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Full text of "Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l'ancien diocèse de Lisieux, ou, Documents officiels analysés pour servir à l'histoire du personnel de l'évêché, de la cathédrale, des collégiale, des abbayes et prieurés, des paroisses et chapelles, ainsi que de toutes les familles notables de ce diocèse, 1692-1790"

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INVENTAIRE  HISTORIQUE 

DES  ACTES  TRANSCRITS 

AUX   INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

DE     L'ANCIEN    DIOCESE    DE     LISIEUX 

OU 

DOCUMENTS  OFFICIELS 

ANALYSÉS 


Digitized  by  the  Internet  Archive 

in  2012  with  funding  from 

University  of  Toronto 


http://www.archive.org/details/inventairehistor01piel 


CATHEDRALE  DE  LISIEUX 

ET  PALAIS  EPISCOPAL 


INVENTAIRE  HISTORIQUE 

DES  ACTES. TRANSCRITS 

AUX  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

L'ANCIEN    DIOCÈSE  DE   LISIEUX  fjgjjj     % 

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DOCUMENTS  OFFICIELS 

A  K  A  L  Y  S  E  H 

POUR  SERVIR  A  L'HISTOIRE  DU  PERSONNEL  DE  L'ÈVÉCHÉ, 
DE  LA  CATHÉDRALE,  DES   COLLÉGIALES,    DES  ABBAYES    ET   PRIEURÉS, 

DES    PAROISSES    ET    CHAPELLES, 
ainsi  que  de  toutes  les  Familles  notables  de  ce  Diocèse. 

(1692  -  1790) 
Par    M.     l'Abbé    PIEL, 

CURÉ    DU    MESNIL-MAUGER, 
MEMBRE    DE    LA    SOCIÉTÉ   HISTORIQUE    DE    LISIEUX. 


Ouvrage   précédé   d'une   Introduction   sur  l'ancien  Droit  ecclésiastique 
et  suivi  de  tables  très  complètes  des  noms  cités  dans  chaque  volume, 
orné  de  cartes,  plans  et  vues  de  monuments, 
publié   avec   l'approbation   de  S.    G.    Mgp  l'Evêque  de   Bayeux  et   Lisieux. 


TOME    I 


LISIEUX 

IMPRIMERIE   TYPOGRAPHIQUE   ET   LITHOGRAHIIQjarTT   LERE^pUR 

49,  Grande-Rue,  49 


1891      r      ^n 


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LETTRE 


Bayeux,  le  <>    Décembre  i890 


Monsieur    le  Curé, 

Vous  avez  entrepris  de  publier  l'Analyse  des  Insinuations 
Ecclésiastiques  de  l'ancien  diocèse  de  Lisieux  de  1692  a 
1 790. 

Par  un  travail  aride  et  persévérant,  par  une  patience 
obstinée"  à  déchiffrer  ces  vieilles  écritures,  à  résumer  ces 
milliers  de  documents  qui  intéressent  notre  histoire  locale 
pendant  tout  le  dix- huitième  siècle,  vous  avez  sauvé  d'un 
oubli  certain  quantité  de  noms  et  de  faits  précieux  pour 
les  biographes,  les  généalogistes,  les  descendants  de  nos 
anciennes  familles,  les  historiens  de  nos  paroisses  et  de 
nos  monastères.  Je  ne  puis  que  vous  féliciter  de  ce  travail 
dont  j'autorise  bien  volontiers  la  publication. 

Tout   à  vous  en  N.-S. 

;   FLAVIEN. 


ii»l 


PRÉFACE 


Un  siècle  s'est  ù  peine  écoulé  depuis  lu  catastrophe  qui  renversa  V Eglise  de 
France;  et,  déjà,  habitués  à  de  nouvelles  règles,  à  de  nouveaux  usages, 
rivant  sous  un  régime  nouveau,  nous  ne  connaissons  bientôt  plus  rien  des  lois 
et  des  coutumes  qui  régirent  si  longtemps  nos  ancêtres. 

La  Révolution  française  fît  disparaître  chapitres,  abbayes,  prieurés  et  cha- 
pelles. Si  elle  n'osa  pas  tout  d'abord  effacer  jusqu'aux  évêehés  et  paroisses,  elle 
les  transforma  d'une  main  sacrilège  et  leur  imprima  les  stigmates  du  schisme, 
invisibles  peut-être  par  le  vulgaire  ignorant  ou  passionné,  mais  bientôt  aperçus 
par  les  vrais  fidèles.  Les  bâtiments  claustraux  furent  démolis,  les  églises  et  les 
chapelles  des  monastères  s'effondrèrent,  des  paroisses  finirent  même  par  dispa- 
raître; et  souvent  aujourd'hui  la  charrue  trace  son  sillon  là  où  vécurent  et 
prièrent  tant  de  générations  de  saints,  de  savants  et  de  bienfaiteurs  de  V huma- 
nité, ("est  en  vain  que  l'historien  et  V antiquaire  infatigables  cherchent  à  réta- 
blir le  lieu  où  fut  telle  cathédrale,  telle  abbaye,  tel  prieuré  :  de  tous  ces  monu- 
ments de  lu  foi  et  du  génie  de  nos  pères,  il  ne  reste  plus  de  vestiges,  plus  rien 
qui  permette  de  les  reconstituer  au  moins  par  la  pensée  ;  souvent  même  il  est 
impossible  d'indiquer  l'endroit  dont  ils  furent  si  longtemps  Vornemenl. 

Et  si  les  édifices  ont  ainsi  disparu,  qui  gardera  la  mémoire  des  hommes  qui 
mil  passé  pur  là  f  Sans  doute  nous  avons  les  noms  de  la  plupart  de  nos  êvêques, 
des  abbés  de  nos  monastères  et  des  grands  dignitaires  de  l'Eglise  de  France  ; 
mais  toute  cette  multitude  de  chanoines,  de  religieux,  de  pasteurs  des  âmes  qui 
ont  vécu  sous  les  arceaux  de  nos  cathédrales,  de  nos  églises  ou  de  nos  cloîtres, 
ces  puissants  seigneurs  qui  bâtirent  les  châteaux  altiers  ou  les  humbles  manoirs 
de  nos  campagnes,  qui  nous  apprendra  leur  histoire,  s'ils  en  ont  une  ?  Qui  nous 
redira  au  moins  leurs  noms  et  la  gloire  de  leur  famille?  Hélas!  le  souffle  de  la 
mort  a  passé  sur  tous,  et  presque  tous  sont  ensevelis  dans  un  égal  oubli. 

C'est  de  cet  oubli  qu'il  serait  intéressant  de  tirer  tous  ces  personnages  ;  mais 
le  temps  et  les  documents  feront  presque  toujours  défaut.  Cependant  le  désir 
de  conserver  à  l'histoire  les  noms  de  ceux  qui  par  leur  position,  leur  naissance, 
leurs  travaux  et  leurs  talents  ont  illustré  notre  pays  /mus  a  porté  à  publier  cer- 

2 


II  PREFACE 

tains  documents  concernant  l'ancien  diocèse  de  Lisieux  pendant  les  dernières 
années  du  xvnR  et  tout  le  xvnie  siècle.  Ce  travail  que  nous  livrons  à  la  publicité 
est  le  résumé  des  Registres  des  Insinuations  Ecclésiastiques  du  diocèse  de 
Lisieux. 

On  appelait  Insinuations  la  transcription  des  actes  ecclésiastiques  sur  les 
registres  de  bureaux  établis  à  cet  effet  dans  chaque  diocèse.  Ces  bureaux 
avaient  été  institués  en  vertu  d'un  édil  publié  par  Henri  II,  au  mois  de  murs 
1653,  sur  la  demande  des  évêques,  dans  le  but  d'obvier  aux  fraudes  et  aux 
abus  relatifs  aux  bénéfices  ecclésiastiques.  Mais  cette  ordonnance  ne  fut  pas 
également  mise  à  exécution  dans  tous  les  diocèses.  Une  nouvelle  ordonnance  de 
Henri  IV (1595)  insista  sur  la  bonne  tenue  de  ces  registres;  mais  sans  plus 
de  succès,  parait-il.  Enfin,  en  1691,  Louis  XIV  régularisa  cette  institution 
telle  quelle  a  fonctionné  jusqu'à  la   Révolution . 

C'est  l'exactitude  ou  la  négligence  que  l'on  apporta  à  se  soumettre  sur  ce 
point  aux  ordonnances  royales  qui  fait  que  dans  certains  diocèses  on  trouve  un 
très  grand  nombre  de  registres  des  Insinuations,  tandis  que  dans  d'autres  la 
quantité  en  est  moins  considérable.  Il  est  permis  de  supposer  aussi  que  bon 
nombre  de  ces  registres  ont  été  perdus  pendant  la  Révolution.  Nous  connaissons 
certains  diocèses  où  ces  registres  ri  ont  été  sauvés  que  par  hasard  de  la  main,  des 
épiciers  et  des  chiffonniers. 

Les  registres  du  bureau  de  Lisieux  ne  commencent  qu'en  1692,  après  l'édil 
de  Louis  XIV.  Il  y  a  quarante-trois  volumes  in-f°  ;  mais  le  quinzième  est  d'un 
format  plus  étendu  ;  il  contient  plus  de  feuilles  et  l'écriture  est,  beaucoup  plus 
serrée  que  dans  les  autres  volumes.  Nous  estimons  que  ce  quinzième  registre 
contient  bien  la  matière  de  trois  des  autres. 

Quoique  le  registre  qui  porte  le  n"  I  n'ait  été  commencé  qu'en  1692,  il  est 
certain  qu'il  y  avait  eu  précédemment  à  Lisieux  un  bureau  des  Insinuations 
Ecclésiastiques  ;  car  nous  avons  eu  entre  les  mains  des  feuilles  manuscrites 
d'une  date  bien  antérieure,  portant  en  titre  :  «  Extrait  des  Registres  des  Insi- 
nuations Ecclésiastiques  du  diocèse  de  Lisieux.  » 

A  partir  de  1692,  nos  registres  se  suivent  sans  interruption,  jour  par  jour, 
jusqu'à  la  Révolution.  Ils  sont  aujourd'hui  la  propriété  de  M.  l'abbé  Loir, 
curé  de  Bienfait e  et  président  de  la  Société  historique  de  Lisieux.  Je  dois  à 
son  obligeance  bien  connue  d'avoir  pu  les  résumer  :  qu'il  en  reçoive  ici  publi- 
quement le  témoignage  de  ma  reconnaissance. 

Ces  registres,  pendant  la  tourmente  révolutionnaire,  étaient  restés  en  la  pos- 
session de  M.  Guillaume-  Jacques-François  Boudard,  ancien  receveur  des  revenus 
de  l'évêchê  de  Lisieux. 

Les  actes  contenus  dans  les  registres  des  Insinuations  se  rapportent  tous 
directement  ou  indirectement  aux  bénéfices  ecclésiastiques,  aux  ordinations, 
aux  dispenses  de  bans  ou  d'empêchements  de  mariage.  Il  y  a  aussi  quelques 
testaments  ou  donations  au  profit  des  églises  ou  des  confréries. 


PRÉFACE  III 

On  tenait  encore  au  bureau  des  Insinuations  EccUsiitstiqv.es  une  autre  espèce 
de  registres  qui  ne  font  pas  partie  de  notre  collection.  Les  archives  du  Calvados 
en  possèdent  quelques  volumes.  Ce  sont  des  déclarations  des  revenus  des  béné- 
fices faites  pur  les  bénéfîciers.  Ces  pièces  n'ont  qu'un  caractère  fiscal  ;  et,  malgré 
l'intérêt  qu'elles  peuvent  présenter,  elles  n'offrent  que  des  rapports  éloignés 
tirer  nos  éludes  :  nous  ne  nous  en  occuperons  pas  davantage. 

Après  avoir  indiqué  ce  que  sont  les  Insinuations  Ecclésiastiques,  entrons 
dans  quelques  détails  sur  le  côté  purement  matériel  de  cette  publication. 

Les  manuscrits  du  xvn8  siècle  contiennent  beaucoup  d'abréviations  ;  nous  n'en 
avons  conservé  (pie  quelques-unes  pour  des  mots  qui  reviennent  presque  à  chaque 
ligne. 

On  enseignait,  il  y  a  moins  de  cinquante  ans  encore,  que  les  noms  propres 
n'avaient  pas  d'orthographe.  Il  faut  avouer  que  nos  pères  usaient  largement  de 
ce  principe.  Sous  avons  trouvé  certains  noms  propres  écrits  de  trois  ou  quatre 
manières  différentes  dans  un  acte  de  sept  ou  huit  lignes.  Nous  ne  parlons  pas 
îles  noms  précédés  de  l'article:  on  l'employait  ou  on  l'omettait  à  volonté.  Nous 
nous  sommes  parfois  trouvé  embarrassé  pour  choisir  au  milieu  de  ces  ortho- 
graphes différentes.  Aussi  avons-nous  été  heureux  quand  nous  avons  pu  ren- 
contrer la  signature  du  personnage  dont  le  nom  était  ainsi  défiguré:  nous  nous 
sommes  empressé  d'adopter  l 'orthographe  de  la  signature.  Mais  plus  d'une  fois 
il  arrive  que  le  même  individu  ne  signe  pas  constamment  de  lu  même  manière  ; 
ou  bien  il  ne  signe  pus  comme  son  père  signait  ;  le  frère  n'écrit  pas  son  nom 
comme  l'écrit  son  frère. 

Bien  souvent  c'est  le  greffier  qui  fixe  l'orthographe  d'un  nom  de  famille  et 
celte  orthographe  se  trouve  modifiée  quand  arrive  un  autre  greffier.  Ainsi  le 
nom  de  Lefebvre  a  été  presque  constamment  écrit  Lefebure  jusqu'à  plus  de  la 
moitié  du  xvme  siècle  et  prononcé  Lefèvre.  Vers  cette  époque,  un  nouveau  gref- 
fier arriva  au  bureau  des  Insinuations  :  il  écrivit  presque  toujours  Lefèvre, 
quoique  les  actes  qu'il  copiait  portassent  Lefebvre  et  que  les  signataires  écri- 
vissent également  Lebebvre  ou  Lei'ebure.  Nous  pourrions  multiplier  les 
exemples. 

On  ne  devra  donc  pas  conclure,  comme  on  le  ferait  aujourd'hui,  que  telU 
personne  n'est  pas  de  ta  même  famille  que  telle  autre  par  la  seule  raison  que 
l'une  n'écrit  pas  son  nom  de  la  même  manière  que  la  première  ;  que  l'une  a 
l'article  ou  une  particule  avant  son  nom  et  que  l'autre  ne  les  prend  pas  ;  que 
l'une  écrit  son  nom  en  deux  mots  et  que  l'autre  l'écrit  en  un  seul  mot;  que 
l'une  écrit,  par  exemple,  Nepveu  et  que  Vautre  met  Neveu.  Nous  l'avons  dit, 
on  trouve  de  ces  différences  dans  la  signature  du  père  et  dans  celle  du  fils  : 
bien  mieux,  dans  la  signature  de  la  même  personne  à  différentes  époque  de 

su  vie. 

Il  ne  faudrait  donc  pas  être  surpris  de  rencontrer  dans  le  cours  de  notre 
travail  le  même  nom  propre  écrit  de  différentes  manières.  Dans  l'impossibilité 


IV  PRÉFACE 

de  fi. ver  une  orthographe  que  les  possesseurs  du  nom  n'avaient  pus  fixée  eux- 
mêmes,  nous  avons  le  plus  souvent  écrit  les  noms  propres  comme  nous  les  avons 
trouvés,  en  évitant  toutefois  d'employer  dans  le  même  article  plusieurs  ortho- 
graphes pour  le  même  nom. 

Une  autre  difficulté  pour  lu  lecture  et  la  transcription  des  noms  propres 
vient  de  ce  qu'un  certain  nombre  de  lettres  de  l'alphabet  se  ressemblent  abso- 
lument dans  les  manuscrits  du  xvne  siècle  et  du  commencement  du  siècle  sui- 
vant. Les  lettres  n,  u,  v,  r  se  font  de  la  même  manière.  Aussi,  à  moins  que 
l'on  ne  soit  renseigné  d'ailleurs  sur  le  véritable  nom,  il  est  impossible  de 
savoir  s'il  faut  lire,  par  exemple,  Bonnet  ou  Bouvet  ;  de  la  Bove  ou  de  la  Boue; 
Mannoury  ou  Maunoury  ;  Donville  ou  Douville  ;  Mouleilles  ou  Monleille,  etc. 
Autre  difficulté  encore  :  On  n'a  guère  commencé  qii 'au  x\> in0  siècle  a  se  servir 
de  l'apostrophe  lorsque  Vurticle  ou  la  particule  se  trouvaient  devant  un  mol 
commençant  par  une  voyelle.  Auparavant  on  joignait  la  lettre  L  ou  D  au  mot 
suivant,  sans  même  écrire  le  nom  propre  avec  une  mujuscule.  Ainsi  on  écrivait: 
Le  seigneur  dorbec,  pour  d'Orbec  ;  et  quelquefois  on  mettait  Dorbec  avec  un 
D  majuscule.  On  voit  d'après  cet  exemple  combien  il  est  souvent  malaisé  île 
distinguer  si  l'on  doit  donner  ou  refuser  la  particule  au  nom  propre  que  l'on 
écrit.  Les  noms  propres  ne  se  devinent  pas:  nous  réclamerons  donc  l'indul- 
gence des  lecteurs  s'ils  rencontrent  des  noms  défigurés. 

Nous  avons  généralement  placé  les  actes  dans  l'ordre  qu'ils  occupent  dans 
les  registres  manuscrits  des  Insinuations.  Cependant  nous  avons  groupé  ensemble 
et.  réuni  dans  un  même  article  tous  les  actes  qui  se  rapportent  au  même  fait. 
Ainsi  nous  avons  mis  ensemble  l'acte  de  résignation  d'une  cure,  les  lettres  de 
provision  de  celle  cure  obtenues  en  cour  de  Rome,  le  visa  épiscopal  donné  à  ces 
lettres  de  provision  et  le  procès-verbal  de  la  prise  de  possession.  De  même 
tous  les  actes  concernant  les  grades  obtenus  dans  une  Université  ;  lettres  de 
tonsure  et  de  maître  ès-arls,  de  quinquennium  et  de  nomination  de  gradués, 
signification  de  grades,  etc.,  se  trouvent  souvent  dans  le  même  article.  Tous  les 
articles  de  chaque  registre  sont  précédés  d'un  numéro  d'ordre.  Quand  dans  un 
registre  les  actes  se  rapportant  au  même  individu  ou  au  même  fait  n'ont  pas 
été  réunis,  des  numéros  de  concordance  placés  à  la  fin  des  divers  articles 
renvoient  aux  autres  articles  qui  ont  trait  à  ce  fait  où  à  cet  individu. 

Nous  plaçons  en  tête  de  notre  premier  volume  une  gravure  du  portail  occi- 
dental de  la  cathédrale  et  de  la  façade  de  l'évêché  de  Lisieux,  tels  qu'on  les 
voit  actuellement.  Pour  mieux  conserver  le  souvenir  de  tout  ce  qui  concerne 
notre  diocèse,  nous  aurions  désiré  joindre  à  notre  travail  des  plans  et  des  gra- 
vures de  tous  les  établissements  qui  ont  disparu  ;  mais  il  en  est  beaucoup  dont 
les  dessins  ne  nous  ont  pas  été  conservés.  Les  bénédictins  de  la  congrégation 
de  Sainl-Maur  avaient  publié  des  vues  a  vol  d'oiseau  de  leurs  abbayes  et  prin- 
cipaux prieurés.  Cela  nous  permettra  de  donner  les  vues  des  abbayes  de  Saint- 
Evroull,  Notre-Dame-de-Bernay,  Saint-Pierre-de-Préaux,  et  des  prieurés  de 


PREFACE 


Noire-Dame  de  Beaumonl-en-Auge  et  de  Sainl-Himer.  Mais  nous  aurons 
rien  qui  nous  rappelle  les  abbayes  de  Gormeilles  et  de  Grestain,  monastères  de 
l'ancienne  observance  de  l'ordre,  de  Saint-Benoit.  Cependant,  nous  avons  pu 
faire  le  relevé  des  murs  de  clôture  de  l'abbaye  deGrestain,  indiquer  la  position 
de  l'église  abbatiale,  détruite  vers  1700,  celle  de  la  chapelle  gui  la  remplaça, 
la  maison  des  chapelains  et  la  maison  abbatiale,  les  jardins  et  la  maison  du 
portier.  Toutes  ces  constructions,  élevées  au  siècle  dernier,  existent,  encore. 

Il  nous  a  été  impossible  de  rien  retrouver  de  l'abbaye  des  Bénédictines  de 
Saint -Lé  ger-de-Préaux :  Quand  à  l'abbaye  de  N.-D.-du-Pré,  à  Saint-Désir 
de  Lisieux,  n'ayant  pu.  nous  procurer  d'anciennes  gravures  qui  la  représentent, 
nous  la  donnerons  telle  quelle  est  aujourd'hui.  L'aspect  général  du  monastère 
a  été  du  reste  bien  peu  modifié.  On  a  seulement  bâti  une  chapelle  pour  remplacer 
l'église  abbatiale  qui  sert  maintenant  d'église  paroissiale. 

Il  existe  à  la  Bibliothèque  nationale,  à  Paris,  un  volume  de  dessins,  faits  à  la 
main  et  assez  grossièrement  exécutés,  des  abbayes  de  l'ordre  des  Génovéfains, 
congrégations  de  France.  Nous  y  avons  trouvé  une  vue  du  prieuré  de  Sainle- 
Barbe-en-Auge,  que  nous  avons  fait  reproduire. 

Nous  avons  pu  reconstituer  remplacement  des  maisons  canoniales  et  de  quel- 
ques autres  maisons  appartenant  au  Chapitre  ou  au  clergé  de  Saint-Germain, 
dans  la  ville  de  Lisieux. 

Nous  donnons  aussi  un  plan  terrier  de  la  Cathédrale  avec  les  anciens  vocables 
des  chapelles  et  la  place  qu'occupaient  au  chanir  les  dignités,  chanoines,  chape- 
lains et  autres  officiers  de  cette  église. 

Nous  publions,  d'après  Banville,  la  carte  séparée  des  quatre  archidiaconês 
du  diocèse.  On  trouvera  un  archidiaconé  dans  chacun  des  quatre  derniers 
volumes. 

Enfin,  nous  placerons  dans  le  texte,  à  l'article  de  leur  prise  de  possession, 
les  armoiries  des  évéques  et  des  doyens  du  Chapitre,  et,  à  la  table  du  premier 
volume,  celles  des  abbayes  et  principaux  prieurés.  Les  armes  de  M%r  de 
Matignon  se  trouveront  à  l'article  117  du  XIe  registre  (tome  II),  et  celles  de 
M.  Taignier  de  la  Bretesche,  doyen  du  Chapitre,  au  1er  article  du  lev  registre. 

En  terminant  cette  préface,  nous  attirons  d'une  façon  toute  particulière 
l'attention  du  lecteur  sur  la  table  qui  se  trouve  à  la  fin  de  chaque  volume.  Elle, 
lui  est  absolument  indispensable  pour  retrouver  les  renseignements  dont  il  a 
besoin  et  qui  sont  perdus  épars  dans  cette  multitude  si  considérable  de  docu- 
ments. 

Cette  table,  qui  est  un  véritable  pouillé,  indique  d'abord  les  noms  des  évéques 
et  de  tout  le  personnel  de  Vévéché,  ainsi  que  tout  ce  qui  s'y  rattache.  Puis 
passant  à  la  Cathédrale  elle  donne  les  titres  des  dignités,  prébendes,  chapelles 
et  offices  divers  de  celle  église  avec  les  noms  de  tous  les  titulaires  qui  les  ont 
occupés  elles  différents  détails  qui  peuvent  se  rapoorler  à  la  vie  de  ces  person- 
nages. De  même  pour  les  abbayes,  prieurés  et  séminaires,  notre  table  présente 


VJ  PREFACE 

la  suite  des  abbés,  prieurs,  religieux  et  directeurs  qui  régirent  ou  habitèrent  ces 

maisons  à  V époque  qui  nous  occupe. 

Ensuite  nous  trouvons  toutes  les  paroisses  du  diocèse  et  de  ses  exemptions, 
divisées  par  archidiaconés,  doyennés  et  cures. 

Les  noms  des  archidiacres  sont  inscrits  aux  dignités  du  Chapitre  de  la  Cathé- 
drale et  ceux  des  doyens  se  trouvent  en  tête  de  chaque  doyenné. 

La  table  de  chaque  paroisse  donne  les  noms  du  saint  auquel  elle  est  consacrée, 
des  curés,  vicaires,  prêtres  et  ordinands  de  V endroit,  les  patrons  qui  nomment 
à  la  cure,  les  seigneurs  et  les  notables  du  lieu,  les  chapelles  qui  peuvent  se 
trouver  sur  le  territoire  de  la  paroisse  avec  les  noms  des  titulaires,  desservants 
et  patrons  présentateurs  de  ces  chapelles  ;  puis  les  faits  divers,  s'il  y  en  a,  qui 
se  rapportent  à  la  paroisse. 

Enfin  notre  table  se  termine  par  les  noms  des  ecclésiastiques  de  diocèses 
étrangers  qui  ont  fait  signifier  leurs  grades  universitaires  dans  le  diocèse  de 
Lisieux. 

Tous  les  noms  de  la  table  sont  suivis  de  deux  nombres  :  l'un  en  chiffres 
romains,  indiquant  le  numéro  du  registre  ;  Vautre  en  chiffres  arabes,  indiquant 
V article  de  ce  registre  ou  il  est  question  du  personnage. 

A  la  suite  de  cette  table,  il  y  a  une  liste  par  lettres  alphabétiques  de  tous  les 
noms  des  bénéfices  du  diocèse.  Chaque  nom  est  suivi  d'un  numéro  renvoyant  à 
la  page  de  la  table  où  il  est  question  du  bénéfice. 

Tel  est  notre  travail.  Ce  n'est  pas  une  histoire  du  diocèse  de  Lisieux  ;  c'est 
le  résumé  de  pièces  officielles  concernant  les  établissements  religieux  et  les 
familles  de  ce  diocèse.  Quelques-uns  regretteront  peut-être  que  nous  n'ayons 
pas  donné  une  autre  forme  à  ce  travail.  Le  genre  narratif  eût  offert  plus 
d'attrait  aux  lecteurs  ;  mais  aussi  il  eût  enlevé  le  caractère  spécial  de  ces  éludes. 
Ce  n'est  pas  notre  œuvre  personnelle  que  nous  avons  voulu  présenter  aux 
amateurs  d'histoire  locale  ;  ce  sont  des  sources  authentiques  auxquelles  ils 
pourront  puiser  sans  crainte  d'être  induits  en  erreur.  D'ailleurs,  il  y  a  une- 
foule  de  détails  qui,  suivants  les  circonstances,  serviront  un  jour  ou  l'uulre  à 
quelques-uns  de  nos  lecteurs  et  qu'il  eût  été  difficile  de  faire  entrer  dans  un 
récit  suivi. 

Quoi  qu'il  en  soit  de  la  forme,  si  Von  considère  combien  jadis  l'élément  reli- 
gieux avait  pénétré  la  société  civile,  on  verra  de  suite  quelle  mine  inépuisable 
de  renseignements  ces  documents  pourront  fournir  à  ceux  qui  voudront  étudier 
l'histoire  des  paroisses  ou  des  familles  de  ce  pays. 


PRINCIPALES    ABKEVIATIOXS 

Ch"  ou  chev' Chevalier.  Mes,c   ou  M'" Messire. 

£'e  '11. in," Comte.  Me,. Monseigneur. 

Dam"e  ou  dlle Damoiselle  ou  _  °  • 

demoiselle.  pbre prêtre. 

Escr Ecuver.  Sr,  Sg1'  ou  Seigr Seigneur. 

Led Ledit.  Vie.  g1 Vicaire  général. 

M' Maître. 


INTRODUCTION 


France. 


Un  se  ferait  une  fausse  idée  de  l'état  de  l'Eglise  de  France  pendant  les  Etat  de  l'an- 
siècles  qui  ont  précédé  la  Révolution  française  si  on  se  la  figurait  telle  qu'elle  cienne  Eglise 
rst  aujourd'hui.  Sa  discipline,  surtout  en  ce  qui  concerne  le  clergé,  a  été 
profondément  modifiée  par  la  confiscation  des  biens  et  des  revenus  ecclé- 
siastiques, par  la  suppression  des  droits  de  patronage  pour  la  nomination 
aux  bénéfices  et  par  l'abolition  du  Concordat  conclu  en  1516  entre  Léon  X 
et  François  Ie1 . 

Ce  Concordat  faisait  la  règle  du  clergé  de  France  et  lui  donnait  une 
organisation  toute  différente  de  celle  qui  le  régit  aujourd'hui.  C'est  cette 
organisation  que  nous  trouverons  suivie  à  chaque  page,  à  chaque  ligne  des 
Insinuations  Ecclésiastiques.  Pour  bien  comprendre  la  plupart  des  faits  que 
nous  rencontrerons  dans  ces  documents  et  pour  les  suivre  avec  intérêt,  il  est 
nécessaire  de  connaître  les  principes  du  droit  ancien  relatifs  aux  bénéfices 
ecclésiastiques  et  leur  application  spéciale  au  diocèse  de  Lisieux.  C'est  pour- 
quoi dans  la  première  partie  de  cette  introduction  nous  exposerons  les 
principes  généraux  du  droit  suivi  alors,  et,  dans  une  seconde  partie  nous 
'iitrerons  dans  les  détails  particuliers  à  notre  diocèse. 


PREMIÈRE    PARTIE 

Principes  généraux  du  Droit  ancien   touchant   les  bénélices 

Pour  traiter  ce  sujet  avec  méthode  nous  diviserons  la  matière  en  quatre 
chapitres  :  1.  Notions  sur  les  bénéfices  ;  II.  Moyens  d'obtenir  un  bénéfice  ; 
111.  Comment  on  pouvait  perdre  un  bénéfice  ;  IV.  Insinuations  des  différents 
actes  relatifs  aux  bénéfices.  Nous  terminerons  par  un  chapitre  additionnel 
sur  les  titres  cléricaux  et  sur  les  brefs  obtenus  pour  relever  de  l'ordre  du 
sous-diaconat. 


VIII 


INTRODUCTION 


CHAPITRK  I 


•         * 


iX  O  T  I  O  X  S     S  V  i;     LES    » E  X  K  V  I  <"  K  « 


Définition  du 
bénéfice. 


Son  essence. 


Les  vicariats 
sont  -  ils  des 
bénéfices  ? 


Un  bénéfice,  disent  les  canonistes,  est  le  droit  perpétuel  de  jouir  du 
revenu  de  certains  biens  consacrés  à  Dieu,  accordé  à  un  ecclésiastique  par 
l'autorité  de  l'Eglise  à  raison  de  quelque  fonction  spirituelle. 

Dans  le  langage  ordinaire  on  donne  souvent  le  nom  de  bénéfice  à 
l'établissement  où  s'exerce  cette  fonction  spirituelle.  Ainsi  une  cure  est  un 
bénéfice,  un  canonicat  est  un  bénéfice.  On  dit  :  desservir  un  bénéfice. 

Il  est  de  l'essence  d'un  bénéfice  de  conférer  l'inamovibilité  à  celui  qui  en 
est  titulaire.  Aussi  autrefois  tous  les  bénéfices,  quelque  faible  que  fût  leur 
importance,  étaient  tous  donnés  à  vie.  Ils  étaient  la  propriété  de  celui  qui  en 
jouissait,  excepté  qu'il  ne  pouvait  pas  les  vendre  :  et  cette  propriété  ne 
pouvait  lui  être  ravie  sans  sa  volonté  que  pour  des  fautes  bien  déterminées 
par  le  droit  et  après  jugement. 

Aujourd'hui  on  distingue  les  cures  en  deux  classes  :  les  cures  inamo- 
vibles et  les  cures  amovibles.  Jadis  on  ne  connaissait  pas  cette  distinction. 
Une  cure,  quelque  petite  qu'elle  fût,  une  chapelle,  même  privée,  du  moment 
qu'elles  étaient  dotées  de  revenus  ecclésiastiques,  étaient  des  bénéfices,  et 
leurs  titulaires  étaient  inamovibles. 

Les  vicariats  n'étaient  pas  en  général  des  bénéfices.  Les  curés,  qui  dési- 
raient se  faire  aider  dans  leurs  fonctions  pouvaient  prendre  un  vicaire  quand 
bon  leur  semblait,  même  sans  eu  prévenir  l'évèque  (1),  et  le  renvoyer  égale- 
ment quand  ils  le  jugeaient,  à  propos.  Il  y  avait  cependant  certaines  paroisses 
où  les  curés,  pour  des  raisons  spéciales,  étaient  tenus  d'avoir  un  ou  plusieurs 
vicaires.  Les  vicaires  étaient  généralement  à  la  charge  des  curés. 

Si  les  vicariats  en  général  n'étaient  pas  des  bénéfices,  ils  pouvaient  parfois 
le  devenir.  C'était  dans  le  cas  où  l'on  aurait  fondé  un  vicariat  avec  des  revenus, 
y  attachés,  qui  en  faisaient  un  véritable  bénéfice.  Cela  avait  lieu  pour  le 
vicariat  de  la  Cathédrale  de  Lisieux  appelé  la  vicairie  de  Rays  ou  Retz,  et 
pour  d'autres  encore. 


§  1 .  —  Différentes  espèces  de  bénéfices. 

On  distingue  plusieurs  espèces  de  bénéfices  :  1"   les  bénéfices  à   charge 
d'âmes  et  les  bénéfices  simples  :   2°  les  bénéfices  séculiers  et  les  bénéfices 


(1)  A  cette  époque  où  le  clergé  était  fort  nombreux,  il  y  avait  beaucoup  de  prêtres  dispo- 
nibles qui  attendaient  des  postes.  Un  grand  nombre  obtenaient  de  l'évèque  des  lettres 
d'aptitude  à  exercer  les  fonctions  de  vicaires  et  se  trouvaient  très  heureux  quand  un  curf 
les  demandait  pour  partager  ses  fonctions.  C'était  parmi  ces  prêtres  approuvés  que  les  curés 
«levaient  choisir  leurs  vicaires. 


INTRODUCTION  IX 

réguliers  ;  3°  les  bénéfices  en  règle  et  les  bénéfices  en  commende  ;  4°  les 
bénéfices  incompatibles  et  les  bénéfices  compatibles. 

1.  Les  bénéfices  à  charge  d'âmes  sont  ceux  dont  les  titulaires  sont  chargés        Bénéfices  à 
directement  de  sanctifier  les  âmes  et  de  remplir  près  des  fidèles  les  fonctions  qui 
peuvent  les  aidera  gagner  le  ciel.  Les  cures  surtout  sont  des  bénéfices  à  charge 
d'àmes.  Ces  sortes  de  bénéfices  requ  ièrent  la  résidence  de  leurs  titulaires. 

Il  est  des  bénéficiers  qui  n'ont  pa  s  charge  d'àmes,  mais  dont  les  îonctions 
requièrent  cependant  la  résidence,  à  moins  qu'ils  n'en  soient  légitimement 
dispensés  :   ainsi  les  chanoines,  certains  chapelains  de  la  Cathédrale. 

Les  bénéfices  simples  sont  ceux  dont  les  titulaires  n'ont  pascharge  d'âmes  et  ne      Bénéfices  sim- 
sont  généralement  pas  tenus  à  la  résidence.  Tels  étaient  les  titulaires  decer-  l'l's 

taines  chapelles  ou  prieurés.  Ce  n'était  en  réalité  que  des  boursiers  qui  tou- 
chaient les  revenus  du  bénéfice  sans  en  avoir  aucune  charge.  Disons  cependant 
que  parmi  ces  titulaires  de  chapelles  il  y  en  avait  qui,  s'ils  n'étaient  pas  tenus  à 
la  résidence  personnelle,  étaient  toutefois  obligés  de  faire  desservir  ces  chapelles 
à  leurs  frais  et  d'y  faire  célébrer  1  a  messe  suivant  les  conditions  de  la  fondation. 

2.  On  appelle  bénéfices  séculiers  ceux  qui  peuvent  être  possédés  par  des      Bénéfices  sécu- 
ecclésiastiques  séculiers  :  ainsi  les  canonicats  de  la  Cathédrale,  la  plus  grande  liers- 
partie  des  cures,  etc.,  etc. 

Les  bénéfices  réguliers  sont  ceux  qui  ne  peuvent  être  tenus  que  par  des      Bénéfices régu- 
religieux.  Tels  étaient  les  offices  de  prieur  claustral,  de  sacristain  et  d'infir-  li,rs- 

mier  dans  les  abbayes,  ou  encore  les  prieurés-cures.  Il  fallait  une  dispense 
du  Pape  pour  autoriser  un  prêtre  séculier  à  tenir  un  bénéfice  régulier,  quand 
même  il  se  fût  agi  d'un  bénéfice  simple. 

Il  arrivait  quelquefoi  s  que  des  prieurs-curés  résignaient  leur  cure  en  faveur 
d'un  prêtre  séculier.  A  Rome,  on  ne  refusait  pas  absolument  d'admettre  une 
pareille  résignation  ;  mais  c'était  à  la  condition  que  le  résignataire  prendrait 
l'habit  de  l'ordre  dont  dépendait  le  bénéfice  et  prononcerait  ses  vœux  après 
une  année  de  noviciat.  11  était  bien  à  craindre  que  le  désir  de  posséder  un 
riche  bénéfice  ne  fût  pour  beaucoup  dans  la  vocation  de  tels  religieux.  Mais 
ainsi  le  voulait  le   concordat  de  François  Ier  :  le  Pape  n'avait  pas  à  discuter. 

3.  Les  bénéfices  en  règle  étaient  des  abbayes  ou  prieurés  dont  les  abbés  ou       Géndices  eu 
les  prieurs  étaient  élus  parles  religieux  et  vivaient  sous  la  règle  commune.  rè?le- 

Les  bénéfices  en  commende  étaient  des  bénéfices  réguliers  conférés  à  des       Bénéfices  en 
ecclésiastiques'  séculiers  avec  le  droit  de   jouir  des   revenus  de  la  mense        commende. 
abbatiale  (1)  et  la  charge  de  pourvoir  à  l'entretien  et  aux  réparations  des 
bâtiments  claustraux. 


(1)  Il  sera  souvent  question  dans  les  Insinuations  «le  la  mense  abbatiale  et  de  la  mens'- 
conventuelle.  Les  abbés  et  les  religieux  s'étant  partagés  les  revenus  du  monastère  la  part 
de  l'abbé  prit  le  nom  de  mense  abbatiale,  et  celle  des  religieux  s'appela  la  mense  conven- 
tuelle. L'abbé  avait  pour  lui  seul  les  deux  tiers  des  revenus  et  les  religieux  un  tiers  seule- 
ment pour  eux  tous. 


X  INTRODUCTION 

Les  souverains  pontifes  n'accordèrent  jamais  la  mise  en  commende  qu'à 
contre-cœur;  et  c'était  avec  raison,  car  elle  fut  la  ruine  des  monastères  au 
spirituel  et  au  temporel. 

On  expliquera  dans  le  paragraphe  suivant  ce  qu'étaient  les  bénéfices 
compatibles  et  les  bénéfices  incompatibles. 

§2.  —  Conditions  requises  pour  posséder  un  bénéfice. 

Nécessité  de  la         Pour  posséder  un  bénéfice,  il  n'était  pas  nécessaire  d'être  prêtre,  il  suffisait 

d'avoir  reçu   la  tonsure.  Mais  aussi  ceux  qui    étaient  marqués  de  ce  signe 

pouvaient  en  général  aspirer  à  tous  les  bénéfices  et  à  toutes  les  dignités  de 

l'Eglise.  Nous  disons  en  général,  parce  qu'il. y  avait  parfois  des  restrictions 

apportées  à  cette   règle,   soit    par  les   actes   de  fondation,   soit  par   des 

règlements  particuliers.  Ainsi  le  doyen  du  Chapitre  de  Lisieux  devait  être  au 

moins  diacre  ;  le  titulaire  de  la  chapelle  Saint-Sébastien  en  cette  Cathédrale 

devait  être  prêtre.  Mais  ce  n'était  là  que  des  exceptions.  Aussi  verrons-nous 

dans  le  cours  de  nos  études  des  clercs,  simples  tonsurés  ou  minorés,  nommés 

à  des  cures,  des  canonicats,  des  prieurés,  des  abbayes,  etc..  Le  prieuré  de 

Firfol  et  celui  de  Saint-Léger  d'Ouillie,  au  doyenné  de  Moyaux,  eurent  pour 

titulaire  des  enfants  de  douze  ans  à  peine,  sous  prétexte  qu'ils  savaient  assez 

lire  pour  suivre  l'office.  La  grande  abbaye  du  Bec  fut  donnée,  au  xvnr3  siècle, 

à  un  petit  tonsuré  de  sept  ans.  M.  Le  Filleul  de  la  Chapelle,  depuis  évêque 

de  Vabres,  n'était  que  tonsuré,  lorsqu'en  1699,  il  fut  nommé  curé   de  la 

"*    Chapelle-Gautier,  doyenné  d'Orbec.  Il  y  eut  constamment  dans  le  Chapitre 

de  la  Cathédrale  de  Lisieux  des  membres  qui  n'avaient  pas  reçu  le  sacerdoce. 

Mais  nous  ferons  remarquer  que  les  clercs  qui  étaient  nommés,  sans  être 

prêtres,  à  des  bénéfices  à  charge  d'àmes,  étaient  tenus,  sous  peine  de  perdre 

leur  titre,  de  recevoir  les  ordres  sacrés  dans  le  courant  de  l'année  et  d'arriver 

à  la  prêtrise.  (Ins.  Eccl.  III,  203).  En  attendant,  ils  devaient  faire  célébrer 

la  messe,  administrer  les  sacrements  et  remplir  toutes  les  fonctions  curiales 

par  des  prêtres  qu'ils  rétribuaient  à  cet  effet. 

A  partir  de  la  moitié  du  xvnr3  siècle,  on  ne  plaça  plus  guère  que  des 
prêtres  à  la  tète  des  paroisses  de  ce  diocèse.  Quelle  fut  la  cause  de  cette 
modification  ?  Je  ne  l'ai  pas  trouvée  directement  indiquée  ;  mais  je  crois  qu'on 
doit  l'attribuer  à  la  diminution  du  clergé  qui  commençait  déjà  à  se  faire  sentir. 
On  avait  moins  de  sujets,  et  on  les  laissait  moins  longtemps  s'attarder  dans 
les  ordres  intérieurs.  Peut-être  aussi  que  l'esprit  de  piété,  inspiré  par  les 
Eudistes  aux  jeunes  clercs  du  Séminaire,  leur  fit  souhaiter  d'arriver  plus 
promptement  au  sacerdoce. 

Unité  de  béné-         Quels  que  fussent  les  ordres  dont  étaient  revêtus  les  titulaires,  la  volonté 

lice-  de  l'Eglise  avait  toujours  été  qu'ils  ne  possédassent  qu'un  seul  bénéfice  à  la 

fois.    Elle  l'affirma  de  nouveau   dans  le  Concile  de  Trente  (Sess.  XXIV, 


INTRODUCTION 


XI 


Cap.  XVII.)  Elle  permit  cependant  que  dans  le  cas  où  un  bénéfice  ne  serait 
pas  suffisant  pour  faire  vivre  honorablement  son  titulaire,  on  y  joignit  un 
bénéfice  simple,  à  condition  toutefois  que  ces  deux  bénéfices  n'exigeassent  pas 
la  résidence  de  leur  titulaire.  Car  il  y  avait  incompatibilité  dans  leur  posses- 
sion. Cela  nous  montre  la  distinction  qui  existe  entre  les  bénéfices  compatibles 
et  les  bénéfices  incompatibles.  Deux  cures  sont  deux  bénéfices  incompatibles  ; 
une  cure  et  un  canonicat  sont  incompatibles,  parce  qu'ils  requièrent  l'un  et 
l'autre  la  résidence.  Si  quelqu'un  se  trouvait  titulaire  de  deux  bénéfices 
incompatibles,  il  avait  un  an  pour  opter  entre  les  deux  ;  mais  au  bout  de 
ce  temps,  on  le  mettait  en  demeure  de  choisir. 

Enfin  une  autre  condition  absolument  requise  dans  le  clerc  qui  voulait  obte- 
nir un  bénéfice,  c'était  de  n'être  lié  par  aucune  censure.  La  collation  d'un 
bénéfice  donnée  à  un  ecclésiastique  sous  le  coup  d'une  censure  eût  été  radica- 
lement nulle.  Voilà  pourquoi  dans  les  bulles  ou  provisions  accordées  en  cour 
de  Rome  le  Pape  commence  toujours  par  donner  l'absolution  des  censures 
que  l'on  pourrait  avoir  encourues. 

Maintenant,  avant  d'aller  plus  loin  disons,  quelques  mots  des  notaires 
royaux-apostoliques  qui  jouent  un  si  grand  rôle  dans  l'acquisition  des  béné- 
fices . 


Exemption   dé 
censures. 


§3. 


Des  notaires  royaux-apostoliques. 


Dès  le  xie  et  le  xiie  siècle,  il  y  avait  des  notaires  nommés  par  les  évoques 
pour  recevoir  les  déclarations  et  passer  tous  les  actes  concernant  les  matières 
bénéficiâtes.  Ils  furent  supprimés  par  Charles  VIII,  puis  rétablis  par  Henri  II 
en  1550.  Enfin  Louis  XIV,  par  sonéditde  1691,  les  rétablit  d'une  façon  plus 
régulière  dans  tous  les  diocèses  du  royaume  sous  le  nom  de  notaires  royaux- 
apostoliques  en  titre  d'office  héréditaire,  à  la  nomination  du  roi,  avec  pouvoir 
de  postuler  dans  les  offîcialités  et  cours  ecclésiastiques.  Ils  prêtaient  serment 
entre  les  mains  de  l'évêque  ou  de  son  grand-vicaire. 

Il  y  avait  un  ou  plusieurs  notaires  apostoliques  .dans  chaque  diocèse,  suivant 
les  besoins.  Dans  les  premiers  temps  qui  suivirent  l'édit  de  1691,  il  y  eut 
deux  notaires  apostoliques  à  Lisieux  ;  mais,  dès  les  commencements  du 
xvme  siècle,  il  n'y  en  avait  plus  qu'un  seul  qui  prenait  toujours  le  titre  de 
«  seul  notaire  royal-apostolique  au  diocèse  de  Lisieux.  » 

C'étaient  les  notaires  apostoliques  qui  recevaient  tous  les  actes  relatifs  aux 
bénéfices  :  nominations,  résignations,  significations  de  grades,  réquisitions 
de  bénéfices  et  celles  relatives  aux  ordinations,  etc.  C'étaient  eux  qui  prési- 
daient à  la  prise  de  possession  de  tous  les  bénéficiers  du  diocèse,  à  l'exception 
de  l'évêque,  des  chanoines  et  officiers  de  la  Cathédrale.  Certains  actes  font 
cependant  supposer,  et  nous  savons  par  ailleurs,  que  cette  fonction  était  aussi 
dévolue  aux  doyens  ruraux;  mais  les  notaires,  dans  leurs  procès- verbaux,  ne 


Leur  institu- 
tion. 


Leur   umnlire. 


Leurs   f ■- 


llullS. 


XII  INTRODUCTION 

parlent  jamais  que  d'eux-mêmes,  et  si  parfois  ils  citent  les  doyens,  ceux-ci 
paraissent  là  plutôt  comme  témoins  que  comme  présidents  de  la  cérémonie. 

Leurs  privi-  Toutes  ces  fonctions  étaient  réservées  aux  notaires  apostoliques  à  l'exclu- 

lèges.  sion  des  notaires  royaux  ;  et  si  un  simple  notaire  royal  se  fût  permis  de  faire 

un  de  ces  actes  privilégiés,  il  eût  encouru  une  amende  considérable  avec  la  sus- 
pension temporaire. 

Cependant,  le  notaire  apostolique  pouvait  lui-même  déléguer  un  de  ses 
confrères  ou  même  un  notaire  royal;  et  si  le  notaire  apostolique  était  absent 
ou  empêché,  on  pouvait  obtenir  pour  des  cas  pressés  une  sentence  du  bailliage 
qui  autorisait  à  employer  le  ministère  d'un  notaire  royal. 

Il  était  aussi  interdit  aux  notaires  apostoliques  étrangers  d'exercer  dans 
un  diocèse  qui  n'était  pas  le  leur  ;  mais  l'on  pouvait  aller,  sur  son  territoire, 
s'adresser  à  un  autre  notaire  apostolique  que  celui  du  diocèse.  C'est  ce  qui 
explique  que  beaucoup  d'actes  concernant  les  bénéfices  de  Pontaudemer  et 
des  environs  étaient  reçus  par  un  notaire  apostolique  du  diocèse  de  Rouen. 
La  rivière  de  la  Rille,  formant  à  Pontaudemer  la  limite  entre  le  diocèse  de 
Rouen  et  le  diocèse  de  Lisieux,  les  archevêques  avaient  établi  un  notaire 
apostolique  dans  la  partie  de  la  ville  soumise  à  leur  juridiction;  de  sorte  que 
les  habitants  du  diocèse  de  Lisieux  n'avaient  qu'a  passer  le  pont  pour  aller 
trouver  le  notaire  apostolique  du  diocèse  de  Rouen. 

Leurs  fatigues.  On  se  figurerait  difficilement  combien  était  pénible  cette  charge  de  notaire 

apostolique.  Les  Insinuations  nous  représentent  celui  de  Lisieux,  sans  cesse 
par  monts  et  par  vaux  dans  les  parties  les  plus  opposées  du  diocèse,  par  le 
froid,  la  neige  ou  les  grandes  chaleurs  :  il  n'avait  pas  un  jour  de  repos.  On  le 
voyait  continuellement,  cheminant  à  pied  ou  monté  sur  son  cheval,  de  Honfleur 
à  Marmouillé,  de  Serquigny  à  Dives,  de  Pontaudemer  à  Ammeville.  C'est  à 
peine  si  entre  deux  courses  il  trouvait  le  temps  de  recevoir  les  actes  qui 
devaient  être  passés  à  son  étude.  Mais  ne  nous  arrêtons  pas  davantage  à  ces 
détails  :  voyons  maintenant  comment  s'obtenaient  les  bénéfices. 


CHAPITRE   II 


\l  AMICICK       IKIIEIIvMIt       LES      BENEFICES 


Nous  partagerons  ce  chapitre  en  trois  articles.  Dans  le  premier,  nous  indi- 
querons les  différents  moyens  par  lesquels  on  acquérait  des  bénéfices.  Dans 
le  second  article,  nous  traiterons  de  l'institution  canonique.  Enfin,  dans  le 
troisième,  nous  parlerons  delà  prise  de  possession. 


INTRODUCTION 


XIII 


ARTICLE  1 


DIFFÉRENTS  MOYENS  D  ACQUERIR  UN  BENEFICE 


Il  y  avait  plusieurs  voies  pour  arriver  à  la  possession  des  bénéfices.  On 
pouvait  les  obtenir  par  l'élection  ou  la  collation,  par  la  permutation  ou  la 
résignation  in  farorem  et  par  lettre  de  provisions  en  cour  de  Rome.  On  les 
obtenait  encore  en  vertu  des  grades  acquis  dans  les  Universités  ou  d'induits 
accordés  par  le  pape  aux  conseillers  du  Parlement  de  Paris. 

Il  n'y  avait  que  dans  les  monastères  que  les  bénéfices  s'obtenaient  à 
l'élection  ;  et  comme,  à  l'époque  qui  nous  occupe,  presque  toutes  les  abbayes 
étaient  tombées  en  commende,  nous  ne  trouverons  plus  guère  d'élections 
que  pour  un  seul  abbé  de  Mondaie  et  pour  les  offices  claustraux  de  certaines 
abbayes.  Aussi  nous  n'en  parlerons  pas  autrement. 


L'élection. 


SI. 


De  la  collation   ou  nomination 


Le  mot  collation,  en  matière  bénéfîciale,  s'emploie  dans  deux  sens.  Il  se 
prend  pour  la  nomination  à  un  bénéfice  faite  par  le  patron  présentateur  et 
pour  l'institution  canonique  donnée  par  l'évèque  au  sujet  présenté.  C'est 
pourquoi  dans  le  cours  de  notre  travail,  nous  avons,  pour  plus  de  clarté, 
employé  habituellement  le  mot  nomination  pour  désigner  l'acte  du  patron  et 
le  mot  collation  pour  signifier  l'institution  canonique. 

Aujourd'hui,  nous  voyons  les  évoques  nommer  à  tous  les  titres,  soit  amo- 
vibles soit  inamovibles,  de  leur  diocèse.  Seulement  si  le  titre  est  inamovible, 
ils  doivent  faire  agréer  leur  choix  par  le  gouvernement.  Autrefois  il  n'en  était 
pas  ainsi. 

La  plupart  des  bénéfices  avaient  été  établis  par  des  seigneurs  qui,  en 
les  fondant,  s'étaient  réservé  le  droit  de  patronage  sur  ces  bénéfices,  c'est- 
à-dire  le  droit  de  nommer  les  titulaires  et  de  recevoir  dans  les  églises  de  ces 
bénéfices  certains  honneurs  qui  perpétuassent  le  souvenir  de  leurs  bienfaits. 

Il  arriva  souvent  que  ces  seigneurs,  dans  le  but  de  procurer  de  meilleurs 
choix  pour  les  bénéfices  qu'ils  avaient  fondés,  cédaient  leur  droit  à  des 
abbayes  ou  prieurés,  dont  les  supérieurs  étaient  plus  aptes  à  désigner  les 
titulaires  les  plus  dignes. 

Par  suite  on  distingua  deux  sortes  de  patronage  :  le  patronage  ecclésias- 
tique et  le  patronage  laïc.  Le  patronage  était  ecclésiastique  si  la  nomination 
appartenait  à  un  évèque,  un  abbé  ou  une  abbesse,  un  prieur,  un  chanoine  ou 
quelque  autre  ecclésiastique. 

Le  patronage  était  laïc  si  la  nomination  appartenait  à  un  seigneur  laïc. 

Parfois  le  patronage  était  mixte,  c'est-à-dire  que  le  seigneur  ecclésias- 


^ens    du    mol 
collation. 


Droit,  de  patro- 


Kspèces    de 
patronage. 


XIV  INTRODUCTION 


tique  désignait  plusieurs  candidats  parmi  lesquels  le  seigneur  laïc  devait 
choisir  le  titulaire.  C'est  ce  qui  avait  lieu  pour  la  cure  de  la  Ferrière-Saint- 
Hilaire,  doyenné  d'Orbec  (1),  et  pour  lavicairie  de  Rays  en  la  Cathédrale  de 
Lisieux. 

Droit  de  pré-  Il  y  avait  dans  la  nomination  à  un  bénéfice  deux  choses  distinctes  qui  en 
sentation.  ja^  se  conf0ndaient  presque  toujours.  C'étaient  la  nomination  proprement 
dite  du  titulaire  et  la  présentation  de  ce  titulaire  à  l'évêque  pour  en  obtenir 
l'institution  canonique.  A  Lisieux,  ces  deux  actes  n'étaient  distincts  que 
lorsque  le  droit  de  nomination  à  un  bénéfice  appartenait  au  chanoine  de 
semaine  en  la  Cathédrale.  La  nomination  était  faite  par  le  chanoine  et  la 
présentation  avait  lieu  au  nom  du  Chapitre. 

•Formâmes  de  La  nomination  devait  se  faire  par  acte  passé  devant  le  notaire  royal-apos- 

ia  nomination,  tolique,  ou  du  moins,  si  la  nomination  était  faite  par  lettre,  cette  lettre  devait 
être  déposée  aux  minutes  du  notaire.  De  plus,  elle  devait  être  transcrite,  à 
peine  de  nullité,  sur  le  registre  du  bureau  des  Insinuations  Ecclésiastiques, 
ainsi  que  nous  le  verrons  plus  loin. 

Droits  du  roi.  En  vertu  du  Concordat  de  Léon  X,  le  roi  nommait  à  tous  les  évêchés  du 
royaume,  ainsi  qu'aux  abbayes  et  prieurés  établis  en  commende. 

Le  roi  avait  encore,  comme  les  autres  seigneurs,  des  droits  ordinaires  de 
présentation  sur  d'autres  bénéfices  ;  mais,  de  plus,  dans  certains  cas,  il  avait 
aussi  des  droits  extraordinaires  de  nomination.  A  son  avènement  au  trône,  il 
avait  droit  de  nommer  au  premier  canonicat  vacant  dans  les  cathédrales  ; 
de  même  a  l'occasion  de  la  nomination  d'un  nouvel  évêqueet  lorsque  celui-ci 
prêtait  serment  de  fidélité.  Pendant  la  vacance  du  siège  épiscopal,  le  roi 
nommait  également  aux  canonicats  des  cathédrales. 
Droit  de  Si  le  roi  avait  la  tutelle  ou  la  garde-noble,    comme  on  disait  alors,  des 

garde  noble.  enfants  mineurs  d'un  seigneur  patron,  le  droit  de  nomination  lui  appartenait 
pendant  tout  le  temps  de  la  minorité  de  ces  enfants,  et,  quand  leur  majorité 
était  arrivée,  ils  devaient  la  faire  signifier  au  roi  par  acte  authentique.  Tant 
que  cette  formalité  n'avait  pas  été  remplie,  le  droit  royal  persévérait,  à 
l'exclusion  des  patrons  ordinaires. 

S'il  arrivait  que  plusieurs  personnages  à  la  fois  se  prétendissent  patrons 
d'un  même  bénéfice  et  qu'il  y  eût  contestation  entr'eux,  le  droit  de  nomina- 
tion revenait  immédiatement  au  roi. 

Lorsqu'un  patron,  quel  qu'il  fût,  avait  négligé  pendant  six  mois  de  pour- 
voir à  un  bénéfice,  le  droit  de  nomination  revenait  à  l'évêque.  Il  lui  apparte- 
nait encore  quand  un  bénéfice,  relevant  d'un  abbé  ou  d'un  prieur,  devenait 
libre  pendant  la  vacance  du  siège  abbatial  ou  prioral.  Presque  toujours  les 
religieux  cherchaient  à  créer  des  précédents  en  nommant  eux-mêmes  à  ces 
bénéfices  ;  mais  ils  étaient  constamment  déboutés  de  leurs  prétentions. 

(1)  Aujourd'hui  canton  de  Broglie  (Eure). 


Conditions  de 
la  permutation. 


INTRODUCTION  XV 

En  dehors  de  ces  cas,  le  patronage  de  l'évoque  ne  s'éteindrait  qu'aux      Droil  de  l'évâ- 
dignités  et  aux  prébendes  de  la  Cathédrale  et  à  un  nombre  fort  restreint  de 
bénéfices  dans  le  diocèse. 

$  2.  —  De  la  permutation'. 

La  permutation  est  l'échange  réciproque  d'un  bénéfice  pour  un  autre,  fait 
par  l'autorité  du  supérieur.  Nous  résumerons  bien  brièvement  ce  que  nous 
avons  à  dire  de  la  permutation. 

Pour  que  la  permutation  fût  canonique,  il  fallait  :  1°  que  les  permutants 
eussent  passé  une  procuration  ad  resignandum  causa permutationis  par  devant 
un  notaire  apostolique  ;  —  2°  que  cette  permutation  fût  admise  par  le  Pape 
ou  par  l'ordinaire.  Si  les  bénéfices  étaient  de  valeur  inégale  et  que,  pour 
compenser  cette  inégalité,  l'un  des  permutants  se  réservait  une  pension, 
c'était  le  Pape  qui  devait  admettre  la  permutation.  Cette  règle  avait  été  éta- 
blie pour  éviter  la  simonie  ;  —  3°  si  les  bénéfices  étaient  en  patronage  laïc, 
il  fallait  l'autorisation  du  seigneur  présentateur. 

§  3.  —  De  la  résignation  in  favorem. 

Un  troisième  moyen  d'acquérir  un  bénélice,  c'était  la  résignation  in  favorem, 
c'est-à-dire  faite  par  le  titulaire  en  faveur  d'un  autre  ecclésiastique. 

Si  le  bénéfice  était  en  patronage  laïc,  la  résignation  devait  être  autorisée      Conditions  de 
par  le  seigneur  patron.   Cette  autorisation  n'était  pas  nécessaire  quand  le 
bénéfice  était  en  patronage  ecclésiastique. 

En  tout  cas,  ces  résignations  ne  pouvaient  se  faire  qu'entre  les  mains  de 
X.-S.-P.  le  Pape,  quand  le  résignant  se  réservait  quelque  pension  sur  le 
bénéfice.  Elles  devaientètre  reçues,  sous  forme  de  procuration  ad  resignandum, 
par  un  notaire  apostolique,  en  présence  de  deux  témoins.  La  pension  ne  devait 
pas  dépasser  le  tiers  des  revenus  du  bénéfice.  Le  Pape,  en  vertu  de  l'art.  47 
des  Libertés  de  l'Eglise  gallicane,  était  tenu  d'accorder  des  lettres  de  provision 
sur  la  présentation  de  l'acte  de  résignation,  et  ces  lettres  devaient  prendre 
date  du  jour  qu'elles  étaient  demandées.  Si  le  Pape  avait  des  raisons  de 
différer  la  concession  des  provisions,  le  résignataire  en  appelait  au  Parlement 
qui  ne  manquait  jamais  de  déclarer  qu'il  y  avait  abus  de  la  part  du  Pape, 
envoyait  le  requérant  devant  l'évêque  pour  obtenir  la  collation,  et  hu  surplus 
l'autorisait  à  prendre  possession  civile  du  bénéfice,  c'est-à-dire  à  se  mettre 
en  possession  des  revenus. 

En  général,  les  titulaires  retardaient  l'époque  de  la  résignation  aussi  long- 
temps qu'ils  pouvaient  le  faire,  et  beaucoup  ne  se  décidaient  que  lorsqu'ils  se 
voyaient  parvenus  au  terme  de  leur  existence.  Aussi  arrivait-il  souvent  que 


la    résignation 
in  favorem 


XVI  INTRODUCTION 

les  intentions  favorables  qu'ils  avaient  pour  un  neveu,  un  ami,  un  vicaire 
dévoué  n'étaient  pas  remplies.  Car  il  y  avait  des  formalités  qui  demandaient 
un  certain  temps.  Il  fallait  environ  vingt  jours  avant  que  la  résignation  ne 
fût  parvenue  en  cour  de  Rome.  Bien  des  fois  la  mort  venait  avant  que  les 
formalités  ne  fussent  accomplies,  et  la  résignation  était  annulée  par  le  fait 
même. 

Quand  le  résignataire  avait  reçu  ses  provisions  de  cour  de  Rome,  il  les 
faisait  viser  par  l'évêque  et  pouvait  ensuite  prendre  possession  du  bénéfice. 

Si  le  résignant  n'était  pas  en  danger  de  mort  à  l'arrivée  des  lettres  de 
provision,  le  résignataire,  par  égard  pour  lui,  ne  se  pressait  pas  toujours  de 
prendre  possession.  Mais  si  cette  formalité  avait  été  différée  plus  de  six  mois 
à  partir  de  la  date  des  provisions,  il  devait  s'écouler  au  moins  deux  jours 
francs  entre  la  prise  de  possession  et  la  mort  du  résignant.  Autrement  les 
provisions  devenaient  nulles  et  le  bénéfice  était  déclaré  vacant. 

§  4.  —  Moyen  d'empêcher  V effet  de  la  résignation. 

Il  y  avait  deux  moyens  d'empêcher  l'effet  de  la  résignation  qui  avait  été 
faite  et  de  rentrer  dans  le  bénéfice  dont  on  s'était  démis.  C'était  la  révocation 
et  le  regret. 

I.  La  révocation  pouvait  être  tacite  ou  expresse. 

Elle  était  tacite  quand  le  résignant  venait  à  mourir  avant  que  la  résignation 
fût  admise  en  cour  de  Rome.  Dans  ce  cas,  le  résignataire  perdait  tous  ses 
droits  et  le  bénéfice  devenait  vacant. 

La  révocation  était  expresse,  si  le  résignant  venait  à  déclarer  qu'il  retirait 
la  cession  qu'il  avait  faite  de  son  bénéfice. 
Conditions  de  Pour  être  valable,  la  révocation  devait  être  faite  avant  que  la  démission 

la  révocation,  n'eût  été  admise  en  cour  de  Rome.  De  plus,  elle  devait  être  passée  par  devant 
un  notaire  royal-apostolique  et  signifiée  au  résignataire.  Celui  qui  révoquait 
une  résignation  devait  dédommager  le  résignataire  de  "tous  les  frais  qu'il  avait 
faits  en  conséquence  de  cet  acte. 

IL  Le  regret  consistait  dans  la  volonté  de  rentrer  en  possession  d'un  béné- 
fice que  l'on  aurait  résigné  ou  permuté.  Ce  mode  est  généralement  réprouvé 
par  les  constitutions  ecclésiastiques,  par  le  Concordat  de  Léon  X  et  par  le 
Concile  de  Trente.  Cependant  en  pratique  il  fut  admis  en  plusieurs  cas. 
En  quels  cas  le  1°  Il  y  avait  lieu  au  regret  dans  le  cas  de  résignation  ou  de  permutation 
regret  est  jaj^e  en  cas  de  maladie.  Si  le  résignant  venait  à  recouvrer  la  santé,  il  pouvait 
rentrer  en  possession  de  son  bénéfice  ; 

2°  Si  le  titulaire  de  deux  bénéfices  incompatibles  en  avait  résigné  un  et 
qu'il  vint  à  être  évincé  de  l'autre,  il  pouvait  rentrer  dans  celui  qu'il  avait 
résigné. 


admis. 


INTRODUCTION  XVII 

On  cite  encore  deux  autres  cas  que  nous  n'avons  pas  rencontrés  dans  les 
Insinuations.  C'est  :  1°  quand  un  bénéficier  avait  résigné  son  bénéfice  parce 
qu'il  était  accusé  d'un  crime  capital  ;  il  pouvait  user  du  regret  et  rentrer 
dans  son  bénéfice,  s'il  venait  à  être  absous  ; 

2°  Quand  celui  qui  avait  résigné  son  bénéfice  à  charge  d'une  pension 
n'était  pas  payé  par  le  résignataire,  il  avait  une  action  pour  réclamer  son 
bénéfice. 

Dans  ces  différents  cas  le  résignant  devait  rentrer  dans  son  bénéfice  sans 
nouvelles  provisions  et  sans  autres  formalités  que  de  faire  signifier  son 
intention  au  résignataire  et  de  le  rembourser  des  frais  qu'il  avait  faits  par 
suite  de  la  résignation  passée  en  sa  faveur  (1).  Mais  en  pratique  cela  souffrait 
toujours  beaucoup  de  difficultés. 

§  5.  —  Lettres  de  provisions  en  cour  de  Home 

Outre  les  lettres  de  provisions  que  l'on  obtenait  en  cour  de  Rome  par  suite 
d'une  résignation  mi  favorem,  on  pouvait  encore  acquérir  des  bénéfices  par 
deux  autres  espèces  de  lettres  de  provisions,  celles  dites  de  per  obitum  et 
celles  appelées  lettres  de  dévolu. 

I.  Lettres  de  per  obitum.  —  Lorsqu'un  bénéfice  venait  à  vaquer  par  la 
mort  du  titulaire  ou  par  tout  autre  motif  et  que  le  patron  laissait  passer  plus 
de  six  mois  sans  pourvoir  à  ce  bénéfice,  tout  ecclésiastique  pouvait  le  récla- 
mer en  cour  de  Rome  et  il  obtenait  des  lettres  de  provision,  dites  de  per 
obitum,  qui  lui  conféraient  le  bénéfice  vacant. 

Nous  ferons  remarquer  que  si  c'était  un  religieux  qui  obtenait  des  provi- 
sions de  per  obitum,  il  devait  demander  au  roi  des  lettres,  dites  d'attache,  qui 
l'autorisaient  à  prendre  possession  de  son  bénéfice.  (Ins.  Eccl.xxvm,  125.) 

II.  Lettres  de  dévolu.  —  Si  un  titulaire  avait  encouru  une  censure 
qui  lui  fit  perdre  le  droit  à  son  bénéfice,  on  pouvait  le  dénoncer  en  cour  de 
Rome  et  demander  des  provisions  de  ce  bénéfice.  Elles  étaient  toujours 
accordées,  sauf  à  l'évêque  ou  aux  juges  royaux  à  vérifier  la  vérité  de  la 
dénonciation.  Ces  lettres  s'appelaient  des  lettres  de  dévolu, 

§  6.  —  Des  gradués. 

Le  concile  de  Trente  avait  exprimé  le  vœu  que  les  bénéfices,  et    spéciale-     Leconcoursne 
ment  les  cures,  fussent  donnés  au  concours.  Mais  des  droits  acquis  depuis        lu(  jamais 
des  siècles  et  qu'une  révolution  violente  pouvait  seule  anéantir,  vinrent  tou-  a,l""s 

''il  Normandie. 


(1)  Routier.  Pratiques  bénéliciales,  pays  491.  Pari^,  17.V 


XVIII 


INTRODUCTION 


Conditions 
liour  jouir  de 
ces  privilèges. 


jours  mettre  obstacle  à  la  réalisation  de  ce  vœu,  et  jamais,  en  Normandie  au 
moins,  le  concours  ne  fut  admis. 
Privilèges  des  Mais,  si  les  droits  de  patronage  empêchèrent  de  favoriser  d'une  façon 
gradués.  absolue  les  ecclésiastiques  les  plus  instruits,  les  papes,  d'accord  en  cela  avec 
les  rois  de  France,  avaient  établi  des  faveurs  spéciales  réservées  à  ceux  qui 
étaient  gradués  dans  les  Universités.  Le  ConcordatentreLéonXet  François  Ier 
affecta  aux  gradués  le  tiers  des  bénéfices  qui  étaient  en  patronage  ecclésias- 
tique et  régla  que  ces  bénéfices  qui  viendraient  à  vaquer  pendant  quatre 
mois  de  l'année  :  janvier,  avril,  juillet  et  octobre,  leur  seraient  donnés,  à 
l'exclusion  de  ceux  qui  n'étaient  pas  gradués.  Les  mois  de  janvier  et  de 
juillet  étaient  appelés  mois  de  rigueur,  parce  que  les  patrons  étaient  obligés 
de  nommer  pendant  ce  temps  les  plus  anciens  gradués.  Les  mois  d'avril  et 
d'octobre  étaient  dits  de  faveur,  parce  que  pendant  ces  mois  les  patrons  pou- 
vaient choisir  parmi  les  gradués  ceux  qu'ils  préféraient. 

Mais  pour  jouir  de  ces  privilèges,  les  gradués  avaient  certaines  conditions  à 
remplir.  Ils  devaient  faire  signifier  aux  patrons  dont  ils  attendaient  un  béné- 
fice :  1°  le'irs  lettres  de  tonsure  ;  2°  leurs  lettres  de  gradués  ;  3°  leurs  lettres 
de  quinquennium,  et  4°  enfin,  leurs  lettres  de  nomination  sur  ces  patrons. 

Nous  allons  expliquer  ce  qu'étaient  ces  lettres  de  gradués. 

Les  Universités  comprenaient  quatre  facultés  :  la  faculté  des  arts,  la  faculté 
de  théologie,  la  faculté  de  droit  et  la  faculté  de  médecine.  Cette  dernière 
n'était  pas  suivie  par  les  ecclésiastiques. 

La  faculté  des  arts  enseignait  tout  ce  que  nous  désignons  sous  le  nom 
d'humanités,  y  compris  la  philosophie.  Le  titre  de  Me  ès-arts  donnait  le  droit 
d'enseigner  ces  mêmes  sciences.  Il  fallait  être  reçu  Me  ès-arts  pour  être 
admis  dans  les  autres  facultés  et  avoir  droit  aux  privilèges  réservés  aux  gra- 
dués relativement  aux  bénéfices.  La  maîtrise  ès-arts  était  le  premier  degré  ; 
mais,  pour  parvenir  à  certains  bénéfices,  il  fallait  des  grades  plus  élevés. 
Les  autres  grades  étaient  le  baccalauréat,  la  licence  et  le  doctorat  en  théo- 
logie ou  en  droit.  On  pouvait  être  gradué  en  droit  civil  ou  en  droit  canon  €t 
même  en  l'un  et  l'autre. 
Professeur  Celui  qui  avait  professé  dans  un  collège  pendant  sept  ans  recevait  du  recteur 

sepiennaire.       de  l'Université  le  titre  de  professeur  septennaire,  et  ce  titre  s'ajoutait,  dans 
les  significations  de  grades,  à  ceux  que  l'on  possédait  déjà. 

I.  Lettres  de  quinquennium.  —  Aux  lettres  deMe  ès-arts,  le  recteur  joignait 
un  certificat  attestant  que  le  gradué  avait  suivi  les  cours  de  l'Université 
pendant  cinq  ans,  à  savoir  :  deux  ans  de  philosophie  et  trois  ans  de  théo- 
logie. Ce  certificat  d'études  portait  le  nom  de  quinquennium.  Il  indiquait, 
comme  les  lettres  de  Me  ès-arts,  la  date  précise  de  ces  études  :  «  A  dyoni- 
sialibus  usque  ad  solemnes  inducias,  »  comme  on  disait  à  Caen  ;  ou  «  a  remi- 
gialibus  usque  ad  solemnes  inducias,  »  suivant  la  rédaction  de  Paris.  — 
.    «  Depuis  la  rentrée  de   telle    année,    jusqu'aux   grandes  vacances   de   telle 


Les  Univer- 
sités. 


Faculté  des 
arts. 


INTRODUCTION 


XIX 


année.  »  Et,  pour  le  faire  remarquer  en  passant,  ces  lettres  nous  appren- 
nent que  les  cours  de  l'Université  recommençaient  à  Paris  à  la  Saint-Rémi 
(  I  "'"  octobre),  et  à  Caen  à  la  Saint-Denis  seulement  (9  octobre). 

II.  Lettres  de  nomination  sur  les  patrons  ecclésiastiques.  —  Quand  le  rec- 
teur de  l'Université  avait  donné  à  un  ecclésiastique  le  titre  de  Mu  ès-arts,  il 
lui  désignait  les  patrons  auxquels  il  devait  s'adresser  pour  réclamer  les  béné- 
fices  que  ses  grades  lui  permettaient  d'obtenir.  La  liste  de  ces  patrons  était 
souvent  très  longue  et  lesgrriués  avaient  un  choix  très  considérable.  Cepen- 
dant ils  ne  s'adressaient,  qu'à  quelques-uns,  parce  que  beaucoup  de  ces 
patrons  n'auraient  eu  que  des  bénéfices  fort  éloignés  à  leur  offrir,  et  que  bien 
des  gradués  n'aimaient  pas  à  s'éloigner  de  leur  pays;  et,  ensuite,  parce  qu'il 
y  avait  une  rétribution  à  payer  au  notaire  apostolique  pour  la  signification 
et  la  réitération  des  grades,  et  que  si  cette  signification  avait  été  faite  à  tous 
les  patrons  indiqués  sur  la  feuille  de  nomination,  la  somme  de  la  rétribution 
se  fût  montée  à  un  chiffre  assez  élevé. 

III.  Signification  des  grades.  —  C'étaient  ces  différentes  lettres  que  les 
gradués  devaient  faire  signifier  aux  seigneurs  patrons.  Voici  comment  se  fai- 
sait cette  signification  :  Le  gradué  ou  son  procureur  se  rendait  avec  le  notaire 
apostolique  et  deux  témoins  à  l'évêché,  au  chapitre  ou  à  l'abbaye  sur  les- 
quels il  était  nommé.  Là,  le  notaire  s'adressant  à  la  personne  qui  les  recevait, 
déclinait  les  noms  et  titres  du  gradué,  lui  montrait  les  lettres  dont  nous 
avons  parlé,  lui  en  laissait  copie  et  requérait  pour  le  gradué  sa  nomination, 
à  son  rang  et  degré,  au  premier  bénéfice  qui  viendrait  à  vaquer  dans  les  mois 
affectés  aux  gradués,  «  protestant,  en  cas  de  refus,  de  se  pourvoir  par  les 
voies  de  droit  où  il  appartiendra.  » 

C'était  bien  rarement  le  patron  qui  se  présentait  en  personne  pour  recevoir 
la  signification.  A  l'évêché,  c'était  le  plus  souvent  le  suisse  ou  concierge  du 
palais  épiscopal  :  aux  abbayes  et  prieurés,  c'était  ordinairement  le  portier  ou 
le  cuisinier,  ou  encore  quelque  religieux  rencontré  dans  la  cour  du  monastère; 
au  chapitre,  c'était  le  premier  chanoine  trouvé  dans  la  Cathédrale  ou  le 
secrétaire  assis  à  son  bureau  dans  la  salle  capitulaire. 

Séance  tenante,  le  notaire  dressait  un  procès-verbal  qu'il  signait  avec  les 
témoins.  Il  laissait  pour  le  seigneur  patron  une  copie  de  ce  procès-verbal, 
signée  comme  la  minute.  Quelle  que  fût  la  personne  qui  se  présentait  pour 
recevoir  la  signification,  quand  ce  n'était  pas  le  patron  lui-même,  le  notaire 
la  chargeait  de  faire  part  au  patron  de  la  signification  et  de  lui  remettre  la 
copie  des  différentes  lettres  du  gradué  et  le  procès-verbal. 

IV.  Réitération  de  grades.  —  Le  gradué  devait  renouveler  cette  significa- 
tion tous  les  ans  pendant  le  temps  du  carême,  sous  peine  de  perdre  pour 
l'année  présente  ses  droits  aux  bénéfices  qui  viendraient  à  vaquer.  C'était  ce 
qu'on  appelait  réitération  de  grades.  Seulement  les  gradués  n'étaient  plus 
obligés  désormais,  pour  remplir  cette  formalité,  de  se  rendre  au  domicile  des 


Formalités  do 

la  signification 

des  grades. 


pour  là  cession 
<Ic  I  indull . 


XX  INTRODUCTION 

patrons,  quand  ceux-ci  ne  demeuraient  pas  à  la  ville  épiscopale.  Les  patrons 
étaient  tenus  d'avoir  dans  cette  ville  un  domicile  légal  ou  des  représentants 
pour  recevoir  ces  réitérations.  Autrement  la  réitération  se  faisait  au  greffe 
des  Insinuations,  et  le  notaire  déclarait  dans  son  procès-verbal  qu'il  avait 
agi  ainsi  «  faute  par  eux  (les  patrons)  d'avoir  estably  en  cette  ville  grand 

vicaire  ou  procureur, n'en  ayant  pu  trouver  aucun,  quelques  recherches 

(ju'on  en  ait  pu  faire.  »  (Ins.  Eccl.  Procès-verbaux  de  réitération,  passim). 

§7.  —  Induits  bénéficiaires. 

Le  Pape  accordait  aux  présidents  et  aux  conseillers  du  Parlement  de  Paris 
des  induits  dont  ils  pouvaient  disposer  en  faveur  d'un  ecclésiastique  de  leur 
choix.  Ces  induits  donnaient  à  ceux  à  qui  ils  étaient  cédés  le  droit  d'être 
nommés  au  premier  bénéfice  vacant,  dépendant  de  la  nomination  du  patron 
ecclésiastique  sur  lequel  cet  induit  était  tenu. 
Formalités  La  cession  de  l'induit  ne  pouvait   se  faire  qu'avec  l'agrément  du  roi  ;  et 

quand  sa  Majesté  avait  donné  son  approbation,  elle  indiquait  sur  quel  éta- 
blissement ecclésiastique,  évèché,  chapitre  ou  abbaye,  l'induit  serait  tenu, 
c'est-à-dire  quel  évèque,  quel  chapitre  ou  quel  abbé  serait  obligé  de  nommer 
le  porteur  de  l'induit  au  premier  bénéfice  vacant. 

L'indultaire  devait  faire  signifier  aux  intéressés  le  choix  fait  de  sa  personne 
et  il  devait  ensuite  être  préféré  aux  gradués  et  à  tous  autres  prétendants, 
quels  que  îussent  leurs  titres. 

11  avait  le  droit  de  refuser  le  premier  bénéfice  vacant,  s'il  ne  valait  pas  au 
moins  600  livres  de  revenu. 

Dans  les  huit  mois  qui  suivaient  la  nomination  d'un  indultaire  à  un  béné- 
fice, celui-ci  devait  s'adresser  à  Rome  pour  en  obtenir  des  lettres  de  provi- 
sion qui  ne  pouvaient  lui  être  refusées. 

ARTICLE  II 

DE   l'lNSTITUTION    CANONIQUE 

Ce  n'était  pas  assez  d'être  pourvu  d'un  bénéfice  par  celui  qui  avait  le  droit 
d'y  pourvoir,  il  fallait  en  recevoir  l'investiture  que  l'on  appelle  aussi  institu- 
tion canonique. 

\.  qui  .le  don-  L'institution  canonique,  c'est-à-dire  le  pouvoir  de  régir  et  d'administrer 
une  portion  plus  ou  moins  considérable  de  l'église  de  Dieu,  réside  tout  entière 
dans  le  Souverain  Pontife.  C'est  lui  qui  est  la  pierre  fondamentale  de  l'Eglise, 
c'est  lui  qui  est  chargé  de  paître  les  brebis  et  les  pasteurs  des  brebis.  C'est 
de  lui  que  tout  exercice  de  la  juridiction  découle  et  c'est  à  lui  que  tous  les 


ner  l'institu 

tioncanoniqtie 


tution  des 
évêques. 


INTRODUCTION  XXI 

pasteurs  quels  qu'ils  soient  doivent  recourir  immédiatement  ou  médiatement 
pour  recevoir  l'autorité  doDt  ils  ont  besoin. 

Le  roi,  en  nommant  des  évoques  et  des  abbés  ;  les  patrons  laïcs,  en  choisis- 
sant des  curés,  ne  pouvaient  leur  donner  des  pouvoirs  qu'ils  n'avaient  pas  eux- 
mêmes.  Aussi  l'Eglise  a-t-elle  établi  que  les  évêques  désignés  par  le  prince 
s'adresseraient  au  Souverain  Pontife  pour  en  obtenir  l'institution  canonique  et 
que  les  autres  pasteurs  des  âmes  s'adresseraient  aux  évêques  de  leur  dio- 
cèse pour  recevoir  les  pouvoirs  nécessaires  à  l'exercice  de  leurs  fonctions. 

^  1.  — Institution  canonique  (tonnée  par  le  Souverain  Pontife. 

Autrefois,  comme  aujourd'hui,  le  Pape  donnait  l'institution  canonique  aux  Huiles  dinsti- 
évèques  par  des  bulles  adressées  au  roi,  au  chapitre  et  au  candidat  présenté. 
Ces  bulles  étaient  examinées  et  enregistrées  par  la  Cour  des  Comptes,  à 
Paris,  quand  celle-ci  avait  déclaré  qu'elles  ne  contenaient  rien  de  contraire  aux 
lois  du  royaume  et  aux  libertés  de  l'Eglise  gallicane.  Ensuite  l'évêque  prêtait 
serment  au  roi.  Ce  serment  était  tellement  indispensable  que  la  régale  ne  ces- 
sait que  lorsqu'il  avait  été  prêté.  Après  cette  formalité  remplie,  le  nouvel 
évèque  pouvait  aller  prendre  possession  de  son  évèché.  Ce  n'était  que  dans 
la  cérémonie  de  son  sacre  qu'il  prêtait  serment  au  Pape  et  faisait  sa  profes- 
sion de  îoi  catholique. 

C'était  également  par  des  bulles  que  le  Pape  donnait  l'institution  canoni-      Bulles  d'insti- 
que  aux  abbés  et  aux  prieurs  commendataires  nommés  par  le  roi.  Le  Souve-         tulion  de* 
rain  Pontife  ne  manquait  pas  de  déplorer  chaque  fois  la  commende  établie  dans  .     . 

les  monastères  et  de  réclamer  contre  elle. Presque  toujours  il  déclarait  qu'après 
la  mort  ou  la  démission  du  nouveau  titulaire,  le  monastère  rentrerait  en  règle. 
Mais,  hélas  !  on  sait  le  compte  que  l'on  tenait  de  ces  réclamations. 

Les  abbés  et  les  prieurs  commendataires,  avant  de  prendre  possession  de 
leur  monastère,  devaient  faire  fulminer  leurs  bulles  par  l'official  du  diocèse 
dans  lequel  le  bénéfice  se  trouvait  situé. 

Les  lettres  de  provision  de  bénéfices  obtenues  en  cour  étaient  une  véritable     Lettres  de  pro- 
institution canonique,  mais  elles  ne  pouvaient  être  mises  à  exécution  qu'après 
avoir  reçu  le  visa  de  l'évêque  du  diocèse. 

