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Full text of "Dictionnaire géographique et administratif universel d'Haïti illustré ... : ou Guide général en Haïti"

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ETIENNE    CAVIL.S 

REI-IEUR 

Rue  Koux.    336 
PORT-AU-PKIKCE 


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PURCHASED  FROM  THE  INCOME  OF  THE 

JOSIAH   H.    BENTON   FUND 


FM9I5;    1,12,38:  2M. 


DICTIONNA 


GEOGRAPHiÛUE  ET  ADMINISTRATIF 


Comprenant  un  article  général  sur  l'île  d'Haiti, 

la  République  dominicaine  ; 

des  notices  géographiques,  topographiques,  statistiques  administratives, 

commerciales,  domaniales,  agricoles,  maritimes,  militaires, 

rurales,    postales,    télégraphiques,    industrielles,    descriptives, 

historiques,  politiques-  financières, 

économiques,  ecclésiastiques,   civiles,  judiciaires. 

biographiques  et  littéraires,  sur  les  départements,  les  arrondissements, 

les  communes,  les  quartiers,  les  postes,  militaires,  les  hameaux, 

les  fortifications,     les  provinces,  districts; 

des  notices  détaillées  sur  les  habitations,  les  montagnes,  les  plaines, 

les  forêts,  la  géologie,   les  eaux  minérales,  les  mines, 

les  fleuves,    les  rivières,  torrents,  ravines  et  lacs,  les  baies,  les  ports  et  les 

îles  et  îlots,  presqu'îies,  isthmes,  caps,  phares,  et  les  rues,  etc.,  etc., 

et  sur  les  curiosités   naturelles  et  historiques,  etc.,  etc.,   et 

tous    les    tarifs    en    usage  : 

OU 

GUIDE   GENERAL    EN    HAÏTI 


S.  ROUZtER 


PORT-AU-PRINCE 
Imprimerie  Aug   A.   HERAUX 
1721,  Rue  du  Centre  1721 


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NOTE-PREFACE 


Bien  humblement,  je  me  fais  le  devoir  d'expliquer  au  lecteur  que 
si,  à  cette  place,  j'écris  la  moindre  ligne,  ce  n'est,  certes,  pas  dans 
l'intention  de  me  donner  des  airs  d'auteur. 

Loin  de  moi  une  telle  pensée. 

Je  cède  plutôt  au  désir  d'exprimer  mon  bonheur  d'avoir  pu   réali- 
ser, d'accord  avec  les  autres  héritiers  de  mon  père,  l'œuvre  que  notre 
cher  disparu  avait  si  longtemps  caressée,  lui  consacrant  son  temps  et 
ses  soins  :  l'achèvement  de  son  Dictionnaire  Administratif  et   Géo 
graphique  d'Haiti. 

J'ai  assumé  la  lourde  tâche  que  les  autres  ont  bien  voulu  me  con- 
fier de  contrôler  le  classement  des  mots,  de  recopier  des  parties 
devenues  confuses,  à  force  d'annotations  et  de  livrer  enfin  à  la  pu- 
blicité ces  deux  tomes  complémentaires  que  composaient  les  manus- 
crits laissés  par  mon  père, 

Une  pareille  réalisation,  attendue  depuis  bien  longtemps  déjà,  ne 
serait  pas  possible  ces  jours-ci  non  plus,  si  le  Gouvernement  de  la 
République,  si  honorablement  présidé  par  son  Chef  actuel,  Son  Ex- 
M.  Louis  Borno  n'avait  décidé,  sous  certaines  conditions,  d'aider 
pécuniairement  à  sa  réussite. 

J'ai  eu  la  double  satisfaction  de  voir,  une  nouvelle  fois,  rendre  hom- 
mage au  travail  de  mon  père  et  d'apporter  mon  vote,  en  ma  qualité 
de  Secrétaire  d'Etat  des  Finances,  dans  la  délibération  qui  eut  lieu 
pour  l'attribution  de  l'allocation  nécessaire. 

J'exprime  ici,  en  mon  nom  et  en  cslui  des  héritiers,  nos  remercie- 
ments les  plus  vifs  à  Mr.  le  Président  de  la  République,  ainsi  qu'à 
tous  mes  aimables  Collègues  de  leur  généreux  encouragement  qui 


II  NOTE- PREFACE 

a  trouvé,  le  plus  flatteur  écho  au  Conseil  d'Etat  qui,  lui  aussi,  a 
donné  sa  bienveillante  approbation. 

Je  dois  également  une  mention  aux  ateliers  de  l'Imprimerie  Aug. 
A.  Héraux  où  j'ai  trouvé,  ainsi  qu'à  l'office  du  Conseiller  Financier, 
tout  l'aimable  concours  possible  pour  faire  devenir  réalité  ce  qui 
n'était  qu'un  projet.  (^ 

Je  ne  fermerai  pas  cette  liste  d'hommages  sans  réclamer  du  lec- 
teur—  ce  juge  bien  sévère  quelquefois  en  pareille  matière — sa  sym- 
pathie et  surtout  son  indulgence  pour  cette  œuvre  de  bonne  foi  et 
de  difficiles  compilations,  faite  dans  le  désir  d'être  utile  à  tous  et 
dans  celui  pius  élevé  encore  de  faire  honneur  à  notre  chère  Haiti, 
"  la  mère  de  mon  père,  selon  son  cœur,  "  comme  il  le  disait  lui 
même  dans  la  préface  du  tome  1er. 

Je  m'excuse  de  proclamer,  encore  une  fois,  ma  fierté  d'avoir  ap- 
porté ma  toute  affectueuse  contribution  à  son  travail,  comme  un 
nouveau  témoignage  de  mon  attachement  à  l'impérissable  souvenir 
de  celui  qui  fut  à  la  fois  mon  cher  vieil  et  bon  ami  que  j'ai  beaucoup 
aimé. 


Charles  ROUZIER 


Port-au-Prince  le  7  Juillet  1927. 


% 


HACHE.'-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Caracol,  commune  du  Trou. 

L'Etat  y  possède  105  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

HAINAULT.-Voyez  Anse  d'Hainault 

HAÏTI.— (  Article  spécial  )-Voyez  ce  mot  au  Tome  II  et  à 
l'i^pendice. 

HALEINE.  -Voyez  Courte  Haleine. 

HALLE. — Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
M. à-Savon,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  un  fer- 
mier, et  un  reste  inoccupé. 

HALLTEN.— Canton  de  la  commune  de  Cor  ail.  En  1791  les 
hommes  de  couleur  de  la  Grand'Anse  campèrent  au  Fond  des 
Hal liens  pour  revendiquer  leurs  droits.  Ils  y  avaient  un  camp 
formidable. 

HALLO.-  Voyez  :  Nada  Hallo. 

HAMAO.— Rivière  tributaire  de  la  Yasica.  Voyez  Jamao. 

HAMELIN.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Fond-Blanc,  commune  de  Terrier  Rouge. 

L'Etat  y  possède  10  c  arreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

HAMELIN.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Grand-Bassin,  commune  de  Terrier-Rouge. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

Les  deux  habitations  de  ce  nom  ne  forment  qu'une  même 
propriété  située  dans  deux  sections  rurales  contiguës  de  la 
même  commune. 

HANCHA.-— Ancienne  section  rurale  de  la  Commune  de 
Las  Matas  de  Farfan.  En  1840,  il  y  avait  76  habitations  culti- 
vées en  canne,  café,  coton,  tabac  et  vivres  de  toutes  espèces, 
18  battes  ayant  des  places  à  vivres. 


2  HARDY    HATTE 

HARDY.— "^/"oyez  Rempart  Hardy. 

HARDY.— Un  des  généraux  les  plus  distingués  de  l'expé- 
dition française  contre  St.  Domingue  en  1802.  Pour  rendre 
hommage  à  la  mémoire  des  français  morts  à  St.  JJomingue, 
le  général  Leclerc  donna  ce  nom  au  fort  de  la  Crête-à- Pier- 
rot. ( 

HARDY  (Boucauit).— Habitation  située  à  3  lieues  IjS  du 
rivage,  commune  de  Port-de-Paix,  dans  la  région  de  Haut 
Moustique.  Mines  de  cuivre. 

HARENG.  —  Habitation  située  dans  la  6e.  section  rurale 
de  Trou  Canari,  commune  de  Petit-Goâve.  Chapelle  N.  D.  de 
Lourdes. 

HAROQUE."-  Habitation  située  dans  la  4e  section  rurale 
de  la  commune  des  Coteaux. 

HATTE  [la].  -  Ligne  frontière  de  l'arrondissement  de  Jac- 
mel,  située  entre  les  deux  Républiques  haïtienne  et  domi- 
nicaine. 

HATTE  [la].  —  Vaste  quartier  situé  dans  la  sect.  rurale  de 
Cochon  Gras,  commune  de  Jacmel.  U  est  borné  à  l'Ouest  par 
la  rivière  de  la  Gosseline. 

HATTE  CARENAGE.—  Habitation  située  dans  la  4e  sect. 
rurale  de  la  commune  de  Terre    Neuve. 

HATTE  CAZEAU.—  Ancienne  habitation  sur  une  portion 
de  laquelle  a  été  élevé  le  village  des  Perches.  Sous  Christo- 
phe c'était  une  savane.  Le  citoyen  Jn.  Bte.  Augastin^  chef  du 
poste,  y  établit  d'abord  une  petite  chapelle  pour  la  réunion 
des  fidèles.  Sous  le  président  Boyer,  en  1825,  il  y  eut  une 
agglomération  J'hommes,  un  marché  et  la  localité  commen- 
ça à  prendre  de  l'extension. 

HATTE  BOUDET.  -Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Desdunes,  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
piiers  Le  général  Boudet  commandait  une  division  de  l'expé- 
dition Leclerc  en  1802. 

HATTE  CHEVREAU.- Habi^.ation  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Fossé  Naboth,  No  2,  commune  de   Dessalines. 

L'Etat  y  possède  21  carreaux  déterre  occupés  par  des 
fermiers- 

HATTE  COTARD.—  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale des  Pays-Pourri,  commune  de  la  Croix-des 'Bouquets. 

HATTE  CGURSAINT.  -  Habitation  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  la  Plaine  de  l'Artibonite,  rive  droite,  commu- 
ne de  la  Grande  Saline. 


HATO     HATTE  3 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupée,  par  des  fer- 
miers. 

HATO  DEL  REPaRADERO.-  Terrain  fertile  de  la  com- 
mune de  Yamasa,  province  de  Sto.  Domingo,  où  la  présence 
des  quartz  aurifère,  a  été  dénoncée  le  7  mars  1887,  à  cause 
de  «^a  colline  de  fer  aimanté  sitivée  au  pied  de  la  petite  riviè- 
re de  Maimon  (voyez  ce  mot). Cette  colline  bien  située  couvre 
2  à  3  le  quaz  carrés;  est  un  oxyde  de  noir  magnétique  très 
abondante  et  d'une  pureté  remarquable. 

Les  mines  de  cuivre  de  Hatello  Maimon  ont  produit  peu 
de  cuivre  et  pas  en  quantité  suffisante  pour  les  exploiter 
avec  profit;  elles  ont  été  désourcés  le  15    février  1888. 

HATO  VïEJO.-  Terrain  fertile  de  la  commune  de  Ya 
masa    connue  pour  Hato    del    Reparadero 

HATO  DEL  CURA  (el).-  Territoire  de  la  commune  de 
Banica. 

UAMO  NUEVO  (cl.)— Territoire  de  la  commune  de  Banica, 
sur  la  frontière. 

HATREL.—  Hatte  située  dans  la  section  rurale  des  Mous- 
tiques, commune  de  Jean-Rabel. 

L'Etat  y  possède  510  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

HATREL.— Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  Mahotière,  commune  de  Port-de-Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres. 
Contenance  indéterminée. 

HATTE  (la). —  Habitation  située  dans  la  Ire  section  rura- 
le de  St  Marc  (Ire  de  Mont  Rouis)  700  habitants. 

HATTE  (la).  —Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Joli-Trou,  commune  de  la  Grande  Rivière  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

(  Voyez  le  mot  la  Hatte  après  celui  de  la  Hatte,  mis  par 
mégarde.) 

HATTE  DELMÈCHE.— Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Plaine  de  l'artibonite,  rive  gauche,  commune  de 
Saint  Marc.  L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés 
par  des  fermiers. 

HATTE  DELUGE.  -  Habitation  sucrière  de  950  carreaux 
terre,  située  dans  la  section  rurale  de  Mont-Rouis  No.  1er., 
commune  de  Saint-Marc,  dont  elle  est  à  6  lieux.  Débarcadère. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. —  La  rivière  de  Mont-Rouis  l'arrose  entièrement. 


4  HATTE    HATTE 

Productioîl^:  vivres,  coton,  sirop,  tafia,ancjenne  indigoterie 

En  1807  l'armée  de  Pétion  marchant  contre  Christophe 
arriva  à  Déluge.  Là  elle  rétrograda  et  rentra  à  Port-au-Prin- 
ce dont  Pétion  ne  voulut  pas  s'éloigner  à  causa  de  la  révolte 
de  Gorman  dans   la  Grand'Anse. 

L'habitation  Déluge  à  d'abord  appartenu  au  général  Tu- 
renne  Guerrier,  puis  au  Président  Soulouque  ;  sous  Gaffrad 
elle  a  été  vendue  à  Mnies.  Destin  et  Lota  (  Berthoni  )  qui  la 
possèdent  actuellement.  Vendue  à  R.  Pinard,  de  St-Marc. 

HATTE  DÉSIRE.—  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Desdunes,    commune    des   Gonaives. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

HATTE  DLMANCHE.—  Habitation  située  dans  la  section, 
rurale  de  Grand    Port-à-Piment,  commune  de  Terre-Neuve 

L'Etat  y  possède  6  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers, 

HATTE  DUPERRIER.--  Habitation  inoccupée  située 
dans  la  commune  de  la  Plaine  du  Nord,  appartient  à  l'Etat. 
Contenance  indéterminée. 

HATTE  FAIBLE.  —  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Grand  Cahos,  commune  de  la  Petite  Rivière  de  l'Ar- 
tibonite. 

L'Etat  y  possède  7  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

HATTE  GRAAIMONT.-  -  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Savanne  Brûlée  No  1er.  commune  de  Dassalines. 

L'Etat  y  possède  22  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

Voir  :  Grammont. 

HATTE  GUIBERT.-  Habitation  située  à  Mirabaiais. 

HATTE  JONC—  Voyez  Jonc. 

HATTE  LABADÉE.— Habitation  située  dans  la  section  ru- 
raie  du  Haut    des   Verrettes.  commune  de  Verrettes. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

HATTE  LACROIX.—  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Desdunes,  commune    des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  de  terre  occupés  pas  des  fer- 
miers. 

HATTE  LATHAN.-  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale des  Varreux,  commune  de  la  Croix-des-Bouquets. 

HATTE  LATHAN.  -  Station  de  la  cavalerie  de  la  Gen- 


HATTE     HATTE  5 

darmerie  d'Haiti,  actuellement  affectée  à  une 'station  d'ex- 
périmentation agricole  sous  la  direction  du  Service  Techni- 
que de  l'Agriculture. 

A  peu  de  distance  de  la  Hatte  Lathan,  la  route  vers  l'Ar- 
cahaie  tourne  à  angle  droit  dans  la  directiondes  Ponts  Cau- 
sés. -        "j 

HATTE  LATHAN.-- Habitation  de  150  carreaux  de  ter- 
re. Le  21  Février  1925,  la  Commission  Cadastrale  centrale 
adressa  au  Secrétaire  d'Etat  de  l'Intérieur  un  rapport  publié 
au  Moniteur  du  24  Septembre  1925,  dénonçant  la  confusion 
de  prétendues  propriétaires  de  cette  habitation.  Elle  conclut 
que  l'Etat  n'a  jamais  manqué  de  faire  acte  de  propriétaire 
sur  ce  bien,  témoins  les  concessions  conditionnelles  qu'il  a 
eu  à  délivrer  régulièrment  à  divers  citoyens  et  les  différen- 
tes opérations  d'arpentage  qu'il  y  a  fait  pratiquer  sans 
aucune  opposition  ;  que  l'État  doit  maintenir  son  droit  de 
propriétaire  sur  la  Hatte  Lathan,  en  employant  tous  les 
moyens  utiles. 

HATTE  LATHAN.  -  Habitation  située  à  la  Croix-des-Bou- 
quets.  Le  21  Février  1925,  la  Commission  Cadastrale  a  fait 
rapport  qu'elle  a  revendiqué  200  carreaux  de  cette  habitation 
en  faveur  de  l'Etat. 

HATTE  LEFÈVRE.  -  Voyez  Canot. 

HATTE  MANDRIN.  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  des  Gonaives,  commune  de  même  nom. 

L'Etat  y  possède  7  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

HATTE  MANDRIN.  -  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Dasdunes.  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  23  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

Ces  deux  habitation^  du  mên'i  nom  sont  une  même  pro- 
oriété  située  dans  deux  sections  rurales  contigaës  de  la  mê- 
me commune. 

Hf.TTR  MAYARD.—  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  des  varreux.  commune  de  la  Croix-des-Bouquets. 

L'Etat  y  possède  des  terres  affermées  à  des  particuliers. 
Contenance  indéterminée. 

HATTE  MORGaND.—  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  des  Varreux,  commune  de  la  Croix-des-Bouquets. 

HATTE  MOUTON.— Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Diondion,  commune  de  Jean-Rabel. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  déterre  occupés  par  des  fer- 
miers. 


6  HATTE  Haut 

HATTE  MOUTON.-^  Portion  de  terre  comprise  dans  l'ha- 
bitation Fouache,  dans  la  commune  de  Jean-Rabel  apparte- 
nant aux  héritiers  Pascal  Elie. 

HATTE-RIVIÈRE.^- Habitation  située  à  Dessalines. 

Le  2  Avril  1924,  la  Comniission  Cadastrale  a  fait  rapport 
qu'elle  a  revendiqué  76  et  20  carreaux  de  cette  habitation  en 
faveur  de  l'Etat. 

HATTE  ROCHER.-  Habitation  située  dans  la  Commune 
des  Gonaives. 

HATTE  TRIPOT.— Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rurale  du  Grand- Port  à  Piment,  commune  de  Terre-Neuve, 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

HATTE  WELGHE.—  Habitation  située  dans  la  commune, 
des  Cayes,  dans   l'endroit  appelé  Ravines  des  Mornes. 

HATTY. —  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  Chansolme,  commune  de  Port-de-Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

HAUT  COQ  CHANTE.—  Une  partie  de  cette  section  ru- 
rale a  été  détachée  de  la  commune  de  Jacmel  par  Arrêté  du 
3  Octobre  J925  et  attribuée  au  quartier  de  Trouin. 

HAUT  (le)  ou  le  HAUT-CAHOS.  Nos.  1  et2.— Troisième 
et  quatrième  sections  rurales  de  la  commune  de  la  Petite- 
Rivière  de  l'Artibonite,  arrondissement  de  Dessalines.  La 
quatrième  est  une  subdivision  de  la  précédente,  consacrée 
en  1875  sur  la  sollicitation  du  généra!  Lundi  Jean-Noël,  com- 
mandant de  l'arrondissement. 

Chapelle  rurale  établie  sur  l'habitation  Savane-à-Roche, 
a  été  bénie  le  12  mai  1873  sous  le  nom  de  St.-Louis  par  l'abbé 
Laly  ;  elle  est  située  sur  la  route  publique.  Mr.  Launay,  fran- 
çais en  a  été  le  constructeur. 

Productions  :  coton,  maïs,  manioc  et  autres  vivres.  Routes 
en  bon  état. 

Près  de  la  chapelle  se  trouve  l'école  rurale. 

De  la  section  rurale  du  Haut,  on  se  rend  dans  celle  de 
Grand-Cahos  No.  1  par  la  route  de  la  Grande -P^alaise. 

Dans  le  No.  1  l'Etat  possède  des  terres  occupées  par  des 
fermiers  sur  les  habitations  :  Pépin  2  è  carreaux  de  terre. 
Avons,  2,  Décarné  1,  Crête  Dumornay  12  et  un  reste,  Laba- 
die  5,  Mirault  26,  Dessources  3,  Bossa  1,  Moreau  Désil  13  et 
un  reste,  Magnan  Jean  Rada  7  et  un  reste.  Jumelle. 

Dans  le  No.  2  ;  Asra  i  carreau  de  terre,  Tardiveau  2,  Tou- 
che Moulin  23,  Delongné  10,  Mirault  2,  Avon  2. 


HAUT     HAUT  7 

HAUT  de  la  PLAINE  (le)—.  Ancienne  dénomination  d'une 
section  rurale  de  la  commune  de  Torbeck.  En  1840  il  y  avait 
75  habitations  cultivées  en  cannes  en  bon  état,  32  en  mau  - 
vais  état,  2  en  cannes  et  café  en  bon  état,  2  en  mauvais  état, 
1  en  café  et  1  inculte.  Total   118. 

HAUT  de  la  RIVIÈRE  (le).—  Troisième  section  rurale  de 
la  commune  de  Tiburon.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  posbède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Doute  12  carreaux  de  terre,  Dalmède  1, 
Monteau  8. 

HAUT  d'ENNERY  (le).  -  Première  section  rurale  de  la 
commune  d'Ennery,  arrondissement  des  Gonaives.  Ecole  ru- 
rale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Roger  3  carreaux  de  terre,  Lassandre  2, 
Nanjac  1,  PatTicot  7,  Doco  1,  Garier  10,  Forget  1,  Rivière 
une  portion  de  terre  indéterminée. 

HAUTde  MARIBAROUX.— Voyez  .-Maribaroux. 

HAUT  de  SAINT  MARC  (le).-  Nos,  1  et  2.  Quatrième  et 
cinquième  section.'^  rurales  delà  commune  de  St.-Marc  Le 
No,  2  et  une  subdivision  du  No.  1er.,  consacrée  en  1875.  Eco- 
les rurales.  En  1840  il  y  avait  74  carreaux  cultivés  en  can- 
nes, 69  en  café,  125  en  coton,  1  en  riz^  52  en  maïs,  10  en 
petit  mil,  8  en  patates,  73  en  bananes,  1  en  légumes  et 
tayaux.  Animaux  :  chevaux  128,  juments  127,  poulaini  42, 
pouliches  32,  ânes  et  ânesses  222,  bœufs  64,  vaches  21,  bou- 
viilons  5,  génisses  6,  moutons  123,  cabrits  256. 

Des  quatre  cours  d'eau  qui  tombent  dans  la  baie  de  St.- 
Marc,  le  principal  qui,  relativement,  mérite  son  nom  de 
Grande- Rivière,  traverse  la  vallée  qui  porte  le  nom  de  Haut 
de  St.-Marc.  Cette  vallée,  d'environ  cinq  lieues  de  long,  va 
en  se  rétrécissant  parfois,  pour  s'élargir  de  nouveau,  et  arri- 
ve enfin  vers  la  Voute^  aux  plateaux  supérieurs  couverts  de 
lataniers  et  d'herbes  finesl 

Les  méandres  tracés  par  la  rivière  à  travers  des  bana- 
niers et  des  cannes  à  sucre,  coupent  à  chaque  instant  la  rou- 
te et  forcent  le  voyageur  à  traverser  les  nombreux  gués 
qu'il  rencontre.  Lorsqu'on  s'est  engagé  dans  ces  passes  à 
cinq  heures  du  matin,  la  fraîcheur  des  eaux  qui  baignent  les 
pieds,  jointe  à  la  fraîcheur  de  l'air  du  vallon;  ne  laissent  pas 
de  causer  une  impression  peu  ordinaire]  sur  ce  sol  tropi- 
cal. 

A  l'extrémité  de  l'habitation  Janin.  on  s'arrête  ébloui  de- 
vant une  magnifique  chute  d'eau  dont  la  hauteur  est  de  60 
pieds.  La  nappe  coule  de  rochers  en  rochers,  sur  un  plan 
d'une  inclinaison  de  45  degrés,  offrant  à  l'œil  une  masse  écu- 


8 

meuse  d'une  éclatante  blancheur.  Les  gouttes  d'eau  que  le 
choc  renvoie  dans  les  airs  se  déposent  sur  les  feuilles  des 
grands  arbres  qui  ombragent  ce  séduisant  tableau,  et  re- 
tombent en  pluie  abondante  sur  la  riche  habitation  du  fond 
de  la  vallée. 

En  prenant  un  sentier  sifr  la  droite,  on  monte  sur  le  pla- 
teau d'où  se  précipite  la  rivière.  On  y  trouve  une  jolie  plai- 
ne parsemées  de  belles  plantations. Les  cannes,les  cafés  et  les 
cotonniers  bordent  la  route.  Encore  quelques  pas,  on  trouve 
la  source  du  principal  bras  de  la  rivière,  sorte  de  marais  cou 
vert  de  joncs. 

A  la  vue  de  ces  eaux  limpides,  on  témoignent  le  désir  de 
se  baignera  la  source.  Les  habitants  de  ces  liaux  prétendent 
qu'il  arriverait  malheur  à  l'imprudent  baigneur. 

En  effet,  on  ne  se  baigne  pas  au  Bassin  Tortue.  Notez 
qu'il  n'y  a  pas  de  tortue  au  Bassin  Tortue.  Le  préjugé  veut 
qu'on  n'en  sort  plus  quand  on  y  est  entré.  On  raconte  qu'un 
colon,  Monsieur  Tortue,  dinant  un  jour  avec  ses  amis  sous 
?es  noirs  manguiers,  paria  d'entrer  sur  sa  mule  dans  le  bas- 
sin. L'imprudent  n'en  est  jamais  revenu,  et  le  bassin  a  gar- 
dé son  nom.  On  va  se  baigner  plus  bas  sous  les  plus  beaux 
palmistes  qu'on  puisse  voir. 

Ordinairement,  le  but  de  la  course  du  Haut  de  St.  Marc  est 
de  visiter  la  Voûte,  grotte  spacieuse  qu'on  dit  s'enfoncer  à 
des  profondeurs  inconnues.  Muni  de  flambeaux,  on  pénètre  à 
cheval  dans  la  première  salle,  pièce  spacieuse  dont  les  pa- 
rois de  calcaires  sont  tapissés  de  chauves-souris.  En  avançant 
on  retrouve  le  soleil  qui  pénètre  dans  la  grotte  par  une  lar- 
ge ouverture  pratiquée  au  sommet;  mais,  à  partir  de  ce  point, 
la  voûte  s'abaisse,  et  il  faut  mettre  pied  à  terre. 

En  marchant  les  flambeaux  à  la  main,  debout  d'abord, 
puis  à  genoux,  puis  en  rampant,  tant  le  rocher  s'abaisse,  ou 
touche  le  sol  avec  soin,  à  la  pensée  de  certain  bassin  qui, 
dit  on  encore,  arrête  le  visitBur  Une  odeur  fétide  s'exhale 
de  ce  lieu,  mais  les  flambeaux  continuent  de  projeter  une 
vive  lumière.  On  se  traine  toujours.  Un  instant,  on  croit  en- 
fin être  arrivé  au  bout,  en  trouvant  le  passage  interrompu, 
mais  une  inspection  plus  attentive  fait  découvrir  une  ou- 
verture vers  la  gauche.  L'amour  de  l'inconnu  vous  attire,  et 
on  s'engage  dans  carte  nouvelle  galerie.  Aorès  quelques  pas, 
on  est  convaincu  qu'on  a  atteint  le  fond  de  la  grotte,  et  qu'il 
n'y  a  pas  d'abime  insondable  devant  soi.  On  reprend  à  reçu 
Ions  le  chemin  de  l'extérieur  où  l'on  va  respirer  un  air  plus 
pur. 

Ainsi  que  cela  arrive  d'ordinaire,  des    gouttes  d'eau   s'é 
chappent  du  sommet  de  la  grotte   Les  stalactit<^s  et  les  sta- 
iagnites  n'y  sont  pas  aussi  belles  que   dans  d'autres   grottes, 


HAUT    HAUT  9 

mais  ce  qui  est  remarquable  ici,  c'est  de  voir  les' racines  ad- 
ventives  des  figuiers  maudits  percer  ia  roche  supérieure,  et, 
après  avoir  traversé  l'épaisseur  d'environ  quatorze  pieds, 
s'enfoncer  dans  le  sol.  Quelques-unes  de  ces  racines,  après 
avoir  acquis  une  grosseur  de  quatre  pouces,  meurent  et  se 
décomposent;  alors  elles  tombent  e^n  poussière,  et  il  reste  à  la 
voûte  un  grand  no  nbra  de  trou ^  qu'on  dirait  percés  à  la 
tarrière. 

Hn  redescendant  à  St.  Marc,  on  découvre  de  divers  points 
la  plaine  du  Haut  de  St.  Marc,  et  l'œil  mesure  alors  facile- 
ment toute  l'étendue  de  ce  quartier  fertile.  Les  produits  des 
terrains  frais,  des  terrains  humides,  des  terrains  chauds  s'y 
rencontrent  :  café,  cannes,  cotons,  bananes,  pistaches,  pata- 
tes, safran,  manioc,  etc.  etc.  Les  palmiers,  les  manguiers  y 
sont  magnifiques,  et  les  bois  de  construction  abondent.  L'ha- 
bitation Janin  est  renommée  pour  ses  beaux  arbres. 

L'Etat  possède  dans  ces  deux  sections  rurales  des  terres 
occupées  par  des  fermiers  sur  les  habitations  ;  Riousse  5  car- 
reaux de  terre,  Dubuisson  63,  Oriot  18,  Chibasse  5,  Gardère 
2,  Grand-Maison  5,  Le  Fond-Gondole  et  Roussette. 

HAUT  DES  VERRETTES  (le).  -  Troisième  section  rurale 
de  la  commune  des  Verrettes,  arrondissement  de  St.  Marc, 
Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Drouin  168  h  carreaux  de  terre.  Hatte  La 
bady  3. 

En  1840  il  y  avait  12  |  carreaux  cultivés  en  cannes,  5  h 
en  café,  203  en  coton,  i  en  tabac,  54  en  riz,  3  |  en  mais,  26 
en  petit  mil,  19  en  patates,  6  |  en  bananes.  Animaux  :  346 
chevaux,  258  juments,  181  poulains,  180  pouliches,  15  mulets, 
281  ânes  et  ânesses,  48  bœufs,  190  vaches,  98  bouvillons, 
96  génisses,  40  moutons,  164  cabrits. 

HAUT  DU  CAP  (le).  -  Poste  militaire  de  l'arrondisse- 
ment du  Cap,  situé  dans  la  section  rurale  du  Haut-du-Cap, 
commune  du  Cap-Haïtien.  Ecole  rurale  et  chapelle. 

L'Etat  y  possède  2  emplacements  sur  l'habitation  Chate- 
noye  et  un  sur  l'habitation  fessier. 

Fête  patronale  le  29  juin,  à  la  St.  Pierre.  En  1886  87  il  a 
été  alloué  au  Budget  une  somme  de  $  500  pour  la  construc- 
tion de  la  chapelle  de  ce  poste  militaire. 

HAUT  DU  CaP  (le),— Deuxième  section  rurale  de  la  com- 
mune du  Cap-Haitien.  Les  habitants  s'appellent  les  Capu- 
thautiens.  Le  fort  Vertières  s'y  trouve.  Ecole  rurale.  En  1840 
il  y  avait  6  habitations  bien  cultivées  en  café  et  vivres,  25  en 
jardins,  52  abandonnées.  Effectif  83. 


10  HAUT    HAUT 

Le  20  Juin  1877  le  gouvernement  a  mis  à  la  disposition 
du  public  sur  la  rivière  du  Haut  du  Cap  ou  rivière  GalifFet 
(voyez  ce  Mot)  un  pont  en  fer  de  50  mètres  de  longueur  pour 
faciliter  les  communications  de  la  ville  avec  l'intérieur.  Les 
constructeurs  du  pont  prélevaient  un  droit  de  péage,  mais 
le  gouvernement  vient  de  livrer  en  1887  ce  pont  à  la  libre 
circulation,  en  désintéressant  les  constructeurs  dont  Mon- 
sieur Henri  Etienne  était  le  représentant. 

Un  bac  incommode  y  était  établi  auparavant.  S.  E.  M.  de 
François  Jean-Joseph  était  Comte  du  Haut'du  Ca^j,  sous 
l'Empire  en  1849. 

Histoire.—  Le  4  décembre  1792,  les  affranchis  du  Gap 
se  retranchèrent  au  Haut-du-Cap  après  un  combat  que  leur 
livrèrent  les  petits  blancs  de  la  ville.  Ils  se  disposaient  à  lan- 
cer sur  la  ville  des  bandes  d'insurgée  esclaves,  mais  ayant  à. 
leur  tête  Pinchinat,  ils  entrèrent  au  Cap.  Sonthonax  et  Ro- 
chambeau  vinrent  à  leur  rencontre.  La  journée  du  4  décem- 
bre 1792  amena  le  triomphe  des  affranchis  sur  la  classe  blan- 
che. 

Le  26  Avril  1802  à  11  heures  du  matin,  Christophe  eut  au 
Haut  du  Cap  une  entrevue  avec  le  général  T.eclerc  à  qui  il 
fit  sa  soumission.  Leclerc  lui  fit  l'accueil  le  plus  flatteur,  le 
maintint  dans  son  grade  Je  général  de  brigade.  Après  un 
court  entretien,  Christophe  se  transporta  à  la  Grande  Riviè- 
re et  à  la  Marmelade  où  Toussaint  Louverture  avait  son 
quartier  général  II  engagea  Toussaint  à  ne  plus  reprendre 
les  hostilités,  et  lui  donna  l'assurance  que  la  France,  après  sa 
soumission,  le  traiterait  avec  honneur  et  magnificence.  Tous- 
saint le  blâma  d'avoir  eu  une  entrevue  avec  Leclerc  sans  son 
autorisation  et  lui  ordonna  de  retourner  à  son  Quartier  gé 
néral.  Christophe  se  rendit  de  nouveau  au  Haut-du-Cap  à  la 
tête  de  800  hommes  à  qui  il  fit  jurer  fidélité  à    la  France. 

Après  l'arrestation  de  Toussaint  Louverture  aux  Gonaï- 
ves,Pétion  engagea  Clerveaux  et  Christophe  à  se  retirer  avec 
lui  dans  les  bois.  Les  deux  premiers  partent  du  Haut-du-Cap 
le  14  Septembre  1802,  Dessalines   les  imite. 

Dans  la  nuit  du  14  au  15  Octobre  1802,  Pétion  prit  les 
armes  contre  les  français  au  Haut-du-Cap  avec  la  10e.  et 
la  13e.  coloniales  pour  coopérer  à  la  guerre  de  l'Indéperi  . 
dance,  et  marcha  sur  trois  faibles  postes  occupés  par  lOO 
hommes  de  troupes  blanches.  Ces  hommes  cernés  par  1800 
indigènes  mirent  bas  les  armes.  Les  indigènes  s'emparèrent 
d'un  obusier  établi  au  pont  Welche  et  de  2  pièces  de  4.  Si 
Pétion  avait  eu  plus  de  confiance  en  ses  soldats,  il  eût  sur- 
pris le  Cap,  eût  enlevé  Leclerc,  de  l'aveu  des  généraux  fran- 
çais eux-  mêmes  Les  insurgés  se  formèrent  en  carré,  placè- 
rent au  centre  leurs  bagagis  et  toute  la  population  du  Haut 


HAUT     HAUT  11 

du  Cap,  e*:  s'acheaiinèrent  sur  !e  Morne  Rouge.  A  la  nou- 
velle de  cette  prise  d'armes  4  à  500  indigènes  arrêtés  au  Gap 
par  ordre  de  Leclerc  sont  poignardés,  fusillés  et  jetés  à  la 
mer.  Le  28  Octobre  au  matin,  les  indigènes  attaquèrent  les 
français,  les  culbutèrent  et  se  maintinrent  au  Haut  du  Cap. 
malgré  le  feu  le  plus  vif  des  forts. D'Henry  grièvement  blessé 
rentra  au  Cap  en  désordre  à  la  tête  de  sa  cavalerie.  Le  gé 
néral  Leclerc,  sur  son  lit  de  mort,  envoya  l'ordre  au  général 
Clausel  de  se  tenir  sur  une  défensive  resserrée,  en  n'occu- 
pant que  l'enceinte  de  la  ville.  Lors  de  la  prise  du  Cap-Hai- 
tien  par  Dessalines,  les  troupes  indigènes  étonnèrent  leurs 
ennemis  par  l'intrépidité  qu'elles  y  montrèrent,  et  qui  em- 
mena  la  capitulation  de  Rochambeau. 

En  1865,  au  début  de  l'insurrection  de  Salnave,  Guerrier 
Prophète  défendit  la  position  du  Pont  du  Haut-du-Cap  avec 
3  pièces  de  canon  contre  les  troupes  du  Gouvernement,  qui 
eurent  beaucoup  de  peine  à  le  déloger.  Les  troupes  du  Gou- 
vernement occupèrent  dès  lors  le  Haut  du- Cap,  et  cernèrent 
le  Cap.  Elles  eurent  à  leur  tête,  d'abord,  le  général  Lubérisse 
Barthélémy  qui  y  fut  blessé,  et  mourut  peu  après  des  suites 
de  sa  blessure  à  St.  Marc  où  il  s'était  retiré,  et  ensuite  le 
général  Nissage  Saget  qui  fut  plus  tard  Président  d'Haiti. 
Barthélémy  pénétra  au  Haut  du  Cap  le  2  juin  1865.  Les  re- 
belles lui  offrirent  la  présidence  d'Haiti.  I!  refusa.  Il  s'était 
arrêté  le  3  sur  l'habitation  Pous,  où  il  établit  son  quartier 
général.  Dan<  cette  position,  à  droite  de  la  grande  route,  les 
troupes  se  trouvaient  protégées  par  un  coude  du  chemin, 
contre  les  feux  de  la  batterie  retranchée  que  les  rebelles 
avaient  élevée  en  tête  du  pont  du  Haut-du  Cap,  mais  qu'ils 
abandonnèrent  pour  se  retrancher  derrière  les  forts  Ver- 
tières  et  Bélair. 

Une  photographie  aujourd'hui  perdue  représentait  une 
messe  au  Haut-du-Cap,  officiée  pour  l'armée  du  Gouverne- 
ment par  l'abbé  Degerine,  aumônier. 

L'Etat  possède  dans  cette  section  rurale  des  terres  occu- 
pées par  des  fermiers  sur  les  habitations  :  l'Hôpital  des  Pè- 
res 20  carreaux  de  terre,  Bréda  20,  et  le  reste  à  la  vacance 
St.-Martin  60,  St.-Michel  [  forteresse],  1,  Vertières,  [  forte- 
resse [  1,  Jeantot  2,  Bélair  2,  Annette,  [  forteresse  ]  4,  et  un 
emplacement  pour  la  chaoelle  de  la  section.  Il  y  a  aussi  les 
habitations  Pous,  Caprice,  Picard. 

Toussaint  Louverture  naquit  sur  l'habitation  Bréda. 

Sylvain  Salnave  qui  a  été  président  d'Haiti  de  1867  à  1869, 
naquit  au  Haut  du  Cap. 

Le  Haut  du  Cap  a  vu  naître  le  général  Moïse,  neveu  adop- 
tif  de  Toussaint-Louverture. 


12  HAUT     HAUT 

La  garde  d'honneur  de  Rochambeau  occupait  en  1803  le 
fort  Vertières'  ;  le  général  Capoix  s'est  couvert  de  gloire  à 
l'attaque  de  cette  position  contre  les  français. 

HAUSTIN.  -  Habitation  située  dans  la  sect  on  rurale  des 
Vases,  commune  de  l'Arcahaie,  arrosée  par  la  branche  gau- 
che de  la  digue  de  la  rivière  des  Matheux. 

HAUT  DU  TROU  (  le  ).—  Quatrième  section  rurale  de  la 
commune  de  Dondon,  arrondissement  de   la  Grande-Riviè 
redu  Nord.  Ecole  rurale.  Sol  fertile.    Productions   nombreu- 
ses et  variées.  Elle  est  une  subdivision  de  la  section    rurale 
de  Laquille,  consacrée  en  1875. 

L'Etat  y-possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Blanc  Camp,  11  carreaux  de  terre,  Péréeou 
Lory  5,  Punély  10.  Elle  n'est  pas  riche  en  terres  domaniales 
Dans  la  séance  du  24  Août  1891,  le  Député  Milieu  Jn. -Fran- 
çois lut  à  la  Chambre  un  projet  pour  l'érection  de  cette 
section  rurale  en  quartier  pour  la  bonne  distribution  de  la 
justice. 

HAUTE  GRANDE- RWIERE  (la).-  Dixième  section  ru- 
rale de  la  commune  de  Jérémie,  arrondissement  de  la  Grand' 
Anse.  Ecole  rurale.  Chapelle.  Produit  beaucoup  de  cacao. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Marfranc  39  carreaux  de  terre,  et  for  - 
teresse,  Bourdin  30.  Il  y  a  aussi  les  habitations  :  Gros  Morne, 
Vendredi,  Fauster. 

HAUTEURS  {  les  ).  —  Ancienne  dénomination  d'une  sect.  ■ 
rurale  des  Cayes.  En  1840  il  y  avait  141  habitations  culti- 
vées en  café,  vivres  et  grains,  81  en  dépérissement.  Total 
222. 

HAUTEURS  DU  PARC  (les).  -  Ancienne  dénomination 
d'une  section  ru  raie  des  Cayes.  En  1840,  il  y  avait  123  ':a- 
bitations  cultivées  en  café,  vivres  et  grains,  11  en  dépérisse- 
ment. Total  134. 

HAUTEURS  DE  CORAIL  (les).-  Treizième  section  rurale 
de  la  commune  de  Corail,  arrondissem^^nt  de  la  Grand'Anse. 
Ecole  rurale.  L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des 
fermiers  sur  les  habitations  :  Marion  5  carreaux  de  terre, 
Catherine  5,  Page  1,  et  Gros  Bassin  situées  à  la  banlieue  de 
Corail.  Siffra,  le  chef  des  piquets  de  Nippes  y  fut  arrêté 
en  Mai  1870,  exécuté  à  Jérémie  le  12. 

HAUT  FOND  BLEU  (le).  -  Cinquiène  section  rurale  de 
la  commune  de  Corail,  ai'rondissement  de  la  Grand'Anse, 

L'Etat  y  possède  des  terres  sur  l'habitation  Rossignol. 
Ecole  rurale,  il  y  a  aussi  l'habitation  Perrier.  -  En  1811  un 
bataillon  de    la  17e  commandé  par  Lafredinière   s'y  mutina 


HAUT     HENNE  13 

contre  Rigaud.  Il  se  rendit  aux  Cayes  et  attenta  aux  jours 
du  chef  de  la  scission  le  28  juin. 

HAUT  GRELANDIERE  (le).-  Quatrième  section  rurale 
de  la  commune  de  Saint -Louis  du  Sud,  arrondissement 
d'Aquin.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  Occupées  par  des  fermiers  sur 
le^î  habitations  :  Nicolas,  Fabre,  et  Azor  Mazembi  10  car- 
reaux de- terre. 

HAUT  MARTINEAU  (le).  ~  Huitième  section  rurale  de 
la  commune  de  Plaisance,  arrondissement  de  Limhé.  Elle  est 
une  subdivision  de  la  section  rurale  de  Champagne,  admise 
en  1875. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Dupérier,  2  carreaux  de  terre,  et  Picardie  3. 
Ecole  rurale.  Cette  section  rurale  est  devenue  la  6e  de  Pilate. 

HAUTE  GUINAUDÉE  (la).  -  Septième  section  rurale  de 
la  commune  de  Jérémie,  arrondissement  de  la  Grand'Anse. 
Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  de  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Girard  4caf'reaux  de  terre,  Bertrand,  Lopi- 
neau  2,  Pauvert  Mapou  5  carreaux,  Bouille,  Guinaudée. 

Elle  est  arrosée  par  la  rivière  de  la  Guinaudée. 

HAUTE  GUINAUDEE.  -  Habitation  située  dans  la  corn 
mune  de  Jérémie.  On  y  accède  par  une  rampe  taillée  dans 
le  roc  vif,  qui  a  dû  coûter  bien  des  sueurs  et  des  exercices 
de  patience.  D'un  côté,  le  précipice  vertigineux;  de  l'autre, 
la  masse  granitique  qui  surplombe,  rempart  inexpugna- 
ble où  croissent  chétives  quelques  lianes  sur  une  légère  cou- 
che d'humus. 

Cptte  habitation  appartient  à  Mr.  Fleury  Sanon. 

HAUTe;  ET  BASSE  RIVIERE  A  CHARLES.-  Deux  ha- 
bitations situées  dans  la  commune  de  Jérémie.  Deux  belles 
chapelles. 

HAUTE  VOLDROGUE  (la).-^  Cinquième  section  rurale 
de  la  commune  de  Jérémie,arrondissement  de  la  Grand'Anse. 
Elle  est  une  subdivision  de  la  section  rurale  de  la  Basse  Vol- 
drogue,  admise  en  1875.  Ecole  rurale. 

HAUTY.  —  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Mahotière,  commune  de  Port-de-Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

HAVAVA.—  Ancienne  section  rurale  de  la  commune  de 
Moca.  En  1840  on  y  comptait  plus  de  80  habitations;  elle 
offrait  une  riche  culture  de  denrées. 

HENNE.—  Voyez  :  Baie  de  Henné. 


14  HEN     HER 

HENRIQULLLE.  -  Autre  nom  de  l'Etang  Salé.  (Voyez  ce 
Mot). 

HENRÏQUILLE.—  Commune  nouvellement  érigée  du  dis- 
trict de  Barahona,  République  Dominicaine.  En  1883  un  ou- 
ragan y  fit  de  grands  dommages. 

HENRY.—  Habitation  siti^ée  dans  la  4ème.  section  rurale 
du  Haut  de  St.  Marc,  corrmune  de  St.  Marc. 

HENRY. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Grand  Cahos,  commune  de  la  Petite  Rivière  de    l'Artibonite. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  Jes  fer 
miers. 

HENRY.  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Plaine  d'Orange,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  déterre  occupé  par   un    fer 
mier. 

HENRY  STOCK.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Marre  à  Savon;  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

HENRY.  —  Rivière  de  la  commune  du  Cap-Haitien,  à  la- 
quelle aboutit  la  limite  S.  0.  de  cette  commune  en  partant  du 
deuxième  carrefour  de  l'Habitation  Boudin.  En  ce  point  le 
Cap-Haitien  confine  avec  le  Quartier  Morin.  La  ligne  de 
séparation  (rive  gauche)  se  dirige  toujours  au  Sud'Ouest  jus- 
qu'au carrefour  de  Perdu  Midi.— 4e.  section  rurale  du  Cap- 
Haitien. 

Les  3e.  et  4e.  sections  rurales  de  la  Petite  Anse  et  de  la 
rivière  Henry  commencent  au  pont  de  la  rivière  du  Haut. du 
Cap,  rive  droite,  et  finissent  à  la  rivière  Henry, 

HERBES  DE  GULNEE.-  Poste  avancé  de  la  ligne    fron 
tièrede  l'arrondissement  de  Jacmel,    commune    de   Grand 
■Gosier,  située    entre  les  deux  Républiques    h  :itienne  et  do- 
minicaine. 

HERBE  DE  GUINEE.-  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Savane  à  grande  commune  de  Maissade,  arrondi-^- 
sement  de  Hinche,  de  72  carreaux  de  terre,  appartenant  à 
Elise  Jn- Marie  Doucét. 

HERICOURT  (d'). Grande  Place.-  Habitadon'située  dans 
la  section  rurale  du    Bas  de  l'Anse,  commune  de     Lifnona  le 

L'Etat  y  possède  30  ca»^reaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers;  et  50  carreaux  inoccupés. 

En  1790  Toussaint  Louverture  accompagnant  Rigaud  dans 
sa  voiture  auprès  de  l'agent  du  Directoire  Hédouville  au 
Cap  s'arrêta  sur  cette  habitation.  Louverture  réunit  les    ha- 


HERI     HERL  15 

bitants  et  leur  présenta  Riçaud  comiiie  un  des  plus  ardents 
défenseurs  de  la  liberté  des  noirs,  conane  son  successeur  na- 
turel. 

HERICOURT  (d')  Retite  Place,-  Habitation  située  dans 
la  section  rurale  du  Bas  de  l'Anse,  commune  de  Limonade. 

L'Etat  y  possède  44  carreaux  de  ^erre  occupés  par  des  fer- 
miers, et  50  innocupés. 

En  Octobre  1798,  Toussaint  Louverture  y  rencontra  Moïse 
couvert  de  poussière,  en  chaoeau  de  paille,  et  presque  nu, 
après  sa  fuite  du  Fort  Liberté,  d'oià  il  avait  été  chassé  par 
Manigat,  à  l'instigation  d'Hédouville. 

En  octobre  180L  après  avoir  reprimé  l'insurrection  de 
iMoïse  au  Limbe  et  au  Port  Margot,  Toussaint  se  transporta 
sur  l'habitation  d'Héricourt  où  Christophe  vint  lui  rendre 
compte  de  ses  opérations.  Le  général  Moïse,  comptant  sur  la 
générosité  de  son  oncle,  se  présenta  à  d'Héricourt.  Sa  con 
fiance  le  perdit.  Toussaint  lui  ordonna  de  garder  les  arrêts 
sur  l'habitation.  Il  fut  plus  tard  conduit  à  Port-de  Paix  où 
il  fut  jeté  dans  le  cachot  du  Grand  Fort. 

Toussaint  partit  d'Héricourt  pour  le  Cap.  Quand  il  parvint 
sur  les  hauteurs  de  cette  ville,  il  fît  e  ^terminer  une  centaine 
de  cultivateurs  qui  avaient  pris  part  à  la  révolte. 

HERICOURT  (d')  Petite  Place. -^  Habitation  située  dans 
la  section  rurale  du  Morne  Rouge  commune  de  la  Plaine  du 
Nord. 

L'Etat  y  possède  50  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

En  Septembre  1802,  lors  de  l'insurrection  des  bandes  d'in- 
dépendants dans  le  Nord,  le  général  Leclerc  y  établit  son 
quartier  général.  Pauline  Bonaparte,  sa  femm.e  y  fit  don  à 
Pétion,  ainsi  qu'à  la  plupart  des  officiers  de  la  18e.  coloniale 
qu'il  commandait  de  toutes  sortes  d'objets  indispensables 
à  des  hommes  en  campagne. 

Le  14  Octobre  1802,  Pétion,  après  avoir  pris  les  armes 
au  Haut-du  Cap  contre  Jes  français,  se  rendit  au  Morne  Rou- 
ge, et  delà  gagna  l'habitation  d'Héricourt,  dans  l'intention 
de  se  diriger  vers  l'Ouest  s'il  ne  pouvait  s'entendre  avec  les 
chefs  des  bandes  insurgées  du  Nord.  Tout  à  coup  Petit  Noël 
Prière,  l'un  des  chefs  de  ces  insurgés,  sortant  des  mornes  de 
la  Soufrière,  envahit  l'habitation  d'Héricourt  avec  toutes  ses 
bandes,  et  menaça  Pétion  de  lui  livrer  combat.  Pétion  par- 
vint à  le  gagner  à  sa  cause. 

HERICOURi'  (d').--  Voyez  Dericourt. 

HERLiN.  -  Habitation  située  dans  la  commune  des  Côtes 
de  fer. 


16  HER    HID 

HERMANOS.—  Voyez  :  Nueves  Hermanos. 

HERMITAGE  (!')•—  Troisième  section  rurale  de  la  com- 
mune d'Aquin.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  et 
non  occupées  sur  l'habitation  :  la  Poterie. 

HERMITaGE  (T).—  Haoitation  caféière  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  la  Brésilienne,  commune  de  Bainet. 

L'Etat  y  possède  38  carreaux  de  terre  occupées  par  des 
fermiers. 

HERMITE  (1').—  Septième  et  dernière  section  rurale  de 
la  commune  de  St-. Michel  du  Nord,  arrondissement  de  la 
Marmelade.  Ecole  rurale. 

Elle  est  une  subdivision  de  la  section  rurale  de  Lacrida, 
admise  en  ]875. 

HERMITE  (1').—  Petite  rivière  située  dans  l'arrondisse- 
ment de  Mirebalai?.  Une  des  limites  de  cet  arrondissement 
se  dirige  de  la  source  de  la  rivière  Toraonde  au  confluent 
des  rivières  l'Hermite  et  Guayamuco. 

HERMITE  (T).  -  Ancienne  section  rurale  de  la  commune 
de  Moca.  En  1840  on  y  comptait  plus  de  40  habitations  bien 
cultivées  en  tabac,  café,  canne  à  sucre  et  vivres  de  toutes 
sortes. 

HERMITE  (!').  -Section  de  la  coainane  deSt.-Michel  de 
l'Atalaye.  Le  15  Mai  1919,  le  détachement  de  gendarmerie 
d'Haiti  dont  faisait  partie  le  gendarme  sergent  Elie  Cantave, 
fut  attaqué  par  des  bandits  en  nombre  supérieur.  Cantave 
fut  blessé  et  fut  décoré  de  la  médaille  militaire  le  23  Juin 
1919  par  le  Président  Dartiguenave. 

HERVÉ.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Grande-Montagne-Roue-Cabrouet  No.  1er.,  commune  de 
Verrettes. 

L'Etat  y  posssède  8  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

HESSE.  —  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  Caracol,  commune  du  Trou,  appartenant  à  l'Etat. 

Contenance  indéterminée. 

HESSE.  -  Habitation  et  quartier  dépendant  de  Grand- 
Goâve. 

HIBBERT.  -  Fort  situé  à  Miragoâne,  qu'il  domine.  A  été 
occupé  par  les  troupes  du  Gouvernement  lors  de  l'insurrec- 
tion de  Boyer  Bazelais  en  1883. 

HIDALGOS  (los).-  Montagne  dépendant  de  la  chaîne  de 
Monte-Christ,  haute  de  425  mètres. 


H^G    HIG  17 

HIGUA  (la).—  Montagne  dépendant  de  lachaine  du  Cibaa. 
Hauteur  1219    mètres.  • 

HIGUERO  (el).—  Petite  rivière  qui  se  jette  à  gauche  dans 
l'Isabelle,  province  de  Santo- Domingo. 

HIGUERA  (la).—  Montagne  de  la  République  Dominicaine 
dépendant  de  l'Hilera  Central.  Hauteur  1200  mètres. 

HIGUÈRA-  la).-  Rivière'  tributaire  de  la  '  Maguana  (  St.- 
Jean). 

HIGUEKOS  (los).—  Poste  avancé  haïtien  de  la  ligne  fron- 
tière de  l'arrondissement  de  la  Marme'lade. 

Il  n'est  pas  rare  de  trouver  sur  la  frontière  des  postes  et 
des  habitations  portant  des,  noms  espagnols  C'est  que  dans 
ces  parages  tout  le  monde,  haitiens  et  dominicains  parlent 
espagnol  et  créole. 

M IQUERITO.  —  Hameau  près  d'Azua  où  se  trouvent  des 
sources  de  pétrole. 

HIQUEROCOPADO.- Habitation  située  entre  Sto.-Do- 
mingo  et  Seybo. 

HIGUEY  (el). —  Rivière  tributaire  à  gauche  du  Nisao. 

HIGUEY,.ou  SALVALEON  DE  HIGUEY.—  Commune  de 
la  province  de  Seibo,  République  Dominicaine.  8.000.  habi- 
tants. Le  Village  est  situé  as5,ez  près  de  la  rivière  de  la  Yûna 
quia  son  embouchure  dans  la  baie  de  Higuey.  C'est  près 
de  cette  emboubhure  qile'se  trouve  l'embarcadère  pour  les 
derrées  de  cette  commune.  La  distance  de  Port-au-Prince 
est  de   150  lieues. 

Higuey  renfjerme  une  magnifique  église  bâtie  en  pierres 
dédiée  à  Notre-Damede-Altagracia  à.  laquelle,  d'après  Mr. 
Beaubrun  Ardouin,  la  superstition  attribue  des  miracles 
étonnants.  Elle  est  représeniée,  dit-il,  dans  un  petit  tableau 
peint  à  l'huile  dans  un  cadre  en  or  massif  Sa  longueur  est 
de  un  pied  sur  dix  pouces  de  largeur.  Des  pierres  précieu- 
ses garnissent  les  quatre  faces.  La  couronne  qui  orne  la  tête 
de  la  Vierge  est  aussi  en  or  et  garnie  des  pierres  les  plus 
fines  et  de  toutes  les  espèces. 

La  superstition  veut  que  ce  tableau  ouvrage  de  l'homme, 
fut  découvert  sous  un  oranger,  et  qu'ayant  été  transporté  à. 
Santo-uomingo,  il  s'en  retout  na  une  nuit  à  Higuey  sous  le 
même  oranger,  ce  qui  obligea  d'en  faire  une  copie  que  l'on 
voit  dans  une  chapelle  de  la  Cathédrale  de  Santo- Domingo. 
E'ie  attribue  à  cette  vierge  la  guérison  d'une  infinité  de  maux 
résultant  de  maladies  chroniques  qui,  quelquefois  ont  été 
réellement  guéries  par  une  forte  transpiration  obtenue  à 
l'aide  d'un  exercice  considérable  que  font  la  plupart  des 
pèlerins  qui,  partant  de  tous  les  points  de  l'île,    font  à  pied 


18  ^ 

cette  routé'de  plus  de  cent  lieues.  La  vierge  ne  secon'ente 
pas  de  guérir  les  maux  de  l'huiianité  soufft'itite  ;  eile  ac- 
corde de  plus  des  grâces  à  qui  sait  l'implorer  avec  ferveur 
et  remplir  le  vœu  qu'une  déplorable  crédulité  porte  à  faire 
dans  des  circonstances  de  bonheur,  ou  pour  obtenir  la  fixité 
d'un  tendre  sentiment  que  l'on  craint  de  voir  se  diriger  sur 
un  autre  objet.  Aussi,  chaque  année,  le  25  janvier,  un  nom- 
bre considérable  de  pèlerins  se  rendent  à  Higuey.  Il  y  a  plus 
de  pèlerines  que  de  pèlerins  parmi  ses  visiteurs.  Mesurant  la 
bonté  de  la  divinité  sur  les  faiblesses  de  l'humanité,  ils  n'y 
vont  jamais  sans  apporter  de  riches  offrandes  qui  sont  re- 
mises au  prêtre  desservant  de  l'église,  dépositaire  désinté- 
ressé de  tous  les  dons  faits  à  la  Vierge  et  interprète  des 
vœux  qu'on  lui  adresse  et  des  grâces  qu'elle    accorde. 

Pour  être  admis  à  l'église,  lorsqu'on  vient  y  faire  un  vœi, 
il  fautfaire  chanter  une  messe  que  l'on  pai-*, dit-on,  (louze 
gourdes  au  moins.  Pour  obtenir  la  faveur  de  l'adoration  d  ^ 
la  Vierge,  encore  une  autre  messe  qu'il  faut  aussi  payer. 
Souvent  la  vierge  se  montre  fâchée  contre  ses  adorateurs  : 
alors  elle  devient  invisible  pour  les  pèlerins,  ou  bien  elle  pa- 
raît avec  un  visage  colère,  d'autres  fois  la  revoyant  si  elle  a 
des  peines.  Ce  changement  de  figures  qui  en  impose  aux  cré- 
dules s'obtient  à  l'aide  des  différents  jeux  de  tableaux  pla- 
cés à  l'église. 

Les  productions  de  cette  commune  dont  le  terroir  est  d'une 
grande  fertilité  sont  du  café,  du  sucre,  du  coton,  des  bois  d'a- 
cajou, des  bestiaux,  cuirs  et  peaux.  Min^s  d'argent  et  d'étain, 
la  2ème.  en  exploitation .  En  1824,  le  Président  Boyer  y  fit 
diriger  un  grand  nombre  d'immigrants  cultivateurs  améri 
cains  de  la  race  noire.  En  1840  cette  commune  avait  317  ha- 
bitations bien  cultivées  en  café,  en  vivres  de  toutes  espèces, 
107  en  vivres  et  légumes,  76  en  cannes  à  sucre,  17  battes. 
Total  517.  La  garnison  se  compose  d'un  bataillon  :  le  Salva- 
leon. 

Le  premier  citoyen  qui  ait  représenté  la  commune  d'Hi- 
guey  à  la  Chambre  des  représentants  à  Port-au-Prince  lors 
de  la  réunion  de  l'Est  à  la  république,  fut  F.  Travieso. 

La  baie  d'Higuey  se  trouve  entre  le  cap  Espadaet  le  Faux- 
Cap,  l'île  de  la  Saône  se  trouve  dans  cette  baie,  (Voyez  :  Baie 
de  Higuey.  ) 

Le  Monte  Martin  et  Casimiro,  les  Lomas  del  Hato,  la  Loma 
Cierro,  le  Cerro  Gordo  et  le  Monte  Hilo  de  la  Guarda  Raya, 
tous  dépendants  du  Cibao,  sont  situés  derrière  Salvaleon  de 
Higuey.  Au  Loma  Penasco  existe  une  riche  mine  d'étain  ex- 
ploitée autrefois  par  les  Indiens. 

Histoire.—  L'Etat  de  Higuey  était  un  des  cinq  cacicats 
ou  royaumes  d'Haiti,  lors  de  la  découverte    de  l'île.  Il  avait 


HIG    HIG  19 

sa  capitale  dans  ce  lieu  si  renommé  par  la  superstition.    Le 
cacique  Cayacoa  le  tenait  sous  sa  domination. 

En  1505  et  en  1506  une  insurrection  éclata  dans  ce  villa- 
ge. Ovando,  alors  gouverneur  pour  l'Espagne,  fit  marcher 
400  espagnols  contre  les  indiens  qui  furent  exterminés.  Es- 
quibel  construisit  alors  un  fort>dans  le  bourg. 

Un  détachement  de  la  Guardia  National  Dominicana,  com- 
mandée par  des  Marines  des  Etats-Unis,  tua  3  bandits  domi- 
nicains dans  une  échauffourée  près  de  Higuey,  le  9  Septem- 
bre 1918.  La  Guardia  ne  souffrit  d'aucun  accident 

HIGUEY.-^-  La  commune  est  divisée  en  19  sections  et  con- 
tient 1388  groupes  de  maisons  dans  les  campagnes,  2  écoles 
rurales.  Population  7.143  habitants.  La  ville  elle  même  abri- 
te dans  463  maisons  une  population  de  1368  habitants  avec 
10  édifices  publics  et  5  écoles. 

Un  mouvement  agricole  v^.'y  manifeste  depuis  quelque 
temps  en  faveur  de  la  canne  à  sucre,  cacao  et  du  café. 

(Peuple  du  16  Juin  1894) 
HIGUEY.-  (Nouvelliste  du  5  Août  1922) 

MANIFESTATION  A  STO.- DOMINGO 

MGR.   KeRSUZAN  y   PARTICIPERA 

Le  15  de  ce  mois  aura  lieu  à  Santo-Domingo,    capitale  de 
la  République  Dominicaine,  une  grandiose  manifestation  re 
ligieuse  qui  doit  avoir  uii  cachet  tout  spécial. 

Depuis  le  temps  de  Christophe  Colomb  il  existe  dans  le 
Cibao  une  image  miraculeuse  de  la  Vierge  Altagrâce  qui 
est  l'objet  de  nombreux  pèlerinages  jusqu'à  nos  jours.  On  dit 
même  que  Soulouque,  inquiet  du  grand  nombre  des  pèle- 
rins haitiens  qui  se  rendaient  en  Dominicanie  favorisa  les 
pèlerinages  à  Saut  d'Eau  ou  Ville  Bonheur. 

Les  Dominicains  ont  décidé  de  transporter  l'image  du  Ci- 
bao dans  la  cathédrale  de  Santo-Domingo.  A  l'aide  d'une 
souscription  publique  des  fonds  ont  été  recueillis  pour  avoir 
deux  anges  en  or  massif  et  une  couronne  en  pierre  précieu 
ses  pour  encadrer  et  couronner  l'image.  Cette  grande  céré- 
monie aura  lieu  le  15  Août,  A  cette  occasion  le  Pape  a  délé- 
gué une  commission  spéciale  pour  le  représenter;  elle  est 
composée  de  l'Archevêque  d'Amiette,  Mgr.  LeiteMe  Vasco- 
nisellos,  de  Mgr.  Vizile  et  de  Mgr.  Campa,  Chevalier  de  l'É- 
charpe  et  de  l'Epée.  Toutes  les  Iles  avoisinantes  enverront 
des  délégués  àcetto  fête;  c'est  Mgr.  Kersuzan  qui  représen- 
tera l'Eglise  d'Haiti;  il  part  le  12  courant  et  sera  l'hôte  du 
Ministre  d'Haiti  à  Santo  Domingo. 

Puisse  la  Vierge  Altagrâce  apporter  à  nos  voisins  de  l'Est 


20 

ce  que  nou?  souhaitons  pour  eux,    ce  que  nous  souhaitons 

pour  nous. 

* 
■"  *  * 

FETE  DE  N .  D.  D'ALTAGRACE    A  SANTO-DOMINGO 

La  fête  du  couronnement  de  Notre-Dame  d'Altagrâce,  or- 
ganisée par  Monseigneur  Nouël,  a  eu  à  Santo-Domingo  un 
éclat  triomphal.  Cette  Vierge  qui,  depuis  trois  siècles  est  à 
Higuey  l'objet  de  la  vénération  confiante  des  Dominicains, 
a  reçu  lei  15  et  16  août  1922,  un  hommage  grandiose  et  dont 
vibre  encore  la  Capitale  de  la  République  voisine. 

Un  triduum  prépara  les  consciences  à  la  splendide  majes- 
té de  cette  manifestation  religieuse. 

15  Août  !  Santo-Domingo  se  réveille  au  son  des  cloches  ide 
toutes  les  églises  et  à  la  voix  du  canon.  A  9  heures  du  ma- 
tin; le-  Clergé,  les  Seigneurs  de  Vosconcellos,  archevêque  de 
Damiette,  délégué  extraordinaire  de  Sa  Sainteté  Pie  XI,  Rin- 
con  de  Gonzalès,  archevêque  de  Caracas  (Venezuela),  F.  M. 
Kersuzan,  évêque  du  Cap-Haitien,  Vuyisteke,  évêquedeCu 
raçao,  Virili,  de  la  Congrégation  des  Rites,  l'archevêque  de 
Santo-Domingo^  le  vicaire  général  de  l'évêque  de  Porto  Rico 
font  leur  entrée  solennelle  dans  la  Cathédrale.  L?-?  autorités 
civiles  et  militaires,  les  corps  diplomatique  et  judiciaire,  des 
invités  de  marque  occupent  line  partie  de  ^a  grande  nef. 
Après  le  chant  de  Tierce,  la  messe  pontificale  est  célébrée 
par  Mgr  Vosconcellos,  délégué  du  Souverain  Pontife;  et 
chantée  en  musique,  par  un  chœur  de  dames  et  de  jeunes 
filles,  A  l'élévation,  salves  d'artillerie.' A  la  fin  da  la  m^^se, 
vers  midi,  bénédiction  papale. 

Dans  l'après-midi  la  procession  du  couronnement  porte  à 
son  comble  l'allégresse  populaire.  Le  cortège  s 3  fo^mesur  la 
place  de  la  Cathédrale,  magnifique,  incalculable;  il  couvre 
plusieurs  centaine.-!  de  mètres.  Evêques  et  Clergé  précèdent 
l'image  de  la  Vierge  miraculeuse  m  )ntée  sur  un  char  auto 
mobile  tout  doré  et  très  chargé  d'ornementations  et  de 
fleurs.  La  procession  se  déroule,  s'avance.  L  âme  dominicaine 
vibre,  éperdue  :  "  Viva  la  Altagracia  !  Viva  la  Aliagracia  !  " 
Des  balcons,  des  fenêtres,  des  toits  de  partout,  montent  les 
vivats  enthousiastes  d'un  peuple  qui  ne  veut  p  s  nourir  et 
qui  croit  à  la  justice  vengeresse  de  Dieu. 

Tableau  de  Notre-Dame  et  couronne  d'or  sont  p  irtéi  sur 
l'estrade  l'autel  de  qu'entourent  les  évêques  en  crosse  et  en 
mitre.  L'immense  foule,  les  yeux  fixés  sur  la  s  linte  Image 
ne  se  contient  plus  quand  le  délégué  du  Papa  pose  sur  le 
front  de  l'adorable  protectrice  du  nejpli  doninicain  la  cou- 
ronne d'or  rutilante  de  pierrerie.  Un  prêtre  a  i  milieu  de  To- 


2] 

"> 

vation  attendrie  de  la  multitude,  prend  l'image  sainte  et  la 
reporte  sur  son  char;  et  la  procession  reprend  sa  marche 
triomphale  vers  la  Cathédrale  dont  la  place  et  les  quartiers 
avoisinants  sont  magnifiquement  éclairés.  Le  spectacle  est 
féerique  au  retour  de  Notre-Dame  à  la  Basilique;  l'harmonie 
de  cloches,  l'aUégresse  des  fanfares,  la  voix  du  canon,  tout 
contribue  à  faire  de  cette  jo'urnéa  de  splendeur  éblouissante 
une  extase  indescriptible. 

Le  lendemain,  16  août,  fête  nationale  de  la  U  )minicinie, 
l'enthousiasme  du  peuple  dominicain  atteint  au  délire.  La 
cérémonie  religieuse  et  pat^-iotique  se  termine  à  midi. 

Dans  la  soirée,  ostension  des  restes  de  Christophe  Colomb 
dont  l'artistique  mausolée  se  trouve  à  l'inférieur  de  la  Ca- 
thédrale, en  face  du  portail  de  la  grande  entrée.  Archevê- 
ques et  Evêques  défilent  devant  la  châsse. 

GuÊRisoN  Miraculeuse 

Pour  ceux  qui  doutent  des  miracles,  nous  extrayons  de 
la  lettre  du  docteur  Coradin  adressée  de  Macoris  le  21  Août 
1922  à  Monseigneur  Luis  A.  de  Mena,  Gouverneur  éclésias- 
tique,  et  parue  dans  l'édition  de  notre  confrère  Le  Matin 
ces  passages  suivants  : 

*'  Monsieur  Elie  Contin  était  paralytique,  depuis  déjà  18 
mois,  il  avait  été  traité  par  différents  collègues  sans  avoir 
obtenu  aucune  amélioration.  Il  était  impotent  la  science  était 
vaincue  en  présence  de  ce  cas  si  difficile  et  rebelle  à  tout 
traitement.  Moi  seulement,  je  lui  avais  appliqué  plus  de  200 
injections. 

Et  hier  quand  la  Vierge  était  reconduite  processionnelle- 
ment  de  Hato  Mayor  à  Seybo,  elle  fut  conduite  à  la  maison 
de  Monsieur  Contin  sur  la  prière  des  amis  de  celui-ci  et  oh  ! 
Mystère  !  Contin  embrasse  le  tableau  de  la  Vierge  et  s'écrie 
"  Oh  Vierge  de  la  Altagracia,  inocule  en  moi  le  baume  divin 
avec  lequel  Tu  as  relevé  tant  de  malades,  illumine  la  science 
pour  qu'elle  puisse  me  rendre  la  santé  pour  que  je  puisse 
être  utile  à  mes  enfants  et  à  ma  famille  et  si  ce  n'est  pas 
possible,  que  ta  très  sainte  volonté  se  fasse". 

Au  moment  où  le  père  traversait  le  seuil  de  la  porte  de 
la  chambre  de  Contin  avec  le  tableau  de  la  Vierge,  pour  se 
mettre  de  nouveau  en  route,  Contin  s'élance  de  son  lit  et 
sort  en  marchant  vers  la  rue,  après  l'image  de  la  Vierge. 
Quelle  grande  et  inexplicable  chose   ! 

Il  paraissait  Lazare  quand  Jésus  lui  dit  :  Lève-toi  et  mar- 
che. Dès  aujourd'hui  Monseigneur,  je  me  soumets  avec 
obéissance,  je  suis  vaincu  ^t  je  m'incline  avec    respect  de- 


22  HILE    HINC 

vant  l'image  de  Notre  Dame  de  la  Altagracia,   reconnaissant 
sa  grandeur    et  sa  sagesse. 

J'ai  laissé  ce  matin  Monsieur  Contin  parfaitement  bien, 
faisant  ses  préparatifs  pour  partir  pour  Higuey  pour  remplir 
sa  promesse. 

fin  enregistrant  le  fait,  nou^  devons  reconnaître  notre  pe- 
titesse ou  notre  faibJesse  et  rendre  grâce  à  Dieu,  comme  l'a 
fait  le  Docteur  Coradin.  Notre  incrédulité  ou  notre  ironie  ne 
peut  diminuer  en  rien  sa  toute-puissance. 

(  "  Nouvelliste  "  du  28  Septembre  1922.  ) 

HILERA  CENTRAL.-  Montagne  du  centre  du  Cibaa  dont 
fait  partie  le  mont  Banilejo.  dans  la  République  Dominicai  - 
caine.  Le  Sillon  de  la  Vinda  se  trouve  sur  le  versant  méri- 
dional. Les  monts  Media  Cara  et  los  Muertos  s'y  trouvent. 
L'Ozama  y  prend  sa  source.  L'Hiîera  central  a  100  mètres  de 
long,  traverse  la  province  de  Sto. -Domingo  de  l'E.  au  S.  S.  O, 
Le  Cucuruchio  2255m,. 

HILOde  la  GUARDARAYA.-  Montagne  dépendant  du 
Cibao  derrière  Salvaleon  de  Higuey. 

HIL0SDALG0S.(E1  camino  de).  —Chemin  qui  mène  d'Isa 
belle  à  Maimon  le  long  de  la  vallée  de  la    rivière   Guaja  Ca- 
nes, pa.-îse  à  travers  une  colline  escarpée  dans  la   plaine  du 
Yague.  Colomb  et  ses  compagnons  le  traversèrent   les   rre 
miers.  C'est  pourquoi  la  postérité  lui  donna  ce  nom. 

HIMBAU.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Grand  Boucan  commune  de  la  Plaine  du  Nord, 

L'ultat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

HIMBAU,  Grande  Place.--  Habitation  inoccupée  située 
dans  la  commune  de  la  Plaine  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers . 

HIMBAU,  Petite    Place.—    Habitation   inoccupée   située 
dans  la  commune  de  la  Plaine  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

Ces  trois  habitations  forment  une  seule  propriété. 
HINC  ADO,-    Voyez  Palo  Hincado. 

HINCHA.  —  Rivière,  ancienne  tributaire  de  la  rivière  La- 
porte.— Arrondissement  de  Hinche.  36e,  régiment  d'infante- 
rie (loi  du  10  Septembre  1890.) 

HINCHF.—  Arrondissement  niilitaire  dépendant  d'abord 
du  département  de  l'Artibonite  ayant  2  communes  :     Hinche 


-  23  - 

chef-lieu,  et  IVIaissade.  Il  fut  créé  le  3  Juillet  1883  par  le  gou- 
vernement provisoire  du  Nord. 

Les  mines  de  charbon  de  terre  de  cet  arrondissement  ont  été 
concédées  à  Mr.  R.  Gardère  en  1905  (Moniteur  du  5  Octobre 
1905).  La  loi  du  31  Août  1906  rattache  cet  arrondissement  au 
Département  du  Nord.  (  Moniteur^du  8  Septembre  1906) 

HINCHE.  -  Commune  de  5e.  classe  de  l'arrondissement 
de  Hinche,  chef  lieu  de  l'arrondissement  de  son  nom. 

Elle  comprend  12.000  habitants  dans  cinq  sections  rurales 
qui  sont  : 

La  1ère  de  Joinaria,  2ème  de  Mamon,  3ème  de  Marango, 
4ème  de  Aguahidionde,  5ème  de  Cerca. 

Il  y  a  les  postes  de  Grabahal,  et  de  Lospalite. 

11  y  a  en  moyenne  par  an  360  naissances,  100  décès  et 
60  mariages.  L'arrondissement  a  12000  âmes.  Les  habitants 
s'appellent  les  Hinchois. 

Distance  légale   de  la    capitale  :  130    miles.     Chemin    de 
fer  des  Gonaives. 

C'est  un    des  établissements    les    plus  anciens  des  espa- 
î^nols,  dans  l'ile.  En  1504,  il  était  déjà  considérable.   Le   vil 
lagy  étciH.  ensuite  devenu  une  ville  qui  comptait  500  maisons. 
'n  1720,  elle  n'en  avait  que  120.  Aujourd'hui  c'est  un  village 
i';r;r,  ia  population  a  beaucoup  augmenté  depuis  1822,    par 
établissement  de  battes  fondées  sur  son  territoire  par  des 
citoyeris  des  départements  de  l'Ouest,  de  l'Artibonite  et  du 
Nord.  La  vallée  de  Goâve  où  il  est  situé  est  très   favorable 
à  l'élevage  des  bestiaux;  les  nombreuses  rivières  qui   l'arro- 
sent, et  surtout  le  Guayamunco  sur  le  bord    duquel  Hinche 
est  placé,  rendent  ce  territoire  très  fertile.  Ses    bois   d'aca- 
jou, sont  transportés  à  la  Grande  Saline     par  le  fleuve  de 
l'Artibonite, 

Belles    terres  argileuses  et  acreuses  répandues  partout. 

Culture  de  café,  de  coton  et  de  vivres  de  toutes  sortes. 

En  1824,  le  président  Boyer  y  fit  diriger  cent  immigrants 
cultivateurs  américains  de  la  race  noire. 

Kaolin,  diamant,  jaspe,  porphyre,  albâtre. 

Le  Tribunal  de  Paix  de  Hinche  relevait  d'abord  de  la  ju- 
ridiction du  Tribunal  Civil  des  Gonaives  puis  du  Tribunal 
Civil  du  Cap.  La  garnison  se  compose  du  36e.  régiment  d'in- 
fanterie de  ligne  d'une  compagnie  d'artillerie  (de  Marmela- 
de )  d'une  compagnie  de  police  administrative,  de  la  garde 
nationale  à  pied  et  à  cheval  et  de  la  police  rurale. 

La  fête  patronale  se  célèbre  le  8  décembre,  le  jour  de  l'Im- 
maculée Conception,  En  1892  l'Etat  donna  $  50()  pour  répa- 
rer l'Eglise. 


-24  - 

L'Etat  possède  dans  ce  village  73  emplacements  occupés 
par  des  fermiers  dans  les  rues  du  Rivage,  du  Calvaire,  rues 
Léon,  St.- Michel  ;  de  plus  20  emplacements  non  occupés  si- 
tués rues  du  Rivage,  du  Calvaire,  Cassagnol,  Léon  et  St- 
Michel. 

La  route  de  Hinche  àSt.-Michel  du  Nord  et  aux  Gonaïves 
mérite  d'être  toujours  bien  entretenue  pour  faciliter  le  trans- 
port des  produits  de  l'intérieur  avec  le  port  devenu  le  plus 
voisin  des   Gonaïves. 

La  poste  arrive  de  Port-au-Prin'3e  par  St. -Michel  et  Mi- 
rebalais  le  lundi  soir,  et  repart  pour  les  mêioes  destinations 
|e  mardi  matin. 

La  loge  de  l'Orient  de  Hinche,  relevant  du  Gran:l  Orient 
d'Haïti,  se  nomme  la  Philadelphe  No.  34. 

Elle  n'a  pas  dé  membres. 

Le  Conseil  Communal  ne  s'administre  pas  sans  le  secours 
de  l'Etat. 

Hinche  est  séparé  de  Vallière  par  une  crête  de  montagne 
qui  sert  de  limite  au  S.  à  l'arrondissement  du  Trou,  jusqu'à 
venir  reconnaître,  vers  la  Source,  la  limite  de  l'arrondisse- 
ment de  la  Grande-Rivière-du-Nord.  Cette  commune  n'a  été 
admise  à  fournir  un  député  à  la  Chambre  des  représentants 
à  Port-au-Prince,  qu'après  le  départ  du  Président  Boyer,  en 
1844.  Les  plaines  de  Hinche,  de  St.-Jean,  et  de  Banica,  appe- 
lées Vallée  de  St.- Thomas  ou  de  Goâve,  ont  £00  lieues  carrées 
de  surface. 

Dans  la  séance  du  12  Novembre  1888  de  l'Assemblée  Cons- 
tituante, le  constituant  St. -Fleur  Pierre,  de  Vallière,  pro 
posa  de  faire  de  Hinche  un  arrondissement  relevant  du  dé- 
partement de  i'Artibonite.  En  même  temps,  le  Gouverne- 
ment provisoire  du  Nord  consacra  une  disposition  analogue 
et  créa  définitivement  l'arrondissement  militaire  de  Hinche 
avec  Hinche  pour  chef-lieu  et  Maïssade  pour  commune.  Cet 
arrondissement  relève  des  finances  des  Gonaives.  Il  appar- 
tient à  la  4ème.  classe.  Les  écoles  relèvent  de  l'Inspection 
scolaire  des  Gonaives. 

Histoire.—  C'est  à  Hinche  que  furent  arrêtés,  le  20  no- 
vembre 1790,  Vincent  Ogé  et  23  autres  de  ses  compagnons 
d'armes  après  l'insuccès  de  leur  glorieuse  levée  de  bouclier. 
De  là  ils  furent  transférés  à  Sto.-  Domingo.  J.  B.  Chavanne 
fut  arrêté  en  même  temps  à  St.-Jean. 

En  1794,  Toussaint- Lou vertu re  s'empara  de  Hinche  sur 
les  espagnols  pour  les  français. 

Par  le  traité  d'Aranjuez,  conclu  entre  la  France   et  l'Espa 
gne  en  l777,  le  territoire  de  Hinche  appartenait  à  l'Espagne, 


-  25   - 

mais  par  sa  confij^^u ration  et  sa  situation,  il  ap^jartient  na 
turellement  à  la  République  d'Haïti,  puisque  ses  produits  ne 
trouvent  de  débouchés  que  sur  le  territoire  d'Haiti,  en  des- 
cendant le  cours  des  rivières  tributaires  de  l'Artibonite,  le 
grand  fleuve  haïtien.  Du  reste,  ce  territoire  a  été  conquis  en 
1808  par  le  général  Christophe  sur  les  français,  maîtres  à 
cette  époque  de  la  partie  de  l'Est.' 

Le  17  Juin  1844,  une  colonne  formée  du  régiment  et  de  la 
garde  nationale  de  la  Marmelade  enlève  Hinche  aux  Domini- 
cains oui  s'en  étaient  momentanément  emparé. 

Pendant  l'insurrection  de  Salnave  au  Cap,  en  1865,  les  vo- 
lontaires de  Hinche,  sous  le  nom  de  Casaques  bleues,  par  op 
position  aux  Chfmises  rouget,  sous   la   conduite   du   générai 
Pétion  Faubert.  firent  des  prodiges  de  valeur  dans  les   atta- 
ques du  fort  Bélair  et  de  la  ville  du  Cap. 

[,e  10  Juillet  1866,  Hinche  se  prononça  en  faveur  de  la  ré- 
bellion qui  s'empara  de  la  ville  des  Gonaïves,  mais  cette  der- 
nière ville,  ayant  fait  sa  soumission  au  général  Philippeaux, 
Ministre  de  la  Guerre  du  Président  Geffrard,  Hinche  se  ran- 
gea aussi  sous  l'autorité  du  Gouvernement,  sans  effusion  de 
sang. 

En  1888,  lors  de  l'insurrection  des  Nordistes,  Hinche  passa 
aux  insurgés.  Etroitement  acculés  à  Mamon,  ils  se  croyaient 
invulnérables.  La  vill^  fut  assiégée  par  le  général  Anselme 
Prophète,  Ministre  de  la  Guerre,  et  tomba  au  pouvoir  du 
Gouvernement  le  23  Janvier  1889.  Un  ordre  du  jour  du  gé- 
néral Prophète,  annonçant  ce  fait  d'armes,  porte  cette  date. 

Au  mois  d'Août  1915,  pendant  l'occupation  américaine,  les 
Cacos  vinrent  en  bandes  pour  piller  la  ville  de  Hinche.  Mais 
le  Commandant  de  l'arrondissement  organisa  une  force  qui 
les  mit  en  fuite  après  en  avoir  tué  un  grand  nombre. 

Le  lundi  14  Octobre  1918  dans  la  soirée,  des  bandits  ont 
attaqué  cette  villa.  Dins  l'échauffourée,  28  d'entre  eux  fu- 
rent tués  et  3  gendarmes.  L'ordre  fut  rétabli  immédiate- 
ment par  la  Gendarmerie. 

Le  2  Juin  1919,  le  Conseil  d'Etat  vota  une  loi  rattachant 
le  quartier  de  ThoTionde  à  la  commune   de  Hinche. 

Le  bourg  est  bâti  sur  un  sol  plat  au  milieu  de  savanes 
dont  les  principales  sont  à  l'E.  la  savane  Papaille  et  à  l'O. 
la  savane  Lattes.  La  vue  s'étend  au  loin,  bornée  seulement 
par  les  Cahos  var.-;  Maïssade,  à  l'O.  par  le  morne  isolé  de  Pi- 
gnon et  au  N.  E.  par  la  chaîne  de  Banica.  Plus  près  vers  le  S. 
0.  se  trouvent  les  mornes  de  Bouhon,  de  Manacla  et  des 
Abricots. 

Le  bourg  est- assez  grand,  coupé  par  des  rues  perpendicu- 


26  INQU    INQU 

laires  ;  il  affecte  la  forme  d'un  quadrilatère  presque  régulier 
dont  les  côtés  ont  de  150  à  200  mètres. 

L'église,  placée  sous  le  vocable  de  l'Immacalée  Conception 
ressemble  à  celle  de  Port-au-Prince. 

Au  N.  0.  du  bourg  coule  le  Guayamuco  (agua  mucho)  eva 
abondante. 

Sur  les  hauteurs  avoisinantes  il  y  a  de  la  houille  et  du 
Koalin. 

La  région  de  Hinche  est  désignée  comme  offrant  les  plus 
grandes  possibilités  de  gisements  pétrolifères,  d'après  le  rap- 
port d'experts  américains. 

En  1901,  L.  Gentil  Tippenhauer  publia  à  Gotha  une  étude 
sur  la  région  géographique  de  Hinche.  Le  Moniteur  du  2  Mars 
1861, 16e.  année  No.  13,  publia  un  rapport  de  M.  S.  E.  Hep- 
burn,  géologue,  au  Secrétaire  d'3tat  de  l'Intérieur  et  de  l'A- 
gricnlture,  François  Jean-Joseph,  signalant  les  lignites  non 
bitumineux  de  Hinche. 

Les  mines  de  charbon  concédées  à  Rodolphe  Gardêre,  n'a- 
yant pas  été  exploitées,  la  concession  fut  frappée  de  for- 
clusion. (  Moniteur  du  13  Février  1918  ) 

Le?)  recettes  du  Conseil  Communal,  en  1900-1901,  ont  été 
de  $  554,95. 

1921-22        18.525,14     Gourdes 
1922  23         18.370,34 
1923-24        12.300,86 
1924-25        20.976,38 
En  1924  les  Américains  ont  construit  un  magnifique  hôpi- 
tal ayant  coûté  70.000  dollars  aux  frais  de  l'Etat. 
L'inauguration  de  l'hôpital  eut  lieu  le  27  Juin  1925.  • 

L'ouverture  de  la  route  Hinche -Lascahobas  eut  lieu  le  5 
Avril  1924  en  présence  du  président  Louis  Borno, 

HINQUITTE.— Rivière  de  la  commune  de  Hinche  qui 
coule  à  l'entrée  du  bourg  de  Hinche  et  qui  reçoit  les  eau  i 
de  la  ravine  Laplatille. 

Le  bassin  houiller  de  Hinquite  .s'étend  de  Tomonde  jusqu'à 
la  rive  gauche  de    Guayamuco.  On  peut  voir  les   affleure- 
ments dans  la  ravine  de  Laspatille  tout  près  de  Hinche  et 
jusqu'à  Lasguamas.  Les  échantillon?  sont  classés  parmi    les" 
jayets. 

HINQUITTE  (la).—  Plaine  que  traverse  la  petite  rivière 
du  même    nom  dans  la  commune  de  Hinche. 

Petite  rivière  qui  se  jette  à  Hinche  dans    le    Guayamuco 

HINQUITTE.—  Les  houilles  de  Hinquitte  onc  la  prop;^:3 
té  du  jayet.  Elles  reposent  sur  un  grès  vert. 


HINOV     HONG  27 

HTNOVA  (1').^  Petite  rivière  de  la  république  dominicai- 
ne, province  de  Santiago  qui  se  jette  dans  l'Amina. 

HIRONDELLE.  -  Morne  dépendant  de  la  chaine  de  la 
Hotte   dans  la  presqu'île  de  l'Abacou. 

HÎSPANIOLA.—  (Petite  Espagne). -Nom que  donna  Chris- 
tophe Colomb  à  rile  d'Haiti  apv'ès  sa  découverte,  à  cause 
de  sa  ressemblance  avec  l'Espagne. 

Ce  nom  lui  fut  conservé  pendant  longtemps. 

HOBBER.— Rivière  tributaire  à  gauche    de  l'Artibonite. 

HOJAS  ANCHAS.  —  Petit  village  dominicain,  dépendant 
du  district  de  Puerto  Plata. 

HONDA.—  Voyez  :  Rivière  ou  Rio  Honda,  Quebrada  Hon- 
da. 

HONDURAS.-  Petit  village  dépendant  du  district  de 
Samana,  république  dominicaine. 

HONDURAS.-   Voyez  :  Hunduras. 

HONFROY.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Âurins,  commune  de  Tiburon, 

L'Etat  y  possède  |  carreau  de  terre  occupé  par  un  fermier. 

HONFROY.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Bas  de  ia  Rivière,  commune  de  Tiburon. 

L'Etat  y  possède  17  carreaux  i  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

Cette  habitation  et  la  précédente  sont  une  même  proprié- 
té située  dans  deux  sections  rurales,  contiguës  de  la  même 
commune. 

HONDO  VALLF.  —  Point  extrême,  d'après  les  documents 
dominicains,  de  ia  République  Dominicaine,  sur  les  frontières 
haitiennes  au  centre.  Voyez  Comendador. 

Hondo  Valle  se  relie  par  le  morne  Lis  Pinos  à  celui  de 
Postre-Rio. 

HONNEUR.---  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
des  Délices,  commune  de  l'Arcahaie. 

HONORAT.--  Habitation  inoccupée;  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Mare  à  Savon,  commune  de  Bombardopolis, 
appartenant  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

HONORE  LELIEVRE,-- Habitation  située  dans  la  sec- 
tion rurale   de  l'Azile,  commune  d'Aquin. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terre  occupées  par  des 
fermiers. 

HONORE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  commune  de  Plaisance. 


-28  - 

L'État  y  possède  des  terres  contenance  indéterminée. 

HOPITAL  (1')  .—  Morne  de  300  toises  d'élévation  situé  a" 
S.  E.  de  la  ville  de  Port-au-Prince.  Il  va  se  terminer  verS 
la  pointe  du  Lamentin. 

Les  deux  sections  rurales  de  Bellevue  s'y  trouvent.  On  do- 
mine Turgeau. 

En  1802  le  morne  de  l'Hôpital  était  occupé  par  Gara- 
deux,  Germain  Frère  et  Duchemin  Adam,  noirs  qui  fai- 
saient tous  leurs  efforts  pour  détourner  les  eaux  qui  en  des- 
cendent au  Port  Républicain,  en  obstruant  les  canaux.  Adam 
et  Marie-Jeanne  en  soulevèrent  les  ateliers  contre  les  fran- 
çais. 

Voyez  :  Morne  de  l'Hôpital. 

En  1812  le  président  Pétion  fit  occuper  le  Morne  l'Hôpital 
par  le  généra!  Frédéric  avec  la  12e.  et  la  garde  nationale  de 
la  plaine  pour  empêcher  l'investissement  de  Port  au-Prince 
de  ce  côté  par  les  troupes  de  Christophe.  Le  maréchal  de 
camp  Guerrier  vint  s'établir  en  face  de  Frédéric. 

HOPITAL.—  Morne  situé  dans  les  environs  de  !a  ville 
des  Gonaives.  Après  la  chute  de  Rigaud  (1800),  quand  Tous- 
saint Louverture  revint  aux  Gonaives,  après  la  victoire,  il 
réunit  dans  la  savane  du  Morne  de  l'Hôpital  74  rigaudinset 
les  fit  fusiller. 

HOPITAL.  —  Ancienne  section  rurale  de  Santiago. 
En  1840  la  culture  consistait  en  quelques  petites  pla- 
ces à  vivres  et  dans  l'élevage  des  bestiaux. 

HOPITAL.--Fort  situé  aux  Cayes.  Il  fut  bombardé  le  2 
Mai  1869  par  les  navires  de  Salnave,  mais  il  eut  le  bonheur 
de  les   repousser. 

HOPITAL.  -  Fort  situé  à  Jacmel.  Son  établissement  com 
mençaen  1794  par  l'adjudant  général  Monbrun  et  par  le 
lieutenant  colonel  Pétion.  En  1799,  lors  du  siège  de  .Jacinel 
par  Toussaint  Louverture,  Beau  vais  l'avait  armé  de  3  pièces 
de  canon  de  gros  calibre  qui  défendaient  les  avenues  de  la 
place,  depuis  Talavigue  jusqu'au  rivage. 

HOPITAL.—  Fort  situé  dans  l'île  de  ^a  Tortue,  aujour- 
d'hui démantelé.  En  Janvier  1808,  Vincente  Louis,  ayant  dé- 
barqué dans  cette  île  pour  incendier  les  établissements  des 
français,  refoula  la  garnison  dans  ce  fort  qui  fut  attaqué, 
enlevé  et  livré  aux  fiammes. 

HOPITAL.  -  Nom  d'une  rue  à  Port-de  Paix,  dans  laquelle 
l'Etat  possède  des  emplacements  occupés  par  des  fermiers. 

HOPITAL  des  PERES  (1').  -  Habitation  située  dans  la 
section  rurale  du  Haut  du  Cap,  commune  du  Cap-Haitien. 


-  29  - 

L'Etat  y  possèie  20  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fer.niers;  L?  carrefour  des  Pères  est  un  petit  hameau  voi- 
sin. 

HORC A  (la), -Village  delà  province  de  Sto-Domingo.Il  y 
a  de  l'or  partout.  Dans  les  forêts  des  trous  nombreux  de  5, 
10  mètres  de  circonférence  et  de  plusieurs  pieds  de  profon- 
deur où  le,^  Indiens  pilaient -le  sable  pour  le  laver  dans  une 
rivière  voisine. 

HORINEFTE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Crète  à  Pin,  commune  de  la  iMarmelade. 

L' Et  it  y  possède  l  can^eau  de  terra  occupé  par  un  fer- 
mie'\ 

HOSPICE,  -  Nom  d'une  rue  aux  Gonaives.  L'Etat  y  pos- 
sède un  emplacement  occupé  par  un  fermier. 

HOSTIN^—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bérault,  commune  de  Torbeck, 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

HOTAGE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Brésilienne,  commune  de  Bainet,  sur  laquelle  l'Etat  pos- 
sède 13  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fermiers, 

HOTESSE.— Voyez  :  Belle    Hôtesse. 

HOTTE  (la).  -Montagne  située  dans  la  limite  des  arron- 
dissements de  Tiburon,  des  Cayes.  des  Coteaux  et  de  la 
Grand' Anse.  (2.255  mètres).  Elle  a  pris  son  nom  d'après  sa 
forme  :  vue  de  la  Roche  à  Bateau,  elle  a  la  forme  d'une 
hotte  renversée.  Elle  se  compose  de  plusieurs  chaînes  :  la 
Cahouanne,  les  Cartaches,  le  Macaya,  les  Platons.  Lorsque 
nie  d'Haiti  parut  au  dessus  de  la  surface  delà  mer  quel- 
ques têtes  de  la  Hotte  surnagèrent  de  TOcéan,  mais  ce  fu- 
reat  les  plus  hautes  masses  du  Gibao  central  qui  se  montrè- 
rent les  premières. 

C'est  sur  sa  crête  que  se  trouve  l'habitation  Brossard  où 
Acao  se  donna  la  mort  en  1846. 

Cette  montagne  s'avance  des  Platons,  dans  l'arrondisse- 
ment des  Cayes,  et  se  termine  en  pointe  au  Cap  à  Foux  près 
de  Tiburon.  Sa  hauteur  est  égale  à  celle  du  Cibao,  2.400  mè- 
tres Elle  s'éboule  sans  cesse  avec  d'épouvantables  fracas  ce 
qui  autorise  à  croire  qu'elle  renferme  des  volcans  silencieux. 
(Jette  croyance  semble  se  confirmer  par  son  aspect  conique 
par  la  présence  à  son  sommet  de  plusieurs  enfoncements  oc- 
cupés par  l'eau,  et  par  ses  nombreuses  sources  thermales. 
La  rivière  de  'Cavaillon,  la  Grande-Rivière  des  Cayes,  la  Vol- 


-  30  - 

drogue,  la  rit^ière    des  Roseaux,  la  Grande  rivière  de  Jéré- 
mie,  la  Guinaudée  y  prennent  leur  source. 

Marbre  blanc,  grisetveiné. 

HOTTE  (La).  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Vérone,  commune  des  Anglais. 

L'Etat  y  possède  55  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 
HOUCK.--  Habitation  située  dans  la  commune  de  Torbeck- 

HOUTAN.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Boucan-Bois- Pin,  commune  des  Grands- Bois,  sur  laquelle  l'E^ 
tat  possède  10  carreaux  de  terre  inoccupés. 

HOUZARD.-^-  Habitation  située  dans  la  Commune  de 
Jean-Rabel.  L'arpenteur  Bouzon  y  a  découvert  une  mine 
d'antimoine  et  de    cuivre  en  Novembre  1878. 

HOYACE  (le). —  Morne  de  la  Commune  de  Lascahobas 

HOYE  (le).  —Troisième  section  rurale  de  la  Commune  de 
Lascahobas.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupés  par  des  fermiers  sur 
l'habitation  Savane  Perdue. 

HOYE  (la).  — Le  gouvernement  du  Président  Dartiguena- 
ve  a  donné  à  Mr.  Henri  Brisson  l'autorisation  de  prospectev 
pendant  une  année  dans  cette  section  rurale  de  la  conimune 
de  Lascahobas  pour  découvrir  des  mines  de   charbon.' 

HOYE  QUIQUITE.—  Habitation  située  dans  la  Commune 
de  Hinche. 

HOYE  SEC  (le)."-  Quatrième  section  rurale  de  la  Commu- 
ne de  Lascahobas.  Ecole  rurale.  En  1840,  il  y  avait  107  habi- 
tations bien  cultivées,  225  jardins  en  état  Qn  vivres  de  toutes 
espèces,  dont  6  cultivées  en  café,  219  en  coton  produisant 
25.450  livres,  7  petits  moulins  28  places  en  canne,  6  battes,  3 
propriétés  abandonnées. 

En  1909,  la  section  de  Hoye  Sec  fut  détachée  de  Lascaho- 
bas et  attribuée  à  Belladère. 

HUARD.—  Habitation  de  la  Section  de  l'Etang-du-Jonc, 
commune  de  Pétion-Ville. 

HUBERT.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Mire- 
balais.  Café  estimé. 

HUBERT. -Voyez  .-Thomas  Hubert. 

HUDICOURT.—  Belle  habitation  situé?  dans  la  section  ru  - 
raie  de  Berly  au  Fond  Ferrier,  à  15  lieues  de  Port-au-Prince, 
c'est-à-dire  8  à  10  heures  de  cheval.  Terrain  fertile.  Café, 
vivres  de  toutes  sortes.  Hudicourt  est  arrosée  par  une  foule 


HUGU    HYAC  31 

de  sources  qui  tombent  dans  la  Jambe-Rompue,  un  des  tri- 
butaires de  la  Gosseline.  Ecole  rurale  privée.  Population  très 
intéressante  et  religieuse.  300  habitants.  Beaux  pâturages. 
Beaucoup  de  chef- lieux  de  communes,  surtout  celles  de  créa- 
tion nouvelle,  voire  même  celles  de  4ème.  classe,  ont  moins 
d'habitants  qu'Hudicourt.  > 

HUGUES. --Habitation  située*dans  la  5e.  section  rurale  de 
la  commune  de  Port  Salut.  Bananeries  abondantes,  grains. 
Ancienne  indigoterie. 

HUGON.  —  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Plaine-Celeste,  commune  des  Grands^Bois. 

L'État  y  possède  6  carreaux  de  terre. 

HUMUNUCU.  -(el). Rivière  de  la  République  Dominicaine 
qui  se  jette  dans  le  Camée.  Elle  reçoit  la  Piedra  et  la  Ramn- 
da. 

HUMUNUCU.  -  Montagne  dépendant  du  pic  d'yague 
[755  mètres]-  Au  pied  du  Humunucu  s'entassent  des  pics  de 
la  Loma  Alta,  de  la  Loma  Miranda  et  de  la  Loma  Mata  Cla- 
ra [305m.  Jdépassés  par  la  Monte  Barrero  (1250  m.),  le  Mo- 
gote,   le  Redando  etc 

HUNDURAS  ou  HONDURAS.—  Habitation  située  dans 
la  section  rurale  de  Aguahidionde,  commune  de   Hinche. 

L'État  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

HUNDURAS.  —  Montagne,  dite  à  Tonnerre,  qui  se  trou- 
ve sur  la  rivière  gauche  de  l'Artibonite. 

HURA  (la)  ou  JURa.  --  Rivière  de  la  plaine  d'Azua  dont 
l'embouchure  est  rapprochée  de  celle  de  la  Tabarla  dans  la 
mer  des  Antilles  à  la  baie  d'Ocoa  :  48  kilomètres  de  long. 
Sort  de  Cerca  Vieja. 

HURLAIN.— .  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Matheux,  commune  de  l'Arcahaie. 

L'Etat  y  possède  des  terres  non  arpentées. 

HURONCOURT.  -  Habitation  inoccupée,  située  dans  la 
section  rurale  de  Mahotière,  commune  de  Port- de  Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

HYACINTHE.  —  Habitation  située  dans  la  commune  de 
l'Anse-à  foleur. 


ICAQUE  —  Pointe  située  à  l'entrée  de  l'Anse-à-Foleur  à 
19o  54'  28"  de  latitude  N.  et  à  75o  3'  13"  de  longitude  0. 

ICAYAGUA.--  Arcierne  i-fcticn  rurale  delà  commune 
de  San  José  de  las  Matas.  En  1840  il  y  avait  des  cultures  de 
cannes  à  sucre,  café,  tabac  et  vivres, 

IBARRA.-    Rivière  de  la  Réput)lique  Dominicaine,  tribu 
taire  de  l'Artibonite  à  g-aiiehe. 

ICaQUE.  -  Voyez  :  Fond  d'Icaque. 

ICOTEA.—  Lac  ou  étang  situé  au  S.  de  l'Etang  Salé  à  4 
kilomètres  de  distance,  dans  la  République  Dominicaine.  Son 
nom  veut  due  Tortue  en  espagnol.  On  l'appelle  aussi  Laguna 
de  Limon  ou  Etang  Doux.  Il  a  9  kilomètres  de  longueur  sur 
3  kilomètres  de  largeur.  Il  n'a  aucune  communication  avec 
l'étang  Salé.  C'est  pourquoi  ses  eaux  sont  douces.  Ses  eaux 
se  gonflent  en  temps  de  pluie.  Son  étendue  dépend  des  eaux 
pluviales  et  de  celles  des  ravines  qui  l'entretiennent.  Il  con- 
tient beaucoup  de  tortues,  des  poissons  et  du  gibier  marin. 

IGLESÏA.  -  Voyez  :  Sabana  Iglesia.--  Mata  de   la  Igiesia. 

IGUAMO  (1').--  Petite  rivière  delà  République  Dominicai- 
ne qui  se  jette  dans  le  Macoris,   dans  la  province  de  Seibo. 

ILE  ADAM  (!'). —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Grand-Boucan,  commune  de  la  Plaine-du-Nord. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers,  et  5  inoccupés. 

ILE- A- LA-BOURRE  (F). .-Récif  situé  au  N.  de  l'Ile-à- 
Vaches. 

UjE-A-LA-MAR.  -   Ilot  situé  sur  la  côte  de  la  Gonâve. 

ILE-A-RATS  (V.)  -  Petite  Ile  située  dans  la  baie  de  VAriil- 
du-Nord.  (  Voyez  ce  Mot.  ) 

ILE-A-VACHP;S  (!'.)--  Ile  située  à  3  lieues  au  S.  S.  E.  de  la 
ville  des  Cayes.  Elle  a  4  lieues  de  longueur  sur  une  largeur 
moyenne  de  5i4  de  lieues.  Elle  tire  son  nom,  que  lu.  ont  don- 
né les  Boucaniers,  de  la  grande  quantité  de  vachi  s  qu'ilsy 
trouvèrent.  Elle  a  été  souvent  aussi  un  lieu  de  relâche  pour 
les  pirates  Elle  présente  vers  son  centre  occupé  par  des  ma- 
melons un  étang,  et  abonde  en  ga  mo  et  en  nanettes.  On  y 
trouve  de  l'oxyde  de  chrome. 


ILE    ILET  33 

Voici  rile-à- Vache,  » 

L'île  que  la  mer 

Au  murmure  amer 

Souffleté  sans  relâche.  --    [Solon  iVIenos  ]. 

La  pointe  Est  de  l'Ile-à-Vache  est  à  18o  6'  10"  do  longitude 
N.  et  à  76o  8'  5"  de  longitude  0.    * 

L'Ile  a  été  affermée  par  le  gouvernement  d'ilaiti  en  1878 
à  Mr.  Girard  Labastille.  Les  vivres  alimentaires  y  réussis- 
sent très  bien.  On  y  fabrique  un  excellent  beurre.  Au  N.  de 
rile-à-Vaches,  on  trouve  plusieurs  ilôts  entourés  de  récifs,  la 
Cayes-à-l'Eau,  l'Ile  au  Grand  Gosier,  l'Ile  à  la  Bourre,  la  Fol- 
le. Le  canal  de  l'Ile-à-Vaches  est  le  détroit  qui  sépare  cette 
île  de  la  côte.—  Le  6  Août  1909  la  Chambre  a  érigé  l'Ile-à- 
Vaches  en  quartier, 

S.  E.  M.  de  Voltaire  Casto^-  était  Comte  de  l'Ile -à- Vaches, 
sous  l'Empire  en   1849. 

Un  phare  y  a  été  installé  en  Avril  1922.  Les  projections 
sont  visibles  à  9  milles. 

ILE  AU  GliAND  GOSIER  (l').-Récif  situé  au  N.  de  l'Ile- 
à- Vaches . 

ILES  BLANCHES  (les).  -  Neuvième  section  rurale  delà 
commune  de  Jérémie,  arrondissement  de  la  Grand'Anse,  ainsi 
appelée  à  cause  des  brouillards  qui  la  couvrent  toujours. 
Très  fertile.  Ecole  rurale.  Produit  beaucoup  de  cacao  et  des 
forêts  de  coco-macaques.  Chapelle  rurale  dédiée  à  St.-Joseph. 

ILET  (1').—  Petit  iîot  situé  à  peu  de  distance  de  terre  dans 
la  baie  de  Miragoâne.  Il  a  été  fortifié  par  les  troupes  du  Gou- 
vernement en  1883,  qui  inquiétaient  beaucoup  les  rebelles 
pendant  l'insurrection  de  Boyer  Bazelais. 

ILET  (1')  ou  L'ISLET.-  Quartier  de  la  ville  des  Cayes. 

En  1796  Augustin  Rigaud  y  fit  massacrer  les  blancs  des 
Cayes  que  son  frère  André  avait  pris  sous  sa  protection.  En 
décembre  1802,  les  noyades  faites  par  les  français  dans  la  ra- 
de des  Caye.s  excitèretit  à  la  révolte  une  cinquantaine  d'in* 
digènes  qui,  mus  par  le  désespoir,  ne  prirent  aucune  précau- 
tion pour  la  réussite  de  leur  entreprise.  Après  avoir  mis  à 
leur  tête  un  noir  nommé  Joseph  Armagnac,  ils  s'emparèrent, 
à  dix  heures  du  soir,  du  quartier  de  l'Ilet  situé  à  une  des 
extrémités  de  la  ville  des  Cayes,  et  s'y  retranchèrent.  Le  co- 
lonel Berger  marcha  contre  eux  avec  des  troupes,  les  cerna, 
les  attaqua  et  les  fit  tous  prisonniers.  Le  diman'''".(>  qui  suivit 
cette  affaire,  Joseph  Armagnac  et  ses  compagnons  furent, 
les  uns  pendus,  les  autres  noyés. 

ILET.  -  Rivière  de  l'Anse  d'Hainault  dont  l'embouchure 
constitue  le  seul  bain  d'eau  douce  agréable  de    la  ville. 


34  ÎLET    ILET 

ILET  (i')  ou  L'ISLET.—  Rivière  qui  arrose  la  plaine  des 
Cayes.  Dangereuse  dans  la  saison  des  pluies.  Le  2  et  le  3 
mai  1869  l'embouchure  de  la  rivière  de  Tllet  a  été  le  théâ- 
tre d'un  débarquement  des  troupes  du  président  Salnave, 
allant  combattre  les  Cacos  des  Cayes. 

ILET.  —  Rivière  tributaire  de  la  rivière  de  Bainet  à  la- 
quelle elle  méioses  eaux  à  7  kilom,  de    son  embouchure. 

ÏLET  ou  ISLET.  ^  Voyez  :  Fort  de  Tllet.-  Fort  Ilet. 

ILET(  1').  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Rivière  Blanche,  commune  de  Gros  Morne, 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

ILET-A-CABRITS  (!').-  Ilot  situé  dans  la  section  rurale 
de  la  Rivière  Salée,  commune  de  Baradères,  appartenant  à 
l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

ILET- A-CABRITS  fl'.)- Ilot  situé  au  centre  de  l'Etang 
Salé.  [  Voyez  ce  Mot.  ] 

ILET-A  CABRITS  (!'.)--  îlot  situé  dans  la  section  rurale 
de  Boucassin,  commune  de  TArcahaie,  sur  la  limite  de  la 
commune  de  la  Croix-des-Bouquets. 

ILET -A-CABRITS  ou  ILET  DU  PORT  MARGOT  -  Ilot 
situé  en  face  de  l'embarcadère  du  Port  Margot,  oij.  vinrent 
s'établir  les  boucaniers  français  chassés  de  la  Tortue  par 
Willis,  chef  des  flibustiers  anglais,  qui  fut  ensuite  fait  pri- 
sonnier par  Le  Vasseur,  premier  agent  du  gouvernement 
français  à  Saint-Domingue. 

ILET  à  COMES  (1').  —  Huitième  et  dernière  section  ru- 
rale de  la  commune  de  Limbe. Ecole  rurale. 

L'Etat  y  po.ssède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Armand  Castillon,  7  carreaux  de  terre,  Bé- 
dorette  3,  Alphonse  7,  Bélier,  Barade,  Dalbau,  Rotireau,  Ro- 
gi'sse,  Saint  Brice,  Joubert. 

ILET  à  FOUCAULT  (1').  -  Ilocs  situés  à  l'extrémité  sud 
de  la  presqu'île  des  Baradères.  La  baie  des  Cayemites  ou  de 
Durot  s'étend  entre  ces  ilôts  et  la  presqu'île,  dans  la  commu- 
ne de  Peste  I. 

ILET  à  la  MARRE  (1').-  Voyez  :  Gonâve.Ile  à  la  Mar.    - 

ILET  à  PIERRE  JOSEPH  (1').--  Entre  cet  ilôt  et  la  poin- 
te des  Irois  s'étend  la  baie  des  Irois. 

ILET  à  PIERRE  JOSEPH  (  1'  ).  -Troisième  section  de  la 
commune  de  l'Anse  d'Hainault,  arrondissement  de  Tiburon. 
Ecole  rurale. 

En  1840  il  y  avait  292  carreaux  de  t^rra  cultivés  en  caféiers 
bien  entretenus,  46  en  cacaoyers,  3  en    cannes  à  sucre,    2^9 


ÏLET    IMBE  3 

en  vivres  et  grains,  37  en  places  neuves,  48  Incultes.   Total 
725  carreaux. 

ILET  à  POULE,  -  -  Ilet  situé  à  gauche  en  entrant  dans  ta 
baie  de  Petit-Goâve.  En  face  se  trouve  un  fort. 

ILET  à  SABLES  (!').-  Ilot  situé  dans  la  baie  de  l'Acul  du 
Nord  (Voyez  ce  mot.)       .         ' 

ILET  BREYARD.—  Ilot  situé  dans  la  section  rurale  de  la 
Rivière  "Salée,  commune  de  Baradères,  appartenant  à  l'Etar. 
Contenance  indéterminée. 

ILET  du  CARENAGE.  -  Ilot  situé  dans  la  baie  de  Petit- 
Goâve. 

ILET  du  CARENAGE.  Ilet  situé  dans  la  baie  de  Co- 
rail, où  il  y  a  un  chantier  de  construction  de  marine  pour 
les  petites  embarcations. 

ILET  du  MASSACRE.-  Ilot  situé  à  5,5  kilomètres  en  avant 
de  l'embouchure  de  la  rivière  du  Massacre.  Cette  île  a  8,5 
kilomètres  de  long.  Le  bras  droit  du  Massacre  qui  bat  l'île  à 
l'Est  s'appelle  rivière  de  Don  Sebastien  ou  Bras  espagnols.  Il 
est  à  sec  quand  le  bras  0.  ou  bras  français  contient  encore 
0.2  à  0,25  mètres  d'eau. 

ILET  JEUDY  (1'.)—  Ilot  situé  dans  la  section  rurale  de 
la  Rivière  Salée,  commune  de  Baradères,  appartenant  à 
l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

ILET  LAURENT  (l').  Ilot  situé  dans  la  section  rurale 
de  la  Rivière  Salée,  commune, de  Baradères,  appartenant  à 
l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

ILET  le  RAT.  -  Voyez  :  Rat.  Ile  à  Rats. 

ILÉT  LEZARD  (1').--  Ilot  situé  dans  la  section  rurale  de 
la  Rivière  Salée,  commune  de  Baradères,  appartenant  à 
l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

ILET  LONGLEFOSSE  (F).—  Habitation  située  à  l'embou- 
chure de  la  rivière  de  l'Islet. 

Le  7  Août  1869  un  combat  acharné  y  a  été  livré  par  les 
cacos  des  Cayes  aux  Piquets.  Ceux-ci  ont  été  repoussés. 

ILET  PORNY  (1'.)  -  Ilot  situé  dans  la  section  rurale  de 
la  Rivière  Salée,  commune  de  Baradères,  appartenant  à 
l'Etat.  Contenance   indéterminée. 

ILETS  (les).—  Petite  ile  située  sur  la  côte  Nord'Est  de 
la  Béate  [  Voyez  dessin  à  la  Béate), 

ILETS  (les).--  Voyez  :  Trois  Ilets. 

'MBERT, —  Habitation  située  dans  la  section  rurale    da 
Boucassin,  commune  de  l'Arcahaie.  Contenance  200  carreaux 
de  terre  dont  les  2|3  sont  olantées  en  cannes  à  sucre  et  di 
verses  autres  cultures.   Moulin  à  eau,  sucrerie. 


36  IMBE    IRAG 

En  1802,  les  ateliers  de  cette  habitation  massacrèrent  les 
colons  et  se  retirèrent  en  insurrection  dans  les  mornes  con- 
tre les  français  avec  le  chef  de  bande?  Destrade.  On  pré- 
tend qu'il  y  a  de  l'argent  enfoui  sur  cette  habitation. 

IMBERT.—  Voyez:  Croix  Imbert. 

ÎMBO. —Habitation  située  dans  la  section  rurale  delà  Ra- 
vine Gros  Mor  le,  commune  de  Gros    Morne. 

L'Etat  y  possède  25  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

INATTENDUE.---  Nom  d'une  l'ue  au  Gros  Morne,  dans 
laquelle  l'Etat  possède  3  emplacemenss  occupés  par  des 
fermiers. 

INCAS.—  Dessalines  et  Pétion,  organisant  en  1802.  à  la 
Petite  Rivière  de  l'Artiboiiite,  le  gouvernement  indigène,  lui 
avait  donnné  la  qualification  de  gouvernement  des  Incas 
qui  n'a  pas  duré. 

INDE  (V)  —  Rivière  qui  prend  naissance  au  sommet  de  la 
raontagnegde  la  Coupe  à  l'Inde,  au  Nord'Ouest  de  la  Petite 
Rivière  de  l'Artibonite,  et  se  jette  dans  l'Estère,  La  source 
de  l'Inde  est  son  tributaire. 

INDE  (!').. .  Source  qui  vient  des  hauteurs  du  Morne?  de 
Caboul  1  va  tomber  dans  la  rivière  de  l'Inde,  avant  la  ren- 
contre de  celle-ci  avec  l'Estère. 

INDE.—  Voyez  coupe  à  l'Inde. 

INDEPENDANCE.-- Nom  d'une  rue  aux  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  4  emplacements  occupée  par  des  fermiers. 

INDIENS  (les).— Rivière  tributaire  du   Fer  à  Cheval. 

INFERNITO  (el). "Montagne  située  près  du  Cap  Raphaël. 

INGANO.-  Nom  aujourd'hui  disparu  d'un  Département 
de  la  partie  espagnole  de  St  Domingue  en  1801.  Paul.  Lom- 
verture.  le  frère  de  Toussaint  le  commandait. 

INGENIOS  (los)  ou  les  Moulins.  -  Quartier  de  Sî,  Chris  • 
tophe  situé  entre  les  rivières  de  Nisao  et  de  Nigua.  ainsi  ap- 
pelé à  cause  des  moulins  à  eau  qui  y  étaient  établis  et  qui 
servaient  aux  sucreries  qui  rendaient  ce  quartier  très  flo- 
rissant. Le  village  de  St.  Cristophe  est  placé  au  centre  de 
los  Ingénies,  province  de  Sto.  Domingo. 

INGLESES  (la).  -  Baie  formée  par  l'Océan  alîantique 
dans  la  République  dominicaine. 

INGRAND.— Voyez  :  Fort  Ingrand. 

INNOCENT.  -  Voyez  :  Fort  Innocent. 

IRAGNAU.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  Port- 
au  Prince. 


INTB]    IROl  37 

INTENDANCE  (!').-  Place  publique  située  à  Pdrt-au  Prin 
ce  au  Sud  de  la  Cathédrale.  Plusieurs  fontaines  coulent 
dessous,  en  face  du  marché  de  l'Eglise. 

En  Avril  1793,  une  guillotine  drossée  sur  la  place  de  l'In- 
dépeijdance,fut  essayée  sur  un  pompon  blanc  natif  de  Rouen 
du  nom  de  Pelon,  condamné  par  li,:  cour  martiale  h  être  fu- 
sillé. Tout  le  peuple  remplit  la  place  pour  voir  fonctionner 
l'horrible  machine.  Qu?nd  la  tètedePelou  rouia  dans  le 
panier,  un  cri  d'horreur  s'éleva  de  la  foule,  qui  se  rua  sur 
l'odieux  instrument  et  le  mit  en  pièces. 

IGUAMO  (el).--  Petite  Rivière  de  la  République  Domini- 
caine qui  grossit  les  eaux  du  Macoris. 

IRGUESA  (la).—  Montagne  dépendant  de  celle  du  canal,  . 
Hauteur:  1095m. 

IRBANA  -  Terrain  fertile  Mtué  dans  la  commune  de  St 
Christophe,  Affluent  de  la  layna.  Au  Nord  sont  les  terres 
de  la  Mata  de  la  Iglesia  où  se  trouve  le  Cahobal. 

IROIS.les  Quartier  de  l'arrondissement  de  Tiburon  dont  il 
est  situé  à  4  lieues,  dans  la  section  rurale  de  Bélair,  commu- 
ne de  Dame-Marie.  Ecole  et  chapelle  rurales.  On  l'appelait 
auparavant  lanolie.  C'était  tout  d'abord  un  embarcadère 
où  'es  habitants  chargeaient  leurs  denrées.  Cet  embarcadè- 
re a  donné  naissance  à  la  bourgade  qui  portait  ce  nom  par 
lequel  on  distinguait  anciennement  dans  les  Antilles  les  Ir- 
landais que  le  fanatisme  religieux  contraignit  à  s'expatrier. 
En  sortant  de  l'Anse-  d'Hainault  on  y  arrive  par  une  plaine 
verdoyante  bordée  de  cacaoyers  qu'arrosent  divers  cours 
d'eau  dont  le  dernier  traverse  les  îrois. 

La  loi  du  25  Avril  1817  classait  ce  bourg  parmi  les  parois 
ses,  c'est-à-dire  qu'il  y  avait  une  église. 

La  loi  du  17  Octobre  1818  portait  cette  paroisse  à  la  3e. 
classe.  Cependant  en  1821  les  Irois  étaient  compris  parmi  les 
quartiers  . 

En  1840  il  y  avait  218  carreaux  cultivés  en  cafiers.  bien 
entretenus,  21  en  cacaoyers,  2  en  cannes  à  sucre,  4  en  co- 
ton, 338  en  vivres  et  grains,  70  en  places  neuves,  5  en,  bat- 
tes, 59  incultes.  Total  717  carreaux. 

Les  eaux  minérales  situées  au  Bras  Droit  sur  les  bords  de 
la  Grande  Rivière  de  Jéréraie,  à  l'Ouest  du  Bras  Gauche, 
très  appréciées  des'  habitants  cirvoisins  qui  y  viennent  sans 
cesse  puiser  la  santé  malgré  le  défaut  d'établissement  conve- 
nable.On  a  à  marcher  16  kilomètres  du  iDOurg  dts  Irois  pour 
y  parvenir. 

La  moitié  du  chemin  suit  le  cours  de  la  rivière  des  Irois. 
Elles  furent  découvertes  en  1759  par  des  chasseurs.  Sur  la 
vivvi  gauche  se  trouvent  2  source»  chaudes  er.  2  sources  froi 


38  •  .  •-      ■::;  : 

(les.  Le  bouillon  le  plus  chaud,  appelé  Ardent  mesure  62,  5 
Celsius,  et  l'autre  source  46,  3o  C.  Elles  jettent  leurs  eaux 
qui  jaillissent  entre  2  rochers  dans  le  lit  de  la  rivière.  Elles 
répandent  au  loin  une  odeur  de  soufre,  noircissent  l'argent 
et  contiennent  du  sel  de  Glaubert.  Elles  peuvent  être  em- 
ployées pour  la  guérison  des  maladies  cutanées,  d'obstruc- 
tion, de  l'hydropisie  et  d'anciens  ulcères.  Malheureusement 
elles  sont  dans  une  contrée  j>eu  accessible.  La  rivière  est  si 
encaissée  par  les  montag-nes  qu'il  ne  reste  de  place  que  pour 
son  lit.  Au  temps  des  hautes  eaux,  les  sources  qui  ne  sont 
qu'à  deux  pieds  au  dessus  des  eaux  basses,  sont  submergées. 

Les  anglais  avaient  fortifié  les  Irois. La  pointe  des  Trois 
sur  laquelle  est  situé  le  village  est  à  18o  22'  25"  de  latitu- 
de N  et76o  55'  52"  de  longitude  0.  Méridien  de  Paris. 

Le  23  Juin  1888  les  habitants  des  Irois  ont  adre-sé  une 
pétition  à  la  Chambre  des  Communes  pour  demander  l'érec- 
tion de  leur  quartier  en  commune  de  5e.  classe. 

La  Chambre  n'a  pas  eu  le  temps  de  délibérer  sur  la  péti- 
tion, à  cause  de  la  révolution  qui  renversa,  le  1er.  Août  1888. 
le  pré.sident  Salomon  du  pouvoir.  En  juin  1890  la  même  pé- 
tition fut  représentée  à  la  Chambre  et  combattue  pour  rai- 
son d'économie. 

La  baie  des  Irois  se  trouve  entre  le  Cap  dés  Irois  et  l'Ilet 
à  Pierre- Joseph.  Les  vents  réguliers  du  jour  viennent  du 
N.  0.  et  ceux  de  la  nuit  du  S.  E.  Le  village  est  spacieux. 
Excellentes  chasses  dans  les  étangs  avoisinants.  Le  port  n'est 
fréquenté  que  par  de  petits  bateaux.  L'île  d'Haïti  dévelop- 
pe sa  plus  grande  longueur  qui  est  de  638  Kilom.  entre  le 
cap  des  Irois  et  le  cap  Engano.  Le  cordillère  du  S.  finit  à 
l'O  au  cap  des  Irois. 

Les  habitants  s'appellent  Iroisieni. 

Histoire. —  Le  fameux  Jean  Kina  qui  devait  f.ivori.sjr  le 
débarquement  des  anglais  à  Tiburon  en  1793,  et  que  pour  cet 
effet  le  conseil  de  Jérémie  avait  nommé  colonel,  était  un  an- 
cien esclave  du  colon  Laroc  des   Irois. 

En  Août  1796,  le  généra!  anglais  Bowyer  occupait  les  Irois. 
André  Rigaud  marcha  contre  lui  le  6  Août  de  Tiburon.  Li 
garnison  anglaise  était  de  plus  de  2.000  hommes.  L'armée, 
républicaine  s'arrêta  sur  l'habitation  Laroc  où  elle  campa  le 
long  du  rivage  de  la  mer.  Une  frégate  anglaise  l;i  découvrit, 
la  canonna  pendant  trois  heures  et  lui  fit  éprouver  de 
grandes  pertes.  Le  lendemain,  Rigaud  leva  le  camp,  et  arri- 
va à  portée  de  canon  du  fort  des  Irois.  Cette  fortification  est 
établie  sur  le  sommet  d'un  rocher  à  pic  que  baigne  la  mer. 
Le  sentier  qui  y  conduisait  était  si  étroit  que  deux  hommes 
pouvaient  à. peine  y  marcher  de  front.   Rigauii    rangea  dans 


r         :  39 

la  plaine  en  bataille  son  armée,  forte  aussi  de  2.000  hommes. 
Une  colonne  de  300  grenadiers  portant  de  longues  échelles, 
reçut  ordre  de  donner  l'assaut.  Les  républicains,  malgré  les 
boulets  et  la  mitraille  du  fort,  en  atteignirent  le  pied  sans 
tirer  un  seul  coup  de  fusil,  appliquèrent  leurs  échelles  con- 
tre le  rocher,  et  commencèrent  à  grimper.  Aussitôt,  un  feu 
plongeant  des  plus  meurtriers.,  Teau'  bouillante,  le  plomb  fon- 
du, d'énormes  pierres  couvrirent  les  grenadiers.  Le  gros  de 
la  division,  l'arme  au  bras  dans  la  plaine,  se  tenait  immobi- 
le sous  le  feu  du  fort  des  Irois  sans  pouvoir  y  répondre.  Les 
grenadiers,  renversés  de  leurs  échelles,  périrent  la  plupart. 
Rigaud  ordonna  la  retraite.  Mais  la  cavalerie  ennemie  s'élan- 
ça dans  la  plaine,  et  chargea  avec  fureur.  Les  hussards  an- 
glais traversèrent  l'armée  républicaine  dans  toutes  les  direc- 
tions, faisant  le  plus  affreux  carnage  des  soldats  de  Rigaud 
qui  furent  en  grand  nombre  précipités  dans  la  mer.  Plusieurs 
bataillons  perdirent  leurs  drapeaux.  La  lerre  mouvante  de  la 
plaine  ralentit  l'impétuosité  de  la  cavalerie  et  sauva  le  reste 
de  l'armée.  Rigaud  rentra  à  Tiburon  avec  les  débris  de  ses 
troupes. 

Le  20  Avril  1797,  Rigaud  donna  encore  plusieurs  assauts 
contre  le  fort  des  Irois  sans  résultat.  Il  l'investit  alors  de 
toutes  parts,  et  continua  à  le  canonner.  Mais  le  feu  vif  est 
soutenu  de  la  frégate  anglaise,  la  Magicienne,  hossée  non 
loin  du  rivage,  força  Rigaud  de  se  retirer.  Il  ne  se  décou- 
ragea pas.  Il  revint  le  lendemain  pendant  la  nuit,  et  livra 
plusieurs  assauts.  Les  anglais  le  culbutèrent  encore. 

Le  bourg  des  Irois,  occupé  par  les  anglais,  se  rendit  le  20 
Août  1798  à  l'adjudant-général  Pétion,  après  l'évacuation  de 
Jérémie  par  les  anglais. 

En  janvier  1803,  le  chef  d'escadron  Desravines,  homme 
de  couleur,  commandant  de  Tiburon  pour  les  français,  ayant 
été  chassé  de  son  commandement  par  les  insurgés  du  Sud, 
gagna  le  poste  français  des  ]  rois  où  il  fut  exécuté  comme 
complice  des  insurgés. 

Les  Irois,  placés  comme  nous  disons  à  4  heures  de  Tibu- 
ron, étaient  gardés,  par  un  poste  français  composé  d'un  ba- 
taillon polonais,  des  grenadiers  de  la  20ème.  européenne  sous 
les  ordres  du  commandant  Mordenet,  des  dragons  de  Dame- 
Marie  sous  les  ordres  des  chefs  d'escadron  Borgella  et  Fouil- 
lole,  et  d'un  bataillon  de  gardes   nationaux. 

Les  indigènes  insurgés  marchèrent  contre  ce  camp  qu'ils 
assaillirent  le  14  février  à  midi.  Après  une  heure  de  com- 
bat, les  assaillants  furent  repoussés. 

Le  7  février  1843,  le  colonel  Cazeau  des  Cayes  se  voyan^ 
abandonné  de  ses  soldats  qui  passent  dans  les  rangs  de  la 


40  ]ROI    ISAB 

révoiutiari,' se  retire  dans  le  fort  des  Irois  qu'il  quitte  bien* 
tôt,  et  prend  la  route  de  Tiburon. 

En  1869  le  village  des  Irois  a  été  le  théâtre  de  luttes  san- 
glantes entre  les  eacos  et  les  Piquets. 

S.  E,  M.  de  Cyprien  (A.)  était  duc  des  Irois  sous  l'Empire, 
en  1849. 

IROIS  (les).  -^  Gros  bourg  de  la  commune  de  l'Anse  d'Hai- 
nault  —  Bourgade  maritime. 

IRRARD.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Mont-Rouis,  commune  de  l'Arcahaie,  à  l'endroit  connu  sous 
le  nom  de  Buffet. 

.    L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

ISAAC  LOUTY  ou  SOUTY.-^  Habitation  inoccupée,  située 
dans  la  section  rurale  des  Moustiques,  commune  de  Port -de- 
Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

ISAAC  LOUTY  ou  SOUTY.—  Habitation  inoccupée  située 
dans  la  section  rurale  de  Carreau  Datty,  commune  de  Port- 
de-Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

Les  deux  habitations  de  ce  nom  sont  une  seule  propriété 
sicuée  dans  deux  sections  rurales  contigues  de  la  même 
commune 

ISLEL—  Voyez  :  Fort  de  Tlslet— Ilet. 

ISLOTE.—  Petite  île  de  la  Dominicanie.  Phosphates  de 
chaux  dénoncés  en  1887. 

ISABELA.—Petit  port  du  district  de  Puerto  Plata;  ne 
peut  recevoir  que  de  petits  bateaux.  Ce  territoire  aujourd'hui 
désert,  a  une  valeur  historique  pour  avoir  été  choisi  par 
Colomb  pour  fonder  le  1er.  établissement  de  la  colonisation, 
européenne.  Ce  lieu  aride  et  sec,  n'offrant  q'ae  des  pierres, 
fut  bientôt  abandonné.  Acajou,  espenille,  fustet.  A  l'Ouest 
d'Isabella  est  le  port  de  Colon  où  la  rivière  Bajebanita  se 
jette. . 

An  l495  un  ouragan  détruisit  une  partie  de  la  ville  d'Isa- 
bella. 

ISABELIQUE  ou  ISABELA  de  la  TORRE,  -  Montagne  et 
pointe  située  entre  Monte-Christ  et  Puerto  Plata  dans  la 
République  Dominicaine  (832  mètres.) 

Ce  fut  près  de  cette  pointe  que  Christophe  Colomb,  à  son 
retour  d'E.-^pagne,  fonda  l'un  des  premiers  établissements 
de  l'ile.Le  port  et  la  ville  reçurent  du.  célèbre  navigateur  le 
nom  d'Isabelle,  en    reconnaissance    de  la  générosité    de  la 


ISAB   tris  "  41 

reine  d'Espagne  érxvers  lui.  La  montagne    porte    unev  tâche 
blanchâtre  qui  est  une  bonne  marque  pour  les  marins, 

Ce  fut  de  là  que  partirent,  le  27  mars  1495,  ces  audacieux 
castillans,  commandés  par  Alphonse  Ojeda,  qui  enlevèrent 
par  ruse  le  vaillant  Caonabo  et  le -malheureux  Guarionex, 
caciques  du  royaume  de  Magua  (Vega).  On  n'y  voit  que  des 
collines  arides  ou  des  bosquets  de  mangles  sans  charme, 
quelques  cactus  et  des  plantes  sarmenteuses.  Ces  hauteurs 
reçoivent  peu  dé  pluies  et  possèdent  peu  de  sources.  Un  col 
conduit  à  Maimon,  La  rivière  Soco  sort  du  mont  Isabélique 

La  pointe  Isabélique  est  située  à  19o  57' 30"  de  latitude 
septentrionale  et  71o  0'  9"  de  longitude  occidentale  du  mé 
ridien  de  Greenwich. 

ISABELLE.---  Rivière  de  la  République  Dominicaine,  est 
un  des  affluents  du  fleuve  l'Ozama  dont  elle  grossit  les 
eaux  à  peu  de  distance  de  la  ville  de  Sto.. Domingo  près  du 
village  de  Santa  Cruz  Ferry  (11  kil.  )  On  la  traverse  dans  un 
bac.  Elle  a  pour  tributaire  le  Higuero  à  gauche  et  le  Libron 
à  droite. Elle  a  70  kil.  de  long  dont  18  sont  navigables.  Elle 
prend  sasource.au  Nord' Est  du  mont  Majagua. 

On  y  a  découvert  de  l'or  tout  récemment.  Les  collines 
entre  la  Jaina  et  l'Isabelle  sont  traversées  pardes  veines  de 
quartz  d'or.  En  1888  Legonneta  cédé  à  la  West  Indian  Gold 
Monney  Corporation  Limited  ayant,'son  siège  àLondres  les 
mines  d'Isabelle  avec  240.000  ares  de  terre  de  mine. 

Voyez  dessin  dans  Dantès  Fortunat . 

ISA  BELLE.--  Voyez  Bajabonito. 

ISLET,-  -  Rivière  qui  arrose  la  plaine  des  Cayes  à  4  kil.  de 
son  embouchure,  sur  la  rive  gauche  de  la  rivière  Dormante. 

ITALIA.  -  Usine  centrale  de  la  commune  de  San  Cristo- 
bal,  province  de  Santo  Domingo,  (jropriété  de  D.  J.  B.,  Vicini, 
dans  le  quartier  de  Yaguate.  Son  étendue  est  de  800  hecta- 
res. Machines  de  la  compagnie  française  de  Fives-Lille.  3.500 
tonnes  de  sucre.  3.000  lit.  de  rhum  par  jour.  Produits  embar- 
qués au  port  de  Palenque  à  l'aide  d'un  petit  chemin  de  fer 
de  12  kilom. 

ITÉ.-*- Grande  place.  —  Habitation  inoccupée,  située  dans 
la  seption  rurale  de  Moka-Neuf,  commune  de  Sainte-Suzan- 
ne, appartenant  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

ITÊ— -.  Petite  Place.--  Habitation  inoccupée  située  dans  la 
section  rurale  de  Moka-Neuf,  commune  de  Sainte-Suzanne, 
dont  un  reste  appartient  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

ITIS.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Saint-Ra- 
phaël. En  1794,  Dessalines  alors  lieutenant  colonel,  marcha 


42  IVON    IVON' 

sur  le  poste  Itis  à  travers  le  Pignon,  lors  de    l'attaque  de  la 
Grande- Riviëre-du-Nord  par  Toussaint- Louverture. 

IVON. —  Habition  située  dans  la  section  rurale  de  Trou 
d'Enfer,  commune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

r 

IVRA. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des  dé- 
lices, commune  de  i'Arcahaie.  En  1889  le  général  Dardignac 
y  remporta  une  victoire  sur  les  Nordistes. 

IVRON. —  Habitation  située  dans  la  commune  de  Mira- 
goâne. 

IVONET.—  Habitation  et  camp  situés  dans  la  section  ru- 
rale de  la  Haute  Guinaudée,  commune  de  Jérémie.  Les  in- 
surgés de  Jérémie  s'en  étaient  emparés  en  1803.  Le  comman- 
dant de  la  ville,  le  colonel  Berger,  fit  une  sortie  le  23  juin 
et  les  chassa  ;  mais  il  fut  tué  d'un  coup  de  sabre. 


J 


JABOUIN.— Habitation  située  dans  la  Sème  section  rura- 
le de  Port  Sa' at  :  Café,  vivres,  grain?,  12)  carreaax  de 
terre. 

JACKIN.— .  Habitation  située  dans  la  commune  des  Ro- 
seaux. 

JACKSON. —  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  des  Amazones,  commune  des  Côtes  de  fer. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. Con- 
tenance irdéterminée. 

