
narde. 

— " Coq-Pattu ! " dit-i). 

J^' pcrsonna^r,, demandé monta lestement K entra 
profiqu.' aussitôt. 

"Tji rap,,..it sur la nuit dernière! dit lo maître. 

— .roeeiipais la rue Barbette avec cinq poules et cinq 
im^U'i,, et J„ rue do Soubise avec six j)oules et neuf 
pouiet8. répondit Co-j-l'attu qm n'avait dû être nommé 
ainsi qu a cause do la lar^jeur t-crasant* do ,.ea pieds 
./ ai pris position à onze lieuros et demie du soir \ 
HiinuiU le ;,n.et a .fnit sa ron.le. Depuis ce moment 
jus.iu a 1 liHire do l'attaque, il n'est passé jwrsonne 

---Per^jonno dans la rue de Soubise et dans la nie P.ar- 
hoiiof dit M. C; mais dans la rue Vieille-du-Temple'^ 
— Personne, n-^'i plus. 

— Personne, di minuit à trois heures et demiic du 
matm? 

— Absolument periJonne. 

—Alors, dit le maître, les doux ouvriers que Coq- 
< Inde et Coq-Xain f>nt vu passer dans la rue Vieille- 
( u-Jeuiple se soni <Ione arrêtés entre la rue des Francs- 
T5ourKiH>.s et la nu- Barbette? Dan.s quelle maison' 

-l»ans aucune d." celles situé<^s entre ces deu.v rues, 
du. Co<|Partu. fl V „ huit maisons, et j'avais un pou^ 
Jet a chaque porte. Aucune ne s'est ouverte: il n'est 
outre fK-rsonne de eo côté de la rue. 

—M .'!e l'autre, dit vivement Coq-Xain. Entre la 
rue Soubi-;e ci la rue do Paradis, il y a cinq maisons, et 



— 2on — 

à olianuo porte j avai. uu poulet. K.rs<mne n'u«t cntrt 
jKTsonue n'est sorti. " "*' 

Jx- uiaître 30 retourna vew Co<i.(J'Iude. 
*lu enteiidd, dit-il. 

--J'affirme, dit Coq-d'Inde, que de deu.x heures et 
I -ne A trois l.ure., deux hon'n.es ont ,uitï^ rrue 
< fs I oHUT. et ,,„t rei.K.ntô la rue \-ioille-du.Temnle 
dans la d.n.-t.on de Thôtel «ouLise. ^ ' 

--rafdnne que ces <leux hommes ont rm«v effeetiv.w 
ment devant la n.e de. Franc-.-BoureUin,. m^r 
ant la rue Vieille-du.Ten.pK.. dû CoqSa n^l^T^.' 
:rme au««. <,u'ds ne sont entrés dans aucune deH lilot 
bordant la rue Viedle-du-Temple. «ur le côt^ InTo 
do la rue de l'arad-" A la rue Soub,«e. ^ ' 

-Lt mo. repri C'o<,.|'attu, j affirme que m^rsonne 
«<^st en re .lan. , .,e nuusor. du eôU^ droit et ^eTr' 
--)nne n'a pass.". rue VieilL-du-Temple. à c, Lw 
houre. a la hauteur de la m. BaH)etle 

-^>pondant <lit M. C. m ce,, deux homines ont frau- 
•la la rue des Franc-Hourgeois. en suivant la rue viêil 
le-du-Temple, ,1 faut ou qu'il, aient continué le^r route 
ou qu )1, ^uent entrés dans une maison de la rZ 
--J ai dit la vérité! di^ Co(i-d'Iml.' 
—Moi aussi! dit Coq-Nain. 
—Moi de même ! '-' ajouta Coq-Pattu. 
J>!S deux hommes se ro;,'a nièrent. 
"L'un de vous ji.ent ou"se trompe! " dit le chevalier 
. Les trois hommes firent un n.ême geste comme pour 
jurer que chacun d'eux disait la vérité ^ 

"Cependant, re,,rit le cl.evalier, monsieur a raison- 
«Mieux lumjmes ont frai.chi la rue des Pranc-s-Bourgria 
en suivant la rue VieilKMlu-Temple, il faut, ou quf^ 
deux hommes aient continué leur route, et par con2! 
quent aient pa^sé devant la nie Barbette/ou qu'ils Te^ 
entrer dans une da. maisons bâties rue Vieill Ju-Tem! 
pie, entre ee^ ,leux mes adjacentes. Cela n'est pas à 



iS^'S^MW 



" '»<m; 



Jm|K.MiUIi. ,,„,. (0 soii a.itr. i„..iif. 

-Aa'H clciu )io,uriH.s ..r.t ,,,,.0.,./. J,, nu \-;till...,lu- 

«♦■riTM'nt. ' '^ 

--(Vh ,I..„K !„„„„„., „,u irnv.r.' 1,, ,,..■ ,K. |.',,,„,,. 
H.mrK..o,. ,o.„ s.ivn. h. p,. \ ,..,I!..iu-T...n,.!,.. "j 
"''«.-> j,.n f.u. rnn.v .,,...,.!! .1,, Cn.i-Xa.n 

<'"lu>n.n,,na,..s...;. ...,u. Iu.,nv.lu.. Vh.IIo-.Iu't,..,,- 
;:'V' ''T'y''*' ''''••''• '^'''•'•'■'•'•-<na (..,.. ^^ 
et .M^f ..nhv.lans ..n- ma,-.,, ,|.: ,.U'. .Imir 

^--Ni .l,MH u,.o „unsoM .In -ot. ^ra... h. • ajout,, C.,. 






'■*-^-'%*' 



-•34 • 



— 207 



XXIV 



Li-'MGME 



U c-fun-.nor H. „„ .,m. .1. vioI.,.t.. unpatiemo et so 
touniaiit i.niM. ....,u.|,t vt-rs M. C: 
^(•tH,-'iiJ."i ''^ "I «irivô-- .l.'n.nnda-t-il 

av.. ■;.,.' "^"■'*' """■ '^■^•''""-*' 'l"*'''l'^^- i>»roles 
€i\i'< l.i'onanlr. ' 

--^Vii'i! mont.- à l'institut nivino. "' 
'"" "'i-'ut.. n. .'était pas Ovnnr ou'„w <,uatrir • 
jK-r^omm;:. .!.• (rôs p-an.!. taill,. i. .,n .nlrC.^ dans 

(Vt hoMun. a., toitn hrun, à la cl.ou<inr,. ,1'un noir de 
jai>, aux tra.tH tu.s w m'fl,.,„..nts (l.vssinés, avait en lui 
un cachet orienta! que n, .iônu-ntait pas al.H>l,nnonf son 
c;>suimc Imarrc qui UM.ait a la fois du hon^mig ,( de 

(V .o.UiMic ctail (le couleur \ertc. frès si^rr.". à la tail- 
If. et (le^sinait à merveille ,eite ^tructure <li<.-ne d'Her- 
ovilc. 11 p^-tait d.s plurnr, verfa. sur son chapeau 

-lu tétais a I hôiel d'Alhret la nuit dornièro? deman- 
de Vmov''' '" '*"'' """■ '^""' ^"^"'"^ ^«"^ '^'^ '^'^"^''^^•^ 

—Oui, mon.sieur lo chevalier, dit l'hercule en se- 
couant sa grosse tétc. 

fusqu'à (|ucllc heure es-tu resté dans les combles? 



~- 208 — 

— .Jusqu'à une heure du matin. 

— Où étaient tes autres; pcules? 

— Six étaient au roz-de-chaussé'^ de la première mai- 
son de la rue des Trois-l'avillous. J'ai veillé à l'angle 
de la rue. 

— Et qu'as-tu vu? 

-De une heure du ujatin jusqu'à l'heure de l'atta- 
que?... Tersonno. 

— Personne! .. s'éeii;i Co(j-Nain. Et les trois hom- 
mes (jui à trois heures moins mi (piart ont descendu la 
rue <les Frai".s-HourgeoL=? 

— Trois liommes! répéta <.'oq-Iago awv étonnement. 

— Oui, trois hommes vêtus en fin;.:h rts, enveloppés 
dans de grands manteaux et coiffés de tricornes galon- 
nés. 

— Ils ont passé dans la rue des Franc'.-Bourgeois à 
trois heures moins un quart? 