$  2.  —  Institution  canonique  donnée  par  ï1  Evèque. 

Rappelons  ici  ce  que  nous  avons  déjà  dit  précédemment,  à  savoir  que  dans 
le  cours  de  nos  études  nous  appellerons  généralement  collation  ou  visa  l'ins- 
titution canonique  donnée  par  l'évêque. 

Lorsque  l'évêque  nommait  lui-même  à  un  bénéfice  situé  dans  son  diocèse, 
le  choix  qu'il  faisait  d'un  sujet  renfermait  évidemment  par  lui-même  la  colla- 
tion de  ce  bénéfice. 


vision. 


XXII 


INTRODUCTION 


Bénéfices  sim- 
ples de  patro- 
nage ecclésias- 
lique. 


Autres  bénéfi- 
ces.—  Pièces 
à  produire. 


Examen  du 
candidat. 


Retraite  au  sé- 
minaire. 


Procédure  sui- 
vie en  cas  de 
ypfus  de  l'évê- 
que. 


Recours  au 

primat 
•des  Gaules. 


Quand  un  bénéfice  simple,  non-sujet  à  charge  d'âmes  ni  à  la  résidence,  était 
de  patronage  ecclésiastique,  le  patron  avait  Je  droit  de  collation  aussi  bien 
que  le  droit  de  nomination  et  il  n'y  avait  pas  lieu  de  s'adresser  â  l'évèque. 
Ainsi  quand  le  Chapitre  ou  le  chanoine  de  semaine  nommaient  à  une  cha- 
pelle simple  de  la  Cathédrale,  le  nouveau  titulaire  prenait  possession  de  son 
bénéfice  sans  demander  le  visa  épiscopal. 

Dans  tous  les  autres  cas,  lorsqu'un  ecclésiastique,  soit  séculier,  soit  régu- 
lier, avait  été  nommé  à  un  bénéfice  quelconque,  il  devait,  dans  les  six  mois  de 
sa  nomination,  présenter  à  l'évèque  les  lettres  qui  le  désignaient  pour 
ce  bénéfice  et  lui  demander  l'institution  canonique.  Il  devait  montrer  en  outre 
ses  lettres  d'ordination,  un  certificat  de  bonnes  vie  et  mœurs  et  un  exeat(\)  de 
son  évèque,  s'il  n'appartenait  pas  au  diocèse.  Il  devait  enfin  signer  le  formu- 
laire prescrit  aux  bénéficiers  par  Alexandre  VII. 

Quand  ces  différentes  pièces  avaient  été  fournies,  l'évèque  ou  son  grand 
vicaire,  faisait  passer  un  examen  au  candidat.  Cet  examen  n'était  pas  fort 
difficile  à  subir  (2).  Il  est  vrai  que  l'examinateur  se  montrait  plus  sévère 
quand  il  avait  des  raisons  spéciales  de  ne  pas  admettre  le  sujet  présenté. 

Dans  les  lettres  de  collation,  l'évèque  exigeait  de  tous  les  nouveaux  curés, 
sous  peine  de  suspense  ipso  fado,  qu'avant  de  remplir  aucune  fonction 
curiale,  ils  allassent  passer  six  semaines  au  séminaire  pour  se  former  à  la 
discipline  ecclésiastique  et  s'exercer  au  ministère  pastoral.  Cette  condition 
était  imposée  à  tous,  quels  que  fussent  l'âge  et  la  science  des  nouveaux  titu- 
laires, eussent-ils  déjà  rempli  la  charge  pastorale  depuis  de  nombreuses 
années  dans  une  autre  paroisse.  Nous  avons  même  trouvé  des  ecclésiastiques 
auxquels  l'évèque  imposait  trois  et  quatre  mois  de  séminaire  avant  d'entrer 
en  fonctions. 

Si  l'évèque  refusait  l'institution  canonique  d'un  bénéfice,  l'ecclésiastique 
nommé  lui  faisait  faire  trois  sommations  respectueuses  par  le  notaire  aposto- 
lique ou  par  un  huissier  dûment  autorisé.  Si  le  prélat  persistait  dans  son 
refus,  le  candidat  le  citait  devant  la  cour  de  Parlement  qui  condamnait 
presque  toujours  l'évèque  à  donner  la  collation  ou  bien  renvoyait  le  candidat 
devant  le  métropolitain.  Souvent  même  le  candidat  s'adressait  de  lui-même  • 
directement  à  l'archevêque,  et  celui-ci,  «  agissant  en  vertu  de  son  autorité 
métropolitaine  supérieure,  »  refusait  rarement  de  donner  l'institution  cano- 
nique et  implantait  ainsi  dans  un  diocèse,  qui  lui  était  étranger,  un  sujet 
que  l'ordinaire  jugeait  indigne  d'être  admis. 

Une  fois  nous  trouverons   un    ecclésiastique  qui,    ayant   été  refusé   par 
l'évèque  de  Lisieux,  refusé  ensuite  par  le  métropolitain,  s'adressa  enfin  à 


(1)  L'cxeat  est  l'autorisation  donnée  par  un   évèque   à  l'un  de  ses   prêtres  de  sortir  de  son 
diocèse  pour  aller  remplir  ailleurs  les  fonctions  ecclésiastiques. 
(2J  Voir  Reg.  III,  410. 


INTRODUCTION  XXIII 

l'archefvèque  de  Lyon,  en  sa  qualité  de  primat  des  Gaules.  Le  6  décem- 
bre 1697,  ce  dernier  accorda  la  collation  demandée.  Il  s'agissait  de  la  cure 
deDrubec.  (Voir  IV,  2J6). 

Lorsqu'un  sujet  remplissait  toutes  les  conditions  canoniques  requises  pour       Collation  don- 
posséder  un  bénéfice,  l'évéque  n'avait  pas  à  s'inquiéter  des  droits  de  ce  pré-      aéeaplusieurs 

1  pour  le   même 

tendant.  Il  donnait  l'institution  canonique  à  quiconque  se  présentait  avec  un  bénéfice, 
titre  de  nomination.  Souvent  même  plusieurs  candidats  se  présentaient  avec 
une  nomination  au  même  bénéfice.  L'évéque  donnait  à  tous  la  collation  de  ce 
bénéfice,  sauf  aux  candidats  à  faire  décider  ensuite  par  le  Parlement,  lequel 
avait  le  plus  de  droits  et  devait  rester  titulaire.  Nous  verrons,  en  1694, 
jusqu'à  cinq  concurrents  à  la  fois,  tous  munis  du  visa  épiscopal  pour  la  cure 
de  Castillon,  près  Livarot.  Cela  donnait  lieu  à  de  nombreux  procès  (1)  entre 
les  ecclésiastiques. 

Dans  certains  cas,  l'évéque  ne  croyant  pas  beaucoup  au  droit  des  patrons 
et  ne  voulant  pas  entrer  dans  la  discussion,  donnait  la  collation  ad  conser- 
vatwnem  juris. 

Il  arrivait  pourtant  des  circonstances  où  l'évéque  refusait  de  donner  son 
visa  aux  nominations  qui  lui  étaient  présentées.  Ce  refus  avait  lieu  surtout 
quand  les  droits  de  patronage  de  l'évéque  étaient  lésés  par  la  nomination 
faite  par  un  autre  patron. 

ARTICLE  III 

DE    LA    l'KISE    DE    POSSESSION 

Quand  un  bénéficier  avait  reçu  l'institution  canonique,  il  pouvait  accomplir 
la  cérémonie  de  la  prise  de  possession  ou  installation.  Cette  formalité  était 
indispensable  pour  donner  au  titulaire  un  droit  irrévocable,  et  elle  devait  être 


(1)  Aulres  temps,  autres  mœurs:  ces  procès  ne  scandalisaient  pas  les  populations,  comme 
ils  pourraient  le  faire  aujourd'hui.  Les  procès  étaient  entrés  dans  les  mœurs,  surtout  en 
Normandie.  Tout  le  monde  plaidait;  et  Boileau  nous  fait  un  fidèle  tableau  de  cette  époque, 
quand  il  nous  peint  la  Discorde  arrêtée  près  du  Palais  de  Justice  de  Paris  : 

Elle  y  voit  par  le  coche  et  d'Evreux  et  du  Mans 
Accourir  à  grands  flots  ses  lidèles  Normands  ; 
Elle  y  voit  aborder  le  marquis,  la  comtesse, 
Le  bourgeois,  le  manant,  le  clergé,  la  noblesse; 
Et  partout  des  plaideurs  les  escadrons  épars, 
Faire  autour  de  Thémis  llolter  ses  étendarts. 
(Le  Lutrin,  chant  I.) 

Les  ecclésiastiques  en  plaidant  faisaient  donc  ce  que  tout  le  monde  faisait;  cl  >i  la  curio- 
sité pouvait  suivre  leurs  débats  avec  intérêt,  la  critique  ne  s'attaquait  qu'à  ceux  qui  y  auraient 
apporté  un  acharnement  démesuré. 


XXIV  [NTRODUCTION 


remplie  au  plus  tard  dans  les  six  mois  qui  suivaient  la  collation  épiscopale. 

Passé  ce  temps,  le  bénéfice  était  déclaré  vacant.  Le  titulaire  pouvait  prendre 

possession  ou  par  lui-même  ou  par  procureur  dûment  autorisé. 

Cérémonies  Nous  n'entrerons  pas  dans  les  détails  de  la  prise  de  possession  faite  par 

de  la  pnse  de     jes  £V£qQes  :   j[s  variaient  souvent    de  diocèse  à  diocèse.  L'installation  des 

possession. 

membres  du  Chapitre  et  des  autres  officiers  des  cathédrales  se  faisait  généra- 
lement par  le  ministère  du  président.  Pour  tous  les  autres  bénéficiers,  elle  se 
faisait  par  le  notaire  apostolique  ou  par  les  doyens  ruraux  assistés  des  notaires 
apostoliques. 

A  part  quelques  exceptions  particulières,  voici  le  cérémonial  que  l'on  sui- 
vait dans  les  prises  de  possession.  Des  détails  insignifiants  pouvaient  varier 
suivant  les  diocèses. 

Le  notaire  apostolique,  assisté  des  témoins  qui  ne  devaient  pas  être  moins 
de  deux,  conduisait  à  l'église  le  nouveau  titulaire  revêtu  du  surplis  et  de 
l'étole,  s'il  était  curé.  Ils  prenaient  de  l'eau  bénite  à  la  porte  ;  puis,  s'avan- 
çant  jusqu'au  haut  de  la  nef,  le  titulaire  faisait  sa  prière  devant  le  crucifix.  Il 
allait  ensuite  à  l'autel  où  il  se  prosternait  pour  adorer  le  Saint-Sacrement. 
Dans  quelques  endroits  on  chantait  le  Veni  creator.  Le  titulaire  montait  à 
l'autel,  le  baisait  et  touchait,  le  tabernacle.  Quelquefois  il  l'ouvrait  et  touchait 
le  Saint-Ciboire,  s'il  était  au  moins  diacre.  Il  touchait  aussi  le  missel. 
Ensuite  il  s'asseyait  dans  la  stalle  réservée  à  son  titre,  et,  s'il  était  curé, 
montait  à  la  chaire  «  où  l'on  annonce  le  Saint-Evangile  »  et  visitait  les 
fonts  baptismaux.  Enfin,  le  titulaire  sonnait  la  cloche.  Après  ces  différentes 
cérémonies,  le  notaire  apostolique  dressait  le  procès- verbal  de  tout  ce  qui 
avait  eu  lieu,  en  donnait  lecture  à  haute  voix,  et  le  faisait  signer  par  les 
témoins.  S'il  y  avait  des  réclamations  ou  oppositions  à  la  prise  de  possession, 
il  les  enregistrait  avec  les  réponses  et  justifications  du  nouveau  titulaire. 
Cérémonial  Lorsqu'il  y  avait  opposition  à  la  nomination  du  prétendant,  il  arrivait  parfois 

en  cas  que  le  notaire  apostolique  ne  pouvait  se  procurer  les  clefs  ni  du  presbytère  ni 

d'opposition:  ^e  l'église.  Alors  la  cérémonie  était  simplifiée.  Le  notaire  conduisait  le  titu- 
laire à  la  porte  principale  de  l'église  où  celui-ci  faisait  sa  prière  à  genoux, 
puis  touchait  la  porte  à  différents  endroits,  ainsi  que  les  murailles  de  l'église 
dont  il  faisait  le  tour.  Le  notaire  dressait  procès-verbal  de  ce  qui  s'était  fait, 
en  indiquant  les  raisons  qui  avaient  obligé  de  supprimer  les  autres  cérémonies. 
11  donnait  lecture  du  tout,  comme  ci-dessus,  et  déclarait  le  titulaire  mis  en 
possession  du  bénéfice. 

S'il  y  avait  plusieurs  concurrents,  ils  devaient  prendre  possession  avant  de 
faire  valoir  leurs  droits  devant  le  Parlement. 

Ordinairement,  tous  les  prétendants  à  un  bénéfice  pouvaient  assez  libre- 
ment accomplir  les  cérémonies  de  la  prise  de  possession.  Les  oppositions  ne 
venaient  qu'après  la  lecture  du  procès-verbal. 

Mais  si  l'un  de  ces  prétendants  se  trouvait  déjà  établi  dans  le  presbytère, 


in. 


INTRODUCTION  XXV 

il  refusait   le  plus  souvent  les  clefs  de  l'église,  et  le  notaire  agissait  comme 
nous  l'avons  dit  tout  à  l'heure. 

Si  la  collation  épiscopale,  pour  quelque  cause  que  ce  soit,  n'avait  pu  être        Recours  au 
obtenue,  et  que  le  candidat  vit  approcher  le  terme  du  temps  marqué  par  le      ''a'11'^1' en- 
droit, il  s'empressait  de  solliciter  du  bailli  ou  de  son  lieutenant  l'autorisa-       (lt.  eonatj0, 
tion  de  prendre  possession  ad  conservationem  juris.  Cette  prise  de  possession 
ne  vidait  pas  la  question  ;  mais  elle  empêchait  le  prétendant  de  perdre  ses 
droits. 

Tels  étaient  les  moyens  que  l'on  avait  jadis  d'obtenir  des  bénéfices.  Nous 
les  trouverons,  sous  une  forme  ou  sous  une  autre,  inscrits  à  chaque  page 
dans  les  Insinuations  Ecclésiastiques.  Nous  allons  voir  maintenant  de  quelle 
manière  on  pouvait  perdre  les  bénéfices  dont  on  était  en  possession. 


CHAPITRE   III 

CAISSES    IMMIt    LESQUELLES    <>\    i»i:i:i» AIT   IX    iiimi ni: 

Les  bénéfices,  nous  l'avons  dit,  étaient  de  véritables  propriétés  dont  on 
ne  pouvait  être  dépouillé  que  pour  les  causes  piévues  parle  droit.  Il  y  en 
avait  de  trois  espèces  :  1°  la  démission  ou  résignation  ;  2°  les  peines  ou  censures 
encourues  pour  des  fautes  graves  ;  3°  la  non-résidence  et  la  désertion. 

§   1.  —  De  la  démission. 

Il  y  avait  deux  espèces  de  démissions  :  la  démission  pure  et  simple  et  la 
démission  faite  en  faveur  d'un  autre  ecclésiastique.  Nous  avons  suffisamment 
parlé  de  cette  dernière  dans  le  chapitre  précédent  ;  nous  ne  nous  occuperons 
ici  que  de  la  démission  pure  et  simple. 

Pour  être  valable,  la  démission  devait  réunir  plusieurs  conditions  :  1°  Elle 
devait  être  faite  librement  et  volontairement;  2°  elle  devait  être  faite  entre  pouriavalidit. 
les  mains  du  supérieur  ecclésiastique  qui  était  collateur  du  bénéfice.  Elle  dune  ,lrmi"- 
aurait  été  nulle,  si  elle  avait  été  faite  entre  les  mains  du  patron  seulement        s'°n  imrc  '  ' 

simple 

ce  patron  fùt-il  ecclésiastique.  Elle  devait  être  acceptée  par  le  supérieur. 

Une  fois  la  démission  donnée  et  acceptée,  le  bénéfice  était  vacant,  et  le  rési- 
gnant n'avait  pas  le  droit  de  la  révoquer. 

Cette  démission  devait  être  passée  devant  un  notaire  apostolique  assisté 
de  deux  témoins.  Cependant,  elle  était  valable  quand  elle  avait  été  faite 
directement  entre  les  mains  de  l'évèque.  Il  fallait,  dans  ce  cas,  que  l'acte  fut 
signé  par  l'évèque,  son  secrétaire  et  deux  témoins. 

§  2.  —  Fautes  qui  font  perdre  an  bénéfice. 

Il  y  a,  d'après  le  droit  canonique,  des  fautes  graves  qui  font  perdre  ipso 


Conditions 


XXVI  INTBODUCTION 

faôto  les  bénéfices  de  ceux  qui  les  ont  commises  ;  d'autres,  qui  les  font  perdre 
également,  mais  seulement  après  que  la  sentence  a  été  rendue  par  le  juge 
ecclésiastique. 

Nous  n'entrerons  pas  dans  rénumération  de  ces  fautes;  disons  seulement 
que,  dans  le  premier  cas,  le  bénéfice  est  vacant  immédiatement,  et  qu'il  peut 
y  être  pourvu  dès  que  la  faute  a  été  constatée  juridiquement. 

Dans  le  second  cas,  on  ne  peut  pourvoir  au  bénéfice  qu'après  la  sentence 

du  juge. 

Laii^oiution  Remarquons  encore  que  si  le  coupable  peut  obtenir  du  Souverain  Pontife 

pontificale  rend     l'absolution  de  sa  faute  et  des  censures  y  attachées,  avant  que  son  crime  ne 

°' s  soit  connu  et  qu'il  n'ait  été  pourvu  à  son  bénéfice,  il  sera  réintégré  dans  ses 

bénéfice.  *  l  ° 

droits  et  pourra  en  jouir  comme  auparavant.  Nous  trouverons  même  plus 
d'une  fois,  dans  le  cours  de  notre  travail,  des  bénéficiers  qui,  pour  éviter  les 
ennuis  qu'ils  redoutaient  pour  des  fautes  dont  ils  n'étaient  pas  coupables, 
mais  dont  ils  pouvaient  être  soupçonnés,  demandaient  en  cour  de  Rome  l'abso- 
Jution  de  censures  qu'ils  n'avaient  pas  réellement  encourues.  Eùssent-ils  été 
coupables,  que  l'absolution  pontificale  les  couvrait  et  leur  rendait  tous  leurs 
droits. 
Signification.  Nous  avons  dit,  dans  le  chapitre  précédent,  que  lorsqu'un  bénéfice  devenait 
vacant  parle  crime  de  son  titulaire,  ce  bénéfice  pouvait  être  obtenu  en  cour 
de  Rome  par  quiconque  en  faisait  la  demande  avant  qu'il  n'y  eût  été  pourvu 
par  le  patron.  Dans  ce  cas,  le  nouveau  titulaire  devait  aller  en  personne  avec 
le  notaire  apostolique  faire  signifier  au  coupable  :  1°  ses  lettres  de  dévolu  : 
2°  le  visa  épiscopal  ;  3°  sa  prisa  de  possession  ;  et  cette  signification  devait 
être  faite  là  où  se  trouvait  le  coupable,  îût-ee  même  dans  les  cachots.  Grâces 
à  Dieu  !  c'était  un  fait  bien  rare.  Nous  l'avons  rencontré  une  seule  fois  dans 
toute  l'étendue  des  Insinuations. 

^  :>.  —  De  la  non  résidence  el  de  la  (léser! ion. 

Les  titulaires  de  bénéfices  à  charge  d'âmes  étaient  tenus  à  la  résidence  dans 
le  lieu  de  leur  bénéfice.  C'était  là  une  obligation  fondée  sur  la  nature  même 
des  fonctions  qu'ils  avaient  acceptées  et  qui,  de  plus,  avait  été  expressément 
imposée  par  le  concile  de  Trente  et  rendue  obligatoire  par  les  ordonnances 
de  nos  rois.  D'autres  titulaires,  qui  n'étaient  pas  tenus  précisément  à  la  rési- 
dence, étaient  au  moins  obligés  de  faire  acquitter  les  charges  attachées  au 
bénéfice.  L'édit  de  1695,  concernant  la  juridiction  ecclésiastique,  article  23, 
régla  que  les  bénéficiers  à  charge  d'âmes  qui  ne  résideraient  pas,  ou  les  titu- 
laires des  bénéfices  simples  qui  ne  feraient  pas  acquitter  le  service  dont  ils 
sont  chargés,  devraient  être  avertis  par  les  officiers  royaux  qui  préviendraient 
en  même  temps  les  supérieurs  ecclésiastiques  ;  et,  trois  mois  après,  s'il  n'y 
avait  pas  d'amendement,  le  tiers  des  revenus  de  leurs  bénéfices  serait  saisi. 


a  faire  au  der- 
ii  ier  titulaire. 


INTRODUCTION  XXYI1 

Puis,  six  mois  après  le  troisième  avertissement,  ils  seraient  privés  de  leurs 
bénéfices. 

En  matière  bénêficiale,  on  appelait  déserteur  celui  qui  abandonnait  son 
bénéfice,  soit  pour  en  prendre  un  autre,  soit  pour  tout  autre  motif,  sans 
<l<mner  sa  démission  dans  le  temps  prescrit  par  le  droit. 

Quand  un  bénéficier  à  charge  d'âmes  était  nommé  à  un  autre  bénéfice 
incompatible  avec  le  premier,  il  avait  un  an  pour  opter  entre  les  deux.  Au 
bout  de  ce  temps,  au  plus  tard,  il  devait  donner  sa  démission  du  bénéfieequ'il 
ne  conservait  pas.  S'il  négligeait  de  le  faire,  il  était  considéré  comme  déser- 
teur, et  le  patron  pouvait  nommer  un  nouveau  titulaire  au  bénéfice  abandonné. 


i  te 

Louis  XIV  re- 

lalif  aux 
Insinuations. 


CHAPITRE  IV 

I  X  «  I  X  r  A  T  I  O  X      I»  K  «      A  CtES 

Tous  les  actes  dont  nous  avons  parlé  dans  les  chapitres  précédents,  bulles, 
brefs,  nominations,  résignations,  révocations,  réquisitions,  provisions  de  cour 
de  Rome,  collations,  requêtes  en  bailliage  ou  cour  de  Parlement,  prises  de 
possession  et  tous  autres  actes  se  rapportant  aux  bénéfices,  aux  ordinations  et 
aux  mariages  devaient  être  enregistrés  au  bureau  des  Insinuations.  Du  reste 
nous  allons  résumer  ici  l'édit  rendu  à  ce  sujet  par  Louis  XIV,  le  19  janvier 
1691.  Cet  édit  contient  d'une  façon  très-précise  tous  les  règlements  sur  la 
matière  des  Insinuations. 

Les  huit  premiers  articles  concernent  les  greffiers  :  nous  ne  nous  y  arrê-  Edii 

terons  pas. 

art.  ix.  — Ordonnons  que  les  lettres  de  tonsure,  ordres  mineurs,  ordres 
majeurs  et  démissoires  soient  insinués  dans  le  mois  au  greffe  du  diocèse  de 
l'évèque  qui  aura  conféré  les  ordres  (1).  Les  dispenses  d'âge,  de  temps  et  de 
naissances  pour  les  ordinations  ;  les  signatures  d'absolution  à  mala  promo- 
tions :  celles  d'absolution  d'apostasie  avec  dispense  pour  les  ordres  ;  les  dis- 
penses sur  irrégularités  avec  réhabilitation  aux  ordres  ;  les  protestations  pour 
réclamer  contre  les  ordres  de  diacre  et  de  sous-diacre,  les  brefs  déclara- 
toires  de  nullité  de  la  promotion  aux  dits  ordres  ;  les  sentences  de  fulmina- 
tton  des  dites  dispenses  et  brefs  seront  insinuées  dans  le  mois  de  la  date  de 
la  fulmination  pour  celles  qui  sont  en  forme  commissoire  (2),  et  dans  le  mois 
de  la  promotion  aux  ordres  pour  celles  qui  sont  en  forme  gracieuse.  Défense 
d'admettre  en  justice  celles  qui  n'auraient  pas  été  insinuées. 


(1    On  faisait  aussi  insinuer  le  titre  clérical  exigé  pour  le  sous-diaconat. 

(2)  Les  dispenses  sont  dites  en  l'orme  commissoire,  lorsque  le  Pape  désigne  quelqu'un,  par 
exemple,  l'official  du  diocèse,  pour  les  accorder  en  son  nom;  en  forme  gracieuse,  lorsqu'il 
accorde  la  faveur  directement. 


XXVIII  INTRODUCTION 

art.  x,  xi,  xii,  xiii,  xiv.  —  Toutes  procurations  pour  résigner  avec  ou  sans- 
pension  seront  insinuées,  avant  d'être  envoyées  en  cour  de  Rome,  aux  greffes 
des  diocèses  dans  lesquels  elles  ont  été  passées  ;  et  si  elles  avaient  été  pas- 
sées hors  le  diocèse  où  se  trouve  le  bénéfice,  elles  devraient  être  insinuées 
dans  le  diocèse  où  le  bénéfice  est  situé  trois  mois  après  l'expédition  des 
provisions  ;  le  tout  à  peine  de  nullité. 

Si  les  résignataires  pourvus  en  cour  de  Rome  ont  différé  plus  de  six  mois 
de  prendre  possession,  ils  sont  tenus  de  remplir  cette  formalité  et  de  faire 
insinuer  la  prise  de  possession  deux  jours  francs  (1)  avant  la  mort  du  rési- 
gnant, à  peine  de  nullité  des  provisions. 

Il  en  est  de  même  si,  par  suite  d'une  démission  ou  permutation,  quelqu'un 
a  été  pourvu  d'un  bénéfice  par  l'ordinaire  et  qu'il  ait  tardé  plus  d'un  mois  à 
prendre  possession  et  à  faire  insinuer  sa  prise  de  possession.  Il  faut  aussi 
que  cet  acte  soit  insinué  deux  jours  francs  avant  la  mort  du  démissionnaire 
ou  du  copermutant. 

Il  en  serait  de  même  encore  si  par  suite  de  cette  démission  ou  permutation, 
les  indultaires,  gradués,  brèvetaires  étaient  frustrés  de  leur  privilège. 

Les  révocations  des  procurations  ad  resignandum,  les  significations  d'icelles 
seront  insinuées  dans  le  mois. 

Les  provisions  de  cour  de  Rome  ou  de  l'ordinaire,  les  réquisitions  ou  refus  de 
visa,  les  actes  de  fulmination,  les  visa,  les  procurations  pour  prendre  posses- 
sion, les  prises  de  possession,  les  refus  d'accepter  une  résignation,  les  certi- 
ficats de  banquiers  expéditionnaires,  les  sentences  et  arrêts  permettant  de 
prendre  possession  civile,  seront  insirués  dans  le  mois  de  leur  date  au  greffe 
du  diocèse  où  le  bénéfice  est  situé,  et  dans  le  délai  de  deux  mois,  si  le  béné- 
fice ne  se  trouve  pas  dans  le  diocèse  où  les  actes  ont  été  passés  ;  mais  on  aura 
dû  les  faire  insinuer,  le  premier  mois,  dans  le  diocèse  où  l'acte  a  eu  lieu. 

art.  xvi.  —  Les  bulles  pour  évèchés,  abbayes,  prieurés,  coadjutoreries, 
ainsi  que  tous  actes  faits  en  exécution  des  dites  bulles,  seront  insinués,  a 
peine  nullité  dans  le  mois  qui  suivra  la  prise  de  possession. 

art.  xvh.  —  Les  signatures  de  cour  de  Rome  pour  l'extinction  d'une  pen- 
sion seront  insinuées  au  greffe  du  diocèse  où  sont  situés  les  bénéfices  chargés 
de  pension  dans  le  délai  de  trois  mois  à  compter  du  jour  où  le  banquier 
expéditionnaire  aura  reçu  l'expédition. 

Art.  xviii.  —  Les  lettres  de  degrés,  les  certificats  d'études,  les  significa- 
tions desdites  lettres,  les  procurations  pour  notifier  les  noms  des  gradués  en 
temps  de  carême,  les  notifications,  les  significations  de  lettres  d'induit 
accordés  aux  conseillers  du  Parlement  de  Paris  ;  celles  des  lettres  de  joyeux 


(1)  C'est-à-dire  san^  que  l'on  puisse  faire  compter  le  jour  de  l'insinuation  et  le  jour  de  la 
mort  du  résignant  ou  permutant. 


INTRODUCTION  XXIX 

avènement  et  de  serment  de  fidélité  seront  insinuées  dans  le  diocèse  où  sont 
situés  les  chapitres  ou  dignités  auxquels  les  lettres  seront  adressées,  et  cette 
insinuation  sera  faite  dans  le  mois  de  leur  date. 

Art.  xxi.  —  Les  procurations  pour  nommer  aux  bénéfices  vacants  ne  pour- 
ront sortir  aucun  effet  avant  d'avoir  été  insinuées.  11  en  sera  de  même  des 
provisions  d'official,  de  vice-gérant,  de  promoteur,  de  greffier  des  offîcialités. 

D'après  les  différents  articles  de   cet  édit,  il  est    facile  de    voir  que  les       Résultais  de 
Insinuations  remédièrent  à  une  foule  d'abus  résultant  surtout  delà  clandèsti-  cel  lvl1' 

nité  des  résignations  et  des  nominations.  Les  registres  de  ces  bureaux,  ou- 
verts à  tout  le  monde,  faciles  à  consulter,  donnaient  de  la  publicité  à  tous  les 
actes  et,  par  suite,  rendaient  impossible  le  cumul  des  bénéfices  et  coupaient 
court  aux  conventions  simoniaques. 


CHAPITRE  ADDITIONNEL 

!»«■-  titres  cléricaux  et  ii»'«  |n-«>««-vi;«  t  ion»  contre  les  oi-tlIiisttioiiM 

Nous  terminerons  cette  première  partie  de  notre  introduction,  par  un 
chapitre  additionnel' sur  les  titres  cléricaux  et  sur  les  protestations  faites  par 
certains  ecclésiastiques  contre  les  ordres  qu'ils  avaient  reçus. 

§  1 .  —  Du  litre  clérical 


Définition  di 


Un  appelle  titre  clérical  un  acte  authentique  assurant  à  un  clerc  un  revenu 
inaliénable,  suffisant  pour  le  faire  vivre  honorablement.  tilr(* 

Les  lois  ecclésiastiques  exigeaient  le  titre  clérical  de  tous  ceux  qui  deman-      Quotité  de  la 
daient  à  recevoir  le  sous-diaconat;  mais  le  montant  de  ce  revenu  n'était  pas  renle- 

très  considérable  :  il    s'élevait   à   cent   cinquante   livres.     Au   xvic    siècle 
150  livres  représentaient  une  somme  qui  pouvait  aisément  suffire  à   la  vie; 
mais  à  la  fin  du  xvme  siècle,  ce  n'était  plus  que  le  strict  nécessaire  pour  ne 
pas  mourir  de  faim.  Cependant  la  taxe  n'avait  pas  été  augmentée. 

L'Eglise  reconnaît  trois  espèces  de  titres  sous  lesquels  on  peut  être  ordonné      Troisespè^ 
sous-diacre  :  le  titre  de  bénéfice,  le  titre  patrimonial  et  le  titre  de  pauvreté.         de  titrfS 

1.  Titre  de  bénéfice.  —  Si  un  clerc  dans  les  ordres  mineurs  possédait  un 
bénéfice  de  la  valeur  de  150  livres  au  moins,  ce  bénéfice  était  un  titre  qui  lui 
permettait  d'être  admis  au  sous-diaconat.  Le  clerc  ordonné  avec  ce  titre,  ne 
pouvait  se  démettre  de  ce  bénéfice  sans  l'autorisation  de  l'évèque  qui  ne  la 
donnait  jamais,  à  moins  que  le  clerc  ne  fût  pourvu  d'un  autre  bénéfice  d'une 
valeur  au  moins  équivalente. 

IL  Titre  patrimonial.  —  Mais  le  nombre  de  clercs  qui  se  présentaient  au 
sous-diaconat  avec  un  bénéfice  suffisant,  était  bien  petit.  Presque  tons  s'y 
présentaient  avec  le  titre  patrimonial. 


XXX 


INTRODUCTfON 


Style  de  la  ré- 
daction des 
titres  cléricaux 


Garanties  de 
la  rente. 


Suppression 
en  France  des 
litres  cléricaux 


Les  parents,  les  amis  ou  des  personnes  bienfaisantes  constituaient  on  faveur 
de  l'ordinand  une  rente  annuelle  de  150  livres  qu'il  loucherait  depuis  son 
ordination  du  sous-diaconat  jusqu'au  jour  ou  il  serait  pourvu  d'un  bénéfice 
équivalent. 

Jusqu'aux  premières  années  du  xvme  siècle,  ces  actes  sont  rédigés  en 
termes  remplis  d'une  piété  vraiment  touchante.  C'est  pour  la  gloire  de  Dieu 
le  Père,  le  Fils  et  le  Saint-Esprit,  pour  l'honneur  de  la  «  benoîte  »  Vierge 
Marie  ;  c'est  pour  avoir  part  à  tous  les  saints  sacrifices  que  l'ecclésiastique 
célébrera,  à  tous  les  offices,  oraisons  et  prières  qu'il  récitera  ;  c'est  pour 
l'affection  singulière  qu'il  porte  au  futur  sous-diacre  que  le  constituant 
consent  à  fonder  cette  rente.  Plus  tard,  la  foi  diminue  et  l'on  abandonne  cette 
rédaction  pour  adopter  une  forme  peut-être  plus  simple,  mais  assurément 
bien  plus  sèche  et  ne  disant  rien  au  cœur. 

Si  le  clerc  était  héritier  et  possesseur  de  biens,  il  constituait  lui-même  en 
sa  faveur  une  rente  perpétuelle  et  inaliénable  de  150  livres.  La  rente  ne 
dépassait  jamais  cette  somme,  même  quand  elle  était  établie  par  des  personnes 
de  grande  fortune  ou  de  haute  condition. 

Quel  que  fût  le  constituant,  cette  rente  devait  toujours  être  hypothéquée 
sur  des  terres  ou  immeubles  d'une  valeur  bien  plus  considérable  qu'il  n'était 
nécessaire  pour  la  garantir.  Une  fois  ou  deux  nous  avons  trouvé  une  déroga- 
tion à  cette  règle.  Ce  fut  à  l'époque  où  tous  les  esprits  s'étaient  enthou- 
siasmés pour  les  valeurs  de  la  Compagnie  des  Indes  occidentales  (Ministère 
de  Law)  :  on  admit  alors  quelques  titres  cléricaux  établis  sur  ces  valeurs. 
Outre  l'hypothèque  qui  garantissait  le  service  de  la  rente,  cette  rente  était 
encore  cautionnée  par  deux  personnes  au  moins,  qui  engageaient  tous  leurs 
biens  présents  et  à  venir  pour  en  assurer  le  payement  dans  le  cas  où  l'hypo- 
thèque deviendrait  insuffisante. 

Cette  rente  pouvait  être  constituée  par  le  ministère  d'un  notaire  royal. 
L'acte  devait  être  passé  au  moins  quelque  temps  avant  l'ordination,  afin  que 
l'évêque  eût  le  loisir  d'en  faire  vérifier  les  dispositions.  C'était  ordinairement 
le  doyen  rural  du  pays  où  étaient  situées  les  propriétés  hypothéquées  qui 
était  chargé  de  vérifier  les  garanties  mentionnées  dans  cet  acte. 

III.  Titre  de  pauvreté.  —  Les  religieux  qui  avaient  fait  vœu  de  pauvreté 
étaient  ordonnés  sans  titre  de  pension  d'aucune  espèce.  Leur  subsistance  était 
suffisamment  assurée  dans  la  maison  où  ils  avaient  fait  profession. 

Aujourd'hui  dans  la  plupart  des  diocèses  de  France,  on  ne  demande  plus 
de  titre  clérical  aux  jeunes  clercs.  La  diminution  considérable  du  nombre  des 
ecclésiastiques  fait  qu'en  général  les  évèques  peuvent  donner  à  tous  des  postes 
où  chacun  trouve  ce  qui  est  rigoureusement  nécessaire  à  sa  subsistance. 


$ '2. —  Des  brefs  relevant   de  l'ordre  du  sons-diaconat. 
On  ne  peut  recevoir  les  sacrements  malgré   soi.  D'où   il   résulte  que    Je 


INTRODUCTION 


\.\\I 


clerc  qui  recevrait  le  sous-diaconat  sous  l'empire  de  la  contrainte  ne  serait 
pas  ordonné  validement.  et,  par  suite,  ne  serait  pas  soumis  aux  obligations 
que  l'ordination  impose  à  ceux  qui  la  reçoivent;  ou  du  moins,  un  doute  plus 
ou  moins  grave  pourrait  s'élever  sur  la  validité  du  sacrement  et  sur  les 
conséquences  qui  en  résultent,  suivant  que  la  pression  exercée  a  été  plus  ou 
moins  considérable. 

Or,  sous  l'ancien  régime,  il  y  avait  dans  les  Parlements  des  charges  de 
conseiller-clerc  qui  ne  pouvaient  être  remplies  que  par  des  clercs  dans  les 
ordres  sacrés.  Comme  ces  charges  étaient  richement  dotées  et  rapportaient 
de  beaux  revenus  à  leurs  titulaires  les  grandes  familles  enviaient  ces  positions 
pour  leurs  cadets,  et  il  n'était  pas  rare  de  voir  des  pères  forcer  leurs  fils  à 
entrer  sans  vocation  dans  l'état  ecclésiastique  afin  de  leur  procurer  ces 
charges  lucratives.  Quelquefois  des  jeunes  gens  résistaient  à  la  volonté  de 
leurs  parents  ;  mais  vaincus  à  la  lin  par  des  obsessions  continuelles,  les 
mauvais  traitements  auxquels  ils  étaient  parfois  en  butte  et  l'influence  de 
l'autoiité  paternelle  dont  la  force  était  bien  plus  vive  jadis  qu'elle  ne  l'est 
aujourd'hui,  ils  se  laissaient  ordonner  comme  malgré  eux.  Ils  n'avaient  ni  le 
goût  de  l'état  ecclésiastique  ni  la  volonté  de  se  soumettre  aux  exigences  de 
cet  état  :  aussi  faisaient-ils  de  fort  mauvais  ecclésiastiques.  Quelquefois  se 
sentant  beaucoup  plus  de  goût  pour  le  mariage  que  pour  le  célibat,  ils 
exposaient  leur  situation  au  Souverain  Pontife,  le  peu  de  liberté  qu'ils 
avaient  eue  pour  prendre  un  état  qu'ils  n'avaient  pas  choisi,  et  le  priaient  de 
les  relever  de  leurs  engagements  et  de  les  autoriser  à  se  marier. 

Le  Pape  prenant  ces  raisons  en  considération  et  rempli  de  pitié  pour  ces 
malheureux  jeunes  gens  victimes  des  exigences  sociales  de  leur  temps,  les 
relevait  des  obligations  que  pouvait  leur  imposer  le  sous-diaconat  et  les 
autorisait  à  rentrer  dans  l'état  laïc. 

Cependant  remarquons  que  ces  dispenses  étaient  bien  rares.  Nous  ne  les 
avons  trouvées  que  deux  fois  pour  le  diocèse  de  Lisieux  depuis  les  dernières 
années  du  xvne  siècle. 

Nous  arrêterons  ici  les  notions  de  droit  canonique  ancien  que  nous  voulions 
donner  pour  faciliter  l'intelligence  des  usages  et  des  règlements,  si  différents 
des  nôtres,  que  nons  trouverons  dans  nos  Etudes.  Toutes  ces  notions  du  reste 
sont  presque  complètement  puisées  dans  les  Insinuations  dont  elles  expriment 
la  substance.  Nous  allons  voir  maintenant  dans  une  seconde  partie  ce  qui 
concerne  pins  spécialement  le  diocèse  de  Lisieux. 


Liberté  exigée 

pour  la 

réception  'lu 

sacrement  de 

l'ordre. 


Charges  de 

conseiller  clerc 

réservées 

aux  clercs  dans 
les  ordres 
sacrés. — 

Conséquences. 


Condescen- 
dance du  l'api 


XXXII 


tNTRODUCTION 


DEUXIÈME     PARTIE 


Détails  particuliers  au  diocèse  de  Lisieux 


Suppression 

«•1  partage  du 

diocèse  de 

Lisieux. 

Bornes  du 

diurèse. 


Division  du 
diocèse. 


Le  diocèse  de  Lisieux  a  subsisté  de  droit  jusqu'au  Concordat  de  1801  qui 
ratifia  l'état  de  choses  établi  par  la  Révolution.  Il  fui  partagé  entre  les 
diocèses  de  Baveux,  d'Evreux  et  de  Séez.  Quelques  paroisses,  enclavées  dans 
le  diocèse  de  Rouen,  se  trouvèrent  rattachées  à  ce  diocèse. 

Notre  diocèse  était  borné,  au  N.,  parla  Manche,  l'embouchure  de  la 
Seine  et  l'exemption  de  Saint-Samson  appartenant  au  diocèse  de  Dol  ;  àl'E., 
par  la  Rille  et  la  Charentonne  ;  au  S.,  par  la  Rille  et  la  rivière  de  Don 
jusques,  et  y  compris,  la  paroisse  de  Marmouillé.  A  l'O.,  les  limites  qui 
séparaient  les  diocèses  de  Lisieux  et  de  Séez,  n'étaient  plus  aussi  naturelles, 
au  moins  dans  la  partie  qui  avoisinait  le  midi.  Nous  avons  indiqué  la  paroisse 
de  Marmouillé  comme  formant  l'angle  sud-ouest  du  diocèse  ;  au  dessus  de 
Marmouillé  la  ligne  de  démarcation  partait  de  cette  paroisse  et  allait  gagner 
le  point  de  jonction  des  rivière  de  Dieuge  (aujourd'hui  la  Gueuge)  et  de 
l'Ure,  remontait  le  cours  de  cette  dernière  jusqu'au  manoir  des  Ligneries,  en 
la  paroisse  de  Croisilles,  et  atteignait  la  source  de  la  Touque  qui  jusqu'à 
Guerquesalles  devenait  la  limite  du  diocèse.  A  partir  de  cet  endroit,  on 
obliquait  vers  l'occident  et,  en  longeant  les  paroisses  de  Guerquesalles. 
Camembert,  les  Champeaux,  le  Renouard,  le  Mesnil-Imbert  et  Garnetot. 
qui  toutes  faisaient  partie  du  diocèse  de  Lisieux.  on  arrivait  à  Am  me  ville,  à 
la  source  de  l'Oudon  qui  devenait  la  limite  de  notre  diocèse  jusqu'au  point  où 
ce  ruisseau  se  jette  dans  la  Dives,  à  Ouville-la-Bien-Tournée  ;  puis  cette 
rivière,  à  son  tour,  partageait  jusqu'à  la  mer  le  diocèse  de  Lisieux,  des 
diocèses  de  Séez  et  de  Bayeux. 

Outre  la  ville  de  Lisieux  et  sa  banlieue,  le  diocèse  comprenait  quatre 
archidiaconés  :  l'archidiaconé  du  Lieuvin,  l'archidiaconé  de  Pontaudemer, 
l'archidiaconé  d'Auge  et  l'archidiaconé  de  Gacé.  Ces  quatre  archidiaconés 
étaient  divisés  en  quatorze  doyennés,  subdivisés  eux-mêmes  en  467  paroisses 
qui  formaient  494  cures  ou  portions  à  l'époque  où  commence  notre  travail. 
Quelques  portions  de  cures  furent  supprimées  par  la  suite. 

La  ville  se  partageait  entre  les  trois  paroisses  de  Saint-Germain,  Saint- 
Jacques  et  Saint-Désir.  Cette  dernière  avait  deux  cures  et  son  territoire 
comprenait  une  portion  de  la  ville,  le  faubourg  et  une  partie  assez  étendue  de 
campagne.  La  chapelle  vioariale  de  la  Pommeraye  en  dépendait,  quoique  le 
titulaire  fut  inamovible  comme  les  curés. 

La  Cathédrale  ne  formait  de  paroisse  que  pour  la  maison  de  l'évêque  et 
pour  celles  des  chanoines  et  gens  du  chapitre. 


INTRODUCTION  XXXIII 


La  banlieue  se  composait  des  paroisses  de  Beuvillers,  Ouillie-le-Vicomte, 
la'  Pommeraye,  Roques,  Saïnt-Hippolyte-du-Bout-dês-Prés,  Saint-Martin- 
de-Ia-Lieue,  les  Vaux  et  Saint-Germain-de-Livet. 

L'archidiaconé  du  Lieu  vin  se  composait  de  quatre  doyennés  :  1°  le  doyenné 
de  Bernay  avec  35  paroisses  ;  2°  le  doyenné  de  Cormeilles  avec  35  paroisses  ; 
3°  le  doyenné  de  Moyaux  avec  35  paroisses  ;  4"  le  doyenné  d'Orbec  avec 
33  paroisses. 

L'archidiaconé  de  Pontaudemer  avait  trois  doyennés  :  1°  le  doyenné 
d'Honffeur  avec  '28  paroisses  ;  2°  le  doyenné  de  Pontaudemer  avec  30 
paroisses  et  29  seulement  après  la  réunion  de  Grestain  à  la  cure  de  Carbec 
en  1  743  :  3°  le  doyenné  de  Touques  avec  33  paroisses. 

L'archidiaconé  d'Auge  comprenait  aussi  trois  doyennés  :  l°le  doyenné  de 
Beau  mont  avec  41  paroisses  ;  2°  le  doyenné  de  Beuvron  avec  35  paroisses  ; 
3°  le  doyenné  du  Mesnil-Mauger  avec  52  paroisses. 

Enfin  l'archidiaconé  de  Gacé  comptait  quatre  doyennés  :  le  doyenné  de 
Gacé  avec  37  paroisses  ;  2°  le  doyenné  de  Livarot  avec  27  paroisses  ;  3°  le 
doyenné  de  Montreuil  avec  22  paroisses  ;  et  4°  le  doyenné  de  Vimoutiers  avec 
35  paroisses. 

Bon  nombre  de  ces  paroisses  avaient  sur  leur  territoire  des  abbayes,  des 
prieurés  ou  des  chapelles.  Notre  travail  s'occupera  de  ceux  de  ces  établisse- 
ments qui  étaient  des  bénéfices  ecclésiastiques  ;  mais  il  a  existé  des  chapelles 
dont  il  n'a  jamais  été  question  danj  les  Insinuations. 

Le  diocèse  de  Lisieux  possédait  encore  deux  exemptions  (1).  Lapremière,  Exemptions, 
enclavée  dans  le  diocèse  de  Rouen,  se  nommait  l'exemption  de  Saint-Cande- 
le-Vieil  et  se  composait  de  cinq  paroisses  :  Saint-Cande-le- Vieil,  dans  la  ville 
de  Rouen,  rue  de  la  Savonnerie,  Sotteville-Iès-Rouen  ,  Petit-Couronne, 
Saint-Etienne-du-Rouvray  et  Etrépagny  (2).  L'Eglise  de  Saint-Cande  était 
à  la  fois  paroissiale  et  collégiale. 

La  seconde,  appelée  l'exemption  de  Xonant,  se  trouvait  dans  le  diocèse  de 
Baveux.  Elle  comprenait  quatre  paroisses  :  Nonant,  Juaye  avec  l'abbaye 
de  Mondaye,  Ellon  et  Verson,  près  Caen. 

Ces  deux  exemptions  avaient  chacune  leur  officialite  comme  la  ville 
épiscopale. 

Le  diocèse  de  Bayeux  possédait  à  son  tour  dans  le  diocèse  de  Lisieux 
l'exemption  de  Cambremer.  Cette  exemption  comprenait  les  paroisses  de- 
Cambremer,  Saint-Vigor  de  Crèvecceur,  Grandouet,  Saint-Laurent-du- 
Mont,  Manerbe,  Montreuil,  Saint-Ouen-le-Peint,  Saint-Pair-du-Mont  et  le 
Pré-d'Auge. 


'n  appelait  Exemption  une  portion  de  territoire,  plus  ou  moins   étendue,   appartenant 
à  un  diocèse  et  située  dans  un  autre  diocèse. 

:    Etrépagny  se  trouve  aujourd'hui  dans  le  diocèse  d'Evreux. 


Titres  des 

évoques 

«le  Lisieux. 

.'ni'  nomina 

lion. 

session. 


XXXIV  INTRODUCTION 

L'abbaye  de  Fécamp,  qui  jouissait  d'une  juridiction  quasi-épiscopale  sur 
plusieurs  paroisses  du  diocèse  de  Rouen,  avait  aussi  dans  sa  dépendance  la 
paroisse  d'Hennequeville  et  son  annexe,  N.-D. -de-Pitié,  sise  sur  le  territoire 
de  notre  diocèse. 

L'exemption  de  Saint-Sarason,  appartenant  au  diocèse  de  Dol,  n'était  pas 
précisément  enclavée  dans  le  diocèse  de  Lisieux.  Elle  se  trouvait  située  au 
bord  de  la  Seine,  entre  notre  diocèse  et  le  diocèse  de  Rouen. 

Ces  notions  géographiques  une  fois  données,  nous  allons  dans  plusieurs 
chapitres  traiter  successivement  de  l'évèché,  de  la  cathédrale,  des  collégiales, 
abbayes,  prieurés,  chapelles,  séminaires  et  paroisses  du  diocèse. 


CHAPITRE    I. 


i.k\  i:< m:. 


L'ôvèque  de  Lisieux  était  comte  de  cette  ville  et  doyen  de  Saint-Cande.  De 
plus  il  partageait  avec  l'évèque  de  Coutances  le  titre  de  conservateur  des 
privilèges  apostoliques  de  l'Université  de  Caen.  Il  était  aussi  principal  du 
collège  de  Lisieux  établi  à  Paris. 

Comme  tous  les  évoques  de  France,  les  évoques  de  Lisieux  étaient  nommés 
par  le  roi.  Lorsqu'ils  avaient  reçu  du    pape  les   bulles  qui    confirmaient   le 
choix  fait  de  leur  personne,  ils  prêtaient  serment  au  souverain    et    pouvaient 
ensuite  aller  prendre  possession  de  leur  évèché. 
Leur  arrivée.  A  son  arrivée  à  Lisieux,  le  prélat  s'arrêtait  en  dehors  de  la   ville,    près   la 

Croix  Saint-Ursin.  Le  seigneur  de  Saint-Denis-de-Mailloc,  vassal  du  comté 
de  Lisieux,  était  tenu  de  l'aider  à  descendre  de  cheval.  A  raison  de  ce 
service,  il  avait  droit  à  la  monture  sur  laquelle  l'évèque  était  venu.  A  l'époque 
qui  nous  occupe,  les  routes  permettant  de  voyager  en  carrosse,  les  évèques 
arrivaient  en  voiture  ;  mais  ils  n'en  étaient  pas  moins  tenus  de  donner  un 
cheval  au  seigneur  de  Saint-Denis  qui  se  présentait  pour  s'acquitter  de  son 
devoir  féodal. 

Le  prélat  se  rendait  au  couvent  des  Capucins,  voisin  de  cet  endroit,  et  il  y 
passait  la  nuit.  C'est  là  qu'une  députation  capitulaire  allait  le  trouver  pour 
lui  faire  connaître  les  détails  de  la  prise  de  possession  réglés  par  le  Chapitre 
et  réclamer  en  particulier  l'ornement  de  drap  d'or  (1)  que  les  évèques  devaient 
offrir  à  leur  arrivée  dans  la  ville  épiscopale. 
j'ris«>,  d.  Pos-  Au  jour  de  la  cérémonie,  le  Chapitre,  avec  tout  le  clergé  de  la  ville  et  de 
la  banlieue,  se  rendait  en  procession  jusqu'à  la  Porte  de  Paris.  Là  l'évèque, 


(1)  Cet  ornement  «c  composait  d'une  chasuble,  deux  da'maliques  et  trois  chapes. 


[NTRODUCTION  XXXV 


arrêté  par  un  banc  qui  lui  barrait  le  passage,  était  harangué  par  le  doyen  ; 
puis,  la  main  sur  les  saints  évangiles,  il  prêtait  serment  de  respecter  tous  les 
privilèges  et  prérogatives  du  Chapitre.  Alors  il  revêtait  l'étole,  la  chape  et  la 
mitre  et  recevait  la  crosse  des  mains  du  doyen  ;  puis,  nu-pieds  et  marchant 
sur  des  planches  recouvertes  d'étoffes,  il  s'avançait  sous  le  dais  depuis  la 
Porte  de  Paris  jusqu'au  grand  portail  de  la  cathédrale.  Arrivé  là,  le  pontife 
remettait  ses  chaussures  et  trouvait  de  nouveau  un  banc  qui  lui  fermait  le 
passage,  et  tout  se  continuait  suivant  le  cérémonial  que  nous  indiquons  dans 
le  cours  des  Insinuai  ions.  (Voir  xi,  209  et  xxxix,  162.) 

Les  derniers  évéques  se  dispensèrent,  ainsi  qu'on  en  pourra  juger,  d'une 
partie  de  ces  cérémonies  et  particulièrement  de  l'entrée  pieds  nus  dans  la 
ville  :  ils  descendirent  directement  à  leur  palais.  Mais  ils  durent  pour  cela 
demander  l'assentiment  du  Chapitre  qui  ne  consentait  qu'en  déclarant  chaque 
fois  que  cela  ne  tirerait  pas  à  conséquence  pour  l'avenir. 

Le  jour  de  l'intronisation  il  était  donné  au  palais  épiscopal  un  grand  dîner 
et  un  souper  à  l'occasion  desquels  le  seigneur  de  Magny-le-Freulle,  autre 
vassal  du  comté  de  Lisieux,  rendait  à  l'évêque  un  service  féodal.  Il  lui  don- 
nait à  laver  les  mains  avant  et  après  les  deux  repas  ;  mais  il  avait  droit  au 
bassin,  à  l'aiguiêre  et  autres  vases  d'argent  qui  avaient  servi.  L'évêque  devait 
aussi  nourrir  pendant  cette  journée  les  gens  et  serviteurs  qui  accompagnaient 
le  seigneur  de  Magnv. 

Après  sa  prise  de  possession  l'évêque  devait  prêter  serment  d'obéissance  au        Serment  au 
métropolitain.  Sans  ce  serment  il  n'était  pas  reconnu  dans  l'église  métropoli-      métropolitain, 
taine  ;  il  n'était  pas  admis  aux  assemblées  provinciales  et  ne  pouvait  èire 
député  de  la  province  aux  assemblées  du  clergé  de  France. 

Le  jour  de  la  prestation  du  serment  l'évêque  suffragant  devait  offrir  à  diner 
à  l'archevêque  et  au  Chapitre  métropolitain  ou  leur  payer  300  livres  tournois. 
Ce  diner  se  donnait  souvent  à  l'hôtel  des  évéques  de  Lisieux,  situé  à  Rouen, 
près  de  l'église  Saint-Cande-Ie-Vieil. 

Les  évéques  de  Lisieux  résidaient  ordinairement  dans  leur  palais  épiscopal.        l'aiais  épis- 
Cet  édifice  se  trouvait  au  nord-ouest  de  la  Cathédrale  et  communiquait  avec  copal. 
elle.  Il  avait  été  reconstruit  en  partie  sous  Louis  XIII  par  Philippe  de  Cospeau, 
et  Léonor  I  de  Matignon  fit  refaire  l'aile  droite  ;  mais  Léonor  II  agrandit, 
décora  et  embellit  tellement  cette  partie  de  l'édifice  (1),  ainsi  que  les  jardins  (2) 
qui  en  dépendaient,  qu'on  lui  attribua  presque  la  gloire  de  tous  ces  travaux. 


(1)  Depuis  la  Révolution  on  a  ajouté  au  palais  épiscopal  du  côté  des  jardins,  des  cons- 
tructions nouvelles  qui  masquent  en  grande  partie  la  Cathédrale.  Les  lexoviens  n'ont  qu'un 
édifice  vraiment  remarquable;  ils  n'ont  pas  su  en  tirer  parli  pour  l'embellissement  de  leur 
cité. 

(-)  Ces  jardins  forment  aujourd'hui  le  jardin  public  de  la  ville  et  une  partie  est  devenue 
la  rue  Ollivier. 


leaux 
de  l'évêoue 


XXXVI  INTRODUCTION 

C'est  dans  ce  palais  que  les  tribunaux  sont  aujourd'hui  installés  (1).  L'aile 
gauche,   qui   sert   maintenant  de  maison    d'arrêt,  avait  été  construite  par 
Mgr  de   Brancas  pour  y  installer  les  bureaux  du  secrétariat  de  l'évêché. 
Autres  châ-  Outre  le  palais  épiscopal,  nos  évoques  possédaient  le  château  de  Courtonne- 

la-Meurdrac  ;  le  château  des  Loges,  situé  à  la  sortie  de  la  ville  entre  le 
chemin  du  Sap  et  la  route  de  Livarot  ;  le  manoir  des  Pavements  qui  existe 
encore  sur  la  route  d'Orbec  ;  le  manoir  de  Canapville,  prés  Touques  ;  et 
l'hôtel  Saint-Cande  ou  de  Lisieux,  à  Rouen,  rue  de  la  Savonnerie. 

Depuis  les  guerres  de  religion,  les  évêques  de  Lisieux  n'habitèrent  plus 
leur  château  de  Courtonne  qui  s'était  trouvé  ruiné  en  partie  ;  mais  ils  habi- 
tèrent beaucoup  le  château  des  Loges,  surtout  durant  la  belle  saison.  On  y 
transportait  même  les  bureaux  du  secrétariat  pendant  le  séjour  qu'y  faisaient 
ces  prélats.  Ce  château  est  aujourd'hui  détruit  :  il  n'en  reste  pas  traces.  On 
aperçoit  pourtant  encore  la  loge  du  concierge  au  bord  de  la  route. 
Hevenus  de  A   la  faveur  des  guerres  et  des  troubles  du  xvie  siècle,    le  maréchal  de 

Fervaques  avait  fini  par  s'emparer  de  ces  châteaux  et  de  tous  les  biens  de 
l'évêché.  Il  réussit  à  les  garder  jusqu'à  sa  mort,  et,  malgré  les  efforts  des 
prélats  qui  se  succédèrent  sur  le  siège  de  Lisieux,  ces  biens  ne  furent 
complètement  restitués  que  sous  M«T  Léonor  I  de  Matignon.  Au  moment  de  la 
Révolution,  ils  valaient,  d'après  les  comptes  du  receveur,  environ  cent-trente- 
mille  livres. 

Ces  revenus  provenaient  des  fermages  des  biens  de  l'évêché,  des  droits  de 
ville,  de  la  coutume  des  marchés,  de  la  vente  de  diverses  charges  comme  les 
greffes,  tabellionnages,  etc.;  des  droits  de  déports,  des  rentes  et  droits 
seigneuriaux,  et  des  rentes  des  baronnies  dépendant  de  l'évêché. 

11  y  avait  sept  baronnies  qui  relevaient  du  comté  de  Lisieux  :  les  baronnies 

de  Touques,    Bonneville-Ia-Louvet,  Gacé,   Glos  et  Courtonne,    Thiberville, 

Canapville  et  enfin  celle  de  Nonant,  près  Bayeux 

L'évOque  de  -Quoique  le  pouvoir  royal  eût,  depuis  des  siècles,  constamment  travaillé  à 

Lisieux  exerce     diminuer  la  puissance  îéodale,  les  évêques  de  Lisieux,  en  leur  qualité  de 

temporelle        comtes,  exercèrent  jusqu'à  la  Révolution  la  juridiction  temporelle  sur  la  ville, 

<ian<  la  viii,>.      la  banlieue  et  tout  le  comté  de  Lisieux.  Deux  jours  seulement,  chaque  année, 

à  la  Saint-Ursin,  le  Chapitre  jouissait  de  cette  prérogative  (10  et  11  juin). 

Les  évêques  nommaient  le  gouverneur  de  la  ville  ;  ils  exerçaient  la  justice 
par  leurs  baillis  et  leurs  vicomtes.  Ils  avaient  aussi  un  juge  gruyer  qui  faisait 
les  visites  et  martelage  des  ventes  des  bois  de  l'évêché  et  du  chapitre  et 
jugeait  tous  les  différends  concernant  les  eaux  et  forêts,  la  chasse,  la 
pêche,  etc.,. 

(\)  En  17U0  le  tribunal  civil  avait  été  établi  dans  la  maison  des  Mathurins.  Mais  le  12  juillet 
1792,  une  inondation  ayant  rendu  ce  local  trop  humide,  le  tribunal  fut  transféré  dans  le  ci- 
devant  évêché  le  17  du  même  mois.  (Notes  manuscr.  de  M.  Caval, appartenant  au  Séminaire 
de  Lisieux.) 


INTRODUCTION  XXXVII 


i  Ifficialité  dio- 
césaine. 


s  avec 
e  Chapitre. 


Voilà  pour  le  temporel  ;  niais  pour  ce  qui  concernait  les  causes  ecclésias- 
tiques, il  y  avait  l'ollicialité  diocésaine.  Ce  tribunal  se  composait  d'un  officiai 
ou  juge,  d'un  vice-gérant  pour  suppléer  l'ofïîcial,  d'un  promoteur  faisant  les 
fonctions  de  ministère  public  et  de  juge  d'instruction,  d'un  greffier  et  d'un 
appariteur.  L'évêque  nommait  à  toutes  ces  fonctions.  H  y  avait  aussi  des 
avocats  attachés  à  l'officiante. 

L'official  avait  le  droit  de  citer  les  témoins  et  de  les  obliger  à  comparaître, 
droit  sans  lequel  une  ofïîcialité  ne  peut  pas  fonctionner. 

D'après  cet  exposé,  il  semblerait  que  les  affaires  devaient  s'arranger  avec  Conflit 
une  grande  simplicité.  Cependant  il  était  loin  d'en  être  ainsi  :  il  y  avait 
souvent  des  conflits  de  juridiction  entre  l'évêque  et  le  Chapitre.  Car  outre 
l'officialite  de  l'évêque,  il  y  avait  aussi  l'officialité  du  Chapitre,  comme  nous  le 
verrons  plus  loin,  et  la  juridiction  de  ces  deux  tribunaux  n'était  pas  parfai- 
tement déterminée.  Chacun  d'eux  cherchait  à  attirer  à  soi  la  connaissance  des 
affaires.  Le  Chapitre  en  était  venu  à  contester  à  l'évêque  le  droit  de  surveil- 
lance et  de  répression  sur  tout  le  clergé  de  la  Cathédrale,  et  le  Parlement  de 
Rouen  allait  rendre  une  décision  favorable  au  Chapitre,  lorsque  l'évêque  fit 
évoquer  l'affaire  par  le  grand  Conseil,  et,  en  1744,  il  obtint  une  sentence  qui  le 
maintenait  dans  sa  juridiction,  droit  de  visite  et  correction  contre  les  doyen,  Sentences 
chanoines  et  chapitre  de  la  Cathédrale.  Une  autre  sentence  de  l'année  sui- 
vante confirma  et  expliqua  la  première.  Elle  continuait  bien  au  doyen  le  droit 
de  currection  contre  ses  subordonnés  ;  mais  ces  derniers  avaient  le  droit  d'en 
appeler  à  l'évêque,  ce  qu'ils  ne  pouvaient  pas  faire  précédemment.  Ces  arrêts 
solennels  parvinrent  à  restreindre  la  juridiction  du  Chapitre  et  lui  porta  un 
coup  dont  elle  ne  se  releva  guère. 

Les  longues  absences  que  les  évèques  de  Lisieux  avaient  faites  hors  de       Procédés  peu 
leur  diocèse,  pour  causes  de  différentes  natures,  avaient  permis  au  Chapitre  courtois 

d'empiéter  considérablement  sur  l'autorité  épiscopale.  Des   usages  s'étaient  réo-ani 

établis,  et,  personne  n'étant  là  pour  réclamer,  ces  usages  avaient  fini  par 
avoir  force  de  loi  ;  de  sorte  que  le  Chapitre  se  posait  en  puissance  rivale  de 
l'évêque.  Nous  avons  vu  avec  quel  soin  jaloux  et  quelle  défiance  peu  respec- 
tueuse, le  jour  de  l'installation  de  l'évêque,  les  chanoines  lui  barraient  le 
passage  de  la  Cathédrale,  jusqu'à  ce  qu'il  eût  juré,  à  plusieurs  reprises,  de 
garder  leurs  coutumes  et  leurs  privilèges.  Ce  qu'ils  faisaient  ce  jour-là,  ils  le 
continuaient  sous  toutes  les  formes  pendant  la  vie  du  prélat.  Dans  un  man- 
dement relatif  à  un  jubilé,  l'évêque  ayant  marqué,  sans  consulter  le  Chapitre, 
les  prières  que  l'on  devait  réciter  pour  gagner  l'indulgence,  la  Compagnie  se 
hâta  d'en  indiquer  d'autres. 

L'évêque  avait  bien  un  siège  (1)  d'honneur  dans  la  Cathédrale,  mais  il  était 


(U  Ce  trône  se  trouvait  au  haut  du  chœur,  du  côté  de  l'épitre,  pris  des   marches  du  saur 
tuaire. 


"S" 

de    l'évêque. 


XXXVIII  INTRODUCTION 


loin  d'être  le  maître  dans  cette  église.  Les  jours  où  il  devait  officier  étaient 
désignés  et  le  Chapitre  ne  lui  eût  pas  permis  de  célébrer  en  d'autres  circons- 
tances. Il  n'avait  pas  le  droit  de  faire  les  ordinations  dans  la  Cathédrale  sans 
l'autorisation  du  Chapitre,  et  cette  autorisation  lui  était  accordée  de  fort 
mauvaise  grâce.  Aussi,  dans  tout  notre  travail,  n'avons-nous  trouvé  qu'une 
seule  ordination  faite  à  la  Cathédrale.  L'évèque  faisait  habituellement  ces 
cérémonies  dans  la  chapelle  de  l'évèché  ou  dans  celle  du  grand  séminaire. 

Aux  quatre  jours  de  fêtes  pontificales  :  Noël,  Pâques,  la  Pentecôte  et  la 
Saint-Pierre,  l'évèque  devait  offrir  du  vin  aux  chanoines.  Ceux-ci  députaient 
d'avance  deux  d'entre  eux  pour  goûter  le  vin  que  le  prélat  se  proposait  de 
leur  donner  et  pour  s'assurer  qu'il  était  bon. 

Nous  avons  puisé  tous  ces  faits  dans  les  registres  des  délibérations  du 
Chapitre,  et  il  y  en  a  bien  d'autres  du  même  genre. 

Les  évëques  s'étaient  soumis  à  toutes  ces  exigences  par  amour  de  la  paix, 
et,  de  plus,  parce  qu'ils  redoutaient  les  arrêts  du  Parlement  peu  disposé  à 
soutenir  leur  autorité.  Aussi,  à  l'époque  qui  nous  occupe,  vécurent-ils  géné- 
ralement en  bonne  harmonie  avec  la  Compagnie. 

Le  Chapitre  se  montrait  pourtant  quelquefois  plus  gracieux  vis-à-vis  de  ses 
pontifes.  C'était  surtout  lorsqu'il  en  attendait  quelque  faveur  ou  lorsqu'il 
avait  affaire  à  un  prélat  iniluent  à  la  cour,  et  qui  pouvait  le  tirer  d'embarras 
dans  certaines  questions  épineuses.  Ainsi,  quand  on  apprit  la  nomination  de 
Mgr  de  Brancas  à  l'évèché  de  Lisieux,  les  chanoines  s'empressèrent  de  lui 
donner  des  lettres  de  vicaire  eapitulaire,  parce  qu'il  était  d'une  famille  puis- 
sante et  qu'il  pourrait  leur  être  très  utile.  (Registres  des  Délib.  capit., 
31  oct.  1714). 
Droii  de  pa-  Cependant,  ces  chanoines  si  jaloux  de  l'autorité  de  l'évèque  et  si  souvent  en 

tronage  de        lutte  avec  lui,  lui  devaient  pour  la  plupart  leur  dignité.  Car  c'était  à  l'évèque 
l'ôvSque,         qu'appartenait  le  droit  de  nommer  les  chanoines  de  la  Cathédrale;  de  sorte 

1*  su!1    le    cha-  ■"     .  ... 

pilPe  qu'à  l'exception  de  ceux  qui   avaient  obtenu  leur  titre  par  résignation  ou  en 

vertu  de  leurs  grades,   ou  encore,  dans  quelques  cas  exceptionnels,  par  la 

volonté  du  roi,  ils  avaient  tous  éié  choisis  par  l'évèque. 

2.  sur  les  cha-         Celui- ci  nommait  encore  les  trois  chapelains  de  N.-D.,  les  deux  chapelains 

pclains.  Je  Sainte-Croix  et  le  chapelain  de  Saint-Ouen  dans  la  Cathédrale,  ainsi  que 

quelques  titulaires  de  chapelles  peu    importantes  situées  dans  le  diocèse. 

8'suriescures     Quant  à  la  nomination  aux  cures,  le  droit  de  l'évèque  ne  s'étendait  que  sur 

une  quarantaine  dans  les  derniers  temps.  Mais  il  donnait  par  lui-même  ou 

par  ses  grands  vicaires  l'institution  canonique,   après  examen,  à  tous  les 

sujets  présentés  par  les  divers  patrons. 

Vicaires  gêné-         Les  évèques  de  Lisieux  se  faisaient  aider  dans    l'administration   de  leur 

raux.  diocèse  par  des  vicaires  généraux  dont  le  nombre   varia  entre  huit  et  douze. 

Ils  en  avaient  un  dans  l'exemption  de  Saint-Cande-le- Vieil  et  un  autre  dans 

celle  de  Nonant.  C'était  ordinairement  un  chanoine  de  Rouen  et  un  chanoine 


INTRODUCTION 


\  X  X  I X 


de  Baveux.  De  plus  un  autre  grand  vicaire  résidait  à  Paris  a  cause  du  collège 
de  Lisieux  établi  dans  cette  ville  et  des  ecclésiastiques  du  diocèse  qui  venaient 
dans  la  capitale  pour  suivre  les  cours  de  l'Université  ou  pour  tout  autre  motif. 

Lecollège  de  Lisieux  que  nous  venons  de  nommer  dépendait  de  nos  évéques. 
Il  avait  été  fondé  en  1336  par  Guy  d'IIarcourt,  évoque  de  Lisieux,  pour  les 
jeunes  gens  pauvres  de  son  diocèse  qui  désireraient  étudier  à  Paris.  Il  fut 
d'abord  établi  dans  une  maison  de  loyer,  rue  des  Prètres-Saint-Séverin,  et 
il  y  resta  jusqu'en  1422.  A  cette  époque  il  ïut  transféré  sur  la  montagne 
Sainte-Geneviève,  dans  les  maisons  que  Guillaume  d'Estouteville,  un  autre 
de  nos  évoques,  avait  léguées  à  cet  effet,  à  condition  que  l'établissement  pren- 
drait le  nom  de  collège  de  ïorcy.  Ce  nom  fut  changé,  depuis,  en  celui  de 
collège  de  Lisieux.  Après  l'expulsion  des  Jésuites,  le  collège  de  Lisieux  fut 
établi,  le  1er  octobre  1762,  dans  le  collège  de  Clermont,  rue  Saint-Jacques, 
et  y  resta  jusqu'à  la  Révolution  (1). 

L'évèque  de  Lisieux  avait  le  titre  «  de  fondateur  et  proviseur  »  de  ce 
collège  et  c'était  lui  qui  distribuait  les  bourses  destinées  aux  étudiants. 
(Ins.  Eccl.  xviii.  450).  Nous  verrons  beaucoup  de  sujets  distingués  sortir  de 
cette  maison  et  occuper  des  bénéfices  considérables  dans  notre  diocèse  et  ailleurs. 


Colline  de 

Lisieux,  fondé 

à  Paris. 


CHAPITRE   II. 


I.  A    <    v  i  il  I-;  i»  1 1  A  i.  i :. 


Les  plus  anciens  chanoines  de  la  Cathédrale  étaient  au  nombre  de  onze  et 
ils  portaient  le  titre  de  barons,  dit  M.  du  Formeville,  parce  qu'ils  possédaient 
des  fiefs  nobles  dans  le  territoire  de  la  ville  et  de  la  banlieue  de  Lisieux  ;  et 
Tévèque,  qui  possédait  sept  baronnies,  était  comte.  D'un  autre  côié  comme 
le  Chapitre  de  Bayeux  était  fort  riche,  on  disait  :  «  Lisieux  le  noble  et 
Baveux  le  riche.  »  J'ignore  pour  quelle  cause  le  titre  de  baron  donné  à 
certains  chanoines  paraît  être  tombé  en  désuétude  à  la  fin  du  xvue  siècle. 
Nous  ne  l'avons  trouvé  qu'une  seule  fois  dans  les  Insinuations.   (I.  4.) 

Dans  la  suite  le  nombre  des  prébendes  fut  augmenté. 

A  l'époque  où  commencent  nos  Insinuations  et  bien  longtemps  auparavant 
le  Chapitre  de  la  Cathédrale  se  composait  du  haut-doyen,  de  huit  dignitai- 
res choisis  dans  la  Compagnie  et  de  trente-huit  chanoines. 


.es  chanoines 
barons. 


Nombre  'les 
chanoines. 


(1)  Sentence  du  parlement  de  Paris. 

Les  Insinuations  n'indiquent  pas  la  rue  Saint-Jacques,  mais  la  rue  Saint-Jean  <lo 
Beauvais.  Cependant  il  est  facile  d'expliquer  cette  divergence.  Ces  deux  rues  sont  paral- 
lèles et  la  distance  qui  les  sépare  est  peu  considérable.  Il  est  probable  que  le  collège  occu- 
pait tout  le  terrain  intermédiaire  et  qu'il  y  avait  une  ouverture  sur  les  deux  rues. 


XL  INTRODUCTION 

Dignitaires.  Les  huit  dignitaires  étaient  le  grand  chantre,  le  trésorier,   le   chèvecier 

ou  chefcier,  le  scolaste  ou  écolâtre  et  les  archidiacres  du  Lieuvin,  d'Auge,  de 
Pontaudemer  et  de  Gacé. 

Il  y  avait  de  plus  deux  personnages  à  prérogatives.  C'étaient  le  pénitencier 
et  le  théologal  dont  les  titres  étaient  attachés  à  la  prébende  qu'ils  possédaient. 

Il  sera  aussi  parlé  des  claviers;  mais  ce  n'était  pas  une  dignité,  c'était  des 
chanoines  désignés  pour  remplir  certaines  fonctions  spéciales. 

Le  Chapitre  avait  aussi  son  secrétaire  qui  n'était  pas  chanoine. 


ARTICLE    I. 

LES  DIGNITÉS. 

§  1.  —  Le  Haut- Doyen. 

Le  haut-doyen  était,  après  l'évêque,  le  premier  dignitaire  du  diocèse.  Il 
était  élu  parle  Chapitre  solennellement  assemblé,  et  a  nulle  autorité  au  monde, 
quel  que  fût  son  rang  et  sa  dignité,  »  ne  pouvait  prétendre  à  la  nomination 
de  ce  prélat.  (Procès-verbal  de  l'élection  du  doyen.  V.  106.)  Cependant  le 
doyenné,  comme  tous  les  autres  bénéfices  de  patronage  ecclésiastique,  pou- 
vait être  résigné  par  son  titulaire  entre  les  mains  du  Pape  en  faveur  d'un 
autre  chanoine. 

Non  seulement  le  doyen  devait  être  chanoine,   mais  il  devait  même  être 
choisi  parmi  les  chanoines  distributifs.  —   Nous  verrons  plus  loin  ce    que 
c'est  qu'un  chanoine  distributif.  —  De  plus  il  devait    avoir  reçu  au  moins 
l'ordre  de  diacre. 
Election  du  Nous  n'entrerons  pas  dans  les  détails  de  l'élection  du  doyen  :  on  les  trou- 

doyen.  vera  suffisamment  reproduits  dans  le  cours   des  Insinuations.  (Voir  V.  i06, 

xin.' 553,  xxiv.  313.)  Disons  seulement  qu'il  était  interdit  aux  votants  de 
se  donner  leur  propre  voix  ;  et  pour  faire'  observer  cet  article  du  règlement, 
on  distribuait  à  chaque  chanoine  des  bulletins  de  tous  ceux  qui  étaient  éligi- 
bles,  moins  le  sien  ;  et  les  électeurs  devaient  voter  avec  les  bulletins  qui  leur 
avaient  été  remis. 
Droit  de  chape.  Le  doyen,  comme  tous  les  autres  membres  du  Chapitre,  payait  à  la 
fabrique  de  la  Cathédrale  le  jour  de  son  installation,  une  taxe  appelée  le 
droit  de  chape.  Ce  droit  variait  suivant  la  dignité  dont  on  prenait  possession. 
Il  avait  varié  aussi  suivant  les  temps.  A  l'époque  qui  nous  occupe,  le  doyen 
payait  36  livres  pour  le  droit  de  chape. 

Il  était  installé  aussitôt  après  l'élection  par  le  plus  ancien  chanoine,  comme  il 
est  dit  aux  endroits  précités.  Il  prêtait  le  serment  dans  les  termes  suivants  : 


iNTRonrcnoN 


XL! 


(t  Juro,  per  km-  sancta  EcungeMa,  corporaliler  à  me  tacta,  reverentiam  et 
obedientiam  Lexoôiensi  Capitula  exkibere;  antiquas  et  approbatas  comuetudines 
oc  statuta  ecclesiœ Lexuviensis.  pmut  script  a  sunt,  inviolabiliter  observare; 
jura  et  libertates  decanatus  illœsa  et  illibata  conserrare,  et  deperdita  seu. 
coUapsa  lotis  viribus  rerocare  ;  jura  quoque  et  libertates  dignitatum  ac  singu- 
laram  prœbendarum  in  nullo  lœdere,  sed  omnino  illœsa  et  illibata  seruare  ;  et 
in  Ecclesia  Lexoviensi  personaliter  residere,  nisi  pro  conservatione  jurium 
decanatus  seu  Ecclesiw  Lexoviensis,  vel  de  licentia  capiluli,  me  oporlueril 
proficisci.  Quœ  omnia  propria  munu  subsiynaci  et  omnino  observandapromisi.  » 
(de  Formeville,  p.  clxxxxiii). 

Le  haut  doyen  portait  en  hiver  un  vêtement  noir  doublé  de  violet.  En  été, 
ce  vêtement  était  rouge.  A  toutes  les  grandes  fêtes  de  l'année,  au  nombre 
de  dix-neuf,  il  portait  la  soutane  violette (1).  A  certaines  fêtes,  il  assistait 
au  chœur  revêtu  d'une  chape  brodée  d'or. 

La  chaire  ou  stalle  décanale  était  la  première  à  droite  en  entrant  dans  le 
chœur  (2).  Un  appariteur,  placé  près  du  doyen,  lui  présentait  le  bâton 
d'argent  et  le  portait  devant  lui  aux  processions.  Ce  bâton  était  orné  des 
armes  du  doyen  et  dé  celles  du  Chapitre.  Le  doyen  ne  siégeait  au  rang  des 
autres  chanoines  que  dans  les  fêtes  simples  et  les  îéries. 

Aux  fêtes  pontificales,  si  l'évèque  était  absont,  le  doyen  pouvait  officier, 
mais  seulement  après  en  avoir  demandé  l'autorisation  au  Chapitre. 

C'était  lui  qui  installait  l'évèque,  les  chanoines  et  les  autres  dignitaires  de 
la  Cathédrale,  après  avoir  reçu  leur  serment.  Enfin,  il  jouissait  d'une  foule  de 
droits  et  de  prérogatives  qu'il  serait  trop  long  de  rapporter  ici. 

Le  doyen  était  curé  de  tous  les  chanoines  et  de  toutes  les  personnes  portant 
l'habit  ecclésiastique  à  la  Cathédrale.  Il  se  prétendait  même  souvent  le  curé  de 
toutes  les  personnes  faisant  partie  de  la  maison  des  chanoines  ;  et,  plus  d'une 
fois,  il  y  eut  à  ce  sujet  des  querelles  avec  les  curés  de  St-Germain  et  de  St-Jacques. 

Enfin,  le  doyen  du  Chapitre  était  le  chef  de  l'officialité  du  Chapitre,  dont 
nous  parlerons  plus  loin,  et  il  prenait  le  titre  de  juge  ordinaire  de  la  ville  et 
banlieue  de  Lisieux  et  de  Saint-Germain  de  Livet. 

Le  haut- doyen  habitait  le  manoir  décanal  situé  à  l'est  de  la  Cathédrale,  au 
bout  de  la  rue  du  Bailly  (aujourd'hui  rue  de  la  Paix).  Les  jardins  du  doyenné 
s'étendaient,  d'un  côté,  depuis  les  remparts  de  la  ville  (aujourd'hui  place  de 
la  Victoire  ou  Leroy-Beaulieu)  jusqu'aux  maisons  qui  bordaient  la  rue  de 
Paris  ;  d'un  autre  côté,  depuis  le  jardin  supérieur  de  l'évêché,  appelé  le  jardin 
des  Cascades  (3),  jusqu'au  boulevard  Pont-1'Evèque. 


Serment   perlé 
par  !'■  doyen. 


?on  costume. 


Sa  place  au 
chœur. 


Ses  préroga- 
tives. 


Sa  demeure 


(1>  Ceremoniale  Lcxov.,  page  3.  Edit.  1747. 

(2)  Ibid.,  p.  12. 

(3)  La  rue  Olivier  n'existait  pas  dans  son  entier.  Elle  a  été  continuée  vers  1 8'iS.  sur  l'em- 
placement du  jardin  des  Cascades,  jusqu'à  la  Grand'Rue. 

7 


Mon. 


XLII  INTRODUCTION 

C'est  dans  ces  jardins  que  M.  Le  Bas  de  Fresne,  haut -doyen,  fit  construire, 
vers  1769,  sur  l'emplacement  de  l'ancien  doyenné,  le  bel  édifice  (1)  que  nous 
admirons  encore  maintenant.  M.  Le  Bas  ne  put  jouir  longtemps  de  son 
œuvre  ;  il  mouiul  en  1773,  et  la  Révolution  ne  laissa  son  successeur  l'habiter 
que  quelques  années. 

§  2.  —  Le  grand  Chantre. 

Le  grand  chantre  était  le  dignitaire  chargé  de  la  direction  du  chant  et  il 
tenait  le  premier  rang  après  le  doyen. 
Nomination  du         La  nomination  du  grand  chantre,  comme  celle  de  tous  les  autres  dignitaires 
grand  chantre,     et  chanoines  delà  Cathédrale,  appartenait  à  l'évêque.  Il  devait  toujours  être 
choisi  parmi  les  chanoines. 

Voici  le  cérémonial  usité  pour  l'installation  du    grand  chantre.  C'était  du 
reste  le  même  que  pour  l'installation  des  autres  chanoines:  La   formule   de 
serment  seule  variait  un  peu. 
Son  installa-  Le  grand  chantre  était  introduit  dans  la  salle  du  Chapitre.  Alors  on  donnait 

lecture  de  ses  lettres  de  nomination,  de  son  acte  de  baptême,  de  ses  lettres 
de  tonsure,  d'ordres  et  de  grades,  ainsi  que  de  sss  certificats  de  bonnes  vie 
et  mœurs. 

Puis,  les  suffrages  étant  recueillis  et  le  récipiendaire  admis  par  la  Com- 
pagnie, celui-ci  venait  se  mettre  à  genoux,  la  tète  découverte,  devant  le 
président.  On  apportait  le  livre  des  Evangiles  sur  lequel  le  récipiendaire 
posait  la  main;  et,  le  président,  mettant  lui-même  la  main  sur  celle  du  pos- 
tulant, lui  demandait  s'il  promettait  de  vivre  et  de  mourir  en  bon  chrétien, 
de  conserver  et  de  défendre  les  droits  du  bénéfice  dont  il  allait  être  mis  en 
possession,  de  garder  inviolablement  le  secret  de  ce  qui  se  passerait  au 
Chapitre,  le  respect  et  l'obéissance  dûs  au  Chapitre  et  au  doyen.  Après  les 
réponses  affirmatives  du  postulant,  le  président  le  conduisait  à  la  table  capi- 
tulaire  où  il  prêtait  le  serment  accoutumé. 