JACKSON."  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bras- Gauche,  commune  des  Cotes  de  fer" 

JACKSON.---  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  des  Gris-Gris,  commune  des  Côtes  de  fer- 

L'Etat  y  possède  6  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers, 

JACMEL."  Jacmel  est  la  cité  vaillante,  fière  et  libre.., 

Charles  Moravia 
[Roses  et  Camélias,  page  32.] 

JACMEL..  .Arrondissement  militaire  et  financier  de  2e, 
classe  du  département  de  l'Ouest.  80.000  âmes  dans  4  com- 
munes qui  sont  :  Jacmel,  chef  lieu,  les  Côtes  de  fer.  Mari- 
got, Bainet. 

Les  postes  militaires  de  l'arrondissement  sont  lo  les  Ca- 
yes-Jacmel,  situé  dans  la  section  rurale  de  la  Ravine  Nor- 
mande.commune  de  Marigot;  les  quartiers  sont  Mayette  dans 
la  section  rurale  des  Gris-Gris,  commune  des  Côtes  de  fer  et 
le  quartier  de  Boucan-Bélier,entre  Bainet  et  les  Cotes  de  fer 
dans  cette  dernière  commune, 

La  ligne  militaire  de  Saltrou-Grand-Gosier  [Voyez  ces  Mots] 
est  assimilée  aux  arrondissements  de  4e  classe,  à  cause  de 
sa  situation  sur  les  frontières  dominicaines  en  fut  détachée. 

La  garde  nationale  de  l'arrondissement  de  Jacmel  se  com- 
pose de  2400  fantassins  et  de  1.200  cavaliers.il  y  a  102  biens 
urbains,  109  habitations,  3247  1  {4  carreaux  déterre  appar- 
tenanc  au  domaine  national,  et  occupés  par  des  fermiers. Le 
montant  des  fermages  des  biens  urbains  est  do  G.    408 


44  JACM    JACM 

Celui  des  biens  ruraux  de 9,735,75 

En  1840  il  y  avait  dans  cet  arrondissement  2963  habita- 
tions, dont  2951  bien  cultivées  et  12  mal  cultivées. 

Le  fort  du  Cap  Rouge  se  trouve  jdans  cet  arrondissement 
Mines  de  manganèse  concédées  à  Ed.  Roumain  [Moniteur 
31  Septembre  1908.] 

Les  mines  d'or  et  de  pierres  concédées  à  Hector  Jn- Joseph 
et  Léon  Séjourné  [Moniteur  du  18  Octobre  1908:] 

Les  limites  de eetarrondissement  sont  au  Sud'Est  de  l'eTn- 
bouchure  de  la  rivière  des  Anses  à  Pitre,  en  suivant  la  rive 
droite  de  cette  rivière,  se  dirigeant  vers  le  Nord  jusqu'à  la 
crête  de  la  montagne  la  Selle;  de  là,  suivant  cette  crête,  en 
se  dirigeant  vers  l'Ouest  jusqu'à  l'endroit  où  se  termine  au 
Nord  la  dite  crête;  de  ce  point,  revenant  à  l'Ouest  par  le  pied 
du  m.orne  à  Piton,  montent  sur  le  pic  de  ce  morne  par  le  co- 
té Nord;  descendent  par  le  Grand-Harpou  jusqu'à  la  source 
de  la  Rivière  Gauche,  rencontrent  en  suivant  les  crêtes  de 
la  Grande  Colline  de  Grand-Goâve  toujours  se  dirigeant  vers 
l'Ouest,  traversent  les  crêtes  des  Palmes  du  Petit  Goâve, 
viennent  descendre  à  la  crête  du  Fond  Arabie,  en  s'arrètant 
au  point  de  jonction  de  l'arrondissement  de  Nippes  et  de  ce- 
lui d'Aquin.  De  sorte  que  cet  arrondissement  occupe  au  Sud 
toute  l'étendue  de  la  cote  depuis  la  rivière  des  Cotes  de  fer 
jusqu'à  celle  des  Anses- à-pitres,  ayant  à  l'Est  la  montagne 
de  Bahoruco,  au  Nord  les  arrondissements  de  Port-au-Prin- 
ce et  de  Léogane,  et  à  l'Ouest  ceux  de  Nippes  et  d'Aquin. 

JaCMEL.— Commune  de  2e.  Classe,  Chef  lieu  de  Tarron- 
dissement  militaire  et  financier  de  Jacmel,  comprend  14  sec- 
tions rurales  qui  sont  ;  ia  1ère,  du  Cap  Rouge,  2e. du  Bas  do 
Cap-Rouge,  3e.  de  Fond  Melon,  4e.  de  Cochon  Gras,  5o  de 
la  Grande  Gosseline,  6e.  de  Marbial,  7e.  de  la  Grande  Riviè* 
re,  8e.  de  la  Montagne  la  Voûte.  9e.  du  Coq  qui  chante,10e 
du  Bas  du  Coq  qui  chante,  lie.  du  Morne- Brûlé,  12e.  de  La 
Vallée,  13e.  de  la  Montagne.  14e.  de  Lavaneau. 

La  ville  de  Jacmel  qui  a  eu  des  accroissements  considé- 
rables depuis  la  République,  n'était  d'abord  qu'un  très  petit 
bourg  en  1698,  lorsque  la  Compagnie  de  Saint  Domingue  fut 
créé  et  l'obtint  dans  le  territoire  qui  formait  sa  juridiction: 
elle  y   fit  construire.des  magasins. 

En  1789,  elle  n'avait  que  160  maisons  tant  dans  la  basse  que 
dans  la  haute  ville.  Aujourd'hui,  elle  en  compte  de  très  bel- 
les bâties  à  étages,  notamment  dans  la  basse  ville,  où.  quel- 
ques unes  donnent  façade  sur  deux  rues,  ces  progrès  rapi- 
des sont  dûs  au  commerce  qu'entretient  Jacmel  avec  l'étran- 
ger qui  y  trouve  un  grand  débouché  de  ses  marchandises 
chez  la  nombreuse  population  de  cet  arrond is.se ment  et  beau- 


JACMV.JACM-  ;  4$ 

coup  de  denrées  d'exportation.  En  effat  lacmel   est  le  plus 
grand  centre  producteur.de  café  de  la  République  d'Haiti, 

Tandis  qae  dans  la  basse  ville,  on  respire  un  air  chaud  et 
étouffé,  dans,  la  haute  l'air  est  pur  et  la  température  douce  : 
On  l'appelle  5ékir  pour  cette  raison,  et  parcaqu'on  y  jouit 
aus^i  d'uuB  vue  très  agréable  sur  la  mer,  la  ville  et  la  cam- 
pagne. Jacmel  est  adossé  contre  les  têtes  noires  et  nuageu- 
ses des  montagnes  de  la  Selle.  Les  rues  de  Jacmel  sont 
étroites  et  ont  le  désagrément  'de  l'inégalité  de  son  sol. 

A  l'Ouest,  est  la  Grande  Rivière  de  Jacmel  qui  a  son  em  - 
bouchure  dans  la  baie  de  Jacmel.  Elle  reçait  les  eaux  de  la 
Rivière  Gauche  et  de  la  Gosselipe,  et  prend  sa  source  au 
Boucan  Tache  près  de  la  Selle,   au   Grand  Harpon. 

Avant  l'établissement  d'un  service  hydraulique  à  domicile 
la  Grande  Rivière  procurait  l'eau  aux  habitants  de  la  ville 
qui  n'avaient  pas  de  fontaine.  C'est  la'Riviêre  des  Orangers 
quifournit  l'eau  en  ce  moment  à  la  ville. 

..  La  baie  de  Jacmel,  située  entre  le  Cap  Maréchaux  et  ce- 
lui de  Jacme),  est  opposée  aux  vents  du  Sud  qui  y  occasion- 
nent souvent  la  perte  des  navires  qu'ils  y  surprennent  et 
qui  la  fréqaentent  beaucoup.  Les  vents  venant  du  S.id-Est 
«ont  les  plus  dangereux. 

La  mer  vient  toujours  se  briser  avec  violence  contre  le 
rivage.  La  rade  est  fréquentée  pendant  l'hivernage  par  des 
raz  de  marée  qui  jettent  les  navires  sur  la  cote. 

La  baie  a  1.870  toises  d'ouverture  et  1,500  de  profondeur. 
A  droite  en  entrant  dans  le  port,  on  a  la  Petite  Anse  qui 
.domina  une  batterie.  l'Anse  de  la  Saline,  l'Anse  Inaccessi- 
ble, leTroa  Forban  et  le  Cap  Maréchaux.  A  gauche  on  voit  la 
pointe  de  la  Vigie,  la  baie  Baquette  où  Colomb  mouilla  en 
1503,  la  pointe  de  la  Redoute,  le  Grand  et  le  Petit  Tapion 
Blanc,  le  Grand  Mouillage  dans  lequel  se  jette  la  rivière,  le 
Petit  Mouillage  avec  le  Petit  Récif,  le  Grand  Récif 

La  position  géographique  de  cette  ville  et  sa  baie  lui  don- 
nent une  grande  importance  sous  le  rapport  politique  •  les 
fortifications  qui  dominent  la  rade  en  défendent  fortement 
l'entrée,  et  du  côté  de  la  terre  le  site  montueux  du  Bel-air 
complète  avec  peu  de  moyens  la  défense  militaire  de  Jacmel 
qui  a  eu  à  sapporter  quatre  siè^âs  mé  njrables.  S3s  otes  de 
fer  et  les  vents  violents  qui  y  régnent  ernpêcheront  toujours 
un  blocus  parfait  de    ce  port. 

Les  communications  de  Jacmel  avec  la  capitale  ont  lieu 
parles  mornes  en  diverses  routes  qui  permettent,  même  aux 
piétons  de  s'y  rendre  dans  la  même  journée.  Le  chemin  le 
plus  court  est  celui  des  Commissaires,  par  les  mornes  de 
Font-Ferrier.  La  route  la  plus  pratiquée  est  celle  de  Port  -au- 


m  JACM    JACM 

Prince  à  M^mance.  On  y  rencontre  souvent    des   caravanes 
de  bœufs  venant  de  la  partie  de  l'Est,  allant  à  Jacmel. 

La  poste  de  Port-au- Prince  et  du  Nord  arrive  à  Jacmel  en 
passant  à  Léogane  le  Dimanche  soir,  et  repart  le  mercredi 
soir.  Elle  arrive  le  Jeudi  soir  à  Port-au-Prince  d'où  elle  re- 
part tous  les  samedis  soir.  Les  lettres  et  paquets  destinés  aux 
communes  et  aux  postes  militaires  et  quartiers  de  l'arron- 
dissement sont  expédiés  de  Jacmel  par  des  courriers  à  pied. 
Une  ligne  télégraphique  terrestre  en  construction  doit 
bientôt  relier  Jacmel  à  la  station  té[égraphibue  du  cable 
sous-marin  du  Mole  Saint-Nicolas,  et  avec  Port-au-Prince, 
Cap-Haitien,  Gonaives  Saint-Marc,  Aquin,  les  Cayes,  Jérémie 
et  la  frontière  dominicaine.  Elle  doit  fonctionner  le  1er  Mai 
1889.  Jacmel  est  le  lieu  de  cantonnement  des  22e  et  23e  ré- 
giments d'infanterie  de  ligne,  du  3e  Bataillon  du  1er  régi- 
ment d'artierie  de  ligne,  d'une  garde  nationale  à  pied  eé  à 
cheval,  d'une  compagnie  de  police  administrative  et  d'une 
police  rurale.  Il  y  a  un  palais  national. 

Les  principales  habitations  de  la  commune  sont  :  Roche,  St 
Paul  dit  Lamandrou,  Serein,    Tingué,    Férand. 

Les  habitations  caféières  David -Troy  et  Baudouin  furent 

mises  en  vente  par  la  loi  du  10  Mars  1814  pour  relever    la 
culture  et  augmenter  le  nombre  des  propriétaires. 

L'Etat  possède  dans  la  commune  en  1976,45  habitations  da 
3031è  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fermiers  qui  paient 
par  an  $  4. 177,26. Depuis,  il  ya  1,047  carreaux  de  terre  inoc- 
cupés appartenant  à  l'Etat,  sans  compter  les  restes  d'habita- 
tions non  arpentées^  et  le  territoire  du  fort  du  Cap  Rouge, 
dans  la  ville  même  il  y  a  143  emplacements,  rues  de  la  Riviè- 
re, du  Portail  de  Léogane  du  Belair,  du  Marché  de  Bàinet 
de  Vallière.  à  Saint- Cyr  rues  de  la  Prison,  au  Fort  Baril, 
rues  Saint-Anne,  Couture  du  Calvaire,  près  du  Palais  des 
Cayes-Jacmel,  à  Baguette,  la  plupart  occupés  par  des  fer- 
miers. La  maison  Marion  appartient  aussi    à  l'Etat. 

La  loi  du  25  Avril  1817,  et  celle  du  20  Novembre  1821  fi- 
xent la  distance  légale  de  cette  commune  à  la  capitale  à  20 
lieues. 

L'Eglise  de  Jacmel  a  été  reconstruite  sous  Geffrad,  en  1864 
et  sous  Hippolite  en  1895 

La  fête  patronale  est  le  1er  Mai.  Belle  place  d'armss  où 
4.000  hommes  peuvent  manœuvrer  facilement. 

JACMEL.—  Par  Arrêté  du  31  Mars  1925  (  Moniteur  du 
2  Avril  1925  )les  limites  de  la  ville  ds  Jacmel  sont  désor- 
mais fixées  comme  suit  :  A  l'Est  du  Portail  de  Saint-Cyr  au 
Morne  Lauture  ;  au  Nord-Est,  de  la  roate  du  Cap-Rju^e  au. 


JACM    JACM  47 

carrefour  connu  sous  le  nom  de  Marin  ;  au  Nord,  du  Portail 
de  la  Gosseline  au  .nome  Og-é  ;  et  au  Nord'Ouest^  du  Por- 
tail de  Lèogane  à  la  première  passe  de  la  rivière. 

Toutes  les  parties  qui  s'étendent  de  ces  nouvelles  limites- 
jusqu'à  un  kilomètre,  constituent  les  banlieues  qui  seront 
administrée  spar  le  Conseil  Communal  conformément  à  la  loi 
sur  les  Conseils  Communaux  et  aux  lois  sur  les  coribntutions 
directes. 

JAGMEL  a  vu  naitre  André  Pilié,  Joseph  François,  Ulti- 
mo  Lafontant,  Désilus  Lamour,  Hannibal  Price,  •  Thimagène 
Lafontant,  Louis  Tanis,  Massillon  Lauture,  Labidou,  Normil 
Chicoye,  Seymour  Pradel,  Michel  Oreste,  Emmanuel  Morel, 
Delabarre  Pierre- Louis,  François  Visière,  Benjamin  Ogé, 
Charles  Moravia, 

— Monseigneur  Antoine  de  Souffrant  était  prince  de  Jac- 
mel  sous    Faustin  1er,  en  1849. 

11  mourut  à  Port-au-Prince  le  28  Janvier  1851,  Les  hon 
neurs  militaires  lui  furent  rendus. 

— ^  C.  N.  Céligny  Ardouin  dans  ses  Essais  sur  Vhistoire 
d'Haïti,  a  écrit  le  siège  de  lacwel  d'après  Longchamp,  sé- 
nateur, l'un  des  soldats   de  ce  siège. 

—Une  partie  de  la  section  Haut  Coq  chante  a  été  déta- 
chée de  la  commune  de  Jacmel  par  Arrêté  du  3  octobre 
1925  et  attribuée  au  quartier  de  Trouin  depuis  la  rivière 
Gauche  à  partir  de  Tiouin  jusqu'à  la  passe  Marana  et  de  là 
jusqu'au  haut  du  mo}-ne  Castel,puis  jusqu'au  marché  Bernard 
sur  les  confins  de  Léogane. 

—  En  1897,  L.  Gentil  Tippenhauer  publia  à  Gotha  une 
étude  sur  la  région  géologique  de  Jacmel. 

—  Mr.  Vilvert  Delva,  Doyen  des  pharmaciens  d'Haiti  en 
lS98,raconte  qu^  sous  le  président  Boyer,le  sénateur  Bayard, 
de  Jacmel,  avait  dédié  une  brochure  au  gouvernement  dans 
laquelle  il  signalait  la  présence  du  mercure  sur  l'habitation 
Gabette,  près  de  JacmeL 

Les  recettes  du  Conseil  Communal,  exercice  1892-1893  se 
sont  élevées  à  G  23.824.64 

1921-22 31.440.71  gourdes 

1922-23..... '...39.073.90 

1923-24 ..4L156.11 

1924-25   57.465.93 

■—  Le  22  Novembre  1923  un  phare  fut  allumé  sur  la 
pointe  de  JacmeL  Position  18o  9'45"  Nord  72o  31'  45"  Ouest 
Portée  :  9   milles. 

Angle  horizontal  de  visibilité  :  220o 


48  JACM    JACM 

Période  de  projection  :  10  projections  par  minute. 

—  En  1925  sous  le  président  Borno,  la  nouvelle  école  des' 
Sœurs  et  les  bâtiments  du  nouvel  hôpital  furent  construits. 

LES  ENVIRONS  DE    JACMEL 
LES  BASSINS  BLEUS. 

Les  Bassins-bleus,  14e.  Section  rurale  de  la  Montagne  à 
la  Belle  Hôtesse,  qui  se  trouvent  entre  les  mornes  Savanet- 
te  et  de  la  Porte,  ne  sont  pas  de  ces  paysages  qui,  comme 
ceux  de  la  Suisse,  commandent  l'admiration  par  la  hauteur 
des  montagnes  qui  les  environnent. 

Ils  peuvent  cependant  rivaliser  avec  les  plus  beaux   sites 
du  pays  des  lacs,  par  leur  situation  au  fond  d'un  vallon  qui 
ne  le  cède  en  rien,  quant  au  pittoresque,  aux  plus  beaux  sî-  . 
tes,  aux  plus  jolis  paysages  de  l'Europe  et  de  l'Amérique- 

Bien  peu  de  personnes  à  Jacmel  même,  connaissent  les 
Bassins-Bleus. 

Tout  d'abord,  nous  prévenons  nos  lecteurs,  qui  seraient 
tentés  de  faire  une  excursion  par  là,  qu'il  y  a  plusieurs  bas- 
sins situés  les  uns  au  dessus  des  autres,  dont  les  eaux  dé- 
versent les  unes  dans  les  autres,  sous  forme  de  petites  cata- 
ractes, 

On  le  rencontra  sur  sa  route  en  gravissant  le  vallon  de 
l'Est  à  l'Ouest  et  en  grimpant  de  rocher  en  rocher. 

Mais,  nous  n'en  citerons  qu9  trois  des  plus  importants,  ù. 
cause  de  leur  largeur  et  de  la  profondeur  de  leurs  eaux  :  le 
Bassin-Bleu,  proprement  dit,  le  Bassin-Palmiste  et  le  Bassin 
Clair. 

Nous  avons  été  é;-n3rveillés  en  visitant,  il  y  a  quatorze  ans 
de  cela,  en  compagnie  de  quelquee  amis,  ce  lieu  presque 
ignoré  des  Jacméliens. 

C'est  la  rivière  dite  Petite  Rivière  de  Cabaret  qui  alimen- 
te les  Bassins-Bleus  et  vase  jeter  dans  la  mer  au  pied  du 
morne  La  Porte,  après  avoir  formé  l'Eau  Calme. 

Il  y  a  deux  routes  pour  y  arriver  :  celle  de  Savanette  et 
celle  de  la  Petite  Rivière.  En  suivant  ce  dernier  chenin  qui 
se  trouve  au  fond  d'un  vallon  et  qui  est  le  lit  mêm?  de  la  Pe-- 
tite  Rivière,  on  marche  tout  le  temps  dans  l'eau;  mais  ce  dé- 
sagrément est  largement  compensé  par  le  plaisir  qu'on  a  de 
coups  d'oeil  magnifiques. 

Qu'on  se  figure  un  vallon  d'à  peu  près  une  demi  lieue  de 
longueur,  d'une  largeur  moyenne  de  trente  pas  environ. 
Dans  certains  endroits,  les  arbres  qui  bordent  les  deux  flancs 


JACM    JACM  49 

du  vallon  sont  si  touffus  que  les  rayons  du  soleil  en  éclai- 
rent à  p'iine  le  fond.  De  chaque  côté,  se  trouvent  de  gi- 
gantesques bayahondes,  des  quenépiers,  des  gommiers,  des 
campèches.  des  acacias  sur  lesquels  grimpant  des  lianes  di- 
verses, à  fleurs  odoriférantes,  qui,  en  se  rencontrant  au 
haut  des  arbres,  îor<iiQnt  dans  plusieurs  portions  du  che- 
min, de  superbes  arcs  de-triomphe  gentiment  arrangés  par 
la  nature.  .         "* 

Dans  d'autres  endroits,  à  droite  et  à  gauche,  le  vallon  est 
bordé  de  rochers  énormes  arrondis  par  le  temps  ou  les  eaux, 
accumulés  les  uns  sur  le?  autres,  comme  s'ils  avaient  roulé 
jadis  du  haut  du  morne.  Dans  les  anfractuosités  de  ces  ro- 
chers, poussent  des  palmistes  à  longue  flèche,  sur  lesquels 
font  leurs  nids,  des  miliers  d'oiseaux,  communément  appe- 
lés dans  le  pays,  oiseawu -palmistes.  A  l^approche  de  l'excur- 
sionniste des  volières  de  ces  oiseaux  partent  à  tire  d'aile 
des  palmistes  et  vont  se  poser  sur  les  arbres  environnants; 
où,  dans  un  court  instant,  un  habile  chasseur,  armé  d'un 
bon  Lefaucheux,  les  assaille.  Il  en  a  bientôt  fait  un  plat  pour 
la  maison. 

Bientôt,  on  est  obligé  de  laisser  son  cheval  sur  une  habi- 
tation voisii  3  où  l'on  reçoit  une  hospitalité  tout  à  fait  cor- 
diale de  l'habitant. 

Le  grog  traditionnel  est  offert  pour  la  bonne  arrivée. 

Le  chemin  devient  plus  rude  ou  pour  mieux  dire,  il  n'y  a 
plus  de  chemin.  On  doit  se  hisser  en  s'aidant  des  mains,  sur 
les  gros  rochers  qu'il  faut  franchir  pour  arriver  aux  bassins. 
En  moins  de  dix  minutes,  on  a  fini  de  gravir  et  l'attention 
est  appelée  par  un  spectacle  nouveau. 

Devant  soi  s'étend  le  premier  bassin-bleu,  dont  les  esux 
ont  une  belle  couleur  bleue  à  cause  de  leur  profondeur. 

De  la  vient  lé  nom  de  Bassin-bleu. 

Par  un  étroit  sentier,  on  se  rend  au  second  bassin  qui  est 
le  Bassin-Palmiste.  Au  milieu  se  dresse  un  énorme  rocher 
ayant  la  forme  d'une  vasque,  des  interstices  de  laquelle  s'é- 
lèvent de  jolis  arbustes.  Tout  autour  l'eau  s'écoule  comme 
d'une  belle  fontaine.  Sur  le  bord  coté  Nord  de  ce  bassin  se 
trouve  un  gigantesque  palmiste,  ce  qui  fait  que  l'on  appelle 
ce  bassin,  Bassin-Palmiste, 

Puis,  un  peu  plus  haut,  on  trouve  le  Bassin  -Clair.  Dans 
ce  bassin  tombe  une  grande  chute  d'eau  d'une  hauteur  de 
soi. .ante  pieds  à  peu  près,  —  Il  est  moins  profond  que  les 
autres,  néanmoins,  et  pas  aussi  large.  —  A  peine  quinze 
pieds  dans  sa  plus  grande  profondeur,  avec  une  largeur  de 
quarante  pieds  environ. 

L'eau  est  excessivement  fraîche,  froide  même  et  claire  au 


50  JACM    JACM 

point  que  Ton  voit  distinctement  les  poissons  nager  au  fond. 
On  pourrait  y  jeter  une  épingle  qn'un  plongeur  la  retrou- 
verait facilement.  C'est  à  caus  e  de  la  limpidité  de  l'eau 
qu'on  a  donné  à  ce  bassin  le  nom  de  Bassin-Clair. 

Cet  endroit  mérite  la  peine  d'être  vu  et  nous  engageons 
les  touristes  à  le  visiter.  —  Après  leur  excursion,  ils  trouve- 
ront assurément  que  la  faiblej  description  que  que  nous  en 
faisons,  est  bien  au-dessous  de  ce  qu'iis  auront  admiré. 

C'est  à  un  aimable  inspecteur  de  cultures,  qui  nous  avait 
fait  le  plaisir  de  nous  servir  de  guide  à  l'époque  nous  som- 
mes redevables  d'avoir  connu  ce  délicieux  quartier. 

Chaque  peuple  a  son  histoire  mythologique  que  le  paysan 
ou  la  vieille  maman  raconte,  le  soir  au  coin  du  feu,  à  ses 
enfants. 

Nous  avons  aussi  nos  contes  créoles  dont  plusieurs  ont  un 
cachet  vraiment  original. 

Ainsi  on  raconte,  des  Bassins-bleus  qu'ils  sont  peuplés  de 
Maîtres  d'IEau.  (  Ce  sont  les  naiades  de  la  Fable  ) 

Les  vielles  bonnes  femmes  des  environs  prétendent  qu'on 
a  vu  quelquefois,  le  soir  au  clair  de  la  lune,  la  déesse  des 
eaux,  sous  la  figure  d'une  belle  femme  brune  assisse  sur  le 
roc'.ier  du  Bassin-palmiste  ,  peignant  ses  longues  tresses  do- 
rées. 

A  l'approche  de  l'indiscret,  elle  longe  sous  l'eau  et  dis- 
parait. 

Maintenant  nous  vous  faisons  —  la  révérence,  aimables 
lectrices  et  lecteurs,  et,  espérons  apprendre  bientôt  que  la 
curiosité  a  porté  beaucoup  d'entre  vous  à  aller  voir,  comm.e 
nou?,  ces  beaux  bassins-bleus. 

L.  A.  BRUN      • 

Moniteur  du  18  Janvier  1924 

Histoire.  —  Le  21  novembre  1791,  les  affranchis  de  Jac- 
mel  contraignirent  les  blancs  de  cette  ville  à  faire  avec  eux 
un  concordat.  Renforcés  par  ceux  de  la  Croix-des-Bouquets, 
ils  attaquèrent  la  ville  où  ils  pénétrèrent,  la  livrèrent  aux 
flammes,  et  n'en  furent  chassés  que  par  Tintrépidité  des  ma- 
rins de  la  corvette  le  Serin,  commandée  par  le  capitaine 
Bessiôre  (  janvier  1792.  ) 

En    1793,  Jacmel    méconnaissait   l'autorité  des  commis-" 
saires  civils.  Cependant,  en  mai,  la  ville  se  soumit  en  voyant 
les  forces  déployées  contre  Port-au-Prince. 

En  juillet  1794,  le  général  Beauvais  y  commandait.il  réta- 
blit l'ordre  et  le  travail  dans  l'arrondissement. Lorsqu'en  1799 
la  guerre  civile  éclata  entre  Rigaud  etToussaint-Louverture, 
Btauvais  garda  la  neutralité;     mais  un  engagement    ayant 


JACM    JACM  51 

eu  lieu  entre  un  détachement  de  son-  airondissement  et  les 
troupes  que  Dessalines  envoyait  vers  Jacmel  pour  soulever 
contre  Beauvais,  les  chefs  de  bande  Lafortune  et  Confiant, 
Toussaint  ordonna  à  Dessalines  d'assiéger  Jacmel  dont  les 
habitants  étaient  pleins  de  confiance  et  de  sécurité.  Cette 
place  assez  bien  fortifiée  par  la  nature,  renfermait  une  gar- 
nison intrépide  pouvant  résister  à  une  armée  formidable. 

La  ville  de  Jacmel  s'élève  en  amphithéâtre  du  rivage  de 
ia  mer  au  sommet  d'un  morne  qui  domine  toute  la  rade.  Elle 
€bt  presqu^inaccessible  du  côté  des  montagnes.  Elle  s'étend 
dans  sa  largeur  du  N.  au  S.,  et  dans  sa  longueur  de  TE  à  l'O. 

Des  forts  détachés  en  ferment  l'enceinte.  Le  grand  Fort 
s'élevait  au  S,  E.  de  la  ville  sur  une  éminence  escarpée 
dont  le  pied  était  baigné  par  la  mer.  Ouvert  du  côté  de  l'in- 
térieur, il  fut  désarmé  par  le  général  Beauvais  qui  avait  re- 
connu qu'il  ne  pouvait  servir  qu'à  défendre  l'entrée  de  la 
rade.A  120  toises  au-dessous  se  trouvait  la  petite  batterie,  de- 
mi-lune établie  pour  la  sûreté  de  la  rade,  sous  la  protection 
du  fort  Béliot  ;  elle  aussi  fut  désarmée. 

Sur  le  revers  S.  E.  d'un  des  quartiers  les  plus  élevés  de 
la  ville,  appelée  Bélair,  était  le  fort  Béliot,  ou  l'arsenal.  Il 
était  bien  armé,  ayant  fossés,  parapet,  et  de  grandes  difficul- 
tés d'approche, 

A  250  toises,  vers  le  N.  E .  se  trouvait  le  poste  Constant, 
armé  d'une  pièce  de  8. 

A  300  toises  de  Constant,  du  N.  au  N.  E.  se  dressait  le 
blockauss  sur  une  petite  éminence  dominant  le  Bélair,  la 
grande  route  de  Jacmel  à  Marigot,  et  les  avenues  de  la  place. 
Il  avait  deux  pièces  de  canon  de  18,  et  2  pièces  de  24  et 
entouré  de  fossés. 

A  300  mètres  vers  le  Nord  on  remontait  le  fort  Baril,  ar- 
mé pour  la  circonstance  de  2  pièces  de  8,  qui  défendait 
l'entrée  de  ia  place. 

A  150  toises  de  ce  fort,  on  trouvait  vers  la  Gosseline,  le 
portail  de  Léogâne,  armé  d'une  pièce  de  4  qui  défendait  la 
grande  route  de  Léogâne,  armé  de  4  pièces  de  gros  calibre, 
qui  défendait  la  partie  de  la  place  qui  s'étend  du  N.  au  N.  0. 
A  l'ouest  était  le  poste  de  Talavigne  sur  une   éminence. 

A  200gtoises  du  fort  de  Léogâne,  était  la  barrière  de  Tho- 
mas Thuart,  barricadée  et  armée  à  la  hâte  d'une  pièce  de  4. 
Elle  défendait  le  chemin  conduisant  à  l'ouest  à  la  rivière. 

A  l'extrémité  occidentale,  à  200  toises,  était  le  fort  de 
l'Hôpital,  armé  de  23  pièces  de  gros  calibre. 

De  plus,  il  y  avait  d'autres  postes  armés  tant  sur  le  ri- 
vage que  sur  les  hauteurs,  notamment  le  poste  du  gouverne- 


52  ^JACM    JACM 

ment  qui  était  presque  inaccessible,  armé  de  pièces  de  gros 
calibre  ;  il  dominait  et  protégeait  tous  les  forts  de  la  ligne, 
à  l'exception  du  fort  Béliot,  du  poste  Constant  et  du  bloc- 
kauss  situés  à  l'Est  et  au  N.  E.  de  la  place. 

La  garnison  laissait  éclater  le  plus  grand  enthou^iiasme. 
La  haine  contre  l'autorité  de  Toussaint  se  manifestait  dans 
leurs  rangs.  Les  femmes  étaient  pleines  de  courage,  et  se 
montraient  déterminées  a  partager  tous  les  dangers  des 
soldats. 

Seul,  le  général  Beauvais  était  soucieux  et  préoccupé.  Il 
confia  le  commandement  du  blockauss  au  chef  de  bataillon 
Brunache,  celui  du  fort  de  Léogane  au  lieutenant  colo- 
nel Bazelais  celui  du  fort  Béliot  au  commandant  Dupuche.  Il 
prit  ses  dispositions  pour  soutenir  un  siège  régulier.  On  pré- 
voyait une  famine.  C'était  la  seule  crainte  de  la  population. 

Beauvais  avait  reçu  de  Rome  l'agent  du  Directoire  Exé- 
cutif, une  lettre  qu'il  avait  cachée  à  la  population.  Tout  à 
coup  dans  la  matinée  du  13  Septembre  1799,  le  bruit  courut 
que  Beauvais  s'était  embarqué  pour  St-Thomas,  abondon- 
nant  ses  filles  en  bas  âge  et  sa  femme. 

On  s'indigna  contre  sa  conduite,  mais  on  jura  de  périr  plu- 
tôt que  de  se  soumettre  à  Toussaint.  Beauvais  avait  été  desti- 
tué et  déclaré  en  état  de  révolte  par  l'agent  du  Directoire. 
Il  aima  mieux  s'éloigner  plutôt  que  de  se  rendre  coupable 
de  nouvelles  disgrâces  des  autorités  constituées.  La  marche 
de  Toussaint' vers  l'Indépendance  de  St-Domingue,  b'essait 
son  cœur  essentiellement  français  et  l'ambition  de  Rigaud 
le  froissait  également. 

Rigaud  vainqueur,  il  eut  été  obligé  de  le  combattre  pour 
contenir  ses  passions.Toussaint  vainqueur,  il  eut  été  témoin 
de  la  chute  des  principes  républicains  à  Saiut  Domingue,  du 
triomphe  du  parti  colonial  et  de   l'avilissement  de  sa  caste. 

D'ailleurs,  depuis  longtemps,  il  avait  reconnu  la  folle  pré- 
somption des  mulâtres  qui,  ambitueux  et  indiciplinés  se 
montraient  ditficilps  à  contenter  ;  et  il  avait  gémi  sur  la  fai- 
blesse des  chefs  noirs  qui  subissaient  l'influence  des  anciens 
colons  et  travaillaient,  sans  s'en  douter,  au  rétablissement 
de  l'ancien  régime. 

Il  partit  le  13  Septembre  1799,  et  Dessalines  arriva  devant 
Jacmel  près  de  deux  mois  après,  dans  les  premiers  jours  de 
Novembre.Beauvais  fut  capturé  par  un  navire  anglais  et  con- 
duit à  la  Jamaïque.  Il  passa  ensuite  à  Curaçao  où  sa  femme 
et  ses  enfants  vinrent  le  joinlre.  Puis  il  s'embarqua  pour 
France  avec  un  passe-port  de  l'agent  Roume.  Une  voie  d'eau 
se  déclara  a  bord  et  le  navire  fut  englouti  et  le  générol  Beau 


JACM    JACM  5g 

vais  disparut dads  les  flots  à  la  vue  de  sa  femme  qu'un  canot 
avait  recueillie.  Ainsi  périt  cet  homme. 

Dessalines  se  fit  précéder  d'une  promesse  d'amnistie  qui  fut 
repoussée  par  les  habitants  de  Jacmel.  Il  somma  la  place  de 
se  rendre  :  le  colonel  Birot  qui  commandait  l'arrondissement 
lui  répondit  que  la  garnison  était  disposée  de  le  combattre. 
Dans  les  premiers  jours   de  Novejrnbre,   Dessaline^  arriva  à 
Pasquet  et  s'avança  à  Menuisier.  Avant  d'attaquer  la  place, 
Dessalines  fit  occuper  par  !e  généra'  Laplurae  de  la  Sème. di- 
vision, l'espace  compris  entre  l'habitation  Ogé  et  la  mer;  et 
par  le  colonel  H.  Christophe,  de  la  2e.  division,  l'espace  en- 
tre l'habitation  Ogé  et  St.  Cyr,  Son  armée  était  forte  de 
20.000  hommes.  La  garnison  de    Jacmel  n'avait    que  3000 
hommes.  Il  fît  occuper  Marigot  et  Bainet,  fortifia  les  mornes 
de  Jacmel  avec  des  canons  pris  à  Léogane  et  à  Port  au  Prîn 
ce.  Toussaint  vint  diriger  en  personne  les  opérations  du  siè- 
ge. Une  attaque  dirigée  contre  le  fort  Pavillon   fut  repous- 
sée. Il  résolut  que  dans  la  nuit  du  5  au  6  Janvier  un  assaut 
général  serait  livré  à  la  place, 

A  minuit,  Christophe  et  Laplume  attaquèrent  îe  Grand 
Fort  et  Talavique.  Ils  furent  chassés  du  Grand  Fort,  mais 
ils  purent  à  grande  peine  conserver  Talavique  qu'ils  armè- 
rent contre  la  ville.  Dès  lors  des  bombes  et  des  obus  fu- 
rent lancés  nuit  et  jour  sur  la  place.  Le  général  en  chef  re- 
partit pour  le  nord,  laissant  îe  commandement  en  chef  de 
l'armée  d'opération  à  Dessalines, 

La  famine  se  faisait  déjà  «sentir  dans  la  ville.  Li  garnison 
souffrait  déjà  de  privations.  L?3  femmes  et  les  enfants  ne 
reçurent  plus  la  ration  réservés  aux:  soldats.  On  commença 
à  manger  des  chevaux,  des  rats  et  des  chats.  Le  10  Janvier 
Birot,  reconnaissant  l'impossibihté  de  se  maintenir  plus 
longtemps  dans  Jacmel,  proposa  aux  officiers  de  la  garnison 
d'évacuer  la  place.  Ils  acceptèrent,  mais  les  soldats  s'en 
montrèrent  indignés.  Alors  Birot,  commandant  de  l'arron- 
dissement. Fontaine,  commandant  de  la  plaça, Borno  Déléarc 
et  Dupuche  s'embarquèrent  furtivement  pendant  la  nuit  du 
19  Janvier  sur  une  goélette  commandée  par  Lartique,  chef 
du  port,  et  se  rendirent  aux  Cayes.  Les  soldats  vociférè- 
rent indistinctement  contre  tous  leurs  chefs.  Leur  autorité 
fut  méconnue.  Deux  officiers  Auger  et  Gauthier  calmèrent 
l'effervescence  et  reprirent  leur  ascendant  sur  les  troupes. 
On  nomma  Gauthier  commandant  de  l'arrondissement  et 
Auger  commandant  en  second. 

Rigaud  vint  au  secours  de  Jacmel,  et  fut  battu  au  morne 
Laporte;  il  retourna  aux  Cayes,  abattu,  découragé.  Une  esca- 
dre de  Toussaint  vint  bloquer  le  port  de  Jacmel.  Cependant, 
Kigaud  chargea  Pétion  d'aller  preaire  le  commandement  de 


54  JACM    JACM 

Jacmel.  Pétion  partit  de  Bainet.  On  était  dans  la  plus  gran- 
de détresse  à  Jacmel.  Il  arriva  dans  le  port  de  Jacmel.D'un 
coup  d'oeil,  il  vi!:  que  tout  était  perdu.  Il  en  fit  sortir  les 
bouches  inutiles.  En  Mars,  un  conseil  de  guerre  décida  l'éva- 
cuation de  la  place.  Un  noir,  Jérémie,  conseilla  à  Pétion  d'é- 
vacuer par  un  petit  chemin  qui  conduisait  sur  l'habitation 
Ogé.  Le  12  iMarslSOO,  à  8  heures  du  soir,  la  garnison  s'é- 
branla, au  nombre  de  1.405  hommes  et  de  400  femmes,  des 
enfants  et  des  blessés.  Un  traître  dénonça  à  Dessalines  le 
chemin  qu'elle  devait  prendre.  Elle  tomba  sur  la  colonne  de 
Christophe.  Au  milieu  de  la  nuit,  la  mêlée  devint  horrible, 
et  le  carnage  affreux.  Nérette  perça  la  colonne  des  Jacmé- 
liens  en  deux  parts.  Pétion  se  fraya  un  chemin  dans  le  bois 
avec  quelques  grenadiers.  Gauthier,  à  la  tête  de  ses  800  hom 
mes,  n'attendait  plus  que  la  mort.  Parcourant  les  rangs,  il 
recommanda  à  ses  soldats  de  donner  en  désespérés  un  coup 
de  tète  contre  le  centre  des  masses  ennemies.  Les  troupes 
du  Nord,  déconcertées  par  la  vigueur  de  cette  attaque,  fu- 
rent culbutées.  La  petite  colonne  de  Gauthier  atteignit  un 
versant  du  Ca^j- Rouge  sur  l'habitation  Gaste  où  elle  se  ralia. 
Là,  Gauthier  s'aperçut  que  la  colonne  de  Pétion  ne  l'avait 
pas  suivi;  il  la  crut  anéantie.  Assailli  par  les  bandes  assurées 
de  la  montagne,  il  gagna  l'habitation  Bénard  au  milieu  de 
mille  dangers,  Le  14,  il  arriva  sur  l'habitation  Girard,  où  il 
s'arrêta  pour  attendre  des  nouvelles  de  Pétion.  Celui-ci  s'é- 
tait jeté  dans  les  bois,  et  à  travers  tous  les  daugers,  était 
arrivé  au  Grand  Harpou  le  14  à  5  heures  du  soir. 

Les  troupes  de  Jacmel  avaient  évacué  en  nombre  de  1.400 
hommes.  Quand  elles  arrivèrent  à  Girard,  on  en  comptait  600 
Auger  avait  disparu  pendant  le  combat;  il  avait  23  ans.  On 
le  crut  mort.  Ce  débris  de  la  garnison  de  Jacmel  se  rendit  au 
Grand-Goâve,  où  comraannait  Faubert, 

Le  13  Mars,  les  troupes  de  Toussaint  entrèrent  à    Jacmel. 

Elles  massacrèrent  tous  ceux  qu'on  emmenait,  les  traî- 
nards, les  femmes  et  les  enfants.  Ces  massacres  émurent  la 
colonie.  Les  feuilles  du  Nord  et  de  l'Ouest  se  remplirent  de 
basses  flatteries  à  l'endroit  de  Toussaint.  Celui-ci  mit  l'ordre, 
fit  respecter  les  propriétés,  rétablit  la  culture  dans  l'arron- 
dissement. 

—  En  1801,  Jacmel  fut  un  des  neufs  ports  ouverts  au  com- 
merce étranger  dans  ia  colonie. 

Lors  de  l'arrivée  de  l'expédition  Leclerc  en  1802, 
Dessalines  fit  arrêter  tous  les  blancs  à  Jacmel,  et  quitta 
cette  ville.  Dieudonné  Jambon  et  Ferrand  firent  envoyer 
à  Tavet  des  armes  et  dos  munitions.  Ils  avaient  reçu 
ordre    de  massacrer  tous  les  blancs    à  l'approche    des  na- 


JACM     JACM  55 

vires  français.  Le  capitaine   iMimi  Bade  eut  le  courage  de 
se  prononcer  contre  ces  cruautés. 

Dieudonné  Jambon  reçut  10,000  piastres  pour  livrer  la  ville 
aux  français.  Le  général  Pageot  vint  prendre  possession  de 
Jacmel  sans  tirer  un  coup  de  fusii. 

Après  la  déportation  de  Tousspjnt  Louverture,  en  Dé- 
cembre de  la  même  année,  les  indigènes  ayant  à  leur  tête 
Lamour  Dérance,  se  mirent  en  insurrection,  comme  dans 
toute  la  colonie,  dans  les  mornes  de  Jacmel.  Dieudonné  Jam- 
bon qui  commandait  cette  ville,  tomba  dans  une  embus- 
cade sur  l'habitation  St.-Cyr.  Dès  lors,  l'insurrection  devint 
générale  ;  Magloire  Ambroise,  Lacroix  et  Macaque  à  la  tête 
des  insurgés,  s'avancèrent  le  10  Décembre  au  nombre  de 
3000,  armés  de  piques  et  de  fusils,  assaillir  la  ville.  Dieu- 
donné  Jambon,  colonel,  aidé  des  chefs  de  bataillon  Burres 
et  Pascal,  à  la  tête  de  200  hommes  de  troupes  européennes, 
et  de  150  de  troupes  indigènes,  parvint  à  les  repousser. 
Bientôt  après,Rochambeau  et  Pageot  purent  pénétrer  de 
Léogâne  au  milieu  des  insurgés,  et  traverser  les  mornes  de 
Jacmel,  où  ils  entrèrent  en  libérateurs.  Pageot  reprit  le  com- 
mandement de  l'arrondissement. 

Le  15  février  1803,  nouvelle  attaque,  aussi  infructueuse 
que  la  précédente.  Magloire  Ambroise  fut  obligé  de  se  re- 
plier à  cause  de  la  mésintelligance  des  chefs  indigènes. 

Le  8  septembre  1803,  Lacroix  prend  Jacmel  sur  les 
français, 

Jacmel,  comme  les  Cayes  à  Simon  Bolivar,  a  donné 
l'hospitalité  à  François  Miranda,  un  des  libéra ':eurs  de  l'A- 
mérique espagnole.  Obligé  de  quitter  Caracas,  sa  ville  na- 
tale, François  Miranda,  préparait  une  expédition  contre  les 
colonies  espagnoles.  Il  se  rendit  aux  Etats-Unis  où  il  acheta 
trois  vaisseaux  de  guerre  dont  une  corvette  de  30  canons. 
Enfin  en  1806,  il  vint  à  Jacmel,  suivit  de  200  jeunes  améri- 
cains, pour  recruter  des  équipages.  Aussitôt  que  Dessalines 
apprit  son  arrivée,  il  envoya  au  général  Magloire  Ambroise 
l'ordre  de  faire  à  l'insurgé  vénézuélien  le  meilleur  accueil, 
de  lui  fournir  tout  ce  dont  il  pourrait  avoir  besoin,  et  de  lui 
permettre  d'enrôler  des  haitiens.  Les  Féquière,  les  Gayot, 
les  Jastram  partirent.  Il  lui  donna,  en  outre,  le  conseil  d'ap- 
pliquer dans  le  Venezuela  les  moyens  extrêmes  par  lesquels 
lui-même  était  arrivé  à  proclamer  l'Indépendance  d'Haiti  : 
"  Boulé  cases,  coupé  têtes.  "  Le  succès  était,  selon  lui,  à  cette 
condition, 

Miranda  quitta  Jacmel,  au  commencement  de  Mars  de  la 
même  année. 

Magloire    Ambroise,    commandant    de   l'arrondissement, 


56  JACM     JACM 

convaincu  de  conspiration  contre  le  président  Pétion,  fut  ar- 
rêté par  Bornet  et  David  Troy,  s'empoisonna  le  7  Décembre 
1807  dans  la  prison  plutôt  que  de  se  laisser  juger.  David 
Troy  fit  preuve,  lors  de  son  arrestation,  d'une  bravoure  exem- 
plaire en  présence  de  quelques  militaires  de  son  régiment. 
Ses  complices  Borno  Deliard,  Michel  et  les  autres  officiers  de 
son  état-major  réussirent  à  échapper    aux  poursuites. 

Le  premier  citoyen  qui  ait  représenté  la  commune  de  Jac- 
mel  à  la  première  chambre  des  communes  en  1817  fut  Louis 
Baronnet. 

Jacme)  a  été  incendié  plusieurs  fois. 

Pendant  la  révolution  des  Cacos  en  1869,  cette  ville  fut 
le  théâtre  de  graves  événements.  Victorin  Chevalier,  minis- 
tre de  la  guerre,  et  Thomas  Christ,  Vériquin,  envoyés  par 
Salnavepour  l'assiéger  après  un  long  siège,fiiiirent  par  pac- 
tiser avec  la  révolution  le  4  Novembre. 

Le  29  Janvier  1870,  le  général  Vil  Lubin,  ex- comman- 
dant de  l'arrondissemant  de  Port-au-Prince,  fait  pris  )nnier 
par  la  Révolution  triomphante  aux  Anses-à-Pitres  à  la  suite 
du  Président  Salnave,  en  fuite,  et  conduit  à  Jacmel,  fut  exé- 
cuté à  Jacmel. 

Le  7  Mars  1876,  Jacmel  prit  les  armes  contre  le  Président 
Domingue. 

Jacmel  a  donné  le  jour  à  Pilié.  qui  avait  été  administra- 
teur de  l'arrondissement  financier  avant  d'être  nommé  le 
20  février  1842  Secrétaire  d'Etat  provisoire  en  remplacement 
de  J.  C.  Hubert.  H  était  en  charge  au  départ  du  Président 
Boyer.  C'était  un  citoyen  intègre.  .  . 

Le  général  Frédérique  a  été  enterré  au  fort  Frédérique, 
situé  dans  la  section  de  la  Montagne  utilisé  en  1869  et  1883 
pour  bombarder  la  ville.  Il  avait  commandé  l'arrondissement 
pendant  longtemos,  et  au  moment  où  éclatait  la  révolution 
de  1843. 

Le  colonel  Béliot  qui  commandait  l'arsenal  de  Jacmel  sous 
Toussaint  Louverture  a  donné  son  nom  au  fort  de  la  ville  oii 
il  a  été  enterré.  -Le  général  Lamothe  Aigron  y  mourut  com- 
mandant de  l'arrondisssment.  Il  a  été  inhumé  dans  le  fort 
qui  porte  son  nom. 

Le  général  Juste  Chanlatte,  Conte  de  Rosier,poète,est  aussi 
né  à  Jacmel,  T.  Lafontant,  Secrétaire  d'Etat,  Jacques  Thé- 
baud,Labidou,  et  le  général  Louis  Tanis,  Alcibiade  Pomeyrac, 
né  à  Santo-Domingo,  et  habitant  Jacmel  depuis  son  enfance 
est  surnommé  le  poète  de  Jacmel. 


JACM     JACM  57 

Pendant  rinsurrection  de  Boyer  Bazelais  en  1883  à  Mira- 
goâne,  Jacmel  se  prononça  en  sa  faveur.  Dans  une  pièce  de 
vers  admirables  encore  inédite  intitulée  le  Vaisseau  Perdu, 
le  poète  de  Jacmel  s'écria  : 

De  Miragoâne  en  feu,  de  Jacmel  qu'on  mitraille, 
Vois  la  valeur  égale  à  braver  la  mitraille  ! .  .  . 
Compte  les  enfants  morts,  le:^  héros  inconnus 
Dont  d'infâmes  couteaux  ont  percé  les   seins  nus  !  ! 

Le  Président  Salomom  avait  envoyé  le  général  Vériquainet 
Aristide  Désiré  commandant  de  l'arrondissement  surveiller  la 
population  ;  ces  généraux  furent  tués  le  3  Août  à  la  suite  des 
pertes  considérables  essuyées  par  les  assiégés  dans  une  bataille 
à  la  petite  Batterie.  Il  envoya  le   général  François    Manigat, 
Secrétaire  d'Etatde  l'Intérieur,assiéger  Jacmel  avec  des  forces 
imposantes  et  des  canons  tirés  du  fort  du  Cap-Rouge  .Quand 
après  8  mois  de  siè2:e  la  chute    de  Miragoâne  arrivée  en    Dé- 
cembre, fut  connue  à  Jacmel,  la  ville  fit  sa  soumission  au  gou- 
vernement par  l'entremise  des  Consuls  et  d'une  commission 
nommée.  Manigat  convint    avec  eux  par  écrit  que  les  chefs 
de  la  révolution  seuls  s'embarqueraient  pour  l'étranger,   que 
personne  ne  serait  recherché  pour  ses  opinions  et  sa  partici- 
pation à  la  révolution.  Moyennant  ces  conditions,  la  ville  con- 
sentit à  ouvrir  ses   portes  aux   troupes  du   gouvernement. 
Ces  conditions  acceptées,  Manigat  entra  à  Jacmel  à  la  tête  de 
ses  troupes  le  SlDécembre  1883  conformément  aux  conditions 
arrêtées  avec  les  Consuls,  tous  les  citoyens  circulèrent  libre  - 
ment  dans  la  ville.  A  un  moment  donné  un  désordre  se  pro- 
duisit ;  une  centaine  d'entre  eux  furent  appréhendés  par  des 
soldats;  maltraités,  conduits  sur  le  champ  au  lieu  du  suppli- 
ce, et  fusillés.   Dès  lors,  les  consulats   regorgèrent  de  réfu- 
giés. Cet  acte  de  barbarie,  au  lieu  d'être  un  sujet  de   blâme 
contre  Manigat,    lui  valut  de  la  part  du  Président  Salomon 
des  éloge.",  des  caresses  et  des  faveurs.  Cet  oubli  des  devoirs 
de  sa  cnarge,  et  la  tyrannie  dont  les  citoyens  avaient  souf- 
fert pendant  9  ans  sous  le   gouvernement  du   général  Salo- 
mon, la  maladie  de  ce  chef  ont  été  la  cause  de  la  révolution, 
partie  du  Cap-Haitien,le  4  Août  1888  et  accomplie  à  Port-au- 
Prince  le  10  par  le  départ  de  ce  vieillard. 

Le  général  Boisrond  Canal,  ancien  Président  d'Haiti,  et  le 
général  Séide  Télémaque  eurent  la  gloire  de  débarrasser 
leur  pays  de  ce  gouvernement,  et  de  renverser  ses  projets 
criminels. 

Après  le  départ  de  Salomon,  le  commandant  de  la  place 
de  Jacmel,  le  général  Merisier  Joannis,  terrorisa  cette  ville, 
fit  descendre  des  mornes  une  horde  de  bandits,  connus  sous 


58  JACM    JACO 

le  nom  de  Colonne  de  Rasoirs  qu'il  arma  de  carabines,  dé- 
sarma les  citoyens  et  ordonna  dès  7  heures  du  soir  la  fer- 
meture de  toutes  les  maisons.  Une  délégation  que  Boisrond 
Canal  envoya  à  Jacmel  avant  la  formation  du  gouvernement 
provisoire,  revint  à  Port-au-Prince  le  propre  jour  de  la  for- 
mation du  gouvernement  provisoire,  annoncer  que  Merisier 
acceptait  bien  la  Révolution,  mais  que  les  Jacméliens,  se 
proposant  de  se  venger  sur  lui  des  événements  de  1883,  il 
avait  pris  ses  précautions  contre  eux.  Merisier  fut  mandé  à 
Port-au-Prince  :  il  y  vint  et  fut  gardé  dans  la  ville.  Le  len- 
demain de  la  mort  de  Séide  Télémaque,  il  quitta  furtivement 
la  capitale  la  nuit,  se  rendit  à  Jacmel,  dont  'e  commandant 
Pelage  Claude  se  cacha  dans  un  consulat  à  son  approche. 
La  population  de  Jacmel  demanda  au  gouvernement  provi- 
soire de  le  confirmer  au  commandement  de  l'arrondissement. 
Légitime  ayant  été  nomm.é  le  16  Octobre,  chef  provisoire 
du  Pouvoir  Exécutif  par  32  Constituants  sur  84  à  élire  et 
sur  81  élus,  pour  rem.placer  le  gouvernement  provisoire  dé- 
missionnaire. Merisier,  soudoyé  par  le  Cap  déjà  en  insurrec- 
tion, lui  fit  savoir  qu'il  ne  reconnaissait  pas  son  autorité,  son 
élection  n'ayant  pas  été  faite  à  la  majorité  absolue  de  la 
Constituante.  Les  2  constituants  de  Jacma!  se  rendirent 
dans  le  Nord  par  mer,  et  ne  se  présentèrent  pas  à  Port-au- 
Prince,  ainsi  que  ceux  des  autres  communes  de  l'arrondisse- 
ment. Le  général  Anselme  Prophète,  conseiller  à  la  guerre, 
eût  l'honneur  de  recevoir  la  capitulation  de  Jacmel,  le  1er. 
Novembre  1888. 

Le  3  Août  1889  le  général  Dardignac  reçut  la  mort  à 
Jacmel  en  défendant  legouverrement  du  Président  Légitime 

JACOB.  —  Plaine  située  dans  la  commune  des  Cayes,  con- 
tigûe  à  la  plaine  du  Fond.  Produit  du  tafia,  du  sirop,  du 
Rhum,  des  bestiaux,  des  poteries.  Mines  de  fer.  En  l840  il 
y  avait  15  habitations  cultivées  en  cannes  et  vivres,  28  en 
café,  11  en  vivres  seulement,  5  incultes.  Total  59. 

JACOB. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Plaine  d'orange,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  un  fer- 
mier. 

JACOBA.-,  Montagne  située  isolément  au  milieu  de  la 
plaine  du  Yague. C'est  un  massif  de  graviers. 

JACOT.--  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Mahotière,  commune  de  Port-de  Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

JACOT.-  Montagne  située  dans  la 3e  section  rurale    de  la 

c  )  11  I  u.ie  de  Port-Salut.  2000  livres  de  café.   Vivres,  grains. 
30  carreaux  de  terre. 


JACQ    JACQ  59 

JACQUES.--  Habitatio  I  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Plaine  d'Orange,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  un  reste  de  3  carreaux  de  terre  occupés 
par  des  fermiers. 

JACQUES.  -  Pointe  située  dans  le  Département  du  Nord. 
Entre  la  pointe  Jacques  et  le  Fort  Liberté  où  se  trouve  !a 
baie  de  Mancenille.  .  ^ 

JACQUES  LAMOTHE.  -  Habitation  située  dans  la  4e, 
section  rurale  du  Haut  dj  St.  Marc,  conmune  de  St.   Marc, 

JACQUES. —  Voyez  :  Fort  Jacques.  Saint  Jacques. 

JACQUIN.—Habitacion  située  dans  la  lOe.  section  rurale 
des  Cayes. 

JACQUEZY.  —  Village  de  l'arrondissement  de  Terrier  Rou- 
ge. Etait  porté  par  la  loi  du  17  Octobre  1821  parmi  les  quar- 
tiers et  paroisses  de  la  République.  Aujourd'hui  Jacquezy 
est  un  poste  militaire  créé  par  le  décret  du  gouvernement 
provisoire  daté  de  St.  Marc  du  3  Août  1889.  I!  est  établi  à 
l'embarcadère  où  l'on  transporte  les  denrées  de  l'arrondisse- 
ment, entre  la  baie  du  Fort- Liberté  et  celle  de  Caracol. 

C'est  de  l'embouchure  de  la  rivière  de  Jacquezy  ou  du 
Trou  de  Jacquezy  que  part  la  limite  commune  des  arrondis- 
sements du  Trou  et  de  Fort-Liberté. 

La  ligne  frontière  commune  aux  arrondissements  du  Trou 
et  du  Fort-Liberté,  passe  par  le  canton  de  Lamine  et  le. 
Mont-Organisé  pour  venir  reconnaitre  la  source  de  Jacque- 
zy, et  de  ce  point  en  suivant  la  rive  gauche  de  cette  rivière 
jusqu'à  son  embouchure. 

La  poste  part  du  Cap-Haitien  les  lundi  pour  Jacquezy,  le 
Trou  et  Fort-Liberté,  et  revient  le  mercredi.  Jacquezy  a  été 
attribuée  par  la  loi  du  19  Septembre  1894  à  la  commune  de 
Caracol. 

Histoire— En  179 L,  lors  de  la  révolte  des  esclaves,  Blan- 
cheiande  les  fit  attaquer  à  Jacquezy  où  il  avait  .  établi  un 
camp.  L'année  suivante,  Jean  François,  se  rendant  dans 
l'Ouest  avec  7.000  hommes  pour  en  soulever  les  esclaves  ren- 
contra à  Jacquezy  Candy,  son  ancien  lieutenant,  qui  avait 
passé  aux  blancs. Candj/  le  mit  en  déroute  à  la  tête  de  600  af- 
f  ranc  his. 

A  la  chute  de  Gefîrard,  en  1867,  au  retour  de  Salnave  au 
Cap,  le  colonel  Robert  Noël,  commandant  de  la  place  de  Oua- 
naminthe,  fut  mandé  au  Cap  par  Salnave.  Arrivé  à  un  pos- 
te situé  au  bord  de  la  rivière  de  Jacquezy,  il  rencontra  une 
femme  qui  lui  apprit  l'assassinat  de  Dassas  Sévère, de  Lagre- 
delle  et  d'autres  corn,oaa;non;,    Robert    Noël  fit  halte  en  ce 


60  JACQ    JACQ 

lieu,  se  recueillit,  et  fit  part  de  3e  qu'il  venait  d'apprendre 
à  ses  soldats.  Préférant  mourir  les  armes  à  la  main  plutôt 
que  d'être  fusillé,  il  passa  au  Grand-Bassin  pour  se  rendre  au 
Mont-Organisé  où  se  trouvaient  sa  demeure  et  ses  jardins. 

JACQUEZY.  -SE.  M.  de  Joseph  Cjlas  était  comte  de 
Jacquezy  sous  l'empire,  en  1849. 

JAIBA  (la),—  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  la  mer  à 
l'Est  de  Monte  Christi. 

JAIGUA.  -  Rivière  de  la  République  Dominicaine,  passe, 
près  de  l'embarcadère  et  se  jette  dans  la  Yuna  à  gauche. 

JAINA-  -  -  Voyez  Jagua. 

JAINaMOSA.  . .  Voyez  :  Jaynamosa 

JAIRE.—  .Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bassin  Caïman,  commune  de  Dondon. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  déterre  occupés  par  des  fer-' 
miers. 

JAKSON,-  Port  et  baie  situés  sur  la  côte  nord  de  la  Répu- 
blique Dominicaine. L'entrée  du  port  est  protégée  par  des  ma- 
drépores qui  en  rendent  l'accès  difficile,  mais  ses  eaux  sont 
profondes.  On  s'y  livre  à  la  pèche  de  la  tortue.  Voyez  :  Jack- 
son. 

JALAPA.—  Montagne  dépendant  du  Cibao. 

JAMAIS  VU.— Cinquième  section  rurale  de  la  commune 
des  Côtes-de-fe:,  arrondissement  de  Jacmel.  Ecole  rurale. 
Elle  a  été  subdivisée  en  1875  en  donnant  naissance  à  la  sec- 
tion rurale  de  la  Ravine. 

En  1869,  les  cacos  de  Jamais-vu  considéraient  la  ville  de 
Miragoâne  comme  une  proie  facile,  alors  même  qu'elle 
était  en  la  possession  des  Piquets. 

En  1840  cette  section  rurale  faisait  partie  de  la  commune 
de  Bainet;  elle  avait  196  habitations  bien  cultivées  et  1  mal 
cultivé.  197. 

JAMAO.--  Petit  village  dominicain  dépendant  du  district 
de  Puerto  Plata.  Voyez  Hamao. 

JAMBAL.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  Mi- 
rebalais. 

JAMBE  ROMPUE  (la).- Rivière  qui  arrose  l'habitatioa 
Hudicourt  avant  de  se  jeter  dans  la  Gosseline  dont  elle  est 
un  des  tributaires.  Elle  prend  sa  source  au  Sud  du  morne 
Garde  1. 

JAMOR.—  Ancienne  section  rurale  de  la  commune  de  la 
Véga.  En]  840  il  y  avait  du  tabac,  café  et  grains. 

JANGUE.--  Etait  l'ancien  nom  du  quartier  des  Irois. 


JANI    JANI-  61 

JANICO  (el).--  Petit  villige  et  commune  de  la  province  de 
Santiago,  République  Dominicaine.  Intéressante  par  sa  mine 
d'or. 

JANICO  (el).  -  à  gauche  Rivière  tributaire  du  Grand-ya- 
que. 

JANIN. --  Voyez  :  Jeanin.,  ^     ■ 

JANSON. -~   Voyez  Passe    Janson. 

JANVIER.  -  Habitation  situéa  dans  la  section  rurale 
des  Côtes  de  Fer,  commune  du  .V[ôle  St.  Nicolas. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  oar  des  fec 
miers. 

JANVIER.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Citronnier,  Marre-Rouge, commune  du  Môle  St.  Nicolas. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers.  Celle-ci  et  la  précédente  sont  une  seule  et  même 
propriété. 

JANVIER.--  Chaine  de  montagne  de  la  commune  de  Ca- 
riée pai^  laquelle  passent  les  limites  de  cette  commune  qui 
atteignent  la  borne  Trante  dans  la  chaine  de  Balisage. 

JANVIER.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bonbon  commune  de  Jérémie/ bornée  par  Jourdain  et  Pail- 
lasse. 

JAQUIN.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bas-Fond-Bleu,  commune  de  Corail, 

L'État  y  possède  des  terres  inoccupées.  Contenance  indé- 
terminée 

JARABACO A.-- Pet't  village  et  commune  de  la  province' 
de  la  Véga,  République  Dominicaine.  2  500  habitants,  à  550 
mètres  au  dessus  de  la  mer,  dans  le  terrain  circon-iCrit  par 
la  rivière  Jamanao  qui  se  jette  dans  le  Yague  du  Nord. 

Est  destiné  par  sa  position  géographique  à  être  une  des 
villes  les  plus  industrieuses  de  la  contrée.  Fruits  en  abon- 
dance, Forêts  de  pins.  Une  route  à  travers  la  gorge  de  Pon-, 
tezuela  met  en  communication  cette  partie  avec  la  vallée 
de  Constance  et  la  plaine  d'Azua.  Il  y  a  de  l'or  dans  le  canton 
de  Jarabacoa.A  en  croire  tous  les  rapports  c'est  dans  les  hau- 
teurs de  Jarabacoa  que  le  Cibao  est  le  plus  riche  en  argent. 

JARDIN  DU  DIABLE  (le)  -Voyez  :  Plate  Forme, 

JARDINEAU.—  Habitation  située  dans  la  commune  de 
i'Anse  d'Hainault, 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 


Û2  JARD    JARD 

JARDIN  GRAND  COCO.  -  Voyez  :  Petit  Jardin  Grand 
Coco. 

JARDIN  NOUVEAU.-—  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Desdunes,  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  des    terres  occupées   par  des  fermiers 
Contenance  indéterminée.^ 

JARE.— Habitation  de  la  section  rurale  des  Orangers, 
commune  de  Léogane 

JARRE  AU.—  Voyez  :  Acul  Jarreau 

JARROSSEY.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
des  Délices,  commune  de  l'Arcahaie. 

En  1802,  après  la  Crête  à-Pierrct,  Lamartinière  ayant 
battu  pour  les  français  les  insurgés  des  mornes  de  l'Arca- 
haie, établit  un  poste  à  Jarrossey.  x^près  avoir  donné  l'ordre 
à  ses  soldats  d'agir  sévèrement  contre  ces  brigands,  il  se 
retira  à  l'Arcahaie.  Il  marcha  contre  Larose,  le  chef  des  ré- 
voltés, établi  à  Cortard,  où  il  trouva  la  mort. 

JASICA."  Voyez  Yasica. 

JASMIN.— Hatte  située  dans  la  section  rurale  de  la  Marre 
à  Savon,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

JASMIN.—  Habitation  inoccupée  située  dans  la  commune 
de  la  Plaine  du  Nord,  appartenant  à  l'Etat, 

Contenance  indéterminée. 

JATABO.--  Petite  Rivière  qui  se  jette  dans  la  mer  au  delà 
de  l'Ozama. 

JAVIER.  Terrain  fertile,  commune  de  Yamasa,  province 
de  Santo-DomingQ,  où  l'on  a  trouvé  de  l'or  le  7  Mars    1887. 

JAYA. —  Rivière  de  la  République  Dominicaine,  se  jette 
dans  la  Yuna  près  du  village  de  Samana  et  Fundo. 

JAYARE  (le).  —  Rivière  de  la  République  Dominicaine, 
qui  se  jette  dans  la  baie  de  Samana. 

JAVILLOS.  -  Habitation  située  dans  la  commune  d'Azua, 
où  des  conjurés  devaient  attendre  le  Président  Heureaux 
pour  l'assassiner  en  Octobre  1893.  Cinq  d'entre  eux  y  furent 
passés  par  les  armes. 

JAVERJA.—  Habitation  de  la  section  rurale  de  Fond  Pal- 
miste, commune  de  Torbeck. 

JAYNA.—  Petit  village  et  commune  de  la  province  de  Sto- 
Domingo,  arrondissement  de  Saint  Christophe,  contient  des 
mines  d'argent. 


JEAN    JAYN  63 

JAYNA  (  la  )  Rivière  de  la  République  Dominicaine,  qui  ar- 
rose les  villages  de  Saint  Christophe,  de  Nisao  et  de  Nisao, 
Arriba.On  en  retirait  de  l'or  et  de  l'argent  pour  l'exploitation 
desquels  les  espagnols  avaient  établis  les  bourgs  de  Bonao 
et  de  Bonaventure.  Ce  fut  dans  le  ^territoire  de  Bonaven- 
ture,  sur  la  rivière  de  Jayna,  à  Santa  Rosa,  que  Ton  trouva 
le  fameux  grain  d'or  dont  Oviedo'fDarla,  et  qui  pesait  3.600 
gourdes  piastres^  sans  compter  plusieurs  autres  d'une  gros- 
seur remarquable.  Cette  précieuse  pièce  périt  dans  une  tem- 
pête. Un  lavage  assez  considérable  a  eu  lieu  ces  temps  der- 
niers sur  la  rive  droite  de  cette  rivière  et  assez  près  de  son 
embouchure,  vers  le  gué  de  la  Pared.  Une  société  anglaise 
devait  monter  [  1839  )  des  machines  dans  la  vallée  de  Jayna 
et  devait  commencer  ses  extractions  et  la  trituration  des 
quart  à  la  fin  de  cette  annf'e,  mais  l'or  n'y  est  pas  assez  abon 
dant.  Le  projet  fut  abandonné.  Sur  la  chaîne  de  montagne  où 
naissent  les  2  sources  Anones  et  Cabalîo,  lesquelles  s'unissent 
à  la  Jayna  à  1  raille  anglaise  de  l'embouchure  du  Madrigal, 
existe,  la  plus  grande  veine  de  quartz  de  l'Ile  ;  elle  a  6  à  10 
mètres  d'épaisseur.  Sur  le  bord  de  la  Jayna  près  de  Buena- 
ventura,  sur  l'habitation  Gamboa  et  Guayabal  se  trouve  une 
mine  d'argent  qu'on  avait  déjà  exploitée.  On  cessa  de  creuser 
lorsque  huit  nègres  périrent  dans  l'effondrement  d'un  puits.  ~ 
Lorsqu'on  traverse  la  rivière  sur  le  Camino  Real  qui  conduit 
à  San  Cristobal,  on  découvre  près  de  l'habitation  de  Don 
Juan  deAbedanos.à  la  droite  du  chemin,  une  colline  toute  nue 
qui  contient  de  l'argent.  L'or  trouvé  dans  la  Jaina  contient  :• 

Fer  et  d'autres  impuretés 957.01 

Or . .   38,49 

Argent 4.50 

La  Yayna  reçoit  les  eaux  de  Guananitos,  de  la  Mana,du  Ma- 
drigal, de  la  Madina  Susua,de  la  Cuaya  et  de  la  Daca,  dans  la 
province  de  Santo -Domingo.  Le  cours  de  la  Jayna  est  d'en- 
viron 70  kilomètres.  Son  embouchure  est  à  20  kilomètres  à 
l'Ouest  de  celle  de  l'Ozama.  Sa  source  n'est  pas  très  éloignée 
de  celle  de  Rio-Viejo.  Elle  traverse  un  territoire  riche  et 
fertile  .et  les  villages  d'Arbol  Gordo,  de  Santa-Rosa  et  Bona- 
venture. 

Une  gorge  joint  la  vallée  de  Jayna  avec  celle  de  Maimon. 
Le  chemin  passe  par  la  savane  de  Laguneta  qui  offre  une 
belle  vue,  au  passage  du  chemin  de  Santo-Domingo  à  Bani, 
à  è  kilomètre  en  amont  de  l'enbouchure  de  la  Jayna,  la  ri- 
vière n'est  plus  guéable. 

JAYNAMOSA.— Rivière  tributaire  ds  l'Ozama.. 

L'usine  centrale  de  Jaynamosa  est  établie  au  poste  canton- 
nai de  Pajarito,  p'-ovince  de  Sainto-Domingo. 


64  JEAN    JEAN 

JEAN.  -  Voyez  :  Saint-Jean.  -  San  Juan.  -  Trou  Jean. 

JEAN.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Bande  du  Nord  commune  du  Cap-Haitien. 

JEAN 'ADAM.  -  Voyez:  Ravine  de  Jean- Adam. 

JEAN-ADAM. —  Morne  dépendant  des  Cahos,  et  qui  finit 
en  mourant  le  long  de  la  rive  droite  de  TArtibonite. 

JEAN-BAPTISTE.  -  Source  cfui  prend  naissance  sur  l'ha- 
bitation Volant  le  Tort. 

JEAN-BAPTISTE.-  Voyez  :  Saint- Jean  Baptiste. 

JEAN-BERNARD.—  Voyez  :  Tannerie.-  Carrefour  Jean 
Bernard. 

JEAN-C AN ARL— Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Desforges,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

JEAN-CHARLES. -Habitation  située  dans  le  section  ru- 
rale de  la  Petite-Rivière  de  Rayonnais,  commune  des  Gonai- 
ves. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

JEAN-CISEAUX.—  A  été  érigé  en  poste  militaire  de  l'ar- 
rondissement de  Port-au  Prince  par  l'arrêté  du  Président 
d'Haiti  du  30  Mars  1875.  Sa  délimitation  est  celle-ci  :  à  par- 
tir du  portail  de  Léogane  pour  courir  sur  la  ligne  coté 
Ouest  de  la  Poudrière  non  compris  le  cimetière  de  l'extérieur; 
delà  au  fort  Mercredi  y  compris  ce  fort  pour  aboutir  au 
Bassin  Leclerc  ;  parcourir  cette  ligne  en  descendant,  s'arrê- 
ter au  pont  de  l'habitation  Le  Tort,  sur  la  grande  route  en  y 
comprenant  Bizoton  et  le  fort  de  ce  nom,  ensuite  côtoyer 
le  rivage  pour  arriver  au  point  de  départ,  hors  du  Portail 
de  Léogane,  au  pied  du  chemin  qui  conduit  au  fort  Mercredi 
et  à  la  Source  Leclerc.  Ecole  rurale. 

JEAN-CONGO. -Habitation  située  dans  la  commune  de 
Corail.  Il  y  a  une  rue  de  ce  nom  à  Corail. 

JEAN-ENARD,—  Habitation  située  dans  la  4e  section  ru- 
rale du  Haut  de  Saint -Marc,  commune  de  Saint-Marc. 

JEAN-de-VERA. — Rivière  qui  se  joint  au  Rio-Canas  avant 
de  se  jeter  dans  l'Artibonite. 

JEAN-FOUCHÉ.— Ravine  située  à  Saint-Marc  au  Sud 
Ouest  du  Morne  Diamant.  Il  y  a  un  vieux  four  à  chaux  (  Vo- 
yez le  plan  de  Saint-Marc  ) 

JEAN  HOSSÉ,  ou  JEAN  JOSÉ.   Habitation  inoccupée   si- 


JEAÏ^    JEAN  65 

tuée  dans  la  section  rurale  des  Délices,  commune  de    l'Ar- 
cahaie,  appartenant  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée 

JEAN  KINA.—  HalDitation  située  dans  la  rection  rurale 
de  TAnse  de  Clerc,  commune  des  Abricots. 

JEANIN  ou  JANIN.--  Habitation  s  ituée  dans  la  section 
rurale  de  Haut  de  Saint-Marc.  Jeanin  est  renommée  pour  ses 
beaux  arbres. 

Le  colon 'dont  l'habitation  porte  te  nom  était  un  marquis 
de  Caraba^.  Arrivé  au  début  de  la  colonie,  il  obtint  à  titre 
de  concession, des  centaines  de  lieues  de  terrain. Il  donna  à  ses 
enfants,  mulâtres  la  partie  nord  de  son  habitation  qui  a  été 
depuis  divisée  en  une  foule  de  parcelles.  Le  reste,  comme 
bien  de  colon,  a  fait  retour  à  l'Etat  en  1804,  à  l'expulsion 
des  français. 

JEAN-HOUI.  —  Habitation  située  dans  la  commue  de  Ba- 
radères. 

JEaN- JACQUES.— Habitation  située  dans  la  section  rura- 
le du  Morne-Brûlé,   commune  de  Jacmel. 

Li'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  inoccupés. 

JEAN-JEAN.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Petit-Boucan,  commune  de  Léogane,  en  '  plaine.  Bornée 
par  Corail  Dampuce,  la  Grande-Rivière  de  Momancë,  et  l'ha- 
bitation Têtard. 

JE  AN- JOSÉ.---  Voyez  :  Jean  Hossé. 

JEAN-LE-BAS.  —  Rivière  située  dans  la- section  rurale  de 
la  Crète-Brulée  commune  de  Mirebalais. 
Elle  joint  à  celle  de  la  Trombe  à  droite." 
JEAN-LE-CAVALIER.Petite  rivière  afflaent  de  la  Nigua. 

JEAN-LINGQS.  -  Habitation  située  dans  la  section  rura- 
le de  la  Marre  à  Savon,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  des  fer- 
miers. 

JEAN  LOUIS  COSSIER.  -  Habitation  située  dans  la  sec- 
tion rurale  d-i  Alapjj,  om  nan^  d-3  Plaisance. 

JEAN-MANUEL  DE  VUSLTO.  -  Rivière  tributaire  de 
Maimon,   laquelle  se  jette  dans  la  Yuna. 

JEAN  MONDONGUE.-  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Moreau,  commune  de  Torbeck. 

L'Etat  y  pa-sèie  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

JEAN-MONDOMGUa.  -  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  l'Abâille,  con  nane  de  Torback.  ' 

Celle-ci  et  la  précédente  sont  une  même  propriété. 


66  JEAN    JEAN 

JEAN-MORIN.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Latrouble,  commune  de  Plaisance. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers 

JEaNNE-CONGO.—  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
raie  des  Palmes,  commune  de  Saint-Louis  du  Sud. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

JEANNET. —  Habitation  située  dans  le  section  rurale  de 
Latrouble,  commune  de  Plaisance. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

JEANNOT.— Voyez  :  Fond  Jeannot. 

JEAN  OSSÉ.— Voyez  :  Jean  Hossé.  Jean  José. 

JEAN  PIERRE. -Nom  d'une  rue  à  Port-de-?aix  dans  la- 
quelle l'Etat  possède  des  emplacements  occupés  par  des 
fermiers. 

JEAN-RADA.—  Voyez  :  Magnan  Jean  Rada. 

JEAN  RABEL.—  Commune  de  5e  classe  de  l'arrondisse- 
ment du  Môle  St  Nicolas.  Contient  7  sections  rurales  qui 
sont  : 

la  1ère  des  Moustiques 

la2e.de   Guinaudée 

la  3e.  de  Port  à  Piment 

la  4e.  de  la  Montagne 

la  5e  de  la  Montagne  Canne 

la  6e  de  Pruniers 

la  7e  de  Diondion 

relevait  de  l'arrondissement  de  Port-de-Paix  par  la  loi  du 
17  Octobre  1821.  lO.OOO  habitants.  Les  habitants  s'appellent 
les  Rabeliens.  Il  y  a  en  moyenne  par  an  150  naissances,  80 
décès  et  40  mariages. 

Jean-Rabel  produit  en  moyenne  par  an 

350.000  livres  de  café 
2.500.000  livres  de  campèche 
10.000  livres  de  coton 

du  beau  bois  de  construction  et  d'ébénisterie,  du  sel,  de  la 
cire,  écailles,du  miel,  pistaches,  cuirs  et  peaux,  oranges  déli- 
cieuses, des  bestiaux.  Débouchés  :  Gonaives  et  Port  de  Paix 
par  mer. 

Er  1839  la  commune  produisait  2,303  sacs  de  café  pe- 
sant 271,  429  livres;  30  000  livres  campèche;  112  billes  aca- 
jou (5532  pieds) ;2  sacs  pistache;  277  cuirs  de  bœuf  ;306  peaux 


JEAN    JEAN  67 

de  cabrit;  2  livres  écailles.  Il  y  avait  363  habitations  en    bon 
état,  45  en  mauvais  état,  81  battes  en  bon  état,  3  en  mau- 
vais état.  Total  492  propriétés  rurales. 
La  rivière  de  Jean  Rabel  est  sans  importance. 

Le  village,  situé  au  milieu  d'une  vallée  fertile,  sur  la  rive 
gauche  de  la  rivière  qui  déborde  parfois  et  qui  se  jette  dans 
l'Anse  de  Jean-Rabel,  adû  son  existence  à  son  église  qui 
était  bâtie  avant  1743.  II  est  placé  à  une  forte  lieue  de  son 
embarcadère,  situé  lui  même  à  l'embouchure.  Autrefois,  la 
commune  produisait  un  indigo  d'une  qualité  supérieure.  Les 
salines  naturelles  du  Grand  et  du  Petit  Port  à  l'Eau  produi- 
sant au  printemps  du  sel  très  blanc  et  d'une  cristallisation 
régulière. 

Cristal  de  roche,  cuivre,  mines  d'aimant,  antimoine,  sel, 
gemme,  pierres  de  taille,  éponges,  cactus,  opuntia,  (raquet- 
tes) ébène,  gaiac,  gris-gris,  abeilles.  Sources  d'eaux  minéra- 
les ferrugineuses  et  salées,  dont  l'amertume  annonce  la  pré- 
sence du  sel  gemme,  découvertes  à  la  rivière  Colas  sur  l'ha- 
bitation Sel. 

Les  navires  se  jettent  quelquefois  sur  la  côte  de  Jean-Ra- 
bel dont  le  port  n'est  pas  ouvert  au  commerce  étranger. 

Le  Conseil  communal  ne  s'administre  pas  sans  le  secours 
de  l'Etat. 

Le  Tribunal  de  Paix  relève  de  la  juridiction  du  Tribunal 
Civil  de  Port  de  Paix. 

La  garnison  de  la  commune  se  compose  d'une  compagnie 
de  gendarmerie,  d'une  de  police  administrative,  d'une  d'ar- 
tillerie du  Môle  St  Nicolas,  de  la  garde  nationale  à  pied  et 
à  cheval. 

La  loi  du  20  Novembre  1821  fixa  la  distance  précise  de 
cette  commune  à  la  capitale  à  59  lieues. 

La  poste  arrive  du  Limbe  à  Jean-Rabel  le  lundi  et  repart 
dans  la  même  journée. 

Fête  patronale  :  !a  St.  Jean,  le  24  Juin.  En  1892,  l'Etat 
donna  G.  500  pour  réparer  l'Eglise. 

L'Etat  possède  dans  ce  village  15  emplacements  Grande 
rue,  3  Petite  rue,  26  rue  St  Jean  Baptiste,  10  même  rue 
dans  le  nouveau  tracé,  8  rue  St  Pierre,  4  rue  du  Sacré-Cœur 
4  rue  Larrieux,  4  dans  l'embarcadère,  tous  occupés  par  des 
fermiers. 

La  pointe  de  Jean-Rabel  est  à  19o  55'  10"  de  latitude  N. 
et  à  75o  37'  52"  de  longitude  0. 

Histoire.-— A  la  fin  de  1793,  Jean  Delaire,  homme  de  cou- 
leur, livra  le  bourg  de  Jean-Rabel  aux  Espagnols;  mais    les 


68  V  JEAN  '  JEAN 

Anglais  y  vinrent  avec  des  forces  supérieures,  et  les  espa- 
gnols leur  cédèrent  la  place. 

Le  24  juillet  1799,  tandis  que  l'armée  de  Toussaint  Lou- 
verture  était  occupée  à  combattre  Rigaud  au  Grand- Goâve, 
au  commencement  de  la  guerre  civile,  Etienne  Colard,  natif 
de  Jean-Rabel,  lieutenant  colonel  de  la  9e  coloniale  en  gar- 
nison à  Port-de-Paix,  secondé  par  L.  Bellegarde,  souleva  les 
cultivateurs  de  Jean-Rabel  en  faveur  de  Rigaud,  et  vint  as- 
siéger le  Môle.  Maurepas  résista  aux  efforts  incessants  des 
insurgés.  Moise  les  chassa  de  Port-de-Paix  dont  il  fit  lever 
le  siège.  Golart  se  retrancha  à  Jean-Rabel.  Moïse  l'y  pour- 
suivit et  lui  enleva  Jean-Rabel.  Golart  se  retira  dans  des 
montagnes  rocailleuses  et  inaccessibles  d'oia  il  ne  sortit  qu'en 
1802,  à  l'arrivée  de  l'expédition  Leclerc,  après  avoir  soute- 
nu toutefois,  pendant  trois  ans,  tous  les  efforts  des  trou- 
pes de  Toussaint- Louverture. 

En  février  1802,  à  l'arrivée  de  l'expédition  Leclerc,  les 
habitants  de  Jean-Rabel  envoyèrent  une  pétition  au  Port- 
de-Paix,  offrant  aux  français  de  se  soumettre  à  eu.c.Le  gé- 
néral Humbert  accueillit  1a  pétition,  et  fit  embarquer  sur 
la  frégate  la  Furieuse  100  hommes  d'artillerie  de  marine 
pour  Jean-Rabel. 

A  2  lieues  de  Jean-Rabel,  s'élevait  sur  le  rivage  de  la  mer 
un  fort  de  gazon  qu'occupait  le  sous  lieutenant  Alain.  Dès 
que  la  Furieuse  se  présenta  en  vue  de  la  fortification,  les 
habitants  du  village,  connaissant  les  sentiments  d'Alain  qui 
n'eût  jamais  livré  la  redoute,  envoyèrent  pour  le  remplacer 
le  capitaine  Louis  Etienne  Golart,  l'ennemi  implacable  de 
Toussaint  Louverture  et  Maurepas.  Golard  se  rendit  au  fort 
du  Rivage  qu'il  trouva  occupé  par  les  cent  hommes  de  l'ar- 
tillerie de  marine.  Ceux  ci  furent  conduits  à  Jean  Rabcl. 

Lubin  Golart,  le  frère  d'Etienne,  marcha  vivement  contre 
Maurepas,  à  Port-de-Paix,  déclarant  qu'il  voulait  avoir  la 
gloire  de  l'arrêter  lui-même,  et  la  satisfaction  de  l'écorcher 
vif.  Maurepas,  averti  de  son  projet  par  Alain  qui  s'était  ré- 
fugié auprès  de  lui,  et  se  voyant  cerné  de  toutes  parts,  fit 
sa  soumission  au  général    Debelle  à  Port-de-Paix, 

Lubin  Golart,    arrivé  sur  l'habitation    Lacorne   Guédou, 
apprit  la  soumission  de  son  ennemi.  Il  entra  dans  une   vio- ' 
lente  colère  en  disant  qu'il  avait  perdu  le  fruit  de  la  rapidité 
de  sa  course. 

En  Mai  1807,  Jean-Rabel  répondit  au  mouvement  insur- 
rectionnel inauguré  à  Port-de-Paix  par  le  colonel  Jean-Louis 
Rebecca  cootre  Christophe,  en  faveur  de  la  République  de 
Pétion. 

Poursuivi  par  la  flotte  de  Christophe,    Derenoncourt    fit 


JEAN    JEAN  69 

sauter  dans  la  rade  de  Jean-Rabel  le  navire  de  guerre  de  Pé- 

tiou  la  Constitution  le  2  février  1808, 

Le  8  Juillet  de  la  même  année,  la  flotte  de  Christophe 
canonna  Jean-Rabel  qui  la  repoussa. 

En  Mai  1865,  Jean-Rabel  qui  avait  embrassé  l'insurrec- 
tion de  Salnave,  se  soumit  au  gouvernement  du  Président 
GefFrad.  Le  général  Guill^t  y  prit  position.Le  2  Octobre  1888, 
le  Mancel  navire  du  service  du  gouvernement  du  général 
Légitime  poursuivit  un  canot  devant  Jean-Rabel  et  le  prit.  A 
cette  vue,  le  fort  de  Jean-Rabel  tira  sur  le  Mawce^  un  coup 
de  canon  auquel  le  Tou  ssaint  Louverture  ré^jondit. 

JEAN-RABEL.— La  rivière  est  un  danger  perpétuel  pour 
la  population,  A  chaque  crue  des  eaux  elle  occasionne  des 
pertes  considérables  en  enlevant  des  maisons,  des  animaux 
et  des  hommes.  Il  est  à  prévoir  qu'une  catastrophe  enlèvera 
un  jour  ce  boutg.  Dans  la  séance  de  la  Chambre  du  1er  Sep- 
tembre 1893,  le  Député  S.  Célestin  aine  proposa  de  voter 
$  10.000  pour  son  endiguement. 

La  route  de  Jean-Rabel  à  Port-à-l'Ecu,  est  magnifique. 
Toute  la  plaine,  assez  bien  cultivée,  est  riche  en  bois  de 
construction  de  toutes  sortes. 

Le  quartier  de  Port-à-l'Ecu  dépend  de  Jean-Rabel. 

Dans  la  commune  de  Jean  Rabel,  il  y  a  une  importante 
mine  de  cuivre,  à  l'endroit  nommé  Vert  de  Gris. 

Le  Gouvernement  du  Président  Dartiguenave  adonné  auto- 
risation à  Athanase  Laforest  de  prospecter  dans  la  commu- 
ne de  Jean  Rabel  pour  la  découverte  des  mines  d'or  d'argent, 
de  fer  et  de  cuivre,  pendant  une  année  à  échoir  le  22  No- 
vembre 1918. 

Jean  Rabel.—  Recettes  communales 

1921-22  2.434.25  gourdes 

1922-23  3,140.89 

1923-24  3.Ô75.30 

1924-25  4.014.66 

JEAN  RABEL.—  Nom.  d'une  rue  au  MôU  St  Nicolas  dans 
laquelle  l'Etat  possède  4  emplacements  occupés  par  des  fer- 
miers. C'est  aussi  le  nom  du  Portail  de  la  ville  du  Môle  St. 
Nicolas.  Il  est  situé  à  8  lieues  du  village  de  Jn.Rabel. 

Ce  portail  est  un  rempart  en  mur  sec  construit  par  les 
Anglais,  lors  de  leur  occupation  du  Môle. 

JEARNAC.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Fonfréole,  commune  des  Cayes. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  et  demi  de  terre  occupés  par 
des  fermiers. 


70  JEAN    JERE 

JEANTON.-  Voyez  Gorge  Jean  ton. 

JEANTOT.^-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Haut  du  Cap,  commune  du  Cap  Haïtien. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

En  1803,  le  poste  Jean  tôt  protégeait,  du  côté  Ouest  dans 
la  montagne,  le  blockhaus  de  Bréda,sur  la  route  du  Limbe  au 
Cap. 

En  partant  de  Jeantot,  on  peut  facilement  éviter  les  forts 
Bréda,  Pierre  Michel,  Charrier,  Vertières  qui  bordent  le  che- 
min et  tomber  à  l'improviste  sur  le  fort  Bélair  et  la  ville  du 
Cap. 

Ce  poste  a  été  enlevé,  en  février  1803,  par  le  général  Ro- 
main sur  les  français. 

JEAN  ZAMOR.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Petite  Baie  du  Mesle,  commune  de  St.Louis  du     Nord_ 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer 
miers. 

JENJEN  (la).— Petite  rivière  de  la  République  Dominicai- 
ne qui  se  jette  dans  le  Cevico,  dans  la  province  de  la  Véga. 

JENJÏTRE.— ^  Petite  rivière  tributaire  à  gauche  du   Nisao. 

JERAND.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Dessa- 
lines. 

JÉRÉMIE.— Commune  de  2e  classe,  chef  lieu  de  l'arron- 
dissement militaire  de  la  Grand'Anse.  Contient  14  sections 
rurales  qui  sont  ; 

la  1ère  des  Roseaux  (  attribué  à    la  commune  des  Roseaux) 
Arrêté  du  7  juin  1910(  Moniteur  du  8  juin) 
la  2e  de  Fond  Cochon 
la  3e  de  Grand  Vincent 
la  4e   de    la  Basse  Voldrogue 
la  5e  de   la  Haute  Voldrogue 
la  6e  de    la  Basse  Guinaudée 
la  7e  de  la  Haute  Guinaudée 
la  Se  de  la  Ravine  à  Charles 
la  9e  des  Iles  Blanches 
la  10e  de  la   Haute  Gde.  Riv. 
la  lie  de  la    Basse  Gde.  Riv. 
la  12e  de  Fond  Rouge 
la  13e  du  Bas  Fond  Rouge 
la  14e  de  Bonbon 


JERE    JERE  71 

Les  postes  militaires  de  l'arrondissement,  situés  dans  la 
commune  sont  :  les  Roseaux  créé  commune  dans  la  section 
rurale  du  même  nom  ;  IWnse-à-Cochon,  dans  le  Fond-Co- 
chon ;  le  Bonbon  ou  Trou-Bonbon,  dans  la  section  du  même 
nom. 

15.000  habitants.  Les  habitants^  s'appellent  Jérémien^.  Il 
y  a  en  mo3^enne  par  an  1600  naissances,  150  décès  et  200 
mariages.  On  y  compte  150  protestants.  La  ville  elle  même 
ne  contient  que  5.000  âmes,  non  compris  la  pooulation  flot- 
tante des  jours  de  marché.  En  1890  il  y  a  eu  205  enfants  lé- 
gitimes —  1540  naturels.  116  morts,  165  mariages.  Les  cam 
pagnards  sont  propres,  aisés  ;  ils  se  marient,  beaucoup. 

Les  jérémiens  sont  renommés  pour  leur  hospitalité. 

Joyeuse  Jérémie, 
O  ma  brune  chérie, 
Puisses  tu  toujours  rajeunir 
Tes  attraits  et  ta  grâce, 
A  l'étranger  qui  passe 
Parlent  souvent  de  revenir 

(DucAS  HIPPOLYTE] 

Le  premier  établissement  de  cette  ville  se  trouvait  entre 
les  rivières  de  la  Voldrogue  et  la  Grande-Rivière.  On  nomme 
encore  ce  lieu  le  Vieux-Bourg. 

La  ville  actuelle  fut  tracée  en  1756  ;  les  ouragans  de  1772 
1775  1781  y  firent  de  grands  dégâts,  c'était  auparavant  le 
Trou  Jérémie,  du  nom  d'un  pêcheur  qui  l'habitait. 

Elle  est  située  à  la  chute  d'une  montagne,  couverte  de  villas 
danf^-.  une  position  agréable  par  son  élévation,  en  face  de  Tile 
la  Cayemite.  Son  aspect  est  à  40  lieues  de  la  Jamaique,  en 
état  de  prendre  cansidérablemant  d'extension,  à  l'ouverture 
du  Canal  de  Panama,grandio3e  et  pittoresque.  Belles  mai- 
sons de  ville  et  de  campagne.  Derrière  elle  se  dresse  com- 
me un  rempart  un  morne  surmonté  de  deux  blockhaus 
construits  par  Salnave,  et  restaarés  par  SaloiTion  en  1883,  et 
par  le  fort  Thélé  naque,  auxquals  elle  appuie  sa  tête,  tandis 
que  ses  pieds  trempent  dans  la  mer.  L'air  y  est  pur  et  sain, 
et  la  température  très  douce.  Il  y  tombe  par  an  2436  milli- 
mètres de  pluie.  Jérémie  est  divisée  en  Haute  et  Basse  ville  : 
la  première  a  la  forme  d'un  rectangle,  dont  le  côté  Nord  est 
appelé  "  Côte  de  Fer  "  et  la  côte  Sud  la  "  Pointe  "  ,et  la  Bas  - 
se  ville,  toute  commerçante,  suit  la  forme  de  l'Anse  où  se  trou 
ve  le  port. 

La  baie,  très  orageuse,  s'étend  entre  la  pointe  de  Jérémie  et 


72  JERE    JERE 

la  Grande  Anse.  Le  port  ouvert  depuis  1807  au  commerce 
étrang-er  ,  n'offre  aucun  :abri  contre  le,-?  vants  du  Nord  qui 
régnent  une  grande  partie  de  Tannée  sur  las  côte^  de  la  Gran- 
de Anse.  Les  vents  dominant  le  jour  sont  les  N.  N.  E.  pen- 
dant la  nuit  ils  viennent  du  S.  et  du  S.  E.Pendant  l'hivernage, 
de  fréquents  raz  de  marée  viennent  s'ajouter  aux  dangers  que 
courent  les  navires,  en  lus  détruisant  et  en  les  jetant  à  la  côte. 
Les  steamers  sont  obligés  de  rester  constamment  sous  pres- 
sion de  peur  d'être  surpris  par  ces  raz  de  marée.  Les  voi- 
liers  se  dépêchent  de  débarquer  et]  de  prendre  leur  charge 
ment  afin  de  s'en  aller  le  plus  vite  possible 

Du  vent  du  nord  l'impétueuse  haleine 
Avec  amour  caresse  tes  cheveux . 

DucAS    HYPPOLITE 

Le  port  est  garni  au  Nord  Est  d'une  ceinture  d'écueils  où 
le  flot  n'est  qu'un  inextricable  réseau  de  tourbillons  écu- 
meux.  Le  Wharf,  très  haut  est  toujours  bien  entretenu. 

Les  femmes  de  Jérémie  ont  la  réputation  d'être  les  plus 
jolies  de  l'Ile.  Beaucoup  le  sont. 

De  Septembre  à  Février  un  brouillard  monte  de  la  riviè- 
re le  matin,  laisse  flotter  pendant  des  heures  son  panache 
blanc  qui  se  déploie  lentement  vers  les  régions  éthérées  où  il 
va  se  condenser.  A  ces  moments  on  ne  peut  pas  bien  distin- 
guer la  rade  et  ses  mouvements  maritimes.  C'est  cette  douce 
rosée  sans  doute,  qui  mieux  que  toutes  les  poudres  de  riz  con- 
serve ainsi  le  teint  frais  des  belles  jérémiennes.  Sur  la  place 
d'armes  se  trouvent  une  fontaine  et  l'autel  de  la  Patrie  om- 
bragé du  Palmier  de  la  Liberté,  les  bureaux  publics,  l'Eglise. 

Les  campagnes  les  plus  visitées  sont  Bordes,  la  Digue,  la 
Passe,  Buvette,  Kanon,  etc. 

Jérémie  chef  lieu  de  l'arrondissement  financier  de  la  Grande 
Anse  et  de  Tiburon,  reçoit  en  moyenne  par  an  : 

6.000.000  livres  de  cajè  par  terre 

2.500.000  livres  des  communes  de  la  circonscrintion 

1.250.000  livres  des  arrondissements  de  Tiburon    et  des 

Coteaux. 
2.500.000  livres  de  campèche  par  terre 
3.000.000  livres  des  communes  de  la  circonscription 
1.500.000  livres  des  autres  arrondissements 
1.500.000  livres  de  cacao  par  terre 

700.000  livres  des  communes  de  la  circonscription 

250.000  livres  des  autres  arrondissements 
25.000  livre?  de  coton  par  terre 

Produit  d'excellent  tabac,  chocolaterie  mécanique.  Tafia, 
Arrow- root. 


JERE    JERE  73 

Les  chapelles  de  Cases-Tâches,  Haute  Guinaudée,  Débat, 
Fond -Cochons,  Roseaux,  Hausse  et  Basse-Ravine  à  Chartes, 
Latibolière,  Basse  Guinaudée,  Basse  Voldrogue,  Grand-Vin- 
cent, Trou-Bonbon,  Fond -Rouge  relèvent  de  la  paroisse  de 
Jérémie. 

Jérémie  a  vu  naitre  Valmé  Lizaira,  J,  J.  Labonté,  Welson 
Woel,  Linstant  Pradine,  Orner  Merceron,  F.  D.  Légitime, 
Callisthène  Fouchard,  Eugène  Margron,  Numa  Laraque, 
Charles  Roland,  Constantin  Antoine  Sansaricq,  Dr.  Arthur 
Lescouflair,  Gustave  Vigoureux,  Etzer  Vilaire,  Edmond  La- 
forest,  Mgr.  Joseph  Tircis  Beauger,  S.  Rouzier,  Timothée 
Paret. 

Jérémie  est  assise  au  pied  des  mornes  de  Bordes  (N,  W.) 
et  de  Caracoli  (S.W.).  Ces  deux  mornes  font  partie  du  Bas 
Fond  Rouge,  13e. section  rurale  de  la  commune,  et  sont  les 
rampes  orientales  de  la  montagne  des  Castaches,  laquelle 
est  un  important  contrefort  occidental  de  l'imposante  chaî- 
ne de  la  Hotte. 

A  l'Est  se  forme  le  port  en  un  demi-cercle  très  long  et  s'é- 
tendant  des  rochers  bruns,disjoints  et  effrités  de  la  Pom^e  jus- 
qu'au morne  Château;  mais  la  rade,  d'ailleurs  foraine,  occupe 
seulement  pour  le  sûr  mouillage  des  bateaux,  le  centre  ou 
plus  précisément  le  côté  Nord  de  C9  demi-cercle, où  se  trouve 
un  fond  assez  appréciable. L'embouchure  de  la  Grande  Riviè- 
re de  la  Grand' Anse, ?>\t\xéQ  entre  le  morne  Château  et  le  mor 
ne  Orner  est  à  1800  pieds  de  l'extrémité  de  la  Basse-Ville 
connue  sous  le  nom  pas  trop  bien  justifié  de  Poussière,  car 
Sable  conviendrait  mieux. 

Cette  rivière  est  la  traisièna  d'Hiiti,  aorès  l'Artibaaite 
et  les  Trois  Rivières,  à  Port-de-Paix.  Elle  prend  sa  source 
dans  les  montagnes  de  la  Ciho'iane,  à  la  limite  de  la  4e  sec- 
tion rurale  de  Dame-Marie,  à  l'endroit  dit  les  Maynelles,  par 
rapport  aux  grosses  pierres  qui  s'y  trouvent  et  dont  deux, 
notamment,  sources  de  cette  rivière,  ont  la  forme  des  pis  de 
vache.  De  là  jusqu'à  la  mer,  cet  important  cours  d'eau  par- 
court 30  bonnes  lieues  et  mesure  dans  sa  plus  grande  largeur 
au  Bac,  où  est  jeté  le  pont  métallique,   plus  de  225  pieds. 

De  loin,  après  avoir  doublé  les  CayewÂttes,  le  morne  Cons- 
tant, remarquable  par  sa  constitution  crayeuse,  une  craie 
très  blanche,  apparaît  saillant  à  la  vue  du  voyageur  qui  sem- 
ble y  voir  la  ville  même  de  Jérémie. 

La  mer  en  rouge  la  base  jusqu'à  une  distance  de  1200 
pieds  jusqu'à  n'y  laisser,  à  certains  endroits,  que  4  pieds  de 
passage. 

Vue  de  la  mer,  la  ville  de  Jérémie  présente  l'aspect  d'un 
amphithéâtre  aux  maisons  superposées. 


74  JERE    JERE 

Un  plateau  allongé  du  Nord  au  Sud,  constitue  la  Haute 
ville,  où  se  trouvent  la  Place-d'armes,  l'Hôtel  de  l'arrondisse- 
ment, les  bureaux  de  Place,  de  Polices  administrative  et 
communale,  le  Marché,  la  Boucherie,  la  Fontaine  monumen- 
tale^ le  Cimetière,  le  Jubilé,  les  tribunaux  civils,  de  Paix 
et  de  Commerce,  le  greffe,Ja  Prison^  la  Loge  la  "Réunion" 
des  Cœurs  No  3,  l'Hospice.  Cette  partie  de  la  ville  en  est  la 
plus  saine,  parce  que  la  plus  aérée.  Le  Trou  Bœuf,  où  l'on 
abat  les  boeufs,  et  la  Pointe,  y  sont  deux  bains  de  mer  es- 
timés. L'avenue  de  la  Source  est  appelée  à  un  grand  avenir; 
elle  s'alinente  deseau.^  de  lasoarce  de  Bordes. 

La  Basse-Ville  où  fleurit  le  commerce»  n'est  formée  que 
de  laGrand'rue,  étroite  mais  longue  et  des  rues  des  Philan- 
thropes et  des  Philosophes,  constituant  à  elles  deux  le  Fond 
Augustin,  On  y  voit  la  Douane  et  l'i^dministration,  la  Cha- 
pelle protestante,  le  Palais  National.  Sur  les  17  rues  de  la 
ville,  11  sont  bien  macadamisées,  à  dos  d'âne,  avec  des  ca- 
niveaux; après  une  averse,  on  y  paut  aisément  circuler. 

Le  service  hydraulique  administré  par  la  commune,  e.st  le 
mieux  fait  du  pays. 

Jérémie  est  favorisée  par  de  pittoresques  promenades,  à 
travers  les  campagnes  de  plaisance  qui  l'environnent,  telles 
que  Buvette,  la  Digue,  le  Bac,  Bardes,  la  Source,,  la   Pointe 

ADIEUX  A  JEREMIE 


0  ville  !  à  ton  aspect  j'oubliai  les  attraits 

De  notre  capitale, 
Tu  me  parus  la  sœur  adorée  à  jamais 

De  ma  ville  natale. 

J'aime  le  bruit  pUinLif  de  tes  vagues  d'argent. 

De  tes  flots  en  démence, 
Qui  chantent  l'hymne  ardent,  harmonieux, changeant. 

De  l'Océan  immense.    , 

Lorsque  le  crépuscule  au  pinceau  si  charmant 

Dore  la  plaine  grise. 
J'aime  à  ma  promener    sur  la  Pointe,  humaat 

Ta  fraiche  et  douce  brise. 

J'aime  quand  au  matin,    les    monts  vont  s'embraser^ 

Ta  rivière  limpide 
Que  l'oiseau  de  tes  bois  vient  quelquefois  raser 

De  son  aile  rapide. 

J'aime    -et  j'en  garderai  l'éternel  souvenir-- 

Tes  âmes  sympathiques 
Disant  à  ceux  qui  vont  :  "  Tachez  de  revenir,  " 

Comme  en  ces  temps  antiques. 


f' 


JERE    JERE  75 

Auxquels  j'aime  à  rêver,  quand  je  lis  les  récits 

Tout  remplis  de  merveilles 
Du  magique  Orient,  qui  bannit  les  soucis 

Et  les  cuisantes  veilles. 

Je  veux  chanter  un  jour  tes  jeunes  combattants, 

Ces  héros  de  notre  âge, 
Qui  luttèrent  pour  toi,  Jérémie,  en  ces  temps 

D'épouvante  et  de  rage. 

Je  dirai  les  horreurs —  éternelles  aux  coeurs  — 

De  la  guerre  civile; 
Comment  tes  jeunes  gens  furent  cent  fois  vainqueurs 

En  défendant  leur  ville. 

Je  dirai.,  .miis  ma  muse  ouvre  ses  ailes  d'or, 

Loin  de  la  rive  amie; 
Elle  va  donc,  avant  de  prendre  son  essor. 

Saluer  Jérémie  ! 


Adieu,  belle  cité,  séjour  délicieux. 

Vagues  tumultueuses. 
Fleuve  aux  flots  transparents,  réfléchissant   les  cieux, 

Plaines  majestueuses  ! 

Bois,  campagnes,et  vous, femmes  aux  traits  charmants. 

Adieu  !  Puisse  ma  lyre 
Longtemps  vous  répéter  mes  ravissants  moments, 

Et  mon  chaste  délire  ! 

*  * 
Puissiez-vous,  habitants  de  la  belle  cité, 

—  Quand  le  temps  inflexible 
Aura  blanchi  mon  front,  quelques  jours  abrité 
Sous  votre  toit  paisible,- - 

Puissiez-vous  murmurer,  à  vos  enfants  joyeux, 

Mon  hymne  à  Jérémie, 
Et  dire,  en  les  voyant  interroger  des  yeux  : 

"  C'était  une  âme  amie  !" 

Pour  moi,  dans  quelques  lieux  où  me  pousse  le  sort. 

Cette  parole  émue 
M'arrivera  I  Plus  tard,  vienne  la  froide  mort, 

—Dans  ma  tombe  inconnue. 

Je  l'emporterai  fier,  et,  du  séjour  des  dieux, 
Des  accords  pleins  de  flamme 

T'apporteront  mes  vers,  doux  et  mélodieux. 
Derniers  mots  de  mon  âme. 

OSWALD  DURAND 
Rires  et  Pleurs 


76  JERE    JERE 

Au  pied  de  la  colline,  elle  est  comme  endormie 
Très  gracieusement,  ma  chère  Jérémie, 
Et  je  veux  la  chanter,  cette  fière  citée, 
Ce  lieu  que  je  chéris,  doux  coin  qui  m'a  vu  naitre. 

TiMOTHEE  PARET. 
». 

Le  ciel  d'opale  est   nuancé  de  reflets  roses  . . . 
Nonchalamment  assise  au  pied  du  morne  bleu, 
Et  comme  en  pâmoison  sous  l'atmosphère  en  feu. 
Ma  ville  s'irradie  en  la  splendeur  des  choses 

Haiti  Littéraire  et  Sociale  du  5  Mars  1907 

Jérémie  est  réputée  pour  la  grande  variété  de  ses  mangots 
dont  les  plus  renommés  sont  :  le  Ile  ou  Igue,  la  Saraphine,  le 
Zabricot,  les  cacornes  franc  et  tourné  (  Number  Elesen  )  la 
Canelle,  le  Monbin,  le  cendre  (  Black  Mango  )  le  Camp'.ire,  ' 
le  Mango  Soupe,  que  l'on  mange  à  la  cuillère,  le  Mango  Che- 
val. Il  n'y  a  pas  moins  de  22  sortes.  Celle  dénommée  à  Port- 
au-Prince,  Mango  Jérémie,  dont  on  nourrit  les  porcs  de  la 
Grand'Anse,  parceque  ce  fruit  est  presque  toujours  piqué 
de  vers,  est  généralement  dédaignée  des  habitants.  Mais 
l'arbre  devenu  très-vieux,  produit  de  bons  fruits  :  le  mango 
à  peau  noire,  à  la  pulpe  juteuse,  sucrée,  rouge  et  au  noyau 
plat. 

Ignames  de  France,  blanche,  anglaise  (  jaune  )  .  Couche- 
couche.  Miel  excellent.  Beurre  frais  et  petits  fromages  à  la 
crème.  Sirop  supérieur  de  petit  moulin. 

.  —  Le  22  Septembre  1908,  Jérémie  répondit  au  mouve- 
ment insurrectionnel  des  Cayes  contre  le  Président  Nord 
Alexis.  Le  Croyant,  navire  de  guerre  du  gouvernement. avait 
débarqué  ses  armes  et  s'était  échoué.  Le  Ministre  de  l'Inté- 
rieur Villehardouin  Leconte  se  sauva  dans  un  canot  à  voile  et 
attérit  à  Corail,  où  le  général  Duparré  Sylvain  le  fit  emme- 
ner à  Port-au-Prince  le  27  Septembre  après  5  jours  de  dan- 
gers de  toutes  sortes. 

L'Abbé  Beaugé  un  des  rares  Haïtiens  qui  ont  embrassé  la 
carrière  ecclésiastique  et  qui  a  réfusé  l'honneur  d'être  nommé 
Evêque  des  Gonaives  en    1893,    est  un  enfant    de  Jérémie. 

Dans  une  poésie  intitulée  Ma  ville,\e  poète  Timothée  Pa-' 
ret  chante  les  beautés  de  Jérémie  dans  des  strophes  superbes^ 

Jérémie.  Recettes  communales; 

1921  -  22  28.568,53  gourdes 

1922-^23  29.054,62  ^" 

1923  —  24  33.883,24     '' 

1924  -  25  38.213,89     " 


JERE    JERE  77 

—   On  construisit  un    phare  à  la  Pointe,  L'inauguration 
eut  lieu  le  21  Février  1915. 

En  1925  sous  le  Président  Borno  l'école  des    Frères    fut 
construite. 

L'Eglise  fut  incendiée  le  lô  Aput  1750, 

~  Le  pont  du   Bac    fut  .construit    par  l'ingénieur  Doret. 
Le  dimanche  11  Août  1903,  il  fut  inauguré. 

Lycée  Nord  Alexis  fondé  en  1905. 

.JEREiïîIE  fut  bombardé,  le  5  octobre  1869,  par  Salnave, 
en  même  temps  attaqué  par  terre  par  les  Piquets,  sans 
succès. 

Jérémie  prit  les  armes  contre  Antoine  Simon  le  23  Juillet 
1911. 

Le  Tribunal  de  Commerce  a  été  créé  par  la  loi  du  9  Octo- 
bre 1830. 

Le  Tribunal  Civil  comprend  dans  sa  juridiction  les  tribu- 
naux de  paix  des  arrondissements  de  la  Grand'Anse  et  de 
Tiburon.  En  1887,  il  a  rendu  87  jugements,  dont  45  au  civil, 
28  au  correctionnel,  et  14  au  criminel. 

Le  Tribunal  de  Paix  en  a  rendu  247. 

Les  belles  rivières  des  Roseaux,  de  la  Voldrogue,  de  la 
Guinaudée  et  la  Grande  Rivière  qui  arrosent  la  commune 
se  jettent  dans  la  Grand'Anse.  Cette  dernière,  l'une  des  plus 
considérables  du  pays,  à  son  ^bouchure  au  Sud  à  900  toises 
de  la  ville,  un  bac  la  traverse,  elle  a  environ  78  kilomètres 
de  cours,  à  partir  des  montagnes  de  la  Cahouane,  qui  font 
partie  de  la  chaîne  de  la  Hotte,  où  elle  prend  sa  source  :  une 
infinité  de  ruisseaux  et  d'autres  rivières  grossissent  ses 
eaux  (voyez  :  Grande  Rivière)  .Le  gouvernement  se  propose 
d'y  construire  un  pont  en  fer  ayant  30  mètres  de  longueur. 
Rien  n'est  plus  pittoresque  que  la  vue  du  canton  de  la  Gran- 
de Rivière,  prise  soit  de  l'habitation  Breteuil,  soit  du  fort 
Marfranc,  Les  gvottes,  les  cavernes,  la  carrière  de  Reverdi, 
les  entonnoirs.  les  masses  montueuses  couvertes  d'une  végé- 
tation épaisse,  que  l'on  trouve  dans  cette  commune,  tout, 
annonce  que  de  grands  phénomènes  y  ont  eut  lieu. 

La  plus  importante  de  ces  grottes  est  celle  connue  sous  le 
nom  de  Voûte  Laforest  du  nom  de  l'habitation  où  elle  se 
trouve.  Enclavée  dans  un  ravin  couvert  de  feuillage  et  de 
lianes,  elle  ne  peut  être  vue  que  de  loin.  Son  orifice  très  lar- 
ge et  très  élevé  semble  être  supporté  par  des  colonnes  et  des 
cintres  de  grosses  plantes  ligneusesiTintérieur  est  ténébreux 


78  JERE    JERE 

etvous  pénètre  d'une  humidité  insupportable.En  y  faisant  une 
centaine  de  pa3,dernière  limite  où  l'on  peut  péniblemert  voir, 
la  voûte  s'élève  en  arcades  à  45  pieds  de  hauteur. L'eau  qui 
suinte  à  travers  le  plafond  forme  des  stalactites  et  des  stala- 
mites  affectant  les  formes  les  plus  bizarres.  Un  ruisseau  y 
fait  entendre  son  mystérieux  murnuue.  Les  campagnards  y 
attachent  des  idées  superstitueusas.  C'est  là  que  les  papas 
lois  vont  prendre  leurs  points.  La  voûte  contient  du  gaâno. 

C'est  au  fort  Marfranc  qu'a  été  enterré,  en  1806,  un  des 
signataires  de  l'Acte  de  l'Lidépendance,  Laurent  Pérou,  le 
vainqueur  de  Garata,  né  sur  l'habitation  Pinet,  aux  Coteaux. 

La  limite  qui  sépare  Corail  de  Jérémie  est  au  morne  du 
Père  Lapon  ce. 

L'Etat  possède  en  cette  ville  14  emplacements  occupés  par 
des  fermiers  dans  les  rues  de  la  Liberté,  du  Commerce,  de 
l'Egalitéjde  la  Fraternité,  du  Quai,  du  Triomphe,  de  l'Union, 
du  Philosophe.  Dans  la  banlieue  les  habitations  Brouette  9 
carreaux  de  terre,  Sicard  l  cai-reau,  Bsrgnier  1  carreau. 
Cent  carreaux  de  terre  entre  les  habitations  Viard,  Chara- 
mel,  Raynal- Moulin,  et  la  Rivière  ont  été  mis  en  vente  par 
la  loi  du  10  Mars  1814  pour  relever  la  culture  et  augmenter 
le  nombre  des  propriétaires. 

L'Eglise,  actuellement  en  reconstruction,  sera  l'une  des 
plus  belles  de  la  République.  Elle  est  sous  le  vocable  de  St. 
Louis,  dont  la  fête  est  le  25  Août.Sous  le  Gouvernement  du 
générai  Boisrond  Canal  les  Chambres  ont  voteG.3o.ooo  pour 
sa  reconstruction.  De  la  place  d'armes  on  contemple  l'édifice 
dont  la  façade  munie  de  robustes  contreforts,  s'ouvre  par  3 
portes  correspondant  aux  nefs  intérieures;  au  dessous  de  la 
tour  rayonne  une  superbe  rosace  destinée  à  recevoir  une 
verrière.  A  l'intérieur,  la  nef  principale  est  munie  dé  splendi- 
des  pilastres  avec  chapita'.ix  ornementés. 

La  fontaine  de  la  place  d'armes  a  été  érigée  en  186l  : 
l'eau  est  prise  à  la  source  Clément  à  peu  de  distance  dans 
les  hauteurs  de  l'habitation  Bordes. 

Sur  la  place  d'armes,  auprès  de  l'autel  de  la  Patrie,  on 
remarque  deux  tombes.  L'une  est  celle  de  Blanchet  Jeune, 
de  son  vivant  Président  d'une  Assemblée  Constituante;  hi 
seconde,  celle  de  Mr.  Honoré  Férv  qui  fut  commandant 
de  place. 

On  remarque  sur  !e  bord  do  la  mer  vers  la  Pointe  la  loge 
maçonnique  :  la  Réunion  des  Cœurs  No  3,  relevant  du  Grand 
Orient  d'Haiti.  La  Pointe  de  Jérémie,  où  se  trouve  un  fort 
est  situé  à  18o  40'  de  iaiitude  N.  et  à  76o33'  48"  de  longi- 
tude 0.  du  méridien  de  Paris. 


JERE    JERE  79 

La  poste  arrive  de  Port -au  Prince  le  Mardi  matin,  venant 
de  Corail,  continue  pour  les  Abricots,  TAnse  d'Hainault  par 
un  courrier  spécial,  et  repart  à  midi.  Une  ligne  télégraphi- 
que terrestre  en  construction  doit  bientôt  relier  Jérémie  à  la 
station  télégraphique  du  câble  sous-marin  du  Môle  Saint- 
Nicolas,  et  avec  le  Cap-Haitien,  Qonaives,  Saint-Marc,  Jac- 
mel,  Aquin,  les  Cayes  et  la  frontière  Dominicaine.  Elle  doit 
commencer  à  fonctionrer  le  1er  Mai  1889. 

La  loi  du  25  Avril  1817  et  celle  du  20  Novembre  1821  fi- 
xent la  distance  légale  de  cette  commune  à  la  Capitale  à  60 
lieues.  Il  y  a  7  lieues  1|2  des  Abricots. 

Jérémie  a  vu  naitre  en  1762  le  général  Alexandre  Davy 
Dumas,  surnommé  l'Horatius  Coclès  du  Tyrol,  le  père  d'x\le- 
xandre  Dumas,  l'inépuisable  romancier,  le  grand  père  d'Ale- 
xandre Dumas,  l'académicien,  b  puissant  dramaturge.  Il  na- 
quit à  la  Guinaudée,  le  citoyen  Dasny  Labonté  est  né  aussi  à 
Jérémie. 

Le  général  Aîibé  Féry,  de  retour  d'un  voyage  de  Port-au- 
Prince,  s'écria  à  la  vue  de  son  pays  natal  : 

Des  plus  doux    transports  animé. 
Je  revois  l'humble  Jérémie 
Mes  bons  parents,  ma  tendre  amie 
Et  tous  ceux  dont  je  suis  aimé 

Mr.  Etzer  Vilaire  fit,  de  5  Avril  1907,  une  causerie  aa  Ly- 
cée Nord  Alexis  à  l'occasion  du  2e  anniversaire  de  son  inau- 
guration sur  le  Vieux  Jérémie  (  Haiti   Littéraire  et  Sociale' 
du  20  Juin  1907  ) 

B.istoire.—  Le  ler  citoyen  qui  ait  représenté  la  commune 
à  la  première  Chambre  des  commîmes  en  1817  fut  Laraque 
Aine  qui  la  présida. 

En  1793,  Jérémie  méconnaissait  l'autorité  des  commissaires 
civi's.  Ceux-ci  confiè'rent  au  général  Rigaud  le  soin 
de  réduire  la  ville.  Pinchinat,  Albert  et  Delestang  l'accom- 
pagnèrent. * 

Le  19  Septem.bre  1793,  les  anglais  appelés  par  les  colons, 
débarquèrent  à  Jérémie,  et  y  rétablirent  l'esclavage. 

En  Août  1798,  le  général  Rigaud,  après  plusieurs  cim- 
bats,  arriva  sous  les  murs  de  Jérémie  qu'il  bloqua  étroite- 
ment. Les  anglais  refusèrent  de  traiter  de  la  reddition  avec 
un  général,  ennemi  implacable  du  Gouvernement  Britanni- 
que, et  l'évacuèrent  le  22.  Ils  appareillèrent  pour  le  Môla  St. 
Nicolas  qui  devint  le  seul  point  où  flottât  le  pavillon  anglais. 
Le  colonel  Dartiguenave  prit  possession  de  Jérémie. 

Après  son  entrée  aux  Cayes,  en  Juillet    1800,    et  le  départ 


80  JERE    JERE 

de  Rigaud,  Toussaint  ordonna  à  Dessalines  de  se  rendre  avec 
l'armée  à  Jérémie.  Cette  ville  était  commandée  par  un  viel- 
lard,  homme  de  couleur,  nommé  Gaspard.  Dès  que  les  colons 
apprirent  que  Dessalines  approchait  de  leur  ville,  ils  vinrent 
au  devant  de  lui  vers  le  bac.  Dessalines  leur  ordonna  de  se 
disperser.  Il  entra  dans  I9.  ville  à  la  tête  de  son  armée.  Il  y 
régna  aussitôt  une  consternation  générale.  Le  lendemain  cotr- 
mencèrent  les  exécutions  des  Rigaudins.  Chaque  après-midi, 
Dessalines  faisait  réunir  un  grand  nombre  de  citoyens  dénon- 
cés comme  tels  par  les  colons,  sur  la  plage  près  du  fort  de 
la  Pointe  :  après  une  seule  décharge  de  fusil,  on  tuait  à 
coups  de  baionnettes  ceux  qui  n'a'^/'aient  pas  été  atteints, 
ou  qui,  blessés  seulement,  respiraient  encore.  Dessalines 
se  baigna  dans  le  sang.  Il  laissa  Dommage  à  la  tête  de  l'ar- 
rondissement de  la  Grand' Anse  et  se  rendit  à  Léogane. 

En  1802,  à  l'arrivée  de  l'expédition  Leclere,  Dommage  or- 
donna de  brûler  la  ville  et  d'arrêter  les  blancs.  Il  fut  con- 
traint de  renoncer  à  so  '  projet  de  massacre  et  d'incendie  et 
se  soumit  bientôt.  Dommage  a  été  fusillé  au  Cap  à  la  Fossette 
le  propre  jour  de  la  mort  de  Leclere,  le  3  Novembre  1802. 

En  1803,  lors  de  l'insurrection  générale  contre  les  français, 
les  insurgés  de  Jérémie  s'emparèrent  du  camp  Ivonet.  Le 
commandant  de  la  ville,  le  colonel  Berger,  fit  une  sortie  le 
23  Juin  et  les  chassa;  mais  il  fut  tué  d'un  coup  de  sabre. 

Au  dessus  de  la  haute  ville  est  le  Calvaire,  où  Darbois 
faisait  jeter  dans  les  flammes  des  prisonniers  indigènes 
qu'on  lui  emmenait. 

Le  4  Août  1803  Férou,  à  la  tête  des  indépendants,  entre  à 
Jérémie. 

En  1807,  Jean-Baptiste  Perrier,  dit  Goman,  chef  du  2e 
bataillon  de  la  19e  demi-brigade,  en  garnison  à  l'Anse-d'Hai- 
nault,  sous  prétexte  que  son  bataillon  n'était  ni  habillé  ni 
soldé,  profitant  de  l'absence  de  la  18e  demi-brigade  de  Jéré- 
mie, alors  en  garnison  à  Port-au-Prince,  quitta,  sans  ordre 
supérieur,  le  lieu  de  son  cantonnement  pour  venir  avec  ses 
soldats  faire  ses  réclamations  à  Jérémie.  Connaissant  le  ca- 
ractère indocile  et  surtout  les  mauvais  antécédents  de  ce 
chef,  les  Jérémiens  le  reçurent  à  coups  de  canon.  Battu,  mi- 
traillé et  mécontent  Goman  se  jeta  dans  les  bois  de  la  Grand'" 
Anse,  où  il  devint  chef  d'une  bande  de  brigands  qui  commi- 
rent les  plus  grandes  déprédations  dans  les  campagnes  de  Jé- 
rémie et  dans  les  bourgs  delà  côte.  Il  avait  pour  lieute- 
nants Jason  Domingon,  J.  B.  Lagarde,  César  Nouvelet,  Say 
Désormeaux,  Saint-Louis  Botteaux,  etc.  Christophe  nomma 
Goman  comte  de  Jérémie.  L'insurrection  de  Goman  ne  prit 
fin  qu'en  1820,  sous   le  commandement  du  général  Bazelais 


JERE    JERE  81 

à  qui  le  Président  Boyer  avait  confié  le  commandement  des 
arrondissements  de  Jérémie  et  de  Tiburon,  Le  Président  Ba- 
yer, en  ]819,  mit  à  prix  la  tête  deGoman  pour  $  2.000  et  celle 
de  Saint-Louis  Botteaux  et  de  Say  Désormeanx  pour  $  2.000 
chacune. 

Le  7  Mars  1812,  Jéremie  se  dé*iacha  du  gouvernement 
provincial  du  Sud,  et  se  prononce  en  faveur  de  Pétion.  Le 
colonel  Pierre  Henry,  à  la  tête  de  la  18e  donna  le  signal  de 
la  défection. 

Jérémie  était  représentée  à  la  Chambre  des  Communes  en 
1839  par  le  citoyen  Lartigue.  dont  la  belle  conduite  lui  va- 
lut de  la  part  de  ses  électeurs  les  honneurs  d'un  banquet 
patriotique  auquel  prirent  part  121  citoyens  et  des  dames 
de  la  ville.  Lartigue  fut  exclus  de  ia  Chambre. 

Les  élections  de  Février  1842  le  ramenèrent  à  la  Cham- 
bre. Ces  tiraillements  valurent  la  chute  du  gouvernement 
du  Président  Boyer  en  1843. 

Le  14  Avril  1846,  il  fut  livré  à  Déranton  (  Voyez  ce  Mot) 
aux  environs  de  c«tte  ville  un  combat  aux  piquets  qui  fu- 
rent défaits. 

Pendant  la  révolution  des  cacos,  en  1868-69  Jérémie  a  été 
le  théâtre  de  graves  événements.  Les  Piquets  cernèrent  la 
ville,  mais  ils  n'ont  jamais  pu  y  pénétrer  malgré  plusieurs 
bombardements,  jusqu'au  triomphe  de  la  révolution.  Brice 
s'y  illustra  par  sa  bravoure.  Les  deux  chefs  Piquets  du  Sud, 
les  plus  redoutables,  Deigrace  Jacquet  et  Siffra,  ont  été  fu- 
sillés à  Jérémie,  en  Mai  1870  :  le  premier  avait  été  capturé 
dans  les  hauteurs  de  Baradères,  et  le  second  dans  les  mor- 
nes de  Corail. 

Pendant  l'insurrection  da  B^yar  Bizelais  à  Miragoâtie,  en 
1883,  Jérémie  se  prononça  contre  le  gouvernement  du  Prési- 
dent Salomon  le  28  Mai, C.Kerlegrand,  Sénateur,  était  le  chef 
de  l'insurrection.  Après  un  blocus  et  un  sièga  d^  8  mDis,  Ker- 
legrand  capitula,  en  Janvier  1884. 

Incendies  :  le  16  Juillet  1876  ;  en  1884  et  1885. 

JEROME.—  Habitation  situéa  dans  la  sastion  rurale  de 
Foulon,  commune  de  Sainte-Suzanne. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

JET-D'EAU.—  Morne  situé  dans  les  hauteurs  de  Marigot 
Sur  un  plateau  de  ce  morne,  on  trouve  l'Etang  Bossier  d'oià 
la  rivière  de  Marigot  ou  de  Fesle  prend  sa  source. 

JEUDL-  Voyez  :  Ilet  Jeudi. 

JEUDL —  Habitation  située  dans  la  commune  de   Pestel. 


82  ■    JEUN    JIME 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers . 

JEUNE. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bayaha,  commune  de  Fort-Liberté. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers . 

JICHEREAU.  —  Habitation  située  dans  la  commune  du 
Trou.  Le  25  Octobre  1897,  les  cacos  y  firent  leur  apparition. 
Le  général  Ulysse  Obas  alla  les  attaquer. 

JICACO. —  Petite  rivière  de  la  République  Dominicaine 
qui  se  jette  dans  l'Ozama  à  droite. 

JICOME. —  Petite  rivière  de  la  République  Dominicaine 
qui  se  jette  dans  le  Mao,  province  de  Santiago. 

Monragne  dépendant  du  Cibao;  elle  est  fermée  par  un 
morne  qui  part  en  s'abaissant  du  mont  Gallo  jusqu'à  la  poin- 
te Lanza  (1430  m.) 

JIGUA  (la).— Petite  rivière  de  la  République  Dominicai- 
ne qui  se  jette  dans  i'Amina,  (affluent  du  Grand  Yaqui.) 

JIGUERO  (le).  -  Petite  rivière  de  la  République  Domini- 
caine qui  se  jette  dans  le  Camu.  Montagne  contrefort  du 
Mont  Tina  et  du  Cibao  central. 

JIM ANL— Petit  village  dominicain,  situé  dans  le  terri- 
toire compris  entre  l'Etang  Salé  et  l'Etang  Saumâtre. 

En  1821,  la  limite  de  l'arrondissement  de  Port-au  Prince 
venait  su  Sud  de  la  source  de  Bocacachion  par  une  ligne 
droite  qui  passait  à  Jimanî,  pour  venir  reconnaître  la  crête 
de  la  Selle. 

Les  pois  rougas  de  Jimani  sont  renommés. 

C'est  par  Jimani  que  passent  les  bois  d'acajou  des  coupes 
du  Limon,  de  Neybe  et  des  autres  points  du  littoral  de  l'E- 
tang Salé,  qui  s'embarquent  à  Port  au  Prince. 

JIMA. —  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  le  Canné,  lequel 
est  tributaire  de  la  Yuna. 

JLVIENOA.— -  Rivière  de  la  République  Dominicaine  en- 
tre Pedro  Ricard  et  la  vallée  de  Constance,  et  dont  les  eaux 
circonscrivent  le  territoire  du  village  de  Jarabacoa.  dans 
la  province  de  la  Vega.  Ses  rives  sont  marécageuses.  Elle  se- 
jette  dans  le  Yagai  du  Nord  au  dessus  de  Jarabacoa.  A  cet 
endroit  il  existe  un  dépôt  d'alun  sur  une  colline.  Les  habi- 
tants de  l'endroit  ont  l'habitude  de  ramasser  de  petites 
quantités  pour  les  vendre  à  Santiago.  Le  professeur  Gabb 
croit  que  ce  sel  n'y  est  pas  abondant  et  qu'il  provient  de  la 
décomposition  des  pyrites  de  fe^  A  l'Est  de  Jimenoa  il  n'y  a 
pas  de  forêts  depuis.  Elle,  a  un   cours    de  75  kilomètres.   A 


JIYA    JOLI  83 

droite  elle  reçoit  les  eaux  du  Manabao,  et  à  gauche  du 
Bagnati. 

JIYANA.— -  Rivière  tributaire  à  droite  de  la  Yayna.  On  y  a 
trouvé  de  Tor, 

JOA-^  Rivière  tributaire  à  gauche  du  Camu. 

JOB  A. —  Ancienne  section  ruraleMe  la  commune  de  Ma- 
coris.  En  1840  la  chasse  aux  bêtes  sauvages  y  avait  diminué 
et  la  culture,  offrait  une  amélioration  sensible. 

JOBO  — Voyez  Calaboro. 

JOBLAIN.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Citronniers-Marre-Rouge,  commune  du  Môle  St.    Nicolas. 

L'Etat  y  possède  27  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers, 

JOCA.—  Nom  que  prend  l'Artibonite,  depuis  sa  source  au 
mont  Ga!lo  (Cibao)  jusqu'à  Banica.  Les  eaux  minérales  appe- 
lées les  Sources  cou  lent  à  l'Ouest  de  la  Joca. 

JOCA. —  Montagne  dépendant  du  pic  d'Yaqui  à  l'Ouest 
(2360  m.). 

JOËLLE.  —Habitation  située  dans  la  7e  section  rurale  de 
la  commune  de  Port  Salut.  Café,'  vivres,  grains,  campêche. 
50  carreaux  de  terre. 

JOFFROY.  —  Habitation  située  dans  la  commune  de  Des- 
salines. La  rivière  l'Estère  est  endiguée  à  la  hauteur  de  ^cette 
habitation. 

JOFOURNEAU.  —  Habitation  située  dans  la  4e  section  ru- 
rale du  Bas  Gris-Gris,  commune  de  Bainet 

-  JOIN ARIA.— Première  section  rurale  de  la  commune  de 
Hinche,  arrondissement  de  Plinche.  Ecole  rurale.  Elle  a  été 
subdivisée  en  1875,  en  donnant  naissance  à  la  section  de  Ma- 
mon.  Elle  est  limitrophe  des  communes  de  Marchand,  de  la 
Petite  Rivière  de  l'Artibonite,  de  Mirebalais  et  de   Maïssade. 

J0IN0U3SE.—  Habitation  située  dans  la  lie  section  ru- 
rale des  Cayes. 

JOLIE,—  Voyez  Passe  Jolie.  Bois  Joli. 

JOLICOEUR.— Nom  d'une  rue  à  Gros  Morne,dans  laquelle 
l'Etat  possède  un  emplacement  occupé  par  un  fermier. 

JOLI-TROU  [  le  ].  -Septième  section  rurale  de  la  commu- 
ne de  Li  Grande-Rivière  du  Nord.  Ecole  rurale. Est  une  gorge 
qui  joint  le  Dondonà  la  vallée  de  la  Grande  Rivière  du  Nord. 
il  y  a  les  habitations  Lafargue,  Martin-Chirurgien,  etc. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Daverny  3  carreaux  de  terre,  Poux,  grande 
place  5,  Rabande  5,  Lavite  24,  Vocel  34,  Grien  5,  Clemenceau 


84  JOLI    JONC 

3,  la  Hatte  2,  Cadouche  3,  Râteau  5,  Lalbéon  8,  Sabourin  i. 
Doisy  5,  Deschamps  lOJ.  La  ravine  du  Joli  Trou  est  un  des 
tributaires  de  la  grande  Rivière  du  Nord  :  elle  vient  de  la 
Montagne  Noire. 

Dorvil  Théodore  qui  avait  pris  les  armes  le  4  Juillet  1878 
à  la  Grande-Rivière,  etsç.  bande,  furent  traqués  au  Joli-Trou. 
En  1839  il  y  avait  219  habitations  bien  cultivées,  34  affer- 
mées, 1  mal  cultivée.  Total  251.  Mine  de  cuivre. 

JOLLY.  —  Habitation  sucriers    de  la    Plaine  du-Cul-de 
Sac  appartenant  aux  héritiers  Normil  Sambour. 

JOLLY. — Etait  la  quinzième  section  rurale  de  la  commune 
de  Plaisance,  arrondissementde  Limbe,  est  devenu  la  7e  sec- 
tion rurale  de  la  commune  de  Pilate,  arrondissement  de  Plai- 
sance. Ecole  rurale.  Elle  est  une  subdivision  de  la  section 
rurale  de  la  rivière  Laporte,  consacrée  en  1875.  Cette  sec^ 
tion  est  devenue  la  7e  de  la  commune  de  Pilate. 

JOLLY  —  Habitation  située  dans  la  commune  des  Go- 
naives. 

JOLY.  —  Habitation  de  la  commune  de  l'Anse-à-Veau  où  le 
général  Acaau  s'est  donné  la  mort  en  1846.  On  avait  dit  par 
erreur  que    cet    événement  eut  lieu  à    Brossard. 

JOMIN.—  Habitation  située  dans  la  commune  des  Cayes. 
qui  borde  au  N.  l'habitation  Tancrède.  au  Camp-Perrin. 

JONC. —  Habitation  sucrière  située  dans  la  section  rurale 
de  Petit-Bois,  en  plaine  du  Cul-de-Sac,  commune  de  la  Croix 
des  Bouquets. 

En  Février  1802,  lors  du  débarquement  de  l'expédi- 
tion Leclerc  à  Port-au-Prince,  Dessalines  ordonna  à  La- 
martinière  d'occuper  l'habitation  Jonc  et  de  s'y  défendre 
vigoureusement  contre  les  français,  s'ils  attaquaient. Voulant 
se  rendre  dans  le  Sud,  il  se  ménageait  une  retraite  en  cas» 
qu'il  fut  obligé  de  rétrograder. 