—A telle enseigne qu'ils m'ont payé droit dt; pas- 
sage.-; et j'étais sous le mur du cloître St-Anastase, c'est- 
à-dire au bout de la rue donnant sur la rue Vieille-du- 
Temple. 

— Et moi j'étais à une heure, dans cette mwne rue, 
au coin de cell^ dis Trois-Pavillons, en face l'hôtel 
d'Albret, et je n'ai vu passer personne, je le jure ! 

— Mais, dit M. C dont les reganU étiucelaient à tra- 
vers les trous du masque de velours, mais la rue des 
Francs-Bourgeois, de la rue Vieille-du-Temple à la rue 
des Trois-J^avillons. n'est Iwrdé*.' que par le cloître St- 
Anastase, l'hûtel Charolni-î et l'hôtel d'Albret. [a's 
trois hommes, en entrant par un Iwut, ont dû sortir 
par l'autre, à moins qu'ils i.e soient entrés dans Tune 
dt ces trois habitations. 

—Ile ne sont pas entrés dans le cloître St-Anastase, 
dit Cojj-Nain, je les ai vus se diriger vers l'hôtel de 
Chamlau. 



jy * ' 



—209 — 

—Ils n'ont pas pénétré dans l'hôtel d'Albrei, dit Coq- 
l&go, je n'ai \ti personne, je le répète. 

— Ijéonardo ! " appela le maître. 

La vieille femme entra. 

"Tu étais dans les euisinos de Thôtol do Charolais, 
dit lo maître ; e est toi qui as mi. le feu. Depuis le 
<lepart du eomu', qui est entré à Thôtel? 

— I.e eomte .-st parti à n^^if heures, dit Léonarde. \ 
dix heures et demie, l'intendant et le valet de cLambre 
qui étaient sortis, sont rentrés. A partir de ce mo^ 
litent. il n est plus entré }H>rsonne dans l'hôtel. 

— Et est-il sorti quelqu'un? 

— l'ersonne ! " 

-C fit un violent mouvtmient d'impatienee. U maître 
le calma du geste. 

"Apj)ele2 Coq-Doré!" dit-il. 

L'homme, qui portait une plume de faisan jaune do- 
rée planté' dans la ganse de son tricorne, apparut sur 
Je seuil. Son costume, si élégant et si splendidement 
riche, écrasait celui de ses camarades, à l'exception de 
celui de Cixi-Iago. et il avait un an de bui>énorité indi- 
quant um' position plu« élevât II s'avança en saluant. 
Ju as occupé cette nuit, avec vimrt poules, la rue 
des Qua.i-e-Fils et la rue de la Perle, lui dit le maître; 
tu a« donc VL'illé de l'hôtel Houbise à l'hôtol Camargo? 

—Oui, répondit Coq-Doré. 

—De minuit à l'heure de l'attaque de l'hôtel, qu'as-tu 
vu .'' * 

— Ilien autre que Taifaire de la jeune tille, à trois 
heures du matin. 

— De minuit à trois heures du matin? 

—Il n'était passé personne rue Vieille-du-T.>mpIe, 
80it montant, soit de.^cendaut, personne rue des Quatre- 
Fils, i>ersonne rue de la Perle. 

— ^Mais la jeune fille? 



— '^10 — 

—Elle venait probabl.-ment de l'autre vôtc de la r\ie, 
je ne l'ai jvis vu.>. 

— lEt celui qui l'a frappée? 

— Non plus. 

—-C'est iinpa>sibleî ('o.|-J»arfu dét.-lare n'avoir vu per- 
sonne, absoliuii.-nt personne du eûté d.- in rue Barbette 
ot de la rue Soubi^e. 

—-Maître», voici coniiiicnt les choses se sont passées. 
Il était troi^^ lniiren. et depuis uiiniiit, !iionient oii nous 
étions ions arrivés à Pfitre poste, pas un être humain 
it'avait passé sons no;; veu.\. Il neiireait abondamment, 
maifl mes poules l'taiont f(.rt rapproe^ -Vt,, de sorte qu'il 
était iuipfK^sible (|n'on pût passer sans qu'elles vissent 
qui passait. Au inouu'nt où trois heures sonnaient, j'en- 
tendis un bruit sourd eouiine celui causé par la chute 
d'un corps sur la neicr,., et un en ai^u suivi d'un gémi.s- 
.-etuent. J'allais m'élancer, quand les fenêtres de l'hô- 
tel Cauia.'iro s'ouvrirent soudain et un flot de lumière 
jaillit dans la ru.-. Mes poules et moi étions blottis 
dans nos cachettes. Des valet* apparurent, portant des 
flambeaux, des torches et des lanternes. Avec eux 
mw reliaient le nianjuis de Créqui, le vicomte de T«- 
vanne et le prince d." Lixen. Aux fenêtres étaient Mlles 
Quinault. (amar^o. Salé, Dumesnil, dausëin. Ils re- 
fîardaient et cherchaient. Rampant sur la crête du 
niur du jardin .].• l'hôtel, je les suivis. Ce fut devant 
l'hôtel Soubise. prc.vpie au coin de la rue des Quatre- 
P'ilo, dans la rue Viuiile-du-Teniple. que le vicomte de 
Tavanne trouva la jeune flllo évanouie et baignée dans 
son sang. Ils rem].o)ièront. Désirant connaître les 
causes de révénement, quand je fus libre, j'examinai la 
jdace. 11 n'y a\ail aucune trace de pas sur la neigf au- 
tour de l'endroit où était tombée la jeune fllle. Je 
levai lo.=; yeux: dans cette partie de l'hôtel il n'y avait 
aucune fenêtre. M.\s |v>u1es n'avaieni vu passer }->er- 
sonue. Comment cetie femme se trouvait-elle là bles- 



V'-i- 









*?*'■• 



- fK r 



— 211 — 

sée, sans qu'on pût voir aucune trace de sa vomie ni de 
celle de celui qui l'avait frappée ?. . . Voilà ce nue je no 
pouvais nfev-iiquer .% ce que je ne m'explique pas 
encure. " 

^ Le maitn; fit signe aux cinq Coqs ..-f h U'onarde de 
s'approcher. 

"Ainsi, dil-i!, la nuit dernière, tV deux heures ^n 
demie A Iron heures du matin, deux hommes ont dis- 
paru me Vieille-du-Temple, de la rue d. Paradis à la 
rue Souhisc sans quon puisse savoir ce qu'ils sont de- 
venus; trois hommes, ont étralernent disparu dans la rue 
des Frafics-Bour!.'cois sans qu'un puisse être renseigné 
sur leur sort. Enlin une fenimr a été hles-st-o et trou- 
vée inaniniw et ensantrlantée sur la neige et secourue par 
de» iiiHins étrangères, et eeppiidant il y avait cinq coqs 
eî eiuquantc-huit jnndes qui veillaient "dans ce quartier, 
gardant tous les alwrds ! '" 

Jx" maître croisa ses bras sur sa |)oitr...i: en prome- 
nant autour de lui un regard terrible; 

"Comment expliquer cela!" reprit-il après un si- 
lence. 

Il y eut un moment d'hésitation. Tous se regardaient 
mutuellernent avec une impression ^'inquiétude mêlée 
de ijiéfianee et de curiosité. 

C<^l-Doré jtrit la parole: 

" Que le maître pense ee qu'il peut penser et qu'il pu- 
nisse s'il veut puiur, dil-il. mais j'ai dit la Vv-rité, je le 
jure! 

— Moi aussi! ifoi aussi.' dirent avec un même élan 
les autres coqi?. 

— Faite? le serment! " dit M. C. 

<V)q-Doré s'avan<;'a. Le maître avait tiré de sa cein- 
ture un poignard à lame courte et aiguë et divisée à 
son centre par une rainure faisant sillon profond. 

Coq-Doré étendit la main au-.lessus de la lame nue: 

'•' Qr.o le poison mortel dont ce fer est impr^j^né pé- 



— 212 - 

nètre dans mes veines, dit-il d'un vok erave si ie ne 
dis pas la vérité!" K»»vt;, si jt ne 

^^n éS r''^}'''''^^^ le même serment, la 
main étendun sur le poignard. 