Ensuite,  précédé  du  secrétaire,  en  avant  duquel  marchaient  les  appariteurs, 
et,  ayant  à  sa  gauche  le  récipiendaire,  le  président  conduisait  celui-ci  au 
chœur  par  le  côté  droit  et  lui  faisait  baiser  l'autel.  Il  y  touchait  le  pain  et  le 
vin  qu'il  avait  offerts,  c'est-à-dire  quatre  livres  de  pain  blanc  et  deux  pots 
de  vin  ;  puis  le  président  le  menait  à  la  stalle  qu'il  devait  occuper  et  l'y  fai- 
sait asseoir  un  instant.  Ils  revenaient  ensuite  tous  deux,  par  le  bas  du  chœur, 
à  la  salle  capitulaire.  Le  nouveau  titulaire  recevait  du  président  le  baiser  de 
paix  et  embrassait  ensuite  tous  les  autres  chanoines  ;  puis,  prenant  la  place 
qui  lui  était  destinée,  il  entrait  immédiatement  en  fonctions.  Pendant  toute 
la  cérémonie,  on  sonnait  la  cloche  d'argent,  dite  capitulaire. 


(1)  11    sert   aujourd'hui  d'école    aux    Frères  de   la    Doctrine    chrétienne    expulsés  de    leur 
maison  par  la  tyrannie  maçonnique. 


[NTRODUCTION  XLIH 


La  chaire  ou  stalle  du  grand  chantre  se  trouvait  à  gauche  en  entrant  dans  le       Su  plac 


se  ou 
chœur  el 
-ou  cosluine. 


chœur(l).  Il  l'occupait  dans  les  fêtes  solennelles,  revêtu  de  sa  chape  et  por- 
tant le  bâton  cantoral  en  argent.  Dans  ces  fêtes  il  revêtait  également  la  sou- 
tane rouge  (2). 

L'autorité  du  grand  chantre  était  bien  peu  considérable  au  chœur.  Il  ne 
pouvait  jamais  faire  exécuter  que  les  chants  réglés  par. le  Chapitre.  La  dis- 
cipline de  la  musique  et  du  chant  appartenait  riu  Chapitre,  el  seul  le  Chapitre , 
pouvait  faire  à  ce  sujet  toute  espèce  de  règlements,  sans  prendre  l'avis  du 
chantre.  Celui-ci  n'était  même  jamais  consulté  quand  il  n'était  pas  chanoine 
distributif.  On  lui  communiquait  les  arrêts  du  Chapitre  par  la  voie  du  secré- 
taire. 

Le  grand  chantre  était  tenu  d'habiter  le  manoir  de  la  grande  Chantrerie.        Manoir  can 
Cette  maison   existe  encore  ^aujourd'hui.  Elle  est  construite  en  colombages  toral' 

(bois  et  argile).  Située  sur  le  friche  aux  Chanoines  (Place  Le  Hennuyer),  elle 
touchait,  au  midi,  la  maison  canoniale  dite  maison  Saint-Paul  et,  au  nord, 
celle  appelée  maison  Saint-Leu  occupée  actuellement  par  les  sœurs  de  la 
Miséricorde. 

§  3.  —  Le  Trésorier. 

Le  trésorier  était  à  la  nomination  de  l'évèque.  Lors  de  son  installation  il 
payait  36  livres  pour  le  droit  de  chape.  Son  siège  au  chœur  était  du  côté  de' 
l'épitre,  au-dessous    de   la  stalle  du  chanoine  de  semaine,    placé  lui-même' 
près  du  trône  épiscopal.  Comme  les  autres  dignités,  il  portait  en  certains  jours 
la  soutane  rouge  (3).  •  • 

Les  fonctions  principales  du  trésorier  étaient  de  veiller,  conjointement  avec 
le  chèvecier,  sur  tous  les  trésors  de  l'Eglise,  tant  en  reliques  qu'en  or  et 
argent,  pierres  précieuses,  ornements  et  vêtements  ecclésiastiques,  etc.,  et  de 
fournir  tout  ce  qui  était  nécessaire  pour  l'entretien  du  culte. 

§  4.  —  Le  Chèvecîer. 

Le  chèvecier  comme  les  autres  dignitaires,  était  nommé  par  l'évèque  et 
payait  le  même  droit  de  chape  et  portait,  comme  eux,  la  soutane  rouge  en 
certaines  fêtes. 

Le  siège  occupé  au  chœur  par  le  chèvecier  se  trouvait  du  côté  de  l'évangile, 
en  face  du  celui  du  trésorier  et  terminait. la  série  des  sièges  du  côté  gauche, 
vers  le  sanctuaire  (4). 

Les  fonctions   du  chèvecier  étaient  autrefois  assez  minutieuses.  En  1736, 

(1)  Ccrem.  Lexçv.,  paire  \-2. 

(2)  Ibid.,  pag.  3. 
{3)  Ibid. 

<4)  Ibid. 


XLIV 


INTRODUCTION 


M.  d'Osmont,  chanoine  de  Rouen  et  chèvecier  de  la  cathédrale  de  Lisieux, 
■s'exonéra,  lui  et  ses  successeurs,  d'une  grande  partie  de  ces  charges,  par 
une  convention  conclue  avec  le  Chapitre,  de  l'assentiment  de  l'évèque. 

§  5.  —  Le  Scolaste  ou  Ecoldtre. 

Ce  dignitaire  était  nommé  par  l'évèque.  Sa  chaire  se  trouvait  au  chœur  à 
droite  de  celle  du  doyen  (1). 

Ses  fonctions  consistaient  à  instituer  et  à  diriger,  sous  l'autorité  de  l'évèque, 
les  écoles  de  la  ville  et  de  la  banlieue. 


Nomination 
des     archidia- 
cres; leur  place 

au  chœur  et 
leur   costume. 


Leurs  fonc- 
tions. 


Leurs  revenus 


Prébendes  dis- 
tribuées. 


§  6.  —  Les  Archidiacres. 

Ainsi  que  nous  l'avons  déjà  dit  ailleurs,  il  y  avait  quatre  archidiacres,  à 
savoir  :  celui  du  Lieuvin,  celui  de  Pontaudemer,  celui  d'Auge  et  celui  de  Gacé. 

Ils  étaient  à  la  nomination  de  l'évèque  qui  les  choisissait  ordinairement 
parmi  ses  grands  vicaires.  L'archidiacre  du  Lieuvin  se  plaçait  au  chœur  à 
gauche  du  grand  chantre  ;  l'archidiacre  d'Auge,  à  droite  du  scolaste  ;  l'ar- 
chidiacre de  Pontaudemer,  à  gauche  du  trésorier;  et  l'archidiacre  de  Gacé 
à  droite  du  chèvecier.  Ils  avaient  la  soutane  rouge  les  jours  où  les  dignités 
la  portaient.  (2) 

Leurs  fonctions  consistaient  surtout  à  assister  l'évèque  les  jours  où  il  offi- 
ciait et  à  faire  la  visite  des  paroisses  de  leur  archidiaconé.  Les  archidiacres 
absents  pour  leurs  visites  prétendaient  être  réputés  présents  au  chœur  et 
voulaient  prendre  part  aux  distributions  manuelles  qui  étaient  faites  aux  cha- 
noines pour  leur  présence  à  l'office.  Mais  cela  souffrait  toujours  beaucoup 
de  difficultés. 

Les  archidiacres  touchaient  le  tiers  des  droits  de  déport  des  cures  qui 
venaient  à  vaquer  dans  leur  archidiaconé.  Ils  prélevaient  de  plus  sur  chaque 
église  un  droit  de  cinquante  sols  (3)  par  visite  et  trouvaient  le  lit  et  la  table 
dans  les  presbytères. 

ARTICLE  IL 

DES       PRÉB  ENDE  S. 

11  y  avait  trente-huit  prébendes  canoniales  dont  trente  étaient  distributives 
et  huit  non  distributives. 

«  Les  chanoines  distribuas,  dit  \L  de  Formeville,  étaient  ceux  qui,  se 
trouvant  dans  les  ordres  sacrés,  prenaient  part  à  toutes  les  distributions  qui 


(1)  Gérera.  Lex.  page  3. 

(2)  Cerem.  Lexov.,  pag.  3  et  10. 

(3)  C'est  la  somme  indiquée  par  M.  de  Formeville  ;  mais  nous  croyons  que  cette  somme 
n'était  pas  fixe  et  qu'elle  variait  suivant  les  revenus  «les  fabriques.  C'est  ce  qui  résulte  des 
différents  comptes  que  nous  avons  parcourus. 


INTRODUCTION  XL  V 

se  faisaient  au  grand  chœur,  en  exerçaient  les  fonctions  et  en  partageaient  les 
privilèges.  Possédant  voix  délibérative,  ils  avaient  droit  de  suffrage,  tant 
actif  que  passif,  à  l'élection  du  doyen.  C'était  à  eux  qu'il  appartenait  d'être 
députés  pour  remplir  les  charges  capitulai  res.   » 

Les  prébendes  distribuées  étaient  celle  des  Chesnes,  les  deux  portions  de 
Verson,  les  deux  premières  portions  de  Lieurey,  les  deux  portions  de  Crève- 
cœur;  celles  de  Courtonnelle,  St-Hymer,  Formentin,  Assemont,  St-Germain, 
St-Jacques  dont  le  titulaire  était  théologal,  Cordebugle,  les  Loges,  Paynel 
ou  Pesnel,  Feins,  Bourguignolles,  Villers,  la  Pommeraye,  Croisilles,  Sur- 
ville, le  Yal-au-Yigneur,  les  deux  portions  de  Deauville,  les  Vaux  dont  le 
titulaire  était  grand  pénitencier,  la  Pluyère  ou  Pluvière,  St-Pierre-Adiïs  ou 
Azifs,  le  Val-Rohais  et  le  Pré. 

Les  titulaires  de  ces  prébendes  se  plaçaient  au  chœur  par  ordre  d'ancien- 
neté de  nomination,  à  moins  qu'il  ne  fussent  revêtus  d'une  dignité. 

Le  jour  de  leur  installation,  ils  payaient  100  livres  pour  le  droit  de  chape. 

Les   chanoines  non-distributifs    «  étaient  ceux  qui   ne  prenaient  part  à 

aucune  distribution Ils  n'étaient  admis  à  aucune  fonction  dans  le      Prebendesnon 

chœur,  excepté  à  celles  appartenant  spécialement  à  leurs  dignités,    et  ils  ne      aistnbutivea. 
pouvaient  être  députés  à  aucune  fonction  capitulaire.   Ils  ne  pouvaient  être 
élus  doyens.  Il  neieur  était  accordé  aucun  siège  aux  séances  du  Chapitre, 

excepté  au  troisième  chapitre  général  auquel  ils  étaient  tenus  d'assister 

Ils  pouvaient  encore  s'y  présenter  s'ils  avaient  quelque  chose  à  y  communi- 
quer ou  proposer,  répondre  ou  entendre.  Dans  ces  circonstances  exception- 
nelles ils  s'y  asseyaient  selon  le  temps  de  leur  réception,  mais  sans  voix 
délibérative.  Cependant  encore,  lorsqu'il  s'agissait  de  l'élection  d'un  doyen, 
les  chanoines  non-distributifs,  constitués  dans  les  ordres  sacrés,  avaient  voix 
active  comme  les  distributiïs,  mais  non  passive.  »  (1) 

Les  prébendes  non-distributives  étaient  la  prébende  de  la  Chapelle- 
Hareng,  la  prébende  d'Ecajeul  ;  celles  du  Faulq,  de  Touques,  première 
portion,  de  Fresne,  de  Touques,  deuxième  portion,  de  Roques  etdeLieurey, 
troisième  portion.  Cette  dernière,  depuis  le  xvie  siècle,  n'avait  pas  de  titu- 
laire. Ces  revenus  avaient  été  rattachés  à  la  maîtrise  des  Enfants  de  chœur 
de  la  Cathédrale. 

Les  titulaires  des  prébendes  non-distribntives  occupaient  au  chœur  le  rang 
dans  lequel  nous  les  avons  nommés.  Ils  n'étaient  pas  tenus  à  la  résidence  ; 
et,  comme  leurs  revenus  étaient  fort  minimes,  ils  pouvaient  posséder  d'autres 
bénéfices.  C'est  pourquoi  on  appelait  ces  prébendes  des   prébendes  volantes. 

Lors  de  leur  prise  de  possession,  ces  chanoines  payaient  50  livres  pour  le 
droit  de  chape. 


(1)  De  Formeville,  Histoire  de  l'èveché-comté  de  Lis/eux,  ln  partie,  page  18."J  et  suivantes. 


dès. 


chœur. 


XLVI  INTRODUCTION 

Semi-prében-  Qn    distinguait  encore   les    deux    semi-prébendes  de    sous-chantres  qui 

étaient  possédées  par  deux  titulaires  et  ne  comptaient  que  pour  une  prébende. 
Les  titulaires  de  ces  semi-prébendes  pouvaient,  d'après  la  sentence  de  174."), 
prendre  le  titre  de  demi-chanoines. 

Us  étaient  à  la  nomination  de  l'évèque  et  leur  installation  se  faisait  comme 
celle  des  chanoines  avec  quelques  légères  différences.  Dans  leur  serment,  ils 
juraient  obéissance  au  Chapitre  et  à  chacun  des  chanoines.  Ils  pavaient 
50  livres  pour  droit  de  chape. 
Leur  place  au  Ils  siégeaient  au  chœur  dans  les  hautes  stalles;  le  premier,  dans  la 
sixième  stalle,  à  droite,  au-dessous  de  la  chaire  épiscopale  ;  le  second,  dans 
la  cinquième  stalle  à  gauche,  chacun  entre  deux  vicaires.  (1) 

Tous  ces  chanoines  pouvaient  être  dans  les  ordres  majeurs  ou  dans  les 
ordres  mineurs  ;  ils  pouvaient  même  n'avoir  que  la  simple  tonsure.  Mais  les 
chanoines  qui  n'étaient  pas  dans  les  ordres  sacrés  étaient  privés  de  certains 
honneurs  et  de  certains  avantages.  Ainsi  ils  ne  présentaient  pas  aux  béné- 
fices réservés  au  Chapitre  et  n'avaient  pas  droit  aux  maisons  canoniales.  .  ' 

§  1  —  Situation  des  fiefs  des  prébendes. 

Les  dénominations  des  prébendes  venaient  des  lieux  où  étaient  situées  les 
terres  qui  formaient  l'apanage  dos  chanoines  au  moment  de  la  fondation  des 
canonicats.  Par  la  suite  des  temps,  des  échanges  de  terres  avaient  parfois  eu 
lieu  ;  mais  la  prébende  avait  continué  quand  même  à  porter  son  nom  primitif. 
Ainsi  les  terres  qui  appartenaient  aux  deux  chanoines  de  Crèvecœur  se  trou- 
vaient primitivement  situées  dans  la  paroisse  de  ce  nom.  Au  xvii°  siècle  nous 
les  trouvons  sur  le  territoire  de  Beuvillers  et  elles  continuent  à  s'appeler 
prébendes  de  Crèvecœur. 

Nous  allons  donner,  autant  que  possible,  la  position  de  ces  prébendes,  en 
nous  servant  des  notes  fournies  par  M.  de  Formeville  et  par  M.  Auguste 
Le  Prévost  dans  ses  Pouillés  du  diocèse  de  Lisieux. 

La  prébende  des  Chesnes  était  située  sur  la  paroisse  Saint-Jacques,  au 
faubourg  d'Orbec,  et  s'étendait  jusque  dans  les  prés  de  Beuvillers,  dont  un' 
porte  encore  le  nom  de  Prés  du  Chesne. 

Les  deux  prébendes  de  Verson  se  trouvaient  dans  la  paroisse  de  ce  nom, 
près  Caen,  et  consistaient  chacune  en  la  moitié  des  dîmes  de  la  paroisse,  à 
condition  d'entretenir  le  chœur  et  de  payer  la  portion  congrue  aux  deux  curés 
du  lieu. 

La  prébende  de  la  Chapelle-Hareng,  dans  la  paroisse  de  ce  nom  ; 

Les  deux  premières  portions  de  Lieurey  se  trouvaient  aussi  dans  la  paroisse 


(1)  Ccrem.  Lcxov  ,  page  13 


Dénominations 

des  prébendes. 


INTRODUCTION  XI.VII 

de  Lieurey,  et  la  troisième,  dit  M.  de  Fornieville,  dans  la  rue  Pont-Moriain, 
à  Lisieux.  C'était  la  maison  dite  des  Enfants  de  chœur. 

La  première  portion  de  Crèvecœur  se  trouvait  dans  la  prairie  d'Ouilly  et 
à  Beuvillers,  près  la  rivière  et  s'étendait  sur  les  paroisses  de  Saint-Jacques 
et  de  Glos. 

La  seconde  portion  était  aussi  à  Beuvillers.  Ces  deux  prébendes  avaient  été 
primitivement  fondées  à  CrèvecœUr. 

La  prébende  de  Courtonnelle  était  située  dans  la  paroisse  de  ce  nom  et 
possédait  un  fief  à  la  Chapelle-Hareng. 

Celle  de  Saint-Hymer  consistait  en  dîmes  sur  des  terres  sises  dans  cette 
paroisse,  et  en  prés  dans  la  paroisse  d'Ouilly-le- Vicomte. 

Celle  de  Formentin  :  le  prébende  était  seigneur  et  patron  de  la  paroisse  de 
ce  nom.  Il  avait  une  officialité. 

La  prébende  d'Assembnt,  dit  M.  Auguste  Le  Prévost,  était  située  sur  la 
paroisse  de  Saint-Désir; 

Celle  de  Cordebugle,  sur  la  paroisse  du  même  nom. 

Celle  des  Loges  était  à  Lisieux  et  s'élendait  depuis  Ja  porte  d'Orbec 
jusqu'au  delà  du  faubouig.  Elle  constituait  un  fief  noble.  De  cette  prébende 
dépendaient  les  maisons  dites  du  Bon-Pasieur ,  anciennement  le  manoir  de 
V Homme-Sauvage,  et  situées  au  faubourg  de  la  porte  d'Orbec,  paroisse 
Saint-Jacques. 

La  prébende  de  Pesnel  se  trouvait  sur  la  paroisse  Saint-Jacques  de  Lisieux, 
près  des  Ronges-Fontaines. 

Celle  de  Feins  était  située  à  Saint-Jacques  de  Lisieux,  au  village  de 
Feins,  entre  le  grand  chemin  de  Bernay  à  Lisieux  et  la  route  de  Paris,  près 
de  l'emplacement  de  l'auberge  du  Chien,  d'après  M.  de  Fornieville; 

Celle  de  Bourguignolles,  sur  la  paroisse  de  Saint-Désir,  à  2  kilomètres  de 
la  ville,  entre  la  route  de  Caen  et  les  Tourettes  ; 

Celle  de  Villers,  près  Glos,  se  composait  des  fiefs,  terre  e'  seigneurie  de 
cette  paroisse,  avec  haute,  moyenne  et  basse  justice; 

Celle  d.e  la  Pommeraye,  sur  la  paroisse  de  ce  nom,  dans  le  usinage  du 
chemin  du  Prédauge,  du  moulin  Croisset  et  du  cimetière  de  la  Grande- 
Couture  de  la  Pommeraye. 

Celles  de  Croisilles  était  l'ancienne  prébende  de  Gacé.  Elle  consistait  en  un 
fieî  situé  sur  les  paroisses  de  Gacé  et  de  la  Chapelle-Montgenouil,  avec 
haute  justice. 

Celle  de  Surville  se  composait  du  tiers  des  dimes  de  cette  paroisse  et  de 
quelques  autres  revenus. 

Celle  du  Val-au-Vigneur  avait  pris  son  nom  d'un  pré  nommé  le  Pré  du 
Yal-au-Yigneur  ou  Pré  de  la  Mare.  Il'  se  trouvait  sur  la  paroisse  d'Ouilly- 
le- Vicomte,  près  la  rivière  de  la  Touque  et  la  prébende  de  la  Pommeraye. 

La  prébende  Je  Deauville,  première  portion,  consistait  en  50  sols  de  rente 


XLVIM  INTRODUCTION 

que  faisait  le  vicaire  perpétuel  et  en  un  petit  pré  situé  dans  la  prairie  d'Ouilly. 
Le  chanoine  présentait  à  la  cure. 

La  seconde  portion  de  cette  prébende  se  composait  aussi  d'un  petit  pré 
dans  la  prairie  d'Ouilly  et  de  quelques  autres  revenus. 

La  prébende  des  Vaux  était  sise  dans  la  paroisse  de  ce  nom.  Le  titulaire 
avait  droit  de  haute  justice,  au  moins  dans  le  principe,  et  jouissait  de  tous  les 
droits  seigneuriaux;  plus  d'un  petit  pré  à  Ouilly,  prés  la  rivière,  et  enfin 
d'une  maison  avec  cour  et  jardin  dans  la  Grand'Rue,  à  Lisieux. 

La  prébende  de  la  Pluyère  consistait  en  un  pré  sis  à  Ouilly,  et  autres 
terres  situées,  l'une  à  Saint-Désir,  près  le  chemin  du  Mesnil-Asselin  ;  une 
autre  près  le  chemin  des  Belles-Croix  ;  et  enfin  en  un  domaine  fieffé  avec 
droits  seigneuriaux,  situé  sur  Saint-Jacques,  Saint-Désir  et  Roques.  Le 
prébende  était  seigneur  d'Ouilly  et  de  Roques  et  avait  droit  de  haute, 
moyenne  et  basse  justice. 

La  prébende  de  Saint-Pierre-Adzifs  consistait  en  un  fief  de  haute  justice 
sis  à  la  Pommeraye. 

Celle  du  Val-Rohais  était  située  en  la  paroisse  Saint-Jacques,  village  de 
Grez.  II  existe  encore  un  champ  de  ce  nom. 

Celle  du  Pré  consistait  en  un  pré  sis  dans  la  prairie  d'Ouilly  et  en  quel- 
ques autres  revenus. 

Celle  de  Fresne  se  trouvait  dans  la  paroisse  de  N.-D.  de  Fresne. 

Celles  d'Ecajeul,  du  Faulq  et  de  Roques  étaient  situées  sur  les  paroisses 
portant  ces  mêmes  noms,  mais  n'étaient  pas  considérables.  Il  en  était  de 
même  des  deux  prébendes  de  Touques  qui  n'avaient  pas  précisément  de  fiefs 
qui  leur  fussent  attachés. 

Nous  n'avons  rien  trouvé  relativement  aux  prébendes  de  Saint-Germain  et 
de  Saint-Jacques  de  Lisieux. 

§  2.  —  Particularités  de  quelques  prébendes. 

Nous  allons  signaler  maintenant   certains  privilèges    spéciaux   attachés   à 
quelques  prébendes. 
Prébende  de  Le  chanoine  prébende  de  Saint-Hymer  était  ordinairement  revêtu   de    la 

Saint -Hymer.      dignité  de  trésorier  et  bénéficiait  de  tous  les  avantages  et  honneurs  attachés 

à  cette  dignité. 
Prébende  de?         Le  titre  de  grand  Pénitencier  était  attaché  à  la  prébende  des  Vaux.  L'union 
Vaux.  de  la  pénifencerie  aveccette  prébende  avait  été  opérée  en  1573  par   l'évêque 

Jean  Le  Hennuyer.  Le  pénitencier  devait  ètregiadué  en  théologie.  Il  y  avait 
à  Lisieux,  dans  la  Grand'Rue,  ainsi  que  nous  l'avons  déjà  dit,  une  maison 
réservée  au  chanoine  des  Vaux  grand  Pénitencier.  Cette  maison  était  située 
au  côté  occidental  de  la  maison  canoniale^  du  titre  de  Saint-Martin  (1). 

{!)  Registre  des  délibérations  du  Chapitre  de  Lisieux,  17  novembre  1654. 


• 


PLAN  DE  LISIEUX 


la  position  d 


J. 


Porte      d'     Orbec 


lNTIlOl>r(Tln\  XI. IX 


1.      cil- 


Depuis  les  temps  les  plus  reculés  il  y  avait  dans  les  cathédrales  un  théologal  Prébend< 
préposé  par  l'évêque  pour  expliquer  les  saintes  Ecritures  et  les  matières  Saint-Jacques. 
théologiques.  Une  prébende  était  alïectée  à  sa  subsistance.  A  Lisieux,  c'était 
la  prébende  de  Saint-Jacques.  Le  chanoine  théologal  devait  être  aussi  au 
moins  bachelier  en  théologie.  Il  était  considéré  comme  présent  au  choeur  de 
la  Cathédrale  quand  il  s'absentait  pour  remplir  les  fonctions  de  sa  charge.  Il 
avait  une  maison  dans  la  rue  du  Bailly  (1).  Cette  maison  et  ses  dépendances 
étaient  bornées  au  X.,  par  plusieurs  ;  au  S.,  par  l'église  Saint-Jacques;  à 
l'<  ).,  par  la  rue  du  Bailly  ;  et  à  l'E.,  par  le  boulevard  d'Orbec. 

Nous  répéterons  ici  seulement  pour  mémoire  que  la  prébende  de  la  Chapelle-  Prébende  de 
Hareng  avait  pour  titulaire  le  supérieur  du  grand  séminaire,  plus  tard  la  Chapelle- 
principal  du  collège,  quand  cet  établissement  l'ut  confié  aux  Eudistes.  Ce 
chanoine  n'avait  pas  part  aux  distributions  manuelles  du  Chapitre  :  nous 
l'avons  déjà  dit  ailleurs.  De  même  la  prébende  de  Lieurey,  troisième  portion, 
n'avait  pas  de  titulaire  :  ses  revenus  étaient  réunis,  à  la  maîtrise  des  enfants 
de  chœur. 

Enfin  pour  finir  cet  article  nous  dirons  que  nous  avons  trouvé  quelques 
prébendes  jouissant  encore  du  droit  de  haute  et  basse  justice  et  ayant 
leurs  officialités  ;  mais  il  n'y  en  avait  plus  guère  à  l'époque  que  nous  étudions. 
Du   reste  nous  en  parlerons  dans  l'article  de  l'officialité  du  Chapitre. 

£  3.  —  Maisons  canoniales.  (2) 

Le  Chapitre  de  Lisieux  possédait  dans  la  ville  dix-huit  maisons  qui  servaient     Leur  nombre, 
au  logement  des  chanoines.  Les  chanoines  distribuas  qui  n'étaient  pas  dans 
les  ordres  sacrés  et  les  chanoines  non-distributifs  n'y  avaient  pas  droit. 

On  appelait  ces  maisons  Maisons  canoniales.  On  les  désignait  aussi  sous 
le  nom  de  Maisons  lournaires,  parce  qu'elles  n'étaient  pas  attachées  à  telle  ou 
telle  prébende  en  particulier  et  que  les  chanoines  en  jouissaient  lorsque  arri- 
vait leur  tour  de  les  posséder  :  car  il  n'y  en  avait  pas  assez  pour  tous  les 
chanoines  distributifs.  Il  est  vrai  que  sur  trente-et-un  chanoines  il  yen  avait 
quatre  qui  n'y  avaient  pas  droit.  C'était  d'abord  le  haut  doyen  qui  avait  un 


(1)  Aujourd'hui  rue  de  la  Paix. 

(2)  Ce  paragraphe  a  élu  rédigé  avec  les  notes  tirées,  1°  des  délibérations  du  Chapitre; 
£•  d'un  mémoire  écrit  en  1780  par  M.  Leral,  chanoine;  3°  du  registre  sommier  de  la  vente 
de-  biens  nationaux  du  district  de  Lisieux,  années  17U1  et  1792.  Ces  manuscrits  appartien- 
nent aujourd'hui  à  l'Eglise  Sainl-Piorre  de  Lisieux  et  à  M.  1  abbé  Loir.  Nous  avons  sous  les 
>eux  les  noms  des  acquéreurs  des  maisons  canoniales;  mais  nous  ne  les  citerons  pas 
par  '_'urd  pour  les  familles  encore  existantes.  Du  reste  ces  biens  ecclésiastiques  furent 
comme  une  malédiction  jetée  sur  ceux  qui  en  devinrent  possesseurs.  La  plupart  ne  les 
gardèrent  pas  longtemps  et  cette  acquisition  fui  le  commencement  de  leur  ruine.  Quant  à 
ceux  qui  les  gardèrent  nous  en  connaissons  dont  les  enfants  payent  encore  aujourd'hui  le 
crime  de  leurs  grands  pères. 

8 


maisons 
el  W.r  situa- 
tion. 


1-  INTRODUCTION 

manoir  attaché  à  sa  dignité  ;  ensuite  le  théologal  et  le  pénitencier  qui  avaient 
aussi  l'un  et  l'autre  une  maison  attachée  à  leur  prébende  ;  et  enfin  le  prébende 
de  la  Chapelle-Hareng  qui  logeait  au  séminaire  et  n'avait  jamais  joui  des 
maisons  canoniales. 

Lorsque  la  dignité  de  grand-chantre  était  dévolue  à  un  chanoine  ayant  une 
prébende  distributive,  il  était  également  exclu  des  maisons  tournaires  «  comme 
ayant  un  manoir  considérable  attaché  à  sa  dignité.  »  (Rapport  de  M.  Lerat 
en  1789.) 

Les  deux  semi-prébendés  sous-chantres  avaient  aussi  chacun  une  maison. 

Les  maisons  canoniales  ne  comprenaient  pas  seulement  la  maison  d'habi- 
tation, mais  encore  toutes  les  dépendances  que  nous  désignons  sous  le  nom  de 
communs  et  les  jardins  qui  entouraient  l'habitation.  Ces  maisons  étaient 
vastes  et  souvent  les  chanoines  en  cédaient  une  partie  à  des  locataires,  ce  qui 
toutefois  fut  défendu  par  un  arrêt  de  1673. 
Noms  ,!,■  ces  Toutes   ces   maisons  étaient  désignées   sous  des  noms   de  saints.   Elles 

étaient  situées  aux  environs  de  la  Cathédrale,  dans  la  rue  Porte  de  la 
Chaussée  (1),  sur  la  place  du  Friche  aux  chanoines  (2),  dans  la  rue  aux 
Chanoines  (3),  l'impasse  Cardin-Martin  (4),  la  rue  au  Cerf  (5),  laGrand'Rue, 
et  la  rue  du  Pont-Mortain. 

DANS  LA  RUE  PORTE  DE  LA  CHAUSSÉE  ET  SUR  LE  FRICHE . 

I.  Maison  Saint-Georges.  —  Cette  maison  se  trouvait  au  côté  occidental 
de  la  rue,  près  du  rempart  de  la  ville,  et  touchait  au  midi  la  maison  Saint- 
Laurent.  Au  moment  où  les  biens  du  clergé  lurent  confisqués,  en  1789,  elle 
était  habitée  par  Mre  Alexis-Toussaint  Nicolas,  chanoine  prébende  de  la 
2e  portion  de  Deauville.  Elle  fut  vendue  le  25  juillet  1791. 

IL  Maison  Saint-Laurent .  —  Cette  maison  était  bornée  an  nord,  par  la 
maison  Saint-Georges  et,  faisant  retour  sur  le  friche,  avoisinait  par  l'autre 
côté  la  maison  Saint-Leu.  On  remarque  encore  sur  la  rue  une  tour  carrée, 
ancienne,  qui  faisait  partie  de  cette  maison.  Elle  était  habitée  en  1790  par 
Mre  Charles-Louis  Fontaine,  chanoine  prébende  de  la  2°  portion  de  Verson. 
Elle  fut  vendue  le  20  avril  1791. 

III.  Maison  Saint-Leu.  — Cette  maison  se  trouvait  entre  la  maison  Saint- 
Laurent  et  le  manoir  cantoral,  à  l'angle  N.  0.  du  Friche.  Elle  est  occupée 
aujourd'hui  par  les  sœurs  de  la  Miséricorde.  Mre  Jean-Baptiste  Lerat,  cha- 
noine prébende  du  Pré,  y  résidait  quand  elle  fut  vendue  le  19  mars  1791. 


(1)  Auj.  rue  de  la  Chaussée.  —  (2)  Place  Le  Hcnnuyer.  —  (3)  La  rue  qui  va  du  parvis  de 
la  Cathédrale  à  la  Place  Le  Hennuycr. —  (4)  Rue  Condorcef  dans  la  partie  qui  longe  la  prison 
jusqu'à  la  barrière  du  jardin  public.  —  (5)  Partie  occidentale  de  la  grande  place,  depuis  la 
rue  aux  Chanoines  jusqu'à  la  Grand'Rue 


INTRODUCTION  LI 

[V.  Maison  Saint-Paul.  —  Après  la  maison  Saint-Leu,  on  trouvait  sur  le 
Friche  le  manoir  cantoral  et  ensuite,  vers  le  midi,  la  maison  Saint-Paul.  Cette 
maison  n'existe  plus  aujourd'hui.  Elle  a  été  remplacée  par  une  maison 
moderne.  Elle  fut  vendue  le  18  octobre  1791.  Elle  était  encore  occupée,  à 
cette  époque  par  Mrc  Alexandre-Victor  de  Champagne,  ancien  chanoine  de 
Crèveeœur,  lre  portion,  qui  avait  résigné  son  bénéfice  en  faveur  de  M,e 
François- Victor  de  Pecqueult  de  la  Varende. 

V.  Maison  Saint-Michel.  —  La  maison  Saint-Michel,  comme  les  précé- 
dentes, se  trouvait  sur  le  Friche  et  formait  l'angle  de  la  place.  Elle  était 
bornée,  d'un  côté,  par' la  maison  Saint-Paul,  et,  faisant  retour  dans  la  rue 
du  Bouteiller,  jouxtait  une  maison  appartenant  aux  Jacobins.  En  1789,  elle 
était  possédée  par  Mre  Gilles-François  Ledorey,  ancien  chanoine  prébende 
de  la  Ponimeraye  ;  mais  en  1791,  au  moment  de  la  spoliation,  nous  la  trou- 
vons occupée  par  Mre  Jean-Polycarpe  Naudin,  chanoine  prébende  de 
Cordebugle  et  vicaire-général  de  M^'de  la  Ferronnays.  Elle  îut  vendue  le 
27  décembre  1791. 

VI.  Maison  Saint-Yves.  —  Cette  maison,  sise  en  face  le  Friche/  était 
bornée,  d'un  côté,  par  les  Ursulines,  et,  d'autre  côté,  par  la  maison  Saint- 
l'rsin,  première  portion. 

Au  xvme  siècle,  les  Ursulines  se  trouvant  trop  à  l'étroit,  auraient  voulu 
acquérir  cette  maison  ;  mais  le  Chapitre  s'y  refusa  constamment. 

En  1789,  la  maison  Saint-Yves  était  habitée  par  Mr  de  Sausin  qui  la  quitta 
l»our  la  maison  Sainte-Catherine,  première  portion.  Il  y  fut  remplacé  par 
M'e  Marie-Henri-Prosper  Baillard,  chanoine  prébende  des  Loges.  Elle  fut 
vendue  le  16  juin  1791  et  puis  démolie  vers  le  commencement  de  ce 
siècle. 

Retournons  au  bout  de  la  rue  Porte  de  la  Chaussée  et  nous  trouverons 
encore  quelques  maisons  canoniales  sur  le  côté  opposé  à  celui  que  nous  avons 
parcouru  précédemment.  Et  d'abord  c'est  la  maison  Saint-Ouen. 

VII.  Maison  Saint-Ouen.  —  Cette  maison,  sise,  d'un  côté,  près  des  rem- 
parts de  la  ville,  touchait  par  l'autre  côté  une  maison  dépendant  de  la  chapelle 
Saint-Taurin.  A  l'époque  de  la  Révolution  la  maison  Saint-Ouen  était 
habitée  par  Mre  Mathieu-Simon  La  Chaume,  archidiacre  du  Lieuvin,  chanoine 
prébende  de  Bourguignolles.  Elle  fut  vendue  le  25  juillet  1791  et  démolie 
vers  le  commencement  de  ce  siècle  pour  faire  place  à  une  autre. 

VIII.  Maison  Sainte-Marie.  —  Après  la  maison  appartenant  au  titulaire 
de  la  chapelle  Saint-Taurin  se  trouvait  une  autre  maison  dépendant  de  la 
chapelle  N.-D.,  première  portion,  et,  après  cette  dernière,  venait  la  maison 
canoniale  du  titre  de  Sainte-Marie.  Nous  avons  encore  vu  dans  notre  enfance 
ces  trois  maisons  tombant  en  ruines.  Elles  furent  remplacées,  vers  le  milieu 
de  ce  siècle,  par  l'établissement  actuel  de  la  Congrégation  des  Orphelines 
installées  déjà  depuis  longtemps  dans  les  vieux  bâtiments. 


I.II  INTRODUCTION 

La  partie  de  la  maison  Sainte-Marie,  opposée  a  la  rue,  donnait  sur  les 
jardins  de  la  maison  Saint-Ilomain. 

La  maison  Sainte-Marie  fut  vendue  le  31  mai  1791.  Le  dernier  chanoine 
qui  la  posséda  fut  Mre  Jean-Baptiste  Monpellier,  prébende  de  Courtonnelle. 

IX.  Maison  Sainte-Catherine,  première  portion.  — Celte  maison  était  bornée, 
au  N.,  par  la  maison  Sainte-Marie,  et,  de  l'aufre  côté,  par  la  maison  Sainte- 
Catherine,  deuxième  portion.  Le  20  avril  1791,  quand  elle  fut  vendue,  elle  était 
aux  mains  de  Mre  Philippe-François  de  Sausin,  chanoine  prébende  de  Saint- 
Germain,  vicaire-général  de  Lisieux. 

X.  Maison  Sainte-Catherine,  deuxième  portion. —  Cette  maison  faisait  suite 
à  la  première  portion  et  touchait,  de  l'autre  côté,  au  moins  par  ses  jardins,  à 
la  maison  Sainte-Barbe  et  à  la  Juridiction  du  Chapitre.  Elle  fut  possédée  en 
dernier  lieu  par  M,e  Jacques-Charles  Pichon  de  Prémeslé,  chanoine  prébende 
de  Surville,  et  vendue  le  20  juin  1791. 

DANS  LA  RUE  DES    CHANOINES  ET  L'IMPASSE  CARDIN-MARTIN. 

XI.  Maison  Sainte-Barbe.  —  Elle  était  bornée,  d'un  côté,  par  la  maison 
Sainte-Catherine,  deuxième  portion,  et  par  la  Juridiction  du  Chapitre  (1),  et, 
de  l'autre  côté,  parla  maison  Saint-Sébastien.  Elle  fut  vendue  le  20  août 
1791,  alors  qu'elle  était  possédée  par  MLC  Michel  Copin  de  Miribel,  chanoine 
prébende  de  la  deuxième  portion  de  Lieurey, 

XII.  Maison  Saint-Sébastien.  —  Cette  maison  était  située  entre  la  maison 
Sainle-Barbe  et  le  manoir  des  Trois-Marches.  Le  dernier  chanoine  qui 
l'habita  fut  Mre  Jean-François  Dubois,  chanoine  prébende  du  Val-Rohais. 
Elle  fut  vendue  le  9  avril  1791. 

XIII.  Maison  Saint-Romain.  — Cette  maison,  sise  dans  l'impasse  Cardin- 
Martin,  touchait,  d'un  côté,  les  remparts  de  la  ville  et  les  jardins  de  Pévèché  ; 
d'autre  côté,  les  jardins  des  maisons  Sainte-Barbe,  Saint-Sébastien  et  le 
manoir  des  Trois-Marches  ;  et,  enfin,  à  l'Ouest,  par  ses  jardins,  elle  avoisi- 
nait  la  maison  Sainte-Marie  (2j.  En  1790,  elle  était  la  demeure  de 
Mre  Charles-Simon  de  Grimouville-Larchant,  diacre.,  chanoine  prébende  de 
Verson,  première  portion.  Elle  fut  vendue  le  25  juillet  1791. 

DANS    LA    RUE    AU    CERF. 

XIV.  Maison  Saint-Ursin,  Pe  portion.  —  La  maison  Saint-Ursin,  lre  por- 


(1)  La  maison  de  la  Juridiction  est  celle  qui  fait  l'angle  de  la  rue  des  Chanoines  et  de  la 
rue  Porte-de-la-Chaussée. 

(2)  En  1656,  M'e  Jacques  Becquet,  prébende  de  Verson,  deuxième  portion,  se  plaignit  que 
la  maison  Sainte-Marie  avait  une  ouverture  qui  donnait  sur  le  jariin  de  la  maison  Saint- 
Romain.  (Registre  des  délibérations  du  Chapitre  de  1656). 


INTRODUCTION  LUI 

lion,  était  située,  d'un  coté,  prés  de  la  maison  Saint- Yves,  et,  faisant  retour 
dans  la  rue  an  Cerf,  se  trouvait  bornée,  de  l'autre  côté,  par  la  maison  Saint- 
l'rsin,  2e  portion. 

Cette  maison  a  été  reconstruite  à  notre  époque  et  forme  plusieurs  loge- 
ments. Elle  devait  olïrir  plusieurs  avantages  particuliers,  si  l'on  en  juge  par 
l'ardeur  avec  laquelle  les  chanoines  cherchaient  à  la  posséder. 

M'v  Jacques-Damien  Riequier  de  la  Cauvinière,  prébende  de  la  Pluyère, 
fut  le  dernier  chanoine  qui  l'habita.  Elle  fut  vendue  le  12  juillet  1791. 

XV.  Maison  Saint-Vrsin,  2e  portion.  —  Cette  maison,  située  dans  la  rue 
au  Cerf,  en  face  du  portail  principal  de  l'église  Saint-Germain  (1),  était 
«  bornée,  d'un  côté,  par  la  lre  portion,  et,  d'autre  côté,  par  une  maison 
appartenant  au  nommé  Bordeaux.  »  (Mémoire  de  M.  Le  Rat,  chanoine.) 

Elle  fut  vendue  le  14  juin  1791.  Elle  était  possédée  depuis  plusieurs 
années  par  Mie  Etienne-Erançois-Ignace  de  Gruel,  trésorier  de  la  Cathédrale, 
prébende  de  Saint-Hymer.  Elle  a  été  reconstruite  depuis  la  Révolution. 


DANS    LA    GRANd'rUE. 


XVI.  Maison  Saint-Martin.  —  M.  Le  Rat  nous  indique  que  cette  maison 
était  «  bornée  des  deux  côtés  par  deux  maisons  appartenantes  au  Chapitre.  » 
Nous  savons  par  ailleurs  que  l'une  d'elles  était  la  Pénitencerie,  et  l'autre  une 
maison  non  canoniale  (2),  mais  propriété  du  Chapitre.  Elle  se  trouvait  donc 
dans  la  Grand'Rue,  à  peu  près  en  face  la  rue  au  Cerf.  Dans  les  années  qui 
précédèrent  la  confiscation,  la  maison  Saint-Martin  était  habitée  par 
.M  Jacques  Monsaint,  chanoine  de  Formentin.  Elle  fut  vendue  le 
20  mars  1792,  la  dernière  des  maisons  canoniales. 

• 

DANS    LA    RUE    DU    PONT-MORTAIN. 

XYI1.  Maison  Saint-NÎGolas.  —  Cette  maison  se  trouvait  dans  la  rue 
Ront-Mortain  ;  mais  M.  Le  Rat  ne  nous  indique  pas  sa  position  d'une  façon 
précise.  L'acte  de  vente  porte  qu'elle  était  alors  à  usage  de  demeure  et  de 


(1)  Le  21  février  1005,  le  deuxième  dimanche  de  Carême,  des  personnes  qui  avaient  loué 
la  maison  Saiut-Ursiu,  deuxième  portion,  donnèrent  un  bal.  On  dansa  toute  la  nuit  ;  et  le 
curé  de  Saint-Germain  se  plaignit  au  Chapitre  que  le  lundi  matin,  à  cinq  heures,  le  bruit  de 
la  danse  et  des  violons  couvrait  encore  la  voix  du  prédicateur  qui  prêchait  dans  son  église 
à  cette  heure-là.  (Re</.  des  dêlib.  'In  Chapitra). 

(2)  Le  17  novembre  loôi,  délibération  du  Chapitre  au  sujet  fies  réclamations  de  M.  île 
Bressel,  chanoine,  contre  les  jours  ouverts  à  une  maison  du  Chapitre  et  au  manoir  de  l'Image 
<ur  la  maison  Saint-Martin. —  Voir  au~si  une  délibération  de  1656  au  sujet  des  jours  ouverts 
à  la  maison  Sainl-Marlin  -ur  la  Pénitencerie. 


LIV  INTRODUCTION 

teinturerie.  On  peut  en  conclure  qu'elle  se  trouvait  au  bord  de  la  rivière  ;  et 
de  fait  il  y  a  encore  aujourd'hui  une  teinturerie  en  cet  endroit. 

M.  Jean-Polycarpe  Naudin,  chanoine  prébende  de  Cordebugle  et  vicaire 
général  de  M«r  de  la  Ferronnays,  y  habitait  en  1789.  Bientôt  après  il  fut 
remplacé  par  M.  Jean-Baptiste  Hébert  de  la  Motte,  prébende  de  Feins. 

Elle  fut  vendue  le  5  mars  1791. 

XVIII.  Maison  Saint-Pierre.  —  Quoique  désignée  par  M.  Le  Rat  comme 
se  trouvant  dans  la  rue  Pont-Mortain,  la  maison  Saint-Pierre  était  située  en 
arrière  des  maisons  qui  bordaient  cette  rue.  Seule  l'entrée  qui  conduisait  à 
cette  maison  donnait  sur  la  voie  publique.  Elle  touchait  à  la  maison  Saint- 
Nicolas,  à  la  rivière  d'Orbiquet,  au  manoir  de  l'Image  et  à  la  maison  de  tous 
les  Saints.  En  1791,  elle  était  possédée  par  M,e  Pierre  Hébert  du  Longchamp, 
prébende  des  Chesnes.  Elle  fut  vendue  le  18  février  1791.  Ce  îut  la  première 
maison  canoniale  qui  trouva  un  acquéreur. 

Autres  maisons  appartenant  au  Chapitre. 

Outre  ces  maisons  canoniales,  le  Chapitre  en  possédait  plusieurs  autres 
dans  la  ville.  Citons  le  manoir  des  Trois-Marches,  situé  à  l'angle  de  la  rue 
des  Chanoines  et  de  l'impasse  Cardin-Martin  ;  le  manoir  Sauvegrain,  sis  dans 
la  rue  Petite-Couture,  au  fond  d'une  cour  et  touchant  par  ses  dépendances 
à  la  rivière  de  l'Orbiquet  ;  la  maison  nommée  le  Bidet,  enclavée  dans  les 
jardins  de  la  lre  portion  de  Saint-Ursin,  en  ïace  du  Friche  aux  Cha- 
noines, etc.. 

ARTICLE  III. 

AUTRES     ESPECES     DE    CHANOINES 

I.  Des  chanoines  ad  efkectum. 

Pour  comprendre  la  signification  du  titre  de  chanoine  ad  effectuai,  il  faut 
savoir  que  lorsque  l'évêque  devait  nommer  à  une  dignité  du  Chapitre,  il  était 
obligé  de  choisir  son  sujet  parmi  les  chanoines.  Si  le  candidat  ne  faisait  pas 
partie  de  la  Compagnie,  l'évêque  n'avait  pas  le  droit  de  le  faire  chanoine;  ce 
droit  était  réservé  au  pape.  On  s'adressait  alors  au  Souverain  Pontife  qui 
créait  chanoine  ad  effectum  possidendœ  dignitatis  le  sujet  proposé  par  l'évêque 
et  celui-ci  pouvait  ensuite  le  nommer  à  la  dignité  vacante. 

Ces  chanoines  étaient  installés  comme  les  autres  et  payaient  50  livres  pour 
le  droit  de  chape. 

II.  Des   Chanoines  honoraires. 

Les  chanoines  honoraires  tels  que  nous  les  voyons  aujourd'hui  sont    une 


INTRODUCTION 


LV 


création  toute  moderne.  A  notre  époque  les  évèques  ont  trouvé  dans 
la  concession  de  la  mozette  et  de  l'aumusse  un  moyen  de  récompenser  les 
services  rendus  au  diocèse  et  à  l'église  ou  d'encourager  le  zèle  et  le  talent  ; 
mais  avant  la  Révolution  ils  n'avaient  pas  le  droit  de  créer  des  chanoines 
honoraires.  Ce  n'est  pas  à  dire  que  l'on  n'en  rencontrât  pas  quelques  uns  : 
il  y  avait  alors  des  chanoines  honoraires,  comme  il  y  a  aujourd'hui  des 
notaires  honoraires.  C'était  le  Chapitre  qui,  après  délibération,  accordait 
l'honorariat  à  des  membres  de  sa  compagnie  qui  avaient  donné  leur  démis- 
sion et  qu'il  jugeait  digne  de  cette  distinction.  Le  2  avril  1784,  le  Chapitre 
accorda  des  lettres  de  chanoine  honoraire  à  M.  Mery,  chanoine  de  Croisilles, 
nommé  doyen  du  Sépulcre  de  Caen.  (Délibêr.  du  Chap.)  Autrefois  on  finissait 
par  où  l'on  commence  ordinairement  aujourd'hui. 

ARTICLE    IV. 

DES    CURÉS    PRIMITIFS    ET    DES    VICAIRES    PERPÉTUELS. 


Le  Chapitre  de  la  Cathédrale  s'était  toujours  prétendu  le  curé  de  toutes 
les  cures  dont  il  avait  le  patronage  ;  et  à  ce  titre  il  jouissait  des  revenus 
fonciers  et  dimes  appartenant  à  ces  cures.  Mais  il  ne  pouvait  exercer  par  lui- 
même  les  fonctions  pastorales  :  il  chargeait  des  prêtres  de  desservir  ces 
paroisses  et  de  remplir,  à  l'égard  des  fidèles,  tous  les  devoirs  curiaux.  Il 
abandonnait  pour  cela  à  ces  prêtres  les  oblations  et  les  casuels  et  leur  servait 
une  pension,  quand  ils  ne  jouissaient  pas  d'une  partie  des  dimes.  Cette  pension 
s'appelait  portion  congrue.  Le  Chapitre  se  disait  le  curé  primitif  de  ces 
paroisses  et  il  appelait  vicaires  perpétuels  les  prêtres  ain^i  désignés  pour  rem- 
plir les  fonctions  curiales. 

Le  Concile  de  Trente  (Sess.  xxv,  de  reformaiione,  cap.  xvi.)  réprouva  cette 
coutume  sans  pourtant  en  exiger  absolument  la  suppression.  Mais  de  fait,  au 
point  de  vue  spirituel,  l'Eglise  et  les  fidèles  ne  reconnurent  jamais  comme 
pasteurs  véritables  que  les  vicaires  perpétuels  auxquels  les  populations  per- 
sistèrent à  donner  le  titre  de  curés.  Les  vicaires  perpétuels  prenaient  posses- 
sion de  leurs  bénéfices  comme  les  curés  ;  ils  jouissaient  pour  l'administration 
de  la  même  autorité  qne  les  curés,  et  ils  avaient  les  mêmes  charges  et  les 
même  privilèges. 

Lorsque  les  curés  primitifs  assistaient  aux  offices  dans  une  église  dont  ils 
se  prétendaient  titulaires,  ils  jouissaient  de  toutes  les  prérogatives  et  de  tous 
les  honneurs  dus  au  curé.  Le  Chapitre  de  Lisienx  était  très-jaloux  de  ces 
marques  de  distinction.  Chaque  année  il  nommait  deux  de  ses  membres  pour 
aller  en  son  nom  assister,  le  jour  de  l'Ascension,  aux  grandes  messes  de  Saint- 
Germain  et  de  Saint-Jacques  de  Lisieux,  y  recevoir  les  honneurs  dûs  au  Cha- 
pitre et  recueillir  l'offrande.  Malheur  au  curé  si  les   officiers  de  son    église 


Qu'étaient  les 
•  •virés  primi- 
tifs ? 


Vicaires  per^ 
pétueis. 


Prérogatives 
les  curés  pri- 
mitifs. 


I.\'[  INTRODUCTION 


oubliaient  un  coup  d'encensoir  ou  si  quelque  espiègle  enfant  de  chœur,  allant 
à  l'offrande,  déposait  un  bouton  pour  une  pièce  de  monnaie  l 
incident  h  Le  20  mai  1784,  fête  de  l'Ascension,  Mesre  Copin  de  Miribel,  chanoine  de 

d   L"  Lieurey,  et  Mesre  Baillard,  chanoine  des  Loges,   représentaient  le  Chapitre, 

le  premier,  à  St-Germain  ;  le  second,  à  Saint-Jacques.  Les  deux  chanoines 
revinrent  rapportant  chacun  douze  sols,  montant  de  l'offrande  qu'ils  avaient 
recueillie  à  l'offertoire.  Tout  s'était  bien  passé  à  Saint-Germain;  mais  à  Saint- 
Jacques  le  vicaire  perpétuel,  M.  Saffrey,  qui  depuis,  hélas  !  s'est  affranchi  de 
tant  de  choses,  voulut-il  déjà  s'affranchir  de  ces  coutumes  blessantes  pour  sa 
dignité  ?  je  ne  sais  :  mais  Mr  Baillard  se  plaignit  qu'à  Saint-Jacques  les  hon- 
neurs dûs  au  Chapitre  ne  lui  avaient  pas  été  rendus  ni  pour  les  encensements 
ni  pour  le  baiser  de  la  patène  et  de  l'instrument  de  paix.  «  Sur  quoi  la  Com- 
pagnie, reconnaissant  dans  la  conduite  du  curé  de  St-Jacques  une  entreprise 
des  plus  marquées  contre  des  droits  qui  conviennent  au  Chapitre  en  sa 
qualité  de  curé  primitif  de  ladite  paroisse,  droits  dont  elle  est  en  possession 
de  temps  immémorial,  confirmés  par  plusieurs  jugements  contradictoires, 
reconnus  d'ailleurs  par  plusieurs  des  prédécesseurs  dudit  sieur  curé  qui  ne 
peut  lui-même  les  ignorer,  vu  le  temps  qu'il  a  résidé  dans  ladite  paroisse, 
soit  comme  simple  prêtre  en  y  assistant  à  l'office,  en  exerçant  le  ministère, 
soit  comme  curé  pendant  quelques  années  pendant  lesquelles  il  a  reconnu 
lesdits  droits  en  s'y  soumettant  exactement,  arrête  qu'il  sera  commis  au  plus 
tôt  audit  sieur  curé  une  assignation  aux  requêtes  du  Palais,  aux  fins  d'obte- 
nir condamnation  contre  lui  à  ce  que  de  droit.  » 

Le  curé  de  Saint-Jacques,  craignant  les  conséquences  de  ce  procès,  fit  sa 
soumission  ;  et,  le  26  mai,  devant  le  Chapitre  général  assemblé,  i!  vint  faire 
ses  excuses,  reconnut  tous  les  droits  du  Chapitre,  s'engagea  à  les  respecter  à 
l'avenir  et  pria  la  Compagnie  de  ne  pas  donner  suite  aux  poursuites  ordonnées 
contre  lui.  L'affaire  tut  ainsi  terminée.  (Tiré  des  Registres  des  délibérations 
du  Chapitre). 

Il  n'y  avait  pas  que  le  Chapitre  de  la  Cathédrale  à  réclamer  le  titre  de 
curé  primitif  des  cures  dont  il  avait  le  patronage  ;  les  abbés,  les  prieurs  et 
même  les  abbesses  avaient  cette  prétention  sur  les  cures  qui  relevaient  de 
leur  monastère,  et  de  fait  jouissaient  sur  ces  cures  des  mêmes  privilèges. 

ARTICLE  V. 

I.  E      P  ET  I  T     Cil  Π C  R. 

Dp  qui  se  com-         Le  petit  chœur  de  la  Cathédrale  se  composait  des  vicaires,  des  chapelains, 
posait  le  petii      jeg  officiers  douze-livres  et  semi-douze-livres,  de  la  maîtrise,  des   enfants  de 

chœur  et   des  clercs  sacristains.    Il    y  avait    aussi   deux    appariteurs,    un 

organiste  ou  maitre  de  musique  et  un  pointeur. 


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INTKODrCTION 


LVII 


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Les  hauts-vtcaires. 


Il  y  avait  à  la  Cathédrale  de  Lisieux  quatre  vicaires  que  l'on  appelait 
hauts-vicaires  à  cause  de  la  dignité  éminente  de  l'Eglise  à  laquelle  ils  étaient 
attachés. 

Les  deux  premières  vicairies  avaient  été  fondées  anciennement  par  les 
évèques  de  Lisieux;  la  troisième  le  fut  en  1385  par  Philippe  Bertran,  dame 
de  Retz  ou  Rays  et  de  Roncheville.  C'est  pourquoi  elle  s'appela  vicairie  de 
Retz  ou  Rays.  Enfin  la  quatrième  fut  établie  pur  le  testament  de  l'évèque 
Cauchon.  Le  contrat  en  fut  passé  le  16  juillet  1447  entre  l'exécuteur  testa- 
mentaire et  le  Chapitre.  Cette  vicairie  fut  affectée  à  un  officier  de  la  Cathé- 
drale. 

Le  vicaire  de  Retz  était  à  la  nomination  du  seigneur  de  Barneville-la- 
Bertran  représentant  la  fondatrice.  Il  était  choisi  parmi  trois  candidats 
présentés  par  le  Chapitre.  Ces  trois  candidats  devaient  être  des  officiers  de 
la  Cathédrale. 

Cette  vicairie  était  un  véritable  bénéfice  et  son  titulaire  était  inamovible. 
Celui-ci  était  mis  en  possession  de  sa  charge  avec  certaines  cérémonies  parti- 
culières. Chaque  semaine  il  devait  célébrer  deux  messes  pour  la  famille  de  la 
fondatrice. 

Les  trois  autres  vicaires  étaient  nommés  par  le  Chapitre  et  révocables  à 
volonté.  Pour  toute  cérémonie  d'installation,  le  président,  du  Chapitre  les  con- 
duisait aux  stalles  qui  leur  étaient  destinées. 

Les  fonctions  des  vicaires  consistaient  à  officier  chacun  leur  semaine  dans 
les  semi-doubles  et  infra  et  ils  devaient  assister  chaque  jour  à  tout  l'office 
canonial. 

Leurs  places  au  chœur  étaient  dans  les  hautes  stalles  de  chaque  côté  des 
deux  sous-chantres.  (1)  Ils  portaient  l'aiianisse  et  le  camail  rouge. 


Origine  des 
vicairies. 


La  vicairie 
de  Retz. 


Autres     vicai- 
ries 


§  2.  —  Les  Chapelles  de  la  Cathédrale. 

Il  y  avait  à  la  fin  du  xvne  siècle  trente-cinq  titres  de  chapelles  qui  étaient 
considérées  comme  appartenant  à  la  Cathédrale  de  Lisieux  :  la  chapelle  de 
N.-D.,  lre,  2e,  3e  et  4e  portion  ;  les  chapelles  Saint-Martin  ;  Saint-Etienne, 
lre  portion;  Saint-Etienne,  2e  portion  ;  Saint-Ursin  ;  Saint-Jean  l'Evangé- 
liste  ;  Sainte-Catherine  ;  Sainte-Magdeleine,  lre  portion;  Sainte-Magdeleine, 
2e  portion,  ou  Saint-Catien  ;  Saint-Augustin  :  Saint-Denis  ;  Saint-Laurent  ; 
Saint-Taurin  ;  .Saint-Paul  in  manerio  epiicopali'.  Tous  les  Saints  ;  Saint-Michel; 
Saint- Jean-Baptiste,  lro  portion  ;  Saint-Jean-Baptiste,  2S  portion  ;  Saint- 
André;  Saint-Thomas-le-Martyrou  de  Cantorbery  ;  Sainte-Croix,  1'   portion; 


Nombre  <les 

titres 
de  chapelles. 


(1)  Cercrn.  Lexov.,  page  13. 


LVIII 


INTRODUCTION 


Deux  sortes  de 
chapelles. 


Leur  situation. 
—Difficultés 

pour 
la  trouver. 


Sainte-Croix,  2e  portion,  ou  Saint-Gilles-Saint-Leu  ;  Saint-Ouen  ;  Saint- 
Nicolas  ;  Saint-Léonard  ;  Sainte-Agnès  ;  Saint-Maur  ;  Saint- Vivien  ;  Saint- 
Aignan  ;  Saint-Romain  ;  Saint-Sébastien  et  Saint-Mandé. 

Parmi  ces  chapelles  deux  étaient  situées  en  dehors  de  la  Cathédrale  :  la 
chapelle  Saint-Paul  qui  se  trouvait  dans  le  palais  épiscopal  (1)  et  la  chapelle 
Saint-Aignan  qui  s'élevait  à  l'entrée  de  la  rue  Pont-Mortain  après  la  seconde 
maison,  à  gauche,  en  venant  de  la  Grand'Rue. 

Toutes  ces  chapelles  avaient  des  titulaires,  à  l'exception  de  la  4e  portion  de 
N.-D.  et  de  la  chapelle  Saint-Aignan  dont  les  revenus,  devenus  trop  faibles 
par  la  suite  des  temps,  ne  suffisaient  plus  à  nourrir  un  chapelain  ;  et  des 
chapelles  de  Saint-Etienne,  2e  portion,  et  de  Tous  les  Saints  qui  avaient  été 
réunies  à  la  maîtrise  des  enfants  de  chœur.  On  peut  dire  en  général  que  ces 
chapelles  n'étaient  pas  de  riches  bénéfices  et  que  plusieurs  avaient  à  peine  de 
quoi  fournir  le  nécessaire  au  titulaire. 

Ces  chapelles  se  divisaient  en  chapelles  distribuées  et  en  chapelles  non- 
distributives,  suivant  que  les  titulaires  avaient  ou  n'avaient  pas  part  aux 
revenus  distribués  en  chapitre  pour  l'assistance  aux  offices  du  chœur.  Tous  les 
titulaires,  y  compris  les  enfants  de  chœur  pour  leurs  chapelles  de  Saint- 
Etienne,  2°  portion,  et  de  Tous  les  Saints,  étaient  des  chapelains  distributifs, 
excepté  trois  :  les  chapelains  de  Saint-Paul,  de  Saint-Sébastien  et  de  Saint- 
Romain  qui  étaient  chapelains  non-distributifs. 

Maintenant  cherchons  en  quel  endroit  se  trouvaient  situés  les  différents 
vocables  que  nous  avons  cités.  Nous  avons  vu  qu'il  y  en  avait  deux  en 
dehors  de  la  Cathédrale  :  Saint-Paul  et  Saint-Aignan  ;  mais  les  antres  où 
étaient-ils?  Si  aujourd'hui  nous  parcourons  le  monument  nous  trouvons  bien 
les  chapelles  ;  mais  les  anciens  titres,  à  l'exception  de  celui  de  la  Sainte 
Vierge,  tous  ont  disparu  :  Saint-Martin,  l'un  des  protecteurs  de  la  France  ; 
Saint-Ursin,  lui-même,  si  vénéré  à  Lisieux,  et  les  autres  n'ont  pas  trouvé 
grâce  (2)  Il  semble  pourtant  qu'il  était  facile  d'établir  dans  ces  chapelles 
les  dévotions  bien  respectables  assurément  que  l'on  y  trouve  aujourd'hui, 
sans  en  chasser  des  saints  habitués  depuis  des  siècles  à  y  recevoir  les  hom- 
mages des  fidèles.  N'était-il  pas  possible  d'établir  le  culte  du  Sacré-Cœur, 
par  exemple,  dans  la  chapelle  Saint-Maur  ;  la  dévotion  à  N.-D.  de  Lourdes 
dans  la  chapelle  Sainte-Agnès,  et  ainsi  des  autres,  sans  changer  le  vocable  de 
ces  chapelles  ?  Et  ce  qui  s'est  fait  à  Saint-Pierre  de  Lisieux  s'est  fait  bien 
ailleurs,  malgré  les  règles  établies  par  l'Eglise. 

Aussi  avons-nous  éprouvé  les  plus  grandes  difficultés  quand  il  s'est  agi  de 
reconstituer  l'emplacement  des  différents  titres.  11  nous  a  fallu  feuilleter  les 


(\)  Cette  chapelle  se  trouvait  près  de  l'endroit  où  l'on  a  bâti  la  maison   des  gendarmes. 

(2)  Cependant,  dans  ces  dernières  années,  on  a  placé  dans  le  transept  un  autel  sur  le 
tombeau  duquel  on  aperçoit  un  U.  On  nous  a  dit  que  c'était  un  autel  dédié  à  Saint-Ursin  ; 
mais  alors  pourquoi  ne  l'avoir  pas  mis  dans  la  chapelle  qu'il  occupait  autrefois  ? 


INTRODUCTION  MX 

comptes  des  maçons  et  des  couvreurs  des  xvie  et  xvir  siècles,  qui  avaient  eu 
soin  d'indiquer  le  lieu  où  se  trouvaient  les  chapelles  qu'ils  avaient  réparées. 
Ces  indications,  tout  incomplètes  qu'elles  étaient,  nous  ont  servi  de  jalons  ; 
et  quand  nous  avons  découvert  dans  les  archives  de  M.  l'abbé  Loir,  une 
certaine  liste  de  ces  chapelles,  nous  avons  pu,  à  l'aide  de  ces  jalons,  constater 
que  cette  liste  nous  donnait  les  noms  de  ces  chapelles  dans  l'ordre  qu'elles 
occupaient  autrefois  de  chaque  côté  de  la  Cathédrale. 

Faisons  remarquer  ici  que  les  Insinuations  ecclésiastiques  nous  indiquent 
que  certains  titres  n'avaient  pas  de  chapelles  spéciales,  mais  étaient  atta- 
chés à  des  autels  placés  le  long  du  mur.  Les  Insinuations  en  effet  disent 
quelquefois  :  Capella  seu  allure  Sancli  N.  Notons  encore  qu'il  y  avait  parfois 
plusieurs  titres  dans  la  même  chapelle  :  ainsi  Saint-Denis  et  Saint-Taurin. 
Ces  remarques  expliqueront  comment  il  se  fait  qu'il  y  avait  plus  de  titres 
qu'il  n'y  avait  de  chapelles  dans  la  Cathédrale. 

Ces  observations  faites,  voici  comment,  ce  nous  semble,  on  doit  placer  les 
différents  vocables  des  chapelles. 

La  chapelle  de  la  Sainte- Vierge  ou  Notre-Dame,  avec  ses  quatre  portions, 
se  trouvait  où  nous  la  voyons  aujourd'hui,  dans  la  grande  chapelle  bâtie  par 
Cauehon.  derrière  le  chœur. 

Ensuite  en  descendant  du  coté  de  l'Epître,  nous  trouvons  une  chapelle  près 
de  celle  de  la  Sainte-Vierge  :  elle  était  dédiée  à  Saint-Ursin.  Il  n'y  en  avait 
pas  d'autre  de  ce  côté  du  chœur. 

Dans  le  transept,  du  même  côté,  il  y  avait  d'abord  la  chapelle  Saint-André 
et  ensuite  la  chapelle  Saint-Jean-1'Evangéliste.  L'autel  de  cette  dernière 
venait  aboutir  vers  le  mur  méridional  dans  lequel  on  aperçoit  un  tombeau 
gothique  (1). 

Les  deux  premières  chapelles  que  l'on  trouve  aujourd'hui  en  descendant  la 
nef  sont  modernes.  Elles  ont  été  établies  depuis  la  Révolution.  Elles  occu- 
pent l'emplacement  de  la  salle  capitulaire  dont  elles  forment  à  peu  près  la 
moitié. 

Après  la  salle  capitulaire,  la  première  chapelle  était  sous  le  vocable  de 
Sainte-Catherine.  C'était  probablement  dans  cette  chapelle  que  se  trouvait 
aussi  le  titre  de  Sainte-Croix,  première  portion  (2).  La  seconde  chapelle  était 
dédiée  à  Saint-Thomas,  le  martyr  ;  la  troisième  à  Sainte-Magdeleine  et  à 
Saint-Gatien  ;  la  quatrième  à  Saint-Augustin  ;  la  cinquième  à  Saint-Laurent 
et  la  sixième  à  Saint-Denis  et  à  Saint-Taurin. 

En  retournant,  du  côté  de  l'Evangile,  près  de  la  chapelle  de  la  Sainte- 
Vierge,  la  chapelle  qui  fait  pendant  à  celle  de  Saint-Ursin  était  sous  l'invo- 
cation de  Saint-Martin,  et,  à  une  époque  que  je  n'ai  pu  déterminer,  on  y 
avait  joint  les  titres  de  Saint-Romain  et  de  Saint-Sébastien. 

(1,i  Cerem.  Lcxov  .  page  318.  —  (2)  Ibid. 


LX 


INTRODUCTION 


Patronage  de 
ces  chapelles. 


Installation 
des  chapelains. 


Dans  le  transept  nord  il  y  avait  sept  titres  pour  quatre  autels  seulement  ; 
deux  autels  le  long  du  mur  oriental,  et  deux  autels  vers  l'occident  (1). 

A  l'orient,  se  trouvait  la  chapelle  ou  autel  Saint-Jean-Baptiste,  lrc  et  2* 
portion,  et  la  chapelle  Saint-Etienne,  lre  et  2e  portion  (2). 

Maintenant,  nous  serons  moins  affirmatifs,  parce  que  nos  données  sont 
moins  certaines.  Le  long  du  mur  occidental  du  transept  se  trouverait  l'autel 
Sainte-Croix,  2e  portion,  ou  Saint-Gilles-Saint-Leu  ;  et,  près  de  cet  autel, 
en  se  rapprochant  de  l'allée  du  bas-côté,  l'autel  Saint-Ouen. 

Reprenant  la  suite  des  chapelles  établies  le  long  de  la  nef,  au  nord,  la  pre- 
mière en  descendant,  serait  dédiée  à  Saint-Nicolas  ;  la  deuxième,  à  Saint- 
Léonard  ;  la  troisième,  à  Saint-Maur  ;  la  quatrième,  à  Sainte-Agnès  ;  la  cin- 
quième, à  Saint-Mandé  ;  la  sixième,  à  Saint-Vivien.  Nous  pensons  que  la 
septième,  sous  !e  vocable  de  Tous  les  Saints,  était  un  autel  placé  le  long  du 
mur  entre  la  tour  et  la  chapelle  Saint-Vivien. 

Enfin,  terminons  la  série  de  nos  chapelles  en  indiquant  que  la  chapelle 
Saint-Michel  était  située  dans  la  tribune  «  où  l'orgue  est  placé  »  (3).  On  avait 
suivi  en  cela  la  tradition  du  moyen-âge  qui  plaçait  toujours  sur  un  lieu  élevé 
les  églises  et  chapelles  dédiées  à  cet  archange.  Nous  ne  connaissons  que 
l'église  de  Pont-1'Evèque  qui  fasse  exception  à  cette  règle,  et  encore  cette 
église  n'a  été  construite  qu'au  xvie  siècle,  et  rien  n'indique  que  celle  qui  l'a 
précédée  fût  à  la  même  place. 

De  toutes  ces  chapelles  six  étaient,  comme  nous  l'avons  dit  ailleurs,  à  la 
nomination  de  l'évéque.  C'étaient  les  trois  premières  portions  de  N.-D.  (4), 
les  deux  portions  de  Sainte-Croix  et  la  chapelle  Saint-Ouen. 

Le  titulaire  de  la  chapelle  Sainte-Catherine  était  nommé  par  le  seigneur 
de  Combray,  de  la  paroisse  de  Fauguernon. 

Toutes  les  autres  chapelles  étaient  à  la  nomination  du  chanoine  de  semaine, 
et  c'était  lui  qui  donnait  la  collation  sans  que  le  nouveau  titulaire  eût  besoin 
de  s'adresser  à  l'ôvèque.  Cependant,  si  le  chanoine  de  semaine  n'était  pas 
dans  les  ordres  sacrés,  le  droit  de  nomination  et  de  collation  revenait  au 
Chapitre  tout  entier. 

Les  chapelains  étaient  installés  par  le  président  du  Chapitre,  et,  à  la  salle 
capitulaire,  ils  prêtaient  serment  d'obéissance  aux  chanoines.  Ils  étaient 
ensuite  conduits  au  chœur,  à  la  place  qu'ils  devaient  occuper  dans  les  basses 


(1)  I. 'autel  Sainte-Cécile  devait  encore  exister  dans  celte  partie  de  l'église;  peut-Otre  était- 
ce  un  des  deux  autels  situés  de  chaque  côté  de  la  porte  occidentale  du  chœur,  sous  le  jubé. 
Nous  n'affirmons  pas.  (Cerem.  Lcxov.,  page  237).  Mais  ce  n'était  pas  un  bénéfice. 

(2)  Ihid.,  page  319. 

(3)  Liste  des  chapelles.  Ms,s.  de  M.  Loir. 

(4)  Depuis  longtemps,  à  l'époque  qui  nous  occupe,  la  4e  portion  de  cette  chapelle  n'avait 
pas  de  titulaire. 


INTRODUCTION 


I.XI 


stalles,  du  côté  de  leur  chapellenie.  Ils  y  faisaient  une  prière  et,  de  là,  se 
rendaient  à  leur  chapelle  où  ils  touchaient  et  baisaient  l'autel  après  y  avoir 
fait  une  nouvelle  prière. 

Les  fonctions  des  chapelains  de  la  Cathédrale  consistaient  à  assister  aux 
obits  et  fondations,  à  dire  les  messes  pour  les  fondateurs,  à  chanter  certaines 
parties  de  l'office  canonial,  à  porter  les  reliques  et  le  dais,  etc. 

Le  3  juillet  1 638,  il  fut  décidé  par  un  acte  capitulaire  que  les  chapelains 
auraient  le  droit  de  porter  l'aumusse  et  le  camail  rouge,  selon  l'usage  de  la 
province. 

§  3.  —  Des  officiers  douze-livres  et  semi-douze-livres. 

Les  choristes  ou  heuriers  de  la  cathédrale  de  Lisieux  portaient  le  nom 
d'officiers  douze-livres  et  semi-douze-livres.  Ce  nom  leur  venait  de  ce  que 
dans  le  principe  ils  n'avaient  que  douze  livres  de  gages  et  les  semi-douze- 
livres  recevaient  encore  un  traitement  moindre.  Dans  d'autres  cathédrales, 
ces  officiers  recevaient  des  noms  analogues.  A  Rouen,  on  les  appelait  quinze- 
marcs;  à  Coutances,  six-deniers.  (De  Formeville). 

A  Lisieux,  les  douze-livres  étaient  au  nombre  de  huit  et  il  y  avait  deux 
semi-douze-livres  seulement.  Ils  n'étaient  pas  des  bénéficiers,  mais  des  aides 
gagés  et  révocables  ad  nutum  capituli. 

Les  fonctions  de  ces  officiers  consistaient  à  assister  à  l'office  canonial,  y 
psalmodier,  y  chanter  le  plain-chant  et  la  musique,  et  à  faire  diacre  et  sous- 
diacre  aux  fêtes  doubles-mineures  et  infra. 

D'après  la  délibération  de  163S,  ils  furent  autorisés  à  porter  l'aumusse 
et  le  camail  rouge,  comme  les  chapelains. 

Les  officiers  douze-livres  avaient  un  manoir  dans  la  rue  de  la  Haute- 
Boucherie,  qui  parait  dater  du  xve  siècle.  Il  fut  vendu  au  moment  de  la  Révo- 
lution, et  se  trouve  aujourd'hui  habité  par  plusieurs  commerçants. 

Les  revenus  des  vicaires  et  autres  officiers  de  la  Cathédrale  avaient  peut- 
être  été  suffisants  pour  leur  entretien  à  l'époque  de  leur  établissement  ;  mais 
ces  revenus  étaient  allés  graduellement  en  diminuant,  et,  malgré  les  moyens 
que  le  Chapitre  prenait  de  temps  en  temps  pour  les  augmenter,  ils  ne  suffi- 
saient plus  au  siècle  dernier  à  faire  vivre  ces  ecclésiastiques.  En  1781,  le 
Chapitre  se  plaignit  de  ne  plus  trouver  aisément  des  sujets  pour  occuper  ces 
places,  et,  sur  sa  demande,  l'évèque  supprima  le  prieuré  de  Sainte-Marie- 
l'Egyptienne,  sis  dans  la  paroisse  de  Tourville,  et  en  attribua  les  revenus 
aux  officiers  du  petit  chœur.  (Insin.  Ecclés.,  XXXVIII,  222.) 


Leurs  fonc- 
tions. 

Leur  costum* 


Origine  de  ces 
noms. 


Nombre  des 
douze-livres. 


Leurs  fonc- 
tions. 


Leur  coslume. 


Leur  demeure. 


Leurs  revenus. 


ARTICLE  VI. 


DROITS    DU    CHAPITRE    PENDANT    LA    VACANCE  DU   SIEGE    EPISCOPAL. 

D'après  le  droit  canonique,  quand  un  siège  épiscopal  devient  vacant,  la 


EX  II 


INTRODUCTION 


Le  Chapitre 

après  ia  morl 

île  l'évêque. 


juridiction  passe  tout  entière  au  Chapitre  qui  délègue  irrévocablement  ses 
pouvoirs  à  un  vicaire  général.  A  Lisieux,  lorsque  le  siège  épiscopal  venait  à 
vaquer,  le  Chapitre  se  réunissait  le  jour  même  et  nommait  les  officialités  du 
diocèse  et  se  choisissait  des  vicaires  généraux  qui  devaient  administrer  le 
diocèse  sous  son  autorité.  Le  nombre  des  vicaires  variait  à  volonté.  A  la  mort 
de  M-1'  de  Matignon  II,  on  nomma  six  vicaires  capitulaires,  et  cinq  seulement 
à  la  mort  de  Msr  de  Brancas.  Mais  il  y  en  eut  neuf  après  Mgr  de  Condorcet. 

Le  Chapitre  se  réservait  la  nomination  aux  bénéfices  dépendants  de 
l'évêque,  le  choix  des  prédicateurs  de  l'Avent  et  du  Carême,  l'autorisation 
de  l'usage  des  œufs  pendant  le  Carême,  et  enfin  le  droit  d'ordonner  des 
prières  publiques.  Les  grands  vicaires  devaient  aussi  référer  au  Chapitre  des 
affaires  de  grande  importance.  Les  affaires  de  moindre  conséquence  devaient 
être  signées  au  moins  de  deux  grands  vicaires. 

Dans  la  séance  où  le  Chapitre  avait  désigné  les  vicaires  capitulaires,  il 
nommait  encore  les  officiers  pour  l'administration  du  temporel  :  le  lieutenant 
général  au  bailliage  vicomtal,  le  lieutenant  particulier,  le  procureur  fiscal,  etc. 
Ensuite,  le  doyen  installait  l'officialité,  puis  se  rendait  à  la  prison  et  au  secré- 
tariat de  l'évèché  où  on  lui  remettait  les  sceaux  ;  mais  il  les  rendait  au 
nouveau  secrétaire  nommé  (1). 

ARTICLE     Vil. 


Composition  el 
juridiction  de 

l'olTicialité 
du  Chapitre. 


Sentences  de 
17-i'i    et    1745. 


DE    L  OFFICIALITK    DU    CHAPITRE. 

Le  Chapitre  avait,  comme  l'évêque,  son  officialité  particulière  pour  juger 
les  causes  ecclésiastiques  relevant  de  sa  juridiction.  Ce  tribunal  se  composait 
d'un  officiai,  d'un  vice-gérant  et  d'un  promoteur.  Cette  juridiction  s'étendait 
sur  la  ville  et  la  banlieue  de  Lisieux,  ainsi  que  sur  la  paroisse  de  Saint- 
Germain-de-Livet,  et  le  doyen  du  Chapitre  prenait  le  titre  de  juge  ordinaire 
en  la  ville  et  banlieue  de  Lisieux  et  paroisse  de  Saint-Germain-de-Livet. 
Mais  la  sentence  de  1744  (XX.  116.)  amoindrit  beaucoup  l'importance  de  ce 
tribunal.  Avant  cette  époque,  il  devait  connaître  de  toutes  les  causes  pen- 
dantes dans  le  ressort  de  sa  juridiction.  C'était  devant  lui  que  toutes  les 
affaires  ecclésiastiques  de  la  ville  et  de  la  banlieue  devaient  être  portées  à 
l'exclusion  de  l'officialité  de  l'évêque.  Quand  les  parties  voulaient  appeler 
d'une  sentence  prononcée  par  l'officialité  du  Chapitre,  ce  n'était  pas  à 
l'évêque  qu'elles  pouvaient  s'adresser. 

Mais,  ainsi  que  nous  l'avons  dit  ailleurs,  les  sentences  de  1744  et  1745, 
tout  en  maintenant  la  juridiction  du  haut  doyen  sur  toutes  les  personnes  qui 
dépendaient  de  lui  précédemment,  reconnaît  aussi  l'autorité  de  l'évêque  et 


(1)  lus.  Eccl.  XI. 117.,  XXVII.258,  XXXIX. 138. 


INTRODUCTION  LXI1I 

son  droit  de  correction  contre  les  doyen,  chanoines  et  tous  autres  ecclésias- 
tiques de  son  diocèse.  Si,  par  la  suite,  les  affaires  sont  portées  devant  le 
tribunal  du  Chapitre,  les  justiciables  pourront  toujours  en  appeler  au  tribunal 
de  l'évèque.  C'était  le  doyen  ou  son  officiai  qui  donnait  les  dispenses  de 
bans  pour  les  mariages  des  personnes  de  la  ville  et  de  la  banlieue  ;  la  sen- 
tence déclare  que  l'évèque  pourra  désormais  accorder  aussi  ces  sortes  de 
dispenses.  Le  résultat  de  ces  sentences  fut  que  personne  ne  s'adressa  plus  à 
la  juridiction  du  Chapitre  et  que  l'officialité  diocésaine  eût  à  intervenir  dans 
toutes  les  questions.  Ce  fut,  de  fait,  la  fin  de  l'officialité  du  Chapitre. 

§  0.  —  Officialités  des  prébendes. 

La  plupart  des  chanoines  étaient  seigneurs  des  fiefs  qui  formaient  l'apanage 
de  leur  prébende,  et,  à  ce  titre,  ils  eurent  jusqu'au  xvne  siècle  droit  de 
justice  sur  les  vassaux  qui  habitaient  leurs  terres  ou  qui  en  relevaient.  Mais 
peu  à  peu  le  pouvoir  royal  avait  restreint  ces  droits  seigneuriaux,  et  c'est  à 
peine  si  nous  en  trouvons  encore  les  traces  dans  deux  ou  trois  prébendes  au 
commencement  de  nos  études.  Nous  rencontrons,  par  exemple,  dans  les 
premières  années  du  xvm9  siècle  les  noms  des  officiaux  des  prébendes  de 
Formentin  et  de  Saint-Pierre-Adzifs.  Mais  à  mesure  que  l'on  avance  dans  le 
siècle,  on  ne  trouve  plus  rien  qui,  même  de  loin,  rappelle  ces  droits  anciens  : 
ils  avaient  disparu. 


CHAPITRE   III. 


LES       COLLEGIALES. 


Le  diocèse  de  Lisieux  possédait  deux  collégiales  :  celle  de  Saint-Nicolas 
du  Merlerault  et  celle  de  Saint-Cande-le- Vieux.  Mais  au  xvir  siècle  ces  deux 
chapitres  n'avaient  pas  une  grande  importance. 

I.  —  Saint-Nicolas  du  Merlerault.  —  Cette  collégiale  avait  été  fondée  par 
les  seigneurs  du  Merlerault  dont  le  fief  fut  plus  tard  réuni  au  marquisat  de 
Nonant.  Leurs  descendants  exercèrent  jusqu'à  la  fin  les  droits  de  patronage 
sur  cette  église  et  y  nommèrent  les  chanoines. 

Ce  chapitre  se  composait  dans  le  principe  de  sept  chanoines,  savoir  :  le  Nombre  des 
grand-chantre,  qui  était  président,  et  six  autres  prébendes.  Le  possesseur  de 
la  première  de  ces  six  prébendes  avait  le  titre  de  trésorier  ;  il  venait  le 
premier  après  le  grand-chantre.  A  l'époque  que  nous  étudions,  et  sans  doute 
depuis  longtemps  déjà,  la  cinquième  et  la  sixième  prébendes  se  trouvaient 
réunies  dans  les  mains  du  même  titulaire. 


chanoines. 


LXIV 


INTRODUCTION 


Us  sonl  dispen- 
sés de  la 
résidence. 


Eglise  et  cha- 
pelle de 
la  collégiale. 


Droit  de  patro- 
nage. 