En  Décembre  lS02,  Pétion,  à  la  tête  des  indépendants, 
quitta  Lamardelle  et  se  retira  à  Jonc.  Il  envoya  le  capitaine 
Benjamin  Noël  en  reconnaissance  jusqu'à  Duval,  Cet  officier, 
assailli  par  la  cavalerie  française  de  la  Croix-des-Bouquets, 
commandéepar  Saint-James,  rentra  en  désordre  à  Jonc.  Pé- 
tian  alla  s'établir  à  Pierroux.  Après  la  défaite  de  Pierroux, 
il  rentra  de  nouveau  à  Jonc  où  les  français  vinrent  encore" 
l'attaquer.  Pétion  ne  put  rallier  les  fuyards  qu'au  pied  des 
mornes  qui  terminent  la  plaine.  Il  passa  à  la  Coupe  [  Pétion 
Ville  )  par  les  mornes,  vit  le  chef  de  bandes  Lamour  Déran- 
ce,  9.  qui  il  proposa  une  entrevue  dans  la  plaine  de  Léogane. 

JONC-  Voyez  :  Hatte  Jonc— ^  Robert    Jonc. 

JONCA.'- Voyez  Fosse  Jonca 


JONC    JOUC  85 

JONC-DODIN.-*-  Vingt-deuxième  section  rurale  de  la 
commune  d'Aquin.  Ecole  rurale. 

JONC  A.  —  Habitation  située  dans  la  section  rarule  de  Bros- 
tage,  commune  de  Dondon, 

L'Etat  y  possède  13  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers.  ■" 

JONKER.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bérault,  commune  de  Torbeck. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  un 
fermier. 

JOVA.  -  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Fond 
Baptiste,  commune  de  l'Arcahaie. 

Le  30  Mars  1869,  les  Cacos  de  Saint-Marc  y  campèrent  ; 
le  commandant  de  la  commune  de  l'Arcahaie  marcha  con- 
tre eux  et  les  chassèrent. 

JORESTE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Petit-Borgne,  commune  de  Port-Margot. 

L'Etat  y    possède  5    carreaux   de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 
JOSE  DE  LAS  Matas.   -  Voyez  San  José  de  las     Matas. 

JOSEPH.—  Voyez  :  Pierre  Joseph.  —  llet  à  Pierre  Joseph 
Saint-Joseph. 

JOSEPH.--  Anse  située  à  1  kilomètre  environ  à  l'O.  de 
la  Pointe  de  Palmiste  à  Vin,  dans  l'arrondissement  du 
Môle  Saint-Nicolas. 

JOUANNEAU.-  Habitation  située  dans  la  1ère  section 
rurale  de  la  Grande- Plaine  (  du  Cuide-Sac  ]  commune  de  la 
Croix-des-Bouquets. 

JOUBERT.—  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  riiet-à-Cornes,  commune  de  Limbe,  appartenant 
à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

JOUBERT.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Boucan-Carré,  commune  de  Mirebalais. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers.  Une  partie  est  en  friches.    Maïs,  riz,    mil,   coton. 

JOUC— Habitation  située  dans  la  commune  de  la  Petite 
Rivière  de  l'Artibonite.  Le  5  Mai  1863,  le  général  Aimé  Le- 
gros,  se  rendant  à  Dessalines  pour  y  prendre  les  armes  con- 
tre le  président  Geffrard  dont  il  avait  été  le  ministre  de 
l'Intérieur,  y  séjourna  un  instant.  C'est  là  qu'habitait  !e  gé- 
néral Maurice  Ducasse,  un  des  complices  de  cette  affaire, 
qui  l'arrêta  à  la  Petite  Rivière  de  l'Artibonite,  devant  l'at- 
titude de  la  population. 


86  JOUG    JUAM 

JOUG.  —  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section  ru- 
rale de  la  Savane-Brûlée  No.  1,  commune  de  Dessalines,  ap- 
partenant à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

Celle-ci  et  la  précédente  sont  une  même  propriété  située 
dans  deux  communes    contigues. 

JOUISSAN,  —  Habitation  située  dans  le  poste  militaire  de 
la  Bande  du  Nord,  commune  du  Cap-Haitien,  appartenant 
à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

JOULIN. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Laville,  commune  de  Plaisance. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

JOURANT.  —  Habitation  située  dans  la  2e  section  rurale 
de  la  commune  de  Port  Salut.  2.000  livres  de  café.  Coton^ 
vivres,  grains.  Ancienne  indigoterie.  80  carreaux  de  terre. 

JOURDAIN.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Bonbon,  commune  de  Jé^émie,  bornée  par  Janvier  et  Pail- 
lasse. 

JOURDAIN. —  Habitation  inoccupée  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  la  Marre-à-Savon,  comniune  de  Bombardo- 
polis,  aopartenant  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

JOURDAN*—  Habitation  située  dans  les  hauteurs  de 
Caracol. 

Le  3  Janvier  1795,  le  capitaine  Noël,  lieutenant  de  Tous- 
saint Louverture  y  enleva  un  camp  établi  par  les  espagnols. 

JOUR- FOURNEAU.— Plabitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Bras-de  ia-Croix,  commune  de  Bainet,  sur  laquelle 
l'Etat  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fermiers. 

JOURNU.-.  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Lévy,  commune  des  Cayes.  Fut  mise  en  vente  par  la  loi  du 
7  Novembre  1812  pour  relever  la  culture  et  augmenter  le 
nombre  des  propriétaires. 

L'Etat  y  possède  actuellement  3  carreaux  de  terre  or-cu- 
pés  par  des  fermiers. 

JOUTF.  -Voyez  Carrefour  Joute. 

JOVANGE  (la),  -Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Fond  des  Nègres,  commune  de   Miragoâne. 

JUAMPA. —  Première  section  rurale  de  la  commune  de 
Lascahobas.  Ecole  rurale.  Gisement  de  lignite. 

Il  y  a  les  habitations  :  Montagne  Fati,  Gros  Moulin,  ap- 
partenant à  l'Etat,  et  affermées  à  des  particuliers. 

En  1840  il  y  avait  110  habitations  bien  cultivées,  264  jar- 
dins en  étateten  vivres  de  toutes  espèces,  dont  18  cultivées 


JUAN    JULI  87 

en  café,  236  en  coton  produisant  40.600  livres  environ,  14 
petits  moulins,  31  places  en  cannes,  8  battes,  9  propriétés 
abandonnées  et  30  nouveaux  établissements. 

JUAN  GOMEZ.---  Section  rurale  de  Monte-Christi.  En 
1839  il  y  avait  2  babitations  en  bon  état  cultivées  en  tabac, 
84  en  vivres  et  grains  de  diverses-  espèces.  En  détériora- 
tion 2. Total  38. 

JUAN.—  Voyez  .•  San  Juan,  San  Juan  de  Bayaguana,  la 
San  Juan  de  Maguana,  Cano  de  Juan. 

JUAN  LOPEZ,---  Ancienne  section  rurale  de  la  commune 
de  Moca.  En  1840  on  y  comptait  50  habitations  bien  culti- 
vées en  vivres,  grains  et  tabac  d'une  supériorité  incontesta- 
ble. 

JUANA  NUNEZ.--  Petit  village  dominicain,  érigé  en  pos- 
te cantonnai  de  la  province  de  la  Vega.  Devenu  commune 
de  la  province  de  Espaillat  depuis  1885  à  la  fondation  de 
cette  province. 

JUANAS  DTAS.—  Ancienne  section  rurale  de  la  com- 
mune de  Macoris.  En  1840  il  y  avait  de  belles  cultures  de 
tabac,  vivres  et  grains,  beaucoup  de  battes. 

JUAN  GUSMAN.-Habitation  située  dans  la  section  rura- 
le de  Aguahidionde,  commune  de  Hinche. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 

JUAN  MaNUEu  -  Rivière  de  la  République  Dominicaine 
qui  alimente  la  Yuna.  Passe  près  de  Maismon.  Le  Nuelto 
et  le  Maismon  grossissent  ses  eaux. 

JUGE  DE  PAIX.-  Mo-ne  et  Route  de  Vallière  à  Mombin 
Crochu. 

JUGE  DE  PAIX  (le).--  Morne  situé  au  Nord  du  hameau  de 
Grabahal.Ses  mamelons  coniques  s'étayent  presqu'avec  régu- 
larité.Au  dessus  on  voit  des  pics  d'Occident  d'un  effet  char- 
mant de  dentelles. 

JUBLIN.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  La- 
trouble,  commune  de  Plaisance 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers.^ 

JUIFS.-  Voyez  :  Anse  à  Juifs. 

JULES.-  Habitation  située  dans  la  3e  section  rurale  de  la 
commune  des  Anglais,  bornée  à  l'Ouest  par  l'habitation  Des- 
ruisseaux, à  l'Est  par  l'habitation  Zozo,  et  au  Sud  par  la  Ri- 
vière . 


88  JULI    JUME 

JULIE.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  fie  la 
Grande  Rivière,  commune  de  Dame-Marie. 

L'Etat  y  possède  30  curreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

JULÏANa  (la) .  —  Voyez  :  Neibe. 

JULIEN.  — Habitation  située  dans  la  commune  de  Pétion- 
Ville. 

JUMECOURT.— Habitation  sucrière  située  dons  la  sec- 
tion rurale  de  la  Grande  Plaine  (  du  Cul-de -Sac  ),  commu- 
ne de  la  Croix-des-Bouquets,  appartenant  à  Eximé  Brutus. 
Elle  est  arrosée  par  le  canal  du  Bassin-général  de  distribu- 
tion. 

Dès  1789,  les  affranchis  de  l'Ouest  [se  réunissaient  sur' 
cette  habitation  pour  réclamer  leurs  droits  politiques  et  ci- 
vils. 

Il  y  eut  un  combat,  le  2  Juin  1803,  entre  les  indépendants 
et  les  français  :  Mimi  Bode,  blessé  grièvement,  va  expirer 
au  Camp-Frère. 

En  1812,  le  général  Frédérique,  avec  le  12e  régiment,  gar- 
dait la  position  de  Jumécourt  contre  les  troupes  du  roi  Chris- 
tophe. 

Hanu.'s  de  Jumécourt,  riche  colon,  dont  cette  habitation 
porte  le  nom,  en  était  le  propriétaire.  Il  était  l'âme  des  opé- 
rations des  blancs  royalistes  de  la  Croix -des  Bouquets.  Il 
offrit  sa  médiation  .aux  pompons  rouges  et  aux  affranchis 
après  la  bataille  de  Nérette,  en  1791.  Les  atîranchis  accep- 
tèrent, mais  les  blancs  royalistes  refusèrent, 

Jumécourt  fut  un  des  signataires  du  concordat  passé  le  7 
Septembre  1791  à  la  Croix-des-Bouquets  entre  les  colons  de 
la  Croix  des  Bouquets  et  ceux  de  Mirebalais  d'une  part,  et 
les  affranchis  campés  au  Trou-Caïman,  de  l'autre  part,  après 
la  bataille  de  Pernier. 

Il  embrassa  en  1794  le  parti  des  Anglais  à  l'Arcahaie,  et  les 
accompagna  en  Mai  à  la  prise  de  Port-Républicain.  Il  était 
juste  et  humain  envers  les  affranchis  et  les  esclaves. 

En  1812,  à  l'approche  des  troupes  du  Roi  Christophe,  le 
général  Boyer  fit  occuper  Jumécourt  par  le  général  Frédé- 
rique avec  la  12e  et  la  garde  nationale  de  la  plaine. 

JUMELLES  (  les  ).  Habitation  située  dans  la  .section 
de  Haut-Cahos  No.  1  commune  de  la  Petite -Rivière  de  lAr- 
tibonite. 


JUME    JUST  89 

L'Etat  y  possède  des  terres    occupées  par  des  fermiers/ 
Contenance  indéterminée. 

C'est  un  défilé  formé  par  deux  rochers  nommés  les  Jumel- 
les, situés  entre  la  savanne  Lafortune  et  la  Petite-Rivière, 
sur  les  bords  de  l'Artibonite. 

Le  il  Mars  1802,  la  division  du  général  Boudet  y  passa. 
Elle  y  fut  arrêtée  un  instant  par  le  feu  vif  d'un  grand  nom- 
bre de  cultivateurs  qu'elle  dispersa. 

JURA.-  Voyez  :  Hura. 

JUSTIN.—  Morne  situé  entre  Corail  (  Pattes  Larges  )  et 
les  Roseaux.  - 


K 


KARATAS.  -  Voyoz  :  Garata 

KAVANACK. —  Habitation  sucrière  située  dans  la  com- 
mune de  Petit-Goâve,  que  tenait  de  ferme  de  l'Etat  Madame 
Vve.  Pèlerin,  mère  du  général  Lamarre,  le  héros  du  Môle. 
Elle  lui  fut  donnée  à  titre  de  don  national  par  la  loi  du  18 
Août  1814  ainsi  que  le  Corail. 

KAYA  (  la  ).  —  Rivière  de  la  République  Dominicaine,  un 
des  affluents  de  la  Yuna  ;  le  village  de  San  Francisco  de  Ma- 
coris  de  la  province  de  la  Vega  est  situé  tout  près  de  la  Kaya 

KANOT.-  Rivière  qui  se  joint  à  une  demi-lieue,  à  i'E- 
de  Maïssade  avec  le  Rio  Frio, 

KENSKOFF.—  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  des  Sourçailles,  commune  de  Petion-Ville.  C'est  un 
joli  petit  hameau,  à  1.350  mètres  au-dessus  du  niveau  de  la 
mer  sur  le  chemin  de  Furcy.  Voyez  ce  Mot.  Belle  petite  ri- 
vière. Forêts  de  pins  . 

On  y  produit  tous  les  légumes  de  France  que  ies  femmes 
des  cultivateurs  viennent  vendre  à  Port-au-Prince  tous  les 
jours. Pêches,  pommes,  choux-fleurs,  etc. En  1888,  le  Départe- 
ment de  l'Agriculture  a  fait  à  Kenskoff  un  essai  de  planta  - 
tion  de  300 arbres  frutiers  exotiques. Aux  pèches  et  aux  pom- 
miers que  le  canton  possède  déjà,  s'ajoutent  depuis  lors  des 
poiriers,  des  cerisiers,  des  abricotiers,  des  noisetiers,  des 
pruniers,  etc. qui  viennent  bien  et  qui  sont  à  l'abri  de  tout 
danger. 

Dans  quelques  années,  en  renouvelawt  ces  précieuses  plan- 
tations, la  commune  de  Pétion-Ville  deviendra  par  ses  légu- 
mes et  par  ses  fruits,  l'une  des  plus  intéressantes  de  la  Ré- 
publique. Le  chemin  de  l'escalier  taillé  dans  le  roc  en  entrant 
à  Kenskoff  est  remarquable. 

C'est  Kérenskoff  qu'il  faudrait  dire,  du  nom  d'un  officier 
anglais  qne  Pétion  cerna  au  fort  de  la  Coupe  (  Pétion-Ville  ) 
on  1797.  Le  5  Décembre,  il  l'attaqua  et  l'enleva  après  une 
heure  de  combat. 

"  Il  règne  à  Kenskoff  un  printemps  qui  se   renouvelle   à 


KERC    KERO  91 

chaque  soleil.  De  Décembre  à  Mars,  le  froid  qu'on  y  éprouve 
est  rigoureux.  Au  milieu  des  beautés  sans  nombre,  des  pa- 
noramas grandioses  et  imposants  qui  se  présentent  à  la  yue 
le  coeur  est  frappé  d'admiration  ....  Là,  tout  est  recueille- 
ment ;  l'âme,  se  repliant  sur  elle  même,  s'y  livre  aux*  plus 
douces  méditations.  ^ 

Quand  on  a  visité  ces  beaux  lieux,  contemplé  le  luxe  de 
cette  nature  merveilleuse  et  éblouissante,  et  qu'on  s'est 
promené  à  l'ombre  des  arbres  majestueux  qui  s'y  trouvent, 
on  est  tenté  de  croire  que  c'est  pour  eux  que  Virgile  a  écrit 
ces  beaux  vers  : 

Hic  ver  assiduum  atque  alienis  mensibus  sestas. 
Bis  gravidae  pecudes,  bis  pomis  utilis  arbos. 
At  rabidae  tigre,  absunt,  et  saeva  leonum 
Semina;  nec  miseros  pallunt  aconita  legentes; 
Nec  rapit  immenses  orbes  per  humum,  neque  tanto 
Squameus  in  spiram  tactu  se  coUigit  anguis. 

(les  Georgiques,  liv.  IV,  V.  149  à  154) 

**  Ici  règne  un  printemps  éternel,  et  l'été  s'y  fait  sentir  en 
des  mois  qui  ne  sont  pas  les  siens.  Deux  fois  les  brebis  y 
sont  mères;  deux  fois  les  arbres  se  chargent  de  fruits.  On  n'y 
trouve  ni  les  tigres  pleins  de  rage,  ni  la  race  des  lions  san- 
guinaires. T.e  poison  ne  trompe  pas  la  main  innocente  qui 
cueille  l'herbe  des  champs,  et  jamais  on  n'y  voit  des  ser- 
pents trainant  à  terre  leurs  anneaux  écailleux,  rouler  et  dé- 
rouler en  immenses  spirales  leur  coupe  toHueuse,  " 

Le  dimanche  6  juillet  1919,  eut  lieu  l'inauguration  delà 
Chapelle  de  Kenskoff,  dédiée  à  St.  Nicolas,  par  le  Curé  de 
Pétion-Ville,  le  Père  Plomby,  le  terrain  de  la  Chapelle  ayant 
été  donné  par  le  Docteur  Tertulis  Nicolas. 

L'ingénieur  G.  Tippenhauer  fit  des  études  de  la  route  Port- 
au-Prince-Saltrou  par  Kenskoff,  Furcy,  Nouvelle  Touraine, 
Morne  La  Selle.  Les  études  pour  une  route  voiturable  de 
Péti(.n-Ville  à  Furcy  est  une  artère  dont  les  pentes  ne 
donnent  pas  plus  de 8%. 

KERCABRAS.— Pic  de  montagne  dépendant  des  Monta- 
gnes Noires. 

KERMASSON.— Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Sarrazins. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  déterre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

KÈROUX.—  tiabitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Soufrière,  commune  de  l'Acul  du  Nord  bornant  à  TO.  l'ha- 
bitation Foucaïld. 


LABADIE.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Caracol,  commune  du  Trou. 

L'Etat  y  possède  56  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LABADIE.—  Habitation  située  dans  )a  section  rurale  de 
la  Nouvelle  Flandre,  commune  d'Ennerj^ 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  des  fer- 
miers. 

LABADIE.  —  Habitation  situé»  dans  la  section  rurale  du 
Haut  Cahos  No  1,  commune  de  la  Petite  Rivière  de  l'Arti- 
bonite. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer" 
miers. 

Les  républicains  y  eurent  un  camp  retranché  en  1794,  que 
commandait  Vallery  à  la  tête  de  son  bataillon.  Brisbane,  à 
la  tête  des  Anglais  et  des  Espagnols,  marcha  de  St.  Marc 
contre  ce  camp.  Il  fut  arrêté  dans  sa  marche  par  un  combat 
des  plus  sanglants.  Le  lendemain  à  la  pointe  du  jour,  Tous- 
saint Louverture  arriva  au  secours  de  Vallery,  et  les  anglos- 
espagnols  se  retirèrent  dès  qu'ils  l'aperçurent. 

Le  llMars  1802,une  centaine  de  cultivateurs  armés,  ayant 
barré  le  passage  sur  les  bords  de  l'Artibonite  à  la  division 
Boudet,  marchant  des  Verrettes  sur  la  Petite,  Rivière  le  gé- 
néral Boudet  commanda  à  Pétion  de  passer  le  fleuve.  Ce- 
lui-ci s'élança  le  premier  dans  l'eau,  sous  une  grêle  de  balles, 
traversa  le  fleuve  vis-à-vis  de  l'habitation  Labadie,  leva  l'em- 
buscade, et  fut  suivi  de  toute  la  division  Boudet. 

LABADIE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Laurent,  commune  des  Cayes. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 

Contenance  indéterminée. 

LABORDE.  —  Habitation  située  aux  Cayes. 

Le  général  André  Rigaud,  chef  du  gouvernement  dépar- 
temental du  Sud,  venait  de  recueillir  les  fruits  amers  de 
l'inconstance  populaire  dans  les  rues  des  Cayes;triste  et  abat- 


LABA    LABA  93 

tu,  il  va  cacher  sa  douleur  sur  l'habitation  Laborde  après  la 
prise  d'armes  du  17e. régiment  qu'il  réussit  à  étouffer. Absorbé 
de  chagrinsjl  s'y  laissa  mourir  de  faim  le  18  septembre  1811, 
après  avoir  langui  quelque  temps. 

Voyez  :  Hatte  Labadie, 

LABARRE. —  Habitation  située  4ans  la  section  rurale  des 
Vases,  commune  de  l'Arcahaie. 

En  Août  1802,  le  général  Lavalette,  marchant  contre  Char- 
les Bélair,  en  révolte  au  Fond-Baptiste,  s'arrêta  une  jour- 
née sur  l'habitation  Labarre,s'informant  des  positions  qu'oc- 
cupaient les  insurgés.  Il  pénétra  le  lendemain  dans  les  mor- 
nes des  Matheux  et  s'arrêta  sur  l'habitation  Léger, 

En  Septembre  de  la  même  année,  le  général  Pageot,  com 
battant  le  chef  de  bandes  Destrades,  ayant  son  quartier  gé- 
néral sur  l'habitation  Leroux,  et  désespérant  de  réduire  les 
insurgés,  se  retira  à  l'Arcahaie,  et  s'arrêta  sur  l'habitation 
Labarre,  où  il  laissa  une  garnison  blanche.  Destrade  massa- 
cra cette  garnison. 

En  1807,  lorsque  Pétion  marcha  contre  Christophe  dans 
le  Nord,  il  y  avait  sur  cette  habitation  un  poste  occupé  par 
un  bataillon  de  la  8e;  Pétion  s'y  porta,  le  surprit  et  le  fit 
prisonnier  :  traités  avec  douceur,  ces  braves  soldats  servirent 
la  République  dignement. 

LABaRRE.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  la 
Croix-des- Bouquets,  en  plaine  du  Cul  de  Sac. 

L'empereur  Dessalines  s'y  reposa  en  Octobre  1806,  avant 
d'arriver  au  Pont  Rouge,  où  il  reçut  la  mort.  C'est  dans  cet 
endroit  que,  voyant  la  fumée  au  loin  dans  les  montagnes 
du  Sud,  il  dit  à  ceux  qui  l'entouraient  :  qu'à  l'heure  qu'il 
était,  son  compère  Pétion  devait  être  à  tirer  du  fusil. 

LABARRIÈRE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Mercy,  commune  des   Cayes. 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  de  terre  et  un  reste  occupés 
par  des  fermiers. 

En  1802,  Julien  Labarrière  était  un  des  chefs  de  l'insurrec- 
tion des  indigènes  sur  l'habitation  Labrande,  aux  Gonaives. 

En  1806,  lors  de  l'insurrection  du  Sud  contre  Dessalines,  le 
général  Guillaume  Lafl[eur,commandant  aux  Cayes,  fut  mas- 
sacré par  les  dragons  de  cette  ville,  conduits  par  Racolier  de 
vant  cette  habitation.  La  mère  de  Laf  leur,  déjà  vieille,  don- 
na la  sépulture  à  son  fils  sur  les  lieux  mêmes. 

LABAT. —  Habitation  située  dans  la  commune  des  Cayes, 
fut  mise  en  vente  par  la  loi  du  7  Novembre  1812  pour  rele- 
ver la  culture  et  augmenter  le  nombre  des  propriétaires. 


94  LABA    LABB 

LABATUT.-^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Grand-Boucan,  commune  de  Mirebalais,  près  du  quartier  de 
Ville.Bonheur. 

LABATUT.—  Habitation  située  dans  l'Ile  de  la  Tortue. 
En  Janvier  1803,  après  avoir  abordé  à  la  Basse-Terre  et  à  la 
pointe  Palmiste,  dans  l'Ile  de  la  Tortue,  le  commandant  Vin- 
cent Louis,  allant  brûler  les  établissements  des  français  dans 
cette  île,  se  dirigea  sur  l'habitation  Labatutdont  il  s'empara 
sans  coup  férir.  Il  délivra  une  foule  d'indigènes  qui  y  étaient 
enchaînés,  entre  autres  sa  mère,  son  fils  et  Placide  Lebrun. 
La  femme  du  colonel  Labatut,  vieille  femme  blanche,  sur- 
prise dans  la  grande  case  de  son 'habitation,  ainsi  que  les 
prisonniers  indigènes,  furent  dirigés  au  Carré  Rouge,  à  St- 
Louis  du  Nord, sur  les  radeaux.  Capois  la  traita  avec  huma- 
nité, ivîais  des  scélérats  la  poignardèrent  peu  de  temps  après 
pour  lui  enlever  ses  bijoux. 

Le  colonel-  Labatut,  vieillard  plein  de  vertus,  avait  com- 
mandé La  Torbue  pour  les  français;  il  était  puissam  Tient 
riche.  Rochambeau  le  manda  au  Cap  en  1803,  l'accusa  d'être 
en  intelligence  avec  les  indigènes  révoltés,  le  fit  arrêter  et 
emprisonner.  Peu  de  jours  après,  il  lui  proposa  de  le  mettre 
en  liberté,  s'il  voulait  lui  faire  don,  sous  forme  de  vente, 
de  200  carreaux  de  terre.  Le  vieillard  n'hésita  pas,  pour  sau- 
ver sa  tête,  à  faire  le  sacrifice  d'une  partie  de  sa  fortune» 
Un  acte  de  vente  de  200  carreaux  de  terre  fut  oassé  en  fa- 
veur de  Donatien  Rochambeau,  par  devant  les  Notaires  du 
Cap,  Cormand  et  iVIoreau.  Labatut,  après  l'avoir  signé,  se 
crut  hors  de  tout  danger.  Peu  de  jours  après,  le  citoyen  Sa- 
brely  Fontaine,  secrétaire  particulier  du  capitaine  général, 
le  vit  secrètement  et  lui  dit  que  pour  100  autres  carreaux  de 
terre,  il  serait  certain  de  ne  plus  jamais  être  arrêté.  Laba- 
tut vit  clairement  qu'on  voulait  le  dépouille:.  Il  passa  aus- 
sitôtune  nouvelle  vente  en  faveur  de  Rochambeau  ;  mais, 
craignant  que  le  capitaine  général  ne  finit  par  lui  prendre  la 
vie,  il  se  détermina  à  s'embarquer  clandestinement  pour 
l'étranger. 

LABASTILLE.—  Habitation  située  dans  la  1ère  section 
rurale  de  la  commune  de  Port-Salut,  Peu  de  café.  Vivres, 
grains.  150  carreaux  de  terre. 

LABBÊ. --  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Palmes,  commune  de  Petit-Goâve 

L'Etat  y  possède  1  carreau  h  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LABBÉ.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du  Morne- 
Rouge,  commune  de  la  Plaine  du  Nord. 


LABB    LABO  95 

L'Etat  y  possède  33  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers . 

LâBBE.--  Habitation  située  dans  la  commune  de  la  Gran- 
de-Rivière du  Nord. 

El  Septembre  1802,  lors  de  l'insurrection  des  bandes  d'in- 
dépendants contre  Leclerc,  Pétion  reçut  l'ordre  du  capitaine 
général  de  se  rendre  au  Dondon.  A  paine  y  fut-il  arrivé  qu'il 
se  transporta  sur  cette  habitation.  Il  fut  assailli  par  les  ban- 
des d'insurgés  commandées  par  Yayou,  un  des  lieutenants 
de  Sans  Souci.  Il  lui  fallut  déployer  tout  son  courage  pour 
n'être  pas  anéanti.  La  ISe  demi  brigade  demeura  quinze 
jours  au  Dondon  ne  se  nourrissant  que  de  racines,et  cernée  de 
manière  à  ne  pouvoir  même  aller  à  la  maraude.  Pétion  éva- 
e  îa  le  Dondon  en  s'ouvrant  un  passage,  et  atteignit  le  gé- 
néral Christophe  sur  l'habitation  Grand-Pré. 

LA  BÊQUE,— ,  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Mamon  appartenant  à  Azenoff  Jean  Gilles  de  198  carreaux 
de  terre  et  de  150  carreaux  de  terre  appartenant  à  Homonis 
Jean  Gilles,  à  Hinche. 

LABERNADE.  -  Voyez  :  Dubois  Labernade. 

LABICHE.— Habitation  située  dans  les  hauteurs  de  Ca- 
vaillon.  En  Juillet  1793,  les  royalistes  y  avaient  un  camp  que 
Doyon,    homme  de  couleur,  détruisit  dans  une  sortie. 

LABICHE.—  Habitation'caféière  située  danslla  section  ru- 
rale du  Bas-des-Gris-Gris,  commune  da  Bainet. 

Ce  Labiche,  l'ancien  colon  propriétaire  de  ce^  habitations 
de  son  nom,  habitait  les  Cayes.  Ancien  Juge,  il  avait  combat- 
tu la  France,  sa  patrie,  sous  les  drapeaux  anglais. 

LABICHE. —  Habitation  caféièrp  située  dans  la  section 
rurale  du  Bas  des  Gris  Gris,  commune  des  Côtes-de-Fer.  La 
section  rurale  prend  quelques  fois  le  nom  de  cette  habitation 

LABISSONNIERE.—  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Tête  à  Bœuf,  commune  de  Grand-Goâve. 

LABOBS.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Sarrazin,  commune  de  Mirebalais. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LABONNE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Grande  Montagne  Roue-Cabrouet,  No  2,  commune  de 
Verrettes. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 


96  LABO    LABO 

LA.BORDE  -,-  Quatrième  section  rurale  de  la  commue  des 
Caye?.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  55  carreaux  de  terre  sur  l'habitation  Ld- 
borde,  et  5  sur  l'habitation  Codère  occupés  par  des  fermiers. 

LABORDE. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
même  nom,  commune  des' Cayes.  Etang  renommé  pour  ses 
chasses  abondantes. 

L'Etat  y  possède  55  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

Le  général  André  Rigaud,  en  1811,  se  sentant  attaqué 
d'une  maladie  de  langueur,  y  convoqua  son  conseil  et  ses  gé- 
néraux. Il  choisit  le  général  Borgella  pour  son  successeur, 
quoique  Francisque  de  Jérémie  fut  le  plus  ancien  général. 

L'habitation  contient  3000  carreaux  de  terre,  elle  a  appar- 
tenu au  général  A.  Rigaud. 

LABORDE.—  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Ravine  Sable,  commune  de  l'Anse  à  Veau,  appar- 
tenant à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LABORDE.  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Soufrière,  commune  de  l'Acul  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LABORDETTE.—  Source  située  dans  la  section  rurale 
de  Fond  Arabie,  commune  de  Petit  Goâve,  bornée  par  l'habi- 
tation Gommier. 

LABORIEUX. —  Poste  militaire  de  l'arrondissement  et  de 
la  commune d'Aquin  sur  le  bord  de  la  mer.  Ecole  et  chapelle 
rurales.  Coton,  campêche.  café,  gaïac.  Dans  la  séance  de  la 
Chambre  du  18  juin  1890  le  député  Septimus  Marins  deman- 
da l'érection  de  ce  quartier  en  commune  de  5e.  classe.  Le  18 
Juin  1890  le  Ministre  de  l'Intérieur  St  M.  Dupuy  combattit 
le  projet  de  loi  présenté  par  ce  député 

LABORY.  -Habitation  située  dans  le  poste  militaire  de  la 
Bande-du-Nord,  commune  du  Cap  Haïtien. 

L'Etat  y  po.ssède  6  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LABOSSIERE.  -  Habitation  située  d{?ns  la  section  rurale 
de  Bassin,  commune  de  Marmelade. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer 
Tniers. 

LABOU DETTE.—  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Boucan-Michel,  commune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 


LA.BO      LA.BR  97 

LABOULE,—  Habitation  caféière  située    dans  la    section 
rurale  de  l'Etang  de  Jonc,  commune  de  Pétion  Ville. 

LABOULE.—  Voyez  :  carrefour  Laboule. 

CÂBOUQUE.— Voyez  :  Fort  Labouque. 

LABRANCHE.— Habitation  de  '  Plaisance    située  sur  le 
chemin  de  Lalue  à  Port-au-Prince. 

LABRANDE.  -  Cinquième  section  rurale  de  la  commune 
des  Gonaives.  Ecole  rurale,  Erigé  en  poste  militaire  le  6 
Août  1909. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers 
sur  les  habitations  :  Labranle  10  carreaux  déterre,  Châtelain 
15,  Nogaisse  4  Larry  4,  Dolan  1,  Maï^  Marron  5,Dérouville  2. 
LABRANDE,  —  Rivière  qui  coule  des  hauteurs  du  mor- 
ne Beauvoir  entre  les  communes  de  Plaisance  et  des  Gonai- 
ves et  qui  sépare  le  Département  du  Nord  du  Département 
de  l'Artibonite.  Elle  est  formée  de  2  ruisseaux  venus,  l'un  de 
Bras -à-Droite  et  l'autre  de  Bras-à  Gauche,  lesquels  se  réu* 
nissent  à  Passe  Corrosol.  Elle  est  alimentée  de  diverses  sour- 
ces :  Deux  Haies,  Dabonne,  Châtelain,  Morne  citron,  Carre- 
four Jumeau  et  la  Brande  qui  jaillit  par   plusieurs  bouches; 

Extrait  du  Mait/i  du  8  Juillet  1919: 


Nous  publions  avec  plaisir  la  page  suivante  où  se   trouve,    a/ec    les    ïti- 
pressioîis  d'une  vilU^iatjristî,    la  de3^rip£iori  d'ua  beau  coin  de    campagne 
des  eiviroas  des  Gjnaives. 

Voici  venir  Juillet  le  mois  chéri  de  lagent  écolière  depuis 
quelques  temps,  maîtres  et  élèves,  d'une  commune  pensée,  ne 
font  que  secrètement  souhaiter  saven'ue  n'osant  encore  se  l'a- 
vouer tout  haut.  Si  son  apparition  ranime  la  joie  de  plus  d'un 
c'est  bien  pour  le  couronnement  des  efforts  fructueux  dont 
il  vient  proclamer  les  succès  ;  et  surtout  pour  ce  repos  bien- 
faisant qu'il  apporte  à  ceux  qui  peinent  bien  duremant 
depuis  dix  longs  mois,  aux  v'.sages  qui  palissent  souvent  sur 
les  pupitres  à  résoudre  de  difficiles  problèmes,  aux  dos  trop 
longtemps  courbés. 

Encore  quelques  jours,  ce  sera  l'heureuse  envoiéa  qui,  vers 
la  fraicheur  de  nos  bois  si  abondants  aux  environs  de  notre 
capitale,  rivalisant  tous  d'attraits  nombreux  et  d'entrain  en 
cette  saison  :  qui,  vers  le  nid  familial  du  sol  natal,  et  ceux- 
ci  sont  je  crois  les  plus  heureux,  car,là,que  de  gâteries  mul- 
tiples les  attendent. 

Cela  me  fait  revivre  un  de  mes  meilleurs  moments  des  va- 


98  LABR    LABR 

cances  passés  jadis  dans  ma  vieille  cité  :  et  en  laissant  glisser 
ma  plump  au  fil  de  mes  souvenirs,  j'essaye  de  retracer  une 
simple  petite  esquisse  sans  prétentions,  de  ce  lieu  préféré 
qu'est  Labrande,  choisi  toujours  à  l'unanimité,  sans  nul  dou- 
te à  cause  des  fêtes  de  l'endroit  qui  coincident  à  Tépoque. 

Labrande!  quel  nom  n'émeut  pas  quiconque  a  vécu  aux  Go- 
naives,  et  si  cher  à  tous  autres  parcequ'elle  est  notre  Pétion 
Ville.  Situé  à  quelques  six  lieux  delà  ville,  et  bâtie  sur  une 
colline  en  pente,  facilement  praticable,  elle  est  plus  étroite, 
plus  primitive,  par  conséquent  beaucoup  moins  belle,  mais 
tout  de  même  charmante  dans  sa  rusticité  inélégante.  Par- 
tout où  l'on  est,  la  vue  se  repose  sur  un  panorama  si  gran 
diose  qu'offrent  les  attrayantes  perspectives  du  plus  beau  pay- 
sage qu'on  puisse  s'imaginer  jointes  à  la  limpidité  d'un  ciel 
toujours  pur  et  azuré,  que  tout  autour  de  soi  n'est  qu'un 
charme  éloquent  de  la  Grandeur  Divine  dont  l'âme  vraiment' 
sensible  ressent  sans  cesse    l'exquise  impression. 

L'air  est  d'une  pureté  enivrante,  rendue  plus  singulière 
encore  par  la  senteur  des  bois  dont  le  parfum  suave,  en  se 
mêlant  à  l'odeur  pénétrante  qui  s'échappe  des  corolles  de 
fleurs  sauvages,  l'embaument  d'un  arôme  très  délicieux.  Aux 
ablutions  des  eaux  de  la  rivière  qui  la  côtoie  presqu'entière- 
ment,  la  peau  devient  souple  et  onctueuse,  et  a  toute  l'appa- 
rence du  velours  à  l'œil  et  au  toucher.  Quoi  de  plus  char 
mant  à  entendre  que  le  doux  susurrement  que  forme  leur 
clapotemaat  mêlé  aux  chants  gracieux  des  oiselets,  surtout 
des  cigales  aux  ailes  diaphanes  et  frisées  qui,  en  voltigeant 
de  prairie  en  prairie  dans  une  course  d'autant  plus  vertigi- 
neuse qu'elle  est  vagabonde,  ou  cachée  tout  simplement 
dans  la  ramée. 

Comme  toutes  les  régions  élevées  Labrande  est  sujette  à 
des  pluies  fréquentes  plutôt  fines  que  torrentielles  mais  lors- 
qu'il ne  pleut  pas  et  que  les  routes  ne  sont  pas  bourbeuses, 
elle  offre  de  belles  promenades,  d'agréables  incursions. 

J'aimais  surtout  partir  à  l'aube  pour  avoir  le  rare  bonheur 
d'assister  à  la  naissance  du  jour  en  pleine  campagne. 

Il  n'y  a  pas  de  décor  plus  admirable  que  le  lever  du  so- 
leil, qui  par  ces  mille  reflets  lumineux,  chasse  le  brouillard 
opalescent  de  la  nuit  sur  les  mo  itagnes,  en  faisant  briller,, 
telles  de  scintillantes  gouttes  d'eau  la  rosée  sur  les  feuil- 
lages, tandis  que  le  ciel  s'irradie  peu  à  peu  sous  sa  première 
caresse  encore  tiède  ;  que  la  nature  entière  se  réveille  pour 
jouir  de  son  action  bienfaisante,  qu'on  ne  peut  du  reste  lui 
contester,  bien  qu'à  de  certains  moments,  comme  une  cruelle 
elle  semble  prendre  un  extrême  plaisir  à  nous  lancer  du  haut 
de  son  trône  inattaquable  ces  flèches  de  feu,  dont  seule  a  le 


LABR    LABR  99 

don  de  nous  préserver  un  peu,  la  voûte  délicieuse  de  fraî- 
cheur que  forme  l'ombre  des  branches  enlacées  des  arbres 
touffues. 

C'est  encore  à  ces  heureux  moments  du  très  matin,  que 
Ton  aime  se  retremper  l'esprit  dans  les  lectures  saines  et 
gaies,  alors  qu'il  est  neuf  des  tracas  de  la  journée  tandis  qu'- 
aux récits  captivants  qu'elle  nous  donne  se  mêle  l'imprégna- 
tion d'une  douce  sensation  produite  par  une  petite  brise  fraî- 
che et  caressante  venue  des  coteaux  environnants. 

Et  comme  pour  rendre  le  séjour  plus  agréable  encore,  en 
complétant  l'harmonie  des  êtres  et  des  choses,  les  habitants 
très  gentils,  très  serviables  sont  d'un  caractère  exubérant 
pour  des  gens  de  la  campagne  d'ordinaires  méfiants,  gros- 
siers et  irasibles. 

On  doit  choisir  de  préférence  pour  allerà  Labrande,  les 
mois  de  Juillet  et  d'Août  l'endroit  est  plus  gai,  très  animé, 
à  cause  des  fêtes,  alors  il  regorge  de  monde  parcequ'on  y  ac- 
court en  foule  prier  la  Patronne  Universelle  ;  la  bonne  Ste- 
Anne  et  son  époux,  que  les  pèlerins  de  toutes  sortes  y  abon- 
dent, que  l'on  y  vient  de  tous  les  points  du  Département, 
voire  même  du  Nord -Ouest  depuis  qu'on  ne  peut  si  facile- 
ment se  payer  le  voyage  de  plus  en  plus  coûteux  de  Limo- 
nade. 

On  est  encore  très  heureux  de  se  retrouv^er  là  avec  les 
gens  de  son  monde,  dans  une  franche  camaraderie  qui  toute- 
fois ,  n'exclut  pas  le  bon  ton,  mais  hors  des  étiquettes  de  la 
ville,  car  on  ne  saurait  trop  jouir  du  sans  façon  exquis  que 
procure  la  vie  champêtre,  principal  bien-être  d'une  villégia- 
ture. Je  me  rappelle  encore  ces  beaux  soirs  d'étoiles  d'une 
nuit  sereine  :  tandis  que  tout  en  savourant  le  jus  rafraîchis- 
sant d'une  canne  à  sucre,  l'on  écoute  les  divers  contes  sur- 
tout tant  immortels  de  Souqai  et  Ti- Malice,  toujours  agré- 
mentés d'une  chanson  de  circonstance,  dont  des  voisins  ont 
la  complaisance  de  venir  nous  gratifier  avec  forces  gestes 
à  la  grande  terreur  des  enfants  qui  veulent  entendre,  mais 
tout  en  se  fourrant  à  qui  mieux  mieux  dans  la  jupe  des 
mamans  lorsqu'on  arrive  aux  effroyables  récits  d'un  ogre  ou 
d'une  ogresse. 

En  un  mot,  si  ce  n.est  pas  trop  exagérer  je  dirais,  que  La- 
brande est  une  vraie  oasis,  et  je  renonce  à  continuer  de  dé- 
crire ce  petit  coin  de  la  nature  dans  ses  pittoresques  détails, 
car  vraiment  je  n'en  finirais  plus. 

»  MAMOU 

Juillet  1919, 


lÔO  LABR    LACH 

LABP.ANLE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
du  même  nom,  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

En  1802,  lors  de  la  révolte  générale  des  indigènes  cont?'e 
les  français,  Comus,  noiï;  et  Julien  Labarrière  étaient  les 
chefs  de  Tinsurrection  à  Labranle.  Dessalines  leur  ordonna 
de  marcher  sur  les  Gonaives  pour  attaquer    cette  ville, 

LABRANLE.—  Rivière  qui  est  une  branche  Nord'Ouest  de 
la  Grande  Rivière  des  Gonaives. 

LABRETONNIERE.  -Habitation  de  la  commune  de  l'An- 
se- à- Veau 

LABRIE.  —  Habitation  caféière  située  dans  la  section  rura 
le  des  Cris  Gris,  commune  des  Côtes  de  fer. 

L'Etat  y  possède  32  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LABRIE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Gris-Gris,  commune  de  Bainet. 

Les  deux  habitations  ne  forment  qu'une  même  propriété.. 

LABRIERE.—  Habitation  caféière  situé  dans  la  section  ru 
raie  des  Platons,  comm.une  de  Petit  Goâve. 

L'Etat  y  poisèie  2  carreaux  déterre  oecupé,  par  des 
fermiers. 

LAC  DE  XARAGUA.     -Voyez  .•  Etang  Salé. 

LACHAISE.  —  Habitation  situf  e  dans  la  section  rurale 
de  Bayaha,  commune  de  Fort  Liberté,  appartenant  à  l'Etat. 
Contenance  indéterminée. 

LACHAISE.—  Morne  situé  dans  la  commune  de  Ste  Su- 
zanne, sur  le  sommet  duquel  on  admire  les  rivages  de  Jac- 
quezy    et  de  Caracol  et  toute  la  plaine  de  Fort  Liberté. 

LA  CHAPELLE.  —  Habitation  sitaée  danj  la  section  rura- 
le de  Champagne,  commune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

S.  E,  M.  Louis  de  Vérité  était  Comte  de  La  Chapelle,  sous 
l'Empire,  en  1849. 

LA  CHAPELLE.-  Voyez  :  Chapelle  (la) 

LA  CHaRMERAYE.--  Habitation  située  dans  la  section 
lurale  de  la  Basse-Plaine,  cominune  de  la  Plaine  du  Nord. 


LACH    LACO  101 

LA  CHASSAGNE.-  Nom  d'une  rue  à  Corail. 

LACHENAIS.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
des  Délices,   commune  de  TArcahaie. 

LACHAUX.- Voyez  .-Roseaux. 

LAGHICOTTE.—  Voyez  :  Ghicotte, 

LAGIDRA,--  Sixième  section  rurale  de  la  commune  de 
St.  Michel  du  Nord,  arrondissement  de  la  Marmelade.  Ecole 
rurale.  Elle  a"  été  subdivisée  en  1875  en  donnant  naissance 
à  la  section  de  l'Hermite. 

L'Etat  y  possède  30  carreaux  de  terre  sur  l'habitation 
Vieux-Règne,  occupés  par  des  fermiers. 

Brave  Guillaumette  qui,  le  6  Novembre  1861,  avait  tenté 
de  s'emparer  de  l'arsenal  des  Gonaives  à  10  heures  du  soir, 
a  été  arrêté  à  St.  Michel  du  Nord,  dans  cette  section  rurale 
à  la  fin  du  même  mois.  A  la  suite  de  son  arrestation,  Eugène 
Latortue,  Zamor  aine,  Victor  Duvoisier,  et  d'autres  person- 
nes compromises  dans  cette  affaire,  ont  été  aussi  arrêtés. 
Le  général  Aimé  Legros,  Secrétaire  d'Etat  de  l'Intérieur 
dont  le  frère  Léon  était  compromis  dans  cette  affaire,  a  été 
révoqué  de  ses  fonctions . 

LAGHOTTE.—  Habitation  située  dans  la  3s. section  rurale 
de  la  commune  de  Pestei. 

LAGIENTE."  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Polveau,  commune  de  Port -de  Paix. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre]occapé  par  un  fermier 

LAGLOTTE,  -    Habitation  située  dans  la  commune  de   Mira- 
goâne. 

LACOM.A.-'    Voyez  :  Fond-Lacoma. 

LAGOMBE.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Grand- Gilles,  commune  de  la  Grande  Rivière  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par   un   fer 
mier. 

LAGOMBE.-'-  Habitation  situé  dans  la  section  rurale  de 
la  Rivière-de-Barre  No.  2,  commune  de  St.   Louis  du    Nord. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAGOMBE.  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Bas-Saintè-Anne,  commune  de  l'Anse  à  Foleur. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAGOMBE.—   Habitation  située  dans  la  commune  de  St. 


102  LACO     LACO 

Marc,  près  et  au  delà  du  portail  des  Guêpes  ,et  arrosée  par 
la  rivière  Lacombe. 

En  Octobre  1802,  lors  de  l'insurrection  des  indigènes  con- 
tre les  français,  Dessalines  établit  son  quartier  général  à 
Lacombe.  Lorsqu'il  apprit  que  le  général  français  Quentin 
avait  fait  exterminer  les  soldats  de  la  12e.  coloniale,  il  se 
résolut  à  assiéger  cette  ville. 

En  1807  lors  du  siège  de  St  Marc  par  'Pétion,  le  colonel 
David  Troy  y  établit  son  quartier  général,  d'où  il  repoussa 
une  sortie  de  Pierre  Toussaint. 

LACOMBE.  —  Habitation  située  dans  la  commune  de  Pes- 
te!. 

L'Etat  y  possède  un  reste  de  terre  occupé  par  des  fer- 
miers. Contenance  indéterminée. 

LACOMBE. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Nouveau  Plymouth,  commune  de  Corail. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. Con- 
tenance indéterminée. 

LACOMBE.—  Rivière  de  la  commune  de  Saint  Marc. 

LACOMBE.--  Rivière  de  la  commune  de  Corail  sur  le  che- 
min de  Jérém.ie,  et  qui  prend  souvent  sur  les  hauteurs»  du 
Fond  d'Icaque,  des  Grands  Halliers  et  de  Piymouth,  Sur  les 
8  kilomètres  de  son  parcours  elle  subit  une  pente  de  5,4  raè 
très.  Elle  sort  brusquement  du  flanc  de  la  montagne  à 
gros  bouillon,  et  occupe  plus  de  6  mètres  d'un  lit  assez  pro- 
fond. Cette  rivière  doit  avoir  un  passage  souterrain  car  son 
volume  d'eau,  à  sa  sertie  est  trop  considérable  pour  provenir 
d'une  simple  source. Sur  le  grand  chemin,  il  e  àstait  autrefois 
une  des  plus  vastes  et  des  plus  riches  habitations  du  temps 
colonial . 

LACORNE.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Bas  de  Ste  Anne,  commune  de  l'Anse-à  Foleur. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LACORNE  GUÉDON.  -  Habitation  située  à  une  demi 
lieue  do  Port-de-Paix.  non  loin  de  l'embouchure  du  fleuve: 
les  Trois-Rivières.  C'est  là  que  la  division  du  général  Hum- 
bert  se  rangea  en  bataille,  au  nombre  de  1800  hommes,  en 
1802,  après  avoir  opéré  son  débarquement  à  l'embouchure 
des  Trois-Rivières.  Elle  marcha  ensuite  sur  Portde-Paix  par 
la  grande  route. 

Lubin  Golard,  ennemi  implacable  de  Maurepas,  marcha  de 
Jean-R\l>el  contre  ce  général  aux  Trois-Paviilons  :  en  arri- 
vant le  20  Février  sur  l'habitation  Lacorne  Guédon,  il  appi'it 


LACO    LACR  103 

la  soumission  de  Maurepas  au  général  Debelie  à  Port -de- 
Paix.  Il  se  proposait  de  l'écorcher  vif  ;  mais  il  manqua  sa 
proie. 

LACOSTE.— >  Habitation  située  dans  la  section  rurale  do 
Laurent,  commune  des  Cayes. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. Con- 
tenance  indéterminée.  > 

LACOSTE. —  Habitation  située  dans  la  commune  de  Corail. 

LACOSTE. ---Voyez  :  Petite  Place  Lacoste. 

LACOUR. —  Habitation  située,  dans  la  commune  de  Pestel, 

L^'Etat  y  possède  un  reste  de  8  carreaux  de  terre  occupés 
par  des    fermiers. 

Le  prooriétaire,  colow  blanc  de  ce  nom,  en  1801  était  Dé- 
puté du  Nord  à  l'assemblée  centrale  de  Port-au-Prince,  char- 
gée de  rédiger  la  constitution  de  Toussaint  Louverture. 

LACRODILIERE.—  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Petit-Bourg,  commune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  35  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LACROIX.—  Plaine  s'étendant  à  l'entrée  de  la  Ravine  à 
Couleuvres,  près  des  Gonaives,  section  rurale  de  Desdunes. 
On  l'appelle  aussi  Savane  Désolée.  Elle  est  traversée  par  un 
ruisseau  de  même  nom  qui  prend  sa  source  sur  la  Montagne 
Noire  et  qui  se  jette  dans  Laquinte.  Elle  est  célèbre  par  le 
combat  livré  entre  Toussaint  Louverture  et  Rochambeau  le 
23  Février  1802.  après  la  bataille  de  la  Ravine  à  Couleuvres. 

L'avant-garde  française  s'avançait  audacieuse  ment  dans  la 
plame.  Toussaint  reconnut  au  premier  rang  le  général  Ro- 
chambeau. Il  établit  aussitôt  sa  cavalerie  dans  un  chemin 
nommé  Marie-Louise,  débouchant  dans  la  savane,  derrière 
une  haie  haute,  longue,  épaisse,  afin  qu'elle  pût  fondre  à 
l'improviste  sur  le  flanc  de  la  colonne  française,  aussitôt 
cfu'elle  atteindrait  l'habitation  Périsse.  Il  se  tint  à  la  tête 
de  son  ijifanterie  rangée  en  bataille.  Les  grenadiers  de  sa 
garde  d'honneur,  aussitôt  que  les  français  furent  parvenus 
à  la  portée  de  la  mousqueterie,  firent  une  terrible  décharge 
et  s'avancèrent  à  la  baïonnette.  Les  français,  en  colonne  ser- 
rée, se  précipitèrent  avec  fureur  sur  les  indigènes  qui  leur 
présentaient  un  front  formidable.  Cependant,  les  français 
faisaient  de  véritables  ravages  dans  les  rangs  de  la  garde 
d'honneur  qui  perdit  du  terrain,  culbutée  par  tant  d'impé- 
tuosité. Toussaint  s'aperçut  que  Rochambeau  n'utilisait  pas 
les  avantages  de  sa  force  numérique.  Il  échelonna  deux  com- 
pagnies d'infanterie  le  long  des  flancs  de  l'ennemi.  Les  fran- 
çais tombèrent  en  grand  nombre  sous  le  feu  des  chasseurs 


1C4  LACR    LADO 

indigènes,  adroits  tireurs.  On  se  fusillait  à  bout  portant,  les 
sabres,  les  baionnettes  s'entrecroisaient;  le  carnage  était  hor- 
rible. Toussaint  lui  même  était  dans  la  mêlée.  De  part  et  d'au- 
tre il  n'y  avait  pas  d'artillerie.  Tout  à  coup  des  cris  de  vic- 
toire sortirent  des  rangs  français.Toussaint  voyait  la  fortune 
se  tourner  contre  lui.  Armé  d'un  fusil,  il  maintenait  à  grand 
peine  devant  l'ennemi  ses_^ soldats  chancelants.  Alors.  Mon- 
point  s'élance  à  ;a  tête  de  ses  dragons  et  cherche  la  mort 
dans  les  rangs  ennemis.  Il  perce  avec  impétuosité  les  batail  - 
Ions  français  et  sépaie  leur  avant-garde  de  leur  corps  prin- 
cipal. Il  charge  avec  vigueur  avec  cent  dragons  pendant  que 
le  reste  de  la  cavalerie  sabrait  dans  la  plaire  l'avant  g^rde 
française  qui  s'était  débandée.  Le  centre  de  la  division  de 
Rochambeau  se  replia  sur  la  ravine  à  Couleuvres.  Toussaint 
resta  maitre  du  champ  de  bataille.  Il  avait  perdu  300  hom.- 
mes  et  les  français  200. 

Il  partit  de  Lacroix  pour  aller  joindre,  au  pont  de  l'Estère 
Vernet  qui  avait  évacué  les  Gonaives.  après  l'avoir  incendiée. 
Il  y  a  à  Lacroix  plusieurs  petits  mamelons  derrière  lesquels 
une  troupe  peut  se  dérober  à  la  vue  d'un  ennemi  pour  lui  li- 
vrer combat  et  le  surprendre.  Roches  volcaniques.  Entre  la 
plaine  de  Lacroix  et  le  bourg  de  Saint  Michel  il  existe  des 
mines    d'argent. 

LACROIX.--  Ruisseau  qui  arrose  la    plaine  préeédente. 

LACROIX.—  Fort  derrière  le  calvaire  (  la  Croix  )  de  Port- 
au  Prince  sur  la  ligne  de  défense  du  Nord.  Il  est  ouvert  sur. 
le  côté  Sud. 

L'Etat  y  possède  autour  de  ce  fort  des  terres  occupées  par 
des  fermiers. 

Le  18  Décembre,  Brice  attaqua  ce  fort,  et  l'enleva,  ,  lors 
de  la  prise  de  Port-au-Prince  par  les  Cacos. 

LACROIX.—  Voyez  ;  Hatte  Lacroix. 

LACRUZ.—  Voyez  :  Marguerite  Lacruz. 

LADAIN.—  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  des  Trois  Palmiers,  commune  de  Carice,  apparte- 
nant à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LADEPART.—  Habitation  située  à  Mirebalais. 

LADORA.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Chamouscadille,  commune  de  Lascahobas. 

LADOUNETTE.  -■  Sixième  section  rurale  de  la  commune 
de  l'Ar.se- à- Veau,  arrondissement  de  Nippes.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  inoccupés  sur  les  habitations 
Masson,  Grande  Rivière,  Ladounette. 


LADO-  -LAFE  105 

Le  peste  militaire  de  la  Grande  Rivière  de  Nippes  est  si- 
tué dans  cette  section  rurale. 

LADOUNETTE.  —  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale du  même  nom,  commune  de  l'Anse  à  Veau.  Contenance 
indéterminée. 

LAFAGE.—  Habitation  située  dans   la  section  rurale  de 
Latiouble,  comjmune  de  Plaisance, '^ 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers, 

LAFAILLE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Grand  Cahcs,  commune  de  Dessalines. 

LAFARGUE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Joli -Trou,  commune  de  la  Grande  Rivière  du  Nord;  elle 
borne  au  Sud  l'habitation  Martin-Chirurgien. 

LAFARGUE...  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Bassin- Caïman,  commune  de  Dondon. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  è  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAFARGUE.  —  Habitation  située  sur  le  bord  de  la  mer 
de  la   Bande-du-Nord,  commune  du  Cap  Haitien. 

LAFARGUE.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Cap  Rouge  No  2,  commune  de  Saint  Louis  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAFAUCHERIE.-  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale des  Trois  Palmiers,  commune  de  Carice. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAFECHE.'-  Habitation  située  prés  de  Ville-Bonheur 
dans  la  section  rurale  de  Grand  Boucan,  commune  de  Mire- 
balais. 

LAFARERE  ou  COCO  LAFERERE.-  Habitation  située 
dans  la  commune  de  Corail,  section  rurale  de  Fond  Bleu.Voi- 
sine  de  l'habitation  Perrier. 

T  AFERME.  -  Voyez  :  St  Martin  Laferme. 

LAFERRIERE  --  Voyez  Ferrière  (la) 

LAFERRONNAIE.—  Habitation  sucrière  située  dans  la 
plaine  du  Cul-de-Sac,  commune  de  la  Croix-des-Bouquets 
section  rurale  de  Petit- Bois. Appartient  à  Ve.Sauveur  Faubert 

LAFERRONNAY,-  Habitation  dite  Grande  Place  Gâteau 
située  dans  la  commune  de  Léogane,  appartenant  aux  héri- 
tiers Norbert  Gâteau. 


106  LAEE  .LAFO 

LAFEUILLADE,  -  Habitation  caféière  située  dans  la 
section  rurale  de  Gandou,  comn^iune  de  Bainet. 

L'Etat  y  possède  85  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAFETRIER,  -  Habitation  située  dans  la  commune  de 
la  Groix-des-Bouquets.L'Etat  y  possède  une  portion. 

LAFIDY. —  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Marre  à  Savon,  commune  de  Bombardopolis.  ap- 
partenant à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LAFITEAU.  —  Habitation  située  dans  la  commune  de  la 
Croix  des  Bouquets  sur. la  mer,  près  des  Sources  Puantes,  sur 
la  route  de  TArcahaie,  appartenant  à  M.  Boco. 

LAFILLE,  —  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Pestel. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des' 
fermiers. 

LAFITTE.  •-■  Morne  de  la  commune  des  Abricots  qu'on  dé- 
couvre très  bien  des  hauteurs  de  Dufort. 

LAFITTE.  ~  Habitation  située  à  Port-au-Prince  à  l'ex- 
trémité du  morne  de  Martissant. 

LAFOND.  —  Habitation  située  à  Mirebalais.  Le  29  mai 
1803;  Pétion  y  vainquit  le  général  français  Kerverseau. 

LAFOND.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bassin,  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  13  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAFOND. -Habitation  située  dans  la  commune  de  l'Acul 
du  Nord  (  camp  de  Louise.) 

On  y  voit  le  tombeau  de  l'ex-président  d'Haiti,  le  g-éné- 
ral  Pierrot  (Jean  Louis)  prince  de  l'Empire,  grand  maréchal 
de  l'Empire,  Grand  Croix  de  l'Ordre  Impérial  et  militaire  de 
Saint  Faustin,  Grand  Cordon  de  l'Ordre  impérial  de  la  Lé- 
gion d'honneur,  mort  le  18  février  1857. 

LaFOND.—  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Grande- Rivière,  commune  de   Jacmel. 

LAFOND  MAZEMBL—  Habitation  située  dans  la  com- 
mune de  l'Anse- d'Hainauld. 

L'Etat  y  possède  33^carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAFOND—  Voyez  :  Thérèse  Lafond. 

LAFOKTAINE.  ~  Habitation  située  dans  la  section  rura- 
le de  la  Roche-Plate,  commune  du  Trou. 


LAFO     LAFO  107 

L'Etat  y  povssède  10  carreaux  de  terre  occupé  par  des 
fermiers. 

LAFONTAINË.  —  Habitation  située  dans  la  section  rura- 
le de  Caracol,  commune  du  Trou  (  Caracol  )  . 

L'Etat  y  possède  19  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

Lx4F0NTAINE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rura- 
le du  Bassin-Caiman,  commune  de  Dondon. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAFONTAINË.—  Habitation  située  dans  'a  section  ru- 
rale de  Trou  d'Enfer,  comimune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  21  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAFOREST.—  Voyez  Laforest  à  l'article  :  Jérémie. 

LAFORESTRIE,  GRANDE  PLACE-  Habitation  située 
dans  la  section  rurale  de  Bassin,  commune  de  la  Marmelade 
entre  Plaisance  et  l'habitation  Bidourète. 

L'Etat  y  possède  16  carreaux  de  terre  occupé  par  des  fer- 
miers. 

En  Mars  1802,  le  général  Desfourneaux,  se  trouva  à  h 
tête  de  1.500  hommes  pour  chasser  les  indigènes  qui  s'é- 
taient emparés  d'un  fort  dressé  sur  l'habitation  Bidourète. 
Toussaint-Louverture  sortit  du  fort  à  sa  rencontre,  divisant 
son  armée  en  deux  colonnes  :  celle  de  droite  fut  confiée  à 
Gabart,  et  celle  de  gauche  à  Pourcely.  Celui-ci  reçut  l'ordre 
d'aller  assaillir  Desfourneaux  par  derrière,  par  des  chemins 
de  traverse,  pendant  que  Toussaint  le  combattait  de  front. 
L'affaire  s'engagea  à  droite  avec  acharnement  Gabart,  à  la 
tète  de  ses  grenadiers,  culbuta  Desfourneaux  qui  battit  en 
retraite  en  bon  ordre,  quoiqu'il  fut  rigoureusement  chargé 
par  60  dragons.  Toussaint  s'aperçut  que  le  général  français, 
ne  trouvant  aucun  obstacle  à  gauche,  manœuvrait  pour  le 
prendre  en  flanc,  le  long  d'un  sentier  bordé  de  précipices 
d'un  côté,  et  de  l'autre  dominé  par  des  rochers  à  pic.  Il  ex- 
pédia auprès  de  Pourcely  l'aide  de  camp,  qui  revint  lui  an- 
noncer que  la  colonne  de  gauch*^  s'était  indubitablement  éga- 
rée, car  il  ne  l'avait  pas  aperçue.  En  effet,  Pourcely,  indigè- 
ne de  Jean-Rabel.  ne  connaissant  pas  !e  quartier  de  Plaisan- 
ce, s'était  perdu  dans  les  bois  avec  toute  sa  troupe.  Tous- 
saint laissa  Gabart  répondre  à  la  fusillade  de  l'ennemi,  et 
sa  transporta  à  gauche  avec  ses  dragons  et  100  grenadiers 
Tout  à  coup,  il  aperçoit  au  premier  rang  des  français  un 
bataillon  noir  de  la  9e  de  Port  de-Paix,  commandé  par  Ga- 
bart. Il  ne  douta  plus  de  la  soumission  de  Maurepas.  Ils'è- 


108  /  LAFO     LAFR 

lança  seul  jusqu'à  vingt  cinq  ,pas  au  devant  de  ses  anciens 
soldats,  et  leur  dit  :  "  Braves  compagnons  d'armes,  pourriez  - 
vous  tirer  sur  vos  frères?  Les  blancs  seuls  sont  nos  ennemis" 
Les  soldats  de  la  9e,  attendris  et  ébranlés  par  ces  paroles, 
jettent  leurs  armes,  et  se  précipitent  aux  genoux  de  Tous- 
saint en  criant  :  "  Vive  le  gouvernement  !  Vive  notre  géné- 
ral !  "Les  français,  rangés  en  bataille  derrière  eux,  témoins 
de  cette  scène,  firent  sur  eux  une  ^décharge  formidable  ;  ils 
se  débandèrent  et  se  jetèrent  dans  les  bois.  Cette  malheu- 
reuse circonstance  répandit  le  désordre  dans  les  rangs  des 
grenadiers  de  Toussaint,  Ils  battirent  en  retraite,  longeant 
le  sentier  donc  nous  avons  par'é.  Toussairit,  suivant  le  che- 
min au  milieu  d'une  grêle  de  balles,  courut  les  plus  grands 
dangers.Il  vit  tomber  à  ses  côtés  plusieurs  officiers,  entre  au- 
tres un  jeune  venu  à  sa  rencontre,  porteur  d'une  lettre  de 
Dessalines,  qui  fut  atteint  d'une  balle  en  la  lui  remettant. 
Par  cette  lettre,  Toussaint  iipprit  que  la  garnison  de  la  Crête - 
à  Pierrot  faisait  toujours  une  vigoureuse  résistance. 

Quand  l'ennemi  eut  cessé  de  le  poursuivre,  il-  réunit  la 
colonne  de  Gabart,  et  vola  au  secours  de  la  Crète-à-Pierrot 
Il  vint  s'établir  derrière  la  division  Boudet,  au  N.  E,  de  la 
Petite  Rivière  de  l'Artibonite,  dans  le  chemin  des  Petits 
Cahos,  sur  l'habitation  Marcail,  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Savanne- Brûlée.  Il  était  8  heures  du  soir  ;  il  entendit 
une  vive  fusillade  ;  c'était  Lamartinière  qui  évacuait  le  fort 
Toussaint  prit  aussitôt  le  chemin  du  quartier  du  Marquez, 
aux  Petits  Cahos. 

LAFORGUE. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Trou  d'Enfer  commune  du  Borgne, 

L'Etat  y  possède  25  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAFORTUNE.  -  Savanne  située  près  de  l'habitation  Plas- 
sac,  sur  les  bords  de  la  Petite- Rivière  de  l'Artibonite.  Le  11 
Marsl802,  la  division  du  général  Boudet,  en  sortant  des  Ver^ 
rettes,  se  rendit  à  la  savane  Lafortune  pour  s'emparer  d'une 
somme  d'argent  que  Toussaint  y  avait  cachée.  Mais  elle 
avait  été  enlevée  par  ses  partisans. 

LAFOSSEE.—  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Port-Salut. 

LAFRANCE.--  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Port-Salut  :  Café,  Vivres,  Grains. 

LAFRÊSILIERE.  --  Habitation  située  dans  la  commune 
de  Peste  1. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 


LAFR     LAGO    .  109 

LAFRES[LIERE.  —  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Moreau,  commune  de  Torbeck. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAG  (  la  )  ou  LOG,  -  Rivière  de  la  République  Dominicai- 
ne qui  se  jette  dans  le  Guayamunco.  Voyez  :  Log. 

LAGANETIERE.  -Habitation  située  à  Port-au-Prince. 
L<^  5  Février  1925,  la  Commission  Cadastrale  a  fait  rapport 
qu'elle  a  revendiqué  173  carreaux  de  cette  habitation  en  fa- 
veur de  l'Etat. 

LAGANTRAYE.-  -  Habitation  située  dans  la  commune 
des  Cayes,  fut  mise  en  vente  par  la  loi  du  7  Novembre  1812 
pour  relever  la  culture  et  augmenter  le  nombre  des  proprié- 
taires. 

LAGARDE. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bayaha,  commune  de  Fort -Liberté. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAGARDE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Rivière-Blanche  commune  de  Gros-Morne. 

L'Etat  y  possède  29  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LA  GARENNE,  -  Habitation  située  dans  la  4e  section 
rurale  du  Haut  de  Saint-Marc,  commune  de  Saint- Marc 

LAGEOT.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Chez  Lamarre,  commune  des  Coteaux. 

L'Etat  y  possède  7  carreaux  déterre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAGETIERE.-  Voyez  :  Robert  Lagetière, 

LAGO  SaLADO.  —Etang  situé  au  fond  de  la  baie  de  Man- 
cenille  de  la  république  dominicaine. 

LAGON.  —  Grande  lagune  située  près  de  Bainet,  formée 
des  sources  soateraines  alimentées  par  les  eaux  qui  viennent 
des  hauteurs  de  la  section  rurale  de  Gandou.  La  rivière  de 
Bainet  s'y  arrête  avant  de  se  jeter  dans  la  mer  à  peu  de  dis- 
tance du  bourg. 

Les  eaux  de  Lagon  sont  chargées  d'une  quantité  immense 
de  varechs.  oH  vivent  en  grand  nombre  toutes  sortes  de  pois- 
sons d'eau  douce. 

LAGON—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bras-à-droite,  commune  de  Terre  Neuve. 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 


liO  LAGO    LAGU 

LAGONETTE  (Las  Ratonès).- Habitation  située  à  Hinche 
Le  22  Janvier  1924  la  Commission  Cadastrale  a  fait  rapport 
qu'elle  a  revendiqué  843  carreaux  de  terre  de  cette  habi- 
tation en  faveur  de  l'Etat. 

LAGONNETTE.  —Voyez  :  Thomassico 

LAGORE,— Habitation  située  près  du  Cap  d'où  quelques 
conspirateuï^s  marchèrefit  le  17  mars  1862  sur  l'arsenal  du 
Cap.  Le  général  Nord  Alexis,  commandant  de  l'arrondisse- 
ment les  mit  en  fuite. 

LAGOURDE. --Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Savanne-Brûlée  No  2,  commune  de    Dessalir.es. 

L'Etat  y  possèle  14  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAGOURDE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Petit  Bahos  No  2,  commune  de  Dessalines. 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAGOSSETTE.  r  Habitation  située  dans  la  commune  de  la 
Plaine  du  Nord. Le  14  Août  1791  un  incendie  éclate  sur  cette 
Habitation.  Plusieurs  hommes  de  couleur  sont  massacrés  au 
Cap,  étant  accusés  par  les  blancs  d'être  les  auteurs  de  ia 
révolte  des  esclaves  dont  Boukman.  l'un  d'eux  était   le  chef. 

LAGRANGE. —  Habitation  située  dans  la  5e  section  rurale 
du  Haut  de  Saint  Marc,  commune  de  Saint  Marc. 

LAGRANGE. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Roche  Plate,  commune  du  Trou. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAGRANGE.—  Voyez  :  Cap  Lagrange. 

LAGRAVE.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Fond  Rouge,  commune  de  Jérémie. 

LAGRENADE.  -Voyez  :  Lezat. 

LAGRENADE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Petite  Baie  Du  Mesle,  commune  de  St.   Louis  du   Sud. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupée  par  dea  fer- 
miers. 

LAGRON.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Pestél 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupés  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

LAGUNA.  -  Petit  village  dépendant  du  district  domini- 
cain de  Puerto  Plata. 

LAGUNA  DE  AZUEI.  -  Voyez  :  Etang  Saumâtre. 


LAGU    LAJO  Ul 

'    LAGUNA  ICOTE A .  -  Voyez  :  Icotea. 

'  LAGUNETA,—  Montagne  dépendant  du  Cibao  centrai, 
situé  au  pied  de  la  vallée  de  Humunucu.  Le  chemin  qui  joint, 
à  travers  la  gorge  de  montagne,  les  vallées  de  Jaina  à  celles 
de  iMaimon  par  Banao,  atteint  de  la  savane  de  Laguneta  le 
1er  point  élevé  ayant  une  belle  v-.ue  dans  le  lointain. 

LAGUNAS  {  las).    ■  Petits  lacs  situés  entre  le  village  de 
San  Antonio  de  Guerra,  et  los  Llanos  province  de  Santo-Do 
mingo,  à  6  Jeguas  au  S.  de  Sabana  Guatico. 

LA  HATTE.  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Petite- Rivière  de  Rayonnais,  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LA  HATTE.—  Voyez  .-  Hatte 

LAHO;—  Monta'.^ne  du  di>trict  dé  Barahona.  N  du  Baho- 
ruco,  d'où  prennent  leursource  les  rivières  Berbisi,  la  Babe- 
sica.  et  la  Limba. 

Le  plus  haut  p^int  est  le  Tiint  Basue  (  L340  met.  ) 

' ..  LAIME.-'  Habitation  située  dans  là2ème  section  rurale  de 
St  Marc  (  2e  de  Mont  Rouis.  ) 

LAINE.- i  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Seringue,  commune  des  Abncots. 

Li'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAIVEN.  -  Poste  avancé  de  la  ligne  frontière  de  l'arron- 
dissement de  la  Marmelade. 

LAJAS,  ou  LAVAS.--  Rivière  de  la  république  domini- 
caine qui  se  jette  dans  le  Macoris,  dans  la  province  de  Seibe; 
et  dans  lé  Eajabonico  dans  le  district  de  Puerto-Plata 

LAJEUNESSE.— .Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Coq-qui-chante,  commune  dé  Jacmel. 

LAJEUNESSE.—  Habitation  situé  dans  la  section 
rurale  de  la  Soufrière,  commune  dé  l'Acul  dii  Nord  bornant 
au  Nord   l'habitation  Foucaud. 

LAJOTTE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Rivière-à-Couleuvres,  commune  des  Abricots. 

.  L'Etat  y  possède  L5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers, j 

LAJOUTIERE.--  Habitation  inoccupée  dans  la  section  ru- 
rale des   Moustiques,  commune  dé  Jean  Rabel,  appartenant 
à  l'Etat. 
V    Contenance  indéterminée. 


112  LAJU    LALE 

LAJUSTE,  —Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Bas-Fond' Bleu,  commune  de  Corail. 

L'Etat  y  possède  un  reste  de  terre  inoccupée.Contenance 
indéterminée. 

LALABERT.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Pestel. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

LALAGONE.—  Section  rurale  du  district  de  Puerto  Plata. 
En  1839  il  y  avait  57  habitations  cultivées.  Produit  :  1050 
livres  de  café,  961  . .  .tabac;  1200  livres  cire  jaune;  100  ba- 
rils i  mais,  80  bis  pois,  29  bis.  riz,  90  gallons  sirop.  Coupes 
d'acajou  ayant  livré  52,928  pieds  è. 

LALAILLEE.-^  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Boucan  Richard,  commune  de  Gros  Morne. 

LALANDE.  —  Habitation  située  dans  la  commune  du 
Quartier  Morin,  appartenant  au  général  Hyppolite. 

LALANNE.-^-  Voyez  :  Philippe  Lalanne. 

LALANNE.  -  Emplacement  situé  à  Limbe,  appartenant  à 
l'Etat. 

LALANNE.  —Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Fond  Bayard,  commune    de  Corail. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  pa^  des  fermiers. 

LALANNE  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Latrouble,  ommans  <ie  Plaisance. 

L'Etat  y  possède  10  carrea a X  de  terra  oacipé^  oir  des 
fermiers. 

LaLANNE  BILLE.  —  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Bassin,  commune  de  la  Marmelade. 

L'Etat  y  possède  7  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LALBEON.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Joli  Trou,  commune  de  la  Grande  Rivière  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LALEAU.  —  Habitation  située  en  plaine  du  Cul-deSac, 
commune  de  la  Croix  des  Bouquet.«. 

LALEAU*  -  Habitation  caféière  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Gandou,  commune  de  Bainet. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 


LAE     LAiMA  li3 

LALEDAN'l .  -  Habitation  inoccupée  située  dans  la  com- 
mune d©  la  Plaine  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  65 carreaux  de  terre  inoccupés. 

LALLEU  AND.^  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Foulon,  commune  de  Sainte  Suzanne. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LALLEMAND.  -  Habitation  .^ituée  dans  la  commune  de 
Poit-de-Paix.  à  une  demie  lieue  des  Trois-Pavillons. 

En  1807,  Christophe  allant  combattre  les  partisans  de  Pé- 
tion  au  Port  de-Paix  établit  son  quartier  général  à  Lalle- 
mand  qu'avait  occupé  Rébecca,  le  chef  de  la  rébellion. 

L  \LITE.— ^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Plaine  de  l'Artibonite  (  rive  gauche  )  commune  de  St-Marc. 

LASLOMASou  LALONBE  ou  LAS  LOMAS.  -  Cinquiè- 
me section  rurale  de  la  commune  de  Saint  Michel  du  Nord 
arrondissement  de  la  Marmelade.  Ecole  rurale  En  1891  le 
Député  Dupiton  proposa  à  la  Chambre  de  diviser  cette 
section  rurale  en  deux  sections.  Mines  de  cuivre  sur  l'habita- 
tion Saint  Baratas,  concédées  en  1904  à  M.  Rodolphe  Gar- 
dère  sur  100  kilomètres  carrés. 

LALOMAS.  —  Ancienne  section  rurale  de  la  commune 
d'Azua.  En  1840  il  y  avait  31  habitations  cultivées  en  can- 
nes et  vivres,  3  battes  47  en   café.  Total    81. 

LALOR.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Ro- 
chelois,  commune  de  la  Petite  Rivière  de  Nippes. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LALOUERE.-'-Habitation  située  dans  la  4e  section  rurale 
du   Haut  de  Saint- Marc,  commune  de  Saint  Marc. 

LALUE.—  Quartier  très  populeux  de  la  commune  de 
Port-au-Prince,  sur  la  route  de  Pétion-Ville.  Ecole  et  Pen- 
sionnat des  Sœurs  de  Saint  Joseph  de  Cluny.  Chapelle  dé- 
diée à  Sainte  Rose  de  Lima  dont  la  fête  arrive  le  30  Août. 
Belles  maisons. 

Les  habitations  riveraines  du  chemin  de  Lalue  à  Pétion- 
Ville  fournissent  beaucoup  d'herbes  de  guinée  à  Port-au- 
Prince. 

Le  26  Mars  1812  les  troupes  de  Christophe  firent  leur  ap- 
parition à  Lalue  pour  investir  Port-au-Prince.  Pétion  les  re- 
poussa à  coups  de  canon  du   fort  du  gouvernement  (  Riche  ) 

LAMANDRON.  -  Voyez  :  Saint- Pau". 

LAMANGERIE.  Habitation  inoccupée  située  dans  la 
secti(m  rurale  de  Mahotière,  commune  de  Port-^de  Paix. 


114  LAFO    LAFR 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

Lamarre  fontaine.—  Habitation  inoccupée  située 
dans  la  section  rurale  de  Chansolme,  commune  de  Port-de- 
Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

LAMARDELLE.— Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Grande-Plaine  (  Cul  de-Sac  )  commune  de  la  Croix-des 
Bouquets,  appartenant  aux  héritiers  Normil  Sambou^. 

En  Décembre  1802,  un  détachement  de  troupe  française, 
sorti  de  la  Croix-des-Bouquets,  vint  fa're  une  reconnaissan- 
ce jusqu'à  la  barrière  de  Lamardelle,  où  se  tenaient  les 
indépendants  commandés  par  Pétion.  Celui-ci  se  retira  sur 
l'habitation   Jonc. 

L\MARDELLE  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Nouvelle  Touraine,  commune  de    Pétion  Ville. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

LAlVI ARQUE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Nouvelle-Touraine,  commune  de  Pétion -Ville. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 

LAMARQUE.-Nom  d'une  rue. à  Terre-Neuve,  dans  laquel- 
le l'Etat  possède  3  emplacements  occupés  par  des  fermiers. 

LAMARRE.—  Habitation,  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Plaine  de  l'Artibonite  (  rive  gauche  )  commune  de 
Saint-Marc. 

LAMARRE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Chez-Lamarre,  commune  des  Coteaux. 

L'Etat  y  possède  un  reste  de  terre  occupé  par  un  fermier 
Contenance    indéterminée. 

LAMARRE.  -  Hatte  située  dans  la  section  rurale  des 
Moustiques,  commune  de  JeanRabel. 

L'Etat  y  possède  305  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAMARRE.  —  Voyez  :  Fort  Lamarre. 

LAMARRE,—  Nom  d'une  rue  à  Ennery,  dans  laquelle  l'E- 
tat possède  15  emplacements  occupés  par  des  fermiers. 

Nom  d'une  rue  au  Môle  Saint- Nicolas,  dans  laquelle  l'E- 
tat possède  II  emplacem.ents  occupés  par  des  fermiers. 

Nom  d'une  rue  à  Port-au-Prince. 

Nom  d'une  rue  à  Pétion- Ville,  et  dans  plusieurs  autres 
villes  de  la  République,  pour  honorer  la  mémoire  du  vail- 
lant défenseur  du  Môle  Saint-Nicolas. 


LAMA    LAFE  115 

LAMARRE  RESINIER.-  Colline  située  dans  la  commu- 
ne de  Baie  de  Henné,  par  laquelle  passe  la  limite  N.  E.  de 
cette  commune,  en  passant  par  l'Habitation  Doly. 

LaMASSONNIERE.-^  Habitation  inoccupée,  située  dans 
la  section  rurale  de  GbdnsoliTie.  connuae  de    Port-de-Paix. 

L'Ktat  y  possède  des  terres.  Contenance    indéterminée. 

LAMATE.— N  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Nouvelle  Touraine,  co-nnune  de    Pétion -Ville. 

LAMBAIL. —  Habitation  située  dans  la  commune  de  l'An- 
se d'Hainauld. 

L'Etat  y  possède  5  carriaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAMBERT. —  Habitation  si*'uée  près  du  Cap-Haitien,  où 
Dupuy  et  Prézeau  conduisirent  la  famille  de  Christophe 
abandonnée  de  tous  après  la  mort  du  Roi,  le  8  Octobre  1820 
Elle  appartenait  à  Madame  Christophe. 

LAMBERT.—  Habitation  caféière  située  dans  la  commu- 
ne de  Corail.  Voyez  Petit  Lambert. 

LAMBI.  -    Pointe    située  à  la  Gonâve.  (  Voyez  ce  Mot) 

LAMBRULAGE. —  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Bainet 

LAME.-,  Habitation  caféière  située  dans  la  section  rurale 
de  Gandou,  commune  de  Bainet. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers, 

LA  ME  AU.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Plaine  de  l'ArtibDnite,  rive  droite,  connune  de  la  Gran- 
de Saline. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers.  Con- 
tenance indéterminée. 

LAMIELLE.  —  'labitation  située  dans  la  commune  de  Ca- 
riée érigée  en  poste  militaire  en  1906  (  Moniteur  du  15  Juin 
1907)- 

LAMEMBRAI.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Nouveau  Plymouth,  commune  de  Corail 

LAMENTIN  (  le  ).—  Pointe  située  en  avant  de  Carrefour, 
et  sur  laquelle  a  été  construit  en  1880  le  phare  à  feu  rouge 
tournant  de  la  baie  de  Port  au  Prince. 

Le  1er  Juin  1794,  les  anglais  débarquèrent  800  hommes 
au  Lamentin. commandés  par  le  colonel  Espencer,  et  s'em- 
parèrent du  fort  de   Bizoton. 

L  escadre  de  l'expédition  beclerc  aborda  au  Lamentin  le  3 


116  LAMA    LAMO 

Février  1802  dans  la  soirée.  Le  5,  à  10  heures  du  matin, 
l'armée  française,  sous  les  ordres  du  générai  Boudet,  débar- 
qua au  Lamentin,  s'empara  du  fort  Bizoton,  et  pénétra  au 
Port  Républicain  après  une  courte  résistance  du  fort  du 
portail  de  Léogane  [  Lerebours  ]  . 

Le  Morne  l'Hôpital  vi^nt  mourir  à  la  pointe    de  Lamentin- 

LAMERIQUE.  —  Habitation  située  dans  la  5e  section  ru- 
rale du  Haut  de  St.  Marc,  commune  de  St.  Marc. 

LAMLNTIN.  -  Rivière  qui  prend  sa  source  au  Sud  du 
morne  Gardel,  est  tributaire  de  la  Gosseline. 

LAMIELLE.  —  Centre  situé  dans  la  commune  de  Carice. 
arrondissement  de  Val  Hère,  érigé  en  poste  militaire  par  la 
loi  du  1er  août  1906  (Moniteur  du  11  août). 

LAMINE.  -Huitième  section  rurale  de  la  commune  de 
Ouanaminthe,  arrondissement  de  Fort  Liberté.  Ecole  rurale.' 
Elle  est  une  subdivision  de  la  section  rurale  de  Savane  Lon- 
gue. 

La  limite    commune  des  arrondissements  du  Trou  et  de 
Fort  Liberté,  venant  de  la  soui^ce  de  la  rivière   de    Bayaha, 
p?FFe  à  Lamine. 

Une  mine  d'or  qui  a  été  exploitée  par  les  espagnols  dans 
cette  section  rurale  lu;  a  donné  le  nom  de  Lamine. 

La  ravine  de  Lamine  abondait  en  ce  métal  précieux. 

LAMOLAIRE. —  Habitation  située  dans  la  section  rura- 
le de   Bois-Blanc,  commune  de  Sainte  Suzanne. 

L'Etat  y  possède  8  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAMOLAIRE.—  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Quartier  Morin. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAMONGE.—^  Habitation  située  dans  k  section  rurale 
de  Moreau,  commune  de  Torbeck. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  p'àr  des 
fermiers . 

LAMONNIERF.  —  Habitation  située  en  plaine  du    Cul  de- 
Sac,  commune  de  la  Croix  des  Bouquets,  appartenant  à    Léo 
Souffrant. 

LAMOTHE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Grand  Gilles,  commune  de  la  Grande  Rivière  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 


LAMO     LANO...  117 

LAMOTHE.-^'  Habitation  s' tuée    dans    la  section  rurale 
de  Bassin,   commune  de  la  Marmelade. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux    de   terre  occupés    par   des 
fermiers. 

r.AMOTHE. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Nouvelle  Flandre,  commune  d'Ennory. 

L'Etat  y  possède  6  carreaux.de  terre    occupés    par    des 

fermiers. 

LAMOTHE,  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Grande  Rivière,  commune  de  Marjgot. 

L'Etat  y  pos'^'ède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers  et  5  inoccupés. 

LAMOTHE.--  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  des  Sourçai Iles,  commune  de  Pétion  Ville. 

LAMOTHE  ATGRON.—  Habitation  située  dans  la  4e sec 
tion  du  Haut  de  St.  Marc,  commune  de  St  Marc. 

LA  MOULEUR.  -Voyez  ;  Reuth  Lamouleur. 

LAMONNIERE,-Habitotion  située  dans  la  commune  de 
la  Croix  des  Bouquets.  Forêt  de  bois  superbes  d'où  la  com- 
pagnie du  chemin  de  fer  de  la  Plaine  du  Cul  de  Sac  a  tiré 
en  1902.  ses  traverses  de  bois  dur. 

LANAU. —  Habitation  située    dans    la  section    rurale  de 
Boucan  Carré,  à  la  rivière  des  Capucins,  commune  de  Mire 
balais;  elle  est  bornée  par  l'Habitation  Faiquière.  Contenan- 
ce 240  carreaux 

LANCE."'  Voyez  :  Bois  de  Lance. 

LANuAZ.-- Habitation  située  dans  le  poste  militaire  du 
Petit  Bourg  du  Port   Margot 

LANG.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Baie  de 
Henné. 

LANGARDIERE,-^  Habitation  située  dans  la  commune 
de  Fort  Liberté. 

En  Janvier  1793,  Laveaux,  gouverneur  de  St  Domingue 
allant  attaquer  Jean  François  et  Biassou  passa  sur  cette 
habitation. 

LANGLADE.-^  Habitation  caféière  située  dans  la  com- 
mune de  Pétion -Vil  le. 

LANGLOIS. . .  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Mercy,  commune  des  Cayes 

L'Etat  y  possède   5  carreaux    de    terre  occupés  par  des 

fer.nier-;. 


;  118  LA-NG    LANZ 

LaNGLOIS.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Grande  Montagne-Roue-Cabrouet  No  3,  Commune  de  Ver- 
rettes. 

L'Etat  y  possède  9  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LANNE.  --  Habitation  située  dans  la  commune  dé  Pestel. 

L'Etat  y  possède  des  terres  ooeupées  par  des  fermiers, 

Contenance  indéterminée. 

LANN EAU.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Fond  Bayard,  commune  de  Corail. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 

Contenance  indéterminée. 

LANIELLE.- -Poste  militaire  de  l'arrondissement  de  Va'- 
lière,  entre  Cerca- la- Source  et  Carice. 

LANOIX. -Habitation  inoccupée  située  dans^  la  section  ru- 
rale des  Trois  Palmiers,  commune  de  Carice,  appartenant  à 
l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LANOUX.  -Habitation  située  dans  la  commune  de  Pestel. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 

Contenance  indéterminée. 

LANTIMO.---  Habitation  située  dans  la  commune  de  Port- 
au-Prince  en  Plaine  du  Cul  dé  Sac. 

L.-vNZA.-—  Pointe  dépendant  du  Cibao  dans  l'Ouest. 

LANZA  DEL  NOliTE."  Pointe  située  au  Nord  de  la  pres- 
qu'île de  Samana.  Elle  part  du  Haut  du  Mont  Gallo  en  s'a- 
baissant  (1.440  m.  )  en  fermant  le  mont  Jicome. 

LANZAC. —  Habitation  située  à  St  Marc  dans  là  section 
rurale  de    Mont  Rouis. 

En  Octobre  1806,  Df^ssalines  venant  combattre  l'insurrec- 
tion du  Sud,  sortait  de  St  Marc,  lorsqu'il  rencontra  aux  por- 
tes de  cette  ville  un  de  ses  aides  de  camp,  Delpêche,  qui. 
fuyant  l'insurrection  était  parti  de  Petit  Goâve  pour  venir 
se  ranger  à  ses  côtés.  Delpêche  conseilla  l'Empereur  de 
n'approcher  de  Port-au-Prince  qu'avec  une  armée  imposante. 
Dessalines  V appela  traître  et  lui  ordonna  de  sortir  de  sa 
présence.  Delpêche,  mortifié,  s'achemina  vers  St  Marc,  y  er.- 
tra,  changea  de  cheval,  et  poussé  par  une  fidélité  aveugle, 
s'élança  à  la  suite  de  l'Empereur.  Des  soldats  du  3e.  ba- 
taillon de  la  4e.  le  bayonnettèrent  à  Lanzac. 

Lorsque  le  Président  Pétion  leva  le  siège  de  St  Marc  en 
1808,  il  se  sépara  de  son  armée  à  Lanzac  et  se  rendit  par 
mer  à  l'Arcahaie.  Le  21  Novembre  l'Armée  entra,  à  Port.au 


LAOH     LAPI  119 

Prince  après  avoir  traversé  plusieurs  embuscades  de  l'ennemi 

LAOHADO.—  Section  rurale  de  Monte  Christ.  En  1839 
il  y  avait  1  habitation  en  bon  état  cultivée  en  canne?,  66 
en  grains  variés  et  vivres';  en  détérioration  4  en  vivres  et 
grains.  Total  71. 

LAPADU.—  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  des  iMoustiquss,  commune  de  Jean-Rabel,  appartenant 
à  l'État.    Contenance  indéterminée. 

LAPALI ERE.— Habitation  située  dans  la  section  rurale 
des  Ecrevisses,  commune  de  Vallière. 

L'Etat  y  possèdes  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAPARD.---  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Pariste,  commune  de  Chardonnière. 

L'Etat  y  possède  87  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAPAS.—  Habitation  située  aux  portes  de  Chardonnière, 
où  les  héritiers  de  Thimoléon  Mallet  père  et  de  Vve.  Pinto 
possèdent  4  emplacements  aux  4  chemins  près  de  la  barrière 
Lapas, 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAPAGE,  Habitation  située  dans  la    commune    des  Co 
teaux,  bornée  à  l'Est  par  l'habitation  Poisson. 

LAPATILLE.  —  Poste  situé  dans  la  commune  de  Hinche. 

LAPATRIE.- Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Fond  Bleu,  commune  de  Terrier  Rouge. 

L'Etat  y  posi^>ède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAPAYE.—  Voyez  :  Petite  Plaine  Lapaye. 

LAPERRIERE.—  Habitation  située  en  plaine  du  Cul  de 
Sac,  commune  de  la  Croix  des  Bouquets. 

LAPICE.  —  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  des  Perches,  commune  de  Fort  Liberté,  appartenant 
à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LAPICE.  -  Voyez  :  Savanne  Lapice. 

LAPIERRE.  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Gonaïves,commune  du  même  nom. 

L'Etat  y  possède  5    carreaux  de    terre  occupés    par  des 

fermiers. 

LAPIÉRRE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Boucan  Richard,  commune  de   Gros-Morne. 

L'Etat  y  possède  45  carreaux   de  terre    occupés  par  des 

fermiers. 


120  LAPI    LAPO 

LAPIERRE.—  Pointe  située  à  l'entrée  de  la  baie  des  Go- 
naïves.  Elle  est  placé  à  19^25'  35"  de  latitude  Nord  et  à 
75  °  10'    36"  de  longitude  Ouest 

La  baie  des  Gonaives  s'étend  de  la  pointe  Lapierre  à  la 
pointe  des  Gonaives. 

C'est  à  la  pointe  Lapierre  que  les  habitants  des  Gonaives 
envoient  en  canot  chercher  l'eau  potable  dont  les  environs 
de  leur  ville  sont  dépourvus.  La  source  Lapierre  est  claire 
et  limpide.  On  avait,  sous  Geffrard,  établi  une  fontaine  aux 
Gonaives,  et  c'est  l'eau  de  cette  source  qui  l'alimentait. 

Les  pilotes  des  Gonaives  vont  prendre  les  navires  en  de- 
hors de  la  pointe  Lapierre. 

Le  24  Novembre  1888  à  2  1|2  heures  de  l'après-midi  pen- 
dant l'insurrection  du  Nord  contre  l'autorité  du  Chef  du 
Pouvoir  Exécutif  F.  D.  Légitime,  quelques  marins  du  navire, 
de  guerre  Dessalines,  descendirent  à  Lapierre  pour  y  faire 
de  l'eau;  ils  furent  surpris  et  massacrés  par  des  hommes  ar- 
més qui  les  guettaient  dans  les  boisXa  garnison  du  Dessaiines 
descendit  et  brula'toutes  les  cases.  Le  Dessalines  eut  1  mort, 
1  blessé  et  3  prisonniers. 

LA  PLACE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Pilate,  commune  de  Plaisance. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAPLAGUE,  --  Habitation  de  la  commune  de  l'Acui  du 
Nord.  Il  y  a  un  pont. 

LAPLATA.  -  Sixièm3  secaon  rurale  de  la  commune  de 
Port-de-Paix.  Ecole  rurale.  Ce  nom  vient  à  cause  des  mines 
d'argent  [  plata]  qui  y  existent  sur  le  versant  Sud  des  mon- 
tagnes. Le  Père  Plumier  dit  avoir  trouvé  de  l'argent  en  1690 
dans  la  rivière  de  Laplate. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  sur   les  habitations  : 

Au  Fort  5  carreaux  de  terre,  Bélanger  5.  Les  suivantes- 
sont  innoccupées  :  Place  Nègre  ;Grasse  Beau,  Alexis  Louty, 
Chanon.  Brunette,  Duval,  Dupont,  Desgrange,  Houille,  Né- 
rac. 

LAPOINTE.  -^  Habitation  située  dans  la  ^^ection  rurale  de 
Boudin,  commui.e  de  Port  de-Paix  où  naquit  François  Ca- 
poix-la-Mort. 

L'Etat  y  possède  1  carreaux  de  terre  occupés  par  un  fer- 
mier. 

Voyez  •  Laveaux    Lapointe. 

L\ POINTE.—  Habitation  située  dans  la  commune  de 
l'Afeahaie.  En  1798.  Christophe  Mornay  s'établit  sur  cette 
h  ibitation,  marchant  contre  les  anglais  campés  à  l'Arcahaie. 


LAPO-    LAPO-     -  121 

Un  combat  sanglant  y  eut  lieu  entre  les  Anglais  commandés 
par  le  Vicomte  Daizon  et  les  républicains.  Les  anglais  ne 
répondaient  pas  au  feu  de  l'ennemi  ;  ils  marchaient  au  pas 
de  charge,  au  sonde  la  musique,  et  gravirent  audacieuse- 
ment  le  mornet  à  l'habitation  Lapointe.  Quand  ils  parvinrent 
à  la  hauteur  de  la  position  qu'occupaient  les  républicains,  ils 
commencèrent  leur  feu,  et  virent  l'wmemi  prendre  la  fuite 
après  une  fusillade  de  vingt  minutes,  Christophe  Mornay 
alla  se  retrancher  dans  les  bois  à  une  petite  distance.  Les 
Anglais  marchèrent  contre  lui,  l'attaquèrent,  mais  ne  purent 
cette  fois  forcer  ses  retranchements. 

Le  lendemain,  Christophe  Mornay  réoccupa  l'habitation 
Lapointe.  Les  royalistes  marchèrent  de  nouveau  contre  lui 
et  le  chevalier  de  Peste  après  avoir  éaroavé  une,  vigoureuse 
résistance,  le  culbuta  et  lança  la  cavalerie  à  sa  poursuite. 
Dessalines,  campé  aux  Matheux  avec  8000  hommes,  envoya 
au  secour-;  de  Mornay  un  bataillor  de  800.  Quand  ce  bataillon 
arriva  dans  la  savanne  qui  s'étendait  derrière  la  guildive 
de  l'habitation  Lapointe,  il  se  forma  en  carré  pour  protéger 
la  fuite  de  la  division  de  Christophe  Mornay.Le  chevalier  de 
Peste  réunit  toutes  ses  forces,  dressa  contre  le  carré  une  bat- 
terie de  2  pièces  de  canon,  et  après  l'avoir  mitraillé,  lança- 
contre  lui  toute  sa  cavalerie.  Le  bataillon  fut  taillé  en  pièce, 
etgle  lieutenant  colonel  Miehaud  [noir]  qui  en  était  le  com- 
mandant fut  fait  prisonnier  par  les  anglais.  Le  lieutenant- 
colonel  Pitrail  (blanc)  le  fit  fusiller  aussitôt.  Les  républi- 
cains eurent  dans  deux  combats  800  hommes  tués,  et  les  ro- 
yalistes 150. 

Dessalines,  n'ayant  pu  se  rendre  maître  de  la  plaine  de 
l'Arcahaie.  fit  incendier  l'habitation  Lapointe,  et  se  retira, 
laissant  le  champ  libre  aux  Anglais. 

LAPONCfC,—  Voyez  :  Père  Laponce. 

L.APORTE.  -  Morne  qui  sert  de  limite  aux  communes 
des  Cayes  et  de  Cavaillon. 

LAPORTE  Morne  escarpé  situé  à  l'ouest  de  Jacmel. 

En  1880,  lors  du  siège  de  Jacmel  par  Toussaint  Louverture, 
Rigaud  venait  des  Cayes  au  secours  de  la  ville  assiégée, 
mais  il  fui  battu  au  morne  Laporte.  Les  soldats  des  Cayes, 
assaillis  j^ar  une  force  numérique  dix  fois  supérieure  à  la 
leur,  prirent  la  fuite.  Rigaud  qui  était  à  l'arrière- garde  avec 
la  cavalerie,  accourt  pour  rétablir  le  combat  ;  sa  voix  n'est 
pas  écoutée,  et  la  déroute  continue.  Alors,  il  descend  de  che- 
val sous  le  feu  de  l'ennemi,  déclarant  qu'il  voulait  mourir 
plutôt  que  de  fuir.  Borgella  et  Moulite,  deux  de  ses  lieute- 
nants, se  saisirent  de  lui,  le  placèrent  violemment  sur  son 
cheval  et  le  ccnduisireiit  à  Desnoyers,  où  les  fuyards  s'é- 
taient un  peu  ralliés. 


122  LAPO     LAQU 

Rigaud  retourna    aux  Cayes,  abattu  et  découragé. 

LAPORTE.—  Autre  morne  du  même  nom  situé  à   Ennery, 
et  sur  lequei    passe   la  ligne  de  séparr.tion  des  arrondisse 
m.ents  des  Gonaives  et  de  la  Marmelade.  Du   morne  Laporte 
cette  ligne  se  dirige  au  Nord  par  la  Crête    qui  se  trouve  à 
rO.  de  Piment,  jusqu'à  reconnaître  les  limites  de    Borgne. 

LAPORTE.  —  Ravine  tributaire  de  la  Grande-Rivière  du 
Nord,  et  venant    du   Fond   Bleu. 

T.APORTE.  -   Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  Fond-Blanc,  commune  de  Terrier- Rouge,  apparte 
nant  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée, 

LAPORTE  ou  LAPORT.  -  Montagne  de  la  chaîne  de  Plai- 
sance, dépendant  du  Cibao  où  prend  sa  source  le  fleuve  des 
Trois-Rivières. 

LAPRÉE.-^-  Habitation  située  dans  la  commune  de  Ver^ 
rettes.  L'Etat  y  possède  une  portion. 

LAPRENTE. —  Septième  section  rurale  de  la  commune, 
de  Torbeck  arrondissements  des  Cayes.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers sur  l'habitation  Golmin. 

La  citadelle  des  Platons,et  le  poste  militaire  du  même  nom 
se  trouvent  dans  cette  section  rurale. 

LA  QUILLE.  —Troisième  section  rurale  de  la  commune 
de  Dondon,  deviendra  la  3e  de  la  commune  de  Ranquitte, 
arrondissement  de  la  Grande  Rivière  du  Nord. Ecole  rurale. 
Elle  a  été- subdivisée  en  ]875  en  donnant  nai?sai  ce  à  la 
section  du  Haut  du  Trou 

L'Etat  y  possède  12  carreaux  è  de  terre  sur  l'habitation 
Cher  Maître,  et  17  sur  l'habitation  Lsroy,  occupées  par  des 
fermiers. 

LAQUINTE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Petite  Rivièie  deBayonnais,  commune  des    Gonaïves. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux    de  terre     occupés  par    de? 

f(  irriers. 

LAQUINTE  ou  GRANDE  RIVIERE  des  GONAÏVES.  -Ri- 
vière qui  se  jette  dans  la  baie  des  Gonaive.-^.  Ses  taux  enva- 
hissent quelquefois  les  rues  Oe  la  ville  dans  leurs  'léborde- 
ments  en  temps  de  pluie.  Quand  la  Ravine  du  Roi  déborde; 
Laquinte  quitte   son  lit  et  envahit  la  ville. 

La  rivière    de   Labrande   avec    ses   tributaires,  celle    du 
Chemin  Neuf,  la  Petite  Rivière  des  Goraives,   la   rivière  de 
la  Croix  joignent  leurs  eaux  et  s'appellent  à  la  jonction  La- 
quinte à  cause  de  son  cours  capricieux. Elle  fournit  en  mo 
yenne  8  litres  par  seconde.  Son  cours  esi  de  88  kilomètres, 


LAkA     LARO  123 

LARAQUE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Fossé  Naboth  No  2,  commune  de  Dessalines. 

L'Etat  y  possède  47  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LARAQUE,—  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  du  Bras  de  la  Croix,  commune  de  Bainet. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers." 

LARAQUE  de  PERONNEAU.  —Habitation  située  dans 
la  section  rurale  de  Trou  Mahot.  commune  de  Bainet.  Con- 
tient 100  carreaux  de  terre. 

LARCHINÉ. ~  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
des  Trois  Palmiers,  commune  de  Carice. 

L'Etai  y  possède  12  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LARGES.  -  -  Voyez  :  Pattes  Larges. 

LARIFOUQUETTE.--  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  d,e  Corail,  commune  de  Port  Margot. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LA  RI  VOIRE.--  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  du  Bas  des  Gris  Gris,  commune  de  Bainet. 

L'Etat  y  possède  99  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

Après  l'évacuation  de  Jacmel,  Dessalines  se  porta  de  cette- 
ville  sur  Bainet.  Il  trouva  la  Grande  Colline  le  22  Avril  1800 
et  laissa  à  sa  gauche  le  poste  Larivoire  qu'occupaient  enco- 
re les  troupes  du  Sud.  Après  avoir  atteint  le  pied  de  la 
montagne  de  Grand  Goâve,  il  gravit  de  nouveau  la  Grande 
Colline,  contourna  Larivoire,  et  campa  dans  le  grand  chemin 
de  Bainet. 

Dans  la  nuit  du  22  au  23  Avril,  les  Rigaudins  évacuèrent 
le  camp  Larivoire.  Ne  pouvant  se  diriger  sur  Bainet  dont  les 
environs  étaient  inondés  des  masses  de  Dessalines,  ils  se  re- 
plièrent sur  le  Grand  Goâve  par  la  Grande  Colline. 

LARIVOIR.--  Habitation  située  dans  la  commune  de  Mi- 
lot  attribuée  à  celle  de  la  Plaine  du  Nord.  Par  la  loi  du  14 
Septembre  1905  elle  fut  réintégrée  à  la  commune  de  Milot 
avec  8  autres  habitations  qui  se  trouvaient  dans  le  même  cas. 

LAROC.  — N  Habitation  située  dans  le  poste  militaire  des 
Irois,   (Voyez  ce  Mot.  ) 

LAROCHE.  -  Fort  situé  à  l'entrée  de  Léogane. 

Le  21  Mars  1796,  l'armée  anglaise  cernant   la   ville,  donna 


124  LARO     LART 

assaut  à  ce  fort  et  fut  repoussée  avec  perte  par  le  comman- 
dant Dupuche.  La  garnison  culbuta  les  anglais  et  leur  enle- 
va deux  pièces  de  canon.  La  cavalerie  les  poursuivit  jusqu'à 
Tembarca^ière    de  l'habitation  Bossan. 

LAROCHE.  —Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Laurent,  commune  des  Cayes. 

LAROCHE.—  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  des  Ecrevisses,  commune  de  Vallière,  appartenant  à 
l'Etat. 

LAROCHEFOUCAULT,--  Habitation  située  en  Plaine  du 
Cul  de  Sac,  commune  de  la  Croix  des  Bouquets. 

LAROSÉ.  Nom  d'une  rue  à  Dessalines  en  l'honneur  d'un 
des  officiers  les  plus  illustres  d'Haiti. 

LARRIEUX.  -  Nom  d'une  rue  à  Jean  Rabel,  dans  laquel- 
le l'Etat  possède  4  emplacements  occupés  par  des  fermiers. 

LARRIEUX.-'-  Nom   d'une  rue  à  Corail. 

LARRY.  —Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Labrande,  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LARIVIERE-^  .  Habitation  située  dans  la  commune  de  la 
Marmelade.  On  y  admire  les  restes  d'un  superbe  aqueduc  et" 
d'un  large  réservoir  qui  attestent  l'importance  coloniale  de 
l'habitation. 

LARRY.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Ravine  -Gros- Morne,  commune  de  Gros- Morne. 

L'Etat  y  possède  16  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

L;\RRY.  —  Habitation  i;ituée  dans  la  section  rurale  de  la 
Savanne-Brûlée  No  2,  commune  de  Dessalines. 

L'Etat  y  possède  11  carreaux  è  de  terre  occupés  par  de:? 
fermiers. 

LARRY.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Pe- 
tit-Cahos  No  1  commune  de   Dessalines. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers, 

LAR'''1G0T.  -  Habitation  situéo  dans  la  section  rurale 
de  Latrouble,  commune  de  Plaisance. 

L'Etat  y  possèJe  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers 

LARTIGUE.— Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Montagne  la-Voûte,  commune  de  Jaemel. 


LARA     LARO  125 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

LARTIGUE,  dit  NÉRON.—  Habitation  caféière  située 
dans  la  section  rurale  de  la  Grande- Rivière,  commune  de 
Jacmel. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers.  ^^ 

LARUE.-^  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section  ru- 
rale de  l'Acul -Samedi,  commune  de  l'Acul- Samedi  (  Fort- 
Liberté,  )  appartenant  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LARUE,—  Habitation  située  dans  la  section  rumle  du 
Morne- Rouge,  commune  de  la  Plains  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  33  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LASAGNE.-^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Savane-Bruiée  No  1  commune  de  Dessalines. 

L'Etat  y  possède  1  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer. 
miers. 

LASAILLY  BACON.  -  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  du  Bas-de-Limbé  No  2,  commune  de  Limbe 

L'Etat  y  possède  13  carreaux  è  déterre  occupés  par    des 
fermiers. 

LAS  CAOBAS,  ou  LASCAOBAS.^  Arrondissement  mili- 
taire de  4e  classe  du  Département  de  l'Ouest. 

Il  y  a  dans  cet  arrondissement  en  1878  appartenant  au 
domaine  national  7  habitations,  262  carreaux  de  terre  oc- 
cupés par  des  fermiers. 

Le  montant  des  fermages  s'élevait  par  an  à  $  1040.  Popu- 
lation 25.000  habitants. 

Le  quartier  de  Tomonde  se  trouve  dans  l'arrondissement 
dans  la  section  rurale  du  même  nom  ;  Belladère,  ancien 
quartier,  fut  érigé  en  commune  en  1909. 

La  garde  nationale  de  l'arrondissement  se  compose  de  1.000 
fantassins  et  de    200  cavaliers. 

L'arrondissement  relève  pour  les  finances,  la  justice,  et 
les  cultes  de  l'arrondissement  de  l'Archevêché  de  Port-au- 
Prince.   Les  écoles  relèvent  de  rLspection  de  Mirebalais. 

Les  postes  militaires  delà  ligne  frontière  de  cet  arrondisse- 
ment sont:  Savanne  à-Camp,  Dame-Jeanne-Cassée,  SanPèdre 
Trois  Bois  pins,  Reuth  Lamouleur,  los    Puertos,   Cachimary. 

Les  2  communes  sont  Lascahobas,  et  Belladère  ? 

LASCAOBAS  ou  LASCA-HOBAS.^  Commune  de  l'arron- 
dissement du  même  nom,  chef-lieu  de   cet  arrondissement. 


126  LASC    LASC 

Tire  son  nom  de  Tabondance  de  ses  boij  d'acajou  (  caobas  ) 

Contient  8  sections  rurales  qui  sont  :  la  1ère  de  Juampa,  la 
2e  Petit-Fond,  la  3e  de  Hoye,  la  4e  de  Hoye  sec  (attribuée  à 
Belladère)  la  5e  de  Riaribes  attribuée  à  Bélladère,  la  6e  de 
Reuth-Mathé,  la  7e  de  Tomonde,  la  8e  de  Chamouscadilel. 
En  1909  deux  section«^  rurales  de  Hoy  Sec  et  de  Riaribes  fu- 
rent attribuées  à  Belladere. 

Le  quartie*  d  '  Tomonde  se  trouvai  dan^  la  septième  sec- 
tion rurale. 

Population  :  20.000  âmes.  Les  habitants  s'appellent  Lasca- 
hohien?^  Le  village  quoique  assez  étendu  n'a  qu'environ  3.000 
habitants.  En  1890  on  y  a  baptisé  50  enfants  légitimes  et  501 
naturels,  60  morts,  36  Mariages  II  est  situé  au  fond  d'un 
vallon  étroit,  sur  la  rive  droite  d'une  rivière.  Son  établisse- 
ment date  du  gouvernement  espagnol  en  1760.  Les  toits  de,s 
maisonnettes  couvertes  en  taches  ou  écorces  de  palmiste  ont 
une  couleur  de  vétusté  qui  enlaidit  et  attriste  l'aspect  du 
coup-d'œil  C'était  tout  d'abord  une  annexe  de  Banicf» 

Par  le  traité  d'Aranguez.  conclu  en  1777  entre  la  France 
et  l'Kspaifne,  il  était  devenu  un  poste  militaire  placé  sur  les 
limites  des  deux  territoires  français  et  espagnol.  Durant  la 
révolution  de  1789,  beaucoup  de  colons  qui  Sc^rvaient  le  Roi 
d'Espagne  pour  rentrer  en  possession  de  leurs  biens,  s'y 
réfugièrent. 

En  1808  le  général  Christophs  conquit  ce  terri! oive  sur  les 
français  chassés  d'Haïti  en  1814,  en  encore  maîtres  deSanto- 
Domingo. 

Dès  lors  le  village  dépendait  de  l'arrondiss-ement  de  Mii-e- 
halais  à  cause  de  grand  nombre  de  citoyens  de  l'Ouest  qui  s'y 
fixèrent. 

Les  habitants  ayant  progressivement  augmenté,  le  gouver 
nement  haïtien  en  a  fait  un  arrondissement  militaire  et  une 
commune  pourvus  de  tous  les  fonctionnaires  publics  que  né  - 
ceissite  le  service   administratif. 

L' Eglise  tombée  en  vétusté  fu  reconstruite  Le  sol  est  encore 
en  terre  battu  ;  en  somme  elle  fait  bon  effet  En  1812  l'Efnt 
donna  $  1000  pour  son  achèvement.  La  fête  paroissiale  e<t 
le  6  Janvier,  le  joir-  de  l'Epinhanie. 

Il  existe  une  mine  de  houille  à  Lascaobas.  dont  les  affleu- 
sements  sont  visibles  sur  l'habitation  Bonhoux 

En  1901,  L.  Gentil  Tippenhauer  publia  à  Gotha  une  étude 
sur  la  région  géologique  de  Lascahobas. 

La  région  de  Lascahobas  est  désignée   comme    offrant   les 


LASC     LASC  127 

plus  grandes  possibilités  de  gisements   pétrolifères,   d'après 
le  rapport    d'experts  américains. 

Les  mines  de  charbon  concédées  à  Rodolphe  Gardère,  n'a- 
yant pas  été  exploitées,  la  concession  fut  frappé  de  forclu- 
sion (  Moiteur  du  13  Février  1918  ) 

Monseigneur  de  Antoine  Pierre  était  Duc  de  Lascohobas, 
sous  l'empire,  en  1849.  ^ 

Le  12  Juin  1918,  la  population  vota  la  constitution  par  659 

oui  et  40  non. 

Louverturè  de  la  rout«  Lascahobas  Hinche  eut  lieu  le  5 
Avril  1924  en  présence  du  Président  Louis   Borno. 

En  1925,  également  sous  le  Président  Borno,  un  pont  en 
béton  fut  construit  prés  de  Lascahobas. 

Kecettes  communales 

1921-1922. .,  .3.216,50  gourdes 

1922-23 8.055,84 

1923-24 4.419,90 

1924-25 6.866,50 

La  route  de  Lascahobas  à  Port  au  Prince  passa  à  Mireba- 
lais,  le  morne  Pensez  y  bien,  la  Croix  des  Bouquets,  elle  est 
très  montagneuse  et  mérite  d'être  entretenue, 

La  poste  arrive  de  Port  au  Prince,  et  en  dernier  lieu  de 
Mirebalais  le  dimanche  soir  ou  le  lundi  matin;  elle  repart 
pour  Hinche,  et  revient  le  jeudi  à  destination  de  Port  au- 
Piince. 

Les  recettes  du  conseil  communal  étant  insuffisantes;  le 
Budget  de  l'Intérieur  accorde  une  subvention  à  la  commune 
pour  pouvoir  s'administrer. 

La  garnison  se  compose  du  31e.  régiment  d'infanterie  de 
ligne,  d'une  compagnie  d'artillerie  de  Port  au  Prince,  de  la 
garde  nationale  à  pied  et  à  cheval, d'une  compagnie  de  police 
adaiinistrative  et  de  la  pohce  rurale.  Le  31e.  régiment  fut 
dissout  aprè^  l'insurrection  de  Salnave  en  1835,  mais  fut  ré- 
rétabu  à  la  chute  du  gouvernement  du  président  Geffrard 
en  1877, 

La  rivière  de  Lascahobas  passe  au-dessus  du    village,   et 
se  jette  dans    l'artibonite,  à    l'endroit    qui  sert  de    limitée 
l'Est  à  l'arrondissement  de  Mirebalais  par  une  ligne   droite, 
qui  part  de  la  source  de  Boca  Cachon. 

Le  territoire  de  Lascahobas  est  très  fertile.  Climat  salubre, 
café,  vivres  alimentaires  de  toutes  sortes,  tafia,  bestiaux. 
s  icre  concret  (rapadou)  cuirs  et  acajou  que  charrie  l'Artibo- 
nite.  En  1824  le  président  Boyer  y  fit  diriger  100  immigrants, 


128  LâSC     LASC 

américains  de  la  race  noire.  Ces  produits  ne  trouvent  de  dé- 
bouché qu'en  descendant  le  cours  des  rivières  tributaires  de 
TArtibonite. 

L'Etat  possède  dans  ce  village  beaucoup  d'emplacements 
notamment  dans  les  rues  de  l'Eglise,  Pétion,  Boyer,  Bonne 
foi.  Espagnole,  Gardel,  Lospine,  St:  François.  Daumond,  de 
la  Croix  et  Grande  rue,  occupés  par  des  fermiers.  Le  mon 
tant  des  fermages  s'élevait  par  l'an  1878  à  $  325.  En  1840  il 
y  avait  462  habitations  bien  cultivées,  907  jardins  en  état  et 
en  vivres  de  toutes  espèces,  produisant  environ  197. 150  livres 
de  café  et  coton.  41  petits  moulins.  114  places  en  canne,  128 
battes,  22  proprif  tés  abandonnées,  130  nouveaux  établisse- 
ments 

Histoire.—  En  juillet  1796  les  anglais  prirent  Lascahobas 
sur  les  républicains,  et  massacrèrent  la  plupart  des  prison- 
niers faits  sur  eux 

En  se  fondant  sur  le  traité  d'Aranjuez,  conclu  en  1777  en 
tre  la  France  et  l'Espagne,  le  cabinet  de  iViadiid  réclama,en 
1862,  des  haïtiens,  lors  de  l'occupation  de  Santo  Domingo 
par  les  espagnols,  la  restitution  de  Lascaliobas,  de  Hinche, 
de  St  Michel  de  l'At-alaye  et  de  St  Raphaël.  Ce  territoire,  par 
leur  configuration  et  leur  situation  dans  l'intérieur  des 
terres  doivent  appartenir  naturellement  à  la  république 
d'Haiti,  comme  ils  lui  appartiennent  effectivement  depuis 
18o8.  Les  bois  d'acajou  qu'on  y  exploite,  et  les  autres  pro 
duits  de  ces  communes  ne  peuvent  trouver  un  déoou  hé  et 
arriver  à  la  m^r  qu'en  traversant  le  territoire  haitien,  en  des- 
cendant olusietirs  rivières  tributaires  de  l'Artibonite.le  grand 
fleuve  haitien. 

Le  traité  u'ArMnjuez  étant  d'ailleurs  un  instrument  tombé 
depuis  longtemps  en  désuétude  :  il  fut  aboli  par  le  traité  de 
Bâle  en  1795,  en  vertu  duquel  l'Espagne  céda  à  la  France 
l'audience  d.^  Santo-Domingo  et  tous  ie-^  territoires  qui  en 
dépendaient. 

La  partie  haïtienne  fut  enlevée  à  la  France  en  1803  par 
les  haïtiens,  et  1808  les  Dominicains  se  soulevant  contre  la 
France  à  l'instigation  de  l'Kspagne  et  de  l'Angleterre,  forcè- 
rent les  Français  à  se  concentrer  dans  Santo-Domingo  qu'ils 
évacuèrent  en  Juillet  1809.  Or,  c'était  plusieurs  mois  avant 
la  capitulation  de  Santo  -Domingo,  alors  que  cette  })artie  était 
encore  la  propriété  des  français  que  le  général  haïtien  Chris- 
tophe occupa    les     territoires    revendiqués    par  l'Espagne. 

Aucune  protestation  ne  s'était  encore  élevée  contre   l'occu- 

Jation  de  ces  districts  par  les  haïtiens    durant    53    ans.    Don 
uan  Sanchez  de   Ramirez   et   les  si.\  gouverneurs   envoyés 


LASC    LASC  129 

successivement  par  l'Espagne  consacrèrent  par  leur   silence 
cette  conquête  des  haïtiens   sur  les  français. 

Le  traité  de  3814  rendit  à  l'Espagne  la  colonnie  dont  elle 
s'était  débarrassée  en  1795,  et  la  cour  de  Madrid  ne  fit  pas, 
cette  fois  encore,  la  moindre    réclamation. 

En  1821,  les  Dominicains  conqiî'irent  leur  indépendance 
et  après  ils  s'incorporèrent  à  la  Républiqu-e  d'Haïti.  L'uHion 
des  deux  petits  peuples  subsista  jusqu'au  1844,  époque  à  la- 
quelle les  dominicains,  redevenus  indépendants  ne  songèrent 
jamais,  même  en  temps  de  guerre  à  prendre  de  force  ou  à 
réclamer  du  gouvernement  haïtien  les  territoires  occupés  en 
1808  par  Christophe. 

L'E.^pagn 3  enfin  renonçant  formellement  à  ses  droits  sur 
Santo-Domingo,  reconnut  ofiiciellement  en  18551a  République 
Dominicaine  comme  état  souverain. 

Tels  étaierit.les  éléments  du  procès  intenté  en  1862  par  le 
cabinet  de  Madrid  à  celui  de  Port-au-Prince  qu'il  soupçonnait 
à  bon  droit  de  voir  d'un  mauvais  oeil  la  patrie  de  l'Est  oc- 
cupée par  les  espagnols. 

Il  y  en  avait  faveur  d'Haiti  un  droit  acquis  de  pres- 
cription, et  à  cette  époque  de  1862  une  jouissance  non  in- 
terrompue de  plus  d'un  demi  siècle,  légitimé  par  l'absence 
de  toute  réclamation  soit  de  l'Espagne,  soit  des  Dominicains 
et    la  configuration  des  lieux. 

En  1862  l' Espagne  venait  de  recouvrer  son  ancienne  colo- 
nie; mais  elle  n'y  était  pas  re  «trée  que  pour  se  substituer 
purement  et  simplement  à  la  République  uominicaine  dont 
elle  tenait  tous  ses  droits.  Elle  ne  pouvait  prétendre  qu'au 
territoire  occupé  par  les  Dominicains  depuis  l'époque  oiX  ils 
se  séparèrent  de  la  République  d'Haiti  en  1844. 

Lu  réclamation  de  l'Espagne  dont  la  légitimité  était  plus 
que  douteuse  et  le  but  stérile,  a  été  rejetée,  et  les  choses  en 
sont  restées  là. 

Il  y  a  donc  en  ce  moment  où  j'écris  84  ans  que  ces  terri- 
toires appartiennent  à  Haitiqui  en  jouit  sans  trouble  sans  in- 
terruption, et  qu'ils  font  un  tout  de  la  République  d'Haiti, 
une  et  mdivisible,  dans  la  bonne  comme  dans  la  mauvaise 
foftune. 

Après  la  séparation  des  dominicains  d'Haiti,  le  10  juin  1845 
ils  vinrent  en  forces  supérieures,  et  appuyés  d'une  artillerie 
de  campagne,  attaquèrent  le  poste  Gachiman  que  les  haïtiens 
après  une  légère  résistance,  abandonnèrent  en  se  repliant 
sur  Lascahobas.  Les  dominicains  s'emparent  de  Lascahobas 
le  21.  Le  général  Victor  Poil  se  retrancha  aux    Roches.  No- 


130  LASC     LAS       . 

bert  Gâteau  reprit  bientôt  Lascahobas  et  le  poste   Cachiman 
en  rejetant  les  dominicains  de  l'autre  côté  des  frontièi'es. 

En  Janvier  1869,  Lascahobas  prit  part  â  l'insurrection  gé- 
nérale des  cacos  ontre  le  président  Salnave. 

En  Février  1879  il  y  eut  un  mouvement  insurrectionnel  qui 
échoua  contre  le  président  Boisrond-Canal.  Les  deux  chefs 
de  la  rébellion  étaient  Papacite  et  Hermalin. 

LAS  LOMAS.  -  Voyez  Lalomas. 

LAS  DAMAS.  -  -  Voyez  :  Dama^  (las) 

LASELLE.  —  Habitation  située  dans  la  communa  de  Mire- 
balais  sur  la  limite  de  l'Arcahaie.  Le  1er  Janvier  1889,  les 
Nordistes  furent  battus  par  les  troupes  du  gouvernement  et 
abandonnèrent  18  mores.  Les  régiments  qui  prirent  part  à 
cette  action  furent  le  10e.  de  Mirebalais,  le  i5e  d'Aquin,  la 
garde  nationale  des  Grands  Bois  et  un  bataillon  de  la  garde 
nationale  de  la  Croix  des  Bouquets.  Le  combat  avait  duré  6 
heures. 

LAS  MATAS.-  Voyez  ;  San  José  de  las  Matas. 

LAS  LOMAS.  -  Voyez  T,alomas. 

LAS  MATAS  DE  FARFAN.  -  Commune  de  la  province 
d'Azua  située  sur  la  Grande  Route  de  Portau  Prince  à  Sto- 
Domingo,  à  10  lieues  de  St  Jean.  3000  âmes.  Le  village  pla- 
cé sur  la  rive  droite  de  la  Macasia.  est  réputée  pour  ses  trou- 
peaux. Ecole  primaire  nationale.  Quartier  fertile.  Sucre  brut 
café,  denrées  alimentaires,  cuirs. 

En  1804,  le  président  Boyer  y  fit  diriger  100  cultivateurs 
immigrants  américains  de  la  race  noire.  Il  doit  son  établis- 
sement à  une  chapelle  qui  y  fut  bâtie  dans  le  siècle  dernier, 
pour  servir  aux  habitants  des  battes  circonvoisines  :  ii  a 
pris  de  l'accroissement  par  l'augmentation  de  ces  battes, 
surtout  depuis  qu'en  1822  des  habitants  de  l'Ouest  et  de  l'Ar- 
tibonite  se  sont  fixés  en  grand  nombre  dans  ses  belles  sava. 
nés.  A  cette  époque  la  commune  de  las  Matas  devint  indé- 
pendante de  Banica  dont  elle  relevait  auparavant.  Distance 
de  Port-au-Prince  42  lieues. 

La  température  y  est  douce.  En  1840  il  y  avait  les  sections 
rurales  suivantes  :  Hancha,  Mamon,  Naranja,  Cana  Segura, 
Carissale,  Mesette,  Cercado,  Macasia,  Puelto,  Duan,  Paona- 
do,  Reuth  Mathé.  Ces  sections  contenaient  992  habitations, 
dont  813  en  bon  état  et  173  battes.  La  commune  avait  four- 
ni 2.142  bœufs,  282  charges  de  coton  de  2  ballots  formant 
564  ballots,  91  charges  de  café  et  17  charges  de  tabsc. 

En  1882,  le  général  Marchena,  gouverneur  d'Azua,  fixa  la 
liffne  de  démarcation  de  cette  co.mmune    comme   suit  :  "  El 


LASS     LARO  131 

Naranjito,Matayaie,  la  Margarita,  Corral  de  Macos.  la  Afor- 
tunada.  La  délimitation  commencerait  par  les  hauteurs  de  la 
Macasia  jusqu'aux  collines  terminant  la  chaîne  de  Cachi- 
man  suivant  le  versant  Sud'Ouest  du  coteau  des  Mosquitos. 

i/is^oi're.-^- Le  colonel  Saladin  commandait  la  commune  de 
las  Matas  après  la  réunion  de  la  Rai'tiede  l'Est  à  la  républi- 
que d'Haiti.  La  loi  du  19  avril  1805  porta  cette  commune  à 
la  6e  classe  pour  les  patentes. 

Le  premier  citoyen  qui  ait  représenté  la  commune  de  Las 
Matas  après  la  réunion  de  l'Est  à  la  Chambre  des  Représen- 
tants à  Port-au-Rrince,  fut  Lasala. 

Le  23  décembre  1855,  le  général  Castor,  dans  sa  conspira- 
tion contre  l'empereur  Faustin  1er  y  entraina  la  division  pla- 
cée tous  ses  ordrss. 

Le  24  Juillet  1845  le  général  Morisset,  secondé  par  Samedi 
Thélémaque,  attaqua  las  Matas  ou  il  pénètre  et  arrête  l'in- 
cendie allumé  par  les  Dominicain^!  au  moment  d'abandonner 
la  place. 

LAS  MATAS.  —Le  G  août  1906,deux  douaniers  américains,M. 
M.  Milbourn  et  Thurstan  furent  assassinés  à  Las  Matas.  Deux 
citoyens  dominicains  signalés  par  la  police  de  leur  pays  com- 
me étant  les  auteurs  de  ce  crime,  qui  avaient  traversé  la  fron- 
tière .pour  cherclier,  en  Haiti,  l'impunité  des  deux  meutres 
dont  ils  s'étaient  rendus  coupables,furent,  sur  les  démarches 
du  gouvernement  dominicain,  arrêtés  déposés  dans  les  prisons 
de  Port-au  Prioce.  Le  cabinet  de  Santo-Domingo  présenta 
par  la  voix  diplomatique,  au  gouvernement  haitien,  une  de- 
mande d'extradition  contre  les  deux  prisonniers.  Le  gouver- 
nement haitien,  bien  qu'il  n'existe  pas  de  traité  d'extradition 
entre  les  deux  gouvernements,  mais  s'inspirant  de  l'intérêt 
qu'ont  tous  les  peuples  à  ce  que  les  crimes  et  délits  de  natu- 
re à  porter  atteinte  à  la  morale  publique  et  à  mettre  en  dan- 
ger l'existence  même  de  la  société  civile  ne  restent  pas  im- 
punis, a  jugé  pouvoir-^ccorder  l'extradition  demandée  en 
faisant  toutefois  remarquer  au  Gouvernement  Dominicam 
que  c'était  à  titre  de  réciprocité  (  Exposé  Générale  de  la  si- 
tuation de  1907 ) . 

LAS  GUANAS.-  -  Propriété  des  héritiers  Basquiat  à  Hinche. 
Houille  abondante,  riche  en  bitume  dans  la  Savane  à  pierres, 
ba  rivière  Canon,  point  de  départ  du  guayamunco,  principal 
affluent  de  i'artibonite  la  borne.  La  couche  de  houille  a, 
dans  certains  endroits  de  8  à  10  pieds  d'épaisseur.  (  Rapport 
du  10  septembre  1860  de  M.  E.  Nau  au  Moniteur  du  22  sep- 
tembre ).  Elle  occupe  la  vaste  étendue  comprise  entre  Hin- 
che et  Billigny,  et  entre  Lasguamas  et  St  Michel.  Les  af- 
fleurements de  ce  bassin  forment  le  fond  de  trois  diy-ues  en 


1B2  LASG     LASS 

escalier  qu'alimentent  les  eaux  de  la  Ravine    auxsables    un 
des  affluents  du  Canon.  Ce  bassin  appartient  aux    haitiers 
Basquiat  en  partie,  et  donne  une  grande  valeur  à  cette   pro 
priété  et  à  toutes  celles  qui  l'avoisinent.  Bois  d'acajou. 

LAS  GUANAS  .--  (Maissade  ).  En  1860,  Eugène  Nau  visite 
les  charbons  de  Las  guan^is  où  il  constate  du  charbon  en  for- 
me de  TRAPPE  en  couche  de  8  à  10  pieds  d'épaisseur  reposant 
sur  un  banc  de  argilo  calcaire.  Il  estime  à  60  lieues  carrés 
de  pourtour  la  zone  de  charbon  de  ces  régions. 

Le  Moniteur  du  2  Mars  1861.  16ème  année,  No  13,  publia 
un  rapport  au  Secrétaire  d'Etat  de  l'Intérieur  et  d'agricul- 
ture, Frar^çois  Jean  Joseph,  de  M.  R.  S.  E.  Hepburn,  géolo- 
gue  signalant  Hes    lignites  bitumineux. 

LASLOMAS.  -  Les  gisements    de  cuivre  situés  dans  cette 
section  rurale  de  la  commune  de  St  Michel  de  l'Atalaye,  aval-  ■ 
ent  été  concédés  à  un  parr.icuiier  en  1908.  Cette   concession 
n'ayant  pas  été  exécutée,  fut  annulée  par  un  Arrêté  du  Pré- 
sident Dartiguenave  daté  du  12  Janvier  1918. 

LAS  LOVIAS  (St  Michel  ).  ■  La  Unité i  Hayu  Corporation 
a  publié  un  prospectus  où  elle  estime  l'étendue  de  sa  conces- 
sion minière,  mines  de  cuivre  de  Las  Lomas  (  St  Michel  )  a 
400  ares:  (  3770  hectares  ), 

LASPERE.  -  Habitation  située  dans,  la  section  rurale  de 
la  Rivière-Froide,  commune  de  Port- au -Prince. 

LASSA LLE.  —  Habitation  sucriére  située  en  plaine  de  Léo- 
gane.  Moulin  à  vapeur  127  carreaux  de  terre  plus  15  Dlantés 
en  vivres.  Son  corail  possède  97  carreaux  de  terre.  Proprié- 
té de  la  famille  Terlonge. 

LASSALE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale    de 
Morne-Roug'^,  commune  de  la  Plaine  du    Nord. 
L'Etat  y  possède  50  carreaux  de  terre  inoccupés. 

LASSALE.—  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Chansolme,  commune  de  Port-de-Paix 

L'Etat  y  possède  des  terres.   Contenance  indéterminée. 

LASSALE.  —  H  ibitation  innoccupée  situai  dans  la  sec" 
lion  rurale  de  Mahotière,  commune  de  Port-de-Paix. 

Fj'Etat  y  possède  de*,  terres.    Contenance  i  idéter.ninéi. 

LASSALE.— ^  Habitation  et  position  fortifiée  située  dans 
la  commune  de  Ouanaminthe,  était  occupée  par  les  Nordistes 
Par  son  ordre  du  jour  ou  29  Mars  1889  le  général  JosephPro- 
phète  annonça  la  prise  de  cette  position  importante  par  les 
troupes  du  gouvernement.  Lassale  fut  occupée  par  celle-ci 
après  la  déroute  du  général  Piquant  à    Deesalines,  Erigé  en 


LASS     LASS  133 

quartitr  de  rarrondissernent  de  Fort -Liberté  par    le   décret 
du  gouvernement  provisoire  de  Saint  Marc  du  3  Août  1889. 

LAS3ALE.  -  Habitation  sucrière  située  dans  la  plaine  et 
la  commune  de  Léoçane  (  Gressier  )  ,  bornée  au  Nord  par  la 
mer,  au  Sud  par  l'habitation  Gauvin.  Fut  mise  en  vente  par 
loi  du  10  Mars  1814  pour  relever  la  culture  et  augmenter  le 
nombre  des  propriétaires.  Appartient  aux  héritiers  de  Mme, 
Emile  Riobé. 

LASSALE  MONT-ORGANISÉ.  ■-  Par  la  loi  du  2  Août 
1907  (  Moniteur  du  10  Août  1907  )  ce  quartier  distant  de  8 
lieues  i  de  Ouanaminthe,  fut  érigé  en  commune  de  5e  classe. 
Ses  limites  seront  fixées  par  un  Arrêté  du  Président  d'Haiti. 
C'est  le  seul  endroit  qui  produit  du  café  dans  l'arrondisse- 
de  Fort  Liberté. 

LASSALE.  —Habitation  située  dans  la  commune  de  Pe.stel 
L'Etat  y  possède  un  reste  de  2  carreaux  de  terre  occupés 
par  des  fermiers. 

LASSAMOR^E  -  Habitation  située  dans  l-,rsaction  rurale 
de  H^utd'Ennery,  commune  d'Ennery. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LASSEMBLEE.^  Habitation  située  dans  la  4e  section  ru- 
rale du  Haut  de  Saint- Marc,  commune  Saint-Marc. 

LASSERE.  -^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Petite   Rivière  de    Bayonnais,  commune   des  Gonaïves. 

L'Eta:  y  possèJe  8  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers.   . 

LASSERE,-*-  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  de  Moka-Neuf,  commune  de  Sainte-Suzanne,  ap,jar- 
tenant  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LASSERE.  —  Habitation  sucrière  située  dans  la  section  ru- 
rale de  la  Grande-Plaine  [  Cul-de-Sac  ]  ayant  appartenu  à  0. 
Cutts,  au  général  Louis  Tannis  aine  qui  y  mourut,  Sambour 
et  Candelon  Rigaud.     " 

Le  4  Juin  1803,  Pétion  l'enleva  sur  le  Marquis  de  Lavalet- 
te  I!  y  avait  un  block-house  français.  Dessalines  ordonna 
à  ses  soldats  de  faire  aux  blancs  une  guerre  d'extermination 
mais  d'épargner  les  indigènes  qui  les  secondaient.  Ce  sont 
nos  frères,  disait-il,  tôt  ou  tard  ils  reconnaîtront  leur  erreur. 

LASSIEN.—  Habitation  située  à  la  Guinaudée,  à  Jéré- 
mie.  Le  16  Janvier  1869,  le  général  Brice  y  fit  attaquer  les 
Piquets  qui  y  avaient  établi  un  camp  formidable.  Il  culbuta 
2  colonnes  qui  abandonnèrent  dans   leur  fuite  des  morts  et 

des  armes. 


134  LASS     LATO 

LASSOUDIERE.— Habitation  située  dans  la  commune  de 
Petit-Trou-de  Nippes. 

L'Etat  y  possède  6  carreaux  de  terres  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LATHAN.—  Voyez  .•  Nathan. 

LATHAN.  -  Voyez  :  Hatte  Lathan. 

LATAPIE.  —  Habitatioti'située  dans  la  section  rurale  de 
Corail,  commune  de  Port- Margot. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LATAPIE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Plaine  de  l'Artibonite  (  rive  droite  i ,  commune  de  la  Gran- 
la  de  Saline. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. Con- 
tenance indéterminée. 

LATAYE.  -  Habitation  située  dans  la  commune  du  Cap- 
Haïtien  dans  la  direction  de  laquelle  aboutit  la  limite  Est  de 
cette  commune  qui  sort  du  pont  du    Haut  du  Cap. 