Quand il3 eurent acl.evé, le maître replaça le poi- 
gnard daas sa ceinture, puis faisant signe d^kmaTn- 
Descendez et attendez mes ordres!" dit-il 

1^8 cinq Coqs accompagnés de Léonarde. quittèrent 
ia pièce et la porte se referma sur eux. 1^"^^^^»^ 



Mm'w^vm, 



— 313 



XXV 



LA COXFERPJNCE 



Le maître et M. C étaient demeurés sftnlg, faoe à 
face, ils ctak-nt plonpfés tou.'^ dcnx dans des flots de ré- 
flexions tumultueuses dont h sombre éclat se reflétait 
dans leurs regards. 

"Et vous dites encore que Tête-Verte pourra éclai- 
rer la situation! dit le jnaître. 

— «Te l'fspère ! répondit 0. 

— Mais conmient? 

— Attendez qu'il revienne, vous le saurez! 

— iîais s'il ju; revient pas? 

— Ce à<n*ait imj)oh8ible. 

— Pourquoi ? Xc {leut-il trahir ou être tralii lui-même. 

—Tête- Verte ! le plus ilévoué de nos hommes ! Il ne 
trahira pas! 

— Cepmdant quelqu'un trahit!" 

I>? mflître y^reourait rapi«I(*n\ent la chambre, il re- 
vint vers C. 

"Qui cela? Qui trahit? I! faut le savoir à tout prix 
et sans i)erdrc une seconde ! Il lo faut, dussé-je employer 
les moyens les plus violents. "' 

l£ maître avait repria sa promenade fébrile avec une 
agitation plus grande: M. C le suivait du regard avec 
une expression d'anxiéié qui perçan à travers sou mas- 
que. 

"Voulez-vous voir r(.q-Huppé? demanda-t-il. Il 
.leul d'arriver. 



— ?M ~ 

dulS'' ;"7^^:^'*"^' ■' «o"P^'^ ^^ nuit dornière loin 
P??' ^^,.f'-'^«'^«nent, répon.lit le maître. 

\o7'' n'^n î""' "'''' ^'' ''"'"" '■'^^•^^'•'•^^^^ ^ttto après-midi. 
>^on ! non ! ce n esi pas o„.v qu'il ,n. faut. A votre dire 
mvmc, c'est Tête- Ver le!" ^v vuire aire 

M. C fit un signe affîrmiifif. 

pad^ee' '^'"'''" '""'' ^"'- '"^"''^ '^^ ^^^'^^"^''^^ «^^ ^ni- 

-Il vir,,lra! Il nu pu rtre libre cju-à minuit C'est 

Im q.u a eonduit toute l'aiFaire de jloohert, l'agent de 

^;y.|.n.d,Marv,,le.:.pr.posdelamai.on'deCc: 

Le ehfvaiicr leva iog vi ,]x sur C. 

"^ !^?^ fait-' <lit-il siniptement. 

-•C'était fait à onze heures et demie, .juelnues in^- 
tants avant que je no me rendisse ici ^ 

—Bien! Ix> rapport? 
—Il se fait cette nuit. 
— On n'omettra rien? 

-Tout sera raeonté dans les plus minutieux détails 
'•r le rapport sera terminé au plus tard demain maiin 
-Qu 1 soit remis avant midi au lieutenant de police 
;^tZ'i:[r-^ -- ^t qu'il puisse faire lire le^^^ 

^Le^ chevalier rourit railleusement en prononçant ces 

me scnir .il se laisse dirig(>r. II faudra voir *' 

i uis se frappant Je front: 

"Mais, reprit-il, tout cela' n'éclaire pas cette affaire 
-ystei.euse de la pauvre Sabine! Et crpendan il fau 
qiH je sache, que j'apprenne! Demeurer dans une i^ 
certitude pareille serait trahir la cause " 

11 parut pionilre une résolution subite: 
Alle^ me chercher la Rnssault. dit-iî à M C Cor 



— nô — 

ne (lu clial>lo! C. Uc-'n [.arlvra ou j,; lu i^is tuiailUT pour 
lui (Uivrir Ja '.inic!u'. 

— Vous ne voulez pas juoMtrrr doiiianfla ;M. ('. 
— N'ouï l'aius-1; (l.'sc ndiv. Ici. il n'y h aucun iku" 
'^vr: Ifs iiiuraiiia-; soiil >u!fisatiiMU'Ut niati-las.-HVs. " 

(' (juitta la piôcf. Le maître, (Ifiucuré souI, se ])ro- 
Jneiia leineniriii. \v Iimui pcnch.'. le regard vaj^iio. 

" (^ucl est «luiic cet cirDi'ini .jui. .Icf-ui» ?ix niiMs. s,- 
'Inv-si' aillai ,!ari^ '■(iial)r.'. pnîir nw ria]>iHT sans (jur je 
puisse voir sa main?" , lit-il (j'uiic voiv soùnlo. 
il sciait airêh' i» .- liras eroé- sur la |iottriii<'. 
*M)h: reprir-i!. malliciir à ccliiiià: 1' a osé Ja nuit 
dernière toucher a l'un des .icux êtres (pii so partagent 
mon vtivurl (^m I .pril ^..ir. il sii.rnMii.<.ra dans la lutte! 
Ia' maîrrr nli-va la trie: il avait l<.' t'iont éeiairé par 
une iK'Uséf. >ii],ii..: ^fs -uains s'i'treiiïniri'ni et ses doi.ut.s 
s ' i_ris[)en'nt : 

'• Mais, dit-il. ecttc nuit du ;{() janvier MM-a done etoi- 
nellemcnt faiale à ton- ceux qur j'aurai aimés! Oh! ia 
ven.i-eance ! la vengeance! C.nnne elle .-■amasse là, vi 
IoikI d" mon '•••cur, i-ontrc eeu.x (pii m'ont fait tant cie 
iiutl! Oli! jr me venj^crai! Kl ma veri^reanee sera telk" 
(pi après la mort, la torture de l'âme- n<; eos.-ora pas! 

'• Mai-j. eontinua-t-il en ehanL;eaut de ton; mais qui 
])fiil s'être l'ait mon ennemi iini,-it»le? Pour quelle câu- 
M : l'ounpKii eiie-dier ain-i à ni'- iniire et à frapper 
< 'ux «pii^ j'aime r ' 

Il retléchii pr-froinlémeiit ■ 

•Tettr dnui)!c e.xi-ten-e éiaii -1 lelle! dit-il en s.- 
eouant la téd-. (^ue de jou^s auto'ir <!e n\oi ! Que d'heu- 
reux ei dlieureuse-i je faisais! Que <!<> bonheurs. <pic de 
plaisirs, (jue d'ivressiN éiaieni proili<.niés ! Oh! eonune ia 
vie était brillante! Comni»' l'avf-nir réparait bien le 
passé! ''on;n!e l'an.our somiait domement à cet horizon 
rreneliantomeiit IKi au miheu de e.'tre réussite, une 
main inconnue vient, dan,- l'omlTc, frapper au coeur 



— 216 — 

Teltr"^ ^tait l'auge de ruos rêves et de .na vie éter- 

Le maître s'était arrêté: les yeux étincolanta, il était 
effrayant a contempler. Sa physionomie, devenue m<> 
b e dopurs qu',1 était seul, reflétait le. 8<.nti„.euts 1^ 
l"^:n'r ' '-' '''' ^''-^ ^^"^ - heurtaient'dan: 
^^- Malheur! malheur à eolui-là! roprit-Ii! Je me ven- 

H r-prit ..a jiromenado dans la chambre qu'il nar- 

gauthe, d d,rr(Kha un plan de ]»arLs appendu le lomr 
do.^la nmradle, et il le ph.,a sur la tnbfo'^n pleLlu' 

Ses regards 8.^ portaient sur cette partie du plan de 
H capi aie (,ui a pour limite au sud k Seine au nord 

Mari "■'■' ' ''"^ '' ^"«^'"^> ^' ^ l'ouesî la r^l 

.hÎm^""^;;"" '" P'*^^"^"^^* lentement sur toutes les li- 
gnes blanches, représentant les rues. 

"Comment expliquer la disparition successive de ces 

hommes? reprit-il sans perdre de vue le plan. Deux 

d un cot^ trois <le l'autre, et plus l'ombre d'une trace? 

Mais c'est imi>ossible! impossible absolument! 