Les  revenus  de  cette  collégiale  étant  devenus  insuffisants  pour  îaire  vivre 
les  chanoines,  ceux-ci  furent  autorisés  à  posséder  d'autres  bénéfices  et  par 
suite  dispensés  de  la  résidence.  Aussi  les  voyons-nous  chargés  de  différentes 
fonctions  dans  plusieurs  parties  du  diocèse.  Quelques-uns  pourtant  se  réunis- 
saient pour  célébrer  l'office  divin  et  pour  délibérer  sur  les  affaires  de  la 
communauté,  ainsi  que  nous  le  voyons  dans  les  Insinuations  au  6  avril  1742. 
(Ins.  Eccl.  XVIII,  192), 

A  l'époque  de  leur  fondation  ils  avaient  été  installés  dans  une  grande  et 
belle  église  ;  mais  quand  il  ne  leur  fut  plus  possible  de  faire  tous  ensemble 
les  saints  offices  avec  la  pompe  accoutumée,  ils  construisirent,  adjacente  à 
cette  église,  une  chapelle  dans  laquelle  on  célébra  le  service  divin. 

Le  Chapitre  du  Merlerault  nommait  à  la  cure  de  Mesnil-Froger.  C'était, 
croyons-nous,  le  seul  bénéfice  qui  dépendit  de  cette  collégiale. 

II.  Saint-Cande-le-  Vieil.  —  L'église  de  Saint-Cande  était  à  la  fois  collé- 
giale et  paroissiale.  La  cure  formait  quatre  portions  et  les  quatre  curés 
étaient  les  quatre  chanoines  qui  composaient  le  chapitre  de  cette  église.  Mais 
la  collégiale  n'était  pas  riche  et  avec  le  temps  la  valeur  des  rentes  avait 
diminué  au  point  de  ne  plus  suffire  à  l'entretien  des  quatre  titulaires.  En 
1681,  les  quatre  portions  furent  réduites  à  trois.  Les  revenus  cependant  ne 
tardèrent  pas  à  se  trouver  encore  trop  minimes,  et,  en  1785,  Msr  de  la 
Ferronnays  décida  que  les  titulaires  qui  viendraient  à  mourir  ne  seraient  pas 
remplacés  et  qu'il  n'y  aurait  par  la  suite  qu'un  seul  curé  qui  jouirait  de  tous 
les  biens  de  la  collégiale,  continuerait  de  porter  les  insignes  de  chanoine  et 
desservirait  la  paroisse  avec  un  vicaire  (1).  Mais  la  Révolution  arriva  bientôt 
et  enveloppa  dans  une  même  catastrophe  et  les  collégiales  pauvres  et  celles 
plus  favorisées  des  biens  de  la  fortune. 


CHAPITRE  IV. 


LES    ABBAYE»    ET    lMtïEl'HES    ('(JWEXTIELS 


Enumération 
des  abbayes  et 

prieurés  de 
notre  diocèse. 


On  comptait  dans  le  diocèse  de  Lisieux  deux  abbayes  de  bénédictins  de 
l'ancienne  observance  :  N.-D.  de  Cormeilles  et  N.-D.  de  Grestain  ; 

Trois  abbayes  de  bénédictins  de  la  réforme  de  Saint-Maur  :  Saint-Evroult, 
N.-D.  de  Bernay  et  Saint-Pierre  de  Préaux  ; 

Une  abbaye  de  prémontrés,  Mondaye,  sise  dans  l'exemption  de  Nonant  ; 

Deux  abbayes  de  bénédictines  :  celle  de  N.-D.  du  Pré,  à  Saint-Désir  de 
Lisieux,  et  celle  de  Saint-Léger  de  Préaux,  près  Pontaudemer  ; 


(1)  Ins.   Eccl.  XL.  198. 


INTRODUCTION  L.\V 

Deux  prieurés  conventuels  do  l'ordre  de  Saint-Benoist,  réforme  de  Saint- 
Maur:  N.-D.  de  Beaumontet  Saint-Hymer  ; 

Deux  prieurés  conventuels  de  l'ordre  de  Saint-Augustin  :  le  prieuré  de 
Sainte-Barbe  (1)  qui  était  de  la  congrégation  de  France,  et  le  prieuré  de 
Saint-Cyr  de  Friardel. 

Un  prieuré  conventuel  de  l'ordre  du  Val  des  Choux  :  N.-D.  de  Royal-Pré, 
en  la  paroisse  d'Angoville,  aujourd'hui  réunie  à  celle  de  Cricqueville. 

Un  prieuré  de  l'ordre  de  Grandmont  :  N.-D.  du  Parc,  sis  à  Sotteville-les- 
Rouen,  en  l'exemotion  de  Saint-Cande. 

Un  prieuré  conventuel  de  femmes  :  le  prieuré  de  Saint-Joseph,  à  Orbec(2). 

D'autres  prieurés  avaient  cessé  d'être  conventuels  depuis  un  temps  plus  ou 
moins  considérable  ou  même  ne  l'avaient  peut-être  jamais  été,  et  continuaient 
d'être  possédés  par  des  titulaires  commendataires  :  les  prieurés  de  Saint- 
Sauveur  de  Dives  ;  Saint-Pierre  de  Rou ville,  à  Périers  ;  N.-D.  de  Fribois, 
en  la  paroisse  de  Saint-Loup-de-Fribois  ;  Saint-Eutrope  du  Montbottin, 
paroisse  d'Angerville;  Saint-Arnoult,  près  Touques  ;  Saint-Nicolas  du  Val- 
de-Claire,  à  Honfleur;  Saint-Christophe  à  Firfol;  Saint-Léger  à  Ouilly-la- 
Ribaude  ;  Saint-Gilles  près  Pont-Audemer  ;  Saint-Philbert-sur-Rille  ; 
N.-D.  de  Ticheville  ;  N.-D.  de  la  Genevraye  ;  Saint-Nicolas-des-Bois,  à 
Marmouillé  ;  Saint-Nicolas  de  Maupas,  à  Capelle,  etc. 

Nos  insinuations  nous  donnent  des  renseignements  fort  intéressants  sur  le       Personnel  < 
personnel  de  toutes  ces  maisons  religieuses  et  sur  les  mœurs  qui  y  régnaient. 
Elles  nous  donnent  les  noms  des  abbés,  des  prieurs  et  de  la  plupart  des  reli- 
gieux qui  composaient  ces  monastères.  En  parcourant  ces  simples  notes  nous 


(i)  Sainte-Barbe-en-Auge  s'appelait  aussi  Saint-Martin-d'Ecajeul  (S.  Martinus  de  Esca- 
joleto).  On  lit  dans  la  préface  du  propre  des  saints  à  l'usage  de  «  l'Insigne  Eglise  de  Sainte- 
Barbe-en-Auge  »,  approuvé  par  Mgr  de  Matignon,  le  li">  juillet  1078:  «  Cum  sanctissimâ 
virgine  et  martyre  (Barbara)  primarium,  imo  et  titularem  semper  agnovimus  patronum 
S.  Martinum.  eo  quod  sub  ejus  nomine  parochialis  eeclosia  in  istius  eccksiae  loco  prœesti- 
terit  ;  quae  de  novo  constructa  ac  reliquiis  sandre  martyris  dilata,  huicce  nomen  cessent  ; 
undè  hic  celebris  ac  velustissimus  versus  : 

«  In  re  Martini  Barbara  nomen  hahet.  » 

(Bihl.  de  Sainte-Geneviève,  Cal.  BB  1347 .)  Imprimé  à  Caen  en  1G78,  in-!2  de  184  pages. 

Le  prieuré  de  Sainte-Barbe  se  trouvait  dans  la  paroisse  de  Mézidon.  Il  n'en  reste  plus 
guère  que  les  murs  d'enceinte  et  deux  granges,  dont  l'une  remonte  au  xn*  siècle.  On  voit 
quelques  vestiges  de  souterrains,  que  les  gens  du  pays  disent  avoir  été  construits  pour  établir 
une  communication  avec  certains  châteaux  des  environs.  Nous  les  avons  visités,  et  ils  nous 
ont  paru  être  simplement  les  celliers  de  l'abbaye. 

Ce  prieuré  fut  uni,  en  1607,  au  collège  des  jésuites  de  Caen,  dont  le  recteur  prit  le  titre  de 
prieur  commendataire.  Après  IVxpulsion  des  jésuites  en  1762,  il  n'est  plus  question  de 
prieur  commendataire  pour  Sainte-Barbe,  mais  seulement  de  prieur  claustral. 

(2)  Ce  couvent  agrandi  sert  aujourd'hui  d'école  communale,  et  la  chapelle  est  devenue  une 
halle  au  blé. 

10 


li- 
ces maisons. 


LXVI 


INTRODUCTION 


Effets  de  la 
commende. 


Prieurs  et 
autres  digni- 
taires des 

monastères.' 


Agonie  de  la 
vie  monastique 


Plus  d'abbaye 

et  des  abbés 

quand  même  ! 


assistons  à  l'agonie  de  la  vie  monastique  qui  se  maintient  encore  un  peu  dans 
les  maisons  de  la  réforme  de  Saint-Maur  et  dans  celle  de  Mondaye,  mais  qui 
s'éteint  dans  les  autres.  Ce  fut  bien  gratuitement  que  la  Révolution  Fran- 
çaise s'attira  l'odieux  d'avoir  détruit  toutes  ces  maisons.  Puisqu'elle  voulait 
leur  annêantissement,  elle  n'avait  qu'à  laisser  la  commende,  l'oubli  de  la 
règle,  l'abus  des  richesses  et  l'oisiveté  îaire  leur  œuvre;  il  y  en  avait  bien 
plus  qu'il  n'en  fallait  pour  arriver  à  leur  destruction.  L'Eglise  du  reste  était 
souvent  la  première  à  prononcer  la  suppression  de  ces  cloîtres  si  peu  fermés 
et  à  ordonner  leur  démolition. 

A  l'époque  où  commence  notre  travail,  nous  n'avons  trouvé,  dans  le 
diocèse  de  Lisieux,  que  deux  maisons  religieuses  soustraites  pour  quelque 
temps  encore  à  l'influence  délétère  de  la  commende.  C'est  d'abord  l'abbaye 
de  Mondaye  qui,  après  avoir  eu  pendant  soixante-dix  ans  un  abbé  commen- 
dataire,  revit  à  sa  tète  une  série  de  trois  abbés  réguliers,  et  ensuite  le  prieuré 
de  Royal-Pré  qui  ne  tomba  en  commende  qu'en  1725. 

Comme  les  abbés  commendataires  ne  venaient  que  i  animent  à  leurs  abbayes 
ils  avaient  des  grands  vicaires  qui  les  remplaçaient  dans  l'exercice  de  leurs 
droits  et  de  leurs  prérogatives. 

Les  monastères  en  commende  étaient  gouvernés  par  des  prieurs  claustraux 
élus  par  les  religieux.  Les  prieurs  se  faisaient  seconder  par  des  sous-prieurs. 
Nous  trouverons  encore  les  procureurs  et  les  syndics  qui  remplissent  leurs 
charges  diverses;  puis  les  titulaires  des  offices  de  sacristain,  d  infirmier, 
d'aumônier,  etc.,  dans  les  abbayes,  et  dont  les  titres  sont  de  vrais  bénéfices 
ecclésiastiques. 

Tous  les  monastères  dont  nous  avons  donné  la  liste  plus  haut  ne  renfer- 
maient qu'un  nombre  assez  restreint  de  religieux  et  ce  nombre  alla  générale- 
ment en  diminuant  à  mesure  que  l'on  approcha  de  la  Révolution  ;  mais 
plusieurs  maisons  durent  être  supprimées  par  l'évèque  à  cause  de  l'impossi- 
bilité où  l'on  se  trouva  de  recruter  des  sujets,  ou  à  cause  du  peu  de  régularité 
des  religieux.  Les  abbayes  de  Grestain  et  de  Cormeilles  îurent  les  premières 
atteintes  ;  puis  le  prieuré  de  N.-D.-du-Parc,  puis  enfin  le  prieuré  de  Royal- 
Pré  dont  la  commende  hâta  vite  la  décadence. 

Le  Chapitre  de  la  Cathédrale  chercha  -longtemps  à  faire  disparaître  aussi  le 
prieuré  de  Friardel  afin  d'en  réunir  les  biens  à  la  mense  des  chapelains. 
Mais  à  Friardel,  il  y  avait  encore  quelques  religieux;  ils  résistèrent  jusqu'à 
la  fin,  et  ne  furent  supprimés  que  par  la  Révolution. 

Mais  en  supprimant  la  mense  conventuelle,  l'évèque  ne  pouvait  pas  sup- 
primer la  mense  abbatiale  ou  priorale  et  l'on  vit  cette  anomalie  :  alors  qu'il 
n'y  avait  plus  d'abbaye,  on  continua  d'avoir  des  abbés.  Ces  abbés  commen- 
dataires, il  est  vrai,  n'étaient  que  des  pensionnaires  qui  vivaient  grassement 
à  la  charge  de  l'Eglise  sans  lui  rendre  aucun  service.  Du  reste,  on    peut  dire 


INTROlUVTHiN 


LXVII 


en  général,  que  depuis  le  xvi°  siècle,   les  abbés  conimendataires    n'avaient 
jamais  fait  autre  chose. 


CHAPITRE  V. 


in    ro;.i.i:(i>:   ET    i»i'>    se.mixaikes. 

Au  mois  de  novembre  1570,  le  corps  municipal  de  Lisieux  donnait  au 
député  du  Tiers-Etat  de  la  vicomte  d'Orbec  aux  Etats  de  Normandie,  le 
mandat  impératif  de  demander  que  les  évoques  fussent  contraints  d'établir 
un  collège  dans  chaque  diocèse,  suivant  l'ordonnance  du  concile  de  Trente. 
Dès  le  mois  de  janvier  suivant,  Jean  Le  Hennuyer,  évêque  de  Lisieux,  donna 
la  prébende  de  la  Chapelle-Hareng  et  une  rente  annuelle  pour  doter  le  futur 
établissement.  La  ville,  de  son  côté,  acheta  du  sieur  de  Bouquetot  le  manoir 
de  Coquainvilliers,  sis  à  Lisieux  dans  la  rue  du  Bouteiller,  près  du  couvent 
des  Ursulines  et  l'on  y  établit  le  collège.  Cette  maison  a  subsisté  à  peu  près 
dans  le  même  état  jusqu'en  1850.  (1). 

En  1585,  on  fit  venir  de  Caen  un  supérieur  et  trois  professeurs  pour  diri- 
ger le  collège.  Mais  l'établissement  était  mal  doté  et  les  études  n'y  étaient 
pas  brillantes.  Il  tomba  bientôt  en  décadence.  M«r  Léonor  I  de  Matignon, 
voulant  relever  le  niveau  des  études,  fonda  en  1653  un  séminaire  dans  les 
bâtiments  conligus  au  collège  (2).  Il  confia  la  direction  du  collège  et  du 
séminaire  aux  Eudistes  qui  y  établirent  cinq  professeurs  pour  l'enseignement 
des  humanités  et  de  la  philosophie.  Au  moment  de  la  Révolution,  il  y  avait 
sept  classes  au  lieu  de  cinq.  Nos  évêques  s'ingénièrent  à  différentes  reprises 
à  améliorer  l'état  financier  de  cet  établissement  ;  mais  il  ne  fut  jamais  brillant. 

Il  ne  faudrait  pas  se  figurer  les  grands  séminaires  fonctionnant  dès  le 
principe  comme  nous  les  voyons  maintenant.  Ce  n'était  guère  à  cette  époque 
des  pensionnats  où  les  jeunes  clercs  étudiaient,  comme  aujourd'hui,  les 
sciences  sacrées,  se  formaient  pendant  plusieurs  années  aux  vertus  et  aux 
fonctions  du  prêtre.  Les  aspirants  à  l'état  ecclésiastique  faisaient  leurs 
études  théologiques  soit  dans  leurs  familles,  sous  l'œil  paternel  de  quelque 
prêtre  de  la  paroisse,  ou  bien  suivaient  les  cours  de  quelque  université;  puis, 
quand  approchaient  les  ordinations,  ils  venaient  pendant  quelques  semaines 
se  renfermer  au  séminaire  pour  y  subir  les  examens  préalables,  se  préparer 


Origine  du 

collège 
de  Lisieux. 


Fondation  du 
Grand  -  Sémi- 
naire. 


Ce  qu'étaient 
alors  les  sémi- 
naires. 


(1)  La  porte  d'entrée  du  collège  était  placée  près  de  celle  du  couvent  des  Ursulines..  Dans 
notre  enfance,  nous  avons  encore  vu  gravé  sur  le  cintre  de  la  porte  le  mot  collegium,  en 
lettres  du  xvne  siècle.  Celte  porte  cochère  fut  démolie  vers  1850,  quand  on  construisit  le 
bâtiment  de  la  Providence  qui  longe  la  rue  Bouteiller.  : 

(2)  Cet  établissement  est  aujourd'hui  occupé  par  les  Sœurs  de  la  Providence. 


LXVIII 


INTRODUCTION 


Statuts  de 

Lùonor  II  de 

Matignon. 


par  la  retraite  à  l'ordination  et  se  former  à  la  vie  sacerdotale.  Ce  ne  lut  que 
plus  tard  et,  pour  ainsi  dire,  peu  à  peu  que  les  jeunes  gens  vinrent  s'installer 
tout  ?.  fait  au  séminaire  pour  y  faire  leurs  études  théologiques.  Voici  du 
reste,  en  ce  qui  regarde  les  ordinands,  le  résumé  des  statuts  de  Mgr  Léonor  II 
de  Matignon  réédités  en  1726  par  Mgr  de  Brancas. 

L'âge  requis  pour  la  tonsure  est  quatorze  ans  et  dix-huit  ans  pour  les 
ordres  mineurs. 

Ceux  qui  désireront  recevoir  la  tonsure  devront  donner  leurs  noms  trois 
mois  avant  l'ordination,  afin  que  l'on  puisse  prendre  sur  eux  des  informations 
et  surveiller  leur  conduite.  Ils  subiront  un  examen  sur  les  mystères  de  la  foi 
et  sur  la  langue  latine. 

Ceux  qui  seront  reçus  pour  la  tonsure  et  les  mineurs  passeront  quinze 
jours  au  séminaire  pour  être  instruits  des  dispositions  nécessaires.  Ceux  qui 
se  préparent  aux  mineurs  devront  avoir  fait  au  moins  la  rhétorique  au 
collège  de  Lisienx. 

Pour  le  sous-diaconat  les  aspirants  se  présenteront  à  l'examen  huit  jours 
avant  la  retraite  (1).  Us  apporteront  un  certificat  de  leur  cours  de  philoso- 
phie et  seront  examinés  sur  les  fonctions  et  obligations  du  sous-diaconat,  sur 
les  sacrements  en  général,  sur  les  traités  du  baptême  et  de  la  confirmation  et 
sur  le  plain-chant;  puis  ils  traduiront  quelque  auteur  latin. 

Ils  devront  aussi  présenter  des  certificats  de  bonnes  vie  et  moeurs  et  d'assi- 
duité aux  conférences  de  leur  canton  et  à  remplir  les  fonctions  des  ordres 
déjà  reçus. 

Après  le  premier  examen,  ils  feront  faire  leur  titre  clérical  et  commence- 
ront une  retraite  de  trois  mois  entiers  au  séminaire  pour  recevoir  les  instruc- 
tions sur  les  devoirs  ecclésiastiques,  éprouver  leur  vocation  et  prendre  des 
leçons  de  théologie. 

Huit  jours  avant  l'ordination,  ils  passeront  un  nouvel  examen  sur  les 
matières  qui  auront  été  enseignées  pendant  la  retraite,  ainsi  que  sur  les 
cérémonies  et  les  rubriques  du  bréviaire. 

Les  mêmes  conditions  seront  exigées  pour  le  diaconat  et  pour  la  prêtrise. 
Pour  le  diaconat,  on  devra  avoir  fait  une  année  de  théologie  et  deux  années 
pour  la  prêtrise  (2);  mais  les  statuts  n'exigent  pas  que  ces  études  théologiques 
se  lassent  au  séminaire.  Elles  seront  constatées  par  des  certificats  et  par  les 
examens  sur  les  traités  indiqués  pour  chaque  ordination. 

Les  statuts  du  diocèse  exigeaient  encore,  comme  nous  le  dirons  dans  un 
autre  article,  que  les  curés  nouvellement  nommés,  allassent,  avant  d'entrer 


(1)  Il  ne  faut  pas  entendre  ici  par  le  mot  retraite  des  exercices  spirituels  comme  il  s'en 
fait  aujourd'hui  dans  les  séminaires  pendant  les  jours  qui  précèdent  immédiatement  l'ordi- 
nation ;  mais  seulement  la  résidence  au  séminaire  pendant  le  temps  fixé  par  les  statuts. 

(2)  Statuts  de  Mgr  de  Matignon.  Lisienx,  chez  la  veuve  Leboullcnger  —  In-18, 


INTRODUCTION 


LXIX 


en  fonctions,  passer  six  semaines  au  grand  séminaire  pour  se  former  à  la 
discipline  ecclésiastique  et  s'exercer  aux  fonctions  curiales. 

Le  supérieur  du  séminaire,  qui  dirigeait  en  même  temps  le  collège,  était, 
ainsi  que  nous  l'avons  vu  plus  haut,  titulaire  de  la  prébende  de  la  Chapelle- 
Hareng  et  en  touchait  les  revenus.  Ces  revenus  n'étaient  pas  considérables 
et  la  prébende  n'était  pas  distributive. 

Nous  avons  trouvé  dans  les  Insinuations  les  noms  de  plusieurs  directeurs 
du  séminaire  ;  ils  n'étaient  pas  nombreux.  En  1772,  il  y  avait  un  seul  pro- 
fesseur de  théologie,  et  le  supérieur  était  obligé  d'expliquer  les  cas  de 
conscience.  Il  n'y  avait  pas  d'économe  :  le  supérieur  en  remplissait  les 
fonctions.  A  cette  époque,  la  réunion  de  la  mense  conventuelle  du  prieuré  de 
Notre-Dame-du-Parc  (1)  au  séminaire  de  Lisieux  permit  de  mettre  un  second 
professeur  de  théologie  et  un  économe,  et  même  d'offrir  dans  le  séminaire  un 
asile  aux  prêtres  âgés  et  infirmes.  (Ins.  Eccl.  xxxiv,  107). 


Le  supérieur 
titulaire   de  la 
prébende  de 
la  Chapelle- 
Hareng. 

Directeurs. 


§• 


Petit  Séminaire. 


En  1704,  Léonor  II  de  Matignon  acheta  un  terrain  au  faubourg  de  la 
Chaussée  et  y  fit  construire  un  petit  séminaire  destiné  d'abord  à  l'éducation 
de  douze  étudiants,  puis  de  vingt,  moyennant  une  légère  rétribution.  Malgré 
les  libéralités  du  fondateur  et  celles  de  ses  successeurs,  le  petit  séminaire 
n'était  pas  riche.  Il  se  maintint  ainsi  jusqu'à  la  Révolution  qui   le  supprima. 

Il  était  placé  sous  le  vocable  de  Notre-Dame  et  on  l'appelait  le  petit 
séminaire  de  Notre-Dame  de  Lisieux. 

Au  commencement  de  ce  siècle,  le  collège  de  la  ville  de  Lisieux  fut  établi 
dans  les  bâtiments  du  petit  séminaire  où  il  se  trouve  encore  aujourd'hui. 


CHAPITRE    VI. 


L,  E  S     I»  O  V  E  .\T  S     II  U  It  A  V  X  . 


Les  ecclésiastiques  placés  par  les  évèques  à  la  tète  de  chaque  doyenné 
portaient  le  titre  de  doyens  ruraux  pour  les  distinguer  du  haut  doyen  de  la 
Cathédrale  qui  était  en  même  temps  doyen  de  la  ville  de  Lisieux  et  de  la 
banlieue. 

Le  titre  n'était  pas  attaché  à  certaines  cures  spéciales,  comme  il  l'est  géné- 
ralement aujourd'hui.  Le  doyen  était  l'homme  de  confiance  de  l'évèque  et 
celui-ci  le  choisissait  où  bon  lui  semblait.  Très  souvent  les  doyens  étaient  pris 


Choix  des 
doyens. 


(I)  Ce  prieuré  se  trouvait  sur  la  paroisse  de  Solteville,  en  l'exemption  de  Saint-Cande. 


LXX 


INTRODUCTION 


Leurs  fonc- 
tions. 


parmi  les  curés  dont  les  paroisses  étaient  les  moins  importantes,  peut-être 
parce  qu'étant  moins  occupés,  ils  pouvaient  plus  facilement  remplir  les 
devoirs  de  cette  charge.  Cependant  nous  en  verrons  aussi  bon  nombre  pris 
parmi  les  curés  des  paroisses  les  plus  considérables  et  dont  les  successeurs 
occupent  aujourd'hui  le  même  poste  de  confiance. 

Les  fonctions  et  les  droits  des  doyens  ruraux  avaient  été  réglés  en  1729 
pour  toute  la  province  de  Normandie  par  une  ordonnance  de  l'archevêque  de 
Rouen.  Ils  étaient,  à  peu  de  choses  près,  ce  qu'ils  sont  encore  aujourd'hui. 
C'est  dans  cette  ordonnance  que  nous  trouvons  le  droit  attribué  aux  doyens 
de  garder  pour  eux  la  cire  qui  a  servi  à  l'inhumation  des  curés,  le  produit  de 
l'offrande  delà  messe  et  le  bréviaire  du  curé  défunt. 

Cette  ordonnance  fut  homologuée  au  Parlement  de  Rouen  le  1er  août  1729, 
et  l'arrêt  porte  que,  nonobstant  l'Edit  sur  les  notaires  royaux-apostoliques, 
les  bénéficiers  pourront  être  mis  en  possession  par  les  doyens,  pourvu  que 
l'acte  en  soit  dressé  en  présence  d'un  notaire  apostolique  et  de  deux 
témoins  (1). 

Nous  n'oserions  affirmer  que  nous  avons  trouvé  les  noms  de  tous  les 
doyens  du  diocèse  de  Lisieux  pendant  la  période  de  temps  qui  nous  occupe  ; 
mais  nous  en  avons  trouvé  beaucoup,  et  nous  donnons,  à  la  table,  en  tète  de 
chaque  doyenné,  les  noms  de  ceux  dont  il  est  parlé  dans  les  Insinuations. 


CHAPITRE  VIL 


HKS      PAROISSES. 


Division  de  ce         La  table  qui  termine  chacun  de  nos  volumes  nous  présente,  groupés   sous 
chapitre.  huit  ou  neuf  titres  différents,  les  détails  que  nous  avons  trouvés   concernant 

les  paroisses  :  1°  Le  saint  patron  de  la  paroisse  ;  2°  les  curés  ;  3°  les  vicaires  ; 
4°  les  prêtres  originaires  de  la  paroisse  ou  y  demeurant  ;  5°  les  Jeunes  clercs 
et  ordinands  ;  6°  les  patrons  présentateurs  ;  7°  les  seigneurs  et  les  notables  ; 
8°  les  chapelles  et  prieurés  qui  se  trouvaient  sur  le  territoire  de  la  paroisse  ; 
9°  les  faits  divers  qui  peuvent  se  rapporter  à  la  localité.  Nous  suivrons  ici  le 
même  ordre. 

I.  Les  suints  patrons.  —  Les  actes  de  nomination  aux  cures  et  surtout  les 
actes  de  collation  émanant  de  l'évèché  nous  fournissent  d'une  manière 
authentique  les  noms  des  saints  patrons  de  chaque  paroisse.  Il  arrivait  bien 
parfois  que  les  seigneurs  présentateurs  en  nommant  aux  cures,  surtout  quand 


(1)  Routier.  Viatiques  bénéliciales.  Rouen,  1757.  Voir  page  415  et    suivantes. 


INTRODUCTION 


I..WI 


ils  habitaient  loin  de  la  paroisse,  commettaient  des  erreurs  et  prenaient  le 
nom  du  second  patron,  qu'ils  connaissaient  mieux,  pour  le  nom  du  premier 
patron.  Nous  trouvons,  par  exemple,  le  seigneur  de  Saint -Julien-le-Faucon 
nommant  à  la  cure  «  de  Saint-Georges  de  Saint-Julien  »,  quoique  Saint- 
Georges  ne  fût  que  le  second  patron.  Mais  la  fête  de  Saint-Georges,  étant 
peut-être  célébrée  d'une  façon  plus  bruyante,  laissait  un  souvenir  plus  pro- 
fond dans  l'esprit  du  seigneur  et  lui  faisait  oublier  le  nom  du  premier  patron. 
L'évèque,  dans  l'acte  de  collation,  corrigeait  cette  erreur  ;  et,  en  com- 
parant les  différents  actes,  il  est  très  souvent  facile  de  reconnaître  le  patron 
véritable. 

Les  lois  canoniques  défendent  avec  raison  de  changer  les  patrons  donnés 
aux  paroisses,  et  cette  règle  fut  presque  toujours  observée  avec  fidélité  C'est 
à  peine  si  nous  avons  trouvé  un  ou  deux  exemples  du  contraire. 

Après  la  Révolution  toutes  nos  paroisses  furent  rétablies^avec  leurs  anciens 
patrons,  mais  pour  des  raisons  que  nous  n'avons  pas  à  discuter  ici,  dans 
certains  endroits  on  a  mis  un  soin  moins  jaloux  à  rester  sous  leur  protection. 

Si  nous  examinons  le  nombre  de  paroisses  dédiées  à  chacun  des  saints 
patrons,  nous  trouvons  que  c'est  la  sainte  Vierge  qui  en  avait  le  plus  dans 
le  diocèse  de  Lisieux.  Après  elle  venait  Saint-Martin,  et  Saint-Pierre  arri- 
vait en  troisième  lieu.  Ces  trois  saints  avaient  ensemble  sous  leur  patronage 
environ  les  trois  quarts  du  diocèse. 

II.  Les  Curés.  —  Nous  avons  dit  en  commençant  cette  introduction  qu'il 
y  avait  dans  tout  le  diocèse  de  Lisieux  486  paroisses  et  520  cures.  C'est  qu'en 
effet  un  certain  nombre  de  paroisses  avaient  chacunes  plusieurs  portions  de 
cure  et  étaient  desservies  par  plusieurs  curés.  Quelques-unes  avaient  trois 
curés,  et  deux  d'entre'elles  seulement  en  avaient  quatre. C'était  Saint-Germain- 
la-Campagne  et  Saint-Cande-le-Vieil.  La  l,e  portion  s'appelait  habituelle- 
ment la  première  et  grande  portion  ou  la  noble  portion. 

Il  ne  faudrait  pas  croire  que  ces  paroisses  fussent  divisées  en  deux,  trois 
ou  quatre  parties  de  territoire  et  que  chaque  curé  eût  une  part  spéciale  à  cul- 
tiver :  non  ;  mais  tous  ces  curés  desservaient  la  paroisse  chacun  leur  semaine, 
à  peu  près  comme  le  font  les  vicaires  dans  les  endroits  où  il  y  en  a  plusieurs. 
Ce  qui  était  divisé  en  plusieurs  portions,  c'étaient  les  revenus  de  la  cure,  et 
ces  portions  étaient  souvent  fort  inégales.  Chaque  curé  avait  son  presbytère, 
et  on  trouve  encore  aujourd'hui  dans  certaines  paroisses,  le  presbytère  de  la 
lre  portion,  le  presbytère  de  la  2e  portion,  le  presbytère  de  la  3e  portion 
appartenant  à  des  particuliers. 

Mais  si  ces  curés  avaient  leurs  habitations  et  leurs  biens  séparés,  ils 
n'avaient  qu'une  seule  église  et  la  même  partie  de  la  vigne  du  seigneur  à 
labourer.  Cette  communauté  de  droits  et  de  devoirs  faisait  qu'au  point  de  vue 
spirituel  les  choses  n'allaient  pas  toujours  aussi  bien  qu'on  l'eût  pu  désirer. 
Les  caractères  ne  s'entendaient  pas  constamment  :   de  la  des  froissements, 


Erreurs  sur  le 
nom  du  patron. 


Défense  de 

changer 
les  patrons. 


Patrons  plus 
populaires. 


Nombre  des 
cures. 


Cures  à  por- 
tions. 


Inconvénients- 

de  la  pluralité 

des  portions 

de  cures. 


LXXII 


INTRODUCTION 


Nomination 
aux  cures 


Formalités  re- 
latives à  cette 
nomination. 

Formalités  re- 
latives à 
l'institution 
canonique. 


Prise  de  pos- 
session. 


des  rivalités,  des  négligences  dans  l'accomplissement  des  devoirs  curiaux.  On 
se  rejetait  la  besogne  de  l'un  à  l'autre,  et  les  pauvres  étaient  moins  bien 
secourus,  les  malades  moins  visités,  les  catéchismes  moins  bien  faits, 
la  maison  de  Dieu  moins  bien  tenue.  C'est  pour  toutes  ces  raisons  que 
sur  la  demande  des  populations,  l'évèque  réunissait  de  temps  en  temps  deux 
portions  de  cure  en  une  seule.  C'est  ce  que  nous  apprennent  tous  les  procès- 
verbaux  de  réunion  ;  et  l'évèque  l'eût  fait  bien  plus  souvent,  s'il  n'avait  pas 
été  arrêté  par  le  droit  des  patrons  présentateurs  sans  le  consentement  desquels 
on  ne  pouvait  supprimer  une  cure  ou  une  portion  de  cure. 

La  plupart  des  cures  avaient  été  fondées  et  dotées  par  des  anciens  seigneurs 
qui  s'étaient  réservé  pour  eux  et  leurs  héritiers  le  droit  de  nommer  les  titu- 
laires. Quelques-uns  avaient  cédé  ce  droit  à  des  abbayes  ou  à  des  chapitres; 
mais  l'évèque,  à  l'encontre  de  ce  qui  se  fait  aujourd'hui,  n'avait  pas  le  droit 
de  choisir  les  curés.  Il  ne  nommait  qu'à  quarante  cures  environ.  Il  était  obligé 
d'accepter  les  sujets  qui  lui  étaient  présentés,  quand  il  n'avait  pas  pour  les 
refuser  de  motifs  canoniques  bien  constatés.  Et  encore,  quand  pour  de  graves 
raisons  l'évèque  avait  cru  ne  pas  devoir  accepter  un  sujet  présenté,  celui-ci 
en  appelait  au  métropolitain  qui  très  souvent  donnait  l'institution  canonique. 
Aussi  voici  comment  les  choses  se  passaient  ordinairement  :  la  nomination 
devait  être  faite  par  le  patron  devant  le  notaire  aposlolique.  Si  la  nomi- 
nation avait  été  faite  par  lettre,  le  candidat  déposait  cette  lettre  aux  minutes 
du  notaire.  Ensuite  il  faisait  insinuer  l'acte  de  nomination  au  greffe  des 
Insinuations  ;  puis  il  se  présentait  à  l'évèque  pour  demander  l'institution 
canonique.  Il  devait  exhiber  un  certificat  de  bonnes  vie  et  mœurs,  ses  lettres 
d'ordination  et  un  exeat  s'il  n'était  pas  du  diocèse.  Le  prélat  ou  ses  grands 
vicaires  faisaient  passer  un  examen  au  candidat  et,  si  le  résultat  était  satis- 
faisant, l'évèque  lui  donnait  la  collation  de  la  cure.  Mais  il  mettait  pour  con- 
dition que  le  nouveau  curé  irait  passer  six  semaines  au  séminaire  de  Lisieux, 
afin  de  se  former  à  l'esprit  ecclésiastique  et  aux  devoirs  de  la  charge  pasto- 
rale avant  de  remplir  aucune  fonction  dans  sa  paroisse  et  cela  sous  peine  de 
suspense  ipso  facto.  Cette  retraite  dans  le  séminaire  était  imposée  à  tous  ceux 
qui  entraient  dans  une  nouvelle  cure,  quel  que  fut  leur  âge  et  fùssent-ils  déjà 
curés  depuis  longtemps.  Si  l'examen  ou  les  certificats  laissaient  à  désirer,  le 
temps  à  passer  au  séminaire  était  quelquefois  prolongé,  comme  aussi  l'évèque 
a}?ant  égard  aux  qualités  et  à  la  valeur  du  sujet,  faisait  parfois  remise  au 
moins  d'une  partie  de  cette  retraite. 

Quand  l'ecclésiastique  avait  reçu  l'institution  canonique  il  pouvait  prendre 
possession  de  sa  cure  immédiatement  ;  mais  il  n'était  véritablement  curé 
qu'un  an  après  la  vacance  de  la  cure.  Car  le  droit  de  déport  donnait  à  l'évèque 
la  jouissance  des  revenus  du  bénéfice  pendant  cette  année  à  charge  de  faire 
desservir  la  cure  par  un  prêtre  de  son  choix.  L'évèque  nommait  souvent 
le  nouveau  curé  pour  desservir  le  déport,  de  sorte  que  celui-ci  pouvait  s'ins- 


INTUOniVTION 


LXXIII 


taller  immédiatemeni  dans  le  presbytère  et  remplir  les  fonctions  curiales  dans 
sa  paroisse  sans  attendre  la  fin  de  l'année  de  vacance. 

III.  Du  Départ.  —  Quand  une  cure  venait  à  vaquer  pour  quelque  cause 
que  ce  fût  la  coutume  reçue  en  Normandie  donnait  à  l'évoque  le  droit  de 
pourvoir  à  l'administration  de  la  paroisse  et  de  toucher  les  revenus  du  béné-' 
fice.  C'était  ce  qu'on  appelait  le  droit  de  déport.  Dans  d'autres  provinces  ce 
droit  appartenait  à  l'archidiacre  ou  au  chapitre  de  la  Cathédrale. 

En  Normandie,  l'Evèque  nommait  un  prêtre  pour  desservir  la  cure  et  lui 
donnait  un  traitement  annuel  d'au  moins  300  livres,  indépendamment  du 
cas'uel  et  des  fondations.  Ce  prêtre  portait  le  titre  de  desservant.  Le  droit  de 
déport  durait  une  année  entière  à  partir  du  jour  de  la  vacance  de  la  cure, 
lors  même  qu'un  nouveau  titulaire  eût  été  nommé  et  eût  pris  possession  du 
bénéfice. 

Cependant  tous  les  revenus  de  la  cure  n'appartenaient  pas  à  l'Evèque. 
Celui-ci  devait  en  céder  le  tiers  à  l'archidiacre  dont  relevait  le  bénéfice  vacant. 

Nous  devons  aussi  mire  remarquer  que  les  prieurés-cures,  desservis  par 
des  religieux  de  Saint-Augustin  (1)  ou  des  prémontrés,  n'étaient  pas  sujets 
au  droit  de  déport. 

IV.  Les  Vicaires.  —  Ce  n'est  pour  ainsi  dire  que  par  hasard  que  les 
Insinuations  nous  donnent  les  noms  des  vicaires  et  elles  ne  les  donnent  pas 
tous;  car  n'étant  pas  des  bénéficiers,  les  ucaires  n'étaient  pas  tenus  de  faire 
enregistrer  au  greffe  leur  nomination  ou  plutôt  le  choix  fait  de  leur  personne 
pour  aider  les  curés  dans  leur  ministère.  Ainsi  que  nous  l'avons  dit  précé- 
demment ce  n'était  pas  l'évèque  qui  nommait  les  vicaires  :  les  curés  choisis- 
saient eux-mêmes  le  prêtre  qu'ils  préféraient  parmi  ceux  qui  avaient  obtenu 
de  l'évèque  des  lettres  d'aptitude,  et  ils  pouvaient  les  renvoyer  pour  en 
prendre  un  autre  ou  même  pour  n'en  pas  prendre  du  tout.  Car,  sauf  certai- 
nes paroisses  où  les  vicaires  étaient  obligatoires,  les  curés  en  général  n'en 
prenaient  que  s'ils  le  jugeaient  convenable. 

Cependant  il  y  avait  des  paroisses  où  les  curés  étaient  tenus,  même  sous 
peine  d'amende  envers  les  pauvres,  d'avoir  toujours  un  ou  deux  vicaires  : 
c'était  dans  les  paroisses  où  des  fondations  avaient  été  faites  en  faveur  du 
curé,  à  condition  qu'il  aurait  un  vicaire;  ou  bien  dans  celles  où  autrefois  il 
existait  plusieurs  portions  de  cure  qui  avaient  été  réunies  en  une  seule,  à 
condition  que  le  curé  serait  tenu  d'avoir  un  ou  plusieurs  vicaires.  Dans  ce 
dernier  cas,  le  vicaire  était  généralement  obligé  de  faire  l'école  aux  petits 
garçons  de  la  paroisse. 

Y.  Les  prêtres  de  la  paroisse.  —  Dans  presque  toutes  les  paroisses  il  y 
avait  un  ou  plusieurs  prêtres  qui  n'avaient  ni  titre  ni  fonctions;  quelques-uns 


Choix  des  vi- 
caires. 


Paroisses  à 
vicaires. 


(1)  Ir^in.  Eccl.  III. 235. 


11 


LXXIV 


INTRODUCTION 


Nombreuses 
familles    four- 
nissant 
des  prêtres 


Privilège  con- 
tinué de  nos 
jours  à  ces  fa- 
milles. 


Renseigne- 
ments   fournis 
parles  lettres 
d'ordination  et 

les  litres 
cl  é  r  i  c  a  u  x  . 


tout  au  plus  étaient  chargés  d'acquitter  des  fondations  que  le  curé  et  le 
vicaire  ne  pouvaient  remplir.  Il  y  avait  jadis  beaucoup  plus  d'ecclésiastiques 
qu'il  n'était  nécessaire  pour  le  service  du  culte.  Bien  des  jeunes  prêtres 
restaient  dans  leur  ïamille  après  l'ordination  jusqu'au  jour  où  ils  trouvaient 
un  emploi.  D'autres,  après  avoir  travaillé  plus  ou  moins  longtemps  au  service 
de  l'église,  se  retiraient  dans  la  paroisse  de  leur  choix  pour  y  terminer  leurs 
jours. 

Nous  trouverons  dans  les  Insinuations  les  noms  de  ces  ecclésiastiques 
paraissant  ça  et  là  comme  témoins  dans  certains  procès-verbaux  ou  passant 
eux-mêmes  des  aciesqui  durent  être  portés  au  greffe. 

VI.  Les  clercs  ou  ordinands.  —  A  une  époque  où  l'Eglise  était  riche  et  où 
la  piété  surtout  plaçait  bien  haut  dans  les  esprits  le  caractère  sacerdotal, 
l'entrée  dans  le  cierge  était  une  position  enviée.  Tout  le  monde  pouvait  y 
aspirer  :  le  vassal  comme  le  seigneur,  le  pauvre  comme  le  riche.  Aussi  n'y 
avait-il  guère  de  familles  qui  ne  comptassent  au  moins  un  de  leurs  membres 
dans  le  clergé;  souvent  même  il  y  en  avait  plusieurs.  Certaines  familles 
semblaient  avoir  reçu  du  ciel  le  privilège  spécial  de  fournir  beaucoup  de 
prêtres  à  l'Eglise.  Du  reste  on  peut  dire  que  ce  privilège  leur  a  été  continué 
de  nos  jours,  car  un  grand  nombre  de  prêtres  qui  vivent  à  notre  époque 
descendent  de  ces  mêmes  familles  et  ont  eu  dans  les  siècles  précédents,  des 
grands-oncles,  des  cousins  honorés  du  sacerdoce.  Beaucoup  ne  s'en  doutent 
pas  aujourd'hui  :  ce  sera  pour  eux  une  agréable  surprise  de  retrouver  dans 
notre  travail  les  noms  de  ces  ancêtres  vénérables.  Ils  les  y  retrouveront  très 
souvent  avec  leurs  lettres  d'ordination  depuis  la  tonsure  jusqu'à  la  prêtrise 
et,  pour  quelques-uns,  ceux  qui  vécurent  à  l'époque  de  la  Révolution 
Française,  avec  l'auréole  des  confesseurs  et  peut-être  même  la  palme  des 
martyrs. 

L'ordonnance  de  1691  avait  réglé  que  les  lettres  d'ordination  seraient 
enregistrées  dans  le  mois,  au  greffe  du  diocèse  où  l'on  aurait  reçu  les  ordres  (1). 
On  devait  aussi  faire  insinuer  les  titres  •  cléricaux  exigés  de  ceux  qui  se 
présentaient  au  sous-diaconat.  Ces  insinuations  ont  été  pour  nous  la  source 
de  nombreux  renseignements.  Ces  actes  nous  font  connaître  le  lieu  d'origine 
des  ecclésiastiques,  les  noms  et  la  condition  de  leurs  parents  et  souvent 
d'une  partie  de  leur  famille. 

Il  a  été  d'usage  presque  constant  jusqu'à  la  Révolution  de  conférer  le  même 


(1)  Celte  règle  fut  fidèlement  observée  sous  Léonor  II  de  Matignon;  mais  du  temps  de  son 
successeur,  on  parait  n'y  pas  avoir  tenu  avec  la  même  exactitude.  Du  reste,  les  légistes  in- 
terprétant l'ordonnance  de  Louis  XIV,  déclaraient  que  l'on  était  tenu  seulement  à  faire  insi- 
nuer les  lettres  d'ordination  qui  devaient  servir  à  l'obtention  d'un  bénéfice.  Sous  les  deux 
derniers  évêques,  on  revint  à  l'ancienne  coutume,  et  nous  trouvons,  à  cette  époque,  un  plus 
grand  nombre  de  lettres  d'ordinations  inscrites  dans  les  Insinuations. 


INTRODUCTION 


LXXV 


jour  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs.  Il  n'y  avait  guère  que  ceux  qui  rece- 
vaient la  tonsure  pour  obtenir  un  bénéfice  simple  qui  se  contentaient  de  cette 
cérémonie. 

Mais  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs  n'obligent  pas  le  clerc  à  rester  à 
perpétuité  dans  l'état  ecclésiastique.  Aussi  il  est  un  bon  nombre  de  clercs 
tonsurés  et  minorés  dont  nous  ne  retrouvons  plus  les  noms  dans  la  suite  des 
Insinuations.  D'autres  restent  plusieurs  années  dans  les  ordres  mineurs  et 
même  dans  l'ordre  de  sous-diacre  et  n'avancent  que  lentement  jusqu'à  la 
prêtrise  ou  n'y  arrivent  même  pas  du  tout. 

Mais  de  ce  que  nous  ne  trouvons  plus  les  noms  de  certains  clercs,  il  ne 
s'en  suit  pas  toujours  qu'ils  ont  abandonné  l'état  ecclésiastique.  Car  à  cette 
époque  on  quittait  son  diocèse  avec  une  facilité  extraordinaire.  On  courait  de 
tous  les  côtés  de  la  France  à  la  recherche  des  bénéfices,  et  souvent  les  clercs 
recevaient  les  ordinations  dans  les  diocèses  où  ils  se  trouvaient.  C'était 
surtout  les  gradués  dans  les  Universités  qui  changeaient  aisément  de  diocèse 
pour  occuper  les  bénéfices  auxquels  leurs  grades  leur  donnaient  droit. 

C'est  ce  qui  fait  que  nous  verrons  dans  les  Insinuations  une  foule  de  sujets 
étrangers  venir  dans  notre  diocèse  réclamer  les  postes  les  plus  avantageux. 
Tous  les  diocèses  de  la  Normandie  spécialement,  retrouveront  là  les  hommes 
les  plus  distingués  sortis  de  leur  sein.  Nous  en  donnerons  la  liste,  diocèse 
par  diocèse,  à  la  suite  de  la  table  de  chaque  volume. 

VII.  Les  patrons  présentateurs.  —  Il  sera  intéressant  de  retrouver  les 
noms  des  seigneurs  ecclésiastiques  ou  laïques  qui  nommaient  les  curés  de 
nos  paroisses,  le  lieu  qu'ils  habitaient  et  souvent  l'endroit  où  se  faisait  la  no- 
mination. Les  Insinuations  nous  donneront  tous  ces  détails.  Elles  nous  racon- 
teront même  parfois  les  prétentions  et  les  querelles  des  seigneurs  à  ce  sujet. 

Les  seigneurs  patrons,  outre  le  droit  de  présentation  à  la  cure,  avaient 
encore  d'autres  privilèges.  Ils  avaient  droit  à  un  banc  dans  le  chœur  de  l'église, 
puur  eux  et  leur  famille;  ils  étaient  encensés  comme  le  clergé,  allaient  les 
premiers  à  l'offrande  et  les  premiers  recevaient  le  pain  bénit,  etc. 

Dans  les  paroisses  de  patronage  ecclésiastique,  ces  honneurs  ne  pouvaient 
pas  généralement  être  rendus  aux  patrons  puisqu'ils  n'étaient  pas  présents  ; 
mais  ils  étaient  souvent  rendus  à  d'autres  seigneurs  qui  résidaient  dans  la 
paroisse  ou  qui  du  moins  y  venaient  de  temps  en  temps.  Ces  seigneurs  pre- 
naient le  titre  de  patrons  honoraires. 

VIII.  Seigneurs  et  notables.  —  Pour  beaucoup  de  nos  lecteurs  cet  article 
sera  la  partie  la  plus  intéressante  de  notre  travail.  C'est  là  que  les  uns  trou- 
veront les  noms  de  leurs  ancêtres  qui  illustrèrent  le  pays;  d'autres,  les  per- 
sonnages influents  qui  possédèrent  les  terres  dont  ils  sont  propriétaires 
aujourd'hui  et  qui  habitèrent  les  demeures  qui  les  abritent  eux-mêmes.  En 
parcourant  nos  documents,  ils  vivront,  pour  ainsi  dire,  avec  ces  seigneurs  qui 
construisirent  ces  manoirs  ou  ces"  châteaux  ;  et  l'éclat  dont    brillèrent    ces 


Facilité  avec 
laquelle  on 

quitlaitson  dio- 
cèse, surtout 
les  gradués. 


Ecclésiastiques 
étrangers  dans 
notre  diocèse. 


Privilèges  ho- 
norifiques 
îles  patrons. 


Patrons  hono- 
raires. 


LXXVI  INTRODUCTION 

hommes  illustres  réjouira  les  possesseurs  actuels,  comme  si  quelque  chose  de 
cette  gloire  passée  rejaillissait  sur  eux. 

Nous  ne  pourrons  citer  dans  notre  travail  que  les  noms  des  personnages 
remarquables  par  leur  naissance  ou  par  les  charges  qu'ils  remplirent  soit 
dans  les  villes,  soit  dans  leurs  modestes  hameaux.  Bon  nombre  de  ces  familles 
se  sont  éteintes  ;  d'autres  sont  déchues  de  la  haute  position  quelles  occupaient 
jadis,  et,  sous  les  haillons  qui  recouvrent  parfois  les  survivants,  on  soupçon- 
nerait difficilement  les  rejetons  des  brillants  chevaliers  d'un  autre  âge.  Mais  il 
en  est  beaucoup  encore  qui  ont  conservé  leur  situation,  et  qui  par  leurs 
travaux,  leur  intelligence  et  leur  honorabilité,  concourent  au  bien  de  leur 
pays  et  se  montrent  les  dignes  fils  de  leurs  aïeux. 

Nous  donnerons  aussi  les  noms  d'un  certain  nombre  de  notables  de  chaque 
paroisse.  Assurément  la  plupart  de  ces  notables,  qui  occupaient  une  position 
importante  dans  leur  hameau,  n'auraient  peut-être  pas  été  bien  remarqués 
sur  un  théâtre  plus  considérable.  Mais  ils  n'en  jouèrent  pas  moins  leur  rôle 
dans  la  contrée  où  ils  vécurent  et  n'en  influèrent  pas  moins  sur  les  destinées 
de  leur  entourage,  A  ce  titre  l'histoire  locale  doit  conserver  leurs  noms,  et 
leurs  petits-fils,  qui  vivent  aujourd'hui,  seront  fiers  de  leur  souvenir. 

Parmi  ces  notables  nous  n'avons  eu  garde  d'omettre  les  maîtres  d'école 
que  nous  avons  trouvés  cités  dans  nos  manuscrits.  C'était  alors  des  hommes 
modestes  qui  faisaient  le  bien  sans  bruit,  donnaient  aux  enfants  les  connais- 
sances qui  devaient  leur  être  nécessaires  dans  la  position  où  Dieu  les  avait  fait 
naître  et  s'efforçaient  d'en  faire  de  bons  chrétiens  et  d'honnêtes  citoyens. 
Saluons  leurs  noms  avec  respect. 

IX.  Chapelles  et  prieurés  simples.  —   Sur  le  territoire   de   paroisses  fort 
étendues,  on  avait  construit   des  chapelles  dans  lesquelles  on  célébrait  la 
utilité  de  ces      messe  chaque  dimanche  et  jours  de  fêtes.  Les  fondateurs  de  ces  chapelles 
chapelles.         avaient  eu  pour  but  de  faciliter  aux  fidèles  l'assistance  à  la  messe  d'obliga- 
tion. Comme  il  n'était  permis  d'y  remplir  aucune  fonction  curiale  et  qu'il  y 
avait  alors  obligation  grave  d'assister  à  la  messe  paroissiale  au  moins   un 
dimanche  sur  trois,  ces  chapelles  ne  nuisaient  en  rien  à  l'esprit  paroissial  ni 
à  l'autorité  du  curé.  Elles  rendaient  de  grands  services  aux  fidèles  et  n'avaient 
vraiment  aucun  inconvénient.  Elles  étaient  ordinairement  desservies  par  un 
chapelain  nommé  par  les  fondateurs  ou  leurs  héritiers. 
Obligations  L'acte  de  fondation  de  certaines  chapelles  exigeait  que  les  titulaires  eussent 

imposées   aux  l'ordre  de  prêtrise,  qu'ils  gardassent  la  résidence  et  l'emplissent  par 

chapelains.  J  l  l  '  _.      .  ,  ,,  ,.  .      .    , 

eux-mêmes  les  fonctions  de  leur  bénéfice.  D  autres  chapelles  n  imposaient  a 
leurs  titulaires  ni  la  prêtrise,  ni  la  résidence.  Ceux-ci  pouvaient  faire  deservir 
la  chapelle  par  des  prêtres  auxquels  ils  donnaient  une  rétribution,  réservant 
pour  eux-mêmes  les  revenus  attachés  à  leur  bénéfice. 

La  plupart  des  châteaux  avaient  une  chapelle  domestique.   Plusieurs  de 


INTRODUCTION 


LXXVII 


ces  chapelles  étaient  de  véritables  bénéfices  et  leurs  titulaires  avaient  les 
mémos  charges  et  les  mêmes  droits  que  les  autres  bénéficiers. 

Il  y  avait  encore  dans  certaines  paroisses  des  titres  de  chapelles  et  des 
revenus  que  percevait  le  chapelain  ;  mais,  par  suite  du  malheur  des  temps  ou 
de  la  négligence  des  titulaires,  les  chapelles  avaient  été  détruites  depuis 
longtemps  ;  il  n'en  restait  pas  môme  toujours  des  vestiges  que  les  nouveaux 
chapelains  pussent  toucher  le  jour  de  leur  prise  de  possession.  Quelquefois  on 
remplissait  alors  dans  l'église  paroissiale  les  obligations  de  la  fondation;  mais 
quelquefois  aussi  on  avait  même  perdu  jusqu'au  souvenir  de  ces  charges  et 
l'on  n'accomplissait  plus  rien  du  tout. 

Aujourd'hui  ces  chapelles  n'existent  plus.  Elles  furent  vendues  avec  leurs 
biens  à  la  Révolution  et  détruites  pour  la  plupart.  Celles  que  l'on  conserva 
furent  employées  à  des  usages  profanes,  et  nous  en  voyons  encore  ça  et  là 
servir  de  caves,  de  granges,  de  magasins,  etc..  Combien  il  serait  désirable 
que  ces  lieux  de  prières,  où  le  saint  sacrifice  de  la  messe  fut  offert  pendant 
de  si  longues  années,  fussent  rendus  à  leur  destination  primitive.  Et  si  l'édifice 
n'existe  plus,  il  semble  que  ies  propriétaires  attireraient  sur  eux  la  faveur 
du  ciel  et  la  reconnaissance  de  ceux  qui  ont  le  culte  des  souvenirs,  en  élevant 
au  moins,  à  la  place  de  la  chapelle  détruite,  la  statue  du  saint  auquel  elle 
était  dédiée  ou  bien  une  croix  qui  rappellerait  à  tous  que  la  terre  que  l'on 
foule,  en  venant  dans  ce  lieu,  fut  une  terre  bénite.  Ce  que  nous  disons  ici 
des  chapelles  s'applique  naturellement  aux  églises  des  paroisses  supprimées. 
Ptiisse  notre  travail  inspirer  à  quelques  personnes  la  pensée  de  réaliser  ce 
vœu  ! 

X.  Faits  divers.  —  Si  nos  études  ne  racontent  pas  les  grands  faits  de 
l'histoire,  elles  y  font  parfois  allusion  et  donnent  souvent  des  détails  précis 
sur  les  personnages  qui  y  ont  pris  part.  Ainsi  ce  sont  des  généraux  d'armées 
qui  pendant  une  guerre  datent  leurs  actes  de  tel  ou  tel  camp  ;  ce  sont  des 
prêtres  ou  des  évoques  de  l'Irlande  qui,  fu}rant  la  persécution  protestante,  se 
sont  réfugiés  en  France  et  y  suivent  les  cours  des  universités  ou  y  exercent 
les  fonctions  saintes.  Plus  tard  ce  sont  les  prêtres  français  qui,  persécutés  à 
leur  tour,  se  dispersent  dans  les  pays  étrangers  pour  y  sauver  leur  foi  avec 
leur  vie.  Car  lorsque  viendront  pour  la  France  les  jours  de  deuil  et  de 
tristesse,  nous  suivrons  nos  prêtres  aussi  loin  qu'il  nous  sera  possible  de  le 
faire.  Nous  les  montrerons  confessant  Jésus-Christ  devant  les  tribunaux  et 
jusques  sur  l'échafaud.  Nous  ne  dissimulerons  pas  davantage  leurs  faiblesses 
que  l'éducation  et  l'atmosphère  du  xviir3  siècle  peuvent  parfois  expliquer  sans 
les  excuser  complètement  (1). 


(  iha  pelles 
domestiqua  s. 

Chapelles 
dé  truites. 


Vœu  relatif  aux 

églises  et 
chapelles  sup- 
primées-. 


Faits  relatifs  à 

certains  grands 

personnages, 


relatifs 
au  clergé. 


(1)  Ces  notes  sur  les  prêtre^  pendant  la  Révolution  ne  seronl  poinl  puisées  dans  les 
Insinuations  ecclésiastiques,  puisque  les  registres  de  ce  bureau  cessenl  en  IT'.K).  Nous  les 
avons  prises  pour  la  plupart  dans  les  documents  administratifs  ou  judiciaires  de  l'époque. 
Un  bon  nombre  nous  ont  été  fourni'-  par  M.  l'abbé  Ni'juet,  chanoine  de  Bayeux.  Nous 
avons  voulu  indiquer  la  conduite  de  nos  prêtres  pendant  la  tourmente  révolutionnaire. 
autant  que  cela  nous  a  été  possible. 


Lxxvnr 


INTRODUCTION 


Etablissements 
divers. 


Hôtels  ou   au- 
berges. 


Les  écoles.  Les  souvenirs  des  écoles  primaires  que,  nous  rencontrerons   fréquemment 

dans  nos  manuscrits  nous  montreront  avec  quelle  attention  on  s'occupait  de 
l'instruction  de  l'enfance,  non-seulement  dans  les  villes,  mais  aussi  dans  les 
plus  petites  paroisses  de  campagne.  Si  l'ignorance  du  commencement  de  ce 
siècle  a  fait  croire  à  l'indiiîérencè  de  nos  pères  pour  l'éducation  de  la  jeunesse, 
cette  ignorance  doit  être  attribuée  bien  plutôt  à  la  Révolution  qui  avait  tout 
bouleversé  et  n'avait  laissé  que  des  mines. 

Tous  ces  détails  nous  les  rattacherons  à  chaque  paroisse  sous  le  titre  de 
faits  divers.  Nous  donnerons  encore  sous  le  même  titre  une  multi'ude  d'autres 
renseignements  intéressant  les  diverses  localités.  Ici  c'est  un  établissement 
de  verrerie,  là  ce  sont  des  hauts-fourneaux,  ailleurs  l'industrie  dentellière, 
etc.  Nous  donnerons  aussi  les  noms  de  tous  les  anciens  hôtels  ou  auberges 
que  nous  rencontrerons  dans  les  villes  ou  les  campagnes.  A  l'aide  de  tous 
ces  souvenirs  on  se  fera  une  idée  plus  exacte  des  siècles  précédents  et  l'on 
pourra  plus  facilement  comparer  la  situation  actuelle  de  notre  pays  avec  ce 
qu'elle  était  autrefois. 

Conclusion.  Nous  sommes  arrivés  au  terme  de  cette  introduction,  un  peu  longue  peut- 

être,  mais  pourtant  nécessaire  pour  l'intelligence  de  nos  Etudes.  Nous  allons 
donner  maintenant  le  résumé  de  cette  multitude  d'actes  qui  pendant  une 
partie  notable  de  notre  existence  ont  occupé  les  loisirs  trop  nombreux  de  notre 
ministère  pastoral.  Pendant  dix  ans  nous  avons  vécu  par  la  pensée  et  par  le 
cœur  avec  ces  hommes  vénérables  qui  ont  foulé  le  sol  que  nous  foulons,  qui 
ont  cultivé  le  champ  du  seigneur  que  nous  cultivons.  Nous  les  avons  suivis 
depuis  leur  tonsure;,  et  quelquefois  depuis  leur  naissance,  à  travers  les 
différentes  phases  de  leur  vie,  jusqu'au  jour  où  il  a  plu  à  Dieu  de  les  rappeler 
à  lui.  Nous  nous  sommes  demandé  bien  souvent  où  sont  aujourd'hui  toutes 
ces  âmes  de  prêtres.  Sans  doute  nous  pouvons  espérer  que  la  plupart 
jouissent  de  la  récompense  que  Dieu  a  promise  à  ses  serviteurs  fidèles  ;  mais 
il  faut  être  si  pur  pour  parvenir  au  ciel,  que  bien  des  fois  nous  nous  sommes 
pris  à  implorer  pardon  et  miséricorde  pour  ceux  dont  nous  écrivions  les 
noms  ;  bien  des  fois  une  prière  est  sortie  du  fond  de  notre  cœur  pour  ceux 
auxquels  personne  ne  pense  plus  aujourd'hui  et  qui  pourtant  attendent  peut- 
être  après  une  œuvre  satisfactoire  de  notre  part  pour  entrer  dans  la  félicité 
éternelle.  Quand  à  notre  tour  nous  aurons  quitté  cette  terre,  notre  nom  ne 
tombera  probablement  sous  les  yeux  de  personne  ;  que  du  moins  les  âmes 
saintes  pour  lesquelles  nous  aurons  prié,  s'intéressent  à  nous  et  nous 
obtiennent  aussi  indulgence  et  pardon  ! 


REMARQUES 


I.  Los  abréviations  que  nous  avons  indiquées  à  la  fin  do  la  préface 
sont  toutos  tirées  dos  premiers  registres  manuscrits  des  Insinuations 
Ecclésiastiques.  Plusieurs  s'éloignent  notablement  de  l'orthographe 
actuelle,  comme  Pbrè,  prêtre,  mot  qui  vient  du  latin  presbyte/-. 

Une  autre  abréviation  qui  a  été  omise  dans  notre  liste  et  que  nous 
rétablissons  ici,  attendu  qu'elle  se  présente  à  chaque  page,  c'est  celle 
du  mot  paroisse  qui,  au  xvif  siècle,  s'écrivait  parroisse,  et  que  l'on 
abrégeait  ainsi  :  pari'. 

II.  Lorsque  l'on  veut  trouver  un  renseignement  sur  un  personnage 
quelconque  ou  sur  un  établissement  diocésain,  il  faut  chercher  le  nom  à 
la  table  qui  se  trouve,  paroisse  par  paroisse,  à  la  lin  de  chaque  volume, 
et  cotte  table  renvoie  au  numéro  du  registre  qui  contient  le  renseigne- 
ment désiré. 


LEGENDE  DETAILLEE  DD  PLAN  DE  LA  CATHEDRALE 


TiTitES  des  chapelles 


6, 

7. 

8. 

9. 

10. 

11. 

12. 


Notre-Dame. 

S1  Ursin. 

S*  André. 

S*  Jean  l'Evangéliste. 

La  salle  capitulaire. 

8te  Catherine  et  Ste  Croix 

(lre  port). 
S1  Thomas  le  Martyr. 
Stp  Madeleine  et  S4  Catien. 
S1  Augustin. 
S*  Laurent. 
S1  Denis  et  S'  Taurin. 
S1     Martin ,    S1    Romain    et 
S1  Sébastien. 


13. 

14. 

15. 

16. 
17. 
18. 
19. 
20. 
21. 


S1  Jean-Baptiste,    lre  et  2° 

portion. 
S1  Etienne,   lre  et  2°  portion. 
St0    Croix,    2e    portion,    ou 
S4  Gilles-S'-Leu. 
S1  Ouen. 
S1  Nicolas. 
S4  Léonard. 
S4  Maur. 
S1  Agnès. 
S1  Mandé. 
S1  Vivien. 
Tous-les-Saints. 
S4  Michel  (dans  la  tribune). 


Sièges  «les»  «Siit'BsiiVs  et  autres  ine»il»i*es  «lu  Chapitre. 


A  L'Evêque. 

B  Le  haut-doyen. 

C  Le  grand-chantre. 

I)  Le  scolaste. 

E  L'archidiacre  du  Lieuvin. 

F  L'archidiacre  d'Auge. 

G  Le  chanoine  de  semaine. 

II  Le  trésorier. 

I    Le  chèvecier. 

K  L'archid.  de  Pont-Audcmer 


L  L'archidiacre  de  Gacé. 

M  Le  1er  sous-chantre. 

N  Le  2°  sous-chantre. 

0  Le  vicaire  de  Rays  ou  Retz. 

P  Le  1er  vicaire. 

Q  Le  4e  vicaire. 

R  Le  2e  vicaire. 

Les  chanoines,  dans  les  hautes 
stalles  par  rang  d'ancienneté. 


INVENTAIRE  HISTORIQUE 


DES  ACTES  TRANSCRITS 


AUX  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 


DE  L'ANCIEN  MO<  'ESE  OE  LISIEUX 


REGI  ST  R  E     I 


Armes  île  M.  Taignier 
de  la   Brctesche. 


1.  —  Le  25  décembre  1692,  Mesre  Nicolas 
Taignier  de  la  Bretesche,  pbrë,  licencié  en  Sor- 
bonne,  chanoine  et  haut  doyen  de  la  cathédrale 
de  Lisieux,  juge  ordinaire  en  la  ville  et  banlieue 
de  Lx  et  pair,  de  S  -Germai n-de-Livet,  accorde 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Pierre 
Thorel,  fils  Charles,  de  la  pair.  S'-Jacques  de  Lx:. 

2.  —  Le  20  août  1G92,  dom  André  de  Basly, 
pbrë,  chanoine  régulier,  profès  de  l'ordre  de  S1  Augustin  de  la  Maison- 
Dieu  deCaen,  cv-devant  prieur  de  Colombelles,  près  Caen,  et  à  présent 
[trieur  de  S1  Pierre  de  la  Roche-Nonant,  «  estant  dans  l'impuissance, 
tant  par  maladie  de  goutte  que  par  paralysie  continuelle  du  costé 
senestre,  de  faire  les  fonctions  curiales,  »  donne  sa  procuration  pour 
résigner  led.  prieuré-cure  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en 
faveur  de  Me  Jean  Desramé,  pbrë,  originaire  de  S1  Eloi-de-Caligny, 
diocèse  de  Baveux.  11  se  réserve  toutefois  la  moitié  du  manoir  presby- 
téral  et  200  livres  de  pension  annuelle  sur  les  revenus  dud.  bénéfice. 

Le  sr  Desramé  s'engage  à  faire  profession  dans  l'année  dans  Tordre 
«le  S1  Augustin. 

Le  2(4  qov.  1692,  le  seïg*  évêque  de  Lx  donne  son  visa  aux  lettres 
•  li'  provision  obtenues  en  cour  de  Rome  par  led.  sr  Desramé.  Sa 
Grandeur  déclare  que  celui-ci  ne  pourra  exercer  les  fonctions  curiales 
qu'après  avoir  [tassé  six  semaines  au  séminaire  de  Lx  pour  se  fermer 
au  ministère  pastoral. 

12 


2  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

Le  29  nov.  1692,  le  s1'  Desramé  prend  possession  de  la  cure  de  la 
Roche-Nonant,  en  présence  de  Me  Jacques  Pichon,  vicaire  de  lad.  par?., 
et  autres  témoins. 

3.  —  Le  3  décembre  1692,  la  nomination  à  la  chapelle  S'  Hermès, 
au  château  de  Brucourt,  pair.  d'Estrées,  appartenant  au  seigr  du  lieu, 
mais  la  nomination  n'ayant  pas  été  faite  dans  les  délais  canoniques,  le 
seig*  évêque  de  Lx  nomme  and.  bénéfice,  vacant  par  la  mort  du  dernier 
titulaire,  la  personne  de  Me  Pierre  Le  Belhonïme,  pbrë,  curé  de  la 
lre  portion  de  N.-D.  d'Estrées  {B.  M.  de  Trabibus),  .M'es-arls  et  gradue 
en  théologie. 

Le  7  décembre  1692,  led.  sr  Le  Belhomme  es!  mis  en  possession  de 
lad.  chapelle  par  le  ministère  de  Me  Antoine  Bocage,  pbrë,  curé  de  la 
2e  portion  d'Estrées,  en  présence  de  Me  Claude -Antoine  Hesbert,  pbre, 
Robert  Bosquier,  sous-diacre,  Pierre  Descalles,  acolyte,  et  Jacques  de 
Margùerie,  aussi  acolyte. 

4.  —  Le  19  octobre  1692,  Mre  Nicolas  Theroude,  pbrë,  l'un  des 
anciens  barons  de  l'Eglise  de  Lx,  chanoine  prébende  de  Crefcœur 
(Crèvecœur),  lre  portion,  donne  sa  procuration  pour  résigner  son  cano- 
nicat  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape,  en  laveur  de  M'e  Charles 
du  Thiron,  clerc  de  Lx,  chanoine  et  l'un  des  huit  barons  de  l'Eglise 
d'Evreux. 

Le  19  octobre  1692,  led.  sr  du  Thirôn  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice. 

Le  2G  décembre  1692,  le  seigr  évêque  de  Lx  donne  son  visa  auxd. 
lettres  de  provision. 

Le  lendemain,  le  Chapitre  de  la  Cathédrale  assemblé,  savoir  : 
Mres  Taignier  de  la  Bretesche,  Le  Michaut,  de  Mailloc,  Le  Coq, 
Paulmier,  Senée,  Mahieu  et  Desperiers,  Mre  Charles  du  Thiron  est  mis 
en  possession  des  canonicat  et  prébende  de  Crèvecœur,  l™  portion,  par 
le  ministère  de  Mr  le  doyen  du  Chapitre,  en  présence  de  Mes  Jacques 
Cauvigny  et  René  Bonnissant,  pbrës,  chapelains  et  vicaires  de  la 
Cathédrale. 

Le  13  avril  1686,  Charles  du  Thiron,  fils  de  Pierre  et  de  Marguerite 
Le  Bas,  de  la  pair,  de  S1  Jacques  de  Lx,  reçoit  la  tonsure. 

5.  —  Le  2  novembre  1678,  nouvelle  convention  entre  Mp  André 
Parriaux  ou  Perrault,  pbrë,  prieur-curé  de  Ste  Croix  du-Mosnil- 
Gonfrey,  avec  son  prédécesseur.  —  Me  Nicolas  du  Torpt,  ancien  prieur- 
curé  du  Mesnil-Gonfrey  avait  résigné  son  bénéfice  en  laveur  dud.  s'' 
Parriaux,  à  condition  que  celui-ci  lui  servirait  150  livres  de  rente  sur 
les  revenus  de  la  cure.  Us  conviennent  ensemble  qu'à  la  place  de  cette 
pension,  led.  s1'  Parriaux  abandonnera  aud.  sr  du  Torpt  «  les  terres 
d'auniosnes   dépendantes  dud.   bénéfice  avec  la  salle  du  manoir  dud. 


REGISTRE   I  3 

prieuré  o  ;  seulement  le  s'  du  Torpt  nourrira  un  cheval  au  sr  Parriaux 
dans  les  herbages  desd.  aumônes. 

<;  —  Le  10  décembre  1692,  Me  François  Formage,  pbfë,  curé  de 
la  2e  portion  du  Mesnil-Mauger,  ayant  précédemment  permuté  sa  cure 
avec  M"  Jacques  Routtier,  pbfë,  chapelain  perpétuel  de  la  chapelle  de 
S'-Thoinas-le-Martvr  en  la  Cathédrale,  le  seig*  évêque  donne  au 
sr  Routtier  la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  21  décembre  1692,  le  sr  Routtier  prend  possession  de  la  cure  du 
Mesnil-Mauger,  2e  portion.  (V.  il.) 

T.  —  Le  2  janv.  1693,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Me  François  Doisnel,  cous01'  du  roy,  substitut  au  parlement  de  Normandie, 
demeurant  à  Lx,  pair.  S-Janpies,  lils  de  Me  Christophe  Doisnel, 
receveur  des  gabelles  de  Lx,  et  dedam110  Suzanne  Armenoult,  d'une  part, 
et  damlle  Marie-Anne  Le  Bas,  tille  de  noble  homme  Jean-Baptiste 
Le  Bas,  cous01'  en  la  Cour  des  Aides  de  Normandie,  et  de  dame  Gene- 
viève Tronchot,  de  la  pair.  deS*-Germain  de  Lx. 

8.  —  Le  6  janv.  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Eustaehe  Houssaye, 
pbrë,  vicaire  de  Monlreuil,  et  du  sieUr  Mauduit,  pbrë,  curé  deTernant, 
Mte  Gabriel  Ilesbert,  pbfë,  licencié  aux  droits,  curé  de  S-Désirde  Lx 
et  vice-gérant  en  l'officialité  de  l'évêché,  accorde  dispense  de  bans  pour 
le  mariage  de  Pasquet  Chagrin,  tils  de  Pasquet  et  de  damlle  Madeleine 
Le  Cointe,  de  la  paff.  deTernant,  d'une  part,  et  Marie  Morin,  fille  de 
feu  François,  de  la  parr.  de  Montreuil. 

O.  —  Le  10  janv.  1693,  vu  l'attestation  du  s1'  Adam,  pbrë,  curé  de 
S-Ouen  de  Pontaudemer,  du  s1'  Leroy,  curé  de  N.-D.  de  la  Couture 
de  Bernay,  et  du  sr  Herfort,  pbrë,  vicaire  de  S-Germain  de  Lx, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Bernard  Celles  (ou  Selles)  de  la 
paff.  S-Ouen  de  Pontaudemer,  d'une  part,  et  damlle  Barbe  Basset,  fille 
de  l'eu  Me  Guillaume  Basset,  Esc1',  sr  des  Pommerays,  et  dëdamlle  Anne 
Thuret,  originaire  de  S-Germain  de  Lx  et  demeurant  en  la  pair,  delà 
Couture.  —  L'insinuation  de  cette  dispense  l'ut  demandée  par  Me  Jean 
Passet,  sr  des  Pommerays. 

iO. —  Le  12  janv.  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Dumoullin,  pbfë, 
vicaire  d'Heudreville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Mesre 
Edouard  Bertout,  Escr,  seig1"  et  patron  d'Heudreville,  Le  Favril  et  Cau- 
verville,  cons^du  roy  en  sa  cour  des  Aides  de  Normandie,  demeurant  à 
Heudreville,  d'une  pari,  et  noble  dame  Antoinette  de  Biauvais  (Beauvais), 
Vve  de  Mesre  Claude  Hermeret,  Escr,  sr  de  Couvert,  fille  de  feu  Antoine 
do  Biauvai>,  ingénieur  du  roy,  et  dé  noble  dame  Marie  Leroy,  delà  paff. 
de  Couvert,  deprésent  en  la  ville  de  Bayeux. 

il.  —  Le  22  décembre  1692,  M'' François  Fromage,  (Formage), 
pbfë,  vicaire  de  la  Cathédrale,    est    mis  en   possession    de    la    chapelle' 


4  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

J^-Thomas-le-Martyr ,  en  vertu  (1rs  provisions  qui  lui  en  ont  été 
données  par  M.  René  Le  Michaut,  pbfë,  chanoine  prébende  de  Croisilles, 
en  sa  qualité  de  chanoine  de  semaine.  (V.  e.) 

13.  —  Le  22  mai  1692,  Me  Jean  Grillon,  pbfë,  pourvu  de  la  cure 

de  S-Pierre  de  Lignères  par  la  résignation  faite  en  sa  faveur  par 
Me  Jacques  Basire,  pbfë,  dernier  titulaire,  renonce  à  se  servir  de  cette 
résignation,  et  led.  sr  Basire,  demeurant  à  Mardilly,  peut  disposer  duel, 
bénéfice  comme  avant  la  résignation.  Fait  et  passé  au  manoir  pres- 
bytéral  de  Lignères. 

Le  2  juin  1692,  le  sr  Basire,  curé  de  Lignères,  donne  sa  procura- 
tion pour  résigner  lad.  cure  entre  les  mains  de  N.-8.-P.  le  Pape  en 
faveur  de  Me  Thomas  de  Droulin,  pbfë,  Esc1",  de  la  pair,  de  S*-Germain 
d'Argentan.  11  se  réserve  toutefois  une  partie  du  jardin  et  du  manoir 
presbytéral,  ainsi  qu'une  rente  annuelle  de  200  livres  à  prendre  sur  les 
revenus  delà  euro. 

13. — Le  31  décembre  1692,  la  nomination  à  la  chapelle  de  S-Antoine 
du  Yallet,  sise  en  la  pair,  de  Monnay,  appartenant  au  seigr  du  lieu, 
mais  ledit  seigr  n'ayant  pas  présenté  dans  les  délais  canoniques,  le  droit 
de  nomination  revient  au  seigr  évêque  ;  c'est  pourquoi  Mre  Pierre  Lange 
pbfë,  chanoine  et  vicaire  général  de  Lx,  nomme  aud.  bénéfice,  vacant 
par  la  démission  de  Me  Gabriel  Leharanguet,  la  personne  de  Me  François 
Duval,  curé  de  S'-Germain  d'Aulnay. 

Cette  nomination  venait  d'être  signée  quand  Mme  Marie  du  Vallet, 
Vve  de  Mesre  Gaspard  de  Mal  voue,  chevr,  seigr  de  Monnay,  envoya  par 
lettres  la  nomination  dud.  sr  Duval. 

Le  G  janv.  1G93,  le  sieur  Duval  prend  possession  de  la  chapelle  de 
S-Antoine  du  Yallet. 

14...  —  Le  21  janv.  1693,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Jacques  Leroy,  Escr,  originaire  de  la  par? .  de  Blonvillc  et  demeurant  à 
Clarbec,  d'une  part,  et  Charlotte  Hec,  originaire  de  la  par?,  do  Lingèvres 
diocèse  de  Bayeux,  et  demeurant  aussi  à  Clarbec. 

15.  —  Le  25  janv.  1693,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Mre  Raoult-Gilles  de  Vaumesle,  fils  de  fou  Mre  Gilles,  de  la  pair,  de 
S^André  de  Rouen,  d'une  part,  et  damlle  Catherine  Pollin,  fille  de  feu 
Mre  Nicolas  Pollin  et  de  damlle  Marie  Louchard,  de  la  pafr.  S-Jacques 
de.Lx. 

1©.  —  Le  27  janv.  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Le  Grand,  pbfë,  curé 
de  S-Hymer,  et  du  sr  Paon,  vicaire  de  Pont-1'Evèque,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  de  Jean  Hauvel  et  de  Marie  Gervais. 

I1?.  — Le  22  janv.  1693,  la  nomination  aux  canonicat  et  prébende  de 
la  Pommeraye  en  la  Cathédrale  appartenant  au  seigr  évêque,  Messire 
Léonor  de   Matignon,  évêque   et  comte  de   Lx,  nomme  aud.  bénéfice, 


REGISTRE    I 


vacant  par  la  mort  do  Me  Jean  Danse],  deri/ior  litnlairo,  décédé  clans  lo 
présent  mois  réservé  aux  gradués  (I),  la  personne  de  Mre  Jean-Baptiste 
do  Franqueville,  pbrë  du  diocèse  d^  Lx,  Me  ès-arts  on  l'Université  de 
Paris,  docteur  do  la  Maison  de  Sorbonno  ol  chapelain  do  S'-Lauront  du 
Buisson  on  la  pair.  d'Honni  val.  demeurant  à  Parjs,  au  collège  de 
,  parï1.  S-André. 

Le  27  janv.  1693,  led.  s1  do  Franqueville,  représenté  par  Me  Rem'1 
Michaut,  pbfë,  chanoine  de  la  Cathédrale,  requiert  do  Messieurs  du 
Chapitre  en  parlant  à  Mre  Michel  Pesperiers,  promoteur;  sa  mise  on 
possession  ducanonicat  de  la  Pommeraye  et  déclare  qu'en  cas  de  relus 
il  emploiera  toutes  les  voies  légales. 

Le  s*  Pesperiers  répond  qu'il  ne  peut  faire  droit  à  cette  réquisition, 
attendu  que*  led.  bénéfice  est  rempli  par  Me  Jean-Baptiste  Marry  qui 
le  dessert  actuellement. 

Le  lendemain  led.srLe  Michaut,  malgré  le  relus  du  sr  Pesperiers,  se 
fait  mettre,  au  nom  de  M.  de  Franqueville,  en  possession  dud.  canoni- 
cat  par  le  ministère  du  notaire  royal-apostolique,  en  présence  de 
M"  François  Couard,  et  de  M°  François  Fromage,  pbrës,  chapelains  de 
la  Cathédrale. 

18.  —  Le  31  janv.  1693,  vu  les  attestations  du  sr  Dubois,  vicaire 
de  Blangy,  et  du  sr  Roques,  vicaire  du  Mcsnil-sur-Blangy,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  de  Louis  Leprovost. 

ito.  —  Le  1er  févr.  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Allaire,  vicaire  de 
X.-P.  et  S-Léonard  d'Honneur,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
d'André  Bourgeot. 

SO. —  Le  lor  févr.  1693,  vu  l'attestation  du  sr  François  Lemonnier, 
vicaire  de  Clarbec,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Guil- 
laume De  Laplace. 

Hi  .  —  Le  '2  févr.  1693,  vu  les  attestations  du  srMannoury,  cure1  de 
Heurtevent,  et  du  sr  Pufour,  curé  de  Ste-Màrguerite-de-Viette,  dis- 
pense de  bans  pour  le  mariage  d'Augustin  Gondouin  et  de  Suzanne 
Delaunay. 

!£2.  —  Le  11  décembre  1692,  la  nomination  à  la  cure  de 
X.-P.  de  Cerquigriy,  2e  portion,  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mrc 
Marguerin  de  Malortie.  Esc,  seigf  de  Pose-Girard,  et  Mre  Louis  de 
Malortie,  Esc',  son  fils,  donataires  du  (ief,  terre  et  seigneurie  de  Cer- 
quigny,  nomment  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  M'1'  Georges  de 
Bigard,  dernier  titulaire,  décédé  le  22  févr.  de  la  présente  année,  la 


(1)  Le~  patrons  ecclésiastiques  étaient  obligés  di    nommer  des  gradués  aux  béncliccs  qui 
venaient  à  vaquer  dans  les  mois  de  janvier,  avril,  juillet  et  octobre, 


0  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

personne  de  Me   François  Jouen,  pbrë,    originaire  de  S^Sylvestre  dé 
(  îormeilles. 

Le  13  août  1692,  led.  s1  Jouen,  demeurant  en  la  pair,  de  Noard.Sj 
l'ail  requérir  du  seigr  évêque,  par  ministère  d'huissier,  la  collation 
de  la  cure  de  Cerquigny,  2e  portion,  se  déclarant  du  reste  prêt  à 
subir  tous  cl  tels  examens  qu'il  appartiendra.  Mr0  Pierre  Lange,  vicaire 
généra]  du  seigr  évêque,  répond  qu'il  est  prêi  ;'i  examiner  le  requérant 
lorsque  celui-ci  se  présentera  en  habit  décent  et  qu'il  apportera  «  attes- 
tation de  ses  vie  et  mœurs  dud.  lieu  d'où  il  vient.  »  Attendu,  dit  le 
provès-verbal,  que  le  s1'  Jouen  est  en  longue  soutanelle  et  long  manteau 
et  que  sa  qualité  de  prêtre  est  assez  connue  dans  le  diocèse,  celle 
réponse  du  vicaire  général  est  prise  pour  un  refus  et  le  requérani 
déclare  qu'il  se  pourvoira  devant  qui  de  droit. 