A  Lataye.  la  commune  du  Cap  Haïtien  confine  à  celle  de 
Plaine  du  Nord. 

LATHAN. —  Habitation  sucrière  située  dans  la  section  des 
Varreux,  en  plaine  du  Cul  de-Sac,  commune  de  la  Croix-des- 
Bouquets.  Une  partie  de  cette  habitation  forme  le  lit  de  la 
grande-rivière  du   Cul-de-Sac. 

L'Etat  y  possède  ces  terres  occupéas  par  des  fermiers 
Contei'.ance  indéterminée. 

C'est  sur  cette  habitation  que  Borgella,  enfant,  apprit  à 
lire  d'un  blanc,   Mr.    Ithier,  gérant  de  cette   habitation. 

Voyez  :  Hatte  Lathan. 

LATIBOLIERE.  Habitation  située-dans  la  commune  de 
Jérémie  Chapelle  rurale.  Presbytère 

LATOUR. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Matador,  commune  de  Dondon. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LATOURDE.—  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Léogane,  fut  mise'en  vente  par  ia  loi  du  Sénat  du  16  Mars 
1812  pour  l'établissement  d'une    monnaie   nationale. 

LATREMBLAYE.  -Habitation  sucrière  .située  dans  la 
section  rurale  delà  Grande  Plaine  [Cul-de-Sac  ]  commun;" 
de   la  ' 'roix- les-Bouquets 

LATOISON  LABOULE.  -  Habitation  située  dans  la  con- 


mune  des  Grands  Bois  et  appartenant  aux  héritiers  de  Marie 
Thérèse  Pabre  et  de  Madame  Pierre  Faubert, 

LA.TROUBLE.--  Prenàière  section  rurale  de  la  commune  dé- 
Plaisance,  arrondissement  de  Plaisance  (Limbe).  Ecole  ru- 
rale. Elle  a  été  subdivisée  en  1875  en  donnant  naissance  àt 
la  section  de  Laville.  j 

Le  fleuve  des  Trois- Rivières  qui  traverse  les  communes 
de  Plaisance,  de  Gros-Morne  de  terre  Neuve,  de  Limbe  etde- 
Port-de-Paix,  et  qui  se  jette  dans  la  baie  de  Port-de-Paix, 
est  formé  de  trois  cours  d'eau  :  celui  qui  est  le  plus  au  Nord 
se  nomme  Latrouble,  du  nom  de  cette  section  rurale  où  il  se 
trouve;  celui  du  milieu  s'appelle  la  Graix,  et  le  plus  aii  sud, 
la  grande-Rivière.  Ils  se  réunissent  au  bassin  générar  de 
Latrouble  où  ils  prennent  le  nom  de  Trois-Rivières.  (  Vojez: 
ce  mot). 

L'Etat  possède  dans  cette  wsection  rurale  des  terres  occu- 
pées par  des  fermiers  sur  les  habitations  :  Bois  d'Abert,  Bé- 
bec  ou  Paul  12  carreaux  1|4  de  terre,  des  Roches  2,  Thibaud 
10,  Jeannet  2,  Griel  4,  Trifin  20,  Lalanne  10,  Cadet  Morin  5, 

Dorcy  5,  Julbin  5,  Laurent  5,  Lafage  5,  Lévêque  Charette  5, 
Villette  5,  Nicolas  Salvane  5,  Lartigot  5,  Porel  5,  Jean  Mo- 
rin 5.  En  1840,  il  y  avait  160  habitations  caféières  en  améy, 
iioration,  et  16  en  dépérissement.  Total  176. 

LAVY.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la  Sa- 
vane Brûlée,  commune  de  Dessaline. 

LAUCIANE,  ou  LOGIANE.-'-  Habitation  située  dans  la 
section  rurale  de  Guabary,  commune  de  Vallière, 

L'Etat  y  possède  300'  carreaux  de  terre  occupés  par  des . 
fermiers. 

LAUCO  ou  LOGO.—  Habitation  caféière  située  dans  la  sec- 
tion rurale   de   la  Ravine  Sèche,  commune  de  Petit-Goâve. 

L'Etat  y  possède  h  carreau  de  terre  occupé  par  un  fermier. 
LAUMONT.   -  Voyez  ;  Lomond.  -- 

LAUPOSTE,  ou  LAPOSTE.-  Habitation  située  dans  la 
section  rurale  de  Guabary,  commune  de  Vallière. 

L'Etat  y  possède  8  carreaux  è  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAUNE.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  Pestel. 
L'Etat  y  possède  une  portion. 

LAURENT.--  Quatrième  section  rurale  de  la  commune  des 
Baradères,  arrondissement  de  Nippes.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations;  Potier,  Thomas  Hubert. 


m  LAUR    LÂUT 

LAURENT.  -^  Septième  section  ruT*ale  de  la  commune  des 
Cayes,  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  Millot  13  carreaux  de  terre,  Labadie,  Baltha- 
zar  12,   Lacoste,  Levis,    Castera  44i.  Laroche,  Laurent  14. 

LAURENT.-^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Laurent,  commune  des  Cayes,  Chapelle  rurale. 

L'Etat  y  possède  14  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers 

LAURENT.  Habitation  situé  dans  la  commune  de  Pes- 
tel. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 

Contenance  indéterminée. 

LAURENT. —  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Vallée,  commune  de  Jacmel. 

LAURENT—  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Vallée  commune  de  Bainet. 

L'Etat  y  possède  è  carreau  de  terre  occupé  par  un  fer- 
mier. 

Ces  deux  dernières  habitations  ne  forment  qu'une  même 
propriété. 

LAURENT.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Latrouble,  commune  de  Plaisance. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LAURENT.  -  Fort  situé  à  l'Anse  à- Veau.  Acaau  s'y  retira 
avec  ses  affidés  et  cannona  les  troupes  du  général  Théléma- 
que.  De  là,  il  se  rendit  dans  la  nuit  du  9  Mars  1846  sur'  l'ha- 
bitation Brossard  où  il  se  brûla  la  cervelle  le  11. 

LAURENT  BEAUGE,-'-  Habitation  située  dans  la  commne 
de  La  Chapelle 

L'Etat  y  possède  une  portion. 

LAURENT.--  Voyez:  Ilet  Laurent—  Saint  Laurent.  -■ 
San  Lorenzo.    - 

LAURENT  MALPIN.-  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Petit-Borgne,  commune  de    Port-Margot. 

L'Etat  y  possède  24  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LAVAGNE.-^-  Rivière  de   la  commune  de  Grand-Goâve, 

qui  arrose  l'habitation  Faucher. 

LaUTlER.— Voyez  :Petit  Lautier.-- 


I 


LAVA    LAVE  1S7 

LAVACHE.—  Habitation  de  la  section  rurale  de  Pond  de 
Boudin,  commune  de  Léogane. 

LAVAL--  Dix-neuvième  section  rurale  de  la  commune  de 
Port-au-Prince,  au  fond-Ferrier,  paroisse  Ste  Anne.  Ecole 
rurale.  Il  y  a  une  grarde  nationale  de  la  section  qui  se  tient 
au  Fond-Ferrier,  résidence  de  son  commandant. 

LAVAL.--  Habitation  caféière  ^ituée  dans  la  section  ru- 
rale du  même  nom. 

LAVAL—  Habitation  située  dans  lacommune-de  l'Anse-à- 
Veau. 

Le  chef  de  bataillon  Francisque,  de  l'armée  des  indépen' 
dants,  ayant  été  battu  en  .Janvier  1803  par  le  général  fran" 
çais  Darbois,  Geffrard  rallia  les  fuyards  sur  cette  habitation- 

Le  Ministre  de  la  Guerre,  le  général  Gérin,  avait  affermé 
cette  propriété  du  domaine  ;  il  y  était  en  traitement  lorsqu'il 
apprit  le  10  Octobre  1806  l'arrestation  du  général  Moreau 
aux  Karatas,  et  le  soulèvement  du  Sud  contre  l'Empereur 
Dessalines.  Il  embrassa  la  révolution  à  la  sujétion  de  Mada- 
me Veuve  Abel,  sœur  du  général  Geffrard,  et  en  devint  le 
chef  principal.  En  1811, 1.  F.  Lespinasse  exploita  cette  ha- 
bitation que  gérait  le  général  Gérin.  C'est  là  qu'il  contracta 
le  goût  pour  les  entreprises  agricoles  où  il  se  distingua  par 
la  suite.  En  1812  Laval  fut  attribué  à  I.  C.  Imbert  comme 
don  national. 

LAVALLETTE  -Habitation  caféière  sitnée  dans  la  section 
rurale  de  la  Montagne,  commune  de  Jacmel. 

L'Etat  y  po^sèle  1  carreaux  de  terre  occupé  par  des  fer- 
miers. 

LAVALLÊE.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  Petit 
Trou  de  Nippes. 

LAVANDIERE  (  les  ).  —  Nom  d'une  rue  à  Léogane. 

LAVANON.  -  Habitation  située  daus  les  hauteurs  de  Jac- 
mel, dans  la  section  rurale  de  la    Montagne. 

Belles  maisons  de  Plaisance.  Vue  splendide  sur  la  ville  et 
sur  la  mer. 

LAVAS  [  les  ]  Rivière  tributaire  à  droite  du  Grand-Yague 

LAVAS  (  las).  -    Voyez:  Lajas. 

LAVEAUX*  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bayaha,  commune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  6  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LW^AfJX.  -  'iabitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Molas,  commune  du  Borgne. 


138  LAVE    LAVE 

L'Etat  y  possède  27  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 
Celle-ci  et  la  précédente  sont  une  même  propriété. 

LAVEAUX.  —  Habitation  située  dans  la  section  rux-ale  de 
Fossé -Naboth  No  2  commune  de  Dessalines. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
La  rivière  i'Estère  est  endiguée  à  la  hauteur  de  cette   ha- 
bitation. 

LAVEAUX.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Grande  Rivière,  commune  de  Baradères. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. Con 
tenance  indéterminée. 

LAVEAUX,--  Habitation  située  dans  la  section   rurale  de 
Fond  Tortue,  commune  de  Baradères. 
L'Etat  y    possède  ces  terres  occupées    par  des    fermiers 
Contenance  indéterminée . 
Celle  ci  et  la  précédente  s'imt  une  même  propriété. 

LAVEAUX.—  Fort  située  à  Port  de -Paix,  que  les  fran- 
çais enlevèrent  le  8  Janvier  1803  à  la  baïonnette  sur  les  in- 
dépendants. 

LAVEAUX.  Nom  d'une  rue  aux  Gonaïves.  L'Etat  y  pos- 
sède 1  emplacement  occupé  par  un  fermier, 

LAVEAUX.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  Port- 
au-Prince  en  plaine  du  Cul-de-Sac.  L'habitation  l'Etoile  i  dis- 
tillerie Barbancourc  )  en  a  été  extraite. 

LAVEAUX-LAPOINTE.— Habitation  sucrière  située  sur 
le  rivage  de  la  mer,  à  2  lieues  de  Port-de-Paix . 

Le  20  Février  1802,  une  colonne  de  la  division  du  général 
Debelle  sortit  de  Port-de-Paix  pour  aller  attaquer  Maui'epas 
aux  Troi.^  Pavillons.  Elle  suivit  le  chemin  du  Cap  jusqu'à 
l'Habitation  Laveaux  Lapointe.  escalada  la  vigie  de  Lapoin- 
te,  pénétra  dans  la  montagne  par  rhabitatio'i  Chapfon.  et 
s'arrêta  à  Brossier  à  un  quart  de  lieud  du  ca' np  de   Ma  repas. 

Le  8  Janvier  1803,  lorsque  les  français  enlevèren'  PorC-de- 
Paix  sur  Capoix,  celui-ci  se  rendit  sur  l'habitatio  ;  Lavcaux 
Lapointe  où  le  lendemain  plusieurs  bâtiments  vinrent  ca 
nonner.  Capoix  fit  dresser  une  batterie  sur  le  rivage,  et  ré- 
pondit au  feu  de  l'ennemi  par  les  boulets  rouget.  Les  bâti- 
ments se  retirèrent,  en  gagnant  le  canal  de  la  Tortue. 

Le  général  Capoix  faisait  sans  cesse  manœuvrer  ses  trou 
pes  ;  une  discipline  sévère  était  établie  parmi  elle.-:  ses  sol- 
dats, quoique  la  plupart  des  recrues,  se  formaient  en   colon- 
nes serrées  et   se  déployaient  admirablement  dans  la  plaine 


LAVE    LA  VI  139 

par  toutes  sortes  d'évolutions.  Les  travaux  agricoles  n'étaient 
point  interrompus.  La  justice  était  rendue  par  Capoix  lui- 
même,  et  un  ordre  parfait  régnait  dans  l'étendue  de  son 
commandement.  Les  femmes  et  les  enfants  travaillaient  aux 
champs,  coupaient  les  cannes,  les  apportaient  au  moulin  de 
de  l'habitation  Laveaux  Lapointe  dont  les  tourbillons  de  fu- 
mée attiraient  souvent  les  navires  c|e  guerre  qui  canonnaient 
en  vain  le  rivage.  Capoix  y  avait  fait  construire  un  fort  flan- 
qué de  terre  qui  protégeait  le  moulin,  et  répondait  par  des 
boulets  rouges  au  feu  des  bâtiments  de  guerre.  Ses  guerriers 
avaient  en  abondance  des  vivres,  du  sirop  et  du  tafia 

Un  vieux  soldat  français  que  la  faim  avait  fait"  sortir  'de 
Port-de-Paix  pour  cueillir  des  fruits,  fait  prisonnier  par  les 
indigènes,  fut  accueilli  avec  humanité  par  Capoix  qui  lui  fit 
donner  à  manger.  Leprisonnier  dit  à  Capoix  qu'il  y  avait  1000 
hommes  de  force  effective  française  à  Port--de-Paix  qu'il  y 
avaitbeaucoup  de  munition  dans  le  Petit  Fort  Capoix  résolut 
de  s'emparer  du  Petit  Fort  par  un  coup  de  main.  Beauvoir 
son  lieutenant,  s'en  empara  par  surprise  en  montant  avec  ses 
soldats  sur  des  échelles  pendant  une  nuit  obscure.  La  garni- 
son dormait  paisiblement.  Elle  fut  fusillée.  Capoix  partit  de 
Laveaux-Lapointe  avec  une  multitude  de  femmes  et  d'en- 
fants qui  enlevèrent  en  un  clin  d'œil  30  milliers  de  poudre, 
ma'gré  le  feu  vif  d'une  corvette  française. 

L\^Ê:aE.-     Voyez  :  Thomas  Lavêche. 

LAVËIïIDURE, —  Habitation  située  dans  la    commune  de 
Dessalines.  La  chaussée  de  la  route  Laverdure   a   été  restau-, 
rée  en  1887,  à  partir  de  la   Petite  sorrce  di  la  Petite   Rivière 
de  l'Artibonite,  à  la  rivière  i'Estére. 

LAV-ILLE.  —  Deuxième  section  rurale  de  la  commune  de 
Plaisance,  entre  .Marmelade  et  Plaisance.  Elle  est  une  subdi- 
vision de  la  section  rurale  de  Latrouble,    consacrée   en  1875. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  des  fermiers  sur  les 
habitations  :  Raymond  10  carreaux  de  terre.  Alexis  5  car- 
reaux, Chatrier,  petite  place  3,  Capole,  Joulin  5,  Chatard  27 

Dans  la  séance  du  25  Juin  1890  de  la  Chambre  des  Com- 
munes, le  Député  Elie  Benjamin  présenta  un  projet  de  loi 
pour  ériger  en  poste  militaire  le  camp  Laville  situé  4ans  cet- 
te,section  rurale.  Ce  projet  fut  ajourné. 

LAVILLE.-.  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
même  nom. 

Le  journal  de  la  cam.pagne  de  Santo-Domingo  de  l'Empe- 
reur de  Dessalines,  est  daté  du  quanier  impérial  de  Laville, 
le  12  Avril  1806.  Dessalines,  gouverneur  général  aorès  l'ex- 
pulsion des  français,  avait  d'abord  fixé  le  siège  de   son  gou- 


140  LATI    LABL 

vernement  sur  l'habitation  Laville  ;  ensuite  il  le  transporta 
sur  l'habitatien  Marchand  dans  la  plains  de  TArtibonite,  aux 
pieds  de  la  montagne  des  Cahos,  où  il  fonda  la  ville  de  Des- 
salines. 

LAVILLE.  — >  Habitation  située  dans  la  oom'-nuns  de  Petit 

Trou  de  Nippes,  fut  mise  en  vente  par  la  loi    du    10    Mars 

1814  pour  rélever  la  culture  et  augmenter  le  nombre  des  pro- 
priétaires. 

LAVILLE.  •  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  la  Pe- 
tite Riviè>'e  de  l'Artibonite  :  Voyez  Savien  Laville 

LA  VITE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Joli. 
Trou,  commune  de  !a  Grande-Rivière  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  24  carreauxde  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LA  VOUTE!—  Habitation  située  dans  la  commune  de  la 
Plaine  du  Nord.  Il  y  a  un  pont. 

LAZARE.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Tor- 
beck. 

LAXAVON.  —  Voyez  :  Daxavon. Monseigneur  Demis  Tré- 
méré  était  duc  de  Laxavon  sous  l'empire,  en  1849. 

LA ZARO.  -Voyez  :  San  Lazaro. 

LAZARRE.--  Habitation  située  dans  la  commune  de 
l'Anse  d'Hainauld. 

L'Etat  y  possède  ^  carreaux  de  terri  occupés  par  de.> 
fermiers. 

LEBARRE.  —  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  de  Moka-Neuf,  commune  de  Sainte  Suzanne,  appar- 
tenant à  l'Etat.  Contenance  iniéter  ninée. 

LEBEAU.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Petit 
Trou  de  Nippes. 

LEBLANC-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Boucan- Richard,  commune  de  Gros  Morne. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers . 

LEBLANC.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Rivière  Mancel,  commune  de  Gros  Morne. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

Cal!e-ci  et  la  précédente  sont  une  me  ne  propriété. 

LEBLANC.-^  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Marre-à-Savon,  commune  de  Bomba rdopolis. 


I 


LEBL    LECL  141 

Contenance  indéteminéa. 

LEBLANC—  Habitation,  sitaée  dans  la  section  rurale 
des    Moustiques,  commune  de    Jean-Rabel, 

L'Etat  y  possède  103  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers.  Celle-ci  et  la  précédente  sont  une  mène  propriété. 

LEBLANC—  Habitation  située  ^ans  la  section  rurale  de 
Bassin-Caïman,  commune  de  Dondon, 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers 

LEBLANC—  Habitation  située  dans  le  poste  militaire 
des  Basses,  commune  de  Pesteî. 

L'Etat  y  possède  des  terres  inoccupées.  Contenance  indé- 
terminée. 

LEBLANC.  -  Habitation  située  dans  la  29  section  rurale 
de  la  commune  des  Anglais,  bornée  parles  habitations  Ca- 
f  res,  Delmas  et  Chapice. 

LEBLANC-- Nom  d'une  rue  dans  le  poste  militaire  des 
Basses,  commune  de  Pestel.  L'Etat  y  possède  66  emplace- 
ments 

LEBON.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Fond 
Blanc,  commune  de  Terrier  Rouge 

L'Etat  y  possède  23  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers.  r   .     ' 

LEBON.  —Voyez  :  Gros  Lebon. 

LEBRON  (el).--  Ruisseau  tributaire  à.  droite  du    Soeo. 

LEBRUN.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Mapou,  commune  de  Plaisance. 

LECENE.--  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  de  Chansolme,  commune  de  Port-de-Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

LECENE.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  Jé- 
rémie  près  de  la  Rivière  Froide. 

LECHAT.^'-  Desvarène  L-echat. 

LECHE.  ---Habitation  située  dans  lasection  rurale  de  la 
Crête  à  pin,  commune  de  la  Marmelade. 

L'F^tat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LECLERC—  Voyez  :  Source  Leclerc.  Bain  Leclerc.  Aima- 
ble Leclerc. 

LECLERC— Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  du  Bas  des  Gris-Gris,  commune  de  Bainet 


142  LA  VI    LABL 

LECLERC—  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  du    Bas  de  la  Croix,  commune  de  Bainet 

UEtatj  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  iin  fer-, 
mier.  *' 

LECLERC.  -  Habitation  caféière  située  dans  la  commune 
des  Cotes  de  fer. 

LECLERC.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
le  Bande  du  Nord,  commune  du  Cap-Haitien. 

LECOMBY.  —  Voyez  :  Pierre  Lecomby. 

LECOQ.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  ae  Bas- 
sin, commune  de  la   Marmelade. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers 

LECURIEUX.  -  Morne  situé  près  du  Cap   que  le  général. 
Romain  occupait  en  1803  à  la  tête  des  indépendants.  Le  gé- 
néral Clausel.  aidé  des  généraux  Noailles et Claparade  l'atta- 
qua et  enleva    la  position.    Romain  se  retira  dans   l'intérieur 
après  avoir  laissé  700  hommes  sur  le  carreau. 

LEDUC—  Habitation  située  dans  !a  plaine  des  Cayes. 

LEFEVRE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Haut  du  Cap  commune  du  Cap  Haitien.  Usine  à  vapeur,  ap- 
partient à  M.  Thaïes  Manigat. 

LEFEBVRE.— ,  Habitation  située  dans  la  commune  de  Pé- 
tion  Ville. 

LEFORT  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Platons,  commune  de  Petit  Goâve. 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fermiers 

LEFRANC.-^  Habitation  située  dans  la  commune  de  Port- 
au  Prince  section  rurale  du  Morne  de  l'Hôpital  et  appartenant 
aux   héritiers  Cadet  Alerte. 

L'Etat  y  possède  des  ter'-es  occupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

LEGARDEUR.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Petit  Trou  de  Nippes. 

LEGAISSE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bassin,    commune  de  la  Marmelade. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terres  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LEGENDRE.  —  Habitation  située  dans  la  8e  section  rurale 
des  Palmes,  commune  de  Saint-Louis  du  Sud. 

LEGER'  -Habitation  caféière  située  dans  la  section  rurale 


LEGE     LEGR  148 

de  Pond  Baptiste,  conmune  de  l'Arcahaie,  sur  )a  limite  des 
Matheux. 

Le  g-énéral  Lavalette,en  Août  1802,  marchant  contre  Char- 
les Béiair  campé  contre  les  Français  au  Fond  Baptiste,  s'ar- 
rêta sur  l'habitation  Léger,  vis  à  vis  de  celle  de  Norial  où 
était  le  camp  général  de  Charles  Béiair. 

En  Septembre  de  la  même  année,  lev.cheT  de  bandes  Destra- 
des,campé  à  Bartholomay,  attaqua  le  général  Pigeot  qui  s'é- 
tait arrêté  sur  le  morne  Léger.  Les  indigènes,  armés  la  plu- 
part, de  piques  de  bois  dur  et  de  massues,  se  orécipitèrent 
sur  les  blancs.  Mais  ils  furent  culbutés  par  les  vives  fusilla- 
des de  la  mousqueterie  française,  et  rejetés  au  milieu  d'im- 
menses bouquets  de  bambous.  Pageot  les  fit  poursuivre  par 
ses  tirailleurs.  Destrade  mit  le  feu  aux  herbes  desséchées 
dont  la  terre  était  couverte  :  en  un  instant,  les  tourbillons  de 
flammes  et  de  fumée  enveloppèrent  les  carabiniers  français 
ils  s'égarèrent  la  plupart  dans  les  sentiers  de  la  montagne  et 
furent  obligés  de  se  battre  corps  à  corps  avec  les  indigènes 
Pageot  ne  pouvant  franchir  cette  ligne  de  flammes  et  de  fu- 
mée,au  delà  de  laquelle  étaient  engagés  ses  tirailleurs,  se  reti- 
ra avec  la  gros  de  sa  colonne  dans  les  établissements  de  l'ha- 
bitations  Léger.  Les  indigènes  dépouillèrent  les  blancs  qu'ils 
avaient  égorgés,  se  procurèrent  quelques  paquets  de  cartou- 
ches, et  s'armèrent  d'une  cinquantaine  de  belles  carabines. 
Après  ce  léger  succès  Destrade  se  retira  à  Dessources, 

Les  Nordistes  s'y  étaient  établis  .•  la.ir  camp  était  gardé 
par  des  forces  considérables,  entre  autres  par  le  7e  régiment 
de  Saint-Marc.  Les  troupes  du  gouvernement  sous  les  com- 
mandements des  généraux  Dardigue,  Néréus  Nérette  et  Mi- 
lien  Saint  Jean  partirent  de  l'Arcahaie  le  4  Janvier  1889 
renversèrent  tous  les  postes  avancés  de  l'ennemi  et  se  trou  - 
vèrent  le  6  sous  les  remparts  du  camp  Léger.  Le  7  ce  camp 
fut  enlevé  :  le  général  Jean  Misère  fut  fait  prisonnier.  Le 
lendemain,  les  troupes  du  gouvernement  s'emparèrent  du 
camp  Couyau  et  du  Fond  Baptiste. 

LEGER  DU  VAL.  -  Habitation  inoccupée  situé/j  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Fond -Blanc,  commune  de  Terrier  Rouge,  ap- 
partenant à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LEGOUT.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Solon,  commune  de  Torbeck. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupées  par  des  fer- 
miers. 

LEGFIAIN.  —  Habitation  inoc  upée  située  dans  la  section 
rurale  du  Camo-le  Goq,  commune  de  Limbe,  appartenante 
l'Etat.  Contenance  indéterminée. 


144  LEGR    LEMA 

LEGRA.S.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Plaine  d'Orange,  commune  de  Bombardopolis,  appartenant 
à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LEGRAS.  —  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  Fend-Blanc,  commune  de  Terrier  Rouge,  appartenant 
à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LEGRAS.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Fond-Blanc,  commune  de  TArcahaie,  appartenant  aux  hé- 
ritiers Legrand. 

LEGROS.  -  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section  de 
Cayaha,  commune  de  Fort-Liberté,  appartenant  à  l'Etat. 
Contenance  indéterminée, 

LEGROS--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Margot,  commune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  67  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

En  1794  le  colonel  Margot  s'empara  d'un  poste  qu'y  avaient 
établi  les  espagnols. 

LEGROS.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Champagne,  commune   du  Borgne. 

L'Etat  y  possèie  39  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LELIEVRE.-.  Voyez  :  Honoré  T-elièvre. 

LEM AILLE.—  Habitation  située  dans  la  commune  des 
Roseaux. 

LEMAIRE.  —  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Grande-Rivire,  commune  de     Jérémie. 

LEMAIRE.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Léo- 
gane,  fut  mise  en  vente  par  la  loi  du  16  Mars  1817  pour  l'é- 
tablissement d'une  monnaie  nationale. 

LEMAIRE.-.  Habitation  située  dans  la  commune  de  l'Ar- 
cahaie. 

LEMAITRE.-'-  Habitation  inoccupée  située  dans  la    sec- 
tion rurale  de  la  Plaine  Céleste,  co/n  nune  des    Grands- Bois» 
appartenant  à  l'Etat,    de  la  contenance   de   15  carreaux  de- 
terre  . 

LEMARRE. —  Habitation  innoccupée  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  citronnier^;- Marre  Rouge,  commune  du  Môie 
Saint-Nicolas. 

.    L'Etat  y  p^sséle  des   terres  contenance  indéterminée. 


LEMB    LENO  145 

LEMBA  (  le).-  Ancienne  section  rurale  de  la  commune 
de  Saint-Jean.  En  1840  il  y  avait  89  habitations  cultivées 
en  cannes,  café,  coton  et  vivres  de  toutes  espèces,  10  battes 
ayant   des  places  à  vivres.  Total  99. 

LEMEAU.  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  de  Mont  Rouis,  commune  de  l'Arcahaie,  appartenant 
à  l'Etat.  Contenance  indéterminée' 

LEMEAU.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Grand  Boucan,  commune   de   Mirebalais. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LEMETTE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Grande  Ravine,  commune  de  l'Acul  du   Nord. 

Le  MEILLEUR, -Voyez  :   Meilleur. 

LEMITE. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Palmes,  commune  de     Petit  Goâve. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

Lli^NOIR.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bombardopolis  on  y  voit  encore  les  ruines  des  indigoteries  du 
colon  Lenoir.  Le  sol  est  ferrigineux. 

LENORMAND.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de 

TAcui  du  Nord. 

Dans  la  nuit  du  14  Août  1791,  deux  cents  Députés  des  ate- 
lif^rsde  !a  paroisse  du  Nord  se  réunirent  sur  cette  habita- 
tion. Là  un  homme  de  couleur  leur  donna  lecture  d'un  pré- 
tendu décret  par  lequel  le  Roi  leur  accoidait  trois  jours  de 
liberté  par  semaine.  Il  y  fut  décidé  que  le  22  du  même  mois 
l'insurrection  serait  générale.  Au  jour  fixé,  à  10  heures  du 
soir,  des  tourbillons  de  flammes  sortant  du  quartier  'de  l'A- 
cul, et  s'élançant  dans  l'espace,  donnèrent  le  signal  de  l'in- 
surrection. Les  esclaves  mirent  à  leur  tête  Jean  François 
qui  eut  pour  lieutenants  Boukm'an  et  Flaville. 

Dessalines,  le  15  Novembre  1803,  y  établit  son  quartier  gé- 
néral au  moment  d'aller  attaquer  les  français  au  Cap  Haïtien. 
Ses  soldats  étaient  au  nombre  de   27.000  jommes  . 

LE  NORMAND  DE  MEZY.-^  Habitation  située  dans  la 
commune  de  la  Plaine  du  Nord  dans  la  section  rurale  du  Mor- 
ne Rouge. 

C'est  là  que  furent  naturalisés  les  premiers  campêches  ve 
nus  de  la  baie  de  Campêche  même  en  1730. 

Cet  arbre  utile  fut  dès  lors  employé  en  place  du  citronnier 
pour  les  haies  vives    d'entourages. 


146  LENO     LEOG 

Un  esclave  fugitif,  Macandal,  devenu  manchot  dans  le 
travail  de  la  sucrerie  de  cette  habitation,  se  rendit  célèbre, 
vers  le  milieu  du  18e  siècle  par  ses  empoisonnements.  Les 
blancs  le  traquaient  dans  les  bois  :  il  se  vengea  à  la  manière 
des  faibles  qui  sont  toujours   crueis. 

Le  14  Août  1791  le  chef  noir  Bouckmann,  conduisant  les 
esclaves  révoltés  de  cette  habitation  au  boi?  Ca'Jman.  leur  fit 
boire  le  sang  d'un  cochon  noir  qu'immola  un^  prétresse.  Il 
prêta,  à  genoux,  le  serment  de  les  conduira  et  leur  fit  jurer 
de  le    suivre  et  d'aller  à  ses  vo^or.tés. 

Voyez  :  Lormand. 

LENTIGUL  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Guinaudée,  commune  de  Jean  Rabel. 

L^Etat  y  possède  un  reste  de  52  carreaux  de  terre  oc- 
pés  par  des  fermiers. 

LENTREVILLE.—,  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  la  Plaine  d'Orange,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  1  cirreau  de  terre  occupé  par  un  fer- 
mier, et  d'autres  innoccupés.  Contenance  indéterminée. 

LEOGANE.  —  Arrondissement  militaire  de  3e  classe,  du 
département  de  l'Ouest,  50.000  habitants.  Contient  les  trois 
communes  de    Léogane,    chef  lieu    Petit-Goâve.    chef    lieu 

de  l'arrondissement  financier  et  judiciaire,  et  Grani-Goâve. 

Inspection  scolaire. 

Le  poste  militaire  de  l'arrondissement  était  :  le  Fort  Ça- 
Ira,  situé  dans  les  sactions  rurales  de  la  Grande  et  de  li 
Petite  Rivière,  le  quartier  de  Gressier,  dans  la  section  rarale 
de  Morne  Chandelle;  et  le  poste  militaire  attribué  à  Port-au- 
Prince  en  1924.  Acul  de  Petit  Goâve  dans  la  section  rurale 
de  la  Plaine,  commune  de  Petit-Goâve. 

L'arrondissement  est  borné  au  Nord  par  tonte  l'étendue  de 
la  côte,  depuis  le  Morne  à  Bateau  jusqu'au  carénage  de  Mi- 
ragoâue.  (Loi  du  17  octobre  1921) 

Il  y  a  dans  l'arrondissement  139  biens  urbains,  40  habita- 
tions, 349  carreaux  de  terre,  du  domaine  national,  occupés 
par  des  fermiers,  sauf  52  inoccupés,  san.s  compter  les  ha- 
bitations non  arpentées,  le  montarit  des  fermages  des  biens 
urbains  s'élevait  en  1878  par  an  à  $  268,  celui  des  biens  ru  - 
raux  à  577,  40. 

La  garde  nationale  de  l'arrondissement  se  compose  de 
3.500  hommes  d'infanterie  et  de  500  hommes  à  cheval. 

Le  général  Nissage  Saget  qui  a  été  président  d'Haiti,  de 
1870  à  1874,  a  commandé  cet  arrondissement  sous  le  gouver- 


1 


I 


i.EOG     LEOG  147 

nement  du  Président  Geffrard  ainsi   que  Marion,  Ant.  Gé- 
déon,  Chevert  Heurtelou. 

En  1840  l'arrondîspement  a  expédié  par  le  cabotage  à  Port 
au-Prince  5.455.184  livras  de  café,  1.900  livres  de  coton,  2.128 
cuirs  de  bœuf,  479.500  livres  de  campêche. 

LEOGANE.  -  Commune  de  3e.  Classe,  (ioi  de  1913),  chef 
lieu  de  l'arrondissement  tributaire  du  même  nom.  Contenant 
15  sections  rurales  qui  sont  :  la  1ère  de  Dossources,  la  2e.  de 
la  Petite- Rivière  la  3e.  de  la  Grande-Rivière,  la  4e.  du  Mor- 
ne Chandelle,  la  5e,  de  Petit  Boucan,  la  6e.  des  Orangersja 
7e.  des  Parques,  la  8e.  de  Beauséjour,  la  9e.  des  Citronniers, 
la  10e.  de  Fond  d'oie,  la  lie.  de  Gros  Morne,  la  12e  de  Cor- 
miers, la  13e.  de  Petit  Harpon,  la  14e.  de  Fond  de  Boudin,  la 
15e.  de  Palmiste  à  vin. 

Le  Moniteur  du  5  Janvier  1925  publia  l'Arrêté  du  22 
octobre  1924  fixant  les  limites  respectives  des  commune^  de 
Port -au  Prince  et  de  Léogane.  Les  limites  de  Port  au- Prince 
s'étendent  jusqu'aux  sections  de  Petit  Boucan  et  du  Morne 
Chandelle  ayant  la  section  des  Parques  comme  ligne  de  dé 
marcation. 

Il  y  a  1663  habitations  dans  ces  sections  rurales,  le  quar- 
tier de  Gressier  dans  la  section  rurale  du  Morne  Chandelle, 
et  le  Fort  Ça- Ira  dans  les  sections  rurales  de  la  Grande  et 
de  la  Petite  Rivière,  et  qui  sert  d'embarcadère  aux  produits 
de  la  commune.  Population  20.000  âmes.  Un  député.La  ville 
contient  3000  hibitants,  ils  s'appellent  Léoganais. 

Il  y  a  en  moyenne  par  aa  2080  naissan:^^,  93  drià^  et 
26  mariages.  En  1890  il  y  a  eu  55  enfants  légitime.^,  2188 
naturels,  106  morts,  30  mariages. 

En  1506,  après  le  supplice  d'Anacaona,  reine  du  royaume 
de  Xaragua,  soeur  du  cacique  Béhéchio  auquel  elle  succéda, 
et  veuve  de  Caonabj,  c  iciqu3  de  Maguana.  dont  le  meurtre 
eut  lieu  à  Santo  Domingo,  Ovando,  ayant  achevé  da  sou- 
mettre les  tribus  du  Xaragua,  chercha  pour  y  fonder  une 
ville  un  lieu  naturellement  fortifié,  et.  dans  la  direction  de 
l'ÉsL-Sud'Est,  à  8  kilomètres  de  Yaguana,  vilUge  indien,  on 
vit  s'élever  Santa-Maria-de-ta-Vera-Paz  Trouvant  la  posi- 
tion moins  favorable  qu'ils  le  pensaient,  les  Es,>agnols  aban- 
donnèrent cette  ville  dont  les  vestiges  ne  sont  plus  visibles. 
C'est  alors  qu'iU  bâtirent  sur  la  pointe  même  de  Yaguana, 
Sainte- Marie  du  Port  (  Santa  Maria  del  Puerto.) 

Cette  seconde  ville  l'emporta  de  suite  sur  son  aidée  dont 
elle  devait  avoir  le  sort.  En  1606,  elle  fut  détruite  par  ordre 
de  la  cour  d'Espagne.  Ce  n'est  que  vers  1663  qu'un  assez 
grand  nombre  de  boucaniers  se  fixèrent  dans  ses  ruines.  Pre- 


148  LEOG    LEOG 

mièrement  ils  eurent  un  établissement  à  l'E^tère  et  un  au- 
tre à  la  Petite  Rivière.  Ces  deux  villages  volants,  réunis  par 
des  accroissements  successifs,  formèrent  la  ville  moyenne 
qui  s'est  appelée  Léogane  par  une  prononciation  vicieuse  du 
nom  indien  Yaguana. 

Presidio  espagnol  du  temps  des  Adelantados,  lieu  de  re- 
traite des  boucaniers, *comptoir  des  Hollandais,  Léogane, 
l'une  des  villes  les  plus  importantes  dp  la  colonie  française, 
fut  le  siège  de  son  gouvernement  jusqu'à  l'époque  où  le  trans- 
féra à  Port  au  Prince  dont  elle  est  distante  cle  8  lieues  (  loi 
du  t5  avril   1817  et  20  novembre  1821). 

Léogane,  bâtie  au  milieu  d'une  belle  plaine  à  2  è  kilomè- 
tres de  la  mer,  avec  laquelle  elle  communique  par  un  grand 
chemin  magnifique,  autrefois  bordé  de  maisons.  Elle  est  for- 
mée de  25  ilets  de  grandeur  inégale,  et  à  vol  d'oiseau  pré- 
sente la  figure  d'un  rectangle  dont  les  grands  côtés  ont  800. 
mètres  et  les  petits  648  mètres.  Quinze  rues  et  plusieurs 
ruelles  l«s  séparent;  elles  ne  sont  point  pavées. 

Lorsqu'il  pleut,  les  eaux  sont  absorbées  par  le  sol  sablon- 
neux en  plusieurs  endroits;  dans  d'autres  elles  stagnent.  Il  y 
tombe  1354  millimètres  de  pluie  par  an. 

En  1789,  la  ville  comptait  280  maisons  et  présentait  un 
ensemble  fort  élégant  :  son  église  était  belle,  aérée,  élevéa 
et  spacieuse;  elle  contenait  les  tombpaux  de  M.  Auger,  gou- 
verneur et  de  M.  Larnage,  le  plus  habile  et  le  plus  intègre 
gouverneur  de  la  colonie,  rrorts  le  1er.  en  170G,  le  2e  en  1746 

Lesouragans  de  1741-175] -1765-1768  y  firent  desdégat^ 
considérables.  En  1765  le  feu  prit  10  fois  à  la  suite  d'orages. 

Réduite  en  cendres  par  l'incendie  allumé  par  les  indépen- 
dants, en  1802,  elle  n'a  jamais  retrouvé  depuis  sa  prospérité 
première.  L'église  actuelle,  commencée  du  temps  de  Sbulou- 
que,  sur  l'emplacement  de  l'ancienne,  lourde,  ma^sive,  et 
surmontée  d'un  toit  à  la  Mansarde  a  tout  l'aspect  d'un  cer- 
cueil colossal.  Les  travaux  se  poursuivent  en  vue  d'^m  em- 
bellissement. Elle  est  sous  le  patronnage  de  Ste  Rose  de  Lima 
dont  la  fête  arrive  le  30  Août.  En  1892  l'Etat  donna  %  1000 
pour  bâtir  un  presbytère. 

Les  loges  maçonniques  de  l'Orient  de  Léogane  relevant  du 
Grand  Orient  d'Haiti  sont  :  l'Humanité  No  12  et  les  Zéla- 
teurs de  la  Vérité  No  49. 

Le  chemin  de  Léogane  à  Grand  Goâve  est  facilement  voi- 
tîirable.  Léogane  produit  en  moyenne  par  an  3,000.000  d^ 
livres  de  café,*  5.000  livres  de  coton,  2.000.000  livres  de  cam- 

*  En  1839-40 la  récolte  de  café  exportée  parle  cabota c;e  a  donné  2.'04,546  livres  en  moins 
qu'en  1838,  Cependant  c'était  encore  en  plus  un  rt'sultat  de '^fii, 703  iivrf-  tus  cette  rocolte  avait 
ptnaWuit  sur  )837-'3S. 


LEOG    LEOG  149 

pêche.  Tafia,  aissantes,  gingembre,  sirb^,  cire,  miel,  acajou, 
bois  de  construction,  pisquettes,  sardines,  poissons  secs  et  sa- 
lés. 

Débouché  :  Port  au  Prince,  Usine  J,  Simmond^  pour  pré- 
paration mécanique  des  cafés. 

CHmat  doux  et  salubre.  La  brise  de  mer  souffle  du  Nord 
Ouest  ou  du  Nord  dans  la  région  du 'golfe  de  Léogane. 

Cristal  de  roche.  Pins  d'occident,  chênes  des  Antilles, 

C'est  dans  cette  commune  que  se  trouve  la  grotte  d'Ana- 
caona,  reine  de  Xaragua. 

La  garnison  se  compose  du  21e  régiment  d'infanterie  de 
ligne,  d'une  compagnie  d'artillerie,  de  la  garde  nationale  à 
pied  et  à  cheval,  d'une  compagnie  de  police  administrative, 
'^t  de  la  police  rurale. 

Le  port  de  la  ville  est  le  bourg  de  Ça  Ira,  défendu  autre 
fois  par  le  port  du  même  nom, appelé  anciennement  La  Poin- 
te, aujourd'hui  en  ruines. 

L'Etat  possède  plusieurs  emplacements  dans  la  ville  de 
Léogane,  notamment  dans  les  rues  d'Anjou,  de  la  Croix,  des 
Fossés  et  Grande  rue,  occupés  par  des  fermiers,  et  non  oc- 
cupés. De  plus  dans  la  commune  4  habitations,  100  h  carreaux 
de  terre  occupés  dont  le  fermage  annuel  s'élève  en  1878  à 
$  176.50. 

Les  habitations  enf riches  Lemaire,  Buteau,  l'Acul  ou  Beau- 
harnais,  Dufort.  Momance,  Morel  et  Latourde  situées  à  Léo- 
gane, furent  mises  en  vente  par  la  loi  du  Sénat  du  16  mars 
1812  pour  l'établissement  d'une  monnaie  nationale. 

Les  habitations  sucreries  Lassale,  grande  place,  Boniot» 
Mithon,  Nolivos,  Brache,  Barbeau,  Masson  dit  Segrettier.- 
Cassagne,  Macomb.^,  Aubry,  Mariany,  Mercery  de  cette  com- 
mune, et  la  caféière  Pères  Brignol,  furent  mises  en  vente 
par  la  loi  du  10  mars  1814  pour  relever  la  culture,  et  aug- 
menter le  nombre  des  propriétaires. 

Par  la  loi  du  4  novembre  1812,  le  Sénat  décerna  à  titre  de 
don  national  au  Président  Pétion  l'habitation  sucrière  Mo- 
mance, ensemble  avec  le  terrain  connu  sous  le  nom  de  Saint 
Mennin  qui  appartenait  jadis  à  cette  habitation,  en  considé- 
ration des  dégâts  occasionnés  par  la  grande  Rivière  sur  les 
plantations  de  Momance. 

Le  conseil  communal  de  Léogane,  s'administre  depuis  peu 
d'années  sans  le  secours  de  l'Etat,  ses  recettes  étant  recon- 
nues suffisantes.  Pendant  l'eyereice  budgétaire  de  1885-86 
ses  recettes  se  so  't  élevées  à  $  1.646,80  et  les  dépenses  à 
$  1.607.14.  Les  recettes  des  1er,  2£me,  et  'Sème  trimestre 
1891  92  ont  été  de  L.739,60  et  les  dépenses  de  1.685,84. 


150  LEOG    LEOG 

Lors  de  l'établissement  de  îaposte  aux  lettres,  en  1826,  un 
courrier  partait  tous  les  mardis  et  vendredis  à  2  heures  du 
matin  de  Léogane  avec  les  lettres  pour  Jacme!  ;  il  repartait 
les  mercredis  et  samedis  à  une  heure  pour  retourner  à  Léo- 
gane  avec  les  paquets  pour  Port-au-Prince,  le  Nord  et  la 
partie  de  l'Est.  En  ce  moment,  la  poste  venant  de  Port-au 
Prince  arrive  à  Léog-ane  le  dimanche  matin,  continuant  pour 
Grand-Goâve  jusqu'à  Miragoâne  et  le  reste  du  Sud.  Le  cour- 
rier revient  à  Léogane  le  vendredi  soir.  Un  autre  courrier 
part  de  Léogane  le  dimanche  oour  Jacmel  après  l'arrivée 
de  celui  de  Port-au-Prince,  et  retournée  Léogane  le  jeudi  at- 
tendre le  courrier  -revenan*:  du  Sud. 

La  grande  rivière  de  Léogane  ou  Momance  provient  d'une 
même  nappe,  d'un  même  réseau  commun  avec  la  Gosseline, 
rivière  de  Jacmel  ;  elle  prend  sa  source  dans  les  Montagnes 
Noires  du  Morne  la  Selle,  et  est  formée  oar  la  réunion  de 
3  cours  (l'eau.  Elia  arrose  la  phiina  de  Léogan:^  ain^i  que  !a  ■ 
Rouillonne.  Les  aborigènes  l'appelaient  Yuna  et  Guaria.  Sous 
la  présidence  de  Boisrond  Canal,  un  français  MrE  Gros 
cherchait  à  obtenir  la  concession  des  mines  de  fer  de  Léo- 
gane. Le  14  Octobre  1909  on  posa  à  Léogane  les  rails  du 
chemin  de  fer  commencé  à  Carrefour  cinq  mois  auparavant 
Ingénieurs  L.  Gentil  Tippenhauer  et   Maximilien. 

Monseigneur  de  Toussaint  Pierre  était  duc  de  Léogane 
sous  l'Empire,  en  1849. 

Parla  loi  votée  le  28  Mai  1924  par  le  Conseil  d'Etat  le 
quartier  de  Gressier  relève  de  la  commune  d*^  Port  au  Prin- 
ce et  est  détaché  de  celle  de  Léogane. 

Recettes  communales  .• 

1921-22 30.178,51  Gcurdes 

1922-23    32.991.51 

1923-24 41.925.26 

1924-26 42.300,67 

En  1896,  Mr  L.  Gentil  Tippenhauer  publia  à  Gotha  une 
étude  sur  la  géologie  de  la  région  de  Léogane. 

On  a  trouvé  du  bitume  de  bonne  qualité  à  2  mdles  à  peine 
du  boro  de  la  mer. 

La  plaine,  le  voisinage  de  Léogane  et  le  pays  environnant 
paraissent  être  un  chanp  fertile  pour  la  dé3ouver*"3  de  gise- 
ments pétrolifères  assez  importants  pour  s'y  livrer  à  de  mi- 
nutieuses recherches  scientifiques. 

En  1924,  le  département  des  Travaux  Publics  a   fait  creu- 
ser à  Léogane  un  puits  artésien  dont  le  débit  est  de  300  gal- 
lons par  heure.  L'examen   bactérii)logique  de  cette   eau  ré 
vêle  qu'elle  est  de  beaucoup  supérieure  aux  eaux  ordinaires, 


LEOG    LEOG  151 

et  révâla  la  présence  seulement  de  5  millionnièmes  de  chlori" 
nés  et  aucune  traces  de  nitrites. 

Histoire.  Voici  comment  Ovando,  gouverneur  de  l'île,  réus- 
sit à  massa2r8r  les  indiens  de  Léngane  :  En  1506,  il  partit  de 
Sto  Domingo  avec  300  arquebusiers  et  200  cavaliers  espa- 
gnols, et  vint  camper  dans  la  plaine  de  Yagaana  (Leogane). 
La  reine  Anacaona  l'accueillit  sans  défiance,  et  fit  célébrer 
des  fêtes  indiennes  en  témoignage  de  son  amitié.  Ovando,  de 
son  côté,  annonça  une  fête  au  son  de  la  trompette  et  de  la 
musique.  Par  une  belle  matinée,  toute  la  population  indienne 
se  réunit  dans  la  plaine  pour  assister  à  un  spectacle  qui  lui 
paraissait  devoir  être  si  beau.  A  un  sigal  donné,  les  Espa- 
gnols fondirent  sur  les  haïtiens  et  les  massacrent,  firent  pri- 
sonnière la  reine  qui  fut  conduite  à  Sto  Domingo  où  elle  fut 
pendue  peu  après.  En  1706  Mr  Auger,  gouverneur  de  la  colo- 
nie fut  enterré  à  Léogane.  — Le  27  décembre  1722,  les  habi- 
tants de  St  Domingue  s'étant  soulevés,  ils  arrêtèrent  le  gou- 
verneur de  Porel;  ces  troubles  se  calmèrent  par  un  traité  signé 
ce  jour  à  Léogane  entre  le  gouverneur,  l'Intendant  Mr  de 
Montholon  d'une  part,  et  les  habitants  soulevés  d'autre  part. 

En  1789,  Labuissonnière,  mulâtre,  qui  avait  rédigé  une  pé- 
tition en  faveur  de  ses  frères  pour  demander  leur  admis- 
sion à  l'assemblée  de  Port-au-Prince,  fut  contraint  de  se  ca- 
cher pour  échapper  à  la  fureur  des  blancs  qui  s'étaient  ren- 
dus chez  lui  en  foule  pour  le  pendre.  D'après  les  conseils  de 
Peinier,  gouverneur  de  la  colonie,  ses  parents,  afin  de  calmer 
la  rage  des  blancs,  se  constituèrent  prisonniers  à  sa  place. 
Ils  furent  traduits  devant  le  comité  de  Léogane.  Ils  furent 
conduits  nus  pieds,  nue  tête,  et  contraints  de  se  prosterner 
devant  leurs  maitres,  et  de  faire  amende  honorable.Le  comi- 
té ajouta  à  leur  humiliation  par  ce  discours  outrageant  .  "In- 
grates et  viles  créatures,  vous  avez  crû  pouvoir  vous  asseoir 
parmi  vos  maîtres  et  vos  bienfaiteurs."etc.  Ils  furent  relaxés, 
et  se  retirèrent  sans  oser  se  plaindre. 

En  1792,  le  quartier  d?  Léogane  fut  ravagé  par  un  griffe 
espaornol  nommé  Romaine  Rivière  qui  avait  pris  le  titre  de 
prophète,  se  disant  le  filleul  de  la  vierge  Marie.  Il  pignait  Ro- 
maine la  prophétesse,  et  dominait  par  la  superstition  les  ban- 
des d'esclaves  qu'il  avait  soulevées  dans  les  montagnes.  Il 
disait  la  messe,  livrait  les  blancs  à  toutes  sortes  de  tortures, 
et  prétendait  que  c'était  d'a;jrès  les  ordres  de  la  Vierge.  Léo- 
gane était  sans  cesse  livrée  à  ses  fureurs.  Labuissonnière, 
capitaine  général  des  hommes  de  couleur  de  cette  ville,  pac- 
tisa avec  lui  plutôt  que  de  reconnaître  l'autorité  de  Port  au - 
Prince  où  dominait  Pralato.  Mais  les  bandes  de  Romaine 
exercèrent  tant  de  cruauté,  pillant,  volant,  assassinant,  que 
les  affranchis  demandèrent  au  commissaire  civil  Saint  Léger 


152  LEOG    LEOG~ 

de  leur  envoyer  500  hommes  de  troupes  pour  les  protéger. 
Saint  Léger  ne  put  rien  obtenirde  la  municipalité  de  Port-au- 
Prince  qui  refusa  de  secourir  les  mulâtres.  Il  s'adressa  alors  à 
Bauvais  et  à  Pinchinat  qui  envoyèrent  de  la  Croix-des-Bou- 
quets  un  bataillon  d'affranchis  à  Léogane  où  St.  Léger  vint 
les  trouver.  Romaine  la  Prophétesse  et  Courlonge,  son  lieute- 
nant, vinrent  au  milieu  de  la  nuit  du  11  au  12  mars  1795 
assaillir  la  ville.  Ils  y  pénétrèrent,  la  pillèrent  et  se  rendi- 
rent maîtres  des  canons  et  des  munitions.  Le  bataillon  des 
affranchis  les  attaqua,  reprit  les  canons  et  les  chassa  de  la 
place.  Sinclair,  homme  de  couleur,  à  la  tête  d'un  détache- 
ment, attaqua  le  camp  de  Romaine  au  Trou-Caffi,  ec  disper- 
sa ses  bandes,  uès  lors,  Léogane  fut  délivré  des  fureurs  de 
cet  imposteur.— Le  21  mai  1793,  Pétion  défendit  héroïque- 
ment le  fort  Ça-îra  contre  les  anglais  sous  les  ordres  de  l'a- 
miral Parker. 

En  novembre  1793,1e  capitaine  Smith  prit  possession,  au 
nom  du  roi  George,  de  Léogane  que  lui  livrèrent  Labuisson- 
nière,  maire,  et  Tibi  Salec,  officier  militaire  blanc.  Les  An- 
glais y  rétablirent  l'esclavage.  Appelé  par  les  homme^^  de 
couleur  qui  gémissaient  du  mauvais  traitement  qu'ils  subis- 
saient de  la  part  des  Anglais,  André  Rigaud  marcha  des  Ca- 
yes  contre  Léogane  dont  il  s'empara  le  5  juin  1794. 

Le  18  mars  1795,  l'amiral  anglais  Forbei  et  Montalembert 
sortirent  de  Port  au- Prince  avec  5.000  hommes,  marchèrent 
sur  Léogane  qu'occupaient  800  républicains  commandés  par 
Renaud  Desruisseaux.  Forbes  cerna  Léogane.  Il  commandait 
en  personne  l'aile  gauche  de  son  armée  qui  s'était  établie  à 
Dampuce.Le  21,  l'armée  anglaise  fut  repoussée  d'une  attaque 
dirigée  contre  le  fort  Laroche  que  commandait  Dupuche. 
Elle  perdit  deux  pièces  de  canon,  et  fut  poursuivie  par  la  ca 
Valérie  jusqu'à  l'embarcadère  de  l'habitation   Bossan. 

Au  commencement  de  la  nuit,  elle  reçut  de  Port-Républi- 
cain (Port-au-Prmce)  2.000  hommes  de  renforts.  Elle  se  dis- 
posait à  attaquer  de  nouveau  Léogane,  lorsque  le  général 
Forbes,  apprerant  que  Rigaud  arrivait  de  Petit-Goâve,  leva 
le  siège,  et  se  retira  à  Port-au-Prince. 

En  1800,  après  la  guerre  civile  et  le  départ   de  Rigaud,  il  . 
y  avait  à  Léogane  300  pr-isonniers   noirs  et  jaunes  du    parti 
de  Rigaud.  Ils  furent  conduits  non  loin  de  la  ville  dans  les 
lieux  écartés,  et  furent  impitoyablement  immolés. 

A  l'arrivée  de  l'expédition  française,  en  juillet  1802,  400 
blancs  furent  arrêtés  à  Léogane  par  Pierre  Louis  Diane.  On 
les  dépouilla,  et  ils  furent  massacrés  à  coup  de  sabre  sur  les 
bords  de  la  Grande  Rivière,  dans  les  mêmes  lieux  qui  avaient 
vu  tomber  sous  la  hache  des  soldats  de  Dessalines  des  centai- 


LEOG    LEOG  163 

nés  d'hommes  de  couleur  après  la  chute  de  Rigaud.  Pierre 
Louis  Diane  et  Lai'ose  firent  piller  la  ville  à  l'approche  des 
français  vers  Gressier.  On  avait  épargaé  l'église  Ste.  Ro>;e. 
Pierre  Louis  Diane  ordonna  au  capitaine  Sterliuj^,  homme  de 
couleur  d'aller  la  dépouill':;r.  Quand^  Sterling  arriva  devant 
l'entrée  du  temple  du  Seigneur,il  trembla  violemment.il  hé- 
sita, n'osant  y  pénétrer. Enfin,  subissant  l'influence  de  l'ordre 
militaire  qu'il  avait  reçu,  il  se  mit  à  genoux,  commanda  à 
ses  soldats  de  l'imiter,  et  il  s'écria  en  levant  le  bras  vers  la 
ciel  :  ''  Mon  Dieu,  je  suis  un  officier  subalterne,  je  suis 
envoyé  par  mon  colonel  pour  commettre  un  sacrilège;  je 
vous  prie  de  me  pardonner  et  de  ne  vous  en  prendre  qu'à 
celui  qui  m'a  commandé  de  profaner  votre  demeure." 

Il  ordonna  à  sa  compagnie  de  rester  toujours  à  genoux,  en 
tra  dans  l'Eglise  avec  deux  officiers,  enleva  le  Saint  Sacre- 
ment et  tous  les  autres  ornements  d'or  et  d'argent,  qu'il 
apporta  à  Pierre-Louis  Diane.  Celui  ci  en  chargea  un  mulet 
qu'il  dirigea  sur  Jacmel, 

Le  lendemain  quand  le  vaisseau  {'Argonaute  se  présen- 
ta devant  Léogane,  Larose  et  Pierre-Louis  Diane  firent  bat- 
tre la  générale  et  mirent  le  feu  à  la  ville. 

Les  soldats  firent  sauter  le  fort  Ça- Ira.  Toute  la  population 
se  rendit  au  Cabaret-Quart.  Le  colonel  français  d'Hevenin 
pénétra  dans  la  ville  le  11  Février  1803. 

Le  premier  qui  donna  à  Léogane  le  signal  de  l'insurection 
contre  les  français  en  Mars  1803,  fut  Beauséjour  homme  de 
couleur.  En  Décembre,  Cangé,  ancien  officier  de  Rigaud, 
s'étantfait  nommer  le  chef  des  insurgés  à  Sarrebousse,  as- 
saillit vigoureusemant  les  français,  les  refoula  dans  Léoga- 
ne qu'il  cerna  étroitement.  Ne  pouvant  se  rendre  maître  de 
la  place,  fortement  défendue  par  le  commandant  Laucoste 
il  laissa  autour  de  la  ville  assez  de  troupes  pour  empêcher 
les  français  de  se  répandre  dans  la  plaine,  et  partit  pour  al- 
ler porter  la  guerre  dans  le  Sud.  Ne  pouvant  passer  le  pont 
de  Miragoâne.  il  revint  dans  la  plaine  de  Léogane  à  Sarre- 
bouse.  Le  14  Décembre  1802  il  attaqua  la  ville,  enleva  le  pos- 
te Bineau  et  le  Fort  Ça  Ira. 

Les  f  rança's  év^acuèrent  Léogane  le  17  Juin  1803. 

C'eit  le  colonel  Labbé,  commandant  un  régiment,  qui  pian 
ta  l'arbre  -le  la  liberté  en  18J4  sur  la  place  d'armes  de  Léo- 
gane. 

Le  générai  Yayou  avait  reçu  à  Léogane  des  paquets  de 
Christophe  par  un  espion  du  Nord.  Il  avait  promis  au  Pré- 
sident Pétion  de  lui  envoyer  l'espion,  mais  il  n'effectua  point 
sa  promesse,  et  le  renvoya  sans  que  le  Chef  de  l'Etat  en 
eut  connaissance.  Dans  la  nuit  du    23  au  24  Juillet  1807  la 


154  -  LEOG    LEOG 

générale  fut  battue  à  Port-au-Prince.  Les  soldats  de  la  gar- 
nison étaient  accourus  d'eux  mêmes  aux  postes  et  l'avaient 
fait  battre,  parcequ'ils  étaient  informés  du  projet  du  général 
Yayou  de  venir  chez  le  Président  cette  nuit  me  ne  pour  l'as- 
sassiner, s'emparer  de  l'esprit  des  soldats  et  livrer  la  ville  à 
l'ennemi  qui  s'était  déjà  rendu,  sous  la  coaiuite  de  Pierre 
Toussaint  au  Boucassin  [  Arcahaie  ] .  Les  officiers  généraux 
et  d'autres  chefs  supérieurs  de  l'armée  sa  rendirent  au  gou- 
vernement, et  le  générel  Yayou  seul  n'y  parut  point.  Il  se 
transporta  au  contraire,  à  Léogane  où  était  la  21e  demi- 
brigarde. 

II. envoya  l'ordre  à  la  24e  qui  était  postée  derrière  le 
gouvernement  et  aux  casernes  de  se  joindre  à  lui  ,  mais 
elle  s'y  refusa.  Alors,  Yayou  fit  faire  le  roulement  et  sortit 
de  Port-au-Prince  avec  la  21e.  Le  Président  Pétion  envoya 
à  sa  poursuite  les  3e  et  lie  demi-brigades,  mais  Yayou 
avait  le  temps  de  se  rendre  à  Léogane, 

Chervain,  J.  G.  Cadet,  Sanglaou,  Romain,  Jourdain  et  Mi- 
dame  Garniain  l'avaient  suivi.  Lor-^qas  !a  21e  eat  aooî'is  Lm 
desseins  de  Yayoa  de  porter  les  armes  contre  le  Président 
Pétion,  elle  l'abandonna.  Yayou  fut  contraint  de  gagner 
Jacmel  avec  ses  officiers,  où  commandait  Magloira  AnOroi- 
se.  Le  24  Juillet,  le  Président  se  rendit  à  Léogane  où  il  in- 
vita Magloire  à  venir  le  joindre.  Magloire  répondit  de 
Yayou  et  se  chargea  de  le  ramener.  Yayou  après  s'être  dé- 
barrassé de  sa  suite,  gagna  les  boifi  a.fta  di  s'y  for.ner  de^ 
partisans. 

Des  patrouilles  furent  envoyées  à  sa  poursuite.  Jean  Char- 
les Cadet  fut  arrêté  dans  la  plaine  du  Cul  de  Sac,  cherchant 
à  pénétrer  à  l'Arcahaie,  Yayou  se  réfugia  dans  les  monta- 
gnes de  Léogane,  du  côté  du  fore  Campan,  où,  se  voyant  sur 
le  point  d'être  arrêté,  il  se  brûla  la  cervelle.  Ses  complices 
Chervain,  Sanglaou,  Jourdain,  J.  C.  Cadet,  Romain  et  Avril, 
livrés  à  une  commission  militaire,  furent  condamnés  à  mort 
et  exécutés. 

Léogane  servit  de  prison  au  général  Paul  Romain  (jui  s'y 
.rendit  du  Cap  sur  l'ordre  du  président  Boyer,  avec  toute  sa 
famille  sur  le  garde-côte  de  l'Etat  la  Franchise,  le  l(j  avril 
1821.  Le  général  Romain  avait  été  l'âme  d'une  conspiration 
aux  Gona'ivesen  février  1821.  Les  1er  et  2ème  régiments 'd'in 
fanterie  prirent  les  armes  au  Cap  sur  la  i)lace  du  Champ  de 
Mars,  demandant  que  le  général  Romain  fut  débarqué  et 
qu'il  restât  au  Cap.  Le  président  fit  déployer  des  forces  im- 
posantes contre  les  rebelles  qui,  enveloppés  de  toutes  parts, 
et  frappés  de  terreur,  mirent  bas  les  armes,  en  imploi'ant 
pardon.  Les  principaux  chefs  furent  punis.  L'année  suivan- 
et  en  août,   le  gai.  Magny,  commandant  de    l'arrondissement 


I.EOG    LEOG  155 

du  Cap,  fit  arrêter  au  Cap  le  nommé  ^Tacques  Pierre  Lamothe 
envoyé  près  de  lui  par  le  général  Romain,  aux  noms  de  Gé- 
déon  et  de  Lamothe-Aigron,  pour  ébranler  sa  foi  dans  le  gou- 
vernement. Il  l'expédia  au  Président.  A  peine  Romain  ap- 
prit^il  l'arrestation  de  son  envoyé,  qu'il  tenta  ^de  s'évader  de 
la  ville  de  Léogane  qu'il  avait  pour  prison.  Le  général 
Gédéon  lui  ordonna  les  arrêts.  Il  refusa  et  se  mit  dans 
le  cas  qu'on,  déployât  contre  lui  la  force  armée  à  laquelle 
il  résista  de  nouveau.  Romain  périt  dans  la  lutte.  Soldat  et 
l'un  des  signataires  de  l'acte  de  l'indépendance  d'Haiti,  il  a 
préféré  s'ensevelir  par  ce  trait  de.^courage  et  de  désobéissan- 
ce, plutôt  que  de  se  laisser  juger.  Le  général  Romain  avait 
combattu  pour  son  pays,  mais  il  s'était  persuadé  qu'il  pou- 
vait le  gouverner. 

Le  dimanche  12  mars  1843,  l'armée  populaire  rencontra 
dans  la  plaine  de  Léogane  l'armée  du  gouvernement  du  pré- 
sident Boyer.Les  chefs  veulent  parlementer,  mais  un  coup  de 
canon  part  des  rangs  de  la  révolution,  l'ennemi  répond  par 
un  feu  de  peloton.  La  garde  à  pied  suit  son  exemple.  La  co- 
lonne de  droite,  sous  les  ordres  du  colonel  Paul  Bayard  se 
mêle  à  la  révolution  aux  cris  de  :  Vive  l'armée  populaire  ! 
L'armée  du  président  Boyer  avait  perdu  100  hommes,  et  celle 
de  la  révolution  une  dizaire. 

Le  colonel  Terlonge,  le  général  Mirault,  les  chefs  de  batail- 
lon Balancé  et  Villevaleix,  voyant  la  cause  du  gouvernement 
perdue,  reprirent  la  route  de  Port-au-Prince  avec  les  débris 
de  leurs  colonnes. 

Ce  combat  ouvrit  les  portes  de  la  capitale  à  la  révolu- 
tion. Le  préiideat  Boyer  s'e.nbarqua  avec  toute  sa  famille 
à  Port  au  Prince  sur  la  corvette  de  guerre  anglaise  la  Sylla 
pour  la  Jamaiqne,  le  13  mars  1848. 

En  septembre  1845  le  généra!  Pierre  Paul,  le  chef  du  parti 
riviériste  fut  battu  à  Léogane  par  Terlonge  :  après  la  défaite 
de  ce  parti  il  y  eût  de  nombreuses  exécutions  sommaires  à 
Léogane  ,  à  Gressier  et  au  pont  de  Thor. 

En  1868  1869,  pendant  l'insurrection  des  cacos  contre  le 
président  Salnave,  Léogane  a  été  'e  théâtre  de  combats  san- 
glants. Crispin  Nègre  a  ensanglanté  le  pays  au  nom  de  Sal- 
nave. Fait  prisonnier  au  triomphe  de  la  révolution,  il  a  été 
fusillé  le  14  février  1880  à  Port-au-Prince,  avec  Deiegrand 
Lindor,  autre  chef  salnaviste,  ancien  geôlier  de  la  prison  de 
la  capitale;  le  meurtrier  de  Bianc  lolette,  et  de  Gélin  et  au- 
tres.  ; 

Léogane  donna  le  jour  à  la  reine  Anacaona  qui  était  poëte 
au  général  Bonnet  né  le  15  mai  1773;  au  général  Inginac.  au 
général  Ségrettier,  membre     du    gouvernement    provisoire 


156  LEOG    LEOG 

de  43,  au  général  Marion,  né  sur  l'habitation  Sarebousse  le 

2  décembre  1772.  Le  général  Gédéon  y  naquit,  mourut  en 
1827  qui  commanda  l'arrondi  sèment  sous  Boyer;  à  Diana 
Rarapsay  une  femme  qui  a  écrit  en  1849  une  géographie 
d'Haiti  à  l'usage  des  écoles  et  qui  s'est  dévouée  à  l'instruc- 
tion de  la  jeunesse;  à  Ignace  Nau,  poète  de  génie,  à  Lamar- 
tinière,  l'un  des  héros  de  la  Grêta  à  Pierrot  {  Voyez  ce  Mot 
et  Gortad.  ) 

De  petite  taille  et  carteron,  c'était  un  ofH^ier  intrépide  et 
ôiairé.  Il  mourut  aux  Matheux,  sur  l'habitation  Gorta,  dans 
!      hauteurs  de  l'Arcahaie  dans  les  rangs  des  français. 

Elle  était  aussi, de  Léogane, cette  Marie-Glaire- Heureuse, fille 
d'esclave,  esclave  elle-même,  qui  fut  impératrice,  Dessalines 
l'épousa  après  la  guerre  du  Sud.  GcBur  doux  et  compatissant, 
elle  ne  prit  aucune  part  aux  actes  de  barbarie  de  son  éporx,. 
et,  toujours  suppliante,  arracha  à  cetigre  bien  des  victimes. 
G'est  à  elle  que  le  jeune  et  savant  naturaliste  français,  Des- 
courtilz,  dût  d'avoir  la  vie  sauve  à  la  Petite  Rivière  en  1802 
lors  de  la  prise  d'armes  contre  les  français.  Derenoncourt. 
Gédéus  Gédéon,  Gange,  Marion,  Voltaire,  Ghevert  Heur- 
telou,  ministre  sous  Domingue,  sont  nés  à  Léogane.  Exihen 
Heurtelou,  Darius  Denis,  Marc  Borno  qui  fut  un  des  pre- 
miers à  prendre  les  armes  contre  les  français  en  1802,  a  été 
enterré  à  Léogane. 

LÉOGANE.—   Plaine  de  la  commune  du  même  nom.  F]lle 
20  kilomètres  de  long    de  l'Est  à   l'Ouest,   12  de   large  du 
Nord  au  Sud  et  130  kilomètres  carrés  de  superficie. 

On  y  fabrique  beaucoup  de  tafia,  le  plus  mauvais  de  Vile, 
qu'on  envoie  vendre  sur  toute  la  côte  avoisinante  à  bon  mar- 
ché. Vivres  et  grains  en  abondance.  Belles  habitations  &u- 
crières.  La  Rivière  de  Momance  ou  Grande  Rivière  de  Léo- 
gane, la  Petite  Rivière  et  des  sources  nombreuses  l'arrosent. 
En  1890,  le  Secrétaire  d'Etat  des  Travjux  Publics,  Glément  ■ 
Haentjens,  fit  rétablir  les  anciens  canaux  d'irrigation  delà 
plaine  de  Léogane,  qui  n'avaient  pas  été  nettoyés  depuis  fort 
longtemps.  L'agriculture  en  profita. 

LEOGANE. -Portail  Sud  de  la  ville  de  Port  au  Prince, 
où  se  trouva  le  fort  Lerebours  appelé  le  fort  de  Léogane,  à 
la  naissance  du  chemin  qui  conduit  à  Léogane, 

LEOGANE.—  Portail  de  Jacmel  situé  dans  la  dire':tion 
du  chemin  de  Léogane. 

En  1894  l'adjudant  général  Mombrunet  le  lieutenant  co- 
lonel Pétion  commencèrent  à  la  hauteur  du  portail  un  re- 
tranchemsnt  armé  d'jn::^  pièce  de  quatre  qui  défendait 
la  grande  route  de  Jacmel  è    Léogane.  A  120  toises  Je   ce 


I 


liEON     LERE  li7 

retranchement  se  dressait  sur  une  éminence  le  fort  de  Léo- 
gane.  En  1799  pour  ie  sièçe  de  Jactnel,  ce  fort  était  armé  de 
4  pièces  de  canon  de  gros  calibre.  Il  défendait  la  partie  de 
la  place  qui  s'étend  du  Nord  au  Nord  Ouest,  et  se  tenait  sous 
la  protection  du  fort  du  gouvernement.  Il  était  confié  au 
commandement  du  lieutenant  Colonel  Bazelais.  Dessalines 
le  fit  attaquer  et  canonner,   mais  il  ^-ésista  à  tous  ses  assauts 

LEON.  -  Habitation  caféière  située  dans  la  section  rura- 
le de  la  Grande- Rivière,  commune  de  Jacmel. 

L'Etat  y  possède  5  carrea'ix  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LEON.  -  Nom  d'une  rue  à  Hinche,  dans  laquelle  l'Etat 
possède  des  emplacements  occupés  par  des  fermiers,  et  d'au- 
tres inoccupés. 

LE  PAGE.-  Voyez:  Page. 

LEPIEU.-^-  Habitation  située  en  plaine  du  Cul-de-Sac, 
commune  de  la  Croix -des- Bouquets. 

LEPIN.  -  Voyez  :  Bassin  Lépin. 

LEPINE.  —  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Grande  Plaine,  commune  de  Port-Margot,  ap- 
partenant à  l'Etat.  Contenance  indéterminée 

LEPINÉ.— Habitation  située  dans  la  Grande  Plaine  du 
Cul-de-Sac,  commune  de  la  Croix-des -Bouquets.  Elle  borne 
à  l'Est  l'habitation  Lassepe. 

LEPINE.  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Fond- 
d'Icaque,  commune  de  Corail. 

L'Etat  y  possède  un  reste  de  terre  occupé  par  des  fer- 
miers. Contenance  indéterminée. 

LEPRIiVEE  —  Habitation  située  dans  la  8e  section  rurale 
des  Cayes. 

LERAT.  -  -  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section- 
rurale  de  Moka  Neuf  commune  de  Sainte-Suzanne,  apparte- 
nant à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LEREBOURS.—  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Port  au- Prince  à  9,93  ou  2,  48  lieues. 

Station  facultative  du  chemin  de  fer  de  Port-au-Prince  à 
St.  Marc. 

LEREBOURS.—  Voyez:  Fort  Lerebours- -Saline  Lere- 
bours. 

LEREM BOURG.  -    Habitation  inoccupée    située  dans  la 


158  LERE     LEHO 

section  rurale  de  la   Plaine-Celeste,    commune    des  Grands- 
Bois. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre, 

LERE  M  BOURG.  Habitation  ino'2cup3a  située  dan=5  la  sec- 
tion rurale  de  la  Montagne  Terrible,  commune  de  Mirebalais, 
appartenant  à  l'Etat.  Co^ntenance  indéterminée. 

Celle-ci  et  la  précédente  forment  une  même  propriété. 

LEROUX.  -  Habitation  située  en  plaine  du  Cul  de  Sac, 
commune  de  la  Croix  des  Bouquets,  dans  la  section  rurale 
de  Petit  Bois.  Au  Sua  et  à  l'Ouest,  il  y  a  un  canal  d'irriga- 
tior..  à  rOuest  elle  est  bornée  par  le  grand  chemin  de  Port- 
au-Prince  à  Mirebalais. 

LEROUX.  —  Habitation  caféière  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Fond  Baptiste,  commune  de  l'Arcahaie. 

En  août  1802,  le  général  Lavalette,  après  le  combat  de  No- 
rial,  se  rendit  sur  l'habitation  Leroux.  Là,  se  voyant  cerné 
de  toutes  parts  par  les  cultivateurs  en  pleine  insurrection, 
il  se  rendit  à  .'.'Arcahaie  et  regagna  le  Port  Républicain. Sa 
retraite  subite  presque  sans  avoir  combattu  ranima  le  coura- 
ge des  insurgés. 

En  septembre  les  français,  sous  les  ordres  du  général  Pa- 
geot,  pressés  par  le  chef  de  bandes,  Destrades,  se  retirèrent 
sur  l'habitation  Leroux.  Destrades  prévit  que  Pageot  déses- 
pérant de  réduire  les  insurgés,  se  retirerait  à  l'Arcahaie,  à 
la  faveur  de  la  nuit,comme  avait  fait  Lavalette  après  le  com- 
bat de  Norail.  Il  se  transporta  sur  l'habitation  Roche,  où  il 
avait  son  quartier  général,  ensuite  au  Fond  Gondole. 

Au  milieu  d'une  nuit  profonde,  le  général  Pageot,  en 
effet,  évacua  l'habitation  Leroux,  comme  l'avait  prévu 
Destrades.  Il  arriva  à  la  digue  des  Matheux  sans  avoir 
été  inquiété.  Mais  là,  il  tomba  dans  une  embuscade  où  périt 
un  grand  nombre  de  blancs.  Il  ne  s'arrêta  que  sur  l'habita- 
tion Labarre  où  il  rallia  les  fuyards.  De  l'Arcahaie  le  géné- 
ral  Pageot,  comme  Lavalette,  se  rendit  à  Poi*t  Républicain. 

Lamartinière  réussit  enfin  à  battre  les  révoltés  des  mor- 
nes de  l'Arcahaie.  Il  établit  un  poste  à  Leroux.  Après  avoir 
donné  à  ses  soldats  l'ordre  d'agir  sévèrement  contre  les  bri- 
gands, il  se  retira  à  VAnihaie.  Apèf-  sa  défaite  et  ^a  mort  à 
Cortard,  les  insurgés  vainqueurs  s'emparèrent  de  l'habitation 
Leroux.  Larose,  leur  chef,  apprenant  que  Boucare,  lieutenant 
de  Lamartinière,  était  campé  à  Cayot,  s'élaaea  de  Leroux, 
défit  complètement  B.^ucare  qu'il  fit  prisonnier  et  le  tua. 

Le  8  janvier  1889,  une  division  de  troupes  du  gouverne- 
ment, sous  les  ordres  des  généraux  Merisier  Charles  et    Ma- 


♦^ 


rius  André,  mprehant  contre  les  Nordistes  de  St  Marc  quitta 
le  camp  de  Williamson,  se  dirigeant  par  la  route  de  Leroux 
sur  \e  fort  Gu:bert. 

LEROY.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Saint- 
Marc. 

(Vov^z  ce  Mot).  En  1826,  elle  f  tait  réservée  pour  le  service 
de  l'Ftat. 

LEROY.-^"  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  La- 
quille,  commune  de  Dondon. 

L'Etat  y  possède  17  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LEROY.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Matador,  commune  de  Dondon. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

Celle-ci  et  la  précédente  sont  une  même  propriété. 

LEROY.  —  Habitation  située  dans  !a  section  rurale  de 
Camp -Perrin,  commune  des  Cayes,  borné  au  Sud  par  la  ri- 
vière de  Cavaillon. 

LEROY,—  Habitation  située  en  plaine  du  Cul  de  Sac, 
commune  de  la  Croix  des  Bouquets. 

LEROY.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Bas- 
sin, commune  de  la  Marmelade. 

L'Etat  y  possède  un  carreau  de  terre  occupé  par  un  fer- 
mier. 

LES  CAILLES.—  Troisième  section  rurale  de  la  commune 
de  Miragoane,  arrondissement  de  Nippes.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Chenau.  15  carreaux  de  terre,  Cornic  30  car- 
reaux, Diolo  44,  Saint-Thou  5,  Morpou  3. 

LES  CARMOUTlERa^^  Habitation  située  au  Fossé  de 
Limonade.  En  1915  elle  fut  dévastée  par  les  Canes  avec 
plusieurs  autres. 

LESEC.  —  Habitation  située  dans  la  commune  de  Limbe 
Voyez  Charles  Sec ^\  En  janvier  1794  Jean  François  et  Bias- 
sou  y  avaient  un  poste  commandé  par  un  homme  de  cou- 
leur. Les  troupes  du  gouverneur  Laveaux  échouèrent  à 
l'attaque  de  ce  poste.  Pendant  l'affaire  de  Galbaud  au  Cap, 
un  homme  de  couleur,  Charles,  à  la  tète  d'une  bande,  enleva 
le  camp  Lesec  oijl  il  trouva  trois  milliers  de  poudre.  Le  gé- 
néral Laveaux  reprit  ce  camp. 

LESPINASSE.  -  Habitation  située  à  Pétion-vil le.  (  Voyez 


160  LESU    LEVY 

i^érette.  Raconty.  )  En  1803  Lespinas?e  commandait  ia  garde 
nationale  de  Port-au-Prince.  Après  la  défaite  de  la  ^arde 
d*honneur  de  Rochambeau  par  Lamarre  au  P^tit  Gnâve,  le 
capitaine  général  conçut  l'idée  de  faire  rentrer  au  Port-au- 
Prince  pour  les  retenir  les  soldats  de  la  Sème  légère  cantonée 
à  laCroix-des-Bouquets.  Lespinasse  calma  sa  fureur  en  lui 
exposant  énergiquemen^t  que  la  garnison  française  pourrait 
être  anéantie  elle-même. 

LESUEUR.—  Habitation  située  en  avant  de  Pestel  dans 
l'intérieur,  sur  les  limites  des  arrondissements  de  la  Grande- 
Anse  et  de  Nippes. 

Il  y  eut  un  combat  célèbre  entre  les  troupes  du  président 
Boyer  et  celles  de  la  révolution,  le  21-février  1843,  dans  le- 
quel les  premières  furent  défaites. Le  colonel  Lamarre,  de  l'ar- 
mée de  Boyer,  et  Dorvilier  Bruno  de  l'armée  populaire  y  per- 
dirent la  vie,  ainsi  qu'une  vingtaine  d'homm.es. 

LETHOURMY.-'-  Habitation  situé.e  à  la  Baie  des  Mousti- 
ques. 

LETORT.  ~  Voyez  .-Volant  Le  Tort.  -  Tort.--  Torre,-- 
Thor. 

LEVEQUE.  -  Habitation  caféière  située  dans  la  commune 
de  l'Arcahaie. 

LEVEQUE.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Ver- 
rettes.  L'Etat  y  possède  une  portion. 

LEVEQUE.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Roucou,  commune  de  Limonade. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LEVEQUE  CHARETTE.--  Habitation  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Latrouble,  cc.immune  de  Plaisance. 

L'Etat  y  possède  '5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LEVY.—  Troisième  section  rurale  de  la  commune  des  Ca- 
yes.  Ecole  rurale.  L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par 
dos  fermiers  sur  les  habitations  :  Chantilly  2è  carreaux  de 
terre,  Journu  8,  Lévy  8,  Martinière  le,  Périgny  4è. 

LEVY.-^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du  mê- 
me nom,  commune  des  Cayes. 

L'Etat  y  possèle  8  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LEVY.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Lau- 
rent, commune  des  Cayes. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers 


UÊZI     LISE  161 

LEZI'AN,—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Verrat- 
tes.-  L'Etat  y  possède  une  portion. 

E'IE'MS,  ou  A^ÊXiS  .-  Habitation  située  dans  la  commu- 
ne de  l'Anse  d'Hainauld. 

tEtat'  y  possède'5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- . 
miërs.  e  , 

LHARCOUR.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Terre  Neuv.e,  au  Nord  des  Sources  Sulfureuses. 

Sur  cette  habitation,  dit  M.  Éd.  Roumain,  on  trouve  à  la 
surface  un    minerai  de  cuivre  panaché. 

LEZARD.—^  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  delà  Grande-Rivière,  commune  de  Plaisance,  appar- 
tenant à   l'Etat. 

Contenance  indéterminée. 

LEZARD.-,  Vo>ez  :  Ilet  Lézard.  - 

LEZ  AT  ou  LAGRENADE.—  Habitation  située  dans  la  sec- 
tion rurale  des  Matheux,  commune  de  l'Arcahaie. 

LHIO.  -  Habitationsituée  dans  la  5e.  section  rurale  de  la 
commune  des  Coteaux  sur  le  littoral. 

LIiJAO  (  EL  ).  -  Rivière  tributaire  à  droite  du  Camu,  lequel 

se  jette   dans  la  Yuna. 

LIBERAL.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Moussambé,  commune  de  Petit-Goâve. 

LIBERTE.—  Fort  situé  au  dessus  de  Petit-Goâve  à  1|4 
d'heure  de  distance,  à  75  mètres  de  hauteur,  construit  sous 
les  français.  En  ruine,  pas  de  canons,  Belle  vue  sur  la  baie, 
la  ville  et  les  environs. 

LIBERTE  (  LA  ).—  Nom  d'une  rue  aux  Gonaives,  dans  la- 
quelle l'Etat  y  possède  18  emplacements  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LIBERTE  (LA).  Nom  d'une  rue  à  Terre-Neuve,  dans 
laquelle  l'Etat  possède  6  emplacements  occupés  par  des  fer- 
miers. ,,       ' 

LIBERTE  (  LA  ), -^  Nom  d'une  rue  dans  le  village  ae  la 
Baie-de-Henne,  dans  laquelle  l'Etat  possède  10  emplacements 
occupés  par  des  fermiers. 

LIBERTE  [  L/A  ].  -  Nom  d'une  rue  à  Jérémie,  et  dans  plu- 
sieurs villes  de  la  Réoublique. 

LIBERTE.      Voyez  :  Fort  Siberté. 

blBSON.-  Rivière  de  la  commune  de  Valliêreetde  Hinehe. 

LIBRE.—  Fort  situé  au  Sud  de  la  baie  de  St-Mare,  sur  le 
rivage. 


162  LJBR    LIFO 

tin  février  1802,  les  vaisseaux  français  L'aîgle,  îe  rlÊHOii, 
et  la  frégate  la  guerrière,  chargés  de  troupes  de  débarque- 
ment, partirent  de  Port-Républicain  avec  le  général  Boudet, 
et  se  présentèrent  devant  St.  Marc.  Les  chaloupes  remplies 
de  soldats  gagnaient  rapidement  le  rivage  à  force  de  rames, 
quand  tout  à  coup  le  fort  Libre  tira  vigoureusement  à  bou- 
lets rouges  sur  l'escadre.'  Las  deux  vaisseaux  lâchèrent  leurs 
bordées  sur  la  redoute  dont  le  feu  ne  s'éteignit  pas.  Gabart 
excitait  les  cannoniers  à  mourir  à  leurs  postes.  Le  vaisseau 
l'Aigle  qui  portait  le  général  Boudet,  s'approcha  très  près  du 
rivage,  et  couvrit  le  fort  d'une  grêle  de  boulets.  Au  moment 
où  il  virait  de  bord,  il  reçut  un  boulet  rouge  qui  causa  sur  le 
pont  un  grand  dommage;  un  second  boulet  allasf  fixer  dans 
l'arrière.  Les  flammes  éclatèrent  à  bord.  Les  français  parvin- 
rent à  éteindre  le  feu  au  milieu  des  boalets  lancés  du  rivage, 
qui,  traversant  la  longueur  du  bâtiment,  enlevait  à  chaque 
instant  quelques  hommes.  Les  deux  navires  prirent  la  haute 
mer,  et  allèrent  débarquer  les  troupes  à  Mont  Rouis. 

LIBRON  (  EL  ).—.  Rivière  tributaire  adroite  de  l'Isabelle. 

LICEI  (  LA  ).—  Belle  rivière  de  la  république  dominicaine, 
qui  se  jette  dans  le  Camu,   dans  la  province  de  la  Véga. 

Ses  affluents  à  droite  sont  :  le  Punal,  le  Rio  Verde,  le  Du- 
randes  le  Guaco  etc.  et  à  gauche  la  Canca,  la  Sanibala,  Moca, 
la  Sambita,  la  Juba,  la  Humanuya  etc.  etc. 

LICEI  ABAJO.-  Ancienne  section  rurale  de  la  commune  de 
Santiago.  En  1840  elle  produisait  des  vivres,  du  café,  du  tabac 
30  carreaux  apparten?nt  à  ]'È^at  étaient  affermés. 

LICEI  ABAJO.  -  Ancienne  section  rurale  de  la  commune 
de  Moca.  En  1840  on  y  comptait  plus  de  60  habitations  sèches 
en  toutes  espèces  de  denrées. 

LIKEÏ. —  Habitation  située  dans  la  commune  des  Cayes, 
fut  mise  en  vente  par  la  loi  du  7  novembre  1812,  pour  la  créa- 
tion d'une  monnaie  nationale. 

LIENNE.->  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Grande- Rivière,  commune  de  Jacmel. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LIEVRE  [  LE  ],  Troisième  section  rurale  de  la  commune 
de  Petit-Trou  de  Nippes,  arrondissement  de  Nippes.  Ecole 
rurale. 

Le  poste  militaire  de  la  Grande  Ravine  est  situé  dans  cette 
section  rurale. 

LIFORT.  "  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Fond-Sagrande,  commune  de  l'Anse-a-Foleur. 


LILA     LTMB  L63 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer 
miers. 

LILANCOURT.-'-  Habltatioa  caféiêre  située  dans  la  com- 
mune de  Marigjt,  appartenant  aux  héritiers  Terlonge. 

LILA-NCOURT.-^  Habitation  sitaéa  dans  la  section  rurale 
de  la  Roctie  -Plate,   commune  du  Tre^u. 

L'Etat  y  possède  86  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LILA  VOLS.-'-  Habitation  située  en  plaine  du  Cul- de -Sac, 
commune  de  la  Croix-des- Bouquets. 

LIMBA  [  Lrt.  ].--  Rivière  de  !a  république  dominicaine,  qui 
prend  sa  source  dans  le  Laho.  Il  vient  sur  ses  bords  une  race 
de  grands  chevaux  de  fine  qualité,  se  jette  dans  la  Mayuna 
[  San  Juan  ]  en  passant  par  le  lac  Navarette. 

LIMBE  [  le  ], — Arrondissement  militaire  de  4e  classe  du 
Département  du  Nord.  Chef -lieu  :  Limbe.  Le  i:oste  militaire 
Camp-le-Coq,  situé  dans  la  section  rurale  du  même  nom, 
commune  de  Limbe,  se  trouve  dans  cet  arrondissement.  Ses 
limites,  d'après  la  loi  du  17  Octobre  1821  étaient  à  l'Ouest 
celle  qui  le  sépare  de  l'arrondissement  du  Borgne  ;  au  Sud- 
Est  la  ligne  de  séparation  de  l'arrondissement  des  Gonaives 
jusqu'au  bas  de  la  Coupe  de  la  Marmelada  ;  de  ce  point,  sui- 
vant une  direction  Nord  Est  en  montant  la  crête  de  la  Mar- 
melade, alors,  prenant  une  direction  Est,  en  suivant  toujours 
cette  crête  jusqu'à  l'endroit  oii  elle  tourne  directement  au 
Nord,  se  prolonge  en  passant  par  le  camp-Louise  jusqu'à  la 
mer,  vis-àvis  de  l'Ilet  le  Rat.  De  sorte  que  cet  arrondissement 
occupe  au  Nord  la  côte  depuis  l'Iiet  le  Rat  jusqu'au  pied  de 
la  Coupe  de  Petit,  ayant'à  l'Est  l'arrondissement  du  Cap  Haï- 
tien ;  au  Sud  celui  de  la  Marmelade,  et  à  l'Ouest  celui  du 
Borgne.  —  Depuis  que  le  gouvernement  provisoire  en  a  dé- 
taché Plaisance  et  Pilate  par  son  décret  du  10  Septembre 
1889  pour  en  faire  un  arrondissement,  l'arrondissement  du 
Limbe  est  borné  par  ceux  du  Cap-Haïtien,  du  Borgne,  de 
la  Marmelade  et  de  Plaisance. 

L'arrondissment  de  Limbe  relève  de  l'ai  ninistration  fi- 
nancière de  l'Evêché  du  Tribunal  Civil,  et  de  l'Inspection 
scolaire  du  Cap-Haïtien. 

La  garde  nationale  de  l'arrondissement  se  compose  de  100 
hommes  d'infanterie  et  de  300  cavaliers. 

Il  y  a  dans  cet  arrondissement  250  biens  urbains,  104  ha- 
bitations, 547  carreaux  i  de  tene  appartenant  au  domaine 
national,  occupés  par  des  fermiers.  Le  montant  des  ferraagas 
des  biens  urbains  est  de  $  434,50 


164  LIMB     LTMB;  - 

Ce  fui  des  biens  ruraux,  de  .........  ...*;..'..... .  :  "  2.066 

Population  16.000  âmes. 

LIMBE.  —  Est  la  seule  commune  decinquième  dasse,  de 
l'anondissement  de  Lim.bé.  contient  8  sections  rurales  qui 
sont  :  la  1ère,  du  Bas  de  Liinbé  No  1,  la  2e  du  Bas  de  Limbe 
No  2,  la  3e  de  l'Acul  Jarreau,  la  4e  de  la  Ravine  Moreau. 
la-  5e  du  Camp  le  Coq,  la'  6e  de  la  Soufrière,  la  7e  de  la  Ravi- 
ne des  Roches,  la    8e  de  l'Ilet  à  Cornes.-  ' 

La  population  de  la  commune  est  la  même  que  celle  de 
l'arrondissement.Les  habitants  s'appellent  les  Limbiens. 

Le  poste  militaire  du  Camp-le-Coq  se  trouve  dans  la  sec- 
tion rurale  du  même  nom.  Il  y  a  aussi  le  quartier  du  Bas  de 
Limbe  situé  dans  la  première  section  rurale  (loi  du  29  Aoûc 
1908  )  Un  Député. 

Le  village    a  pris  naissance  en  1715  par    l'établissement 
d'une  chapell'^,  dont  la  fête  patronale  est  le  29  Juin,  à  la  St 
Pierre.  En  1789,  il  était  de  peu  d'importance  ;  mai^  22  sucre- 
ries placées  dans  sa  petite  plaine  lui  donnaient  de  la  vitalité. 

La  rivière  du  Limbe  :  45  kilomètres  de  long,  rarement  ap- 
pelée aussi  Rivière  Rouge  passe  près  du  village  :  elle  est  fort 
dangereuse  dans  la  saison  des  pluies  ;  elle  décharge  à  l'anse 
de  Port-Margot  près  delà  pointe  du  Limbe  ;  elle  est  navi- 
gable à  plusieurs  milles  px)ur  les  bateaux  plats.  Chaque  an- 
née des  imprudents  en  sont  victimes.Plusieurs  fois  les  Cham- 
bres, sur  la  demande  du  gouvernement,  ont  voté  de^  valeurs 
pour  son  endiguement,  notamment  au  budget  de  1884  85. 
Ces  travaux  n'ont  jamais  été  effectués. 

Le  fleuve  des  Trois  Rivières  arrose  aussi  la  commune.  Au 
dessus  des  maisons  de  la  place  se  trouve  le  mont  Calumet 
qui  s'élève  pittoresquement. 

L'air  y  est  froid  et  humide. Il  y  tombe  par  an  5934  millimètres 
de  pluie. On  a  trouvé  dans  cette  commune  une  mine  de  lapis- 
lazylicwec.  lequel  on  a  fait  de  la  peinture  bleue.  Ocres,  grès, 
ophite,  marbre.  Quartier  fertile.  En   1840  il  y  avait  877  habi- 
tations, dont  727  caféier?  en  amélioration,  et  140  en  dépéris 
sèment,    7  sucreries  en  culture  et  8  abandonnées. 

Production  annuelle  :  1.000.000  livres  de  café,  11,000.000 
livres  de  campêche  du  bois  de  construction,  des  vivres  ali- 
mentaires de  toutes  espèces. 

Projet  d'établir  usine  Simmonds  pour  pi'éparation  mécani- 
que des  cafés.  Cire,  miel,  abeilles,  perroquets,  corneilles,  gi- 
bier aquatique.  z^'^fl» 

Débouché  :  Ca[>  Haïtien.  En  1824,  le  Président  Boyer  y  fit 
diriger  un  grand  nombre  d'immigrants  cultivateurs  améri- 
eainsde  la  race  noire. 


ÎMB    LMB  167 

C'est  dans  cette  com'-nune  qu'habitait  ie  colon  Balin  de  Vil- 
leneuve au  génie  industrieux  duquel  on  a  dû  beaucoup  d'à-' 
mélioratioi  daa>  la  fibheatija  da  sucre  et  les  autres  ma- 
chines qui  servent  à  la  production  de  cette  denrée.  George 
du  Petit  Thauars  qui  a  été  er>voyé  par  le  cabinet  français 
pour  traiter  en  Haiti  en  1833  était  aussi  un  colon  du  Bas'  de 
Limbe.  -^ 

La  loi  du  20  Novembre  1821  fixait  la  diotance  précise  de 
cette  commune  à  la  capitale  à  54  lieues. 

La  p)sts  partds  Limbe  le  lundi  matin  pour  le  Nord  et  re- 
vient le  Mercredi.  Le  départ  du  Nord  communique  avec  Go- 
naives  par  la  route  postale  qui  pàsse  à  travers  les  gorges  du 
Limbe  et  de  Plaisance.  Un  autre  courrier  à  pied  part  le  lundi 
matin  pour  le  Port-Margot,  le  Borgne,  Port -de-Paix,  Jean- 
Rabel,  le  Môle  Saint-Nicolas,  et   revient  aussi  le    Mercredi. 

La  loge  de  l'Orient  de  Limbe,  relevant  du  Grand-Orient 
d'Haiti  est  intitulée;  les  Mages  de  l'Orient  No  41. 

L'Etat  possède  dans  ce  village  189  emplacements  occupés 
par  des  fermiers  rues  du  Canal,  de  la  Sagesse,  du  Cap-Hai- 
tien,  du  Cimetière,  de  la  Place  d'armes,  de  la  Sacristie  et  rues 
Thomas,  Bazin,  Saint  Pierre,  Labonté,  Bonne  Foi,  Desbordes 
et  Plaisance,  et  3  emplacements  à  l'embarcadère  du  Limbe 
du  nom  de  Vérine  et  Lalanne. 

Conseil  Communal. 

Lamartine  chanta  le  Limbe  dans  son  poème  dramatique  : 
Toussaint  Louverture  : 

0  mornes  du  Limbé,  vallons,  anses  profondes  ! 

Sous  le  Roi  Christophe,  le  général  Paul  Romain  fut  prince 
de  Limbé,  et  Monseigneur  de  Jean  Baptiste  Francisque  était 
Duc  du  Limbé  sous  l'Empire   en  1849. 

Le  Limbé  est  si  près  du  Cap  et  lui  fournit  beaucoup  de  ca- 
fé, et  jamais  on  n'a  pense  à  les  relier  par  une  bonne  route, 
à  jeter  un  pont  sur  la  rivière.  Le  chemin  est  impraticable. 
Autrefois  on  pouvait  y  faire  passer  des  cabrouets  à  bœufs  ; 
ils  mettaient  s')uvent  huit  jours  pour  faire  le  tr,iJ3t  qui  ne 
demande  que  4  heures  de  cheval  par  beau  temps  Mais  'es  ca- 
brouets ne  peuvent  plus  passer.  La  rivière,  en  temps  de  pluie 
déborde,  entre  dans  la  ville,  pénètre  danc.  les  maisons,  arrive 
jusqu'au  marché,  et  emporte  tout, 

Ce  n'est  qu'en  1925  sous  le  président  Borno  que  le  pont  en 
béton  fut  construit. 

Le  26  août  1902,il  y  eut  une  bataille  terrible  entre  les  trou- 
pes des  insurgés  Jean  Jumeau,  Firmin  et  celles  du  gouverne- 


168  LIMB     LÏMQ 

ment  provisoire.  Le  30  ces  dernières  réussirent  à  ciiasser  l'en- 
nemi et  à  s'emparer  définitivement  du  Limbe. 

Ce  boulevard  du  Firministe  tomba  définitivement  au  pou  - 
voir  des  troupes  du  général  Nord  Alexis  le  8  septembre  1902. 

Vers  Janvier,  Février  1914,  les  troupes  du  gouvernement 
étaient  commandées  par  le?  généraux  Samson,  Abel,  nicius, 
Charles  Polmyie.  Le  gér/éral  Paul,  chef  des  Cacos  en  faveur 
de  Davilmar  Théodore  les  chassa  de  Limbe. 

Le  l4  Février  1914,  le  général  Désormes  Joazar,  venu  de 
Port- Margot,  assiégea  le  Limbe  et  combattit  les  rebelles.  Le 
général  Paul  fut  tué  et  les  cacos  s'enfuirent.  Les  troupes  pil- 
lèrent la  ville.  Après  la  chute  de  Vilbrun-Guillaume,  on  se 
battit  de  l'autre  côté  de  la  rivière  du  Limbe. 

Recettes  communales  : 

1921-22 6,576,04  gourdes 

1922-28 6.998,33 

1923-24 7.958,49 

1924-25 8.122.58 

Histoire.  —  Lors  de  l'insurrection  générale  des  esclaves, 
en  1791,  de  Blanchelande  gouverneur  fit  partir  du  Cap  le 
colonel  Thouzard  à  la  tête  d'un  régiment  pour  reprendre  sur 
eux  le  Limbe.  Thouzard,  entendant  le  bruit  du  canon  dans  la 
direction  du  Cap,  rétrograda,  et  contraignit  Jeannot  qui  cer- 
nait cette'  ville  à  abandonner  sa  proie.  L'insurrection  avait 
commencé  par  l'incendie  de  l'habitation  Chabaud,  qui  eut 
lieu  le  11  août.  Le  Limbe  avant  cette  époque,  a  été  le  théâ- 
tre des  forfaits  de  l'Africain  Macandal  dont  le  nom  était  de- 
venu un  terme  servant  à  qualifier  tout  individu  qui  s'occupe 
de  duper  les  crédules  par  l'emploi  des  fétiches  et  des  sorti- 
lèges. Macandal  employait  du  poison  pour  donner  la  mort. 
Il  fut  longtemps  errant  dans  les  bois. Enfin  i!  fut  arrêté,  con- 
damné et  brûlé  vif  en  1758  dans  la  ville  du  Cap  Haïtien. 

En  janvier  1793,  Sonthonax  ordonna  à  Laveaux  de  mar- 
cher contre  Jean  François  et  Biassou  qui  occupaient  les  mon- 
tagnes du  Limbe,  de  la  Soufrière  et  la  Tannerie. Trois  corps 
d'armée  partirent  du  Cap  contre  eux. 

Les  insurgés  occupaient  la  chaîne  des  montagnes  qui  s'é- 
tend de  la  Marmelade  au  Limbe,  Une  grande  mésintelligen 
ce  existait  entre  Jean  François  et  Bias.^ou.  Le  lieutenant  co- 
lonel Nully  les  attaqua  et  leur  enleva  huit  positions. 

A  la  fin  de  1793,  Toussaint  Louverture  prit  possession  du 
Limbe  au  nom  de  l'Espagne.  L'année  suivante,  en  1794,  le 
mêm.e  Toussaint  Louverture,  cette  fois  combattant  pour  la 
France,  reprit  le  Limbe  sur  les  espagnols. 

En  Octobre  1801,  le   Limbe    répondit  à   l'insurrection  de 


LIMB     LIMO  .  167 

Moise.  Lorsque  Christophe  y  arriva,  il  trouva  tout  le  canton  en 
insurrection.  Joseph  Flavii le  qui  y  commandait,  avait  secrè- 
tement excité  le  mouvement.  Christophe  partit  pour  le  port 
Margot.  Il  revint  bientôt  au  Limbe  où  il  fit  arrêter  Joseph 
Fiaville  que  Toussaint  fit  fusiller  au  Cip  en  Novembre. Des 
salines  partit  bientôt  du  Cap  pour  rétablir  définitivement  la 
tranquillité. Quand  il  arriva  a'i  LihibC.on  emmena  devant  lui 
un  ho  nme  de  couleur.  A  la  vue  du  mulâtre, il  s'écria  :  *'  Je  ne 
veux  plus  faire  mourir  ceux  de  cette  couleur,  j'en  ai  fait  le 
serment;  c'en  est  assez.  Trop  lon3:temps.  nou-^  avons  été  éga- 
rés. Donnez  la  lib3rté  à  ce  frère.  "  Il  fit  rentrer  à  coup.-^  de 
fusil  sur  leurs  habitatijns  respectives  tous  lia  cultivateurs 
qu'il  rencontra. 

A  l'arrivée  des  français,  en  i802,  ïlamain  combattait  dans 
les  mornes  du  Limbe  pour  Tou.ssaint  avec  une  rare  intrépi- 
dité. L3  2  aoû^,  les  hauteurs  du  Limbe  et  du  Borgne  sont  en 
pleine  insurrection  ave3  Pilate,  l't^hcalier.  la  Branle  et  le 
Mapou  contre  le^  français.  E'.ï  Septembre  lechefde  baa  les 
Vamalheureux,  en  insurrection  contre  Leclerc.  s'établit  entre 
le  Borgne  et  le  Linibé. 

Quand  on  dit  d'une  personne  qu'elle  a  brûlé  son  Limbe, 
c'est  quand  elle  a  perdu  toute  honte,  toute  pudeur. 

LIMBE.—  Voyez  :Bxs  de  Limbe.—  Quartier  LimOé. 

LIMÉL.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Bois- 
pin,  comaïune  de  la  Grande  Rivière  du  Nord. 

L'Etat  y  posjède  4  carreaux  de  terre  occupés  par  des.  fer 
miers. 

LIMON.—  Petit  hameau  a'une  10e  de  chaumières  du  dis- 
trict de  Puerto  Plata,  non  loin  du  ruisseau  pierreux  de  Las- 
lavas. 

LIMON.  -  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  la  mer  entre  le 
Jobo  et  la  Soba  sur  le  côté  Nord  de  l'ile. 

LIMON. (e)  Petit  village  dominicain  dépendant  du  di=i- 
trict  maritime  de  Samana.  Le  port  situé  au  Nord  de  la  pres- 
qu'île, est  défendu  par  plusieurs  batteries. 

LIMON.—  Petite  rivière  de  la  ^république  dominicaine  qui 
se  jette  dans  la  Yabacoa,  province  de  Santo  Domingo. 

LIMON.—  Rivière  tributaire  à  gauche  de  la  Maguana 
(San  Juan.) 

LIMON  (le).— ^  Deux  petites  rivières  de  la  république  domi- 
nicaine, qu:  se  jette  dans  l'Ozama  l'une  à  droite,  l'autre  à 
gauche.  (Voyez  ce  Mot) 

LIMON  (le).—  Petite  rivière  de  la  République  dominicai- 
ne, est  un  des  tributaires  de  la  Yuna. 


168  LIMO    LÏMO 

Ll]VION[le].--Etang  situé  au  Sud  de  l'étang  Salé.  Eau  dou- 
ce. Il  a  8  kilomètres  carrés  de  surface.  Coupes  de  bois  d'a- 
cajou .  Ces  bois  s'embarquent  à  Port-au-Prince. 

Il  y  avait  un  poste  près  de  l'étang  du  Limon,  à  quelques 
lieues  de  Las  Damas  sur  la  route  de  Neyba.  C'est  dans  ce 
poste  que  le  23  décembr,^  1869  Salnave,  fuyant  les  cacos  tri- 
omphants à  Port-au-Prince,  et  trouvant  les  dispositions  si 
bien  prises  pour  lui  barrer  le  passage,  rebroussa  chemin  en 
désordre,  et  retourna  sur  l'habitation  Garnierau  Fond-Ver- 
rettes. 

LIMON.— Ruisseau  situé  dans  la  presqu' île  de  Samana. 
A  l'Est  court  un  ruisseau  qui  se  jette  dans  le  rio  Pitis  Por. 
Ces  eaux  ferruH"ineuses  peuvent  être  facilem3nt  utilisées  par 
la  médecine.  Jusqu'en  1804  ïl  y  avait  unç  hatte  érigée  par 
Geronimo  Petiton. 

LIMONx'^DE—  Commune  de  5éme  classe  de  l'arrondisse- 
ment du  Cap-Haïtien.  Contient  les  3  sections  rurales  suivan- 
tes :  • 

La  1ère  de  la  Bas5e-Plaine,la  2ème  du  Bas  dé  l'Anse, la  Sème 
de  Roucou.  -  En  1840  il  y  avait  8  habitations  bien  cultivées 
en  cannes  et  vivres,  75  en  café  et  vivres,  23  en  dépérissement 
126  en  café  et  vivres,  62  en  jardins,  62  abandonnés.  Effectif 
356.  Population  8.000  âmes.  Les  habitants  s'appellent  Lim.o- 
nadiensJl  y  a|en  moyenne  par  an  300  naissances,  100  décès  et 
40  mariages. Village  1800  âmes.  Un  député.  Le  poste  militaire, 
le  Bord  de  mer  de  Limonade,  se  trouve  dans  la  section  rurale 
de  la  Basse- Plaine,  sur  la  baie  de  cette  commune.  (Voyez-  le 
dessin  au  mot  Caracol).  Lu  loi  du  17o-tobre  1821  classait  Li- 
monade parmi  les  quartiers.  Les  premières  base.s  de  ce  vil- 
lage ont  été  jetées  dans  le  17ème  siècle. 

C'est  un  des  premiers  établissements  (ie  la  plaine  du  Cap 
Haïtien,  Sa  première  église  construite  en  bois  dan.s  le  bourg, 
fut  dédié  à  Sainte  A^me  le  26  Juillet  1707  par  une  construc- 
lion  en  maçonnerie,  à 2  lieues  du  village.  Cet  édifice  bâti  en 
petit  sur  le  mo  lèie  de  l'Eglise  du  Cap,  rtait  un  des  plus  beaux 
«le  la  colonie,  maiheureasement  le  tremblement  déterre  de 
1842  en  fit  un  nu)nceau  de  ruines. 

L'Eglise  actuelle  ne  tarda  pas  à  se  relever  sur  les  ruines 
de  l'ancienne,  ayant  à  peu  près  les  mêmes  dimensions,  mais 
non  la  splendeur  de  son  ainée,  elle  est  cependant  très  belle 
pour  le  pays,  Elle  a  été  consacrée  le  25  Janvier  1888  par  Mgr 
Kersuzan,  évêque  du  Cap. 

A  partir  de  cette  époque,  la  dévotion  à  la  puissante  et  sain  - 
te  aïeule  de  Jésus  devient  de  plus  en  plus  vive  etie  pèlerina- 
ge s'accentua  de  plus  en  plus.  On  y  vient  en  foule  de  toutes 


y  MO     LIMO  169 

les  parties  de  l'île,  Sainte-Anne  est  devenue  aussi  chère  aux 
cœurs  Haitiens  qu'aux  Bretons,  et  l'on  peut  comprendre  que 
le  clergé  Haitien,  en  majeure  parMe  Breton,  propage  cette 
dévotion.  Au  26  Juillet  on  se  croirait  à  Sainte-Anne  d'Auray. 

Quand  on  approche  de  l' Eglise,  le  pèlerin  chrétien  est  réjoui 
en  voyant  sur  sa  façade,  une  des  plus  belles  du  pays,  l'image 
de  Sainte  Anne  qui  lui  tend  les  bras^ 

L'intérieur  est  partagé  en  trois  nefs  formées  pardeux  ran- 
gées de  colonnes  carrées  reliées  entre  elles  par  des  voûtes  et 
un  architrave.  Le  chœur  en  rotonde?  etjes  piliers  sont  recou- 
verts de  peintures  vives,  n'accusant  pas  un  grand  talent,  mais 
qui  cependant  font  un  assez  bon  effet  sur  la  population.  Le 
Curé  a  enrichi  le  chœur  et  les  chapelles  latérales  de  quatre 
fenêtre?  en  vitraux  coloriés  de  la  Maison  Denis  de  Nantes. 

Une  magnifique  chaire  en  bois  sculté  et  découpé  à  jour, 
placée  dans  la  nef  principale,  et  un  confessionnal  du  même 
style,  olacé  vis-à  vis,  dans  un  des  bas  côtés,  produisent  un  très 
bel  effet. 

Une  voûte  serait  le  complément  désiré  de  l'Eglise  de  Sainte 
Anne,  mais  la  paroisse  étant  peu  favorisé  du  don  de  lafortu- 
iv\  et  le  gouvernement  ne  pouvant  venir  en  aide,  elle  attend 
avec  espoir  des  jours  meilleurs.  En  1892  le  gouvernement 
lui  accorda  $  500  pour  la  construction  de  la  voûte. 

C'est  dans  cette  église  que  Christophe  fut  frappé  d'appo- 
plexie,  le  15  août  1S20,  pendant  l'office, divin. 

On  a  trouvé  en  1784  sur  une  habitation  de  Limonade  une 
ancre  que^l'on  a  supposé  être  celle  de  la  caravelle  la  Nina  de 
Christophe  Colomb,  qui  périt  dans  la  nuit  du  24  au  25  dé  - 
cembre  1492.  Sur  une  autre  habitation,  on  a  aussi  trouvé 
les  fondements  d'un  fort  considéré  comme  celui  de  la  Nati- 
vité, construit  en  janvier  1493  par  Colomb.  Non  loin  de  ces 
raines,  en  fouillant  un  canal  pour  la  même  habitation,  on 
a  découvert,  en  1784,  vingt-cinq  cadavres  qui  ont  paru  être 
cpux  des  espagnols  tués  par  les  indiens  en  l'absence  de 
(.\)lomb.  Des  fourchettes  en  fer  et  des  pièces  de  cuivre  y  ont 
été  trouvées  aussi. 

L'Etat  possède  dans  ce  village  127  emplacements  occupés 
par  des  fermiers,  rues  du  Clocher,  de  la  Prison,  du  Cimetière, 
du  Palais  sur  le  littoral,  rues  St,  François,  St.  Paul,  St.Jean. 
Ste.  Anne,  St.  Nicolas,  St.  Jacques,  Ste.  Marie,  St.  Simon, 
St.  Pierre,  St.  Joseph,  Ste  Sophie,  Ste.  Rose,  rue  Thozin,  rue 
républicaine,  rue  Neuve. 

Les  biens  urbains  réservés  sont  :  l'Eglise,  le  Presbytî>re.  le 
Palais  national,  l'Hôtel  communal,  la  Prison. 

Les  habitations  inoccupées  appartenant  à  l'Etat  sont  :  Bois 
d'Orme,  Savane  de  Limonade,  Gervais,  Michel, Macliquot,  Cha- 


170  LIMO    LIMO 

banon  petite  place,  Thozin  Namelette,  petite  place,  Manelette 
grande  place,  Bon  Roi,  Du ménil,  Charité  Savane  Brute,  Dé- 
réal,  Brémont  15  carreaux,  Drounaud  42,  d'Héricourt  100, 
Madette  12,  Chabanon  150,  Bellevue  Fournier  60,  Dubourg, 
Lévêque,  Desvarennes  Fournier,  Boucho,  Richard, Desforges, 
Ardinette,  Couroy.  Mouchinette,  Fougère.  Montenoir. 

Séjour  frais  et  délicieux.  Conseil  communal  concours  d^ 
l'Etat.  La  plaine  de  Limonade  est  une  des  plus  fertiles  de 
l'île.  Il  y  tombe  par  an  2304  millimètres  de  pluie.  Elle 
est  traversée  par  la  Grande  Rivière  du  Nord.  Le  gouverne 
ment  fit  construire  un  pont  en  ciment  armé  par  Tarchitecte 
Perraud,  en  1905,ayant  44  mètres  de  longueur. 

Tafia,  sirop,  cannes  à  sucre,  café,  bestiaux, 

On  a  trouvé  plusieurs  mines  dans  cette  commune  la  plus 
connue  est  celle  d'aimant  d'un  petit  morne  Baiklet  ou  Békiy 
(Voyez  ce  mot)  que  Mr.  de  Théano,  minéralogiste  italien,  vi- 
sita en  1886.  Mines  de  fer  de  cette  commune  concédées  en 
1907  à  F.  Etienne  Magloire  (  Moniteur  du  6  mars  1907  )  le 
conces'^^ionnaire  antérieur  (1904^  ne  s'étant  pas  exécuté.  Mar- 
bre, shistes  argileux,  basaltes.  En  1903,1e  gouvernement  con- 
céda à  une  compagnie  les  mines  de  fer  de  Limonade. 

Limonade  est  ia  patrie  de  Chabinori  de  Maiigris,  de  rA':îa- 
démie  française. 

Le  général  Prévost  lieutenant  général  des  armées,  Secré- 
taire d'Etat,  Ministre  des  affaires  étrangères  du  loi  Chris- 
tophe, était  comte  de  Limonade. 

Histoire.'-  En  1690,  les  espagnols  marchèrent  au  nombre 
de  3.000  sur  le  Cap,  et  rencontrèrent  dans  la  plaine  de  Li- 
monade un  milliers  de  français  qu'ils  taillèrent  en  pièces.  Le 
gouverneur  français  de  Cussy  périt  dans  ce  combat,  en,  fai- 
sant des  prodiges  de  valeur.  Les  espagnols  se  retirèrent  après 
avoir  ravagé  le  Nord. 

En  1790,  beaucoup  de  familles  de  Limonade  virent  leurs 
biens  confisqués. 
En  1794,les  français  chassèrent  les  Espagnols  de  Limonade. 

Tandis  que  les  français  étaient  occupés  au  siège  de  la  Crê- 
te-à  Pierrot,  en  1802,  le  général  Christophe  parcourait  le 
Nord  avec  une  audace  extraordinaire,  et  souleva  les  cultiva- 
teurs de  Limonade. 

Le  19  octobre  1806,  Christophe  appela  Capois  de  Fort  Li- 
berté au  Cap  et  le  fit  tomber  dans  une  embuscade  dans  les 
fossés  de  Limonade.  Ainsi  périt  le  héros  de  Ver-jères  dont 
la  bravoure  excita  l'admiration  de  Rochambeau  et  des  trou- 
i-cs  françaises  en  1803. 

Pendant  Tinsurrection  de  Salnave  au  Cap,  en  1865,    le  co- 


UMO     LIMP  171" 

lonel  Chance  qui  était  un  des  piliers  du  mouvement,  fut  car 
né  dans  une  maison  à  Limonade,  par  une  troupe  d'habi- 
tants armés  qui  voulaient  l'arrêter. Chance  se  donna  la 
mort. 

Le  23  Octobre  1865,  !e  Bull-Dog,  navire  de  guerre  an,çlais 
bombarde  les  fortifications  du  Cap  parce  que  les  rebelles 
avaient  pris  de  force' des  réfugiés  liaitiens  du  consulat  an- 
glais; le  navire  an^^lais  se  jeta  sur  un  bmc  de  sable  d'où  il 
ne  pût  se  dégager.  Le  commandant  Wakre  prit  la  résolution 
de  détruire  le  navire.  Il  se  rendit  avec  son  équipage  à  l'em 
barcadère  de  Limonade  o\x  il  fut  reçu  avec  tous  les  égards 
par  le  générai  Valentine  Alcantaro. 

Le  13  Mars  1878,  le  généra!  Gélin  Bienaimé  s'empara  de 
Limonade. II  en  fut  chassé  immédiatement,  et  tomba  dans  les 
bois. 

En  1881  rne  commission  agricole  accusait  au  Secrétaire 
d'Etat  de  l'Agriculture  75  hibitations  d.ia^  cette  commune. 

Monseigneur  de  Charles  Alerte  était  duc  de  Limonade 
sous  l'Empire,  en  1849. 

Recettes  eommunaîes 

gourdes 


1921  22   . 

.  3.588.61 

1922  23.. 

..4.440.3  5 

1923-24.. 

..3.356.15 

191^4-25.. 

..4.970.13 

Les  mines  de  fer  de  Limonade  dit  Henri  Thomasset  dans 
Notice  sur  les  mines  de  cuivre  de  la  Grande  Rivière  du  Nord, 
publiée  au  Moniteur  No  45  de  19J4,  ont  un  filon  de  quartz 
cuivreux  et  ferreux  contenant. du  platine  et  de  l'osmiure 
d'irridium  en  quantité  exploitable. Les  échantillons  de  ces 
quartz  exposés  à  St  Loui-;  (E.lJ.)ont  été  appréciés. . 

Les  gisements  de  minerai  de  cuivre  concédés  à  J.  B.  Dar- 
tigue  et  Eugène  Magloire  n'ayant  pas  été  exploités,  la  com- 
mission fut  frappé  de  porclusion.  ]  Moniteur  du  13  Février 
1918.) 

LIMPIN  MARY.—  Montagne  dépendant  du  Pic  d'Yague 
à  l'Ouest  de   la  rivière  Yague.  Elle  est  très  ondoyée. 

LINARD. —  Habitation  située  dans  la  commune  de  St.Ra- 
phael,  section  de  Bois  Neuf. 

LINDOR.—  Habitation  située  sur  la  route  de    Petit-Trou  ■ 
à  Baradères.  Chapelle  rurale. 

LINDRIMAIL.      Habitation  inoccupée  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  la  Marre-à  Savon,   commune  de  Bombardo 
polis,  appartenant  à  l'Etat.  Contenance  indétermmée. 


172  LÏMB    LIMB 

LINGUE.  —  Voyez  :  Jean  Lingue. 

LINOTTE. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Côtelette,  commune  de  Sainte  Suzanne. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. ' 

LION.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Bou- 
can-Michel, commune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LIQUET.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Grand-Boucan,  commune  de  la  Plaine  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé,  et  un  reste 
inoccupé. 

LISA  {  LA  ). —  Petite  rivière  de  la  république  dominicaine 
qui  grossit  les  eaux  du  Payabo,  un  des  tributaires  de  la  Yuna. 

LIVANAS  (  LA  ).— n  Petite  rivière  de  la  république  domini- 
caine, qui  se  jette  dans  le  Macoris,  dans  la  province  de  Seibe. 

LLAGRUM03  (  LOS  ).  -  -  Petit  village  dominicain,  dépen- 
dant du  district  maritime  de  Samana. 

LLAMASA. —  Commune  de  la  province  de  Santo  Domingo. 
Population  1.400  habitants.  Se  présente  dans  une  situation 
charmante. 

LL.\NA(  LA  ).—  Montagne  dépendant  du  Cibao  cen^ral. 

LLANOS  (LOS)  ou  San  José  de  los  Llanos  Village  domini- 
cain qui  porte  le  nom  des  plaines  où  il  est  situé,  sur  la  route 
de  Sto-Domingo  à  Seibe,  à  l'extrémité  méridionale  de  l'im- 
mense savane  appelée  Guavatico.  Il  est  distant  à  l'Est  (ie 
Santo -Domingo  de  72  kilomètres.  Population  peu  considérable 
2.000  âmes.  Quartier  fertile.  Productions  :  cannes  à  sucre,  ra- 
padou  ou  sucre  concret,  bois  d'acajou  et  de  fustic.  bestiau.x, 
perdrix,  t)j.  termites,  cailles,  canards.  Las  hab;tints  emb.ir- 
(|uent  leur-i  denrées  à  l'embouchure  de  la  rivière  de  Macoris 
et  au  Dort  d'André,  sur  la  cote  Sud  de  l'Ile.  En  1821,  le  prési- 
dent Boyer  y  fit  diriger  un  grand  UDmbra  d'immigrants  en!- 
tivateurs  a  néricains  de  la  race  noire. 

La  garnison  se  composa  du  bataillon  :  le  S  mgrie  ivo 

En  1835,  le  village  de  los  Llanos  était  un  poste  militaire  de 
l'arrondissement  deSant  >  Domingo,  (iépartemenc  du  Sud  Est 
ou  de  rOzama.  Il  n'élisait  donc  pas  de  dépatéà  la  Chambre 

.  .t  pr  \s"nt;î.nts.  Aajojrii'hui,  U  dépend  ilu  district  miriii- 
me  de  San  Pedro  de  Macoris.  La  rivière  Macoris,  avec  deux 
de  ses  affluents,  arrosent  une  portion  de  la  commune  Ecole 
primaire  nationale.  La  plaine  de  lo^  fjlanos  ou  de  Sto  Domin- 
go s'étend  de  la  rive  de  la  Jaina  jusqu'à  la  pointe  Êngano, 


1 


LL^M-    LOME  17a 

et  de  la  côte  jusqu'à  la  Cordillière  centrale,  Savanes  et  fo- 
rêts. 30  kilomètres  sur  12.  Elle  est  arrosée  par  l'Ozama,  le 
Macoris,  le  Soco,  le  Quiabon  et  la  Yuma.  Quoique  très  fertile 
elle  est  très  peu  peuplée. 

En  1840  il  y  avait  4S  habitations  en  café  et  vivres,  310  en 
cannes,  vivres  et  tabacs,  10  battes.  Total  368. 

LLANO  de  FEREZ  (LOS).  -Petit  village  dominicain,  dé- 
pendant du  district  de  Puertô-Plata. 

LLEINOS  (  LOS  ).  -  Voyez  :  San  Carlos.  ^ 

LOCIA.NE.-    Voyez:   Laucian^,  .     ■ 

LOGO.-     Voyez  :  Lauco. 

LOG[LA].    -  Voyez  :  Lag. 

LOGALITO.---  Ancienne  section  rurale  du  poste  militaire 
de  Banica.  En  1840  il  y  avait  38  habitations  bien  cultivées  en 
cannes,  café,  et  vivres  de  toutes  espèces,  13  battes  ayant  des 
places  à  vivre.  Total  49. 

LOISEAU.  —  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  l'Acul-Samedi,  commune  de  Fort-Liberté,  apparte- 
nant à  l'Etat. Contenance  indéterminée. 

LOISON.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Platons,  commune  de  la  Marmelade. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  un  fermier. 

LOLCELPET.—  Habitation  située  dans  la  seiction  rurale 
de  Fond- Verrettes,  commune  de  la  Croix  des  Bouquets, 

LOMA  de  BARRANCA.-  Voyez  :  Barranca. 

LOMA  de  CASTELLAN03.-'-  Castellanos. 

LOME  LOGOUANE.  -Habitation  située  dans  la'  commune 
de  Hinche  appartenant  à  Mr.  Colimon  depuis  1S53. 

LOMA  del  PELIGRO.  -  Voyez  :  Pcligro  (pi). 

LOMA  de  MIEL-  -  Montagne  orès  de  Valliêreet  Hinche, 
où  se  trouvent  les  sources  du  ruisseau  du  Sriltadero. 

LOMA  de  PANZA.-  Voyez  :  Panza.  , 

LOMA  UVERO  (la). --Montagne  dépendant  de  los'Muertos. 

LOMAS  (  LAS  ).—  Voyez  :  Lalomas.  ' 

LOMBARD.-"  Habitation  inoccupée,  situé  dans  la  section, 
rurale  de  Perches,  commune  de  Fort-Liberté,  appartenant  à 
l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LOMBARD. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Caracol,  commune  du  Trou, 

L'Etat  y  possède  82  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 


174  LOME    LOFO 

LOMELLE.—  Habitation- située  dans  la  section  rurale  des 
Ecre visses,  commune  de  Vallière. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LOMELIE.—  Habitation  située  dans  la  commune  des  Bi-i- 
radères. 

LOMOND  ou  LAULiONT.—  Habitation  située  dans  la 
section  rurale  du  Fond  des -Nègres,  commune  de  Mirae^oâne. 
Cette  position  commande  les  communications  entre  les  dé- 
partements de  rOjest  et  du  Sud.  Les  caco5  l'occupaient  en 
1868.  Fui  mise  en  vente  par  la  loi  du  10  Mars  1814  pour  re- 
lever la  culture  et  augmenter  le   nombre  des  propriétaires. 

LOMPRE—  Habitation  inoccupés  située  dans  la  premiè- 
re section  rurale  de  la  Grande  Colline,  commune  de  Gran  l- 
Goâve,  appartenant  à  l'Etat.  Quartier  dépendant  de  Grand - 
Goâve.  Contenance  indétcminée. 

LONCY.  —  Habitation  située  dans  la  section  rjrala  de 
Juampa,  commune  de  Lascahobas. 

LONG—-  Voyez  :  Batardeau   Long.  Morne   Long. 

LONGA-LA-COMA.  '-  Habitation  située  dans  la  première 
section  rurale  de  la  commune  de    Jean   Rabel. 

LONGFOSSE.  -  Habitation  située  dans  la  7e  section  ru- 
rale des  Cayes. 

LONGNIER.  r  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  de  Champagne,  commune  de  Plaisance,    appartenant 

à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

LONGUE.—  Voyez  :  Savane  Longue. 

LONGUE  EPÉE.  -  Habitation  située  au  Morne  à  Bœuf 
2e  section  rurale  de  la  commune  de  Pott -à-Piment. 

LONGUEFOSSE.-"  Voyez  :  Ilet  Longuefosse. 

LOPALITE  ou  LOS  PALITE.—  Poste  de  la  commune  de 
Hinche,  sur  l'habitation  de  ce  nom. 

LOPINEAU.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Haute-Guinaudée,  commune  de  Jérémie. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  de.^  fer- 
miers. Cette  habita::ion  porte  le  nom  de  son  propriétaire, 
colon  français  qui  resta  populaire  dans  le  pays,  à  cause  de  sa 
chanson   intitulée  "La  chasse  " 

LOPOSTE.-  Voyez  :  Lauposte 

LOPS.  -  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Plaine  Céleste,  commune  des  Grands-Bois  appartenant 
à  l'Etat.  16  carreaux  de  terre  sont  occupés  par  des  fermiers. 


LOPS    LOUI  176 

'   LOPS.—  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section  rurale 
de  Grand-Boucan  commune  de  Mirebalais,  appartenant    à 

l'Etat 

Gelie-ci  et  la  précédente  sont  une  même    propriété. 

LORENZO.  —Voyez  :  San  Lorenzo  de  Guayubin.-  San  Lo- 
renzo  de  las  Minas.  ,. 

LORQUET,—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Mi- 
ragoâne.  En  Décembre  1802,  Léveillé,  officier  noir  venait  de 
remporter  une  victoire  sur  les  français  sur  l'habitation  Sain- 
te-Croix. Pendant  qu'il  retournait  à  son  quartier  général,  à 
Olivier,  il  fut  assailli  par  le  commandant  Ferboce,  homme  de 
(îouleur,  sur  l'habitation  Lorquet,  Ferboce  battu,  rentra  griè- 
vement blessé  à  Aquin.  Les  français  l'accusèrent  de  trahi- 
son, pt  le  jetèrent  dans  les  flots  qui  devinrent  sa  sépulture. 

LORY,— Voyez:  Pérée 

LORY.—  Morne  situé  près  du  Cap-Haïtien,  et  au  sommet 
duquel  les  indigènes  battus  sur  l'habitation  d'Espagne  par 
les  français  le  19  Février  1803  se  retirèrent. 

Les  chefs  de  bataillon  français  Jumel  et  Léaumont  les  at- 
taquèrent avec  rigueur,  les  dispersèrent,  et  les  talonnèrent 
tellement  qu'ils  ne  leur  donnèrent  pas  le  temps  d'incendier 
l'habitation  Tiphaine. 

LOS  ANONClîîS.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Hinche. 

LOS  GOU  AILLES.  —  Habitation  située  dans  la  commune 
de  Hinch9.  150  carreaux  déterre  appartenant  à  Mr.  Coli- 
mon  depuis  1853. 

LOSIER.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Trois-Palmiers,  commune  de  Carice. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

LOSPALITE .  -  -  Voyez  Lopalite 

LOUIS.—  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  la  mer  entre  les 
pointes  de  l'AIbacou  et  de  Tiburon. 

LOUIS.  -  Voyez  ;  Saint-Louis. 

LOS  PUERTOS.  -~  Le  28  Février  1805  il  y  eut  un  combat 
où  le  commandant  Nerette  fut  capturé.  Il  eut  la  tête  tran- 
chée. M.  de  P.  Pierrot  était  duc  de  Los  Puertos,  en  1849. 

LOUIS  COSSIER.-  Voyez  :  Jean-Louis  Cossier. 

LOUIS  QUINZE.-- H.abitation  inoccupée,  située  dans  la 
section  rurale  de  la  Marre-à-Savon,  commune  de  Bombardo- 
polis,  appartenant  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 


-  LOUIS  SOUTY.-'    Habitation  inoccupée  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Carreau  Datty,  commune  de   Port -de-Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée, 

LOUISE.—  Voyez  :  Camp  de  Louise 

LOUMEAU.— .  Habitation  située  au  haut  du  morne  du  Cap 
au  point  le  plus  élevé  7Q9  mètres. 

LOUQUET.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
des  Moustiques,  commune  de  Jean-Rabel. 

.  L'Etat  y  possède  103   carreaux  de  terre   occupés    par  des 
fermiers. 

LOUSIA.—  Habitation  située  dans  la  commune  et  près  du 
village  de  Mirebalais. 

LOUTY.--^  Voyez:  Alexis  Louty..  -^-  Isaac  Louty.-  Souty.-- 

LOUVERTURE.  -  Voyez:  Ennery.- Artibonite, 

LOUVERTuRE.  -  Nom  d'une  rue,  à  Pétion- Ville,  en  l'hon- 
neur de 'Toussaint  Louverture. 

LOUVERTURE.-'-  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Rivière  des  Nègres,  no.  1er.  commune  de  St.  Louisdu 
Nord.  -;'  ■     " 

L'Etac  y  possède  21  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

LÔÛVERTURË.  —  Nom  d'une  rue  aux  Gonaives,  dans 
laquelle  l'Etat  possède  20  emplacements  occupés  par  des 
fermiers.  ' 

Un  tuyau  de  distribution  de  l'eau  de  cette  ville  doit  passer 
par  cette  rue.  , 

■    LOYERBAUPUIY.-^  Habitation  située  dans  les  sections 
rurales  des  Ecrevises  et   des  Trois  Palmi.stes,  commune    de 

Vallière.  ':v .        .  .  ' 

LOUZIER.— Habitation  située  dans  la  section   rurale  d 3 
Fond  Arabi,  connjae  de  Pâtit  G^âye.  Chapelle  rurale. 

.    LOZE.-  -  Habitation  située,  dans  la  commune  de  l'Anse-à- 
Veau. 

LUBIN-  —  Habitation  située  dans  la  5e  section  rurale  du 
Haut  de  St.  Marc,  commune  de  St.  Marc. 

LUCIA  (  la  ) .  —  Montafifne  dépendant  de  la  chaîne  Hiilera 
Cenrale,  dans  la  République  Dominicaine.  Hauteur  1300 
mètres. 

LUuIA.-  -  Voyez  .  Santa  Lucia, 

LUIZA  (la).— >  Petite  rivière  un  des  affluents  à  gauche  de 
l'Ozama, 


LUKE     LUVl  177 

LULER,  —,  Habitation  située  dans  la  plaine  des  Cayes, 
appartient  à  Cyriaque  Beauregard,  où  des  armes  furent  dis- 
tribuées pour  la  levée  de  boucliers,  contre  le  Président  Char- 
les Hérard  aîné  en  Mars  1844. 

LULY.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Vases  commune  de  l'Arcahaie.  sur  le  chemin  de  St.  Marc. 
En  1869.  les  Cacos  de  St  Marc  se  fi'xèrent  à  la  Croix-Lully, 
et  eurent  souvent  à  disputer  cette  position  aux  troupes  du 
gouvernement  dans  de^  combats  sanglants. 

El  1793,  un  officier  nommé  Lully,  homme  de  couleur, 
servait  vaillamment  la  France.  On  le  trouva  à  la  Coupe-à- 
Vlndà  marchant  dans  les  rangs  des  républicains  contre  les 
royalistes  en  rébellion  contre  les  décrets  de  la  Nation.  Il 
resta  fidèle  à  Santhonax. 

LU  MEUR.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Mont-Rouis,  no  2.  commune  de  St.  Marc. 

LUO.  ■-  Habitation  située  dans  la  section  rurele  de  Bou- 
quet, commure  des  Coteaux. 

L'Etat  y  pi^sède  9  carreaux  h  de  terra  et  4  portions  occu- 
pés par  des  fermiers.  — 

LUIS!  MON.  --  Habitation  située  à  la  section  de  Cochon- 
gras,  commana  de  JaiîîTî3l.  sur  laqaaîle  l'Etat  possède  15 
carreaux  de  terre  affermés  à  des  particuliers. 

LUVINCOUBT.  —  Habitation  située  dans  la  sction  rurale 
du  Fond  des  Rochelois,  commune  de  Miragoàne.  . 

L'Etat  y  passé ie  24  carreaux  de  terre  et  un  reste  occupés 
par  des  fermiers. 


M 


MâBILAIRE.-  Morne  situé  entre  Pestel  et  Corail,  impra- 
ticable en  temps  de  pluie  à  cause  d'une  terre  glaise  de  cou- 
leur rougeâtre  qui  est  très  glissante. 

MABLE  LECLERC-  Voyez  ;  Aimable  Léclerc. 

MACABE  ou  MACABON.- Rivière  tributaire  à  droite  du 
Massacre,  sur  le  bord  duquel  se  trouve  Laxavon. 

MABIAL.  --  Voyez  Marbial 

MACABON.  -  Rivière  de  la  république  dominicaine,  dans, 
le  district  maritime  de  Monte-Christ.  Elle  est  tributaire  du 
Yaguedu  Nord  qui  se  divise  près  d'elle  en  plusieurs  branches 
pour  aller  >e  jeter  dans  la  baie  de  Mancenilîe.  Elle  roule  du 
sable  d'or.  Tarit  dans  la  sécheresse. 

MAÇAN.->  Habitation  située  dans  la  Se.section  rurale  des 
Cayes. 

MACAO  (le).— Rivière  de  la  république  dominicaine,  qui 
se  jette  dans  la  mer  à  l'Est  de  l'île. 

Pointe  située  à   l'E.-^t  de  la  république  dominicaine. 

MACARY.  -  Habitation  située  à  Port  Margot,  Le  20  Août 
1924,  la  commission  cadastrale  a  fait  rapport  qu'elle  a  re- 
vendiqué une  portion  de  400  carreaux  et  plus  de  cette  ha- 
bitation en  faveur  de  l'Etat. 

MACASIA  (la).—  Rivière  de  la  république  dominicaine 
qui  se  jette  dans  le  Rio  Canas,  avant'de  se  jeter  dans  l'Arti- 
bonite. 

MACASIA. —  Ancienne  section  rurale  de  la  commune  de. 
las  Matas  de  Farfan.  En  1840  il  y  avait  58  habitations  bien 
cultivées  en  cannes,  café  et  vivres  de  toutes  espèces,  10 
hattds  aj'ant  des  places  à  vivres.  Total  68  propriétés. 