Ceux qui me .servent s'entendraient-ils pour me 

îrr'sr' '" '"'"' """^ "^'^' ^'^«* ^™p'>-we, ,•: 

Il s'arrêta encore: 

trawîr '''' "' "'" ^'"^"'''"^ ^'''' '"^' ^"' «^°"« 1«« 
I^ maîtr,3 demeura les Bourcils contractés et le front 

cJiarge de nuages épais, précurseur de la tempête. 

Maus qui donc a pu frapper Sabine? " reprit-il avec 

un surcroî de rage, de véhémence et d'indignatii 
In bruit retentit au dehors: la porte s'ouvrit. 



^viL 






— 217 — 



XXVI 



LA BRISSAULT 



M. C toujours masqué, entra, pul^ il s'effaça vive- 
ment et il fit passer une femme devant lui. 

i'ette femme était la belle et trop connue Mme Bris- 
sault, que ses amis appelaient plus communément ou 
phus familièrement (et suivant une habitude du temps) 
la Brissauli. * 

La Brissault a laissé un nom célèbre dans les annales 
salantes du siècle de Ix)ui8 XV, car elle est nommée 
souvent dans les légendes amoureuses de l'époque et les 
mémoires de Richelieu, les chroniques de l'OEil-de- 
Boeuf et les archives de la police générale sont là pour 
justifier de sa grande réputation. 

La Brissault était une fort belle femme de cinq pieds 
six pouces, admirablement prise dans ses formes et avec 
une jolie tête aux traits réjniliers. Sa taille de tambour- 
major indiquait une force physique peu commune chez 
les persounes de son sexe. 

Elle était revêtue d'un riche costume retroussé aux 
couleurs très vives: en entrant dans la pièce, elle se 
trouv-a face à face avec le maître, et elle recula comme 
frappée de terreur. 

*'Ah !» fit^lle. 



^^^, 



— 'v»18 — 

«^ f. ma l..,u. Sa ...aiar.. ..tait tm. ùU.^, .on ce 
nn^<n!l«nl. sa .....ann. ;. |..j,h.1!,. peu.lai.nt ép., pi.- 
'•'ctH c-t p<,un.anU. .....rnut un. ta.llo i.oiv.uv et iL- 

•a '^ ; ■ ;/"^!'-^^"rî'-^ ^"W--ha,t ck voir les traita, 

nîô .:;•■'■;'" ^7'"'''" ^^'"^-^^-^^'^ l- veux noir; 

l-a Hris.sault fit nu pas -n arrièr.. 

^Av^iun-!" Ini dit I. maître av>.c un gesfo imp.rioux 

luis apr.'s un silem»: as.-H..z lon^- 

loppan la Innnu. dan., son r.ganl nmgnétique. 
-Non. dit en J.^itant hi Hrissault 

nonus. a, a t interroger: tu vas n.o répondr..." 

En aeh.-vant ces mot., le maître alla ouvrir la porte' 

mr la table et qn, rendit un son clair et doux. \ eôt^ 
<ie ce .ae, .1 pla,a un I.m,- i>i.toIet tout amn» 

J y a vuiK't mdl,. livres en or dans ce sac dit-il of 
"ne balle de .alibre dans ce pi.t.l.t. s. tu r tr ' 
comme je ^eux être M-rvi, oe. vm^t mille livres seron 

e,eiai ,. tu Mlle ,lans la .-orvelle, et tu peuv me eroire 
quand je parle ainsi..." ' ^"^^■ 

Puis après u nnouveau silence: 

"Je suis le chevalier du Poulailler" 

il ^'était reculé d'un pas en parlant ainsi, et la lu- 
in.ère de la lan^pe réchnrait en plein. Tl a.paraTssat 
dans tout son éclat de iero.it/. m.poç^pte '^*'^*"''''^ 



W'^f"^ ;'''^tsBËK:rafflBsw 



1111 iri.^ On rût (lu <jU(' rr nmii trrril)îo prufi,.ii,'e tltvant 
t'îli', !'.-ût s()ii.hiiu.'ii!(iii |.(ini!\s,V. Kl'r ûiHit ininin- 
bilc, TiH-il .l<''riir.«!i!rf'iii''iit nnv.i'i. Krlin. ,:!,■ !it uu 
< iïnrt ; l't toliiliiiiif :i iT' Iioitv ; 

'Miràci'.'" .lii^-il.'. 

JVinlailh'r li:iiis>;t 11';, rnaiilcs. 

"I>«>ri.-. (•(.ntinii;i-!-il .l'in-' \.)i\ t,-.'., .-aIua, iv. \as 
ivj-oii In- (.•lairv!ii< ut .t ii. lîmim! ,, mj-s <iiu-!ion.-. 
li't'^l-*'r> pas ?" 

fil fi-iv.,„i j,;in(niriil !,• ,-ori-,. ,i,. u H,...,.,ull. .jui sr 
rolt.'\a lontfnifiit. 

'•Art-iicils-i..!,'" .lit l'oiilail!. r. 

KVic nUéit. 

"Où as-tu pa?sô la -init dm^irn:' 

-Dans In |Htin' hiai^oii .le AI. dv S Mivr»-. répnn.hî 
la Hrissault .".-ans Iif'sitt.'r. 

-Abu- St-C'l}ni,K. ;n( .Afarain? 

—Oui. 

— Qu'y ;i\ail-i) à suiiprr? 

— MM. d'Ayon. ûo Lauzuii. <{•■ Fir/-Jain-«, de Con- 
flans. (If Laval cl de Cliamlni.-i. 

— Et on foui mes' 

— Mlir (!,■ Toat.'Vjilc, i;i liarorji).' d.- nn-vcnan, hi 
)wiito L.foq d.' rOpôra .•! Ml',. F-rr;;'.! du ihvatn. Ita- 
lien. 

— Qu"a-t-<)n fait à c- - .upcrr 

— (V' cju'on t'ait toujou.s à hms 1rs .i.inpir-». on .sx-sf 
anuisé! dit la Hrissauli .pii .•^(Mnhiait nn-ouvri r peu à 
peu tciit ë<»n aplomb urdinair»'. Hommi- et tV-niin'-s 
C'taKiit dt'guifé.s .'!) di.iiv et en df'ci^sos l'c i'()lvini>« 
C'était drAlc. 

— Que faisais-tu là ? 

— .Tt' n'étui-s pas <.i. (■uinnieiiceincnt du soupr-r; je no 
SUIS arfi'f^'' jU au niiiu-u, |.nrar i'iiiTaii»,' d^ la petite. 






~ 220 ~ 

— Quelle petilo? 

—('ne potiu»; mai» je ae m!» gj 

-IJH^onte-mo, Ci dét...,! co que tu aa fait luor wir." 

-Mais, ., jo vnu. la <li., vou« ne im croirez ims r 
— 'r<>iir(|uoi .^ * 

--Parce que je «o pui. mo croire luoi m^mc. (!'o«t 
(I roi*, (.. qui .«t arrivé! 

— MaiR. tjuoi.y j»Hrl«' vite! 

--^■V<,v„nH! iA, vrai. Ja main sur la conHcienw vn,,s ne 
me Un-, |m d.- nml .i je vou. .li« (<>ut> 

ric7t;;:i,!d::! '"^""'"^'^ ^'^"''""^^' ^^^^^ ^^ "■— 

->'.;u.s „ ire;^ ,,«, .aeonter à tout le nionde que t'est 
n .u. vo„. auroMout .ppr., parce que ,à me brou . 
ie.ait avec ,,..* amm; et jV tien^. à mon annn 
^^-.\ppreud.., .oi tout et ton nom ne sera'paa pro- 

— Kl j'aurai ies mille louis d'or'^ 
—Oui. 

-^Aiora. que vnt.s «oyo^ Poulailler ou le grand dia- 
ble, ou le heutonan, de pohce, ^à m'ent égal ; j'a oon- 
hanco en vous et vou.- allez tout savoir. EnfinMutez 
cela: cent our.eux, parce qu'H s'est pa...é h.er'queC 
olKK... que je ne cou.prendn pa.. moi-même, et <n e vous 
ne comprendiez pa? davantage 

tai dit.^ < e que jo dis, je le fais. ^ '' 

-^»hî je le sais! C'est pourquoi j'ai eu tant peur 
quand je me 8ui.« vu.- entre vos mains. ^ 

— Va ! j'étv)utr. 