Le  10  août  1692,  le  s1' Jouen  ayant  exposé  à  la  cour  de  parlement 
de  Rouen  qu'il  a  été  nommé  à  la  cure  de  Cerquigny,  2e portion,  et  que 
le  grand  vicaire  du  seigr  évêque  de  Lx  lui  en  a  refusé  la  collation 
«  dans  l'espérance  que  le  droit  de  présenter  au  bénéfice  sera  dévolu 
aud.  seigr  de  Lx  le  22  de  ce  mois,  par  l'espace  de  six  mois  depuis  la 
mort  du  dernier  titulaire  »,  obtient  de  la  cour  l'autorisation  de  .prendre 
possession  de  lad.  cure  ad  conservationem  juris. 

Le  18  août  1092,  en  conséquence  de  l'arrêt  du  parlement  de  Rouen, 
le  s1' Jouen  prend  possession  de  la  cure  de  Cerquigny,  en  présence  dud. 
sr  de  Malortie,  de  Me  François  d'Achey,  chevr,  titulaire  du  persônnat 
du  lieu,  Nicolas  Derneville,  Esc1',  sr  de  Maubuisson . 

Le  22  aoùi  1092,  le  s1'  Jouen  fait  signifier  par  huissier  au  seigr 
évêque  l'arrêt  du  parlement  qui  l'a  autorisé  à  prendre  possession  du 
bénéfice  de  Cerquigny. 

Le  18  novembre  169,2,  led.  s1' Jouen,  demeurant  toujours  à  Noards, 
fait  sommer  par  huissier  led.  s1'  Lange,  vie.  g1  de  Lx,  de  lui  donner  la 
collation  de  la  cure  de  Cerquigny  et  présente  en  même  temps  les  attes- 
tations de  bonnes  vie  et  mœurs  qui  lui  ont  été  données  «  par  Monsieur 
le  docteur  et  curé  de  Nouards,  par  les  srs  curés  de  Lieurcy,  S1  Jean 
de  la  Lequerayeet  S1  Georges  du  Mesnil,  pair,  contigiies  du  domicile 
du  sr  requérant.  »  11  fait  déclarer  au  sr  grand  vicaire  qu'il  est  prêt  à 
subir  l'examen  prescrit  [V.  229.) 

Le  28  février  1070,  François  Jouen,  fils  de  Guillaume  et  de  Marie 
Valtier,  de  la  par?,  de  S*  Sylvestre  de  Cormeilles,  reçoit  la  tonsure  et 
les  ordres  mineurs. 

Le  23  décembre  1075,  il  est  ordonné  sous-diacre. 

Le  19  décembre  1676,  il  est  ordonné  diaerj. 

Le  18  sept.  1077,  il  est  ordonné  prêtre. 

Le  15  août  1092.  la  nomination  à  la  2e  portion  de  la  cure  de  Cerquigny 


REGISTRE  1 


revenantauroy  à  cause  de  la  garde-noble  des  enfants  de  Mre  de  Màlortie, 
ei  aussi  à  cause  du  litige  qui  s'est  élevé  entre  les  patrons  présenta- 
teurs, Sa  Majesté  nomme  à  lad.  cure,  vacante  parla  mort  de  Mre  Georges 
de  Bigard,  pbfë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Louis  Talbot,  pbrë, 

vicaire  de  la  lre  portion  de  lad.  pair. 

Le  i  novembre  1692,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Talbot  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  i>  nov.  1692,  le  Sr  Talbot  prend  possession  de  la  cure  (le  Cer- 
quigny,  2e  portion,  par  le  ministère  de  Me  Guillaume  Fouchet,  pbfë, 
curé  de  la  lre  portion.  Le  procureur  dud.  s1'  de  Malortie  se  disant 
tuteurdesd.  enl'ans  mineurs  lait  opposition  à  lad.  prise  de  possession. 

Le  22  décembre  1692,  le  sieur  Talbot  expose  au  grand  Conseil  du 
roy,  à  Paris,  (pie  la  cure  de  Cerquigny,  2e  portion,  éteint  devenue 
vacante  par  la  mort  de  31°  de  Bigard,  décédé  le  2'2  lévrier  dernier,  il 
avait  été  nommé  par  le  roy  à  ce  Bénéfice  ;  qu'ayant  pris  possession,  le 
î)  novembre  suivant,  le  s1'  de  Màlortie  y  a  formé  opposition,  le  roy 
ordonne  aud.  Conseil  de  procéder  sur  lad.  opposition  et  d'assigner  led. 
s1'  de  Màlortie  pour  entendre  dire  que  le  sr Talbot  sera  maintenu  dans 
s^n  bénéfice. 

Le  22  sept.  1669,  Louis  Talbot,  tils  de  Jacques  et  de  Nicole  Le 
Carpentièr,  de  la  pair,  de  Neuvillo-sur-Aulhou,  reçoit  la  tonsure  et 
les  ordres  mineurs. 

Le  19  décembre  1671,  il  reçoit  le  sous-diaconat. 

Le  24  mars  1074,  il  est  ordonné  diacre. 

Le  19  septembre  1076,  il  est  ordonné  prêtre. 

a:5.—  Le  11  sept.  1692,  Mre  Charles  Amelot,  cous01' du  roy  en  ses 
Conseils  et  président  aux  requêtes  du  parlement  de  Paris,  prieur  com- 
mendataire  deN.-D.  de  la  Daurade,  diocèse  de  Toulouse,  de  Ste  Mar- 
guerite de  Marguerié,  diocèse  de  Troyes,  et  de  S1  Hymer,  diocèse  de 
L\.  demeurant  à  Paris,  rue  Dauphine,  donne  sa  procuration  pour  rési- 
gner lesd.  bénéfices  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  laveur  de 
Mes™  Paul-François  de  Brion,  clerc  du  diocèse  de  Paris  et  chanoine 
de  l'Eglise  de  lad.  ville.  Le  sr  Brion,  toutefois,  restera  chargé  de  la 
pension  de  500  livres,  créée  en  cour  de  Rome  sur  le  prieuré  de  S1  Hymer 
au  profil  de  M"  Nicolas  Pillon. 

Le  12  oct.  1692,  Sa  Sainteté  Innocenl  XII  accorde  des  bulles  qui 
nomment  led.  sr  Brion  aud.  prieur.''  de  S1  Hymer. 

Le  20  janv.  1693,  M"  Pierre  Audran,  pbrë,  docteur  en  théologiede 
la  l'acuité  de  Paris,  chanoine  scolaste  de  la  Cathédrale  de  L\,  officiai  ei 
vicaire  général  du  seig*évêque  et  commissaire  do  S;i  Sainteté  en  celle 
partie,  fulmine  les  bulles  données  en  faveur  du  sr  Brion. 

Le 6  févr.   1693,  «  noble  et   discrette  personne  ».   Mesre  Noël  de 


8  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

Brion,  représenté  par  Mfi  Jean  Hébert,  pbfë,  officiel-  en  la  Cathédrale 
do  Lx,  prend  possession  du  prieuré  de  S1  Hymer,  en  présence  de  clom 
Pierre  de  Mabrey,  pbfë,  relig"  de  l'abbaye  de  S1  Etienne  de  Caen, 
sous-prieur  dud.  prieuré  conventuel  ;  de  Me  Robert  Legrand,  pbfë,  curé 
de  S1  Hymer,  et  autres  témoins. 

Le  8  fév.  1093,  à  l'issue  de  la  messe  paroissiale  de  S1  Hymer,  led. 
sr  Le  Grand,  curé  du  lieu,  donne  lecture  de  l'acte  de  prise  de  posses- 
sion dud.  prieuré. 

Le  môme  jour,  led.  sr  de  Mabrey,  à  l'issue  de  la  messe  conven- 
tuelle où  se  trouvaient  un  grand  nombre  d'assistants,  l'ait  savoir  à 
haute  voix  que  Mre  Noël  de  Brion  a  fait  prendre  possession  dud.  prieuré. 

34.  —  Le  1er  août  1692,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Georges-èn- 
Auge  appartenant  au  seig1'  abbé  de  S'-Pierre-sur-Dives,  dom  Georges 
Dunot,  seigr  d'Harmonville,  abbé  du  monastère  de  N.-D.  de  l'Epincy, 
autrement  dit  S*  Pierre-sur-Dives,  nomme  à  lad.  cure  Me  Charles- 
Joseph  Dunot,  pbfë  du  diocèse  de  Séez. 

Le  11  oct.  1692,  Mr  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Dunot  la  col- 
lation dud.  bénéfice,  à  condition  qu'il  passera  six  semaines  au  sémi- 
naire de  Lx,  pour  se  former  à  la  discipline  ecclésiastique  (1). 

Le  15  oct.  1692,  le  sr  Dunot  se  rend  à  S1  Georges  pour  être  mis  en 
possession  de  lad.  cure  par  le  ministère  de  Me  Robert  Hermelot,  pbfë, 
curé  de  Lieury  au'dioeèse  de  Séez.  Arrivés  au  manoir  prcsbytéral,  ils 
demandent  les  clefs  de  l'église  qui  leur  sont  refusées  par  la  sœur  et  la 
domestique  de  Me  Jean  Fouquet,  pbfë,  cy-devant  curé  de  lad.  pafr.  et 
maintenant  curé  de  la  pafr.  d'Evesqueville,  près  Falaise,  diocèse  de 
Séez.  Me  Dunot  est  obligé  de  prendre  possession  «  en  faisant  sa  prière 
sous  le  portail,  devant  la  grande  porte  qui  regarde  le  très  saint  sacre- 
ment et  par  le  toucher  d'icelle  et  autres  cérémonies  qui  se  peuvent  faire 
en  pareil  cas.  »  Fait  et  passé  en  présence  de  Me  Pierre  Hurel,  pbfë  de 
la  pafr.  de  Ste  Marguerite-de-Victte,  de  Me  Henry  Drouet,  pbfë,  et 
de  Daniel  Germain,  de  la  pafr.  de  S1  Pierre-sur-Dives. 

25. —  Le  2  avril  1664,  noble  homme  Mesrc  Guillaume  de  la  Planche, 
acolyte  du  diocèse  de  Lx,  est  autorisé  à  recevoir  le  sous-diaconat  de  tel 
évêque  catholique  qu'il  voudra,  à  condition  de  justifier  de  150  livres  de 
rente. 

Le  12  avril  1664,  il  reçoit  le  sous-diaconat  à  Séez. 
Le  20  décembre  1670,  led.  sr  de  la  Planche,  autorisé  par  Mre  Louis 
Lemerlicr,  pbfë,  vicaire  général  de  Lx,  est  ordonné  diacre  à  Rouen. 
Le  21  févr.  1671,  il  reçoit  la  prêtrise  à  Lx. 


(1)  Celle  condition  imposée  par  les  slal   Is  r!u  diocèse  de  Lx  revienl  a  chaque  collation  de 
cure.  Nous  ne  la  reproduirons  plus. 


REGISTRE    I 


9 


Le  II  décembre  1692,  la  nomination  à  la  eure  du  Mesnil-Eudes 
appartenant  an  seig*  du  lieu,  Mrs'"  Jacques  de  Tournebu,  Esc',  seigr  et 
patron  du  Mesnil-Eudes,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  moii  de 
M'1  Philippe  Fréard,  dernier  titulaire,  la  personne  dud.  sr  de. la  Planche 
Le  11  décembre  1 692,1e  séig^évêque  donne  aud.  s*  de  la  Planche  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  23  décembre  1692,  le  sr  de  la  Planche  prend  possession  de  la 
cure  du  Mesnil-Eudes,  en  présence  de  M0  Guy  Loisel,  pbrë, 
curé  de  Glos  et  cy-devant  promoteur,  dom  François  Dernyau,  pbrë, 
prieur  de  S'  Pierre-sur-Dives,  Mrc  Michel  Fréard,  curé  de  Courtonne- 
la-Meurdrac,  Mre  Robert Mesnier,  pbrë  de  S1  Germain  dcLx,  Me  Chris- 
tophe Hardouin,  pbrë,  vicaire  de  Mesnil-Eudes,  et  led.  sr  Jacques  de 
Tournebu. 

Le  18  févr.  1692,  le  s1*  de  la  Planche,  pbrë,  curé  du  Mesnil-Eudes 
et  chapelain  de  la  chapelle  S1  Jean  au  château  de  Ghamboy,  diocèse  de 
Séez,  et  aussi  pourvu  de  la  cure  de  Chamboy,  donne  sa  procuration 
pour  résigner  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  led.  bénéfice  de 
Chamboy,  en  faveur  de  Me  Pierre  Delauney,  pbrë  de  la  pari1,  de  Fiers, 
diocèse  de  Baveux. 

ao.  —  Le  19  févr.  1693,  Mp  Jacques  Gosset,  pbrë,  M°  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  curé  de  Verson,  Lre  portion,  ayant  élu  domicile  en 
la  maison  de  Marie  Cavellier,  sa  mère,  pair.  S1  Jacques  de  Lx,  fait 
réitérerses  noms  et  grades  au  seig'évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.(V.  283.) 
2^. — Le  21  févr.  1693,  Jacques  Mignot,  marchand,  demeurant  à  Lx, 
parc*.  S1  Germain,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils, 
Mc  Jean  Mignot,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés, 
suivant  les  ordonnances  de  MKr  l'évêque  de  Lx. 

Led.  sr  acolyte,  demeurant  à  Paris,  cloître  N.-D.,  fut  représenté  par 
Me  René  Le  Cavellier,  pbrë  de  S4  Germain  de  Lx. 

38.  —Le  25  févr.  1693,  Me  Robert  Boissel,  diacre,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Pontaudemer,  parr.  S1  Germain, 
fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évoque  et  au  Chapitre'  de  Lx, 
ainsi  qu'aux  abbayes  de  Bernay,  de  S1  Pierre  de  Préaux  et  de  S1  Léger 
dud.  Préaux.  (T.  120.) 

£S>.  —  Le  26  févr.  1693,  dispense  do  bans  pour  le  mariage  entre 
Mesre  Gilles  de  Fermanel,  Esc',  seigr  du  Mesnil,  de  Lespiney  et  du 
Bonnet,  fils  do  Mesr"  Guy  de  Fermanel,  Escr,  vicomte  et  lieutenant. 
général  de  Beaumont-le-Roger,  et  de  noble  clame  Anne  d'Aché,  de  la 
parr  de  Grosley,  diocèse  d'Evreux,  d'une  part,  et  damlle  Françoise 
Dubois,  fille  de  feu  M°  Gabriel  Dubois,  sr  de  Senoyes,  et  de  damlle 
Jeanne  Delauney,  de  la  pair,  de  S'  Germain  de  Lx. 

:$0. —  Le  3  décembre  168'>,  Mre  Maurice  de  la  Rye,  pbrë,  chanoine 


10  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

prébende  de  Bourguignolles  en  la  Cathédrale  de  Lx,  donne  sa  procura- 
tion pour  résigner  son  canonicaf  entre  les  mains  de  X.-S.-P.  le  pape 
en  laveur  de  M°  Pierre  André,  bachelier  en  théologie,  curé  de  S'  Nicolas 
de  Caen.  Fait  et  passé  à  Caen. 

Le  5  janv.  1692,  led.  sr  Pierre  André  dépose  lad.  procuration  à 
Paris  entre  les  mains  des  notaires  du  Chatelet. 

Le  sr  de  la  Rye  se  réservait  mille  livres  de  rente  suc  les  revenus  de 
sa  prébende.  L'acte  nous  apprend  qu'il  n'avait  pu  signer  <(  de  son  seing 
ordinaire,  à  cause  de  la  paralysie  à  luy  survenue  sur  les  bras  et  les 
mains  et  qu'il  a  signé  comme  il  a  pu.  » 

II  demeurait,  en  1692,  à  Caen,  en  la  pan*.  S*  Jean. 

31.  -. —  Le  27  févr.  1693,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Jacques  Le  Prévost,  Esc1-,  sr  de  Miette,  l'un  des  deux  cents  chevau- 
légers  de  la  garde  de  Sa  Majesté,  fils  de  Robert  Le  Prévost,  Escr,  sr  de 
Pontpré,  et  de  damllc  Julienne  de  Robert,  de  la  pair,  de  Néron,  diocèse 
de  Séez,  d'une  part,  et  dam110  Jeanneviefve-Marie  Le  Douet,  fille  de 
feu  Me  Jean  Le  Douet,  vivant  sr  des  Isles,  lieutenant  général  de  Mr  le 
vicomte  d'Aulge,  et  de  damlle  Madeleine  Desperiers,  de  la  pair,  de 
Pont-1'Evêque.  —  Suit  la  dispense  de  temps,  à  cause  du  carême. 
accordée  à  condition  qu'il  n'y  aura  ni  noces  ni  assemblée. 

33.  —  Le  30  janv.  1693,  la  nomination  à  la  cure  d'Aclou,  apparte- 
nant aux  religx  du  prieuré  de  S1  Lo,  ordre  de  S1  Augustin,  en  la  ville  de 
Rouen,  Me  Jean  Duchesne,  pbrë  du  diocèse  de  Rouen,  M€ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Butot,  requiert  des  relig*  dud. 
prieuré  sa  nomination  à  lad.  cure  d'Aclou,  vacante  par  la  moi!  de 
Me  Nicolas  Lapillc,  denner  titulaire,  décédé  dans  le  présent  mois  affecté 
aux  gradués.  Le  prieur  claustral  répond  que  ce  bénéfice  ne  dépend  pas 
de  la  mense  des  religieux,  mais  de  celle  du  prieur  commendataire.  Led. 
sr  Duchesne  prend  cette  réponse  pour  un  refus  et  proteste  se  pourvoir 
devant  qui  de  droit. 

Le  Kl  févr.  1693,  Mr  Lange,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Duchesne  la  col- 
lation dud.  bénéfice  qui  lui  a  été  accord*'1  par  le  prieur  commendataire 
de  S1  Lo  sur  la  réquisition  qu'il  en  a  faite. 

Le  1 1  févr.  1693,  le  Sr  Duchesne,  né  à  Rouen,  pair  S'  Lo,  et  demeu- 
rant à  Butot,  prend  possession  de  la  cure  d'Aclou,  en  présence  de 
M0  Thomas  Dubusc,  pbre,  vicaire  de  lad.  pair.,  et  autres  témoins. 

Le  17  juin  1693,  le  Sr  Duchesne,  prend  de  nouveau  possession  dud. 
bénéiiee  en  présence  des  mêmes  témoins. 

33. —  Le  27  févr.  1693,  Me  Jacques  Vimont,  pbrë  du  diocèse  de  Lx, 
Me  os-arts  et  bachelier  en  théologie  de  la  faculté  de  Paris,  demeurant 
en  lad.  ville  de  Paris  et  représenté  par  Philippe  Vimont,  son  père, 
demeurant  à  Lx,  pair.  S'  Germain,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 


REGISTRE    I 


11 


seig1  ôvêque  el  au  Chapitre  de  Lx3  aux  religieux  de  S'  Pierre  de 
Préaux  ei  de  Cormeilles,  ainsi  qu'aux  dames  de  l'abbaye  de  S"'  Marie 
ei  S'  Léger  de  Préaux.  (T.  267.) 

*34. —  Le  25  févr.  1693,  Me Joseph  Mahiet,  pbrë  du  diocèse  de  Lx, 
Me  ès-arts  en.  Y  Université  de  Caen,  demeuranl  à  Paris  et  représenté 
par  honn.  homme,  Mc  Louis  Mahiet,  sr  de  Martigny,  son  père,  bour- 
geois de  Lx  ei  y  demeurant,  pair.  S1  Jacques,  l'ail  réitérer  ses  noms  et 
grades  au  seig1  évêqueel  au  Chapitre  de  \<x.  [Y.  232-) 

35.  —  Le  3  mars  1693,  Me  Jacques  Son,  pbrë  de  la  parr.  de 
S'  .Mari in  des  Astelles,  y  demeurant,  Me  ès-arts  en  l'Université  de 
Caen,  l'ait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seig*  évêque  de  Lx  en  parlant 
à  noble  et  discrète  personne,  Mesre  Christophe  Le  Ncpveu,  chanoine  et 
archidiacre  de  la  Cathédrale  et  vicaire  général  du  diocèse. 

11  fait  l'aire  ensuite  la  même  signification  au  Chapitre  en  parlant  a 
nobles  et  discrètes  personnes,  Mesres  Nicolas  Taignier  de  la  Bretosche, 
haut  doyen,  François  Le  Rebours,  archidiacre;  J-açque^de  Setz,  René 
Le  Michaut,  François  Louchard,  Robert  Paulmier,  Jacques  Gallard, 
François  Senée,  Louis  Mahieu,  Adrien  de  Mailloc,  Michel  Desperiers, 
et  Pierre  André,  tous  chanoines  de  la  Cathédrale. 

Le  17  mars  1G93,  lod.  sr  Son  l'ait  aussi  réitérer  ses  noms  et  grades 
aux  religieux  de  S1  Evroult. 

30.  —  Le  27  févr.  1693,  Me  Jacques  Lefebvre,  pbrë  du  diocèse  de 
Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Paris,  et  repré- 
senté par  son  frère,  M°  Jean  Lefebvre,  pbrë,  curé  de  Bref  dent  (Brèvedent), 
l'ait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx. 
I  C  299.) 

3T. —  Le  26'févr.  1693,  François  Rabault,  marchand,  de  la  pair,  de 
Courtonne-Ia-Ville,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Fran- 
çois Rabault,  acolyte,  son  (ils,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  {V.  us.) 

38.—  Le  Ier  juin  1687,  Charles  Belliere,  fils  de  Jean  et  de  Cathe- 
rine Mignot,  de  la  parr.  de  S'  Germain  de  Lx,  reçoit  la  tonsure  et  les 
ordres  mineurs.  (  V.  323.) 

Lè"2|4  sept,  1(189.  il  reçoit  le  sous-diaconat. 

Le  20  mai  1690,  il  es1  ordonné  diacre  par  le  seig*  archevêque  de 
Paris. 

Le  14 avril  1691,  il  lut  ordonné  prêtre  parle  même. 

Le  23  août  1689,  il  avait  été  reçu  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris. 

Le2'àoûl  1692,  il  obtienl  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le  II  décembre  1692,  il  esl  nommé  paricelle  sur  l'évêchéel  le  Cha- 
pitre de  Lx  et  beaucoup  d'autres  lieux. 


12  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

Le  4  mai  1603,  lesr  Bcllière,  pbrë  de  la  pair,  de  S1  Germain  de  Lx, 
y  demeurant,  l'ait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seig1  évêque  et  au 
Chapitre  de  Lx. 

:M).  —  Le  25  févr.   1693,   Me  Guillaume  Delafosse,  pbrë,   curé  "de 

Révillo,  Me  es-arts  en  l'Université  de  Caen,  fait  réitérer  ses  noms  ci 
grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

40. —  Le7  mars  1693, «vénérable et discrette»  personne, Me  Jacques 
Dcsperroys  des  Vaux,  pbrë,  né  et  régénéré  de  la  par?,  de  N.-D.  dos 
Vaux,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer  ses  noms  et 
grades  au  soigr  évêque  et  au  Chapitre  de'  Lx. 

41.  —  Le  14  févr.  1693,  Me  Philippe  Gohier  ou  Gouhier,  pbrë  du 
diocèse  de  Séez,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  abbé  commendataire  de  S1  Evroult,  demeurant 
à  Paris  (V.  276.) 

43.  —  Le  10  févr.  1693,  Me  Claude  Cornavin,  pbrë,  chapelain  de  la 
chapelle  du  Buron,  diocèse  du  Mans,  Me  ès-arts  et  bachelier  en  théologie 
de  la  faculté  de  Paris,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seig1  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig*  de  l'abbaye  de  N.-D.  de  Bernay. 
(V.  310.) 

415.  —  Le  12  mars  1693,  Me  Benoist  Hellouin,  diacre  du  diocèse  de 
Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  en  lad.  ville  de 
Paris  et  représenté  par  son  frère,  Mc  Jean  Hellouin,  avocat  à  Pontau- 
demer,  y  demeurant,  pair.  S1  Ouen,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 
seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  abbé  et  religxde  S1  Pierre 
de  Préaux  et  de  Conseilles  et  aux  dames  de  l'abbaye  de  S1  Léger  dud. 
Préaux.  (V.  232,273.) 

44.  —  Le  28  févr.  1693,  Mp  Pierre  Thillaye,  pbrë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris,  demeurant  àLx,  pair  S1  Germain,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  280). 

45.  —  Le  12  mars  1693,  Me  François  Leva vasseur,  pbrë,  chanoine 
régulier  de  Tordre  de  Ste-Croix  de  Caen,  Me  ès-arts  en  l'Université 
de  lad.  ville,  y  demeurant  pair.  S'-Sauvcur  et  représenté  par 
Me  Jacques  Mannoury  ,  sous -diacre  ,  demeurant  à  Lx,  pair. 
S1  Jacques,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  aux  religxde  Ste  Barbc-en- 
Auge. 

46.  —  Le  8  octobre  1687,  Pierre  Dieusy,  fils  de  Jean  et  d'Anne 
Vattier,  du  diocèse  de  Lx,  rite  dimissus,  reçoit  la  tonsure  à  Paris  des 
mains  du  seigr  évêque  de  Saintes. 

Le  7  août  1692,  il  est  reçu  M°  ès-arts  en  l'Université  de  Paris. 
Le  8  oct.  1692,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le  27  févr.  1693,  il  fait  signifier  ses  noms  et  grades  à  Mgr  Léonor 


REGISTRE    t  13 

de  Matignon,  évêque  et  comte  de  Lx,  résidant  à  Paris,  en  l'hôtel  de 
Matignon,  pue  S'  Dominique. 

Le  13  mars  1693,  led.  sr  Dieusy,  acolyte,  demeurant  à  Paris  ,  ci 
représenté  par  Me.  Jacques  Landon,  chirurgien,  demeurant  à  Heugon, 
fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  Chapitre  de  Lx. 

4T.  —  Le  [2  mars  1693,  M°  Philippe  de  la  Croix,  pbrë  du  diocèse 
de  Lx,  Mp  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Paris  et  repré- 
senté par  Me  Sébastien  Bardel,  pbrë  de  la  pair,  de  S*-Germain  de  Lx, 
fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

■48.  —  Le  13  mars  1693,  Me  Pierre  Maillet,  pbrë,  originaire  de  la 
pan*,  de  S1  Germain  de  Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen  ,  demeu- 
rant en  lad.  parr.  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigrévêqne 
et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  284.) 

■49.  —  Le  16  mars  1693,  Mp  Nicolas  Morand,  pbrë,  originaire  de 
S1  Jacques  de  Lx ,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris ,  vicaire  de 
Saint-Gatien-des-Bois,  y  demeurant,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 
seig1"  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

50.  —  Le  27  févr.  1696,  Me  Pierre-Paul  Menard,  pbrë  du  diocèse 
de  Lx,  Mp  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  en  lad.  ville  de 
Paris,  cloître  de  SMNicolas-des-Champs,  et  représenté  par  noble  et 
discrète  personne  Mp  Michel  Lecoq,  pbrë,  chanoine  de  la  Cathédrale  de 
Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de 
Lx,  ainsi  qu'aux  relig*  de  S'  Evroult  et  de  Beaumont-en-Auge. 

51 .  —  Le  13  mars  1693,  Me  Pierre  Sevestre,  pbrë,  chapelain  titu- 
laire en  l'Eglise  primatiale  de  Rouen  et  représenté  par  Mre  Michel 
Lecoq,  chanoine  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seig1"  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx. 

53.  —  Le  12  mars  1693,  Mre  Georges  Auber,  pbrë  du  diocèse  de 
Bayeux ,  professeur  de  philosophie,  bachelier  en  l'un  et  l'autre  droit, 
recteur  de  l'Université  de  Caen,  demeurante  Caen,  paroisse  S1  Sauveur, 
et  représenté  par  Mesre  Pierre  André,  pbrë,  chanoine  deLx,  demeurant 
parr.  S1  Germain,  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et 
au  Chapitre  de  Lx. 

53.  —  Le  12  mars  1693,  Me  Gabriel  Durozay,  pbrë  du  diocèse  de 
Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris  et  docteur  en  Sorbonne  demeu- 
rant à  Paris  et  représenté  par  Me  Jacques  Mannoury,  sous-diacre 
demeurant  à  Lx,  parr.  S'-Jacquos,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 
seig1  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  268.) 

54.  —  Le  16  mars  1693,  Me  Etienne  Griset,  pbrë,  du  diocèse  de 
Séez,  professeur  en  l'Université  de  Paris,  y  demeurant,  an  collège  de 
de  Montaigu,  où  il  professe  la  rhéthorique,  fait  réitérer  par  procureur 
ses  noms  et  grades  aux  relig"  de  S1  Evroult.  (V.  292,301.) 


14 


INSINUATIONS  ECCLESIASTIQUES 


r»5.  — Le  17  mars  1693,  Me  Nicolas  Mabire,  pbrë,  originaire  de  la 

Vespière,  Me  ès-arts  cl  bachelier  en  l'Université  de  Paris,  demeurani 
en  lad.  ville  el  représenté  par  Mr0  Adrian  de  Mailloc,  pbrë,  chanoinede 
Lx,  y  demeurani  pair  S-Germain,  l'ait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 
seigr  évêque  et  au  Chapitre  deLx.  (V.  319.  ) 

56.  —  Le  17  mars  1693,  Me  Robert  Pied  de  Lièvre,  pbrë,  Mp  ès- 
arts  en  l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Pontaudemer,  pair.  N.-D., 
et  représenté  par  Me  Jacques  Aussy,  pbrë,  demeurant  à  S1  Jacques  de 
Lx,  l'ait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seig1'  évêque  et  au  Chapitre  de 
Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  Cormeilles,  Grestain  et  S1  Pierre  de 
Préaux  et  aux  dames  de  S1  Léger  dud.  Préaux.  (  T.  297.) 

5T. —  Le  12 mars  1088,  Jean  Des  Moulins  Le  Boucher,  du  diocèse 
de  Séez,  rite  dimissus,  reçoit  à  Paris  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs. 
Le  2  sept.  1690,  il  est  reçu  Mp  ès-arts  en  l'Université  de  Paris  ei 
bachelier  en  théologie,  le  17janv.  1092. 

Le  9  févr.  1092,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteurde 
lad.  Université. 

Le  17  mars  1092,  il  est  nommé  par  icelle  sur  l'abbaye  de  S1  Evroult 
et  beaucoup  d'autres  lieux. 

Le  1er  mars  1093,  led.  sr  Des  Moulins  Le  Boucher,  demeurant  pré- 
sentement à  Falaise,  donne  sa  procuration  à  M°  Salomon  Halley  pour 
signifier  ses  grades  aux  religx  de  S1  Evroult,  Jumièges  et  Bayeux. 
Fait  et  passé  en  la  maison  de  Mme  Des  Moulins,  par?  S1  Gervais  de 
Falaise. 

Le  G  mars  ÎG93,  le  sT  Des  Moulins,  représenté  par  led.  sr  Halley, 
fait  signifier  ses  noms  et  grades  aux  religieux  de  S*  Evroult. 

5K  —  Le  19  mars  1093,  noble  et  discrète  personne,  Mre  Louis  du 
Houlley,  pbrë,  licencié  en  théologie  et  Mé  ès-arts  en  l'Université  de 
Paris,  demeurant  au  collège  Louis-le-Grand,  à  Paris,  et  représenté  par 
son  père  Mre  Âdrian  du  Houlley,  Escr,  sr  des  Loges,  demeurant  à  Cour- 
tonne-la-Meurdrac,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et 
au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  l'abbaye  de  S1  Evroult 
(V.  289). 

50.  —  Le  3  mars  1093,  Me  Guillaume  Vivien,  pbrë  du  diocèse  de 
Lx,  originaire  de  la  pair.  S1  Etienne-Lailler,  Me  ès-arts  en  l'Université 
de  Paris,  demeurant  à  Chaillot,  près  Paris,  l'ait  réitérer  ses  noms  et 
grades  à  Messire  de  PasFeuquières,  abbé  commendataire  de  Cormeilles, 
demeurant  en  son  hôtel  à  Paris,  rue  des  Bons-Enfants,  et  à  Mre  Melchior 
de  Harod  de  S1  Romain,  abbé  commendataire  de  S1  Pierre  de  Préaux, 
résidant  en  son  hôtel,  à  Paris,  rue  Neuve-S'-Louis,  et  enfin  à.  Mre  Léon 
Pottier  deGesvres,  abbé  commendataire  de  Bernay,  demeurant  à  Paris, 
en  son  hôtel,  rue  Richelieu,  extra  portant  (Y.  294). 


I 


REGISTRE    I  15 

<;o  —  Le  2  mars  1696,  Me  François  Nau,  pbfë  du  diocèse  de  Paris, 
Me  ès-arts  et  docteur  en  théologie  de  la  taculté  de  Paris,  demeurant  en 
lad.  ville,  fait  réitérer  ses  noms  el  grades  à  Mesre  Léon  Pottier  de 
Gesvres,  abbé  de  Bernay  ,  demeurant  à  Paris,  rue  Richelieu,  extra, 
portant. 

61.  —  Le  3  mars  1691,  Me  Louis  Morin,  diacre,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris,  demeurant  au  collège  do  Lx,  à  Paris,  rue 
S1  Etienne-des-Grez ,  donne  sa  procuration  pour  faire  signifier  ses 
grades. 

Le  H  mars  1693,  led.  s*  Morin,  pbfë,  originaire  du  Mesnil-Vicomte, 
demeurani  encore  à  Paris  audit  collège  de  Lx,  et  représenté  par  M1' 

S Ruel,  sergent  à  Chambrais,   l'ait  signifier  ses  noms  et  grades 

au  seig'évêqueet  auChapitrede  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  S'  Evroult 
ri  de  Bernay. 

62.  —  Le  17  mars  1693,  M°  François  Grip,  pbfë  du  diocèse  de 
Bayeux,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  chapelain  de  la  chapelle 
S'  Romain  en  la  cathédrale  de  Lx  (de  la  valeur  de  douze  livres  dix  sols 
de  revenu  annuel),  demeurant  a  Lx,  parr.  S1  Jacques,  fait  réitérer  ses 
noms  ci  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig" 
de  S1  Evroult  et  de  Cormeilles  (  V.  300,  313). 

03.  — Le  24  avril  1089,  Nicolas  Guerard,  iils  de  Philippe  et  de 
Marguerite  Guerard,  de  la  par?,  de  Fatouville  reçoit  la  tonsure  et  les 
ordres  mineurs.  (V.  117). 

Le  20  mai  1092,  led.  sr  Guerard,  diacre,  est  reçu  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen. 

Le  1 1  févr.  1093,  le  sieur  Guerard,  pbfë,  obtient  des  lettres  de  quin- 
quennium  du  recteur  de  lad.  Université. 

Le  môme  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  les  archevêchés  et  Chapi- 
tres de  Paris  et  de  Rouen  ;  sur  les  évèchés  de  Bayeux,  Lisieux  et  Evreux  ; 
sur  les  abbayes  de  S'  Ouen  de  Rouen,  N.-D.  du  Bec-Hellouih,  S1  Pierre 
de  Jumieges,  S*  Vandrille,  S'  Etienne  de  Caen,  S1  Pierre  de  Préaux, 
N.-D.  de  Cormeilles,  N.-D.  de  Grestain,  N.-D.  de  Bernay,  sur  le 
prieuré  do  N.-D.  de  Beaumont,  sur  les  présentateurs  aux  bénéfices  de 
l'exemption  de  Dol,  sur  les  monastères  de  Sle  Trinité  de  Caen,  Montivil- 
liors.S'  Léger  do  Préaux,  etc. 

Le  13  mars  1093,  le  sr  Guerard,  pbfë  de  la  pair,  de  Fatouville,  lait 
signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

Le  16  mars  1693,  il  fait  faire  la  même  signification  aux  relig*  de 
S'  Pierre  de  Préaux,  de  X.-I).  de  Cormeilles  et  de  Bernay,  et  aux  dames 
de  S!  Léger  de  Préaux. 

Le  20  mars  109.').  il  l'ait  faire  aussi  cette  signification  aux  relig"  de 
Beaumont. 


16  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

iW.  —  Le  19  mars  109)3,  Me  Nicolas  Guilbert,  pbrë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  deCaen,  demeuranta  S*  Aubin-de-Scellon,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig* 
de  Bernay,  de  Cormeilles  et  de  S*  Pierre  de  Préaux.  (  V.  302  ) 

«5.— Le  13  avril  1680,  Nicolas  Le  Front,  fils  de  Gabriel  et  de  Fran- 
çoise Dorey,  de  la  pair,  de  Tordouet,  reçoil  la  tonsure  ot  les  ordres 
mineurs.  (V.  117.) 

Le  22  févr.  1092,  led.  sr  Le  Front,  diacre,  est  reçu  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen. 

Le  27  févr.  1692,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur 
de  lad.  Université. 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  l'archevêché  et  le  Cha- 
pitre de  Rouen  ;  sur  les  évêchés  et  les  Chapitres  de  Baveux,  Lisieux, 
Evreux  et  Séez  ;  sur  les  abbayes  de  S1  Ouen  de  Rouen,  N.-D.  du  Bec- 
Hellouin,  Ste  Trinité  de  Fécamp,  S1  Pierre  de  Jumièges,  S1  Vandrille, 
N.-D.  de  Bonne-Nouvelle,  sur  le  Chapitre  des  Andelys,  sur  les  abbayes 
de  S1  Etienne  de  Caen,  S'  Etienne  de  Fontenay,  S'  Martin  de  Troarn, 
N.-D.  d'Ardennes,  Mondaye,  N.-D.  du  Val-Richer,  S'p  Barbe-en-Auge, 
N.-D.  de  Cormeilles,  N.-D.  de  Bernay,  S1  Pierre  de  Préaux,  S1  Evroult, 
N.-D.  de  Grestain,  S1  Gilles  de  Pontaudemer,  sur  le  prieuré  de  Maupas, 
sur  le  prieuré  de  S'  Cyr  de  Friardel,  N.-D.  de  Lire,  S1  Pierre  et  S1  Paul 
de  Conches,  S1  Taurin  d'Evreux,  le  prieuré  de  Beaumont-le-Roger, 
S1  Pierre-sur-Dives,  S1  André-près-Falaise,  S1  Jean  de  Falaise,  la 
collégiale  du  S'  Sépulcre  de  Caen. 

Le  12  mars  1693,  led.  sr  LeFront,  demeurant  à  Tordouet,  fait  signifier 
ses  noms  et  grades  aux  religx  de  Friardel  ;  le  13,  aux  religx  de 
S1  Evroult  et,  le  14,  aux  relig*  de  N.-D.  de  Bernay.  (V.  303.) 

OO.  —  Le  19  mars  1693,  Me  Laurent  du  Boctey  de  Marolles,  pbrë, 
Mp  ès-arts  et  bachelier  en  théologie  de  la  faculté  de  Paris,  demeurant 
en  lad.  ville  et  prétendant  droit  à  la  cure  de  S1  Sulpice  de  la  Goulafrière, 
l'ait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

{V.  308.) 

GT?.  —  Le  17  mars  1693,  Me  Jacques  Soyer,  pbrë  du  diocèse  de  Lx, 
Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  curé  de  S1  Germain  de  Bourges, 
diocèse  dud.  lieu,  y  demeurant,  et  représenté  par  Joseph  Soyer,  pâtis- 
sier, demeurant  à  Lx,  pair.  S1  Germain,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades 
au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  232.) 

G8.  — Le  20  mars  1691,  Me  Philippe  Boisney,  pbrë  du  diocèse  de 
Lx,  reçoit  du  recteur  de  la  faculté  des  Arts  de  Paris  le  titre  de  profes- 
seur septennaire  en  l'Université  de  Paris. 

Le  18  mars  1693,  Me  Philippe  Boisney,  Me  ès-aris  et  professeur 
septennaire  en  l'Université  de  Paris,  chanoine  de  l'Eglise  collégiale  de 


REGISTRE    r  17 

S1  Etienne-des-Grés,  à  Paris  (dont  le  bénéfice  vaul  environ  80  livres), 
demeurait  en  lad.  ville  au  coUége  delà  Marche,  rue  ]VIontagne-Sté-Gene- 
viève,  et  représenté  par  Me  Robert  Lancelot,  greffier  en  l'offiicialité  de 
Ia.  t'ait  réitérer  ses  a<nns  et  grades  au  seig*  évêque  et  au  Chapitre  de 

Ia.  I  V.  292.) 

HU.  — Le  13  mars  1693,  Me  Pierre  Fôrmeville,  pbre,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris,  demeurant  en  lad.  ville,  au  collège  de  Ia,  et 
représenté  par  honn.  homme  Jean  Fôrmeville,  son  père,  marchand, 
demeurant  à  Ta.  pair.  S*  Germain,  fait. signifier  ses  grades  au  seigr 
évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

Le  16  mars,  il  l'ait  faire  la  même  signification  aux  relig*  de  Bernay. 

I  V.  229.) 

TO.—  Le  16  mars  1693,  W  Christophe  Piperey,  diacre,  Me  ès-arts 
en  l'Université  de  Paris,  chapelain  de  la  chapelle  S1  Laurent  en  la 
Cathédrale,  pourvu  de  la  cure  do  la  Goulafrière,  dont  il  n'est  cependant 
pas  paisible  possesseur,  demeurant  à  Lx,  l'ait  réitérer  ses  noms  et 
grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

L'insinuation  est  faite  à  la  requête  de  son  frère,  Guillaume  Piperey. 
[V.  194,  3ll) 

Tl.  — Le  18  sept.,  1677,  Me  Claude Nigeon,  acolyte  du  diocèse  de 
Coutances,  rite  dimissus,  reçoit  le  sous-diaconat  à  Lx. 

72.  —  Le  21  mars  1093,  Me  Louis  Levavasseur,  pbre,  curé  d'Ecor- 
cheville,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer  ses  noms  et 
grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig*  de 
S'  Evroult  et  de  Bernay.  (V.  292.) 

7:t.  —Le  18  mars  1693,  Me  Jean  Le  Sens  de  Folleville,  demeurant  à 
Rouen  el  se  trouvant  présentement  à  Paris,  «  déclare  que  pour  obéir 
aux  ordres  de  Messire  Guillaume  Le  Sens,  chevalier,  marquis  de  Folle- 
ville,  son  père,  vivant  lieutenant  général  des  armées  du  roy,  et  mesme 
pour  l'advancement  de  feu  Me  Jacques  Le  Sons,  chever,  aussi  marquis 
de  Folleville,  son  frère  aisné,  brigadier  de  l'armée  du  roy  et  colonel  du 
régiment  de  Flandres,  il  auroit  volontiers  accepté  et  se  seroit  fait  rece- 
voir;» un  office  de  conseiller  ecclésiastique  au  parlement  de  Normandie, 
lequel  obligeait  led.  sr  comparant  d'estre  sous-diacre  pour  le  posséder, 
comme  il  a  l'ait  depuis  environ  quatre  ans.  dans  lequel  ordre  il  n'a 
voulu  ministrer,  n'ayant  jamais  eu  la  volonté  de  se  faire  prostré,  aiant 
mesme  des  sentiments  tout  opposés  à  l'estat  ecclésiastique.  Pourquoy 
led.  sr  comparant  prétend  se  faire  relever  en  temps  et  lieu  dud.  ordre, 
comme  y  aiant  esté  forcé,  et  le  déclarernul  parmi  bref  de  Sa  Sainteté 
afin  qu'il  puisse  estre  libre  d'estal  et  conserver  le  nom  de  sa  famille  en 
se  mariant,  dont  et  de  laquelle  déclaration  il  a  requis  acte.  Fait  et  passé 
a  Paris  devant  les  notaires  du  Châtolet. 

13 


J8 


INSINUATIONS    ECCLESIASTIQUES 


V4L  —  Lo  13  avril  1686,  Nicolas  Durand,  fils  de  François  ol  d'Anne 
Sabine,  de  la  pair,  de  N.-D.-du-Sépulcre  de  Pontaudèmer,  reçoit  La 
tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

Le  7  févr.  1693,  il  est  reçu  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen. 

Le  11  févr.  1693,  led.  sr  Durand,  clerc  de  Pontaudèmer,  chapelain 
ou  recteur  de  Ste  Anne,  dans  le  château  du  comte  d' Allez,  diocèse  de 
Mendes,  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de  lad.  Uni- 
versité. 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  les  évêehéset  les  Chapitres 
de  Rouen  et  de  Lisieux  ;  sur  les  abbayes  de  S1  Ouen  de  Rouen,  N.-D. 
du  Bec,  S1  Pierre  de  Jumièges,  S1  Pierre  de  Préaux,  X.-I).  de  Gres- 
tain,  N.-D.  de  Cormeilles,  S*  Léger  de  Préaux  et  sur  beaucoup  d'autres 
lieux. 

Le  16  mars  1693,  il  l'ait  signifier  ses  noms  et  grades  aux  religx  de 
S*  Pierre  de  Préaux  et  de  Cormeilles,  ainsi  qu'aux  dames  de  l'abbaye 
de  S1  Léger  de  Préaux. 

Le  26  mars  1693,  ayant  élu  domicile,  pour  le  présent  seulement,  en 
la  maison  «  de  Nicolas  Duhoulx,  maistre  de  la  Levrette,  pair.  S1  Jac- 
ques, »  il  fait  faire  la  même  signification  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre 
de  Lx.    . 

^5  —  Le  18  septembre  1682,  François  Blouet,  fils  d'Augustin 
Blouet,  seigr  de  Camilly,  et  de  Catherine  de  Grossein,  de  la  pair,  de 
S*  Nicolas  de  Rouen,  rite  dimissus,  reçoit  la  tonsure  à  Baveux. 

Le  3  août  1682,  il  est  reçu  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris. 

Le  4  août  1685,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le  20  juin  1692,  le  sr  François  Blouet,  diacre  de  Rouen,  licencié  en 
théologie  de  la  société  de  Sorbonne,  est  nommé  sur  l'évêché  et  le  Cha- 
pitre de  Lx  et  beaucoup  d'autres  lieux. 

Le  27  mars  1693,  il  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx. 

TO.  —  Le  9  mars  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Hauvel,  pbrë,  curé  de 
Plasnes,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Mre  François-Alexandre 
Le  Jolly,  chevr,  seigr  de  Yilliers  et  de  Bouillon,  de  lad.  pair,  de  Yilliers, 
diocèse  de  Bayeux,  d'une  part,  et  damlle  Louise  de  Prye,  fille  de  Mesre 
Aymard  de  Prye,  cheV,  seigr  baron,  haut  justicier  de  Plasnes  et 
d'Echanfray,  et  de  noble  dame  Jacqueline  de  Serres,  dame  de  Coquain- 
villiers,  Le  Chesne  et  Lessard,  originaire  de  la  pair,  de  Coquainvilliers 
et  demeurant  en  celle  de  Plasnes. 

OT.  —  Le  4  mars  1693,  Me  Guillaume  Hovey,  pbre  du  diocèse  de 
Séez,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris  et  bachelier  en  théologie,  fait 
signifier  ses  noms  et  grades  à  Mgr  le  cardinal  de  Fursterabert,   abbé 


REGISTRE    I  J9 

commendataire  de  S1  tëvroult,  résidant  en  son  palais  abbatial  de  S*-Ger- 
main-des-Prez,  à  Paris. 

Tf&.  —  Le  27  jany.  L693,  là  Qominatîon  an  prieuré  conventuel  de 
S'-Philbert-sur-Rille  appartenant  au  seigr  abbé  du  Bec,  M81  Jacques- 
Nicolas  de  Colbert,  archevêque  de  Rouen,  abbé  commendataire  du  Bec, 
nommé  aud.  prieuré,  vacant  par  la  démission  pure  et  simple  de 
MesM  Charles-Joachim  deCblbertde  Croisy,  dernier  titulaire,  la  per- 
sonne de  Me  Bernard  Clouet,  clerc  du  diocèse  de  Paris. 

Le  13  mars  1693,  led.  sr  Clouet,  représenté  par  Mre  Jean-Baptiste 
Medrac,  pbfë,  curé  de  S'  Pierre-des-Ifs,  [«rend  possession  dud.  béné- 
fice, ou  présence  de  M'  Nicolas  de  Ste  Marie,  pbrë,  curé  de  S'-Philbert, 
M°  Simon  Rabasso,  pbrë,  demeurant  aud.  lieu. 

7«>.  —  Le  28  mars  1693,  Me  Charles  Aubry,  pbrë,  M'  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  demeurant  àBernay,  pair.  8te  Croix,  rue  aux  Cha- 
îvites,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de 
Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  N.-D.  de  Bernay. 

80.  —  Le  12  avril  1093,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Mesre  Guillaume  Desson,  chevr5  seig1  et  patron  de  Douville,  et  y  demeu- 
rant, d'une  part,  et  damlle  Marie-Magdeleine  Ilélie,  (ille  de  feu 
M"1  Jacques  Hélie,  chevr,  seigr  de  Houtteville  et  du  (Juesnay  et  de  la 
pafr.  d'Ellon,  du  diocèse  de  Bayeux. 

81.  —  Le  12  mars  L693,  Me  Jacques  de  Lespinay,  pbrë  du  diocèse 
do  Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Montigny, 
diocèse  de  Rouen,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et 
au  Chapitre  de  Lx. 

8£.  —  Le  9  avril  1693,  Me  Louis  de  Bonsens  des  Epinets,  pbrë  du 
diocèse  de  Baveux,  abbé  commendataire  de  N.-D.  de  Beaulieu,  curé  de 
La  Haye-au-Bois,  diocèse  de  Rouen,  ayant  obtenu  en  cour  de  Rome  des 
lettres  do  provision  de  la  chapelle  de  S1  Michel  de  Corbon,  vacante  par  le 
résignation  faite  ou  sa  faveur  par  Me  Philippe  Poret  pour  cause  de  per- 
mutation, M"  Le  Nepveu,  vie  g1  de  Lx,  donne  son  visa  auxd.  lettres  de 
provision. 

Le  11  avril  1093,  led.  sr  de  Bonsens,  représenté  par  Me  Michel  des 
Aiilnez..  pbfë,  curé  de  Corbon,  prend  possession  de  lad.  chapelle. — Le 
curé  de  (  îorbon  conduisit  le  notaire  apostolique  dans  un  herbage,  nommé 
la  grande  cour  de  Corbon,  dans  lequel  ils  remarquèrent  encore  un  ves- 
tige et  coin  d'nne  vieille  muraille  qu'on  leur  dit  être  l'emplacement  de 
lad.  chapelle,  et  là  eut  lieu  la  prise  de  possession  par  la  prière  à  Dieu  et 
!'•  toucher  des  vestiges  et  murailles.  Puis  on  se  transport;!  à  l'église  de 
la  pair,  pour  y  faire  les  cérémonies  ordinaires  de  prise  de  possession. 

n:&.  — Le  9  avril  1690,  Jacques  Leeesne,  fils  de  Michel  et  de  Mar- 


20  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

guérite  Fourquemin,  de  la  pair  de  Ste  Croix  de  Bernay,  reçoit  la  tonsure 
et  les  ordres  mineurs  (V.  ai). 

Le  2  août  M392,  led.  sr  Lecesne,  dïàcre  de  Bernay,  est  reçu  Meès-arts 
en  l'Université  de  Paris. 

Le  3  août  1692,  il  obtient  des  lettres  de  quinquenniuni  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le  28  mars  1693,  veille  de  Quasimodo,  le  sr  Lecesne,  pbfë  de  la 
pair.  Ste  Croix  de  Bernay,  fait  signifier  ses  noms  et  grades  aux  relig*  de 
l'abbaye  de  N.-D.  de  Bernay. 

84.  —  Le  9  mars  1G93,  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  docteur 
de  Sorbonne,  grand  archidiacre  et  vicaire  général  du  seigr  évoque, 
donne  à  Me  Jacques  Aubin,  pbfë  du  diocèse  de  Séez,  demeurant  au 
bourg  de  S1  Pierre-sur-Dives,  la  collation  de  la  cure  de  S1  Pardoul 
(S.  Radulphi)  de  la  Brevière,  vacante  par  la  résignation  faite  en  sa 
faveur  par  Me  Pierre  Angerville,  pbrë,  dernier  titulaire. 

Le  12  mars  1693,  led.  sr  Aubin  prend  possession  dud.  bénéfice,  en 
présence  de  Me  Jacques  Routtier,  pbrë,  curé  du  Mesnil-Mauger. 

85.  —  Le  15  avril  1693,  vu  les  attestations  du  sr  Lemarchand,  curé 
de  Nonant  (Gacé),  et  du  sr  Fernot,  pbrë,  desservant  la  pair,  de  Brocotte, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Marc  de  Courseulles,  Esc1-,  srde 
Brocotte  et  du  Ham,  fils  de  feu  Thomas  de  Courseulles  et  de  damlle  Mar- 
guerite Dumoucel,  de  lad.  pair,  de  Brocotte,  d'une  part,  et  damlle  Anne- 
Antoinette  de  Maurey,  fille  de  Gilles  de  Maurey,  Esc1",  sr  du  Plessis,  et 
de  feue  damUe  Charlotte  du  Moulinet,  de  lad.  pair,  de  Nonant. 

815.  —  Le  21  mars  1G93,  Me  Michel  du  Perche,  pbrë,  du  diocèse 
de  Séez,  Me  és-arts  en  l'Université  de  Paris  et  bachelier  de  Sorbonne, 
curé  de  Domfront,  y  demeurant,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  aux 
relig*  de  S1  Evroult. 

8?.  —  Le  20  avril  1693,  Mre  Gabriel  Hesbert,  pbrë,  licencié  es- 
droits,  curé  de  S1  Désir  et  vice-gérant  en  l'officiante  de  l'évêché  de  Lx, 
donne  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Guillaume  de  Varin, 
Escr,  sr  de  Beauchamp,  de  la  pair,  de  Gonneville,  d'une  part,  et  damlle 
Françoise  Le  Paulmier,  fille  de  feu  Denis  Le  Paulmier,  vivant,  Escr, 
sr  des  Castellets  (Càtelets),  et  de  feue  damllc  Françoise  Regnault,  de  la 
parrr.  de  Ste  Croix  de  Cormeilles. 

88.  —  Le  20  avril  1693,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Mesre  Jacques  de  Bclleau,  Escr,  sr  du  Feugray,  fils  aîné  de  feu  Mre 
Charles  de  Belleau,  vivant  chevalier,  seigr  de  Courtonne,  et  de  noble 
dame  Marthe  Baudouin,  de  la  pair,  de  S1  Paul-de-Courtonne,  d'une 
part,  et  damlle  Madeleine  de  Bailleul,  fille  de  feu  Mre  Ives  de  Bailleul,  en 
son  vivant  chevr,  seigr  de  Vicquet,  et  de  noble  dame  Magdeleine  Duval. 
de  la  pair,  de  Quatre-Favril,  diocèse  de  Séez. 


REGISTRE  r  21 

NO. — Le  23  avril  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Thommeret,  pbfë, 
curé  de  Quetteville,  et  du  sr  Houvet,  vicaire  de  St0  Catherine  d'Honfleur, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Guy  Patin,  sr  de  la  Garanne,  fils 
de  feu -Iran  Patin,  s1  de  la  Cocherie,  et  de  damlle  Françoise  Qllivast, 
demeurant  à  Ronfleur,  pan-.  S"'  Catherine,  d'une  part,  et  damlle  Cathe- 
rine de  Malfilastre,  Vve  de  Louis  Legrand,  Escr,  sr  de  Quetteville,  et 
fille  de  feu  Hervé  de  Malfilastre  et  d'Anne-Judy  du  Mesnil,  de  lad.  pair. 
de  Quetteville. 

00.  —  Le  9  avril  1693,  dispense  de  tous  bans  pour  le  mariage  entre 
Mesre  Denis  de  Guestier,  Esc'',  sr  de  Rivière,  fils  de  Jean  et  de  danillp 
Jeanne  Le  Paulmier,  de  la  parr.de  S*  Sylvestre  de  Cormeilles,  âgéde 
i,  ans,  d'une  part,  et  noble  dame  Elisabeth  Poret,  âgée  de  32  ans, 
Vve  de  François  d'Angerville,  Esc1-,  seig*  et  patron  de  (îonneville-sur- 
DiveSj  fille  de  feu  Jacques  Poret,  Esçr,  seig*  du  Bosc-Audré  et  de  la 
Villette,  et  de  feue  noble  dame  Magdeleine  Dugué,  originaire  de  la  pair, 
de  Carneille,  diocèse  de  Séez,  et  demeurant  en  la  pair,  de  Gonneville- 
sur-l)ives. 

01.  —  Le  2'4juin  1070,  Mesre  Charles  de  Giverville,  fils  de  Jean  de 
Giverville,  Escr,  et  de  noble  dame  Marguerite  de  Vimard,  de  la  parr.  de 
de  Giverville,  reçoit  la  tonsure. 

Le  13  avril  1686.  il  reçoit  les  ordres  mineurs. 

Le  20  sept.  1692,  il  est  ordonné  sous-diacre.  (V.  193- ) 

02.  —  Le  6  mai  1693.  vu  l'attestation  du  sr  Pellerin,  curé  d'Orbec, 
et  du  sr  Dubois,  curé  de  Vimoutiers,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
de  Jean  Delisle  et  de  Catherine  Boudin. 

03.  —  Le  7  mai  1693,  Me  Henry  Veron,  pbfë,  curé  de  S1  Rémy 
d'Annebault,  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  entre  les 
mains  de  N.-S.  le  pape  en  faveur  de  Mr  Jacques  Millet,  pbfë,  chape- 
lain de  la  lr0  portion  de  N.-L).  en  la  Cathédrale.  11  se  réserve  toutefois 
200  livres  de  rente  annuelle. 

Le  20  mai  1093,  led.  8r  Veron  donne  une  nouvelle  procuration  pour 
résigner  sa  cure  en  faveur  dud.  sr  Millet;  mais,  dans  celle-ci,  il  n'es! 
pas  question  de  réserve  ni  de  pension.  Fait  et  passé  au  village  de 
Mcsnil-Asselin.  pair.  S1  Germain,  en  la  maison  dud.  sr  Michel. 

Le  11  juin  1693,  le  sr  Veron  fait  savoir  au  sr  Millet  qu'il  se  désiste 
d'un  acte  qu'il  avait  fait  pour  révoquer  la  procuration  ad  resignandiim 
de  sad.  cure  cl  qu'il  entend  que  cette  procuration  ait  son  plein  effet. 

Le  12  juin  1693,  le  sr  Millet  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de 
provision  de  la  cure  d'Annebanlt. 

Le  17  août  1693,  M.  le  Nëpveu,  vie.  g1,  donne  son  visa  auxd.  lettres  de 
provision. 


22  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

Le  9  sept.  1696,  le  sr  Millet,  prend  possession  du  bénéfice-cure 
d'Annebault,  en  présence  de  Me  Henry  Vimonl  éi  autres  témoins. 

«>£. —  Le  26  mai  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Dubois,  curé  de  Vi- 
moutiers,  et  du  sr  De  la  Fosse,  vicaire  de  Lisores,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Christophe  Thieuslin  ei  de  Catherine  Goyel. 

«>5. — Le  25  juillet  1691 ,  la  nomination  à  la  cure  de  S'  Etienne-Lallier 
appartenani  au  seig1  abbé  du  Bec,  ie  R.  P.  abbé  du  Val-Richer, 
vicaire-général  de  Mgr  Jacques-Nicolas  de  Colbert.  hrchiprêtre  de  Rouen 
et  abbé  du  Bec,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  parla  démission  de 
M°  Louis  Robine,  dernier  titulaire,  la  personne  de  M.  Pierre  Letailleur, 
pbfë,  chapelain  de  Ste  Magdeleine,  en  la  pair,  de  S1  Gervais  d'Asnières, 

Le  25  juillet  1691,  MreLe  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sieur  Letailleur 
la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  11  sept.  1691,  le  s1'  Letailleur  prend  possession  de  la  cure  de 
S*  Etienne-Lallier,  par  le  ministère  de  M"'  Jean  Deslandes,  pbfë,  curé 
de  Ste  Croix  de  Cormeilles  et  doyen  du  lieu,  en  présence  de  Me  Nicolas 
Desnos,  pbfë,  curé  de  JouVeaux,  de  Mes  Jacques  Lefebvre  et  Jacques 
Morin,  pbfës  de  Lx,  et  Me  Rol)eH  Grimpart,  vicaire  de  lad.  pair,  de  S* 
Etienne 

iHi.  — Le  7  octobre  1691,  François  Toufflet,  fils  de  Pierre  et  de 
Claire  Desbuissoris,  de  la  pair,  de  Thiberville,  reçoit  la  tonsure  cléri- 
cale. 

9^.  —  Le  7  avril  L693,  MrP  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  à  Mfi  Gabriel- 
Charles  de  Bernart,  chevalier  non-proies  de  l'ordre  de  Saint-Jean  de 
Jérusalem,  la  collation  de  la  chapelle  de  S1  Germain  de  Bougy,  en  la 
pair.  d'Avernes,  à  laquelle  il  a  été  nommé  parMesrP  Antoine  de  Bernart, 
Esc1",  seigr  d'Avernes,  patron  d'icelle  chapelle,  en  conséquence  de  la  mort 
de  Me  Nicolas  Touzé,  dernier  titulaire. 

Le  Ier  mai  1693,  led.  sr  Gabriel-Charles  de  Bernart,  représenté  par 
Mp  Jean  Perdrix,  pbfë,  curé  de  la  2e  portion  d'Avernes,  prend  possession 
de  lad.  chapelle. 

98.  —  Le  17  décembre  1692,  Me  Philippe  Poret,  pbfë,  curé  de  S1 

Germain,  faubourg- de  Pontaudemer,  donne  sa  procuration  pour  résigner 
lad.  cure  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Jacques 
Roussel,  pbfë,  vicaire  de  lad.  pair.  Fait  et  passé  au  manoir  presbytéral 
de  S1  Germain  de  Pontaudemer. 

Le  28  décembre  1692,  la  nomination  à  lad.  cure  de  S'  Germain 
appartenant  au  seig1- abbé  de  S'  Pierre  de  Préaux,  Mes'*'  Melchior  de 
Harod,  seigr  de  S1  Romain,  conspr  du  roy  et 'abbé  commendataire  dé 
Préaux,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  dud.  s'  Philippe  Poret, 
la  personne  (le  Me  Jean-Baptiste  de  la  \oe,  pbfë  du  diocèse  de  Lx. 


REGISTRE   I  23 

Le  2janv.  1693,  le  seig*  évêque  donne  aud.  sr  de  la  Noe  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  I3janv.  1693,  led.  sr  de  la  Noe,  assisté  de'  M(>  Robert  Laisney, 
pbrë,  curé  de  X.-l).  de  Pontaudemer,  notaire  royal-apostolique  et  doyen 
diid.  lieu  de  Pontaudemer,  se  rend  en  la  part,  de  S4  Germain  pour  pren- 
dre possession  dud.  bénéfice.  Mais  led.  sr  Roussel  proteste  contre  cède 
prise  do  possession  ci  refuse  de  donner  les  clefs  de  l'église  et  du  pres- 
bytère. Alors  le  S1  de  la  Noe  prend  possession  du  presbytère  en  frappant 
trois  fois  le  marteau  de  la  porte,  et  de  l'église  par  le  toucher  de  la  porte 
d'icelle.  [V.  324.) 

Le  lâjanv.  1693,  led.  sr  Roussel  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres 
de  provision  de  lad.  curede  S'  Germain  en  conséquence  de  la  résignation 
qui  lui  en  a  été  faite. 

Le  â3janv.  l(>(.)o,  le  seigr  évêque  refuseau  sr  Roussel  le  visa  desd. 
provisions  parle  motif  «  que  le  lieu  est  rempli  de  la  personne  de  Me  Jean- 
Baptiste  Xau  (1)   (sic). 

Le  19  mai  1693,  le  sr  Roussel  expose  au  parlement  de  Rouen  qu'il  a 
été  pourvu  en  cour  de  Rome  de  la  cure  de  S1  Germain  de  Pontaudemer 
sur  la  résignation  du  dernier  titulaire  ;  qu'il  a  demandé  le  visa  et  que  les 
grands  vicaires  lui  ont  répondu  que  le  lieu  était  rempli.  La  cour  fait 
droit  à  sa  requête  en  l'autorisant  à  prendre  possession  dud.  bénéfice  ad 
conservationemjuris,  en  attendant  qu'il  puisse  fournir  les  preuves  de  son 
droit. 

Le  24  mai  1693,  en  vertu  de  l'arrêt  du  parlement  de  Rouen,  le  sr 
Roussel  prend  possession  de  lad.  curede  S1  Germain,  par  le  ministère 
dud.  sr  Laisney.  curé  de  N.-D.  et  notaire  apostolique,  en  présence  de 
MPS  Jean  et  Jacques  Durand,  pbrës  de  lad.  pair.  N.-D.,  Toussaint 
Beauvallel  et  Robert  Boissel,  pbrës  de  la  pair.  S1  Germain,  Me  Nicolas 
Dubusc,  sons-diacre,  Me  Delahaye,  acolyte,  Jacques  Le  Bourg,  Jean 
Tibouvet,  Guillaume  Denize,  trésoriers  de  lad.  pair. 

5M>.  —  Le  16  décembre  1691,  Thomas  Manchon,  iils  de  Vigor  et  de 
Marie  Fergant,  «delà  parr.de  S* Vigor  de  Crèvecœur,  »  diocèse  de 
Baveux,  reçoil  la  tonsure  a  Baveux. 

Le  10  juin  1693,  led.  sr  Thomas  Manchon,  m''  à  S*  Loup-de-Fribois, 
diocèse  de  Lx,  obtient  de  Sa  Sainteté  un  bref  qui  le  relève  de  l'excom- 
munication qu'il  avait  encourue  involontairement  en  recevant  la  tonsure 
à  Bayeux. 

Il  ('lait  m'-  cl  ;ivait  été  baptisé  à  S'-Loup-dc-Fribois.  .Mais  le  registre 
des  baptêmes  do  lad.  paroisse,  pour  l'année  de  sa  naissance,  ayant  été 


','  '  ' 1 1  \"ii  i'.'i  l.i  prononciation  <lu  mot  Noe. 


24 


INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 


perdu,  il  crut,  et  ses  parents  et  plusieurs  autres  personnes  l'affirmaient, 
qu'il  était  né  à  Crèvecœur,  diocèse  de  Bayeux.  En  conséquence  il  reçut 
la  tonsure  à  Bayeux  des  mains  de  M^r  de  Nesmond.  Mais  le  registre  de 
.S1  Loup-de-Fribois  ayant  été  retrouvé,  le  sr  Manchon  s'aperçut  qu'il 
était  né  dans  cette  paroisse.  Il  s'empressa  de  s'adresse?  en  cour  de 
Rome  pour  être  relevé  des  censures  qu'il  pouvait  avoir  encourues. 

ÎOO.  —  Le  25  juin  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Thouret,  pbfë,  curé 
de  Valsemey,  et  du  sr  Lemonnier,  vicaire  de  Clarbec,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Pierre  Hauvel. 

iOl .  —  Le  25  juin  1G93,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Me  Guillaume  Le  Chevallier,  procureur  fiscal  au  bailliage  vicontal  de 
Fauguernon,  fils  de  feu  Me  Jean  Le  Chevallier  et  de  Charlotte  Capelles, 
de  la  par?,  de  S*  Germain  de  Lx,  d'une  part,  el  dllP  Marie  Morin,  fille  de 
feu  Me  Philippe  Morin  et  de  Marie  Riquier,  de  la  paFr  de  S1  Jacques 
deLx. 

lOâ.  —  Le  26  juin  1093,  Mp  Léger  Lemarchand,  pbfë,  curé  de 
Sf  Jean  du  Mesnil-Rousset,  déclare  par  le  présent  que  bien  qu'il  n'ait 
jamais  eu  la  pensée  de  résigner  son  bénéfice,  néanmoins  l'on  se  vante 
d'avoir  une  résignation'pure  et  simple  de  lui.  Pour  obtenir  sa  signature 
on  lui  a  fait  entendre  qu'il  s'agissait  d'un  acte  d'une  autre  nature.  C'est 
pourquoi,  afin  de  mettre  ses  intérêts  en  sûreté  et  pour  empêcher  qu'on 
ne  le  dépouille  de  son  bénéfice,  il  proteste  de  nullité  tous  les  actes, 
qu'on  lui  aurait  fait  signer  concernant  led.  bénéfice,  qui  puissent  avoir 
effet  de  résignation  ou  de  démission,  et  même  il  révoque  la  prétendue 
résignation  qu'on  dit  avoir  de  lui.  Fait  et  passé  à  Lx. 

Le  même  jour,  il  fait  notifier  led.  acte  de  révocation  à  Mp  Laurent  Le 
Marchand,  pbfë",  demeurant  en  la  pair,  du  Mesnil-Rousset,  présente- 
ment à  Lx,  afin  qu'il  ne  fasse  aucun  fond  sur  la  préfendue  résignation 
qu'il  lui  a  fait  passer  l'année  précédente  chez  le  notaire  de  Glos.  Le 
sr  Laurent  Lemarchand  répond  qu'il  accepte  lad.  révocation  et  reconnaît 
que  le  sr  Léger  Lemarchand  demeure  paisible  possesseur  de  sa  cure,  en 
lui  remboursant  les  frais  qu'il  a  faits  par  suite  de  lad.  résignation. 

103.  —  Le  8  juin  1693,  Me  Jacques  Girard,  pbfë,  curé  de  StP  Tri- 
nitô-des-Lettiers,  doyenné  de  Gacey,  à  l'instance  de  noble  et  discrète 
personne,  Mrc  François  de  la  Vallée,  sr  des  Londes,  pbfë,  cy-devant 
curé  dud.  bénéfice,  demeurant  tous  deux  au  manoir  presbytéral  dud. 
lieu,  reconnoit  par  le  présent  être  tenu  de  payer  deux  cents  livres  de 
pension  annuelle  aud.  sr  des  Londes,  ainsi  que  le  faisait  Me  Anselme 
Clouet,  le  prédécesseur  immédiat  dud.  sT  Girard.  Cependant  le  sr  des 
Londes  déclare  qu'à  cause  de  la  bonne  amitié  qu'il  porte  au  sr  Girard  et 
en  reconnaissance  des  bons  services  qu'il  a  reçus  et  reçoit  journellement 
de  lui,  il  veut  bien  se  contenter  de  la  somme  de  150  livres  par  an.  Mais 


REGISTRE    I  25 

cela  ne  doit  pas  tirer  conséquence  en  cas  que  le  sr  Girard  viendrait  à 
résigner  ou  permuter  sa  cure. 

104.  —  LeâOmai  1693,  la  nomination  au  prieuré-cure  de  8l- 
Pierre-des-Ifs  appartenant  au  prieur  claustral  de  8te  Barbe-en-Auge, 
aliàs  S*  Martin  d'Escajolet,  fr.  François  Galliot,  pbfë,  prieur  claustral 
du  prieuré  de  Ste  Barbe,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de 
fr.  François  Desniot,  dernier  titulaire,  la  personne  do  fr.  Pierre  Ména- 
ger, pbre,  chanoine  régulier  de  8l  Augustin,  de  la  Congrégation  de 
France. 

Le  29  mai  1693,  le  seig1  évêque  donne  aud.  sr  Ménager  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  31  mai  1693,  le  sr  Ménager  prend  possession  de  la  cure  de 
S'  Pierre-des-Ifs,  en  présence  de  Mp  Jean  Rohais,  pbfë,  desservant 
lad.  pair;  Mp  Pierre  Cosnard,  tabellion  en  la  vicomte  d'Auge,  demeu- 
rant en  la  pan*,  de  la  Motte;  Jean  de  Lespiney,  sr  des  Pommerays  ; 
François  de  Lespiney.  sr  d'Orfeu;  Thomas  Pierre,  sr  du  Clos,  et  autres 
témoins. 

105.  —  Le  10  mai  1693,  la  nomination  à  la  cure  de  8'  Martin-Ie- 
Vieil,  doyenné  d'Honfleur,  appartenant  au  seig*  du  lieu,  Mesre  Charles 
du  Boislevesque,  Esc1",  seigr  et  patron  de  S1  Martin,  nomme  à  lad.  cure, 
vacante  par  la  démission  pure  et  simple  de  Mp  Nicolas  Delamarre, 
pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Robert  Houvet,  vicaire  de 
Ste  Catherine  d'Honfleur. 

Le  8  juin  1693,  le  seig""  évoque  donne  aud.  sr  Houvet  la  collation  dud. 
bénéfice. 

Le  22  juin  1093,  le  sr  Houvet  prend  possession  de  la  cure  de 
8'  Martin,  en  présence  dud.  s*  de  Boislevesqne,  de  Mp  Michel  Hubert, 
pbrë,  demeurant  à  8te  Catherine  d'Honfleur,  Me  Michel  Bigot,  vicomte 
de  Roncheville.  M"  Robert  Thierry,  consPr  du  roy,  président  du  grenier  à 
sel  d'Honfleur,  demeurant  en  lad.  ville,  et  autres  témoins. 

KM».  —  Le  3  juillet  1693,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Hercule-Bernard  Le  Grix,  Esc1",  sr  de  Heurtauville ,  de  la  pair,  do 
Berville-sur-la-Mer,  d'une  part,  et  damllP  Françoise  de  Houel,  fille  de 
Messire  Philippe  de  Houel, Esc1",  seig*  de  la  PommerayeetdeMorainville 
originaire  de  la  pan*,  de  Berville  et  demeuranl  en  la  parr.  de  Moulins, 
près  Argentan. 

ÎOT.  —  Le  (i  juillet  1693,  vu  l'attestation  du  s''  Maupoint,  curé  de 
8'  Léonard  d'Honfleur,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jean  Blaisot. 

i08.  —  Le  0  juillet  1693,  vu  l'attestation  du  srRupierre,  pbrë,  curé 
de  la  <  Jhapelle-Gautier,  et  du  sr  Herren,  pbrë,  desservahf  la  Goulafrière, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  [saïe  Milcent,  sr  de  la  Vallée,  fils 
d'Adrien  et  de  damlle  Marguerite  Coispel,  demeurant  à  la  Chapelle- 


26  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES  . 

Gautier,   d'une  part,  et  damlle  Agnès-Madeleine  Dèschamps,  fille   de 

Me  Charles  Dèschamps,  sr  de  la  Fosse,  ei  de  Magdeleine  Pied-de- 
Vache,  de  la  pair,  de  la  Goulafriêre. 

ÎOO.  —  Le  9  avril  1693,  transaction  passée  entre  messieurs  du 
Chapitre  de  Lx  et  Mp  Philippe  de  la  JBove,  pbre,  curé  de  Mardilly,  rela- 
tivement à  la  grange  dimière  de  relie  pair.  —  Nous  apprenons  par  celte 
transaction  que  les  chanoines  étaient  gros  décimateurs  de  la  pafr.de 
Mardilly  et  que  le  curé  n'avait  que  la  portion  congrue. 

HO.  —  Le  8  juin  1693,  Mro  Jacques  de  Courtaruel  de  Pézé,  abbé 
de  S1  Martial  de  Limoges,  nomme,  en  vertu  de  sa  dignité  abbatiale,  à  la 
chanoinie  et  prébende  vacante  en  l'église  dud.  s1  Martial  par  la  mort  de 
Me  Martial  Hardy,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Léonard  de  Bour- 
zolles,  clerc  du  diocèse  de  Lx,  demeurant  à  S1  Jean-de-Livet. 

Le  10  juillet  1693.  led.  sr  de  Bourzolles  donne  .sa  procuration  pour 
prendre  possession  dud.  bénéfice.  Fait  et  passé  à  Lx. 

111.  —  Le  14  juillet  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Ballet,  curé  de 
Thiherville.  el  du  s1'  Dumontier,  vicaire  de  Fontaine-la-Louvet,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  entre  Roberf  Gontier,  fils  Romain,  et  Margue- 
rite Boudin. 

lia.  —  Le  15  juillet  109-'),  vu  l'attestation  dus1'  DaUfresne,  curé  de 
Fauguernon,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Robert  Herrier. 

113.  —  Le  .')()  mai  1693,  M°  Louts  Bonarière  de  la  Tourelle,  clerc, 
m chanoine  d'Àssemont,  en  la  Cathédrale  de  Lx,  résigne  sad.  prébende  en 

faveur  de  M0  Louis  de  Bonsens,  pbfë  du  diocèse  de  Rouen,  bachelier  en 
théologie  de  la  faculté  de  Paris,  curé  de  S1  Léger  de  la  Haye-Aubrée, 
aud.  diocèse,  titulaire  de  la  chapelle  simple  de  S1  Michel  de  Corbon,  de 
la  chapelle  N.-D.  en  l'abbaye  de  S1  Léger  de  Préaux  et  de  plusieurs 
autres  chapelles  du  diocèse  de  Baveux  ;  et  led.  s1'  de  Bonsens  résigne  sa 
cure  de  la  Haye-Aubrée  en  faveur  dud.  sr  Bonarière,  le  (oui  pour  cause 
de  mutuelle  permutation. 

Le  13  juillel  1693,  le  seig1'  évèque  donne  aud.  sr  de  Bonsens  la  colla- 
lion  du  canonical  d'Assemont. 

Le  lendemain,  Mesres  Taignier  de  la  Bretesche,  doyen  du  Chapitre, 
Le  Rebour,  Louchard,  Leçoq,  Paulmyer,  Gallard,  Senée,  Mahieu  et 
Daubin,  chanoines,  étanf  rassemblés  pour  l'office  divin,  le  sr  de  Bonsens 
esl  mis  en  possession  des  canonical  et  prébende  d'Assemont,  par  le  mi- 
nistère de  M.  le  doyen.  (  V.  82,  219.) 

114.  —  Le  16  juillel  1693,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Me  Charles  Cally,  procureur,  fils  de  feu  Noël  Cally,  sr  de  la  Fosse,  cl  de 
Suzanne  Carrey,  d'une  part,  el  damlle  Elisabeth  des  Boves,  fille  de  feu 
Nicolas  des  Boves,  Esc1-,  srde  la  Vachée,  el  de  dam110  Magdeleine  Cally. 
Ions  deux  de  la  pair,  de  Vimoutiers. 


REGISTRE   I  27 

i  i  r>.  —  Le  20  sept.  1692,  lurent  ordonnés  sous-diacres  : 

Me  François  de  Tournebu,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  ; 

Jean-Baptiste  Moullin,  acolytede  la  paff.  de  Coquainvilliers  ;  (  F.193) 

Louis  de  Bonnechose;  acolytede  N.-D.  de  la  Couture  de  Bernay; 
i  V.  119,194. 1 

Guillaume  Duval,  acolyte  du  Sap  ; 

Louis  Roussel,  acolyte  de  la  paff.  de  S1  André  d'Echauffou  ; 
[V.  193). 

Gabriel  Vicaire,  acolytede  Vimoutiers;  (V.  193) 

Nicolas  Vitrel,  acolyte  de  S'  Ouen  de  Pontaudemer  ;  (  V.  193.) 

Jean  Pains,  acolyte  do  Morainville  : 

Adrien  Mullot,  acolyte  do  S''  Croix  do  Bernay  ; 

Jacques  di^  Mannoury,  acolyte  de  Livarol  ;  (  V.  193.) 

François  Du  Gable,  acolyte  de  la  paff.  do  Lieurey;  (  F.  119.) 

Joseph  Boscher,  acolyte  d'Ammeville; 

Roberl  Hauchemal,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  ;  (  F.  120.) 

Guillaume  Formevillé,  acolyte  de  S'  Germain  de  Lx  ;  (  F.  193.) 

Jean  Le  Roux,  acolyte  de  Vimoutiers;  (F.  193.) 

Michel  Poplu,  acolyte  de  S1  Pierre-du-Tertre  (de  Mailloc)  ;.(F.  192.) 

Richard  Mahiette,  acolyte  de  la  Chapelle-Hareng; 

-Jacques  Bicherel,  acolyte  de  Pont-1'Evêque  ;  (F.  119,  194.) 

Pierre  Guermont,  acolytede  X.-I).  de  Cirfontaine ;  (F.  194.) 

François  Boullay,  acolytede  Bâilleui;  (F.  192.) 

Pierre  Hesbërt,  acolyte  des  Champeaux;  (F.  192.) 

François  Halbout,  acolyte  des  Places;  (F.  193.) 

Jacques  Sauvalle*  acolyte  de  X.-I).  de  Vimoutiers  ;  (  F.  193.) 

114».  — Le  20  sept.  1692,  furent  ordonnés  diacres: 

Antoine  Morin,  sous-diacre  de  N.-D.  d'Honfleur; 

Martin  de  la  Borne,  sous-diacre  de  X.-I).  de  la  Cousturè  de 
Bernay  ;  (  F.  194.) 

Germain  Morin.  sous-diacre d'Orbec ; 

Nicolas  Duclos,  sous-diacre  d'Orbec; 

Thomas  Dionis,  sous-diacre  de  Tordouet; 

Jean  Nicole,  sous-diacre  de  S"  Germain  de  Lx: 

François  Terrier,  sous-diacre  de  Heugon; 

Nicolas  Boivin,  sous-diacre  de  Morsan;  (F.  194.) 

Nicolas  Léger,  sous-diacre  de  S'  Germain  de  Lx; 

François  Breton,  sous-diacre  de  Berville-sur-la-Mer ;  (F.  116.) 

Alexis  Morin.  sous-diacre  de  S*  Jacquesde  Lx;  (F.  194.) 

Pierre  Hue,  sous-diacre  de  Bienfaite;  (F.  194.) 

Jacques  Masselin,  sous-diacre  de  Courtonne-ïa-Meurdrac; 

François  Dutacq,  sous^diacre  de  S1  Léonard  d'Honfleur: 


28 


INSINUATIONS  ECCLESIASTIQUES 


Jean  Armenoult,  sous-diacre  de  S1  Germain  de  Lx  ; 

Pierre  Boudard,  sous-diacre  de  S1  Germain  de  Lx;  (  V.  194.1 

HT.  —  Le  20  sept.  1092,  furent  ordonnés  prêtres: 

Nicolas  Guerard,  diacre  do  Fatouville-sur-la-Mcr;  (F.  63.  295.) 

Gabriel  Langlois,  diacre  de  8*  Jacques  deLx;  (F.  174). 

Georges  Cordouen,  diacre  du  Favril  ; 

Jacques  Le  Cesne,  diacre  de  S1'' Croix  de  Bernay;  (V.  83.) 

Gilles  Morlet,  diacre  de  S1  Georges-du-Vièvre. 

Jean  Hardy,  diacre  de  N.-D.  delà  Cousturc; 

Jacques  Bouteiller,  diacre  de  Gacé; 

Nicolas  Yauquelin,  diacre  de  Giverville; 

Toussaint  Beauvallet,  diacre  de  S1  Germain  de  Pontaudemer  ; 

Jean  Leroy,  diacre  du  Mesnil-Rousset; 

Jacques  Soubzlebieu,  diacre  de  S1  Picrre-de-la-Rivière  ; 

Guillaume  Périer,  diacre  d'Orbec; 

Jean  Delaire,  diacre  de  Vimoutiers; 

Nicolas  Le  Front,  diacre  deTordouet;  (F.  63,  303) 

Germain  Leblanc,  diacre  de  S1  Gcrmain-de-Montgommcry; 

Rémy  Collet,  diacre  de  Courbépine;  (F.  239.) 

Jacques  Cécire  de  la  Croix,  diacre,  prieur-curé  des  Monceaux; 

Charles  Gautier,  diacre  de  S1  liazile  ; 

Robert  Bénard,  diacre  de 

Jean  Leprévost,  diacre  de  Chambrais; 

Jean  Rohais,  diacre  de  S1  Germain  de  Lx; 

Jean  Hurel,  diacre  de  la  Cressonnière; 

118.  —  Le  21  mars  1093,  furent  ordonnés  sous-diacres  : 

François  Rabault,  acolyte  de  Cburtonne-la- Ville  ;  (F.  37.) 

Charles  Sehier,  acolyte  de  la  Couture  de  Bernay  ; 

Antoine  Corbelîn,  acolyte  de  Beaufay; 

Jacques  Butengs,  acolyte  de  Bonneval;  (V.  193.) 

Paul  Le  Normand,  acolyte  d'Orbec;  (F.  193.) 

.Michel  de  Nollet,  acolyte  de  Guerquesalle; 

Adrian  Lerat,  acolyte  de  Toutain ville  ; 

Pierre  Descalles,   acolyte,   religieux-profès  de  N.-D.  de  Grestain  : 

V.  226.) 

Charles  Dufour,  acolyte  de  S*  Oucn  de  Pontaudemer;  (V.  193.) 

Jacques  Bunel,  acolyte  de  N.-D.  de  Pontaudemer; 

René  Croisey,  acolyte  du  Mesnil-Imbert;  (  F.  193.) 