MACASSITE.--  Village  haïtien  de  la  commune  de  Lascas- 
hobas. 

MACAYA  (la).  -  Chaîne  de  montagne  qui  court  de  l'Est 
à  l'Ouest  dans  l'arrondissement  des  Cayes  parallèlement  à 
la  chaîne  de  la  Hotte,  dont  elle  dépend.  Elle  ferme  au  Nord 
la  plaine  amphithéatrale  des  Cayes. 

Voyez  le  plan  de  la  p'aine  des  Cayes, 
MACAYA-  -  Voyez  :  Balix  Macaya. 


MACE    MADA.  179 

M ACHONES.—  Terrain  situé  dans  la  commune  de  St. 
Christophe. 

MACHOQUET.—  Voyez  :  Carrefour  Machoquet. 

MACLTQUOT. —  Habitation  inoccupée  située  dans  la  com- 
mune de  Limonade. 

MACO.—  Montagne  de  2.160  mêtr;es  au  sud  du  Mont  Dia- 
ble frontière  haitienne  .  Sur  le  côté  Est  elle  tombe  abrupte 
à  piCc  Un  peu  vers  le  Nord'Ouest  sortent  He  la  terre  les 
eaux  de  l'Artibonite  qui  baigne  le  Nalgo  de  Maco  au  Nord 
à  l'E&t  et  au  Sud  et  l'isole  presqu 'entièrement. 

MACOMBE.--  Habitation  située  dans  la  commune  de  Lé- 
ogane  Fut  mise  en  vente  par  la  loi  du  10  mars  1814  pour 
relever  la  culture  et  augmenter  le  nombre  des  propriétaires^ 

M  ACOCHON.-^ Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Champagne  appartenant  aux  héritiers  de  Vve.  Chéry  Laja- 
lou^  l'ère.  - 

M ACON.-^  HabitatioîT  située  dans  la  section  rurale  de 
Margot,  commune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MAX  NEMORA.-^  Habitation  située  entre  le  Cap  et  la 
Crande-Rivière  du  Nord  par  laquelle  passe  le  chemin  de 
fer  entre  ces  2  villes. 

M  ACORIS  [  le  ] .—  Rivière  de  la  République  Dominicaine 
dane  laquelle  se  jettent  le  Casai,  l'Amiraulte,  le  Matahambe 
la  Cana,  la  Maguace,  l'îguano,  la  Livanas,  l'Avijas,  la  Lajas, 
riguana  et  los  Dos  Rios,  dans  la  province  de  Seibo.  Elle  ar- 
rose, avec  deux  de  ses  alïïuents,  une  portion  de  la  commu- 
ne de  los  LIanos.  Elle  prend  sa  source  à  la  Loma  Uvero,  dé- 
pendance du  mont  de  los  Muertos,  et  à  son  embouchure  près 
de  la  ville  de  San  Pedro  de  Macoris,  dans  le  distrit  maritime 
du  même  nom  après  un  cours  de  80  kilomètres. 

Les  habitants  du  village  de  los  LIanos  embarquent  leurs 
denrées  à  l'embouchure  du  Macoris  et  au  port  d'André,  sur 
la  côte  Nord  de  l'Ile  .  On  remonte  la  rivière  en  bateaux  de 
10  pieds  de  tirant  d'eau  à  plusieurs  kilomètres. 

La  baie  de  Macoris  est  formée  par  la  mer  des  Antilles. 

Les  montagnes  de  Macoris  sont  situées  à  l'E.  N.  E.  de  l'Ile 

^  MACORIS.  -  Voyez  :  San  Pedro  de  Macoris.  --  San  Fran- 
cisco de  Macoris. 

MADAME.— Habitation  situéa  dans  la  section  rurale  de 
Bellevue  Charbonnière,  commune  de  Pétion-Ville. 

MADAME.  ~  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Cadets,  commune  de  Pétion-Ville.  Il  a  une  source. 

MADAME.    -  Habitation  caféière  située  dans   la  section 


180  MAÛA     MADA 

rurale  de  Trou-Coucou  No  2,  commune  de  la  Croix-des-Bou- 
quets. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

MADAME  CADET.-  -  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale du  Bas-des-Gris-Gris,  commune  de  Bainet. 

MADAME  C0MBEÎ3  PICOT.— Habitation  située  près  de 
Cayes  appartenant  au  général  Antoine  Simon.  Belle   rivière. 

MADAME  DE  LEOGANE.--  ou  GROTTE  D'ANACAONA 
Grotte  à  stalactites  et  à  stalacmites  située  tout  au  haut  d'un 
morne  dans  la  section  rurale  de  Petit -Boucan,  commune  de 
Léogane.  Pour  se  rendre  de  cette  ville  à  la  Grotte,  on  traver- 
se la  Rivière  de  Léo.scane  à  un  sentier  montant,  enfoncé  dans 
les  montagnes.  On  s'avance  dans  des  gorges  où  le  soleil  ne 
parait  que  de  loin  en  loin,  où  l'on  ne  voit  que  les  pentes  des 
mornes  aux  végétations  verdoyantes,  véritables  citadelles 
naturelles  et  formidables. 

Le  chemin  est  très  difficile  à  gravir  et  occupe  autant 
les  mains  que  les  pieds.  Il  faut  escalader  le  morne,  en  s'ac- 
crochaTit  aux  broussailles  et  aux  touffes  d'herbe  à  la  fa- 
çon des  chèvres,  c'est-à-dire  à  quatre  pattes,  ébranlant  à  cha- 
ques  pas,  quelques  pierres  qui  se  détachent  et  roulent,  en 
entrairant  beaucoup  d'autres    sur  la  pente  de  la  montagne. 

On  parvient  au  seuil  de  la  grotte  après  une  ascension  de 
trois  quarts  d'heure.  Des  arbres  poussés  à  l'entrée,  la  fer- 
ment comme  une  herse  baissée  barre,  la  porte  d'un  château 
fortifié.  Entre  les  troncs  augmentant  de  grosseur  chaque 
année,  on  se  glisse  dans  un  passage  étroit. 

Des  rideaux  de  lianes  sauvages  tapissent  l'intérieur  de 
cette  caverne  fameuse.  L'()bJ^curité.  le  silence  et  les  choses 
confuses  qu'on  entrevoit  au  fond  donnent  un  aspect  effra- 
yant à  cette  mystérieuse  salle  souterraine  que  des  mabouyas 
(l'une  grandeur  demeusurée  sillonnent  en  tous  sens. 

A  cette  hauteur  le  regard  découvre  la  belle  plaine  de  Léo- 
gane,  le  Grand-(joâve,  le  fort  Campan  ;  vers  l'Est  la  chaîne 
du  morne  de  Malanga  qui  a  changé  son  nom  en  celui  de  mor- 
ne des  Commissaires»  depuis  que  les  commissaires  civiles  San 
thonax  et  Polvérel  se  rendant  à  Jacmel,  l'ont  traversé  en 
1794. 

Au  Nord  on  voit  poudroyer  le  chemin  de  Port-au-Prince 
enjambant  la  Grande-Rivière  de  Léogane,  qui  va  se  pei'dre 
dans  la  mer  au  delà  du  fort  Ça -Ira.  Enfin  plus  loin,  la  Ri- 
vière Froide,  la  Montagne  Noire  de  Pétion-Ville  et  le  morne 
de  Bellevue. 

Pour  descendre  de  la  grotte,  les    difficultés  ne  sont  pas 


MADA.  MADE.  181 

moins  grandes.  Il  faut  prendre  garde  de  ne  pas  dégringo- 
ler. Cette  grotte  a  servi  d'asile  à  la  Reine  Anacaona,  cacique 
du  Xaragua  et  du  Maguana. 

MADAME  LUCE.—  Habitation  située  dans  la  section  de 
de  la  Rivière  de  Barre  No  1er,  commune  de  Saint-Louis  du 
Nord. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  t^rre  occupés  par  des 
fermiers. 

MADAME  MICHEL.  -  Voyez  :  Savanne  Madame  Michel. 

MADAME  PIERRE.  -  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Margot,  commune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  12  carreaux  de  terre;  occupés  par  des 
fermiers. 

MADAME  VIGUIER.—  Source  située  à  Petit  Boucan, 
près  de  Léogane,  à  environ  10  km.  au  S,    E.  de  Léogane. 

MADELEINE  (LA).—  Chapelle  du  quartier  des  Pisquettes, 
à  Poit-au- Prince,  donnant  sur  la  rue  américaine.  Ecole  des 
Sœurs  de  Sainte  Rose  de  Lima.  (  Orphelinat  )' 

MADELEINE.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
du  Bas  de  Lirabé  No  2,  commune  de  Limbe.  '^  - 

L'Etat  y  possède  5  car.   de  terre  occupés  par  des  ferriliérs 

MADELINE."- Habitation  au  Quartier  Morin,  apparte- 
nant à  Etienne  Detjeen.  Elle  fut  dévastée  par  les  Cacos,  en 
1915.  Plusieurs  autres  habitations  subirent  le  même  sort, 

MADELINE.—  Habitation  située  entre  le  Cap  et  la  Gran- 
de Rivière  du  Nord  par  laquelle  passe  le  chemin  de  fer  en- 
tre ces  deux   villes. 

MADSO.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Fonfrède,  commune  des  Cayes. 

MADËRA  (  la  ).—  Ancienne  section  rurale  de  la  commune 
de  Moca.  En  1840,  on  y  comptait  45  habitations  bien  .culti- 
vées. .  :  iv: 
-  MADERE.—.  Habitation  située  dans  la  commune  de  Jéré- 
raie  sur  les  rives  de  la  Rivière  Guinaudée.  Belle  cascade.  C'est 
là  que  prit  naissance  le  général  Davy  Dumas,  le  père  d'A.le- 
xandre  Dumas,  le  grand  romancier  français.  La  population 
de  cette  région,  dit  Antoine  Laforest,  dans  le  récit  de  la  tour- 
née du  Président  Antoine  Simon  à  Jérémie  en  1910,  se  dis- 
tingue d'entre  les  autres  par  un  cachet  particulier  d'amour 
propre  et  de  bonnes  manières.                               .    ;  ; 

Le,  ministre  Jérémie  à  qui  Antoine,  Laforest  faisait  part  de 
cette  remarque,  lai  dit. qu'il  se  peut  bien  que  l'.expression 
Coq-Madère,  signifiant  faraud  et  élégant,  vienne  de  cette 
source. 


182  MADÈ     MADE 

L'habitation  Madère,  une  des  plus  pittoresques  d'Haïti  et 
située  en  la  section  rurale  de  la  Basse-Guinaudée,  commune 
de  Jérémie,  est  le  lieu  d'origine  de  l'illustre  famille  des  Du- 
mas. 

Là,  en  1762,  prenait  naissance,  Davy  Dumas,  fils  du  Mar- 
quis de  la  Pailleterie,  colon  français,  et  de  Tiennette  Du- 
mas, négresse  affranc'iiie. 

Davy  Dumas  répudia  le  nom  noble  de  son  père,  pour  adop" 
ter  celui  plus  que  plébéien  de  sa  pauvre  Mère,  à  peine  sortie 
de  l'esclavage  et  qu'il  aimait  de  l'amour  le  plus  tendre  et  le 
le  plus  profond. 

Cependant,  jeune  homme,  il  suivit  son  père  en  France  où, 
dans  les  fameuses  guerres  dp  la  Republique,  il  devint  géné- 
ral, aux  côtés  des  Hoche,  des  Marceau,  des  Moreau,  des  i^lé- 
ber,  des  Desaix,  des  Massena  et  des  Kellermann. 

La  fougue,  l'intrépidité  et  la  force  musculaire  du  mulâtre 
extraordinaire  et  étonnant,  le  firent  surnommer  l'Horatius 
Codes  du  Tyrol,  grâce  à  ses  prouesses  héroïqu^^s  et  l'on  pour- 
rait dire  titaniques. 

Le  général  Dumas  a  été  de  l'expédition  d'Egypte  avec  Bo- 
naparte. Ses  frasques  chevaleresques  vis  à  vis  du  général  en 
chef  sont  proverbiales. 

En  revenant  d'Egypte,  en  1798,  ii  fut  capturé  et  fait  pri- 
sonnier, en  Italie,  où  ii  souffrit  de  très  d'ires  privations.  IF 
mourrut  en  P^rance  en  1806. 

Le  fils  du  général  Dumas,  le  fécond  et  célèbre  romancier 
dramaturge  françLiis,  Alexandre  Dumas  naquit  à  Villers-Cot- 
terêts,  dans  l'arrondissement  de  Soissons,  Département  de 
l'Aisne  en  1803. 

L'illustre  auteur  des  Trois  Mon!<quetaires.  du  Comte  de 
MonU-Chrii^to  Qt  de  tant  d'œuvres  réputées  et  populaires, 
donna  naissance  au  nom  nioins  célèbre  roirancier  et  drama- 
turge, Alexandre  Dumas  fils,  auteur  de  la  Dame  aux  Camér- 
lias,  du  Demi -Monde,  du  Fils  Nature',  ce  dernier  puissant 
ouvrage  de  mœurs  sociales  où  il  défend  les  droits  du  fils  na- 
turel que,  d'ailleurs,  il  était  lui  même.  Il  était  membre  de 
l'Académie  française. 

Les  haïtiens  cultivés  sont  généralement  très  fiers  de  l'ap   ' 
parentage  avec  la  lignée  des  Dumas,  dont  une  plac^  de  Paris 
portera  le  nom  :  "  La  place  des  trois  Dumas  "  ornée  de  leurs 
trois  statues. 

A  chaque  fête  des  Rois,  le  G  Janvier,  la  tradition  a  été 
longtemps,  à  Jérémie,  de  la  part  de  la  jeune  élite  de  cette  in- 
téressante cité,  de  pélériner  à  la  Guinaudée  sur  l'habitation 
provert,  propriété  de  Mme  Auguste,  non  loin  de  Madère  où 


1 


J 


■MADA    MÀDA  188' 

se  trouve  l'emplacement  de  la  case  des  Dumas  ainsi  que.   la" 
guillerette  cascatelle  formés  par  la  rivière  delà  Guinaudée, 
coulant  au  travers  des  collines  ondulées  et  agrestes .  C'est  le 
*•  Bain  des  Dumas",  le  lieu  de  dilection  des  joyeux  excursion- 
nistes jérémiens. 

M.  Frédéric  Febvre,  le  renommé  vice  doyen  de  la  Comédie 
française  et  l'ami  personnel  d'Alexandre  Dumas  fils  partant 
en  1895  pour  Hâiti  reçut  du  grand  académicien,  mandat  d'al- 
ler visiter,  en  la  compagnie  de  Mme  Febvre,  les  lieux  fameux 
où  sa  famille- vit  le  jour:     ■ 

Cette  excursion  retentissante  et  historique  demeure  dans 
toutes  les  mémoires  haïtiennes. 

Les  sites  de  la  Guinaudée  sont  un  enchantement,  panora^ 
mas  grandioses,  points  de  vue  pittoresques  et  piquants,  tem- 
pérature tempérérée  et  douce.  La  limpidité  extraordinaire 
de  la  source  de  Madère,  dont  s'alimentent  les  guildives  du 
voisinage,  assure  une  production  d'alcool  de  toute  première 
qualité.  :  : 

Les  touristes  qui,  de  par  la  publicité  étendue  et  appréciée 
du  "Livre  Bleu  ",  finiront  par  bien  s'intéresser  à  Haiti,  ne- 
débarqueront  certes,  jamais,  à  Jérémie,  sans  se  payer  l'agré- 
ment de  la  petite  excursion  d'une  heure  et  demie  de  cheval, 
à  la  Guinaudée,  Patrie  des  Dumas. 

.  IL  y  vit  encore  des  descendants  de    l'illustre  famille   des 
Fresnel,  dont  l'un  des  fils  s'appelle  justement  Dumas  Fres:nel. 
MADETTE.   -  Voyez  :  Nodette.  v  ;  > 

MADOUR.—  Voyez  r.VédiceMadour. 

MADRIGAL  (  LE).—  Petite  rivière  de  la  république  do- 
minicaine, qui  se  jette  à  gauche  dans  la  Jayiia,  province  de 
Santo  Domingo. 

MAGrt.NDON.—  Habitation  et;  quartier  dépendant  de 
Grand-Goâve. 

MAGANTE.^  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  la  mer  entre 
le  lobo  et  la  Boba  sur  la  côte  Nord  de  l'île. 

MAGARD. —  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  dès  Moustiques,  commune  de  Jean-Rabel,  appartenant 
à  l'État.  Contenance  indéterminée. 

MAGELE.  —  Habitation  située  dans  la  commune  de  Ver- 
rettes.  L'Etat  y  possède  une  portion. 

MAGARIN  [  LE  ].- Petite  rivière  de  la  république  domi- 
caine,  qui  se  jette  dans  le  Soco,  dans  la  province  de  Seibe. 

MAGASIN  CARRIES.-  Habitation  de  700  carreaux  de 
terre  appartenant  aux  héritiers  Alexis  Carriès,  située  dans  la 
section  rurale  de   Mont-Rouis,  commune  de  l'Arcahaie,   sur 


184  MAGA     MAGN 

la  route  de  Saint  Marc.  Il  y  a  en  effet  sur  cette  habitation, 
assez  près  du  rivage  de  la  mer  d'anciennes  ruines  des 
magasins  qui  servaient  aux  cultivateurs  des  environs 
du  temps  de  la  colonie.  Propriété  des  héritiers  Alexis  Carrié. 
Mines  de  salpêtre,  forêts  de  cachimans.  58,63  kilomètres  ou 
14.66  lieues  de  Port  au  Prince.  Station  de  chemin  du  fer  de 
Port  au  Prince  à  Saint  Marc,  inaugurée  le  23  juillet  1913.  En 
1918,  les  héritiers  Alexis  Carrié  ont  vendu  100  carreaux  de 
terre. 

MAGDALENA  ^Pointe  située  au  Sud  de  la  république  do- 
minicaine. 

MAGDELEINE.--  Habitation  située  près  du  poste  inili- 
taire  de  la  Petite-Anse,  commune  du  Cap  Haïtien. 

L'Etat  y  possède  18  carreaux  è  de  terre  et  9  emplacements 
occupés  par  des  fermiers. 

MAGDELEINE  —  Mornes  de  la  commune  de  Vallières, 
[Perches  ]  sur  lequel  est  établi  un  fort  :  position  stratégique 
importante  Sa  garnison  fit  détection  à  l'insurrection  des  Nor- 
distes le  8  Janvier  1889  et  se  rallia,  à  l'exemple  de  Naltière 
au  gouvernement  du  président  Légitime.  En  1869  la  division 
du  général  Ulysse  Bas  fut  défaite  par  les  cacos  de  Vallières 
campés  au  fort  du  morne  Magdeleine. 

MAGDELEINE.  -  Forteresse  qu'Ovando  avait  fait  cons- 
truire en  1504  sur  le  territoire  de  San  Pedro  de  Macoris  pour 
contenir  les  indiens. 

MAGDELEINE.™  Voyez  :  Madeleine. 

MAGESSE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Girandoise,   commune  de  Cavaillon. 

L'Etat  y  possède  entre  cette  habitation  et  Patel  3  carreaux 
de  terre  occupés   par  des  fermiers, 

MAGETON.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Boucassin;  commune  de  l'Arcahaie. 

MAGUI.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Grande-Montagne- Roue  Cabrouet  numéro  1er,  commune  de 
Verrettes. 

L'Etat  y  possède  25  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MAGISAL—  Voyez  :  Maïssal, 

MAGNAN.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Cahos. 

En  1802,  Toussaint  Louverture  y  fit  transporter  les  trésors 
qu'il  avait  entassés  à  la  Petite  Rivière  de  l'Artibonite,  à 
l'arrivée  de  l'expédition  Leclerc.  Quatre  cents  espagnols  qui 
avaient  travaillé  au  transport  de  ces  fonds  furent,  dit-on  sa- 


MAGN     MAG'N*  ■  185 

crifiés.  Le  commandant  Aignan  qui  les  conduisit,  reçut  l'or- 
dre de  porter  la  surveillance  la  plus  sévère  sur  le  lieu  où 
étaient  cachées  les  plus  grandes  ressources  du  gouverneur 
Toussaint.  Tout  cet  argent  n'appartenait  pas  personnelle- 
ment à  Toussaint.  C'était  particulièrement  l'or  des  caisses 
nationales  de  l'Arcahaie,  de  St.  Marc,  de  Verettes,  de  la  Pe- 
tite Rivière  et  des  G3aaïv33  Au  milieu  des  bagages  se  trou- 
vait aussi  l'argent  appartenant  aux  généraux  Dessalines, 
Vernet  et  Charles  Bélair,  îl  est  impossible  d'évaluer  le  chif- 
fre de  ces  fonds;  mais  il  est  certain  qu'il  a  dû  être  énorme, 
si  l'on  se  rappelle  les  grandes  économies  que  faisait  Toussaint 
chaque  année.  Les  américains  l'évaluaient  sans  raison  à  220 
millions  de  francs,  et  les  français  à  33  millions  de  francs,  ce 
qui  est  plus  raisonnable. 

Lorsque  la  division  Rochambeau  pénétra  aux  Cahos,  elle 
enleva  presque  la  totalité  de  ce  trésor  qui  fut  transporté  aux 
Gonaives,  puis  au  Cap  par  mer.  Les  soldats  de  Toussaint, 
poursuivis  par  les  français  la  baïonnette  aux  rein 5,  avaient 
abandonné  tous  les  bagages  qui  leur  avaient  é^.é  confiés.  Pour 
arrêter  l'acharnement  des  français,  ils  laissaient  tomber  de- 
vant eux  des  sacs  d'argent  dont  ils  s'étaient  saisis  dans  leur 
fuite,  et  se  dispersaient  dans  les  bois.  La  plupart  des  prison- 
niers indigènes  furent  sacrifiés  par  les  soldats  européens,  qui, 
fatigués  de  carnage,  se  livrèrent  au  pillage.  Les  femmes  fu- 
rent dépouillées  avec  une  rage  frénétique;  elles  eurent  les 
oreilles  arrachées  avec  les  boucles  qu'elles  portaient;  elles  fu- 
rent mises  entièrement  nues,  violées  et  flagellées.  Pour  une 
bague,  un  collier,  un  bijou  quelconque,  l'indigène,  n'importe 
son  sexe  ou  son  âge,  recevait  la  mort. 

Le  général  Roehambeau  fit  enlever  les  trésors  des  caisses 
natioaales  de  St.  Marc,  de  Verettes,  de  la  Petite  Rivière  et 
des  Gonaives  qui  avaient  été  transportés  sur  l'habitation  Ma- 
gnan  par  ordre  de  Toussaint,  et  les  achemina  sur  les  Go  naï- 
ves. 

Au  milieu  de  ces  scènes  de  carnage,  les  da,mes  Gabart, 
Daut  et  Vernet  se  précipitèrent  aux  genoux  du  général  Ri- 
gaud  et  lui  demandèrent  en  grâce  de  les  sauver. 

Rigaud  les  prit  sous  sa  protection,  et  les  mit  à  l'abri  de 
tout  danger.  Il  demanda  à  Madame  Gabart  des  nouvelles  de 
Dessalines.  Quand  il  sût  qu'il  était  à  la  Petite  Rivière  de  i'Ar- 
tibonite,  il  dit  :  je  suis  fâché  de  ne  pouvoir  lui  parler,  car  je 
lui  aurais  fait  comprendre  les  intentions  du  gouvernement 
français  qui  ne  veut  que  le  bonheur  des  habitants  de  Saint 
Domingue,  et  qui  ne  fait  la  guerre  qu'au  traitre  Toussaint 
Louverture.  Dès  l'apparition  des  français  sur  le  plateau  du 
Grand-Fond  Magnan,  les  dames  Louverture  et  Dessalines 
avaient  pris  ia  fuite,  et  s'étaient  retirées  sur  l'habitation 
Vincendiaire,  vêtue*  chacune  d'une  simple  chemise. 


186  MAGN.     MâGN. 

MAGNAN.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Savanne-brûlée  nurnéro  2,  commune  de  Dessalines. 

L'îiltat  y  possède  7  carreaux  3[4  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MAGNAN  DES  BASSINS.-^  Habitation   située  dans   le 

voisinage  des  Gonaives.  Il  y  a  une  très  belle  source  dont  on  a 

pensé  à  diriger  les  eaux'^ur  la  ville  ;  on  l'appelle  rivière  des 

Bassins.  Mais  cet  emorunt  ne  saurait  être  fait  sans  une  perte 

,  sensible  pour  Tagricultura  de  la  contrée. 

MAGNAN.  -Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bassin-Caiman,   commune  de  Dondon. 

L'Etat  y  possède  28  carreaux  1[2  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MAGNAN.--  Voyez  :  Grand  Fond  Magnan. 

MAGNAN  CHARBONNIER. -Habitation  située  dans  la 
section  rurale  de  Chemin-Neuf,  commune  d'Ennery, 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MAGNAN  JEAN  RADA  -  Habitation  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  HautCahos  No  1er.  commune  de  la  Petite  Ri- 
vière de  l'Artibonite. 

L'Etat  y  possède*  7  carreaux  déterre  et  un  reste  occupés' 
par  des  fermiers, 

MAGNAN  LAMOTHE.  -  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Nouvelle-Flandre,  commune  d'Ennery. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  dis  fer- 
miers. 

MAGNAN  PEROU.—  Habitation  située  dans  la  section- 
rurale  de  Chemin  Neuf,  commune  d'Ennery. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer-,, 
miers.  Voyez  :  Pérou.  Pérou  Mondeau. 

MA.GNIN. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Ecrevisses,  commune  de  Vallière 

L'Etat  y  po.ssède  5  carreaux  de  terre  occupés  ,jar  des  fer- 
miers. 

MAGUA.  -  Un  des  cinq  Etats  ou  cacicats  ou  xis,  ou  royau- 
mes des  indiens  lors  de  la  découverte  d'Haiti.  On  l'appelait 
royaume  de  la  Plaine.  If  avait  sa  capitale  au  lieu  où  depuis 
fut  bâtie  la  ville  de  la  Conception  de  la  Vega.  Le  cacique  Gua- 
rionex  y  commandait, 

MAGUA  (  LA  ).--  Rivière  de  la  république  dominicaine, 
qui  se  jette  dans  la  baie  de  Samana  entre  l'embouchure  de  la 
Yuria  et  le  capEugano.  Le  projet  d'endiguer  et  d'ecluser  la 


MAGU    M-AHO  1S7 

rivière  de  la  Ma^ua  .et quelques  uns  des  tributaires,  fut  couçu 
par  des  américains  vers  le  milieu  de  ce  siècle.  Déjà  on  avait 
fait  les  études  et  les  travaux  préparatoires.  L'exécution  n'eut 
pas  lieu  par  manque  de  bras  et  le  peu  de  confiance  qu'on 
avait  dans  les  indigènes,  qui  voleraient  l'or. 

MAGU  A  (  LA  ) .  -  Rivière  affluent  (  à  droite  )  de  la  rivière 
du  Mocadans  la  province  de  Santiago. 

MAGUACA.  --  Rivière  tributaire  de  la  Yuna  à  droite." 

MAGUACA.  —  Rivière  affluent  à  gauche  du  Grand  Yagua. 

MAGUACE. — Petite  rivière  delà  république  dominicaine 
qui  se  jette  dans  le  Macoris,  dans  la  province  de  Seibe. 

MAGUANA  Y  SABANCTA.-,  Ancienne  section  rurale  de 
la  commune  de  San  José  de  las  Matas.  En  1840  elle  consistait 
en  savanes  ayant  des  jardins  de  vivres,  et  de  grains.  Banane- 
ries  et  battes.  Coupe  d'acajou  à  l'une  de  ses  extrémités.  On 
commençait  à  planter  le  tabac  et  le  café. 

MAGUANA.  —  Un  des  cinq  états,  ou  cacicats,  ou  xis,  ou 
royaumes  des  indiens  lors  de  la  découverte  d'Haiti.  Il  avait 
sa  capitale  au  lieu  où  a  été  bâtie  la  ville  actuelle  de  Saint 
Jean,  sur  la  rive  de  Neybe.  tiaonabo,  de  race  caraïbe,  s'en 
était  fait  cacique  par  sa  valeur  et  ses  talents.  . 

MAGUANA.  —  Vovez  :  Saint  Jean  de  la  Maguana. 
MAHO.-Rivière  qui  se  jette  dans  la  baie  de  l'Acul  du  Nord. 

MAïiOT.—  Rivière  tnbutaire  adroite  de  la  grande  rivière 
de  Jéfémie.  Elle  descend  avec  fracas  du  mont  de  la  Nouvelle 
Saintonge  et  contient  toujours  de  l'eau. 

M  AHOT.-^  Rivière  qui  se  jette  entre  les  pointes  de  l'Abà- 
cou  et  de  Tibuion.  On  l'appelle  aussi  Marchatèré. 

MAHO.-'  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  la  Grande  Rivière, 
de  Nippes.  Voyez  :  Maot.  [ 

MAHOT.^  Voyez  :  Trou  Mahot.  Mahotte. 

MAHOTIËRE.  -  Huitième  section  rurale  de  la  commune 
de  Port-de-Paix. 

L'Ltat  y  possède  des  terres  inoccupées  sur  les  habitations  : 
Lassàle.  Beauchamp,  Huroncourt,  Lamangerie,  Paillette,  Bru- 
nette,  Hauty.  Hatrelle,  Grand-Fond,  Mayette,  Jacot. 

MAHOTIËRE.—  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Montagne  Noire,  commune  de  Pétion-Ville. 

MAHOTIËRE,  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Boucan-bois-pin,  commune  de  Grands-Bois,  sur  laquelle. 
l'Etat  pDssèie  4  carreaux  de  terre  inoccupés. 

MAHOTIËRE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  commune  de  Port-à  Piment,  appartenant  aux  héritiers 
de  Pierre  Beaulieu  ^t  de  Jeanne  Athénaïse  Beaulieu. 


188  MAHO    MAHO 

MAHOTIERË.— s  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  la  Savane-Bi*ûîée,  No  1er.  commune  de  Des- 
salines, appartenant  à  l'Etat.  Contenanco  indéterminée, 

MAHOTIERË.-'- Source  qui  prend  naissance  sur  l'habita^ 
tion  Tort,  commune  de  Port-au-Prince,  dans  la  direction  dû 
poste  de  Carrefour.  Elle  arrose  les  habitations  Tort  et  Côte. 
(  Voyez  le  plan  de  Volarit  le  Tort.  ) 

MAHOTIERË.  -  Pointe  située  au  Sud  de  l'Ile  de  la  Gona- 
ve.  Voyez  ce  mot. 

MAHOTIERË.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Morne-Chandelle,  commune  de  Petit-Goâve,  appartenant 
aux  héritiers  N.  Gâteau. 

MAHOTIERË.^  Voyez  :  Pîaideau  Mahotière. 

Au  mot  Mahotière,  il  est  bon  da  rappeler  le  beau  trait  de 
courage  suivant  : 

En  1802,  Rochambeau,  pour  monter  la  cavalerie,  avait  éta- 
bli dans  rOuest  un  système  de  réquisition  par  lequel  chaque 
citoyen  était  contraint  de  fournir  un  cheval  à  la  municipalité. 
Cette  mesure  fit  naître  toutes  sortes  de  vexations  exercées 
sur  les  bourgeois  noirs  et  jaunes.  Les  satellites  du  colonel 
Panis,  le  septembriseur,  un  des  assassins  de  la  vertueuse  du- 
chesse de  Lamballe  commandant  de  la  place  de  Port-Répu- 
blicain, s'appropriait  ainsi  les  meilleures  montures  des  indi- 
gènes. Ces  spoliations  faisaient  murmurer  ;  mais  personne 
n'osait  encore  s'y  opposer.  Un  citoyen  de  couleur,  Mahotière, 
le  premier  osa  élever  la  voix  contre  ces  abus.  Il  jouissait 
parmi  les  siens  et  les  cultivateurs  du  voisinagre  d'une  grande 
considération.  Le  commandant  de  la  place  lui  fit  demander 
un  cheval  pour  une  mission.  Le  vertueux  citoyen  envoya  une 
de  ces  montures  ordinaires.  On  la  lui  renvoya  en  lui  enjoi- 
gnant de  donner  son  meilleur  coursier.  Mahotière  s'y  refusa 
formellement,  et  déclara  énergiquement  qu'il  ne  se  soumet- 
trait jamais  à  cette  exigence  arbitraire.  Aussitôt,  des  gendar- 
mes assaillirent  sa  maison,  le  garrotèrent  et  le  j^^tèrent  en 
prison.  Il  fut  condamné  à  être  pendu  comme  espion  de  La- 
mour  Dérance.  Le  malheureux  n'avait  jamais  eu  aucune  rela- 
tion avec  ce  chef  de  bandes.  Il  fut  pendu  au  même  lieu 
qu'Henriette  Saint  Marc,  sur  la  place  du  marché  de  l'Ei^-lise, 
avec  un  écriteau  sur  la  poitrine  portant  ces  mots  :"  Espion 
de  Lamour  Dérance  ".  Le  lendemain  dimanche  était  un  grand 
jour  de  marché  ;  pas  un  campagnard  ne  descendit  en  ville. 
Le  son  lugubre  du  lambi  retentit  au  fond  des  ravins,  dans  les 
forêts.  Ce  fut  le  signal  de  la  révolte  ues  derniers  campa- 
gnards restés  encore  fidèles  aux  français,  aux  portes  dé  la 
ville  '      • 

Mahotière  était  sincèrement  attaché  à  la  France. 


MaHO     MAHO  189 

MAHOTTul—  Morne  à  TArcahaie .  En  1807  lorsque  Pétion 
marcha  contre  Christophe,  celui-ci  envoya  des  troupes  contre 
lui.  Le  généra!  Romain  atteignit  l'Arcahaie,  traversa  le  mor- 
ne Mahotte  et  alla  occuper  le  poste  Lapointe.  Voyez  :  Mahot, 
Maho,  Trou  Mahot. 

MAILLARD  ou  MAYARD.-'-  Habitation  inoccupée  située 
dans  la  section  rurale  de  Fond  Bapt:«te,  commune  de  l'Arca- 
haie,  appartenant  à  l'Etat. 

Contenance  indéterminée. 

MAILLARD  ou  MAYARD.—  Habitation  située  dans  la 
plaine  des  Cayes.  Le  général  Fabre,  commandant  de  l'arron- 
dissement des  Cayes  s'y  transporta  ie  2  mai  1862,  lors  de  la 
prise  d'armes  de  Cholette. 

MAI LLOT.-'- Voyez  :  Poste  Maillot. 

MAISSAL.-^  Rivière  qui  se  jette  dans  la  Guayamuco  (  Ri- 
vière Laposte  ).  Des  auteurs  l'écrivent  Magisa,  xMagisal. 

MAIS  Marron.—  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Labrande,   commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  6  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MALMON.--  Section  rurale  du  district  de  Puerto  Plata- 
En  1839  il  y  avait  26  habitations  cultivées.  Produits  500  livres 
café;  148  surons  tabacs;  45  livres  mais;  38  livres  1|2  pois;  45 
livres  1(2  riz  45  gallons  sirop;  64  livres  coton  :  coupes  d'aca- 
jou 4,  ayant  livré  52.923  2|3  pieds. 

MAIMON."  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  la  baie  de  Sa- 
mana  entre  l'embouchure  de  la  Yuna  et  le  Cap  Engano. 

MaIMON.--  montagne  de  la  république  dominicaine,  de  la 
chaîne  de  los  Muertos,  dans  le  district  de  Puerto  Plata.  Il  y  a 
deux  mines  d'aimant.  En  1747  on  cessa  d'exploiter  par  ordre 
de  l'autorité  une  mine  de  cuivre  fort  abondante. 

Les  mines  de   Hatillo  Maimon  ont  produit  peu  de  cuivre. 

On  y  trouve  aussi  une  pierre  précieuse,  le  lapis  lazuli  ou 
lazulite,  espèce  d'agathe  b'eu  azuré,  la  pierre  à  plâtre.  Une 
gorge  joint    la  vallée    de  la  Jaina  avec  celle  de  Maimon. 

Le  chemin  passe  à  Banao  et  atteint  dans  la  savanne  de  La- 
gueneta  le  premier  point  élevé  ayant  une  belle  vue  dans  le 
lointain;  il  s'étend  pendant  plusieurs  lieues  sur  la  cime  d'une 
chaîne  étroite,  à  travers  des  forêts,  des  boues  et  des  vases, 
jusqu'aux  collines  gazonnées  de  la  Savanne  delà  Puerta,  au 
commencement  de  la  pente  Sud. 

MAIMON.  -  Petit  village  florissant  dépendant  du  dis- 
trict de  Puerto  Plata,  sur  le  territoire  ci-dessus,  au  bord 
de  la  mer.  Le  port  ne  peut  recevoir  que  de  petits  bateaux. 


190  MAIM     MAIS 

Un  col  conduit  du  mont  Isabela  à  Maîmon, -le  long'de  la 
vallée  de  la  rivière  ;  il  mène  alors  à  travers  une  colline  es- 
carpée dans  la  plaine  du  Yaque.  Et  la  route  de  los  Hijos 
dalgos  que  parcoururent  les  premiers  ;  Colomb  et  ses  com- 
pagnons. 

MAIMON.  —  Rivière  de  la  république  dominicaine  qui  se 
jette  dans  la  Yuna  à  FB-3t.  Au  pied  de  la  rivière  se  trouve 
une  colline  de  fer  aimanté  à  100  pieds  au  dessus  de  la 
savane  adjacente.  Cette  colline  à  100  pieds  de  long  sur  400 
de  large  :  le  coté  en  face  de  la  rivière  se  compose  d'une 
masse  solide  de  calcaire  cristallisé  ;  tandis  que  la  partie  Sud 
se  compose  de  pyrite  magnétique  qui  contient  68  %  de  fer. 
Des  milliers  de  tonnes  de  ce  métal  gisent  à  la  superficie, 
dans  lé  voisinage  d'un  fleuve  navigable,  et  de  grandes  fo- 
rets. Le  calcaire  y  est  aussi  abondant. 

On  peut  naviguer  sur  le  Maimon  en  radeaux  à  partir  de 
Hatiilo.  Ses  affluents  sont  à  droite  de  Jean  Manuel  de  Vuel- 
to  et  Maragita. 

MAISON.  —  Voyez  :  Belle  Maison.  —  Bonne  Maison.  -- 
Grand'Maison: 

MAISONNEUVE.  —  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Boucan- Michel,  com.mune  du   Borgne. 

L'Etat  possède  25  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer-' 
miers. 

MAISSADE.  —  Commune  de  l'arrondissement  de  Hinche 
département  de  l'Artibonite,  contenant  les  sections  rurales 
de  Aguahidionde  (  rive  droite,  )  Aguahidionde  (  rive  gau- 
che, )  Savane  Grande,  Narang,  Hatio.  On  l'appelle  aussi  Mai- 
sal,  c'est-à-dire  terre  semée  de  maïs.  Population  laborieuse 
Les  habitants  s'appellent   Maissadiens. 

L'importance  de  Maissade  provient  de  son  marché  qui  se 
tient  les  jeudis  et  vendredis  et  que  fréquentent  les  gens  de 
l'Artibonite  et  du  Nord.  Durant  ces  2  jours  le  marché  est 
tellement  animé  qu'il  se  déplace  beaucoup  d'argent,  en  che- 
vaux, bestiaux,  sucre,  etc.  etc. 

La  commune  est  riche  en  acajou,  campêche,  bois  de  cons- 
truction, et  matières  minérales  :  cristal  de  roche  et  schistes 
ardoisières  dans  la  savane  à  Grande,  la  savane  à  Palme  et  la 
savane  à  Pierre.  Mine  de  fer  dans  la  ravine  Saloètreàune 
lieue  et  demie  à  l'Ouest  du  bourg.  Gisement  de  houille 
près  de  la  ravine  sable.  Mme  de  sel  gemme  vers  la  Mate 
l'Ermite. 

Vers  la  fin  de  1914,  les  troupes  du  Gouvernement  de  Da- 
vilmar  commandées  par  Jean  Gilles  et  Julien  Chambert  se 
rendant  à  Hinche  pour  combattre  un  mouvement    insurrec- 


MAIS    MAIS  191 

tionnel  de  Désorme  Joazard,  stationnèrent  à  Maissade  envi- 
ron un  mois.  Il  y  eut  même  un  choc  à  Maissade,  sans  résul- 
tat préjudiciable  aux  biens  des  particuliers.  Les  troupes  du 
Gouvernement  tolérées  par  leur  chef  ont  pillé. 

En  1860,  Eugène  Nau  estima  à  60  lieues  carrées  de  pour- 
tour la  zone  de  charbon  des  régions  de  Las  Guamas  [  Mais- 
sade ].  Le  charbon  est  constaté  en,  forme  detrappen  cou- 
ches de  8  à  10  pieds  d'épaisseur,  reposant  sur  un  banc  argiio- 
calcaire . 

La  région  de  Maïssade  est  désignée  comme  offrant  les 
plus  grandes  possibilités  de  gisements  pétrolifères,  d'après 
le  rapport  d'experts  américains. 

Le  charbon  à  fleur  de  terre  de  la  mine  de  Maissade  est  un 
lignite  qui  laisse  20%  de  cendre  et  impropre  à  la  navigation 
et  à  l'industrie.  Il  faudrait  en  faire  des  briquettes  avec  les 
résidus  des  mines  de  pétrole  pour  l'utiliser  dans  l'industrie. 
Un  ingénieur  américain  dit  que  le  charbon  est  excellent  et 
que  cette  mine  vaut  plus  da  50  millions  de  dollars. 

En  1901,  L.  Gentil  Tippenhauer  publia  à  Gotha  une  étude 
sur  la  région  géologique  de  Maïssade. 

MAISSADE.—  Dans  les  premiers  jours  du  mois  d'août 
1918,  le  Secrétaire  d'Etat  des  Travaux  Publics  Louis  Roy,  ac- 
compagné de  Mr  Edmond  Roumain,  chimiste,  et  de  deu^  in- 
génieurs américains,  visitèrent  cette  commune  pour  recon- 
naître la  mine  de  charbon. 

Le  Département  des  Travaux  Publics  a  ratifié  en  1919,  un 
accord  intervenu  entre  Mrs  Edmond  Roumain  et  H.  M.  Pil- 
kington  afin  que  ce  dernier  fasse  des  prospections  pour  la 
découverte  des  gisements  de  charbon  et  de  pétrole  dans  la 
commune  de  Maïssade. 

MALSSADE.  —,  Recettes  communales. 

1921-22 ....  13.412,00  Gourdes 
1922-23   ..     7.287,23 
1923-24...   6.953,21 
1924 -25....  10. 150,23 

MALANGA. —  Vingt-troisième  et  dernière  section  rurale 
de  la  commune  de  Port-au-Prince,  paroisse  de  Sainte  Anne. 
Elle  est  comprise  dans  le  Fond-Ferrier.  Le  morne  Malanga 
de  la  chaine  de  la  Hotte  fut  traversé  le  5  Juin  1794  par  les 
Commissaires  civils  Santhonax  et  Polvérel,  se  rendant  de 
Port-au-Prince  à  Jacmel.  C'e&t  depuis  lors  qu'il  porte  le  nom 
de  Morne  des  Commissaires.  Le  chemin  par  le  morne  des  Com- 
missaires est  le  plus  court  qu'il  y  ait  pour  se  rendre  de  Port 
au-Prince  à  Jacmel,  mais  il  est  peu  fréquenté  à  cause  des  dan- 


192  MALA     MALF 

gèrs  qu'il  offre.  Il  est  étroit,  et  deux  personnes  ou  deux  bêtes 
de  charge  ne  peuvent  y  passer  de  front,  ou  s'entrecroiser. 

Lors  du  siège  de  Jacmel  en  1800,  Toussaint  Louverture  fit 
transporter  de  la  grosse  artillerie  de  Port-au-Prince  à  travers 
le  morne  Malanga.  Il  dirigea  en  personne  les  artilleurs,  par- 
tageant leurs  fatigues,  s'attelant  souvent  avec  eux  aux  piè- 
ces de  canon,  et  surmoi^tant  tous  les  obstacles. 

MALAKOF.--  Habitation  située  dans  la  commune  d'Aquin, 
près  de  la  rivière  Dormante. 

MALA.RYE. --  Habitation  située  dans  la  section  rurale  :1e 
Port-à- Piment,  commune  de  Jean-Rabel. 

L'Etat  y  possède  109  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MALARY.-'-  Habitation  sucrière  située  dans  la  section  ru- 
rale des  Vases,  commune  de  l'Arcahaie,  Embarcadère  fré- 
quentée. Voyez  :  Ravine  Sèche. 

En  1800,  Toussaint  Louverture  porta  les  chefs  des  bandes 
.  Destrades  et  Jacques  Douze  à  soulever  l'atelier  de  l'habita- 
tion Malar}'-  afin  d'y  attirer  le  colonelLaraque  dont  il  voulait 
se  défaire.  Celui-ci  s'y  rendit  en  effet,  assailli  par  des  culti- 
vateurs armés  de  couteaux  et  de  bâtons,  il  n'eut  que  le  temps 
de  prendre  la  fuite  et  d'éviter  la  mort  par  la  course  rapide 
de  son  cheval.  Quand  il  fut  de  retour  au  bourg  de  l'/^rca- ' 
haie,  il  avisa  Toussaint  de  la  tentative  d'assasinat  entreprise 
contre  sa  personne.  Celui-ci  parut  en  être  indigné,  fit  ar- 
rêter Jacques  Douze  et  Destrade,  et  les  envoya  à  l'armée  du 
Sud  pour  les  punir  de  n'avoir  pas  mieux  exécuté  ses  ordres. 

En  1802,  Laraque  périt  à  Dégand,  aux  Matheux,  victime  de 
'la  vengeance  de  Toussaint. 

MALBOURG.  -  -  Voyez  :  Silvie  Malbourg. 

M  A  LENA  (  LA  >. —  Estancia  de  la  province  de  Seibe,  si- 
tuée sur  les  rives  du  Quiabon.  Autrefois  des  navires  de  dix 
pied--^  d'eau  remontaient    jusque   là  ;  mais  aujourd'hui  uae 

barre  obstrue  l'embouchure  et  ne  permet  qu'aux  canots   d'y 
arriver.  Cette  estancia  ét.ai|;,biea  cultivée. 

MALERI VE.— -  Habitation  sljtuée  dans  la  section  rurale  de 
Fond-Blanc,  commune  de  Terrier-Rouge. 

L'Etat  y  possède  40  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MALET.  Embouchure  de  la  rivière  de  l'Anse  d'Hainault 
C'est  une  sorte  de  marais  stagnant.  De  là  jusqu'à  Gabriel  ou 
Mardrosse,  le  chemin  est  carrosable  vers  les  Trois.  Voyez 
Mallet. 

MALFIN.—  Voyez  :  Laurent  Malf in.  Buteau..  .'.. 


I 


^MALF     MALG  •    198 

■MALFÏN].  -  Habitation  situés  dans  la  section  rpra]e  de 
Bois-pin,  commune  de  le  Grande  Rivière  du  Nord. 

L'Etat  y-  possède  18  carrea;ux  de  terre  occupés  par  des 
fermiiers.  ,    ■  .     , 

MALFINI.  ^  Montagne  située  dans  la  commune  des  Ga- 
yes»  section  rurale  de  Dory  Nos.  1  et  2.  En  1810  il  y  avait  69 
habitations  cultivées  en  café.  vivreS)et  grains,  24  en  vivres 
seulement,  5  en  cannes,  91  en  détérioration.  Total  189. 

(  Après  la  cliute  deRigaud,  e,n  1800,  le  général  Laplume  qui 
commandait  aux  Cayes,  gagné  par  les  colons  contre  les  hom- 
mes de  couleur,  suscita  à  ceux  ci  toutes  sortes  de  tracasse- 
ries. Il  envoya  dans'  ce  quartier  des  émissaires  qui,  s'adres- 
sant  à  un  mulâtre  nommé  Hembourgè  Marlot,  habitant  de 
l'endroit,-  le  firent  entrer  dans  un"  conspiration  contre  Tous- 
saint Louverture.  Marlot,  croyant  à  la  sincérité  des  envoyés 
dp  Laplume,  réunit  chez  lui  quelques  habitants,  ses  amis,  et 
leur  proposa  Je  prendre  les  armes  contre  le  général  en  chef. 
Ce  projet  d'insurrection  fut  repoussé  par  la  plupart  de  ceux 
qui  avaient  été  appelés  à  la  réunion.  Marlot,  ne  voyant  plus 
paraître  dans  son  quartier  les  hommes  qui  s'étaient  abouché 
avec  lui'  tomba  dans  l'inquiétude  la  plus  vive.  Tout  à  coup. 
le  bruit  circula  aux  Cayes  qu'une  insurrection  venait  d'écla- 
ter au  Malfini.  Le  général  Laplume  y  envoya  un  bataillon 
qui  trouva  le  quartier  dans  la  plus  parfaite  tranquillité.  Mar- 
lot fut  arrêté  chez,  lui,  il  n'opposa  aucune  résistance,  il  fut 
conduit  aux  Cayes,  mis  en  prison  et  fusillé  dans  la  même 
journée.  Un  grand  nombre  de  soldats  et  d'officiers  noirs  et 
jaunes  de  l'ancienne  armée  de  Rigaud  furent  arrêtés  et  em- 
barqués pour  Jacmel.  Quand  ils  arrivèrent  en  cette  ville, 
Dieudonné  Jambon  leur  fit  lier  les  mains  derrière  le  dos  et 
les  achemina  sur  Port-Républicain.'  Us  étaient  conduits  par  le 
commandant  Lacroix  qui  eut  pour  eux  toutes  sortes  d'égards, 
et  défendit  aux  soldats  de  les  maltraiter.  Mais,  quand  ils 
arrivèrent  à  Léogane.  ils  furent  livrés  à  un  conducteur  bru- 
tal qui,  monté  sur  un  cheval,  les  obligea^à  parcourir  à  pied  au 
pas  la  route  de  Port-Républicain,  l'espace  de  huit  lieues  en. 
cinq  heures.  On  les  embarqua  ensuite  pour  Saint  Marc,  oii 
ils  furent,  les  uns  incorporés  dans  la  4èm9  demi-brigade, 
d'autres  fusillés. 

MALFLA^'GA.— Habitation  caféiêre  située  dans  lasectioi 
rurale  de  Mapon,  commune  de  Saltrou. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  de> 
fermiers. 

MALGENON.   -  Morne  situé  à  Jérémie  entre  les  habita- 
tions Bordes  et  Fond-Rouge  où  le  général  Fortanges  Cheva!- 
leler  commandant  de  l'Arrondissem'^'nt  des  Cayes  et  général  en 


194  ^  MALH     IVIALY 

chef  de  l'armée  du  Gouvernement,  en  1803,  fit  élever  un  fort 
nommé  Fort  Salomon  contre  les  rebelles  de  Jérémie.  Ce  fort 
fut  attaqué  par  les  Jérémiens  le  19  Août  1883  et  enlevé. 

MALHERBE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Grande-Plaine,  commune  de  Port-Margot. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers, ^ 

MALIQUE  ou  MARLIQUE.---  Habitation  située  dans  la 
section  rurale  de  Bellevue-Charbonnière,  commune  de  Pétion 
ville. 

Les  habitants  se  servent  de  l'eau  de  la  source  Duplan. 
En  1889  les  Nordistes  s'y  fortifièrent  contre  Pétior^-Ville. 

MALISE  ou  MALAISE.--- Habitation  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Trou-d'Enfer,  commune  du  Borgne. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MALI  VER--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
l'Aigle,  commune  de  l'Anse-à-Veau. 

MALLERIVE.—  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Caraco  1. 

M  ALLET.--- Habitation  située  en  plaine  du  Cul  de  Sac, 
commune  de  la  Croix  des  Bouquets. 

MALLET.  "  Habitation  située  sur  le  morne  Fendu  dans 
la  sectien  rurale  de  l'Anse-à-Drick,  commune  des  Coteaux, 
près  du  poste  militaire  de  la  Roche  à  Bateau. 

En  Janvier  1803,  les  indigènes  indépendants,  après  leur 
défaite  sur  l'habitation  Béreault,  s'y  retirèrent.  Férou  confia 
le  commandement  à  Elie  Boury. 

MALLET.  —  Fort  située  à  Miragoâne  sur  le  rivage,  •  dans 
lequel  est  enterré  un  général  indigène. 

Pendant  l'insurrection  de  Mr.  Boyer  Bazelais  à  Miragoâne 
un  navire  du  gouvernement,  le  9  Avril,  est  venu  se  p'acer 
sous  le  fort  Mallet,  et  a  criblé  la  ville  de  boulets.  Voyez  MaUet. 

MALMENÉ.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bois-pin,  commune  de  la  Grande-Rivière  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  ,de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MALOUET.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Ravine  des  Citronniers,  commune  de  Cavaillon. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers . 

MALVAL.—  Habitation  située  dane  la  section  rurale  de 
Selon,  commune  de  Torbeck. 


MAMA    MAMO  195 

MAMANA.— >  Montagne  dépendant  de  la  chaîne  du  Cibao 
Central.  Hauteur  285  mètres. 

MAMBO.-'--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Boucan-Bois-pin,  commune  des  Grands-Bois. 

MAMBO-COUSSI.—  Habitation  située  dans  la  plaine  de 
Leogane.  Dans  le  langage  créole,  Ma mbo  signifie  vieille  fem- 
me, vieille  maman.  •*  ■  > 

MAMELETTE  GRANDE  PLACS.  -  Habitation  inoccupée 
située  dans  la  commune  de  Limonade. 

MAMELETTE  PETITE  PLAGE.-  Habitation  inoccupée 
située  dans  la  commune  de  Limonade. 

MAMELLES  (  LES  ).—  Montagne  curieuse,  située  dans  la 
commune  de  Dame-Maria,  non  loin  des  sources  d'eaux  ther- 
males du  Bras-Gauche  de  la  Grande  Rivière  de  Jérémie.  Son 
sommet  est  garni  d'une  chaîne  de  roches  à  ravets  énormes, 
qui  présentent  de  loin  l'aspect  des  mamelles  d'une  vache.  Ea 
1819  le  général  Bargella  gravitçes  mornes  à  la  panrsuite  de 
Goman.  Parvenu  sur  ces  énormes  rochers,  il  fit  battre  une 
diane  par  les  tambours  et  tirer  un  feu  de  joie  pour  épouvan- 
ter les  rebelles  On  jouit  de  la  plus  belle  vue  de  ce  point  élevé 
et  pittoresque  :  la  presqu'île  du  Môle,  Cuba,  la  Navase  se 
montrent  aux  yeux  charmés  de  ôe  spectacle  magnifique. 

MAMEYES  (  LES  ).  -  Terrain  situé  à  l'Est  de  la  commune 
de  Saint  Chriscophe. 

MAMOU.^ —  Première  section  rurale  de  la  commune  de 
Maïssade,  arrondissement  de  Hinche.  Ecole  rurale.  C'est  là 
que  commence,  vers  Saint  Michel,  la  Ravine  à  Couleuvres. 
Elle  est  une  subdivision  de  la  section  rurale  de  Platana,  con- 
sacrée en  1875.  L'Etat  y  possède  10  carreaux  ne  terre  sur 
l'habitation  Bas-da-Sault,  et  1  carreau  sur  l'habitation  Pom- 
me. En  1802,  le  général  Rochambeau,  en  partant  de  Saint  Mi- 
che! contre  la  Ravine -à-Coulenvre,  passa  à  Mamon.  La  rivière 
du  Sault  y  passe 

MAMON.  —  Deuxième  section  rurale  de  la  commune  de 
Hinche,  arrondissement  de  la  Marmelade.  Position  fortifie 
parla  nature.  Elle  est  une  subdivision  de  la  section  rurale 
du  Joineria,  consacrée  en  1875.  Le  7  Janvier  1889,  l'armée  du 
gouvernement  du  général  Légitime  enleva  Mamon  sur  les 
Nordistes,  cerna  Hinche  étroitement,  et  prît  cette  ville  le  23 
Janvier  sur  les  insurgés,  qui  abanlonnèrent  des  canons  et 
d'autres  engins  de  guerre.  (  Balletm  du  Gouvernement.  ) 

MAMON.--  Pjste  avancé 4e  la  ligne  frontière  d3  l'arron- 
dissement de  la  Marmelade.  La  prise  de  Mamon  en  Janvier 
1839  par  les  troupes  du  gouvernement  sur  les  Nordistes  ou  - 
vrit  les  portes  de  l'arrondissement  de  la  Marmelade  au  gou- 
nement  du  Président  Léa-itime. 


196  MAMO     MAi\D 

MA.MON.---  A.ncien-n.>  secCion  rurale  delà  cominane  de 
Las  Matas  de  Farfan.  En  1840  il  y  avait  40  habitations  cuiti-  ' 
vées  en  cannes,  coton  et  vivres  de  toutes  espèces,  17  hattes 
ayant  des  places  à  vivre.  Total  57.  Voyez  :  Maïmon. 

MAM'SANITE.—  Morne  situé  entre  les  Irois  et  Tiburon. 

Le  25  Décembre  1794,  le  général  Rigaud,  combattant  les 
Anglais  à  Tiburon,  ordcînna  au  lieutenant  colonel  Gilles  Be- 

nech  d'aller  y  établir  une  embuscade,  - 

Les  Anglais  chassés  de  Tiburon,  gagnèrent  les  Irois,  tom-  : 
bèrent  dans  l'embuscade,   et  furent  taillés  en  pièces.  Cent 
anglais  ne  mirent    bas  les  armes  qu'après  avoir  tué   leurs 
chevaux. 

MANA  (  la  ).  —  Petite  rivière  de  la  république  dominicaine, 
qui  se  jptte  dans  la  Jayna,  province  de  Santo-Domingo,  com- 
mune de  St.  Christophe.  L'Esa  s'y  jette.   Le  terrain  princi- >, 
pal   est  le  Cahobai,  réputé  pour  son  tabac.  En  aval  de  sa  eon-,) 
fluence  avec  la  Jayna  celle-ci  se  divise  en  deux  bras  dont  i 
l'un  retient  généralement  toute   l'eau,  tandis  que  celui   de 
l'Ouest  n'est  rempli  qu'aux  hautes  eaux. 

En  1888  le  gouvernement  dominicain  céda  à  la  West  India  \ 
Gold  Mining  Corporation,  Limited,  ayant  son  siège  à  Londres  ' 
les  mines  de  Mana  avec  120.000  acres  de  terres  de  cuivre.  ' 
lOf  tous  ont  donné   par  tonnes  5  ounces  1  pennyewight  1 
gramme  d'or. 

MANABAO.  —  Rivière  tributaire  de    la  Jimenas  leqi9l  se 
jette  dans  le  Grand  Yaque. 

MANABAO.-  Montagne  dépendant  du  Pic  d'YAgue  située» 
à  150  mètres  plus  haut  que  le  Humuncu. 

MANADAR.-^  Montagne  située  entre  le  Nisao  et  la  Jayna, 
riche  en  minerais. 

MANAGUA.      Montagne  dépendant  du  Cibao  à  l'Est. 

M  AN  AD  AL.  -  Montagne  située  entre  le  Nisao  et  la  Jayna, 
riches  en  minerais. 

MANGEL  (  le  ).-  -  Voyez  .•  Rivière  Mancel. 

MANCENILLE.—  Vovez  :  Baie  de  Mancenille.  -  Mont- 
Christ. -- 

MANCENILLE.-  Presqulle  située  à  l'Ouest  du  district  de. 
Monte  Christi. 

MANDROU.-  Quatrième  section  rurale  de  la  commune 
de  l'Anse-d'Hainault,  arrondissement  de  Tiburon.  Ecole  ru- 
rale. 

MANDO.—  Cours  d'eau  dans  les  environs  du  Cap-Haitien. 
illustré  par  le  poète  Oswald  Durand  dans  ses  Rires  et  Pleurs. 


MAIM     MAIS  197 

La  Laveuse  DE  Mando 

Le  soleil,  dans  la.  vallée, . 
Glisse  des  rayons  amoureux, 
Le  jasmin,  î'ieur  étoilée,- 
Parfume  les  sentiers  ombreux. 
-  Suivons  la  lascive  griffonne 
Ployant  sous  l'humide) fardeau  ! 
Au  refrain  quesa  voix  entonne, 
Répond  le  battoir  do  Mando  ! 

.  Egrè,rie,  o.^çéâ^resse, 
'  Ton  '  rire  vermeil .        ; '' 
Epands  ton  ivresse 
Sous  le  chaud  soleil 

C'est  la  douce  mélopée 
Chantant  les  faux  dieux  du  pays, 
QUj.quelque  folie  équipée, 
0,^  des  amours  toujours  trahis, 
Et'  si  "la  musé  vâgà  bondé; 
Lancé  parfois  un  mot  féger. 
Il  se  mêle  aux  chansons  de  l'onde, 
A  la  brise  dans  l'oranger .... 

Egrène,  ô  négresse, 

Ton  rire  vermeil 

Epands  ton  ivresse  '         ' 

Sous  le  chaud  soleil 

Du  caféier  la  frêle  branche, 
--Aux  baisers  joyeux  zéphirs,- 
^  Livre  ses  fleurs,  neige  blanche, 
Où  brûlent  rubis  et  saphirs. 
C'est  le  sentier  de  la  colline 
Que  prend  la  griffonne,  en  riant; 
Et  plus  d'un  charme  se  devine 
Sous  la  robe  au  reflet  voyant       -  , 

Egrène,  ô  négresse,  '  ^  ■'  ■ 

Ton  rire  vermeil  ! 
Epands  ton  ivresse 
Sous  le  chaud  soleil  ! 

Voyez  cet  arbre  complice 

Qui  se  penche  sur   les  bassins, 

Vous  laissant  voir  le  teint  lisse     "    -    -   • 

Et  la  rondeur  de  ses  deux  seins  ! 

Le  battoir  marque  la  mesure. 

Et  grâce  au  transparent  rideau 

Admirez  la  forme  si  pure 

De  ma  laveuse  de  Mando  ! 


198  M  AND-   MA^NT 

Egrène  0  négresse, 
Ton  rive  vermeil 
Epands  ton  ivrese 
Sous  le  chaud  soleil 

MANDOU.--  Habitation  inoccupée  situées  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Fond-Bleu,  commune  de  l'Arcahaie;  apparte- 
nant à  l'Etat.  Centenaire  indéterminée. 

MANDRIN.  -  Voyez  :  Hatte  Mandrin. 

MANDRON.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Cap-Rouge,  commune  de  Jacmel,  sur  laquelle  l'Etat  possède 
des  terres  indéterminées, 

MANEGUE,  ou  MANEGUE.-  Habitation  sucrière  située 
dans  la  section  rurale  de  Boucassin,  commune  de  l'Arcahaie. 
Le  canal  qui  arrose  les  jardins  et  fait  tourner  le  moulin  re- 
çoit l'eau  de  la  rivière  des  Bretelles,  i^a  prise  d'eau  dô  Manè- 
gue  jointe  à  celle  des  Matheux  et  de  la  source  Matelas,  pour- 
raient irriguer  plusieurs  habitations  situées  entre  les  Sour- 
ces Puantes  et  l'extrémité  de  la  section  rurale  des  Vases, 
inoccupée  faute  d'eau. 

Le  général  Soulouque,  devenu  plus  tard  l'Empereur  Faus- 
tin  1er,  était  gérant  de  Manègue  pour  le  Président  Boyer 
En  1892  Mr.  Paul  Jean  Jacques  propriétairs  de  Manègue,  y  a 
installé  un  magnifique  moulin  hydraulique  en  fer  d'une  for- 
ce supérieure  à  un  système  nouveau. 

MANGLE.-- -  Cap  situé  au  Nord  de  la  République  Donii- 
caine  à  Samana.  Du  Kaolin  est  trouvée  aune  demie  légua 
de  la  pointe  de  Mangle.  On  l'y  appelle  caliche.  On  sen- 
sert  pour  badigeonner  les  maisons,  au  lieu  de  servir  à  fa- 
briduer  de  la  porcelaine. 

MANGIS.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  plaine   d'Aquin. 

L'Etat  y  possède  de?  terres  ocoupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

MANGON(el).-  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  la  mer 
près  de  Puerto  Plata, 

MANICHE. —  Huitième  section  rurale  de  la  commune  des 
Cayes.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  formiers  sur 
les  habitations  :  Petite  place  Agard  6  carreaux  de  terre, 
Tuffet  13,  Petite  place  des  Plantes  5 

MaNIEL.  -  Voyez  :  Bahoruco. 

MANIEL.->  Petit  hameau  dominicain  situé  au  delà  d'A- 
zua. 


MANi     MAO   .  199 

En  1844,  l'armée  haïtienne,  commandée  par  le  Président 
Rivière  Hérard.  arriva  jusqu'à  Maniel,  de  l'autre  côté  d'A- 
zua,  et  ne  retraita  qu'à  l'occasion  de  l'életion  à  Port  au-Prin- 
ce  du  général  Guerrier  à  la  présidence  le  3  Mars, 

MANISGA.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Ecrevisses,  commune  de  Vallière. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  tertre  occupés  par  des  fer- 
miers, et  un  reste  inoccupé. 

MANMEVILLS  Habitation  et  petit  hameau  situés  à  l'Q. 
de  l'Etang  Siumâtre,  en  plaine  du  Cul-de  Sa'3,  commune  de 
la  Croix  des  Bouquets.  Il  y  a  des  sources  délicieuses  d'eau 
fraîche  qui  se  jettent  dans  l'étang  sous  l'ombrage  épais  d'ar- 
bres séculaires. 

MANOGUAYABO.-^  Petite  rivière  affluent  à  gauche  de 
la  Jayna. 

MANOMATUCY.—  Terrain  fertile  situé  dans  la  commu- 
ne de  Saint  Christophe,  sur  le  bord  de  la  Nigua,  au  pied  du 
Calabozo.  Gisements  d'or  et  de  cuivre. 

MANOVRE  [  la]  .^-  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  la  Bande  du  Nord,  commune  du  Cap  Haitien. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  un  fermier. 

MANTEGUE.—  Ravine  située  près  de  Banica,  à  i  de 
lieue  du  fort  Biassou.  Houille  riche  en  bitume,  reposant 
sur  un  lit  de  grès  vert  et  de  grès  rouge.  Un  schiste  argileux 
en  compose  le  toit  et  le  mur. 

MANDEAU.  -  Hibitaiion  située  dans  la  commune  de  Ver- 
rettes. 

En  Août  1802.  lors  de  la  révolte  de  Charles  Bélair,  ce  gé- 
néral parcit  de  Dejardin  et  vint  à  Manzeau  s'organiser.  La- 
rose,  ayant  été  insulté  par  madame  Charles  Bélair,  se  sépa- 
ra de  lui,  partit  de  l'habitation  Manzeau,  suivi  d'un  batail- 
lon, et  déclara  qu'il  ne  reconnaissait  plus  personne  pour 
chef.   Il  alla  camper  sur  l'habitation  Dubourg. 

Lamartinièrî  p3a  aprè^,  bittit  les  Insurgés  de?  mornes  de 
TArcahaie  i:0us  les  ordres  de  Destrades,  prit  Louis  Manzeau 
qu'il  fusilla. 

MaNSOTTE.  —  Habitation  située  dans  la  commune  des 
Roseaux. 

MAO  (le).—  Rivière  de  la  République  Dominicaine,  pro- 
vince de  Santiago.  Elle  revoit  à  droite  les  eaux  de  la  Jicone 
de  la  Magua.  de  la  Cabra,  et  à  gauche  de  la  Cana,  de  la  Ci- 
dra  et  du  Gallo,  pour  se  jeter  dans  le  grand  Yague  dont  elle 
est  le  plus  grand  tribulaire.  Charrie  de  l'or.   Voyez  :  Maho, 

MAO.— [le)  Hameau  de  la  province  de  Santiago,   Repu- 


20.0  MAPO     M  A  PO 

blique  Dominicaine-  En  1840  la  section  rurale  de  ce  nom 
produisait  plus  que  les  petits  places  à  vivres  ;  on  y  gardait 
des  bestiaux. 

MAPOU  (  !e  }  Quatrième  section  rurale  de  la  commune  de 
Plaisance,  arroadissement  de  Limbe  Ecole  ruraie. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Bodaisé'e,  Bernaud,  Osier  17  carreaux  de 
terre  Cluzette,   Viiard,  Gros-Lebon. 

Il  a  aussi  les  habitat'ons  :  Jean- Louis  Cossier,  Demoitié, 
Lebrun,  et  la  ravine  de  Mapou.  Ravine  appelée  aussi  Ravine 
du  Quartier  Morin  ou  ravine  du  bourg  de  l'embacadère  de 
la  Petite  Anse  ou  encore  ravine  des  sept  Frères,  reçoit  prés 
du  morne  Pelée  )a  ravine  de  la  Belle  Hôtesse.  Elle  a  12  ki- 
lomètres de  long.  Elle  a  une  infiltration  de  la  Grande  Ri- 
vière du  Nord. 

En  1840  il  y  avait  dans  cette  section  rurale  60  habitations 
caféières  bien  entrenues  et  33  en  dépérissement.  Total  93. 
Le  2  j^out  1802,  le  fameux  chef  de  bandes.  Sans  Souci  était 
campé  au  Mapou  de  l'Escalier  sur  la  limite  de  Plaisance  et 
d'Ennery  contre  les  français 

Les  troupes  du  général  Seide  Thélémaque  commandant 
de  l'arrondissement  du  Cap  ccmmandées  par  le  général  Rosa 
furent  battus  au  Mapou  l'Escalier  en  Août  i888  par  le  géné- 
ra! Jean  Jumeau  commandant  de  l'arrondissement  des  Go- 
naives.  Celui-ci  ne  cessa  de  le  talonner  qu'après  avoir  appris 
le  départ  du  Président  Salomon  pour  l'étranger. 

MAPOU  [  le  ]. —  Cinquième  section  rurale  de  la  commune 
de  Saltrou  arrondissement  de  Jacmel.  Ecole  rurale. 

Il  y  a  l'habitation  caféière  Malflanga  sur  laquelle  l'Etat 
possède  15  carrerux  de  terre  occupés  par  des  fermiers., 

MAPOU  (  le]  Rivière  tributaire  au  Sud  des  Trois  Rivières, 

^  MAPOU  (  le  )  Grotte  située  entre  Petit  Trou  et  Baradéres 
Elle  est  au  bord  de  la  mer,  et  s'ouvre-dans  le  flanc  d'une  mon- 
tagne élevée  et  abrupte,  par  une  entrée  de  6  pieds  de  lar- 
geur, de  forme  originale.  Après  avoir  dépassé  le  seuil  par  un 
terrain  accidenté,  on  se  trouve  comme  sur  un  porche  d'égli- 
se :  ja  lumière  des  flambeaux  nécessaires  fait  voir  à  travers, 
l'obscurité,  de  merveilleux  stalactites  et  stalagmites  qui  se 
rejoignent  symétriquement  pour  former  des  calonnades  su- 
perbes. La  grotte  à  Mapou  a  servi  de  refuge  en  1868  aux  fa- 
milles de  Baradéres  fuyant  les  atrocités  de  Siffra. 

MAPOU.  -  Voyez  :  Pauvert  Mapou. —Nan  Potus  Mapou. 
Carrefour   Mapon. 

MAPOU  DAMPUCE.—  Voyez  Dampuce 

MAPOU  TOMBÉ.—  Une  légende  locale  raconte  que  jadis 


MAKA     MAKC  201 

une  Dame  Blanche  errante,  faisait  là  l'efit'oi  des  paysans  noc- 
tambules, aux  portes  des  Gonaives  sur  le  chemin  ds  Saint- 
Marc. 

MARANGO.-.  Troisième  section  rurale  de  la  commune  de 
Hinche,  arrondissement  de   Hinche.   Ecole  rurale. 

MARAUDUC.--  Habitation  située  dans  les  hauteurs  de 
la  commune  de  Port  Salut.  En  janvfer  1803,  les  indigènes 
indépendants  s'y  retirèrent  après  leur  défaite  sur  l'habitation 
Bréault. 

Le  commandant  Elie  Boury  trahissant  les  indigènes,  annon- 
ça au  général  Laplume  aux  Cayes  qu'il  serait  facile  de  les 
battre  parcequ'ils  étaient  privées  de  munitions.  Le  général 
Laplume  fut  néanmoins  battu  par  Vancol.  Elie  Boury,  soup- 
çonné de  trahison,  fut  arrêté  et  noyé  aux  Cayes. 

MARBIALou  MABIAL.— ,  Sixième  section  rurale  de  la 
commune  de  Jacmel.  Ecole  rurale.  Il  y  a  l'habitation  Palmiste 
sur  laquelle  l'Etat  possède  des  terres  occupées  par  des  fer- 
miers contenance  indéterminée;  l'habitation  Montini.  En  1840 
il  y  avait  154  habitations  bien  cultivées,  et  1   mal  cultivée. 

Totale  ]55;  Chapelle  St.   Charles. 

MARC. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du  Cap 
Rouge  numéro  2,  commune  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MARC. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la  Ri- 
vière des  Citronniers,  commune  de  Cavaillon. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. Li'Etang  Marc  donne  naissance  à  la  Source  Dégoûtée; 
l'eau  sort  d'une  roche  pour  aller  en  poussière  liquide  dans 
un  site  pittoresque. 

MARC-  Voyez  :  Petit  Marc-  Saint  Marc—  Grand  Marc 

MARCADÊ.—  Habitation  située  à  l'Ouest  de  Fort  Liberté 
et  au  bord  de  la  mer.  H  y  a  une  mine  de  pierres  argileuses. 

M ARCAIL -■  Habita*:ion  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Savanne-Brûlée. 

Le  24  mars  1802,  Toussaint  Louverture  vint  s'y  établir 
derrière  la  division  du  général  Boudet,  au  Nord'Est  de  la 
Petite  Rivière  de  l'Artibonite,  dans  le  chemin  des  Petits-Ca- 
hos.  Il  venait  de  Plaisance  au  secours  de  la  garnison  de  la 
Crête-à-Pierrot,  lorsqu'à  huit  heures  du  soir,  Lamartinière 
évacua  le  fort.  Toussaint  prit  aussitôt  le  chemin  du  quartier 
de  Marquez,   aux  Petits  Cahos. 

MARCELINE.  -   Petite  rivière  tributaire  delà  Nigua. 


■mi  ■   .  MARC    MARC 

MARCELUS.--  Habitation  située  dans  la -section  rufalmîe 
Beily,  au  Fond  Ferrier,  commune  de  Port  au  Prince  ,  ..: 

MA.RCELLUS.-'-  Habitation  de  Marquez  aux  Petits-Cahos. 

MARCHAND.  -    Poste  de   la  ville  de  Port  au    Prince,  et 
quartier  populeux  situé  au  pied  du  fort  national  au  Nord  du 
fort  Thomas  et  du    fetit  Séminaire   Collège    St,    Martial. 
Joli  marché  fer  et  briques  construit   sous  Nord  Alexis. 
Un  chemin  conduit  à  Laiue,  et  un  autre  à  Saint  Martin, 

MARCHAND.--   Voyez  ;  Poste  marchand. 

MARCHAND.  -  Voyez  Dessalines, 

MARCHAND  ou  DESSALINES.--  Commune  chef-lieu  de 
l'arrondissement  de  Deàsalines,  département  de  TArtibonite, 
contenant  les  sections  rurales  de  Fossé  Naboth  numéro  1 
Fossé  Naboth  numéro  2,  Savanne  Brûlée  numéro  1,  Savanne 
Brûlée  numéro  2,  Petit  Cahos  numéro  2. 

MARCHAND.-  Habitation  située  dans  la  section  ru'^ale 
de  ia  Bande  du  Nord,  commune  du  Cap-Haïtien,  appartenant 
à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

MARCHE. -Voyez  :  Demi-Marche. 

MARCHE  à  TERRE  ou  MARCHATÉRE.  —Canton  de  Ti- 
buron,  célère  par  la  résistance  opposée  par  les  esclaves  en 
1798  contre  leurs  oppresseurs.  Voyez  :  Mahot. 

'■  MARCHEGALLE.--  Habitation  située  dans  les  hauteur^ 
du  Cap  Haïtien  sur  laquelle  il  y  a  une  vue  splendide.  Sur  le 
cliemin  il  y  a  un  cimetière  qui,  du  temps  des  colons,  ser- 
vait aux  Juifs  de  Heu  de  sépulture.  On  y  trouve  un  puits 
fort  profond  dans  lequel  le  roi  Christophe  fit  précipiter  un 
grand  nombre  de  victimes. 

MARCHONES.-'- Montagnes  riches  en  minerais  situées 
entre  le  Nisao  et  la  Jayna. 

MARCOURT.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Savane  -Brûlée  No.  2,  commune  de  Dessalines. 

MARCOURT.--  Habitation  situé  dans  la  section  rurale  du 
•Quartier  de  la  Chapelle,  commune  de  Verrettes. 

En  août  1802,  le  général  Charles  Belair  s'y  rendit  après  la 
retraite  du  général  Lavalette  à  Leroux,  pour  conférer  avec 
Joseph  Dessources,  chef  de  l'insurrection  contre  les  français 
dans  ce  quartier.  De  là,  Charles  Belair  se  retira  àCorail  Mi- 
rault,  sur  la  rive  droite  de  TArtibonite,  dans  la  paroisse  de 
la  Petite  Rivière. 


MAIS     MAIS  203 

1  MARDI  G-RAS(:L"E  ).  -  Rivière  tributaire  de  la  Tumbe  à 
gauche.     . 

'MARDI  GRAS.  -  Voyez  :  Coupe  Mardi  Gras. 

MARE  à  CHAT.— En  1891,  des  Haitiens  allèrent  planter 

2  Doteaax  l'un  à  Mare  à  Chat,  l'autre  à  Trou  Jacob,  distants 
des  Pédernales  de  12  lieues.  Lie  gouvernement  dominicain  ré- 
clama contre  ce  qu'il  pensait  être  une  mesure  ordonnée  par 
le  Gouvernement' haïtien  en  vue  dé  délimiter  la  frontière. 

MARECAGEUSE.-^  (  LA  )  Morne  dont  les  sources  et  les 
avalaisons  vont  se  perdre  dans  l'Estère  de  Léogane. 

MARECHAUX.-  Voyez  :  Cap  Maréchaux. 

MARETTE]  -^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Caracol, commune  Je  Caracol.  [Trou] 

L'Etat  y  possède  60  carreaux  d3  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MARETTn].-^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Roche  Plate,  commune  du  Trou. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  terres  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MARE  JOLIE.--  Un  des  trois  ou  quatre  abreuvoirs  publics, 
hérités  de  la  prévoyance  des  colons  français,  qui  par  des  al- 
titudes de  1.600  à  2.000  mètres  du  morne  la  Selle  suppléent 
aux  rigueurs  de  la  saison  sèche.  Des  sources  souterraines  les 
alimentent.  En  Janvier  1898  la  commission  de  délimitation 
des  frontières  haitirinno.  dominicaines,  s'arrêta  à  la  Mare 
Jolie,  sur  le  niDra^  Li  Salle,  s3  rendant  de  Jacmel  aux  Anses* 
à-Pitre. 

•  MARE  aux  ROSEAUX.  -  Cette  section  rurale  de  la  com- 
mune de  la  Croix  des  Bouquets  a  été  attribuée  à  la  commune 
de  Ganthier,  par  Arrêté  du  Président  d'Haiti  du  22  Octobre 
1913. 

MARFRANC-  Voyez  :  Fort  Marfranc. 

MARFRANC.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Haut^  Grande-Rivière,  commune  de  Jérémie. 

L'Etat  y  possède  39  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. Une  fer.Tieéiole  fut  établie  sur  cette  habitation  con-. 
formé  Tient  a,  l'Arrêté  du  Président  Borno  du   22  Septembre 

1.-^25  (  Moniteur  du  24    Septembre  1925  ) 

Lifjrt  Marfranc  se  trouva  sur  cette  habitation. 

MARGOT.  —  Etait  la  onzième  section  rurale  de  la  commu- 
ne de  Plaisance  est  devenu  la  3e  de  la  nouvelle  commune  de 
Pilate,  arrondissement  de  Plaisance.  Lcole  rurale, 

L'Etat  y  possède  6  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 


304  M  Al  a;     AJAIU' 

miers  sur  l'htibitation  Faulé.  et  10  sur  rhibitation  Gobert  ou 
Robert.  En  1840  il  y  avait  114  habitation?^  caféièras  bien 
cultivées,  et  45  en  dépérissement.  Total     159 

MARGOT.  --  Première  section  rurale  de  la  commune  du 
Borgne.  Ecole  rurale. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Péconetle  94  carreaux  de  terre,  Laveaux  6, 
Maçon  10,  Legros  67  Peureurs  8,  Salle  à  Bertrand  3,  Mada- 
me Pierre  12.  En  1840  il  y  avait  120  habitations  caféières  en 
amélioration.  11  en  dépérissement,    Total  131. 

MARGOT.—  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  Fond  Blanc,  commune  de  Terrier  Rouge,  apparte- 
nant à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

MARGOT.  -  Ravine  qui  jette  au  Nord  ses  eaux  dans 
les  Trois  Rivières 

MARGOT. —  Rivière  qui  forme  celle  du  Borgne. 

MARGOT-  Voyez  Port  Margot. 

MARGOTON.---  Habitation  située  dans  la  commune  de  la 
Petite  Rivière  de  l'Artibonite. 

MARGUERITE.  —  Habitation  située  dans  la  commune  de 
la  Croix  des  Bouquets, 

L'Etat  y  pos?è:le  une    portion. 

MARGQERITE.  -  -  Voyez  :  Bois-Marguarite. 

MARGUERITE  LAC RUZ. -Habitation  située  dan^.  la  sec- 
tion   rurale  de   Mal-à-Caïfe,  commune    d'Aquin. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MARIE.— Voyez  :  Santa  Maria  de  la  Vega  Paz. -Santa - 
Maria  del  Puertos.-  Charcas  de  Maria 

MARIANNE.  -  Voyez  à  Ravine    Marianne. 

MARIANA  CHICA  (la].  -  Montagne  la  plus  élevée  du 
Cibao.  3  000  de  hauteur  elle  a  une  marque  distincte  pour  les 
marins. 

MARIANI.  Habitation  et  rivière  situées  dans  la  commu- 
ne de  Port-au-Prince  dans  la  section  rurale  du  Morne-à-Ba- 
teau.  Elle  fut  mise  en  vente  par  la  loi  du  10  mars  1814  pour 
relever  la  culture  et  augmenter  le  nombre  des  propriétaires. 

En  Janvier  1808.  Larose,  abandonné  de  ses  soldats  à  l'Ar- 
cahaie,  à  l'approche  de  Dessalines  dont  il  méconnaissait  l'au- 
torité, s'embarqua  dans  un  canot  avec  sa  famille  aux  Vases, 
et  alla  débarquer  à  Mariani,  d'où  il  se  rendit  à  Darbonne  au- 
près de  Lamour  Dérance, 

La  rivière  de  Mariani  se  jette  à  la  mer.  L'eau  est  claire 


MARI     MARI  206 

et  traver^^e  I3  che  nia  de  L3)g"'an3;  elle  roule  sur  des  cail- 
loux blancs.  Mariani  est  le  rendez-vous  des  jeunes  gens 
de  Port  au  Prince  qui  vont  les  dimanches  et  les  fêtes  res- 
pirer l'air  frais  de  la  campagne  et  prendre  des  bains.  On 
y  va  parterre  et  par  mer. Un  poète  haïtien,  Coriolan  Ardouin 
mort  trop  tôt  pour  la  poésie,  a  chanté  Mariani  dans  des  vers 
charmants  que  voici  : 

Les  barques  sont  près  du  rivage, 
L'air  est  serein  et  le  nuage 
Suspend  ses  franges  dans  l'azur. 
Aux  rayons  mourants  des  étoiles. 
Notre  flotille  et^nd  ses  voiles, 
S'éiance   et  glisse  plus  rapide 
Et  sur  le  golfe  glisse  plus  rapide 
Que  le  cygne,  lorsque  le  vent 
Gon  f  le-à'plaisi  r  son  ai  le  h  u  m  idfii  . 
Et  qu'il  s'abandonne  au  courant. 

Chaque  mât,  couronné  de  roses; 
Qui  la  nuit  même  sont  écloses. 
Elève  son  front  radieux  ; 
Et  la  brise  qui  les  care?-se 
Court  à  son  tour  avec  ivresse 
Parfumer  le  flot  amoureux  ; 
Et  la  rame  en  cadence  tombe  ; 
Et  son  bruit  en  frappant  la  mer 
Est  le  bruit  que  fait  la  colombe 
Voguant  dans  les  vagues  de  l'air. 

Mariani  !  dit  le  pilote  ; 
Et  dans  notre  petite  flotte 
Ce  n'est  pas  un  nom,  c'est  un  cri  ! 
Pour  le  mieux  voir  chacun  se  lève, 
On  le  voit,  on  croit  que  l'on  rêve, 
Et  c'est  pourtant  Marïani  ! 
Aussitôt  chaque  barque  est  mise 
A  l'abri  des  f  Jots  et  du  vent  : 
Oii  foule  la  terre  promise, 
On-  la  parcourt  en  bondissant. 

Ici, est  une  source  vive 
Qui  coule  du  flanc  des  rochers. 
Et  creuse  un  bassin  dont  la  rive 
S'ombrage  Je  verts  orangers 

Là,  est  une  haute  colline 
Où  s'élève  un  simple  manoir 
Que  la  nuit  le  ciel  illumine, 
D'où  la  brebis  descend  le  soir. 


2m  MALH     MALV 

Et  c'est  au  pied  de  la  colline,, 
Aux  bords  de  ces  flots  enchanteurs 
Que  le  barbaco  s'achemine, 
Passant  sous  des  touffes  de  fleurs 

Et  la  troupe  aimable  et  bruyante. 
A  formé  se&  cercles  joyeux 
Et  l'on  s'assemble,  on  danse,  on  chante, 
Et  l'on  s'égaie  en  mille  jeux  ! 

Et  c'est  un  immense  délire  ! 
Et  ce  souf  des  voix  et  des  rires  ! 
Et  c'est  la  flûte,  et  c'est  la  lyre 
Berçant  les  oiseaux  dans  leuri  nids! 

Quand  le  barbaco  tourbillonne 
Et  vous  enlève  et  vous  susprend. 
Quand  il  vous  fait  une  couronne 
De  plaisir  et  d'enivrement, 

Jeunesse  !  oh  !  c'est  bien  d  être  folle 
Le  temps  est  la  biche  qui  court 
Un  jour  comme  un  oiseau  s'envole, 
C'est  bien  de  t'amuesr  un  jour 

MARIAMAN.-- ^  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Bellevue  La  Montagne,  commune  de  Pétion-Ville. 

Chapelle  dédiée  à  la  Viarge  de  Grâces,  dont  la  fête  arrive 
le  21  Janvier.  Cette  chapelle  n'est  pas  reconnue  par  l'auto- 
rité éclésiastique  à  cause  des  abus  regrettables  qui  s'y  com- 
mettent tous  les  ans  à  l'occasion  de  la  fête  qui  attire  une 
foule  de  pèlerins  de  toutes  les  parties  du  pays. 

MARIAS.—  Voyez  ;  Etang  de  Marias 

MARIBAROUX.  —  Première  section  rurale  de  la  commune 
de  Ouanaminthe,  arrondissement  de  Fort -Liberté.  Ecole  ru-, 
raie. 

Elle  a  été  subdivisée  en  1875,  elle  a  donné  naissance  à  la 
section  rurale  du  Bas  de  Maribaroux.  C'est  pourquoi  en  l'ap- 
pelle, par  opposition  depuis  lors,  le  Haut  de  Maribaroux. 
Le  poste  militaire  de  Maribaroux  s'y  trouve.  Ce  canton  fer- 
tile, produit  d'excellent  sucre,  supérieur  à  celui  de  Limonade 
et  du  Quartier  Morin.  Sirops,  tafia  excellents.  Mines  de  fer 
et  de  soufre.  En  1906,  des  sangsues  ont  été  découvertes  dans 
le  Lagon  Yoyo  près  de  Maribaroux  par  Mr  Victor  Charles 
Pierre. 

En  1839  il  y  avait  78  habitations    en  bon  état  de  culture. 

MARIBAROUX. —  Poste  militaire    situé  dans    la  section 


MARI     MARI  207 

du  même  nom,  commune  de  Ouanaminthe  et  arrondissement 
de  Fort-Liberté,  entre  ces  deux  villages.  Ecole  et  chapelle 
rurales. 

Il  y  a  l'habitation   Goulin. 

En  1796,  un  noir  nommé  T;tus,  ancien  lieutenant  de  Tous- 
saint Louverture,  à  qui  les  émigrés  français  avaient  fait 
passer  1.200  fusils,  des  pistolets  et  deà  munitions,  alla  camper 
au  Maribaroux.  Le  gouverneur  Laveaux  fit  marcher  Villate 
du  Cap  contre  Titus,  à  la  tête  de  1.000  fantassins  et  de  200 
cavaliers.  Il  "alla  prendre  position  à  Caracol.  Le  21  février,  il 
attaqua  Titus,  dispersa  sa  bande,  le  fit  prisonnier  et  Texécu- 
ta.  Les  anglais  qui  comptaient  sur  le  succès  de  Titus,  atten- 
daient dans  les  eaux  de  Fort-Dauphin.  (  Fort- Liberté  )  Ils 
gagnèrent  le  large. 

En  1867,  les  Cacos  occupèrent  Maribaroux  jusqu'à  Mont- 
Organisé  contre  le  Président  Salnave.  Les  marais  de  la  plaine 
étaient  un  asile  assuré  pour  les  dépôts  de  leurs  munitions. 

S.  E.  Mr.  de  Daguindeau  était  comte  de  Maribaroux  sous 
l'Lmpire,  en  1849. 

La  plaine  de  Maribaroux.  aux  temps  de  la  colonie,  étaient 
bien  cultivée.  Ses  nombreuses  habitations  produisaient  par 
an  :  3.500.000  livres  de  sucre  terré,  2.000.000  livres  de  sucre 
brut,  4,  500000  livres  de  sucre  blanc.  Elle  présente  aujour- 
d'hui l'aspect  le  plus  lamentable.  Les  habitants  s'adonnent  à 
une  pêche  misérable  sur  la  rivière  Massacre,  à  la  chasse  et  à 
l'élevage  des  pourceaux  dont  les  bandes  vont  pâturer  indiffé- 
remment sur  le  territoire  dominicain  ou  haïtien.  De  là  un  su- 
jet perpétuel  de  contestations  entre  les  propriétaires  de  ces 
animaux. 

Le  7  mai  1911,  les  rebelles  du  2  février  de  Ouanaminthe 
qui  avaient  été  chassés  de  cette  ville  firent  leur  réapparition 
à  Maribaroux,  Ferrier,  Capotille,  Grand-Bassin.  Le  Président 
Antoine  Simon  alla  de  nouveau  les  combattre  à  Fort-Liber- 
té. Le  17  Juillet,  il  quitta  précipitamment  cette  ville  vaincu 
par  les  insurgés.  Le  2  août  suivant  le  gouvernement  était  à 
terre  devant  l'insurrection  grandissante. 

Les  troupes  du  gouvernement  sont  venues  combattre  la 
révolution  de  Leconte.  Il  y  eut  bataille  et  peu  de  dommage  a 
été  causés  par  les  troupes  du  Gouvernement  en  1911. 

1914.  Les  troupes  révolutionnaires  ont  séjourné  deux  ou 
trois  mois  au  Maribaroux.  Il  y  avait  à  leur  tête  Charles  Za- 
mor,  Saûl  Péralte,  Codio.  En  Septembre  1914  les  mêmes  chefs 
sont  revenus  à  la  tête  des  troupes  gouvernementales.  L^s  ré- 
volutionnaires campaient  à  Ouanaminthe,  et  Charles  Zamor 
établit  son  cantonnement  à  Mombin  Crochu.  Il  y  eut  bataille 


208  MARI     MARI 

aux  environs  de  Maribaroux.  Puis,  tour  à  tour,  les  insurgés 
et  les  troupes  régulières  pillèrent  et  incendièrent. 

1915.  Les  révolutionnaires  de  Vilbrun  Guillaume  Sam  n'ont 
pa>  opéré  dans  les  parages  de  Maribaroux  et  Ferrier.  Après 
l'élection  de  ce  dernier  à  la  Présidence,  il  envoya  des  troupes 
pour  faire  échec  à  la  révolution  de  Bobo.  Il  n'y  eut  pas  de  ba- 
taille, pillages,  par  les  troupes  du  Gouvernement. 

MARIE  BERNARD. -^  Habitation  située  à  Pétion-ville:  En 
Octobre  1802  le  général  Fressinet,  après  s'être  emparé  du 
camp  retranché  de  Lamour  Dérance  établi  à  Frère  et  à  la 
Coupe,  occupa  Marie  Bernard. 

MARIE  CONGO.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
du  Fond  des  Blancs,  commune  d'Aquin. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MA  RIEN. —  Un  des  cacicats,  ou  Etats,  ou  royaumes,  ou 
xis  d'Haiti,  lors  de  la  découverte  de  l'île.  Il  avait  sa  capitale 
dans  le  voisinage  du  Gap-Haitien,  à  la  Petite- Anse,  et  obéis- 
sait au  cacique  Guacanaric  ou  Cuacanagaric. 

MARIE  PORT-AU-PRINCE.—  Habitation  située  dans  la 
section  rurale  de  Fond  Blanc,  commune  de  Terrier  Rouge. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MARIES.-^  Voyez  :  Trois  Maries.     ■ 

MARIGOT.-^  Commune  de  5e  classe  de  l'arrondissement 
de  Jacmel.  Contient  7  sections  rurales  qui  sont  :  la  1ère  de  la 
Ravine  Normande,  2e  de  Gaillard,  8e  de  Corail  Sou,  4e  de  la 
Grande  Rivière,  5e  de  Macary,  6e  de  Fond  Jean  Noël,  7e  de 
la  Savane  Dubois. 

Le  poste  militaire  des  Cayes  de  Jacmel  se  trouve  dans 
la  section  rurale  de  la  Ravine  Normande.  Population  7  000 
âmes.  Les  habitants  s'appellent  Marigotiens.  Il  y  a  en  mo- 
yenne par  an  300  naissances,  100  décès  et  25  mariages.  Un 
député 

En  1789,  Marigot  n'était  qu'un  simple  embarcadère  situé 
à  7  lieues  de  Jacmel  sur  la  route  qui  conduit  à  Saltrou  et  aux 
Anses-à  Pitres.  Il  a  pris  des  accroisements  successifs. 

La  commune  produit  en  moyenne  par  an  : 

700.000    livres    de    café 
50.000       ''  "      cacao 

3.000       "  "      coton 

1.000.000      ''  "     campêche  et  de  gaïac, 

du  brésile  des  chênes,  des  pins,  du  gros  et  menu,  bétail,  des  vi- 


MARI     MARI  '209 

vres  de  toutes  sortes,  du  tabac,   du  sirop  de  belle  qualité,  de 
l'huile  de  palma-christi. 

Débouché  :  Jacmel.  En  1S24  le  Président  Boyer  y  fit  diri- 
ger un  grand  nombre  d'immigrants,  cultivateurs  américains 
de  la  race  noire. 

Terre  d'ombre,  pierres  de  taille,  si)ex  pyromaque. 

La  loi  du  25  avril  1817,  et  celle  du  20  novembre  1821  fixent 
la  distance  légale  de  cette  commune  à  la  Capitale  à  27  lieues. 

La  rivière  de  marigot  où  la  grande  Rivière  de  Fort  Liberté 
prend  sa  source  dans  une  lagune  appelée  l'Etang  Bossier, 
fréquenté  par  beaucoup  de  gibier  formé  sur  un  plateau  du 
morne  Jet  d'Eau  dans  les  hauteurs  de  Marigot,  et  dominé 
par  une  colline  pittoresque.  Elle  se  jette  dans  la  mer  des  An- 
tilles à  un  mille  du  bourg. 

L'Etat  y  possède  un  grand  nombre  d'emplacements  occupés 
par  des  fermiers  et  un  plus  grand  nombre  inoccupés.  Dans  la 
commune,  il  possède  8  habitations,   285  carreaux  de  terre  oc 
cupés  par  des  fermiers,  dont   le   fermage  s'élève  par  an  à  $ 

1.750,50. 

En  1840  il  y  avait  631  habitations  dont  622  bien  cultivées 
et  9  mal  cultivées. 

T /Eglise  de  Marigot  se  construit  :  sa  fête  patronale  arrive 
le  4  août,  à  la  St.  Dominique.  En  1892  l'Etat  donna  $  1.500 
pour  reconstruire  l'Eglise  et  le  presbytère. 

—  Le  citoyen  Pierre  Maillard  a  été  le  premier  représentant 
de  la  commune  de  Marigot  à  la  première  Chambre  des  repré- 
sentants en  1817; 

En  1905,  des  feux  inexplicables  ont  allumé  des  incendies 
mystérieuses  dans  le  village  qui  a  presque  été  détruit. 

HISTOIRE.-  Toussaint  Louverture,  inquiet  de  la  neutralité 
de  Beauvais  à  Jacmel,  pendant  la  guerre  civile  contre  Rigaud, 
fait  enlever  et  saccager  Saltrou  et  Marigot  le  11  Juillet  1799, 
par  Mamzelle  et  Joseph  Aquart.  Beaucoup  d'hommes  inno- 
cents et  inofîensifs  y  furent  massacrés. 

Borno  Déléart,  à  la  tête  de  600  hommes,  enleva  Marigot  sur 
les  soldats  de  Toussaint,  le  14  juillet;  il  s'y  maintient  diffici- 
lemenc.  Vigoureusement  secondé  par  Magloire  Ambroise,  il 
repjussa  toute  agression  de  leur  part.  Dessalines  envoya  con- 
tre lai  le  colo'nel  Henri  Christophe.  Déléart.  assailli  à  la  tête 
de  ses  600  hommes  par  2000  hommes  du  Nord,  se  défendit 
avec  une  rare  intréprédité  et  les  repoussa.  Romain  marcha 
de  nouveau  contre  le  bourg.  Après  une  résistance  héroïque, 
ayant  perdu  les  deux  tiers  de  son  monde  Déléart  abandonna 
la  place,  et  atteignit  Jacmel,  en  combattant  jusqu'aux  portes 
de  la  ville.  Christophe  perdit  400  hommes. 


210  MARI     MARI 

En  1801,  Lamour  Dérance  vint  assaillir  Marigot  qu'il 
enleva  sans  résistance.  Dessalines  ordonna  à  Dieudonné 
Jambon,  de  Jacmel,  d'aller  reprendre  la  place.  Il  confia  à 
un  capitaine  nommé  Cassécamp  le  commandant  d'une  ex- 
pédition contre  Lamour  Dérance,  avec  ordre  de  le  pour- 
suivre jusque  dan-"-  son  repaire  le  plus  éloigné.  Cassécamp 
accomplit  sa  mission,  et  on  n'entendit  plus  parler  dans  ce 
canton  de  ce  chef  de  bandes, 

Er  1802,  les  habitants  de  Marigot,  suivant  l'exemple 
de  ceux  des  mornes  de  Jacmel,  de  l'Arcahaie  et  de  Léogane, 
se  mirent  en  insurrection  contre  les  français. 

Ea  Septembre  1869,  Marigot  fut  attaqué  par  le  géné- 
ral Vériquain;  mais  les  cacos,  maitres  de  ce  village  le  re- 
poussèrent avec  pertes.Le  village  fut  incendié.-- M.  de  Fré- 
mont  était  duc  de  IVIarigot,  sous  l'empire,  en  1849. 

En  1888,  Marigot  avait  fait  cause  commune  avec  Mer- 
sierJeannis,  en  insurrection  à  Jacmel  contre  le  gouverne- 
ment provisoire.  Les  forces  envoyées  en  Octobre  par  le  chef 
du  pouvoir  exécutif,  F.  D.  Légitime,  s'en  emparèrent. 

La  belle  plaine  de  Turette  très  fertile  présente  les  ves- 
tiges des  anciens  canaux  d'irrigation  faciles  à  réparer  à  la 
Prise  d'Eau  au  lieu  appelé  la  Belle  Roche. 

En  Janvier  1913,  plusieurs  incendies  éclatèrent  à  Mari- 
got sans  qu'on  ait  pu  en  reconnaître  la  cause.  En  1905-1906 
et  1907  ces  mêmes  phénomènes  furent  constatés,  ce  qui  obli- 
gea beaucoup  d'habitants  à  se  réfugier  à  Jacmel.  On  attribua 
ces  incendies  à  l'existence  d'un  volcan  : 

Recettees  communales 

1991-22 1.576,57  gourdes 

1922-23— —-1.650,55 

1923-24 1.694,44 

1924-24 2.452,76 

MARIGOT  -THAM.-^  Habitation  située  dans  la  section  de 
Trou-choachou,  commune  de  Petit-Goâve,  sur  laquelle  l'Etat 
possèdes  carreaux  déterre  occupés  par  des  fermiers.  On  y 
produit  des  denrées  alimentaires  et  du  coton. 

MARIN.-—  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  Bayaha.  commune  de  Fort-Liberté,  appartenant  à 
l'Etat. 

Contenance  indéterminée. 

MARIN.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des  Cô- 
tes-de-fer, commune  du  Môle-St-Nicolas, 

L'Etat  y  possède  25  carreaux  de  terre  pour  battes,  occupés 
par  des  fermiers. 


MARI     MARM  211 

MARIN.-  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Mer- 
cy,  commune  des  Cayes, 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  2[10  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MARIN.-- Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Ravine-à- l'eau,  commune  de  Port-S£,lut. 

MARIN. ->  Voyez  :  Passe  Marin. 

MARINETTE.--.  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Fond  d'Icaque,  commune  de  Corail. 

L'Etat  y  possèie  2  carreaux  de  terra  oscapâs  par  des  fer- 
miers. 

MARINETTE.  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Caracol,  commune  de  la  Grande  Rivière  du  Nord,  bornée 
par  les  habitations  Charité  et  Quercelin. 

MARION.—  Ravine  tributaire  de  la  Grande  Rivière  du 
x^ord. 

MARION.--  Rivière  formée  par  les  eaux  des  montagnes 
de  l'Acul  Samedi,  bifurgae  ave'  la  rivière  des  Roches;  elle 
ne  ne  tarit  jamais.  Elle  pr- md  sa  source  au  morne  Salnave. 

MARION."  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Hauteur  de  Corail,  commune  de  Corail. 

L'Etat  y  possêrle  5  carreaax  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MARY.—  Voyez  :  Limpia  Mary. 

MARMELADE.-  Arrondissement  militaire  de  4e  classe 
du  département  de  l'Artibonite  rattaché  au  département  du 
Nord  par  la  loi  du  31  Août  I90fi  'Moniteur  8  Septembre  1906 
contient  deux  communes  qui  sont  :  la  Marmelade  et  St  Mi- 
chel de  l'Atalaye. 

Population  20.000  âmes.  Les  écoles  relèvent  de  l'Inspec- 
tion du  Cap-Haitien. 

Il  a  pour  limites,  d'après  la  loi  du  17  octobre  1821,  au 
Nord  la  ligne  qui  le  sépare  de  l'arrondissement  des  Gonai- 
ves,  de  celui  de  Limbe,  depuis  la  Coupe  de  la  Marmelade  jus- 
qu'à la  Soufrière  du  Haut  du  Trou.  De  ce  point,  descen- 
dant vers  le  Sud'Est  par  la  crêce  qui  sépare  la  commune  de 
Dondon  jusqu'à  venir  reconnaitre  l'endroit  où  la  branche  la 
plus  orientale  de  la  rivière  Guayamunco  commence  à  courir, 
et  en  suivant  la  rive  droite  cette  rivière  jusqu'à  l'endroit  où 
elle  fait  sa  jonction  avec  celle  de  l'Hermite,  et  alors,  se  diri- 
geant à  l'Ouest  jusqu'à  'a  Crête-Sale,  ayantpar  cette  éten- 
due au  Sud  l'arrondissement  de  Mirsbalais  et  la  Crête-Sale 
jusqu'à  la  Coupe  de  la  Marmelade;  au  Nord'Ouest  l'arrondis- 
sement des  Gonaives. 


212  M  ARM     M  ARM 

L'arrondissement  de  Hinche  a  été  détaché  de  celui  de  la 
Marmelade  par  le  gouvernement  provisoire  en  juillet  1889. 
L'arrondissement  de  la  Marmelade  qui  faisait  parti*^  du  dé- 
partement du  Nord  administrativement  et  financièrement, re- 
levait de  l'administration  du  Cap-Haitien,  fut,  en  vertu  de  la 
loi  du  17  décembre  1879.  réuni  au  département  de  l'Artibo- 
nite  par  la  loi  du  31  Août  1906  (Moniteur  du  8  septembre 
1906)  et  relève  actuellement  de  l'administration  générale  du 
Cap-Haitien  aont  il  dépendait  déjà  seulement  sous  le  rap- 
poj't  judiciaire  Cette  classification  est  plus  scientifique,  les 
débouché.^  et  les  rapports  de  cet  arrondissement  avec  le 
Nord  étant  plus  naturels. 

De  plus  l'arrondissement  financier  du  Cap-Haitien  entre- 
tient 6  arrondissements  avec  leurs  21. communes,  tandis  que 
celui  des  Gonaives  n'entretenait  qu'un  seul  arrondissement 
avec  4  communes,  avant  le  rattachement  de  la  Marmelade 
c  n  département  de  i'Artibonite. 

La  garde  nationale  de  cet  arrondissement  se  compose  de 
J.OOO  hommes  d'infanterie  et  de  300  cavaliers, 

Clerveaux  a  commandé  l'arrondissement  de  la  Marmela- 
de lors  de  l'expulsion  de  l'armée  française  en  Décembre  1802. 

Le  général  Guerrier  qui  fut  Président  d'Haïti  l'a  comman- 
dé sous  Boyer. 

Le  général  Saint  Fleur  Paul  commandait  l'arrondissement 
lorsqu  il  prit  les  armes  contre  le  Président  Boisrond  Canal 
t  n  Février  1879. 

Les  postes  avancés  de  la  ligne  frontière  sont  :  Mamon, 
Aguahidionde,  Trois-Bois-Pin.  San-José,  Rintouribio,  Rio 
Pallo,  los  Palos,  los  Higueros,  Perdegale,  Victorine,  Lairen. 
(  Voyez  ces  Mots  ) 

MARMELADE.—  Est  une  petite  ville  d'assez  sauvage  ap- 
parence mais  bien  bâtie  ;  ses  habitations  éparses  sur  ia  crê- 
te et  sur  les  flancs  de  la  montagne  qui  sépare  la  vallée  de 
Plaisance  de  celle  de  Dondon,  lui  donnent  l'air  d'un  hameau 
des  Alpes. 

Monseigneur  de  S.  Linding  était  Duc  de  la  Marmelade 
sous  l'Empire,  en    1849. 

La  duchesse  de  la  Marmelade  était  dame  du  palais  de  S. 
M.  l'Empératrice,  par  ordonnance  du  25  Septem_bre   1849. 

MARMELADE.—  Cette  ville  fut  attaquée  les  15  Avril,  8 
Mai,  et  26  Mai  1919  par  des  bandits  qui  furent  repoussés 
avec  succès.  JL.e  caporal  Joseph  Gilbert  se  distingua  dans 
ces  3  occasions  et  fut  décoré  de  la  médaille  militaire  par  le 
Président  Dartiguenave,  le  23  Juin  1919. 


MARM     MARM  213 

Le  12  Juin  1918,  la  population  vota  la  Constitution  plé- 
biscitaire de  cette  année  par  471  oui 

Recettes  Communales 

1921  22  -  12.26437   gourdes 
1922-23   -    8,611,68       " 
1923-24-     7.208,83  ^  " 
1924-25  -  10.721,75      " 

Note  sur  Marmelad» 

Si  ce  n'était  la  coulée  du  Bassin,  le  bourg  serait  placé  dans 
le  fond  d'une  cuvette  ou  plutôt  d'un  entonnoir.  Les  mon- 
tagnes l'environnent  de  trois  côtés— en  partant  de  l'Ouest 
nous  voyons  le  morne  Bellevue,  à  ses  pieds  le  morne  Calu- 
met, puis  le  morne  Jean  Jacques  et  Samasé  ensuite  Dumas. 
Platon,  coulée  du  Bassin  —  puis  au  Nord  Papareille  et  la 
coulée  allant  vers  Dondon.  —  L'érosion  du  sommet  des  mor- 
nes Jean- Jacques,  Dumas  et  Platon  a  mis  à  nu  des  calcaires 
grossiers,  tandis  que  le  bas  repose  sur  des  silicates -ferrugi- 
neux. Dans  le  bourg,  le  sol  repose  sur  ces  mêmes  silicates  — 
sauf  du  côté  du  morne  Calumet  où  on  retrouve  le  calcaire 
Du  hsutde  Bellevue,  on  jouit  d'un  panorama  splendide  — 
Le  Cap  et  la  plaine  du  Cap  —  la  forteresse  de  Malau  Don- 
don. —  Puis  du  morne  Jean-Jacques  l'église  de  Saint-Michel 
les  savanes  de  Tx-lttalaye  et  Diane  -  les  mornes  de  Mireba- 
lais  formant  l'horizon.  —  La  maison  d'habitation  de  Bas  de 
Saule  et  enfin  le  presbytèie  de  Pilate.  —  A  l'extrémité  Sud 
du  morne  Jean-Jacques  un  amas  de  roches  cristallisées  qui 
semblent  être  d'origine    ignée. 

Climat—  Les  pluies  doivent  avoir  une  moyenne  très  éle- 
vée, la  pluie,  dit  on  tombe  au  moins  20  jours  par  an,  le  ciel 
est  généralement  couvert  surtout  à  partir  de  15  h. — ^  Du 
morne  Tamisé,  les  sources  alimentent  la  rivière  de  Bas-de 
Sault  et  celle  cl'Ennery,  —  Ce  morne  Tamisé  est  formé  des 
strates  silicieuses  d'un  angle  de  soulèvement  très  ouvert. 
J'y  ai  ramassé  quelques  géodes. 

La  culture  de  Marmelade  devrait  être  merveilleuse,  le  ca- 
fé qui  date  des  anciens  temps  y  donne  de  belles  récolte?  quoi- 
que n'ayant  aucun  soin.  —  Les  bananiers  ont  des  hauteurs 
extraordinaires  et  ce  qui  est  le  plus  étonnant,  c'est  que  les 
régimes  de  bananes  peuvent  mûrir  sur  pieds  !  !  !  Je  ne  me 
lasse  pas  d'admirer  ce  phénomène  peut-être  unique  en  Haiti. 

Du  temps  de  la  colonie,  Marmelade  devait  être  magnifi- 
que. Les  travaux  hydrauliques  captaient  les  eaux  '  pluviales 
dans  des  bassins  de  retenue  formés  dans  les  vallées  et  ces 
eaux  canalisées  descendaient  à  l'endroit  pour  arroser  la  plai- 


214  MARM     MARM 

# 

ne.  —  Sur  l'aiicienne  place  d'araies,  on  voit  (  en  haut  du 
bourg)  un  grand  bassin  de  retenue,  les  canaux  et  les  ruines 
d'une  indigoterie  dont  les  bassins  sont  presqu'intacts,  plus 
bas  les  fondations  du  palais  du  duc  de  la  Marmelade  (  ?)  Tou- 
tes les  rues  du  bourg  sont  à  pentes  très  accentuées,  il  serait 
impossible  d'y  trouver  une  route  plate.  La  route  de  Marme- 
lade à  Saint-Michel  pasre  entre  Tamisé  et  Dumas.  —,  Sur  la 
route,  Marmelade,  - .  Ennery  on  voit  encore  un  superbe  aque- 
duc de  la  colonie  dont  l'état  de  conservation  est  merveilleux, 
il  semblerait  que  cette  construction  date  de  quelques  années 
seulement. 

Comme  culture,  c'est  surtout  le  café  qui  donnerait  de  bel- 
les espérances  ;  la  couche  arable  est  générablement  trop  peu 
profonde  pour  cacao  -  -  le  tabac  y  réussit  sans  culture,  on 
en  trouve  tout  le  long  des  chemins,  le  coton  n'y  pourrait 
pas  venir. 

Charles  FORBIN,  Agronome. 

MARMELADE.  -  Commune  de  4e  classe,  n'est  pas  le  chef 
lieu  de  l'arrondissement  du  même  nom. 

Contient  3  sections  rurales  qui  sont  :  la  1ère  de  la  Crète-à- 
Pins,  2e  de  Bassin  3e  des  Platons. 

Population  :  10.000  habitants.Les  habitants  s'appellent  Mar- 
meladais.  Il  y  en  moyenne  par  an  120  naissances,  80  décès  et 
25  mariages.  Un  député.  Son  nom  lui  vient  de  son  sol  facile  à 
former  une  bouillie  ou  marmelade  par  les  pluies  fréquentes 
qui  le  rafraîchissent.  Il  y  tombe  par  an  2701  millimètres  de 
piuie.  Le  village  placé  au  sein  d'un  bosquet  verdoyant  est  une 
place  statégique  importante,  entrecoupée  de  ravins.  Les  mon- 
tagnes sont  la  Soufrière,  les  Mornets  et  le  Périgourdin.  La 
température  est  très  fraiche  et  mesure  en  moyenne  21.4''C. 
Le  sol  est  montueux,  très  élevé,  et  fertile.  Le  café  y  produit 
beaucoup.  Coupes  d'acajou,  aujourd'hui  négligés.  En  1824,  le 
président  Boyeryfit  diriger  un  grand  nombre  d'immigrants 
cultivateurs  américains  de  la  race  noire.  Choux  superbes, 
bambous,  ramiers  mansfenis. 

Lachaine  de  montagne  de  la  Marmelade,  dépendant  du  Ci- 
bao,  a  une  hauteur  de  1.000  mètres.  On  y  trouve  des  mines 
de  cuivre  et  du  souffre.  Cristal  de  roche,  houille,  ocre  rouge, 
moellons,  pierre  de  taille. 

La  loi  du  20  novembre  1821  fixe  la  distance  précise  de  cette 
commune  à  la  capitale  à  47  lieues. 

La  garnison  de  la  commune  se  compose  d'une  compagnie 
de  gendarmerie,  d'une  police  administrative,  de  la  garde  na- 
tionale à  pied  et  à  cheval.  C'est  la  garde  nationale  de  la  Mar- 
melade, aidée  du  6e  régiment  d'infanterie  de  ligne  de  Saint- 


MARM     MARM  215 

Michel  du  Nord  qui  enleva  Hinche  aux  dominicains  le  17  Juin 
1845. 

Les  recettes  de  la  commune  étant  insuffisantes,  le  Budget 
du  Département  de  l'Intérieur  lui  accorde  une  subvention  an- 
nuelle pour  pouvoir  s'administrer. 

L'Etat  possède  dans  le  village  57  emplacements  occupés 
par  des  fermiers  savoir  :  26  rue  Guerrier,  6  rue  du  Calvaire, 
10  rue  Saint  Louis,  2  rue  Saint  Pierre,  6  rue  du  Champ  de 
Mars,  7  rue  de  l'Union.  Tous  les  bureaux  publics  sont  loués, 
l'Etat  n'ayant  pas  de  maison. 

La  fête  paroissiale  est  le  29  Juillet,  à  la  Sainte  Marthe. 

La  poste  arrive  des  Gonaïves  par  Ennery  le  lundi,  conti- 
nue pour  le  Dondon,  et  revient  le  mardi,  à  destination  des 
Gonaïves 

La  Montagne  Noire  et  celle  des  Cahos  commencent  depuis 
la  Marmelade,  et  vont  se  terminer  dans  les  environs  de  Saint 
Jean,  dans  la  république  dominicaine. 

Le  vicomte  de  Fontanges  qui  fut  envoyé  à  Port-au-Prince 
par  le  cabinet  français  en  1814  pour  traiter  de  l'Indépendance 
d'Haiti,  était  ci-devant  un  colon  des  Gonaïves,  ex- colonel  au 
régiment  du  Cap-Haïtien,  ex-commandant  du  cordon  mili- 
taire de  la  Marmelade,  lorsqu'il  faisait  la  guerre  aux  géné- 
raux Jean  François  et  Biassou. 

La  route  qui  conduit  à  Saint  Michel,  appelée  Saut  d'Eau 
Barada,  est  le  passage  de  tous  les  habitants  de  Hinche,  de 
l'Artibonite,  des  Gonaïves  et  d'Ennery  ;  elle  est  en  mauvais 
é::at.  Les  routes  de  Limbe,  de  Plaisance  et  de  Dondon,  tout 
en  n'étant  pas  en  mauvais  état,  demandent  de  grandes  répa- 
rations. 

Histoire.—  La  Marmelade  se  rendit  aux  Espagnols  en 
1793.  Toussaint  Lonverture  au  service  de  l'Espagne  attaqua 
la  Marmelade  qu'avaient  reprises  les  républicains,  et  l'enleva 
sur  Vernet,  officier  de  couleur,  qu'il  attacha  à  sa  personne. 
A  la  fin  de  la  même  année  Toussaint  y  établit  son  quartier 
général. 

Le  21  Juin  1794,  au  moment  de  passer  au  service  des 
français,  Toussaint  communia  à  la  Marmelade,  où  comman- 
dait le  marquis  d'Almodas,  renouvelia  son  serment  de  fidéli- 
té au  roi  d'Espagne,  monta  à  cheval,  fit  massacrer  pai-  ses 
troupes  les  soldats  espagnols  cantonnés  dans  le  bourg  et  se 
rendit  à  la  Petite  Rivière,  puis  au  Dondon,  ensuite  au  Gros- 
Morne  où  furent  également  égorgés  les  garnisons  espagnoles 
qu'il  y  avait  placées,  il  arbora  dans  tous  ces  lieux  le  dra- 
peau tricolore,  et  se  rendit  au  général  Laveaux  à  Port-de- 
Paix. 


316  MARM.   MARQ- 

En  Octobre  1801,  lors  de  l'insurrection  du  général  Moïse, 
Toussaint  marcha  contre  la  Marmelade  qu'occupaient  les  in- 
surgés. Dès  qu'il  les  découvrit,  il  les  fit  attaquer  à  la  baïon- 
nette, ils  abandonnèrent  la  Marmelade,  fuyant  en  désordre, 
chargés  par  les  dragons,  et  se  réfugièrent  vers  la  Soufrière. 

Le  19  février  1803,  1^ général  Hardy,  de  l'expédition  Le  - 
clerc,  après  s'être  emparé  du  morne  Bois-pin,  (  Crète-à-pin  ) 
entra  à  la  Marmelade  au  pas  de  charge,  à  la  baïonnette,  cul- 
butant devant  lui  les  troupes  que  Christophe  y  avait  laissées. 

C'est  à  la  Marmelade  que  Toussaint  apprit  que  Dessalines, 
sorti  du  fort  de  la  Crête-à-Pierrot,  avait  été  battu  au  Nolo 
par  les  français  en  mars  1802. 

C'est  aussi  à  la  Marmelade  que  Toussaint  fit  sa  soumission 
au  capitaine  général  Leclerc  en  1802. 

La  Marmelade  s'honore  d'avoir  donné  le  jour  aux  généraux 
Vernet,  ministre  des  finances  dès  1804,  et  Clerveaux  qui  se 
sont  illustrés  dans  la  guerre  de  l'Indépendance 

Le  24  Janvier  1889,  la  Marmelade  qui  avait  embrassé  la 
partie  des  Nordistes  contre  le  général  Légitime  fi^  sa  sou- 
mission au  ministre  de  la  guerre,  Anselme  Prophète,  délégué 
du  gouvernement.  Le  ministre  de  la  guerre  des  Nordistes,  le 
général  Alfred  William  fut  fait  prisonnier  et  envoyé  à  Port- 
au-Prince  où  il  resta  en  prison.  Après  la  déroute  du  général 
Piquant  à  Dessalines,  la  Marmelade  fut  évacuée  et  le  gou- 
vernement perdit  toutes  ses  positions  dans  le  Nord  et  dans 
l'Artibonite. 

MARMEY.—  Morne  située  sur  le  chemin  de  Petit  Trou  à 
Baradères,  au-dessus  de  la  source  Manorez. 

MARMOLE.-^-  Section  rurale  du  district  de  Puerto  Plata. 
En  1839  il  y  avait  64  habitations  cultivées.  Produits  :  .1875 
livres  de  café  ;  1672  suros  tabac  ;  1500  cire  jaune  ;  137  ba- 
rils maïs  ;  123  barils  pois  ;  94  barils  h  riz, 

MAROCOEUR.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Vérone,  commune  des  Anglais. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MARQUEZ.-^  Habitation  située  sur  les  bords  de  l'Arti- 
bonite, dans  la  commune  de  Saint-Marc,  où  était  établi  le  bac 
Marquez  sur  le  fleuve. 

MARQUEY.  —Ancien  quartier  situé  au  Petits  Cahos.  Après 
l'évacuation  de  la  Grêce-à-Pierrot  Toussaint  Louverture  qui 
venait  de  Plaisance  au  secours  de  la  garnison,  en  entendant 
la  fusillade,  prit  aussitôt  le  chemin  du  quartier  de  Margaey 
où  une  foule  considérable  de  ferni??  et  d'enfants  l'avaient 
suivi,  emportant  tout  C3  qu'ils  avaient  da  plus  précieux.  Dis 


MARQ     MAKQ  -  217 

ajou pas  dressés  à  la  hâte  formaient  dans  une  clairière  sur 
un  plateau  assez  étendu, un  cercle  au  centre  duquel,  s'élevait 
une  tente  surmontée  de  drapeau  tricolore.  Les  sentinelles 
placées  aux  extrémités  du  camp  étaient  immobiles  à  leurs 
postes.  Les  soldats  qui  méprisaient,  la  mort  étaient  assis  sur 
de  larges  pierres  autour  de  leurs  armes  peu  nombreuses  ran- 
gées en  faisceaux  et  attendaient  avec  impatience  le  signal 
du  départ  pour  courir  à  de  nouveauk  dangers.  Des  officiers 
supérieurs,  Gabart,  Fontaine,  Vernet,  Pourcely,  Placide  Lou- 
verture  et  une  fou  le  d'autres,  tenant  sous  leurs  bras  des  sa- 
bres resplendissants  d'un  vif  éclat,  marchaient  silencieuse- 
ment, en  se  croisant  autour  de  la  tente  d'où  ne  se  détour- 
naient pas  leurs  regards  inquiets.  Dans  ce  pavillon  était 
debout  près  de  la  table  Toussaint  Louverture,  maigre,  petit 
de  taille,  aux  traits  mobiles,  aux  yeux  vifs  et  aux  gestes 
animés.  Une  riche  épée  pendait  à  ses  côtés,  par  un  ceintu- 
ron de  velours  doré,  enrichi  de  pierreries.  Il  dictait  à  son  se- 
crétaire des  lettres  auxquelles  il  semblait  porter  le  plus  vif 
intérêt.  C'était  le  29  mars  1802.  Quand  il  eut  fini  sa  corres- 
pondance, ii  dit  à  un  de  ses  aides  de  camp  :  Lmmeiiez  au- 
près de  moi  le  chef  de  brigade  Sabès  et  le  lieutenant  de 
vaisseau  Gimont.  Les  deux  officiers  avaient  été  faits  prison- 
niers à  Port  Républicain  par  Lamartinière.  Trainés  de  morne 
en  morne,  livrés  à  toute  la  fureur  les  indigènes,  mille  fois 
ils  avaient  été  sur  le  pohit  d'être  immolés.  Mais  l'ordre  de 
Toussaint  de  les  épargner  seu',  avait  toujours  détourné  de 
leurs  têtes  le  sabre  levé  pour  les  frapper.  Us  furent  intro- 
duits dans  la  tente.  —  Citoyens,  leur  dit  Toussaint,  vous  n'ê- 
tes plus  prisonniers;  vous  serez  accompagnés  par  de^  guides 
sûrs  jusqu'à  Port  Républicain,  et  vous  remettrez  ces  dépê- 
ches au  général  Boudet.  Toussaint  faisait  sâvoir  au  gouver- 
nement français  les  vains  efforts  qu'il  avait  faits  pour  que 
ia  colonie  ne  devint  pas  une  vaste  désolation. En  même  temps 
il  envoyait  à  Bonaparte  une  lettre  particulière,  en  réponse 
à  celle  qu'il  lui  avait  adressée.—  "Vous  n'avez  jamais  essu- 
yé aucun  mauvais  traitement  parmi  nous,citoyens;  vous  avez 
été  témoins  de  notre  humanité  envers  beaucoup  de  prison- 
niers. L'T  France  que  le  1er.  consul  a  égarée  à  notre  enir.">it, 
sera  juste  un  jour  envers  nous;  nous  en  avons  la  certitude. 
Elle  rend  m,  le  généralLeclerc  responsable  de  to  is  ce-^  désas- 
tres qu'il  eût  pu  éviter  à  la  colonie,  en  employant  envers  moi 
les  forme.s  de  bienséance  qu'il  devait  à  un  général  f  rançai*^, 
son  égal,  dont  les  armes  ont  vaincu  les  anglais  et  les  espa- 
gnols, et  ont  conservé  à  la  métropole  toute  la  colonie." 

Le  chef  de  brigade  Sabès  lui  répondit  :  "général,  nouB 
avons  beaucoup  souffert,  et  nous  avons  été  témoins  de  bien 
des  atrocités.  Si  vous  n'aviez  pas  méconnu  l'autorité  lé'^itl- 


218  MARQ    MaRQ 

me  du  capitaine-Général,  nous  n'aurions  pas  à  déplorer  au- 
jourd'hui toutes  les  calamités  qui  nous  affligent." 

Toussaint  répliqua  vivement  :  "Vous  méconnaissez  la  no- 
blesse de  mon  âme,  citoyen;  j'aime  trop  mon  pays  pour  sa- 
crifier son  bonheur  à  mon  ambition.  Le  général  Leclerc  s'est 
présenté  dans  la  colonie,  non  comme  un  gouverneur  légale- 
ment envoyé  par  sa  naûon,  mais  comme  un  ennemi.  Il  m'a 
sommé  de  lui  remettre  l'autorité  comme  si  j'étais  un  rebelle 
placé  par  les  circonstances  à  la  tête  des  affaires  de  la  colonie 
comme  si  je  m'étais  déclaré  indépendant  de  la  France  que 
je  chéris.  Je  n'ai  fait  la  guerre  qu'au  capitaine  général.  N'a- 
vais-jepas  antérieurement  reçu  de  la  commission  civile  le 
titre  lie  général  en  chef  de  la  colonie  ?  Ce  titre  ne  me  fut-il 
pas  confirmé  par  le  1er.  consul  ?  Devais-je  me  soumettre  aux 
caprices  de  Bonaparte,entouréde  vils  et  cruels  colons,  de  mes 
ennemis  personnels  ?  Le  fer  et  le  feu  ne  couvriraient  pas  de 
sang  et  de  ruines  les  mornes  et  les  plaines,  si  le  général  Le- 
clerc m'avait  donné  avis  de  son  arrivée,  avant  d'avoir  com- 
mencé les  hostilités,  je  lui  aurais  cédé  l'autorité,  et  la  guerre 
n'eût  pas  éclaté  avec  toutes  ses  fureurs.  N'était-il  pas  de 
mon  devoir  de  défendre  le  territoire  français,  lorsque  des 
pavillons  étrangers  se  présentaient  pour  le  violer.  Quels  pré- 
cédents pouvaient  me  faire  croire  que  c'était  une  armée 
française  qui  débarquait  avec  un  nouveau  gouverneur  fran 
çaisfLe  1er  consul  m'avait  il  annoncé  le  départ  de  l'expé- 
dition ?  Ne  pouvais -je  pas  prendre  le  capitaine  général  lui 
même  pour  un  rebeile  fuyant  sa  patrie,  et  venant,  de  son 
propre  mouvement  prendre  possession  de  la  colonie  ?  Vous, 
lieutenant  Guimont,  si  un  capitaine  de  corvette  naviguant  en 
pleine  mer,  se  trouvait  tout  à  coup  assailli  par  le  feu  de  sa 
nation  qui  le  sommât  d'amener  pavillon,  que  ferait-il,  ce 
capitaine  ?  Il  se  défendrait,  comme  il  l'eut  fait  contre  un 
forban.  Le  capitaine  général  n'a  employé  aucun  des  procédés 
qu'il  devait  à  un  gouverneur  français,  son  égal,  et  tout  le 
sang  qui  a  été  versé  rejaillira  sur  sa  tête.  Vous  pouvez  vous 
retirer,  citoyens.  " 

Toussaint  faisait  allusion  aux  pavillons  hollandais  et  espa- 
gnols qui  existaient  au  milieu  de  la  flotte  française. 

Les  2  officiers  n'avaient  pas  remarqué  sans  inquiétude  l'in- 
dignation de  Toussaint  Louverture.  Ils  firent  à  la  hâte 
leurs  dispositions  de  départ,  s'élancèrent  de  toute  la  vi- 
tesse de  leurs  chevaux  sur  la  route  des  Verrettes,  et  ne  .sen- 
tirent leur  existence  assurée  que  lorsqu'ils  furent  au  delà  des 
pays  insurgés. 

Toussaint  congédia  ses  aides  de  camp,  et  demeura  seul 
dans  sa  tente  avec  son  secrétaire.  Il  croisa  ses  bras  sur 
sa  poitrine;  sa  tête  était  brûlante;  son  cœur  battait  convul- 


MARQ    MARR  219 

sivement,  ses  yeux  se  dérobaient  sous  les  plîs  de  ses  sourcils. 
Ses  actions  passées  venaient  en  foule  assaillir  sa  mémoire. 
L'inquiétude  et  le  remords  semblaient  l'agiter.  Il  s'assit,  abi- 
mé  dans  de  profondes  reflexions.  Ee  sang  inutilement  répan- 
du des  hommes  de  couleur  après  la  guerre  civile  contre  Ri - 
gaud  dans  le  sud  la  guerre  cependant  nécessitait  l'achemi- 
nement du  pays  vers  l'indépendance^  son  amnistie  du  1er 
Messidor  qu'il  avait  violée,  l'exécution  barbare,  de  Moyse, 
son  neveu,  sacrifice  sans  fruit  qu'il  avait  fait  à  la  perfidie 
coloniale;  St.  Domingue  maintenant  indépendant  et  bra- 
vant- les  forces  de  la  France,  quels  échafauds  de  la  servitude 
fussent  dressés  sur  leurs  cadavres;  le  sort  de  la  plupart  de 
ses  lieutenants  qui  lui  restaient  fidèles,  l'impuissance  où  il 
se  trouvait  de  continuer  la  guerre,  les  suprêmes  dangers  de 
sa  race,  toutes  ces  convulsions  passées,  toutes  les  horreurs 
qu'il  voyait  dans  le  lointain,  devait  le  livrer  à  l'horrible  agita- 
tion . 

Un  profond  silence  régnait  dans  le  camp,  lorsque  bientôt 
les  sentinelles  annoncèrent  4  cavaliers.  Les  4  cavaliers  se  fi- 
rent conduire  auprès  du  général  en  chef. 

Toussaint  Louverture,  après  un  court  entretien  avec 
eux,  donna  ses  ordres  à  ses  aides  de  camp  qui  les  trans- 
mirent de  toutes  parts.  Les  tambours  du  camp  battirent  aus- 
sitôt la  générale,  le  son  de.^,  trompettes  se  repète  jusqu'au 
profond  des  ravins  et,  uns  joi  i  balliqaeuse  éclata  parmi  les  sol- 
dats. Toussaint  dont  Tâge  avait  blcinchi  les  cheveux,  mais 
qui  avait  toute  la  vivacité  de  la  jeunesse,  s'élança  sur  son 
cheval,  passa  en  revue  la  faible  armée,  et  lui  fit  prendre  le 
chemin  du  Nord.  Il  allait  attaquer  la  division  Hardy,  qui, 
sortie  de  la  Petite  Rivière  de  l'Artibonite,  avait  passé  le  Pe- 
tit-Fond et  St.  Michel,   et  se  rendait  au  Cap. 

MARQUIS.—  Voyez  :  Grande  Place  Marquis. - 

MARRE.  —  Hatte  située  dans  !a  section  rurale  des.  Vases, 
commune  de  l'Arcahaie.--  Voyez  Bassin  Marré.-"- 

MARRE  à  COIFFE,—  Habitation  située  au  morne  Tremé, 
commune  d'Aquin,  où  se  déroula  le  7  Juillet  1800  le  combat 
qui  mit  fin  à  la  guerre  civile  entre  Rigaud  et  Toussaint.  G'e-;t 
le  point  le  plus  élevé  d'Aquin.  Vers  le  Nord  on  l'aperçoit  tou-- 
jours  coiffé  d'une  blanchâl^re  couronne  de  brumes.  Voyez  Mal 
à  Caïfe  ou  Coife. 

MARRE  A  LA  ROCHE.  -  Position  située  près  de  St.  Mi- 
chel de  l'Atalaye.  Le  19  février  1802,  Rochambeau  enleva  St. 
Michel,  sa  colonne  de  droite  escalada  la  Marre  à  la  Roche 
sans  tirer  un  coup  de  fusil.  Cette  forte  position  était  défendue 
par  400  hommes  bien  soutenus  par  de  l'artillerie.  Bar  cette 
manœuvre,  Rochambeau  devait,  après  s'être  assuré  une  re  - 


220  :   MARR     MARK 

traite  sur  St.  Michel,  débouchera  Timproviste  par  laRavine- 
à-Couleuvre,  dans  la  plaine  de  Lacroix,  nommé  Savanne 
Désolée  et  couper  toute  retraite  à  Toussaint,  en  s'établissant 
entre  les  Gonaïves  et  le  Pont  de  TEstêre. 

MARRE-à-SAVON  (LA)ou  RAVINE  MARRE-SAVON.  - 
Première  section  rurale  de  la  commune  de  Bombardopolis,  ar- 
rondissement du  Môle^^St.  Nicolas.  Ecole  et  chapelle.  Bonnes 
routes.  L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fer- 
miers sur  les  habitations  :  Jasmin  (hatte)  20  carreaux  de 
terre,  Renouard  7,  Thomas  2  et  un  reste,  Félémy  3,  Halle  1, 
et  un  reste,  Gouady  3,  Déjardins  2,  Cannière  3,  Pierreson  1, 
Jean  Lingue  1.  Boucault  1,  Henry  Stock  2,  Floccy  4,  Chariot 
Pintref  1,  PhiHppe  2,  Pierre  Chirail  2,  Coupois  25,  Matémasse 
1,  Bébé  1.  Milcent  (  un  reste  ),  Delong  (  un  reste  ),  Ribotte 
(  un  reste  ). 

Les  suivantes  sont  inoccupées:  Honorat.Paleine,Thony,  Chi- 
rail, Romillard,  Lafidy,  Jourdain,  Pélissier,  Ballote,  Dapois, 
Eindrimail,  Leblanc,  François  Cordonnier,  Cadinette,  Louis 
Quinze,  Muranguel,  Salpêtre. 

En  1839  il  y  avait  88  habitations  bien  entretenues  en  café 
et  10  battes  en  bon  état  ;  2  en  dépérissement,  1  saline.  To- 
tal 120  propriétés.  Animaux  bœufs,  153  vaches,  74  bouvillons 
113  génisses.  89chevaux,  159  juments,  96  poulains.  87  pou- 
liches, 114  moutons. 

MARRE  BOIS  D'ORME  (  LA  ).  -  Habitation  située  dans 
la  section  rurale  de  la  Ravine-à-Galets,  commune  du  Môle  St 
Nicolas,  appartenant  à  l'Etat. 

Contenance  indéterminée. 

MARRE  CITRON  (  LA  ).  -  Poste  avancé  de  la  ligne  fron- 
tière de  la  section  rurale  de  Fond-Verrettes,  commune  de  la 
Croix-des-Bouquets.  Il  est  situé  en  face  de  l'Etang  Henri- 
quille  sur  de  hauts  mornes,  à  l'entrée  des  chemins  qui  con- 
duisent de  Neybe  au  Fond-Verrettes.  Ce  poste  a  44  hommes 
de  la  garde  nationale  du  lieu,  logés  dans  un  corps  de  garde 
recouvert  en  chaume. 

MARRE  à  la  ROCHE.-  Voyez  Matador. 

MARRE-QUATRE  [  LA  ].—  Poste  avancé  important  de 
la  ligne  frontière,  située  dans  la  section  rurale  de  Fond-Ver- 
rettes, commune  de  la  Cioix-des-Bouquets.  Il  est  placé  dans 
les  limites  des  communes  de  Saltrou  et  de  la  Croix-des-Bou- 
quets, en  face  de  l'Etang  Salé.  Il  est  remparé  et  occupé  par 
36  hommes  de  la  garde  nationale  de  l'endroit,  logés  dans  un 
corps  de  garde.  Il  bouche  le  passage  de  l'ennemi  de  la  côte  du 
Petit  Trou  de  Neybe  jusqu'au  Fond-Verrettes. 

MARRE  ROSEAUX.--  Etait  la  dix-neuvième  section  ru- 


MARR     MAilï  221 

raie  de  la  commune  de  la  Croix.-des -Bouquets,  arrondisse- 
ment de  Port-au-Prmee,  Ecole  rurale.  Est  devenue  la  5e  et 
dernière  section  rurale  de  Thomazeau. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations:  Gorman  et  Choucouanen. 