—Pour lors, donc, du la Brissault, il v avait soudw 
mer so,r chez M. de ,So«vré, ai^i q„; je '^oul diL'^^ 
J,- ii'av„« pag ,.té i.révfui,,, de ^. «oupei, et j'étaia t^ân 
qu,lloment ..lu. „„i i „,„ chauffe/d va„t m„„ C 



— 221 — 

fjuand, «ur lo coup do minuit, jVatcn«ls lifurt.r vm- 
leiiimcnt à la ponn d'entrée. 

'•Va ouvrir!" (]w je crio à U>loU> 

Lrlott.', i-'.^t niH canKTist«>. Kilo v vu vivcrnrnt et 
• Ik- remonte en nio disant ; 

*M!o8t un prrison qui doman<i<' à parltt u iiiadunie. 

— Un griâ(»n ; .it- *ht'z qui ? 

— Ihi i''fz le comte df Souvré." 

Je dis qu'on le funsc monter. Ix: valet arrive et il 
nio tond un fmpirr. ("ét.-if -^w k-ttro du "(uuUî qui me 
disait de venir sur l'heure pour laffain en questuw. 

**L'afraire en <|ue8tion, me dis-je; mai.-, k quelle donc? 
Je n'en ai pas avec le eomte." 

Kt puis après j'ajoute: 

*W\i bah! c'eHt qu'il a Innoin de moi." 

II y avait une voiture en bas. Je monte dedans avec 
le prison et nou.s voilà rue St-C'laude. Je descends. On 
me fuit monter clans uu salon, puif dans la nalle à man- 
ger. 

Ilp étaient tous à table et dan^ de drôlwi de costumes; 
cïtait Irèt^ ^Hi. .Je me im-t '^ rire à m'en tenir les 
côtes. Op chers seigneurs me oonnainHent tous et je les 
connais encore mieux. Il*» me font souvent leurs con- 
fidences; aus.-ti, nous souimes très bien ensemble. Je 
croyais qu'ils m'avaient envoyé chercher pour in'inviter 
à 8oui»er et j'allai' 'asseoir; mais, bast! c'était bien 
autre cljoee dont il «'agissait. 

Voilà donc M. de 8ouvré (jui se lève et qui vient à 
moi. 

" Briiwault, me dit-il, tu vas nous donner l'explication 
de la «ingulièn> plaisanterie que tu as commise." 

Je •• regardai. Comme il était déguisé en Basrfius, 
avec des grapt>es de raisins sur la t«*te, je me xcn\^ à 
rire encore plus fort que lui; je crus que c'éta: -ne 
affaire de carnaval, 

La Brissault parut l^siter. 



. '' "" '5 ■-ilisii. 



^'■^.^m^ 



■Mf^T^^J.. 



,,j7'"' vouIo. ,uc .,0 vou: di.. toute h ^c^ité? reprit- 
—A d'fiiiir.'s: que ie fi.s. 

"Mais (|uoi ,i„nc-> L- -idai.s-j.' 

-U prince... .n..u,and. .p,. tu a. t.:t eouduirc ici 

- Oiiiiilfl cela? 

— r.! soir."' 

:;;, monde/ """^ '- """" >"^- ■"■■• ""«i-™ lo lz 

,;iS::iri:.;""' '■•"■"■■ ^'^ *^-*. '-i la lettre ,ue 

,J"'j':,,''::;;:"jri;:^t^;;"Ht:!r^^''"™'' 
";'';,'^!;'-t:i^"'"'--"^----^^^^ 

'" 411 ( iK. ('tau H mon service nui I'nv,.:< , x- 
(•ot(<. leltrc, je l'ai IA. ' ''* «Pt«^rt«.. 

--Tu Tac encore-:- sWna i'oulaiUor. 
--<>ui, je 1 ni nii-c dans m,, jKxhc i^.ur tâcher de 
nnnanrc .ou, ou colle ,u. avau ou lo Lnt de P^i 
t'n la si^riiant do mon nom. ^t-c.irt 

— Donno-la-moi. 
— La voici." 

et r:,";],""';'; ;■:":''; "" r"-' '.''''"'"»" i-i k ,,.u 

Hre avec lui '"■"■'"' ^'" ' '^■>""'''^' '!" ""'»'■'• Poar 

si™"'clut!Vr:""" ^'- '" '"'" "»■ "*"• -* mi«- 
ne .aelutn. « „„.,< armes: „„e «.uronne de r<Ke« a„™, 

ne den,, ,e„.„„„. d-„„„H,r. „„ ,„ilie„. Tene Te "aïï 

>ous la débiter |.e„da„( .|ue vous la lirez.- ' ' 



wm^- 



T. If-. 






manj 



Kt ell.^ sf mit à rwitor, en lai.sr.nt nue i.of.- pour 
miui-i k-s alinéas: 



'.loM -^'Mr !♦• comte, 



'Il a ,]... par !; mondi- unp tris imI.Ic a»mo (,ui .lé- 
«ire a.sfa:.;!.;- :, ,,1 ,!,> (rs rliarnuint. ot ;r,,!aiù, soum-M 



'jui font la ^'loiro de notn^ »<K:irt<> aiiuah;,. 

"("est un.' étraniv.V, un." j.i-incos>r all^mamlf». Je 
iiH vous dirai pas «on nom, attuidu .,ih' j,. lui ai jmv lo 

"de lui ai promis de content»'r ..a faniaiMio. et. sa- 
chant depuis quinze jours que vous dcw. ce ?oir Joniior 
un souper d.> carnaval, avec IV-lit.. de nos jt-unc^ sei- 
gneurH ..1 k^ merveilk.. de nos l,cauté.s, je l'ai prî^v^nue. 
hlle est venue à Paris tout exprès. 

''Voici, jKHir satisfaire son désir H pour hi, eonser- 
ver ie sei^ret. ce .,ue j-;,, résolu. Kl!,, va myètir un cos- 
tume de petit.- l,our^^^eoi>e; .lie aura l'air (Pune jeune 
Idie de diA-luii!: ans. 

" Elle juontcra dans un liacre qui la conduira à votre 
petite maison. Arrivée là. on lui attachera l- mains 
on lui bandera les yeux et on s'ef^'oreeia d'étouffer lei 
cris qu'elle fera semblant de |)ou3S(>r, 

''Ainsi, elle aura l'air d'une jeune fille enlevée du 
sein de la maison paternelle et précipitée dans l'abîme 
d un souper galant, .le vous pi-éviens i^o c'est le rôle 
qu'elle a l'intention de jouer. Ce .sera donc très amu- 
sant, et vous agirez en con.fHViuence. 

" (Jardez-inoi le seiret et amusez- vou.s bien! 



Signé. 



Marie Brissault. " 



Poulailler se tourna vers la femme: 
"Sais-tu qui a pu écrire cette lettre? dcmanda-t il. 
. j- ..- sd... p.. . . .„f..o. ,cr|;,)nuit la Jjiissauir. 



— 324 — 

—As-tu .quelque espoir de l'apprendre? 

—Peut-être, mais je ne suis pas sûre. 

—Si tu peux me renseigner avant qiiarant«-huit heu- 
res, je double la somme que je t'ai promise. 
^^— Oh! fit la Brissault, ce serait de l'argent bien pla- 

— Après! continue! 

„,r?'^'''^/*^ *^^ '^ <^tte lettre, j'ai déclaré qu'elle 
netajt pas de moi. et je leur ai dit qu'on s'était moqué 
Cl eux touB. ^ 

-Mais me dit M. de Charolais, la princes.so aile- 
mande est là, et elle e^t très-gentille. 
—Elle est ici ! m'écriai-ie. 
—Oui ! •' 

—Où cela? 

-Dans ce petit salon, où elle joue l'évanotiiasement. 
— rAio est évanouie? 

^~^^^'\''''' ^'^ ^- ^"^ ^''"'■^^' ^'««t ^«n^e pour mettre 

Îui dur: d ""' r"^' ^' ^""'^ '' ^rôvanfui^^men" 
qui dure depuis deux lieures que no., t'avons envoyé 
chercher, ^a vo.r ta princesse, et arrange tou* cZ 

dis^e """ '"'' ^''' ''''^ "^^ ^'^^ ^^ connaissance,'' 

Et je passe dans le petit salon, où je vois une femme 

Umhro, et elle ne bougeait pa. plus qu'une statue de 

6emrnM"'!J;«.^^ «:'vanr>uissement, voilà un bel évanouis- 
iM^lisanttf' ^" '' ''^''' ' ^^"^ -^^--t- <ïe 

Et je m'approche en riant • 

"Princesse, dis-je à voix ba^se, nous .ommes seules 
vous pouvez vou. réveiller et me répondra." "'' 

saf Vl^"^"^i P'"- '^^ "^ ^'^-V^i^ P«^ bien son vi- 
sage, je m approche encore, je me penSe, et qn'estie 



!« fil!.' (i,i ,,,if. 