Thomas  Bellière,  acolyte  des  Moutiers-Hubert  ; 

Jacques  Motte,  acolyte  d'Ammeville; 

Jacques  Rossignol,  acolyte  de  la  Fresnaye-Fayel  ; 

Thomas  Chanu,  acolyte,  religieux-profès  de  N.-D.  de  Grestain; 


REGISTRE  I  29 

Jean  Letondellier,  acolyte  de  Ste  Catherine  d'Honfleur;  (  V.  193) 
Jean  Poullain,  acolyte  de  S1  Christophe-de-Condé  ; 
Jacques  Roger,  acolyte  de  Beaufay; 
HO.  —  Le  21  mars  1693,  furent  ordonnés  diacres  : 
Gaspard  Carrey,  sous-diacre  du  Torquesne; 
Robert  Bosquier,  sous-diacre  du  Pin; 

Louis   de  Bonnechose,    sous-diacre  de  N.-I).   de    la  Cousture  de 
Bernay;  (Y.  115,  194.) 
Allaire  Le  Boucher,  soùs-diacre  de  Berthouville ; 
Anselme    de    la    Mondière,    sous-diacre    de    N.-D.    du    Tilleul; 

[Y.   194.  290) 

Nicolas  Leblond,  sous-diacre  de  S1  Mards-de-Fresne  ; 

Jean  Philippes,  sous-diacre  de  St  Cande-le-Vieux  ; 

François  Du  Cable,  sous-diacre  de  St  Martin-de-Lieurey  ;  (F.  115). 

Jacques  Bicherel,  sous-diacre  de  Pont-1'Evêque.  {Y.  115,  197). 

120.  —  Le  21  mars  1G03,  furent  ordonnés  prêtres  : 
Nicolas  Gosset,  diacre  de  S1  Germain  de  Lx  ;  (Y.  260). 
Pierre  Davy,  diacre  de  Guerquesalle  ; 

Jacques  Mesières,  diacre  de  Faverolles  ; 

Germain  Morin,  diacre  d'Orbec  ; 

André  Thuret,  diacre  de  Ste  Croix  de  Bernay  ; 

Xoel  Ballet,  diacre  de  Fontaine-la-Louvet  ; 

Robert  Hauchemas  (Hauchemal),  diacre  de   S1  Germain   de    Lx   ; 

(V.  115). 

Germain  Grigy,  diacre  de  Roiville  ; 

Nicolas  Davy,  diacre  de  S1  Germain  de  Lx  ; 

François  Mallet,  diacre  de  Ste  Croix  de  Mesnil-Gonfrey  j 

Elie  Fosse,  diacre  de  S1  André-d'Hébertot  ; 

Jacques  de  Bonnechose,  diacre  de  S1  Pierre  de  Bellouet  ; 

Jean  Corbin,  diacre  de  Ste  Croix  de  Bernay  ; 

Pierre  Chemin,  diacre  de  S*  Germain  de  Lx  ; 

Robert  Boissel,  diacre  de  S1  Germain  de  Pontaudemer.  (V.  28). 

121.  —  Le  20  mars  1093,  reçurent  la  tonsure  et  les  ordres 
mineurs  : 

Eustache  de  Montreuil,  fils  de  Robert  et  de  Françoise  Demoucel,  de 
la  pair  de  S1  Michel  de  Livel  ; 

Jeao  I)aubin(l),  fils  de  Robert  et  de  Nicole  Hébert,  de  la  pair  de  S1 
Germain  de  Lx  ; 


(1)  Voir  V.  ÎO G. 


30 


INSINUATIONS   EUCLESIASTlOl'ES 


Jacques  Mérouze,  fils  de  Jacques  et  d'Elisabeth  Héroult,  de  la  pair 
de  Prêtreville  ; 

Jean  Hue,  (ils  de  Nicolas  et  d'Anne  Masson,  de  la  pan-  de  S1  Georges- 
du-Mesnil  ;  [V.  190). 

David  Mignot,  fils  de  Henry  et  de  Catherine  Gravey,  de  S1  Germain 
de  Lx  ; 

Robert  Levillain,  fils  de  Robert  et  de  Jacqueline  Vallée,  de  S*  Pierre 
de  Cantelou  ; 

Nicolas  Bosné,  fils  de  Nicolas  et  de  Barbe  Heuttes,   de  S1  Germain 
de  Lx  ;  (V.  117,  191). 

Pierre  Lefebvre, fils  de  Guillaume  et  de  Madeleine  Passerel,  delà 
Potterie-Mathieu  ; 

Pierre  Hùdoux,. fils  de  Guillaume  el  de  Marie  Savourey,  de  la  Cha- 
pelle-Hareng- ;  (V.  177,   191). 

Adrien  Maugard,  fils  de  Pierre  et  de  Marguerite  Le  Brasseur,  de  la 
pari',  de  la  Noe  ; 

Thomas  Baudouin,  iils  de  Laurent  et  de  Marie  Leduc  de  la  pair,  de 
La  Lande  ;  (Y.  164.178- ) 

Guillaume  Pépin,  lils  de  Guillaume  et  de  Marie  Le  Cordier,  de  Ste 
Catherine'd'Honlleur  ; 

Robert  Le  Roux,  fils  de  Guillaume  et  de   .Marguerite   Mariolle,  de 
S1  Jacques  de  Lx  ; 

Joseph  Grandin,  (ils  de  Thomas  et  de  Suzanne  Desme,  de  S1  Ouen  de 
Pontaudemer  ; 

André  Nicolle,  lils  de  Jacques  et  de  Catherine  Lange,  de  S'  Germain 
de  Lx  ; 

Michel  Pastey,  fils  de  Jean  et  de  Marie  Le  Bouteiller,  de  N.-D.  de 
Cirfontaine; 

±22. —  Jean   Bottier,  lils  de  François   et  de    Marie   Boullay,  de 
S1  Martin  de  la  Croupte. 

Pierre  Doucet,  fils  de  Pierre  et  d'Anne  Dumont,  de  S*  Martin  de 
Pontchardon  ; 

Alexandre  Hue,  fils  de  Thomas  et  de  Marie  du  Mouchel,  de  la  pair,  du 
Favril  ; 

François  Goubert,  fils  de  Christophe  et  de  Louise  Giet',  de  la  par?,  de 
Montreuil. 

Nicolas  Dulong,  lils  de  Louis  et  de  Girone  Dasnières,  de  la  pan1,  de 
Morainville  ; 

Ollivier  Dorville,  fils  de  Louis  et  de  Madeleine  Rioult,  de  la  pair,  des 
Champeaux  ;  (V.  173,191.) 

Anne  Baillargeau,  lils  d'Antoine  et  de  Marguerite  Routier,  de  la  pair, 
de  S1  Germain-de-Montgommery  ; 


REGISTRE    I  :>1 

Charles  Delahaye,  fils  de  Nicolas  ei  de  Geneviève  Letailleur,  de  la 
pafr.  de  S'  Germain  de  Pontaudemer. 

Robert  ÂJabarbe,  fils  de  Roberi  et  de  Louise  Lailler,  do  la  pafr.  de 
Marolles  ;  (V.  133,191.) 

André  Fréminot,  (ils  de et  de  Marie  Le  Mire,  de  la  pair,  de  Folle- 
ville; 

Charles  Chéron,  (ils  de  Louis  et  de  Geneviève  Savourey,  de  la  Cha- 
pelle-Hareng ; 

Paul  Morand,  (ils  de  Jacques  Morand,  sr  des  Avenots,  de  la  pari',  des 
Cham peaux  ; 

Charles  Duval,  fils  de  Samson  et  de  Marguerite  Rome,  de  la  pair,  de 
Lieurey  ; 

Nicolas  Aubert,  fils  de  Guillaume  et  de  Marie  Patouin,  de  la  pair,  de 
Giverville;  [V.  191.) 

Etienne  de  Mannoury,  fils  d'Etienne  et  de  Catherine  Le  François,  de  la 
pair,  de  Putot  ; 

123. — Jean  Fornieville,  fils  de  Jean  et  de  Catherine  Passet,  de 
S'  Germain  de  Lx  ; 

Pierre  Hareng,  fils  de  Pierre  et  de  Barbe  Lasseur,  de  la  parf.  d'Am- 
meville  ; 

Robert  Delahaye,  fils  de  Charles  et  de  Michelle  Thirée,  de  S1  Germahir 
la-Campagne  ; 

Pierre  Delaire,   fils  de  Jacques  et  de  Marie  Jobey,  de   la  pafr.  de 
Vimoutiers  ; 

Jean  Coquerel,  fils  de  Pierre  et  de  Jeanne  Bouvyer(?),  de  S'  Germain 
deLx.;  [Y.  192.) 

Charles  Halboult,  fils  de  Robert  et  d'Anne  Gondouin,  de  S' Jacques 
de  Lx.  ; 

François  Hélix,  lils  d'Antoine  et  de  Jeanne  Gibon,  de  la  pafr.  du  Pin; 

[V.   155.) 

François  Denis,  lils  de  Philippe  et  de  Magdeleine  Denise,  de  la  pafr. 
de  Meulles  ; 

Adrian  Guérie,  fils  de  Jean  et  de  Florence  Billard,   de  Sle  Croix  de 
Berna  y  : 

Adrian  Gruel,  lils  de  Charles  el  de  Catherine  Corbelin,  de  la  pafr.  de 
Caorches; 

Louis  Jourdain,  fils  de  Jacques  et  de  Magdeleine  Varin,  de  la  pair. 
d'Aùquainville; 

Michel  Fortin,  lils  de  Michel  et  de  Françoise  Lasseur,  de  la  pafr.  de 
de  Vimoutiers  ; 

Jean-Pierre  Deschamps,  lils  de  Charles  et  de  Magdeleine  Pied-de- 
vache,  de  la  pair,  delà  Goulafrière  1  V.  135,  192).    • 


32 


INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 


Jean  Le  Rebours,  fils  de  Guillaume  ef  de  Marguerite  Aubert,  de 
S1  Désir  de  1/  ; 

Philippe  Noncher,  fils  d'André  et  d'Anne  Desmouceaux,  de  la  pair. 
de  Fauguernon;  (V.  154,  190). 

Jacques  Satis,  iils  de  Louis  et  d'Anne  Soreau,  de  la  pair,  de  S1  Hy- 
mer; 

134.  —  Pierre  Porée,  lils  de  Jean-Jacques  et  de  Françoise 
Courieul,  de  S*  Etienne-la-Thillaye  ;  (F.  167,  190). 

Charles  Laugeois,  fils  de  Jacques  ef  de  Françoise  Barbe,  de  la  pair, 
du  Pin;  (F.  196,  192). 

Guillaume  Derothes,  fils  de  Jean  et  de  Marguerite  Rabasse,  de  la 
parr.  de  S1  Georges-du-Yièvre  ; 

André  de  Hudebert,  fils  de  Charles  et  d'Antoinette  de  la  Mourillière, 
de  la  pair,  de  Mardilly; 

Jacques  Pupin,  fils  de  François  et  de  Françoise  Duvivier,  de  la  pair, 
de  S'-Ouen  de  Pontaudemer; 

Nicolas  Bellencontrc,  fils  de  Louis  et  de  Marie  Dutheil,  de  S*  Aubin- 
de-Scellon;  (F.  152,  109.) 

Nicolas  Bellière,  fils  de  Toussaint  et  de  Catherine  Lemarchand,  de 
N.-D.  de  Courson;  (F.  168,  192). 

Jean  Barré,  iils  de  Nicolas  et  de  Jeanne  Lefebvre,  de  S1  Germain 
del/; 

Alexandre  Du  Nepveu,  fils  de  Pierre  et  de  Marie-Marthelle  Le  Car- 
pentier,  de  la  pair,  de  Fresne;  (F.  274). 

Louis  Gibert,  fils  de  Louis  et  de  Marie  Pelcat,'de  la  .pair.  d'Epaignes; 

Pierre  Mariolle,  fils  de  Pierre  et  de  Marie  Montfort,  de  la  pair,  de 
S*  Germain  de  Lx  (F.  192). 

Guillaume  Buquet,  fils  de  François  et  de  Charlotte  Cornu,  de  la  pair, 
du  Pin; 

Etienne  Faucière,  fils  de  Saintin  et  de  Catherine  Hardy,  de  la  parr. 
d'Avernes  ; 

Robert  Le  Chantre,  fils  de  Pierre  et  de  Gabrielle  Toutain,  de  la  pair; 
de  Rocques ; 

Thomas  Boudin,  fils  de  Germain  et  de  Nicolle  Lecomte;  de  Ja  pair,  de 
Vimoutiers; 

Léonor  Chagrin,  fils  de  Pasquet  et  de  Magdeleine  Le  Cointe,  de  la 
parr.  de  Ternant; 

Pierre  Chambry,  fils  de  Pierre  et  de  Marguerite  Maquefer,  de  la 
pair,  de  S1  Désir  de  Lx  (F.  137). 

135.  —  Le  29  mars  1G93,  reçurent  les  ordres  mineurs  : 
Gabriel  Legrand,  clerc,  de  la  pair,  de  Quetteville;  (F.  190). 
Jean  de  Pierres,  clerc  de  Jouveaux;  (F.  160). 


REGISTRE   I  33 

Michel-Ange  Estièvre,  clerc  de  StP  Catherine d'Honfleur( V.  171, 191). 

1£<».  —  Le  21  juillet  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Gallois,  vicaire  de 
S*  Georges-du-Vièvre,  et  du  sr  Escallard,  vicaire  de  Mallouy,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  entre  Claude  de  la  Tour,  {ils  Jacques,  et  Mar- 
guerite Escallard,  fille  d'Adrian  et  de  Marguerite  Lepicq. 

12^.  —  Le  27  juillet  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Dhoraraey,  curé 
de  Capelles,  et  du  sr  Chrestien,  vicaire  de  St0  Croix  de  Bernay,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  de  François  Perier  et  de  Marie  Boutel. 

138.  —  Le  28  juillet  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Prenthout,  vicaire 
de  S,p  Catherine  d'IIontleur,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Guil- 
laume Fremin. 

129.  —  Le  17  avril  1G78,  Aubin  Collet,  fils  de  François  et  d'Anne 
Cardon,  de  la  pair,  de  Boissy,  reçoit  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

Le  24  septembre  1078,  il  est  ordonné  sous-diacre. 

Le  23  septembre  1679,  il  est  ordonné  [diacre  à  Bayeux  par  Mgr  de 
Nesmond. 

Le  21  décembre  1G80,  il  reçoit  la  prêtrise  à  Lx. 

Le  21  avril  1G93,  la  nomination  à  la  cure  de  N.-D.  de  Bonne-Nou- 
velle de  Crémanville  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Robert  Gravois, 
seigr  et  patron  de  Crémanville,  nommant  pour  la  seconde  fois  à  lad. 
cure,  vacante  par  la  désertion  de  Me  Jacques  de  Conty,  pbfë,  curé  de 
Ilautot,  diocèse  de  Rouen,  dernier  titulaire,  présente  la  personne  dud. 
sr  Collet,  pbfë  de  la  pair,  de  Boissy. 

Le  lendemain,  led.  sr  Collet  requiert  du  seigr  évoque  la  collation  dud. 
bénéfice;  mais  Mre  Le  Nepveu,  vicaire  général,  la  lui  refuse  par  la  rai- 
son qu'il  n'a  justifié  par  aucun  acte  «  de  la  désertion  et  abandonnement 
de  lad.  cure  »  par  le  sr  de  Conty. 

Le  23  juin  1693,  le  sr  Collet  en  ayant  appelé  au  métropolitain, 
MrP  Pierre  Clément,  pbfë,  docteur  en  théologie  de  là  Faculté  de  Paris  et 
vicaire  général  du  seigr  archevêque  de  Rouen,  déclare  qu'ayant  examiné 
lui-même  les  lettres  de  la  nomination  faite  par  le  seigr  du  lieu  à  la  cure 
de  Crémanville,  et  ayant  vu  que  deux  fois  le  sr  Le  Nepveu,  vie.  g1,  avait 
refusé  la  collation  dud.  bénéfice,  sous  prétexte  que  le  sr  Collet  n'avait 
pas  suffisamment  justifié  de  la  désertion  du  sr  de  Conty,  donne  au 
sr  Collet,  en  vertu  de  l'autorité  métropolitaine  supérieure,  la  collation  de 
lad.  cure  de  Crémanville  ad  conservationem  juris,  à  condition  toutefois 
qu'il  passera  deux  mois  au  séminaire  de  Rouen  pour  se  former  à  la  dis- 
cipline ecclésiastique. 

Le  30  juin  1693,  en  vertu  de  cette  collation,  le  sr  Collet,  demeurant 
présentement  en  la  pair,  de  Fouqueville,  diocèse  d'Evreux,  prend  pos- 
session de  la  cure  de  Crémanville.  —  Le  notaire  royal-apostolique  avait 
intimé  à  Me  Nicolas  de  Bernières,   pbfë,   desservant  lad.  pair.,  de  s'y 

14 


34  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

trouver  présent;  mais  celui-ci  sommé  de  remettre  aux  mains  du  sr  (Jol- 
ie! les  clefs  de  l'église  et  celles  dos  maisons  presbytérales  aux  lins  de 
lad.  prise  de  possession,  refuse  de  s'en  dessaisir,  en  sorte  que  la  céré- 
monie se  passe  a  l'extérieur  en  présence  de  Me  Jacques  Falaise,  pbfë  de 
la  pair,  de  Crémanville,  de  Charles  Thierry,  aussi  pbrë,  de  la  pair. 
d'Ablon,  et  dud.  sr  Gravois,  seigr  du  lieu. 

130.  —  Le  3  août  1693,  vu  l'attestation  du  s1'  Lefrère,  pbfë,  vicaire 
de  Bienfaite,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Simon  Poëttevin. 

131. —  Le  5  août  1093,  vu  l'attestation  du  sr  Lehoult,  vicaire 
d'Orville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Robert  Ledoux,  sr  dos 
Brosses,  lils  de  Pierre,  de  la  ville  d'Exmes,  diocèse  de  Séez,  d'une  part, 
et  damlle  Françoise  Dupont,  fille  de  François  Dupont  et  de  feue  damlle 
Renée  de  Belleau,  de  la  par?  d'Orville. 

133.  —  Le  7  août  1693,  Jean  Hudoux,  fils  Guillaume,  marchand,  et 
Me  Pierre  Hudoux,  acolyte,  tous  deux  de  la  Chapelle-Hareng,  constituent 
150  livres  de  rente  en  faveur  dud.  sr  acolyte*  afin  qu'il  puisse  parvenir 
aux  ordres  sacrés.  (V.  122,  191). 

133.  —  Le  8  août  1693,  Robert  Alabarbe,  marchand,  demeurant  à 
Marolles,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  Robert 
Alabarbe,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  122, 
191). 

134.  —  Le  9  août  1693,  Me  Gaspard  Froger,  acolyte  du  diocèse  de 
Lx,  pafr.  de  Villers-en-Ouche,  fils  et  héritier  de  feu  Me  Jacques  Froger, 
vivant  officier  en  la  vénerie  du  roy,  et  de  dam110  Elisabeth  Le  Courtois, 
demeurant  à  Laigle,  se  constitue  150  livres  de  rente,  afin  qu'il  puisse 
parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  192). 

135. — Le  10  août  1693,  Charles  Deschamps,  sT  de  la  Fosse,  l'un 
des  anciens  gardes  de  Son  Altesse  Royale,'  demeurant  à  la  Goulafrière, 
constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  Jean  Deschamps  (1), 
acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  192). 

130.  —  Le  1er  août  1693,  Pierre  Morand,  menuisier,  demeurant  à 
Ticheville,  vicomte  d'Orbec,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de 
son  fils,  Me  Jean  Morand,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  (V.  191.) 

13T. — Le  7  août  1693,  Gabriel  Caron,  marchand  mercier,  bour- 
geois de  Lx,  y  demeurant,  Jean  et  François  Touzey,  frères,  demeurant  à 
Sl-Jacques,  constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  de  31e  Pierre 
Chambry,  acolyte  de  la  pair,  de  S1  Désir,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés.  (V.  124). 


(I)  Jean  Deschamps  était  le  frère  de  Jean-Pierre  Descliamps  dont  il  est  question  au  n°  123. 


REGISTRE  I  35 

138.  —  Le  23  juillet  1(51).°).  la  nomination  à  la  mire  de  S1  Sarason  de 
Pomont appartenant  au  seigrdulieu,Mesre  François  du  Valponirel,  chevr, 
seigfet  patron  de  Pomont,  nommeàlad.  cure,  vacante,  par  la  démission 
pure  et  simple  do  M'  Jacques  Levesque,  dernier  titulaire,  la  personne  de 
Me  Jacques  Pinchon.  pbfë,  vicaire  du  Mellerault. 

Le  23  juillet  1693,  le  seigfévêque  donne  and.  sr  Pinchon  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  12  août  1683,  le  s1  Pinchon  prend  possession  de  lacure  de  Pomont, 
en  présence  dud.  sr  Levesque,  ancien  curé,  dud.  seigr  de  Pomont,  et  de 
Mes"'  Jacques  du  Valpoutrel,  Escr,  demeurant  tous  deux  en  lad.  pair., 
de  31e  Jean  Bunel,  pbrede  la  pan*,  de  Cisay,  et  autres  témoins. 

139. —  Le  21  juillet  1093,  la  nomination  à  la  chapelle  S1  Jean 
l'Evangéliste  en  la  Cathédrale  appartenant  au  chanoine  de  semaine, 
31°  Jean  Guinet,  chanoine  prébende  de  Lieurey,  2e  portion,  représenté 
par  Mre  Michel  Desperiers,  pbfë,  licencié  en  droit,  chanoine  prébende  de 
Feins,  nomme  à  lad.  chapelle,  vacante  par  la  mort  de  Me  Zacharie 
Bféard,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Simon  Davoust,  pbfë,  ba- 
chelier en  théologie  et  curé  de  S1  Germain  de  Lx,  demeurant  à  Paris. 

Le  lendemain,  le  seigr  évêque  donne  son  visa  à  cette  nomination. 

Le  12  septembre  1G93,  led.  sr  Davoust,  représenté  par  Me  Jacques 
Baumais,  pbfë  de  S*  Germain  de  Lx,  prend  possession  malgré  l'oppo- 
sition et  le  refus  des  chanoines  de  la  Cathédrale.  {V.  326). 

Le  2  oct.  1G93.  —  le  droit  de  nommer  à  lad.  chapelle  S*  Jean  appar- 
tient bien  au  chanoine  de  semaine,  mais  lorsqu'il  y  a  des  raisons  qui 
privent  le  chanoine  de  son  droit,  la  nomination  revient  au  Chapitre  tout 
entier.  Or,  au  moment  de  la  mort  de  Me  Zacharie  Bréard,  dernier  titu- 
laire de  cette  chapelle,  décédé  à  la  fin  de  juin,  Me  Jean  Guinet,  clerc 
acolyte,  chanoine  de  Lieurey,  2e  portion,  aurait  dû  être  de  semaine  ; 
mais  comme  il  habite  ordinairement  Paris,  il  n'a  pu  remplir  sa  fonction 
et  par  suite  se  trouve  incapable  d'user  de  son  droit  de  nomination. 
D'ailleurs  la  cour  de  Rouen  a  statué  que  lorsque  le  chanoine  de  semaine 
ne  serait  pas  dans  les  ordres  sacrés,  le  droit  de  nomination  reviendrait 
au  Chapitre.  C'est  pourquoi  messieurs  les  chanoines  nomment  à  ce  béné- 
fice la  personne  de  Me  François  Cosuard,  pbfë,  officier  douze-livres  en 
la  Cathédrale. 

Dès  l'après-midi  du  même  jour,  le  sr  Cosnard  est  mis  en  possession 
'!••  la  chapelle  S1  Jean,  en  présence  de  Me  Alexandre  Moessard,  pbfë, 
secrétaire  du  Chapitre;  31e  Laurent  Bellencontre,  sous-diacre,  second 
sous-chantre,  et  François  Formage,  pbfë,  vicaire  de  la  Cathédrale. 

Le  22  janv.  1694,  M"  Jean-Baptiste  Bence,  pbfë,  chapelain  de 
S1  Nicolas  en  la  Cathédrale,  ayant  précédemment  obtenu  en  cour  de 
Rome  des  lettres  de  provision,  dites  de  per  olntum,  de  la  chapelleS1  Jean 


36  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

l'Evangéliste,  requiert  des  srs  chanoines  la  collation  de  ce  bénéfice  : 
mais  on  lui  répond  que  la  place  est  remplie.  Cependant  le  Chapitre  lui 
accorde,  ad  conservationem  juris-,  la  collation  de  lad.  chapelle  et  l'auto- 
risation d'en  prendre  possession. 

Le  même  jour,  le  sr  Bence  est  mis  en  possession  de  ce  bénéfice. 

14(>.  —  Le  13  août  1G93,  la  nomination  à  la  prébende  volante  du 
Faulq  appartenant  au  seigr  évoque,  Sa  Grandeur  nomme  aud.  bénéfice, 
vacant  par  la  mort  de  Me  Gabriel  Lhuyllier,  pbrë,  dernier  titulaire,  la 
personne  de  Me  Simon  Davoust,  pbrë,  bachelier  en  théologie,  curé  de 
S1  Germain  de  Lx  et  titulaire  de  la  chapelle  S1  Jean  l'Evangéhste  en  la 
Cathédrale. 

Le  14  janv.  1694,  led.  sr  Davoust,  représenté  parMe  Robert  Herfort, 
pbrë,  vicaire  de  S1  Germain  de  Lx,  présente  au  Chapitre  les  lettres  de 
provision  de  la  prébende  du  Faulq  qui  lui  ont  été  accordées  par  led. 
seigr  évoque.  Les  chanoines  protestent  contre  les  titres  de  curé  de 
S1  Germain  et  de  chapelain  de  S1  Jean  l'Evangéhste  qui  sont  employés, 
mais  consentent  à  la  prise  de  possession  qui  a  lieu  dans  la  même 
séance.  (V.  139,  326.) 

141. —  Le  17  août  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Ledanois,  curé  de 
Giverville,  Mr0  Pierre  Audran,  pbrë,  docteur  en  théologie  de  Ja  Maison 
et  Société  de  Sorbonne,  chanoine  scolaste  en  la  Cathédrale,  prieur 
commendataire  de  S1  Jean  de  Bois-Rolland,  vicaire  général  et  officiai 
de  l'évêché  de  Lx,  accorde  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Antoine  Vauquelin,  de  la  par?;  de  Giverville,  et  Marthe  Lecaron,  de  la 
pair,  de  Bailleul. 

143.  —  Le  14  août  1G93,  la  nomination  à  la  cure  du  Vieuxbourg, 
appartenant  au  seigr  du  lieu,  mais  celui-ci  n'ayant  pas  fait  sa  présen- 
tation dans  le  temps  fixé  par  le  droit,  le  seigr  évèque  nomme  à  lad.  cure, 
vacante  par  la  mort  de  M0  André  Dumont,  dernier  titulaire,  la  personne 
de  Me  Louis  Dubois,  pbrë,  (vicaire  du  Mesnil-sur-Blangy). 

Le  16  août  1G93,  led.  sr  Dubois  prend  possession  de  la  cure  du 
Vieuxbourg,  en  présence  de  Me  André  Dumont,  pbrë,  desservant  lad. 
pair.;  Mesre  François  de  Livet,  Esc1",  srdeBeuzeville,  et  autres  témoins. 

143.  —  Le  24  août  1693,  vu  l'attestation  de  M0  Robert  Herfort, 
vicaire  de  S1  Germain  de  Lx,  dispense  pour  le  mariage  de  Pierre 
Becquemont  et  de  Louise  Lelasseur. 

144.  — Le  25  avril  1689,  Pierre  Le  Boullanger,  fils  de  Rémy  et 
de  Marie  Pierres,  de  la  pair,  de  S1  Germain  de  Lx,  reçoit  la  tonsure. et 
les  ordres  mineurs.  (V.  219). 

•  145.  —  Le  27  août  1G93,  Antoine  Desperroys,  Escr,  sr  du  Bou- 
cherot  ou  Bouchot,  demeurant  en  sa  terre  des  Grez,  pair.  S1  Désir  de 
Lx,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils  aîné,  Me  Antoine- 


REGISTRE   I  37 

François  Desperroys,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés,  i  V,  190). 

14<>.  —  Le  28  août  1693,  Ma  Pierre  Mariolle,  officier  de  la  prévôté 
générale  de  Normandie',  demeurant  à  S*  Hippolytc-du-Bout-dcs-Prés, 
constitue  150  livres  de  rente  en  laveur  de  son  fils,  Me  Pierre  Mariolle, 
acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

147.  —  Le  9  août  1693,  dam110  Marguerite  Costentin,  vvc  de 
MeJean  Le  Bas,  sr  du  Mesnil,  cons6*  du  roy,  lieutenant  général  en 
l'élection  de  Lx,  demeurant  en  lad.  ville,  constitue  150  livres  de  rente 
en  faveur  de  son  tils.  Me  François  Le  Bas,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  par- 
venir aux  ordres  sacrés.  (  V.  190)- 

14<S.  —  Le  26  août  1093,  Pierre  Vauquclin,  laboureur,  demeurant 
au  Favril,  et  Nicolas  Maroquesne,  aussi  laboureur,  demeurant  à  Folle- 
ville,  constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Robert  Vauquclin, 
acolyte,  lils  dud.  Pierre,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

14î>.  —  Le  31  août  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Goullay,  pbre,  cho- 
riste en  l'église  Ste  Catherine  d'Honfleur,  ayant  célébré  la  grand'messe, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Pierre  Vyon  et  de  Jeanne  Rioult. 

150.  —  Le  5  août  1693,  .AI0  Jean  Lepetit,  pbre,  chapelain  en 
l'église  du  S'  Sépulcre  de  Caen,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  l'ait 
signifier  ses  noms  et  grades  aux  religieux  de  S*  Pierre  de  Préaux,  en 
parlant  à  dom  Jean  Fourquemin,  procureur  de  l'abbaye,  «  venu  au  son 
du  timbre  ». 

151 .  —  Le  2(]  août  1093,  Mc  Thomas  Gadelorge,  pbre,  demeurant 
;i  Barville,  doyenné  de  Aloyaux,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur 
de  Me  Michel  Cantel,  acolyte,  de  la  pair,  de  Folleville,  afin  qu'il  puisse 
parvenir  aux  ordres  sacrés! 

Le  même  jour,  led.  sr  Gadelorge  constitue  une  rente  semblable  en 
laveur  de  Me  Jean-Baptiste  Castelain,  acolyte,  delà  pair,  de  S1  Aubin- 
de-Scellon,  afin  qu'il  puisse  aussi  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (T.  190). 

152  — Le  24  août  1093,  Louis  Bellencontre,  laboureur,  demeu- 
rant àS'Aiibiii-do-Seellon,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son 
lils.  AI'  Nicolas  Bellencontre,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés,  i  V.  124, 190). 

15:$.—  Le  21  aôûl  1093,  honn.  homme  .Vdrian  Lefort,  sr  de 
Bourguignolles,  marchand,  bourgeois  de  Lx,  demeurant  à  S1  Désir, 
constitue  150  livres  de  rente  en  laveur  de  son  fils,  Me  Daniel  Lefort, 
acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  190). 

15V  —  Le  27  aoûi  1693,  honn.  femme  Anne  Desmouceaux,  Vve 
d'André  Noncherj  demeurant  à  Fauguernon,  constitue  loi  livres  de 
rente  en  faveur  de  son  fils,  AI"  Philippe  Noncher,  acolyte,  afin  qu'il 
puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  123,  190). 


38  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTiyUES 

1 55.  —  Le  1er  septembre  1093,  Me  Antoine  Hélix,  lieutenant-géné- 
ral en  la  haute-justice  de  Fauguernon,  demeurant  au  Pin,  constitue  150 
livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  M"  François  Hélix,  acolyte,  afin  qu'il 
puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Fait  et  passé  en  présence  de  Me  Guil- 
laume Hélix,  avocat  au  bailliage  d'Orbec.  (V.  123). 

1 50.  —  Le  24  août  1693,  Rémy  et  Thomas  Mordant,  frères,  labou- 
reurs, demeurant  à  Boissy,  constituent  1501ivres.de  rente  en  faveur  de 
leur  frère,  Me  Pierre  Mordant,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés.  (V.  192). 

15T.  Le  1er  août  1693,  la  nomination  au  prieuré-cure  de  Brocottes 
appartenant  au  seigr  abbé  de  Belle-Etoile,  Mesre  Philippe  Chapellier, 
abbé  commendataire  de  lad.  abbaye;  nomme  à  cette  cure,  vacante  par  la 
mort  de  fr.  Claude  Poutrel,  relig*  de  l'ordre  de  Prémontré,  dernier  titu- 
laire, la  personne  de  fr.  Pierre  Casault,  pbrë,  religxdud.  ordre. 

Le  1er  août  1693,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Casault  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  23  août  1693,  le  sr  Casault  prend  possession  de  la  cure  de  Bro- 
cottes, en  présence  de  Marc  de  S1  Gilles,  Escr,  sr  du  lieu,  Noël  Millet  et 
autres  témoins.  (F.  327). 

1 58.  —  Le  4  septembre  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Paisant,  curé  du 
Breuil,.etdu  sr  Lacroix,  prieur-curé  de  Monceaux,  dispense  de  bans  pour 
le  mariage  de  Pierre  Fauchet  et  de  Marie  Verson. 

150.  —  Le  10  août  1693,  Me  Jean  Carel,  bourgeois  de  Pont- 
l'Evèque,  y  demeurant,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son 
fils,  Me  François  Carel,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  (V.  191). 

ÎOO. —  Le  5  septembre  1693,  Mesre  Christophe  de  Pierres,  Escr, 
seigr  de  la  Poterie,  Thuillé  et  autres  terres,  demeurant  en  sa  terre  de 
Thuillé,  pair,  de  Jouveaux,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son 
fils,  Me  Jean-Baptiste  de  Pierres,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés.  {V.  125). 

161. —  Le  30  octobre  1692,  testament  de  Me  Jacques  Herfort, 
pbrë  de  la  pair.  S*  Jacques  de  Lx,  dans  lequel  il  demande  entr'autres 
choses,  1°  que  son  corps  soit  inhumé  dans  le  cimetière  de  S*  Jacques  ; 
2°  que  l'inhumation  soit  faite  sans  autres  cérémonies  que  celles  absolu- 
ment nécessaires  et  réglées  par  l'Eglise,  ne  voulant  que  la  seule  Charité 
de  l'église  pour  assister  à  son  inhumation  (1)  ;  3°  que  ses  ornements 
d'église,  ses  vêtement  s  personnels  et  ses  livres  soient  vendus  au  profit 
des  pauvres  de  la  ville. 


(1)  Il  était  d'usage  alors,  comme  cela  se  fait  encore  aujourd'hui  en  certains  endroits,  d'in- 
viter à  l'inhumation  les  confréries  de  Charité  des  paroisses  voisines. 


REGISTRE   I  39 

tiiii,  —  Le  1er  sept.  1693,  Jean  Lefranc,  menuisier,  demeurant  à 
Pontalery,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  (ils,  Me  Thomas 
Lefranc,  .acolyte  div  S*  Germain  de  Lx,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 

ordres  sacrés.  [V.  192.) 

iiili.  —  Le  7  sept.  1693, M6  Louis  Tragin,  acolyte,  fils  de  feu 
Robert  Tragin  et  de  Marie  Lejeune,  de  la  par?.  d'Hermival,  constitue 
150  livres  de  rente  en  sa  faveur,  afin  de  parvenir  aux  ordres  sacrés. 
(  V.  188,1921 

104.  —  Le  6  sept.  1093,  Laurent  Baudouin,  demeurant  en  la 
parr.  de  La  Lande,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  lils, 
M''  Thomas  Baudouin,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  (  V.  121,  178,  190.) 

105.  —  Le  10  août  1693,  Catherine  Vimont,  vve  de  Pierre  Four- 
quemin,  demeurant  à  Rouen,  et  Jacques  Fourquemin,  son  (ils,  demeu- 
rant à  Lx,  constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Louis  Four- 
quemin, acolyte,  de  la  pair,  de  Folleville,  (ils  de  lad.  veuve  et  frère  dud. 
Jacques,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (F.  165.) 

HHi.  —  Le  "21  août  1093,  honn.  homme  Guillaume  Greslebin, 
marchand  «  didandier  »,  bourgeois  de  Lx,  y  demeurant  parr.  S1  Jacques, 
constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  (ils,  Me  Guillaume  Gres- 
lebin,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (F.  191.) 

1<»>.  —  Le  20  août  1093,  Jean-Jacques  Porée,  sr  des  Ardennes, 
et  honn.  femme  Françoise  Courrieult,  demeurant  à  S1  Etiennë-la- 
Thillaye,  son  épouse,  constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  de  leur 
lils.  Mp  Pierre  Porée,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  (  F.  124,190.) 

1-68.  —  Le  9  aoûl  1093,  M»  Charles  Laugeois,  acolyte,  fils  de  feu 
Jacques  Laugeois,  sr  des  Champs,  et  de  Françoise  Barbé,  demeurant 
au  Pin,  constitue  150  livres  de  rente  en  sa  faveur,  afin  de  parvenir  aux 
ordres  sacrés.  —  Dans  les  abornements  des  pièces  de  terre  sur  les- 
quelles lad.  renie  est  hypothéquée,  on  trouve  les  noms  de  Me  Jean  Lau- 
geois, pbre,  curé  de  S'  Martin-de-la-Lieue  ;  Charles  Laugeois,  sr  des 
Maliés;  Jacques  Roussèlet,  sr  de  la  Chesnaye;  Mesro  Charles  Achard, 
seig'du  Pin.  tous  demeurani  au  Pin.  (F.  124192.) 

liito.  —  Le  31  août  1093,  Toussaint  Bellière,  laboureur,  demeu- 
rant ;i  N.-D.  de  ('ourson,  constitue  150  livres  de  renie  en  laveur  de  son 
lils.  .M"  Nicolas  Bellière,  acolyte,  demeurant  au  séminaire,  afin  qu'il 
puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  —  On  trouve  dans  eel  acte  les  noms 
de  Marc-Antoine  Deshayes,  Esc1",  sr  de  la  Lande,  ayant  l'un  et  l'autre 
des  terres  à  Courson.  (  F.  124). 

iTO.  —  Le  3  avril  1693,  Pierre  Coquerel,  boulanger,  et  Germain 
Quesnel,  son  gendre,  bourgeois  de  Lx.  y  demeurant,  constituent  150 


40  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Jean  Coquerel,  acolyte,  afin  qu'il  puisse 
parvenir  aux  ordres  sacrés. 

i  71 .  —  Le  26  août  1693,  Me  Adam-Michel  Estièvre  de  Montessard, 
acolyte,  demeurant  à  Ste  Catherine  d'Honfleur,  ayant  dessein  de  par- 
venir à  l'ordre  de  prêtrise  et  devant,  d'après  les  lois  canoniques,  être 
titré  d'une  somme  de  150  livres  de  rente  viagère,  quoiqu'il  possède  des 
biens  en  fonds  et  rentes  bien  au-delà  de  Jad.  somme,  affecte  à  cette 
rente  une  terre  à  lui  appartenant,  appelée  le  Montessard.  Cotte  terre, 
située  en  la  pair,  de  Pennedepie,  contenait  32  acres  et  était  bornée, 
d'un  côté,  par  le  chemin  tendant  de  Pennedepie  à  Barneville  ;  d'autre 
côté,  par  la  forêt  de  Touques  et  les  hoirs  Me  Jean-Baptiste  Auber  ;  d'un 
bout,  le  chemin  Marmion,  tendant  à  Honfleur;et,  d'autre  bout,  lad. 
forêt  de  Touques  et  plusieurs  pièces  de  terre  provenant  de  la  succession 
de  Me  Adam  Estièvre,  aïeul  dud.  sr  de  Montessard,  en  son  vivant  conser 
et  procureur  du  roy  aux  Eaux  et  Forêts  de  la  vicomte  d'Auge. 

Le  20  août  1693,  le  sr  de  Montessard  avait  chargé  Mesre  Jean  de 
Boisseret,  Escr,  chevr,  marquis  de  Ste  Marie,  seigr  de  Malassis,  demeurant 
à  Honfleur,  de  le  représenter  dans  led.  acte  de  constitution  de  rente. 

Cette  rente  est  garantie  par  led.  seigr  de  Malassis,  par  Jacques  de 
Bautot,  Escr,  seigr  de  Meautrix,  demeurant  en  son  manoir  seigneurial 
de  Barneville-la-Bertrand,  et  par  dame  Marie  Samson,  vve  du  sieur 
Adam  Giffard,  aïeule  maternelle  dud.  sr  de_  Montessard,  demeurante  en 
la  pair,  de  Ste  Catherine. 

1TS.  —  Le  11  sept.  1693,  le  seigr  évêque  de  Lx  autorise  M"  Pierre 
Confier,  clerc  de  la  pair,  de  Chrétienville,  h  recevoir  à  Paris  les  ordres 
mineurs.  (V.  27i). 

173.  —  Le  29  août  1693,  Mesre  Louis  d'Orville,  Escr,  sr  de  Vil- 
liers,  demeurant  aux  Champeaux,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur 
de  son  fils,  M"  Olivier  d'Orville,  Esc1-,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir 
aux  ordres  sacrés. 

Led.  sr  acolyte  absent  était  représenté  par  son  frère,  Mre  Louis  d'Or- 
ville, curé  des  Champeaux. 

Le  même  jour,  led.  sr  de  Villiers  constitue  une  rente  semblable  en 
faveur  d'un  autre  de  ses  fils,  Me  Charles  d'Orville,  Esc/,  acolyte,  afin 
aussi  qu'il  parvienne  aux  ordres  sacrés.  (V.  221,191). 

174.  Le  14  décembre  1692,  Me  Jacques  Roques,  curé  de  S1  Pierre 
du  Sap,  donne  sa  procuration  pour  résigner  sad.  cure  entre  les  mains  de 
N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Gabriel  Langlois,  sous-diacre  de 
S1  Jacques  de  Lx.  (V.  117). 

Le  7  sept,  1693,  le  seigr  évêque  donne   son  visa  aux  lettres  de  pro- 
vision dud.  bénéfice  obtenues  en  cour  de  Rome  par  led.  sr  Langlois. 
175. —  Le  4  sept.   1693,  M® Sébastien  Laisney,  acolyte,  et  son 


REGISTRE   I  41 

frère  Nicolas  Laisney,  marchand,  demeurant  faubourg  et  par?.  S1  Désir, 
constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  dud.  sr  acolyte,  afin  qu'il  puisse 
parvenir  aux  ordres  sacrés.  {V.  187,190.) 

i?ii.  —  Le  8  sept.  1693,  Mp  Daniel  Delaunoy,  apothicaire,  bour- 
geois de  Livarot,  y  demeurant,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur 
de  son  fils,  Me  Gabriel  Delaunoy,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés. 

ITT. —  Le  3  sept.  1693,  Nicolas  Bosné,  acolyte,  fils  de  feu  M° 
Nicolas  Bosné,  sr  du  Haistré,  conser  du  roy,  lieutenant  criminel  de 
contrôle  en  la  maréchaussée  de  France,  demeurant  en  la  pair,  de 
Sr  Germain  de  Lx,  et  de  présent  au  séminaire,  constitue  150  livres 
de   rente    en  sa    faveur,  afin  qu'il  puisse   parvenir  aux  ordres   sacrés. 

{Y.  121.171). 

1T8.  — Le  31  mai  1693,  la  nomination  à  la  chapelle  Ste  Marie  ou 
chapelle  Ste  Marguerite-des-Houlettes,  en  la  pair,  des  Moutiers-Hubert, 
doyenné  de  Livarot,  appartenant  au  roy  à  cause  de  sa  baronnie  des 
Moutiers-Hubert,  Sa  Majesté  nomme  à  lad.  chapelle,  vacante  par  la 
démission  pure  et  simple  de  M0  Nicolas  de  Mailloc,  pbrë,  dernier  titu- 
laire, la  personne  de  Me  Thomas  Baudouin,  pbre  de  la  pan*,  de  La 
Lande.  Donné  au  Quesnoy.  (V.  121,164,190). 

Le  15  sept.  1693,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Baudouin  la  colla- 
lation  dud.  bénéfice. 

Le  16  oct.  1693,  le  sr  Baudouin,  en  conséquence  de  la  nomination 
«  qui  faicte  a  esté  de  sa  personne  par  le  roy  nostre  souverain  seigneur 
et  sire»,  prend  possession  de  la  chapelle  des  Houlettes,  en  présence  de 
M°  Jean-Baptiste  Lesage,  conser  et  procureur  du  roy  en  l'hôtel  de  ville 
d'Orbec;  M°  Michel  Bazire;  Me  Jacques  Le  Seigneur,  sr  de  Préfon- 
taine ;  François  Gosselin,  sr  du  lieu,  demeurant  au  Pontalery. 

iTO.  —  Le  30  août  1693,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Denis  do 
Victot  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Georges-François  de  Becde- 
lièvre,  chevr,  seigr  et  patron  de  Villers  et  autres  seigneuries,  et,  à  cause 
de  noble  dame  Madeleine  de  Bautin ,  son  épouse ,  seigr  et  patron  de 
Victot  et:  autres  lieux,  agissant  du  consentement  et  en  présence  de  lad. 
dame,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Jacques  de  Bosc- 
Regnoult,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Jean  Mahieu,  pbre  du 
diocèse  de  Rouen.  Fait  et  passé  à  Victot,  en  la  demeure  dud.  seigr  et 
enfla  présence  de  Charles  Martin,  sr  des  Cotis,  et  autres. 

Le  3  septembre  1693,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Mahieu  la  col- 
lation dud.  bénéfice. 

1HO.  —  Le  18  décembre  1692,  noble  et  discrète  personne,  M™ 
Françoisde  Piperey,  pbrë,  euré  de  N.-D.  de  Cirfontaine  et  pourvu  de 
la  cuit  de  N.-D.  do  Préaux,  donne  sa    procuration  pour  résigner  lad. 


42  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

cure  de  Préaux  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me 
Louis  Le  Jumel,  diacre  de  ce  diocèse. 

Le  10  sept.  1693,  Mc  Gilles  Morlet,  pbrë  de  SM*eerges-du-Vièvre, 

nommé  la  veille,  de  plein  droit  par  le  seig*  évoque  à  la  cure  de  N.-D. 
de  Préaux,  vacante  par  désertion  ou  par  dévolu,  prend  possession  dud. 
bénéfice  en  présence  de  Me  Denys  Leroy,  pbrë,  curé  de  St-Michel  de 
Préaux  ;  Me  André  Saffrey,  aussi  curé  dud.  S1  Michel;  Me  Jacques 
Bunel,  sous-diacre  de  N.-D.  de  Pontaudemer. 

Le  21  oct.  1693,  Me  Louis  Le  Jumel  diacre,  pourvu  de  lad.  cure  de 
N.-D.  de  Préaux,  donne  sa  procuration  pour  remettre  led.  bénéfice 
entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  Pape  en  laveur  de  noble,  et  discrète 
personne,  Mre  Jacques-François  de  Bernières,  pbrë,  curé  de  S-Martin 
de  Monceaux,  diocèse d'Evreux. 

181.  — Le  28  sept.  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Des  Aulnez,  curé 
de  Corbon,  et  du  sr  Bocage,  curé  d'Estrées,  dispense  do  bans  pour  le 
mariage  entre  David  Lemonnier,  sr  des  Bouttiers,  et  Marie  Marin. 

183.  —  Le  28  sept.  1693,  vu  l'attestation  de  Me  Michel  Bourse. 
pbrë",  curé  de  Criqueville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Barbe 
Le  Mazurier. 

183.  —  Le  28  sept.  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Querey,  curé  de 
Bournainville,  et  du  sr  Lucas,  curé  de  (  ampigny,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Guillaume  Brière  et  de  Catherine  Vitrel. 

184-  —  Le  4  juillet  1693,  leseigr  évoque  donne  son  visa  aux  lettre 
de  provision  de  ht  chapelle  simple  de  S1  Marc,  obtenues  en  cour  do 
Rome  par  Me  Eustache  Housset,  pbre  de  Montreuil,  en  conséquence  de 
la  mort  de  Me  Pierre  Mary,  dernier  titulaire. 

Le  21  sept.  1693,  led.  sr  Housset  prend  possession  de  lad.  chapelle 
par  sa  prière  faite  au  lieu  où  apparaissent  encore  quelques  vestiges,  et 
par  la  vue  ou  attouchement  de  ces  vestiges. 

185.  —  Le  29  sept.  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Bailleul,  pbrë, 
curé  de  S1  Philbert-des-Champs,  et  du  sr  Mollien,  vicaire  de  Manne- 
ville-la-Pipard,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jacques  Yiques- 
ncl  et  de  Catherine  Delarue. 

180.  — Le  21  sept.  1686,  Jacques  Coquille,  (ils  de  Jacques  Coquille, 
procureur  au  parlement  de  Rouen,  et  de  Marie  Lefrançois,  de  la  pair, 
de  S1  Arnaud  de  Rouen,  reçoit  la  tonsure  en  lad.  ville. 

Le  23  août  1690,  led.  sr  Coquille  est  reçu  Me  ès-arts  en  l'Université 
de  Paris. 

Le  2  sept.  1690,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur 
de  lad.  Université. 

Le  6  oct.   1690,  il  est  nommé  par   icelle  sur  l'évèché  et  le  Chapitre 

de  Lx. 


s 


REGISTRE    I  43 

Le  29  sept.  1693,  le  sr  Coquille,  clerc  de  lad.  pair,  de  S1  Amand,  y 
demeurant,  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seig*  évêque  et  aux  srs 
chanoines  de  Lx. 

INT.  —  Le  17  sept.  1688,  Sébastien  Laisney,  fils  de  Sébastien  et 
d'Anne  Ricquier,  de  la  parr.  de  S1  Désir  de  Lx,  reçoit  la  tonsure  et  les 
ordres  mineurs.  (V.  175,  190). 

18H.  —  Le  19  sept.  1693,  reçurent  la  tonsure  et  les  ordres  mi- 
neurs (1)  : 

Louis  de  Dramard,    lils  de  Tenneguy  de  Dramard,  Esc1-,  et  de  dame 

Magdeleine  d'Angerville,  de  la  pair  de  Gonneville-sur-Dive  ; 

Louis  Tragin,  lils  de  Robert  et  de  Marie  Lejeune,  de  S1  Jacques  de 
Lx  (V.  163,  192). 

489.  —  Le  19  sept.  1693,  Me  André  Couture,  clerc  de  S1  Jacques 
de  Lx,  reçoit  les  ordres  mineurs. 

ÎOO.  —  Le  19  sept.  1693,  furent  ordonnés  sous-diacres  : 
Jean  Hue,  acolyte  de  la  par?,  de  S1  Georges-du-Mesnil  ;  (  V.  121) 
Sébastien  Laisney,  acolyte  de  S1  Désir  de  Lx;  (V.  175,  187). 
Philippe  Noncher,  acolyte  de  la  pair,  de  Fauguernon ;  (V.  123.  154). 
Antoine-François  Desperroys,  acolyte  de  S1  Désir  de  Lx;  (V.  145). 
Nicolas  BeUencontre,  acolyte  de  S*  Aubin-de-Scellon  ;  (V.  124,  152). 
Jean-Baptiste  Castelain,  acolyte  de  S-Aubin-de-Scellon  ;  (F.  151). 
Daniel  Lefort,  acolyte  de  S1  Désir  de  Lx  ;  (V.  153). 
François  Le  Bas,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  ;  (V.  147). 
Michel  Motte,  acolyte  de  S1  Jean  de  Familly; 

Thomas  Baudouin,  acolyte  de  la  parr!  de  La  Lande  ;   {V.  121,  164, 
178). 
Jacques  Le  Cordier,  acolyte  de  Pont-1'Evêquc; 
Pierre  Porée,  acolyte  de  S1  Etienne-la-Thillaye  ;  (T.  124,  167). 
Gabriel  Legrandde  Ste  Marie,  acolyte,  religieux-profès  de  Grestain; 

(V.  125). 

iOi.  —  Robert  Alabarbe,  acolyte  de  laparr.  de  Marolles;  (V.  122, 

133). 

Grégoire  Ridel.  acolyte  de  laparr.  du  Regnouard  ; 

Guillaume   Guerrier,   acolyte  de   S1   Léonard  d'Honfleur;  (V.  125, 

171). 

Guillaume  Greslebin,  acolyte  de  S*  Germain  de  Lx  ;  (Y.  166). 

François  Hélix,  acolyte  du  Pin.  (V.  123,  155). 

Nicolas  Bosné,  acolyte  de  S1  Germain  doLx;  (T.  121,  177). 


(1)  Lorsque  nous  n'indiquons    pas   le   lieu  où  s'est   faite  l'ordination,  la  cérémonie' s'esl 

passée  ;i  IJ-ieux., —  Cette  note  s'applique  à  tout  notre  travail, 


44  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

Jacques  Laisney,  acolyte  de  la  pair,  de  Chambrais  ; 
François  Carel,  acolyte  de  la  pair,  de  Surville;  (Vr.  159). 
Pierre  Hudoux,  acolyte  de  la  Chapelle-Hareng;  (F.  121,  132). 
Jean  Morand,  acolyte  de  la  pair,  de  Ticheville  ;  (F.  136). 
Ollivier  d'Orville,  acolyte   de   la   parr.   des  Champeaux  ;   (F.    122, 
173). 

Nicolas  Aubcrt,  acolyte  de  la  pair,  de  Givervillc;  (F.  122). 

Charles  d'Orville,  acolyte  de  la  pair,  des  Champeaux;  (V.  173). 

iU2.  — Jean  Deschamps,  acolyte  de  la  Goulafrière  (F.  135). 

Gaspard  Froger,  acolyte  de  Villers-en-Ouche;  (F.  134). 

Nicolas  Bellière,  acolyte  de  N.-D.  de  Conrson(F.  124,  168). 

Thomas  Lei'ranc,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  ;  (  F.  162). 

Louis  Fourquemin,  acolyte  de  N.-D.  de  Follcville  ;  (F.  165). 

Charles  Laugeois,  acolyte  du  Pin  ;  (F.  124,  168). 

Nicolas  Herrier,  acolyte  de  S*  Pierrc-de-Cormeillos  ;  (F.  253). 

Pierre  Hébert,  acolyte,  de  la  pair,  des  Champeaux  ;  (F.  115). 

Rémy  Boullay,  acolyte  de  la  parr.  de  Bailleul  ;  (F.   115). 

Michel  Poplu,  acolyte  de  S'  Pierre-du-Tertrc  (de  Mailloc)  ;  (V.  115). 

Pierre  Mordant,  acolyte  de  N.-D.  de  Boissy  ;  (F.  156). 

Louis  Tragïn,  acolyte  de  S1  Jacques  de  Lx  ;  (Vr.  188). 

Pierre  Mariolle,  acolyte  de  S*  Germain  de  Lx  ;  (Y.  124). 

Jean  Coquerel,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  ;  (Y.  123). 

lf)3.  —  Le  10  sept.  1693,  furent  ordonnés  diacres  : 

Gabriel  Vicaire,  sous-diacre  de  N.-D.  de  Vimoutiers  ;  [Y.  115). 

Jean  Le  Roux,  sous-diacre  de  N.-D.  de  Vimoutiers  ;  (V.  115). 

Nicolas Vitrel,  sous-diacre  de  S1  Ouen  de  Pontaudcmer  ;  {Y.  19). 

René  Croisey,  sous-diacre  du  Mesnil-Imbert  ;  {Y.  118). 

Nicolas  Lefebvre,  sous-diacre  de  S*  Georges-du-Mesnil  ; 

Jacques  Butengs,  sous-diacre  de  Bonneval  (Y.  118). 

Jacques  Sauvalle,  sous-diacre  de  N.-D.  de  Vimoutiers  ;  (V.  115). 

François  Halbout,  sous-diacre  de  la  pair,  des  Places  ;  {V.  115). 

Guillaume  Formeville,  sous-diacre  de  S1  Germain  de  Lx  ;   {Y.  115). 

Charles  de  Giverville,  sous-diacre  de  la  pair,  de  Givervillc  ;  (Y.  191). 

Louis  Roussel,  sous-diacre  de  S1  André  d'Echauiïou  ;  (F.  115) 

Jean  Ledanois,  sous-diacre  de  Chambrais  ; 

Pierre  Guermont,  sous-diacre  de  Cirfontaine  ;  (V.  115). 

Charles  Dufour,  sous-diacre  de  S1  Ouen  de  Pontaudcmer  ;  (V.  118). 

Paul  Le  Normand,  sous-diacre  de  la  parr.  d'Orbcc  ;  {V.  118). 

Nicolas  Amours,  sous-diacre  de  S1  Victor-d' Epine  ; 

Jacques  de  Mannourv,  sous-diacre  de  Livarot  ;  (V.  115). 

Jean-Baptiste  Moullin,  sous-diacre  de  Coquainvillicrs  ;  (Y.  115). 

Jean  Letondellicr,  sous-diacre  de  Ste  Catherine  d'iïonlleur  ;  (V.  118). 


REGISTRE    I  45 

iUré.  —  Le  1!>  sept.  1693,  furent  ordonnés  prêtres  : 

Jacques  Bicherel,  diacre  de  S*  Michel  de  Pont-1'Evêque  ;  (T.  115,119). 

Louis  de  Bonnechose,  diacre  do  N.-D.  de  la  Couture  de  Bernày  ; 
(F.  115,  119). 

Nicolas  Boivin,  diacre  de  Morsan  ;  (F.  116). 

François  Breton,  diacre  de  Berville-snr-la-Mer  ;  (F.  116). 

Gabriel  Gondouin,  diacre  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer  ; 

Nicolas  Yen,    diacre  de  S1  Léonard  d'Honfleur  ; 

Martin  de  la  Borne,  diacre  de  N.-D.  de  la  Couture  ;  (F.  116). 

Jean  -louas,  diacre  de  Thiberville  ; 

Alexis  Morin,  diacre  de  S*  Jacques  de  Lx  ;  (F.  116). 

Christophe  Piperey,  diacre,  curé  de  la  Goulafrière  ;  (F.  70,  311). 

Jacques  Lasseur,  diacre  de  S1  Germain  de  Montgommery  ; 

Jacques  Mascrier,  diacre  du  diocèse  d'Evreux,  rite  dimissus,  curé  de 
S*  Melaine  ;  (F.  322). 

Hubert  Baudry,  diacre  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer  ; 

Anselme  de  la  Mondière,  diacre  de  la  pair,  du  Tilleul  ;  (  F.  119,  290). 

Pierre  Hue,  diacre  de  Bienfaite  ;  (F.  116). 

Pierre  Boudard,  diacre  de  S1  Germain  de  Lx.  (F.  116). 

195.  —  Le  G  oct.  1693,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Denis  Lormier,  avocat,  demeurant  à  Caorches,  d'une  part,  et  damlle 
Geneviève-Cécile  de  Semilly,  fille  de  feu  Antoine  de  Semilly,  Escr,  et 
de  damlle  Suzanne  de  Billard,  de  la  pair,  de  S*  Aubin-Lébizay. 

196.  —  Le  7  avril  1093,  Me  Gilles  Leprevost,  pbrë,  curé  de  N.-D. 
de  Selles,  Mp  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  âgé  de  80  ans,  ne  pou- 
vant plus,  à  cause  de  son  grand  âge,  remplir  les  fonctions  pastorales, 
donne  sa  procuration  pour  résigner  sa  cure  entre  les  mains  de  N.-S.-P. 
le  pape  en  faveur  de  Me  Antoine  Bazire,  pbrë,  Me  ès-arts  en  l'Univer- 
sité de  Caen,  vicaire  de  N.-D.  de  Selles  et  chapelain  titulaire  de  la 
chapelle  S'  Jean-Baptiste  en  la  par?,  du  Bosc-Renoult,  diocèse 
d'Evreux.  Il  se  réserve  toutefois  une  pension  annuelle  de  200  livres  à 
prendre  sur  les  revenus  de  lad.  cure  qu'il  a  desservie  pendant  trente 
ans.  Il  retient  encore  la  moitié  des  maisons  du  presbytère,  des  cours  et 
jardins  qui  en  dépendent. 

Le  8  oct.  L693,  Mr0  du  Nepveu,  vicaire  général,  donne  son  visa  aux 
lettres  de  provision  de  lad.  cure  obtenues  en  cour  de  Rome  par  led.  sr 
Bazire. 

Le  11  oct.  1693,  celui-ci  prend  possessidn  de  la  cure  de  Selles 
avec  nniirs  les  cérémonies  ordinaires.  Mais  ensuite  se  présente  led.  sr 
Leprevost,  ancien  curé;  qui  déclare  s'opposer  à  cette  [irise  de  possession 
>;nis  vouloir  dire  les  raisons  de  cette  opposition.  Le  notaire  royal-apos- 
tolique de  son  côté  proteste  contre  cette  conduite  du  sr  Leprevost. 


46  INSINUATIONS    ECCLESIASTIQUES 

±W7.  — La  16  juillet  1098,  la  nomination  à  la  cure  de  S'  Martin  de 
Samesle  appartenant  au  seigr  du  lieu,  damellfi  Catherine  Le  Portier, 
dame  et  patronne  de  Samesle,  épouse  civilement  séparée  de  Me  Claude 
Haymet,  sr  du  Homme,  nomme  à  lad.  Cure,  vacante  par  la  mort  de 
Me  Pierre  Dubusc,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Mre  Nicolas 
Leblond,  diacre  de  S1  Mards-de-Fresne. 

Le  12  août  1693,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Leblond  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  1er  oct.  1693,  le  sr  Leblond  prend  possession  delà  cure  de  Sa- 
mesle en  présence  de  Mp  Nicolas  Le  Front,  pbrë,  vicaire  de  lad.  pair. 

lî)8.  —  Le  14  oct,  1693,  vu  l'attestation  du  sr  de  Meurdrac,  curé 
de  S' Pierre-des-lfs  (Cormeilles),  du  sr  Legras,  curé  de  S'  Christophe, 
et  du  sr  Deschamps,  curé  de  S1  Georges-du-Vièvre,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Pierre  Hébert. 

1ÎM>.  — Le  19  oct.  1693,  Mre  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  son  visa 
aux  lettres  de  provision  dites  de  Pcr  obilum,  delà  chapelle-léproserie  de 
S1  Marc  et  S1  Barthélémy,  en  la  pair,  de  S*  Pierre  de  Cormei Iles,  obte- 
nues par  W  Paul  Loysel,  clerc  tonsuré  et  Me  ôs-arts  en  l'Université  de 
Caen. 

Le  26  oct.  1693,  le  sr  Loysel  prend  possession  dud.  bénéfice  «  en  se 
mettant  à  genoux  devant  les  trois  autels,  n'ayant  pu  les  toucher  à  raison 
des  ruynes  arrivez,  partye  de  la  couverture  estant  tombée,  et  le  reste 
autant  que  possible.  »  (V.  205), 

200.  —  Le  2  novembre  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Turquetil,  curé 
de  Ouétiéville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Me  Jacques  Le- 
febvre  de  Graffart,  chevr,  seig'de  Mesle,  fils  de....  et  de  dame...  Cordé, 
de  la  pair,  du  Marais,  diocèse  de  Séez,  d'une  part,  et  damlle  Char- 
lotte Baudouin  de  Cingal,  fille  de  Mesre  Jean  Baudouin,  chevr,  séig'de 
Fresney,  Cingal  et  autres  lieux,  et  de  noble  dame  Catherine  de  Saint 
Laurens,  de  la  pair,  de  Quétiéville. 

SOI.  —  Le  31  juillet  1693,  fr.  Thomas  Rouxelin,  pbrë,  chanoine 
régulier  de  l'ordre  de  S1  Augustin,  titulaire  du  prieuré  de  S1  Nicolas- 
des-Bois,  situé  en  la  paroisse  de  Marmouillé,  donne  sa  procuration 
peur  résigner  led.  prieuré  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en 
laveur  de  Jacques  de  Rouxelin,  clerc,  chanoine  régulier  dud.  ordre. 

Le  13  oct.  1693,  le  seigr  évêque  donne  son  visa  aux  lettres  de  pro- 
vision obtenues  en  cour  de  Rome  par  led.  sr  Jacques  de  Rouxelin. 

Le  16  nov,  1693,. le  sr  Rouxelin  prend  possession  du  bénéfice  simple 
de  S' Nicolas-des-Bois  en  présence  de  plusieurs  habitants  de  Marmouillé. 

303.  —  Le  23  janv.  1692,  Me  Gabriel  de  la  Chesnée,  pbrë,  curé 
de  S1  Georges-de-Fiqueileur,  «  gisant  en  son  lit,  détenu  infirme  des 
gouttes  depuis  dix  à  douze  ans,  âgé  de  67  ans,  ne  pouvant  vacquer  à 


KEG1STRK    I 


ses  [onctions,  »  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  euro  entre  les 
mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Henry  de  Besongne,  pbëT' 
de  Bonneville-la-Louvet.   Il  se  réserve  toutefois  une  pente  viagère  de 

150  livres  pour  «  ayder  a  vivre  et  subsister  aud.  s1'  de  la  Chesnée  et 
à  une  personne  dont  il  a  besoin  de  se  servir  à  cause  de  son  infirmité, 
veu  qu'il  n'a  aucun  patrimoine.  »  Il  retient  en  outre  plusieurs  apparte- 
ments du  presbytère  et  quelques  dépendances.  —  Il  avait  desservi  la 
par?,  pendant  vingt-cinq  ans.  Fait  et  passé  à  Fiquelleur  en  présence,  de 
dom  Gilles  Pied  de  Liepvre ,  pbrë,  religieux  de  Grestain ,  et  de 
Me  Jacques  Dubosq,  pbrë,  curé  de  La  Lande. 

"^o:i  —  Le  11  nov.  1093,  la  nomination  à  la  lre  portion  de 
Martin-de-Fresnay,  appartenant  au  seig*  de  la  Gravelle,  Mes1'6  Jean- 
Claude  de  Croisilles,  Escr,  seigr  et  patron  de  Bretteville,  Echots,  Mont- 
vioite,  la  Gravelle  et  S'  Martin-de-Fresnay,  conser  du  roy,  avocat  de  Sa 
Majesté  au  bailliage  et  siège  présidial  de  Caen,  nomme  à  lad.  cure, 
vacante  par  la  mort  de  Me  Philippe  Douesnel,  pbrë,  dernier  titulaire, 
la  personne  de  Me  François  de  Bonnel'ons,  Esc1',  pbrë,  du  diocèse  de 
Baveux.  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen.  Fait  à  Caen,  pair.  S*  Jean, 
en  la  maison  dud.  sr  de  Croisilles. 

Le  20  nov.  1693,  Mro  Audran,  vie,  g*1,  donne  aud.  sr  de  Bonnefons 
la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  22  nov.  1(393,  le  sr  de  Bonnefons  prend  possession  de  lad. 
cure  de  S1  Martin  en  présence  de  Me  Pierre  Scelles,  pbrë,  curé  de  la 
2e  portion.  M0  Jacques  Pottier,  pbrë,  curé  de  Tostes,  diocèse  de  Séez, 
et  autres  témoins. 

204:.  —  Le  23  nov.  1G93,  vu  l'attestation  du  sr  Pecqueult,  curé  de 
S*  Jean-de-la-Lequeraye,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Philippe 
Leprevost. 

305.  — Le  24  nov.  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Pellerin,  curé  de  la 
Noe,  et  du  sr  Des  Marquets,  curé  delà  Potterie-Mathieu,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  de  Pierre  Maugars  et  de  Marie  Anfrie. 

20<>.  —  Le  24  nov.  1093,  vu  l'attestation  du  sr  Pellerin,  curéd'Or- 
bec,  et  dus'  Croisey,  vicaire  de  N.-D.  de  Courson,  dispense  de  bans 
pour  le  mariageentre  Me Pierre  Burgault,  chirurgien,  fils  de  feu  Jacques 
et  do  Jeanne  Duclos,  d'une  part,  et  damlle  Anne  Dubois,  de  lad.  parr. 
de  N.-D.  de  Courson. 

20T.  —  Le  24  nov.  1693,  vu  l'attestation  du  sr  Lemoine,  pbrë, 
curé  de  la  Chapelle-Béquet,  du  sr  Desnoyers,  curé  d'Epaignes,  du  sr 
Letailleur,  cUréde  s<  Etienne-Lallier,  etsr  Dubreuil,  vicaire  de  la  Potte- 
rie-Mathieu, dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Pierre  Poullain,  ori- 
ginaire d'Epaignes. 

îiOS.  —  Le  26  nov.  1693,   vu  l'attestation  du  sr  Marie,  curé  des 


48  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

Authieux-Papion,    dispense   do  bans  pour  le    mariage  d'André  Je- 
henne. 

300.  —  Le  21  nov.  1693,  dispense  de  bans  p  air  le  mariage  entre 
Pierre  Le  Grix,  Esc1",  sr  de  la  Cour,  de  la  pair,  de  S1  Eticnne-Lallier, 
d'une  part,  et  Elisabeth  de  Bresy,  delà  pair,  de  Deauville. 

31 0.  —  Le  4  novembre  1693,  la  nomination  au  prieuré-cure  de  8- 
André  d'Hébertot  appartenant  au  seigrabbé  de  Joyenval,  Messire  Geor- 
ges d'Aubusson  de  la  Feuillade,  consPr  du  roy,  évoque  de  Metz  et  abbé 
commendataire  de  lad.  abbaye,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  parla  mort 
de  fr.  Nicolas-Marguerite  du  Carrouge,  dernier  titulaire,  la  personne  de 
fr.  Pierre  Pannetier,  pbrë,  chanoine  régulier  de  l'ordre  Prémontré  en 
lad.  abbaye. 

Le  19  nov.  1693,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Panne- 
tier la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  27  nov.  1693,1e  sr  Pannetier  prend  possession  du  prieuré-cure 
d'Hébertot. 

31 1 .  —  Le  6  juin  1693,  la  nomination  à  la  cure  de  Ste  Croix  de 
Bernay  appartenant  au  seigr  abbé  de  N.-D.  de  Bernay,  Messire  Léon 
de  Gesvres,  abbé  commendataire  de  lad.  abbaye,  demeurant  à  Paris, 
en  son  hôtel  hors  et  proche  la  porte  de  Richelieu,  pair.  S'  Eustache, 
nomme  à  lad.  cure  de  Ste  Croix,  vacante  par  la  mort  de  Me  Jean 
Foucques,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  André  Goulafre, 
pbrë,  originaire  de  cette  paroisse. 

Le  19  juin  1693,  les1  Goulafre,  représenté  par  Me  Pierre  Doléans, 
pbrë  habitué  de  l'église  Ste  Croix,  requiert  de  Me  Pierre  Lange,  vie. 
g1,  la  collation  de  lad.  cure.  Celui-ci  répond  qu'il  diffère  d'accorder  les 
provisions  demandées  jusqu'au  jour  où  le  sr  Goulafre,  remis  de  son 
infirmité,  pourra  se  présenter  en   personne  et  subir  l'examen  requis. 

Le  22  juin  1693,  led.  sr  Lange  donne  au  sr  Goulafre  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  21  nov.  1693,  le  sr  Goulafre  prend  possession  de  la  cure  de 
StP  Croix  de  Bernay,  en  présence  de  messieurs  Simon  Hayer,  pbrë  ; 
Me  Jean  Chrestien,  pbrë,  vicaire  de  lad.  pair.  ;  Mes  Nicolas  Martin, 
Jean-Jacques  Lequin,  Pierre  Aubry,  Jacques  Lecesne,  Jean  Crespin, 
tous  pbrës  ;  Jean-Baptiste  Héroult,  diacre  ;  Marc-Antoine  Deshayes, 
Escr,  seigr  de  Ticheville,  vicomte  de  Bernay,  maire  perpétuel  de  cette 
ville  ;Me  Jacques  de  Mannoury,  conser  du  roy,  élu  en  l'élection  et 
grenier  à  sel  de  cette  ville  ;  Me  Michel  Desmonts,  docteur  en  médecine  ; 
François  Hubert,  trésorier  de  cette  Eglise  ;  Michel  Lecesne,  autre  tré- 
sorier ;  Jean  Maiescal,  chirurgien,  et  autres  témoins. 

313  — Le  12  nov.  1693,  Messire  Philibert-Charles  de  Pas  Feu- 
quières,  abbé  commendataire  de  l'abbaye  de  N.-D.  de  Cormeilles,  de- 


REGISTRE    f  49 

mourant  à  Paris,  rue  Richelieu,  nomme  pour  son  vicaire  général  en 
l'abbaye  de  Corraeilles  domJean  Edeline,  pbre,  prieur  et  grand  baillv 
dud.  monastère. 

ai:V  —  Le  11  juin  1693,  la  nomination  à  la  cure  du  Fournet 
appartenant  au  chanoine  de  semaine  en  la  Cathédrale,  Mre  François  de 
Carbonnel,  pbfë,  chanoine  de  Lieurey,  nomme  à  lad.  euro,  vacante  par 
la  mort  de  M''  Sébastien  Fouquet,  dernier  titulaire,  la  personne  de 
M    Pierre  Moulin,  pbfë  du  diocèse  de  Coutances. 

Le  11  juin  1693,  le  seig*  évêque  donne  aud.  s1'  Moulin  la  collation 
de  ce  bénéfice. 

Le22aoû1  1693,  les1  Moulin,  demeurant  à  Biville,  diocèse  de  Cou- 
tances. donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  du  Fournet  en 
laveur  de  Me  Ollivier  Dufer,  pbrë  de  lad.  pair,  du  Fournet. 

Le  30  décembre  1693,  le  sr  Moulin,  demeurant  toujours  à  Biville, 
donne  de  nouveau  sa  procuration  pour  résigner  la  cure  du  Fournet 
entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  dud.  s1'  Dufer,  pbrë,  ti- 
tulaire de  la  chapelle  S'  Augustin  en  la  cathédrale  de  Lx  ;  et  led.  sr  Du- 
fer donne  aussi  sa  procuration  pour  résigner  lad.  chapelle  en  faveur 
dud.  sr   Moulin  ;  le  tout  pour  cause  de  mutuelle  permutation. 

Le  2  févr.  1094,  le  s1'  Moulin  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres 
de  provision  de  lad.  chapelle  S'  Augustin,  et  le  sr  Dufer  obtient  aussi 
des  lettres  de  provision  de  lad.  cure  du  Fournet. 

Le  20  avril  1074,  Mre  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  son  visa  auxd.  lettres 
de  provisions  obtenues  par  le  sr  Moulin. 

21-4.  —  Le  10  mai  1093,  lanomination  à  la  cure  de  S1  Sébastien  de 
Préaux  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  René  de  Mo<>-es,  Esc1',  seig,r 
et  patron  de  Préaux,  conser  du  roy  en  son  Grand  Conseil,  nomme  à  lad. 
cure,  vacante  par  la  condamnation  aux  galères  prononcée  par  le  parle- 
îiH-nl  de  Rouen  contrôle  dernier  titulaire,  la  personne  de  Mesre  Marc- 
Àurèle  Deshayes,  pbfë,  curé  de  Sc  Martin-du-Yal-d'Orbec  (S1  Martin 
de  Mailloc). 

Le  \'2  mai  1693,  le  seig'  évêque  donne' aud.  sr  Deshayes  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le30  mai  1093,  le  sr  Deshayesde  la  Cauvinière  prend  possession  de 
la  cure  de  S*  Sébastien  de  Préaux,  en  présence  de  Me  François  Joselle, 
pbrë,  desservant  lad.  pair.,  et  M°  Jacques  Le  Front,  aussi  pbrë. 

Le9  octobre  1693,  la  nomination  ii  la  cure  de  S1  Sébastien  de  Préaux 
appartenant  au  prieur  de  Friardel,  Me  Jean  Moullin,  pbre,  prieurclaus- 
tral  du  monastère  du  Bourg-Achard  et  vicaire  général  de  Mes"1 
Guillaume  Bochardde  Champagny,  prieur  commendataire  de  Friardel, 
nomme  ;i  lad.  cure,  vacante  par  la  condamnation  du  dernier  titulaire, 
la  personne  de  M"  Jean  De  la  Rue,  pbfë  du  diocèse  de  Rouen. 

15 


50  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

Le  mémo  jour,   MrP  Christophe  Le  Nepveu,  vie.  g1,  refuse  aiid.  sr  De 
la  Rue,  représenté  par  MeJean  Bence,  pbrë  de  St  Germain  de  Lx,  la 
collation  dud.  bénéfice  par  le  motif  que  la  place  est  remplie  parla  nomi-  - 
nation  du  sr  Deshayes  de  la  Cauvinière. 

Le  15  décembre  1693,  le  sr  De  la  Rue  ayant  interjeté  appeJ  au 
métropolitain  du  refus  du  grand  vicaire  de  Lx,  les  vicaires  généraux 
du  seig*  archevêque  de  Rouen,  en  vertu  de  l'autorité  métropolitaine 
supérieure,  lui  donnent  la  collation  de  la  cure  de  Préaux  et  l'autorisent 
à  prendre  possession  ad  conservationem  juris . 

Le  18  décembre  1693,  le  sr  De  la  Rue  donne  sa  procuration  pour 
prendre  possession  en  son  nom  dud.  bénéfice  et  auss",  en  cas  d'opposi- 
tion, pour  se  pourvoir  devant  les  juges  compétents. 

Le  14  janv.  1694,  le  sr  De  la  Rue,  représenté  par  Me  François 
Pouchin,  pbrë,  demeurant  à  S1  Pierre  de  Cantelou,  prend  possession  de 
la  cure  de  S1  Sébastien  de  Préaux  en  vertu  de  la  collation  donnée  par 
les  vicaires  généraux  de  Rouen.  Fait  et  passé  en  présence  de  Me 
Jacques  Le  Front,  desservant  lad.  pair.,  et  autres  témoins. 

S 15. — LelGoct.  1G93,  Me  Jean  Baclex,  pbrë  du  diocèse  d'Amiens, 
demeurant  à  Harbonnières  ,  donne  sa  procuration  à  31e  François 
Desbuissons,  pbrë,  chapelain  de  l'abbaye  de  Cormeilles,  pour  prendre 
possession  de  la  chapelle  S'  Barthélémy,  en  la  pair,  de  S1  Pierre  de 
Cormeilles,  en  vertu  des  lettres  de  collation  à  lui  accordées  par  Mes™ 
Philbert-Charles  de  Pas  Feuquières,  abbé  commendataire  de  lad. 
abbaye  de  Cormeilles.  (V.  199.) 

Le  10  décembre  1693,  le  sr  Desbuissons,  au  nom  dud.  sr  Baclex, 
prend  possession  de  la  chapelle  S1  Barthélémy  «  par  l'entrée  de  la 
petite  porte  delà  chapelle,  attendu  que  la  grande  est  condamnée  »,  et 
par  les  autres  cérémonies  d'usage. 

âl<>. —  Le  28  août  1G93,  la  nomination  à  la  chapelle  S'  Philbert, 
en  la  par?.  S*  Gatien-des-Bois,  appartenant  au  Chapitre  de  N.-D.  de 
Cléry,  les  srs  chanoines  nomment  aud.  bénéfice,  vacant  par  la  mort  de 
Me  Pierre  Castelain,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Louis  Gautier, 
clerc  tonsuré  du  diocèse  de  Paris,  habitué  en  l'église  collégiale  de  Cléry. 

Le  7  décembre  1G93,  led.  sr  Gautier,  représenté  par  M.  Michel 
Queudeville,  pbrë,  bachelier  en  théologie,  curé  de  Manneville-la-Raoult, 
est  mis  en  possession  de  lad.  chapelle  Sb  Philbert  parle  ministère  de 
Me  Robert  Laisney,  pbrë,  curé  de  N.-D.  de  Pontaudemer  et  notaire 
royal-apostolique.  Fait  et  passé  en  présence  de  Mesre  Charles  de  Boisle- 
vesque,  Escr,  seig1"  et  patron  de  S1  Martin-le- Vieil  et  seigrde  Genneville, 
et  de  Jean  Quesnel,  domestique  du  sr  curé  de  S1  Gatien. 

31  T.  Le  23  décembre  1G93,  vu  l'attestation  du  sr  Philippes,  curé 
de  la  Genevraye,  et  du  sr  Delauney,  desservant  de  la  Roche-Nonant,  dis- 


REGISTRE    I  51 

pense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jean  Bigot  et  Marie-Magdeleine 
Letellier. 

^fs.  —  Le  19  septembre  1085,  Jean  Hédiard,  (ils  de  Julien  et  de 
Françoise  Leloupde  la  pair,  de  Grand  val,  rite  di?nlssus,  reçoit  la  tonsure 
;i  Séez. 

Le  5  IV'vr.  1693,  il  est  reçu  Meès-arts  en  l'Université  de  Caen. 

Le  11  IV'v.  IG93,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  les  évêchés  et  les  cha- 
pitres de  Lx  et  de  Séez,  ainsi  que  sur  les  abbayes  du  Bec-Hellouin,  do 
Fécamp,  S1  Pierre  de  Jumièges,  S'  Vandrille,  Friardel,  Sle  Barbe-en- 
Auge,  S'  Evrouli,  N.-D.  de  Bernay,  S1  Pierre  de  Préaux  et  Cormeilles; 
sur  les  prieurés  de  Beaumont-en-Auge,  S1  Gilles  de  Pontaudemer  et 
Royal-Pré,  sur  les  abbayes  de  S'  Martin  de  Séez,  S*  Pierre-sur-Dives, 
S'  André-près-Falaise,  N.-D.  de  Silly;  sur  le  prieuré  de  S*  Gervais  et 
S1  Protais  deBriouze;  sur  les  abbayes  de  la  Trappe  de  Mortagne,  de 
S'  Taurin  d'Evreux,  N.-D.  de  Lire  et  N.-D.  de  Conches;  sur  le  prieuré 
de  la  Chaise-Dieu;  sur  les  monastères  de  la  Ste  Trinité  de  Caen,  S1 
Sauveur  d'Evreux,  8tP  Opportune  d'Almenésches,  etc.,  etc. 

Le  3  avril  1093,  le  sr  Hédiard  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au 
seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig*  des  abbayes  de 
Bernay,  S'  Evroultet  Cormeilles  (F.  262). 

319.  —Le  31  juillet  1693,  Mre  Louis  Bonarière  de  la  Tourette, 
clerc  tonsuré,  titulaire  des  chapelles  S1  Michel  de  Corbon,  N.-D.  du 
Bois-Halbout  en  l'abbaye  de  S1  Etienne  de  Caen,  et  de  la  chapelle 
S*  Léger  de  Préaux,  dont  il  n'a  pas  encore  pris  possession,  donne  sa 
procuration  pour  résigner  lesd.  chapelles  entre  les  mains  de  N.-S.-P. 
le  pape  en  laveur  de  Me  Pierre  Le  Boullanger,  diacre  du  diocèse  de  Lx. 

V.  113,    144). 

Le  8  décembre'  1693,  Mre  Christophe  LoNepveu,  vie.  g1,  donne  sou 
visa  aux  lettres  de  provision  desd.  chapelles  obtenues  en  cour  de  Rome 
par  led.  sr  Le  Boullanger. 

Le  29  décembre  1693,  le  sr  Le  Boullanger,  demeurant  à  Lx  et  repré- 
senté par  M1'  Jean-François  Ameline,  pbfë,  curé  de  Biéville,  prend  pos- 
session de  la  chapelle  S'  Michel  de  Corbon  par  la  visite  des  vestiges 
d'une  vieille  muraille  que  l'on  a  dit  être  le  reste  de  l'ancienne  chapelle, 
et  les  autres  cérémonies  ont  été  accomplies  en  l'église  paroissiale  de 
Corbon  en  présence  do  M"  .Michel  Des  Aulnez,  pbfë.  curé  du  lieu,  et 
autres  témoins. 

Le  9  jiiuv.  1694,  les' Le  Boullanger.  représenté  par  M"  Denis  Leroy, 
pbfë,  curé  de  S*  Michel-de-Préaux,  prend  possession  de  lad.  chapelle 
S1  Léger. 


52  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 


*>*>i 


50.  —  Le 30  décembre  1693,  Me  Sébastien  IV-pin,  phiT-  de  N.-I). 
du  Val,  y  demeurant,  remet  et  rétrocède  à  Me  François  Guilloche,  pbfe, 
curé  de  Grandouet,  diocèsede  Bayoux,  exemption  de  Cambremer,  lad. 

cure  de  Grandouet  que  le  sr  Guilloche  avait  résignée  en  sa  laveur. 