MARRE  ROUGE  [LA].--  Vaste  tef-rain  situé  dans  la  com- 
mune de  Port-au-Prince  en  plaine  du  Cul  de  Sac. 

MARRE  ROUGE.-- Habitation  et  quartier  dépendant  de 
Grand  Goâve. 

MARRON.-  Voyez:  Maïs  Marron. 

MARRONNIERL.—  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  la  Crête-à-pins,  commune  de  la  Marmelade. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MARS.-'-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la  Ri- 
vière Mancel,  commune  de  Gros  Morne. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés-  par.  des  fer- 
miers. - 

MARSAN.-^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Camp-de  Louise,  commune  de  l'Acuî  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  60  carreaux:  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers, et  un  reste  inoccupé. 

MARSOUIN.—   Voyez  :  Bec  du  Marsouin.  Baradères. 

MARTEL.  —  Pointe  située  au  Sud  de  la  république  domi- 
nicaine. 

MARTEL.--  Habitation  et  quartier  dépendant  de  Grand- 
Goâve., 

M ARTELIERE.— Habitation  célèbre   située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Fond-Blanc,  commune  de  Terrier -Rouge. 

L'Etat  y  possède  244    carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

Il  y  a  un  fort  où  Villate  se  retira  le  21  mars  1796,  après 
la  mise  en  liberté  du  gouverneur  Laveaux  qu'il  avait  fait 
arrêter  au  Cap.  Le  12  mai,  Sonthonax,  ou  la  commission  ci 
vile  revint  au  Cap  avec  quelques  officiers.  Aussitôt  qu'il  §e 
présenta  aux  portes  de  la  ville  qu'il  avait  sauvée  plu.'siears 
fois  par  son  grand  courage,  tous  les  anciens  libres  noirs  et 
jaunes,  et  presque  tous  les  bourgeois  blancs  se  précipitèrent 
au  devant  de  lui,  le  pressèrent,  le  couvrirent  de  lauriers  l'ac- 
compagnèrent au  palais  national  avec  de  grandes  acclama^ 
tions  et  aux  cris  de  :  Vive  la  République,  vivent  les  com- 
missaires civils,  vive  Villate,  le  sauveur  du  Cap.  Ce  fut  pour 
Villate  un -vrai  triomphe. 


222  MART    MART 

Ces  cris  d'allégresse  attirèrent  Laveaux  sur  la  place  du 
gouvernement.  Dans  son  indignation,  il  lança  des  dragons  sur 
ia  foule  qui  fut  dispersée. 

Après  avoir  été  entendu  pendant  deux  heures  par  la  com- 
mission civile,  Villate  fut  renvoyé  à  la  Martelière,  malgré  les 
efforts  de  Sonthonax  po^ir  le  faire  arrêter. 

Excité  par  Laveaux,  Sonthonax  convint  le  15  mai  qu'il  se- 
rait envoyé  à  bord  d'un  de?  vaisseaux  de  la  rade,  Villate  con- 
tinua de  demeurer  à  la  Martelière.  Alors,  Sonthonax  le  mit 
hors  la  loi,  ordonna  de  lui  courir  sus,  et  de  l'emmener  au  Cap 
mort  ou  vif. 

Sonthonax  fut  contraint  de  révoquer  sa  proclamation.  Vil- 
late vint  au  Cap  et  se  rendit  à  bord  de  la  Méduse.  11  partit 
pour  France. 

En  mars  1803  le  général  Quentin  attaqua  le  fort  de  la  Mar- 
telière qu'occupaient  les  indigènes  sous  les  ordres  de  Tous- 
saint Brave.  Le  fort  fut  enlevé  et  les  indigènes  dispersés. 

MARTELLY.-^-  Habitation  située  au  pied  du  morne  de 
l'Hôpital-  commune  de  Port-au-Prince.  Source  servant  de 
limites  au  Sud  de  la  ville  de  Port-au-Prince  jusqu'au  fort 
Mercredi. 

MARTIN.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Bassin,  commune  de  la  Marmelade. 

L'Etat  y  possède  60  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MARTIN.—  Montagne  dépendant  du  Cibao  près  de  Sal- 
valeon  de  Higuey. 

MARTIN.  -  Habitation  de  la  sectio  i  rurale  de  la  Coupe- 
Mardi-Gras  commune  de  Mirebalais.  sur  laquelle  l'Etat  pos 
sède  15  carreaux  de  terre   affermés  à  des  particuliers.  Pro- 
duit du  café  et  des  vivres. 

MARTIN.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
le  Plaine  d'orange,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  un  reste  de  2  carreaux  de  terre  occupés 
par  des  fermiers. 

MARTIN.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Pestel. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des    fermiers . 

MARTIN.  -  Habitation  de  la  section  rurale  de  la  Monta- 
gne, commune  de  Jacmel,  sur  laquelle  l'Etat  possède  5  car- 
reaux de  terre  occupés  par  des  fermiers . 

MARTIN.—  Habitation  de  la  section  rurale  de  la  Grande- 
Rivière,  commune  de  Jacmel. 

MARTIN.-^-  Habitation  de  la    section  rurale  des  PJatons» 


kARt    MAHU  223 

commune  de  Petit-Goâve,  sur  laquelle  l'Etat  possède  10  car- 
reaux de  terre  occupés  par  des  fermiers, 

MARTIN.-^  Voyez    Plaine  Martin'-^  Saint-Martin 

MARTIN  BOYER.  —  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Mont- Rouis  No  2,  commune  de  Saint-Marc: 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  dé  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. ■* 

Productions  :  vivres  et  coton. 

M/iRTIN  CHIRURGIEN.  -  Habitation  de  la  section  rura- 
le de  Joli-Trou,  commune  de  la  Grande  Rivière  du  Nord,  bor- 
née au  Sud  par  l'habitation  Lafargue. 

MARTIN  CONNIN.  -  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Baliverne  commune  de  Dame  Marie,  dont  5  car- 
reaux de  terre  appartenant  à  Lolotte  Jean  Pierre. 

MARTIN  GARCIA.-^  Pointe  située  au  Sud  de  la  Républi- 
que Dominicaine. 

MARTIN  EAU.— Habitation  située  dans  les  hauteurs  de 
Verrettes.  En  Février  1795,  le  commandant  Valéry,  d'après 
les  ordres  de  Toussaint,  enlève  un  camp  que  les  anglais  de 
Saint-Marc  y  avaient  étab'i. 

MARTINEAU.-^  Habitation  située  dans  la  10e.  section  ru- 
rale des  Cayes. 

MARTINE  SARRAZIN.—  Nom  d'une  rue  à  Corail. 

MARTINES.—.  Habitation  située  au  bord  de  l'Etang  Sau- 
mâtre. 

MARTISSANT.-~v  Huitième  section  rurale  de  la  commu- 
ne de  Port  au  Prince  paroisse  Sainte  Anne.  Elle  a  été  sub- 
divisée en  187-'^,  en  donnant  naissance  à  la  section  rurale  de 
Bizoton.  Ecole    rurale. 

Il  y  a  les  habitations  BaiUergeau,  Peu  de  Chose,  Rasteau, 
Philippeaux. 

Le  poste  de  Jean  Ciseau,  la  Source  Leclere,  le  fort  Mercre-' 
di  se  trouvent  dans  cette  section  rurale.  Une  course  de  la   vi- 
le en  voiture  de  place  se  paie  0,50  pir   personne  (   Tarif  du 
Conseil  Communal  ) 

En  Novembre  1791,  Rigaud  s'établit  à  Martissant  et  in- 
quiétait considérablement  les  blancs  colons  de  Port-Rén']- 
blicain.  A.  F.  Battier  a  composé  à  Martissant  en  mai  i879 
sa  pièce  de  vers  intitulée  :  "  Ou  trouve -t-on  le  bonheur'  Paul 
Lochard   a  chanté  Martissant. 

M  ARUL.— Voyez:  Saint   Marul.  / 


224  MAKQ    MASS 

MARYL.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Mont  Rouis  No  1er,  commune  de  Saint  Marc. 

L'Etat  y  possède  f  de  carreau  de  terre  occupés  par  un  fer 
mier.  Ecole  rurale. 

MARY. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Mont 
Rouis  No  2,  commune  de  Saint  Marc. 

L'Etat  y  possède  20  c.rreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

L'Empereur  Soulouque  alla  attendre  au  Camp  Mary  les 
troupes  de  Geffrard  sans  succès  depuis  le  3  jusqu'au  8  Jan- 
vier 1859,  A  partir  de  ce  jour,  l'armée  révolutionnaire  prend 
l'offensive  et  l'Empereur  regagna  en  hâte  Port  au  Prince.  Po- 
sition  fortifiée  par  la  nature. 

MARY,  GRANDE  PLACE.- Habitation  située  dans  la 
section  rurale  de  Mont-Rouis,  No  2,  commune  de  Saint  Marc. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MASGARY.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Fond  des  Blancs,  commune  d'Aquin. 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers, 

MASERE,—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  d® 
Gambade,    commune  de  la   Grande  Rivière  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  65  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MaSIO.  -  Lagune  par  laquelle  se  jette  dans  la  mer  la  ri- 
vière Yasica.  Miasmes  pestilentiels. 

M ASSAC— Habitation  située  dans  la  commune  de  Fond- 
Baptiste,  commune  de  l'Arcahaie. 

En  Sap^e  Tibre  18  L2.  quelques  cavaliers  que  le  chef  de  ban- 
des Destrade,  avait  laissés  sur  l'habitation  Bartholomay. 
ayant  été  faits  prisonniers  par  le  général  Pageot.  ceux  den- 
tre  eux  qui  purent  se  sauver,  traversèrent  les  habitations 
Pouillant,  Bonrepos.  Massac  et  atteignirent  Dessources,  d'où 
Destrade  alla  attaquer  Pageot. 

MASSACRE.    -  Rivière  tributaire  de  la  rivière  de   Bainet. 

MASSACRE  (  le  ).~  Rivière,  dont  le  nom  indien  est  Gua- 
tapana  ;  elle  sert  de  limite  au  Nord  à  l'arrondissement  de 
Fort-Liberté  depuis  son  embouchure  jusqu'à  l'embouchare 
de  la  rivière  de  Jacquezy.On  l'appelle  aussi  le  Daxavon.  Oaa- 
naminthe  est  placé  sur  sa  rive  gauche  et  Dajabon  à  droite. 
Elle  se  jette  dans  la  baie  de  Mancenille  à  8  kilomètres  à  l'Est 
de  l'entrée  du  Fort- Liberté. 


MASS    MASS  225 

La  limite  Est  du  même  arrondissement  part  de  la  source 
du  Massacre  jusqu'à  son  embouchure,  en  suivant  par  la  rive 
gauche  toutes  ses  sinuosités.  Le  district  de  Monte  Christe 
est  situé  à  l'opposé  en  suivant  la  rive  droite  du  Massacre 
dont  le  cours  est  de  53  kilomètres. 

Les  plaines  du  Nord  partent  de  la  rivière  du  Massacre 
jusqu'aux  limites  de  Port-Margot.  Dlles  ont  une  étendue 
d'environ  180  lieues  carrées . 

En  1728,  les  limites  entre  la  colonie  française  de  Saint- 
Domingue  et  la  colonie  espagnole  voisine  n'étaient  pas  fi- 
xées. Les  français  pénétraient  chaque  jour  dans  les  posses- 
sions de  S.  M.  Catholique.  Le  Roi  de  France  avait  ordonné  à 
ses  sujets  de  s'arrêter  à  la  rivière  du  Massacre,  c'est  la  limi- 
te Nord  des  deux  républiques  qui  se  partagent  l'île  d'Haiti 
depuis  1777  ) 

Un  jour  les  colons  espagnols  surprirent  30  boucaniers  qui, 
chargée  de  butins,  voulaient  traverser  la  rivière  après  une 
résistance  désespérée,  ces  aventuriers  hardis  trouvèrent  une 
mort  violente  sur  les  rives  du  Gaatapana.  Denais  lors,  la  ri- 
vière porte  le  nom  de  Massacre.  Elle  prend  son  origine  sur 
le  mont  Bayaha.  Eile  est  navigable  à  quelques  kilomètres. 
Elle  baigne  plusieurs  îles  dans  son  cours  inférieur  :  Tilet  des 
Caïmans  à  5  kilomètres  en  amont  et  à  è  kilomètre  plus  haut 
l'iletdu  Massacre.  Le  bras  droit  du  Massacre  s'appelle  riviè- 
re de  Don  Sébastien  ou  Bras  espagnols  ;  il  est  sec  quan  1  le 
bras  français  à  l'Ouest  contient  encore  de  l'eau.  Jusqu'à  75 
kilomètres  la  mer  pénètre  dan?  le  Massacre.  La  Matrice  qui 
se  jette  dans  le  Massacre  est  riche  en  Cciïmans  et  en  mulets. 
A  droite  ses  tributaires  le  Macabonet  Estudio,  à  gauche  la 
Matrie  et  la  rivière  des  Mines. 

En  Décembre  180),  Toussaint  Louverture.  marchant  vers 
Santo -Domingo,  le  général  Moïse,  à  la  tête  de  3.000  hommes 
franchit  la  rivière  du  Massacra  le  10.  Il  allait  se  mettre  en 
possession  de  cette  partie  de  l'Ile  cédée  par  l'Espagne  à  la 
France,  en  1795,  en  vertu  du  traité  de  Baie. 

Le  14  Décembre  1802,  Toussaint  Brave  un  des  chefs  des 
révoltés  du  Nord  contre  \ei  français,  avait  établi  un  poste 
à  l'embouchure  du  Massacre.  Le  capitaine  de  vaisseau  Pra- 
dine, monté  sur  la  frégate  V Embuscaie  avec  150  hommes  sous 
les  ordres  du  chef  de  bataillon  Pigné  Montignac  y  opéra  un 
débarquement,  sous  la  protection  du  feu  de  la  frégate,  cul- 
buta les  indigènes,  et  se  rendit  maître  du  poste.  Dix  embar- 
cations qui  tonbèrent  en  son  pouvoir  furent  livrées  aux 
flammes. 

MASSALO.-'-Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Nouveau  Piymouth,  commune  de  Corail. 


226  MASS     MATA 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des,  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

^  MASSE.—  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Fond-Blanc,  commune  de  Terrier  Rouge,  apparte- 
nant à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

MASSE.-^  Habitation  de  la  section  rurale  delà  Graaie 
Rivière,  commune  de.\yime\,  s^ur  laquelle  l'Etat  possède  5 
carreaux  de  terre  affermés  à  des  particuliers. 

MASSE.- -Habitation  de  la  section  rurale  de  la  Brésilienne, 
commune  de  Bainet,  sur  laquelle  l'Etat  possède  31  carreaux 
de  terre  occupés  par  des  fermiers. 

MASSE.-—  Habitation  situés  dans  la  commune  de  Cavail- 
lon,  fut  mi.>e  en  vente  par  la  loi  du  7  Novembre  1812  pour 
la  création  d'une  monnaie  nationale. 

MASS  EAU.  —  Voyez  :  Parc  Masseau. 

MASSIEUX.^  Habitation  caféière  située  dans  la  com- 
mune de  Jacmel  sur  le  chimin  de  Léogane,  dans  les  mornes. 

Les  voyageurs,  qui  s'y  arrêtent  reçoivent  une  hospitalité 
proverbiaU^ 

MASSON— .  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  Ladonnette,  commune  de  l'Anse-à-Veau,  apparte- 
nant à  l'Etat.   Contenance  indéterminée. 

MASSON.—  Habitation  caféière  située  dans  la  commune 
de  ivliragoâne,  fut  mise  en  vente  par  la  loi  du  10  mars  1814 
pour  relever  la  culture  et  augmenter  le  nombre  des  proprié-". 

taii'es. 

MASSON.--  Habitation   située  dans    la  section   rurale  de 
Procis,  commune  de  Port-au-Prince,  du  Fond- F'errier. 

Culture;  café,  vivres. 

MASSON  ou  SEGRETIER.--  Habitation  située  dans  la 
commune  d*^  Léogane,  fut  mise  en  vente  par  la  'oi  du  Sénat 
du  10  mars  1814  pour  relever  la  culture  et  augmenter  le 
nombre  des  propriétaires . 

MASSON.—  Voyez:  Carrefour  Masson.- 

MASSON  DECHARD.-^  Habitation  située  dans  la  section 

rurale  de  la  Grande-Crêle,  commune  de  Port-Salut. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MATA.--  Ile  formée  à  l'embouchure  de  la  Yuna  parla 
Boca  Chica  et  la  Boca  Grande. 

MATA  AGUA  (  la  ).-■-  Rivière  de  la  république  dominical- 


M  ATT    MATA;  227 

ne,. qui  se  jette  daTis  le  Bayaha  (  Rivière  Laporte  ),  la  source 
des  ruisseaux  Mosquitos,  Naranjalélrbana  et  Tutunal.  < 

MATA  DE  LA  IGLESIA.-^  Terrain  fertile  situé  dans  la 
commune  de  St  Christophe  dans  lequel  se  trouve  celui  de 
Capobal.,  On  j^  a  découvert  des  quartiers  ;  aurifères,  le  4  mai 
1888.  Voici  les  limites  des  mines  :  Mata  Clara.--  Montagne- 
située  au  pied  de  la  vallée  de  Humuiucu.  (305  m  ) 

MATA  NARANJO,—  Terrain  situé  à  l'Ouest  de  la  commu- 
ne de  St.  Christophe. 

MATADOR.--  Première  section  rurale  de  la  commune  de 
Dondon,  arrondissement  de  la  Grande-Riviè^^e-du- Nord.  Po- 
puleuse et  vaste.  Elle  a  été  subdivisée  en  1875  en  donnant! 
naissance  à  la  section  de  Bassin-Caïman.  Ecole  et  chapelle 
rurales.  Elle  touche  à  Dondon  St.  Raphaël,  St.  Michel  et  Mar- 
melade. Par  elle  l'arrondissement  de  la  Grande  Rivière  da 
Nord  fait  face  à  celui  de  la  Marmelade  et  au  département  de' 
r Artibonite.  ,  .  ,    :    ■  ; 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Vincent  5   carreaux  de  terre,  Sterling  5, 
Blanchard  5,  Duhard  15,  Débazel  5.  Fribus  19,  Valade  7è,  : 
Ferbosse  18,  Latour  5,  Leroy.^ 

En  1839  il  y  avait  114   habitations  bien  cultivées  eti  café, 
vivres  et  grains  de  toutes  espèces,  17  en  dépérissement,  6  af-  • 
fermées,  7  non  affermées.  Total  144. 

La  commune  de  Ranquitte  est  ?ir.uée  dans  cette  section  ru- 
rale. Dans  la  séance  du  24  août  1891  le  député  Milien  Jn. 
François  lut  à  la  Chambre  un  projet  pour  la  s^ubiivision  de' 
cette  section  en  deux  :  celle  de  Matador  et  de  Marre  à  la  Ro- 
che.    .  :  '■ 

IVI ATAH  OMBRE  (  el  ).-  Rivière  tributaire  du  Macoris. 

•MATAILLER  CPIARBONNIER.- Habitation  située  dans 
le  poste  militaire  de  la  Bande-du-Nord,  commune  du  Cap- 
Haitien. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. ..■-.••■  ,     '    ' 

MANTANZA.---  Ancienne  section  rurale  de  la  commune  de 

Macoris.En  1840  la  chassa  aux  bêtes  sauvages  avait  diminuée, 
|a. culture  offrait  ure  amélioration  sensible.  Belle  population. 

MATANZAS  DE  LA  COSTA.--  Ancien  poste  militaire  de 
la  république  dominicaine,  de  la  province  de  la  Véga.--  Au- 
jourd'hui devenu  commune  de  la  nouvelle  Espaillat. 

MATAS  DE  LA  SIERA  (  las  ).—  Voyez  :  San  José  de  las 

Matas. 

MATAYAYA  [  la  ].--  Petite,  rivière  de  la  république  do^.- 


22S  MATA     MA2^H 

itiinicaine,  qui  se  joint  au  Rio  Canas  avant  de  se  jeter  dans 
l'Artibonite.  Elle  arrose  la  longue  et  superbe  vallée  de  San  To- 
me. 

MATAYERE  (  la  ).—  Habitation  située  à  1  lieue  1[2  de 
Terrier- Rouge.  C'est  là  qu'en  temps  de  sécheresse  les  animaux 
vont  s'abreuver. 

MATELAS.  -  Voyez  :  Source  Matelas, 

MATELGATE.— Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Guabary,  commune  de  Vallière. 

L'Etat  y  possède  50  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MATELIERE.-  Voyez  :  Matelière. 

MATEMASSE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Marre-à  Savon,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  des  fer- 
miers, 

MATEO.—  Voyez  :  Corral  de  Matéo,  Au  mont  Matéo  au 
bord  du  ruisseau  Majogual  on  a  découvert  du  cuivre  à  côté 
de  l'or  et  du  fer.  C'est  là  que  sont  les  mines  les  plus  considé- 
rables. Une  gangue  passe  à  la  surface  d'un  haut  banc  ;  il  est 
incliné  vers  la  rivière.  Le  "  Gozzan  "  c'est-à-dire  les  masses 
décomposées  sur  le  sol  à  120  pieds  d'épaisseur.  On  y  travail- 
lait il  n'y  a  pas  longtemps. 

MATHE.—  Voyez  :  Reuth  Mathé. 

MATHEUX  [LES].—  Sixième  section  rurale  de  la  commu- 
ne de  l'Arcahaie.  Ecole  et  chapelle  rurales.  Il  y  a  les  habita- 
tions Bartholomay.—  Dégand. 

Une  des  limites  de  l'arrondissement  dePort- au -Prince  se 
dirige  au  Nord  Est  jusqu'à  ta  Crète  des  Matheux,  entre  les 
habitations  Gornail  et  Dubourg. 

En  mars  1792,  les  affranchis  et  les  esclaves,  conduits  par 
Lapointe,  quittèrent  le  bourg  de  l'Arcahaie  pour  aller  camper 
à  la  digue  des  Matheux.  Lapointe  construisit  un  fort  à  Dé- 
gand . 

En  février  1798,  Dessalines  campa  à  la  digue  des  Matheux, 
contre  les  Anglais  établis  à  l'Arcahaie.  Il  avait  sous  ses  or- 
dres 8.000  hommes  ;  mais  il  n'alla  pas  au  secours  de  Chris- 
tophe Morney  dans  la  bataille  que  lui  livrèrent  les  anglais  sur 
l'habitation  Lapointe. 

A  l'approche  de  la  division  française  de  l'expf  dition  Le- 
clerc,  en  juillet  1802,  Charles  Belair  incendia  l'Arcahaie,  ar- 
rêta tous  les  blancs,  et  se  retira  dans  les  mornes  des  Matheux. 


MATH    MATH  22« 

En  août  de  la  même  année,  les  cultivateurs  des  Matheux 
se  révoltèrent  contre  les  français. 

Laroseest  victorieux  des  français  à  Cor  tard,  aux  Matheux» 
le  2  novembre  1802  ;  Lamartinière,  l'héroïque  défenseur  du 
sort  de  la  Crête  à- Pierrot,  maintenant  au  service  des  fran- 
çais, périt  dans  cette  affaire  à  l'âge  de  32  ans. 

En  janvier  1803,  Dessalines,  ayan*-  soumis  à  son  autorité 
tous  les  indépendants  du  Nord,  pour  donner  plus  d'unité  à  ses 
opérations  contre  les.  français,  résolut  d'anéantir  Larose  qui 
méconnaissait  son  autorité  à  l'Arcahaie,  Le  général  en  chef 
partit  de  l'Artibonite,  et  vint  s'établir  à  la  digue  des  Ma- 
theux, à  la  tête  d'une  force  imposante,  commandée  par  Pé- 
tion,  Gabart,  Cottereau,  Montauban,  Joseph  Jérôme,  Jean 
Philippe  Daut  La  cavalerie  était  sous  les  ordres  de  Jean  Phi- 
lippe Mataran  et  de  Descotière . 

Larose  sortit  de  l'Arcahaie  avec  60  dragons  et  se  rendit 
aux  Vases  où  il  incendia  toutes  les  plantations.  11  ordonna  à 
ses  troupes  de  marcher  contre  Dessalines,  mais  ses  soldats 
refusèrent,  et  envoyèrent,  au  contraire,  des  députés  auprès 
de  Dessaiines  pour  l'exhorter  à  venir  tout  de  suite  prendre 
possession  du  bourg  avant  le  retour  de  Larose.  Celui-ci  fut 
obligé  de  partir  :  il  s'embarqua  dans  un  canot  avec  sa  famille 
alla  débarquer  à  Mariani,  et  se  réfugia  sur  l'habitation  Dar- 
bonne,  dans  la  commune  de  Léagane,  auprès  de  Lamour  Dé 
rance  qui  l'accueillit  favorablement. 

En  février  1S07  Christophe  fit  livrer  les  Matheux  au  pilla- 
ge et  aux  flammes. 

Le  1er  et  le  2  janvier  1889,  les  troupes  du  gouvernement 
du  Président  légitime  remportèrent  plusieurs  avantages 
aux  Matheux  contre  les  Nordistes,  campés  dans  ces  para- 
ges. 

MATHEUX  (les).-^  Montagne  de  la  commune  de  l'Arca- 
haie très  productive. 

MATHEUX  (les).—  Rivière  qui  arrose  les  sections  rurales 
de  Fond  Baptiste  et  des  Matheux  dans  la  commune  de  l'Ar- 
cahaie. 

Son  cours  e^t  d'environ  20  kilomètres  de  long.  Elle  fournit 
38  litres  d'eau  par  seconde. 

Elle  pourrait  contribuer  avec  d'autres   rivière  ou    sources 
à  alimenter  quelques  habitations  situées  entra   les    sources" 
Puantes  et  l'extrémité  Ouest  de  la  seetioi  rurale  des  Vases, 
aujourd'hui  inoccupées  faute  d'eau. 

L'eau  des  Matheux  arrose  plusieurs  habitations  au  moyen 
d'une  digue  construite  sous  les  Français.  Catte  digue  n'est 
plus  à  propre'Ti?nt  parler  qu'un  birra^e  grossier    de  roc'i33 


2â0  --MAÏH    MâTH 

que  l€ s  intéressés  sont  toujours  obligés  de  refaire  dans  le 
temps  de  la  sécheresse  pour  élever  le  niveau  de  Teau  qui  ali- 
mente les  canaux. Ce  barrage  est  emporté  au  moindre  gros- 
sissement de  l'eau  de  la  rivière  de  l'Arcahaie  qui,  à  la  saison 
pluvieuse  se  transforme  en  torrent  et  nettoie  complètement 
son  lit.  On  voit  encore  les  restes  de  l'ancienne  digue,  et  il 
est  à  présumer  que  les  fondations  existent  encore.  En  ce 
cas  la  reconstruction  d^'  la  digue  pourrait  se  faire  sans  diffi- 
cultés; il  n'y  aurait  qu'à  prendre  les  précautions  nécessaires 
contre  les  fortes  pressions  de  l'eau  torrentielle . 

Même  si  on  ne  retrouvait  pas  les  anciennes  fondations,   le 
travail  de  reconstruction  n'en  serait  que  plus  long  et  les  pré- 
cautions plus  grandes,  à  cause  du  terrain  mouvant  qui    for- 
me le  lit  de  la  rivière.  Cette  reconstruction  de    la  digue  des 
Matheux  permettrait  de  capter  toute  la    rivière  et    avec  le 
débit  supplémentaire  des  grands  canaux  de  distribution,  elle 
permettrait  en  outre  de  tenir  compte  des  doléances  des    nou- . 
veaux  propriétaires  dont  les  droits  d'eau  sont  contestés  par 
les  anciens  propriétaires,  et,  par  une  nouvelle    distribution, 
de  mettre  fin  aux  conflits  graves  que  crée   cette  situation; 
car  s'il  est  vrai  que  les  droits  d'eau  des  anciens  propriétaires 
doivent  être  respectés  et  mis    hors  de  cause,   les  nouveaux 
propriétaires  n'en  sont  pas  moins  très    intéressants    et    ils 
ont  aussi  droit  à  la  sollicitude  du  gouvernement;    c'est  pour 
cet  effet  que  le  Secrétaire  d'Etat   des  travaux  publics,    Mr. 
Clém.ent  Haentjens,  a  chargé  l'ingénieur  Léjn  Latortue,  le  7 
janvier  1890  de  visiter  les  lieux  et  da    faire   un   rapport.  Ce 
rapport  a  été  publié  au  Moniteur  du  23  janvier  1890. 

MATHIEUX.--  Habitation  située  dans  la  commune  de  la 
Plaine  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  ds  terre  occupée  par  des 
fermiers. 

MATHON.^- Habitation  située  dans  la  commune  de  Ba- 
radères,  où  prend  sa  source  la  rivière  qui  se  jet^e  avec  celle 
de  Baradères  dans  la  baie  des  Bavadères. 

MATHURÎN.  '-Deuxième  section  rurale  de  la  commune 
de  St.  Raphaël,  arrondissement  de  la  Grande  Rivière  du 
Nord. 

Avant  la  création  de  la  commune  de  St.  Raphaël,  en  1881 
elle  était  la  7e.  section  de  la  commune  de  Dondon.  Ecole  et 
chapelle  rurales, 

Le  quartier  de  Pignon  est  situé  dans  cette  section  rurale. 

En  1829  il  y  avait  99  habitations  entretenues  en  café,  vi- 
vres de  toutes  espèces,  5  en  dépérissement,  2  abandonnées. 
total  106. 


:^MATH     MATR:  2S1 

xMATHlJRIN?!.  Habi^-ation  inoccupée  situ  §e  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Grand  Boucan,  commune  de  Mirebalais,  ap- 
partenant à  l'Etat. 

Contenance  indéterminée, 

M ATINETTE.— Troisième  section  rurale  delà  commune 

des  Coteaux.  "^^ 

L'Ktat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Matinette  24  carreaux  de  terre,  Paquet  6, 
Millette  6.  Ecole  et  Cxhapelle  rurales. 

MATINSTTE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
du  même  nom,  commune  des  Coteaux. 

L'Etat  y  possède  22  carreaux  de  terre  oocupés  par  des  fer- 
miers. 

MATINETTE.^  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Bérault,  commune  de  Torbeck.   • 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

Celle  ci  et  la  précédente  sont  une  rnême  propriété  située 
dans  deux  sections  rurales  de  deux    communes  contiguës. 

MATINISRE.-'-  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
deLévy,  commune   des    Cayes. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupée  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 

M  ATONE —^  Habitation  située  dans  la  section  rurale 'de 
Vérone,  commune  des   Anglais. 

L'Etat  y  possède  210  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MATRLE.^'-  Rivière  de  Terrier  Rouge;  elle  ne  montre  sou. 
vent  qu'un   lit  desséché. 

La  Matrie  sépare  les  2  communes  de  l'Acul  Samedi  et  de 
Ouanaminthe. 

M  ATRIE.  — [  la  ]  Rivière  tributaire  à  .orauche  du  Massacre 
Après  sa  confluence  avec  la  Matrie,  le  Massacre  se  glisse  à 
travers  un  passage  étroit  entre  deux  collines  opposées  tout 
près  l'une  à  l'autre.  Jusqu'à  cet  endroit,  c'ost-à-dire  à  7,5 
kilomètres  en  montant  l'embouchure,  la  haute  marée  se  fait 
ressentir,  ce  qu'on  reconnait  au  goût  saumâtre  des  eaux.  A 
cet  endroit  aussi  s'est  formé  par  le  flux  un  banc  de  sable  qui, 
mêms  dans  les  grands  débordements,  forme  encore  une  es- 
pèce de  pont  que  la  témérité  a  déjà  fait  traverser, 

MAUDIT.—  Voyez  :  Figuier  Maudit, 


232  MAUG     MAZE 

MAUGER.--  Habitation  située  en  plaine  du  Cul  de  Sac, 
commune  de  la  Croix  des  Bouquets. 

MAUGÊ. --  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Bac-Couvraint  numéro  1er,  commune  de  la  Petite  Rivière  de 
F  Arti  bonite. 

L'Etat  y  possèt'e  8  ca^^eaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers.- Le  16  fé'Tier  1806,  Dessalines  fit  partir  de  la  Petite- 
Rivière  pour  marcher  sur  Santo  Domingo  la  division  Gabart, 
qui  traversa  avec  difficulté  TArtibonite  dont  les  eaux  étaient 
en  débordement  et  s'arrêta  sur  l'habitation  Maugé.  Cette 
division  arriva  le  18  à  Mirebalais  où  l'Empereur  était  arrivé 
la  veille. 

MAURE.-  Habitation  située  dans  ia  commune  des  Roseaux. 

MAYAGUAL.-    Montagne  dépendant  de  la  Selle. 

MAYANCE,--  Habitation  située  dans  la  commune  de  l'An- 
se-à-Foleur,  section  rurale  du  Bas  de  Sainte  Anne,  apparte- 
nant à  l'Etat. Cuntenance  indéterminée.  Bornée  par  la  rivière 
du  Bas  de  Sainte  Anne. 

MAYANCE.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  St. 
Louis  du  "Nord.  En  1807  il  y  eut  un  combat  qui  précéda  le 
siège  du  Môle,  encre  le  général  Pourcely  et  le  colonel  Beau- 
voir sur  cette  habitation,  Pourcely  reçut  la  mort  :  un  de  ses 
aides  de  camp  vint  aussitôt  se  rendre  aux  républicains. 

MAYARD,— Voyez:  Hatte  Mayard.-  Maillard. - 

MAZELAS  (  la;;  ).  -  Voyez  :  Méditas. 

MAYETTE.—  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  M, ihotière,  commune  da  Port-de  Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

MAYETTE.  -   Quartier  dépendant  des  Côtes  de   Fer.' 

MAYETTE.  -  Poste  militaire  de  l'arrondissement  de  Jac- 
mel,  s-itué  entre  î^ainet  et  Côtes  de  Fer,  dans  cette  de'"nière 
commune,  section  rurale  des  Gris  Gris. 

MAYOTTE.—  Habitation  et  quartier  dépendant  ae  Grand 
Goâve. 

MAZSMBl.  -  Voyez  :  Azor  Mazembi.—  Lafond  Mazembi. 

M  \ZERE.-^  Habitation  située  près  du  poste  militaire  de 
la  Petite  Anse,  commune  du  Cap  Haitien.  Les  masures  de 
cette  habitation  appartiennent  à  l'Etat. 

MAZOIRE.  ~  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  collme-Gobert,  'COinmune  de  Plaisance. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers 


MAZO     MELI  233 

MAZONE.-^-  Ancienne  dénomination  d'une  section  rurale 
de  Bainet  ;  En  1840  il  y  avait  179  habitations  bien  cultivées. 
La  Mazone  est  une  marche  créole  au  tambour,  très  entrai- 
nante  ;  elle  est  toute  militaire.  ■ 

MEANCE.  —  Habit ition  située  dans  la  section  rurale  du 
Bas.  de  Sainte  A'ine,  o  n  nnu9   de  l'Avise    à  Foleur. 

L'Etit  y  pojsè  l .'  10  3ii'rôaax  de  terre  03c  ipés  par  des  fer- 
miers. 

MEDARD.  -  VoyBZ  :  Siint  Mé  larj.  ^ 

MP:DECINIER.- Voyez  :  Bois  Medecinier. 

MEDIA  CAR  \  [la].  -  Montagne  de  la  chaine  Hilèra.Cen- 
tral  du  Cibao  d'où  prend  sa  source  la  rivière  Naranjo. 

MEDINA  (la  ).  —  Petite  rivière  de  la  République  Domini- 
caine, q'ii  se  jette  dan-;  la  J  lyna,  commune  de  Saint  Christo- 
phe, province  de  Sdnto  Do  nino;).  Vaste  terrain  fertile  lon- 
geant cette  rivière.  On  y    a  trouvé  de  l'or. 

MEDIO  [el]  Montagne  près  de  Neyba  se  co  npose  de  sel  mi- 
néral. 

MEDIO.  (  el  ],-'-  Rivière  tributaire  à  «rauche  du  Yague  du 
Sud.  Elle  a  pour  tributaire  à  gauche  le  Panduf. 

MEDISANT.    -  Voyez  :  Grand  Médisant. 

MEGIE,—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Trou  Coucou  No  1,  coni  nune  de  la  Croix  des  Bouquets. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers.' 
Contenance  indéterminée. 

MEILLEUR.  -'-Habitation  et  quartier  dépendant  de  Grand 
Goâve, 

MEILLEUR.-^- Habitation  située  dans  la  commined?  la 
Croix  des  Bouquets,  en  plaine  du  Cul  de  Sac. 

En  février  1794,  le  chaf  de  banies    Halaou,    désireux    de 
voir  Sonthonax  qu'il  appelait  le   Bon    Dieu,  repas  par   une' 
nuit  obscure,  de  l'habitation  Meilleur,  et  arriva  au  Port    Ré- 
publicain au  point  du  jour,  avec  12.000  esclaves  nouveaux  li- 
bres. 

Sonthonax  conduisit  Halaou  au  palais  National  où  un  re- 
pas d'apparat  fut  servi. C'est  pendant  ce  départ  que  Sontho- 
nax porta  Halaou  à  aller  à  la  Croix  des  Bouquets  associer 
Beauvais  qu'il  représenta  comme  opposé  à  l'émancipation 
des  esclaves. 

xMEJORADA  (la)— Voyez  Cotui. 

MELIER.  — Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Pe- 
tit Boucan,  bornée  au  Nord  par  l'habitation  Angibault,  com- 
mune de  Léogane. 


2U  MELl     MaON 

MELÎN,— ^  Habitation  située  dans  la  communs  des  Cayes. 

MÊME.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Bas- 
sin, commune  d<;  >  Gonaives  où  existent  d'intéressants  y^ise- 
ments  miniers,  fusant  partie  des  concessions  de  M.  Ed.  Rou- 
main. 

MEMORIA  de  LOS  ^.MOSQUITOS.-  Voyez  :  Rio  de  los 
Mosquitos. 

MENADIER.—  Habitation  située  dans  la  commune  de 
l'Anse  d'Hainaul:. 

M'ENCEINTE.  -  Morne  située  entre  les  communes  de 
l'Anse  d'Hainaul;.  et  de  Tiburon  dont  une  réputation  terri- 
fiante est  attachée  à  ce  passage.  A  sas  pieds  roule  !e  Cibao, 
léger  torrent  qui  chante  à  travers  les  casc-ides.  La  nature,  li- 
vrée à  elle  mémo,  y  prodigue  ses  richesses  et  ses  beautés 
parfois  capricieuses.  La  mer  est  calme  et  sans  une  ride.  Le 
Cap  à  Foux,  habi:uellement  si  terrible  n'a  pas  de  colère.  Au 
loin,  à  10  lieues  en  mer,  la  Navase  marque  l'horizon  d'une 
ligne  argenté. 

MENAGE.  -^  ■Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Rivière  de  Ba  're  No  2,  commune  de   St.  Louis  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  cle  terre  occupés  pa.r  des 
fermiers . 

MENARD.-^Hfbitation  située  dans  la  commune  de  Pestel. 

L'Etat  y  posseje  des  terres  occupées  par  des  fermiers.' 
Contenance  indéterminée. 

iVlENARD.  — Voyez  :  Carrefour  Ménard 

MENARDY  PICARD.  ^'-  Habitation  située  aux  Crochus 
qu'occupaient  les  troupes  de  Christophe  en  1807  :  le  général 
Marion  les  attaqua  et  les  chassa. 

MENNIN.      Voyez  :  Saint  Mennin. 

MENIGNE.  —  Habitation  située  dans  la  commune  de  Lns- 
cahobas. 

MENTE.  —Voyez  :  François  Mente. 

MENUISIER,  -  Habitation  de  la  section  rurale  de  la 
Montagne,  commune  de  Jacmel,  sur  laquelle  l'Etat  possède 
10  carreaux  de  terre  occupés  par  des    fermiers. 

Dans  les  prem'ers  jours  de  novembre  1799,  une  division 
de  l'armée  de  Toussdnt  Louverture,  commandée  par  Dessa- 
iints,  s'établit  SU'- l'habitatioîi  Menuisier  au  soleil   couchant. 

M EON. —Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Bas- 
sin commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  do  terre   occupé  par    un   fer 
micr.- 


Mi^:R     MEFIC  ■     285 

MSR  DES  caraïbes.  -  Voyez  :  Antilles. 

MFi]RAN'^TE.  —  Habitation  située  dans  ia  section  rurale  de 
la  Bx'ide  du  Nord  commune  du  Cap-Haitien. 

L'Stat  y  possède  un  reste  de  5  carreaux  de  terre  occupés 
par  des  fermiers. 

MSRCED  (la).-*-  Eglise  de  Santo-Dominço,  ancien  couvent 
de  Saata-Barba  En  1805  iors  du  Siège  de  Santo- Domingo  par 
Dessaiinej,  le  général  Fernand  fit  dresser  sur  le  dôme  de  cet- 
te église  une  pièce  de  15  contre  l'armée  haitienne. 

MERCERON—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Grande   Plaine,  commune  de  la    Croix  des-Bouquacs. 

En  1872  le  général  Brice  y  avait  établi  des  usines  à  sucre. 
Le  4,  Juillet  1909,  un  Dimanche,  le  Président  Antoine  Simon 
faillit  être  victime  d'un  accident  du  chemin  de  fer  de  la 
P.  C.  S. pendant  qu'il  se  rendait  à  Gantier  assistera  la  fête 
de  Saint-Pierre.  Il  y  eut  10  morts,  18  blessés. 

xMERCERON.  —  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Plaine  Céleste,  commune  des  Grand-Bois. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  .^terre  occupés  par  un  fer- 
miers. 

MERGERY.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  Léo- 
gane.  Fat  mise  en  vente  par  la  loi  du  10  mars  1814  pour  re- 
lever la  culture  et  augmenter   le  nombre  des   propriétaires. 

MERCIER.  —  Voyez  :  Fort  Mercier  au  mot  Cavaillon. 

MERCIER — .  Habitation  située  dans  la  coramuue  de  l'An- 
se d'Hainault. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MERCIER.  -  Habitation  située  dans  la  5e  section  rurale 
des  Palmes,  commune  de  Saint-Louis  du  Sud. 

MERCREDI.-  Voyez  :  Fort  Mercredi. 

MERCY.  -■  Neuvième  section  rurale  de  la  commune  des 
Cayes.  Ecoles  et  Chapelle. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  das  fermiers  sur 
les  habitations  :  Langlois  5  carreaux  de  terre,  Bertrand  5, 
Marin  4  2;  10.,  Fraise  4,  Duverger  10,  Labarrière  4  et  un  res. 
te,  Tricon  5. 

Il  y  a  a  r?si  les  habitations  Magnan  sises  à  malfini,  Mercy 

MERCY. -^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du  mê- 
me nom. 

En  1792,  les  affranchis  des  Cayes,  campé?,  à  Mercy,  sous 
les  ordres  de  Bleck,  homme  de  couleur  élevé  en  France,  ré- 
duisirent la  ville  à  la  plus  affreuse  famine,  Mangin  d'Ouence 


236  MERE     MESI 

qui  y  commandait  fit  une  sortie  contre  le  camp  Mercy.  Bleck 
sortit  de  ses  retranchements  et  rangea  son  armée  en  bataille. 
Ne  pouvant  lutter  contre  la  tactique  européenne,  il  fut  com- 
plètement battu.  Les  affranchis  perdirent  70  hommes  et  tou- 
te leur  artillerie.  Ceux  qui  furent  pris,  furent  rompus  sous  la 
roue  ou  brûlés  vifs,  Narcisse  R^llin,  l'un  des  chefs  du  Camp 
Prou,  périt  dans  cette  action.  Les  blancs  armèrent  leurs  es 
claves  qu'ils  lancèrent  contre  les  mulâtres.  Ceux-ci  donnèrent 
la  liberté  aux  leurs  et  les  excitèrent  contre  les  blancs. 

MERE.—  Voyez  :  Belle-Mère. 

MÉRÉ. --Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section  rura 
ledeBayaha,  commune  de  Fort-Liberté,  appartenant  à  l'Etat. 

Contenance  indéteraiinée.  Le  20  février  1805  la  divison  de 
Christophe  marchmt  surSanto  Domin/o  traversa  cette  habi- 
tation à  6  heures  du  soir. 

MERETTE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Vases,  commune  de  i'Arcahaie. 

MERGER.  —  Habitation  sucrière  située  dans  Iacom:nune 
de  Léogane. 

MERIGAL  -  Rivière  tributaire  à  droite  de  la  Yuna. 

MERLET.  —  Habitation  située  dans  les  hauteurs  de  Port- 
de-Paix.  En  février  1802,  une  colonne  du  général  Debelle 
passa  par  Meriet  pour  aller  attaquer  Maurepas  à  Brossier  et 
aux  Trois  Pavillon--. 

MÉROTTE.  -  Habitation  située  dans  la  4e  section  de  I'Ar- 
cahaie à  10  minutes  du  bourg,  réputée  pour  ses  excellentes 
bananes.  • 

On  affirme  que  1 1  cérémonie  de  l'adoption  du  drapeau  haï- 
tien eut  lieu  le  lundi  18  mai  1803,  sous  un  figuier  de  cette 
habitation.  Le  figuier  vit  encore  près  d'un  pont  sur  la  l'oute 
de  I'Arcahaie  à  Saint  Marc. 

MERSAN.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Lévy,  commune  des  Cayes. 

L'Etat  y  possède  le  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MESETTE.-- Ancienne  seciion  rurale  de  la  commune  de 
las  Matas  de  Farfan.  En  1840  il  y  avait  66  habitations  culti- 
vées en  cannes,  café  et  vivr  ^s  de  toutes  espèces,  3  battes 
ayant  des  places  à  vivres. 

MESITAS  (  las  ).-  -  Rivière  de  la  république  dominicaine 
qui  charrie  de  l'or.  A  deux  journées  de  Santiago,  à  Cienega, 
sur  l'habitation  de  Don  Diego  de  Andujar  est  situé  un  en- 
droit appelé  Mazelas,  où  beaucoup  le  pei-sonnes s'occupaient 
exploiter  de  l'or. 


MESL    MEYE  237 

MESLE.—  Voyez  :  Baie  du  Mesle.-  Ravine  du  Mesle. 

MESPILIERS.-- Habitation  située  dans  la  spction  rurale 
de  la  Rivière- Blanche,  commune  de  Gros -Morne. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

METAYER.  -Habitation  située  dssfis  la  section  rurale  de 
ia  Bande-di-Nord,  commune  du  Cap-haitien, 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

Dans  la  nuit  du  4  au  5  février  1803,  le  général  indigène 
Romain  s'empara  sur  les  français  d'un  poste  que  ceux-ci  y 
avaient  étibli.  Au  jour,  les  français  marchera  it  du  Gap  con- 
tre iui  et  le  délogèrent.  En  39  retirant,  les  indigènes  incen- 
dièrent la  DJupart  des  habitations  voisines.  Romain  se  retira 
à  Vaudreuil  avec  ses  troupes. 

MSTIVIER. --Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  Bellevue  Gharbonnière,  commune  de  Pétion-ville, 
au  dessus  de  l'habitation  Frères.  100  carreaux  de  terre  envi- 
ron. Elle  est  boimée  au  Nord  par  l'habitation  Gorvette;  au 
Sud  par  le  morne  Bellevue;  à  l'Est  pdv  l'habitation  Bauduy 
Charbonnière  et  à  l'Ouest  par  les  habitations  Cotin  et  Gros, 
Elle  est  ariosée  par  3  ï^ourees  qui  lui  sont  propres.  Gafé,  vi- 
vres du  pays,  ai'bres  fruitiers.  On  y  voit  les  raines  d'un  dé- 
pôt ;>ù  Ton  mettait  les  cafés  récoltés. 

Après  le  combat  de  Nerette,  i^  30  août  1791,  les  hommes 
de  couleur,  manquait  de  vivres  à  Dlègue,  se  retirèrent  à 
Métivier.  Hamus  de  Jumécourt  députa  auprès  d'eux  des 
émis.^aires,  ils  répondirent  qu'ils  ne  mettraient  bas  les  ar 
mes  qu'après  avoir  obtenu  l'exécution  du  décret  de  l'as- 
sernblée  nationale  du  15  mai  qui  leur  accordait  leurs  droits 
politiques. 

MEUNIER.-'-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Petit  Borgne,  commune  de  Port  Margot. 

L'Etat  y  possède  25  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MEUNIER.-  Voyez  :  Pointe  à  Meunier. 

MEXIQUE  (le).  -  Montagne  située  dans  le  département 
de  l'Ouest. 

La  Selle,  le  Mexique,  le  Bahoruco  ou  Mam'el  forment  la 
mêrne  chaîne  de  montagnes.  Après  s'être  dirigée  de  l'Ouest 
à  l'Est,  elle  va  sa  terminer  au  Sud  à  la  pointe  de  la  Béate. 

La  rivière  des  Péiernales  y  prend  sa  source. 

MEYER .  —  Source  située  au  Cap  à  Foux  près  Jacmel  Au 


238  MEYO    MICH 

moyen  d'un  aqueduc  elie   peut    alimenter  la  ville    et 2000 
carreaux  de  terre  du  domaine  national. 

Ce  travail  est  en  voie  d'exécution  et  sera  l'œuvre  du  minis- 
tre de  l'Agriculture  et  des  travaux  publics.  M. Clément 
Haentjens.  Ces  terrains  se  trouvent  sur  le  chemin  de  Mari- 
got à  1  lieue  de  JacmeJ  et  pourraient  être  concéf^és  à  des 
cultivateurs. 

MEYOTTE.—  Habitation  et  hameau  situés  dans  la  section 
rurale  de  Bellevue  Charbonnière,  commune  de  Pétion  Ville. 
Café,  fourrages,  vivres  de  toutes  sortes.  Cire  et  miel 

MEEY  (de).— Voyez  :  Le  Normand  de  Mézy. 

MICHAUD.-  Habitation  située  dans  la  plaine  du  Cul  de 
Sac,  commune  de  la  Croix  des  Bouquets,  section  rurale  de 
Petit  Bois. 

MICHAUD,—  Source  située  au  pied  de  la  montagne  des 
Cahos. 

En  mars  1802,  la  division  Rochambeau  atteignit  le  pla- 
teau des  Cahos  par  la  source  Michaud. 

MICHEL.— Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  des  Moustiques,  commune  de  Jean  Rabel,  appartenant 
à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

MICHEL.--  Habitation  rituée  dans  la  section  rurale  de 
Grand  Bassin,  commune  de  Terrier  Rouge. 

L'Etat  y  possède  42  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MICHEL.- Habitation  située  dans  la  commune  de  Limo- 
nade. 

MICHEL.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bassin,  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers 

MICHEL.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Co- 
teaux, commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  des  fer- 
miers. 

MICHEL.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Platons,  commune  de  la  Marmelade. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
mier. 

MICHEL."  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Boucan  Richard,  commune  de  Gros^Morne. 


L'Etat-  i/-.  :pQ^sè^é/ë..0Sirm^u%  de  t#ï-|fe.t)feéiipë,'iipaf  "d'es  fer- 
miers/" "  .  ■   .       :'-::."      ■  ■'.  :     ■/.'    ■■:'      •'  :'  '        ■      -■" 

MÎGHEL.=^  Habitation  âïtaéé  dâris  la  cditltlftïné  de  Mire-  - 
balais.  ~        '  '      ' 

,,  Le  Ter  Juin  1796  it  5^  eatutî  combat  entre  fèfî^'  troupes  de 
Toussaint  Louverture  et  les  Anglais.  Les  p^rerh'ièfes  allèrent 
eàrcper  sur. une  position  plus  avan  Bgeuse  d'o^'toute  l'expê-  ' 
■^ÎLion  anglaises  les  éhas^sa  après  lin  Viôlent^ëngagem-ënt.  ■'Lé^- 
Anglais. prirent  deUx  pièaes-de' canon  et  perdirent'    20  harft- 

MICHEL.  —  liabitatian  ^g  \b  glctioa^rurafë'dii^.Càpi-Roiig'è 
'com :T;Un8  de  Jasnie!,^:  j^i:.ia(|uelif;  i'iili:at,i:p€Js$Me"-2|  carreaux;;; 
'de  tîrre    a!ïjr:i1é-i;à,;des;;partiiGRliers^  -  .     :;.;.:;(     -^::^cr 

MiiCîiËL  -  Ëa;b3fe»ttom  caféière 'dans  lasectîoli' ruti^aîe^ 
ï^oark.  c  rrû  yiilny'd&Fezït  -Ûjk^ei^^uv  laquelle  PEtàt  ^- possédé'^- 
■2civYe?A\:i  è-deterrej;  ;oeQupBs  |ïat;;  ctes  fêrniiert.xv.,.;  j.'J;''  ',, 

iMilGHEL—  Voyez -{.-Boucan  Mîchel:^^'  ;SaKné---M4çbel.'-~  •- 
î^i.^'ife  ,MiclieU  —  Sain^:'M:fô1;îeK  -=^' Savane  ■M-adarÈ^^'^'ïGhel.  ~J  -■ 
Savai"«e  Michel  /^:'î£;:;:     :;  ■:■  .-.rnïï::3r::' 'ïs^-ic   -MïC,:;:;; '■..:';>  ^ 

MIGHK!uAJll,d4i;^^\^6y©É3ùéaîSit  ïMiê-!ï#lïA:i[;Gi^  -  ■  .  -^l)  y[ '--^ 

MICHEL 'POULbE;  -^  Habitation    sitiiéë  dânfe-^^ffStiÔïï- 

lura.^^'  de  B£^an?Çf.rrê,^mnïiiï^i§r;i^  Mîîjel?flai^    ^l  )  O^L'.:;-: 

L'iitat  y  possède  18  carrestiix  d^e  terre  o'ccupé's  par  desfélK-''-' 

.miers...  4„,       .. ...  ..^,,,,..^  ..."  ,-..■:,  ■^.    ^ù.    y-/\,:rx:Zi-'         n-'.JOJ,  ;;:.'.: 

MiCHOUNE.-""  Mabitatldîï  încMCupêëv  Sîtnéë  dâHs^-là:  ë%fe-'' 
tîon  rural  tde.  Maka.,Neù4  ,fO!THï3une:4e^^iiate-§g2a^^^^ 
parten  ^nt  à  rtetât.  'Contenance    ind^ter.nîirtee. .  ;  ,^;  ._.^^   ^,.,  .  : 

MIEL  (  le  %  —  Falaises  situées  dans  la  commùne;de-  Sair^tt: 
Marc,  y*  g-uchedu  chemin  qui  Conduit  au  Grbs-iyîornë,l^jL5^,ià:. 
ee  de  i%itJjîtati.oit  G-o1©i'nba.;(  foyez  le  -pian'Hi.é'  èalnt*Maï^.:) 

MïGNâRD.—  Habitation  sit\téô''dans1â'c'c«mraiun     'de:; Cq« 

MIGN0N.---'Sbtirc3_de  la  sectvoft'  rurale;  ^ë  câmpt-Çerrm,- " 
commuiieées  Câyes^Êltle-borne  â'I'Oiiëïpfc-rhabitàtion^t^^ 

MIGAON.  —  Habitation  située  aàWsiacommuiië'^de-Poï't-''' 

fde-PaiX,;::près  d^s^  Tw^*  ^yilfën^^ëS-'Laraârrê,'' ën-apprê:^ 
nant  ia  levé^  du  2a  siège  de  Saint  Marc  par   Pétion  en  No-*'' 
^enabre  180S  s^  pc>rta  :-ur  !e  Môie.  —  Énit897';!orsdeJa;5^ëy;ôI>" 
,  te  dé  lÎ3b23eâC)ntra  Garistophe,  le  général  Romaiîî':i^,ç)^;iiipia-' 
■à  ia  têtë'd  ^î;  tra^ipas  de  Christophe  ;  il  s'y  arrêta  po.ur ,  d.ô;nrfâr.  : 
à  ses  soldats  le  temps  de  faire  de  nouyelleg,  cartouches,^   l^ 
Ip^uie-ayaTtt   gâté  "l€s  niunitidns.        "  .        .    -„.r/^r: 

MlfxUEL  MARTINEZ.--^  Montagne  contrefort  du  MQ^itec;  ' 
Tina-'àvec  le  t^ibao  Central.  ' .....-.-;.;-■. 


2'^  MIGU     MILÔ 

MIGUÊL.-r--  Avant  poste  situé  sur  les  frontières  de  Fond 
Verrettes,  en  avant  de  Rempart  Hardy,  commune  de  la 
Croix-des-Bouquets.  Il  est  composé  de  120  hommes  de  la 
Garde  nationale  de  l'endroit. 

Placé  sur  le  versant  du  mornes  qui  donne  face  à  l'Etang 
Salé,  il  peut  empêcher  que  l'ennemi,  venant  de  la  Répu- 
blique Dominicaine,  ne  srrprenne  le  Rempart  Hardy  qui 
par  sa  situation,  offre  une  défense  naturelle. 

On  y  vérifie  les  permis  des  Dominicains  qui  viennent  de 
Cereado  à  Port-au-Prince,  vendre  leurs  animaux 

MIGUEL.-'  Poste  avancé  de  la  ligne  frontière  de  l'arron- 
dissement de  Mîrebalais,  limite  de  Cereado.  Cereado  est  un 
poste  militaire  de  ia  province  d'Azua.  Au  poste  Miguel  sont 
vérifiés  les  permis  des  dominicains  sortant  de  Cereado  qui 
viennent  à  Port-au-Prince  pour  veîjdre  de?  bestiaux. 

MIGUELou  DON  MIGUEL.-'- Hatte  située  entr^  Moca  et 
la  Vega.  Lorsqu'ea  1805  les  trc^upes  haltie  me?-  du  Nord  levè- 
rent îe  siège  de  S:lnto•D^minT  >.  le  coionel  de  la  29  h  brigade 
Jean-Jacques  Bazile  incendia  citte  hatte. 

MÎJO  (le).—  Montagne  de  ia  chaîne  de  Cibao.  Hauteur 
2.195  mètres. 

MIJO  (  le).—  Rivière  tributaire  Bon,  entré  Azaa  et  St. 
JeaiK 

MILCENT.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Marre-à  Savon,  commune  de  Bombardopolis. 

L'Etat  y  possède  un  reste  occupé  par  des  fermiers, 
Contenance  indéterminée. 
MILIEU.  -^  Voyez  :  Anse  du  Milieu. 
MILIEU.-^  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  la  mer  des  An 
tilles  entre  les  baies  de  Jacmel  et  de  Bainat 

MILITAIRE.  -  Nom  d'une  rue  à  Bombardopolis,  où  l'Etat 
possède  12  emplacement'^  occupés  par  des  fermiers, 

MILON.— >  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des  Trois 
Palmiers,  commune  de  Carice. 

L'$tat  y  po?;sede  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
mier?. 

MILOT  OU  SANS  SOUCI.-  -  Commune  de  5e  classe  de 
l'arrondissement  du  Cap-Haïtien,  dont  elle  est  distante  de  6 
lieues.  Contient  o sections  rurales  qui  sont  ; 

ia  1ère  de  Bonnet  à  l'Evêque,  2e  des  Perches  de  Bon  net,  3e 
de  Génipailler. 
Population,  :  6000  habitants.  Il  y  a  en  moyenne  par  an    240 


I 


MlLO    MILO  241 

naissances,  110  décès  et  40  mariages- 1  député,  Température- 
moyenne  25,30o  C 

L'Etat  possède  dans  ce  village  160  emplacements  rues  de 
la  Fontaine,  de  la  Conception,  de  à'arsenal,  du  Pont,  du  Pa- 
lais, de  Traverse,  du  Calvaire,  rues  Geffrard,  d'Amande,  In- 
connue» P.épub!ieaine,  Fermée,  Troisième  rue,  uevrange,  la 
place  d'armes,  tous  occupés  par  des  fermiers. 

Les  biens  réservés  de  îa  commune  sont  :  le  paiais  de  Sans- 
Souci,  l'Eglise,  le  bureau  de  place,  la  Poudrière,  la  Prison,  le 
Calvaire,  la  Citadelle  la  Perrière  et  sa  redoute,  le  palais  du 
Ramier.  Les  habitations  Duflot,  Desforges,  Bordes,  Milot  pe- 
tite place  et  ia  Charité,  sur  laquelle  l'Etat  possède  1  carreau 
de  terre,  sont  inoccupées.  Air  frais  et  pur, 

La  garnison  de  ia  commune  se  compose  d'une  compagnie 
de  gendarmerie,  d'une  de  oolice  administrative,  d'une  d'artil- 
lenV-,  du  Cap,  de  îa  garde  nationale  à  pied  et  à  cheval,  de  la 
police  rurale. 

Les  recettes  du  conseil  communal  sont  insuffisantes  :  le 
Budget  du  ministère  de  l'Intérieur  lui  donne  une  subvention 
annuelle  pour  lui  permettre  de  s*administrer.  Milot  était  la 
résidence  du  roi  Christophe. 

Sa  première  église  était  bâtie  en  rotonde  et  couverte  en 
ardoises;  elle  s'est  écroulée.  Christophe  en  fit  construire  une 
autre.  Fête  patronale  le  8  décembre,  le  jour  de  la  fête  de 
l'Immaculée  Conception,  Presbytère  en  construction.  On  voit 
à  Milot  les  ruines  imposantes  du  palais  de  Sans  Souci  cons- 
truit par  le  roi  Henri  1er,  en  1813,  composé  de  plusieurs 
pièces  dont  l'architecture  était  assez  belle.  Deux  portes  prin-, 
cipales  en  formaient  l'entrée.  Des  jardins  placés  sur  le  der- 
rière de  ces  édifices  embellissaient  ce  séjour,  surtout  à  cause 
de  l'eau  qui  y  coulait  en  abondance  dans  tous  les  sens.  On  y 
voit  encore  le  fameux  Caïmitier  sous  lequel  le  tyran  rendait 
ses  arrêts  do  mort.  Des  casernes  pour  ses  gardes  étaient  bâ- 
ties sur  !a  route  de  Milot  à  la  citadelle  la  Ferrière  [  Voyez 
ce  mot  ].  A  peu  de  distance'de  cette  citadelle  est  une  autre 
résidence  royale  appelée  le  Palais  du  Ramier.  (  Voyez  ce  mot). 

Le  roi  avait  institué  à  Milot  une  école  royale  que  dirigeait 
Mr.  Hypolite  Gélin,  et  une  imprimerie, 

Le  corps  d'André  Vernet,  un  des  signataires  de  l'acte  de 
l'indépendance,  prince  des  Gonaïves,  et  ministre  des  finances 
et  de  l'intérieur  de  l'empereur  Dessalines  et  du  roi  Christophe, 
commandant  des  Gonaïves  après  l'expulsion  des  français 
fut  inhumé  dans  l'église  royale  de  Sans-Souci  le  25  décembre 
1813.  C'était  le  Panthéon. 

Le  8  Octobre  1820,  îe  roi  se  donna  la  mort  dans  son  palais 
de  San  Souci,  à  l'âge  de  53  ans.  Il  a  été  enterré  par  les  soins 


242  -MÏLC     MÎLL 

de  sa  familie  dans  la  citadelle.  Un  hamac,  employé  au  trans- 
port de  son  cadavre  depuis  Miiot,  lui  a  ?ervi  de  linceul-. 

Histoire.—  "în  janvier  1793,  Jean  François  et  Biassou 
avaient  à  Milot  un  poste  que  le. s^ouverneur  Laveaux  enleva. 
Les  insurgés  le  livrèrent  aux  flammes. 

—  En  décembre  1802,  Dessalines,  général  en  chef  des  indii 
gènes,  confia  à  Christ^-^he  le  commandement  de  Miiot. 

•  —  En  janvier  1803,  le  généra!  en  chef,  marchant  de  la  Pe- 
tite Rivière  de  l'Artibonite  contre  le  Dondon,  soulevé  contre 
son  autorité  par  Petit  Noël  Prière,  après  l'assassinat  de  Sans-^ 
Souci  à  Grand  pré,  fit  passer  par  Miiot  et  par  le  carrefour 
Ménard  sa  color  ne  ds  droite. -Le  28  Octobre  1805,  Christo- 
phe écrivit  de  Milot  au  grénéral  Gérin,  ministre  de  la  guerre, 
pour  accepter  le  titre  de  chef  du  gouvernement,  après  l'af- 
faire du  Pont-Rouge. 

—  Er  1810.  a[irês  la  chute  du  Mole,  les  troupes  du  Sud  lai-. 
tes  prisonnières,  furent  organisées  en  un  corps,  à  Milot,  sous 
le  nom  de  Légion  du  Sud.  Ce  corps  formait;  en   1819  le  régi- 
ment de  Sans-Souci  numéro  30  du  royaume   de  Christophe": 

Milot-  Recettes  communales 

:       ■        '.       1921-22-— 897  28  gourdes 

.      ^   r     '    ■  1922-23 852,04 

1923  24; 78i;57 

.:.::"     1924-25- — 1,456.67  ■'■ 


'MILOT.—.  Habitation  située  dans  la  section  rurale   de   la 
Crête-à-pins,  commune  de  la  Marmelade; 

.L'Etat  y  possède  13  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

;MILOT,  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du  Bas- 
sin,  commune  de  la  Marmelade.  .       _ 

3,  L'Etat  y    possède  1  carreau  déterre  occupé  par  un    fer- 
mier.. ,;";,, 

i  MILOT  PETITE  PLACE.      Habitation  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  P.  >nnet  à  TE^vê^ue,  commune  de   Milot. 

.  L'Etat  y  posstde  3  carreaux   de. terre  occupés  par  des  fer 
miers.  Le  reste  de  l'habitation  est  réservée  pour  utilité  pu- 
blique. 

MILLET,^  Habitation  située  dans  la  1ère  section  rurale 
de  la  commune  de  Port  à  Piment,  arrondissement  des  Co- 
teaux. L'Etat  y  oossè<]e  le  tiers,  monsieur  Pierre  Paul  Damas 
et  les  héritiers  .3azin  ont  les  2  autres  tiers.  Arpenté  depuis 
1835.  .  . 


MILLET  SINAI/^  I-^abitation  •sî,tuéer,.,dans  la 4e: -section 
rurale  de  la  commune  des  Copeaux.  \    '       ••, 

MILL^^'/T.  Habitation  s'ituée  dans  la  1ère  sectton  rurale 
de  ia  conmunede.  Port'à-Piment' ;.•'  .    .    >.>.,', 

'L'Etat  y  pO'5sâde24  carreaux  de- terre  occupés  par  des  fer- 
miers, ^i-,  •'';      '■-.-••        ■     .^  ,:-.:'.:/.■•■,•  ■^^-       C'/:'j.    ;.-■:/,';/    t:;>-.-  ..V 

rvîîLLST.   -  Habitation  située  dans'ia  commune  de  Petionj-- 
Viîl^  sur  îe  chemin  de  Furcy,  à  g'aUche  en"  àlla'nt/Bèffë^ 
ce  que  tes  gens  de  j'en:jpit7ap|)el1ént'5ôîtf('5e;  ^Miette/'',  /;  ;;'■'; 

FVÎI.LL5T.,-:  Habitation  situ  éB  dans  la  section -rurale  de  SÎt:' 
naï,  CQmn>une,  des  ,  Coteaux.    ...  v-  :  jr  ■..-:■  ;.':■„'    ";' 

MILLET.  —  Habitatien  située  dans  lia  section  rurale  de 

Matmet^e.;Commune  des.Cotaaux.  Gelle-ei.et    la. précédente 

sont  .la  ;même  propriété-  ^  -  ;.  in;-  ;:_/-■.',;.:,..,, 

'L'Etat  y  po-îsè-ie  6  carreaux  de  terre  ^ocCtipé  par -des  fert 

miers.    "''-'■  ■  '   '    ■  ■■■,;  ■■■■'    •■   '^r      '      [r- 

Un  colon  du  nom  de  Thomas  %IillaL,  fut  un  deé- ins^ateurs 
ûel-à  rév()ite:.ci£'  G^lband^^  au-;;Cap-Haitien^'ie^129  ;-J;giii^l793v 
contre  les  commissaires  civilâ/-,.;     ''  -'"    ---'-^  -'-^  p' -^  ;.-' 

MILLOT.-^  Habitation  située^  dans  la  sectibn  '.riiralër(|é 
Laurent;;  commune  .des::  Cayes.  \    \  :    J:-  .  .  ,':',• 

L'Etat  y  possède  13  carreaux  de  terre  occupés  par  des  ferf 
miers.^--   .■■:■.......   ■:-'       .;:  ]■■-  -■    ^■■''   :v:.i:  :-;::' m ;•  y^  .^9";j-.,'  :,.■.". 

MILTHL4.de.—  Habitrtion  située  dans  la  section  rurale'4'e 

Désert;  commune  des  Coteaux.''-    ^^^  -' -  '^'''      i    ï;,.:.:  /;/.S')7 

L'Etat  y  possède    6  carreau x"^d^é  terre 'oéc'upés  p?.v4esfëi'r 

miers;  '--'■',/'         'f    '■:■•'.■ -i.i    ,v'  ;    .  '.•     .;;:■J,::.,;^. ^  ..;; 

MINAS  (  las  ).—  Montagne  déperidant  d:ù  Cibab  à  l'Est." 

iVIINAS  (  las  ).-'-'  Poste  militaire,, hameau  dépendant^  de  là 
commune  ■  de   Bavaguanà,  province  de,'  Sa-iîto-Domingo.  Le 

lleuve  rOzama  rarros(î, '::  ,    ".    ...ï    ..'.   |,  '    ■";■":--    -'     '"''"ï 
MINAS  (las). -'-Petite  rivière,un  des  affkiients  de  l'Ôz^atria. 

■-^■■"MÎNAS  [  ias].---,:Voyez-:;  Qotuy.^  .-•^v.':^  ;;•.,■;  -,,.,,-    :;,, ' 

MINERVE.  -^  Habitation  de  la  section  t'urale  de  Trou- 
Goucou  iiiiméro  1.  de  la  commune  de  la  CroiîC'-'dès-Bouquetâ. 

I/Etat  V  posgèJéde^  terres  qu'il  afferme  à  des  particuliers. 

Contenance  indéterminée.  '  • 

MINES  (  les  ).--•  Kivière 'tribu taire  à  gaù'che  du'Massacre. 

MINGO  OU  ARROYO  MÏNGQ,—  Montagne  située  isolée 
dans  la  plaine  près  du  CiÎDào  Central; 

..MINGO  OU  ARROYO  MINGO. -^  Petite  rivière  qui  se  jet- 
te dans  la  mer  des  Antilles^.,à  l'Est  dé*  Nijao. 


2fi4  MINO     M.iî^ 

MINGUET.-s  A  une  dëmi-iieué  dans  rOuest,  Sud'Ouest  du 
bourg  de  Dondon,  sur  la  rive  méridionale  de  la  rivière  de 
Dondon,  dans  un«  vallée  étroîte  ei  solitaire,  on  trouve  la  cé- 
lèbre voûte  appelée  la  Voûte  ou  la  Grotte  à  Minguet,  du  nom 
du  premier  colon  français  de  cette  commune,  c'est  laque, 
suivant  Moreau  de  St.  Méry,  chaque  années  les  caciques  des 
divers  lieux  venaient,  a  la  tête  de  leurs  tribus  renouveler 
leurs  hommages  aux  dieiLx  de  la  patrie.  L'opinion  des  insu 
«aires  était  que  le  soleil  et  la  lune  avaient  percé  la  Voûte 
pour  aller  éclairer  le  monde;  et  les  premiers  'lommes  ayanr 
osé  imiter  leur  exemple,  ils  avaient  été  métamorphosés  par 
le  soleil  en  grenouilles,  en  lézards,  en  oiseaux,  etc.,  et  les  gar 
diens  de  la  caverne  en   pierres  " 

A  l'entrée  de  cette  caverne,  présentant  la  fiii^ure  d'une  ar- 
che, sont  deux  i.iasr,es  informes,comme  deux  gardiens  ou  gé- 
nies tutélaires.  Elle  est  fermée  par  un  rideau  de  lianes  ver- 
doyantes qui  dfiscendent  jusqu'à  terre.  Or!  les  soulève  pour 
entrer.  Quand  ce  rideau  retoml^ie  derrière  ie  visiteur  on  se 
trouve  dans  une  obscurité  profonde.  On  avance  sur  un  terrain 
manquant  sous  es  pieds  et  dans  lequel  on  enfonce  plus  pro 
ïondément  a  chaque  pas.  On  y  pénètre  a  l'aide  de  torches 
enflammées,  en  foulant  du  guano  déposé  sur  le  sol  de  ce  tem- 
ple indien  depuis  trois  siècles  par  les  oiseaux  de  toutes  espè- 
ces. 

La  voûte  à  Minguet  est  divisée  en  trois  parties  bien  distinc- 
tes ;  une  large  nef  entre  deux  bas -côtés  séparés  d'elle  par 
deux  rangs  de  stalactites  irrégulières,  mais  placées  sur  une 
ligne  droite.  Quelques  uns  de  ces  piliers  ont  été  travaillées, 
il  semble.  D'autres  ne  sont  que  dégro.ssis.  Plusieurs  auxquels 
!a  goutte  éternelle  ajoute  sans  cesse  son  dépôt  calcaire  n'ont 
pas  rejoint  la  voûte, 

A  l'extrémité  de  la  nef,  on  voit  des  pierres  carrées  sur  les- 
quelles sont  poirées  d'autres  pieres  plates.  Une  semblable 
disposition  décèle  la  main  de  l'homme.  Ces  tables  grossières 
étaient  des  autels. 

Les  parois  de  la  grotte,  qui  paraissent  blanchies  à  la  chaux 
conservent,  par  'aitement  lisibles,  des  dates,  des  inscriptions, 
des  noms,  espagnols  la  plupart,  charbonnés  ou  gravés  depuis 
la  fin  du  XVIe  siècle  par  les  européens  qui  l'ont  visitée. 

Voyez  :  Grotte  à  Mineuet.  Voûte  à  Minguet. 

Délorme,  daris  les  Théoriciens  au  Pouvoir,  a  admirable- 
ment dépeint  là  Grotte  à  Minguet. 

MINGUET. —  Habitation  caf  éière,  située  dans  la  section 
nirale  de  la  Cuupe-à  David,  commune  de  l'Acul  du  Nord. 

MINIERE.  -  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bayaha,  commune  de  Fort- Liberté. 


klW    MILO  345 

L'Etat  y  possède  25  carreaujt  de  terre  occup.ôs  par  des  fer- 
miers 

MIRAGOANE.-^  Commune  de  3e  classe  de  l'arrondisse- 
ment de  Nappes,  et  chef- lieu  de  l'administration  financière. 
Contient  six  sections  rurales  qui  sont  ; 

Li  1ère  de  Dufour,  la  2a  de  la  Balle  Rivière,  la  3e  de  Les- 
caille,  la  4ème  du  Fond  des-Nègres,  la  5^  du  Four  des  Roche- 
lois,  la  6d  des  Rochelois. 

Population  :  10.000  habitants,  ils  s'appellent  Miragoanais. 
En  1890  il  y  a  eu  67  enfants  légitimes,  1374  naturels,  48 
morts,  30  mariages,  1  débuté. 

Les  postes  militaires  du  Pont  de  Miragoàne  et  de  Saint  Mi- 
chel du  Fond  des-Nègres,  le  premier  situé  dans  la  section  de 
Dufour,  et  la  deuxième  dans  celle  de  Fond  des  Nègres,  sont 
dans  cette  commune. 

Cette  ville,  bâtie  à  l'extrémité  d'une  pointe,  sur  un  sol  ac- 
cidenté et  form3  de  massifs  calcaires,  et  dont  l'accroissement 
a  été  fort  rapide  depuis  L812,  n'était  d'abord  qu'un  embarca- 
dère pour  les  denrées  de  l'ancienne  paroisse  du  Fond  des 
Nègres  ;  elle  devint  ensuite  un  bourg.  Le  premier  embarca- 
dère était  situé  au  Trou  Mouton,  à  une  lieue  de  Miragoàne. 
C'est  à  la  permission  accordée  au  commerça  étranger  d'y  fai- 
re a:'river  ses  navires,  que  cette  ville  a  dû  son  extension  qui 
a  été  telle,  que  ik  où  mouillaient  de  fortes  barques  se  sont 
élevées  des  malsons  par  les  remblais  qu'on  y  a  faits  et  qui 
ont  reculé  les  limites  de  la  mer 

En  1820,  le  recensement  de  la  population  de  la  ville  seule- 
ment avait  produit  300  habitants,  en  1841  1.500;  et  en  1861 
2.000.  Au  moment  de  l'insurrection  de  1883,  la  ville  comptait 
4.000  habitants. Depuis  lors,  elle  a  perdu  considérablement, 
et  n'a  plus  qu'une  population  de  3.000  âmes. 

La  fontaine  de  Miragoàne  fut  érigée  en  1862,  elle  est  sur- 
montée d'une  statue  en  bronze  représentant  un  agriculteur 
avec  sa  .serpe.  L'Eglise,  bâtie  sur  une  éminence  dans  une  posi- 
tion qui  rappelle  celle  de  Notre  Dama  de  la  Garde  à  Sainte 
Adressa,  au  Havre,  a  été  incendiée  et  bombardée  en  1883,  On 
la  rebâtit  plus  grande  et  pins  b-^lle  dans  la  même  position. 
Fête  patronale  le  24  juin  à  la  Saint  Jean- Baptiste.  En  1892 
l'Etat  donna  $  3.000  pour  son  achèvement. 

Un  cercle  de  mornes  qui  enserre  la  ville,  semble  lui  faire 
une  niche.  La  partie  Sud  est  destinée  à  former  l'agrandisse- 
ment de  la  cité  qui  étouffe  dans  ses  limites  actuelles  et  qui 
n'offre  aucune  curiosité  de  haute  attraction.  "C'est  une  char- 
mante peiite  ville  de  poëte,  dit  A.  F,  Battier.  J'ai  aimé  et  j'ai- 
me encore  ce  délicieux  endroit,  bâti  comme  une  autre  Venise 
et  semblable  de  loin  à  une  immense  nid  d'oiseaux."  "  On  ne 


246..-  MUIA'    MJliA- 

concevait  pas; .dit  V".. Sa;;©] cher; -.q'JL^rj  h^iwtis^s': aiept  ia ;•  fan- 
taisie, quand  la  terre  plate  est  si  grande,  de  s'établir  dans 
un  trou  comme  Miragoâne,  serré  entre  une  montagne 
granitique  et  \a  mer  qui  vient  battre  jusqu'au  ;oied  de  leurs 
cabanes."  Le  général  Brice,  ministre  à  Paris,  regrettait  sou- 
vent son  rociier  de  Miragoâne. 

Lalogede  l'Orient  d^^Miragoâns,  relevant  du  jrand  Orient 
d'Hàiti,  s'intituis  :  les  Elèves  de  la  Nature  No  20.,     ,  .;       v 

Le  tribunal  de  Paix  relève  de  la  juridiction  du  tribunal  ci- 
vil de  l'Anse  à  Voau.  En  1887  il  à  rendu  129  jugements.  - 

Les  routes  sont  généralem.ent  mauvaises.  CeUe.qui conduit 
à  Aquin  par  Sain:  ]\lichel  mérite  d'être  entretenue.      .. 

La  baie  de  Miragoâr.e  se  trouve  entre -ie"Tr.oar Forban  et 
i  a  pointe  ^ï^icard.. .      r         ,;,  ç-    :r:-br' 

Miragoâne  est  !a  seule  ville  de  commerce  d'H^itioù-ie  dé- 
barquement à  quai  soit,  possible.    Les  ;g;mnds  pavirés.  mouil' • 
tent  à  25  pieds  de   terre,  et  établissteîiliuri  vaet  vient  au  : 
moyen  de  deux  espars  et  de  quelques  planches.  Le  charge.- 
mentetiedechafgement.se  l'unt  avec  une  extrême  faei.lité..- 

A  partir  du  Fc'hd -Douze  jusqu'à  l'eau  de  Du  parc  qui  tra-  " 
versai'  la  route  S;unt  Michel,  la  ville  est  entourée  de  -teiVes 
propres  à  làculrare  du  coton.   Silex  pyromaqive.   La  plaine 
comporte  40  kilo  nètres  carrés. 

Miragoâne  reçoit  en  moyenne  u<;ir  an  :  2.500.000  livres  de 
café'  par  terre  ;  1^00.000  des  communes  de  la  circonscription  ; 
20.000.000  livres  de  campêche  |.)ar  terre  et  par  canots  ; 
1.000  000  hvresaes  communias  dé  la  circonscription  ;  200.000 
livres  de  coton  p;.r  terre.      — '     •    •' 

Miragoâne  reçoit  des  d.enrées„deè'  .arrondissement  de  Nip- 
pes, "dé  Léogane  et  d' Aquin.       '^  ,  ,..,,, 

Le  port,  un  de^plus  beaux;  d'Haïti. est  ouvert  au  commerce 
étranger  depuis  le  2V  ^vril  ISO.J,  et  reçoit  en  ^moyenne 
par  an:  50  navire^  à  voile  qui  y. prennent  charge,  et  peu,  . 
ou  point  de  steamers.  11  offre  un  asile  sûr  aux  plus  gros," 
navires.  Ses  eau.>  sont  tranquilles  et  profondes.  Il  a  été  fer- 
mé i^  17  décembre  1808,  le  25  avril  1826,  le  27,  septembre 
1836,  le  2  octobre!  1849.  Rouvert  le  20  septembre  1831  et.  en 
1844,  et  en  1860.  A  l'entrée  émerge  un  ilôt  ombreux  et  frais; 
la  Frégate,  qui  si  rt  de  but  de  in'omenàde,  le  dimanche  ;  cet 
ilota  2  gros  arbri^s  branchus. 

Les  forts  Mallet,Hibbert,  Brice. Réfléchi,  Lacroix, Némorin. 
Rempart,Benj.amin,le  Carénage, la  sourcr.  espa.gnol'e.l.e  Cercle 
ou  Détour,  la  Source  Salée,  le  Pont  de  Miragoâne  et  l'Etaiig 
le  Saint  Michel  du  Fond 'des  Nègres  et  quelques  habitation -i 
sont  les  seuls  ent'roitb  à  vi.':iter  dans  la  commune.  Le  fort 


MIRA    M'iRA  247 

Bdce  âéfendu  par  8  homnes  en  1883,  résista  à  l'attaque  du 
général  Henri  Piquant  le  2.i  août.  Piquant  blessé,  alla  à  Port- 
au-Prince. 

i/Etat  possède  dans  cetta  ville  6  emplacements  riie  Riche, 
6  rue  Saint  Michel,  15  rue  de  Nippes,  45  rue  du  Bélair,  1  rue 
Alexandre,  13  rue  du  Cimetière. 

Les  habitations  caféières  Faure  et  Masson  de  cette  commu- 
ne furent  mises  en  vente  par  la  loi  du  10  mars  1814  pour  re- 
lever la  cuiiure  et  auoTûsncer  le  no:nbre  des  p'.-'opriétaires.  Il 
y  a  aussi  les  habitations  :  LaclOtte,  Céron,  Duparc,  Dufour. 

La  distance  légale  de  cete  commune  à  la  capitale  est  fixée 
par  Ix  loidj  25  avril  1817  et  celle  du  20  novembre  1821  à  23 
lieues.  Le  général  Légitime,  dans  son  programme  de  gouver- 
nement, proposa  la  créatio.i  d'une  voie  ferrée  de  Miragoâne 
à  Aquin, 

Le  courrier  de  la  poste  arrive  de  Port-au-Prince  le  diman- 
che. De  là,  deux  courriers  Dartent,  l'un  pour  Aquin,  en  pas-, 
sant  par  Saint  Miche!  avec  les  lettres  pour  Aquin,  les  Cayes, 
Saint  Louis  du  Sud,  Cavaillon  et  les  autres  communes  des  ar- 
rondissements des  Cayes,  d'Aquin  et  des  Coteaux  ;  l'autre 
courrier  pour  l'Anse  à -Veau  jusqu'à  Jérémie  avec  les  lettres 
destinées  aux  communes  des  arrondissements  de  Nipoes,  de 
la  Grand'Anse  et  de  Tibuiron.  Les  deux  courriers  reviennent 
le  jeudi,  en  destination  de  Port  au -Prince  et  du  Nord. 

Miragoân-  est  à  18^23'45"  de  latitude  Nord,  et  à  75<'32'89" 

de  longitude  Ouest. 

La  ville  a  été  incendiée  le  24  Novembre  *1866,  en  1878,  et 
presque  entièrement  détruite  pendant  l'insurrection  de  Bo- 
yer  Bazelais  en  1883. 

L'Etang  de  Miragoâne.  a  12  kilomètres  de  longueur  sur 
une  largeur  très  variée.  Fort  peu  étendue  à  l'extrémité  Est 
Nord  Est,  il  est  en  ore  plus  étroit  vers  son  milieu  où  il  ne 
mesure  que  0,7  kilomètres.  Cet  endroit  est  couvert  de  joncs. 
Sa  plus  grande  largeur  comporte  4  kilomètres  des  pluies  ex  - 
haussent  le  niveau  de  l'eau  de  1  à  2  mètres.  L'altitude  de  sa 
surface  est  de  12  mètres. Tortues,  oiseaux,  caïmans,  pisquetterf 
excellentes. 

11  est  placé  dans  la  sectitm  rurale  de  Dufour,  sur  la  limite 
des  départements  de  l'Ouest  et  du  Sud,  à  8  kilomètres  de  Pe';' 
tit-Goâve  et  à  6  kilomètres  de  Miragoâne.  On  évalue  son  con-' 
tour  à  28  kilomètres  en  comptant  ses  sinuosités.  Sa  profon- 
deur est  d'environ  68  mètres  et  même  100  mètres.  Ses  eaux 
s'écoulent  au  Nord  Nord  Est  dans  la  mer  à  l'Acul  de  Caré- 
nage près  de  Miragoâne,  et  servent  à  l'usage  des  habitants 
circonvoisins.  On  traverse  cet  étang  sur  un  pont  en  bois  dont 


2im  MÎRA     MIRA 

les  calées  sont  en  pierres.  Le  poste  militaire  de  Miragoâne 
(  Voyez  ce  mot  )  se  trouve  sur  ^^,3  bord:;  de  cet  étang.  An- 
ciennement, on  a^'ait  conçu  le  projet  de  creuser  un  canal  qui 
mènerait  de  l'Acul  du  Petit  Goâve  à  l'Etang  pour  le  trans- 
port des  denrées  de  cette  partie.  Le  3  mai  1800,  lor.s  de  la 
retraite  de  l'armée  de  Rigaud,  Pétion  tint  tête  au  Pont  à 
Dessatines  qui  força  pa>'  les  montagnes  le  défi'édu  Sault  et 
contourna  l'étang  le  16.  Pétion  dut  retrdter  sur  Miragoâne. 

Le  poëte  A.  F.  Battier  a  chanté  Miragoâne  dont  iî  avait  di- 
riger pendant  quelques  temps  l'école  nationale.  —  Un  jeune 
diplomate  haïtien,  a  dit  quelque  part  :*'  Après  tout,  j'aime 
autant  mon  glorieux,  rocher  de  Miragoâne  que  les  salles  somp- 
tueuses de   Buckingham  Palace,  de  l'Elysée  ou  de  l'Escurial. 

A  la  séance  du  30  Juillet  1923  du  Conssil  d'Etat,  le  Minis- 
tre des  Finança^  M  le-Guffie  déposa  un  i:)roJ9t  >i.q  loi  deman- 
dant que  les  port.-^  d'Aqain.  Mira'ymia.   Môle   S.iirit-Nicoias 
et  Fore-Liberté  redevinrent   des  ports  d'échelle  sue    li  de 
mande  du  Conseiiier  Financier,  à   partirda    1er  Octobre, 

Miragoâne.--.  Recettes  communales 

192 1.     -  22  -   12.5-48,66  gourdes 
1922    -  23       17.450,68 
1923-24    -  15.492,88 
1924  —  25  --  13,188,10 

Le  12  Juin  1918,  la  population  vota  la  constitution  par  922 
Qui. 

En  1898,  L.  Gentil  Tippenh  ruer  publia  à  Gotha  une  étude 
sur  la  région  géologique  de    Miragoâne. 

On  a  trouvé  de  l'asphalte  et  de  l'huile  de  pétrole  à  Mira- 
goâne. 

Histoire.  -  Le  citoyen  Doret  a  été  le  premier  représentant 
de  !acommunede  Miragoâne  à  la  première  Chambre  des 
Communes  en  1817,  dont  il   fut  un  des  secrétaires. 

Le  16  mai  1800,  pendant  que  l'armée  do  Rigaud  retraitait 
sur  le  Sad.  ce  général  ne  fit  qu'entrera  Miragoâne  qu'il 
abandonna  le  me  ne  jour.  Le  colonel  Faubert  encloua  les  piè- 
ces et  livra  la  ville   aux  flammes. 

L\  pluoart  deï  cuitivat:^ar^  d-^  c^quariier.  fatiguée  de  la 
guerre  civile,  ne  suivirent  pas  l'armée  du  Sud.  Le  17  Des- 
salines entra  à  Miragoâne,  pendant  que  ;;es  chasseurs  don- 
naient l'alarme  jusqu'à  Saint- Mich'»!.  Il  fit  massacrer  tous 
les  brigadiers    de  cette  ville,  en  Août. 

En  Décembre  1802,  la  milice  'ie  Bille-Rivière,  fidèle  en  • 
core  aux  français,  écait  composé  en  gran  le  partie  d'hommes 
de  couleur,  la  plupart   propriétaires.  Un  officier  de  couleur 


MIRA,  MIRA  249 

Belleg-arde  Soudain,  se  mit  à  sa  tête  pour  aller  renforcer  la 
garnison  française  du  pont  de  Mira;;^oâne  que  les  insurgés  de 
i'Ouest  menaçaient  de  forcer  .  Témom  des  crimes  auxquels 
les  français  se  livraient  il  résolut  de  se  soulever.  Bellegarde 
s'approcha  de  Miragoâne  sans  difficulté,  la  garnison  euro- 
péenne ne  se  doutant  pas  de  son  projer.Miragoâ'i  ;  était  com- 
mandé p  îi-  un  noir  Pie'^re  Viallet,  enneaii  cru^l  d:!  S3s  frères 
Bellagarde  l'enleva  sans  coup  férir,  >s'enip ira  de-;  m  mitions, 
l'abandonna  ensuite,  et  se  retira  sur  l'habitation    Torchon. 

En  Janvier  1803,  Geffrard  prit  Miragoâne  sjr  les  fi'ançais. 

A  l'annonce  des  événements  qui  en  menèrent  ia  scission 
du  Sud,  le  Président  Pétion  fit  partir  les  génaraux  Delva  et 
Gé  léon  avec  l  500  honraes  pour  le  Sud.  Rigaucl,  en  appre- 
nant la  défection  du  1er  r  ^giment  en  sa  faveur  so  nma  Delva 
et  Gé:léonde  se]retlrer.îl3  replient  le  2i  Novira'ore  1810  au  de 
Pont  Miragoâne.  Pétion  arriva  au  Pont  le  1er  Décenbra  1810. 

L'Etang  séparait  son  armée  de  celle  de  Rigiud.  L-  lende- 
main eut  heu  sur  le  Pont  une  entrevue  entre  eux  :  un  con- 
cordat offensif  et  defensif  fut  conclu  contre  le    Nord. 

1.^  29  Janvier  LS12,  Beiiamin,  chef  delà  révolte  à  bord  de 
VArthémise  ou  l'Amethysle  navire  de  guerre  de  Christophe, 
se  reni  à  la  république  et  va  prendre  mouillage  à  Miragoâne 

Pendant  la  révolution  des  Cacos,  en  1868-1869,  Miragoâne 
fut  tour  à  tour  au  pouvoir  des  Cacos  et  des  Piquets  ;  la  ville 
fit  bombardée  un  jour  par  ces  derniers  depuis  9  heures  du 
soir,  mise  à  sac,  et  finale  nent  livrée  aux  flammes. 

Siiïri,  ij  cief  des  Piquets  y  commit  toutes  sortes  dedé- 
])  rédation. 

Le  27  mars  1883,  Boyer  Bazelais  et  une  centaine  de  ses 
amis^exilés  comme  lui  à  Kingston,  s'emparèrent  par  surprise 
de  la  ville.  Les  troupes  envoyées  contre  eux  par  le  gouver- 
nement les  y  cernèrent.  Après  une  lutte  de  près  d'une  année 
les  rebelles  périrent  tous  de  faim,  de  maladie  et  de  privations 
et  de  fatigue,  et  succombèrent  le  9  janvier  1884.  Boyer  Ba- 
zelais y  mourut  le  27  octobre  1883.  Les  malades  et  les  infir- 
mes trouvés  à  Miragoâne  furent  exécutés  sans  pitié.  Quel- 
ques uns,  ne  pouvant  pas  recevoir  la  mort  debout,  étant  trop 
faibles  furent  tués  assis. 

Miragoâne,  est  la  patrie  du  général  Brice.  C'était  un  des 
plus  intrépides  généraux  de  la  république,  éclairé,  avancé 
et  l'espoir  de  son  pays. 

MIRAMON.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Nouveau  Plymouth,  commune  de  Corail, 

L  Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 


250  MESL     MEYE 

MIRANDA.—  Montagne  située  au  fond  de  Ja  vallée  de 
Humunueu. 

MIRANDE.^-  Habitation  située  dans  la  commune  de  Pe- 
tit-Trou sur  la  route  de  Baradères. 

MIRAULT.    -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 

Bas  des  Verrettes  No  2,  commune  des  Verrettes. 

r 
L'Etat  y  possède  220  carreaux  de  terre  occu]jées  par  des 

fermiers.   En  182S,    elle  était  réservée  pour  le   service  de 

l'Etat. 

MIRAULT.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Haut  Cahos  No  1er.  commune  de  la  Petite  Rivière  de  l'Arti- 
bonite. 

MIRAULT.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Haut  Cahos  No  2,  commune  de  la  petite  Rivière  de  TAvtibo- 
nite , 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  o^icupés  par  des  fer- 
miers. Ces  2  habitations  ne  forment  qu'une  même    propriété. 

MIRAULT.— Voyez  :  Corail  Mirault.  Calvaire  Mirault. 

MIRAULT  GRANDE  PLACE.  -  Habitation  située  dans  la 
section  rurale  des  Hauts,  commune  de  la  Petite  Rivière  de 
"rArtibonite. 

MïRAVEL  -  Ancienne  section  rurale  lie  la  commune  de 
Macoris.  En  1S40  le  nombre  des  habitations  bien  cultivées 
avait  augmenté  sensiblement  Tabac  et  canne  à  sucre  concret 

MIREBALAIS.  —  Arrondissement  militaire  de  4e.  classe, 
contient  deux  communes  qui  sont  :  Mirebalais,  chef  lieu,  et 
Grand  Bois.  Population  :  35.000  âmes. 

Le  quartier  de  Villebonheur  ou  Saut  d'Eau,  et  de  Sava- 
nette  se  trouvent  dans  cet  arrondissemeat.  Relève  de  i'ar- 
rondissement  financier  du  tribunal  civil,  de  l'archevêché  de 
Port  au  Prince.  Inspection  scolaire  dont  relèvent  les  écoles 
de  Lascahobas  D'après  la  loi  du  17  octob^^e  1821,  les  limites 
de  cet  arrondissement  étaient  :  à  l'Est  une  ligne  droite  qui 
partait  de  Boca  Cachon,  se  dirigeant  directemsnt  au  Nord, 
passant  par  l'endroit  où  la  rivière  va  se  jeter  dans  l'Artibo- 
nlte;se  dirigeant  de  ce  point  à  la  source  de  la  rivière  Tomon- 
de.  de  là  au  confluent  des  rivières  Hermite  et  Guayamuco, 
allant  dan-i  l'Ouest  jusqu'à  la  Crête  Sale;  de  ce  dernier  point 
descendant  par  une  ligne  Ouest  y  venir  i^econnaitre  le  bac 
d'Aquin  sur  la  rivère  de  l'Artibonite;  de  là,  remontant  cette 
rivière  par  la  rive  droite  en  suivant  ses  sinuosités  jusqu'à  la 
hauteur  de  la  Chapel'e;  là,  traversant  la  rivière,  se  dirigfeant 
au  Sud'Esten  passant  par  la  Crête  de  la  Selle  et  à  l'Ouest 
du  grand  Boucan  ju.squ'uu  Fond  Diable.  D«  sorte  que    l'ar- 


MIRA    MIRA  251 

rondissement  de  Mirebalais  était  bornée  à  l'Est  par  Lascaho- 
bas  et  Hinche,  au  Nord  par  les  arrondissement?  de  la  Mar- 
melade et  des  (lonaives;  à  l'Ouest  par  celui  deSt  Marc  et 
au  Sud  par  celui  de  Port-au-Prince. 

Ces  limites  n'ont  pas  changé,  (Voyez  feuille  séparée,) 

Les  postes  avancés  de  la  ligne  frontière  sont  :  Miguel  et 
Gaubert. 

La  .arard?  nationale  de  rarrondissement  se  co  npose  de: 
1.200  hom.Ties  d'infanterie  et  de  200  cavaliers  ' 

Lors  de  la  formation  des  conseils  d'arrondissements  en 
1867.  les  deux  arrondissements  de  Mirebalais  et  de  Lasca- 
hobas  n'en  formaient  qu'un  seul,  dont  le  siège  était  à  Mire- 
balais. 

MIREBALAIS  (le).  —  Commune  de  4e  classe,  chef  lieu  de 
l'arrondissement  de  Mirebalais, 

Contient  18  sections  rurales  qui  sont  :  la  1ère  de  Sarrazin, 
2e  de  Savanette,  3e.  de  la  Gascogne,  4e.  de  la  Crête-Brulée, 
i^e.  de  Grand  Boucan,  6e.  de  la  Rivière  Canot,  7e.  de  la  Selle, 
Se,  de  la  Coupe  Mardi -gras,  9e.  ds  la  Montagne  terrible, lOe 
des  Bayes,  lie.  de  Boucan  Carré,  12e.de  la  Petite  Monta- 
.gne,  13e.de  Savanette  (  loi  du  1er  Octobre  ] 906,  Moniteur 
du  10  Octobre  1906). 

Le  quartier  de  Savanette  fut  créé  par  la  loi  du  1er  Octo- 
bre 1906  [Moniteur  du  10  Octobre  1906], 

En   1840  une  section  s'appelait  Petit  Fonds, 

Le  quartier  de  Ville  Bonheur  est  situé  dans  la  section  ru" 
raie  de  la  Rivière  Canot  à  3  lieues.  Population  :  20.000  ha- 
bitants. Le  curé  l'estime  à  25'000,  ils  s'appellent  Mirebalais. 
Un  député.  En  1890  on  y  a  baptisé  276  enfants  légitimes  et 
1320  naturels;  31  morts,  168  mariages.  La  loi  du  25  avril 
1817  fixe  la  distance  légale  de  cette  commune  à  la  capitale 
à  15  lieues. 

Le  village  est  établi  sur  un  plateau  qui  est  une  espèce  d  © 
presqu'ile  formée  par  la  rivière  de  l'Artibonite  qui  passe  au 
Nord,  et  par  les  rivières  de  la  Tumbe,  de  la  colline  et  du 
Bourg,  et  celle  de  Jesn  le  Bras  et  de  Fer  à  cheval,  Il  est  en- 
touré de  collines  arides.  Terrain  rocailleux. 

lia  dû  son  existence  à  l'établissement  d'une  église  autour 
de  laquelle  farentconstrailes  des  maisons  couvertes  en  chau- 
me qui  fure'it  inceniiées,  ainsi  que. l'église,  en  1749;  il  fut 
imm9(lia'"ement  reconstruit,  et  son  église  rebâtie  en  maçon- 
nerie; ello  fut  dédiée  à  St.  Louis,  comme  la  précédente,  ce 
((ui  porte  i  ien  des  gens  à  désiarner  ce  bourg  par  le  nom  de  ce. 
saint.En  ITSl  un  ouragan  le  détruisit. A  part    quelques  mai-' 


252  M4GU     Ma.0 

sons  à  étage  avec  des  toits  de  tÔle,on  y  voit  comme  à  Laiseabc> 
bas,un  grand  nombre  de  chaumières  avec  des  toits  en  écorce 
de  palmiste,  le  Magasin  de  l'Etat,  l'Arsenal,  le  palais  na- 
tional en  ruines. 

La  fête  patronale  est  le  25  août.  L'église  est  tombée  en 
ruines  En  1887,  les  Chambres  votèrent  un  subside  de  $ 
1.000  pour  l'achèvement  d'une  nouvelle  église,  dont  les  tra- 
vaux se  poursuivent  aVec  lenteur,  faute  de  ressources, 

En  1892  l'Etat  donna  $  500  pour  achev<ir  l'église  et  pour 
bâtir  un  presbytère. 

La  loge  de  l'Orient  de  Mirebalais,  installé  en  avril  1888  est 
intitulée  La  Charité  No  53.  Le  nom  de  Mirebalais  a  été 
donné  à  ce  canton  par  des  colons  qui  y  trouvèrent  de  la  res- 
semblance avec  im  canton  du  Poitou  en  France. 

La  plaine  de  Mirebalais  très  fertile,  est  propre  à  rélevac:.e 
des  bestiaux  qui  y  viennent  en  abondance.  Les  rivières,  Arti- 
bonite,  le  Fer-à-L'heval,  la  Gascogne,  la  Tumbe,  la  rivière  du 
Bourg,  etc  y  déposent  un  limon  favoi-ablî  à  l'agriculture.  Mi- 
nes de  charbon  de  terre  de  l'arrondissement  concédées  à  R. 
Gardère  en  1906  [  Moniteur  du  29  Septembre  1906.  Le  sol 
des  montagnes  produit  de  beaux  cafés  et  beaucoup  de  den- 
rées alimentaires  On  y  cultive  du  coton,  de  beaux  bois  d'aca- 
jou. En  1834,  le  Président  Boyery  fit  diriger  5u0  immigrants 
américains  de  la  race   noire. 

Le  11  décembre  1822,  le  préposé  d'administration  fut  sup- 
primé avec  tous  ceux  des  com.munes  situées  à  l'intérieur 
comme  le  Mirebalais. 

Le  climat  est  t':'ès  sain,  et  la  température  généralement  sè- 
che. On  trouve  des  sources  d'eau  thermale  à  la  limite  du 
Mirebalais  et  de  la  Petite  Rivière  de  l'Artibonite,  sur  la  rive 
droite  de  cette  rivière,  près  d'une  grotte  dont  l'entrée  es*: 
de  100  pieds  de  largeur  et  qui  est  fort  é  endue;  et  ensuite,  à 
la  Ravine  Chaude,  ainsi  appelée  à  cause  de  la  chaleur  de  ses 
eaux.  Elles  sont  très  appréciées  par  les  habitants  circonvoi- 
sins  qui  viennent  souvent  y  puiser  la  santé,  malgré  le  man 
que  d'établissement  convenable. 

Monsieur  Edmond  Roumain,  chimiste,  nous  a  certifié  avoir 
analysé  en  1882  un  riche  échantillon  dfî  cinabre  venant  des 
parages  de  Mire3alais.  Le  général  Salonion.  alors  Président 
d'Haiti,  possédai:  un  échantillon  de  ce  précieux  minerai.— 
Carrières  meulières. 

L'Etat  possède  dans  le  village  un  grand  nombre  d'empla- 
cement, notamm-nt  rues  du  Bac,  de  l'Egalité,  de  Guinée,  de 
Sarrazins  et  sur  la  place  d'armes.  Dans  la  commune,  il  pos- 
sède 752è   carreaux  de  terre  occupés  par  des   farmiers,  et 


I 


MIRA     MIRA  25S 

533è  non  occupés.  Le  montant  des  fernag^es  des    biens  do- 
maniaux de  la  localité  s'élève  par  an  à  $  2.161. 

En  1840  il  y  avait  dans  îa  commune  625  habitations  bien 
cultivées,  1487  jardins  en  état  avec  des  vivres  de  toutes  es- 
pèces donnant  405.762  livrer'  café  et  coton,  11  petits  moulins, 
16  places  en  cannes,  75  battes,  231  ^propriétés  abandonnées, 
72    nouveaux    établissements. 

La  garnison  de  la  commune  se  compose  du  10e  régiment 
d'infanteri>e  de  ligne,  d'une  compagnie  d'artillerie  de  Port- 
au-Prince,  d'une  compagnie  de  police  administrative,  de  la 
garde  nationale  à  pied  et  à  cheval,  et  de  la  police   rurale. 

Le  Mirehalais  a  toujours  été  considéré  comme  un  lieu  très 
imoortant  sous  le  rapport  de  la  défense  militaire  en  cas  d  u- 
ne  invasion  étrangère  ,  il  avait  fixé  l'attention  du  gouver- 
nement colonial.  Le  gouvernement  de  la  République  y  avait 
fait  un  dépôt  de  matériel  de  guerre  et  autres  objets 
précieux.  Moreau  de  Saint- Méry  dit  que  "  enveloppé  de  mon- 
tagnes et  environnés  de  défilés,  le  Mirebalais  peut  servir  de 
dernière  ressource,  et  l'homme  de  génie  en  ferait  un  champ 
de  gloire.  "  -  Le  Président  Pétion  avait  tracé  une  ligne  -de 
défense  contre  Christophe  à  Triancn,  position  fortifiée  par 
la    nature. 

La  poste  arrive  de  Port- au-Prince  par  les  Grands-Bois  et 
le  Trianon  le  DiiTianche,  continuant  pour  Lascahobas  etHin- 
che  et  revient   à    Mirebalais   le  mercredi. 

Port-au-Prince  est  le  débouché  naturel  des  denrées  et  des- 
produits de  Mirebalais. 

11  !ie  faut  pas  oublier  de  parler  de  la  réputation  plus  sur- 
faite que  réelle  qu'avait  autrefois  Mirabalais  pour  préparer  le 
tomtom.,  sorte  de  mastic  fait  de  bananes  mûres  pilées.  Tout 
le  monde  connait  le  Tomtom  mibalè  sinon  pour  en  avoir 
mangé,  du  moins  pour  en  avoir  entendu  parler.  Les  enfants 
d'autrefois  dansaient  en  rond  en  se  donnant  la  main,  et  chan 
taient  en  créole  alternativement  : 

Ti  cochon  que  coupé  (  le  voix  ) 
Tomtom  Mibalé  [  I  ]  (  2e  voix  ) 

Pour  ;  m'a  ba  H  (  je  lui  donnerai  ) 

Le  général  Montmorency  Benjamin  et  Benjamin  Noël  son 
père,  naquirent  à  Mirebalais.  Le  premier  a  été  Secrétaire 
d'Etat  de  la  Guerre,  Commandant  de  l'Arrondissement  des 
Gonaïves,  et  Sénateur,  de  la  République. 

Histoire.--  Le  premier  citoyen  qui  ait  représenté  cette 
commune  à  la  première  Chambre  des  communes  en  1817 
fut  Louis  Vérac. 


254  MIRA     MIRA 

En  1791,  à  la  voix  âe  Pinehinat,  les  al^ranchis  de  l'Ouest, 
s'établirent  ouvenement  à  Mirebalais,  et  demandèrent  mais 
en  vain  l'exécution  du  décret  de  l'Assemblée  Nationale  du 
15  Mai  au  gouverneur  de  Blanchelande,  qui  traita  leur  pé- 
tition d'absurde  et  de  criminelle.  Alors,  ils  se  réunirent  dans 
l'église  du  village,  et  nommèrent  quarante  aélégués  chargés 
d'employer  les  moyens  If^s  plus  énergiques  pour  fairo  triom- 
pher leurs  droits.  Ils  levaient  choisi  Mirebalais  pour  centre 
de  leurs  opérations  parceque  ce  lieu,  entouré  de  hautes  mon- 
tagnesj  est  facile  à  défendre. 

Le  7  Septembre  1791,  après    la  bataille  de    Pernier,   les 
blancs  royalistes  de  Mirebalais  signèrent  à  la  Croix-des-Bou 
quets,  avec  les  affranchis,  un  concordat  pour  l'exécution  fi- 
dèle des  décrets  nationaux  en    faveur  des    affranchis. 

Le  10  Mars  1792,  Beauvais  et  Pinehinat,  attaqués  à  la 
Croix -des  Bouquets  par  8.000  hommes  oe  troupes  de  Poi-t 
Républicain,  se  retirèrent  avec  leur  artillerie  à  Mirebalais. 

Le  8  Janvier  1794,  les  espagnols  s'emparèrent  de  Mireba- 
lais. 

Sn  Février  I796,les  Anglais  de  l'Arcahaie  et  de  Port-Répu- 
blicain marchèrent,  en  deux  colonnes,  sur  Mirebalais  qu'ils 
enlevèrent.  Ils  y  pénétrèrent  sans  coup  férir,  en  chassèrent 
les  espagnols  qui  étaient  cependant  leurs  alliés  contre  les 
Français. 

La  même  année,  Toussaint  Lou vertu re  envoya  son  frère 
Paul  Louverture  en  prendre  possession  ;  mais  les  Anglais  l'en 
chassèrent  Le  major  générai  anglais,  Forbes,  qui  y  comman- 
dait y  fit  élever  ues  fortifications  pour  mettre  les  frontières 
à  couvert. 

Le  26  mars  1797  Toussaint  lui-même  vint  attaquer  les  \n 
glais.  Le  vicomte  de  Bruges,  qui  y  commandait,  évacua  le  vil" 
!age  avant  l'arrivée  de  Toussaint. 

En  mars  1802,  le  général  Rocharnbeau,  npvè^  s'être  emparé 
des  Cahos.  marcha  sur  Mirebalais  oià  il  détruisit  les  ma^^asins 
des  indigènes  et  dispersa  leurs  rassemblements  De  Mireba- 
lais, il  s'avança  sur  la  Cfête-à-Pierrot.  Déssalines  sortit  du 
fort  de  la  Crête  à  Pierrot  avec  300  hommes,  pénétra  dans  les 
montagnes,  et  tint  les  franc  li-  ^-n    ecluv  .i.iii-;  les  défilés. 

Le  4  mars  1802,  le  général  d'Henin  qui  commandait  l'avant 
garde  de  la  division  Boudet.  après  avoir  enlevé  le  Trianon, 
entra  à  Mirebalais  qu'il  trouva  en  cendres.  Trois  cents  cada- 
vres de  colons  bb.ncs  gisaient  à  terre  sur  l'habitation  Chirry 
ou  Chitrie  .•  la  campagne  entière  était  en  flammes,  et  les  co- 
lonnes françaises  ne  marchaient  qu'à  travers  des  ruines  fu- 


mantes  et  des  marres  de  sang.  La  division  Boudet  se  dirigea 
sur  Verrettes. 

En  décembre  Péticn  s'empara  de  MirebjJais  que  David 
Troy  évacua.  L'égflise  itait  i-empUe  de  maiacies  et  de  blessés 
qui  furent  dépouillés.  Pétio.i  bivouaqua  dan  ;  la  Savanne-la- 
Éoue.  L'acljudctnt^éneral  Luthier  partit  de  Hinche  avec  21)0 
hommes,  marcha  sur  Mirebalais  dont  il  s'empnra.  David  Troy 
revini]prendre  son  poste  pour  les  françkisie  15  du  même  mois. 

Le  29  mai  1803  à  Lafond,  habitation  située  en  plaine  de 
Mirebalais,  Pédon  et  Charlotin  Marcadieu  en  prirent  posses- 
sion sur  les  troupes  f  "ançaises. 

Le  10  juin  1809;  le  généial  Bonnet,  avec  Lacroix  et  Beau- 
res'ard,  entra  à  Mirebalais.  Gériii,  ayant  sous  ses  ordres 
Vérret  et  Marion,  passe  le  Fcr-à-Cheval  pour  traverser  TAr- 
tibohiLe  au  gué  de  Lascahobas,  les  fortes  eaux  ec  les  for- 
tifications élevées  sur  les  bords  du  fleuve  par  Pierre  Tous- 
saint aîrêtent  la  marche  des  troupes  de  Pétion.  L'armée  se 
porta  alors  à  la  Crête  Brûlée. 

En  1812,  peu  après  le  sièî^e  de  Port-au-Priice  par  Chris 
tophe,  le  Mirebalais  se  mit  en  état  de  révolte  contre  le  roi 
du  Nord.  Le  général  Almanjor,  commandant  pour  le  roi,  fut 
assassiné.  Et  c'est  à  Mirebalais  que  partit  le  général  Benja- 
min Noël  pour  pénétrer  dans  l'Artibonite  immédiatement 
après  la  révoir.e  de  Saint  Marc  contre  Christophe.  Il  entra 
aux  Verrettes  le  13  octobre  1820,  et  le  15  à  la  Petite- Rivière 
de  l':Vrtibonite.  En  Janvier  1859,  Mirebalais  prit  part  à  l'in- 
surrection générale  desCacos  contre  Salnave.  En  juillet,  les 
Cacos  de  Mirebalais  s'emparèrent  du  poste  Diaquois  et  des 
Grans-Bois. 

Pendant  l'insurrection  des  Nordistes,  en  1888,  le  Mirebalais 
se  prononça  en  leur  faveur.  A  l'apparition  des  troupes  du 
Président  Légitime,  commandées  par  le  xMinistre  de  la  Guer- 
re, Anselme  Prophète,  la  ville  se  rendit  au  Gouvernement  de 
rOuest.  Le  rs  de  la  déroute  du  Général  0.  Piquant,  à  Dessa- 
iines.  ie  M.  rebalais  se  prononça  de  nouveau  en  faveur  des 
Nordistes,  en  mai  1889. 

Monseigneur  Casimii"  de  Vincent  était  duc  de  Mirebalais 
sous  l'Empire,  en  1849. 

L'Eglise  et  une  part  e  du  village  furent  incendiées  le  10 
Septembre  1751. 

L'inauguration  offici  ille  de  la  grande  route  nationale  de 
Port-au-Prince  à  Mireialais  restaurée  par  l'Occupation  Amé- 
ricaine se  fit  le  23  Févder  1918.  Le  Président  Dartiguenave 
participa  à  ce  voyage  u.ui  fui  une  promenade  merveilleuse  de 
2  heures  en  auto.  Au  naut  du  Morne  à  Cabrit,  après  le  "ha- 


256  MIRE    MIRI 

meau  Butler,  on  a  à  ses  pieds  toute  la  plaine  du  C  t1-  de-Sac 
et  les  2  étangs  haïtien  et  dominicain. 

Le  12  Juin  1918,  la  population  vota  la  Goiîstitution  par  527 
oui  et  2  non. 

En  1901,  L.  Gentil  Tippenhauer  publia  à  Gotha  une  étude 
sur  la  région  géologique  de  Mirebalais. 

La  région  de  Mirebafeiis  est  désignée  ccmme  of.Tant  les 
plus,  grandes  possibilités  de  gisements  pétrolifères.  d'après 
le  rapport  d'experts  américains. 

MIREBALAIS  —En  1925  sous  le  président  Borne  fut  cons- 
truit l'Hôtel  de  Ville  à  l'aide  de3  fonds  communaux. 

En  1925  sous  le  président  Borno,  daas  le  voisinaga  de  Mi- 
rebalais et  Lascahobas  les  routes  furen!:  réparées, 

MIREBALAIS,  —  Recettes  Comm.unales  : 

1921-22  —  9.753.78  g:ourdes 

1922-23 14.697,14 

1923-24 25.391,47 

1924-25 27.366,84 

MIRITON.  —  Tout  le  monde  reiirr-..  certai:ienient  avec  plai- 
sir la  description  de  ce  petit  coin  de  GriRd-Goâve  qv'  "  Kaïti 
politique  et-  littéraire  "  a  publié  dans  son  No  137  eu  5  Sep- 
tembre 1910. 

LA  SOURCE  m  MIP.LITON 

Un  grand  bassin  ;  ayant  une  ceintur.3  de  verdure  s'offre  à 
nos  yeux  émerveillés.  Des  roseaux  diessent,  non^halâlam- 
ment,  l'échiné  flexible,  inclinent  la  tête  et  baisen;:  la  face 
pure  de  la  délicieuse  eau.  sous  la  bicniveillaate  incitation  du 
vent.  Alors,  ils  fredonnent  leur  chanson  d'allégresse.  Tandis 
que  l'amoureuse,  indéfiniment,fait  un  cxur  avec  les  graviers 
en  se  déversant  aans  la  mer,  des  petits  poissons  dai:';:ent,  sau- 
tent dans  l'incoanu  pour  prendre  l3ur  e^sor  vers  acie  autre 
région,  et  lui  marquent  ainsi  des  ri.,  .es  conmiunicauves. 

Des  cocotiers  y  dominent,  drapés  aans  leur  raideur,  et  sem- 
blent être  des  gardes  impeccables. Et  là-bas,  au  font;,  pas  ti'op 
loin,  des  bananiers  et  des  manguie  s  tout  imbus  de  la  fraî- 
cheur printannière,  se  montrent  el  font  entendre,  par  mo- 
ment, leurs  chants.  Ces  arbres  se  mirant  dans  l'eau  lui  font 
des  décors  pittoresques  et  charman.?:,  animés  par  l'3  souifle 
du  vent,  et  qui  rappelent  des  vues  cinématographiques. 

Le  cristal  de  l'eau,  à  une  trentaine  de  mèires,  jai!  it  d'une 
cavité,  s'étend  de  ce  vaste  espace  et  forme  le  bassin. 

A  qv.elques  pas,  la  mer  s'étale  à  perte  de  vue.  De  ongs  sil- 
•ons  argentés  lui  marbrent  la  face.  De  temps  en  temps,   les 


MIRI    MIÎM.  :i57 

flots  bercertrs  vienaeni  brayirnment  caresser  la  plage  en  fai- 
sant geindre  les  petit»  cailio.ix  au  retour.  A  l'horizon,  le  ciel 
bleu  se  penche  a  noureusenent  et  lui  murmure  bien  des 
choses  dans  un  erabra^sement  infini.  Très  loin,  des  points 
blancs  sortent  en  ralief  sur  I  immensité  ;ce  sont  des  voiliers, 

Voilà  le  roi- soleil,  qui  apparaît  dans  la  pléntude  de  sa  ma- 
jesté. Déjà  il  projette  de  son  diadèn^e  des  rayons  diamantés. 
Des  nuages  isolés  y'iiluniinént."  Le  ciel  rit  ".  C'est  une  féerie 
grandiose- 

A  dj'oite;  la  source  avec  se-;  sites  frissonnants,  à  gauche,  la 
mh'.'  avec  ses  moavGMents  onduleux  et  devant  soi,  l'astre 
lumineux  et  dominant,  feraient  la  joie  d'un  artiste. 

Voici  des  baigneurs  qui  viennent  troubler  la  sérénité  de 
l'eau. 

(  Signé  )  Emm.  KAVANAGH. 

MIRLAN.  -  Habitation  si  uée  dans  la  section  rurale  de 
Trou  Canary,  commune  de  P  ::Cit-Goâve.    Chapelle  Sc-ijouis. 

MÏTAN.—  Habitation  situ  §e  dans  la  section  rurale  des 
Vases,  commune  de  TArcantie.  Bananeries.  Plaine  de  pal- 
mistes. 

MITHON.  —  Hatitation  sitaée  à  l'entrée  d(-  Léogane.  Fut 
mise  en  vente  par  ia  loi  du  S  mat  du  10  Mars  1814  pour  re- 
lever la  culture  et  augTienttf  le   nom.bre  des   propriétaires. 

Le  18  Mars  179b,  l'aile  droite  de  l'armée  anglaise,  cernanc 
Léogane,  campée  dans  les  bois  de  Delv:d,  étaic  exposé  au  feu 

du  MO  te   Mi  thon. 

En  1799,  pendant  la  guerre  civile  entre  Toussainc  et  Ri- 
gaud,  Charles  Bélair  commandait  pour  Toussaint  un  des 
camp  j du  cordon  de  l'Oaesc.  Un  officier  noir  de  l'armée  da 
Sud,  dégai^^  en  culci/aleur.  se  présenta  à  ce  camp,  et  an 
nonça  que  ses  frères,  fatigaés  du  joug  de  Rigaud,  dasi 
raient  livrer  une  forte  position  qu'ils  occupaient  dans  l'inté  ■ 
rieur  des  te  rrey.  CharKts  Bélair  accueillit  cet  avis  avec  em- 
pi>-ssement  et.  suivit  le  cultivateur,  accompagné  de  quatorze 
officiers  de  son  corps,  à  travers  de  petits  chemms  presqu'im- 
pratigables.  Ils  atteignirent  un  camp  bien  forcifié  à  Mithon 
dans  leque- on  ne  pou^^ait  entrer  qu'à  l'aide  d'une  échelle. 
Charles  Béiair  ordonna  à  ses  officiers  de  monter  dans  le  fort. 
A  peine  y  furent  ils  arrivés,  qu'à  un  signal  donné,  des  sol- 
dats armés  de  sabres  se  levèrent  et  les  tirent  prisonniers. 
Chailds  Bélair  n'eut  que  le  temqs  de  se  sauver. 

(je  propriétaire  de  cette  habitation  était  Mithon  de  Sen- 
neville,  colon  ae   Saint-Domingue. 

MOCA.-^  Commune  de  la  République  Dominicaine  située 
a  10  lieues  au  Nord  de  la  Véga,  chef-lieu  de   la  province  de 


258  MOCA     MOKA 

Espailiat,  sur  la  rive  gauche  de  ia  rivière  ie  la  V-'-^a.  Elle 
est  !a  plus  riche  en  production  végétaie,  13.000  hioi^"ants. 
Distance  de  Port-au-Prince  116  liei  es.  Lorsque  les  troupes 
du  Nord  levèrent  le  siège  de  Santo- Joiiiin^  o  en  18-5,  le  co- 
lonel de  la  29e  Jean-Jacques  Bazile  incendif   le  bou:^' 

Lors  de  la  réunion  de  la  partie  do  l'Est  à  la  R'-  >ubîique 
d'Haiti,  elle  n'élisait  pa^de  Dépu.té  n  la  Chi  mbre  de  ;  Repré- 
sentants. Ses  sections  rurales  étaient  Saf-ireUa,  I-Ia\  f  ra  Juan 
Lopez,  Guansi,  Paso  de  Moca,  Hermi^s  Moca  Arribay  le  Puer 
to  Grandit,  Madera,  Canca,  Licei  Ab  .jo,  OrtBga,  Sa.ra  Rusa, 
Yasica  ;  elles  pro luisaient  en  1810  ;  1.200.0)0  livres  de  ta- 
bacs, 1.200.00.)  livres  café,  10.000  liv'-es  3u  rs,  200  ûi  ir^c^es 
tafia,  200  barils  pois,  1000  livres  cires,  4.C00  andoui-lis  tsbac 
nombre  d'immigrants  cultivateurs  araéricains  de  la  race  noi- 
re. Les  Dominicains  de  Moca  protestèrent  e i  186.i  contre  la 
vente  de  leur  pays  à  l'Espagne  parSantana  ;  un  grar  d  n')m- 
bre  furent  exécutes  par  les  espagnoîs.  Vo^^-ez  :  Mokc     Neuf. 

MOCA  ARRIBA. —  Ancien.ie  section  run le  de  ii  com.ru- 
ne  de  Mcca,  En  1340,  jointe  à  'elle  de  Paei.to  Gran-ie,  elle 
compren-:G  53  habitat. /■ij  florissantes  de  ciitures  à':i  i^outes 
sort'.-T!. 

MOG^LLON.-^  Petits  rivière  de  la  répibllqiie  'omini- 
cainv%  cf  i  se  jett*;  dans  le  Rio  San  Juar  ou-  A'CiyfU'  '.  \. 

MOGuTE,  -  M  )ntagne_dépendant  iii  Cib  lo  -.  inti-al  sit  .fe 
au  pied  de  la  vaille  de  îiuraunucu. 

MOHIN  [l")].  -  Petite  rivière  de  !a  rép  ibr'que  '-.omir-i- 
caine.qui  se  jette  à  droite  dans  ia  No.ia,  pro-  i:-.,e  de  là  Vega. 

moïse.—  7oye2  :  Belle  Moïse. 

MOISSON,  —  Habitation  .j-tuée  dans  la  commune  de  Ti- 
buron. 

En  1794,  les  Anglais  y  avaient  établi  un  poste  avancé. 
Dans  la  nuit  du  24  au  25  décembre.  R' j:au  1  ordonna  d'at- 
taquer ce  poste.  Cinq  jeunes  noirs,  forts  jt  intrépides,  se 
glissent  à  travers  les  herbes,  et  s'app.'^oc  len^  asi-ez  près  des 
sentinelles  européennes  qu'ils  poigna.:dèreni  avant  qu'elles 
eussent  ie  temps  de  décharger  ieui^s  arme;;.  Rigaud  enleva 
le  po^ite  et  passa  la  garnison  anglaise  au  fil  de  l'épée 

MOKA  NEUF,-^-  Etait  la  neuvièii^e  section  rura  e  de  la 
com.Tiune  du  Trou,  elle  a  été  attribuée  à  ia  4e  de  ia  com- 
mune deSte.  Suzanne  comme  lui  étant  plus  'approci'ae,  lors 
de  la  formation  de  cette  commune.  Elle  a  été  subdivisée  en 
187t  en  donnant  naissance  à  la  section  rurale  de  Sa.va- 
zins.  Ecole  et  chapelle  rurales. 

L'Etat  y  possède  des  terres  inoccupées  Fur  les  habi  "ations: 
Moraac  ou  Dorzac,  la  Chaufetière  (u::  res':e),  Goffrand,  Du- 


MOKA     MOLE  25© 

casse,  ïiby',  B'nse,  du  Trou,  Darcy,  JJebarre.  Darau  (  un  res- 
te,) Charvain,  Ité  grande  place,  ïté  petite  place  (un  reste) 
Dupetil",  CO'lier,  Caaiis;,=  fv:l.  Coulon,  Gandy,  Saîna^e,  VLichon-- 
ne,  Norma:id,  Cambror ,  Flamlne,  Vegnave,  Diverger,  Pro- 
vost,  L-assè:e,  d'Audub  Tt,  Vilatte,  LeraL  Ea  1889  il  y  avait 
44  habitations  entteteaues  ei  café  et  graiiiiî  de  toutes  es- 
pèces, 22e:i  dépéris.senient.  Total  68. 

En  janv  er  1703,  apîês  avoir  été  c.iassés  dt;    Dondon   par 

Laveaux,  Jean  François  et  Biassou  se  retirèrent  du  côté  de 
Moka  Neuf  et  des  Screvisses, 

Voyez  :  !'/[oca- 

MOLAS.  -  Sixième  section  rurale  de  ia  commune  du  Bor- 
gne.   E-'/ole  et   chspel'e  rurales. 

^'Etat  y  possèc'e  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitat. on,?  :  Péri<-r  2-.-  carreau.;  de  terre,  Laveaux  27, 
JDuquesnay  17,  Daribo  5,  Gai; mette  17,  Garoute  47.  Les  habi- 
tations Galumette,  Diiae  €t  Delord  sont  en  grande  partie  in- 
occupées, et  ne  .sont  pas  arp3ntées. 

En  1840  il  y  ivait  G7  habitations  caféières  en  amélioration, 
S  en  dépérissement,   fotal  7.1.  Mines  d'or  au  morne  Molas. 

MOLE.—.  Voyez  :  Savane  du  Môle.- 

•MOLLART  OU  MGNTLLARD.-'-  Habitation  située  en 
plaiï^e  do  Cui-de-Sne,  eommane  de  la  Croix-des- Bouquets, 
près  de  oibert,  à  l'Est  de  îa  grande  route  qui  conduit  à  l'.Ar- 
cahaie. 

En  janvier  1807,  après  la  mort  de  Dessalines,  lorsque  Chris- 
tophe ver.ait  assiéger  Port-au-Prince,  Pétion  se  tenait  sur 
<'ette  h;ibit.s,tion  où  1i  avait  établi  son  quartier  général.  Mo- 
léart  était  vïccupé  pj.r  6  compagnies  de  la  3e  sous  les  ordres 
du  colcne!  Gedéon  C/est  là  que  fut  tiré  le  premier  coup  de 
msil  de  ce*:te  guer^-e.  Gédéon  recueillit  les  premiers  succès 
delajourrée  que  îjéan moins  Pé'^ion  perdit  sous   ie  nombre 

[  Voyez  :  Slbert  ]. 

MOLES-aNT  NICOLAS  (le)  Arrondissement  militaire 
etfinancieis  de  3e  cliv  se,  du  département  'iu  Nord'Ouest. 
Contient  let;  4  communes  suivantes  ;  le  Môle  St.  Nicolas,  chef- 
lieu;  Jean  Rabel  Bom oardopoiis.  Population;  35.000  habi- 
tants et  Baie  de  Henné.  Le  quartier  du  Port-à  l'Ecu  est 
situé  dans  (et  arrondissement. 

D'après  la  loi  du  17<»ctobre  1821,  les  limites  de  cet  arron- 
dissement f-ont ,  au  Nord  reiiibouchure  de  la  rivière  des  Cô- 
tes de-fer;  de  ce  point,  se  dirigeant  au  Sud  jusqu'au  com- 
mencement de  la  Crète  des  ivîous tiques  de  Jean-Habel,  sui- 
vant une  direction  Est  de  la  crête  de  cette  montagne,  jusqu' 


260  MOLE     MOLE 

au  point  de  jonc'.ioii  de  la  ligne  de  séparation  de  r^sr-rondis- 
sementdes  Gonaives  avec  celui  de  Po?t-de-Pc  ix,  de  là,  suivant 
au  Sud'Ouest  la  ligne  de  démarcation  avec  rarrondi.jsement 
des  Gonaives  jusqu'à  l'embarcadère  de  Porta  Pi-'^nt.  De 
sorte  que  l'arrondissement  du  Mole  St.  Nicol  is  occupa  la  c>^te, 
depuis  remboucriure  de  la  Petite -Rivière  ces  Cotes  de  fer, 
dans  le  Nord,  passant  par  la  presq!''ile  du  Mole,  1^  Gap  à 
P'oux,  la  Plate  Forme,  jusqu'à  venir  econnpitre  dans  le  Sud 
l'er/barcadère  de  Port-a- Piment,  cet  arro  idissemen".  ',e  trou- 
ve avoir  du  Nord'Est  au  Sud'Esc  ccux  des  Gonaives  et  de 
Port-de-Paix. 

La  garde  nationale  de  rarrondissement  se  compose  de  SOQ 
hommes  d'infanterie,  et  de  120  cavaliers. 

11  y  a  dans  l'arrondissement  du  Mole  3t.  Nicolas  272  biens 
urbains,  161  habitations  et,.  2148  carreaux  ^le  terre  occupés 
appartenant  au  domaine  national. 

Le  montant  de?  fermages  par  an  dfs  hier  s  urbai^j  est  de 
$.  1.027.—  c:  celui  des  biens  ruraux  s'élevt  a  S.  69 i".--  En 
1839  il  y  avait  6! '3  habitations  en  bon  état,  83  en  nauvfis 
état,  123  hattes  en  bon  état,  7  en  ma^:vpis  état,  2  sa'i  ses.  To- 
tal 9Go  propriétés, 

L'arrondîsseme it  relève,  de  l'evêché,  de  l'in^pec:  in  po- 
laire et  de  la  juridiction  du  tribunal  civl  dr  Porc  do  Paix. 

En  1839  l'arroniisGement  a  -  oduit  3128  sac?  café  pes^i  it 
397,238  iivres,  30.000  livres  campêche,  112  billes  acajou 
(  5532  po.ds)  2  s-  es  pistache,  73  barils  dits  lits  633  cuirs  de 
bœuf,  306  peaux  de  cabrit,  28  livres  écaiil'.>s,  li  lives  on- 
glons,  45  cornes  de  bœuf,  227  livres  sel  ma  in,  2  m-.ules  de 
cire. 

MOLE  SAINT  NICOLAS  {  le  ).-^  Commune  de  3e  classe, 
chef -lieu  de  l'arrondissement  du  même  non..  Contient  trois 
sections  rurales  qui  sont!  :  ia  1ère  des  Cotes  de  fer,  ii  23  des 
Citr.mniens  Mare- Rouge,  la  3e  de  la    îavine  à  Galets. 

L'ancien  quartier  de  la  Baie  de  Henné  érigé  en  commune 
en  1889  se  trouve  dans  la  section  rurale  des  Citr>)nniers- 
Mare-Rouge.  Le  quartier  du  Porta  l'Ecu  s'y  trouva  aussi. 
Le  petit  cours  d'eau  du  Môle  Saint  Nicolas  12  kdom.îtres  de 
long  se  dessèche  à  3  kilomètres  en  avant  de  l'embouchure. 

La  ville  est  dépourvue  d'eau  et  mé  "ite  une  fontain^. 

Population  :  15  000  habitants.  Un  député.  Les  h -.bitants 
s'appellent  Mola'i-.  be  sol  de  cette  commune  est  crajeux  ;  il 
est  d'une  aridité  :  il  produit  en  moyenne  par  an  :  2GC.003  li- 
vres de  café.  2.000  livres  de  coton.  1.000,000  'ivres  de  cimpê- 
che,  d'excellents  raisins  et  des  figue  ;  s.i^'ou  .'euses,  des  mou- 
tons, cabrits.  Débouché  :  Port  de  Pai.<:  par  mer. 


MOLE    MOLE  261 

En  1839  cette  comimne  et  celle  de  Boinbardopolis  produi- 
saient ensemble  123  sac?  café  pesaat  ]23  SO:-)  libres  ;  73  barils 
pistaches  :  356  cuirs  de  b'^eiif  ;  25  livres  écaille  ;  12J  livres 
onglons  ,  45  cornes  ds  boeuf  ;  227  barils  sel  marin  ;  2  meules 
de  cire.  Il  y  avait  125  habit-itions  en  bon  état,  6  en  mauvais 
état,  17  battes  en  bon  état.  2  en  mauvais  état.  Total  15Q  pro- 
priété-; Eli  1877  on  a  ramassé  du  mercure  sur  le  rivage. 

En  1772  un  ouragan  détruisit  presque  la  ville. 

La  garnison  de  la  cororaune  se  compose  du  32e  régiment 
d'infanterie  de  ligne,  de  la  girde  nationale  à  oied  et  à  cheval, 
d'une  comoawnie  de  police  administrative,  et  de  la  police  ru- 
rale. Le  32e.  fut  dissout  ap:ès  Tinsurrectioa  de  Salnave  au 
Cap,  en  1365  pour  y  avoir  pris  part  ;  mais  iJ  fat  rétabli  lors- 
(iue  Salnave  arriva  au  pouvoir  en  1867. 

L'Etat  possède  dan.^  le  village  des  eaiplacements  et  des 
maisons  occupé.spardes  fermiers  et  les  bureaux  de  l'adminis- 
tration publique,  dans  les  rues  :  la  Gorge  23  emplacements, 
du  Fort  George  12,  du  Canal  17,  de  la  Paix  17,  Saint  Pierre 
13,  Alexaiidre  8,  du  Portl2j  Saint  Jean  9,  Boyer  4,  Jean-Ra- 
bel  4,  l.an.arre  11. 

La  loge  de  l'Orient  du  Môle  Saint  Nicolas,  relevant  du 
Grand  Orient  d'Haïti,  e.st  intitulée  les  Admirateurs  de  la  Na- 
ture No  36. 

L'EgiisG  est  inachevée  En  1892  l'Etat  donna  $  1.500  pour 
l'achever. 

La  !oi  du  17  décembre  1808  consacrait  l'ouverture  du  port 
xlu  Môle, o un  des  plus  beaux  de  l'île,  au  commerce  étranger  ; 
mais  bientôt  après,  une  autre  loi  ferma  ce  port.  Une  brise 
tiède  y  souffle  avec  violence  C'est  au  Môle  que  devaient  tou- 
cher d'abord,  en  1827,  les  paquebôts-postes  anglais  une  fois 
par  mois.  Plus  tard  ces  bateaux  préférèrent  toucher  à  .Jac- 
mel. 

En  octobre  1887,  le  gouvernement  d'Haiti  a  signé  un  con- 
trat avec  Monsieur  le  comte  d'Ockza  pour  Tétablisssement 
d'un  cable  sous  marin  au  Mole  Saint  Nicolas,  pour  mettre 
Haïti  en  communication  avec  l'Europe  et  l'Amérique. 

L'agent  du  comte  était  au  Mole  en  décembre  pour  la  pose 
du  câble  ;  le  26  juillet  183S  le  bureau  du  Mole  a  été  officiel- 
lement ouvert  au  public.  Le  câble  du  Mole  Saint  Nicolas  a 
une  longueur  de  176  miles.  Celui  du  Mole  à  Puerto-Plata  est 
de  188  miles.  Une  ligne  télégraphique  terrestre  en  construc- 
tion de  50)  kilométras  de  longueur,  doit  partir  du  Mole  à 
Port-au-Prince,  au  Cap-Haitien,  Gonaïves,  Saint  Marc,  Jac- 
mel,  Aquin,  les  Cayes,  Jérémie,  et  à  la  frontière  domini- 
caine . 


262  MOLE    MOLE 

Voici  le  tarif  par  mot  de  la  station  du  Mole  Saint  Nicolas, 
par  le  câble  sous-marin. 

France  dollar  or  2,05,  Angleterre  dollar  o"'  2,05,  A  lemagne 
dollar  or  2,05,  Belgique  dollar  or  2,11,  Espagne  2,!  1. 