T-)^ 

'^f^ hi iveoiiiiMis! ,-V.t;nî Svil.in. |).,o,. 
f'iir ,1,> u, ruo Sàint-Uonoré. 

"•Ali ! vuih", .,m ...t fort ]' mo c)i^-,V 

Ivr^ jo pn'ixls !,, main ,1,. W-nUm.' 
•'-Il, petite! 'ni .li^s-jo r(-'tH->iifipv .,i ,; i 

.wai.> iK.si . hl,.. avait ^a main /"roi,].' t^r ..!,.■... niu 
nVi.t.,HU,r ,.. s. e!l,. ,K. parlait pa. KIV ,; ^, 
1^' <-om..li<-: ,.ilr avait f,.! .i M,, „,,,/:, "' •'•'"'^'^ i'" 

""^"'- ^ ''■"■' ^•""""*- ^' J- n<. ia...aH 
■•Ah! „,. ,iis-je. rVapiu-.,. par .„,■ p..,Hc.. .„i.M„ • . 

'- cvnr.. K, mais:u.nWt,K. a.a!a,lrou...' • ■ 
U ,. .. .tan toniours .vano,,., ou ,lu n,,; . .n. 
a-'-it i ^ipj.aronc,. d.- 1 évanoius:.<Mnput 

<o,na)iK-,K. ,,n-,.lk. avait i,M.<} s;i ,">,.,;„. ..r,.,- ■ 

^';:::;l:'"- ■"- -'> ^i';;^:::;;;';:,;,;: 

Klk s^ réveilla: j'outamo la .■oMv,.r<arion • n,-,; i 

.0.1.1 c<- .|„oii na pu aavmr. Il n.N<r™i! f„r( ■ l,. 
-. .u .^ '^'•■•'""^ -■ ■'•■^ l-'r(.« ,l,.„„ant'" ,/|^.„i r 

-ftioine trace do a jeiu>e fillr af n„.„i ■• ^ 

tantôt ^u. SabMH. U^T^r^ult^^^T^ ^" '^^''^ '' 



mflWMÊ'r':^. 



.■ly.i!,^ il;i ,■•:..■ attaijiut' pnr do- l>uii(iit-, (piVllt' ('tait fr-m- 
i'iV ..Ijiis ifs main,, df t-e* brigands de i.i bando do Poid." 

î.a i>r:-;Hidt s'arnta ^ubitoinont m dcvcnaiu pillti 
coiauic un linooiil. 

•H"t':~t-ù-(lirf qtif... jr... bnihntia-twik.. ngroe 
nu eiiliii voii.-.. . . et puiii. . . 

— ("-•( tout u- i|uo tu sais? intiMioniMit Poulailler. 

— 'ronî ' flbÈolumcn* tout! Jv k ji;r.' ,-nr m.i tête! 

—Ainsi. .»n n'a i-.'t rouvt- aiioiim^ trace <lo la ieuiie 
Jilî<-? 

Aucun.', l.r.< .ionieftiquiÂv ont chen'ic poriout. 
— 1>'.' d.>nie>ti(|îU".s ont-ils jmrcouru bs nivP a;itour 
'If 1 lîôr^'l y 

-Oui. mai^ iU <oiu ton. rentré- san< pouvoir donner 
df rioi.V'Ile.^. 

— Kl parjiii roux ,|ui Minpaiont. v en a-t-il qui se 

--Aueuii, .lu nioinî. je le crois; mai* je ne saurais 
.ntruuier. ear j.. .ui« f.artic |)ivv(juo aussitôt" 

IVidaiMer re-arda Ivi. C. Celui-ci n'avait pas pronou- 
ci' une paroi., dt-pm,. ]o uionieni où la TJrissault avait 
coinnieiieé s^jji récit. 

H .V eut un a-^n-z lon^ .^ibnice. 

■Pvuilaiiler .^ ivtourna vers la Brissaidt. 

"Tu ne nienp pais? dit-il. 

-Moi? .'écria la Brissault, ab ! si j-aj menti, fait^. 
• lioi cou,Hn- en m.reeaux plus menus rp,,- cbair à pâté 
.' ai (ht ,a vente la vrak vérité!'* 

Et planant une i>ose pleine de dignité- 

-Kt, dit Poulailler, aujourd'hui, as-tu vu quelquee- 

uu.- des ,K.r<onne. .,ui avaient as«i..té à ce souper ^ ' 
— l Ue s^'ule. '^ 

— I^iquelle? 



m' M 



•W:i 



~ïjn comte (îp Charolais, qui est venu nie demander 
«il appartement ,atten<lu que son hôtel éiait brûlé. 

— Comment était-il? 

— Trèe-^i. 

— 11 est dans ta maison à cette heure? 

— Non, il doit eouper chez Laurapruaii. 

—Et personne ne t'a parlé de cette aventure ? 

—Je n'ai su que ce qui concernait l'assassinat de Sa- 
uine Dagé, et ce que tout le monde sait. 

- -Tu n'as donc rien cherché à apprendra- ? 

-^1o ji'aime jms a me mêler des affaires des autres 
quaml je n'ai aucun intérêt à m'en occujjer. 

—Il faut fjuc tu te mêles de celle-ci. ce^>endant. si tu 
veux que noiiv« suvon? ami?. 

—Je ferai tout ce que vous voiulrez." 
Poulailler adressa un gest»' à M. C. qui, pronaut l:i 
Bn&sault f>ar la main, fit un mouvement pour l'entraî- 
ner. 

''Venez, dit-il. 

Mai*:. . . fit la Bri&sault avec une expression de ter- 
reur vague. 

—Cela est à toi ! dit Poulailler en désignant le ^ac 
placé sur la table. Emporte-le ! 

—A moi?. . Vraiment? 

—Eh OUI î prendvs donc, ?t si tu me sers bien tu en 
auras souvent autant!'' 

^ Poulailler avait sai*i le me et il le plaça dans les bras 
uc* lu. Bri.ësault. 

**Ah! dit-elle avei.' un accent de satisfaction vérita- 
ble; vous êtes un bien vrai homme et tout ce que jp p^^ur- 
rai faire ix)ur vou.. être agréable. . vous pouvez v comp- 
ieil ce.st comme si c'était fait, car la Bris6aulte« Tin« 
lemnie qui a ses qualités. 

—Va !" dit Poulailler. 

M. C. entraîna la femme et il la lit «)rtir par une 
porte, percée à droite, et dissimulée sous une dra]>erie. 



— 'i-iii — 



XXVII 



COQ - HUPPE 



.'oiilailici srtpi)rocha <]o la tablo et appuvn son doi-^t 
sur un ornomcnî on humzo .loré. Une partie du rle-^in 
BO (Irc'sssi ansHlôt eommo un ooiivorplo de pnpifrf» mil 
par un m<sort. 

Dans l'intériour do r.- pupitro. j! v avait huit «rros 
boutons aîiaclics à des annoaux .io enivre doré "ils 
eîMK'nr tous do nuance différente: l.lanc. doré brun 
jauue, vert, arn[enté, noir et rouge. 

Poulailler prit le boutr». noir et il le souleva de la 
niam gaucbe, puis il le laissa retom})er. 

fi attendit IVspaee d'um- seconde :-ans làclier le bon- 

îl souleva de nouveau l^ bouton et le laissa encore 
retomber. 

Vn sifflement <r(>lé<î(M- retentit dans le pupitre 
comnu' provenant de .|uel.pie tidx^ invisible. 

I^ouja.llcr. la main .y-auelie toujours appuvée sur le 
bouton, <.. rx-ncha si.r la table, h. prenant de l'autre 
main une plume c,u'il trempa dans un em'rier, il traça 
quelque*^ ]ig„,.< su, une p<^tite l«nde de carton. CHte 
bande était très-étroite et l'écriture était d»unp fine«e 
extraordinaire. ""«^ 

^ Poulaill<.r lit jouer un ressort qui renversa le dessus 
«•'' -^o^tan: une ouverture ronde apparut. Poulailler 






prit If canon, !.■ n.ulu .-t il riiit:o,li!i,--ii ,i.,ns ]\. aver- 
ti! rc. 