22 1 .  —  Le  3  décembre  1693,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Sulpice 
de  Plasnes,  lre  portion,  appartenant  au  seigrdu  lieu,  Mesre  Aymard- 
Antoine  de  Prye,  chevr,  seigr  baron  haut-justicier  de  Plasnes  et  d'Echan- 
fray,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  parla  mort  de  Me  Nicolas -Desehesnes, 
dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Pierre  Hauvel,  pbfë,  curé  de  la  2e 
portion. 

Le  4  décembre  1093,  le  seigr  évêque  donne  aud.  s1'  Hauvel  la  collai  ion 
dud.  bénéfice. 

Le  31  décembre  1693,  le  sr  Hauvel  prend  possession  de  la  lre  portion 
de  Plasnes,  en  présence  de  Me Louis Bucailles,  pbfë,  vicaire  de  lad:  pair., 
et  autres  témoins. 

222.  —  Le  5  juillet  1093,  la  nomination  à  ht  cure  de  8te  Trinilé- 
des-Lettiers  appartenant  au  seig*  évêque  de  Lx,  Me  Jacques  Son,  pbfë 
de  la  pari*  de  S1  Martin  des  Astelles,  Mp  ès-arts  en  l'Université  de  Caen, 
requiert  de  Sa  Grandeur,  en  sa  qualité  de  gradué,  sa  nomination  à  lad. 
cure,  vacante  parla  mort  de  Me  Jacques  Girard,  pbrë,  dernier  titulaire, 
décédé  le  3  juillet  et  inhumé  le  lendemain.  Il  ne  lui  est  fait  aucune  ré- 
ponse. 

Le4janv.  1694,  Mre  Pierre  Audran,  vicaire  général,  donne  aud.  sr 
Jacques  Son  la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  13  Janvier  1094,  le  sr  Jacques  Son  prend  possession  de  la  cure 
de  Sln  Trinité  en  présence  de  Mre  François  de  la  Vallée,  pbrë,  ancien 
curé  de  lad.  pair.,  âgé  de  74  ans,  M°  Pierre  Gougeon,  pbrë,  âgé 
de  63  ans,  desservant  led.  bénéfice,  et  plusieurs  autres  témoins. 

223.  —  Le  8  septembre  1693,  la  nomination  à  la  cure  du 
Tilleul-Fol-Enfant  appartenant  au  seigr  du  lieu,  le  roy ,  garde- 
noble  des  enfans  mineurs  de  M.  de  Thosny,  nomme  à  lad.  cure,  vacante 
par  la  mort  de  Me  Georges  Deshays,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne 
de  Me  Claude-Louis  Letimonnier,  pbrë  du  diocèse  d'Âvranches. 

Le  29  décembre  1693,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Letimon- 
nier la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  lendemain,  le  sr  Letimonnier  prend  possession  de  la  cure  du  Til- 
leul-Fol-Enfant. 

Le  8  janv.  1694,  la  nomination  à  la  cure  du  Tilleul-Fol-Enfant  ap- 
partenant au  seigr  du  lieu,  Mesre  Charles  de  Marie,  Esc1',  seigr  et 
patron  de  Lisores,  Senonville  et  du  Tilleul-Fol-Enfant  «  aux  droits  de 
dame  Henriette-Rénée  de  Baudry  Piencourt,  son  espouse»,  nomme  à 
lad.  cure,  vacante  par  la  mort  du  sr  Deshays,  dernier  titulaire,  la  per- 


REGISTRE  I  53 

sonne  de  Me  François  de  Boisdelaville,  pbrë  du  diocèse  d'Evreux.  Fait 
ei  passé  au  Grand  Andelys,  en  présence  de  M'  Guillaume  Le  Roux, 
pbrè,  chanoine  de  la  collégiale  de  X.-D.  d'Andelys,  ci  de  Me  Pierre  Le- 
roy, pbrë,  vicaire  do  chœur  en  lad.  Eglise. 

Le  14  janv.  1694,  led.  sr  de  Boisdelaville  requiert  du  seigr  évêque 
de  Lx  la  collai  ion  dud.  bénéfice  ;  mais  Mrc  Le  Nepveu,  vie.  g1,  lui 
répond  qu'on  no  peut  la  lui  donner,  attendu  que  «  le  lieu  est  rempli.  » 

Le  20  janvier  1694,  sur  l'appel  interjeté  par  le  sr  de  Boisdelaville, 
les  vicaires  généraux  de  l'archevêque  de  Rouen,  usant  de  l'autorité 
métropolitaine  supérieure,  lui  donnent  la  collation  de  lad.  (mrc  du  Tilleul. 

Le  '21  janv.  1694,  le  sr  de  Boisdelaville  prend  possession  dud. 
bénéfice. 

Le  25  janv.  1 69 i,  la  nomination  à  la  cure  du  Tilleul-Fol-Enfant 
appartenant  au  seig*  du  lieu,  noble  dame  Françoise  de  Mahault,  vvo  de 
Mesre  René  do  Baudry,  Escr,  sr  de  Thosny,  dame  et  patronne  du 
Tilleul,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  du  sr  Deshays,  la  per- 
sonne $e  Me  Claude  Gouin,  sous-diacre  du  diocèse  d'Evreux.  Fait  et 
passé  en  l'abbaye  du  Neubourg  où  réside  lad.  dame  de  Thosny. 

Led.  sr  Gouin,  originaire  du  diocèse  d'Evreux,  avait  été  ordonné 
sous-diacre  à  Lx,  le  21  mars  1693. 

Le  1er  i'évr.  1694,  MM  Audran,  vie.  g1,  lui  donne  la  collation  dud. 
bénéfice. 

Le  5  févr.  169 ie,  le  sr  Gouin,  demeurant  à  Bernay,  prend  posses- 
sion de  la  cure  du  Tilleul-Fol-Enfant. 

S5Î4.  —  Le  30  décembre  1693,  la  nomination  à.  la  cure  de  S1 
llilaire  de  Ferrières  appartenant  au  seigr  baron  du  lieu  qui  choisit  l'un 

des  trois  heuriers  de  la  Cathédrale  proposés  par  le  Chapitre,  Mre 

de  Pomponne,  cous01'  du  roy  en  tous  ses  conseils,  ministre  et  secrétaire 
d'Etat,  seig*  et  baron  haut-justicier  de  Chambrais,  Ferrières,  Auquain- 
ville  et  autres  lieux,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de 
M'  Nicolas  Leprince,  dernier  titulaire,  la  personne  de  M0  François 
1  snard,  pbrë,  officier  douze-livres  et  l'un  des  trois  candidats  présen- 
tés pai-  le  Chapitre. 

Le  31  décembre  1693.  le  seig*  évêque  donne  aud.  s1'  Cosnard  la 
collation  dud.  bénéfice.  Donné  au  château  de  Courbépine,  en  présence 
dcMro  Christophe  Le  Xepveii,  chan)ine,  grand  archidiacre  ei  vicaire 
général,  et  de  M"  Robert  de  la  Borne,  pbrë,  curé  de  Berthouville. 

Le  13  janv.  1694,  le  sr  Cosnard  prend  possession  de  la  cure  de 
Ferrières,  en  présence  de  M6  Jean  Régnier,  pbre,  curé  de  Sr  Vincent-du- 
Bôullay,  Nicolas  Leprince,  srde  la  Vallée,  ei  autres  témoins. 

225.  —  Le  11  janv.  1694,  vu  l'attestation  du  sr Herembourg,  curé 
de  Douville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  M'  Charles  Massé. 


54  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

sr  de  Flavigny,  conser  du  roy  au  présidial  de  Caen,  demeurant  en  lad. 
ville,  pan*.  S1  Pierre,  d'une  part,  et  dam110  Henrie-Madeleine   de   la 

Croix,  fille  d'Antoine  de  la  Croix,  Escr,  et  de  damlle  Antoinette  Ro- 
homme,  de  la  pair,  de  Douville. 

330.  —  Le  10  avril  1693,  dom  Gilles  Pied  de  Liepvre,  religieux- 

profès  et  titulaire  de  l'office  claustral  d'infirmier  en  l'abbaye  de  N.-D. 
de  Grestain,  donne  sa  procuration  pour  résigner  led.  office  entre  les 
mains  de  N.  -S.  -P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Jacques  Richer,  pbfë  du 
diocèse  du  Mans,  qui  s'engage  à  faire  profession  dans  lad.  abbaye, 
après  son   année  de   noviciat. 

Le  21  décembre  1 093,  le  seigr  évèque  donne  son  visa  aux  lettres  de 
provision  obtenues  en  cour  de  Rome  par  led.  s1' Richer. 

Le  8  janv.  1694,1e  sr  Richer,  demeurant  à  Bonneville-la-Louvet, 
prend  possession  de  l'infirmerie  de  l'abbaye  de  Grestain.  Mais  dom 
Charles  Chànu,  prieur  claustral  de  lad.  abbaye,  dom  Antoine  Dupuilz, 
pbre,  dom  Thomas  Chanu  et  Pierre  Descalles,  sous-diacres,  tous  relig* 
de  ce  monastère,  déclarent  qu'ils  s'opposent  à  lad.  prise  de  possession 
comme  ne  voyant  aucun  ordre  du  seigr  évèque  de  Senlis,  abbé  eommen- 
dataire  de  lad.  abbaye,  auquel  il  appartient  de  nommer  aux  offices  de 
ce  monastère. 

22¥.  —  Le  13  janv.  1(394,  vu  l'attestation  du  sr  Leroy,  curé  de 
N.-D.  de  la  Couture  de  Bernay,  et  du  sr  Chrestien,  vicaire  de  Stc 
Croix,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Me  Charles  de  Mont- 
gouin,  fils  de  Me  Claude  de  Montgouin,  maire  perpétuel  de  la  ville  de 
Lx,  conseiller-procureur  du  roy  en  la  vicomte  d'Orbec,  au  siège  de 
Bernay,  bailliage  d'Evreux,  et  de  dam1Ie  Charlotte  Bourré,  de  lad.  paff. 
de  Ste  Croix,  d'une  part,  et  Marguerite  de  Villers,  fille  de  Me  Thomas 
de  Villers  et  de  Marie  Lehure,  de  la  pair,  de  la  Couture. 

S38. —Le  14  janv.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Lehoult,  pbrë, 
vicaire  de  S*  Germain  d'Aulney,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de 
Barthélémy  Bodin. 

320.  —  Le  15  janv.  1094,  W  François  Jouen,  pbre,  demeurant  à 
Noards,  se  présente  devant  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  vie.  g1,  et 
Me  François  Le  Rebours,  pbre,  chanoine  de  la  Cathédrale  et  archidiacre 
de  Pontaudemer,  nommé  pour  être  présent  aux  examens  qui  se  font 
des  personnes  ecclésiastiques,  et  requiert  la  collation  de  la  2e  por- 
tion de  la  cure  de  Cerquigny  à  laquelle  il  a  été  nommé,  le  11 
août  1692,  sous  signature  privée,  par  Monsieur  de  Malortie,  Fsc1",  seigr 
de  Bosc-Girard,  au  nom  et  comme  tuteur  de  Pierre,  Louis  et  Léonor  de 
Malortie,  ses  enfants  mineurs,  donataires  du  iief  de  Cerquigny.  Les 
examinateurs  répondent  qu'ils  ne  peuvent  accorder  la  collation  deman- 
dée, parce  que  d'après  l'ordonnance  du  roy,  du  mois  de  décembre  1691, 


REGISTRE    I  55 

l'acte  de  présentation  doit  être  passé  devant  le  notaire  apostolique,  et 
que,  de  plus,  le  sr  Jouen  doit  représenter  les  actes  de  relus  qui  lui  ont 
été  donnés  par  le  l'eu  sr  Lange,  cy-devant  vicaire  général,  ainsi  qu'une 
nouvelle  attestation  de  ses  vie  el  mœurs  délivrée  par  le  curé  du  lieu  où 
il  demeure,  el  aussi  un  certificat  constatant  qu'il  assiste  avec  assiduité 
aux  conférences  du  doyenné.  [V.  22). 

330.  —  Le  21  janv.  1694,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Ilei-vev  Collet,  sr  de  Bellemont,  fils  de  Me Pierre  Collet,  conser  procu- 
reur du  roy  en  l'amirauté  de  France  pour  le  siège  de  Caen,  et  de 
damlle Marie  JFossey,  de  laparr.  de  S1  Lô  de  Rouen,  d'une  part,  et 
dam"0  Marguerite-Louise  de  la  Houssaye,  fille  de  Louis  de  la  IIous- 
saye,  Fscr,  seig*  de  Rougemontier,  et  de  damlle  Gencviet've  Pépin, 
demeurant  en  la  paroisse  de  Vimoutiers. 

£31.  —  Le  22  janv.  1694,  Mr0  Nicolas  Taignier  de   la    Brotosche, 

haut-doyen  de  la  Cathédrale,  juge  ordinaire  de  la  ville   et  banlieue  de 

Lx  et  de  la  pair,  de  S'   Gcrmain-do-Livet,   accorde  dispense  de  bans 

pour  le  mariage  entre  Pierre  Vallée,   Escr,   sr  du    Boullay,    fils   de 

Michel  et  de  Gabrielle  Lebon,    d'une  part,  et  damlle  Anne   Foucques, 

fille  de  Pierre  et  d'Anne  Hoguais,  tous  deux  de  la  pair,  de  S1  Germain 
de  Lx. 

232.  —  Le  2  janv.  1694,  Me  Jacques  Soyer,  pbre,  M"  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris,  curé  de  S4  Germain  de  Bourges  en  Berry,  et 
représenté  par  Me  Charles  Montfort,  pbre,  demeurant  en  la  pair  et 
faubourg-  8e  Désir,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  Chapitre  de  Lx 
et  requiert  sa  nomination  à  la  chapelle  S1  Gatien  en  la  Cathédrale, 
vacante  parla  mort  de  Me  François  Lefranc,  décédé  de  la  veille. 

Le  21  janv.  1694,  Me  Benoit  Hellouin,  diacre  du  diocèse  de  Lx, 
demeurant  à  Paris,  et  représenté  par  son  frère,  Me  Jean  Hellouin, 
avocat  à  Pontaudemer,  y  demeurant,  pari'.  S4  Ouen,  fait  réitérer  ses 
nornsel  grades  au  Chapitre  de  Lx,  et  requiert  sa  nomination  à  la  cha- 
pelle S'  Gatien,  vacante  par  la  mort  du  sr  Lefranc,  décédé  le  1er  janvier. 

(  V.  43.  273). 

Le  24  janv.  1694,  Me  Joseph  Mahiet,  pbre,  M''  ès-arts  en  l'Univer- 
sité de  Caen,  demeurant  à  Lx,  pair.  S1  Jacques,  requiert  des  srs  cha- 
noines, en  sa  qualité  de  gradué,  sa  nomination  à  lad.  chapelle  S*  Gatien 
vacante  par  la  mort  dud.  sr  Lefranc  (   V.  34). 

tiliil.  —  Le 31  décembre  1693,  la  nomination  à  la  2e  portion  de 
N.-I).  d'Avernes  appartenant  au  seig''  du  lieu,  Mesr'  Antoine  de 
Bernart,  chevr,  seig*  châtelain  et  patron  d'Avernes,  y  demeurant, 
nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  morl  de  M''  Jean  Perdrix,  dernier 
titulaire,  la  personne  de  Me  Pierre  Lajnperière,  pbre  de  Piencourt, 
doyenné  de  Moyaux.  Fait  et   passé'  eu  présence  de  Mesrl'  François  de 


56  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

Portes,  Esc1-,  seig1'  et  patron  du  Mesn il- Vicomte,  y  demeurant,  et  de 
Mesre  Jacques  de  Gouhier,  chevr,  seigr  de  Royville,  y  demeurant  aussi. 

Le  6 janv.  1694,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Lamperière  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  8  janv.  1694,  le  s1'  Lamperière  prend  possession  de  la  cure 
d'Avernes,  on  présence  de  Mc  Noël  Jarry,  curé  de  la  lrc  portion,  âgé 
de  72  ans,  Me  Marin-François  Lefobvre,  curé  delà  3e portion,  âgé  de 
30  ans,  et  autres  témoins. 

234.  — Le  26  janv.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  de  Neufville,  curé 
de  Coudray,  dus1"  Paon,  vicaire  de  Pont-l'Evêque,  et  du  sr  Prenthout, 
vicaire  de  Ste  Catherine  d'Honfleur,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
de  Pierre  Paris  et  de  Madeleine  Lemoyne.  —  Le  sr  Jourdain,  curé  de 
S'Arnoult,  atteste  que  lad.  Lemoyne  a  demeuré  plusieurs  années  dans 
sa  paroisse  avant  d'aller  à  Honfieur. 

235.  —  Le  22  janv.  1694,  Me  Jean  Poesson,  pbrë  de  la  pair,  de 
N.-D.  de  Caen  et  y  demeurant,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Jad.  ville, 
fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

336.  —  Le  26  janv.  1694,  vu  l'attestation  de  Me  Gilles  Le  Grand, 
pbrë,  desservant  la  pair,  de  S1  Pierre  du  Fournet,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Catherine  Leblanc. 

23T.  —  Le  28  janv.  1694,  vu  l'attestation  du  srLe  Michel,  curé  tir 
Bellou,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Philippe  Hardy,  Escr,  s1' 
de  Chauvallon,  fils  de  Cardot  Hardy,  Escr,  sr  de  la  Houssaye,  et  de 
damlle  Françoise  Bautier,  de  la  pair,  de  Bellou,  d'une  part,  et  Gene- 
viefve  du  Nepveu,  fille  de  Pierre  et  de  Jeanne  Perdrix,  demeurant  à 
Lx. 

338.  —  Le  7  oct.  1691,  Jacques  de  Marguerie,  fils  de  Robert  et  de 
Madeleine  Douin,  de  la  pair,  de  Montpinçon,  reçoit  la  tonsure  et  les 
ordres  mineurs. 

Le  2  janv.  1694,  Mre  Pierre  de  Vaumesle,  pbrë,  curé  de  Montpinçon 
depuis  1674,  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  entre  les 
mains  de  N. -S. -P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Jacques  de  Marguerie, 
Esc1",  acolyte  de  lad.  pair.  Il  se  réserve  toutefois  une  pension  de  200 
livres  sur  les  revenus  dud.  bénéfice.  Fait  et  passé  à  Argentan,  en  pré- 
sence de  Me  Marin  Goupil,  pbrë,  curé. de  Senlilly,   et  autres   témoins. 

230.  —  Le  9  févr.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Collet,  vicaire  de 
Yalages(Valailles),-etdu  s1"  Taupin,  vicaire  de  S1  Léger-du-Bosdel, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jacques  Huillard  et  de  Marie 
Morin. 

240.  Le  10  févr.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Adam,  curé  de 
S*  Ouen  de  Pontaudemer,  dipense  de  bans  pour  lo  mariage  d'Yves 
Roussel. 


REGISTRE    I  01 

24i.  •-  Le  II  févr.  1694,  vu  l'attestation  du  s1'  Le  Comte,  vicaire 
du  Sap,  et  du  sr  Furet,  vicaire  de  S' Jacques  de  Lx,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Jacques  Homo  el  d»1  Marie  d<i  Villers. 

242.  — Le  Ier  nov.  1693.,  lanomination  à  la  cure  de  S'  Georges 
de  Pontchardon  appartenant  au  roy  «  nostre  sire,  »  Sa  Majesté  nomme 
à  lad.  cure,  vacante  par  la  démission  du  dernier  titulaire,  la  personne 
deMe  Ollivier  Sauvey,  pbrë  de  la  pair,  de  Vimoutiers. 

Lel4janv.  1694,  MreLeNepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Sauvey  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  2  févr.  L694,  le  sr  Sauvey  prend  possession  de  lad.  cure  de 
S1  Georges. 

243.  — Le  15  févr.  I694^vu  l'attestation  du  sr  Deschamps,  curé  de 
S1  Georges-du-Vièvre,  el  du  sr  Marie,  curé  de  S1  Philbert-sur-Rille, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Me  Louis  Baillache,  notaire 
dud.  S'  Georges,  et  dll°  Suzanne  Laignel. 

244.  —  Le  1()  févr.  1694,  vu  l'attestation  du  s'  Mottay,  curé  de 
Beuzeval,  du  sr  Thiron,  curé  de  Reux,  et  du  sr  Mollien,  vicaire  de  Man- 
neviUe-4a-Pipard,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jean  Lecorate 
et  de  Maerdeleine  Lecomte. 

245.  —  Le  16  févr.  1(594,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Jean  de  Villard,  officier  de  feu  M61  le  prince  de  Condé,  de  la  pari',  de 
Survie,  diocèse  de  Séez,  d'une  part,  et  damlle Marie  Costard,  fille  de  feu 
Charles  Costard.  cous01"  du  roy,  élu  contrôleur  en  l'élection  de  Lx,  origi- 
naire de  la  pair.  S1  Jacques  et  demeurant  en  celle  de  S'  Germain  de  Lx. 

24G.  —  Le  22  févr.  101)4,  vu  l'attestation  du  sr  Rèyné  Gueryc, 
pbrë,  vicaire  de  N.-D.  delà  Couture,  et  du  sr  Jouvin,  curé  de  Caorches, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Pierre  Berquin  et  de  Catherine 
Picquot. 

24^.  —  Le  '22  févr.  1694,  vu  l'attestation  du  s1'  de  Mailloc,  curé  de 
Prêtreville,  et  du  sr  Hardouin,  vicaire  du  Mesnil-Eudes,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  de  Michel  Mouton  et  de  Jeanne  Montfort. 

3418.  —  Le  22  févr.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  de  Droulin,  curé  de 
la  Chapelle-Haute-Grue,  du  sr  Dubois,  curé  de  Vimoutiers,  et  du  sr  L 
Michel,  curé  de  Bellou,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Jean 
Laignel,  sr  des  Croix,  originaire  du  bourg  de  Vimoutiers  et  demeurant 
•  •il  lad.  pair,  de  la  Chapelle,  el  «  Jeanneviefve  »  Thomas. 

24f>.  —  Le  22  févr.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  deLaporte,  pbrë, 
curé  d'Auvillers,  el  du  sr  Gauquelin,  pbrë,  curé  de  Gerrots,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  deJean  Huberl  et  de  Jacqueline  Julienne. 

2.%<>  -•  Le  22  févr.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Lo  Cavellier,  pbrë, 
curé  de  Courtonne-la-Medrac,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Ro- 
bert Motte  el  de  Claude  Letellier. 


c- 


58  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

251.  —  Le  23  févr.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Domaine,  curé  de 
S1  Georges-du-Mesnil,  du  sr  Guerye,  vicaire  de  la  Couture  de  Bernay, 
et  du  sr  Rocques,  vicaire  de  Menneval,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 

d'Adrian  Maillot  et  de  Marguerite  Royer. 

252.  —  Le  23  févr.  1694,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
François  Le  Grix,  Esc1,  sr  du  Bosc-IIamel,  de  la  pan',  de  N.-D.  du  Pré, 
d'une  part,  et  damelle  Anne  Delabiche,  de  la  pair.  St-Ouen  de  Pontau- 
demer. 

253.  — Le  23  févr.  1694,  MeJean  Houssaye,  pbfë,  curé  de  N.-D. 
de  Villers  (Près  Glos),  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure 
entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  M°  Nicolas  Herrier, 
diacre  de  S1  Pierre  de  Cormcilles. 

254.  —  Le  24  févr.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  N.-D.  de 
la  Boissière  appartenant  au  prieur  commendataire  de  Stfi  Bârbe-en- 
Auge,  le  R.  P.  Jean  Lucas,  de  la  compagnie  de  Jésus,  recteur  du  col- 
lège de  Caen,  auquel  est  uni  le  prieuré  de  8te  Barbe,  nomme  à  lad. 
cure,  vacante  parla  mort  de  Me  Anne  Le  Sénécal,  pbfë,  dernier  titu- 
laire, la  personne  de  Me  François  Cousin,  pbrë  du  diocèse  de  Bayoux, 
demeurant  en  la  pair,  de  S1  Pierre  de  Caen. 

Le  26  févr.  1694,  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr 
Cousin  la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  lendemain,  le  sr  Cousin  prend  possession  de  la  cure  de  la  Boissière 
avec  les  cérémonies  ordinaires. 

255.  —  Le  19  sept.  1693,  furent  ordonnés  sous-diacres  : 
Pierre  Mariolle,  acolyte  de  S'  Germain  deLx;  (Y.  124,  192). 
Jean  Coquerel,  acoly+e  do  lad.  pan*.  (Y.  123,  292). 

250.  — LeSOjanv.  1694,  noble  et  discrète  personne,  Mre  François 
du  Rouil,  pbrë,  curé  de  S1  Martin  de  Ileugon,  de  portion  congrue, 
donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  entre  les  mains  de  N.-S.-P. 
le  pape  en  faveur  de  Mp  Jean  Urset,  pbfë,  originaire  du  Douct-Arthus, 
vicaire  de  Ileugon.  Fait  et  passé  en  lad.  pair.,  en  la  présence  de 
M'  Jacques  Dupont,  pbrë,  curé  de  S1  Nicolas-des-Lettiers  et  doyen  de 
Montreuil. 

Le  22  févr.  1694-,  le  siège  abbatial  de  S1  Evroult  étant  vacant,  Mre  Le 
Nepveu,  vie.  g1,  nomme  led.  sr  Urset  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  du 
s1'  du  Rouil. 

Le  28  févr.  1694,  le  sr  Urset  prend  possession  de  la  cure  de  Ileugon, 
en  présence  de  Jean  de  Rouil,  Esc/,  sr  de  Boismarest,  Jean  Le  Comte, 
sr  des  Boulets,  et  autres  habitants  du  lieu. 

25T.  —  Le  7  févr.  1694-,  la  nomination  à  la  cure  de  S'  Martin  de 
Marolles,  doyenné  de  Moyaux,  appartenant  aux  Mathurins  de  Lx,  Fr. 
Dominique  Bunot,   ministre,  Anseline  Auger,  vicaire,  et  autres  relig* 


REGISTRE    I  59 

de  l'ordre  de  S"  Trinité  de  la  Rédemption  des  Captifs,  demeurant  or 
leur  maison  de  Lx,  nomment  à  lad.  cure  de  Marolles,  vacante  par  la 
mort  de  Me  Ollivier  Lefrançois,  pbfê,  dernier  titulaire,  la  personne  <lo 
Me  Pierre  Scelles,  pbfë  de  la  paff.  de  S'  Germain  de  Lx.  Fait  en  la  salle 
capitulaire  dud.  couvent. 

Le  12  févr.  1694,  Mre  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  and.  s1'  Scelles  la 
collai  ion  dnd.  bénéfice. 

Le  26  févr.  1694,  le  sr  Scelles  prend  possession  de  la  cure  de  Marolles 
en  présence  de  Me  Claude  Regnauld,  pbfë,  curé  de  Routtemont  ;  Me 
Jacques  Crochon,  greffier  en  l'officiâlité  du  doyenné  de  Lx. 

358.  —  Léo  mars  1  <  >9  i ,  la  nomination  à  la  cure  de  Berville-sur- 
la-Mer  appartenanl  au  chanoine  de  semaine  en  la  Cathédrale  ,  Mre 
François  Louchard,  chanoine  prébende  de  Villers,  nomme  à  lad.  cure, 
vacante  par  la  mort  de  Me  Jacques  Sauvage,  pbre,  dernier  titulaire,  la 
personne  de Me  Gabriel  Dumoulin,  pbre,  vicaire  d'Heudreville. 

Le  même  jour,  Mre  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  audit  sr  Dumoulin  la 
collation  dud  il  bénéfice. 

Le  9  mars  1694,  le  sr  Dumoulin  prend  possession  de  la  cure  de 
Berville,  en  présence  de  Roberi  Blanehet,  curé  de  Fouïbec. 

25Î).  —  Le  16  mars  IGOi,  Me  André  le  Sereiller,  pbfë  du  diocèse 
de  Lx,  bachelier  de  Sorbonne,  M°ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeu- 
rani  au  bourg- de  Voies-en-Anjou,  diocèse  delà  Rochelle,  l'ait,  signifier 
ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

Le  même  jour,  il  laisse  une  procuration  pour  requérir  tout,  et  tel 
bénéfice  qui  viendra  à  vaquer  dans  les  mois  affectés  aux  gradués  et  dont 
la  nomination  appartiendra  and.  seigr  évêque  et  aud.  Chapitre. 

2GO.  —  Le  !)  avril  1G90,  Nicolas  Gosset,  fils  de  Nicolas  et  de 
Charlotte  Legendre,  de  la  part-,  de  Si  Germain  de  Lx,  reçoit  la  tonsure 
ei  les  ordres  mineurs.  (V.  120.) 

Le  23  sept.  1690,  il  est  ordonné  sous-diacre. 

Le  22  sept.  1691,  il  esl  ordonné  diacre. 

Le  '21  août  1693,  led.  sr  Gosset,  pbfê,  esl  reçu  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen. 

Le  Ier  oct.  1693,  il  oblienl  des  lettres  de  quhiqwenniuni  du  recteur 
de  lad.  Université. 

Le  (S  oct.  1693,  le  s1'  Gosse!  est  nommé  par  icelle  sur  l'archevêché  el 
le -Chapitre  de  Rouen  ;  sur  l'évêché  et  le  Chapitre  de  L\  ;  sur  les  abbayes 
ei  les  monastères  de  Bernay,  S'Evroult,  N.-D.  de  Cormeilles,  S'  Pierre 
de  Préaux,  N.-D.  de  Grestain,  S1  Léger  de  Préaux,  N.-D.  du  Recel 
autres  lieux. 

Le  Njanv.  1694,  le  sr  Gosset,  pbfë,  demeurant  à  Paris,  au  collège  de 
Lx,  rue  S'  Etienne-des-Grés  ci  pair.  S'  Benoît,   représenté  par  son 


60  INSINI 'ATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

père,  Nicolas  Gosset,  marchand  bourgeois  de  Lx,  y  demeurant,  fait 
signifier  ses  noms  et  grades  aux  relig*  de  Grestain,  et,  le  lendemain, 
aux  religieux  de  S'  Pierre  de  Préaux  et  aux  dames  de  S1  Léger  de 
Préaux. 

Le. 5  mars  1694,  le  sr  Gosset,  demeurant  à  Lx,  pair.  S1  Jacques,  fait 
signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

Le  6  avril  1094,  il  fait  faire  la  même  signification  aux  relig*  de 
S'Evroult. 

34»i.  — Le20janv.  1694,  Mre, Michel  Jacquet,  pbfë,  licencié  en 
théologie  de  la  faculté  de  Paris,  chanoine  théologal  de  la  cathédrale  de 
Lx,  représenté  par  Jean  Gorcon,  sr  de  Montimé,  demeurant  à  Paris, 
place  Maubert,  remet  sad.  prébende  entre  les  mains  de  Messire  Léonor 
de  Matignon,  évoque  et  comte  de  Lx,  demeurant  en  son  hôtel,  à  Paris, 
quartier  de  S1  Germain-des-Prés.  8a  Grandeur  déclare  qu'elle  accepte 
la  démission  dud.  s1'  Jacquet. 

Le  10  févr.  1694,  le  seigr  évoque  nomme  auxd.  canonicatet  prébende 
théologale  de  S1  Jacques,  ainsi  vacants,  la  personne  de  Me  François 
Cousin,  pbre,  du  diocèse  de  Goutances,  bachelier  en  théologie  de  la 
faculté  de  Paris. 

Le  9  avril  1694,  le  sr  Cousin  est  mis  en  possession  dud.  bénéfice, 
en  présence  de  Me  Henry  Deschamps,  pbfë,  chapelain  de  la  ?f  portion 
de  N.-D.,  et  de  iAP  Antoine  Guéret,  pbrë,  officier  douze-livres. 

3«3.  —Le  8  mars  1694,  Me  Jean  Hédiard,  pbfë,  .AI"  es-arts  en 
rt'niversité  de  Caen,  demeurant  en  la  pafr.  de  Grand  val,  fait  réitérer 
ses  noms  et  grades  an  seig1'  évêque  et  au  Chapitre,  de  Lx,  ainsi  qu'aux 
religieux  de  S*  Evroult,  N.-D.  de  Bernay,  S1  Pierre  de  Préaux,  S1  Cyr 
de  Friardel,  Ste  Barbe-en-Auge,  S1  Gilles  de  Pontaudemer  et  Royal- 
Pré  (V.  218). 

:^»:S  —  Le  9  mars  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Boësselj  pbre,  curé 
de '  Toutainville,  et  de  Me  Robert  Boëssel,  pbfë  habitué  en  la  pafr.  de 
S'  Germain  de  Pontaudemer,  dispense-do  bans  pour  le  mariage  de  Jean 
Crevel  et  de  Jeanne  Dubois. 

'Ziirt.  —  Le  9  mars  1694,  la  nomination  a  la  cure  de  S*  Brïce 
d'Orville  appartenant  alternativement  aux  seigrs  du  lieu,  Mre  Charles  de 
la  Haye,  Escr,  sr  de  Villauney,  seig1'  et  patron  présentateur  alternatif 
d'Orville,  comme  ayant  épousé  noble  dame  Louise  Le  Filleul,  fille  de  feu 
Mes™  Louis  Le  Filleul,  seigr  et  patron  delad.  pafr;  demeurant  aùd.  lieu 
d'Orville,  nomme  à  cette  cure,  vacante  par  la  mort  de  M"  Charles  Hé- 
rault, pbfë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Mrp  Robert-Constantin  de  la 
Houssaye,  pbfë,  originaire  de  la  pafr.  de  Noards,  doyenné  de  Cor- 
meilles.  Fait  et  passé  en  présence  de  .Aies1'0  Robert  de  Mannoury,  Esc1', 
sr  du  Quesney,  âgé  de  60  ans,  demeurant  en  la  pair,  de  Samesle, 


REGISTRE    !  61 

Le  lo  mars  1694,  Mr''  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne aud.  srde  la  Hous- 
saye  la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  12  mars  1694-,  le  s1  de  la  Houssaye  (I)  prend  possession  de  la 
cure  d'Orville,  en  présence  de  Me  Jean  Galopin,  pbfë,  desservant  lad. 
pair. .  el  autres  témoins. 

2(55.  —  Le  10  mars  1694,  Me  Pascal  Mesnier,  pbfë,  curé  de  la 
l,v  portion  de  Vieuxpont,  constitue  150  livres  de  renie  en  laveur  de  son 
neveu.  M'  Pascal  Mesnier,  acolyte,  de  la  pair,  de  S'  Germain  de  L\, 
afin  qu'ils  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

£<»<;.  —  Le  23  mars  1695?, 'dispense de  bans  ei  de  temps  pour  le         -^^ 
mariage  entre  Pierre  de  Brécourt,  Escr,  srde  la  Molle,  et  de  noble  dame  /  ' 
Anne  Barrey,  de  la  pair,  de  Cerqueux,  d'une  pari,  et  dUe  Dieudoniiée 
Maillard,  fille  d'honn.  homme  Antoine  Maillard,   marchand,  bourgeois 
de  Bourbonne,  ei  de  dame  Antoinette  Girard. 

2<îT.. —  Le  22  mars  L694,  Me  Jacques  Vimont,  pbfë  du  diocèse  de 
Lx,  bachelier  en  théologie  et  M6  es-arts  en  l'Université  de  Paris,  de- 
meurant rue  des  Saints-Pères,  à  Paris,  et  représenté  par  son  père, 
Philippe  Vimont,  s'  du  Noyer,  demeurant  à  Lx,  fait  réitérer  ses  noms 
et  grades  au  seigr  évèque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig* 
de  S'  Pierre  de  Préaux,  X.-l).  de  Cormeilles  et  aux  dames  de  S1  Léger 
de  Préaux  [V.  33). 

24>s.  —  Le  19  mars  1694,  Me  Gabriel  Durozay,  pbfë  du  diocèse  de 
Lx,  chapelain  de  S1  Maurénla  cathédrale,  Me  ès-arts  en  l'Université 
de  Paris  et  docteur  en  théologie,  demeurant  à  Paris  et  représenté  par 
W  Robert  Toustain,  s1' de  Yalfontainc,  demeurant  à  Lx,  l'ait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  èvêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religx 
de  Bernav  (  V.  53). 

!£Oî>.  —  Le  16  IV'vr.  1691',  la  nomination  à  la  lrc  portion  de  la  cure 
de  S'  Martin  de  Lieuréy,  appartenant  au  chanoine  prébende  de  Lieurey, 
1"'  portion.  Mesr''  François  de  Carbonnel  de  Canisy,  grand  chantre  de  la 
cathédrale  el  chanoine  de  lad.  lrP  portion  de  Lieurey,  nomme  à  lad.  cure, 
vacante  parla  mort  de  M6....  Quesnel,  dernier  titulaire,  la  personne  de 
Me  Hervey  Labbey  de  la  Gentillière,  pbfë  du  diocèse  d'Avranches.  Fait 
et  passé  à  Paris,  rue  Jacob,  en  l'hôtel  dud.  seigrde  Canisy. 

Le  27  l'évr.  i;;!1!.  le  seigr  évêque  de  Lx,  étant  à  Paris,  donne  aud.  s1 
Labbey  la  collation  dud.  bénéfice. 

2*70.  —  Le  22  juin  1693,  la  nomination  aux  quatre  clérimônies  de 


(!)  Le  sr    do  la  Houssaye  avait  un  frère  qui  se  nommait  Jacques   de   la   Houssaye,    Esc, 
du  Plessis. 


62  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

la  chapelle  S1  Louis,  en  la  pair,  du  Bois-Hellain-  (1),  appartenant  au 
seigr  abbé  de  Cormeilles,  Mesre  Philbert-Charlcs  de  Pas  Feuquières, 
abbé  de  lad.  abbaye,  nomme  à  la  lre  de  ces  clérimonies,  laissée  vacante 
parla  mort  de  Mp  Jean  Halbout,  pbrê,  dernier  titulaire,  la  personne  do 
M°  François  Bardel,  pbrê,  demeurant  en  la  pair,  de  S1  Pierre  de  Cor- 
meilles. Donné  à  Paris,  en  l'hôtel  dud.  seig*. 

Le  3  juillet  1G93,  le  sr  Bardel  pi*end  possession  dud.  bénéfice  «  par 
la  prière  qu'il  y  a  faite,  par  le  toucher  et  le  baiser  de  ce  qui  reste  de 
l'autel  et  par  le  toucher  de  la  petite  porte  estant  encore  en  son  lieu.  » 

3T1 .  —  Le  7  nov.  1693,  honn.  homme  Charles  Gontier,  laboureur, 
demeurant  en  la  pair,  de  S1  Victor-de-Chrestienville,  et  honn.  femme 
Claude  Lefebvre,  sa  femme,  de  lui  séparée  civilement,  constituent  150 
livres  de  rente  en  faveur  de  leur  iils,  Me  Pierre  Gontier,  acolyte,  afin 
qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  [V.  172). 

3^3.  —  Le  5  janv.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S'  Léger-du- 
Bosdel  appartenant  au  seig' du  lieu,  Mes'6.  Louis  Marq  de  la  Fertey, 
Esc',  seig'  de  la  Fertey,  La  Salle,  Canouville,  Thibermesnil,  Le  Plessis, 
Gcsvres,  Le  Rosey,  Hanselmer,  Courseulles,  Mony,  Montigny,  S*  Léger- 
du-Bosdel,  Mesny,  Durescu  et  autres  lieux,  baron  de  Frainvillé  et  de 
Bonainville,  seig'' châtelain  d'Herlemare  et  des  Mondevilles,  conspr  du 
roy  en  son  conseil  privé  et  président  à  mortier,  nomme  à   lad.  cure   de 

S1  Léger,  vacante  par  la  mort  de  Me de  Céville,  dernier  titulaire, 

la  personne  de  Me  Charles  Quesnel,  acolyte  du  diocèse  de  Rouen, 
demeurant  en  lad.  ville  de  Rouen. 

Le  11  mars  1694,  MreLe  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Quesnel  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  14  mars  1694,  le  sr  Quesnel  prend  possession  de  la  cure  de 
S1  Léger,  en  présence  de  Me  Nicolas  Taupin,  pbrê,  desservant  lad. 
pair.,  et  autres  témoins. 

3^3.  —  Le  17  mars  1694,  Me  Benoît  Hellouin,  diacre,  M6  ès-arts 
en  l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Pontaudemer,  l'ait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seig'  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx,  aux  relig*  do  Cor- 
meilles, et  de  S1  Pierre  de  Préaux,  ainsi  qu'aux  dames  de  l'abbaye 
de  S1  Léger.  (V.  43,  232). 

3T4.  —  Le  29  décembre  1693,  la  nomination  à  la  chapelle 
S1  Nicolas  et  S1  Thomas,  sise  en  la  pair,  de  S1  Georges-dù-Vièvre, 
appartenant  au  seig'  évoque.  Sa  Grandeur  nomme  aud.  bénéfice,  vacant 
par  la  démission  pure  et  simple  de  Mesre   Christophe  Le   Nepveu,  pbrê, 


il)  Cette  chapelle,  située  non  loin  de  l'église   du   Bois-Hellain.    est   marqée    tantôt    comme 
se  Irouvant  sur  la   ]>arr.    de  Bonneville-!a-Louvet,  tantôt  sur  la  parr.  du  Bois-Hellain. 


REGISTRE    I 


63 


docteur  en  Sorbonne,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Mp  Alexandre  Le 
Nepveu,  clerc  (Ui  c{'  diocèse.  (V.  124). 

Le  14  mars  1694,  led.  sr  Alexandre  Le  Nepveu  prend  possession  de 
lad .  chapelle  en  accomplissant  les  cérémonies  ordinaires  dans  l'église 
paroissiale,  attendu  qu'on  n'a  pu  retrouver  aucun  vestige  de  la  chapelle, 
quelques  recherches  que  l'on  ait  pu  l'aire.  Fait  et  passé  en  présence  de 
Me  Charles  Gallois,  vicaire  de  la  pair.- de  S*  Georges  ;  M°  Jean  Fontel, 
pbfë,  demeurant  and.  lieu,  et  plusieurs  autres  témoins. 

2?5.  —  Le  29  mars  1693,  Mre  Jean-Baptiste  des  Acres  de  Laigle, 
chevalier  de  l'ordre  de  S1  Jean  de  Jérusalem  et  titulaire  du  prieuré 
simple  de  N.-D.  de  la  Genévraye,  ordre  de  S1  Benoît,  donne  sa  procu- 
ration pour  résigner  led.  prieuré  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape 
en  faveur  de  son  frère,  Toussaint  des  Acres,  clerc  du  diocèse  de  Paris, 
<(  âgé  de  douze  ans  et  pouvant  vacquer  à  l'office  divin.  » 

Le  3  décembre  109)1,  le  seig*  évèque  donne  son  visa  aux  lettres  de 
provision  obtenues  en  cour  de  Rome  par  led.  s1'  Toussaint  des  Acres. 

Le22janv.  1694,  le  s1' Toussaint  des  Acres  de  Laigle,  demeurant  à 
Paris,  au  collège  des  Jésuites,  rue  S1  Jacques,  et  représenté  par 
Me  Guillaume  Boitard,  pbre,  curé  de  S1  Martin  de  Laigle,  diocèse 
d'Evreux,  prend  possession  du  prieuré  de  la  Genévraye  avec  toutes  les 
cérémonies  ordinaires. 

3TO.  —  Le  15  mars  1694,  Me  Philippe  Gouhier,  pbfë  du  diocèse 
de  Séez,  Mp  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  en  lad.  ville  de 
Paris  et  représenté  par  Me  Gabriel  Sellot,  pbre,  curé  de  N.-D.  de 
Livet,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évèque  et  au  Chapitre 
•  le  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  S1  Evroult.  (V.  41). 

£^T.  —  Le  19  mars  1694,  la  nomination  à  la  2e  portion  de  la  cha- 
pelle S1  Jean-Baptiste  en  la  Cathédrale  appartenant  au  chanoine  de 
semaine,  Mre  Michel  Lecoq,  pbre,  chanoine  prébende  de  Deauville, 
2e  portion,  nomme  aud.  bénéfice,  vacant  par  la  mort  de  Me  Jacques 
Cauvigny,  pbfë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  François  Le  Bas, 
acolyte  de  la  pair.  S1  Germain  de  Lx. 

Le  lendemain,  led.  s'  Le  Bas  prend  possession  de  lad.  chapelle. 

2T*.  —  Le  20  mars  1694,  M"  Robert  Boessel,  pbre,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Pontaudemor,  pari*.  S1  Germain,  fait 
réitérer  ses  noms  el.  grades  au  seigr  évèque  cl  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi 
qu'aux  rcligx  de  S1  Pierre  et  aux  dames  de  S1  Léger  de  Préaux.  (  Y.  98, 
263). 

2?f>  —  Le  H)  mars  1694,  .M"  Charles  Belard,  pbfë,  chapelain  de 
S*  Martin  d'Argentan,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  demeurant 
en  lad.  ville  d'Argentan,  l'ait  signifier  ses  noms  el  grades  aux  relig"  de 
S1  Evroult. 


64 


INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 


280.  —  Le  22  mars  1694,  Me  Pierre  Thillaye,  pbfë,  né  à  S1  Ger- 
main de  Lx  et  y  demeurant,  Me  ès-arts-  en  l'Université  de  Paris.  Fa.it 
signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évoque   et  au  Chapitre  de  Lx. 

[V.    44). 

281.  —Le  27  mars  L694,  Me  Philippe  de  la  Croix,  pbfê,  M"  ès- 
arts  en  l'Université  de  Caen  et  pourvu  du  eanonicat  de  Bourguignoles 
dont  il  n'est  pas  paisible  possesseur,  demeurant  à  Paris  et  représenté 
par  Mre  Antoine  DesperrOys,  Escr,  sr  du  Boucherot  (ou  Boucheau), 
demeurant  en  la  campagne  S1  Désir,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 
seig1'  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

282. — Le  5  mars  1694,  dom  François  Levavasseur,  pbfë,  cha- 
noine régulier  de  l'ordre  de  Ste  Croix  de  Caen,  y  demeurant,  parr. 
S1  Sauveur,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  et  représenté  par 
M''  Louis Ricquier,  huissier,  demeurant  à  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  ei 
grades  au  seig1  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de 
Ste  Barbe-en-Auge. 

283.  —  Le  17  mars  1094,  Me  Jacques  Gosset,  pbfë,  Mp  ès-arts 
en  l'Université  de  Caen,  curé  de  Verson,  lre  portion,  ayant  élu  domicile  ah 
la  maison  de  Marie  Cavellier,  sa  mère,  pan-.  S1  Jacques  de  Lx,  l'ait  réité- 
rer ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (Y.  26). 

284.  —  Le  27  mars  1694,  Me  Pierre  Maillet,  pbfë  de  la  paff. 
S*  Germain  de  Lx,  y  demeurant,  Me  ès-arts'  en  l'Université  de  Caen. 
l'ait  réitérer  ses  grades  au  seig1  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  48). 

285.  —  Le  20  avril  1658,  Me Robert  Laisné,  acolyte  de  la  parr.  de 
Royville,  rite  dimissus,  reçoit  le  sous-diaconat  à  Séez. 

Le 27  mars  1660,  il  reçoit  également  à  Séez  la  prêtrise  des  mains 
de  Mesre  Patrice  Plunquet,  évêque  d'Ardagh,  en  Irlande. 

286.  —  Le  27  mars  169i,  Mre  Nicolas  d'Osmont,  sr  de  Malicome, 
pbfë,  M°  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  en  lad.  ville  et 
représenté  par  son  frère,  Mes1"0  Yves  Osmont,  Escr,  sr  de  Malicorne, 
l'ait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

28^.  —  Le  30  mars  1694,  Guillaume  Cauchois,  cordonnier, 
demeurant  à  Auquainville,  fait  son  testament  en  faveur  de  Me  Gabriel 
Lemonnier,  pbfë,  vicaire  d'Auquainville,  à  charge  de  divers  services 
religieux. 


—  Le  26  janv.  1695,  Mre  Simon  Davoust,  pbfë,  curé  de  S1 
Germain  de  Lx,  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  entre  les 
mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Robert  Morin,  pbfë  de  la 
ville  de  Lx. 

Le  5  mars  1694,  le  seigr  évêque  donne  son  visa  aux  lettres  de  provi- 
sion obtenues  en  cour  de  Rome  par  led.  sr  Morin. 

Le  13  mars  1694,  le  s1'  Morin  prend  possession  de  la  cure  ou  vicairie 


REGISTRE    I  65 

perpétuelle  de  S'  Germain,  en  présence  de  Mes  Germain  Montfort,  Jean 
Hébert,  Jacques  Daubichon,  Charles  Beslières,  Robert  Mesnier,  Nicolas 
Jardin,  Jacques  Baumais,  Pierre  Thillaye,  touspbfësde  lad.  pair.,  M° 
Jacques  Surlemont,  cons6*  procureur  du  royde  la  ville  et  communauté 
de  Lx,  ei  plusieurs  autres  témoins. 

2S!>.  —  Le  27  mars  169't,  Mes™  Louis  du  Houlley,  pbrë,  M°  ès- 
arts  en  l'Université  de  Caen,  demeurant  au  collège  Louis-le-Grand,  à 
Paris,  et  représenté  par  Adrien  du  Houlley,  Esc/,  sr  des  Loges  et  d'An- 
feraet,  son  père,  demeurant  à'Courtonne-la-Meudrac,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque*et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux 
religieux  de  S1  Evroult.  (V.  58). 

£90.  —  Le  9  avril  1690,  Anselme  de  la  Mondière,  fils  de  François 
et  d'Elisabeth  de  Bonbert,  de  la  pair,  de  N.-l).  du  Tilleul,  reçoit  la 
tonsure  et  les  ordres  mineurs.  (V.  119,  194). 

Le  4  juin  1692,  led.  sr  de  la  Mondière,  sous-diacre,  est  reçu  Me  ès- 
arts  en  l' Université  de  Caen. 

Le  11  t'évr.  1693,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur 
de  lad.  Université. 

Le  mémo  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  les  évechés  et  les  Chapitres 
de  Lisieux,  Séez  et  Evreux,  ainsi  que  sur  les  abbayes  de  S1  Evroult, 
S1  .Martin  de  Séez,  S*  Pierre-sur-Dives,  S1  Taurin  d'Evreux,  S1  Pierre 
m  S'  Paul  de  Conches,  N.-D.  de  Lire,  etc. 

Le  3  avril  1694,  le  sr  de  la  Mondière,  pbrë,  demeurant  au  Tilleul, 
doyenné  de  Gacé,  et  représenté  par  Me  Pierre  de  Henneval,  huissier  a 
Ti'iiu,  lait  signifier  ses  noms  et  grades  aux  relig*  de  S1  Evroult. 

Le  6  avril  1694,  le  sr  de  la  Mondière,  représenté  par  M0  Jacques  IIo- 
iii".  greffier  en  la  vicomte  de  Moyaux,  fait  signifier  ses  noms  et  grades 
au  seig*  évêque  el  au  Chapitre  de  Lx. 

2!H  .  —  Le  'So  mars  1694,  Me  Jerosme  Poret,  pbfë;  bachelier  de 
Sorbonne,  M"  ès-arts  en  l'Université  de  Paris  et  curé  de  Combou, 
diocèse  d'Evreux,  «  ayant  esleu  domicile  en  la  maison  de  Me  Jean  Adam, 
demeurant  en  la  fermé  de  l'abbaye  de  S1  Pierre  de  Préaux,  nommée  le 
Bosrobey  »,  t'ait  signifier  ses  noms  cl  grades  aux  relig*  de  lad. 
abbaye. 

2!>2.  —  Le  1U  mars  1694,  M"  Etienne  Griset,  pbrë  du  diocèse  de 
Séez,  M"  ès-arts  et  régenl  septennaire  en  l'Université  de  Paris,  y 
demeurant  au  collège  de  Montaigu,  donne  sa  procuration  à  M"  Sébastien 
Mallet.  pbfëjCuréde  S1  Denis-d'Augeron,  pour  faire  signifier  ses  noms 
et  grades  aux  religieux  de  S'  Evroult.  [V.  54,301.) 

S93.  —  Le  30  mars  1694,  M"  Philippe  de  Boisney,  pbrë,  Me  ès-arts 
èi  professeur  septennaire  en  L'Université  de  Paris,  au  collège  de  la 
Marche,  y  demeurant,  el  représenté  par  Mr"  Pierre  Audran  ,  pbrê, 

.    16 


m 


INSINUATIONS    ECCLESIASTIQUES 


chanoine  scolaste  en  la  Cathédrale  de  Lx,  fait  signifier  ses  noms  et 
grades  an  seig*  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx.  {Y.  68) 

304.  —  Le  23  mars  1694,  Me  Guillaume  Vivien,  pbrë  du  diocèse 
de  Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Chaillot,  près 
Paris,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  à  Mes1"0  Melchior  de  Harod  de 
S1  Romain,  abbé  commendataire  de  l'abbaye  de  S1  Pierre  de  Préaux,  en 
son  hôtel,  rue  Neuve  S1  Louis,  au  Marais  du  Temple. 

Le  même  jour,  il  fait  réitérer  la  même  signification  à  Me  Philbert- 
Charles  de  Pas  Feuquières,  abbé  commendataire  de  N.-D.  de  Cor- 
meilles,  demeurant  à  Paris.  (V.  59) 

â»5.  —  Le  9  mars  1694,  Me  Nicolas  Guerard,  pbrë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  demeurant  a  Fatouville,  fait  signifier  ses  noms  et 
grades  aux  relig"  de  Grestain. 

Le  17  mars,  il  les  fait  réitérer  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx, 
ainsi  qu'aux  relig"  de  Bernay,  Cormeilles,  S1  Pierre  de  Préaux  et  de 
Beaumont  et  aux  religieuses  de  S1  Léger  de  Préaux.  (V.  63,117.) 

290.  —  Le  2  mars  1694,  Me  Gabriel  Courtois,  pbrë,  originaire  de 
la  pair,  du  Merlerault,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris  et  professeur 
septennaire  au  collège  de  Lx,  à  Paris,  y  demeurant,  rue  S1  Etienne-des- 
Grez,  et  représenté  parMe  Adrian  Le  Noir,  bourgeois  de  Lx,  y  demeu- 
rant, fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de 
Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  S1  Evroult. 

297.  —  Le  5  mars  1694,  Me  Robert  Pied  de  Liepvre,  pbrë,  Me  ès- 
arts  en  l'Université  de  Caen,  demeurant  en  lapafr.  de  N.-D.  du  Prey 
de  Pontaudemer,  représenté  par  Me  Jacques  Aussy,  pbre,  demeurant  à 
Lx,  pair.  S1  Jacques,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et 
au  Chapitre  de  Lx ,  ainsi  qu'aux  relig*  de  Cormeilles ,  Grestain  et 
S*  Pierre  de  Préaux  et  aux  religieuses  de  S1  Léger  de  Préaux.  (V.  56). 

298.  —  Le  30  mars  1694,  Me  Louis  Levavasseur,  pbre,  curé 
d'Ecorcheville,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au(seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig1 
de  Bernay,  S1  Evroult  et  S1  Pierre  de  Préaux.  (V.  72.) 

399.  —  Le  27  mars  1694,  Me  Jacques  Lefebvre,  pbre  de  S*  Jacques 
de  Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris  et  habitué  en  l'église  St  André 
des-Arts,  demeurant  à  Paris  et  représenté  par  Robert  Toustain,  sr  de 
Valfontaine,  demeurant  à  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr 
évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  36  ) 

300.  —  Le  7  févr.  1694,  Me  François  Grip,  pbrë  du  diocèse  de 
Bayeux,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  chapelain  de  la  chapelle 
S1  Romain  en  la  cathédrale  de  Lx,  de  la  valeur  de  12  livres  10  sols  de 
revenu  annuel,  requiert  du  seigr  évêque,  en  sa  qualité  de  gradué,  sa 


REGISTRE    I  67 

nomination  à  la  cure  de  N.-D.  de  Castillon,  vacante  par  la  mort  de  Me 
Robert  Le  Gros,  pbrë,  dernier  titulaire.  (V.  62,313.) 

Le  3  avril  101)4,  Me  Jacques  Soyer,  pbfë  du  diocèse  de  Lx,  curé  de 
S'  Germain  de  Bourges  en  Berry,  M€  ès-arts  en  l'Université  de  Paris, 
représenté  par  Me  Nicolas  Greslebin,  vicaire  de  S'  Germain  de  Lx, 
requiert  de  nouveau  du  seigr  évêque,  en  sa  qualité  de  gradué,  sa  nomi- 
nation à  la  cure  de  Castillon,  vacante  par  la  mort  du  sr  Legros,  décédé 
le  25  janvier  dernier.  Le  sr  Audran ,  vie.  gén.,qui  s'est  présenté,  ne 
donne  aucune  réponse  et  refuse  de  signer  l'acte  de  réquisition. 

3GI.  —  Le  0  avril  1094,  Me  Etienne  Griset,  pbrê  du  diocèse  de 
Séez,  Me  ès-arts  et  régent  septennaire  en  l'Université  de  Paris,  demeu- 
rant au  collège  de  Montaigu  et  représenté  par  Me  Sébastien  Mallet, 
pbfë,  curé  de  S1  Denis-d'Augeron,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades 
aux  religieux  de  S1  Evroult.  (V.  54,292.) 

30S.  —  'Le  30  mars  1G94,  Me  Nicolas  Guilbert,  pbfë,  Me  ès-arts 
en  l'Université  de  Caen,  demeurant  à  S1  Aubin-de-Scellon,  fait  réitérer 
ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux 
relig*  de  Bernay,  Cormeilles  et  Se  Pierre  de  Préaux.  (V.  64.) 

303.  —  Le  8  avril  1G94,  Me  Nicolas  Le  Front,  pbfë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Tordouet,  fait  réitérer  ses  noms  et 
grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig*  de 
S'  Evroult  et  de  Friardel.  (Y.  651,  117). 

304.  —  Le  3  avril  1G94,  Me  Pierre  Gohard,  pbfë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris,  demeurant  en  la  pair,  du  Torpt,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux 
relia?  de  S1  Pierre  et  aux  dames  de  S1  Léger  de  Préaux. 

305.  — Le  8  avril  1G94,  Me  Georges  Auber,  pbfë,  du  diocèse  de 
Bayëux,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  bachelier  ès-droits,  cy- 
devant  recteur  de  lad.  Université,  professeur  de  philosophie  en  icelle, 
demeurant  à  Caen,  pafr.  S1  Sauveur,  et  représenté  par  Mre  Pierre 
André,  pbfë,  chanoine  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr 
évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  {V.  52). 

300.  —  Le  '2H  mars  1694,  Mre  Michel  Du  Perche,  pbrë,  bachelier 
de  Sorbon ne  et  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  curé  de  la  ville  de 
Domfront,  diocèse  du  Mans,  représenté  par  Pierre  deHenneval,  huissier 
ii  Trun,  fait  i^éitérer  ses  noms  et  grades  aux  relig"  de  S1  Evroult.  (  V.  86). 

307.  —  Le  9  avril  1694,Me  Pierre-Paul  Menard,  pbfë  du  diocèse 
de  Lx,  M''  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  habitué  en  l'église  StNicolas- 
des-Champs,  demeurant  en  lad.  paff.,  et  représenté  par  Mro  Michel 
Lecoq,  chanoine  de  Lx,  l'ait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seig1 
évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  S1  Evroult  et 
'le  Beaumont-en-Aua-e.  (V.  50). 


68  INSINUATIONS    ECCSKSIASTIOUES 

308.  —  Le  9  avril  1694,  Mre  Laurent  de  Boetey-Marolles,  pbfë  du 
diocèse  de  Lx,  bachelier  en  théologie  et  M°  ès-arts  on  l'Université  de 
Paris,  prétendant  droit  au  bénéfice-cure  de  la  GouJafrière,  demeurant  à 
Paris  et  se  trouvant  présentement  à  Lx,  l'ait  réitérer  ses  noms  ci  grades 
au  seigr  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx.  [V.  66). 

309.  —  Le  8  avril  1694,  M0  Nicolas  Mabire,  pbfë  du  diocèse  de  Lx, 
bachelier  en  théologie  et  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  et  représenté 
par  Jacques  Jacquet,  bourgeois  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades 
au  seig1'  évêque  de  Lx.  (V.  55). 

31 0.  —  Le  8  avril  1(394,  Me  Claude  de  Cornavin,  pbrê  du  diocèse 
de  Coutances,  Me  ès-arts,  bachelier  en  théologie  et  professeur  septennaire 
en  l'Université  de  Paris,  et  chapelain  de  Buron,  diocèse  du  Mans, 
demeurant  au  collège  d'Harcourt,  à  Paris,  et  représenté  par  Jean 
Levavasseur,  sr  de  Baudry,  bourgeois,  demeurant  à  Lx,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  42). 

31 1.  —  Le  10  avril  1694,  Me  Christophe  Piperey,  pbrê,  Me  ès-arts 
(Mi  l'Université  de  Paris,  chapelain  de  la  chapelle  S'  Laurent  en  la 
Cathédrale  de  Lx  et  pourvu  de  la  cure  de  la  Goulafrière  dont  il  n'est  pas 
paisible. possesseur,  demeurant  à  Lx,  par?.  S1  Jacques,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  70,  194). 

313.  —  Le  5  févr.  1G94,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Hippolyte 
<(  des  Castesteletz  »  (Cantelou),  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre_  Mare- 
Aurèle  de  Bailleul,  Esc1',  seigr  et  patron  de  S1  Hippolyte,  nomme  à  lad. 
cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Louis  du  Hauvel,  dernier  titulaire,  la 
personne  de  Mre  Jean  de  Costard,  Esc1-,  acolyte  de  ce  diocèse..  Fait  et 
passé  en  la  terre  et  maison  de  Mes10  Philippe  de  Costard,  Esc1-,  seigr  de 
S1  Léger-sur-Bonneville,  père  dud.  Jean  de  Costard,  en  présence  de 
Mesre  Gaspard  de  Nossé,  seigr  et  patron  du  Torquesne,  et  de  Mesre 
Pierre  de  Normanville,  Escr,  sr  des  Bordes,  delà  par?,  de  S1  Arnoult- 
en-Caux. 

Le  11  mars  1694,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  de  Costard  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  7  avril  1694,  le  sr  de  Costard,  acolyte,  demeurant  à  Paris,  au 
collège  S1  Magloire,  faubourg  S1  Jacques,  et  représenté  par  Me  Pierre 
de  Lamperière,  pbfë  de  la  pair,  de  Piencourt,  prend  possession  de  la 
cure  de  S1  Hippolyte,  en  présence  dud.  seig1  du  lieu  et  de  plusieurs 
autres  témoins. 

313.  —  Le  22  mars  1694,  Me  François  Grip,  pbrê  du  diocèse  de 
Bayeux,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  titulaire  de  la  chapelle 
S1  Romain  en  la  Cathédrale  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 
seig1  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig*  de  S1  Evroult. 
(V.  62,  300). 


REGISTRE  I  69 

:M4.  —  Le  0  mars  1694,  la  nomination  au  prieure-cure  de  S1  Mar- 
tin de  Friardel  appartenant  aux  religieux  de  S1  Cyr  de  Friardel,  los 
Révérends  Pères  Claude  Chachères,  prieur  claustral,  Robert  Hébert, 
Joseph  Hurly,  Henry  Goberl  et  François  Dèschamps,  tous  pbfës  et  cha- 
Doines  réguliers  dud.  prieuré,  nomment  à  lad.  euro,  vacante  par  la  mort 
de  I'V.  Jean  de  Corday,  pbrë,  relig*  de  l'ordre  de  S4  Augustin  et  dernier 
titulaire,  la  personne  de  Fr.  Louis  Barbey,  pbrë,  religieux-profès  dud. 
prieur»''.  Faii  et  passé  en  la  présence  de  Henri  Deshayes,  sr  de  Launey, 
et  de  Nicolas  de  Chaumont,  se  trouvant  présentement  en  la  pair,  de 
Friardel. 

Le  8  mars  1694,  Mre  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Barbey  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  7  avril  1094,  le  sr  Barbey  prend  possession  de  la  cure  de  Friardel, 
en  présence  d'Armand  Dutot  de  Ferrières  et  dud.  sr  de  Chaumont,  tous 
deux  demeurant  eu  l'abbaye  de  S'  Cyr  de  Friardel. 

;J15.  —  Le  20  mars  1694,  Mre  Le  Nepveu,  vicaire  général,  donne 
son  visa  aux  lettres  de  provision  de  la  chapelle  S1  Paul  obtenues  en  cour 
de  Rome  par  Me  Louis-Nicolas  Dugard  de  Bingeval  (1),  clerc  du  diocèse 
de  Paris,  en  conséquence  de  la  démission  faite  en  sa  faveur  par  Me 
François  Langlois,  pbrë,  dernier  titulaire. 

Le  12  avril  1694,  led.  sr  de  Bingeval,  représenté  par  Me  Guillaume 
Veron,  diacre,  chapelain  de  S' André  en  la  Cathédrale,  est  mis  en  pos- 
session de  lad.  chapelle  Sf  Paul  par  le  ministère  de  M.  le  doyen  du 
Chapitre. 

î$iO.  — Le  (S  oct.  l()9«>,  Me  Pierre  Guesnon,  pbrë  du  diocèse  de 
Paris,  chanoine  régulier  de  S1  Augustin,  bachelier  en  théologie  et  Me  es- 
arts  en  l'Université  de  Paris,  est  nommé  par  icelle  sur  le  prieuré  de 
Sto  Barbe-én-Auge. 

Le  17  avril  1694,  led.  sr  Guesnon,  docteur  en  théologie,  demeurant 
à  Paris,  en  l'abbaye  de  Ste  Geneviève,  et  représenté  par  .Jean  Osmont, 
demeurant  à  Mézidon,  vicomte  de  S1  Pierre-sur-Dives,  fait  signifier 
ses  noms  et  grades  aux  religieux  de  S1'-  Barbe. 

31*7. —  Le4janv.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  N.-D.  de 
Préaux  appartenant  au  seigr  abbé  de  S1  Pierre  de  Préaux,  Mes'°  Mél- 
chior  Harod  de  S'  Romain,  abbé  commendàtaire  de  F abbave  de  Préaux, 
nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  du  dernier  titulaire,  la  per- 
sonne de  .M"  Pierre  Mallet,  pbrë  du  diocèse  de  Séez,  curé  de  Combreux 
au  diocèse  d'Orléans. 


(1)  Dans  le  visa  cl  Tarif  de  prise  <lc  possession,  le  nom  4c  ce  chapelain  est  écrit  de  trois 
manières  différentes.  On  lit  -la n-  le  manuscrit  :  Beiogeval,  Bingeval  et  Ucigueval.  Puis 
•Jan-  le  IX'  rc;_'i«-lrc  on  trouve  Pincheval, 


70  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

Le  22  janv.  1694,  Mre  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Mallet  la 

collation  dud.  bénéfice. 

Le  25  fév.  1694,  le  sr  Mallet,  curé  de  N.-I).  de  Préaux,  demeurant  à 
Combreux,  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  de  Préaux 
«  entre  les  mains  de  qui  il  appartiendra»  pour  cause  de  permutation 
canonique  contre  la  lre,  2e  ou  3e  portion  de  S1  Michel  de  Préaux  et  pour 
prendre  en  son  nom  possession  de  lad.  cure  S*  Michel. 

Le  21  mars  1094,  le  sr  Mallet,  représenté  par  Me  François  Mallet. 
chanoine  régulier,  prend  possession  de  la  cure  de  N.-D.  de  Préaux,  en 
présence  de  Me  Jean  Boëssel,  pbfê,  curé  de  S1  Aignan  de  Pontaudemer, 
diocèse  de  Rouen,  Me  André  Saffrey,  pbrë,  curé  de  S1  Michel  de  Préaux, 
et  Me  Michel  Hubert,  pbrë  de  Honfleur,  et  autres  témoins. 

318.  —  Le  10  avril  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Pierre  de 
la  Gravelle  appartenant  au  seigr  abbé  de  S1  Pierre-sur-Divos,  Mesr" 
Georges  Dunot  d'Harmonville,  abbé  et  comte  de  S'  Pierre-sur-Divos, 
cens"  du  roy  en  sa  cour  de  parlement  de  Rouen  et  demeurant  à  Rouen, 
nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  démission  de  Me  Charles  Pinchon, 
dernier  titulaire,  la  personne  de  M°  Jacques  Lelasseur  ,  pbrë  de  S1 
Germain-de-Montgommery. 

319. —  Le  18  avril  1694,  le  R.  P.  Cocqueber,  chanoine  régulier, 
docteur  en  théologie,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Reims,  demeurant  ;i 
Paris  en  l'abbaye  de  Ste  Geneviève  et  représenté  par  Thomas  Pierre, 
sr  du  Clos,  demeurant  à  S'  Picrre-des-Ifs,  fait  signifier  ses  noms  et 
grades  aux  religieux  de  Ste  Barbe-en- Auge. 

330.  —  Le  12  févr.  1694,  Me  Pierre  Jourdain,  pbrë,  licencié  en 
théologie  de  la  faculté  de  Paris,  curé  ou  vicaire  perpétuel  de  S1  Jacques 
de  Lx,  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  entre  les  mains  de 
N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Gabriel  Hesbort,  pbrë,  licencié  ès- 
droits,  curé  ou  vicaire  perpétuel  de  S1  Désir,  2e  portion,  titulaire  de  la 
chapelle  S1  Taurin  en  la  Cathédrale  et  de  la  chapelle  S1  Jean  du  Manoir 
d'Avranches,  en  la  pair,  de  S1  Philbert-sur-Rille;  et  led.  sr  Hesbert 
donne  aussi  procuration  pour  résigner  sesd.  bénéfices  en  faveur  dud.  sr 
Jourdain;  le  tout  pour  cause  de  mutuelle  permutation. 

Le  6  mars  1694,  le  sr  Hesbert  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de 
provision  de  lad.  cure  de  S1  Jacques. 

Le  16  avril  1694,  Mre  Le  Nepveu,  vie.  g1, donne  son  visa  auxd.  lettres 
de  provision. 

321 .  ■ —  Le  28  décembre  1693,  la  nomination  à,  la  cure  de  S1  Aubin 
de  Petit-Couronne,  en  l'exemption  de  S1  Cande,  appartenant  au  seigr 
évêque  de  Lx,  Sa  Grandeur  nomme  à  lad.  cuiv.  vacante  par  la  mort  de 
Me  Germain  Guinedebel,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Robert 
Leloutre,  diacre  du  diocèse  de  Coutances 


REGISTRE    I  71 

Le  25  mars  1694,  led.  sr  Leloutre,  diacre,  bachelier  en  théologie, 
demeurant  à  l'évêché  de  Lx,  prend  possession  dud.  bénéfice,  en  présence 
de  Me  Robert  Lechantre,  pbfë,  vicaire  de  la  pan',  de  Petit-Couronne  ; 
M"  Pierre  Pollin,  pbfë;  Mesre  Pierre-François-Bonaventurc  de  Paul, 
Esc*;  David  Gueroult  et  autres  témoins. 

333.  —  Le  14  août  1G93,  Me  Jacques  Maserier,  diacre  du  diocèse 
d'Evreux,  nommé  par  Mes"  Louis  Voisin,  chcvr,  seigr  et  patron  de 
S'  Melaigne,  à  la  cure  de  lad.  parr. ,  vacante  par  la  mort  de  Me  Nicolas 
de  la  Roque,  pore,  dernier  titulaire,  prend  possession  de  son  bénéfice, 
en  présence  de  Mp  Joseph  de  Cruays,  pbfë,  curé  de  Canapville,  et 
plusieurs  autres  témoins.  (V.  194). 

323.  —  Le  3  avril  1694,  Me  Charles  Bellières,  pbfë  de  la  parr.  de 
S'  Germain  de  Lx,  est  nommé  de  plein  droit  parle  seig*  évoque  de  Lx  à 
la  chapelle  de  Ste  Croix,  2e  portion,  autrement  dite,  de  S1  Gilles— 
S'  Leu  (1)  (ou  S1  Loup)  en  la  Cathédrale.  Ces  lettres  sont  datées  de 
Paris  et  contresignées  par  Me  Simon  Davoust,  prosecrétaire  de  M>r  et 
ancien  curé  de  S1  Germain.  (V.  38). 

324.  —  Le  20  décembre  1693,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Ger- 
main de  Pontaudemer  appartenant  au  seigr  abbé  de  S1  Pierre  de  Préaux, 
Mes1*  Melchior  Harod  de  Senevasde  S1  Romain,  abbé  de  lad.  abbaye, 
nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Jean-Baptiste  de  la 
Noe,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Richard  Delamare,  pbfë  du 
diocèse  de  Lx.  Fait  et  passé  à  Paris,  en  l'hôtel  dud.  seigr,  rue  Neuve- 
S'-Louis,  parr.  S'  Gervais. 

Le  30  décembre  1693,  led.  sr  Delamare  requiert  la  collation  dud. 
bénéfice  ;  mais  Mre  Pierre  Audran,  vie,  g1,  remet  jusqu'au  retour  de 
M*  LeNepveu,  aussi  vicaire  général,  *  pour  conjointement  l'examiner  et 
ensuite  juger  de  sa  capacité  et  suffisance.  » 

Le  14  janv.  1 G94,  le  sr  Delamare  se  présente  de  nouveau  pour  obtenir 
les  provisions  de  lad.  cure  ;  led.  srLe  Nepveu  le  renvoie  encore  jusqu'au 
retour  de  Monseig*  pour  être  examiné,  suivant  les  ordres  de  Sa  Gran- 
deur. 

Le  14  mars  1694,  Me  Delamare,  demeurant  à  Pontaudemer,  pari-. 
S'  Ouen,  agissant  en  vertu  d'un  arrêt  de  la  cour  de  Rouen,  en  date  du 
10  mars,  prend  possession  de  la  cure  de  S1  Germain  ad  conservationem 
juris,  en  présence  de  Me  Robert  Boessel,  pbfë,  préposé  par  le  seigr 
évêque  de  Lx  pour  le  desservice  dudit  bénéfice  ;  Me  Phes  Lestorey, 
avocat  ;  M"  Robert  Lesparey,  huissier  ;  Jacques  Le  Bas,  trésorier  en 
charge,  et  autres  paroissiens  dud.  lieu.  (V.  98). 


\\j  Ou  di~ail  :  Capella  Sri    /Egidii  cl  Lupi,  et  on  tna'Juisail  par  S'  Gillcs-fe'  Lcu. 


72 


INSIN  CATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 


335.  —Le  22  avril  1680,  Pierre  Mioque,  fils  de  Pierre  et  de  Mar- 
guerite Paris,  de  la  pair.  Ste  Eugénie  (S1  Eugène),  reçoit  la  tonsure  et 
les  ordres  mineurs. 

330.  —  Le  13  décembre  1093,  la  nominatioïl  au  canonicat  de 
Deauville,  lrp  portion,  appartenant  au  seigr  évoque,  Messire  Léonor  de 
Matignon,  évêque  et  comte  de  Lx,  nomme  aud.  bénéfice  vacant  par  la 
mort  de  Mro  Pierre  Lange  (1),  pbfë,  dernier  titulaire,  la  personne  de 
Mc  Simon  Davoust,  pbfë,  bachelier  en  théologie,  curé  de  S'  Germain  de 
Lx,  chanoine  du  Faulq  et  titulaire  de  la  chapelle  de  S1  J^an-l'Evange- 
listc,  en  la  Cathédrale.  {V.  139,  140). 

33T. —  Le  ....  janvier  1694,  Pierre  Casault,  pbrê,  chanoine 
régulier  de  l'ordre  des  Prémontrés,  prieur  du  prieuré-cure  de  Sl-Ouen 
de  Brocottes,  dépendant  de  l'abbaye  de  Belle-Etoile,  résigne  led  prieuré 
entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Fr.  Charles  Dupen- 
dant,  chanoine  régulier  dud.  ordre.  (V.  157). 

Le  2  février  1694,  led.  sr  Dupendant  obtient  des  lettres  de  provision 
en  cour  de  Rome  dud.  bénéfice  de  Brocottes. 

Le  23  mars  1694,  Mesre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  son  visa  auxd. 
lettres  de  provision. 

338.  —  Le  3  décembre  1693,  Me  Louis  Horcholle  ,  acolyte  du 
diocèse  de  Rouen,  bachelier  en  théologie  de  la  faculté  de  Paris,  donne  sa 
procuration  pour  signifier  ses  noms  et  grades. 

Le  16  mars  1694,  led.  s1'  Horcholle,  nommé  à  l'une  des  quatre  cléri- 
monies  de  la  chapelle  S*  Louis,  en  la  pair,  du  Bois-Hellain,  par  Jean 
Edeline,  prieur  claustral  de  Cormeilles  et  vicaire  général  du  seigr  abbé 
de  lad.  abbaye,  prend  possession  de  lad.  clérimonie  par  le  toucher  des 
vestiges  de  la  muraille  de  lad.  chapelle. 

33$).  —  Le  19  mars  1694,  Me  Pierre  Formeville,  pbfë  du  diocèse  de 
Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Blérancourt,  au 
bailliage  de  Coucy-le-Château,  et  représenté  par  son  père,  Jean  Forme- 
ville,  marchand,  demeurant  à  Lx,  pari'.  S1  Germain,  l'ait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  deLx.  (V.  69) 

330.  —  Ici  finit  le  premier  registre  des  Insinuations  Ecclésiasti- 
ques du  diocèse  de  Lx.  Il  avait  été  paraphé  par  Mesre  de  Maillée, 
conser  du  roy,  lieutenant-général  civil  et  criminel  en  la  vicomte  d'Orbec, 
le  18  décembre  1692. 


(1)  Pierre  Lange  fut  enterré  dans  l'église  abbatiale  du  Val-Richer. 


INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

I»  I      DIOCÈSE     DE     msii:i\. 


REG  I  STRE     II 


1 .  —  Le  17  avril  1694,  Me  Charles  Bellières,  pbrëdélaparf.  S"  Ger- 
main de  Lx,  nommé  par  le  seigr  évoque  à  la  chapelle,  de  Stc  (Voix. 
2e  portion,  autremeni  dite  de  S1  Gilles— S1  Leu  en  la  Cathédrale,  prend 
possession  de  son  bénéfice,  en  présence  de  Me  Henry  Deschamps,  pbfë, 
chapelain  de  N.-D.,  et  de  Me  Guillaume  Dauphin,  tous  deux  officiers 
de  lad.  Eglise.  (  V.  253). 

2.  — Le  lo  avril  1681,  Louis  Le  Mercier,  (ils  de  Guillaume  et  de 
Marie  Mathieu,  delapârr.  S1  Germain  de  Lx,  reçoit  la  tonsure  et  les 
ordres  mineurs. 

Le  21  sept.  1686,  il  reçoit  le  sous-diaconat  ; 

Le  20  sept.  1687,  il  est  ordonné  diacre  ; 

Le  18  sept.  1688,  il  reçoit  la  prêtrise.  . 

Le  23  août  1690,  il  est  reçu  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris. 

Le.')  mars  1  GO 4- ,  il  obtient  des  lettres  de  quinqueunium  du  recteur 
de  l'Université  de  Caen. 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  lad.  Université  de  Caen  sur  l'arche- 
vêché et  le  Chapitre  de  Rouen,  sur  l'évêché  et  le  Chapitre  de  Lx,  ainsi 
que  sur  les  abbayes  de  S(  Pierre  de  Jumièges,  N.-D.  du  Bec,  N.-D. 
de  Bernay,  S*  Pierre  de  Préaux,  N.-I).  de  Grestain,  N.-l).  de  Cor- 
meilles,  S1  Evroult,    S,p  Barbe-en-Auge  et  S1  Léger  de  Préaux. 

Le»)  avril  1604-,  led.  sr  Le  Mercier,  demeurant-  à  S1  Germain  de  Lx, 
lait  signifier  ses  noms  et  grades  aux  religxde  S'  Evroult.  (V.  126). 

3. —  Le  17  avril  1694,  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  vicaire  général 
dû  seigr  évêque  de  Lx,  donne  à  Me  Jacques  Lelasseur,  pbfë  de  ce 
diocèse,  la  collation  de  la  cure  de  la  Gravelle  à  laquelle  il  a  été  nommé 
par  Mes1"6  Georges  Dunol  d'Harmonville,  abbé  commendataire  de 
S1  Pierre-sur-Dives. 

Le22avril  1694,  led.  sT  Lelasseur  prend  possession  de  la  cure  de 
la  Gravelle. 


74  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

4.  —  Le  23  avril  1694,  la  nomination  à  la  chapelle  simple  de 
S1  Laurent,  sise  en  l'église  abbatiale  de  S1  Léger  dé  Préaux,  apparte- 
nant à  l'abbesse  dud.  lieu,  Très-Illustre  dame  Louise  de  Vaudelar. 
abbesse  de  l'abbaye  de  S1  Léger,  nomme  à  lad.  chapelle,  vacante  par 
la  démission  de  Me  François  Verney,  clerc,  demeurant  à  Tourville,  la 
personne  de  Me  Pierre  Mallet,  pbrë,  curé  de  Combreux,  diocèse  d'Or- 
léans, et  nouvellement  pourvu  du  bénéfice-cure  de  N.-I).  de  Préaux. 
Fait  et  passé  par  devant  Me  Robert  Laisney,  curé  de  N.-D.  de  Pontau- 
demer  et  notaire  royal-apostolique. 

Le  lendemain,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Mallet  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  18  mai  1694,  le  sr  Pierre  Mallet,  représenté  par  Me  François 
Mallet  de  Gravelle,  chanoine  régulier  de  S1  Augustin,  prend  possession 
de  la  chapelle  S1  Laurent,  en  présence  de  Mc  Denis  Leroy,  curé  de 
S1  Michel  de  Préaux,  et  autres  témoins,  (V.  35i). 

5.  —  Le  9  avril   1694,   Me  Jacques   Soyer,    pbrë,    Me  ès-arts    en 
l'Université  de  Paris,  curé  de  S1  Germain  de  Bourges,  représenté  par 
Me  Jean  Hébert,  pbrë  de  S1  Germain  de  Lx,  fait  réitérer   ses  noms  et 
grades  au  Chapitre  de  la  Cathédrale  et  requiert  des  srs  chanoines    sa 
nomination  à  la  chapelle  S1  Gatien,  vacante  par  la  mort  de   Me  François 
Lel'ranc,  dernier  titulaire,  décédé  le  1er  janvier,  mois  réservé  aux  gra- 
dués. Messieurs  les  chanoines  n'ayant  fait  aucune  réponse,  le  sr  Hébert 
prend  ce  silence  pour  un  refus  et  se  transporte  avec  le  notaire  aposto- 
lique au  domicile  de  Monsieur  l'abbé  de  Canisy,  chanoine   de   Lieurey, 
lrp  portion,   grand  chantre,   «   sepmainnier  à   son  tour  lors  du  décès 
dud.  sr  Lel'ranc,  »  pour  le  prier  d'accorder  des  lettres  de  provision  aud. 
sr  Soyer.  «  Auquel  lieu  estant,  Mre  Adrian  de  Mailloc,  pbrë  et  chanoine, 
répond  que  led .  sr  abbé  de  Canisy  est  absent  du  pays  et  n'a  plus  de 
domicile  chez  luy  ».  Cette  déclaration  prise  de  nouveau  pour   un  refus, 
le  sr  Hébert  proteste  se  pourvoir  devant  qui  de  droit. 

Le  lendemain,  led.  sr  Soyer,  représenté  par  son  frèie,  Joseph  Soyer, 
pâtissier,  bourgeois  de  Lx,  présente  une  requête  au  bailliage  pour  qu'il 
lui  soit  permis  de  prendre  possession  de  lad.  chapelle,  et  le  lieutenant 
de  M.  le  bailly  d'Evreux  au  bailliage  d'Orbec    lui  octroyé  lad.  requête. 

Le  11  avril  1(594,  le  sr  Soyer,  représenté  par  Me  Nicolas  Gosset, 
pbrë,  demeurant  à  Lx,  prend  possession  de  lad.  chapelle  malgré  le 
refus  renouvelé  des  chanoines. 

Le  26  juin  1694,  led.  sr  de  Canisy,  en  sa  qualité  de  chanoine  de 
semaine  au  moment  où  se  produisit  la  vacance  de  la  chapelle  de 
S1  Gatien,  autrement  dite  de  S1  Madeleine,  2e  portion,  nomme  à  ce 
bénéfice  la  personne  de  Me  Joseph  Mahiet,  pbrë  de  ce  diocèse.  ' 


REGISTRE    II  e> 

Le  même  jour,  le  s*  Jaeques  Soyer,  représenté  par  le  sr  Joseph  Soyer, 
met  opposition  à  toute  collation  que  les  srs  chanoines  pourraient  donner 
de  lad.  chapelle  S'  dation,  attendu  qu'il  s'en  est  l'ait  pourvoir  en  bailliage 
d'Orbec,  sur  le  refus  dosd.  srs  chanoines  et  qu'il  en  a  pris  possession  le 
1 1  avril  dernier. 