En  1890,  les  Etats-Unis  ont  envoyé  une  escade  av.c  l'ami- 
ral Gérardhi  dans  dans  les  eaux  de  Port-au-Pnnce  pour  de- 
mander à  affermer  le  Mole  pour  un  dépôt  de  chf^.L-bon.  Le 
gouvernement  haïtien  refusa. 

Christophe  Colomb  entra  pour  la  première  fois  au  Mole  St. 
Nicolas  le  6  décembre  1492  ;  il  nomr  ja  ce  port  Saint  Nicolas» 
du  nom  du  sann:.  patron  de  ce  jour,  st  piron  de  ce  lieu  de- 
puis lors.  Sa  configuration  lui  fit  lonr.sr  le  nom  de  Mole. 
Ce  port  est  le  premier  lieu  d'Haiti  où  les  européens,  appe- 
lés par  les  indiens,  balanaêlès,  c'est-à-dire  hommes  de  mer, 
ont  abordé  ;  il  y  eut  une  seconde  fois  l'honneur  de  la  visite 
du  célèbre  navigateur. 

Colomb  y  entra  le  29  avril  1494,  quatre  jours  avant  la 
découverte  de  la  Jamaïque.  Jusqu'en  1793,  il  ne  servait  que 
de  po'"nt  de  relâche  pour  les  navires  qui  allaient  du  Nord 
aux  autres  parties  de  l'île,  très  souvent  les  corsaires  anglais 
et  les  pirates  y  mouillaient.  C'est  à  cette  époque  que  le  gou- 
vernement de  MonsieuL"  Ducasse,  qui  ava"'t  été  icngtemps 
indifférent  à  son  sort,  ordonna  qu'on  s'occupât  séri-^'isem-'nt 
de  son  établissement  Ainsi,  le  Môle  dont  U=  haiite  importan- 
ce maritime  l'a  fait  surnommer  le  GiOrsltï.r  du  Nouveau - 
Monde  par  Raynal,  n'a  eu  ses  premiers  hr.,bitarits  qn'en 
1764;  ce  furent  dos  Arcadins  qui  fuyaient  U  proscriptiorj  an- 
glaise ;  ensuite,  des  Allemands  en  1766  furent  envoyés  d  Eu- 
rope et  placés  au  Mole  où  des  établissements  avaient  été 
préparés  d'avance.  Des  fortifications  considérables  et  coû- 
teuses y  furent  construites  en  vue  d'en  interdire  l'approche 
aux  Anglais  dont  la  rivalité  fut  redoutable  aux  français. 

Lorsque  les  colons  français  eurent  livré  la  ville  du  Mole 
aux  Anglais,  ceux-ci  y  construisirent  Cien)uv'-lles  fortifica- 
tions que  réclam.aitsa  défense  du  côté  de  la  terre. 

La  rivière  du  Môle  peut  procurer  de  l'eau  à  toutes  les  mai- 
sons de  la  ville. 

La  baie  du  Môle  est  à  85  kilomètres  Sud'Est  l:\  de  la 
pointe  Maisy,  de  l'ile  de  Cuba.  Elle  a  5  milles  h  en  dron  de 
longueur,  sur  8  i  de  largeur.  Ses  eaux  sont  profoi  les.  Les 
navires  y  sont  toujours  en  sûreté. 

Le  Mole  est  à  19  <=  49'  20"  de  latitude  Nord  et  è  75  ^  49' 
43"  df^  longitude  Ouest  du  méridien  de  Paris;  le  Ca|  à  Foux 
est  à  19  ^  46'  10"  de  latitude  Nord^et  à  75  ^  54'  3o"  Ae  longi- 
tude Ouest. 


MOLE     MOLE  263 

Il  est  situé  sur  la  ligne  de  passage  de  l'isthme  de  Panama 
et  peut  bien  devenir  dans  un  avenir  prochain  une  station  ma 
ritime  et  commerciale  de  premier  ordre.  Il  a  été  question 
sous  plusieurs  gouvernements  de  faire  du  port  du  Mole  un 
port  franc  pour  toutes  les  nations,  la  crainte  de  conflits  avec 
ces  nations,  inspirée  par  notre  police  mal  faite  et  des  préoc- 
cupations politiques  ont  constamment  fait  renoncer  à  ce 
projet.En  1905,1e  port  fut  définitiveilient  ouvert  au  commer- 
ce étranger, 

La  presqu'île  du  Mole  a  en  ligne  droite  3.2oo  toises  de  lon- 
gueur sur  1.800  de  largeur,  elle  couvre  le  port  et  la  baie  au 
Nord  et  le  Cap  à  Foux  au  Sud. 

L'isthme  réunit  la  presqu'île  à  la  grande  terre. 

La  distance  légale  à  la  capitale  est  fixée  par  la  loi  du  2Q 
novembre   1821  à  62  lieues. 

Outre  les  mines  de  fer,  de  cuivre  que  l'on  trouve  dans  la 
commune,  il  existe  une  mine  qui  doit  par  son  importance 
attirer  l'attention  générale.  Une  source  de  richesse  peut  en 
dépendre.  En  1878,  des  paysans  des  environs  du  Mole,  après 
une  averse  qui  avait  grossi  tous  les  cours  d'eau  de  l'endroit, 
virent  briller  du  mercure  dans  les  crevasses  du  sol.  Les  au- 
torités envoyèrent  un  échantillon  au  gouvernement  à  Port 
au  Prince. 

Le  mercure  est  très  rare  dans  le  monde.  On  n'en  con- 
naît que  trois  grandes  mines  :à  Almaden,  en  Espagne,  à 
Idria  en  Illyrie,  et  à  St  José  en  Californie-  La  dernière,  la 
plus  considérable  de  toutes. 

Le  gouvernement  envoya  une  commission  technique  au 
Môle  pour  constater  l'existence  de  cette  mine.  La  Commis- 
sion racuillit  du  mercure  dans  les  mêmes  crevasses  entre 
l'église  et  la  mer,  dont  elle  remplit  plusieurs  flacons  et  re- 
vint à  la  capitale  sans  avoir  dé^ouvirt  la  mine. 

Coraux,  coquillages,  pêche  abondante  de  tortues  de  mer 
éponges,  poissons . 

Histoire  de  la  Question  du  mercare 

MOLE  SAINT-NICOLAS.-^  En  1878,  sous  le  gouverne- 
ment du  Président  B.oisrond  Canal,  le  généra!  Larrieux,  com- 
mandant de  l'arrondissement  du  Môle  Saint-Nicolas,  annon- 
çait au  Ministère  de  l'Intérieur  qu'à  la  suite  d'un  déborde- 
ment de  la  rivière  du  Môle,  du  mercure  métallique,  dont  il  en- 
voyait un  échantillon,  avait  été  trouvé  près  de  l'embouchu- 
re, dans  une  cavité  creusée  par  les  eaux.  Le  Ministère  s'est 
ému  de  la  question  et  a  envoyé  une  commission  formée  de 
Messieurs  Eugène  Nau,  Justin  Bouzon,  Edmond  Roumain,  ce 


264  MOLE     MOLE 

dernier  s' adjoignant  M  Lhérisson  Parisot,  un  de  ses  meilleurs 
élèves  des  cours  de  chimie  à  l'Ecoiede  Médecine  et  de  Phar- 
macie. 

Li  conmlssion  arriva  au  Môle  Saint-Nicolas  un  mois  après 
/inondation^  quand  la  population,  émerveillée  de  cette  masse 
métalliqua  liquide  qui  brillait  dans  la  cavité  en  question, 
avait  déj.i  recueilli,  à  titre  de  curiosité,  les  uns  par  couis,  les 
autres  pa.y  flacons  et  fiMes,  la  plus  grande  partie  du  mer- 
cure charrié  par  les  eaux.  Cependant,  la  commission  trouva 
encore  au  fond  de  la  cavité  du  mercure  métallique  mélangé 
à  du  sable,  et  par  des  moyens  mécaniques  fort  simple,  cha- 
cun de  ses  membres  put  se  munir  d'une  fiole  de  15  grammes 
de  capacité  remplie  de  mercure,  ce  qui  faisait  à  chacun  deux 
près  d'une  demi-livre  de  mercure. 

La  rivière  du  Môle  est  encaissée  par  deux  chaînes  de  mon- 
tagne'^qoT présentent  de  larges  fissures,  des  ravines,   consti- 
tuant, en  temps  de  débordement,  de  véritables  affluents  à  la. 
rivière  du  Môle. 

Les  conditions  topographiques  indiquaidt  très  nettement 
à  la  commission  la  voie  à  suivre  pour  la  découverte  du  gi- 
sement qui  avait  fourni  le  mercure  recueilli  :  suivre  le  cours 
de  la  rivière,  de  l'embouchure  à  la  source,  et  entrer  dans 
chaque  ravine,  à  droite  et  à  gauche 

En  temps  ordinaire,  cette  prospection  we  saurait  offrir 
de  bien  sérieuses  difficultés  ;  mais  la  commission  était  arri- 
vée au  Môle  Saint-Nicolas  après  la  plus  terrible  inondation 
dent  on  ait  gardé  le  souvenir,  et,  tant  dans  le  lit  de  la  riviè- 
re qu'à  l'entrée  des  ravines,  une  coucha  épaisse  de  boue,  des 
arbres  déracinés,  enchevêtrés^de  lianes  arrachées,  d'immen- 
ses blocs  détachés  des  montagnes  voisines  barraient  le  pas- 
sage. 

A  un  certain  moment  la  commission  fut  obligée  d'abandon- 
ner le  lit  de  la  rivière  et  de  prendre  la  route  qui  conduit  à 
la  Bombarde,  une  des  communes  de  l'arrondissement.  C,est 
là,  dans  la  troisième  section  rurale  que  se  trouve  la  source 
de  la  rivière  ;  la  commission  y  retrouva  les  mêmes  obstacles. 

Ces  entraves,  toutes  naturelles,  après  un  si  violent  dé- 
bordement, n'ont  pas  constitué  la  principale  cause  d'insuc- 
cès de  c^tte  mission  qui  a  dû  se  borner,  après  un  examen 
partiel  du  lit  de  la  rivière  et  de  ses  abords,  à  prendre  des 
renseignements  tendant  à  assurer  si  avant  ou  après  l'inon- 
dation on  n'avait  jamais  rencontré  du  mercure  ou  une  terre, 
une  roche  brillante,  lourde,  tâchant  les  doigts.  Personne,  mê- 
me les  plus  vieux  de  l'arrondissement  n'avait  ni  vu  ni  en- 
tendu parler  de  pareilles  curiosités. 

Le  véritable  motif  de  l'insuccès  de  la  mission,  fut  qu'au- 


MOLE    MOLE  265 

cun  de  ses  membres  n'était  ingénieur  des  mines.  Ses  mem- 
bres, sans  doute,  de  fort  bonnes  volontés  étaient  en  mesure 
d'analyser  toutes  les  roches  et  les  minerais  qui  pourraient 
leur  tomber  sous  la  main  par  hasard.  Mais  quant  à  entre- 
prendre les  recherches  de  l'ingénieur  des  mines,  recherches 
qui  doivent  être  guidées  et  éclairées  par  tarit  de  connaissances 
spéciales,  tant  de  méthode,  tant  d'expérience  des  explora- 
tions, aucun  d'eux  n'en  était  capable  :  N'étant  pas  des  ingé- 
nieurs, ils  n'avaient  pas  d'instruments  de  sondage, 

La  commission  revint  en  novembre  du  Môle  au  Port-au- 
Prince,  non  pas  avec  des  données  positives  sur  l'endroit  pré- 
cis où  se  trouvait  le  gisement  du  minerai  de  mercure,  mais 
avec  la  certitude  que  le  gisement  existait,  soit  aux  abords  du 
cours  d'eau  principal,  soit  dans  une  des  ravines  inaborda- 
bles citées  plus  haut. 

On  admet,  depuis  lors,  que  le  mercure  trouvé  à  l'embou;- 
chure  de  la  rivière  pourrait  bien  venir  de  bien  plus  loin  que 
de  la  source  même  de  la  rivière,  une  infiltration  d'eau,  -en- 
trainant  avec  elle  le  mercure,  s'étant  peut  être  déversée  soit 
à  la  source,  soit  sur  un  point  du  parcours  de  la  rivière.  Il  ne 
sera  pas  indifférent  de  savoir  que  la  commune  de  la  Bom- 
barde, où  se  trouve  la  source  de  la  rivière  est  voisine^  lirai- 
throphe  de  ia  commune  de  Terre  Neuve  oii  se  trouvent  des 
sources  sulfureuses  thsrmales,  qui  jouent  un  si  grand, rolê 
dans  la  nature  dans  la  formation  des  sulfures  métalliques, 
du  sulfure  de  mercure  par  exemple,  du  cinabre  que  la  com- 
mission cherchait- 
La  commission  ne  cacha  pas  au  gouvernement  lés  motifs 
de  son  msuccès.  Des  dispositions  allaient  être,  prises  paur 
organiser  une  exploration  en  règle,  c'est-à-direav^c  des  In 
gé.-iieard  munis  d'un  outiîlag'3  suffisant,  quanl,  de?  Jan^à.^^ 
<d^  Tannée  suivante,  commença  l'agitation  politique^  qui  en- 
traîna l'abdication  du  Président   Boisrond  Canal. 

On  soupçonne  le  mercure  de  s'ennuyer  dans  le  sans -sol 
d'Haiti  et  de  se  révolter  de  notre  indifférence  à  l'en  extraire. 
Ces  soupçons  trouvent  leur  justification  dans  les  apparitions 
périodiques  et  spjntanées  qu'il  fait  à  la  surface  du  sol. 

C'est  ainsi  que  le  28  Janvier  1882  Mr.  Jean  de  Govaerts, 
Ingénieur  attaché  au  Ministère  de  l'Intérieur,  apporta  à  Mr 
Ed.  Roumain  un  minerai  de  la  part  de  son  Ministre,  avec 
prière  d'en  faire  l'analyse  qualitative.  Ce  minerai  n'était  au- 
tre chose  que  du  Cinabre,  le  principal  minerai  qui  fournit  le 
mercure.  Il  provenait  des  Prêtres  du  Séminaire  qui  l'avaient 
reçu  du  Curé  de  Mirebalais,  l'Abbé  Valette. Ce  dernier  décla- 
ra que  ce  minerai  avait  été  trouvé  par  Mr.  Lévêque  Montas 
qui  sortait  du  Cap-Haïtien  pour  se  rendre   à  Mirebalais 


266  MOLE    MOLE 

Céligni  Ardouin,  dans  ses  Essais  sur  V Histoire  d'Haiti,  a 
écrit  un  épisode  du  mole  en  1809. 

La  loi  du  17  Août  1905  a  ouvert  ce  port  au  commerce  exté- 
rieur à  partir  du  1er  Octobre  1905,  en  vue  du  percement  de 
i'isthme  de  Panama. 

La  brochure  annuelle  de  la  Banque  Nationale  de  la  Répu- 
blique d'Haiti  de  1912,  qbserve  que  h  port  du  Môle  Saint-Ni- 
eôlas  qui  comptait  pour  rien,  en  1910-1911,  figure  pour  or 
13.157,04  et  gourdes  728,39.  C'est  un  modeste  commence- 
ment ,  il  nous  laisse  pourtant  espérer  une  progression  crois- 
sante qui  peut  devenir  étonnante,  si  l'on  exécute  les  grands 
travaux  dont  il  est  question,  en  vue  du  percement  de  l'isth- 
me de  Panama. 

(Haïti  Littéraire  et  Scientifique  du  5  Juillet  1913  repro- 
duction par  le  Bulletin  de  la  Chambre  de  Commerce  Fran- 
çaise en  Haiti- Juillet  1913  ) 

A  la  séance  du  30  Juillet  1923  du  Conseil  d'Etat,   le  Minis 
tre  des  Finances  Mac-Guffie  déposa  un  projet  de  loi  deman- 
dant que  les  ports  d'Aquin,  Miragoâne,  Môle  Saint-Nicolas  et 
Fort-Liberté  redevinrent  les  ports  d'échelle,  sur  la  demande 
du  Conseiller  Financier.  9.  partir  du  1er  Octobre. 

-  Monseigneur  de  Lucas  était  duc  du  Môle  sous  l'empire,  en 
1849. 

La  duchesse  du  Môle  était  dame  du  palais  de  Sa  Majesté 
l'impératrice,  par  ordonnance  du  25  Septembre  1849. 

Le  27  Juillet  1777  la  ville  fut  incendiée. 

Le  12  Juin  1918,  la  population  vota  la  onstitution  plébis- 
citaire par  468  oui 

Les  fondations  du  phare  au  Môle -Saint  Nicolas  ont  été 
achevées  le  1er  Mars  1922.  Les  projections  sont  visibles  à  9 
milles. 

Môle  St.  Nicolas.—  Recettes  communales 

1921-22-^ 1.148,05  gourdes 

1922  23 L705,30 

1923  24 1.240,83 

1924  25 997,84 

Histoire.— N  C'est  dans  la  rade  du  Môle  que  les  malheureux 
esclaves  suisses  qui  avaient  pris  les  arm^s  avec  les  affranchis 
de  l'Ouest  en  1791,  et  que  le  gouvernement  anglais  avait 
renvoyé  dans  la  colonie,  furent  égorgéf  la  plupart  et  jetés  à 
la  mer  par  les  colons. 

—  ,  Le  Mole  était  une  ville  riche  et  peuplée  :  c'était  un  des 
9  ports  de  la  colonie  ouvert  au  commerce  étranger.  Les  co- 


MOLE     MOLE  267 

Ions  français  appelèrent  les  anglais  à  venir  en  prendre  posses- 
sion ;  le  21  septembre  1793,  l'escadre  anglaise  parut,  et  le 
lendemain  le  pavillon  anglais  flotta  sur  tous  les  forts. 

Les  anglais  y  trouvèrent  200  milliers  de  poudre  et  200  ca- 
nons. Ils  y  élevèrent  des  fortifications  et  s'y  maintinrent 
jusqu'au  2  octobre  1798.  où  ils  i'évaeuèrent.  S'ils  avaient 
voulu  s'y  maintenir,  toutes  les  forcesde  Toussaint  [jouvertu- 
re  n'eusseni  pu  les  chasser.  Ils  avaient  8000  homoies.  Après 
leur  évacuation,  Toussaint  en  prit  possessioa. 

•-  Le  10  juillet  1799,  pendant  que  Tarmée  de  Toussainn 
était  occupée  à  combattre  Rigaud  au  Grand- Goâve,  au  début 
de  cette  guerre  civile,  la  ville  du  Môle,  commandée  par  Bel- 
iegarde,  se  souleva  contre  Toussaint  et  avait  reconnu  l'auto- 
rité dé  Rigaud.  Celui  ci  envoya  auprès  de  Beliegarde  comme 
son  lieutenant,  Renaud  Desruisseaux  qui  partit  des  Gayes 
avec  des  munitions  de  guerre  et  de  bouche  et  quelques  offi- 
ciers. Moïse  et  Clervaux  vinrent  bloquer  la  ville  par  mer,  et 
la  canonnèrent  vigoureusement  pendant  plus  d'une  semaine. 
Elle  ne  put  résister.  Renaud  Desruisseaux  et  Beliegarde,  per- 
dant l'espoir  de  pouvoir  supporter  un  assaut  général  que  pré- 
parait Moïse,  se  jetèrent  dans  un  canot  pendant  une  nuit  obs- 
cure, avec  le  trésor  de  la  ville,  passèrent  à  travers  les  navi- 
res qui  bloquaient  le  port,  et  arrivèrent  sains  et  saufs*dans 
le  Sud  auprès  de  Rigaud.  Le  lendemain,  31  août,  l'armée 
du  Nord  pénétra  dans  la  place,  et  fit  main  basse  sur  tous 
les  mulâtres. 

---  En  février  1802,  à  l'arrivée  de  l'expédition  française, 
aussitôt  que  la  frégate  la  Furieuse  se  présenta  devant  le 
Mole,  la  population  l'accueillit  aux  cris  de  Vive  la  France  ! 
Les  français  y  trouvèrent  un  matériel  de  guerre  considérable. 

—  Lors  de  l'insurrection  générale  des  cultivateurs  du 
Nord  contre  les  français,  en  1802,  Capoix  leur  chef,  ordonna 
à'ceux  du  Mole  d'attaquer  la  ville;  mais  ils  furent  repous- 
sés par  le  général  Noailles.  Le  18  novembre  enfin,  les  indé- 
pendants, ayant  reçu  de  nouveaux  renforts  de  Capoix,  don- 
nèrent assaut  à  la  ville.  Les  français,  culbutés  sur  les  rem- 
parts, furent  poursuivis  jusque  dans  la  place.  Les  bourgeois 
blancs,  saisis  de  frayeur,  s'embarquèrent  en  désorde  sur  le 
navire  américain  la  Pénélope  :  Trois  officiers  de  la  garnison 
qui  s'étaient  sauvés  à  bord,  mirent  le  pistolet  sur  la  gorge  du 
capitaine,  maltraitèrent  les  matelots,  et  les  forcèrent  à  met- 
tre à  la  voile  pour  le  Port  Républicain. 

Les  français  s'apercevant  du  petit  nombre  des  indigènes, 
les  mitraillèrent  des  forts  et  les  obligèrent  à  la  retraite.  Les 
indépendants  campèrent  autour  du  Mole,  à  une  lieue,  inter- 
rompant toute  communication  parterre,  jusqu'à  l'év^asa  icion 


2Ô8  'MOLE    MOLE 

des  français  qui  eut  iieu  le  4  décembre  1803.  Pourcellv  péné- 
tra dans  ia  viile  qu'il  trouva  garnie  d'un  matériel  de  guerre 
formidable . 

" ---"  Vers  le  milieu  de  1803,  la  frégate  française  la  POURSUI- 
VANTE, de  40  canons,  commandée  par  Willaumetz,  revenant 
de  ?t.  Yague,  soutint  près  du  Mole,  un  combat  très  vif  contre 
je  vaisseau  anglais  l'i|:ercule  ae  74  canons. 

Ee  navire  anglais,  après  avoir  perdu  son  capitaine,  fut 
contraint  d'abandonner  la  frégate  française. 

Lofs  de  l'insurrection  de  Port-de-Paix  en  faveur  de  Pétion, 
celui-ci  envoya  des  troupes  au  Mole  pour  la  se-onder. 

En  1808y  le  sénat  déclara  que  l'armée  expéditionnaire  de 
la  république  sous  les  ordres  du  Sénateur  Lamarre,  général 
de  brigarde,  a  bien  mérité  de  la  patrie.  Réduite  à  la  derniè 
re  misère,  le  Président  Pétion  tenta  deux  fois,  en  Septem- 
bre 1808,  et  en  mai  1809,  d'aller  à  son  secours.  C'est  ce  qui 
motiva  sa  campagne  contre  Saint -Marc  et  le  Mirebalais. 
Après  aY-)ir  accompli  des  actes  d'héroïsme,  de  dévouement 
et  de  courage  qui  honoreraient  les  annales  militaires  des 
grands  peuples,  elle  succomba,  en  1810,  après  deux  années 
de  siège.  Le  10  Juillet,  en  visitant  ses  lignes,  Lamarre  fut 
emporté  par  un  boulet  dans  la  redoute  No  2.  Christophe  lui- 
m^me  qu  i'  conibattait,  donna  des  éloges  à  ses  talents  :  le 
17,  la  flotte  du  Roi  se  mit  en  panne  devant  le  Môle,  et  tira  le 
canon  de  deuil  pour  Lamarre. 

Eveillard  prit  le  commandement  des  forces  rétD'ibiicaines. 
Le  22,  il  embarqua  le  cœur  de  Lamarre,  les  femmes,  les 
enfants  et  les  blessés  pour  Port-au-Prin^'.e.  Le  23,  la  flotte  de 
Christophe  donna  la  chasse  au  convoi.  Un  combat  fut  livré 
entre  le  Jason,  navire  de  Christophe,  et  le  Vengeur  de  De 
renoncouvt  :  sur  le  point  de  succombâr,  Thibaud  échoua  le 
Vengeur  à  la  points  0  lest  de  la  Gonâve,  descendit  les  fem 
mes  :  Bocage  fit  sauter  le  navire. 

Eveillard  périt  comme  Lamarre  sur  le  champ  d'honneur. 
11  fut  remplacé  par  Toussaint  Bouiïet  et  Jean  Gournant  qui. 
moins  heureux  que  leurs  devanciers,  succombèrent  le  30 
Septembre  devant  les  forces  de  Christophe  commandées  par 
Romain.  Us  furent  passés  par  les  armes  pour  avoir  résisté 
à  lautorité  du  Roi,  La  ville  qui  avait  df  jà  beaucoup  souffert 
de  ce  siège,  fut  entièrement  démantelée  et  ses  maisons^bri- 
sées,    après  sa    reddition. 

En  Mai  1865,  le  Môle  avait  fait  cause  commune  avec  l'in- 
surrection de  Salnave  au  Cap  contre  Geffrard.  Il  se  soumit 
bientôt  à  l'autorité  du  Président  Geffrad,  qui  envoya  le  gé- 
néral Gaillet  en  prendre  possession. 

Le  7  Avril  1877,  vaste  incendie  au  Môle. 


MOLE    MOLL  269 

Le  Mole  est  la  ville  du  Nord  qui  ressentit  le  plus  forte- 
ment les  effets  du  tremblenrient  de  terre  du  23  Septembre 
1887  :  167  maisons  furent  renversées. 

Une  délégation  avait  été  envoyée  par  ie  général  F.  D.  Lé- 
gitime en  Octobre  1888  au  Mole  pour  exhorter  la  population 
au  calme,  à  l'occasion  de  la  prise  d'armes  du  Nord,  après  la 
mort  du  général  Séïde  Thélémaqup.  L'officier  porteur  des 
dépêches  fut  maltraité.  Pour  répondre  à  cette  insulte  îe  Tou- 
saint  Louveriiire  tira  deux  boulets  sur  le  Fort,  ce  qui  a  pro 
voqué  une  rispote. 

On  accusait  les  Nordistes  de  proposer  au  gouvernement 
des  Etats  Unis  la  cession  du  Môle  Saint  Nicolas  pour  obtenir 
des  secours  et  la  protection  de  ce  gouvernement. 

MOLETTE.—  Voyez  :  Savanne  Mo'ette. 

MOLETTE  GALETTE.  -  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Petit  Bois,  commune  de  la  Croix  des  Bouquets. 

L'Etat  y  possède  60  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer 
miers. 

MOLIERE.  ~  Habitatirn  située  dans  la  section  rurale  de 
Fond  Melon,  commune  de  Jacmel. 

MOLINE. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Bas  de  l'Acul,  commune  de  l'Acul  du  Nord. 

MOLINE.— Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Bassin,  commune  de  Plaisance. 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MOLINE.  -  Habitation  située    dans  la  section  rurale  du 

Haut  Fond  Blanc,  commune  de  Corail   limitrophe  avec  Per- 

rier,  sur  laquelle  les  héritiers  Linstant   Pradines  possèdent 
12  carreaux  de  terre. 

MOLLET.—  Habitation    située    dans   l'Artibonite. 

En  Février  1795,  Toussaint  Louvertnre  attaqua  et  enleva 
un  camp  que  les  royalistes  français  au  service  des  anglais  y 
avaient  établi:  Il  fit  tuer  tous  ses  prisonniers  à  coups  de 
baïonnettes. 

MOLLET.—  Habitation  située  au  Môle  Saint  Nicolas.  Son 
propriétaire  Colon  fut  égorgé  par  Borel  en  1792  au  Môle,  au 
moment  où  il  s'embarqua  pour  les  Etats  Unis.  Borel  s'empa- 
ra de  sa  fortune. 

MOLLETON.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Mont-Rouis  No  2,  commune  de  Saint- Marc. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  un  fer- 
mier. 


270  MOLE     MONB 

MOLEVIER.— Habitation  caféière  située  dans  la  commune 
de  l'Arcahaie. 

MOMANCE.—  Habitation  sucrière  située  dans  la  commu- 
ne de  Léogane,  entre  cette  ville  et  Gressier.  Elle  fut  mise  en 
vente  par  la  loi  du  Sénat  du  16  mars  1812  pour  la  création 
d'une  m.onnaie  nationale.  Par  la  loi  du  4  novembre  de  la  mê- 
me année,  le  Sénat  iécerna  cette  habitation,  à  titre  de  don 
national  au  Président  Fétion,  ensemble  avec  le  terrain  connu 
sous  le  nom  de  Saint  Meunin  qui  appartenait  jadis  à  cette 
habitation,  en  considération  des  dégâts  occasionnés  par  la 
Grande  Rivière  sur  les  plantations. 

MOMANCE.  —  Rivière  vagabonde  qui  passa  sur  cette  ha- 
bitation,oa  Grande  Rivière  de  Léogane,  provient  d'une  même 
nappe,  d'un  même  reseau  commun  avec  la  Gosseline,  rivière 
de  Jacmel.  Elle  occasionne  souvent  des  dégâts  dans  la  plaine 
su*^  les  habitations  riveraines.  Aussitôt  son  arrivée  au  pou- 
voir, en  1888,  le  président  Légitime  songea  à  y  faire  jeter  un 
pont',"métallique  par  la  Banque  Nationale  d'Haiti.  (  Voyez  : 
Grande  Rivière  de  Léogane.  )  Les  travaux  ont  été  commencés 
le  1er  mars  1889  ;  le  premier  coup  de  pioche  a  été  donné  par 
Emile  Riobé,  propriétaire  de  l'habitation  La-=isale,  en  présence 
des  ingénieurs  L,  Laforestrie  et  J.  Darocher,  Ce  pont  fut 
achevé  en  1891  sous  Hyppoiyte. 

MONA  (la)  la  MONICA.—  Baux  petites  îles  adjacentes 
d'Haiti  situées  à  l'Est  et  près  de  la  Sâone,  entre  Haiti  et  Por- 
to-Rico.  Ld  Mona  ou  l'île  des  Macaques,  a  une  longueur  de 
3  lieues  environ  du  Nord  au  Sud,  une  largeur  de  2  lieues  de 
l'Est  à  l'Ouest.  La  Monica,  plus  petite  a  1  lieu  de  longueur, 
elle  est  au  Nord  de  la  Mona.  Ces  deux  îles  appartenaient  à 
la  république  dominicaine,  dont  elles  sont  distantes  de  2è 
lieues,  sont  tombées  aux  pouvoir^  de  l'Espagne  depuis  nom- 
bre d'années.  La  Mona  a  des  ports  pour  les  barques  moyennes 
et  tout  ce  qui  est  nécessaire  à  des  établissements  de  culture 
et  à  l'élevage  des  animaux.  En  1852.  elle  fut  donnée  à  Djn 
Barthélémy  Colomb  frère  de  Christophe  Colomb  par  le  roi 
d'Espagne.  Elle  a  été  alors  très  bien  cultivée,  et  d'un  grand 
produit  pour  ses  anciens  propriétaires.  Elle  avait  été  depuis 
longtemps  abandonnée,  lorsque  les  Espagnols,  il  y  a  peu  d'an- 
nées, en  prirent  possession.  Ils  y  ont  établi  un  port  franc. 
Ses  oranges  sont  excellentes. 

Le  canal  de  la  Mona  est  entre  la  Do-ninicanie  et  Paerto- 
Rico.  Dans  sa  partie  Ouest  la  profondeur  d'eau  est  de  I.IOO 
mètres  et  à  des  endroits  seulement  200  mètres.  Entre  la  Mo- 
na et  Porto  Rico  il  y  a  une  dissance  de  450  mètres. 

MONBALLARD  ou  MONBAYARD.  -  Habitation  située 
dans  la  section  rurale  de  Bayes,  com.mune  de  Mirebalais,  sur 


MONB    MOND  271 

laquelle  l'Etat  possède  des  terres  affermées  à  des  particuliers. 

MONBIN  ou  MOUBIN.—  Habitation  de  la  section  rurale 
des  Frangipanes,  commune  d'Aquin. 

MONBIN.-^-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Palnos  de  la  commune  de  Saint  Louis  du  Sud. 

MONBIN  CROCHU  (le).-^  Ancien  poste  militaire  de  l'Ar- 
rondissement du  Trou,  [  loi  du  4  Septembre  1881  ]  située 
dans  la  commune  de  Vallière  sur  les  confins  de  la  Marmela- 
de et  de  la  Grande  Rivière  du  Nord.  (Pignon)  Fut  immor- 
talisé par  la  prise  d'armes  des  premiers  Cacos  en  1867  contre 
Salnave,  à  peine  débarqué  au  Cap  après  le  départ  du  prési- 
dent Geffrard.  Position  stratégique  importante.  Un  défilé 
mène  à  un  plateau  raviné.  Hérissé  d'obstacles  naturels,  cette 
position  était  gardée  par  des  hommes  déterminés  sous  les 
ordres  da  vieux  La  Monnaie,  Les  troupes  du  gouvernement 
sous  les  ordres  du  général  Nord  Alexis,  enlevèrent  le  plateau 
au  pas  de  charge,  le  27  novembre  1867,  à  2  heures  de  l'après- 
midi. 

Salnave  y  fut  battu,  en  1868,  et  mit  tout  à  feu  et  à  sang 
pour  les  disperser,  sans  résultat.  Ecole  et  chapelle  rurales 

Le  8  janvier  1888,  Mombin  Crochu  se  sépara  de  l'insurrec  ■ 
tion  du  Nord,  et  fit  sa  soumission  au  gouvernement  du  pré 
sident  Légitime.  Les  Nordistes  s'en  emparèrent  ensuite,  et  le 
gouvernement  provisoire  en  fit  un  quartier  par  son  décret 
du  7  août  1889. 

Le  terraia  est  très  accidenté  de  Mombin  Crochu  au  Trou, 
sur  une  grande  étendue  et  couvert  de,  montagnes,  de  forêts 
et  de  marais.  Plusieu-s cours  d'eau  le  traversent. 

MONBIN  CROCHU.  -  Ce  fut  à  Monbin  Crochu  que  le  gé- 
néral Désorme  Joazar,  de  Vallière,  prit  les  armes,  le  1er  jan  - 
vier  1914  contre  le  président  Michel  Oreste  en  faveur  du  gé- 
néral Oreste  Zamor.  Cette  insurrection  entraina  la  chute  de 
Michel  Oreste  qui  s'embarqua  à  Port-au-Prince  le  27  jan- 
vier. La  Révolution  entra  triomphante  à  Port-au-Prince  le  di- 
manche 8  février  1914. 

MON  BRUN  ^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Grande-Colline,  commune  de  Grand-Goâve. 

MONCHON  —Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Ecrevisses,  commune  de  Vallière. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers, et  une  partie  inoccupée. 

MONDEAU.-  Voyez  :  Pérou  Mondeau. 

MONDEAU  DÉRE.—  Habitation  située  dan«  la  section  ru- 
rale de  la  Montagne,  commune  de  Jean-Rabel. 


272  MOND    MOGO 

L'Etat  y  possède  60  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MONDION.  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Bas  de  Limbe,  No  2,  commune  de  Limbe. 

L'Etat  y  possède  5  carrerux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MONDION.'^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Eerevisses,  commune  de  Vallière. 

L'Etat  y  possède  â  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MONDION.—  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  des  Trois  Palmiers,  commune  de  Carice,  appartenant 
à  l'Etat. 

Contenance  indéterminée. 

Ces  deux  habitations  sont  une  même  propriété,  située  dans 
deux  sections  "U raies  différentes  et  contiofues  de  deux  com- 
munes rapprochées. 

MONDONGUE.  -  Voyez  :  Jean  Mondon^riie- 

MONEA.U.--  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  ChausoJine,  commune  de  Port-de-  Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres. 
Contenarce  indéterminée. 

MONETTE.  -  Rivière  qui  se  jette  dans  la  merdes  Antilles 
enti^e  les  Caps  Abacou  et  de  Tiburon. 

MONETTE.  —  Habitation  située  dan3  la  section  rurale  des 
Eerevisses,  commune  de  Vallière. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers, 

MONFLEURY.---  Usine  à  café  située  sur  les  bords  de 
ia  rivière  Froide  à  Carrefour,  établie  par  A.   Monf  leury. 

MONFORTON.  —  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  la  Savane  brûlée,  No  2,  commune  de  Dessalines. 

L'Etat  y  pos^'êde  10  carreaux  de  terre  ocupés  par  des  fer- 
miers. 

MONGNON.  —  Section  de  la  province  de  Puerto  Plata.En 
1839,  il  y  avait  244  habitations  cultivées.  Produits  1550  li- 
vres de  café,  43ë  surons  tabac,  74  livres  cire,  222  bls.mais. 
175  barils  è  pois;  90  bis.  riz,  4230  gallons  sirop. 

MONGNIN,---  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Petit-Boucan,  commune  de  Léogane. 

MONGON.-^Voyez  -  Cap  Mongon. 

MOGOLLON.  -  -  Rivière  tributaire  à  gauche  de  la  Magua- 
na  (San  JuanJ] 


MONO    MONR  2T3 

MONGOSY.--'  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
i;urale  de  Champagne,  commune  de  Plaisance,  appartenant  à 
l'Etat. 

Contenance  indéterminée. 

MONGUIRON.  Habitation  inoccupée  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Corail,  commune  de  Port  Margot,  appartenant 
à  l'Etat.  0 

Contenance  indéterminée. 

MONICA  (la):-   Voyez  :  Mona. 

MOÎ^iJAL.—  Voyez  :  Brécourt  Monjal. 

MONNET.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Fond  Bayard.  commune  de  Corail. 

L'Etat  y  possède  un  reste  occupé'par  des  fermiers. 

Contenance  indéterminée, 

MONOVILLE  . — Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  l'Etang  de  Jonc,  commune  de  Pétion  Ville. 

MONOVR'IER  ou  MANOVRIER,  -  Habitation  située  dans 
les  mornes  de  l'Arcahuie,  dans  la  section  rurale  dès  Ma- 
theux. 

En  mars  1802,  le  général  Ch=irles  Bé'air,  en  aoprenant 
l'évacuation  du  fort  de  la  Crête- à-Pierrot,  partit  de  cette 
habitation,  et  se  rendit  aux  Cahos  auprès  de  Toussaint  Lou- 
verture. 

En  septembre  de  la  même  année,  le  chef  de  bandes  Des- 
trade  des  mornes  de  l'Arcahaie,  traversa  rapidement  les  ra- 
vins du  morne  Manovrier,  atteignit  l'habitation  Morial,  et 
arriva  à  Bartholomay  pour  attaquer  le  général  Pageot  qui 
descendait  le  morne  Robert  Jonc. 

Voyez  :  Bon  Ouvrier. 

MONPEDRO(el.-^-  Rivière  tributaire  de  la  Yuna.à  gauche. 

MON POINT,"'^Habi cation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Montagne  Noire,  commune  de  la  Crande  Rivière  du  Nord. 

L'Etat  y  possède  8  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MONPOUX.  -  Habitation  de  la  section  rurale  de  Lescaille 
commune  de  Miragoâne 

MONREPOS  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Tort,  commune  de  Port-au-Prince,  près  du  village  de  Carre- 
four, dépendant  des  habitations  Truitier  et  Cote.  La  source 
Corossol  l'arrose. 

Si  jamais  Carrefour  se  fraie  une  route  sur  la  mer,  cette 
route  passera  sur  cette  habitation. 


274  MONR     MONT 

(Voyez  le  plan  de  Volant  le  Tort)  Bon  Repos, -^Beau  Repos. 

Balthazar  Inginac,  le  Secrétaire  général  a  failli  être  as- 
sassiné sur  cette  habitation. 

Alexis  Gauthier,  gendre  du  président  Hyppolite,  reçut  la 
mort  sur  cette  habitation. 

Le  gendre  d'Alexis  Gauthier,  André  Laroche  se  donna  la 
mort  sur  cette  habitation  l'ê  1er  mai  1920. 

MONSETTE. -^Habitation  inoccupée  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  la  Montagne  Terrible,  commune  de  Mirebalais. 

L'Etat  y  possède  40  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MONTACA,  -  Rivière  dont  la  source  est  à  chercher  dans 
les  montagnes  de  Terre  Neuve  et  qui  se  jette  dans  la  rivière 
des  Bassins. 

MONTADI EU.  —  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Corail. 

MONTAGNE  (la)  ou  CRETE  CITRON.—  Habitation  si- 
tuée dans  la  section  rurale  des  citronniers,  commune  de  Léo- 
gane. 

MONTAGNE  [la). —Treizième  section  rurale  de  la  commu- 
ne de  Jacmel .  Touche  à  la  ville.  Elle  a  été  subdivisée  an  1885 
et  a  'lonné  naissance  à  la  section  de  Lavan^au.  Ecole  et  cha- 
pelle 

En  1840  il  y  avait  491  habitations  bien  ciltivées.  La  Belle 
Hôtesse  est  contigue, 

Au  commencement  de  la  guerre  civile  entre  Toussaint 
Louverture  et  Rigaud  en  1793,  il  y  eut  un  aoulè^^e  nent  sus- 
cité par  Toussaint,  dans  le  but  de  forcer  Beauvais  qui  com- 
mandait à  Jacmel;  de  se  prononcer  en  sa  faveur  contre  iii- 
gaud.  Bouchard,  chef  de  bataillon  de  la  demi-brigade  de  Fau- 
bert  fut  chargé  d'exciter  à  cette  révolte,  que  Beauvais  par- 
vint à  étouffer.  Lafortune  était  le  chef  du  mouvement. 

Il  y  a  dans  cette  section  rurale  les  habitations  .*  Paul,  Bau- 
douin, Lavalette,  Saint  .Marcel,  Pierre  Blanc,  Muzac,  Chatillé 
Déchamp,  Saint  Michel, Menuisier,  Anselme,  Castel  ou  Cartel, 
Néron,  Timballe,  Corail  Brâche,  Martin,  Pacros  sur  lesquel- 
les l'Etat  possède  69  carreaux  1(4  de  terr'^  occupés  par  des 
fermiers   II  y  a  aussi  les  habitations  Lavaneau,  Pourat. 

Le  fort  Frédérique  où  fut  enterré  le  général  Frédérique, 
est  situé  dans  cet::e  section  rurale,  et  fut  utilisé  en  1869 
et  1883  pour  le  bombardement  de  la  ville  pai"  les  forces  assié 
géantes. 

MONTAGNE  (la).^  Quatrième  section  rurale  de  la  com- 
mune de  Jean  Rabel,arrondissement  du  Mole  St.  Nicolas.Eco- 
!e  el   chapelle. 


MONT     MONT  275 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  pur  des  fermiers  sur 
ies  habitations  :  Déré  grande  place  114  carreaux  de  terre; 
Mondeau  Dérè  60  ;  Pérou  Mondeau  56  et  un  reste  ;  Décamp 
un  reste  de  80  carreaux;  Ramadoux  un  reste  de  lOOcarreaux; 
Colette  Mareau  un  reste  de  50  :  Dézabit  grande  place  un 
reste  de  50  ;  Cognac  58  ;  Rechange  Colette  53. 

MONTAGNE  (  la  )  Voyez  -  Bellevi^  la  Montagne  -  Petite 
Montagne. 

MONTAGNE  DU  CANAL  Chaine  de  montagne  du 
Nord  ayant '200  kilomètres  de  long,  très  haute.  De  la  rive 
droite  du  Yague  du  Sud  jusqu'au  Cap  de  Saint- Marc,  elle 
finit  en  mourant  dans  la  mer  en  forme  de  terrasse.  Elle  a  de 
20  à  35  kilomètres  de  largeur.  Elle  formait  dans  des  temps 
très  reculés  la  côte  Sud  du  rivage  haitien.  Le  canal  de  la  Ma- 
gua  Xaragua  la  séparait  des  montagnes  de  la  Selle  qui  à  cet 
te  époque  reculée,  n'étaient  que  des  iles  dans  l'Océan.  Elle 
a  son  point  le  plu.<^  élevé  dans  la  Loma  Barranca  [2285  mètres] 
La  Loma  Pansa  (1890  mètres),  la  Loma  Ir2"uesa  1095  mètres 
la  Monte  el  Puerto  la  Loma  de  la  Paciencia  et  les  Monts  de 
los  Dos  Hermanos  en  dépendent.  La  montagne  du  Canal  ejît 
traversée  par  le  Pensez-y-bien. 

MONTAGNE  CANNE,  (la]  Cinquième  section  rurale  de  la 
commune  de  Jean-Rabel,  arrondissement  du  Môle  Saint-Ni- 
colas. Ecole  et  chapelle. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
!es  habitations  .'  Ducougé  Trou  Crabe  26  carreaux  de  terre  ; 
Dioulou    10. 

MONTAGNE  EATT  (  la  ).  -  -  Habitation  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  Ynamna,  commune  de  Lascahobas,  apparte- 
nant à  l'Etat,  et  occupée  p-dr  des  fermiers.  Vivres,  coton,  co- 
fé,  acajou. 

MONTAGNE  LA  VOUTE  (  la  ).  -'-  Huitième  section  ru- 
rale de  la  commune  de  Jacmel.  Elle  est  une  subdivision  de  la 
section  rurale  de  la  Grande-Rivière,  consacrée  en  1875.  En 
1840  il  y  avait  452  habitations  bien  cultivées  dans  ces  2  sec- 
tions rurale?;  réunies.  Il  y  a  l'habitation  Boyer. 

MONT.AGNE  NOIRE  (  la  ).-^  Sixième  section  rurale  de  la 
commune  de  la  Grande -Rivière  du  Nord.  Elle  est  une  subdi- 
vision de  la  section  rurale  de  Gambade,  consacrée  en  1875. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Védice  l'aîné  2  carreaux  de  terre  ,  Védice 
Madour  2  ;  Renaud  8  ;  Monpoint  8  ;  Trou-Nicolas  6  ;  Furel  6 
Il  a  aussi  l'habitation  Buquet.  En  1839  il  y  avait  219  habita- 
tions bien  cultivées.  84  affermées,  1  mal  cultivée.  Total  254 
propriétés. 


276  MOUT-    MOEt^ 

MONTAGNE  NOIRE  [  la  ].—  Chaine  de  montag^ne  très, 
ondoyêe  qui  s'étend  dans  les  Départements  de  l'Artibonite  et 
du  Nord,  parcourt  l'étendue  de  100  kilomètres. 

Elle  commence  avec  les  Cahos  depuis  la  Marmelade  et  s'é- 
tend ses  rameaux  jusqu'au  passaj^e  du  fleuve  Artibonite.Elle 
a  une  hauteur  moyenne  de  800  mètres.  La  cime  formait  au- 
tr  *ois  la  frontière  coloniale.  Les  Montagnes  Noires  se  com- 
posent des  Montagnes  Noires  (  Picos  Negros  )  proprement 
dites,  du  Pico  K^rcabras  et  des  Cahos,  le  point  culminant 
de  la  chaine'.  La  gorge  de  la  Crête  Sale  conduit  à  travers  les 
Montagnes  Noires  entro  Ennery  et  Saint-Raphael .  Les  Mon- 
tagnes Noires  touchent  en  mourant  au  riva<7-e  de  l'Artibonite 
opposa  et  les  montagnes  des  Bêtes  et  la  Loma  del  Peligro 
au3^'  hauteurs  du  Honduras  et  du  morne  à  Cabrits  qui  se 
trouvent  sur  la  rive  gauche  de  l'Artibonite  Les  ravines  sui- 
vantes tributaires  de  la  Grande  Rivière  du  Nord  de  Gambade 
de  '  Joli  Trou  et  du  Fond  Chevalier,  descendant  de  la  Mon- 
tagne Noire  ainsi  que  la  Petite  Rivière  des  Gonaives  et  la 
rivière  de  la  Croix.  Panoramis  ravissants. 

En  1794,  après  s'être  emparé  de  Dondon  pour  les  fran- 
çais, Toussaint  Louverture  poursuivit  Jean  François  jusqu'à 
la  Montagne  Noire. 

En  Janvier  1795,  après  la  bataille  de  Charles  Sec,  ce  fut 
le  tour  d:;  Jea  i  Franc )i-;'  dj  poursuivre  Toussaint  dans  !a 
Montagne  Noire,  au  Pico. 

MONTAGNE  NOIRli:  (la).  -  Première  section  rurale  de 
la  coin-nane  de  Pétion  Ville,  arrondissement  de  Port-au- 
Prince.  Ecole  rurale.  En  1830  on  y  comptait  252  habitations 
caféières.  dont  16  mal  cultivées. 

La  tête  de  l'eau,  la  source  Grenier  est  la  limite  de  cette 
section   et  de  celle  de  l'Etang  de  Jonc. 

Les  propriétés  de  Nelson  Conil  et  de  Pétion  Rivièi'\  .si- 
tuées à  la  banlieue  de  Pétion  Ville  sont  dans  cette  section  ru-, 
raie, 

L'Etat  y  po^^sède  8  carreaux  de  terre  sur  l'habitation  Guys 
et  3  sur  l'habitation  Godineau,  occupés  par  des  fermiers. 

La  Montagne  Noire  ou  Pic  de  Pinient  est  une  des  chaînes 
de  la  Selle.  Elle  a  1950  mètres  de  hauteur.  Sa  tête  est  enfor- 
me  de  pyramide, 

MONTAGNE  TERRIBLE  [  la  ).-^  Neuvième  section  rura- 
le de  la  commune  de  xMirebalais.  Ecole  et  chapelle  rurales. 

La  limite  Est  Sud  Est  de  l'arrondissement  de  Port-au-Prin- 
ce passe  par  la  crête  des  Délices,  sur  le  sommet  de  la  Mon- 
tagne Terrible  et  le  Pensez-y-bien,  jusqu'à  venir  reconnai- 
tre  le  Fond  Diable. 


MONT    MONT  277 

Il  y  a  les  habitations  Fabre,  Décourert,  Chez,  Boudon,  Ro- 
biau,  Lerembourg,  Bastier.  Mousette,  Guérin  sur  les  quel- 
les l'Etat  possède  des   terres   occupées  par   des  fermiers. 

MONTAGNE  TERRIBLE  (la).-^  Montagne  qui  se  dresse 
dans  la  commune  de  Mirebalais,  et  au  fond  de  l'Arcahaie, 
comme  un  géant  superbe,  et  qu'on  aperçoit  jusque  de  la 
mer  sur  St-Marc  dans  la  chaîne  du  tiaut  de  St-Marc  et  des 
Verrettes, 

MONTALAIS  (le).  -Quartier  de  la  ville  le  Port-au-Prince, 
s'étendant  de  la  rue  Pavée  au  Lycée  National  et  audessu=î. 

Le  21  Novembre  1791,  lors  du  combat  entre  les  blancs 
royalistes  et  les  affranchis  de  Port-au-Prince,  le  capitaine 
Douyon,  campé  à  IMontalais,  protégjeait  la  retraite  de  Beau- 
vais,  en  arrêtant  Caradeux  qui  s'efforçait  de  tourner  le 
palais  du  gouvernement. 

Montalais  était  un  ancien  colon  royaliste. 

—  Le  lendemain  de  l'insurrection  de  Boyer  Bazelais  à  Port- 
au-Prince,  le  30  Juin  1879  le  gouvernement  y  fit  mettre  1 
pièce  de  canon  pour  déioger  les  insurgés  du  bas  de  la  rue  Pa- 
vée, où  cachés  dans  les  maisons,  ils  tiraient  sur  les  soldats  du 
gouvernement  et  sur  les  passants. 

MONTA  JBON  ou  MONTALIBORD.-  Habitation  située 
dans  la  section  rurale  des  Perches  de  Bonnet,  commune  de 
xMilot. 

L'Etat  y  possède  57  carreaux  de  terres  occupés  par  des 
fermiers. 

Christophe,  sur  le  point  de  passer  aux  français,  en  avril 
1802,  offrit  au  général  Hardy  une  entrevue  sur  cette  habita- 
tion pour  régler  les  conditionrs  de  sa  soumission. 

MONTANES  [les].  —Ancienne section  rurale  de  la  commu- 
ne de  San  José  de  Las  Matas.  En  1840  cette  section  voisine 
du  Bourg  commençait  les  calt'j^'es  de  café,  tibac,  cannes-à 
sucre,  graines  et  autres . 

MONTARAN.  —  Propriété  située  dans  la  ville  de  Port  au- 
Prince  vers  le  cimetière  extérieur  entre  la  rue  du  Centre  et 
la  Grand-Rue  appartenant  à  Mr.  Duraciné  Pouilh. 

MONTAREAU.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  colline  Gobert,  commune  de  Plaisance, 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MONTASOS  (los).—  Habitation  située  dan?  la  section  ru- 
rale de  Aguahindionde,  commune  de   Hinche. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 
Contenance  indéterminée. 


276  MONT    MONT 

On  croit  qu'elle  a  appartenu  à  Monsieur  Henri  Ségur  de 
Montazeau,  ancien  colon  de  St.  Domingue,  et  qu'elle  a  pris 
avec  le  temps  la  terminaison  espagnole  actuelle. 

MONTE  AU.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Haut  de  la  Rivière,  commune  de  Tiburon. 

L'Utat  y  possède  8  carreaux  de  terre  occupées  par  des 
fermiers. 

MONT  D'OR  (le).  Situé  au  Nord'Est  des  Perches,  est  un 
volcan  éteint  dit  Dantes  Fortunat. 

MONTEAU.— ^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Béreault.  commune  de  Torbeck, 

L'Etat  y  possède  1  carreau  da  terre  occupé  par  an  fer- 
mier. 

MONTE  CHRIST.-- So'js  le  gouvernement  du  pm^ident 
Boyer,  ce  district  avec  ceux  de  Puerto  Plata  et  de  Samana, 
les  provinces  de  Santiago  et  de  la  Va^-a,  formait  le  dSpa.'te- 
ment  du  Cibao  ou  du  Nord'Est, 

,A  cette  époque,il  formait  l'arrondissem^-nt  de  Monte  Christ 
Sous  le  gouvernement  provisoire  d^  1S43  .îstte  o  nniine 
relevait  du  canton  de  Fort  Liberté  don  t  laville  du  mèm^  nom 
était  le  chef  lieu, 

Aujour  rhui.  Monte  Christ  est  un  des  5  districts  maritime-^ 
de  la  République  Dominicaine. Population  12,000  âmes.U  ren- 
ferme les  ruïnes  du  premier  établissement  fondé  par  les  Es- 
pagnols dans  l'ile.  en  1493.11  est  séparé  du  département  hai- 
tien  du  Nord,  arrondissement  du  Fort  Liberté,  par  la  rivière 
du  Massacre  qui  forme  de  ce  côté  la  ligne  frontière  en  sui- 
vant sa  rive  droite  jusqu'à  son  embouchure.il  contient  les 
vïlles  de  Monte  Christ,  Dajabon,  San  Lorenzo  de  Guayubin, 
Sabaneta  et  le  poste  militaire  de  Puerto  Cabello. 

Deux  chaines  de  montagnes  le  traversant  dans  le  sen^  de 
sa  longueur  ;  la  chaîne  de  Monte  Christ  au  Nori,  et  la  Sier- 
ra Samba,  au  centrej  Entre  ces  deux  masses  montagneuses, 
serpente  avec  mille  sinuosités  le  Yaque  du  Nord  ou  Grand 
Yaque.  Plus  de  vingt  rivières  se  précipitent  en  partie  du  ver 
sant  aeptentrional  du  Cibao,  sillonnent  ce  district  dans  tou- 
tes les  directions,  et  vont  grossir  le  volume  du  fleuve. Par  le 
concours  de  leurs  eaux  si  abondantes,  elles  y  développent  une 
végétation  exubérante.  Les  plus  remarquables  sont  :  l'animi- 
jo,  la  Coabo,  le  Yaguajal  qui  se  jettent  dans  le  Guagwnia.  la 
Jacuba  et  la  Chaguei  qui  s^e  jettent  dans  le  Macabon. 

Les  cotes  du  district  de  Monte  Christ  offrent  uns  série 
d'anses  plus  ou  moins  sûres,  à  r()uest  elles  présentent  une 
péninsule  étroite  et  très  déchirée  appelée  la  presqu'ile  de 
Mancenille. 


MONT     MONT  279 

La  principale  industrie  de  ce  district  est  l'élevage  du  gros 
et  du  menu  bétail. Son  commerce  avec  les  arrondissements 
de  Fort  Liberté  et  du  Cap-Haitien  est  très  florissant. En  No- 
vembre 1803,lorsque  le  général  de  brigade  Ferrand  qui  com- 
mandait à  Monte  Christ  apprit  l'évacuation  du  Cap  par  R,o- 
chambeau,il  abandonna  cette  contrée  et  se  rendit  à  Santo  Do- 
mingo Ou  commandait  le  général  Kerverseau.Les  espagnolsdu 
Cibao  envoyèrent  une  députation  auprès  de  Dessalines  pour 
lui  offrir  de  se  soumettre  à  son  autorité.  Dessalines  établit 
sur  eux  une  contribution  de  500,000  livres  tournois  qu'ils 
payèrent. 

MONTE  CHRIST.-  Petite  ville  bâtie  en  emphitéâtre 
sur  la  baie  qui  porte  son  nom,  dans  le  district  du  même  nom, 
à  800  toises  du  rivage,  dans  la  plaine  de  la  Véga  Real 

Elle  a  été  d'abord  fondée  en  1533  par  60  laboureurs  qui 
furent  transportés  d'Espagne  avec  leurs  families-Anéantie  en 
1606.  en  même  temps  que  Yaguana,  Puerto  Plata,  et  Bayaha, 
elle  fut  rebâtie  en  1756  par  des  Canariens  que  l'Espagne  y 
envoya.  La  neutralité  de  son  port  y  attira  le  commerce  pen- 
dant dix  ans  que  dura  cette  neutralité  :  alors  elle  acquit 
beaucoup  d'aisance,  surtout  à  cause  ae  sa  proximité  des  éta- 
blissements français  de  Saint  Domingue,  notamment  de  la 
ville  du  Cap  dentelle  n'est  éloignée  que  de  14  lieues. 

La  garnison  se  compose  d'un  bataillon  de  chasseurs.    , 

Population  I;500  habitants.  Siège  d'un  tribunal  civil. 

Commerce  de  tabac,  et  de  bestiaux  avec  P^ort  Liberté  et  le 
Cap.  Grandes  exportations  de  bois  de  teinture,  dividivi,  bois 
de  construction  de  toutes  sortes. 

En  1839  il  y  avait  205  habitations  en  bon  état,  13  en  dété- 
rioration, Total  218.  Les  sections  étaient  Sainte  Anne,  Juan 
Gomez,  Pocito,  Savalo,  Laohado. 

A.  1.800  toises  du  port  est  la  rivière  du  Grand  Yaque  qui 
a  dans  la  baie  deux  embouchures  à  300  toises  l'une  de  l'au- 
tre, mais  réunies  à  environ  un  quart  de  lieue  plus  haut.  Elle 
a  beaucoup  de  caïmans.  Cette  belle  rivière  pourrait;  être 
rendue  navigable  à  plus  de  70  kilom.  de  son  embouchure 
pour  des  bateaux  plats.  Monte  Christ  acquerrait  une  grande 
importance  en  recevant  les  denrées  de  l'immense  plaine  de 
la  Vega  Real.  Un  bac  traverse  la  rivière  dans  la  ville. 

La  baie  de  Monte  Christ  se  trouve  entre  la  pointe  Lagran- 
ge  ou  de  Monte  Christ  et  la  petite  isthme  de  Jacques  et  la 
pointe  de  Balsamo.  Le  cap  Lagrange  est  à  19o54'30"  de  la- 
titude N .  et  à  74o  9'30  "  de  longitude  o. 

Excellent  port,  ouvert  au  commerça  étranger. 


280  MONT     MONT 

Fête  patronale  :  à  la  St.  Ferdirxand. 

La  république  d'Haiti  entretient  un  consul  à  Monte  Christ 
Distance  de  Port  au -Prince  100  lieues.  Monseigneur  de 
Mérault  était  duc  de  Monte  Christ,  sous  Tempire,  en  1849. 

HlS,TOlRE. —  Le  premier  citoyen  qui  ait  réprésenté  la  com- 
mune de  Monte  Christ^a  la  chambre  des  Représentants  à 
Port-au-Prince,  après  la  réunion  de  la  partie  de  l'Est  au 
gouvernement  du  président  Boyer,  en  1821,  fut,  J.  Diaz. 

--  En  1808,  sur  Tordre  de  Rochambeau,  seize  otïiciers 
de  la  gendarmerie  coloniale  qui  avaient  été  arrêtés  sur 
de  simples  soupçons  furent  conduits  sur  un  ilôt  près  de 
La  Grange,  dans  la  baie  de  Monte-Christ. Ils  furent  cruci- 
fiés à  des  arbres  du  rivage  où  ils  expirèrent,  ab.iilonnés  sur 
cette  côte  déserte,  dévorés  par  des  insectes. 

Lorsque  les  troupes  haitiennes  du  Nord  levèrent  le  siège 
de  Santo-Domingo  en  1805,  Monte-Christ  fut  rasé  par  le  ca- 
pitaine Habilhomme. 

Les  habitants  de  Monte-Christ  furent  les  premiers  avec 
ceux  de  Dajabon  à  donner  le  siscnal,  le  15  novembre  1821,  de 
la  révolution  qui  réunit  la  partie  de  TEst  à  la  république 
d'Haiti. 

Lors  de  l'établissement  de  la  poste  aux  lettres,  en  1826 
Monte-Christ  envoyait  ses  lettres  tous  les  jeudis  et  diman- 
ches à  Fort-Liberté,  qui  recevait  celles  qu:  lui  étaient  desti- 
nées. Les  mêmes  jours,  un  courrier  apportait  à  Saint  Yague 
les  lettres  pour  la  partie  de  l'Est,  et  prenait  au  retour  les 
lettres  destinées  à  Monte-Christ. 

En  18.i0, lorsque  l'Espagne  envoya  réclamer  de  la  républi- 
que d'Haiti  le  territoire  de  la  partie  de  l'Est,  un  régiment 
fut  envoyé  à  Monte  Christ  par  le  président  Bayer  poai*  s'op- 
poser à  une  invasion  de  l'étranger  du  sol  d'Haiti. 

MONTE  CHRIST.  -Chaîne  de  montagne  indépendant  des 
autres,située  au  Nord  de  la  république  dominicaine,  ainsi  a,j- 
pelée  d'après  la  ville  dans  le  voisinage  de  laquelle  elle  émerge. 

Elle  a  200  kilomètres  de  long,  sépare  la  province  de  San- 
tiago, les  districts  de  Puerto  Plata  et  de  Monte -Christ,  ce 
dernier  dans  sa  longueur.  Elle  commence  à  la  pointe  Lagran- 
ge  et  se  termine  à  la  presqu'île  de  Samana.  Elle  s'élargit  et 
s'abaisse  vers  l'Est  avec  une  largeur  de  45  kilomètres  et  2  à 
l'Ouest. 

Ses  picsj  les  plus  élevés  sont  :  le  Puerto  de  ios  Hidalgos, 
haut  de  425  mètres  ,  le  mont  Muraso  1,035  mètres  ;  le  Pedro 
Àmara  440  mètre.s  ;  la  Quita  Espuela,  le  Pico  ia  Cumbre  670 
mètres  ;  le  Guano mana  7GJ  mètres  ;  le  Pico  Santana  975  mè- 


MONT    MONT  281 

très  ;  leCucurucho,  le  mont  Gaanabana  760  mètres  ,  le  Chi- 
charron  275  mètres  ;  le  Nord  Pico  1.065  mètres  ;  le  mont 
Diego  Campo  1.268  mètres. 

Lors  de  la  formation  de  l'île  la  chaîne  du  Monte  Christ  subit 
une  force  soulevante  extraordinaire,  elle  fut  élevée  hors  du 
fond  de  la  mer  de  900  à  1.000  mètres.  Les  couches  de  lignites 
de  la  chaîne  du  Monte  Christ  f  nréiit  étudiées  dernièrement 
dans  leur  détail  par  ie  géologue  Ludivig  ;  il  trouva  du  char^ 
bon  en  plusieurs  endroits,  entre  San  Francisco  de  Macoris  et 
mont  Ruita  Espuela.  Les  dépôts  sont  très  étendus. 

iMONTE  GRâNDE  [eî].~  Montagne  située  à  l'Est  de  San- 
to-Dominço.  Il  y  vient  de  granis  chevaux  de  race  linei. 

MONTE  de  PLATA.  —  Village  dépendant  de  la  province 
de  Santo-Domingo,  situé  sur  la  rive  droite  de  la  rivière  Con- 
go, affluent  du  Bermejo. 

Population  :  2.500  habitants.  Température  douce.  Carrières 
de  pierres  à  plâtre. 

Ce  bourg:  a  été  établi  par  les  habitants  de  Monte  Christ 
et  di  Puerto  Plata  qui  furent  contraints  d'abanionner  ces 
deux  villes  en  1606,  c'est  ce  qui  lui  a  fait  prendre  le  nom  de 
Monte  de  Plata. 

Distance  de  Port-au-Prince  124  lieues.  Il  est  distant  dans 
le  Nord  Est  de  Santo-Domingo  de  12  lieues.  Canton  fertile. 
En  1824,  le  président  Boyer  y  fit  diriger  quelques  immigrants 
cultivateurs  américains  de  la  race  noire.  En  1840  11  y  avait 
112  habitations  caltivées  en  vivres  et  café,  124  en  canner  et 
vivres,  G8  en  vivres  et  tabac,  18  en  cannes  seulement.  Total 
322  propriétés. 

Le  poste  militaire  de  Boya  est  à  2  lieues  au  Nord'Est. 

Les  troupes  du  Nord  en  levant  le  siège  deSanto  Domingo 
en  1805  incendièrent  le  village. 

MONTE  DE  PLATA  -.  Rivière  tributaire  de  l'Ozama. 

MONTE  LLaNO.--  Hameau  Dominicain  dépendant  du 
district  du  Puerto  Plata. 

MONTE  TINA.—  Principale  montagne  dépendant  de  la 
chaîne  Hilera  Centrale  de  Cibao  commune  de  Santo-Domin- 
go. Hauteur  3,190  mètres.  C'est  la  plus  grande  élévation  des 
Antilles.  Semble  être  un  cratère  de  volcan  éteint  dit  Dan  lès 
Fortunat.  Elle  a  60  kil.  de  cours  entre  les  rivières  a'Ocoa  et 
de  Nisao.  En  vain  le  professeur  américain  Gabb,  esseya  son 
ascension;  les  broussailles  de  fougères  impénétrables  et  les 
manque  absolu  d'eau  empf  chèrent  l'exécution  du  projet.  Ses 
promontoires  courent  jusque  dans  la  plaine  de   Bani. 

MONTENOIR. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale 


282  MONT    MONT 

de  Roucou,  commune    de  Limonade.  L'Etat  y  possède  20 
carreaux  de  terre  occupés  par  des  fermiers. 

MONT  GALO  (  le  ).  —  Voyez  :  Gallo. 

MONTINL—  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  Marbia!,  commune  de  Jacmel. 

MONTLEARD.-  VoJ^ez  :  Moléart- 

MONT-ORGANISE  (  le  ).  -  Neuvième  section  rurale  de  la 
commune  de  Ouanaminthe,  arrondissement  de  Fort-Liber- 
té, située  à  l'Est  de  Vallière.  Ecole  et  chapelle  ruraies.  La  li- 
mite commune  desarrondissemnnts  du  Trou  et  de  Fort- Liber- 
té passe  par  cette  section  rurale,  en  venant  de  la  source  de 
Bayaha. 

En  1839  il  y  avait  78  habitations  en  bon  état  cultivées  en 
café,  5  battes.  Total  83. 

Immédiatement  après  le  retour  du  général  Salnave  au  Cap 
et  le  départ  du  président  Geffrard,  en  1867,  le  colonel  Ro- 
bert Noël  avait  sa  demeure  et  ses  jardins  au  Mont -Organisé. 
C'est  là  qu'il  campa  contre  Salnave  dès  ce  moment,  excité 
par  ie  meutre  de  Danase  Sévère  de  Lagredelle,  et  de  Gâchet- 
te. De  là,  il  se  dirigea  sur  Monbin  Crochu  et  Vallières  dont 
il  s'empara.  Ce  fut  le  commencement  de  la  fameu- 
se guerre  des  Cacos  qui  dura  deux  ans.  Alors,  les  cacos  n'é- 
taient qu'au  nombre  de  vingt.  Salnave,  devenu  président 
d'Haiti,  alla  les  combattre,  en  1868  :  il  fut  buttu;  mais  il  mit 
la  section  à  feu  et  à  sang. 

Le  gouvernement  révolutionnaire  des  Cacos  à  Saint-Marc, 
en  1869  donna  le  nom  de  Mont -Organisé  à  son  premier  navi- 
re de  guerre,  en  reconnaissanre  de  la  prise  d'arines  des 
cacos  inaugurée  au  Mont  Organisé. 

Ce  navire  était  monté  par  l'amiral  Déjoie. 

On  s'accorde  à  dire  que  le  nom  de  Mont-Organisé  vient  de 
ce  que  le  canton  est  l'asile  préféré  de  l'oiseau  musicien.  Cet 
oiseau  module  des  notes  harmonieuses;  il  est  un  peu  plu^  pe- 
tit que  le  rossignol  dont  le  plumage  ressemble  au  sien,  excep- 
té sous  la  gorge  qui  est  de  couleur  écarlate.  Sa  tête  est 
assez  grosse.  Lorsqu'il  chante,  il  renfle  la  gorge.  Ils  se  réu- 
nissent quelquefois  le  matin  et  le  soir  à  plusieurs  sur  un 
point  :  alors  leur  chant  est  aussi  varié  qu'agréable.  Il  est  dif- 
ficile de  les  voir.  Ils  n'habitent  que  les  montagnes  élevées  où 
la  température  est  douce. 

—  Le  8  janvier  1889,  le  Mont  Organisé  se  sépara  de  l'in- 
surrection des  Nordistes,  et  fit  sa  soumission  au  gouverne- 
ment du  président  Légitime.  Il  fut  réoccupé  après  la  défaite 
du  général  Prophète. 

Voyez  :  La.^sale. 


MONT     MONT  283 

Mont'Organisé.  —  Recettes  communales 

1971-22  3,839,64  gourdes 

1922-23  9.614,59 

1923-24  5.022,18 

1924-25  5.321,33 

MONTORVY,  -  Habitation  situées  dans  la  section  rurale 
de  la  Rivière- Salée,  commune  de  Baradères. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  farmiers. 
Contenance  indéterminée. 

MONTREUIL,—  Habitation  située  dans  la  section  rurale, 
de  Roucou,  commune  du  Trou. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

MONT-ROUIS.-  Portail  de  Saint  Marc  que  défend  le  Fort 
Saint  Charles. 

MONT-ROUIS  No  1.---  Première  section  rurale  de  la  com- 
mune de  Saint  Marc,  Ecole  et  chapelle  rurales.  En  1840  il  y 
avait  222  carreaux  de  terre  cultivés  en  café  53,  en  coton,  lOè 
en  tabac,  21è  en  riz,  22h  en  maïs,  11  en  petit  mil,  8i  en  pata- 
tes, 18^  en  bananes,  9  en  manioc,  42i  en  ignames  et  tayaux 
Animaux  :  94  chevaux,  98  juments,  60  poulains,  37  pouliches 
3  mulets.  ^42  ânes  et  ânesses,  22  bœufs,  25  vaches,  16  bouvil- 
lons,  2  génisses,  100  moutons,  74  cabrits,  364  cochons. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Noailles  15  carreaux  de  terre,  Ogé  68,  Rabo- 
teau  10,  Hatte  Déluge  2,  Mary  f. 

S.  E.  Mr.  Louis  de  Barthélémy  était  comte  de  Mont-Rouis, 
sous  l'Empire,  en  1849. 

MONT  ROUIS  No  2.  -  Deuxième  section  rurale  de  la  com- 
mune de  Saint-Marc.  Ecole  et  chapelle  rurales. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Mary  20  carreaux  de  terre;  Molleton  1;  Ver 
di  15;  Martin  Boyer  5;  Démarque  13:  Belair  25è;  Castillon 
10;  Mary  grande  place  5.  Il  y  aussi  l'Habitation  Lumeur.  La 
forte  position  de  la  Gorge  Jeanton  fait  partie  de  cette  sec- 
tion  rurale. 

MONT-ROUIS.—  Quartier  de  l'arrondissement  de  Saint- 
Marc,  situé  dans  la  section  rurale  de  Mont-Rouis  no  2.  C'est 
un  petit  hameau  entre  Saint  Marc  et  l'Arcahaie,  sur  le  bord 
de  la  mer.  Ecole  et  chapelle  rurales. 

La  poste  en  venant  de  l'Arcahaie,  allant  à  Saint  Marc  passe 
à  Mont  Rouis  le  dimanche  matin.  Fête  Saint  Jean. 

Productions  :  Vivres  de  toutes  sortes,  tabacs  supérieurs, 
dojis,  tafia. 


284  MONT    MONT 

En  1807  lorsque  Pétion  marcha  contre  Christophe  dans  le 
Nord  le  général  Francisque  enleva  Mont -Rouis  aux  troupes 
du  Nord  qui  replièrent  sur  Saint  Marc. 

Quand  Geffrard  prit  les  armes  aux  Gonaives,  Faustin  1er 
marcha   contre  lui  et  arriva  à  Mont  Rouis  le  2  janvier  1859. 

Pendant  le  siège  de  t  Port  au  Prince  en  1812  la  flotte  de 
Christophe  et  celle  de  Pétion  se  livrèrent  bataille  devant 
Mont  Rouis  le  1er  juin. 

En  1888,  après  la  mort  du  général  Seïde  Téiémaque,  les 
Nordistes  y  établirent  leur  avant  poste  qui  fut  enlevé  par  les 
troupes  du  gouvernement  le  7  janvier  1889, 

—  Dans  sa  séance  du  2  juin  1890,  la  Chambre  des  commu- 
nes prit  lecture  d'une  pétition  des  habitants  de  Saint  Marc 
et  du  poste  militaire  de  Mont  Rouis  pour  l'érection  de  ce  pos- 
te en  commune  de  5e  classe. 

MONT-ROUIS.  ~  Huitième  et  dernière  section  rurale  de 
la  commune  de  l'Arcahaie.arrondissenient  de  Port-au-Prince. 
Ecole  et  chapelle  rurales.  Saint  Jean  le  24  juin. 

Ilya  les  habitations  ;  Magasin  Carriès,  Turin,  Fort,  Le- 
meau  et  Roseau  inoccupées,  et  Boulette. 

MONT-ROUIS. —Rivière  de  la  commune  de  rArcahaie,^qui 
prend  sa  source  au  TrouArchin,  au  pied  de  la  colline  de 
Fond-Baptiste.  Elle  sert  de  limite  commune  aux  arrondisse- 
ments de  Port-au-Prince  et  de  Saint  Marc  depuis  son  embou- 
chure jusqu'à  la  crête  de  Dubaurg,  et  de  là  à  la  monta':^ne 
la  Selle.  Le  pont  sur  la  rivière  Mont- Rouis  fut  inauguré  le 
dimanche  3  juin  1923  en  présence  d'un  grand  nombre  de  con- 
seillers d'Etat  et  du  gouvernement. 

jfïîs^oir3.-~  Les  hommes  de  couleur  du  Mont-Rouis  prirent 
les  armas  en  avril  1794  conti'e  les  Anglais.  Le  commissaire 
civil  Sonthonax  leur  envoya  un  offisièr  supérieur  pour  don- 
ner une  direction  intelligente  à  leur  insurrection.  Qaand  cet 
officier  arriva  à  Mont  Rouis,  il  n'y  trouva  au^un  campement. 
Brisbane  avait  eu  le  temps  d'étouffer  le  mouvement  insur- 
rectionnel en  promettant  aux  affranchis  que  le  gouverne- 
ment anglais  les  traiterait  comme  tous  ses  autres  sujets. 

Le  20  octobre  1798,  Abraha  n  Cyprès  et  Camus  to  nbèrent 
morts  dans  une  embuscade  que  Toussaint  Louverture  leur 
fit  tendre  à  Mont-Rouis. 

En  février  1802,  le  général  Boudet,  de  l'expédition  Leclerc, 
ayant  été  repoussé  devant  Saint  Marc,  vint  débarquer  ses 
troupes  à  Mont-Rouis. 

En  décembre  de  la  même  hnnée,  Larose,  chef  des  insurges 
de  l'Arcahaie,  envoya  à  Mont-R)ais  une  divisi)i  qji  3,ii').'it 
les  français,  et  les  passa  au  fil  de  l'épée. 


MONT     MORE  28â 

Le  3  janvier  1859,  l'empereur  Soulouqne  se  rendit  è  Mont- 
Roujs  à  la  tête  de  ses  troupes  pour  combattre  Geffrard,  chef 
de  la  révolution  partie  des  Gonaïves.  Le  lendemain,  l'empe- 
reur quitta  cette  position  pour  aller  attaquer  la  révolution 
à  Saint  Marc.  Il  s'arrêta  au  Camp  Mary,  d'où  il  regagna  la 
Capitale. 

C'est  à  Mont'Rouis  que  fut  arrêté  je  13  décembre  1869  le 
plan  d'attaque  de  Port-au-Prince  entre  Brice,  Boisrond  Canal 
et  Léon  Déjoie.Ce  fait  d'armes  glorieux  qui  eut  lieu  le  18,  mit 
fin  à  la  gue-rre  des  Cacos  qui  avait  duré  deux  ans,  et  coûta  la 
vie  au  président  Salnave. 

Ce  poste  fut  occupé  par  les Firministes  de  Saint  Marc;  Le 
samedi  11  Septembre  1902^  le  général  Horelle  Momplaisir, 
commandant  des  troupes  du  gouvernement  provisoire  à  Wil- 
liamson,  en  fut  repoussé.  Son  premier  lieutenant  Horace  Mo- 
lière et  Gérard  furent  tués.Trois  jours  après,  Firmin  s'embar- 
quait aux  Gonaïves  après  la  reddition  de  Saint  m.arc  au  géné- 
rarjustin  Carrié,  et  l'insurrection  avait  vécu. 

MOQUETTE.— Habitation  sucrière  située  en  plaine  du  Cul 
de  Sac,  commune  de  Port-au-Prince,  section  rurale  de  la 
Grande-Rivière.  Il  y  a  un  enfoncement  dans  la  terre,  qui  con- 
tient de  l'eau  pendant  longtemps  après  qu'il  a  plu,  cela  forme 
un  marais  dans  lequel  on  chasse  d«s  poules  d'eau  et  des  bé- 
casses. Héritiers  Joseph  Lamothe. 

En  1803  les  bandes  des  indépendants  parties  de  Frère  d'or- 
dre de  Dessalines  pour  incendier  la  plaine  du  Cul  de  Sac, 
s'arrêtèrent  à  Moguette.  Lamour  Dérance  y  vient  de  Grand 
Fond  reprocher  à  Dessalines  ces  mesures  extrêmes.  Dessa- 
lines lui  expliqua  qu'il  tenait  à  ne  laisser  aucun  abri  aux 
français.  Il  remonta  au  Grand  Fond  après  avoir  constaté  la 
prépondérance  de  Dessalines  et  la  ruine  de  sa  propre  influ- 
ence. C'est  de  Moguette  que  Dessalines  ordonna  à  Gabart  et 
à  Cangé  de  marcher  contre  la  Croix  des  Bouquets  en  1803. 

Alfred  i.acombe  y  fut  assassiné  en  1818. 

MORA.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Petite  Rivière  de  Bayonnais,  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre -occupé  par  des  fer- 
miers. 

MORALES.—  Montagne  dépendant  de  celle  de  los  Muer- 
tos,  de  lachaine  de  Hilsra  central  du  Cibao  préside  Seibe. 
Hauteur  520  mètres. 

MORALIE.—  Nom  d'une  rue  à  Dessalines  dans  laquelle 
l'Etat  possède  des  emplacements  occupés  par  des  fermiers. 

MORE\U.  -  Grotte  suberbe  située  à  3  lieues  de  TAnse-à- 
Veau  ;  elle  semble  avoir  été  un  temple  indien.  .-\  l'intérieur 


286  MORE     MORE 

on  remarque  une  énorme  pierre  qui  certainement  devait  ser- 
vir d'hôtel  aux  cérémonies  religieuses  des  indiens. 

MOREAU.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Vallée,  commune  de  Bainet. 

MOREAU. —  Quatrième  section  rurale  de  la  commune  de 
Torbeck,  arrondissement  des  Cayes.  Eeole  et  chapelle  rurales. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Cheramy  3  carreaux  de  terre  ;  L&monge  5  ; 
Fraise  60  ;  Bafrésilière  2  ;  Dupéron  3  ;  Jean  Mondongue  3 

MOREAU.--  Habitation  située  dans  la  3e.  section  rurale 
de  la  commune  de  Port  Salut.  A  l'Ouest  se  trouve  l'habita- 
tion Viaud,  à  l'Est  celle  de  Darbousse,  et  au  Sud  Buteau. 

La  Grotte  Moreau  est  une  des  plus  belles  de  l'île.  Stalac- 
tites et  stalagniCes  merveilleuses,  concrétions  calcaires  éton- 
nantes, cloisons,  chambres  naturelles  magnifiques. 

Le  généra^'  Moreau  commandait  l'arrondissement  des  Oa-  ■ 
yes  en  1806  à  la  mort  de  Geffrard.  Il  était  très  dévoué  àD'es- 
salines.  Sans  capacité,  il  était  haï  de  la  population.  Il  ne  s'oc- 
cupait que  de  sa  toilette  et  de  ses  plaisir«.  Le  8  Septembre 
1806  il  fut"  arrêté  au  Karatas  lors  de  la  prise  d'armes  de 
Messeroux  contre  Dessalines. 

MOREAU.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Caracol,  commune  du  Caracol  (  Trou  ). 

L'Etat  y  possède  23  carreaux  et  demi  de  terre  occupés  par 
des  fermiers. 

MOREAU.--  Habitation  de  la  section  rurale  de  la  Vallée, 
commune  de  Bainet. 

MOREAU.— Habitation  située  sur  les  bords  de  l'Artibonite 
commune  de  Saint  Marc,  section  rurale  du  Haut  de  St.  Marc. 

En  1795,  alors  que  les  Anglais  occupaient  Saint  Marc,  il 
y  eut  un  combat  sanglant  entre  eux  et  les  troupes  de  Tous- 
saint Louverture  ;  les  anglais  furent  refoulés  à  Saint   Marc. 

Ecole  rurale. 

MOREAU. -^  Habitation  située  dans  la  commune  des  Ver- 
rettes.  Ecole  rurale. 

MOREAU.-'-  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  de  Boucassin.  commune  de  l'Arcahaie,  appartenant  à        ^ 
l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

MOREAU.—  Rivière  des  Cayes.  A  l'Est  de  cette  ville  on 
voit  encore  les  ruines  d'un  blockaus  de  l'arsenal,  du  temps 
colonial,  et  les  restes  d'un  pont  en  pierre  jeté  sur  la  rivière 
Moreau. 


MORE    MORE  287 

MOREAU.—  Voyez  :  Bline  Moreau.  Colette  Moreau.  Eau 
Moreau,  Ravine  Moreau. 

MOREAU  DESIL.—  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Haut  Cahos  No  1er,  commune  de  la  Petite  Rivière 
de  TArtibonite. 

L'Etat  y  possède  13  carreaux  de  terre  et  un  reste  occu- 
pés par  des  fermiers.  '^ 

MOREAU  DESIL.  —  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale du  Bas  des  Verrettes  No  2,  commune  des  Verrettes . 

L'Etat  y  possède  81  i  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers.  Ecole  rurale. 

MOREAU  ELIANCOURT.--^  Habitation  située  dans  la 
section  rurale  du  Bas  des  Verrettes  No  1er,  commune  des 
Verrettes, 

L'Etat  y  possède  2  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MOREL.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Petite  Rivière  de  Bayonnais,  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  oar  des  fer- 
miers. 

MOREL.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du  Bas 
d'Ennery.  commune  d'Ennery. 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  de  terre  occupât  par  des  fer- 
miers. 

MOREL.  —  Habitation  située  dans  la  plaine  de  Léogane 
sur  le  chemin  de  Port  au-Prince.  Fut  mise  en  vente  par  la 
loi  du  Sénat  du  16  mars  1812  pour  la  création  d'une  mon- 
naie nationale. 

En  1802,  Rochambeau,  Lavalette  et  Pageot  faillirent  tom- 
ber à  Gressier  au  pouvoir  du  chef  de  bandes  Sanglaou. 

Rochambeau  ordonna  à  ses  grenadiers  de  camper  sur  l'ha- 
bitation Morel.  Les  français  y  furent  attaqués  tout  à  coup 
par  les  insurgés  qui  les  forcèrent  à  entrer  à  Léogane.  Cette 
ville  fut  assaillie  de  toutes  parts,  Mais  les  insurgés, mitrail- 
lés par  une  batterie  de  quatre  pièces  de  canon  furent  mis  en 
déroute. 

MOREL.—  Habitation  cacaoyère  située  dans  la  commu- 
ne de  Dame  Marie,  fut  mise  en  vente  par  la  loi  du  10  mars 
1814  pour  relever  la  culture  et  augmenter  le  nombre  des 
propriétaires.  w 

MOREL, -^-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Ravine  à  l'Eau,  commune  de  Port  Salut. 


288  MORE    MORI 

MORENCY,—  Habitation  située  dans  la  10e  section  ru- 
raie  des  Csves 

MORGARD.-^-  Voyez  :  Hatte  Morgard. 

MORIAL,-^  Habitation  située  dans  !a  section  rurale  des 
Matheux,  commune  de  l'Arcahaie 

En  Septembre  1802,  le  chef  de  bandes  des  révoltés,  Des- 
trade,  afin  d'atteindre  les  'français  commandés  par  le  géné- 
ral Pageot,  traversa  les  ravins  du  morne  Monovrîer,  attei- 
gnit l'habitation  Marbial,  où  le  général  Lavalette  avait  atta- 
qué Charles  Bélair,  et  arriva  à  Bartholomay. 

MORÏL.—  Habitation  située  da  s  la  section  rurale  de 
Dessources,  commune  de  Lé©gane. 

MORIN.—  Morne  située  entre  Pestel  et  Corail.  Sa  décli- 
vité vers  Corail  est  si  brusque  que  le  voyageur  est  obligé  de 
mettre  pied  à  terre.  On  y  découvre  b.  ville  de  Corail. 

MORIN.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  ia 
Grande  Montagne-Roue  Cabrouet,  No  2,  commune  des  Ver- 
rettes. 

L'Etat  y  possède  37  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers, 

MORIN.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Moussambé,  commune  de  Grand -Goâve,  sur  laquelle  l'Etat 
possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers.Contenance  in- 
déterminée, 

MORIN.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Pal- 
miste à  Vin,  commune  de  Léogane. 

MORIN.— Voyez  :  Cadet  Morin.  Jean  Morin.  Quartier  Mo- 
rin.  Pont  Morin. 

MORINIERE.'-  Habitation  située  dans  la  commune  de  la 
Croix  des  Bouquets,  en  plaine  du  Cul  de  Sac,  appartenant  à 
Vve.A.  Souffrant 

MORIOT.-'^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Savanne  Carré,  commune  de  Gros  Morne. 

L'Etat  y  possède  20  carreaux  de  lerre  occupés  par  des 
fermiers, 

MORISSEAU.—  Habitation  située  dans  la  commune  d'A- 
quin  à  1  lieue,  où  les  habitants  de  cette  ville  vont  cher- 
cher de  Teau  à  dos  d'aninaux. 

La  rivière  est  la  limite  des  communes  d'Aquin  et  de  St. 
Louis  du  Sud. 

MORÎSSEAU.-  Habitation  située  à  la  Petite  Rivière  de 
l'Artibonite,  3e.  section  rurale. 


MORI     MORN  289 

MORISScîAU.  —  Habitation  située  dans  la  section  de  TA- 
zile,  commune  de  l'Anse  à  Veau 

MORISSET.-^-  Habitation  caféière  située  dans  la  section 
rurale  de  la  Rivière  Froide,  commune  de   Port  au  Prince. 

MORLih.IX.-^Habitation  située  dans  la  commune  de  Pestel. 
L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermier.!. 
Contenance  indéterminée.  ^ 

MORLEaU.  --  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  des  Trois  Palmiers,  commune  de  Carice  appartenant 
à  l'Etat,  Contenance  indéterminée, 

MORNE,—  Voyez  :  Gros  Morne.  Ravine  Gros  Morne. 

MORNE  A  BATEAU  (le)  -^  Qiinzième  section  rurale  da 
la  commune  de  Port  au  Prince,  paroisse  de  Ste  Anne.  C'est  la 
limite  de  Port  au  Prince  et  de  Léoçana,  Ecol-^»  et  chapelle 
rurales,  La  montagne  du  Morne  à  Bateau  près  de  Mornance 
dépend  de  la  Selle,  La  petite  rivière  à  Bateau  se  jette  sur  le 
rivage  dans  le  golfe  de  Port  au  Prince 

En  1802,  le  chef  débandes,  Lamérique,  occupait  le  Morne 
à  Bateau  contre  les  français, 

Le  général  de  brigade  Del  va  y  avait  son  habitation  où  il  se 
tenait  caché,  lorsque  le  président  Péiion  publia  son  ordre  du 
jour  du  28  août  1821  annonçant  sa  conspiration.  Il  vint  la 
nuit  en  ville.  Le  président  lui  envoya  l'ordre  de  se  rendre  en 
prison  pour  attendre  son  jugement  Traduit  le  îendemair» 
devant  un  conseil  militaire  présidé  par  le  général  de  briga- 
de Krédérique,  le  général-  Delva  fut  condamné  à  cinq  ans  de 
détention.  • 

Il  subissait  sa  peine  depuis  quatre  années,  lorsque  dans 
la  nuit  du  24  au  25  décembre  1815,  tandis  que  le  président 
d'Haiti  était  sur  son  habitation  le  Tort,  où  il  y  avait  bal, des 
hommes  déguisés  pénétrèrent  dans  la  prison  de  Port-au 
Prince,  et  assassinèrent  le  générai  Delva.  Son  cadavre  trou- 
vé sans  sépulture  au  cimetière,  fut  inhumé  par  sa  femme, 
à  son  retour  de  le  Tort  ou  elle  était  allée  solliciter,  mais  en 
vair,la  remise  du  reste  de  la  peine  de  «on  mari. 

Aucune  recherche,  aucune  enquête  ne  furent  faites  par 
l'autorité  pour  trouver  les  auteurs  de  ce  lâche  assassinat, 
lesquels  sont  restés  toujours  inconnus. 

Source  salée  au  bord  de  la  mer. 

MORNE  A  BOEUF.—  Deuxième  section  rurale  de  la 
commune  de  Porta  Piment.  Il  y  a  les   habitations  Berry. 

MORNE  A  CABPJTS  (le).--  Position  élevée  dominant  le 
Mole,  où  Christophe  avait  construit  une  batterie  contre  La- 
marre en  1810.  ■   '     ■ 


290  MORN     MORN 

Le  18  juin  elie  fut  enlevée  par  les  républicains.  Le  poste 
Gaudou  s'y  trouve 

MORNE  A  CABRITS  [le].- Morne  qu'on  voit  au  loin  au 
Nord  de  Port-au-Prince,  qui  conduit  par  le  Pensez-y-bien, à 
Grand  Bois,  à  Mirebalais,  Lascahobas  etc.  Panorama  splen- 
dide.  Chemins  très  pierrreux   et  dangereux. 

Le  6  juin  1809  les  troupes  du  président  Pétion,  allant  com- 
battre Christophe,  passèrent  par  le  morne  à  Cabrits, 

Après  la  mort  du  général  Lamarre,  au  Môle  St.  Nicolas,  le 
roi  Christophe  porta  son  quartier  général  au  Morne  à  Ca- 
brits  le  6  septembre  1810. 

Pendant  Tinsurrection  des  Nordistes  en  1888-89  le  gou- 
vernement du  président  Légitime  avait  fait  au  Morne  à  Ca- 
brits  un  dépôt  de  munitions  et  de  provisions  pour  les  trou- 
pes opérant  contre  les  Nordistes  dans  J'Artibonite  et  )e  Nord 
le  chef  de  l'Etat  est  allé  visiter  ce  dépôt  le  mercredi  9  jan- 
vier et  en  revint  le  même  jour. 

Lors  de  la  déroute  du  général  Piquant  à  Dessalines. le  Pré- 
sident lui  envoya  l'ordre  de  s'arrêter  au  Morne  à  Cabrits 
avec  son  armée.  Le  ministre  de  l'Intérieur  se  formalisa  de 
cet  ordre  et  entra  à  Port-au-Prince.  Appelé  au  palais  pour 
s'expliquer  sur  son  étrange  conduite,  le  général  Piquant  en 
présence  du  conseil  des  Secrétaires  d'Etat  refusa  «le  fournir 
aucune  explication  et  déclara  que  la  meilleure  solution  à 
donner  était  de  déposer  sa  démission. 

En  sortant  du  palais  il  invita  ses  volontaires  et  les  mili- 
taires d'un  régiment  de  se  transporter  chez  lui  puisqu'ils  lui 
avaient  juré  de  ne  jamais  l'abandonner  et  de   jnourirà  ses 

(Ctéir. 

Cet  ordre  restant  sans  effet,  le  général  Piquant  se  réfugia 
au  consulat  français  et  quitta  le  pays  le  17  mai  1889. 

Le  bureau  des  Utilités  Publiques  de  la  Gendarmerie 
d'Haiti,  sous  la  direction  du  capitaine  américain  John 
Marston,  ingénieur  civil  des  Etats  Unis,  a  entrepris  de  créer 
à  travers  ce  fameux  morne  une  voie  carossable  en  1916. 
Lorsque  le  terrain  résiste  aux  coups  de  pioches,  des  car- 
touches puissantes  de  dynamite  sont  employés. 

MORNE  A  PIPE  (lei.—  Morne  dépendant  des  Cahos.  près 
de  la  Crête  à  Pierrot. 

En  mars  1802,  Rochambeau  marcha  du  Port  de  l'Estère 
contre  Toussaint  aux  Cahos,  recueilli  au  Morne-à-Pipe  un 
grand  nombre  de  blancs  qui  s'y  étaient  réfugiés. 

MORNE  A  PITON  (les).  -  Une  des  limites  environnantes 


MORN     MORN  291 

des  arrondissements  de  Jacmel  et  de  Léogane  près  de  Grand - 
Goâve  passe  par  le  pied  de  Morne  à  Piton,  monte  le  pic  de 
ce  morne  par  le  côté  Nord  dépend  de  la  chaine  de   la  Selle, 

MORNE  A  TONNERRE.--  Voyez  Tonnerre. 

MORNE  A  TUF.—  Quartier  popijleux  situé  au  Sud  de  la 
ville  de  Port-au-Prince,  à  partir  de  la  rue  des  Casernes. 
Erigé  en  paroisse  sous  le  nom  de  Ste-Anne  le  20  Avril  1872. 
Fêté  le  26  Juillet. 

L'Eglise  Ste-Anne,  bâtie  sur  un  emplacement  du  cime- 
tière intérieur  e.st  un  très  beau  monument. 

Marché  dit  Marché  Debout,  très  fréquenté. 

Dans  le  cimetière,  où  Ton  n'enterre  plus.se  trouvent  le  mau- 
solée en  marbre  du  comte  d'Ènnery,  mort  gouverneur  gêné 
rai  en  1776;  la  tombe  de  Coutilien  Coutard,  mort  le  1er  jan- 
vier 1807  à  la  bataille  de  Sibert,  en  sauvant  la  vie  du  général 
Pétion;  celle  de  Civique  de  Gastines  qui  était  venu  en  Haïti 
pour  combattre  le  peuple  dont  il  avait  défendu  les  droits  ; 
celle  du  célèbre  médecin  Montègre  qui  était  venu  pour 
étudier  la  fièvre  jaune,  et  qui  en  mourut;  celle  de  Billaud  de 
Varennes,  ce  fameux  révolutionnaire  français  mort  en  1819, 
le  monument  de  Charlotin  Marcadieux. 

MORNE  A  VOUTE.— Morne  située  entre  Corail  [Pattes 
Larges]  et  les  Roseaux. 

MORNL  AU  DIABLE  (le).-  Voyez  :  Baie  de  St.  Marc, 

MORNE  BLANC  [le]  Morne  dépendant  du  Cibao,  situé  aux 
Gonaives.  On  l'appelle  aussi  pointe  Castrés.  (1  est  situé  à  19o- 
7,57  latitude  septentrionnale  et  7202  43,  15"  {longitude  oc- 
cidentale de  greenwich.  En  février  1798,  Uessalines  y  fut  mis 
aux  arrêts  par  Toussaint  Louverture  pour  n'avoir  pas  secouru 
Christophe  Morney  à  Lapointe  quand  il  pouvait  le  faire.  Il 
y  a  un  fort. 

Le  22  Octobre  1888  le  généralJean -Jumeau  y  fut  débar- 
qué de  Port  au- Prince  envoyée  par  le  gouvernement  provi- 
soire pour  aller  combattre  les  Gonaives  insurgés  après  la 
mort  de  Séide  Télémaque. 

MORNE  BLANC  [le),--  Situé  à  Miragoâne.  A  été  fortifié 
de  2  pièces  de  canon  par  les  troupes  du  gouvernement  en 
1883  pour  combattre  les  rebelles  (  Boyer  Bazelais)  qui  s'é- 
taient emparé  de  la  ville  le  27  mars. 


292  MORN     MORN 

S.  E.M.  de  Nicolas  était  Comte  du  Morne- Blanc,  sous  l'Empi- 
re  en  1849, 

MORNE  BLaIN  (le).-  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Savanette  commune  de  M:rebalais. 

MORNE  BLEU  (le) .  --  Situé  à  l'Est  du  village  de  Cavaillon. 
Il  renferme  plusieurs  cavernes  où  l'on  a  trouvé  des  fétiches 
et  d'autres  preuves  de  ^'habitation  des  indiens.  Il  existe  une 
mine  de  fer  qui,  en  été,  dégage  une  chaleur  telle  que,  pas 
sant  dans  ces  parages  vers  midi,  l'on  est  suffoqué.  Sur 
l'habitation  Benêt  la  mine  produit  de  petits  boulets  natu- 
rels, très  bien   imités,   qui  sortent  à  fleur  de  terre. 

MORNE  BRULE  (  le  ).-^  Onzième  section  rurale  de  la 
commune  de  Jacmel,  Il  y  a  les  habitations  :  Barre,  Jean  Jac- 
ques, sur  lesquelles  l'Ecat  possède  20  carreaux  déterre  oc- 
cupés par  des  fermiers,  et  d'autres,  en  plus  grand  nombre 
inoccupés.  Ecole  et  chapelle  rurales. 

En  1840  il  y  avait  132  habitations  bien  cultivées. 

MORNE  CARCASSE.  -  xMorne  situé  à  Tiburon.  Le  ]2  fé- 
vrier 1843  l'armée  populaire  remporta  un  avantage  sur  celle 
du  gouvernement  à  laquelle  elle  prit  56  chevaux,  loo  fusils, 
2oo  prisonniers,  munitions  de  bouche  et  de  guerre,  et  de 
l'argent.  Voyez  :  Carcasse. 

MORNE  CARCASSE.-  Le  Nouvelliste  du  14  Juin  1919  si- 
gnale à  Carcasse  le  phénomène  d'une  voix  qui  parle  et  dont 
les  émissions  ne  sont  produices  par  les  cordes  vocales  d'au- 
cune bouche  humaine.  Suivant  un  rapport  ofRcieK  cette  voix 
mystérieuse  parlait  beaucoup  en  un  français  impeccable,  et 
faisait  des  prédictions,  des  confidences  et  des  aveux.  Ce  phé- 
nomène jeta  un  grand  émoi  dans  l'arrondissement  de  Tibu- 
ron. Un  jage  ae  paix  de  la  région,  visita  les  lieux  et  ht -des 
contatations;  il  en  informa  le  commissaire  du  gouvernemeni 
de  Jérémie  qui  visita  les  lieux  où  l'esprit  se  manifesta,  e.s- 
prit  que  la  présence  de  la  police  n'a  pas  troublée  en  conti 
nuant  ses  manifestations.  On  entendait  (lonc  une  voi.K  mysté- 
rieuse à  Carcas.se.  On  se  trouvait  incontestablement  '^n  face 
d'un  problème  psychique  d'un  intérêt  vraiment  saisissant, 
Les  affirmations  du  juge  de  paix,  à  cause  du  caractêi'e  surna- 
turel des  faits,  provoquèrent  un  certain  trouble  dans  l'esprit 
des  hauts  fonctionnaires  de  l'ordre  judiciaire  de  Jérémie.  Le 
commissaire  du  gouvernement  demanda  des  précisions  et  un 
contrôle  sérieux  des  faits.  Il  se  décida  à  se  déplacer  si  les 
nouvelles  informations  qu'il  attendait  impatiemment  conli»- 
maient  le  rapport  télégraphique  qu'il  avait  déjà  reçu. 

MORNE  CHANDELLE  (  le  ).--  Douzième  section  rurale 
de  la  commune  de  Port-au-Prince.  Elle  est  une  subdivision 
de  la  section  rurale  de  Duf  resnay,  consacrée  en  1875.  En  1840 


MORN     MORN  293 

il  y  avait  50  habitations  caféières,  19  concessions.  Total  69. 
chaque  habitation  avait  sa  place  à  vivres.  Les  limites  de  ia 
Commune  de  Port-au-Prince  s'étendent  jusqu'à  cette  section, 
d'après  l'arrêté  du  22  Décembre  1924  (  Moniteur  du  5  janvier 
1925). 

MORNE  CHANDELLE  (  le  ).  -  Quatrième  section  rurale 
de  la  commune  de  Léogane.  Le  territ9ire  presqu'entier  de 
ces  deux  sections  du  même  nom  appartient  à  l'Etat,  et  est 
occupé  par  des  fermiers. 

Le  poste  militaire  de  Gressier  et  l'habitation  Béraud  se 
trouvent  dans  cette  section  rurale.  Ecole  et  chapelle  rurales. 

Les  montagnes  des  deux  sections  rurales  dépendent  de  la 
chaîne  de  la  Selle. 

En  1840  il  y  avait  27  habitations  plantées  en  cannes  en 
bon  état,  4  en  mauvais  état,  275  en  café,  coton  et  vivres  de 
toutes  espèces,  72  en  médiocre  état.  Total  227, 

MORNE  CHATEAU,—  Position  occupée  par  les  Piquets 
de  Jérémie  contre  la  ville  révoltée  contre  le  Président  Salo- 
mon  et  commandée  par  le  général  Blanc  Castera.  Le  28  Sep 
tembre  1883,  les  Jérémiens  l'enlevèrent  à  4  heures  du  matin 
sur  les  Piquets, 

MORNE  DE  LA  CROIX  (  le  ).-  Entre  le  morne  de  la  Croix 
et  la  pointe  de  Bainet,  se   trouve  la  baie  de  Bainet. 

MORNE  L'HOPITAL  [  le].  -  Septième  section  rurale  de 
la  commune  de  Port  au-Prince.  Ce  morne  est  situé  au  Sud 
Est  de  la  ville  à  partir  du  passage  de  la  Rivière  Froide  jus- 
qu'au Carrefour  Laboule;  atteint  le  canapé  Vert  près  de  Bou- 
tillier. 

Il  a  300  toises  d'élévation,  et  se  termine  à  la  pointe  Lamen 
tin  Les  deux  sections  rurales  de  Bellevue  de  Port-au-Prince, 
sont  sur  le  Morne  de  l'Hôpital. 

En  1803,  un  laboureur  Marie  Jeanne  et  Duchemin  Adam, 
tous  deux  noirs,  soulevèrent  les  ateliers  du  Morne  l'Hôpital 
contre  les  français. 

Les  fragments  de  calcaire  du  Morne  de  l'Hôpital  sont  étroi- 
tement cimentés  et  prennent  un  aspect  compact.  Ces  conglo- 
mérats de  pierres  concassées  ont  jusqu'à  300  mètres  d'épais- 
seur.   Voyez:  Hôpital.- - 

MORNE  DES  ORANGERS  [  le  ].— Voyez  ;  Grand  Dieu.- 
Orangers.-  Morne  situé  entre  Saint  Louis  et  Cavaillon. 

MORNE  FENDU  [le].~  Situé  dans  la  hauteur  des  Co- 
teaux. C'est  là  que  se  trouve  l'habitation  Mallet. 

En  janvier  1803,-  les  français  vinrent  attaquer  les  indigè' 
nés  indépendants  au  Morne  Fendu,  Les  indigènes  se  défendi- 


294  MORN     MORN 

rent  vaillamment  :  leurs  femmes  mêmes  se  jetèrent  dans  la 
mêlée,  armées  de  pierres  et  de  lances.  Les  blancs  furent  dé- 
faits, Hamplaya,  leur  chef,  fut  fait  prisorinier. 

MORNE  LAPORTE  (le).-  Voyez  Laporte. 

MORNE  LA  SELLE  (le).—  Voyez  :  Selle. 

MORNE  LONG.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  Grand -Cahos,  commune  de  la  Petite  Rivière  de  l'Artibo- 
nite. 

L'Etat  y  possède  des  terres  à  hatte,  occupées  par  divers. 

MORNE  OCRO[ le].-  Situé  à  Aquin.  Saint  Vil  John  eut 
ordre  de  Salnave  de  garder  quand  même  cette  position  qu'il 
abandonna  en  Septembre  1869  après  la  prise  d'Aquin  par 
Brice.  De  là  il  se  rendit  à  Saint  Michel  du  Sud  et  au  Pont  de 
Miragoâne  qu'il  abandonna  aussi  à  l'approche  des  Cacos.  Il 
fut  jugé,  condamné  à  mort  et  fusillé  le  SO  octobre  1869  à 
Port-au-Prince  pour  n'avoir  pas  suffisamment  résisté  à  Ten  - 
nemi, 

MORNE  PELE  (le).—  Quatrième  section  rurale  de  la  com- 
mune du  Cap-Haitien.  Ecole  et  chapelle  rurales.  Près  du  Mor- 
ne Pelé  la  ravine  de  la  Belle  Hôtesse  jette  ses  eaux  dans 
celle  du  Mapou, 

MORNE  PELE  (le).—  Deuxième  section  rurale  de  la  com- 
mune de  Quartier  Morin.  Ces  deux  sections  du  même  nom 
sont  contigues.  Cette  hauteur  isolée  a  1,6  kilomètres  de  long 
et  0,8  kilomètres  de  large  ;  elle  contient  du  fer. 

Le  9  novembre  1802,  lorsque  Christophe  leva  le  siège  du 
Cap,  il  se  retira  sur  le  Morne  Pelé.  Ecole  et  chapelle  rurales. 

En  1803  le  général  Romain  s'y  établit  contre  les  français 
du  Cap.  Le  24  juillet  le  général  Clausel  l'attaqua  secondé  par 
les  généraux  Noailles  et  Claparède.  Les  français  enlevèrent 
la  position.  Romain  se  retira  dans  l'intérieur  après  avoir  lais- 
sé 700  hommes  sur  le  champ  de  bataille. 

MORNE  PELE  (le).  —  Petit  morne  situé  dans  la  commune 
de  Port-au-Prince,  vers  Drouillard,  qu'occupaient  le  gouver- 
neur Lasalle,  lors  du  siège  de  la  ville  le  5  avril  1793  par  le 
commissaire  Polvérel  et  Sonthonax.  [je  morne  Pelé  est  occu- 
pé par  les  assiégeants  à  chaque  siège  de  Port-au-Prince. 

MORNE  PELE  [le].—  Est  la  délimitation  de  la  1ère  section 
rurale  de  la  commune  de  Portà-Piment,  pour  aller  à  la  Sour- 
ce Délivrée. 

MORNE  PITON.  -^  Voyez  :  Morne  à  Piton. 

MORNE  ROC  (le).— Habitation  et  mornes  situés  dans  le 
poste  militaire  de  la  Bande  du  Nord,  commune  du  Cap  Hai- 
tien,  appartenant  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 


MORN     MORN  295 

MORNE  ROUGE.—  Morne  de  rarrondissement de  Nippes 
entre  Petit  Trou  et  Baradères,  et  dépendant  du  morne  des 
Trois  Frères. 

MORNE  ROUGE  (le).—  Première  section  rurale  de  la  com- 
mune de  la  plaine  du  Nord,  arrondissement  du  Cap-Haitien. 
Ecole  et  chapelle  rurales. 

En  1840,  il  y  avait  8  habitations  b5en  cultivées  en  cannes 
vivres,  35  en  café  et  vivres,.  6  en  dépérissement,  42  en  café 
et  vivres,  12  en  jardins,  6  abandonnées.  Effectif  lOi 

Le  Morne  du  Cap  commence  oar  le  morne  Rouge  à  l'Est  de 
la  baie  de  l'Acul  jusqu'au  Picolet. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  ;  Canny  3  carreaux  de  terre  ;  l'Ansclaise  28  ; 
Rodrigue  Capes  un  reste  ;  Gaudin  2  ;  Buclaire  15  ;  Daux  Cas- 
save  13  •  d'Héricourt  petite  place  50  ;  Labbé  33  ;  Normand 
164  lj4  ;  Du  commun  7  ;  Vaudreuil  5  ;  Papillon  58  è  ;  Fleury 
un  reste  ;  Larue  23.  C'est  là  qu'est  situé  le  bien  appelé  Carre- 
four ou  Cabaret,  sur  la  route  du  Cap,  à  1.800  toises  de  l'égli- 
se du  village  de  la  plaine  du  Nord. 

Il  contient  des  mines  de  cuivre.  Le  terrain  est  très  favo- 
rable à  la  culture  du  café. 

Un  pont  en  pier''e.  sous  les  français,  conduisait  au  Cap,  et 
passait  sur  la  rivière  du  Haut  du  Cap  à  environ  une  lieue  de 
cette  ville. 

En  octobre  1801,  Christophe  eut  à  s'y  opposer  à  la  mar- 
che de  deux  colonnes  des  partisans  de  Moise,  l'une  s'avan- 
çant  par  le  chemin  de  la  Plaine  du  Nord,  l'autre  par  le  che- 
min de  l'Acul.  Elles  devaient  se  réunir  pour  assaillir  le  Cap. 
Ils  les  attaqua  avec  impétuosité,  et  les  dispersa  dans  les 
bois. 

Le  14  octobre  18()2„Pétion,  après  avoir  pris  les  armes 
contre  les  français  au  Haut  du  Cap,  se  rendit  avec  la  10e, 
demi- brigade  et  la  13e  sur  le  Morne  Rouge.  Quand  il  y  arri- 
va, il  fit  faire  halte  à  ses  troupes,  se  'plaça  au  milieu  d'elles 
et  leur  dit  qu'elles  en*"reprenaient  une  guerre  nationale  et 
non  pas  une  guerre  de  parti,  qu'elles  auraient  à  vivre  au 
milieu  des  plus  grandes  privations,  ce  qui  serait  pour  elles 
un  bonheur  en  compensation  du  sort  qui  les  attendait  dans 
les  villes  qu'elles  ne  verseraient  plus  leur  sang  ni  pour  la 
France,  ni  pour  satisfaire  l'ambition  de  l'un  des  leurs;  qu'el- 
les combattraient  pour  leur  propre  liberté,  et  pour  l'indé- 
pendance de  leur  pays:  qu'elles  conserveraient  le  drapeau  bi- 
colore parce  que  c'était  celui  qui  les  avait  émancipés,  celui 
sous  lequel  elles  avaient  arraché  à  la  dégradation  leurra 
ce  qu'on  voulait  encore  avilir;  que  désormais  elles  auraient 
pour  devise  le  bonnet  phrygien  avec]  ces  mots  :  Liberté,   In- 


29P,  ^      MORN     MOUS 

dépendance  ou  la  Mort.  "  Le  sang  de  nos  frères  nous  crie 
vengeance,  continua-t-il.  Si  nous  ne  triomphons  pas  de  nos 
tyrans,  du  moins  en  mourant  en  hommes  libres,  nous  n'au- 
rons pas  la  honte  d'avoir  survécu  à  l'esclavage."  Pétion, 
alors,  âgé  de  32  ans,  avait  toute  la  fougue  de  la  jeunesse.  Il 
arracha  en  même  temps  les  armes  françaises  au  drapeau  qu'il 
tenait  en  ses  mains,  et  les  jeta  loin  de  lui.  Les  cris  de  :  Vi- 
ve *la  Liberté  !  Guerre  à  mort  aux  français  !  éclatèrent  dans 
les  rangs.Les  indigènes  voulur'^nt  se  précipiter  sur  les  blancs 
et  les  immoler.  Pétion  se  plaça  entre  eux  et  les  prisonniers 
et  s'écria  :  "  cas  iafortuaé?  sont  de?  sildat?  qui  n'ont  fait 
que  leur  devoir,  ils  ne  sont  pas  responsables  des  crimes  de 
leurs  chefs  :  Les  coupables  sont  les  généraux,  les  colons  qui 
les  excitent  à  devenir  cruels." 

Ces  paroles  ne  calmèrent  pas  la  farear  des  soldats  des 
10e  et  13e,  Pétion  continua  :  Dépouillez-les;  ils  trouveront 
au  Cap  des  habillements,  mais  je  vous  le  déclare,  si  vous  at-, 
tentez  à  leurs  jour.^,  j'abandonnerai  le  commandement,  je 
cesserai  d'être  à  votre  tête, je  me  ferai  soldat  dans  vos  rangs 
Nous  avons  au  Cap  presque  tous  les  soldats  de  'a  6e  colo 
niale,  on  nous  les  renverra  peut-être   en  échange." 

Les  prisonniers  furent  dépouillés  et  dirigés  sur  le  Cap.  Le 
même  jour  Pétion  quitta  le  Morne  Rouge  et  se  rendit  sur  l'ha- 
bitation d'Héricourt.  Paul  Louverture  se  rallia  aux  indépen- 
dants le  19  octobre  au  Morne  Rouge.  Ce  même  mois,  les  gé- 
néraux Clerveaux,  Christophe  et  Pétion,  Lpprenant  au  Morne 
Rouge  que  le  capitaine  général  Leclerc  était  gravement  ma- 
lade, et  que  le  Cap  était  dans  la'consternation,  se  résolurent 
à  attaquer  cette  ville.En  juillet  1803  le  général  Clausel  chas- 
sa les  indigènes  campés  au  Morne  Rouge. 

En  octobre  1820  à  l'approche  du  président  Boyer  après  la 
mort  de  Christophe,  des  généraux  du  Cap  et  des  officiers  vin- 
rent au  Morne  Rouge  au  devant  du  p;ésident  pour  le  com- 
plimenter et  lui  présenter  leurs  hommages. 

Paul  Isidor  qui  avait  pris  une  part  active  dans  l'insurrec- 
tion de  Salnave  au  Cap  en  1835,  y  fut  arrêté  lors  de  la  prise 
de  cette  ville, 

MORNE  ROUGE. —  Montagne  dépendant  des  Cahos  qui  fi- 
nit en  mourant  dans  la  plaine  de  l'Artibonite  près  de  la  Crète 
à,  Pierrot.  Terrain  favorable  à  la  culture  du  café. 

MORNE  ROUGE.—  Rivière  tributaire  du  Cabenil  pour  se 
mêler  ensuite  à  l'Ëstère. 

MORNE  ROUGE  (le).  -  Morne  d'Aquin.  Entre  ce  morne 
et  la  pointe  de  la  Barque  s'étend  la  baie  des  Flamands  d'A- 
quin. A  3,5  kilomètres  à  l'Est  l  Nord'E.st  de  la  pointe  du 
Morne  Rouge  se  trouve  l'Etang  Salé  d'Aquin. 


MORN     MORN  297 

MORNES.  —  Ancienne  dénomination  d'une  section  rurale 
de  Torbeck,  à  la  Ravine  Sèche,  En  1840  il  y  avait  1  habitation 
sucriôre  en  bon  état,  1  en  mauvais  état,  8  en  canuss  en  bon 
état,  3  en  mauvais  état,  153  en  café  en  bon  état,  et  10  en 
mauvais  état. Total  176. 

MORNES  (les).  —  Nom  d'une  rue  à  Saint  Louis  du  Nord 
dans  laquelle  l'Etat  possède  des  eiîiplacements  occupés  par 
des  fermiers. 

MORNES  (les). -'^Ancienne  dénomination  d'une  section  ru- 
rale de  la  commune  des  Cayes,  dans  le  quartier  de  i'Ilet  ;  en 
1840  il  y  avait  1  habitation  sucrerie  en  bon  état,  86  cultivées 
en  café,  vivres  et  grains,  70  en  coton  et  vivres,  1^2  en  café  et 
coton,  7  en  vivres  seulement,  3  en  cannes,  7  en  café  et  can- 
nes, 7  abandonnées.  Total  203. 

MORNES.— ^  Voyez  :  Ravine  des  Mornes. 

MORNET  ( le ).-^  Troisième  section  rurale  de  la  commune 
de  l'Acul  du  Nord,  arrondissement  du  Cap- Haïtien.  Ecole  et 
chapelle  rurales.  En  1840,  il  y  avait  2  habitations  bien  culti- 
vées en  cannes  et  vivres,  49  en  café  et  vivres  en  dépérisse- 
ment 41  en  café  et  vivres,  4  en  jardins,  2  abandonnées.  Ef- 
fectif 98. 

En  1791,  lors  de  la  révolte  des  esclaves  du  Nord,  le  gou- 
verneur Blanchelande  les  fit  attaquer  au  Mornet  où  il  éta- 
blit un  camp. 

Lorsque  le  général  Leclerc  débarqua  au  Cap  il  y  établit 
son  quartier  général;  et  poussa  ses  avant-postes  jusqu'au  Mor- 
net, où  le  chef  de  bataillon  Wilton,  commandant  de  la  Petite 
xA.nse  vint  lui  faire  sa  soummission, 

Toussaint  Louverture,  revenant  alors  de  la  partie  de  l'Est, 
n'osant  se  fier  à  personne,  alla  y  reconnaître  les  avant-postes 
de  l'armée  française.  Il  s'avança  jusqu'au  Mornet,  essuya  le 
feu  de  l'enn.emi,  eut  ses  habits  criblés  de  balle  et  son  cheval 
blessé.  Il  ordonna  à  Christophe  d'occuper  la  Grande  Rivière, 
et  se  rendit  lui  même  aux  Gonaives. 

Plus  tar  J,  Christophe  livra  le  Mornet  au  général  Salon  et 
passa  aux  françii^,  après  que  le  général  Leclerc  eut  don- 
né l'assurance  à  Toussaint  qu'il  ne  serait  pas  recherché  pour 
sa  conduite  passée, et  que  ses  soldats  et  ses  généraux  seraient 
traités  comme  ceux  de  l'armée  française.  Toussaint  lui  de- 
manda une  entrevue  au  pied  du  Mornet.  Dessalines  combattit 
cette  ré.solution  de  son  chef.  Toussaint  le  conjura  au  nom  de 
l'amitié  de  se  soumettre  à  ses  ordres.  Dessalines  lui  promit 
de  ne  pas  contrarier  ses  desseins.  Quand  Toussaint  arriva 
au  Mornet,  il  n'y  trouva  pas  le  général  Leclerc.  Il  s'élança 
sur  la  route  du  Cap,  accompagné  de  Morisset,  de  Gabart,  de 


298  MORO     MORO 

Placide  et  d'Isaac  Louverture,  et  d'une  compagnie  de  dra- 
gons. 11  rencontra  campé  sur  un  des  plateaux  du  Mornet,  le 
général  Fressinet  à  la  tête  de  quelques  troupes  européennes 
et  de  la  10e  coloniale.  Il  fut  accueillie  par  de  vives  acclama- 
tions. Il  déjeuna  avec  le  général  Fressinet  qui  le  serra  dans 
ses  bras.  De  là,  il  se  rendit  au  Haut  du  Cap,  et  entra  au  Cap 
en  triomphateur  ;  il  fut^-salué  par  de  nombreuses  salves  d'ar- 
tillerie. Il  fut  reçu  au  palais  du  gouvernement  par  les  géné- 
raux Debelleet  Hardy.  Le  eénéral  Leclerc  étaitàtorJ  du 
vaisseau  du  contre-amiral  Magon,  il  vint  au  palais  national, 
et  se  jeta  dans  les  bras  de  l'ancian  gouverneur.  Leclerc  reçut 
de  Toussaint  le  serment  de  fidélité  à  la  France,  et  lui  promit 
la  garantie  d'une  retraite  honorable.  Toussaint  quitta  le  Cap 
et  se  rendit  sur  l'habitation  Nogaisse,  et  continua  sa  route 
pour  la  Marmelade  où  il  remit  ses  troupes  à  l'agent  du  gé  - 
néral  Leclerc.  Il  se  rendit  ensuite  dans  la  vallée  d'tilnnery 
qu'il  avait  choisie  pour  être  le  lieu  de  sa  retraite. 

MORON-^Habitation  située  dans  la  commune  de  Jérémie. 
Population  très  dense.  On  en  a  fait  une  paroisse.  Chapelle 
et  école  rurales. 

Production:  café,   coton,  campêche,  bestiaux,  fruits. 

Moron 

L'HABITATION  MORON.—  cafeterie  -  est  portée  sur 
l'état  des  liquidations  opérées  en  1832  33  par  la  Commission 
chargée  de  répartir  l'indemnité  attribuée  aux  anciens  colons. 
En  1882  l'ancien  propriétaire  Isaac  Henriquez  Moron  est 
mort—  sa  propriété  est  estimée  (  avec  2  maisons  sises  à 
Jérémie  )  à  781.209  francs  (  le  1;10  seul  payable  aux  recla- 
mants )  en  faveur  de  Esther  Motta,  veuve  en  première  noces 
de  Moron,  comme  légataire  et  comme  créancière  de  son  pre- 
mier mari. 

En  Novembre  19011e  P.  Lantrin  fut  choisi  comme  pre- 
mier titulaire  de  Moron.  Son  installation  fut  accueillie  par 
les  populations  religieuses  de  ces  vastes  campagnes  avec  ane 
grande  joie,..  Dans  ce  nouveau  poste  tout  était  à  créer.,  pres- 
bytère et  église.  Le  zèle  du  P.  Lantrin  ne  sut  pàs  se  modé- 
rer. Il  eut  vite  fait  d'épuiser  ses  maigres  économies  en 
achats  d'ornements  et  autres  objets  indispensables  au  culte. 

Il  se  trouva  bientôt  trop  piuvre  pour  faire  venir  de  la 
ville  des  provisions  f '-aiches  et  un  peu  de  vin.  Quelques  piè- 
ces de  gibier  fournies  par  ses  paroissiens  des  légumes  et 
l'eau  de  la  rivière  composèrent  toute  son  alimentation.  Les 
conseils  répétés  de  ses  confrères  ne  peuvent  l'amener  à 
changer  de  régime.- -Les  privations  jointes  à  l'humidité  péné- 
trante du  climat  l'épuisèrent  et  il  mourut  le  24  Octobre 
190::  (Lettr-.' circulaire  de  l'Evêque  des  Cayes.) 


MORP     mous  29.:) 

MORPOU  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Lescaille,    commune  de  Miragoâne, 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MORY.  —  Habitation  située  en  avant  de  la  commune  des 
Verrettes.  Le  9  avril  1889  cette  position  fut  enlevée  sur 
les  Nordistes  par  les  troupes  du  gouvernement  qui  vinrent 
occuper  les  Verrettes. 

MORZAC  ou  DO RZA.C.-- Habitation  inocupée,  située  dans 
la  section  rurale  de  Moka -Neuf,  commune  de  Ste-Suzanne, 
appartenant  à  l'Etat.   Contenance  indéterminée. 

MOSQUITOS.-  Voyez  :]  Rio  de  los  Mosquitos.  -  Mémoria 
de  los  Mosquitos. 

MOSUELO  (el)— Rivière  tributaire  à  droite  de  la  Maguana 
(San  Juan). 

MOTION.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Bande    du  Nord  commune  du  Cap-Haitien. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

MOUCHIHErrS.  -^-Habitation  inoccupée  située  dans  la 
section  rurale  du  Fond  Blanc,  commune  de  Terrier  Rouge, 
dont  le  reste  appartient  à  l'Etat  Contenance  indétermih'ée. 

.  MOUCHINETTE.-^  Habitation  de  la  section  rurale  de 
Roucan,  commune  de  Limonade. 

L'Etat  y  possède  46  carreaux  J  de  terre  occupés  par 
des  fermiers. 

MOUILLAGE.  -  Voyez  :  Grand  et  Petit  Mouillage.  Anses 
à  Pitres. 

MOULIN,  (le)-'- Septième  section  rurale  de  la  commune 
de  Gros  Morne,  arrondissement  des  Gonaives.  Ecole  et  cha- 
pelle rurales. 

'  L'Etat  y  p")ssèle  des  terras  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Souty  3  carreaux  de  terre,  Petit  Fond  9, 
Cocherel  3,  Baudin  12,  Fa:5uerre  3,  Daclérac  1. 

MOULIN  (le).  -  Voyez  Touche  Moulin,  Gros  Moulin.  Ray- 
nal  Moulin. 

MOUNOUCOU.  —Habitation  située  dans  la  section  rura- 
le de  Petit  Fond, commune  de  Lascahobas.  Voyez  :  Humunucu. 

MOUSSAMBE  (le).-'- Cinquième  et  sixième  ssction  rura- 
le de  la  commune  de  Grand  Goâve,  arrondissement  de  Léo - 
gâne. 


300  MOUS     MOUS 

En  1840  il  y  avait  163  habitations  en  café  et  vivres  en 
bon  état,  5  en  mauvais  état,  4  battes,  1  inoccupée.  Total 
173. 

L'Etat  y  possède  3  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers sur  l'habitation  Ternier,  et  des  terres  indéterminées 
sur  l'habitation  Morin. 

En  1802,  Cangé,  ancien  officier  de  l'armée  de  Rigaud  mit 
la  section  en  révolte  contre  les  français,  après  la  déporta- 
tion de  Toussaint  Louverture, 

MOUSTIQUES  (les),—  Septième  section  rurale  de  la  com- 
mune de  Port  de  Paix  La  baie  des  Moustiques  la  borne  vers 
la  mf-:r,  elle  a  été  créée  p'ar^le  décret  du  gouvernement  pro- 
visoire du  28  Juillet  1889. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  :  Forges  5  carreaux  de  terre;  Roussel  2,  Gau- 
cher 10.  Les  suivantes  sont  inoccupées  :  Isaac  Louty,  Méné- 
tier,  Buscaille.  Il  y  a  aussi  l'habitation^  Cuvière  Colas. 

La  section  fournit  de  beaux  bois  de  construction^  de  l'aca- 
jou moucheté  et  onde,  dit  cheveux  de  nègre,  l'ébène  et  le 
latanier. 

En  1802,  les  généraux  P.  Boyer  et  Maurepas  furent  bat- 
tus dans  les  mornes  des  Moustiques  par  les  cultivateurs  in- 
surgés qui  ne  voulaient  plus  de  blancs  parmi  eux.  Maurepas 
alla  camper  dans  les  mornes  de  Port  de  Paix,  sur  l'habitation 
Bernard;  et  P.  Boyer  que  les  soldats  français  avaient  aur 
nommé  le  cruel,  à  cause  des  atrocités  inouies  auxquelles  il 
se  livrait  sur  les  indigènes,  rentra  au  Cap. 

En  1807  Nicolas  Louis  tendit  une  embuscade  aux  Mousti- 
ques aux  troupes  du  Nord.  Voyez  Harodet.  Christophe  fit 
tout  saccager  par  les  généraux  Toussaint  Brave  et  Martial 
Besse. 

MOUSTIQUES  (les).  -Première  section  rurale  de  la, com- 
muée de  Jean  Rabel,  arrondissement  du  Môle  St.  Nicolas. 
Une  limite  de  l'arrondissement  du  Mole  St.  Nicolas  se  dirige 
au  Sud  depuis  l'embouchure  de  la  rivière  des  Cotes  do  fer, 
jusqu'au  commencement  de  la  crête  des  moustiquee,  en  sui 
vant  dans  une  direction  Est  la  crête  d*^  cette  montagne  jus- 
qu'au point  de  jonction  de  la  ligne  de  séparation  de  l'arron- 
dissement des  Gonaiv3s  avec  celui  de  Port  de  Paix,  Le  morne 
Lharcourt,  situé  au  Nord  des  sources  sulfureuses  de  Port  à 
Piment  se  trouve  une  mine  de  cuivre.  C'est  un  contrefort 
de  la  chaine  des  Moustiques  qui  sépare  à  l'Ouest  la  commu- 
ne de  Port  de  Paix  de  celle  de  Terre  Neuve.  A.  Lhancourt  il 
y  a  une  riche  mine  de  cuivre  à  fleur  de  terre  à  l'endroit  Sippe- 
\é  :  Femmes^  Pangnohii. 


MOUS     MO[TS  301 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations  ;  Puisé  220  carreaux  de  terre.  Valoir  Père 
100,  l'Etang  106,  Luclos  102,  Leblanc  103,  Louquet  103,Bon- 
net  103.  Hatrel  510  hattes,  Paul  430  battes,  Pichaud  520 
battes,  Pilier  509  hattes,  Lamarre  305  battes,  Beauchamp 
805  hattes,  Fond-Audi.^é  510  hattes,  Fond  Lacoma  305  bat- 
tes. Philippe  reste  de  54. 

•  Les  suivants  sont  inoccupées  :  Fourré,  Audraud,  Lapadu, 
Michel,  Mouton,  Lajoutière,  Pierre,  Petit  Loutier,  Magard, 
Waterloo,-  Colas,  Cimetière,  Charrier. 

La  source  Bazile  se  trouve  dans  cette  section  rurale  à 
l'Ouest  du  grand  chemin  pubhc  de  Terre-Neuve  et  au  Nord 
de  la  Hatte  Brochard  Routes  publiques  en  bon  état. 

En  1839  il  y  avait  151  habitations  bien  cultivées  en  caféiers 
et  vivres  de  toutes  sortes,  17  en  mauvais  état;  18  abandon- 
nées, 66  hattes  en  bon  état,  3  abandonnées.  Total  235  pro- 
priétés. 

En  1807,  les  Moustiques  furent  ravagées  par  ordre  de 
Christophe,  lors  de  l'insurrection  en  faveur  de  Pétion. 

MOUSTIQUES  (les).- Baie  située  près  de  Port  de  Paix 
en  face  de  la  section  rurale  de  ce  nom,  " 

En  1802,  tandis  que  le  général  Leclerc  faisait  de  l'ile  de 
la  Tortue  un  lieu  de  délices  et  de  plaisirs,  Pauline  Bonaparte 
sa  femme,  nonchalamment  étendue  sur  des  coussins  moel- 
leux et  de  riches  tapis  dans  une  barque  légère;  sous  un  ciel 
brillant  d'étoiles  aux  rayons  de  la  lune,  glissait  sur  les  eaux 
paisibles  de  la  baie  des  Moustiques,  entourée  d'une  multitude 
de  canots,  illuminés,  ornés  de  guirlandes,  et  chargés  de  fem- 
mes et  de  jeunes  filles  qui  chantaient  en  choeur  au  sein  de 
la  nuit.  Le  lendenain,  quand  le  soleil  inondait  de  ses  rayons 
brûlants  les  plages  qui  avaierit  été  témoins  de  ces  fêtes,  la 
plupart  de  ceux  qui  en  avaient  fait  partie,  étaient  enlevées 
par  la  fièvre  jaune  et  emportée  au  tombeau. 

En  1803  lorsque  Capoix  s'empara  de  Port  de  Paix  sur  les 
français,  il  envoya  toutes  les  femmes  de  cette  ville  et  de  la 
commune  à  la  baie  des  Moustiques  où  il  avait  fait  placer  2 
pièces  de  8  sur  le  rivage.  Ces  femmes  traînaient  ces  canons 
jusqu'aux  environs  de  Port  de  Paix,  soit  un  espace  de  § 
lieues. 

La  rivière  des  Moustiques  est  sans  importance,  toutefois 
elle  ne  se  dessèche  que  dans  les  années  pauvres  en  pluies 
pendant  les  mois  de  mars  et  avril. 

MOUSTIQUES  (les),  -Groupe  d'ilôts  situé  dans  la  baie  de 
Corail,  arrondissement  de  la  Grand'Anse.  Les  pécheurs  s'y 
arrêtent. 


302  MOUT"   MURE 

MOUTON.—  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
rurale  des  Moustiques,  commune  de  Jean  Rabel  appartenant 
à  l'Etat.  Contenance  indétermirée. 

MOUTON.—  Voyez  :  Hatte  Mouton.  -  Trou  Mouton. 

MOYEAU.—  Habitation  de  la  section  rurale  de  la  Riviè- 
re-Canot, commune  de  Mirebalais.  sur  laquelle  TEtat  pos- 
sède 5  carreaux  de  terf^e  affermés  à  des  particuliers.  Produit 
du  coton  et  du  riz. 

MOYEU.  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  l'Anse- 
à-Veau,  section  rurale  de  l'Azile. 

MUCHA  AGUA.  —  Petite  rivière  tributaire  à  gauche  du 
Nisao. 

MUERTOS  [  les  ]  ou  LOMA  DE  LOS  MUERTOS.-  Monta- 
gne [  des  Morts  ],  située  dans  la  république  dominicaine  s'é- 
tend depuis  le  mont  Hilera  Central  dont  elle  est  un  prolonge- 
ment jusqu'au  Cap  Engano.  Ses  pics  remarquables  sont  :  le 
Cucuruchu  670  mètres,  le  Santi  Spii'itu  580  mètres,  le  Mora- 
les 520  mètres,  le  Cabacu  460  mèti-es.  le  Toson  457  mètres, 
le  Corcovado  152  mètres,  le  mont  Isabélique,  la  Loma  Muero, 
la  Loma  de  Castellanos,  et  le  Maïmon  qui  recèle  deux  mines 
de  fer  aimanté,  une  mine  de  cuivre  fort  abondante  dont  l'ex- 
ploitation a  cessé  depuis  1747  par  ordre  de  l'autorité.  On  y 
trouve  aussi  une  pierre  précieUse,  le  lapis-lazuli  ou  lazulite, 
espèce  d'agathe  bleue  azurée, 

MUERVE  [  Las  )  Propriété  rurale  des  héritiers  Amilcar  et 
Coriolan  Basquiat,  dans  la  commune  de  Hinche.  Bois  d'aca- 
jou. 

MULA.--  Voyez  :  Sabana  Muia.-- 

MULATRE.  -  Rivière  tributaire  de  la  grancie  Rivière  du 
Nord.  Saffray  de  Tournemlne.  perdant  la  poursuite  d'qn  e:i- 
clave  noir  fugitif,  perdit  un  mulâtre  au  bord  de  ce  ruisseau 
qui  sort  du  Piton  des  Ténèbres,  d  où  lui  vient  son  nom.  Il 
donne  30  litres  d'eau  par  minute. 

MULATRES.—  Voyez  :  Dompte-Mulâtres.--Plat(>n.^\- 

MULATRESSE.-  -  Voyez  :  Croix   Mulâtresse. 

MULET.—  Voyez  :  Ravine  Sèche. - 

MURASO  (le)  .--  Montagne  dépendant  de  la  chaîne  de 
Monte  Christ  à  l'Ouest.  Hauteur  1085  motres.  Semble  être  un 
cratère  éteint  dit  D.  Fortunat. 

MURaNGUEL.  -  Habitation  inoccupée  située  dans  la  sec- 
tion rurale  de  la  Marre  à  Savon,  commune  de  Bombardopo'is, 
appartenant  à  l'Etat.  Contenance  indéterminée. 

MURE.-  Habitation  de  la  commune  d'Aquin,  section  rurale 
des  Frangipanes. 


MURI     MUZA  303 

rvlURIER.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Belle-Rivièrej  commune  de  Miragoâne.  En  septembre  1802, 
Bellegarde  Baudouin,  officier  de  couleur,  occupait  Mûrier. 
Après  la  défaite  de  Cangé  au  Pont  de  Miragoâne,  cet  officier 
reçut  Tordre  de  Laplume  d'aller  renforcer  la  garnison  du 
Pont  que  les  insurgés  de  l'Ouest  venaient  chaque  jour  de  for- 
cer, w 

MUSCADIN  (  le  )  ,  -■  Petite  rivière  qui  arrose  la  plaine  des 
Cayes  et  qui  se  jette  dans  la  i:*ivière  Vandigoux  prèsde  rem- 
bouchure  de  celle  ci, 

MUSSE  AU.-"  Habitation  située  en  plaine  du  Cul  de  Sac, 
commune  de  Port  au  Prince. 

MUZAC— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Montagne,  commune  de  Jacmel,  sur  laquelle  l'Etat  possède  2 
carreaux  de  terres  occupés  par  des  fermiers, 

MUZAINE.-^  Habitation  située  dans  la  commune  de  Mi- 
ragoâne, dans  la  plaine  du  Fond^des  Nègres. 

Pendant  que  l'armée  de  Rigaud  retraitait  dans  le  Sud, 
en  1800.  et  après  s'être  emparé  de  Miragoâne,  Dessalines  éta- 
blit son  quartier  général  sur  l'habitation  Muzaine.  Il  y  fit  une 
maladie  qui  faillit  le  conduire  au  tombeau.  Le  28  juin,  il  ap- 
prit que  l'armée  du  Sud  occupait  la  plaine  du  Fond  des  Nè- 
gres, qu'elle  avait  de  l'artillerie,  et  que  l'infanterie  poussait 
ses  avants-postes  jusque  près  de  Muzaine.  Rigaud  vint  des  Ca- 
yes se  mettre  à  la  tête  de  ses  troupes  au  nombre  de  800  hom- 
mes. Dessalines,  instruit  de  ses  projets  le  prévint.  Le  29  juin, 
se  trouvant  gravement  malade,  il  confia  le  commandement 
au  chef  de  ses  troupes  au  colonel  Dommage,  et  il  resta  à  Mu- 
zaine avec  quelques  régiments. 