Ia' c:irtOM .lisjninii: lV,niaj]i-r vcU;-:m ]<> In^niuD. 

M'iittant m1();> l,. ),.,ui'.n n.yir. u ^v^i^it V houton ur- 
li.-iittS io tira et h Ims^ n-toinU-.r. jm-i.^ l i^^P'^Tma i« 
,>.!pitro oi i!. a^la ^"u-.-^oir aaii> un ^raii-i îautouil plaré 
lires (K» la I horniii/H : 

••Oh! •iiiirimira-i-i! a'iin.. v,!\ sour-U'. a- .{u.- j-,ivaia 
l'Tevn ,irri>r. nuiis jo iv la»' !ai>^orni pr,^ \aiucn' in 
Imtor.u ju-;(jiraii iHait. jt> ! lutterai .>iiris fiiiMii .i -Ju.^- 
cle^K^iis-i- .|,i-qu'à la dt>nurrv ^routi.' dv n.o/: ^ang j'ai- 
uuidrar K- l.iii. jf .saurai toi:t 1 Oui ' ,.> .^i„rai (|in a w-m 
cett,. iPttrc <].. la Hris.aiil.. <|ni i. napi^ Sal-im-. je 8j»nl 
rai -jiîfl ,...! tel niiiouii iiiconiiu ,,iii, ,n .!ff^.^iur. oomrue 
'JU •)!».''Mi-l^. >,■ infî 01) travf-rs (!.• ma routf."" 

Kn arli, vant <•■. mo\,, JVjulailk-r feru.a If pomg cu^ 

La j.i.rt.- s'oiivrV' .l.nj.-.-m.-u. an -noinwit où Pou- 
J.iiikT iM.)aun,aii .;r dvriiin' met. t-r x'.n homm- entra 

lt> lioi.vnu. vvjiu. r|ui jxnivait avoir v.Uirt-i i-iq ans 
^'lail un .hîMinaiit eavah.-r dans ra»-tK^[,tion propre du 
nm um .„ v.,r,tai.|.. ^çreidilhornin^ ..t a^n^ un^ o.vqniae 
r<-chon".H.. l'.rta,., h ,.ou.|r<.. U- i,a> .],. ,.oh . !a .vexxe 
a Hu.n,au. i! :,vaiî Km, r.ir d. .nn.r d'un salon dt, 
vt-r^aîllfs nu d 111) houdoir de Mariv. 

li s uanva. la main piuohe sur 'le ponirm>au do ]'é- 
pf^ tai-ant oi,s^., „,r ;,. pansue, «t^ „j,-,ns rou^r>. 

^-n lia, m. «a culott*- i]e udoiir- i»lei5 f .mé H m vestc- 
'ij' satin l,ian( hrod.V d-or. é*ai.nr ornA. d-ur>,. adiuira- 
0!f roileotîon de lar^- . bouton»- d^ rnhis ento';rt- d- 
uîanuniiH. 

11 (Wura d..lx.nt, lo <or|>. lég^^iu.,,: iuduié. en 
iù*X' de l'oîiiaiiU-r. 

Le eontra.,tc finre cv.> deu.x liominos ^taii. étranire et 
•C'oq-T]n,.i,.^' 'tir l'ouladhT aprè^ an ln=tai,t do 3J. 



— 230 — 

'"HM.. jo sius .out^nt d. UM Forvioes: je saii .{u*> .,, p,,i« 
oompt.r .ur to. Tu o. c.lui do tou. ou !.. uol j'ai k 
plus < cH>nf,.:noP. auesi t'ai-j. rionn.'. ]. po>te lo plus 
^'niiclo. Jo v.u. :no.r J>o.s<,in do ^>. H faudra q.e tn 
mo.sac-nf,os tout: ta vi,. ,HMit-Ol.r. IÎ,V.itora>-ru^ 
- Hcniand../. niaîtr.. rôin^dit Vôlv^aM ^.ntilhon.. 
«ir, c^ vous yor. . si jh^sit.. Ma VH. oa à rou., ou^ 
iiver mi.lu loKUu'in-,' a..v J..u.v «m.I. ètiv-s ouo j'u,ê 
am.ç* ,„r ].i l.rr. avant ,io vou, oonnai,,.. J>tai. jMon- 
|?« .ans U !,u^.,, vo.N m'av,.. faM franchir d"un .s.n,' 

hali; r";:/^/'"-''*^^--*»^'- ix-r .ne faire u.out.r .n • 
naut d.. !-,,,hoKc, r.iuis qnolqi... haut placé qu'i' eoit, îe 
'iew.uon.om d., vicon^to d. Sanu-I^u-d'R.s<.r.nt .;i 
piu^ ÀTrand otu-or.. M.tioz-]. à rép,..,.v. 

lo"!ailVr lui ^dr^^i mi poMi' émual 

•'iii a,s vu !a Morlièr»-? dit-i). 

Où i;(-!ar au ùTb;m>t^ 

— Vous a\oz oau.-o oiisriuldc ? 
— t- ;g^Iem(,'nl. 

— < 'oiis*:?nt-!! ? 

--0. n,a.« i! n,. veut pas qu'on j.avo .^s ,,vancior. 
ee.Ua ,s..ulo condition ^.,',1 meit. A acc-optor ' 

— hllo .'st larii,. à reniplir. 

— II v,.,i* avoir Tardent et con.serv-^r lo.^ dettes U 

Ce.t un rtre ..>mp]et oonune vices, fî a tout vu tout 
MK t<.ut lu, fout fa.t. il no nvulera devant aucune n a 
^arse acbon. ,1 no ..ai.! ni Dieu, n. ro, . poil i 

-apdep.^n,Ba.tUlo.u,hâton:Uvo;ttous^;," 
des. ,1 roquont.> toutes le. chus.^,. C>,t un homm. 
umvor.d ,>.ur lo n.al. (^ontilhomn.o du pLoe de Cot 






■•^5^'%T.„"«^- 



JVkr 



— iSl — 

ti. il c.«t au 'r^'inplo. asiU- invioUihlp. A ["alui .le tmis 
'ianarcrs. 1»(. .,• il ]H'Ut tout /nir<>. cl il foni tout ! 

— II faudra qur cet h;ininu' soit à moi! 
— Jl \o ôcra. 

— Bientôt nous swuiwrons ons«Mnl'lt\ 

— l"U):^ la |)otit«' maison dv l'as.'.y? 
Noi. ! au liol Salomoii.' 

— 'i' U' |tn'vi«*n(irai. 

--.Maintenant, viconitf. vams connais-oz la Brissiiuit? 
-<^in w la connait pa» ! 
— .Iu>i(|u"i"i ni)ii\('| onirt" o\ A itartir fie riicurc à la- 
t|u» Ile .!<• \ou> parlo. il faut survoilier cott« fomme et 
i|uc jl' <aclie minute par nunuto ce ([u'cllf auia fait, eo 
.(|n\lle aura dit. c .|u'cllf aura [kiisc. 
-—("est facile. 

— <'!iai|U<' soir \()u> m<' doniicrc/ '(m-mcme !.• rap- 
pint. 

A\.'Z-\.Mis d'autre» ordr<'« à dot)nor"r 

-Après-demain il \ a chasse dans ia forêt de S.'shut, 

— Sans doute? 

--•.\ycz à <}iiin<-y un homme ijiii -aciie où vous trou- 
vi'r à •iiite heure. 

— 11 y sera. 
-.\vez-vous Iv'soin d'ariieiit? 

—Non. J'ai encore plus d<! mille louis dans la caisse 
♦M ma nuiison c-t admirahlenient monté*». 

— Maintenant, mon cher vicomte, la Brissault sera 
nnt roc che/ ille dans dix minutes. 

— /e vais rt^ir. 

— .\rtendez!" 

l'oulailler prit un<- f.uille de papi<-r. une plume ei de 
1 enirc, «'■t il se mit à écrire rapidement. 

Knsuite il ferma la iettr.', ia cacheta de trois cachets 
à Taide de trois i>a;;ues .piii jwirt^iit a l'annulflite de 
la main ;rauche, puis il tendit cette lettre à Cor|-nu!i]>é. 



^^1 rfl' J^i 



— l*jirfiijt<''iifnt. 

^•*'>^ .P"..u. vn I,. ni •;.'''' T^''^'^>"t von. nV 
H.li.M,.- ^ ^'"''' '" '^<" "loi. Mnint.nant, 









— 233 — 



XXVIII 



COQ . NEGRE 



A peino ('oq.irnpiM' oi.t-il quitté la piin^,^ quf Pou- 
Iniller sapj.rodia de la (Impcrie qu'il souleva C'éiait 
celle qui m-ouvrait la ,)etitf. porto. Cette porto était 
ou.vrto, d M. (\, plus hortnétiquornent tnat^ou.'. qm 
jarnais, .'tait <lol)out, inimobilo, sur le seuil. 

"Vous avez entendu'-' lui «lit Poulailler. 

C, s'avança, et tendant a In fois les deux mains il 
enisit celle, de Poulailler q.i'il étreif?nit fièvre u*.menf. 
itjen do m'étonne de vous!" dit-il. 

En ce a.mient le chant du coq retentit au d>hors. 
Ah. dit M. C eu tressaillant. Voici Têtc-Vcrtef 
•Nous allons tout savoir." 

Vn ,^cK.nd kokoriko retentit plus rapproché cetre fois. 
Pc .iailler m'oua la tête. 

"<e n'est j.,. lo crit de Tête-WM-.eî dit-il avec éton- 
ncinent. 

— \'ou8 croyez ?" 

Léonard<' entr'ouvrit la porte. 

'•'Coq-Nègre demande à parler fin maître! dit^îlle 

— Quil monte! réi>ondit Poulailler. 

— Coq-Nègre est donc soHi? dit M. C av^c «urpriae. 

— Oui, je lui avais donn un r>rc?re " 

IJn pas lourd retentissait sur les marcher de l'eeca- 



tC .:f. 



JS.iLm^^^.iM. 



— .234 ■- 
Uv. ro«i.\ègr.s noir don p\cdi à la iH^, «pparnt «ur 

'•QuWtu ù m« .liro'" .l-nunda Mvemont l'oulailler. 

( oq-Nôgrr «'flvança. 

"Trt<'-\Vrt(. Pst mort ' dit .ih 

" Ifoin? lit Af. (' on tros^^aillant. 

— Tétf-.V.rN- .'.-î mari y répéta l'oulaillor. 

--Oui, ,ijt, Co(|..\è/?w. 

-Où"' r<»tnnt<rit? Que sais-tu? 

--Il <'st ,-ton<\u Miir 1." pavf-. d^ In riip dos ConlelJor? 
d«"vant lu nmi^or. .jui fait ]o toin d,. la ruo l faute feuille.' 
•;t II il U: 00.1 vninuté d'un lac^-t roiig^. Il ,vm mort 
»*tra(!;rk'', voilà c-. fiuo j(' «Mis. 

-H ost mort? répéta Af. ('. 

—Oui. 

Et sa mort n'uinmc-t-olje à loniitemps? 
--.Tp n*> omis jwis: il était fro.d déjà, mais lo corrw 
Tt l'tair pas «>noon' roido. 
-- <.>u'a.s-(ii fait? 

-Kion! En roiist.iiant -vtte mort, je suis accouru 
pour pr^-ndro vos or(tros. 

— Tu n'as rion .iit? 

Pas un mot, à personno. 

— Alor.<, dit PoidaiUfr. viens ot conduif-nous " 

( o.j-Nogro so précipita vors la porto. PoulailU'r invi- 
ta ;noo nn or.>str én<^r-iqMo, >f. C à h «uivr*. 

Ion. trois dosenndin-nt l'osoalior ot s'élanoAront mr 
la plar.' Samt-André-dos-Art;^. 



(Siinml, 



NXIX 



I.K ( A1>.\V[M-: 



ro<]-\i\i.ro ni.'irciiait on ;iviintr il ;..nir»^n îa plaoe. il 
toiinm !\ droite, ot il enfm -lauri la rno riautpfeniile. 
f|ii'i) n-riir.iita d'un pas rapide. 

Poninillf'i- et M. C h suivaient. 

Kn -iiH'lqno*? mimito?, ih oiir^^nt franchi la li<*tanco 
qui los 5('*parait do !a rtK; Jos Cordoliors. 

ro(j-Nè>rr« .s'arrf'ta. 

"C'o^t-là !" dit -il *>n alloiiiroant lo hra? et en désignant 
dii doijri unp mass.' confuse (jui se di^tin^nait à fieine au 
iniliru d(^s tt'iièbrrs. 

FVniIailN-r ot M. C ^'ipproclièreiit et p.^ i»tmcWrent à 
la. fois. 

^ "C'est ImMi 'let«-V(M-t«^! dit Povdailler ipii. nuiiii 
fViiiu' lant.'i-n.» soiirdi'. vf-nait do fair»- jaillir la luinière 
etir !.' vi<a.L'.' d'un h..iiiiiio éU'iidn devant tino ùto^pp 
borne. 

— Et il .st mort ' dif \r. C. qui tut^-rroi^ait à la fois 

j -■-• ■> ' i -. .M,;;- ^'— .11- .-j.-rir-, î],' ri'inonit.' pas a 

deux heures.'' 



— ^36 — 

roulnill-.r, p,)6anr s.i lank-rne A t.-iro, .oulovair h tête 
J'our exam.nor 1. la..,, qui ..Xouraii le .ou. 

(«■ lacot, tree-iiu. fait coiniric ceux dont .se servent les 
oxe... onrs .le l'On.n,. ér.it .n soie rougo. Il entour î 
jeux lo,s e cou. et le no..,,-! qui avait déterminé l'étraa 
glenu-nt n et..t r«s nn noeu.l eoulant. ( et.a une .ol 
le toivade, maintenu., avec une pc4ite tige de enivre 
pa^s.H> en tourniquet et retenue par un r«Sort 
cuiMrK^S't '''*' ''-•^^"/I^o.é, le. traits horriblement 
cu^ i.. Ktts les veux semblaient prêt, ù sortir de l'orbite 
»-t la boudie entrouverte. 

'"'S dénis éiaient stn-rée.^- <•! une <•. uuie san<rh,nte était 
iu-cnv .tendue .ur le. lèvres. !.. .ou avait un ,d„^e 

latiVm! '^" '"'■ ''""' "'"'^ '■"'■'"'" •'" ^^^ «t^^'^^"- 

av^ Imill W.'^i' '"'"''"^ attentivement le eadavi^, 
ftNa.t ai-iHlv toq-Afgre. et, aidé ,,ar lui. il s'était mis 
a [oiulbr les vêtements de Tête-\'.,te. 

"lîien : dit-il en se relevant. 

--K'ien: ré.>éta Poulailler. 

-Toutes les p<K'hes gont vide^: lou8 'e. papier^ qu'il 
'^'vait cvnaim.nient avoir sur lui ont disparu'' ^ 

;on a, er <■{ M. C échangèrent un regar.1. 

Tout à coup il s<^ bai^.a, il éearta ies vêtements et il 
nunas... un pap er plié en quatre. L'ouvrant vitmeut 
il le pareourut du regard. cément, 

"Oh!" fit-il aiec une intonation étran^- 

■^ .Kirehsani a Coq-Negre; 

'^Emporte a- cadavre dans la maison de lu r.te du Oi 
'-K^tère. dit-il et plaaMe dans la .aile ba«J'' ^^" 

* ins, se tournant vers M. C: 



.iPj^' ^"s^'-K-iSM 



"Venez !" 

Où allaient-ils et .|ue signifiait ,;etr, lettre irouvéi> 
par Poulailler dan« les vC-tem.-nt^ .1p l'houime étvang.é? 

Qu'étxiit Poulailler hii-mpiue. .-f honuiie à double 
face? 

L'espace nie manque (l;in< oe vo! une i)our vous l'ap- 
prenJr.'. le.ti'urs; mai- ,i voin Oî,-. eun.-uv .le lo sa- 
voir, lisez ( OTILLOX II 



PIN. 



'* ,'l 



,>iar -^^'^yr^r^-' 






Prochain volume à paraître: 

LE COMTE DE ST-GERMAIN 

par E. CAPENDU 
fin du "Chevalier du Poulailler." 



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riv.t?*'--^-: 



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