N 


NACIVET.  —  Habitation  située  dans  la  6e  section  rurale 
des  Cayes . 

NADA  HALLO.-'-  Anse  située  dans  la  commune  de  Saint 
Christophe,  où  Ton  embarque  les  denrées  de  cette  commune. 

NAGUA  (  la  )  .-^  Rivière  de  la  république  dominicaine, 
qui  prend  sa  source  au  pied  du  mont  Quita  Espuela;  elle  of- 
fre un  cours  de  54  kilomètres,  serpente  entre  deux  monta- 
gnes et  va  se  jeter  dans  la  baie  écossaise. 

NAJALLO  (  el  ) . —  Baie  formée  par  la  mer  des  Antilles 
dans  la  république  dominicaine. 

NAJALLO  (  el  ).—  Terrain  situé  dans  la  commune  de  Saint 
Christophe,  entre  ce  village  et  la  côte;  comprend  environ 
100  cavaleries,  soit  7.500  hectares.  La  forêt  du  Najallo  donne 
une  idée  de  ia  puissance  de  végétation  par  la  grandeur  et  la 
beauté  des  arbres  qui  fournissent  tous  les  bois  de  construc- 
tion sans  qu'on  s'aperçoive  des  coupes  faites. 

NAJALLO  (  el  ).  -  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  la  mer 
des  Antilles  entre  la  Nigua  et  leNijac. 

NANJAC. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Haut  d'Ennery,  commune  d'Ennery. 

L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  des  fermiers. 

Toussaint  Louverture  avait  recommandé  à  l'adjudant  gé- 
néral Fontaine  rju  Cap,  de  lui  écrire  à  Nanjac  après  qu'il  eût 
fait  sa  soumission  à  Laclerc  en  1802.  Fontaine  fut  arrêté 
et  jeté  en  prison.  Après  l'arrestation  de  Toussaint,  il  fut  li- 
vré à  une  commission  militaire  qui  le  condamma  à  inort. 
Lorsqu'il  eut  entendu  sa  sentence  de  mort,  il  fut  conduit  dans 
son  cachot  où  il  écrivit  à  sa  famille  des  adieux  dans  un  style 
des  plus  touchants.  Cette  lettre,  au  dire  d'un  écrivain  fran- 
çais était  un  chef-d'œuvre  d'éloquence  et  de  résignation.  Il  re- 
çut ia  mort  au  Cap  avec  le  plus  grand  courage. 

NALGO  DE  MACO.-'-  Voyez  :  Maco.- 


NANR    NARP  305 

■  NANROULETTE.-  Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Fond  de  Boudin  commune  de  Léogane, 

NAN  P0TU3  M  APOU."--  Habitation  située  dans  la  le  sec- 
tion rurale  de  Port-à-Piment,  commune  du  même  nom. 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  de  terre  occupés  par  des  1er' 
miers.  ^ 

NARANG.-  Habitation  située  dans  la  commune  de  Maïssa- 

de. 

NARANG.  —  2e.  section  rurale  de  la  commune  de  Maïssa- 
de.  Elle  fut  subdivisée  en  appelant  la  2e.  section  rurale  de 
la  Savane  grande  (  loi  du  13  juin  1907.  ÏMoniteur  du  19  Juin 
1907  ). 

NARANJO  (  el  ).--  Petite  rivière  qui  se  jette  dans  la  mer 
entre  l'embouchure  de  la  Yuna  et  le  Cap  Eugano. 

NARANJO  [  el  ]. —  Rivière  de  la  république  dominicaine, 
sort  du  Mont  Media  Gara  de  la  chaine  de  l'Hilera  Central,  of- 
fre un  cours  de  20  Kilomètres  de  peu  de  sinuosités,  et  se  jette 
dans  la   baie  des  Flèches  (  baie  de  Samana  ). 

NARANJO.—  Rivière  tributaire  de  l'Artibonite,  avant  la 
rivière  Laporte  et  le  Rio  Canas, 

NARANJO."--- Petite  rivière  de  la  commune  de  Yamasa, 
province  de  Santo  Domingo  sur  les  bords  de  laquelle  on  a 
trouvé  de  l'or  le  7  mars  1887.  Le  4  mars  1805  la  division  du 
Nord  de  l'armée  haitienne  marchant  contre  Santo  Domingo 
après  avoir  pris  du  repos  à  Cotuy,  passa  le  Naranjo. 

NARANJO.—  Rivière  tributaire  à  droite  de  la  Licei. 

NARANJA  (  le  )  .-'-  Petite  rivière  de  la  république  domi- 
nicaine, qui  se  jette  dans  la  Guayamunco  (  Rivière  Laporte  ). 
On  l'écrit  aussi  Naran. 

Voyez  :  Mata  Naranjo.- 

NARANJA.-^  Etait  une  ancienne  section  rurale  de  la  com- 
mune de  Las  Matas  de  Farfan,  En  1840  il  y  avait  49  habita- 
tions cultivées  en  cannes,  café,  et  vivres  de  toutes  espèces,  6 
battes  ayant  des  places  à  vivres.  Total  55. 

NARPE.-*-  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section  ru- 
rale des  Trois  Palmiers,  commune  de  Carice,  appartenant  à 
l'Etat 

Contenance  ^'ndéterminée, 

NARPE  la  POTERIE.  --  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Fond-Blanc,  commune  de  Terrier  Rouge. 

L'Etat  y  possède  37  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 


306  NARP    NAYA 

NARPE,  PETITE  PLACE.---  Habitation  située  dans  ia  sec- 
tion rurale  de  grand  Bassin,  commune  de  Terrier  Rouge. 

L'Etat  y  possède  45  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

N ASS AL.  --  Voyez  :  Vassal. 

NATHAN  OU  LATHlIN.-  Habitation  située  en  plaine 
du  Cul-de-Sac,  commune  de  la  Croix-des-Bouquets. 

En  1812,  le  général  Gédéon  défendait  toutes  les  avenues 
par  où  les  troupes  de  Christophe  pouvaient  pénétrer  sur  cette 
habitation. 

NATIVITE  (  la  ).--  Fort  construit  en  1493  par  Christophe 
Colomb  dans  la  commune  de  Limonade. 

NATIVITE  (  la  )  .--  Voyez  ;  Port  de  la  Nativité.  Baie  de 
Caracol. 

NAU.—  Habitation  située  dans  la  6e  section  rurale  de  la 
Plaine  de  l'Artibonite,  commune  de  Saint  Marc. 

NxAU  MASSAC. —  Habitation  située  dans  la  section  de  Pal 
mise  à  Vin,  commune  de  Léogane. 

NAU  MERCURE.  —  Habitation  située  dans  la  commune 
d'Aquin  où  il  y  à  une  mine  de  mercure. 

NAVANCO  (  le  )  .  -  Rivière  de  la  république  dominicaine, 
tributaire  à  gauche  iu  Payabo,  lequel  se  jette  danslaYuna. 

NAVARRE.—  Habitation  située  dans  la  section  de  la  Ban- 
de du  Nord,  commune  du  Cap  Haïtien. 

NAVARETTE.—  Les  étangs  Navarette  sont  situés  à 
l'Ouest  du  Monte  Tina,  dans  la  province  d'Asua.  Le  rio  Lim- 
baet  1  bras  du  Yaque  du  Sud  se  jettent  dans  ce  lac. 

NAVARRE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
i'ond-Verrette,  commune  de  la  Croix-des-Bouquets. 

NAVARRE.  —  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  des  Perches,  commune  de  Fort  Liberté,  appartenant  à 
l'Etat. 

Contenance  indéterminée. 

NAVARRE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Bande  du  Nord,  commune  du  Cap-Plaitien. 

NAVARRE.—  Voyez  :  Baron  Navarre. 

NAYANCA.— Rivière  servant  de  limite  à  la  commune  de 
Saltrou  aux  deux  républiques  dominicaine  et  d'Haiti.  Elle 
verse  ses  eaux  dans  la  merdes  antilles  au  pied  du  Bahoruco. 

En  vertu  d'un  accord  diplo  n.iti.j|ue  ia'C:;rv'enu  entre  le  gou- 
vernement doaiinicain  et  la  rspublique  d'Haiti  en  1899,  et 
sanctionné  par  le  Corps  Législatif,  il  fut  décide  qu'en  atten- 


.   xN'AYa    NaYA  307 

dant  que  le  Très  Saint  Père  le  Pape  Léon  XIII,  à  qui  les  hau- 
.tes  parties  intérressées  ont  donné,  sur  Sa  demande,  des  pou- 
voirs, voulut  bien  trancher  le  différend  existant  entre  les 
gouvernements  Haitien  et  Dominicain,  à  l'occasion  des  fron- 
tières, il  serait  procédé  sur  les  lieux  à  l'étude  des  posses- 
sions respectives  de  chaque  Etat  en  l'année  1874  et  à  la  pose 
des  signes  de  démarcation.  ^^ 

Des  commissaires  furent  choisis  de  part  et  d'autre  qui 
inaugurèrent  leurs  travaux  le  1er  février  1899  au  bourg  des 
Anses  à  Pitres,  désigné  d'un  commun  accord  par  les  deux 
gouvernements  comme  le  point  de  ralliement  offrant  le  plus 
de  commodités.  Dès  l'ouverture  des  travaux,  et  contraire- 
ment à  toutes  prévisions,  la  commission  dominicaine  invita 
la  commission  haïtienne  à  commencer  la  pose  des  premières 
bornes  à  l'embouchure  de  la  rivière  des  Anses  à  Pitres  ou  ri- 
vière des  Pédernales,  et  cela  sans  aucun  examen  préalable 
des  droits  de  chaque  partie  et  sans  enquête  locale  sur  l'éten- 
due de  la  juridiction  de  l'un  et  de  l'autre  gouvernement.  La 
commission  haitienne  en  fit  l'observation  et,  s'appuyant  sur 
l'accord  intervenu  entre  les  Parties,  demanda  à  la  commis- 
sion dominicaine  de  fournir  la  preuve  de  la  se  "^raineté  de 
son  gouvernement  sur  cette  position  du  territoire.  Sur  le  re- 
fus d'établir,  en  premier,  cette  preuve,  la  commission  hai- 
tienne proposa,  à  la  seule  condition  que  la  commission  domi- 
nicaine suivit  cet  exemple,  de  faire  la  preuve  de  la  souverai- 
neté, laquelle,  d'après  les  documents  r3cueillis  et  les  rensei- 
gnements obtenus  sur  place,  s'étend  de  ce  côté  à  l'intérieur 
des  terres  jusqu'au  massif  du  Bahoruco,  et,  sur  le  littoral  jus- 
qu'à la  Savane  Samson  qu'arrose  la  rivière  Nayanca. 

La  commission  dominicaine  refusa  de  suivre  les  commissai- 
res haïtiens  sur  ce  point  de  droit  et  termina  la  discussion  par 
la  production  de  ses  instructions  qui  lui  enjoignaient  de  ne 
commencer  les  opérations  du  trace  qu'à  l'embouchure  des  Pé- 
dernales, Les  commissaire»  haïtiens  comprenant  qu'ils  ne  de 
vaient  pas  insister  davantage  sur  la  question  des  preuves  ré- 
ciproques, proposèrent,  conformément  à  l'artiele  7  de  l'accord 
de  laissar  cette  partie  du  futur  tracé  en  suspens  et  d'en  ré- 
férer mutuellement  aux  deux  gouvernements,  puis  enfin  de 
faire  sur  une  carte  des  études  préparatoires  tendant  à  trou- 
ver un  point  où  l'accord  serait  complet  et  où  l'opération  pour- 
rait commencer.  Cette  offre  conciliante  fut  encore  repoussée 
par  les  commissaires  dominicains  ;  c'est  alors  que  la  commis- 
sion haitienne,  convaincue  que  l'accord  serait  plus  facile  d'un 
autre  côté,  proposa,  pour  trancher  la  difficulté,  de  se  t^'ans- 
porter  au  Nord  et  de  commencer  par  là  les  travaux  dont  l'une 
et  l'autre  Commission  étaient  chargés.  Une  fois  de  plus,  la 
commision   dominicaine   refusa  de  prendre  en  considération 


10.8  NAYâ    NAVA 

eette  demande  qui  décelait  pourtant  un  grand  désir  d'ecablir 
Pentente.  EHe  proposa  à  son  tour  de  placer  des  bornes  pro- 
visoires à  renib3uchiire  de  la  rivière  des  Pedernales^  sauf  à 
faire  des  réserves  pour  sauvegarder  les  droits  du  gouverne- 
ment haïtien  :  proposition  inacceptable  et  non  admise  par  les 
commissaires  haïtiens.  La  commission  dominicaine  demanda 
alors  la  suspension  des  travaux  de  la  commission  rnixte.  A 
cela,  il  fut  répondu  qu^il  était  formellement  interdit  à  la  com- 
mission mixte  d'interrompre  sa  mission  ;  il  fut  ajouté  que 
les  commissaires  dominicains  pouvaient  se  référer  à  leur  gou- 
vernement pour  avoir  de  nouvelles  instructions,  et,  en  atten- 
dant, continuer  les  travaux  préparatoires.  Ils  ne  crurent  pas 
devoir  suivre  une  pareille  ligne  de  conduite  et,  au  nombre 
de  trois  ils  se  rendirent  à  Santo -Domingo.  Toutefois,  ils  ne 
tardèrent  pas  à  revenir  aux  Anse^  à  Pitres  pour  renouveler 
la  proposition  de  commencer  la  pose  des  bornes  provisoires 
aux  Pédernales.  Sur  le  refus  des  commissaires  haïtiens,  ils 
prirent  congé  d'eux  et  se  rendirent  près  de  leur  mandant.  ' 
Après  avoir  essayé  vainement  de  renouer  les  négociations 
pour  la  reprise  des  travaux  dans  le  Nord,  le  gouvernement 
Haïtien  se  décida  à  rappeler  ses  commissaires. (  Tiré  de  l'Ex- 
posé général  de  la  Situation  de  1899. 

NAVASE  (  la  ).-  Cette  île  entre  Haiti  et  la  Jamaïque,  se 
trouve  à  600  milles  de  Colon.  Rocher  stérile  et  inhabité.  Le 
service  des  phares  des  Etats-Unis  a  construit  un  phare  ex- 
traordinaire. Après  beaucoup  de  difficultés  de  construction, 
dues  à  l'inaccessibilité  de  l'île;  le  21  Octobre  19L7,  la  lumière 
fut  projetée  du  haut  de  la  tour  en    ciment  armé. 

Depuis  cette  date,  chaque  nuit,  deux  jets  de  lumière  de 
47.000  bougies,  balayant  l'horizon  deux  fois  par  minute,  avec 
la  régularité  d'une  pendule.  Cette  lumière  est  vue  jusqu'à 
29  milles  de  distance.  C'est  le  phare  le  plus  important  çdifié 
par  les  Etats-Unis  dans  le  der.ùer  quart  du  siècle. 

L'ile  a  la  forme  d'une  coquille  d'huitre,  sa  superficie  est 
d'un  peu  plus  d'un  mille  carré.  Elle  s'élève  très  haut  au- 
dessus  de  la  mer,  formant  un  plateau  de  200  pieds  au-dessus 
de  l'eau.  Il  a  fallu  construire  une  tour  de  200  pieds  de  haut 
pour  que  la  lumière  domine  le  plateau  et  ne  soit  pas  cachée 
aux  vaisseaux  proches  de  l'ila.  La  tour  a  été  placée  au  point 
le  plus  élevé,  ce  qui  met  le  feu  du  phare  à  395  pieds  au  - 
dessus  de  la  mer. 

Ce  phare  est  construit  pour  résister  aux  ouragans  et  aux 
tremblement?!  de  terre.  La  base  est  une  construction  massive 
de  25  pieds  de  diamètH"'e  avec  des  murs  de  plus  de  6  pieds 
d'épaisseur. 

C'est  une  des  plus  hautes  tours  en  ciment    armé. 


NAVA-   NÀVA 

Lb  dessin  en  est  simple;  il  a  ia  forme  d*une  cloche  à  sa 
base  et  s'élance  en  cylindre  jusqu'à  la  cabine  de  la  vigie. 
Presque  tout  ce  qui  est  nécessaire  à  cette  construction  fut 
importé  sur  les  lieux.  Les  oavriers  habiles,  des  Etf:itS'Unis  et 
les  matériaux  et  outillage  spécial,  la  main  d'œuvre  de  Cuba 
et  de  la  Jamaïque,  même  le  sable  etj  l'eau  douce  employés 
dans  ce  travail.  Il  n'y  a  pas  de  port  à  la  Navase.  Tout  le 
littoral  est  en  falaises  escarpées.  La  goélette  employée  à 
apporter  les  hommes  et  les  matériaux  devait  mouiller  sous 
les  falaises  et  son  fret  hissé,  quand  le  temps  le  permettait.il 
y  eut  beaucoup  de  jours  où  il  était  impossible  de  débarquer. 
Les  mariniers  se  fatiguaient  vite  de  l'existence  monotone 
sur  ce  rocher.  Le  climat,  ies  difficultés  de  transport,  le  man- 
que d'aliments  frais,  les  désolaient.  La  chaleur  excessive 
diminuait  leur  capacité  de  travail.  Trois  gardiens  gardent 
le  phare, 

La  Navase  est  faite  de  pierres  à  chaux  d'origine  volcani- 
que et  est  complètement  criblée  de  trous  profonds.  L'eau 
manque,  la  pluie  est  absorbée  par  les  cavités,  L'ile  a  l'aspect 
d'une  immense  éponge  pétrifiée.  Il  y  a  une  végétation  d'ar- 
brisseaux et  de  buissons  sur  le  haut  plateau.  Des  cabrits  et 
des  chats  sauvages,  des  oiseaux  de  mer  et  des  crabes  de 
terre. 

Ce  fut  Peter  Uuncan  qui  déclara  au  Secrétaire  d'Etat  que 
le  1er  Juillet  1857,  il  a  découvert  un  dépôt  de  guan®  à  la 
Navase,  île  inoccupée  dont  il  a  pris  possession  au  nom  des 
Etats  Unis.  Les  dépôts  de  guano  furent  exploités  par  une 
compagnie  jusqu'en  J898.  Les  ruines  indiquent  qu'il  y  avait 
une  usine  importante  pour  cette  exploitation. 

Cette  petite  ile  adjacente  de  la  République  d'Haiti,  si- 
tuée à  12  lieues  à  la  hauteur  du  Cap  Tiburon,  entre  la 
Jamaique  et  Haiti,  a  environ  3[4  lieues  de  largeur  sur  une 
longueur  de  1  lieue  et  demie. 

Les  américains  s'appuyant  d'une  loi  rendue  le  18  août  1856 
par  le  Congrès  des  Etats  Unis,  qui  autorisait  le  gouverne- 
ment fédéral  à  considérer  comme  sa  propriété  toute  ile  ou 
rocher  n'appartenant  à  personne,  qui  aurait  été  découverte 
par  un  américain,  s'en  sont  emparé  vers  la  fin  de  1857  et  y 
exploitent  le  guano  qui  y  est  en  abondance.Le  gouvernement 
d'Haiti  n'a  pas  réussi  depuis  cette  époque,  malgré  ses  protes- 
tations et  ses  résolutions  à  faire  reconnaître  par  les  Etats- 
Unis  sa  souveraineté  sur  cette  ile,  et  à  obtenir  une  indemni- 
té pour  la  jouissance  que  les  américains  en  ont  eue  par  la 
force.  La  France  représentée  par  M.  Mellinet  et  l'Angleterre 
par  M.  Byron  suscitèrent  des  ennuis  à  Haiti  en  1858  qui  pré- 
parait une  expédition  armée  pour  aller  constater  cette  occu- 
pation illégale. 


310  NAVA     NERE 

Espérons  que  la  grande  République  des  Etats  Unis 
d'Amérique  rendra  un  jour  justice  à  sa  petite  soeur  d'Hâiti 
si  digne  d'intérêt  et  de  sa  protection,  en  déférant  à  l'arbi- 
trage d'une  puissance  neutre  le  règlement  de  cette  affaire. 

La  question  es  toujours  pendante. 

On  a  trouvé  à  laNavase,  enfouis  dans  la  terre,  des  vases 
en  terre  cuite  dont  se  serVaient  les  haïtiens  aborigènes  tels 
que  de  petits  canaris, nom  aborigènes  de  ces  ustensiles. (Voir 
page  392  à  318  de  Haiti,  son  histoire  et  ses  détracteurs  par 
J.  N. Léger.)  Pendant  la  guerre  entre  les  Etats  Unis  et  l'Es- 
pagne, les  américains  avaient  quitté  i'ile,  mais  ils  y  soni:  re- 
venus.       ,  . 

-NAVERO  (le). -Rivière  de  ia  république  dominicaine  qui  se 
jette  dans  le  Yabono  dans  la  province  d'Azua. 

NiVYAHUCO.-^  Rivière  de  la  république  dominicaine,  qui 
prend  sa  source  dans  le  Bahoruco,  et  se  jette  dans  la  mer 
des  Antilles  à  quelques  mille  mètres  au  Nord'Est  du  Cap  Mon 
gon  après  un  cours  de  45  kilomètres. 

NAYO.--  Habitation  située  en  avant  de  la  Grande  Riviè- 
re du  Nord. 

Le  3  janvier  1795,  Toussaint  Louverture  enleva  un  camp 
que  les  espagnols  de  la  Grande  Rivière  y  avaient  établi  sur 
un  morne  près  du  camp  Charles  Sec. 

NEGRE,  —Voyez  :  Place  Nègre.  Rivière  des  Nègres.  Fond 
des  Nègres. 

NEGRESSELIBRE.—^  Rempart  fameux  situé  à  Bombon, 
qui  tint  longtemps  contre  l'attaque  de  ce  village  par  Catinat 
Sansaricq,  en  1868. 

NEGROS.—  Voyez  :  Canuc  de  los  Negros. 

-NEIBE.— Passe  de  l'Artibonite  située  dans  la  commune  de 
Cerca-la-Source. 

NEIBE.-^  Voyez  :  Neybe, 

NERAC.  Habitation  inoccupée,  située  dans  la  section 
rurale  de  Laplata,  commune  de  Port  de  Paix. 

L'Etat  y  possède  des  terres.  Contenance  indéterminée. 

NERETTE,—  Habitation  située  dans  la  commune  de  Pé- 
tion  Ville,  à  l'entrée  du  chemin  qui  conduit  à   Port  au  Prince, 

Le  30  aoiàt  1791,  Beau  vais  et  Lambert,  les  chefs  des  af- 
franchis de  l'Ouest,  y  rencontrèrent  la  milice  blanche  com- 
mandée par  un  colon  blanc  nommé  Jean  Baptiste  de  Les- 
pinasse.  Là,  s'engagea  un  combat  de  cavalerie.  Les  blancs 
perdirent  trois  hommes.  Blessés  la  plupart,  ils  prirent  la 
fuite.  La  surprise  que  les  blancs  éprouvèrent  de  se  voir  as- 
saillis par  leurs  affranchis  jusqu'alors  si  humbles  devant  eux 
ne  contribua  pas  peu  à  leur  défaite. 


NERE    NEYR     .  311 

Ce  fut  à  Nérette  que  Santhonax,  le  Commissaire  civil 
reçut,  le  6  Juin  1794,  les  adieux  de  plusieurs  officiers  noirs, 
entre  autres  de  Dieudonné,  le  chef  des  volontaires  nationaux 
ou  régénérés  du  Port-Repu blicain.  Il  passa  au  cou  de  Dieu- 
donné  son  cordon  de  commissaire  civil,  l'embrassa  et  lui  dit 
"  Je  te  délègue  tous  mes  pouvoirs  dans  l'Oaest;  tu  es  le  re- 
présentant de  la  France,  n'oublie  pas"*  que  tant  que  tu  verras 
les  hommes  de  couleur  parmi  les  tiens,tu  ne  seras  plus  libre/' 
Il  fut  question  pendant  un  moment  dans  ces  montagnes, 
de  regorgement  des  mulâtres,  et  ce  ne  fut  pas  sans  peine 
que  Polvéral  et  Martial  Besse  parvinrent  à  calmer  Teffer- 
vescence  des  noirs  contre  les  anciens  libres. 

F!n  1798,  le  colonel  Nérette,  homme  de  couleur,  comman- 
dait à  Léogane  la  lie  demi-brigade  coloniale.  Il  s'était  livré 
sur  les  indigènes,  ses  f  «"ères,  à  beaucoup  d'excès.  En  1804, 
le  général  de  brigade  Guillaume  Lafleur  livra  à  la  publicité 
une  adresse  à  ses  concitoyens,  dans  laquelle  il  relatait  les 
excès  auxquels  s'étaient  livrés  le  général  Laplume  et  le 
colonel  Nérette  sur  les  indigènes,  leurs  frères,  à  l'instiga- 
tion des  français.  Un  autre  Nérette,  major  général  du  corps 
d'armée  du  Ministre  de  Tîntérieur  0.  Piquant,  mourût  en 
1889  à  la  Crête-à-Piorrot. 

NÉRON.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Ecre visses,  commune  de  Vallière. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fermiers. 

NERON.—  Habitation  de  la  section  rurale  de  la  Monta- 
gne, commune  de  Jacmel,  sur  laquelle  l'Etat  possède  40è 
carreaux  de  terre  occupés  par  des  fermiers. 

NERON.  -  Voyez  :  Lartigue. 

NEUF  --  Voyez  :  Bois-Neuf. 

NEUVE,— Nom  d'une  rue  deSt-Marc,  dans  laquelle  l'E- 
tat pos.sède  des  emplacements,    occupés  par  des  fermiers. 

NEYBE  ou  NEIBE(le). -.Village  dépendant  du  district  ma- 
ritime de  Barahona,république  Dominicaine,  situé  au  Nord- 
est  de  l'Etang  salée  daos  la  plaine  de  Neibe. Population  12.000 
habitants.  Il  est  placé  sur  la  rive  gauche  du  Rio  Casica,  à 
80  kilomètres  Ouest  d'Azua.  Son  territoire  où  l'on  cultive 
toutes  les  denrées  avec  avantage,  sert  aussi  à  l'élevage  des 
bestiau.i.  Cabrits,  ânes,  mulets,  iguane,  paon  royal,  paon 
panaché,  martins -pêcheurs,  faisans,  oies,  onorotales,  van- 
neaux, ruches  d'abeilles  de  Castille  ne  fournissant  que  de  la 
cire  blanche.  Il  est  bon  de  noter  qu'à  Neybe,  le  plus  souvent, 
faute  de  vases  pour  le  recueillir,  et  surtout  faute  de  moyens 
de  transport,  on  jette  le  miel  dans  l'Etang  Salé,  ou   bien  on  le 


M2  :  y"  ^EYK    KEYR 

donne  à  manger  aux  chiens  ;  on  n'en  retire  que  la  cire  "dont 
le  prix  est  plus  élevé. 

Port-au-Prince  est  le  débouché  principal  des  produits  de 
cette  commune:  les  communications  ont  lieu  par  un  chemin 
dont  une  portion,  sur  le  côté  Nord  de  l'Etang  Saumâtre,  offre 
beaucoup  de  difficultés  à  traverser  les  rochers  dont  il  est 
hérissé.  Dans  l'état  actuel  des  routes,  une  personne  qui  part 
de  Neybe  pour  se  rendre  à  Port-au-Prince,  met  8  jours  hors 
de  chez  elle.  Tandis  qu'il  ne  lui  faudrait  que  24  heures 
d'absence  pour  faire  le  même  voyage,  si  elle  avait  à  sa  dispo  - 
sition  un  petit  bateau  à  vapeur  sur  chaque  étang,  et  un 
chemin  de  fer  de  Port-au-Prince  à  l'Etang  Saumâtre.  De 
plus,  elle  n'aurait  pas  besoin  de  s'embarrasser  de  tout  un 
attirail  d'animaux  dont  les  voyageurs  sont  obligés  de  se 
munir  pour  une  route  si  longue  et  si  pénible.  Distance  de 
Port-au-Prince  40   lieues. 

Autrefois,  Neybe  embarquait  ses  denrées  au  port  de  Bara- 
hona  dans  la  baie  du  même  nom  près  de  la  baie  de  Neybe, 
appelée  aussi  bajo  Juiiana.*  elle  s'ouvre  entre  la  pointe  Avare- 
na  et  la  pointe  Paedernales. 

On  y  trouve  du  plâtre,  du  talc,  des  arbres  précieux,  et  une 
mine  de  sel  marin  fraîche  qui  sert  à  la  consommation  des 
habitants  jusqu'à  St.  Jean  et  las  Matas.Cette  mine  se  reproduit 
prodigieusement.  Avec  des  facultés  de  transport,  elle  pouvait 
être  mise  en  communication  régulière,  entre  les  autres  points 
voisins  et  procurer  du  travail  à  un  grarïS  nombre  de  famil- 
les. En  1880  une  compagnie  s'est  formée  pour  construire 
un  chemin  de  fer  de  Barahona,  à  ce  district  de  sel  et  pour 
l'exploitation  en  grand  des  mines;  Une  société  d'étude  for- 
mée à  Paris,  a  chargé  un  ingénieur  des  mines  d'étudier  la 
nature  minéralogique  de  Santo-Domingo,  cet  ingénieur  a 
trouvé  que  les  mines  de  sel  gemmes  de  Neybe  ont  une  pro- 
fondeur de  40  à  100  mètres  et  une  surface  de  plus  de  6  kilo- 
mètres carrés.  Le  sel  se  trouve  dans  2  chaînes  de  montagne 
dont  l'une  au  Nord  et  l'autre  à  l'Est  de  l'Etang  Enriquillo. 
Les  montagnes  sont  presque  composées  de  sel  gemme  pur 
qui  n'est  couvert  à  la  surface  que  d'une  légère  couche  de 
terre.  La  montagne  à  l'Est  de  l'Etang  à  4  à  5  kilomètres  de 
large  et  est  très  favorablement  située  pour  l'exploitation. 
Le  sel  eht  clair  et  transparent.  Pulvérisé,  il  "a  un  aspect 
d'albâtre.  Sa  pureté  est  tellement  grande  qu'il  attire  à  peine 
l'humidité  et  que  par  conséquent,  il  ne  se  liquéfie  pas  aussi 
facilement  que  le  sel  marin  ordinaire.  Cette  qualité  donne 
au  sel  un  avantage  extraordinaire  dans  les  emplois  culinai- 
res et  industriels. —  On  y  rencontre  aussi  dufgypse  et  de  l'al- 
bâtre. 


NEYR    NEYR'  313 

En  1844,  le  président  Boyer  y  fit  diriger  quelques  immi- 
grants cultivateurs  américains  de  la  race  noire. 

Fête  patronale  à  la  Saint  Barthélémy. 

En  1840  il  y  avait  dans  cette  commune  450  places  cultivées 
en  vivres  de  toutes  espèces,  13  en  vivres  et  coton,  17  en 
vivres  et  cannes,  18  en  vivres  et  cannées  ayant  petits  moulins, 
19  en  vivres  et  café,  421  battes  petites  et  grandes,  13  coupes 
de  bois  d'acajoux.  Total  951,  A  cette  époque  les  sections 
rurales  étaient .  les  Bourg,  Cambronal,  Barbacoa  Damos, 
Rincon,  la  Salina,  Petit-Trou,  Descoubierto,  Tierra  Nueva, 
Hatico,  Baranca. 

Histoire,—  Le  26  avril  1790,  les  blancs  du  Fond  Parisien 
poursuivirent  les  familles  des  Poisson  et  Desmare  qui  se 
réfugient  à  ^Jeybe. 

--  L'étendard  haïtien  y  fut  arboré  avec  transport  en  dé- 
cembre 1821,  à  l'exemple  de  Santo  Domingo,  pour  la  réu- 
nion de  la  partie  de  l'Est  à  la  République  d'Haiti. 

—Lors  de  l'établissement  de  la  poste  aux  lettres,en  1826,  un 
courrier  partait  tous  les  mercredis  et  les  vendredis  matin  de 
Neybe  pour  la  Croix-des-Bouquets,  et  un  autre    pour   Azua. 

M.  de  Jn-Ph.  Auguste  était  duc  de  Neyb^  sous  l'Empire, 
en  1849. 

NEYBE  (la).  —La  plaine  de  Neybe,  dans  la  province 
d'Azua,et  s'étend  à  l'Est  de  l'Etang  Salé.  Elle  abonde  en  che- 
vaux,en  bœufs,  en  flammants,  en  faisans,  elle  comprend  l'im- 
mense espace  qui  est  entre  la  rivière  de  Neybe,  et  l'anse  de 
la  Coldera. 

Les  portions  planes  qui  sont  au  pied  de  Bahoruco,  à  l'Est 
et  à  l'Ouest  comprennent  une  surface  de  140  lieues  carrés  ; 
si  elles  étaient  cultivées,  on  en  pourrait  retirer  d'excellents 
produits. 

La  rivière  de  Neybe  arrose  cette  plaine  qui  offre  une 
superficie  de  23.00  kilomètres  carrés. 

Un  chemin  de  fer  qui  relirait  cette  partie  du  pays  à  Santo- 
Domingo  aurait  pour  effet  de  porter  un  grand  nombre  de 
producteurs  haïtiens  à  livrer  leurs  denrées  de  préférence  à 
Santu^Domingo,  là  où  ces  denrées  peuvent  être  payées  le 
pluscher  puisqu'elles  ne  paient  pas  de  droits  à  l'Exportation. 

NEYBA  (la).— ^  Rivière  tributaire  de  l'Artibonite  à  gauche 
avant  la  rivière  Laporte  et  le  Rio  Cànos. 

NEYBE  (la).—  Rivière  de  la  république  dominicaine,  qui 
prend  sa  source  au  mont  losRios  dans  le  Cibao,  passe  à  300 
toises  de  Samt  Jean,  arrose  toute  la  plaine  de  Neybe,  et  se 
jette  dans  la  mer  dans  la  baie  de  Neybe  par  sept  embou- 


314  NEYR    NICO 

chures,  près  du  village  deOtro  Banda.  Elle  parcourt  environ 
80  lieues  de  plaine. 

Ses  eaux  sont  grossies  par  plusieurs  rivières,  entre  autres 
par  le  Yaque  du  Sud  ou  petit  Yaque  (  Voyez  ces  mots  )  dont 
le  nom  se  confond  avec  le  sien.  Elle  pourrait  être  rendue  na- 
vigable pour  des  bateaux  plats. 

Le  bassin  de  la  Neybè  comprend  la  plaine  de  Saint  Jean, 
formée  par  les  monts  du  Bahoruco,  de  Cibao,  de  los  Rios  et 
d'Ocoa,  11  est  baigné  par  la  mer  des  Antilles. 

NEYBE  [la].— Montagne  située  dans  les  régions  occi- 
dentales de  la  province  d'Azua.  Elles  ont  une  longueur  de  29 
lieues,  et  offrent  les  pics  suivants  :  la  Barranca  2.285  mètres, 
la  Loma  de  Panza  1.890  mètres,  et  le  mont  Irgueso  1.005 
mètres. 

NEYBOUC.  -  Montagne  dite  Loma  Cabrita  qui  se  trouve 
sur  la  rive  gauche  de  l'Artibonite. 

NEYBE  (la).  —  La  baie  de  Neybe  se  trouve  sur  la  côte  mé- 
ridionale de  l'Ile,  entre  la  pointe  des  Pédernales  et  celle  de 
Barahona.  Le  fleuve  Neybe  s'  y  jette  près  du  village  de  Otro 
Banda.  Elle  a  32  kilomètres  de  profondeur,  et  15  de  largeur 
moyenne.  Ses  eaux  sont  profondes.  Ses  principaux  ports  sont 
ceux  de  Barahona  et  d'Alexandre. 

NIAGA  (la).  -^Terrain  situé  dans  la  commue  de  St.  Chris- 
tophe, entre  ce  village  et  la  côte  Nibon  ou  Libon.—  Rivière 
tributaire  de  l'Artibonite  à  gauche. 

NICAGUa  (la).  —  Rivière  qui  se  jette  dans  la  baie  de  Sa- 
mana. 

NICARAGUA  (la).—  Rivière  tributaire  du  Yaque  du  Sud 
près  de  San  Juan. 

NABAJO.—  Rivière  tributaire  à  droite  du  Grand  Yaqùe. 

NICOLAIDE.-^-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Fond  des  Nègres,  commune  de  M:ragoâne. 

NICOLAS.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Crête  Brûlée,  commune  de  Mirebalais. 

NICOLAS.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Grand-Boucan,  commune  de  Mirebalais,  sur  laquelle  l'Etat 
possède  10  carreaux  déterre  affermés  à  des  particuliers. 

NICOLAS.— N  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de.-; 
Délices,  commune  de  l'Arcahaie.  En  1889,  le  général  Dardi- 
gnac  y  remporta  une  victoire  sur  les  Nordistes. 

NICOljAS.—  Habitation  située  dans  la  commune  d^  la 
Croix  des  Bouquets. 

NICOLAS.-  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Haut  Grelandière,  commune  de  Saint  Louis  du  Sad. 


NICO    NIGU  315 

UEtat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. Con- 
tenance indéterminée. 

NÏCOLA.S.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Grande  Colline,  commune  d'Aquin. 

L'Etat  y  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

NICOLAS.—  Voyez  :  Boucan  Nicolas.  Trou  Nicolas.  Saint 
Nicolas,  Môle  Saint  Nicolas.  Cap  Saint  Nicolas. 

NICOLAS  SALVANE.  -  Habitation  située  dans  la  section 
rurale  de  Latrouble,  commune  de  Plaisance. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

NICOLE.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Savane  Carrée,  commune  de  Gros-Morne. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

NICOLO.-  Habitation  située  dans  les  hauteurs  des  Bara- 
dères,  où  le  chef  des  Piquets  Delgrace  Jacquet  a  été  pris  en 
avril  1870.  Il  a  été  conduit  sous  escorte  à  Jérémie,  où  il  fut 
exécuté. 

NICOLO. —  Habitation  inoccupée,  yituée  dans  la  section 
rurale  des  Trois  Palmiers,  commune  de  Carice,  appartenant 
à  l'Etat,  Contenance  indéterminée. 

NIEL.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Savane  Brûlée  No  1er,  commune  de  Dessalines. 

L'Etat  y  possède  16  carreaux  de  terres  occupés  par  des 
fermiers. 

NIGUA  (la).  -Terrain  situé  dans  la  commune  de  St.  Chris- 
tophe, entre  ce  village  et  la  côte  ;  riches  mines  de  cuivre. 

NIGUA  (la).—  Rivière  de  la  république  dominicaine,  tri- 
butaire à  droite  du  Camué,et  qui  arrose  la  communs  de  Saint 
Christophe  dans  une  plaine.  Les  productions  de  Ja  commune 
s'embarquent  à  Tembouchure. 

NIGUA.  —  Rivière  dont  le  lit  situé  entre  la  Jainaet  le  Ni- 
sao,  se  dessèche  sur  un  parcours  de  6  kilomètres  environ, 
par  suite  d'une  perte  qu'elle  éprouve  au  lieu  nommé  Tabiasc, 
p3ur  reparaître  en  aval  sous  la  forme  d'une  chute  puissante. 
Cette  perte  n'est  totale  que  pendant  ies  mois  de  grande  sé- 
cheresse, de  Janvier  à  Mai.  Tout  le  reste  de  l'année,  lesui- 
plus  de  l'eau  qui  ne  peut  pas  être  absorbé  par  la  perte  suit  k 
lit  naturel  de  la  rivière  dont  \e  cours  de  40  kilonaètres  est 
alors  continu  En  remontant  le  cours  de  la  Nigua,  qui  à  par- 
tir de  Manomataey  est  très  encaissée,  les  gorges  de  Tablaso 
et  la  chute  de  la  Nigua  sont  des  lieux  de  plaisance  admira- 


316.  N1PP''NIPP 

ble.  Dans  la  saison  des  pluies  ses  eaux  sont  violentes.  La  belle 
source  de  Toma  à  45  kilomètres  de  San  Christobal  s'y  jette 
On  a  trouvé  de  l'or  dans  la  Nigua.  La  Diamente  ou  Yubasso 
et  la  Majagual  se  jettent  dans  la  Nigua.  Dans  la  Majagual 
il  y  a  des  mines  de  cuivre,  du  fer  et  de  l'or,  ces  mines  appar- 
tiennent au  général  Cazueau  ;  elles  ont  été  exploitées,  puis 
abandonnées,  leur  positj^on  se  trouve  à  L3,5  kilomètres  en  a- 
mont  de  San  Christobal  sur  les  bords  de  la  Nigua. 

NIPPES.--  Arrondissement  militaire  de  3e  classe  du  dé- 
partement du  Sud.  35.000  habitants.  Comprend  les  commu- 
nes de  l'Anse  â  Veau  chef  lieu,  Miragoâne,  chef  lieu  finan- 
cier, Petit  Trou  de  ."'ippes,  Petite  Rivière  de  Nippes  etBa- 
radères.  Inspection  scolaire. 

Les  postes  militaires  de  l'arrondissement  sont  : 

Dans  la  commune  de  l'Anse  à  Veau  :  l'Azile,  la  Grande 
Rivière  de   Nippes. 

Dans  la  commune  de  Miragoâne  :  le  Pont  de  Miragoâne, 
St.  Michel  du  Fond  des  Nègres. 

Dans  la  commune  du  Petit  Trou  de  Nippes  :  le  Grand 
Boucan,  le  Trou  Bonbon,  la  Grande  Ravine. 

Dans  la  commune  de  la  Petite  Rivière  de  Nippes  :  Char- 
lier. 

La  presqu'ile  des  Baradères  ou  du  Bec  se  trouve  dans 
cet  arrondissement. 

La  rivière  Brinballe  entre  Aquin  et  St,  Michel,  sert  de 
limite  commune  aux  arrondissements  d'Aquin  et  de  Nip- 
pes. 

Ses  limites  sont  :  au  Nord  toute  la  cote  depuis  les  crevas- 
ses de  l'étang  de  Miragoâne  où  se  trouve  le  carénage 
jusqu'à  la  Rivière  Salée,  remontant  cette  rivière  en  se 
dirigeant  au  Sud  jusqu'à  reconnaître  le  point  où  la  sépara- 
tion de  l'arrondissement  des  Cayes,  cessant  de  se  diriger 
vers  l'Est  en  suivant  la  ligne  de  séparation  de  l'arrondisse- 
ment d'Aquin  jusqu'au  confluent  de  la  rivière  du  Fond  des 
Nègres  avec  celle  des  Cotes  de  fer,  en  suivant  alors  la  colli- 
ne qui  descend  en  passant  à  l'Ouest  du  Fond  Arabie  pour  ve 
nir  reconnaître  l'étang  de  Miragoâne  et  de  là  la  mer.  (loi  du 
17  octobre  1921.)  C'est  dans  cet  arrondissement  que  i,e  trou- 
ve la  montagne  des  Trois  Frères  entre  Petit  Trou  et  Bara- 
dères, 

L'arrondissement  relève  Ju  port  ouvert  de  Miragoâne  au 
point  de  vue  de  l'administration  financière.  Au  point  de  vue 
militaire,  judiciaire  et  scolaire,  il    relève    de  l'Anse  à  Veau. 

La  garde  nationale  de  l'arrondissement  se  compose  de 
3000  hommes  d'infanterie  et  de  800  cavaliers. 


.  NI  pp.    ^NISA  :,3,i7 

'L'Etat  y  possède  96  biens   urbains,-  35  hab  tations,   709  h 
carreaux  de  terre  occupés  par  des  fermiers. 

Les  gisements  de  minerais  de  fer  et  de  charbon  concédés 
à  MM.  Emile  Marseille  et  Dégrammont  jeune,  n'ayant  pas 
été  exploités,  la  concession  fut  frappée  de  forclusion.  [Moni- 
teur du  13  Février  1918.1 

(I 

NIPPES.—  La  grande  Rivière  de  Nippes  qui  donne  son 
nom  à  l'arrondissement  prend  sa  source  dans  la  section  ru- 
rale de  là  Petite  Plaisance,  commune  de  Cavaillon,  reçoit  à 
gauche  les  eaux  des  rivières  des  Pins  et  à  droite  celles  de  la 
Serpente  ou  des  Cocotiers,  du  Maho,  et  se  jette  dans  la  mer 
dans  le  canal  de  la  Gonâve,  entre  l'Anse  à  Veau  et  la  Petite 
Rivière  de  Nippes. 

Un  pont  y  a  été  jeté  en  1885,  Il  porte  le  nom  du  général 
Prudent  jeune  qui  commandait  alors  l'arrondissement  de 
Nippes, 

Son  cours  a  52  kilomètres  de  long.  Elle  a  50  mètres  de  lar- 
ge à  l'embouchure.  Les  canots  peuvent  remonter  à  1  kilo- 
mètre. 

NIPPES.--  Voyez;  Petite  Rivière  de  Nippes...  Grande 
Rivière. 

NISAO  (le)  Rivière  de    la   province  de  Santo- Domingo 
qui  se  jette  à  l'Ouest  près  de  la  pointe  de  Nisao,  elle  présente  . 
dès  cascades    superbles  n'est  pas    navigables,  et  arrose   les 
villages  de  Nisao  Ariba,  de  Nisao  et  de  St-Christophe  dont 
les  produits  s'embarquent  à  l'embouchure. 

En  janvier  1801,  lorsque  Toussaint  Louverture  marchait 
sur  Santo-Do  Tilngo,  son  avant-garde  rencontra  les  Espa- 
gnols sur  les  bords  de  ta  rivière  de  Nisao.  Gauthier,  lieute- 
nant colonel  qui  le  commandait,  artaqua  vivement  les  gé- 
néraux Chanlatte  et  Kerverseau,  à  la  tête  d'une  centaine 
d'hommes.  Les  Espagnols  résistèrent  énergiquement,  mais 
ayant  perdu  200  hommes,  ils  battirent  en  retraite  sur  San- 
to-Domingo. 

Toussaint  envoya  alors  l'adjudant  général  d'Hébécourt 
proposer  à  Don  Garcia,  gouverneur,  un  arrangement. 

Celui-ci  signa  conjointement  avec  d'Hébécourt  une  capi- 
tulation pour  laquelle  la  ville  de  Santo -Domingo  fut  livrée 
à  Toussaint  Louverture.   Vovez  Nizao. 

Son  cours  a  90  kilomètres;  elle  prend  source  au  Mont 
Sucia  où  dit-on  existe  un  lac. 

Ses  affluents  sont  à  droite;  le  Higuay,  l'Yguanaà  gauche  : 
la  Botijuela,  la  Jenjitre,  la  Majorna  avec  la  Majorita,  la 
Mucha  Agua  et  la  Jagua.  ■• 


SIS  NISA    NOM 

Les  eaux  supérieurs  du  Nisao  et  de  ses  affluents  excepté 
la  Majorna  qui  coule  sur  un  lit  de  rocher  cristallins  roulent 
du  sable  d'or  parcequ'elies  coulent  dans  la  région  des 
schistes. 

NISAO  (le).—  Petit  village  de  la  province  de  Santo -Do- 
mingo qu'arrosent  les  rivières  Nisao  et  Jaina.  La  baie  de 
Nisao  .est  formée  par  îa  mer  des  Antilles. 

Voyez  :  Nizao. 

NISAO  ARIBA  (le  ).-^  Petit  village  dominicain  qu'arro- 
sent les  rivières  Nisao  et  Jaina. 

NIZAO.-*-  Pointe  située  au  Sud  de  la  république  Domini- 
caine. En  1805  le  contre  amiral  français  Lassègues  perdit 
en  vue  de  ces  parages  son  escadre  qui  fut  détruite  par  les 
anglais.  l!  perdit  5  vaisseaux  de  lignes;  3  furent  capturés^ 
et  2  pour  échapper  aux  anglais,  se  brisèrent  contre  les 
côtes  de  fer  du  Nizao.  L'amiral  Lassègues,  échappé  au  nau- 
frage, demeura  quelque  temps  à  Santo-Domingo  et  beau- 
coups  de  belles  pièces  de  canon  de  bronze  retirés  de  2  vais- 
seaux échoués  garnissent  encore  plusieurs  batteries  de  ia 
ville. 

NIZABON  (le).--  Rivière  de  la  République  Dominicaine 
qui  se  jette  dans  le  lac  de  Samana  à  l'Est  entre  l'embouchu  ■ 
re  de  la  Juana  et  le  cap  Eugénio. 

NIZAITO  [le].  —  Rivière  de  la  République  Dominicaine 
qui  prend  sa  source  dans  le  Bahoruco,  et  se  jette  dans  la 
mer  des  Antilles,  entre  les  embouchures  du  Yague  du  Sud 
et  du   Nayanco. 

NOAILLES.—  Habitation  située  dans  la  secticn  rurale  de 
Mont  Rouis  no  1,  commune  de  St.  Marc. 

L'Etat  y  possède  15  carreaux  de  terre  ocoupés  par  ■  des 
fermiers. 

NOA.ILLES.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Petit  Bois,  commune  de  la  Croix  des  Bouquets,  en  plaine  du 
Cul  de  Sac.Fut  mise  en  vente  parla  loi  du  18  mars  1814  pour 
augmenter  le  nombre  des  propriétaires  et  relever  la  culture. 
Propriété  de  Monsieur  Ch.  d'Aubigny  négociant  français  à 
Port-au-Prince. 

Le  colon  propriétaire  qui  a  donné  s  )n  nom  à  ces  habitations 
était  plein  de  préjugés.  E.nigré  en  1793  aux  Etats  Unis,  il 
continua  ses  persécutions  contre  la  race  noire. 

Le  général  Noailles  partit  du  Môle  Saint  Nicolas  en  1803, 
se  rendit  à  Cuba,  d'ordre  de  Rochambeau,  et  y  acheta  plu- 
sieurs centaines  de  dogues  e.spagnols.  Il  les  débarqua  au  Cap 
avec  solennité.  Ces  animaux  par  leur  taille  et  leur  grosseur, 
ressemblaient  à  des  loups.  Ils  étaient  destinés  à  dévorer  les 
indigènes. 


NODE    NOLO^  319 

NODETTE  ou  MADETTE.-  Hibitation  située  dans  la 
section  rurale  de  Bas  là  l'Aii^a,  cj.n  niae  de  Liinjaaie. 

L'Etat  y  po^sè la  1  carreau  de  t^rre -occupé  par  des  fer- 
miers, et  12  inoccupés. 

NOK.  -  Habitation  située  dans  la  plaine  du  Nord.  En  août 
1791,  Boukmann  entraina  dans  sa  révolte  les  ateliers  des  ha- 
bitations le  Normand  de  Mezy,  Flavilll  et  Clément.  Quand 
ils  arrivèrent  à  Noé,  le  feu  fut  mis  aux  cases.  Tous  les  es- 
claves se  levèrent  armés  de  torches,  de  haches,  de  bâtons,  de 
couteaux,  de  manchettes,  etc.,  toutes  espèces  d'armes  leur 
servirent.  Les  blancs  qui  osèrent  résister  furent  sacrifié3;d'au- 
tres  deva  t  la  haine  des  esclaves  par  leurs  atrocités  connues, 
périrent  éafalement.  En  quatre  jours,  le  tiers  de  la  plaine  du 
Nord  n'offrait  qu'un  monceau  de  cenlres. 

NOËL.---  Fort  sous  lequel  on  passe  en  sortant  Je  l'Anse 
d'Hainault  pour  aller  à  Tiburon. 

NOGAISSE.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Labrarde,  commune  des  Gonaives. 

L'Etat  y  possède  4  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

NOGAISSE,—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Brabant  Bois-Neuf,  commune  de  Terre-Neuve. 

L'Etat  y  possède  le  carreau  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

NOGAISSE.—  Habitation  situé  dans  la  Plaine  du  Nord. 

Après  que  Toussaint  Lou vertu re  eut  fait  sa  soumis  aon  au 
général  Leclerc  en  1802,  il  sortit  du  Cap,  passa  sur  l'habita- 
tion Nogaisse  où  une  foule  d'officiers  vinrent  lui  faire  leurs 
adieux,  continua  pour  la  Marmelade,  où  il  remit  ses  troupes 
à  l'agent  de  Leclerc.  Il  continua  pour  Ennery  qu'il  avait  choi- 
si pour  le  lieu  de  sa  retraite. 

NOGAISSE,--  Nom  d'une  rue  à  Terre  Neuve.  L'Etat  y 
possède  12  emplacements  occupés  par  ces  fermiers. 

NOIRE.  Voyez  :  Montagne  Nrire. 

NOLIVOS,— Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Dessources,  commune  de  Léogane.  Fut  mise  en  vente  par 
la  loi  du  10  mars  1814  pour  relever  la  culture  et  augmenter 
le  nombre  des  propriétaires. 

Monsieur  de  Nolivosqui  lui  a  donné  son  nom  était  gou- 
verneur de  St.  Dommgue  en  1770. 

NOLIVOS.-- Habitation  située  en  plaine  du  Cul  de  Sac, 
commune  de  la  Croix  des   Bouquets. 

NOLO.~,  Morne  situé  au  Cahos. 


320  NQNâ  "NORD 

En  mars  1802,  Dessalines'sortit  de  la  Crète  à  Pierrot  et 
vint  camper  sur  le  morne  Nolo,  en  vue  du  général  Hardy 
dont  la  division  parcourait  le  versant  Ouest  des  mornes  des 
Cahos.  Leg-énéral  Desplangues,  l'adjudant  général  Lalaneet 
le  colonel  Vondor  Weid,  à  la  tête  de  la  division,  se  répandit 
rent  dans  les  bois,  chassèrent  Dessalines  du  Nolo,  le  pour- 
suivirent le  long  des  :^lancs  de  la  montagne,  et  coupèrent 
ses  communications  avec  la  Crête  à  Pierrot.  Le  sfénéral  Salm 
surprit  dans  une  gorge  200  cultivateurs  qui  s'étaient  enfuis 
de  leurs  habitations  à  l'approche  des  français,  il  les  fit  tous 
passer  au  fil  de  l'épée. 

NONA  (la).-'  Petite  rivière  de  la  république  dominicaine 
qui  reçoit  les  eaux  du  Mohin,  de  la  Nonada,  de  îa  Kaya  et  du 
Birjao,  province  de  la  Véga  et  à  gauche  celles  du  Guice  avec 
Vijao  et  Sena.  Puis  elle  se  précipite  dans,  la  Licie  à  droite. 

NONADA.—  Rivière  tributaire  de  la  Nona  à  droite. 

NORD  [le].    -  Un  des  cinq  départements  de  la  République 
d'Haiti,  par  la  constitution  du  16  octobre  1888 
Voyez  l'ancienne  division  au  mot  Haiti. 

Population  250.000  habitants.  Neuf  sénateurs.  Comprend 
8  arrondissements  savoir  •  le  le  Cap  Haitien,  chef  lieu,  2e. 
le  Trou,  3e,  le  Fort  Liberté,  4e.  la  Grande  Rivière  du  Nord, 
5e  le  Borgne,  Ge.  le  Limbe,  7e  Vallière  et  8e  Plaisance. (Vo- 
yez ces  Mots.) 

Il  a  21  lieues  de  long  sur  10  de  largeur.  Est  horné  au 
Nord  par  la  mer,  au  Sud  par  le  département  de  l'Artiboni- 
te  et  la  République  Dominicaine,  à  l'Est  par  cette  républi- 
que, et  à  l'Ouest  par  le  département  du  Nord'Ouest. 

Les  montagnes  de  ce  département  sont  une  partie  de  la 
chaîne  de  Plaisance,  les  Cahos  et  les  Montagnes  Noires.ces 
deux  dernières  communes  au  département  de  l'Artibonite. 

Le  N(»rd  communique  avec  le  Sud  par  la  route  postale  qui 
passe  à  travers  les. gorges  de  Plaisance  et  de  Limbe  à  looo 
mètres  d'altitude. 

Les  golfes  et  l^^s  b  lies  sont  :  les  baies  le  P^Jrt  Liberté,  dt^ 
Caracol  et  de  l'Aeul 

Lei  rivièi-es  sont  :  \e  Bw^ihA,  ie  Borgne  ou  l'Estère,  le 
Mas<ncre.  ia  rivière  Roug-^  ou  du  Limbe,  la  Grande  Kivière 
du  Nord  et  la  Matrie.   P'orêts  vierges. 

Plaines  luxui'iantes  et  productives,  elles  partent  dt;  la 
rivièrj'  du  Massacre  jusqu'aux  limites  du  Port  Margot,  i-^iles 
peuvent  être  évaluées  dans  leur  ensemble  à  une  superHcie 
d'environ  00  kiloriiètres  carrés.  Climat  doux,  atmosi.h3re 
salubre. 


NORD    NORD  321 

Entre  ie  Nord  et  le  Sud  il  y  a  une  grande  différence  de  cli- 
mat, vers  la  fin  de  nove  nbre  lapirtie  N^rJ  est  rat'fraichi^  p.ir 
des  plaies  vivifiante.  A  partir  d'avril  la  sécheresse  co  n  n^nce 
Dans  la  plaine  du  Nord  les  vents  dominants  aont  Est  Nord 
Est  pendant  le  jour  et  des  Oaest  S  id"0a3st  pendant  !a  nuit. 
Les  vents  l^s  plus  rares  sont  des  Nord'Ouest  et  des  Sud' Est, 
Les  Nord'Ouest  emmènent  la  pluie.  La  saison  des  Nord  com- 
mence vers  octobre  et  dure  jusqu'à  Ihi-mars. 

Minéralogie  riche  et  variée  :  Mines  d'argent,  d'aimant,  de 
cuivre,  de  fer;  de  mercure,  de  soufre. 

Carrières  d'ardoises,  ocres  rouges,  jaunes  et  violettes  silex 
pyromaque;  agathe.  cristal  de  roche,  albâtre,  antimoine, ta- 
lc, marbre,  mica,  jaspe,  spath,  guano,  tojrbe,  sourcis  d'en- 
cte  naturelle,  porphyre,  cphiie,  granit,  iapis-lazuli,  basaltes, 
eaux  minérales. 

Bois  de  construction,  de  teinture,  d'ébenisterie,  bambou, 
vivres  de  toutes  sortes,  grains,  légumes,  fossiles,  coquillages, 
tortues  de  mer.  Chasse  supérieure.  Bestiaux. 

Exposé  au  vent  du  Nord,  ce  département  est  souvent  vi- 
sité, pendant  l'hivernage  de  novembre  à  avril,  par  de  violen- 
tes bourrasques  qui  y  causent  d'affreux  dégâts.Les  nuits  et 
.les  matins  sont  froids  et  les  plantes  croissent  peu.  Sur  la 
côte  Nord  la  brise  de  la  mer  souffle  du  Nord'Est. 

Le  Nord  conserve  encore  ie  souvenir  des  tremblements  de 
terre  de  1777  et  de  1842. 

Le  22  août  1791,  insurrection  générale  des  esclaves  dans 
le  Nord. 

En  1793,  Je  commissaire  civil  Sonthonax  y  proclame  la  li- 
berté générale  des  esclaves. 

Le  17  février  lS;»7,proclamation  de  TEtat  du  Nord:  Christo 
pheest  élu  président  à  vie.  11  se  fait  nommer  roi  sous  le  nom 
d'Henri  1er.   Le  8  octobre  1820,  à  la  chute  de  Christophe»,  le 
royaume  du  Nord  se  réunit  au  reste  de  la  République.  Le  dé 
parte  nent  de  l'Artibonite  faisait  partie  du  royaume  du  Nord, 

Mécontent  du  gouvernement  de  Charles  Hérard  aine, 
(  Rivière  )  le  Nord  fait  de  nouveau  scission  et  proclame  Fier 
rot  son  général  en  chef  le  24  avril  1814.  Cette  nomination 
ayant  été  acceptée  du  reste  de  la  République  la  scission  n'eût 
pas  lieu,  et  Pierrot  fut  Président  de  la  République. 

Après  l-i  m.ort  de  SeïJe  Télémaqueà  Port-au-Prince  le  28 
septembre  J838.  le  Nord  se  souleva,  prétendant  qae  Seïde 
avait  été  assasiné  à  Port-au-Prince.  Le  gouvernem.ent  pro 
viooire  d'abord,  et  celui  du  général  Légitime  expédiè'"ent  2 
corps  a'ar.riée  pour  le  comb:ittre.  Il  finit  par  triompher  grâ- 
ce à  son  esprit  de  discipline. 


322  NORD    NORD 

NORD.—  Voyez  :  ACULDU  NORD.  PL.A.TNE  DU  NORD. 
BANDE  DU  NORD.  On  appelle  Canal  du  Nord  ou  de  Saint- 
Marc  le  détroit  qui  existe  entre  Haiti  et  la  Gonave.  Au 
nord  le  canal  mesure  60  kilomètres;  jusque  dans  la  baie  de 
Port-au-Prince,  sa  largeur  moyenne  est  de  20  kilomètres  dans 
le  canal  du  Nord  il  y  a  les  îles  Arcadins  qui  invitent  les  voya- 
geurs à  la  précaution.  Il,iest  opposé  au  canal  du  Sud. 

NORD'EST.-   Voyez  :  Cibao.    Monte  Christ. 

NORDOUEST  [  le  ].  -  Un  des  cinq  départements  de  la  Ré- 
publique d'Haiti.  Populations  70.000  habitants.  Quatre  séna- 
teurs. Comprend  deux  arrondissement  qui  sont  :  celui  de  Port- 
de-Paix  chef-lieu,  et  celui  du  Môle   Saint  Nicolas.  (Voyez 

ces  Mots  ] Il  y  a  une  étendue  20  lieues  de  long-  sur  10  de 

de  1  iri^eur.  Est  bornée  au  Nord  au  Sud  età  l'Ouest  par  la  mer 
et  par  le  département  de  l'artibonite.et  à  l'Est  par  le  dépar- 
tem-nt  du  Nord. 

La  presqu'île  du  Môie  Saint  Nicolas  s'y  trouve.  Baies  du 
Môle  et  de  Henné. 

L'île  de  la  Tortue  en  fait  partie. 

Le  fleuve  des  Trois  Rivières,  la  rivière  du  Môle  et  de  Jean 
RLbel  sent  ses  principaux  cours  d'eau. 

C'est  dan-,  ce  département  que  se  trouve  le  premier  point 
que  Christophe  Colomb  aborda  le  6  décembre  1492. 

Ce  département  est  moins  étendu  que  les  quatres  autres 
Il  n'est  qu'une  vaste  presqu'île,  exposé  à  l'action  combinée 
des  vents  du  Sud  et  du  Nord,  lesquels  y  soufflent  avpc  vio- 
lence. Sa  surface  est  formée  de  substances  hétérogènes,  où 
la  marne  blanche  constitue  l'élément  dominant.  Les  côtes 
présentent  tantôt  de  longs  bancs  de  pierres  d'origine  neptu- 
nienne,  tantôt  des  falaises  escarpées  que  les  flots  fouettciit 
avec  fureur. 

Le  Mont  Saint  Nicolas  traverse  ce  département  de  l'Est  à 
l'Ouest,  et  distribue  ses  eaux  en  deux  versants  principaux. 
Une  partie  de  la  chaîne  de  Plaisance  s'y  prolonge  vers  l'Oc- 
cident, on  remarque  le  Cap  Saint  Nicolas,  et  le  Cap  à  Fuux.- 

Le  département  du  Nord'Ouest  renferme  de  l'argent,  du 
cuivre,  du  zinc,  du  fer,  de  l'antimoine,  de  l'aimant,  du  cina- 
bre. A  coté  de  ces  métaux  se  trouvent  l'albâtre,  la  craie,  le 
sel  gemme,  le  spath,  le  cristal  de  roche,  le  grès,  le  silex  py- 
romaque,  l'ocre,  des  pierres  de  taille,  de  magnifiques  ç.oq.iil- 
lages,  des  coraux,  des  éponges  et  des  marais  salants. 

Lesboisde  construction  de  toutes  sortes,  l'ail,  l'échalotte, 
le  cotonnier,  le  café  le  cacaoyer,  l'acajou  moucheté,  le  cam- 
pêche,  le  bresillet,  le  gaiac,  l'opuntia,  le  cactier,  le  liivuier, 
l'ébénie:,  la  vigne,  letaDac,  en  sont  les  priiicip.iles  pr .)  JucLions 
véuétalei . 


NOKD    NORM  323 

î.es  forêts  sont  peuplées  de  pintades  sauvages,  de  cochons 
rrart'on?,  de  lézards  et  de  perroquets. 

Abeilles,  cire.  miel.  Excellents  pâturages  où  on  élève  dea 
be-tiaux,  vies  chevaux,  des  ânes  et  des  mulets.  Température 
généralement  chaude.  Le  Nord'Oaest  possè  le  une  circons- 
cription scolaire  ;  Port- de-Paix  :  36  écoles,  62  maîtres,  1575 
éiè/e--.  On  est  généralement  libéral  et  républicain  dans  le 
Nord 'Ou  es  t.  "^ 

-  Le  2  juillet  1807,  le  président  Pétion  fit  dans  le  Nord' 
Oue^t  une  expédition  contre  Christophe  Port-de- Paix  s'était 
prononcé  en  sa  faveur.  Il  envoya  le  général  Lamarre  au  Môle 
Saint  Nicolas  pour  soutenir  l'insurrection  de  Port  de- Paix. 
Lamarre  débarque  à  Port-à  Piaient.  Le  13  juillet  Chri  toph^^, 
avec  8.000  hommes,  envahit  le  département  du  Nord'Oaeot 
en  révolte  en  faveur  de  Pétion. 

NOUD'EST.  —  Etait  un  ancien  département  de  la  colonie 
de  Saint  Damingue.  Voyez  :  Cibao  Monte-Christ. 

NOUD  PICO  (  le  ).-^  Montagne  de  la  chaîne  de  Monte- 
Christ.  Hauteur  1065  mètres. 

NORIA.L,-  Habitation  située  au  Fond  Baptiste  à  TArcahaie. 
Eîi  août  ISO-i,  h  général  Charles  Bilair,  campa,  à  Noria!,  vis- 
9-vls  de  Léger  où  vint  prendre  position  le  général  Lavalette 
envoyé  par  Leclerc  de  Port  Républicain  pour  le  combattre. 
Les  français  attaquèrent  les  indigène?  qui  sans  discipline,  se 
précipitèrent  sur  eux  jetant  les  cris  de  liberté  ou  la  mort.  Ar- 
més de  bâtons  et  de  couteaux,  ils  ne  purent  rompre  les  rangs 
des  français,  et  furent  repoussés.  Lavalette  voulut  enlever 
le  camp  de  Charles  Bélair  et  n'y  parvint  pas.  Le  lendemain 
il  se  rendit  sur  l'habitation  Leroux.  Charles  Belair  descendit 
dans  la  plaine. 

NORMAND.  -"-  Une  des  sources  de  la  rivière  du  chemin 
Neuf. 

NORMAND.--  Rivière  qui  se  jette  dans  la  mer  des  An- 
tilles :  elle  prend  naissance  sur  le  no  n  du  Cap  Rouge  dans  la 
commune  de  Jacmel. 

NORMAND.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  du 
Morne  Rouge,  commune  de  !a  Plaine  du  Nord.  L'Etat  y  pos- 
sède 164i  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fermiers,  et  10 
inoccupés  dans  la  montagne.   Voyez  :  Le  Normand  de  Mézy. 

NORMAND.--  Habitation  inoccupée,  situéedan-^  la  section 
rurale  de  Moka-Neuf,  commune  de  Sainte  Suzanne,  apparte- 
nant à  l'Etat.  Contenance  indéterminée 

NORMAND.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Rivière-Canot,  commune  de  Mirebalais,  surlaquelle  l'Etat 
possède  5  carreaux  de  terre  affermés  à  des  particuliers. 
Produit  de  coton  et  du  riz.  Voyez  :  Le  Nor.mand  de  Mézy. 


324"  NORM    NOUV 

NORMANDE.  ~=  Voyiz  :  Ravine  Normande. 

NOTRE  DAME.-  Non  d'ana  ma  à  Port-de-Paix,  et  à 
St.  Louis  du  Njrd,  dans  laquelle  l'Etat  possède  des  emplace- 
ments occupés  par  des  fermiers. 

NOTP-S  DAME  del  CARMEN.  -  Eglise  de  Santo-Do- 
mingo. 

NOUrS.  -Morna  situéa  da'is  la  section  rurale  des  Délices 
à  l'Arcahiia.  En  13)2,  les  insurgés  indigènes,  campés  sur  le 
somnst  de  ce  morne  à  l'approcha  des  troupes  de  Limartiniè- 
re  qui  venaient  les  combactfe  jetèrent  des  cris  qui  se  répan- 
dirent d'écho  en  éaho  au  fon]  d^s  ravins  et  doanàrent  l'a- 
larme à  leur  camp  général  de  Cortad. 

NOUVEAU  PLYMOUTH  (le;,-  Quatrième  section  rurale 
de  la  comiiune  de  Corail,  arronJisseoidnt  de  la  Grand-Anse. 
Ecole  et  chapelle  rurales. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  haloitations  :  Lacombe,  iMassalo,  Miramon,  Pierre  Bénot. 
(  un  reste  ).  Il  y  a  encore  les  habitations:  Delincourt,  Don 
de  l'Amitié,  Nouveau-Plymouth,  Bassin  Bleu,  dite  Caverne 
à  Diable,  Lamenbrai.  Cette  section  rurale  produit  beaucoup 
de  café;  On  y  trouve  de  jeunes  arbres  qui  en  donnent  jusqu'à 
6  livres, 

NOUVEAU  PLYMOUfH  (le).— Habitation  située  dans 
la  section  rurale  du  même  nom,  commune  de  Corail. 

Voyez  :  Plymouth. 

NOUVELE  CITE(la), --Non  d'une  rue  à  St.  Marc,  dans  la- 
quelle l'Etat  possède  des  e  nplacamants  occuoés  par  des    fer 
miers. 

NOUVELLE  CITE  (la)  Quartier  de  la  ville  de  Miragoâne. 
Il  fut  vivemant  éprojvé  pendant    l'insurraction  de   ISSi 

NOUVELLE  FLANDRE  (la),  --  Quatrième  et  dernière 
section  rurale  de  la  commune  d'Ennery,  arrondissement  des 
Gonaives.  Chapelle  et  école  rurales, 

L'Etat  y  possé'ie  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sui- 
tes habitations;  Magnan  Lamothe  5  carreaux  de  terre. 
Chapelle     Lamothe  G:  Labadou  L  Siquez  5, 

NOUVELLE  ISABELLE  (la).  -Voyez  :  Santo-Domingo. 

NOUVELLE  SAiNTUNGE.  Montagne  d'où  prend  sa  source 
à  la  rivière  Mahot, tributaire  de  la  grande  rivière  de  Jéi-émie 

NOUVELLE  TOURAINE  (la).-  Quatrième  section  rurale. 
de  la  commune  de  Pétion- ville.  Elle  est  limitrophe  avec  la 
section  rurale  de  S  )':irc  lilhs,  et  de  la  co:n  nune  de  Jacmel. 

Casca  las  superbes,  E.:ole  et  Chapelle  rurales     En  1840  on 


NOUV    NUME  325 

y o  n3tiit"95  hxbitatiois  ciféiêres.  Si'if  4,  les  aatras  étxient 
ea  bj;i  étit.  Il  y  a  les  habitations  ;  Planchère.  Dissinthe, 
Robergeot,  Lamarque,  Lamardelle,  Trigot,  Ferrier,  Comte 
Sossous.  Godnaud,  Bienvenu,  Douyon,  Ciiemin,  Poney,  Fort, 
Vitry.  Casac,  St.  Vincent,  Eugène,  Olympe,  Jupiter,  Conpin, 
sur  lesquelles  l'Etat  possède  des  terres  occupés  par  des 
fermiers.  ^ 

Voyez  :  Furcy. 

M.  Jean  Elîe  était  comte  de  la  Nouvelle  Touraine  sous 
l'Empire,"  en  1849. 

NOU VILLE,--  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Pestel, 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées    par  des  fermiers. 

Contenance  indéterminée. 

NOVILLSRE.— Section  rurale  du  district  de  Puerto  Plata. 
En  1839 il  y  avait  87  habitations  cultivées.  Produit  6753  li- 
vres café,  2816  surons  tabacs;439  livres  cire;  209  barils  mais; 
101  barils  pois;  19  barils  riz;  225  gallons  sirops;  13  livres 
coton. 

NOVION.—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bras-Gauche,  commune  de  Port  Margot, 

L'Etat  y  possède  1  carreaux  de  terre  occupée  par  un 
fermier, . . 

NOYAN,  —Habitation  située  dans  le  quartier  de  Saut-d'Eau 

NOVO.  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Sinai, 
commune  des  Coteaux. 

L'Etat  y  possède  8  carreaux  de  terre  occupés  per  des  fer- 
miers. 

NUEVO."  Voyez  :  Rincon   Nuevo. 

NHEVES  HERMANOS  (los).-  Montagne  dépendant  du 
Cibao,  s'étend  aux  bords  de  la  plaine  de  Yaque. 

NUMERO  [  el  ].  -  Montagne  située  au  Nord  de  la  plaine 
d'Azua  et  dépendant  du  Cibao  Central  et  du   Monte  Tina, 

NUMERO  2  [le]  Habitation  située  à  2  lieues  de  Jérénie 
sur  la  route  des  Abricots.  La  plaine  en  est  toujours  verdo- 
yante. Erigée  en  quartier  en  1900. 

Le  25  février  1813,  l'armée  populaire,  commandée  par  le 
général  Lazarre  v  renontra  celle  du  président  B^ys";  com- 
mandée par  le  général  Solage.  Lazarre  réussit  de  ci  i per  ia 
retraite  à  l'ennemi  en  s'emparant  du  carrefour  Débarras: 
On  parlait  de  s'entendre  avec  la  révolution  dam  le  cim-i  du 
gouvernement",  lorsque  tout  à  oap  le  gé.iSc-ii  Luu're  foaiit 
au  pas  de  charge,  et  le  culbuta.   Les  soldats  du  gouverne- 


326  NUME    NUNT 

ment  fuyaient  de  toutes  parts,  laissant  des  morts,  des 
blessés  et  des  armes.  Le  coiibat  avait  été  terrible,  et  avait 
duré  jusqu'à  la  nuit.  Le  général  Cazeau  y  perdit  la  vie.  Le 
général  L^'zarre  campa  sur  le  champ  de  bataille  où  60i)  hom- 
mes de  l'armée  du  gouvernement  vinrent  se  joindre  à  lui 
le  lendemain. 

Plusieurs  dames  de  Jérémie  allèrent  au  Numéro  2  ramas- 
ser les  blessés  et  enterrer  les   morts. 

La  bataille  du  Numéro  2  ouvrit  les  portes  des  Cayes  à 
l'armée  populaire.   Voyez:   Pariot. 

En  1883  le  général  F.  Chevalier  opérant  contre  Jérémie, 
y  avait  établi  son  quartier  général. 

Le  poète  Albéric  Féry  dans  ses  essais  littéraires  dit  : 

"  Nous  passâmes   Numéro  deux 
Où  nous  bûmes  et  fîmes  boire 
Nos  dadas  antibelliqueux 
Au  milieu  de  l'onde  plaintive 
D'une  fontaine  fugitive. 

NUNEZ.  —  Voyez  :  Juana  Nunez 

NUNTIANE.--  Rivière  de  la  commune  de  Hinche.  Les 
bords  sont  escarpés.  Les  affleurements  du  bassin  houiller  du 
Guayamuco  avoisinent  jusque-là. 


0 


03Î3PO  {!').—  R'.viè^e  da  la  répabliqae  dominicaine,  qui 
se  jette  dans  !a  B  )j  ibanito.  dans  le  district  de  Puerto  Plata, 
Près  de  Hojas  Anchas,  on  franchit  l'Opispo  4  fois;  lequel  à 
une  largeur  de  iO  pieds.  On  y  a  trouvé  de  l'argent  La  pré- 
sence di  l'ambre  a  été  constatée  à  1  mille  au  Sud'Ouest  de 
l'embouchure  de  l'Obi^po,  puis  au  Nord'Ouest  jusqu'à  l'Arro- 
yo  Seco  et  de  sa  confluence  avec  le  rio  Maimon  jusqu'à  la 
côte. 

OBLOND.—  Savane  dénudée  en  plaine  du  Cul  de  Sac  près 
de  Desioches  commune  de  la  Croix  des  Bouquets  où  en  1803 
Gabard  s'empara  d'un  convoi  de  vivres  en  culbutant  une  com- 
pagnie d'européens,  qui  l'accompagnait  au  Port  Républicain. 

OBRY. -~^  Habitat'on  située  dans  la  corrmune  de  Léogane. 
Contenance  250  carreaux  de  terre,  dont  les  2[3  sont  cultivés 
en  cannes  à  sucre  et  divers  autres  produits.  Moulin  à  vapeur, 
sucreiie,  grande  maison  couverte  en  tôle. 

La  rivière  Momance  l'arrose,  Voyez  :  Aubry. 

OBUS.—  Fort  situé  dans  la  3e  section  rurale  de  la  commu- 
ne de  Jean  Rabel. 

OCEANE.  —  Rivière  de  la  commune  de  Carca- la- Source. 

OGOA.  —  Rivière  de  la  réoablique  dominicaine  qui,  avee 
Las  Cuevasse  jette  dans  la  Yaque  du  Sud. 

OCOA.--  Rivière  qui  sort  de  la  Loma  Tina  et  décharge 
ses  eaux  dans  la  mer  des  Caraïbes  entre  la  Plage  Viejo  et  la 
Playa  Chiquita.  Son  cours  est  de  75  kilomètres  dont  22  sont 
navigables  en  canots.  Ses  affluents  sont  e!  Salado  su»*  la  rive 
droite  le  Polmas  et  le  Vamilejo,  et  sur  la  rive  gauche  TEscou- 
dido,  le  Ventarero,  le  Frio,  et  le  Blaco. 

Elle  roule  du  sable  d'or  son  lit  supérieur  se  trouvant 
dan«  la  région  des  schites.  Après  l'insuccès  de  la  campagne 
de  l'empereur  Fan.-tin  Ter  drms  ha  partie  de  l'Est,  en  1855  les 
fronrleurs  chintaisnt  un  air  créole  où  l'on  disait  que  les  domi- 
nicains ont  chassé  les  haitiens,  à  la  rivière  Ocoa,  à  coups  de 
pierres. 


§28  OCCa    OGE 

''  La  rivière  Ocoa 
Pangnols  voyé  roches  '* 

Rien  n'était  moins  vrai  ! 

Le  2  mars  1703  à  2  heures  du  matin,  l'armée  haitienne 
quitta  Azja  et  lit  halte  à  la  rivière  Ocoa.  Dessalines,  voyant 
fuir  les  espagnols  de  toutes  parts  à  son  approche,  les  accusa 
d'être  attaches  au  pa/ci  français;  il  ordonna  de  les  traiter  en 
ennemis  et  de  brûler  leurs  habitations. 

OCOA.  -  Voyez  :  Baie  d'O^oa  San  José  de  Ocoa.  Pointe 
d'Ocoa. 

OCRO.--  Voyez  :  Morne  Ocro. 

OGE. —  Habitations  située  dans  la  section  rurale  de  Mont' 
Rouis  no  1er,  commune  de  Saint  Marc. 

L'Etat  y  possède  68  carreaux  de  terre  .occupés  par  des  fer- 
miers. 

Productions  :  vivres  et  coton. 

OGF'. —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la  Selle, 
commune  de  Mirebalais,  sur  laquelle  l'Etat  possède  des  ter- 
res qu'il  afferme  à  des  particuliers.  Produit  beaucoup  de  café. 

OGE.  —  Habitation  caféière  située  dans  la  commune  de 
Dondon,  à  l'endroit  appelé  Calebassier,  du  nom  de  Vincent 
Ogé. 

OGE.  Nom  d'une  rue  à  Pétion-Vilie,  en  l'honneur  de 
l'immortel  Vincent  Ogé. 

OGE.-^  Habitation  située  dans  la  commune  de  Jacniel.  En 
novembre  1799,  lors  du  siège  de  Jacmel,  le  général  Laplume 
occupait  l'espace  compris  entre  la  mer  et  cette  habitation.  lî 
comm.mdait  la  c:)lonne  de  droite  de  l'arinée  de  Toussaint 
Louverture.  Le  colonel  Henri  Christophe  qui  commandait  la 
2-e  division,  s'établit  entre  Ci'tte  mê  ne  habitation  et  Saint  'Cyr. 

En  janvier  .1833,  Pétion  ht  sortir  de  Jacmel  les  bouches 
inutiles  :des  femmes  et  des  enfants  s'étaient  dirigés  vtrs  le 
quartier  de  Christophe;  ils  furent  accueillis  par  la  mitraille, 
Christop'.e  fit  approcher  de  sa  tente  les  malheureuses  l'em- 
ines  qui  existaient  enc  ire,  ut  jeta  (levant  elles  des  mo.'*ce,iu,v 
de  pain  et  de  biscuit,  (,'es  pauvres  femmes  se  précipitèrent 
sur  cette  nourriture,  se  battant  entre  elles.  Après  s'être  assu- 
ré de  ce  triste  spectacle,  il  le.s  ht  arrêtei-  et  jeter  vivantes 
pèle  mêle  avec  des  prisonniers  dans  les  puits  desséche  île 
l'habitation  Ogé,  qu'il  fit  ensuite  CHiviir  de  b  )is  résineux 
auxquels  il  mit  le  feu,  hMles  péi'irent  toutes  étouifées  par  la 
fumée. 

Dessalines  de  sofi  coté  accueillit  bien  les  tomme. ^  q  li  vin- 
rent dan:»  son  cannp. 


! 


■  OGOR    OLIV  329 

Voyez  .  Camp  Ogé  pour  complément. 

O'GORMAN.  -  Habitation  sucnère  de  la  section  rurale 
de  Pays  pourri,  commune  de  la  Croix  des  Bouquets.  A  par- 
tir de  l'hab  tation  O'Gorman  on  ne  voit  pas  de  trace  de  la 
rivière  du  Boucan  Brou,  qui  disparait  sous  terre.  C^tte  hahi-- 
tation  appartient  aux  héritiers  Brenor  Prophète,  N.  Lys  Du- 
vignaud  est  propriétaire  aussi  d'une  partie  de  cette  habita- 
tion . 

En  avril  1793,  le  major  O'Gorman,  colon  blanc  alla  occuper 
pour  les  anglais  le  passage  qui  conduit  de  la  Plaine  du  Cul- 
de-Sac  à  Léogane,  à  travers  les  montagnes,  afin  d'empêcher 
Toussaint  Louverture  de  communiquer  avec  Beauvais,  et  de 
contrarier  leurs  opérations  contre  le  Port  Républicain.  C'était 
un  riche  planteur  de  la  plaine  du  Cul  de  Sac.  I!  faisait  par- 
tie du  Conseil  du  général  Leclerc,  et  demandait  l'e.itermina- 
tion  des  indigènes. 

En  1803  après  avoir  incendié  la  plaine  du  Cal  -de-Sac  pour 
ne  pas  laisser  d'abris  aux  français,  Dessalines  du  canp  Frè- 
re fit  attaquer  O'Gorman  dont  la  sucrerie  é^ait  occupée  par 
4)  soldats  européens.  Les  français  firent  plusieurs  déchargas 
de  mousquterie  sur  les  indigènes.  L?  général  Gabart  défen- 
dit de  répondre  à  ces  attaques.  Les  indigènes  après  avoir 
pillé  et  brûlé  l'habitation,  continuèrent  à  ravager  la  plai- 
ne. 

OLIVE.— ^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  Pe- 
tite Plaisance,  commune  de  Cavaillon. 

L'Etat  y  possède  7  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

OLIVIER,  dit  BOIS  BERNARD.-^  Habitation  situé  dans 
la  section  rurale  de  Grand  Fond,  com  nane  de  Pétion-Vilte. 

OLIVIExSj.— Habitation  située  près  du  Pont  de  Miragoâne. 

En  1S02,  Cangé,  après  avoir  battu  Delpêche  dans  les  mor- 
nes de  Petit-Goâve,  alla  porter  la  guerre  dans  le  Sud  contre 
les  français  et  vint  camper  à  Olivier. 

Le  pont  était  gardé  par  un  bitaillon  de  chasseurs  indigè- 
nes sous  les  ordres  du  commandant  Pérou,  noir  et  par  d'au- 
tres troupes.  Les  chasseurs  indii^ènes,  ayant  appris  l'arrivée 
de  Cangé,  résolurent  de  lui  livrer  le  poste  qu'ils  gardaient. 
L'un  d'eux  se  rendit  à  Olivier  et  demanda  à  parler  à  Cangé 
En  ce  moment  Cangé  était  ivre,  et  maltraitait  tous  ceux  qui 
s'approchaient  de  lui.  Dès  qu'il  aperçut  l'uniforme  des  chas- 
seurs créoles,  il  s'écria  :  A.  rêtez  ce  français.  Le  jeune  hom- 
me fut  sabré  S0U3  ses  yeux.  Ses  propres  gens  furent  indi- 
gnes de  cet  acte  de  cruauté. 

Dès  que  les  chasseurs  créoles  apprirent  l'assassinat  de  leur 


330  OLÎV    ORAN 

envoyé,  ils  mar^^.hèrent  contre  les  insurgés,  les  attaquèrent 
avec  fureur,  les  culbutèrent,  et  les  poursuivirent  ar  loin» 
Cangé  ne  s'arrêta  dans  sa  fuite  que  dans  la  plaine  de  L'o- 
gane. 

Leveillé,  officier  noir  alla  aussi  canaper  à  Olivier  vers  la 
mê.ne  époque.  Il  recruta  beaucoup  de  cultivateurs  dans  les 
hauteurs  de  llochelois,  et  marcha  contre  les  français  qu'il 
battit  sur  l'habitation  Sainte  Croix, 

C'est  de  l'habitation  Olivier  que  Pétion  écrivit  le  12  mars 
1812  au  Sénat  pour  lui  annoncer  la  soumission  du  départe- 
ment du  Sud  à  la  république,  après  la  mort  du  géniril  An- 
dré Rigaud  aux  Cayes. 

OTjYa^IPE.  —  H  ibitation  situés  dans  la  section  rurale  de 
la  Nouvelle  ïouraine,  commune  de  Pétion  Ville. 

OLLÎVIER.-'-  Habitation  située  dans  la  93  section  rurale 
des  Cayes. 

0 MER.  — Morne  de  Jérémie,  près  de  l'embouchure  de  la 
Grande  Rivière. 

ONGSANO.  -  Autre  lom  de  la  rivière  d-^  Binica  qui  se 
jette  dans  Tx^rtibonite. 

O'PLATON.'^  Habitation  située  à  Gmthier.  Le  16  i:;out 
1924,  la  Commission  Cadastrale  a  revendiqué  environ  60 
carreaux  de  terre  pour  l'Etat. 

ORAM.  —Petite  Rivière  à  gauche  da  Bajabanito. 

OR\NG^S.  —  Voyex  :  Baie  d'Oran^'e.  Plaine  d'orange. Co- 
lette Plaine  d'Orange. 

ORANGES  EN  PILE  (les)..  -  Morne  de  la  commune  de 
!a  Baie  de  Henné. 

ORANG'CRS  (les). -'-Deuxième  section  rurale  de  la  com- 
mune de  C-iardonnières,  arronJissemaat  les  Coteaux.  Cha- 
pelle et  école. 

L'Etat  y  pi^sèle  2S7  carreaux  de  tarre  occupés  par  des 
lerniiers  sur  l'habitation  Bon  O^wrier. 

ORANGÏÏllS  (les). --Sixième  section  rurale  de  la  commune 
de  Léogane  Ecole  et  chapelle  rurale. 

La  rivière  des  Orangers  venant  du  haut  du  morne  des 
Palmes  est  tributaire  de  la  Granule  Rivière    de  Léagane. 

ORANGEIIS  (les).— Onziène  section  rurale  de  la  com- 
mune de  la  Croix-des  Bouquets,  arrondissement  da  Port  au- 
Prince.  Canton  fertile. 

Etî  1821.  le  président  Boyer  y  fit  diriger  quelque-^  immi- 
grants cultivateurs  américaine  de  la  raca  noire.  Ecoh»  et 
chapelle  rurale. 


CRAN     ORAN  381 

En  18i0  on  y  comptait  2  habitations  cultivées  en  cannes 
et  café,  8  en  café  et  coton,  15  petites  propriétés  en  citd  et 
coton,  70  en  café,  20  en  dépérissement,  10  nouveaux  éta- 
blissemenis,  11  abandonnées,  *<i  iiattes.  Total  129.  Vivres  et 
grains  abondants.  La  section  avait  produit  653  sacs  de  café 
et  65  ballots  coton. 

u 

0!i\N3r^>l3  (le-).  —  Montagne  de  l'arrondisse-nent  de 
Port-au-Prince,  département  de  l'Ouest,  près  de  xMirebalais. 
Un  col  conduit  de  la  plaine  du  Cul  de  Sic  par  les  Orangers 
pour  atteindre  à  la  Chapelle  la  région  du  fleuve   Artibonite^ 

Le  24  juin  1369  les  cacos  de  St  Marc  se  sont  présentés  en 
3  colonne;:  pour  attaqiar  la  H^'ie  d^sOri'igers  restée  au  pou- 
voir du  gouvernement.  Ils  furent  repoussés. 

En  1888,  lors  de  la  prise  d'armes  du  Nord  contre  le  gou- 
vernement provisoire.  le  général  Louis  Tassis  fut  envoyé 
dans  les  hauteurs  des  Orangers  par  le  chef  du  pouvoir  exé- 
cutif pour  garder  les  défiles  qui  donnent  accès  dans  la  plai- 
ne du  Cul  de  Sac.  Le.  .décembre,  il  s'empara  de  la  chapelle. 
Le  gouvernement  avait  établi  un  dépôt  de  provisions  de  gaer 
re  et  de  bouche  aux  Orangers  pour  l'armée  opérant  dans  l'Ar 
tibonite  et  le  Nord. .Après  la  déroute  du  général  Piquant  à 
Dessalines,  un  pi)ste  fut  établi  aux  Orangers  par  le  goaver- 
nemenr.  Il  fut  enlevé  par  les  Nordistes. 

OilANGr.^"]R5(l3s),—  Niavlè  n3  et  liraièr3  sî^tioi  rurale 
de  lacommunede  Biinet,  arrondissement  de  Jacnel.  Glle  est 
une  subdivision  de  la  section  rurale  de  Bu  des  Gris  Gris 
consacré  en  1875. 

ORANGERS  (le?).  -Rivière  tributaire  de  la  rivière  de  Bii. 
net  à  laquelle  elle  joint  ses  eaux  à  7  kiloaiètres  de  son  em- 
bouchure 

ORANGERS  (les),-  Rivière  qui  fournit  de  l'eau  à  la  ville 
de  Jacmel. 

ORANGERS  (le.-^).— Fort  situé  dans  l'arrondissement  de 
Dessalines,  section  rurale  du  Grand  Cahos  No    1,   commune 

de  la  Petite  Rivière  de  l'Artibo.iite. 

11  a  été  construit  en  13)1  sur  les  hiites  moataj^es  et  las 
immortels  rochers  des  C.ihos 

Ce  monument  atteste  la  résolution  des  haïtiens  de  créer 
une  patrie.  Il  y  a  8  pièces  de  canon  en  fer  de  différents  ca- 
libres, les  débris  d'un  affût  de  canon  et  d'un  essieu,  une  pou- 
drière construite  à  la  romaine,  placée  à  l'Est  de  la  grande 
rorte  d'entrée  ilu  fort  dont  la  façade  se  trouve  dans  une 
muraille  double,  une  citerne  de  l'Est  à  l'Ouest  de  la  barrièi-e 
mesurant  50  pieds  de  longueur  sur  25  de  largeur,  ayant  au 
milieu  4  piliers  en  maçonnerie  qui  servaient  de    piédestal  et 


332  ORAN     ÛRSE 

sur  lesquels  était  placée  une  couverture  en  tuiles,  destinée 
à  conserver  l'eau  de  cette  citerne.  La  majestueuse  muraille 
qui  enveloppe  cette  fortification  est  en  forme  d'étoile.  Son 
côté  Nord  s'est  écroulé  par  suite  d'un  tremblement  de  terre. 
Le  coté  Ouest  est  à  moitié  brisé. 

ORANGERS  (les).  — Vo^/ez  :  Grand  Dier.  Morne  des  Oran- 
gers. 

OREILLE  —  Voyez  :  Courte  Oreille.    Rivière   Saumâtre. 

0RE3TE.--  Habitation  située  près  du  bourg  de  la  Petite 
Rivière  de  l'Artibonite. 

Dessalines  y  passa  en  avril  1S92,  lors  de  la  soumission  de 
Ch.  Bélair  après  son  insurrection  contre  les  français  dans 
les  hauteurs  de  l'Arcahaie. 

ORL--  Etang  du  littoral  du  Nord  de  la    république  domi- 
nicaine près  duquel  passe  la  rivière  la  Yasica  avint  de  se  jj 
ter  dans  la  mer  par  la  lagune  Masio.   C'est  plutôt  un  canal 
formé  par  la  rivière  la  Yasica. 

0  U\NY.—Hibitati3n située  à  Ganthier.  L3  21  Mars  1925 
la  Commission  Cadastrale  a  fait  rapport  qu'elle  a  revendi- 
qué 2  '00  carreaux  de  terre  de  cette    habitation  pour  l'Etat. 

ORIOT.  ^  Habitation  située  dans  l'une  ou  l'autre  section 
rurale  du  Haut  de  St.  Marc,  commune  de  St  Marc. 

L'Eiat  y  possède  13  carreaux  de  terre  occupés  par  des 
fer  nierF. 

ORO  (el).  --  Ruisseau  qui  coule  au  Sud'Est  de  San  Juan 
delà  Maguana  et  qui  rouie  du  sable  aurifère,  d'où  lui  vient 
son  nom.  Le  bourg  de  las  Charcas  de  Maria  Novo  est  situé 
tout  près. 

ORLEANS  (d')."-  Rue  au  Petit  Trou  de  Nippes. 

ORME.-   Voyez  :  Bois  d'Orme. 

O'RONCK  -  Habitation  à  l'Anse  à  Veau.  Usine  Cen'Tale 
pour  la  préparation  du  café  appartenant  à  la  maison  Sim- 
monds  frères. 

ORNEAUX,  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de  la 
Grande  Rivière,  commune  de  Marigot,  sur  laquelle  l'Etat 
possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fermiers  et 
10  inoccupé?. 

OUTEGA.-- Ancienne  section  rura'e  de  la  commune  de 
Moca.  En  1840  on  y  comptait  55  belles  habitations  bien  cul- 
tivées en  tous  genres. 

0R3EAU.---  Habitation  située  dans  la  i:om;nune  de  La 
Chapelle. 

L'Etat  possède  une  portion    de  cette    habitation. 


ORTO    OUAN  333 

ORTODAN'S.—  Habitation  située  dans  la  commune  de  La 

Ci- a)  elle. 

L'Etat  possède  une  portion  de  cette  habitation. 

OSIER.--  Voyez  :  Fort  l'Oiier. 

OSTIN.— Voyez  :  Austin. 

OTRO  BANDA.—  Petit  village  (|oTiinicain  situé  dans  la 
baie  de  Neybe.  C'est  tout  près  du  village  qu'est  l'embau- 
chu.re  du  fleuve  la  Neyba.  11  a,jpartient  à  la  province  d'A- 
zua. 

OUANAMINTHE.—  Commune  de  5e  classe  de  l'arrondis- 
sement de  Fort  Liberté.  Elle  porte  le  nom  indien  qu'avait 
ie  canton  où  elle  est  située,  et  qui  s'appelait    Ga-znaninto 

Dès  1730,  on  y  avait  établi  une  chapelle  qui  lui  donna  nais- 
sance; le  vilJa-^e  est  plsicé  dans  une  savane  élevée,  sur  la 
rive  gauche  du  massacre,  il  onpreni  17  ilets  ayaat  73 
emplacements.  Il  ressentit  terriblement  les  effets  de  l'oura- 
gc.n  de  1772. 

La  commune,  dont  la  population  est  de  10.000  habitants 
contient  10  sections  rurales  qui  sont  ;  la  1ère  de  Maribaroux, 
la  2e  du  Bas  de  Maribaroux,  la  3a  de  l'Acul  des  Pins,  la  4e' 
de  la  Savane  au  lait,  la  5e  de  Savane  longue,  la  6e  de  Trou 
Gens  de  Nantes,  Ia7e  de  Capotille,  la  8e  de  Lamine,  la  9e 
de  Mont  Organisé,  la  10e  de  Bois  Pins. 

Les  habitants  s'appellent  les  Ouanaminthais. 

Les  deux  sections  rurales  du  nom  Maribaroux  produisent 
un  sucre  dont  la  qualité  est  jugée  supérieure  à  celui  de  Li- 
monade et  de  Quartier  Moiin.  Tafîa,  sirop,  campêche,  p  itu- 
rages.  Bœufs,  ctievaux,  porcs,  cabrits  perroquets,  volailles. 
L'air  y  est  sain. 

En  1839  il  y  avait  382  habitations  en  bon  état,  55  en  dété- 
rioration, 55  battes.  Total   454. 

La  loi  du  20  novembre  1821  fixe  la  distance  légale  de  cette 
commune  à   la  capitale  à   75  lieues. 

Ses  montagnes  renferment  des  mines  de  fer  et  de  soufre. 
Une  raine  d'or  a  été  exploitée  par  les  espagnols  dans  la  sec- 
ti'  n  rurale  de  Lamine. 

Fête  patj'onale  ,  le  15  août,  à  l'Assomption. 

La  loge  de  l'Onent  de  Ouanaminthe,  relevant  du  Grand 
'Orient  d'iiaiti  s'intitule  l'Union  dea  Frères  no   

La  garnison  de  la  commune  se  compose  du  2'Ôe  régiment 
d'iiuanieiie  de  ligne  créé  le  16  octobre  1866;  d'une  c^Miipa- 
gnie  d'artibrie  de  ligne  du  Fort-Libirté,  d'une  comp-.gnie 
c!e  police  administrative,  de  la  garde  nationde  à  pied  et  à  che- 
val, tt  de  la  police  rurale. 


834  OUAN    OUAN 

Le  conseil  communal  ne  s'administre  pas  sans  les  secours 
de  l'Etat. 

La  poste  arrive  àOaanaminthe  par  la  voie  du  Cap,  le  lun- 
di soir  et  repart  le  mardi  matin.  Dans  son  programme  de 
gouvernement,  le  général  Légitima  propofa  ia  création  d'une 
voie  ferrée  du  Cap  à  Oaanaminthe  par  les  Perchcîs.  Le  pro- 
posé d'administration  Ce  cette  commune  fut  supprimé  le  11 
décembre  1822  avec  ceux  des  autres  communes  de  l'intérieur. 

En  1902,  la  chambre  créa  l'arrondissement  de  Ouanaminthe. 

Le  21  Mars  1783  naquit  à  Ouanaminthe  Joseph  Courtois, 

Hl3r3lRE.^-Le  22  août  1791,  C  mdy,  h^m  n3  de  cou  e  ir,  prit 
les  armes  dans  les  environ?  de  Ouanaminthe  à  la  tête  d'un 
grand  nombre  des  siens,  la  plupart  condamnés  par  contu-- 
tumace  dans  l'affaire  de  Ogé  et  de  Chavannes. 

Le  gouverneu''  de  Blanchelande  les  fit  attaquer,  et  établit 
un  camp  à  Ouanaminthe. 

En  1792,  Candy  chassa  Dassas  du  Trou,  Celui-ci  se  réfugia. 
à  Ouanaminthe  où  Candy  le  poursuivit  et  le  força  à  signer 
un  concordat  avec  les  hommes  de  couleur. 

Le  26  juin  1793,  Lafeuillée,  officier  royaliste,  livra  Ouana- 
minthe à  10.000  hommes,  dont  6,000  sohiats  espagnols,  et 
4.000  guerriers  de   bandes  de  Jean  François. 

En  janvier  1803,  les  français  obtenaient  des  succès  à  Oua- 
naminthf^  et  refoulèrent  les  indigènes  mdépendants  au  loin 
dans  l'intérieur.  Le  16  janvier  après  ses  succès  à  Laxavon, 
le  général  Lacroix  escalada  le  fort  de  Ouanaminthe  après 
avoir  culbuté  et  dispersé  les  indépendants.  Il  laissa  le  com- 
mandement Vaussier  à  Ouanaminthe. 

Christophe  en  apprenant  ces  événements  marcha  contre 
Ouanaminthe  avec  2000  hommes  et  s'en  empara. 

En  1806  les  français  de  l'est  s'emparèrent  de  Ouanamin- 
the :  le  général  Capoix  partit  de  Fort  Liberté  et  les  en  chas- 
sa par  une  attaque  prompte  et  résolue. 

En  1855,  après  îa  journée  désastreuse  de  San  Thomé, 
l'empereur  Soulouque  se  porta  avec  son  armée  à  Ouar.amin- 
the. 

OUANAMINTHE.-  Voici  ce  que  dit  la  proclamation  du 
PrisidertAnt.  Simon  du  13  février  1911,  datée  de  Ouana- 
minthe." : 

"J'avais  voulu  plutôt  entrer  à  Ouanaminthe  en  Pacifica- 
teur et  non  en  conquéiant.  J'ai  usé  à  cet  effet  de  tous  les 
moyens  de  conciliation,  en  essayant  de  porter  l'ennemi  à 
mettre  bas  Us  armes.  Le  curé  de  Fort  Liberté,  sur    ma  de- 


OUAN    OtlAN  83iS 

mande,  avait  voyagé  avec  une  partie  des  forces  du   .çi^ouver- 
nement  aux  fins  d'aller  prêcher  aux  rebelles  la  parole  de  paix. 

Mais  les  audacieux  voyant,  sans  doute,  que  ces  sages 
mesures  étaient  une  preuve  de  faiblesse  de  la  part  du  gou- 
vernement, ont  donné  ferme  contre  mes  troupes  qu'ils  ont 
attaquées  à  trois  lieues  de  Ouanaminthe.  L'ennemi  agresseur 
talonné  par  les  divisions  des  généraux  Magloire  et  Fran- 
cillon,  se  réfugia  dans  le  Fort  Jacques,  position  inexpugna- 
ble, d'oià  leur  canon  vomissait  la  mitraille  sur  nos  malheu- 
reux soldats.  Après  un  combat  acharné  et  opiniâtre,  ceux-ci, 
fidèles  au  devoir  font  un  suprême  effort  et  les  divisions  des 
généraux  Sylvain,  Magloire  Francillon  et  D.  Alexandre 
coururent  à  l'assaut  du  Fort.  Tout  espoir  est  perdu  pour  les 
rebelles  qui,  dans  leur  lâche  et  honteuse  capitulation,  ont 
enveloppé   le  bourg  de  flammes.  Ouanaminthe  a'  disparu!   . 

Dès  avant  son  élection  à  la  présidence,  le  général  Cinci- 
natus  Leconte,  Chef  du  Pouvoir  Exécutif,  par  son  décret 
le  10  Août  1911,  alloua  une  somme  de  500.000  gourdes  aux 
habitants  de  Ouanaminthe  pour  les  dédommager  de  la  des- 
truction de  leurs  propriétés  et  de  leurs  animaux  par  le  gou- 
vernement de  Antoine  Simon  le  13  février  1911. 

A  partir  du  1er  Août  1918,  une  douane  frontière  y  a  été 
établie  avec  juridiction  sur  toute  la  frontière  du  départe- 
ment du  Mord,  de  la  baie  de  Mancenille  àCapotille  (  Moni- 
teur du  20  Septembre  1913). 

OUANAxMINTHE.—  En  1914,  le  général  Seymour  Pradel, 
à  la  tête  de  l'armée  gouvermentale  fit  le  siège  de  Ouana- 
minthe. Après  en  avoir  battu  les  révolutionnaires  dans  les 
environs  du  bourg,  ses  troupes  occupèrent  le  dit  bourg  qui 
fut  pillé  par  les  soldats  réguliers.  Il  n'y  eut  pas  de  dom- 
mag'^s  résultant  du  choc.  Dans  le  cours  de  la  même  année, 
Javilmar  Théodore,  après  avoir  été  repoussé  aux  Gonaives 
par  les  Zamoristes,  se  replia  en  dernier  lieu  sur  Ouanamin- 
the et  à  l'aide  de  quelques  personnes  de  l'endroit  prononça 
la  révolution.  Les  généraux  que  Davilmar  avait  à  sa  droite 
étaient  Hérard  Sylvain,  Dorcilien,  Charle-^  Sainave,  Samuel 
Mompoint.  Le  Gouvernem.ent  dépêcha  Charles  Zamor,  Codio, 
Constant  Vieux,  Saul  Péralte,  et  Désorme  Joazard  qui  li- 
vrèrent bataille  tant  dans  le  bourg  de  Ouanaminthe  qu'aux 
environs.  Les  révolutionnaires  furent  battus  et  les  troupes 
du  Gouvernement  après  cette  victoire  pillèrent  le  bourg. 

La  révolution  de  19 L5  semble  n'avoir  pas  atteint  Ouana- 
minthe puisque  proclamée  au  Cap,  elle  marcha  coutre  Port- 
au  Prince, 

En  Novembre  1915,  les  cacos  livrèrent  bataille  près  de 
Jnaria-Mendez,  à  Ouanammthe,  contre  les  Américains  qui 


•^36  '"    OXJ'AN'    OUAN 

les  obligèrent  à  traverser  la  frontière  et  de  se  réfugier  'à 
Dajabon.  Les  autorités  Dominicaines  désarmèrent  les  cacos. 
Le  fort  de  Ouanaminthe  fut  démolî  à  la  dynamite. 

Par  Arrêté  du  Président  Davilmar  Tiiéodore  du  9  octobre 
19]4,les  élections  du  député  des  communes  de  Ouanaminthe, 
de  Vallière,Carice,  Cerca-Ia  Source,  Lassale,  Mont  Organisé, 
Terrier  Rouge,  Trou,  kcul  Samedi,  Sainte  Suzanne,  Caraco! 
et  Perches  du  10  janvier  1914,  ont  été  annulées,  la  loi  élec- 
torale n'ayant  pas  été  observée. 

Dans  sa  séance  du  17  octobre,  la  chambre, seule  compéten- 
te pourvalider  ou  invalider  les  pouvoirs  de  ses  membres  a 
annulé  l'Arrêté  du  9  octobre. 

Une  loi  du  2  octobre  1918  du  Conseil  d'Etat  fixe  c\  Ouana 
minthele  siège  du  tribunal  de  1ère  instance  de  Fort  Liberté. 

Une  loi  du  Conseil  d'Etat  du  28  Juillet  1924  supprime  le 
tribunal  de  1ère  Instance  de  Ouanaminthe. 

Recettes  communales 

1921-22 12.831.50  gourdes 

172^-23 24,710,64 

1923-24 26.000.21 

1924-25 26,923.30 

S.  E,  Mr.  de  Arisé  Baptiste  était  comte  de  Ouanaminthe  sous 
l'empire  en  1849. 

-Le  7  mai  1865,  Salnave  y  prit  les  armes  contre  le  prési- 
dent Geffrard,  et  en  arrêta  le  commandant.  L'insurreclion  se 
propagea  vivement  au  Fort -Liberté,  au  Trou,  auCap-Haitien 
et  dans  tout  le  Nord  et  le  Nord-Ouest.  Cependant,  le  général 
Andrieux,  aide  du  colonel  Robert  Noël  y  firent  une  réaction 
en  faveur  du  président  Geffrard  dont  les  troupes  pénétrèrent 
dans  la  ville.  Ces  deux  officiers  furent  Uis  premiers  cacos, 
en  1867  dès  l'arrivée  de  Salnave  de  i'exil  après  le  déparc  de 
Geffrard,  à  cause  de  la  persécution  dont  ils  furent  l'objet  de 
la  part  de  Salnave. 

Pendant  que  le  général  Anselme  Prophète,  minitre  de  la 
guerre  du  président  Légitime  avançait  dans  le  cœur  du  "''ord 
et  refoulait  les  Nordistes  vers  le  Cap,  le  chef  de  l'inuirrec 
tion,  le  général  Hyppolite,  président  provisoire  du  Nord,  se 
tenait  à  Ouanaminthe-',  et  excitait  la  population  à  défenire 
la  révolution.  Il  y  séjdui'nat  du  23  janvier  ISS9  au  29  mai.  Le 
4  février  1911,  Ouanaminthe  pi"it  les  armes  conti-e  le  Prési- 
dent Antoine  Simon  en  faveur  de  CincinatusLeconte;  les  gé- 
néraux :  M  izael  Codio,  Chapuzette  Michel  et  Mathieu  Fiis- 
Aimé  étaient  les  chef-^  du  mouvement.  Le  samedi  11  février, 
ils  en  furent  chassés  par  les  troupes  du  Gouvernenient  pen  - 
dant  que  le  président.Antoine  Siinon  était  au  Cap. 


OUES    OUES*  337  ' 

OUEST  (  r  ),-^Un  des  cinq  départements  de  la  République 
d'Haiti,  (  Voyez  l'ancienne  division  du  mot  Baiii  )  et  le  ta- 
bleau page  90,  comprend  six  arrondissements,  savoir  :  ceux 
de  Port-au-Prince,  Léogane,  de  Jacmel,  de  Saltrou,  de  Mire- 
balais  et  de  Lascahobas.  Population  350.000  habitants. 

Trente  six  lieues  de  longueur  sur  15  de  largeur.  Est  borné 
au  Nord  et  au  Sud  par  la  mer,  à  l'Oilest  par  le  département 
du  Sud  et  à  l'Est  par  la  républiuue  dominicaine. 

Il  a  le  privilège  de  posséder  la  capitale  de  la  République 
onze  sénateurs. 

Il  renferme  la  plus  haute  chaîne  de  montagnes  du  pays  : 
la  Selle,  située  au  Sud,  qui  atteint  2715  mètres  au  dessus  de 
la  mer,  Les  autres  montagnes  sont  :  le  Mexique,  le  Grand- 
Fond,  le  Pensez-y- Bien,  le  mont  Terrible,  les  Orangers  et 
les  Matheux. 

Ces  montagnes  sont  froides  :  l'air  v  est  sain.  Il  y  a  un 
étang  :  l'étang  Saumatre . 

Ses  caps  sont  :  le  Cap  Raimond,  les  caps  de  Bainet-,  de  Jac- 
mel, le  Gap  Maréchaux  et  le  Cap  Rojo.  L'Ile  de  la  Gonave. 

Les  golfes  de  la  Gonave  où  de  de  Léogane,  les  baies  de 
Port-au-Prince,  de  Petit-Goâve,  de  Bainet,  de  Jacmel,  la  Guil- 
laumone,  Momance  ou  rivière  de  Léogane,  le  Cul-de-Sac,  le 
Boucan  Brou,  de  Mont-Rouis.  de  l'ArCibDnite,  cette  dernière 
en  partie,  de  l' Arcahaie . 

Les  plaines  de  l'Arcahaie,  de  Léogane  et  du  Cul-de-Sac. 

Forêts  vierges,  plaines  luxriantes.  Température  saine,  ce 
département  est  très  fertile  et  mieux  cultVé  que  les  autres. 
Il  fournit  le  coton,  l'arrow-root,  le  café,  le  campêche,  l'indi- 
gotier, la  salsepareille,  le  cirier,  la  vulnéraire,  la  mélisse,  la 
sensitlve,  la  menthe,  la  camomille,  le  baumier,  la  battrave, 
des  courges  géantes,  différentes  sortes  de  légumes  de  Fran- 
ce, Tacajou,  le  tabac,  le  chêne  de^.  Antilles,  le  liège  des  In- 
des, le  pin  d'Ojcident,  le  latanier,  le  gaiac,  des  arbres  frui- 
tiers parmi  lesquels  se  distinguent   le  pêcher  et  le  pommier. 

On  en  remarque  des  sources  thermo-minérales. 

Le  sol  recèle  du  phosphate  de  chaux,  du  sel  de  nitre,  le 
silex  pyromaque,  le  guano,  le  marbre,  le  cristal  de  roche, 
le  gypse,  des  mines  de  fer  et  de  cuivre,  de  spath,  du  phos- 
phate, du  quartz,  des  pierres  de  taitles'j  de  la  craie,  de  l'ocre, 
de  la  houille,  des  carières  de  pierres  meulières  et  des  mi- 
nerais de   soufre. 

il  est  moins  accessibb  que  les  autres  départements  aux 
effets  désastreux  des  vents  du  Nord,  grâce  à  sa  situation 
géographique.  Une  brise  de  terre  venant  du  Sud  Est  et  celle 
de  mer  qui  commença  ordi'iairement  à  10  heures  du  matin 


838  OUES    OUVR 

venant  de  l'Ouest  ou  du  Nord -Ouest  jujqu'à  7  heures  du  soir 
y  soufflent  alternativement  rafraîchissant  sa  température. 
Les  habitants  appellent  hiver  la  période  des  orages  d'avril 
à  novembre.  Pendant  la  saison  pluvieuse  la  brise  de  terre 
descend  des  montagnes  souvent  avec  la  force  d'une  tem- 
pête sans  s'annoncer,  Les  navires  doivent  être  toujours  prêts 
d'amener  subitement  toutes  leurs  voile^  Ces  coups  de  vent 
violents  se  portent  jusqu'à  12  kilomètres  de  distance  de  la 
côte.  Quelquefois  leur  portée  va  jusqu'au  milieu  du  canal, 
entre  Cuba  Haiti  et  la  Jamaïque. 

Une  certaine  perturbation  fut  portée  dans  la  subdivision 
militaire  de  ce  Département  :  les  communes  de  Saltrou  et 
de  Grand  Gobier,  dépendant  effectivement  de  l'arrondisse- 
ment de  Jacmel,  en  furent  détachées  pour  former,  en  vertu 
de  la  loi  du  14  septembre  I8S2,  une  ligne  militaire  assimilée 
aux    arrondissements  de  4e.  classe. 

Cette  loi  n'a  été  appliquée,  et  cet  arro  idisss  nent  insolite 
n'a  eu  un  commandant  particulier,  que  sous  le  gouverne- 
ment du  président  Hippolyte. 

Le  département  de  l'Ouest  a  4  circonscriptions  scolaires: 
Port-au-Prince,  Jacmel,  Mirebalais,  Lascahobas,  et  Léogane. 
222  écoles,  458  instituteurs;  1079  élèves 

Les  hommes  de  l'Ouest  ont  suivi  les  principes  libéraux  de 
Pétion;  ils  sont  républicains;  mais  ils  aiment  à  sentir  la 
main  de  l'autorité. 

Histoire.  ~  Le  7  novembre  1790,  les  hommes  de  couleur 
de  l'Ouest  et  du  Sud  se  rassemblent  à  la  voix  d'Ogé  le  29 
Août  1791,  ils  se  donnent  des  chefs. 

Le  24  Octobre  1791,  Caradeux  fut  nommé  commandant 
général  des  gardes  nationales  de  l'Ouest,  ez  Beauvais  com- 
mandant en  second. 

L.e  22  septembre  1793,  Polvérel  approuve  et  proclame 
dans  l'Ouest  la  liberté  générale  des  esclaves,  déjà  proclamée 
dans  le  Nord  par  Santhonax  le  29  Août,  et  qui  sera  procla- 
mée dans  le  Sud  encore  par  Polvérel  le  6  Août. 

Le  22  mars  1792,  les  noirs  de  l'Ouest  s'insurgèrent  en 
masse  contre  la  domination  française. 

Le.  18  janvier  1807,  Pétion  fut  nommé  général  en  chef 
du  département  de    l'Ouest. 

Voyez  Nord  Ouest. 

OURQUEBY.-- Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Coupe-à-David,  commune  de  l'Acul  du  Nord.  L'Etat  y 
possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fermiers. 

OUVRIER.  --  Voyez  :  Bon  ouvrier  -Monovrier 


1 


OZAM     OZAM  339 

OZAMA  {  r  ).--  Fleuve  à  '.'embouchure  duquel  est  établie 
la  ville  de  Santo-Doming^o.  Pour  les  petits  bâtiments  il  est  na- 
vigable à  35  kilomètres  de  la  mer  ce  qui  facilite  les  transports; 
mais  de  gros  navires  pourraient  le  remonter  jusqu'à  4  kilo- 
mètres où  sa  profondeur  est  de  7,5  mètres.  A  l'embouchure 
se  trouve  une  barre  formée  par  le  sable  qu'il  charrie;  il  n'a 
en  cet  endroit  que  11  à  12  pieds  d'eau,  Ses  berges  sont  à  pic, 
et  s'abaissent  au  Nord  de  Santo  Domingo  à  1  mètre.  Il  dépas- 
se rarement  son  lit.  Lors  de  l'ouragan  du  6  septembre  1883 
ses  eaux  se -groupèrent  si  violemment  que  le  pont  en  bois 
qui  joint  la  ville  à  Paparita  fut  enlevé. 

On  traverse  l'Ozama  au  port  dans  un  parc  pour  aller  sur  la 
rive  gauche  oH  se-  trouve  un  patit  village.  S?,  largeur  en  cet- 
endroit  est  de  530  pieds  français.  Sa  profondeur  est  de  24 
pieds.  En  mars  1805  lors  du  siège  de  Santo  Domingo  par 
Dessalines,  la  colonne  du  général  Clervaux  dut  remonter  à 
plus  de  8  lieues  le  cours  de  l'Ozama  pour  trouver  un  gué 

La  mer  pénétrant  assez  loin,  l'eau  n'est  potable  qu'à  une 
grande  distance.  On  boit  plutôt  l'eau  des  citernes  à  Santo - 
Domingo. 

Son  cours  est  de  95  kilomètres.  Il  prend  sa  source  entre  le 
sillon  de  la  Viuda  (  versant  méridional  de  la  chaîne  Hiiera 
central),  et  laLoma  Lagueneta  arroge  la  partie  centrale  de 
la  province  de  Santo  DDTiingo,  avant  de  se  jeter  à  la  mer  à 
l'Est  de  Santo  Domingo.  Il  roule  ses  eaux  avec  tant  d'impé- 
tuosité et  d'abondance  qu'elles  décolorent  en  rougi  à  une 
grande  distance  le  bleu  de  la  mer.  L'Ozama  charrie  par  heure 
en  moyenne  339.120  mètres  cubes  d  eau  à  la  mer  avec  une  vi- 
tesse moyenne  de  3500  mètres  par  heure. 

'     Parmi  les  lieues  qu'il  arrose,   on  doit  citer  :  las  Minas,  Pa- 
parito  et  Santo  Domingo, 

Les  prin'îipales  rivières  qu'elle  reçoit  sont  :  le  Limon,  la 
Santa  Cruz,  le  Bernajo.  le  Jicaco,  la  Yabacoa,  près  de  Baya- 
guana,  la  Cribe  Plata,  l'Isabelle  prè?  du  village  de  Santa  Cruz 
Ferry,  l'Agua  Dulce.  le  Mont  de  Plata,  le  Guavanimo,  la  Jai- 
namosa,  la  Yuca,  le  Dajao.  la  Luiza,  le  Garicao,  le  port  de 
Santo  DominsTO  est  situé  à  l'embouchure  de  l'Ozama. 

La  plaine  de  Santo  Domingo  part  de  la  rive  gauche  de  l'O- 
zama, jusqu'au  cap  Engano. 

■  Le  bassin  de  l'Ozama  s'étend  sur  2000  kilomètres  carrés; 
il  comprend  les  plaines  de  Santo-Domingo;  il  est  formé  par 
les  miOnts  de  los  Muertos;  il  est  baigné  par  la  mer  des  Antilles. 

OZAMA  (  r  ).—  Nom  d'une  rue  anx  Gonaives.  L'Etat  y 
possède  17  emplacements  occupés  par  des  fermiers. 

OOZ  AMA(  r  ). Voyez  :  Victoria  de  Ozama. 

OZANILLA  (  la  ).  —  Rivière  tributaire  à  droite  de  l'Ozama. 


PACAUD.— ^  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Turgeau,  commune  de  Port  au  Prince,  bornée  par  Want. 

PACAUD,—  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
la  Crète-Brulée,  commune  de  Mirebalais,  sur  laquelle  l'E- 
tat possède  lO  carreaux  de  terre  affermés  à  des  particu- 
liers et  20  autres  non  occupés,  dénoncés  à  la  vacance, 

PACAUD,  —Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Bassin  Caïman,  commune  de  Dondon; 

L'Etat  y  possède  8  carreaux  de  terre  et  un  reste  occupés 
par  des  fermiers. 

PACAUD.  —Habitation  située  dans  la  section  rurale  des 
Palmes,  commune  de  Petit-G^ave,  sur  laquelle  l'Etat  possè- 
de des  terres  occupées  par  des  fermiers. 

PACICAUD.  —  Habitation  située  dans  la  1ère  section  ru- 
rale de  Port  à  Piment. 

PACIENCIA.—N  Montagne  dépendant  du  groupe  du  Ca- 
nal. La  gor^e  appelée  Sillon  de  la  Viuda  mène  à  travers  le=! 
montées  de  la  Paciencia.  Voyez  :  Patience.- 

PACKET.--  Habitation  située  dans  la  commune  de  la 
Plaine  du  Nord. 

PACR03— Habitation  situéa  dans  la  sBcLion  rurale  de  la 
Montagne,  commune  de  Jacm-^l,  sur  laquelle  l'Etat  possède 
3i4  de  carreau  de  terre"  inoccupé. 

PACTEAU,  —  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Palmiste  à  Vin  de  la  commune  de  Léogane. 

PACrORTOEN.  -Habitation  située  dans  la  section  ru- 
rale de  Fond  de  Boudin,  commune  de  Léogane  dans  les  mor- 
nes. L'Etat  y  possède  des  terres. Contenance  indéterminée. 

PADAVES.  -  Le  4  mars  1805  la  division  du  Nord  de  l'ar- 
mée haitienne  marchant  contre  Santo-Domingo,  traversa  le 
mont  Padaves  en  sortant  de  Cotui. 

PAGE  ou  LE  PAGE.  -  Habitation   cacaoyôre  située    aux 


PAGE     PAM  '341 

■portes  de  Dame-Marie,  appartenant  à  MryAQberti'St 'doux 
et  aux  héritiers  Margron  de  Jérémie. 

PAGE.-'- Habitation  située  dans  la  section  rurale    de    la 
Hauteur  de  Corail  dans  la    banlieue   de    la  ville    de  Co- 
rail. 
L'Etat  y  possède  1  carreau  de  terre  occupé  par  un  fermier. 

PAGEOT.  Fort  situé  à  Port  de  Paix,du  nom  d'un  général 
français.II  est  placé  sur  une  hauteur  tout  près  de  la  mer.  Lors 
que  les  français  arrivèrent  en  1802  devant  Port  de  Paix,  le 
citoyen  Poitevien,  homme  de  couleur,  commandant  du  port, 
lança  de  ce  fort  un  boulet  qui  tua  20  hommes  à  bord  du 
vaisseau  français.  L'escadre  cessa  aussitôt  son  feu.  Après 
-avoir  brûlé  la  ville  qu'il  évacua,  Maurepas  se  retira  au  fort 
Pageot  qui  domine  le  canal  de  la  Tortue  pour  suivre  le  mou- 
vement de  l'escadre  française. Il  vit  la  division  française  dé- 
barquer sur  la  rive  gauche  du  fleuve  des  Trois  Rivières,  il 
envoya  contre  elle  400  hommes  s'embusquer  au  gué  du  fleu- 
ve. Après  un  combat  acharné,  les  400  hommes  rentrèrent  à 
Port  de  Paix,  A  l'approche  des  français,  Maurepas  abandon- 
na le  fort  Pageot  dont  il  enleva  les  munitions. 

Lors  de  la  révolte  des  indigènes  coatra  lei  français,  à  la 
fin  de  la  même  année,  Dessa'ines  dinait  à  la  Petite  Rivière 
de  l'Artibonite,  au  presbytère,  on  avait  mvité  le  curé  du 
bourg,  l'abbé  Videau,  pendant  le  repas,  une  femme  de  cou- 
leur, Madame  Pageot,  servante  de  l'abbé  Videau,  se  montra 
à  la^porte  du  salon,  se  tint  vis  à  vis  de  Dessalines,  et  lui  fit 
comprendre  par  des  signes  qu'il  allait  être  garotté. 

Dessalines  se  leva  tout  à  coup,  ss  psncha  sur  une  fenê- 
tre, ôt  dit  au  chef  de  brigade  Andrieux  qui  commandait  le 
bourg  pour  les  français  ;  "  J'aperçois  une  fumée  du  côté  de 
ia  raontag:ne,  les  brigands  viennent  nous  assaillir;  je  vole  à 
leur  rencontre.  "  Il  sortit  précipitamment  du  salon,  se  ren- 
dit au  milieu  de  la  place  d'armes  et  tira  deux  coups  de  pis- 
tolet. Un  de  ses  lieutenants,  Cottereau,  à  la  tête  de  3,000  cul- 
tivateurs, se  précipita  dans  le  bourg. Andrieux  se  retira 
dans  le  fort  de  la  Crête-à- Pierrot,  et  l'abbé  Videau  prit  la 
fuite  sur  un  r-heval  vers  les  Verrettes.  Dessalines  se  rendit 
au  pied  du  fort  de  la  Crête  à  Pierrot,et  commanda  à  Andrieux 
de  rentrer  à  St.  Marc.  Entouré  d'ennemis,  le  français  indi- 
gné et  sans  espoir  de  pouvoir  résister,  obéit  à  regret.  ... 

Le  S  janvier  1803,  l'adjudant  général  Ramel  attaqua  le 
fort  Pageot  sous  \t  feu  le  plus  vif  des  indigènes.  Il  eut  un 
bras  fracassé  d'une  balle,  et  fut  repoussé.  Le  général  Clau- 
sel  ramena  les  français  à  l'assaut,  et  entra  sans  coup  férir 
dans  la  fortification  que  les  indigènes  avaient  abandon- 
née.   , 


542  PAGE    PALE 

En  juin,  1807,  Nicolas  Louis  en  révolce  contre  Christophe 
pénétra  de  nuit  dans  ce  fort.  Le  lendemain  matin;  il  y  fit 
battre  la  diane.  Le  général  Romain  marcha  contre  lui  et 
fut  repoussé  3  fois  avec  perte  Blessé,  il  évacua  Port  de  Paix 
sur  le  Cap,  porté  sur  des  brancards. 

PAILLASSE  ou  PAYASSE.-^  Habitation  situéi  dans  la 
section  rurale  de  Bonbjn,  comiiune  da  Jérémie,  b^rnéa  par 
Janvier  et  Jourdain. 

PAILLETTE.  -  Voyea  .  Payette. 

PAILLERE  (  Guéroul  de  la  ).—  Habitation  caféière  située 
à  Sans-Souci,  dont  Marie  Constance  Caroline  Durand,  Veuve 
Guéroult  de  la  Pallière  avait  hérité  de  son  mari. 

PAIX  (  la  ).—  Nom  d'une  rue  au  Môle  Saint-Nicolas,  dan^ 
laquelle  l'Etat  possède  17  emplacements  occupés  par  des  fer- 
miers. 

PAIX. —  Voyez  :  Place  de  la  Paix.  Port  de-Paix.  Place  Gef- 
frard. 

POINÇON.— ^  Habitation  située  au  haut  de  Saint- Marc. 

PAIN-de-SUCRE.-^  Habitation  dans  la  commune  de  la 
Croix-des-Bouquets. 

PAJARITO  (  le  ).-,  Petit  hameau,  poste  militaire  ou  can- 
tonnai de  la  province  de  Santo -Domingo  qu'arrosent  l'Oza- 
ma  et  la  Jainamosa.  Usines  centrales  :  la  Jainamosa  et  la 
Francia.  Un  pont  en  bois  joint  le  hameau,  à  Santo-Domingo; 
ce  pont  fut  enlevé  lors  de  l'ouragan  du  6  septembre  1883. 
tant  les  eaux  de  l'Ozama  s'accrurent. 

PALAIS  (  le  ).  —  Nom  d'une  rue  au  Gros  Morne,  dans  la- 
quelle l'Etat  possède  28  emplacements  occupés  par  des  fer- 
miers. 

PALAIS  DU  RAMIER  (  le  ).-^  Palais  royale  bâti  par  le  roi 
Christophe  à  peu  de  distance  de  la  citadelle  de  la  Perrière 
sur  le  morne  du  Bonnet  à  l'Evêque,  commune  de  Milot.  11  est 
en  ruines  aujourd'hui,  comme  la  citadelle  et  le  palais  de  Sans- 
Souci.  C'était  une  longue  maison  distribuée  en  plusieurs  ap- 
partements, avec  une  salle  de  billard,  des  magasin?  et  des  loge 
nients  pour  les  domestiques.  Des  jardins  de  fleurs  ornaient 
ce  séjour  où.  l'air  est  frais  et  pur. 

C'était  un  autre  fort,  écrasé  par  son  voisin  :  la  citadelle 
de  la  Perrière.  Au  pied  des  murs  gisent  dans  l'herba  des  ca- 
nons, des  mortiers  de  tout  calibre  qui  se  couvrent  de  rouille 
depuis  1820. 

PALEME. —  Habitation  inoccupée  située  dans  la  section 
de  la  Marre  à  Savon,  commune  de  Bombardopolis,  apparte- 
nant à  l'Etat  Contenance  indéterminée. 


PALE    PALM  343 

PaLENQUE  (  el  ).—  Baie  formée  par  la  mer  des  Antilles 
dans  la  république  dominicaine.  Le  port  appartient  à  la  com- 
mune de  Saint-Christophe  assez  près  de  l'embouchure  du 
Nisao.  On  y  embarque  les  denrées  de  la  commune.  Pointe  si- 
tuée au  Sud  de  la  république  dominicaine. 

PALESTINE.--  Habitation  située  dans  la  section  rurale 
de  la  Grande- Rivière,  commune  de  Baradères. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers. 
Contenadce  indéterminée. 

PALINARE.-^  Habitation  située  dans  la  commune  de 
Maissade. 

L'Etat  y  possède  5  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

PALITOS  (  los  ).-*-  Montagne  dépendant  du  Cibao  central. 

PALLA.—  Voyez  :  Rio  Palla. 

PALM  A.  -  Voyez  •  Subido  de  la  Palma. 

PALMAS.-*-  Ancienne  section  rurale  de  la  commune  de  la 
Vega.  En  1840  il  y  avait  de  belles  cultures  de  tabac,  café  et 
grains. 

PALMAREJO.-^  Ancienne  section  rurale  de  la  commune 
d'Azua.  En  1840,  il  y  avait  23  habitations  cultivées  en  cannes 
et  vivres.  Total  23. 

PALMELLENA.- Voyez  :  Pointe  de  Palmellena. 

PALMA  (  las  ).—  Rivière  tributaire  à  droite  de  la  Licei, 
laquelle  se  jette  dans  la  Carmé. 

PALMAS  [  las  ].  —  Ancienne  section  rurale  de  la  commu- 
ne de  Santiago.  En  1840  la  culture  consistait  en  tabac,  can- 
nes à  sucre  et  vivres  de  toutes  espèces. 

PALMAS  (  las  ).—  Rivière  tributaire  â  droite  de  l'Ocoa. 

PALMES  (  les  ).^-  Neuvième  section  rurale  de  la  commu- 
ne de  Petit-Goâve;  arrondissement  de  Léogane.  Ecole  et 
chapelle  rurales.  En  1840  il  y  avait  232  habitations  en  café, 
vivres  en  bon   état,  43  en  médiocre  état.  Total  241. 

Une  des  limites  de  l'arrondissement  de  Jacmel  traverse  à 
l'Ouest  la  crête  des  Palmes  du  Petit-Goâve  d'où  prend  sa 
source  la  rivière  des  Orangers.  La  montagne  des  Palmes  dé- 
pend de  la  chaine  de  la  Selle. 

Il  y  a  les  habitations  :  la  Seringue,  Grégoire,  Lemite,  Joua- 
nel.  Labbée  sur  lesquelles  l'Etat  possède  38  carneaux  de  ter- 
re occupés  par  des  fermiers.  On  y  produit  beaucoup  de  four- 
rage. 

Au  sommet  d'un  morne  il  existe  au  Sud'Est  de  Petit- 
Goave  un  étang  d'eau   douce  appelée  étang  Durissy,   d'une 


344  PALM     P.^LM 

lieue  et  demie  de  circuit,  où  Ton  trouve  du  poisson  et  du  gi- 
bier aquatique  en  abondance. 

Chapelie  importante.  Monseigneur  Hillion,  archevêque  de 
Port-au-Prince,  l'a  visitée  en  mars  1888  dans  sa  tournée  pas- 
torale de  l'Ouest. 

PALMES  (les  ).—  Dixième  section  rurale  de  la  commune 
de  Petit-Goàve, 

ïl  y  les  habitations  Allègre,  Saurette,  Pacaud,  sur  lesquel- 
les l'Etat  possède  10  carreaux  de  terre  occupés  par  des  fer- 
miers. 

PALMES  (  les  ). —  Cinquième  section  rurale  de  la  commu- 
ne de  Saint  LouisduSud,  arrondiss^^ment  d'Aquin.  Ecole  et 
chapelle  rurales.  Un3  loi  de  1906  subdivise  cette  sec- 
tion en  5e  et  Se  sections. 

L'Etat  y  possède  des  terres  occupées  par  des  fermiers  sur 
les  habitations:  Raymond  15  carreaux  déterre;  Durand  15, 
Fourmy  6;  Catiche  Damêle  5;  Jeanne  Congo  5;  Fanchon  La- 
combe  3  En  1840  il  y  avait  1  habitation  sucrerie,  8  cultivées 
en  cannes  et  café  avec  petits  moulins,  204  caféières  en  bon 
état,  4  abandonnées.  Total  217. 

Par  la  loi  du  4  août  1906  (  Moniteur  du  8  août  1906  )  la 
5e  section  des  Palmes  de  Saint  Louis  du  Sud  fut  subdivisée 
en  6e  ei  Se  sections.  La  5e  section  s'éteai  du  Nori  au  Sud 
de  l'habitation  Mombin  jusqu'à  celle  de  Terre  Neuve  incluse 
eu  de  l'Est  à  l'Ouest  de  l'habitation  Bellevue  jusqu'à  celle 
Mercier  incluse.  La  8é  section  s'étend  du  Nord  au  Sud  de 
l'habitation  Constant  jusqu'à  celle  du  Gros  Morne  et  de  l'Est 
à  rOuestde  l'habitation-Raymond  jusqu'à  celle  de  Légende 
incluse. 

PALMILKS.-    Voyez  :  Trois  Palmiers. 

PALMILLA.--  Pointe  située  au  Sud  de  la  république  do- 
minicaine. 

PALMISTE.  -  Habitation  située  dans  la  section  rurale  de 
Marbial,  commune  de  Jacmel,  sur  laquelle  l'Etat  possède  1 
carreau  de  terre  affermé  à  des  particuliers  11  y  a  aussi  1 
reste  indéterminé. 

PALMISTE  -  -  Habitation  située  dans  la  commune  de  Des- 
salines. Le  canal  de  cette  habitation  a  été  reereusé  en  1887 
jusqu'à  l'habitation  Bruno. 

PALMISTE.- -  Pointe  située  sur  le  côte  de  l'Ile  de  la  Tor- 
tue. C'est  là  et  à  la  Bisse-Terre  que  le  commandant  Vincent 
Louis  aborda  en  janvier  1803  sur  des  ra  leaux  pour  aller  in- 
cendier les  établissements  des  français  dans  l'île. 

PALMISTE.--  Voyez  :  Fond  Palmiste. 


PALM     PALO  345';  :; 

PAMISTE-a-VIN  [  le  ].—  Quinzième  et  dernière  section 
rurale  de  la  commune  de  Léogane.  Il  y  a  l'habitation,  Morin, 
Pacteau,  Chapelle  et  école  rurales,  La  rivièr  du  Palmiste  à 
Vin  se  jette  dans  la  mer  entre  Léogane  et  Grand-Goave.  En 
1840  cette  section  rurale  avait  217  habitations  plantées  en 
café,  coton  et  vivres  en  bon  état,  32  en  médiocre  état,  To- 
tal 249,' 

PALMISTES  à- VIN  [les)— Pointe  située  au  Sud'Ouest 
de  la  baie  et  de  la  Pointe  de  Henné,  avant  d'atteindre  l'Ari- 
se-à-Joseph,  dans  l'arrondissement  du  Môle  Saint-Nicolas. 

PALMISTE  CLAIR.  -  Habitation  située  sur  les  confins  de 
la  commune  des  Grands  Bois;  où  les  affranchis  de  l'Ouest  se 
rassemblèrent  pour  obtenir  leurs  droits  civils  et  politiques. 
Bauvais  était  leur  chef. 

PALMISTE  TEMPE.  -Poste  avancé  important  situé  sur 
la  ligne  frontière  de  la  section  rurale  de  Fond  Verrettes.com 
mune  de  la  Croix  des  Bouquets,  arrondissement  de  Port  au 
Prince,  Il  est  placé  en  face  de  l'Etang  Salé  sur  de  hauts 
mornes,  à  l'entrée  des  chemins  qui  conduisent  de  Neibe  au 
Fond  Verrettes.  Ce  poste  a  64  hommes  de  la  garde  nationa- 
le de  l'endroit,  logés  dans  un  co