Le  même  jour  encore,  le  sr  de  Canisy,  chanoine,  nomme  led.  s'" 
Soyer  à  lad.  chapelle  ad  conservationemjuris,  quoique  «  le  lieu  soit  plein 
de  la  personne  de  Me  Joseph  Mahiet.   » 

Le '^8  juin  1094,  le  sr  Soyer,  représenté  par  M°  Guillaume  Greslebin, 
diacre  de  L\,  adhérant  à  la  prise  de  possession  du  11  avril  prend  de 
nouveau  possession  ad  conseryatiônem  jnris ,  malgré  le  refus  des  chanoi- 
nes qui  se  sont  retirés.  La  cérémonie  se  passe  en  dehors  de  la  chapelle, 
«  attendu  que  la  porte  de  la  closture  est  fermée  à  la  clef.  »  Fait  et 
passé  en  présence  de  Me  François  Marcy,  officier  en  la  Cathédrale,  et 
M''  Robert  Gaillard,  greffier. 

Le  30  juin  1094,  led.  sr  Mahiet  est  mis  en  possession  de  lad.  chapelle 
S1  Gatien . 

Le  18  juillet  1694,  le  sr  Soyer,  en  sa  qualité  de  gradué,  requiert,  par 
ministère  d'huissier,  du  sr  évoque  de  Lx  sa  nomination  à  la  cure  de 
Castillon,  doyenné  du  Mesnil-Mauger,  vacante  par  la  mort  de  Me  Robert 
Legros,  dernier  titulaire.  Mre  Audran,  vicaire  général,  ne  voulant  faire 
aucune  réponse  à  cette  réquisition,  le  sr  Soyer  proteste  se  pourvoir 
devant  qui  de  droit. 

Le  20  juillet  1094,  le  sr  Jacques  Soyer,  représenté  par  son  frère, 
Joseph  Soyer.  ayant  adressé  une  requête  au  parlement  de  Rouen  pour 
qu'il  lui  soit  permis,  en  vertu  de  ses  grades,  de  prendre  possession  de 
de  la  cure  de  Castillon  qui  lui  a  été  refusée  par  le  vicaire  général  de  Lx, 
la  Cour,  ouï  le  rapport  du  sr  Dunot  d'Harmonville,  conseiller  commis- 
saire, autorise  led.  sr  Soyer  à  prendre  possession  de  ce  bénéfice  pour  la. 
conservation  de  son  droit  seulement.  [V.  276). 

Le  23  juillet  1094,  le  sr  Jacques  Soyer,  représenté  par  M°  Guillaume 
Greslebin,  diacre,  prend  possession  de  la  cure  de  Castillon,  en  présence 
de  Me  Pierre  Hurel,  pbre,  desservant  lad.  pair.,  et  plusieurs  autres 
témoins. 

Le  30  sept.  1094,  Mre  Le  Nepveu,  vicaire  g1., donne  audit  sr  Soyer 
la  collation  dud.  bénéfice  pour  la  conservation  de  son  droit  seulement  et 
pour  satisfaire  à  sa  réquisition,  attendu  (pie  la  place  est  remplie. 

Le  20  net.  1094,  sentence  du  bailliage  d'Orbec  adjugeant  la  récréance 
da  la  chapelle  S'  Gatien,  en  la  cathédrale  de  Lx,  à  Me  Joseph  Mahiet 
sur  ce  poursuivi  par  Me  Jacques  Soyer  qui  prétendait  être  maintenu  au 
plein  possessoire  de  ce  bénéfice. 

Le  22  net.  1091.  Jacques  Soyer,  pourvu,  en  sa  qualité  de  gradué,  de 


76  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

la  chapelle  S1  Gatien  et  de  la  cure  de  Castillon,  donne  sa  procuration  pour 
continuer  les  poursuites  commencées  à  l' encontre  du  sr  de  Martigny  (1), 
aux  fins  d'être  envoyé  en  pleine  possession  de  lad.  chapelle  de  S1  Gatien 
et  de  lad.  cure. 

Le  27  mars  1695,  le  srSoyer,  nommé  par  le  seig*  évoque,  en  sa  qua- 
lité de  gradué,  à  la  curede  Castillon  et  représenté  par  M0  Nicolas Réaultey, 
vicaire  de  cette  pair.,  prend  possession  dud.  bénéfice,  en  présence  de 
noble  homme  Jean  Deschamps,  valet  de  chambre  de  la  duchesse 
d'Orléans. 

Le  30  mars  1695,  le  sr  Soyer,  curé  de  S1  Germain  de  Bourges, 
représenté  par  son  frère,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seig*  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx. 

Le  26  août  1695,  il  prend  en  possession  de  la  cure  de  Castillon,  en 
présence  de  plusieurs  habitants  du  lieu. 

O.  —  Le  12  mars  1694,  Me  François  Nau,  pbre,  du  diocèse  de  Paris, 
docteur  en  théologie  et  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer 
ses  noms  ai  grades  au  seig1"  abbé  de  N.-D.  de  Bcrnay,  demeurant  en 
son  hôtel,  en  lad.  ville  de  Paris,  près  la  porté  de  Richelieu. 

T.  —  Le  29  avril  1694,  vu  l'attestation  de  M0  Philippe  Dubois,  curé 
de  Vimoutiers,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jacques  Jehenne. 

8.  —  Le  30  avril  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Le  Ménager,  vicaire 
de  S'  Philbcrt-dcs-Champs,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de 
François  Michel. 

O.  —  24  avril  1694,  M°  Gabriel  Hébert,  pbre,  licencié  aux  droits, 
procureur  aux  droits,  procureur  syndic  du  clergé  du  diocèse  de  Lx, 
pourvu  de  la  curede  S*  Jacques.de  Lx,  prend  possession  dud.  bénéfice, 
en  présence  de  Me  Jean  Osmont,  pbre,  vicairedu  lieu,  Guillaume  Russey, 
Phes  Lefrançois,  Jacques  Boullaye  et  Thomas  Desamaison,  tous  pbrës 
de  ladite  pair.,  Me  -Jacques  Surlemont,  conser  procureur  du  roy  en  la 
ville  de  Lx,  et  autres  témoins. 

ÎO.  —  Le  21  avril  1694-,  Me  Simon  Davoust,  pbre,  du  diocèse  du 
Mans,  bachelier  en  théologie,  en  adhérant  à  la  prise  de  possession  de 
la  prébende  volante  du  Faulq,  faite  en  son  nom,  le  14  janvier  dernier, 
par  Me  Robert  Herfort,  pbre,  vicaire  de  S1  Germain  de  Lx,  prend  pos- 
sesssion  en  personne  dud.  bénéfice. 

Le  11  août  1694,  led.  sr  Davoust  est  mis  en  possession  des  cano- 
nicatet  prébende  de  Deauville,  lre  portion,  vacants  par  la  mort  de  feu 
Me  Pierre  Lange,  pbfë,  dernier  titulaire,  décédé  le  9  décembre  1693. 


(1)  M1'  do  Martigny  était  un  prêtre  de  S1  Germain  de  Lx.  Il  représentait  dans  cette   affaire 
les  intérêts  de  Mr  Maliiet. 


REGISTRE    II  77 

il.  — Le  24  avril  1694,  Mrc  Pierre  Audran,  pbrë,  docteur  de 
Sorbonne,  chanoine  scolaste,  officiai  et  vicaire  général  de  l'évêché  de 
Ia.  prébende  de  S*  Hymer,  donne,  on  sa  qualité  de  chanoine  de  semaine, 
àMePierre  .Moulin,  curé  du  Fournet,  dos  provisions  de  la  chapelle 
S1  Augustin,  en  la  Cathédrale,  vacante  par  la  résignation  faite  en  sa 
laveur  par  M"  Olivier  Dater  ou  Dufay  (1),  dernier  titulaire. 

Le  "AS  avril  1094,  le  sr  Moulin  est  mis  en  possession  de  la  chapelle 
S1  Augustin  avec  le  cérémonial  ordinaire. 

Le  29  avril  1694,  led.  sr  Dufay,  pourvu  de  la  cure  du  Fournet  par  la 
résignation  faite  en  sa  faveur  parles1"  Moulin,  prend  possession  dud. 
bénéficeen  présence  de  ce  dernier,  et  autres  témoins. 

i  2.  —  Le  15  janv.  1694,  Mp  Pierre  Patin,  pbrë,  curé  de  la  lre  por- 
tion du  Mesnil-Germain,  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provi- 
sion, dites  de  // v  obitwn,  du  prieuré-cure  de  Saint-Pierre-des- 
Ils.  vacanl  par  la  mort  du  dernier  titulaire  (2). 

Le  17  avril  1094,  Mre  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  son  visa  auxd. 
lettres  de  provision. 

Ces  lettres  imposaient  au  sr  Patin  l'obligation  de  prendre  l'habit  de 
l'ordre  de  S1  Augustin  dans  l'espace  de  six  mois  et  de  faire  profession 
au  bout  d'une  année  de  noviciat,  attendu  que  le  prieuré-cure  devait 
être  desservi  par  un  religieux.  (V.  370). 

Le  22 juillet  1094.  le  R.  P.  Patin,  chanoine  régulier  au  prieuré  de 
S1,  Barbe-en-Auge,  prend  possession  de  la  cure  de  S1  Pierre-des-Ifs, 
en  présence  de  Me  Nicolas  Davy,  pbrë,  desservant  lad.  pair.,  Adrian 
de  Lespiney,  sr  d'Orfeu,  tous  deux  demeurant  en  la  pair,  de  S* 
Pierre-des-Ifs. 

13.  —  Le  21  septembre  1082,  Jean  Des  Ramé,  fils  de  Mathieu  et 
de  Jeanne  Roùllin,  de  la  pair,  de  Caligny,  diocèse  de  Bayeux,  reçoit  à 
Baveux  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

14.  —  Le  0  mars  1094,  Me  Pierre  Jourdain,  pbrë,  curé  de  S1  Jac- 
ques de  Lx,  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provision  de  la  cure 
de  S"  Désir,  2e  portion,  et  des  chapelles  simples  de  S*  Taurin  en  la 
Cathédrale  et  de  S*  Jean  du  Manoir  d'Avranches,  vacantes  par  la  rési- 
gnation faite  (mi  sa  faveur  pour  cause  de  permutation  par  Me  Gabriel 
Hesbert,  dernier  titulaire. 

Le  27  avril  1094,  led.  sr  Jourdain,  n'ayant  pas  encore  «  prins  pos- 
session »  de  iad.  cure  de  S1  Désir,  donne  sa  procuration  pour  la  résigner 
eiitiv  les  mains  deX.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  M1'  Jacques  Lefobvre, 


(I;  On  écrivait  L'ùnùralemont  et  l'on  prononçait  «  Dnfay  »  ;  mais  lui  signait  «  Dufer.  » 
(2)  Ce  ilcrnier  lilulairo  était  François  Di.^niut.  (V.  I.  l  04). 


78  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

pbrë  de  ce  diocèse,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris.  Fait  et  passé  en 
la  pair,  du  Pin,  au  château  de  la  Pinterie.  (V.  58). 

Le  même  jour,  M°  Jean  Lefebvre,  pbfë,  curé  du  Brefdeni  (Brèvedent) 
cl  chapelain  de  la  chapelle  simple  de  S*  Renobert,  fondée  au  château 
de  Fauguernon,  résigne  purement  ei  simplement  lad.  chapelle  entre 
les  mains  de  noble  dame  Françoise  de  Mire,  vicomtesse  de  Fauguernon, 
baronne  d'Alberville  et  antres  lieux,  vVP  de  l'eu  Mes™  Louis-Jacques 
Leconte,  chevr,  seigr  et  marquis  de  Pierreeourt-,  dame  et  patronne  de 
lad.   chapelle.  (Y.  19). 

Séance  tenante,  lad.  dame  vicomtesse  nomme  à  ce  bénéfice,  ainsi 
vacant,  la  personne  dud.  sr  Jourdain.  Fait  et  passé  au  château  de  la  Pin- 
terie, demeure  de  lad.  dame. 

Le  27  mai  1094,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Jourdain, 
t(  curé  de  S1  Jacques  »,  la  collation  de  la  chapelle  S1  Renobert  et  son 
visa  aux  lettres  de  provision  de  la  chapelle  du  Manoir  d'Avranches. 

Le  27  août  1694,  Mre  François  Senée,  pbfë,  bachelier  en  théologie, 
chanoine  pénitencier  en  la  Cathédrale,  prébende  des  Vaux,  donne  son 
visa  aux  provisions  de  la  chapelle  S1  Taurin  obtenues  par  le  sr  Jourdain. 

Le  2  sept.  1694,  celui-ci  est  mis  en  possession  de  lad.  chapelle,  en 
présence  de  Mes  Henry  Deschamps  et  Antoine  Guéret,  pures,  chapelains 
de  la  Cathédrale. 

Le  22  sept.  1694,  Mre  Emond  Jean,  pbrë,  cure  de  Genneville,  cha- 
noine prébende  de  Touques  en  la  Cathédrale,  bénéfice  qui  ne  requiert 
pas  la  résidence,  résigne  led.  canonicat  entre  les  mains  du  seigr  évêque 
en  laveur  dud.  s1' Jourdain  ;  et  le  sr  Jourdain  résigne  la  chapelle  S' 
Taurin  en  faveur  dud.  sr  Jean. 

Le  26  sept.  1694,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Jourdain  les  provi- 
sions des  canonicat  et  prébende  de  Touques,  dite  prébende  volante. 

Le  28  sept.  1694,  lesr  Jourdain  pourvu  de  la  chapelle  S1  Renobert, 
<(  fondée  et  à  présent  desservie  en  la  pair,  de  Fauguernon,  ne  requé- 
rant pas  résidence,  »  prend  possession  dud.  bénéfice  par  la  libre  entrée 
en  l'église  paroissiale  dud.  lieu,  où  s'étant  prosterné  le  sr  Jourdain  a  fait 
sa  prière  devant  le  S1  Sacrement  et  baisé  l'autel  où  est  l'image  de 
Ste  Anne,  et  autres  cérémonies  accoutumées,  en  présence  de  Me  Pierre 
Daufresne,  pbrë,  curé  de  Fauguernon  ;  Me  Joseph  Hemery,  pbfë,  vicaire 
de  lad.  pair.,  et  Me  Pierre  Montoure,  srde  la  Tour,  aussi  de  lad.  pair. 

Le  1er  oct.  1694,  le  sr  Jourdain  est  mis  en  possession  desd.  canonicat 
et  prébende  de  Touques. 

Le  5  oct.  1694,  led.  sr  Emond  Jean  est  mis  en  possession  de  lad. 
chapelle  St  Taurin  par  le  ministère  de  Monsr  Le  Rebours,  prébende  de 
Gourtonnelle  et  archidiacre  de  Pontaudemer,  en  présence  de  Me  Henry 


REGISTRE    II  79 

Deschamps,  pbfë,  chapelain  tic  la  Cathédrale,  et  de  Me  Guillaume 
Dauphin,  sous-diacre,  officier  de  lad.  Eglise.  (V.  285.) 

15.  —  Le  6  avril  1694,  Me  Claude  Cprnavin,  chapelain  de  Buron, 
au  diocèse  du  Mans,  Me  ès-arts,  bachelier  en  théologie  et  profeseur 
septennaire  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  au  collège  d'Harcourt, 
lait  réitérer  ses  noms  et  grades  à  Mre  Léonor  Pottier  dé  Gesvres,  abbé 
commendataire  de  l'abbaye  de  Bernay,  résidant  en  son  hùVl,  à  Paris, 
hors  la  porte  Richelieu. 

i<>.  —  Le  3  mai  101)4,  vu  l'attestation  du  sr  Lepicard ,  curé  de 
Montreuil,  lrP  portion,  el  du  sr  Leconte,  vicaire  du  Sap,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  de  Jean-Baptiste  Poplu  et  Catherine  Chappé. 

1T.  —  Le  5  mai  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Cruays,-pbre,  curé  de 
Canapville  (Touques),  et  du  sr  Hémery  (le  jeune),  vicaire  de  Manneville- 
la-Raoult,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Pierre  de  Mire,  Escr, 
lils  de  Jacques  et  de  dam110  Marguerite  Leterrier,  originaire  de  lad.  pan*, 
de  Manneville  et  demeurant  présentement  à  Canapville,  d'une  part,  et 
dam1|p  Marie  Larcher,  fille  d'Adrian  Larcher,  Escr,  sr  de  la  Prarie,  et  de 
damlle  Renée  de  Rély ,  de  la  pair.  d'Epaignes  et  demeurant  aussi 
présentement  en  celle  de  Manneville. 

18.  —  Le  9  avril  1090,  Georges  Cordouen,  fils  de  Georges  et  de 
Claude  Le  Cousturier,  de  la  pair,  du  Favril,  reçoit  la  tonsure  et  les  ordres 
mineurs. 

Le  28  juin  1090.  il  est  reçu  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris. 

Le  3  mars  1090,  led.  sr  Cordouen,  pbrë,  obtient  des  lettres  dequin- 
quennium  du  recteur  de  lad.  Université. 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  l'archevêché  et  le  Chapitre 
de  Rouen,  sur  les  évêchés  et  les  Chapitres  de  Lisieux  et  d'Evreux,  ainsi 
que  sur  les  abbayes  de  S*  Ouen  de  Rouen,  du  liée,  8te  Trinité  de  Fécamp, 
S1  Pierre  de  Jumiéges,  S'Vandrille,  S1  Georges  de  Boscherville,  S*-Victor- 
en-Caux,  S1  Evroult,  S1  Pierre  de  Préaux,  Bernay,  Grestain,  Cormeilles, 
S1  Léger  de  Préaux  et  Montivilliers,  sur  les  prieurés  de  Maupas,  de 
S'"  Barbe-en-Auge,  de  Royal-Pré,  etc. 

Le  0  avril  1094,  le  sr  Cordouen,  demeurant.en  la  pair,  du  Favril,  fait 
signifier  ses  noms  et  grades  aux  religx  de  S1  Evroult. 

Le  8  avril  1094 •  il  fait  faire  la  même  signification  au  seig*  évêque  et 
aux  s™  chanoines  de  Lx,  et,  le  13  du  même  mois,  aux  relig"  de  8te 
Barbe. 

Le  2  sept.  1094,  il  fait  aussi  signifier  ses  grades  aux  relig"  de  Cor- 
meilles et  aux  dames  de  N.-D.  et  S'  Léger  de  Préaux.  (V.  114). 

49.  —  Le  '22  avril  1080,  Jean  Lefebvre  fils  de  Jacques  et  de  Marie 
Maillet,  delà  pair,  de  S1  Germain  de  Lx,  reçoit  la  tonsure  et  les  ordres 
mineurs. 


80 


INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 


Le  19  sept.  1082,  il  reçoit  le  sous-diaconat. 

Le  18 sept.  1682,  led.  sr  Lefebvce^  rite  dimissus,  est  ordonné  diacreà 

lia  yeux. 

Le  23  sept.  1685,  il  reçoit  la  prêtrise  à  Evreux.  (V.  14.) 

30.  —  Le  10  avril  1694,  Me  Robert  Pied  de  Liepvre,  habitué  en  la 
paiT.  N.-D.  de  Pontaudemer,  Me  ôs-arts  on  l'Université  de  Caen, 
ayant  élu  domicile  en  la  maison  de  Me  Guillaume  Pied  do  Liepvre,  bour- 
geois de  Pontaudemer,  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque 
ci  comte  de  Dol,  en  parlant  à  Me  Jean  Durand,  habitné  en  lad  pair., 
de  Pontaudemer  et  vicaire  dud.  seig-r  évêque,  demeurant  aussi  en  lad. 
par?.,  en  présence  de  Me  Pierre  Crève!,  pbrë,  sacristain  de  N.-D.  de 
Pontaudemer. 

31. — Le  11  mai  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Desmarquets,  pbfê, 
curé  de  la  Potterie-Mathieu,  et  du  sr  Jouen,  curé  de  Lieurey,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  entre  Isaac  de  la  Houssaye,  Esc1-,  sr  du'  Bosc- 
Jouen,  et  de  damlle  Marie  Legrix,  de  lad.  pair,  de  la  Porterie,  d'une 
part,  et  damlle  Anne  Quesney,  fille  d'honn.  homme  Elie  Quesney,  el 
de  Magdeleine  Bresot,  de  lad.  part*,  de  Lieurey. 

22.  —  Le  10  avril  1694,  furent  ordonnés  diacres  à  Evreux  avec 
démissoire  : 

Fr.  Pierre  Descalles,  religieux-profès  de  l'abbâye  de  Grestain  ; 
(V.  62,  174). 

Fr.  Thomas  Chanu,     id. 

33.  —  Le  12  mai  1693,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Sébastien  de 
Préaux  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  René  de  Moges,  chev1',  seigJ 
de  Préaux  et  du  Bôneré,  conser  de  Sa  Majesté  en  son  Grand  Conseil, 
demeurant  à  Paris,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  .la  mort  civile  de 
Me  Charles  Boutrays,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Mre  Maro-Aurèle 
Deshayes  de  la  Cauvinière,  pbrë,  curé  de  S1  Martin-du-Yal-d'Orbec. 
(V.  286,  335). 

34.  —  Le  18  mai  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Linel,  curé  de  Fortmo- 
ville,  et  du  sr  Lebreton,  vicaire  du  Torpt,  dispense  de  bans  pour  le 
mariage  de  Jean  Auquin. 

35. — Le  21  mai  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Herfort,  vicaire  de 
S1  Germain  de  Lx,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Mesrc  Jac- 
ques de  Tournebu,  Escr,  seigr  du  Mesnil-Eudes,  fils  c^e  feu  Mesre  Fran- 
çois de  Tournebu,  Escr,  seigr  de  Livet,  et  autres  terres,  et  de  noble 
dame  Marie  de  Quittry,  de  la  pair,  de  S1  Germain  de  Lx,  d'une,  part, 
et  damlle  Marguerite-Thérèse  Bonnet,  fille  de  Marquis  Bonnet,  Esc1-,  sr 
des  Bonnerets,  et  de  damlle  Barbe  de  Hudebert,  de  lâparr.  de  Neauphle, 
près  Trun,  diocèse  de  Séez. 

3G.  —  Le  6  avril  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Martin  de 


REGISTRE    II  81 

Heugon  appartenant  aux  relig*  de  S'  Evroult,  dom  Jean  Truttault,  pbrë, 
relig*  et  procureur  de  l'abbaye  de  S'  Evroult,  et  les  autres  religieux  du 
lieu  nomment  à  lad.  cure,  vacante  parla  mort  de  Me  François  du  Rouil, 
la  personne  de  Mp  Jean-Baptiste  Laisney,  pbrë  du  diocèse  de  Séez. 

Le  3  mai  1694,  led.  sr  Laisney  requiert  du  seig*  évèque  la  collation 
de  ce  bénéfice;  mais  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  la  lui  refuse,  attendu 
([lie  le  lieu  est  rempli. 

Le  8  mai  1094,  le  sr  Laisney,  originaire  de  la  ville  d'Argentan,  pair. 
S'  Germain,  diocèse  de  Séez,  «  à  présent  habitué  en  l'hostel  de  Paris 
et  y  estudiant  en  Sorbonne,  »  se  transporte  avec  le  notaire  en  la  parr. 
de  Heugon,  alin  de  prendre  possession  de  lad.  cure  en  vertu  de  la  colla- 
tion qui  lui  a  été  donnée  par  l'archevêque  de  Rouen  sur  le  refus  du  grand 
vicaire  de  Lx.  Ils  «  trouvèrent  la  porte  principale  de  l'église  fermée, 
n'ayant  peu  avoir  la  clef,  »  II  leur  fut  dit  que  la  personne  qui  en  était 
saisie  était  malade.  Le  sr  Laisney  prend  donc  possession  «  par  la  veue 
du  clocher  et  attouchement  de  la  porte  principalle,  faute  de  la  représen- 
tation de  lad.  clef,  et  ce  en  la  présence  de  de  Mre  François  Louvet,  pbrë 
dud.  diocèse  et  demeurant  à  Nostre  Dame  des  Bois.  A  quoy  s'est  pré- 
senté Me  Jean  Urset,  prestre,  qui  a  dit  qu'il  s'oppose  à  lad.  prise  de 
possession,  d'autant  qu'il  est  pourveu  dud.  bénéfice  par  collation  de  mon 
seig*  evesque  de  Lx.  Led.  sr  Laisney  a  interpellé  led.  sr  Urset  de  lui 
donner  ou  fre  donner  la  clef  de  la  porte  afin  d'y  fre  sa  prière  et  fre  les 
cérémonies  qu'on  accoustumé  de  fre  à  telle  prise  de  possession.  A  quoy 
par  led.  sr  Urset  a  esté  dit  qu'il  refuse  de  bailler  la  clef  ;  »  dont  acte. 

3T.  — Le2févr.  1694,  Mre  Paul  Duchesne,  pbrë,  cy-devant  curé 
de  Camembert  et  y  demeurant,  fonde  plusieurs  messes  qui  devront  être 
célébrées  à  perpétuité  pour  lui  et  ses  amis  défunts  en  l'église  de  Camem- 
bert, et  désigne  31e  Alexandre  Brière,  pbrë,  curé  dud.  lieu,  pour  son 
exécuteur  testamentaire.  Fait  et  passé  en  présence  de  Me  Ollivier 
Brunet,  pbrë  de  lad.  parr.,  et  de  plusieurs  autres  témoins. 

28.  —  Le  21  sept.  1886,  Pierre  Magiu,  fils  de  Pierre  et  de  Marie 
Delahaye,  de  la  pair,  de  8te  Croix  de  Fécamp,  diocèse  de  Rouen,  reçoit 
la  tonsure  à  Rouen. 

Le  12  août  1687,  il  est  reçu  M"  ès-arts  en  l'Université  de  Paris. 

Le  5 août  1690.  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le  20  juin  1693,  led.  sr  Magin,  pbrë,  est  nommé  par  icelle  sur 
l'évêcbé  et  le  Chapitre  de  Lx. 

Le  29  mai  1694,  le  s1"  Magin,  demeurant  à  Paris  et  représenté  par 
M 'Jean-Baptiste  Hémery,  bourgeois  de  Lx,  y  demeurant,  fait  signifier 
ses  noms  et  grades  au  seig1  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

&9.  —  Le  24  mars  1690,  Nicolas  du  Houlley,  fils  d'Adrian  et    de 

17 


82  INSINUATIONS    ECCLESIASTIQUES 

Françoise  Parrin,  du  diocèse  de  Lx,  rite  dimissus,  reçoit  à  Paris  la 
tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

Le  3  janv.  1693,  led.  sr  du  Houlley,  clerc,  est  reçu  M"  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris. 

Le  1er  août  1693,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium,  du  recteur 
de  lad.  Université. 

Le  8  octobre  1693.  il  est  nommé  paricelle  sur  l'évêché  et  le  Chapitre 
de  Lisieux. 

Le  10  avril  1694,  il  est  ordonné  sous-diacre. 

Le  29  mai  1694,  il  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  163). 

30.  —  Le  2  juin  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Morin,  curé  de  S*  Ger- 
main de  Lx,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Thomas  Daragon  et 
d'Elisabeth  Lemonnier.  (7.32). 

31.  — Le  16  mai  1694,  certificat  de  publication  de  bans  donné  par 
le  sr  Lebacheley,  pbrë,  vicaire  de  Boulleville.  (V.  304). 

33.  —  Le  2  juin  1694,  Mre  Pierre  Audrao,  pbrë,  docteur  de  Sor- 
bonne,  vicaire  général  de  Myr  l'évêque  et  comte  de  Lx  et  aussi  grand 
vicaire  de  MP  l'évêque  de  Bayeux  pour  l'exemption  de  Cambremer, 
donne  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Thomas  Daragon,  de  la  pair. 
duPrédauge,  et  de  dlle  Elisabeth  Lemonnier.  [Y.  30). 

33.  —  Le  4  juin  1694,  vu  l'attestation  du  s1' Jourdain,  pbrë,  curé  de 
S1  Arnoult,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  N...  Beslin. 

34. — Le  27  mai  1694,  Me  Gilles  Leprevost,  pbrë,  cy-devant  curé 
de  Selles,  déclare  qu'il  se  désiste  de  l'opposition,  par  lui  formée  à  la 
prise  de  possession  dud.  bénéfice  par  M0  Antoine  Bazire,  pourvu  de  lad. 
cure  en  cour  de  Rome  sur  la  résignation  dud.  sr  Leprevost.  (V.  66). 

35.  —  Le  8  juin  1694,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Edouard-Guillaume  Deshayes,  Escr,  sr  de  Launey-Gassard,  fils  de  feu 
Jean-Baptiste  Deshayes,  Escr,  sr  de  Launey,  et  de  noble  dame  Marie  Le 
Cornu,  delà parr.  des  Moutiers-Hubert,  d'une  part,  et  damlle  Barbe 
Bonnet,  fille  de  Marquis  Bonnet,  Esc',  sr  des  Bonnerets,  et  de  noble 
dame  Barbe  de  Hudebert,  de  la  pair,  de  Neaufle  (Neauphle),  diocèse  de 
Séez.  —  Le  certificat  de  publication  de  bans  est  signé  du  sr  Deshayes, 
curé  des  Moutiers-Hubert. 

30.  — Le  23  juin  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Bourget,  curé  de  Dives, 
et  du  sr  des  Buats,  pbrë,  curé  de  Brucourt,  dispense  de  bans  pour  le 
mariage  de  Guillaume  Crosnier  et  de  Catherine  Morin. 

3T.  —  Le  28  mai  1694,  la  nomination  à  la  chapelle  S*  Sébastien  en 
la  Cathédrale  appartenant  au  Chapitre  de  lad.  Eglise,  le  doyen  et  les 
chanoines  nomment  aud.  bénéfice,  vacant  par  la  démission  de  Me  Fran- 


REGISTRE  ir 


83 


çois  Cosnard,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne   de  Mp  Guillaume 
Cousture,  clerc  et  musicien  en  lad.  Cathédrale. 

Le  lendemain,  le  s1  Cousture  est  mis  en  possession  de  lad.  cha- 
pelle. (  V.  139.  274). 

38.  — Le  25  juin  1694,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Mp  .Jean  Le  Dorey,  consOT  du  roy,  élu  et  contrôleur  en  l'élection  et 
grenier  à  sel  de  Lx,  fils  de  feu  Me  Pierre  Le.  Dorey,  en  son  vivant  conser 
du  rov,  élu  en  lad.  élection,  et  de  damlle  Gabrielle  Toustain  de  Blan- 
cheporte,  de  la  paff.  de  S"  Germain  de  Lx,  et  damlle  Anne  de  Grosourdy 
de  Marimont.  lille  d'Elie  de  Grosourdy  de  Marimont,  Esc1-,  et  de  noble 
dame  Catherine  de  Hally,  de  la  pari',  de  S*  Pierre-du-Châtel. 

3î>.  —  Le...  1694,  la  nomination  à  la  vicairie  de  Retz  en  la  cathé- 
drale appartenant  au  seigr  de  Barneville-la-Bertrand  qui  choisit  un  titu- 
laire sur  trois  sujets  qui  lui  sont  présentés  par  le  Chapitre,  Mesre 
Claude-Denis  de  Hère,  chevr,  seigr  de  Yaudouet,  Barneville,  Penne- 
depie  et  autres  lieux,  nomme  aud.  bénéfice,  vacant  par  la  mort  de  Me 
Jacques  Cauvigny,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Christophe 
Courtin,  officier  douze-livres. 

Le  8  juin  1694,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Courtin  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  lendemain,  le  sr  Courtin  est  mis  en  possession  de  la  vicairie  de 
Retz  par  le  ministère  de  Mr  le  doyen. 

-40.  —  Le  25  juin  1694,  le  seigr  évêque  de  Lx  donne  des  lettres  de 
vicaire  général  à  Mre  François  de  Carbonnel  de  Canisy,  pbrë,  bachelier 
en  théologie  de  la  l'acuité  de  Paris,  chanoine  et  grand  chantre  de  la 
cathédrale  de  Lx.  Donné  au  château  de  Courbépine. 

-41.  —  Le  12  mai  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S-Pierrc-des- 
lls.  doyenné  de  Cormeilies,  appartenant  au  scigr  abbé  du  Bec-Hellouin,. 
Messire  Jacques-Nicolas  de1  Colbert,  archevêque  de  Rouen,  et  abbé 
commendataire  du  Bec-Hellouin,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la 
mort  du  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Marin  Marc,  pbrë  du 
diocèse  do  Baveux. 

Le  17  mai  1694,  led.  sr  Marc,  représenté  par  Me  Charles  Montfort, 
pbrë,  demeurant  à  S'  Désir  do  Lx,  requierl  du  seigr  évêque  la  collation 
dud.  bénéfice.  Mro  Audran.  vicaire  général,  répond  qu'il  ne  donnera  les 
provisions  de  cette  cure  que  quand  l'infirmité  du  sr  Marc  lui  permettra 
de  se  présenter  en  personne  pour  être  examiné. 

Le  4  juin  1694,  le  sr  Audran  donne  aud.  sr  Marc  la  collation  dud. 
bénéfice. 

Le  7  juin  1694,  le  s'Marc  prend  possession  do  la  cure  de  S*-Pierre 
on  présence  de  Me  Jacques  Charpentier,  pbrë,  curé  de  Saint-Grégoire- 
du  Vièvre,  M"  Jean  Durand,  pbrë,  desservant  lad.  pan-,   de   S1   Pierre, 


84  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

Me  François  Leclerc,  receveur  de  ht  terre  de  Lespiney,  et  autres 
témoins. 

43. —  Le  28  juin  1G94,  vu  l'attestation  du  sr  Boscage,  pbfë,  euré 
de  la  2e  portion  de  N.-D.  d'Estrez,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
entre  Pierre  Le  Normand,  consor  du  roy  et  procureur  des  tailles  du 
Pont-l'Evêque,  demeurant  en  lad.  pair.  d'Estrez,  d'une  part,  et  dam11'' 
Damienne-Marie  d'Epreville,  demeurant  à  Saint-Gervais  de  Falaise, 
diocèse  de  Séez. 

43.  —  Le  30  juin  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Delaire,  vicaire  de 
Vimoutiers,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  d'Eustache  Delisle  et  de 
Catherine  Pellerin. 

44.  —  Le  30  juin  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Osmont,  vicaire  de 
S'  Jacques  de  Lx,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Guillaume 
Lancelot. 

45.  —  Le  31  mars  1694,  sur  ce  qu'il  a  plu  à  sa  Majesté  d'unir  à 
l'ordre  du  Mont-Carmel  le  prieuré  de  la  Magdeleine,  diocèse  de  Lx, 
par  l'édit  qui  le  déclare  toutefois  dépendant  de  l'abbaye  de  Bernay,  haut 
et  puissant  seigr  Mesre  Léon  de  Gesvres,  abbé  de  Bernay,  demeurant  à 
Paris,  nomme  aud.  prieuré,  vacant  par  la  mort  de  Me  de  Lespiney, 
dernier  titulaire,  décédé  avant  l'union  aud.  ordre  du  Mont-Carmel,  la 
personne  de  dom  Jean  de  Nancy,  pbfë,  religïeux-profès  de  l'ordre  de 
S*  Benoît  en  l'abbaye  de  Bernay. 

Le  26  juin  1694,  led.  sT  de  Nancy  prend  possession  dud.  bénéfice 
situé  en  la  pair,  de  N.-D.  de  la  Couture. 

40.  —  Le  2  juin  1694,  le  seigr  évêque  nomme  à  l'archidiaconé  de 
Gacey,  vacant  par  la  mort  de  Me  Gabriel  Le  Bas,  pbfë,  dernier  titulaire, 
la  personne  de  Mre  François  Cousin,  pbrë,  bachelier  en  théologie  de  la 
faculté  de  Paris,  chanoine  théologal  de  la  cathédrale  de  Lx. 

Le  25  juin  1694,  led.  seigr  évoque  nomme  led.  sr  Cousin  promoteur 
général  du  diocèse. 

Le  28  juin  1694,  le  sr  Cousin  est  mis  en  possession  de  la  dignité 
d'archidiacre  de  Gacé  par  le  ministère  de  M.  le  doyen. 

4T.  —  Le  22  avril  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  N.-D.  de  Blangy 
appartenant  au  seigr  abbé  du  Bec,  Mesre  Jacques-Nicolas  de  Colbert, 
archevêque  de  Rouen  et  abbé  du  Bec,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par 

la  mort  de  Me Fontaine,   dernier  titulaire,   la  personne  de 

Me  Vulfrand  Cailly,  pbrë  du  diocèse  d'Amiens,  Me  ès-arts  en  l'Univer- 
sité de  Paris. 

Le  24  avril  1694,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  s*  Cailly  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  2  juillet  1694,  le  sr  Cailly  prend  possession  de  la  cure  de  Blangy, 


REGISTRE   II  85 

en   présence  de   Me   Jacques  Corneilles,  pbrë,  Alexandre  Tragin,  chi- 
purgien,  Michel  Corneilles,  et  autres  témoins  de  lad.  pair. 

48.  —  Le  3  juin  1694,  la  nomination  à  la  2°  portion  de  la  cure  de 
Barneville  (Basseneville)  appartenant  au  séig*  du  lieu,  Son  Altesse 
Sérénissime  Marie  d'Orléans,  duchesse  de  Nemours  et  d'Estouteville, 
souveraine  de  Neufchastel  et  de  Vallengin  en  Suisse,  comtesse  de  S* 
Paul,  de  Dunois  et-de  Tancarville,  et  Barnevillo,  S*  Clair  et  S*  Samson- 
en-Auge  et  autres  lieux,  veuve  de  très-haut  et  très-puissant  et  sérénis- 
sime prince  Henri  de  Savoie,  duc  de  Nemours,  d'Aumale  et  de  Gene- 
vois, pair  de  France,  nomme  a  lad.  cure  de  Barneville,  vacante  par  la 
mort  de  Me  Guillaume  Chevallier,  pbre,  dernier  titulaire,  la  personne 
Me  Adrian  Manger,  pbrë  du  diocèse  de  Lx,  chapelain  de  Bréholles, 
demeurant  pair,  de  Goustranville  (V.  32?.) 

Le  16  juin  1694-.  Mes*6  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Maugcr 
la  collation  dud.  l)énéfice. 

Le  22 juin  1694,  le  sr  Mauger  prend  possession  delà  2e  portion  de 
Barneville  et  de  son  annexe  la  chapelle  St-Richer,  en  présence  de  Mesre 
Pierre  de  Gemare,  pbre,  demeurant  à  Cresseveulle  ;  Me Robert  Matrel, 
receveur  de  S.  A.  Sme,  demeurant  à  Barneville,  Me  Jean  Maheu,  pbrë, 
curé  de  la  lre  portion  de  lad.  pair.,  Adrien  Le  Maistre,  Esc1",  sr  de 
Vauvert,  demeurant  aud.  lieu,  et  autres  témoins. 

411.  •—  Le  16  mai  1694,  la  nomination  au  prieuré-cure  de  S'  Martin 
de  Friardel  appartenant  aux  religieux  de  S4  Cyr  de  Friardel,  Fr.  Claude 
Chachère,  pbrë,  prieur  claustral  dud.  prieuré,  Fr.  André  de  Durdan,  Fr. 
Joseph  Hurly,  Fr.  Henri  Gobert  et  Fr.  François  Deschamps,  tous  pores, 
chanoines  réguliers  dud.  monastère,  réunis  en  chapitre,  nomment  à  lad. 
cure,  vacante  par  la  mort  de  Fr.  Louis  Barbey,  pbrë,  religieux,  dernier 
titulaire,  la  personne  de  Fr.  Jean-Baptiste  Costard,  pbrë,  religieux-pro- 
ies de  ce  prieuré. 

Le  19  mai  1694,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Costard 
la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  16  juin  1694,  le  sr  Costard  prend  possession  de  la  cure  de  Friardel 
en  présence  d'Henry  Deshayes,  Escr,  srde  Launey-Gassard,  de  la  pair, 
des  Moutiers-Hubert  ;  François  de  Daubœuf,  de  la  parr  de  Daubœuf, 
h  Armand  Dutot-Ferrières,  Fscr,  sr  du  lieu,  demeurant  tous  deux  à 
Friardel,  et  autres  témoins. 

50.  —  Le  29  avril  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  N. -D.de  Livaye 
appartenant  au  seig*  vicomte  de  Crèveneur,  le  curateur  delà  succession 
de  Messire  Guillaume  de  Montmorency,  en  son  vivant  chevalier,  comte 
«le  Luxembourg,  vicomte  de  Grèvecœur,  nomme  a  lad.  cure,  vacante 
par  la  mort  de  MeJean  Delauney,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne 
«le  Me  Jacques  Le  Pelletier,  pbrë  du  diocèse  de  Baveux. 


86  INSINUATIONS   ECCLESIASTIQUES 

Le  29  avril  1694,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Le  Pelle- 
tier la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  14  juin  1  G9i,  le  sr  Le  Pelletier  prend  possession  de  la  cure,  de 
Livaye,  en  présence  de  Mé  Jacques  Ricquier,  procureur  postulant  en 
l'élection  de  Lx  ;  Me  Jean  Delafosse,  clerc-acolyte,  témoins  trouvés  en 
l'église  de  lad.  pair. 

51. —  Le  5  juillet  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Gondouin,  curé  de 
Morainville,  du  sieur  Pecqueult,  curé  de  S1  Aubin-de-Scellon,  et  du  sr 
Le  Chevallier,  curé  de  Cauverville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
de  Noël  Pecqueult  et  de  Martine  Cauvin. 

53. —  Le  5  juillet  1694,  vu  l'attestation  du  sr Terrier,  curé  d'Ableville, 
et  du  §r  Jumel,  vicaire  de  Blangy,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
entre  Emmanuel  de  Roquette,  Escr,  fils  de  Christophe  de  Roquette  et  de 
noble  dame  Marie  Foucher,  de  la  pair.  d'Ableville,  d'une  part,  et  damlle 
Marie-Françoise  Maquère,  fille  d'Antoine  et  de  Marie  Vauquelin,  de 
lad.  pair,  de  Blangy. 

53.  —  Le  12 juillet  1694,  vu  l'attestation  du  sieur  Auvrey,  vicaire 
de  Moyaux,  et  du  sr  Hagueron,  vicaire  du  Pin,  dispense  de  bans  pour 
le  mariage  de  Louis  Anglement  et  Anne  Caumont. 

54.  —  Le  7  octobre  1691,  Jacques  Bunel,  fils  de  Jean  et  de 
Magdeleine  Levavasseur,  de  la  pair,  de  N.-D.-du-Pré  de Pontaudemer 
reçoit  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

Le  5  avril  1694,  led.  sr  Bunel,  rite  dimissus,  est  ordonné  diacre  à 
Evreux. 

Le  12  juin  1693,  le  sieur  Bunel  de  Blancamp,  sous-diacre,  est  reçu 
Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen. 

Le  3  mars  1694,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  l'archevêché  et  le  Chapitre 
de  Rouen,  révêché  et  le  Chapitre  de  Lx,  ainsi  que  sur  les  abbayes  de 
S1  Ouen,  S1  Georges  de  Boschervillo,  le  Bec-Hellouin,  S1  Pierre  de 
Préaux,  N.-D.  de  Grestain,  N.-D.  de  Corneilles  et  S1  Léger  de  Préaux. 

Le  14  juillet  1694,  il  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx. 

55.  —  Le  27  juillet  1694,  vu  l'attestation  du  s1'  Delamare,  vicaire  de 
Heurtevent,  et  du  sr  Buisson,  vicaire  de  Forvaques,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Jacques  Vigny  et  de  Françoise  Manoury. 

5<>.  —Le  17 juillet  1694,  dispense  de  bans  pour  le  mariageentre 
Pierre  de  Foucques,  Escr,  sr  de  la  Pilette,  conserduroy,  lieutenant  par- 
ticulier ancien  civil  et  criminel  au  bailliage  d'Orbec,  fils  d'Yves  de 
Foucques,  Esc1-,  sr  de  la  Pilette,  et  de  feue  noble  dame  Marie-Anne  Le 
Paige,  d'une  part,  et  damUe  Marie-Anne  Le  Filleul,  fille  de  Louis  Le 


REGISTRE  II  87 

Filleul.  ESsc'j  sr  delà  Hellinière,  et  de  noble  dame  Françoise  Lhcrmite, 
tous  deux  de  la  pair.  d'Orbec. 
5?.—  Le26  juillet  1694,  vu  l'attestation  du  srPellerin,  curé  d'Orbec, 

et  du  sieur  Piquet,  curé  de  S'  Martm-des-Noyers,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  entre  François-Gabriel  de  Martainville,  Esc1*,  sr  du 
Bois-Hébert,  Mis  de  Jacques  de  Martainville,  Esc1-,  et  de  feue  dam11'' 
Jeanne  De  la  Rue.  de  la  parr.  S'  Marti n-des-Noyers,  d'une  part,  et 
dam110  Elisabeth  d'Assy,  fille  de  feu  Adrian  d'Assy(l),  Escr,  et  de  feue 
dam11"  Estherdu  Moutier,  de  la  pair.  d'Orbec. 

5<S.  —  Le  3  juillet  1694,  Mre  François  de  Carbonnel,  vicaire  géné- 
ral du  seig1  évêque  donne  son  visa  aux  lettres  de  provision  de  la  cure  S' 
Désir.  2e  portion,  obtenues  en  cour  de  Rome  par  Me  Jacques  Lefebvre, 
pbrê  de  ce  diocèse. 

Le 6  juillet  1694,  led.  sr  Lefebvre  prend  possession  dud.  bénéfice-cure 
en  présence  de  MM  (iuillaunie  Bréard,  Charles  Monfort,  Antoine  Bunel 
et  Marin  Boucquier,  tous  pbfes  de  lad.  pair.,  Thomas  Closet, trésorier, 
Pierre  Thorel,  sr  des  Chesnées,  Mp  Robert  Davy  et  autres  de  lad.  par?. 
(2)  (7.  14.) 

5!>.  —  Le  19  sept.  1093,  furent  ordonnés  sous-diacres  : 
Pierre  Chambry,  acolyte  delà  pair  de  S*  Désir  de  Lx.   (V.  62.  175.) 
Gabriel  Delauney,  acolyte  de  la  parr.  Livarot.  {V.  173.) 
OO.  —  Le  4  avril  1094,  les  vicaires  généraux  du  seigr  évêque  de 
Lx    autorisent  Mp   Michel    de    Nollet,    sous-diacre    de  la  parr.    de 
Guerquesalle,  à  recevoir  le  diaconat  à  Evreux.  (V.  62,  175.) 

Oi .  —  Le  10  avril  1094  ;  acolytes  du  diocèse  de  Lx  qui,  rite  dimissi, 
furent  ordonnés  sous-diacres  à  Evreux  : 
Me  Jean  Vitrel,  de  la  pair.  S*  Ouen  de  Pontaudemer  ; 
Me  Pascal  Mesnier,  delà  parr.  de  S1  Germain  de  Lx  ;  (V.  113,  340  ) 
•  Me  Louis  Dupont  ; 
Me  Jean  Blondel,  de  la  pair  de  S1  Aubin-de-Scellon.  (V.  172.) 
<>~.  —  Le  10  avril  1694,   sous-diacres  du  diocèse  de  Lx  qui,  rite 
ilim issi.  furent  ordonnés  diacres,  à  Evreux  : 


(Il  Celle  famille  possédait  et  habitait  la  Tréhardière.   (Manuscrits    de    M1'  Cli.  Després,  de 
MeullesJ. 

.  Voici  le  cérémonial  de  prise  de  possession  pour  les  curés  de  la  2°  portion  de  S1  Désir. 
Le  nouveau  curé  se  ren  lail  d'abord  à  l'église  abbatiale  de  X.-D.  du  Pré,  autrement  dite  de 
S'  Désir  ;  et  c'est  la  qu'il  était  mis  en  possession  réelle,  actuelle  et  corporelle  du  bénéfice* 
cure  ou  vicairie  perpétuelle  de  -l  Désir  pour  la  2e  portion,  «  par  la  libre' entrée  de  la  porte 
de  lad.  Eglise  abbaliale  de  N.-D.,  dite  S1  Désir,  ou  estant  à  genoux  il  faisoit  sa  prière  dc- 
vanl  le  très  saint  sacrement  de  l'autel,  baisait  après  le  Maistrc  autel,  touchait  le  missel  et 
les  fonts  baptismaux.  »  Cela  l'ait,  il  -orlait  de  celle  Eglise  et  entrait  «  dans  celle  de  S' 
Di  -ir  joignante  »,  et  y  faisait  les  cérémonies  ordinaires  de  la  prise  de  possession.  Mais  il 
faut  remarquer  que  dans  l'église  paroissiale  il  n'est  pas  question  des  fonts  baptismaux.  Il 
n'y  en  avail  pas  ;  ils  ïc  trouvaient  dan-  l'église  abbatiale. 


88  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

Me  Michel  de  Nollet,  de  la  pair,  de  Guerquesalle  ;  (V.  60,  175.) 

Me  Pierre  Chambry.  de  la  pair .  de  S1  Désir  de  Lx  ;  (Y.  59,  175*) 

Me  Adrien  Lerat,  de  la  pair,  de  Toutainville  ;  (Y.  174.) 

Me  Antoine  Corbelin,  de  la  pan*,  de  Beauffay  ;  [V.  174.) 

M0  François  Carel,  de  la  pair,  de  Surville  ;  (V.  174.) 

Me  Pierre  Mariolle,  de  la  pair,  de  S1  Germain  de  Lx  ; 

Me  Nicolas  Herrier,  de  la  pan*,  de  S1  Pierre  de Cormeilles  ;  (V.  174.) 

Me  Pierre  Descalles,  religieux  de  l'abbaye  de  Grestain  ;  (V.  22,  174.) 

Me  Philippe  Noncher,  de  la  pair,  de  Fauguernon  ; 

Me  Thomas  Bellière,  de  la  pair,  des  Moutiers-Hubert  ;  (V.  201.) 

Me  Jean  Cordoën,  de  la  pair.  d'Equemauville  ;  (V.  174.) 

Me  Charles  Sehier,  de  la  pair,  de  N.-I).  de  la  Couture  de  Bernay  ; 

Me  Jean  Poullain,  de  la  paff.  de  S1  Christophe-de-Condé  ; 

Me  Antoine-François  Desperroys,  de  la  pafr.  S1  Désir  de  Lx  ;  (V.  174.) 

Me  François  de  Tournebu,  de  la  pafr.  de  S*  Germain  de  Lx. 

03.  —  Le  6  août  1694,  dispense  de  parenté  du  3e  au  4e  degré  pour 
le  mariage  entre  Jean-Baptiste  de  Pierrefîtte,  Escr,  de  la  paff.  de 
Pierrefitte,  diocèse  de  Séez,  et  dame  Anne  de  Malfilastre,  de  la  pafr.  de 
S1  Georges-en-Auge. 

04.  —  Le  7  août  1694,  vu  l'attestation  du  sT  Prenthout,  vicaire  de 
Ste  Catherine  d'Honfleur,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Paul 
Dinot, 

05.  —  Le  11  mars  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Michel  de 
Tordouet  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Guy  de  Chaumont,  chevr, 
marquis  d'Orbec,  seigr  et  patron  de  Tjrdouet,  seigr  de  Bienfaite  et  du 
Ronceray,  comte  de  Castres  et  de  Payra,  marquis  de  Guittry  et  autres 
lieux,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Pierre  Le  Danois, 
pbfe,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Philbert  Lefrère  (1),  pbfë  de 
ce  diocèse.  Fait  et  passé  en  l'hôtel  dud.  seigr,  rue  des  Prouvaires,  à 
Paris. 

Le  11  août  1694,  led.  sr  Lefrère  requiert  la  collation  de  lad.  cure  ; 
mais  Mre  Audran,  vie.  g1,  la  lui  refuse  parce  qu'il  n'a  pas  «  les  capa- 
cités et  la  science  requises  et  nécessaires  pour  desservir  une  paroisse, 
mesme  lad.  pair,  de  Tordouet,  à  cause  de  sa  grande  estendue.  » 

Le  25  août  1694^  le  sieur  Lefrère  ayant  appelé  au  métropolitain  du 
refus  dudit  sr  Andran,  les  vicaires  généraux  du  seigr  archevêque  de 
Rouen,  le  trouvant  suffisamment  capable,  lui  donnent  les  provisions  dud. 
bénélice. 

Le  dimanche  5  sept.  1694,  le  sr  Lefrère,   en  vertu  de  lad.  collation, 


(1)  Il  était  vicaire  de  Bieiifdile.   (I.  130,  X.  i'ïJ,  463). 


REGISTRE   II  89 

prend  possession  de  la  cure  de  Tordouet,  en  présence  de  Me  Nicolas 
'Durai,  citré  du  Roneeray,  Mp  François  Lecousturier,-  pbrë,  demeurant  à 
Orbec,  M*  Michel  Poplu,  pbrë3  desservant  led.  bénéfice  de  Tordouet,  et 
plusieurs  autres  paroissiens.  (Y.  228.) 

OO.  —  Le  27  juillet  1694,  Me  Antoine  Bazire,  pbrë,  curé  de  N.-D. 
de  Selles ,  titulaire  de  la  chapelle  simple  de  S1  Jean-Baptiste  dans 
l'église  paroissiale  du  Bois-Arnaud,  diocèse  d'Evreux,  résigne  lad. 
chapelle  S1  Jean  entre  les  mains  de  Mre  Thomas  Le  Nepveu,  conspr  du 
roy  et  son  procureur  honoraire,  seigr  de  Glatigny,  patron  présentateur 
dud.  bénéfice.  (V.  34). 

OT.  —  Le  21  juillet  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  Beuzeville 
appartenant  aux  relig"  de  l'abbaye  du  Bec,  Me  Benoit  Hellouin,  diacre 
de  S1  Ouen  de  Pontaudemer,  M9  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  requiert 
desd.  srs religieux,  en  sa  qualité  de  gradué,  sa  nomination  à  lad.  cure  de 
Beuzeville  vacante  par  la  mort  de  Me  Boittard,  dernier  titulaire,  décédé 
en  ce  présent  mois  de  juillet  réservé  aux  gradués.  Le  religieux  auquel 
s'est  adressé  le  sr  Hellouin,  dit  qu'il  n'a  rien  à  répondre  à  cette  réqui- 
sition. Celui-ci  proteste  se  pourvoir  devant  qui  de  droit. 

Le  27  juillet  1694,  le  seigr  évoque  de  Lx,  sur  le  refus  des  religieux 
du  Bec,  donne  aud.  sr  Hellouin  les  provisions  dud.  bénéfice  de  Beuze- 
ville, en  présence  de  Me  Nicolas  Le  Vigneur  et  de  Me  Jean  Fougy,  pores, 
demeurant  en  la  pair,  de  S1  Désir  de  Lx. 

Le  3  août  1694,  h  nomination  à  la  cure  de  Beuzeville  appartenant 
au  seigr  abbé  du  Bec,  Messire  Jacques-Nicolas  de  Colbert,  archevêque 
de  Rouen  et  abbé  du  Bec,  nomme  à  lad.  cure  vacante  par  la  mort  de 
Me  Abraham  Boitard,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Thomas  Le 
Gouez,  pbrë  du  diocèse  d'Evreux,  docteur  en  théologie  delà  faculté  de 
Paris. 

Le  5  août  1694,  Mre  Chr.  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Le  Gouez 
la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  même  jour,  le  sr  Le#  Gouez,  demeurant  à  Paris  et  présent  en 
personne,  prend  possession  de  la  cure  de  Beuzeville  en  présence  de  Mre 
François  Trotin  et  de  Jean  Letestu,  pbrës,  demeurant  en  lad.  pair. 

68.  —  Le  23  août  1694,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
MrP  François  Bernart,  chevr,  seigr  de  Courmesnil,  ancien  lieutenant- 
colonel  du  régiment  de  Grancey,  fils  de  Mesre  Jacques  Bernart,  seigr 
de  Courmesnil,  S1  Arnoult,  les  Astelles  et  autres  terres,  et  de  noble 
dame  Claude  du  Boiiillonney,  demeurant  en  la  pari',  de  S'Evroult,  d'une 
part,  et  noble  dame  Magdeleine  des  Portes,  Vvc  de  Guillaume  Leroy, 
Escr,  chevalier  seigr  de  Cerqueuil,  et  fille  de  M"  François  des  Portes, 
chevr,  seigr  de  la  Bellière,  de  Champfrémont,  etc.,  et  de  noble  dame 
.Madeleine  Fourmy,  demeurant  à  Séez,  parr.  S'  Pierre. 


90  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

<»*>.  —  Le  1er  juin  1694,  Me  Pierre  Herrier,  pbfë,  curé  du  Faulq, 

doyenné  de  Touques,  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  entre 
les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Jean  Le  Ménager,  pbfë 
du  diocèse  de  Séez.  Fait  et  passé  en  présence  de  François  Le  Boulanger, 
sr  de  la  Fontaine,  et  de  Me  Jean  Aubert,  pbfë,  tous  deux  demeurant  à 
S*  Philbert-des-Champs. 

Le  21  juin  1694.  led.  sr  Le  Ménager,  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice. 

TO.  —  Le  6  mars  1694,  Me  Jacques  Millet,  pbfë,  curé  de  S1  Reinv 
d'Annebault,  doyenné  de  Beaumont,  et  chapelain  de  la  lre  portion  de 
N.-D.  ,  en  la  Cathédrale,  donne  sa  procuration  pour  résigner  lesd. 
bénéfices  en  faveur  de  Me  Henry  Deschamps,  pbfë,  titulaire  de  la  cha- 
pelle simple  de  N.-D.,  3e  portion,  en  lad.  Cathédrale,  donne  aussi  sa 
procuration  pour  résigner  lad.  chapelle  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le 
pape  en  faveur  dud.  sr  Millet  ;  le  tout  pour  cause  de  mutuelle  permu- 
tation. 

Le  28  mars  1694,  led.  sr  Deschamps  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  de  la  cure  d'Annebault  et  de  la  lre  portion  de  N.-D. 

Le  6  août  1694,  le  seigr  évêque  donne  son  visa  auxd.  lettres  de  pro- 
vision. 

Le  10  août  1694,  le  sr  Deschamps  est  mis  en  possession  de  la 
chapelle  N.-D. ,  lre  portion. 

Le  16  août  1694,  il  est  mis  en  possession  delà  cure  d'Annebault,  en 
présence  de  M°  Nicolas  Turpin,  pbfë,  1er  sous-chantre  en  la  Cathédrale, 
Me  François  Cosnard,  pbfë,  curé  de  Ferrières. 

Le  27  juin  1694,  le  seigr  évoque  donne  son  visa  aux  lettres  de  pro- 
vision de  la  chapelle  N.-D.,  3e  portion,  obtenues  en  cour  de  Rome,  le 
28  mars  dernier,  par  led.  sr  Millet. 

Le  5  août  1694,  le  sr  Millet  est  mis  en  possession  dud.  bénéfice. 

Ti  .  —  Le  7  novembre  1686,  Jean  de  Pierres,  fils  de  Christophe,  cheV, 
et  de  damlle  Marie  Lelasseur,  de  la  pair,  de  Jou veaux,  reçoit  la  tonsure 

Le  19  sept.  1693,  il  est  ordonné  sous-diacre. 

Le  28  août  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Antonin  d'Epaignes 
revenant  au  seigr  évêque  à  cause  de  la  vacance  du  siège  abbatial  de 
St  Pierre  de  Préaux,  Sa  Grandeur  nomme  aud.  bénéfice,  vacant  par  la 
mort  de  M.  François  Desnoyers,  dernier  titulaire,  la  personne  dud.  sr 
de  Pierres,  diacre  de  ce  diocèse. 

Le  2  sept.  1694,  le  sr  de  Pierres  prend  possession  de  la  cure 
d'Epaignes,  en  présence  de  Me  Boursier,  pbfë  de  la  pan-,  de  S1  Siméon, 
et  autres  témoins.  (V.  381.) 

V3.  —  Le  8  août  1694,  Robert  de  Dramard,  Escr,  seigr  et  patron 


REGISTRE  II  91 

de  Gonneville-sur-Dives,  en  partie,  et  noble  clame  Magdeleine  d'Anger- 
ville.  veuve  de  feu  Tanneguy  de  Dramard,  en  son  vivant  Esc",  seig1  et 
patron  de  Gonneville-sur-Dives,  constituent  150  livres  de  rente  en 
faveur  de  noble  homme  Louis  de  Dramard,  acolyte,  frère  dud.  Robert 
et  iils  de  lad.  dame,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Fait 
et  passé  en  présence  de  Mes3"6  François  de  Seran,  chevr,  seig1'  de 
Beuzeval,  Gonneville  et  autres  lieux,  capitaine  et  major  de  la  cavalerie 
entretenue  pour  le  service  de  Sa  Majesté,  demeurant  en  son  manoir  de 
Beuzeval,  et J\Ire  Ollivier  Dandel,  Esc1",  seig*  de  Colleville,  étant  en  sa 
terre  de  Ricqueville,  pair,  de  Gonneville  ;  Robert  Ferai,  sr  du  Désert, 
aussi  de  lad.  par?,  de  Gonneville. 

Led.  sr  acolyte  avait  fait  ses  études  en  l'Université  de  Caen  et  se 
trouvait  alors  au  séminaire  de  Lx. 

Dans  les  abornements  de  la  terre  su**  laquelle  lad.  rente  est  hypo- 
théquée, on  trouve  le  nom  de  feu  Me  Ezéchiel  Gamare,  pbrë,  curé  de 
Beuzeval.  (V.  171.) 

Til\.  —  Le  20  août  1694,  Thomas  Hue,  de  la  pair,  du  Favril,  cons- 
titue 150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  Alexandre  Hue, 
acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  171-) 

T4.  —  Le  2  septembre  1094,  Me  Pierre  de  Berthoud,  pbfë,  curé 
d'IIeudreville,  seigr  du  fief,  terre  et  seigneurie  du  Favril,  demeurant  à 
Heudreville,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  Mc  Robert 
Vauquelin,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Fait  et 
passé  en  présence  de  Me  Gabriel  Dumoulin,  pbfë,  vicaire  de  lad.  pari*. 
d'IIeudreville. 

?5.  —  Le  3  sept.  1094,  dam110  Agnès  Picard,  Vve  de  Me  Jacques 
Pierres,  sr  de  Gaillon,  docteur  en  médecine,  et  Me  Jacques  Pierres, 
acolyte,  son  fils,  constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  dud.  sr 
acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

Les  biens  sur  lesquels  est  hypothéquée  lad.  rente  sont  situés  dans  la 
paroisse  de  S"  Martin-de-la-Lîeue.  {V.  171.) 

?<>.  —  Le  12  mai  1094,  Me  Richard  Delamare,  pbrë  du  Pontau- 
demer,  nommé  à  la  cure  de  S'  Germain  de  lad. 'ville,  s'étant  présent»'' 
au  château  de  Courbépine  pour  requérir  la  collation  dud.  bénéfice, 
Messire  Léonor  de  Matignon,  évêqueet  comte  de  Lx,  déclare  qu'il  juge 
;i  propos  qui' led.  s*  Delamare  «  se  retire  auparavant  pendant  six  mois 
;ui  séminaire  de  Lx,  auquel  lieu  il  se  rendra  assidu  aux  exercices  qu'on 
lui  fera  frf'  touchant  le  ministère  de  curé,  pour  ensuitte  sur  le  rapport 
qui  sera  fait  par  le  supérieur  dud.  lieu,  de  sa  capacité  dans  lesd.  fonc- 
tions estre  receu,  no  le  trouvant  pas  encore  assez  P  (fait)  pour  remplir 
cette  charge,  ce  qu'il  pourra  acquérir  par  l'exercice  dans  le  séminaire.» 

Le  l"r  sept.  1094,  led.  sr  Delamare,  en  vertu  des  lettres  de  collation 


92 


INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 


accordées  par  le  seigr  archevêque  de  Rouen  sur  les  actes  de  délai  et  de 
refus  du  seigr  évêque  de  Lx,  prend  possession  de  la  cure  de  S1  Germain 
de  Pontaudemer  sans  aucune  opposition,  en  présence  de  Me  Michel 
Queudeville,  curé  de  Manncville-la-Raoult,  bachelier  de  Sorbonne  ;  Mr 
Robert  Lemonnier,  pbfê,  vicaire  de  S'  Ouen  ;  Robert  Fossard,  vicaire 
de  Conteville  ;  Charles  Delahaye,  sous-diacre  de  lad.  parr.  S1  Germain. 

TT-  —  Le  13  août  1694,  Charles  Dupendant,  pourvu  en  cour  de 
Rome  du  prieuré-cure  de  Brocottes,  vacant  par  la  résignation  de  Me 
Pierre  Casault,  prend  possession  dud.  bénéfice,  en  présence  de  MM 
Marc  de  Courseulles,  Escr,  seigr  de  Brocottes;  Me  François  Delisle,  pbrë, 
curé  de  BeUvron;  Me  Jacques  Touzey,  pbrë,  vicaire  du  lieu. 

T8.  —  Le  20  août  1694,  Me  Jacques  Crochon,  greffier  en  la  haute 
justice  de  Fauguernon,  demeurant  à  Lx,  constitue  150  livres  de  rente 
en  faveur  de  son  fils,  Me  Jacques  Crochon,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  par- 
venir aux  ordres  sacrés. 

Lecture  publique  dud.  acte  fut  faite  le  dimanche  5  septembre,  à 
l'issue  de  la  grand'messe  paroissiale  du  Pin,  en  présence  de  Me  Guil- 
laume Hagueron,  pbrë,  curé  du  Pin,  et  de  Me  Guillaume  Hagueron, 
vicaire  de  la  même  pair.  (V.  349). 

TO.  : — Le  29  août  1680,  Adrian  Desperroys,  marchand  drapier, 
bourgeois  de  Lx,  y  demeurant  par?.  S1  Germain,  constitue  150  livres 
de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  Philippe  Desperroys,  acolyte,  afin 
qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

Lecture  publique  dud.  acte  fut  faite,  le  dimanche  1er  septembre  1680, 
à  l'issue  de  la  messe  paroissiale  de  Cirfontaine,  par  Me  Gaillard,  vicaire 
du  lieu,  en  présence  de  Pierre  de  la  Sauvagère,  Esc1-,  demeurant  en 
lad.  pair.,  et  plusieurs  autres  témoins. 

Le  26  août  1694,  relativement  à  un  mandement  de  Mre  Pierre  Audran, 
vicaire  général,  dont  le  sujet  n'est  pas  indiqué,  et  qui  doit  se  rapporter 
au  titre  clérical  dont  il  vient  d'être  parlé,  Mre  Charles  Vimont,  chanoine 
delà  Cathédrale,  Me  Jean  Durozay,  sous-diacre,  Me  Jean  Corset,  aussi 
sous-diacre,  Me  Robert  Inger,  chapelain  en  la  Cathédrale,  et  plusieurs 
autres  personnes,  déclarent,  sous  la  foi  du  serment,  qu'ils  connaissent 
Me  Philippe  Desperroys,  acolyte  de  ce  diocèse  ;  qu'il  est  fils  d?  Adrian 
Desperroys  et  de  feue  Marie  Lejeune  ;  qu'il  a  été  baptisé  en  l'église 
S*  Germain  de  Lx  et  qu'il  est  homme  de  bien  et  d'honneur  ;  qu'il  a 
toujours  fréquenté  les  sacrements,  même  qu'il  a  assisté  journellement  à 
l'église  de  lad.  parr.  S*  Germain.  Lesd.  srs  reconnaissent  que  les  biens 
désignés  au  contrat  de  titre  sont  plus  que  suffisamment  pour  payer  la 
rente  de  150  livres.  (V.  171). 

HO.  —  Le  29  août  1694,  François  Leboucher,  arçonnier,  demeu- 
rant au  faubourg  S1  Désir  de  Lx,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur 


REGISTRE    II  93 

de  François  Desclos,  acolyte,   afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  (Y.  125,  171.) 

si .  —  Le  â9  mars  1690,  Jean-Baptiste  de  Liée,  fils  de  Gabriel  de 
Liée,  i'hevr.  et  de  dam11'*  Geneviève  Drouslin,  de  la  pari',  de  N.-D.-de- 
Courson,  reçoit  la  tonsure.  (Y.  209). 

S2.  —  Le  24  août  1004,  Jean  Formeville,  marchand  tanneur,  bour- 
geois de  Lx,  y  demeurant,  pan*.  S1  Germain,  constitue  150  livres  de 
rente  en  faveur  de  son  iils,  Me  Jean  Formeville,  acolyte,  afin  qu'il  puisse 
parvenir  aux  ordres  sacrés. 

Lecture  publique  de  cet  acte  fut  faite,  le  5  septembre,  à  l'issue  de  la 
messe  paroissiale  par  Me  Robert  Legrand,  curé  de  S*  Hymer,  pair,  où 
sont  situés  les  biens  garants  de  lad.  rente.  (  Y.  171). 

H3. — Le  29  mars  1693,  Jacques  Béguin,  fils  de  Jean  et  d'Anne 
Lemonnier,  de  la  pair.  S'  Désir  de  Lx,  reçoit  la  tonsure  et  les  ordres 
mineurs. 

Le  19  août  1694,  Pierre  Bardel,  maréchal,  demeurant  pair,  et  fau- 
bourg- S'  Désir,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  cousin, 
led.  sr  Jacques  Béguin,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés. 

Cette  rente  est  hypothéquée  sur  une  maison  appartenant  aud.  sr 
Bardel,  située  en  franche  bourgeoisie  au  faubourg  S1  Désir,  et  aussi 
sur  plusieurs  autres  pièces  de  terre.  (V.  171). 

84.  —  Le  27  janv.  1689,  Jeanne  Goulledos,  vve  de  Jean  Ferey,  et 
son  fils,  Jean  Ferey,  demeurant  à  S1  Philbert-sur-Rille,  constituent 
150  livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Jean  Ferey,  acolyte,  fils  de  lad. 
veuve  et  frère  dud.  Thomas,  afm  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  Fait  et  passé  en  présence  de  Me  Nicolas  Barroys,  procureur  et 
receveur  de  M^r  l'évêque  d'Avranches  en  sa  baronnie  dud.  S1  Philbert. 
(T.  171). 

S5.  —  Le  il  août  1694,  Nicolas  Angot,  marchand,  demeurant  à 
Vimoutiers,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me 
Antoine  Angot,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux   ordres    sacrés. 

(V.  171). 

N<5.  —  Le  31  août  1694,  Me  Adrien  Le  Dagu,  conser  du  roy,  lieute- 
nant criminel  en  l'élection  de  Bernay,  demeurant  à  Orbec,  constitue  150 
livres  de  renteen  faveur  de  son  frère,  M6  Sébastien  Le  Dagu,  afm  qu'il 
puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  138). 

H?.  —  Le  9  août  1694,  Michel  Fortin,  fils  Jean,  delà  pan-,  de 
Vimoutiers,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  M" 
Michel  Fort  in.  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 
I  Y.  Î71). 

•S.s.  —  Le  16  août  1694,  Samson  Baillargeau,  marchand,  originaire 


94 


INSINUATIONS   ECCLESIASTIQUES 


de  la  pan-,  de  (rouîtes  et  demeurant  à  présent  en  celle  de  S'  Germain- 
de-Montgommery,  constitué  150 livres  de  rente  en  faveur  de  son  lils. 
Me  Antoine  Baillargeau,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés. 

Led.  sr  acolyte  absent  était  représenté  par  son  frère,  Gabriel  Baillar- 
geau.  (7.  i7i). 

HO.  —  Le  18  août  1694,  Guillaume  Le  Rebours,  laboureur,  demeu- 
rant en  la  pair.  S*  Désir  de  Lx,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur 
de  son  lils,  Me  Jean  Le  Rebours,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés.  (V.  171). 

00.  —  Le  11  sept.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  de  Mannoury,  curé 
de  Heurtevent,  et  du  sr  Poplu,  curé  de  Mailloc,  dispense  de  bans  pour 
le  mariage  entre  Claude  Carrey,  Escr,  sr  de  Fontenil,  conser  du  roy, 
lieutenant  en  la  viconté  de  Trun,  et  cons'Jr  assesseur  du  bailliage  d'Alençon 
pour  le  siège  dud.  lieu  de  Trun,  fils  de  feu  Gilles  Carrey,  en  son  vivant 
Esc1',  s81  d'Hommey,  et  de  noble  dame  Catherine  de  Marescot,  de  lad. 
pair,  de  Heurtevent,  d'une  part,  et  damlle  Anne-Marie-Louise  de 
Lespée,  fille  de  feu  Mesre  Louis  de  Lespée,  seigr  et  patron  des  Authieux- 
sur-Corbon,  et  de  noble  dame  Marie  de  la  Croix,  originaire  de  lad. 
pair,  des  Aufhieux  et  demeurant  en  celle  de  Mailloc. 

01 .  Le  19  juin  1694,  la  nomination  à  la  cure  du  Tilleul,  doyenné  de 
Gacey,  appartenant  au  seigr  du  lieu,  noble  dame  Catherine-Thérèse  de 
Matignon,  marquise  de  Lonray,  comtesse  de  Gacey,  dame  du  Marais- 
Vernier,  dame  et  patronne. du  Thilleul  et  veuve  de  Monseigr  le  marquis 
de  Seignelay,  nomme  à  lad.  cure  du  Tilleul,  vacante  par  la  mort  de 
M°  Guillaume  Lepoix,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Nicolas 
Houlette,  pbrë  du  diocèse  de  Lx. 

Le  19  juin  1694,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Houlette, 
la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  29  août  1694,  le  s1'  Houlette  prend  possession  de  la  cure  du 
Tilleul. 

OS.  —  Le  13  sept.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Herembourg,  curé 
de  Douville,  et  du  sr  Marie,  curé  de  S1  Pierre-Azifs,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Thomas  Bourg,  de  lad.  parr.  de  S1  Pierre-Azifs, 
et  damlle  Marie-Françoise  Adam,  de  la  parr.  de  Douville,  doyenné  de 
Beaumont. 

03.  —  Le  3  sept.  1694,  Catherine  Juin,  Vve  de  Robert  Lieuvin, 
demeurant  à  Bernay,  pair.  St0  Croix,  constitue  150  livres  de  rente  en 
en  faveur  de  son  fils,  Me Martin  Lieuvin,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  par- 
venir aux  ordres  sacrés. 

04.  —  Le  6  sept.  1694,  Jacques  Morand,  sr  des  Avenets,  de 
la  parï*.   des  Champeaux,    constitue   150    livres   de   rente   en  faveur 


REGISTRE  II 


95 


de  son  fils,  Me  Paul  Morand,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés.  Fait  en  présence  de  François  Morand,  sr  deBois-Ressard., 
exempten  la  prévôté  générale  de  Normandie,  et  Louis  Morand,  srdela 
Chesnaye,  de  la  pair,  de  Ligneris,  qui  cautionnent  led.  sr  Morand,  père 
dud.  acolyte. 

Le  sr  Paul  Morand  absent  était  représenté  par  Mesre  Louis  d'Qrville, 
pbrê,  curé  des  Champeaux.  (V.171.) 

!*5. — Le  18  août  1694,  André  Cousture,  marchand  bourgeois  de  Lx,y 
demeurant  pafr.  S1  Jacques,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de 
sou  fils,  Me  André  Cousture,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  (  V.  120). 

OO.  —  Le  13  sept.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  ïrouvey,  pbre,  des- 
servant la  parr.  d'Epaignes,  et  du  sr  Dumoulin,  vicaire  d'Heudreville, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Pierre  Leclerc  et  de  Catherine 
Le  Cesne. 

f>T.  —  Le  G  sept.  J  094,  Me  Etienne  Inger,  acolyte,  chapelain 
de  la  chapelle  S1  Ursin  en  la  Cathédrale,  constitue  150  livres  de  rente 
en  sa  faveur,  afin  de  pouvoir  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Cette  rente  est 
garantie  par  le  grand  père  dud.  sr  acolyte,  Eiienne  Inger,  demeurant 
à  Chambry,  près  Meaux,  et  représenté  par  Eustache  Inger,  marchand, 
bourgeois  de  Lx.  Led.  sr  Etienne  Inger,  aïeul,  affecte  à  la  garantie  de 
coiio  rente  une  maison  lui  appartenant  située  à  l'angle  du  Moulin-à-Tan 
et  de  la  rue  de  la  Grande  Couture,  et  autres  maisons  sises  dans  le  môme 
quartier,  i  V.  349). 

98.  —  Le  Ier  mai  1694,  la  nomination  au  prieuré-cure  de  S1  Michel 
de  la  Motte  appartenant  au  prieur  claustral  de  Ste  Barbe-en-Auge,  Fr. 
François  Galliot, prieur  claustral  de  Ste  Barbe,  nomme  à  lad.  cure  vacante 
par  la  mort  de  Charles  de  Beaurepaire  de  Pierrefîte,  pbrê ,  chanoine 
régulier  de  Stri  Barbe,  et  dernier  titulaire,  la  personne  de  Fr.  Pierre 
Guesnon,  pbrê,  du  diocèse  de  Paris,  de  lad.  Congrégation  des  chanoi- 
nes réguliers,  Me  ès-arts  et  bachelier  en  théologie. 

Le  4  mai,  Mre  Audran,  vie.  g1.,  donne  aud.  sr  Guesnon  la  collation 
dud.  bénéfice.  (  V.  359). 

Le  7  mai  1094,  Fr.  François  Levavasseur,  pbrê,  chanoine  régulier  do 
l'ordre  de  Stc  Croix,  résidant  au  couvent  de  Caen,  M0  es-arts  en  l'Uni- 
versité de  lad.  ville,  requiert  du  prieur  de  Ste  Barbe  sa  nomination,  en  sa 
qualité  de  gradué,  à  la  cure  de  la  Motte,  vacante  par  la  mort  dud.  sr  de 
Beaurepaire,  décédé  dans  le  mois  d'avril.  Led.  sr  prieur  lui  répond  que 
led.  bénéfice  est  rempli  par  la  nomination  du  P.  Guesnon,  chanoine 
régulier.  Sur  cette  réponse,  le  sr  Levavasseur  proteste  se  pourvoir  par 
toutes  les  voies  de  droit. 

Le  II  août    1694,  le  sr  Levavasseur,  afin  d'éviter  une  plus  longue 


r 


96  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

suite  do  procès  sur  lad.  possession  du  bénéfice  »  de  la  Motte,  l'ait  remise 
entre  les  mains  dud.  sr  prieur  de  8t0  Barbe  de  tous  les  droits  qu'il  pour- 
rait prétendre  aud.  prieuré-cure.  Fait;  et  passé  à  Caen,  en  présence  de 
Me  Pierre  Picard,  pbrë,  curé  de  S*  Julien  de  Caen. 

Le  9  sept.  1694,  le  sr  Galliot,  prieur,  et  les  autres  chanoines  de  Ste 
Barbe,  nomment  aud.  prieuré-cure,  vacant  par  la  renonciation  dud.  sr 
Levavassenr,  la  personne  de  Fr.  Jean-Baptiste  Le  Yigneur,  pbrë,  cha- 
noine régulier  et  curé  de  Roullours,  au  diocèse  de  Bayeux. 

Le  14  sept,  1694,  Mre  Pierre  Audran,  vicaire  général,  donne  aud.  s 
Le  Yigneur  la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  même  jour,  le  sr  Le  Yigneur  prend  possession  de  la  cure  de  la 
Motte,  en  présence  de  Pierre  Formeville,  marchand,  demeurant,  à  S1 
Germain-de-Livet,  et  autres  témoins. 

«M>.  —  Le  17  sept.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Delisle,  curé  de 
Crouttes,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  François  Cosnard. 

ÎOO.  —Le  29  juill.  1691,  Mesre  Nicolas  du  Houllev  de  Gouvis. 
fils  de  Jean  du  Houlley,  Escr,  seigr  de  Gouvis,  et  de  dame  Louise  de 
Hesberl,  de  N.-D.  de  Louviers,  diocèse  d'Evreux,  reçoit  à  Evreux  la 
tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

Le  27  mai  1694,  Mesre  François  Bertault,  chevr,  seigr  de  Fréauville, 
conseiller  du  roy  en  sa  cour  de  parlement,  demeurant  à  Paris,  cède  à 
Nicolas  du  Houlley,  consftr  du  roy  en  sa  cour  de  parlement  de  Nor- 
mandie, l'induit  auquel  le sr  de  Fréauville  a  droit  à  cause  de  son'office 
de  conseiller  au  parlement. 

Le  10  sept.  1694,  le  roy,  approuvant  la  cession  faite  par  led.  sr  de 
Fréauville,  nomme  led.  sr  du  Houlley  pour  tenir  led.  induit  sur  l'ab- 
baye de  Grestain  et  pour  être  pourvu  du  premier  bénéfice  vacant  à  la 
présentation  des  religieux  de  lad.  abbaye. 

Le  16  sept.  1694,  Mre  Nicolas  du  Houlley,  fait  signifier  la  cession 
dud.  induit  aux  abbé  et  religieux  de  Grestain,  en  présence  de  Me 
Nicolas  Lefebvre,  pbrë,  curé  de  S1  Ouen  de  Grestain. 

lOi.  — Le  19  sept.  1693,  Gabriel  Morlain,  fils  de  Pierre  et  de 
Suzanne  Formeville,  de  la  pair  de  S1  Germain  de  Lx,  reçoit  la  tonsure. 

10£  —  Le  21  avril  1694,  Me  Nicolas  Lefebvre,  pbrë,  curé  de  S1 
Ouen  de  Grestain,  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  per  obitum 
de  la  cure  de  S1  Martin  de  Carbec,  vacante  par  la  mort  de  Me  Gabriel 
Mouroult,  (1)  pbrë,  dernier  titulaire.  (V.  139.) 

Le  2  sept.  1694,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  son  visa  auxd. 
lettres  de  provision. 


(I)  Le  30  août  1677,  Mc  Jean  Mouroult,  pbre,  curé  de  Grestain,  avait  résigné    sa   cure   en 
faveur  de  M'  Gabriel  Mouroult,  son  neveu.  (Minutes  du  notariat  de  Deuzeville). 


REGISTRE    H  97 

Le  L6sept.  1694,  le  sr  Lefebvré  prend  possession  de  la  cure  de 
Cârbec. 

103.  —Le  21  sept.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Blondel,  jibfë, 
euré  de  S*  Pierre  de  Cormeilles,  et  du  sr  Gondouin,  curé  de  Morain ville, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Ollivier  de  Pecqueult,  Escr,  sr 
de  la  Varende,  fils  de  Jean  de  Pecqueult,  Esor,  sr  de  la  Fevrerie,  et  de 
dame  Catherine  Aubort,  de  lad.  pair,  de  Morâinville,  d'une  part,  et 
dam11*'  Marie  du  Loir,  vve  de  Me  André  Le  Bourg,  avocat  au  parlement, 
demeurant  à  S'  Pierre  de  Cormeilles.  (V.  344.) 

104.  —  Le  18  sept.  1634,  Messire  Léonor  de  Matignon,  évêque  et 
comte  de  Lx,  faisant  l'ordination  générale  dans  l'église  paroissiale  de 
Courbépine,  confère  la  prêtrise  à  Fr.  Vincent  Beaussault,  diacre,  cha- 
noine régulier  de  l'abbaye  de  Ste  Barbe  ; 

à  Fr.  François  Duchemm,  diacre,  chanoine  régulier  de  lad.  abbaye; 
à  Fr.  Juste  Neveu,  diacre,  aussi  chanoine  régulier  de  lad.  abbaye. 

105.  —  Le  27  sept.  1694,  vu  l'attestation  du  sieur  Le  Rat,  curé 
d'Equemaxiville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Nicolas  Graveron 
H  de  Marie  Bourdel. 

lOO. —  Le  21  avril  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Pierre 
d'Equemau ville  appartenant  au  Chapitre  de  N.-D.  de  Cléry,  les  srs 
chanoines  nomment  à  lad.  cure  vacante,  par  la  mort  de  Mre  Constantin 
d'Aufresne,  pbfë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Louis  Le  Roux, 
pbrë  du  diocèse  d'Orléans,  habitué  en  la  collégiale  et  chapelle  royale  de 
Cléry. 

Le  27  avril  1694,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Le  Roux 
la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  28  avril  1694,  le  sr  Le  Roux  prend  possession  de  la  cure 
d'Equemauville,  en  présence  de  Me  Robert  Anglement,  desservant  lad. 
par?.  ;  Guillaume  Langin,  marchand,  bourgeois  d'Honfleur,  lesquels 
ont  déclaré  qu'ils  ne  pourraient  signer  «  à  cause  de  la  crainte  du  sr  de 
Lisores.  » 

Le  20  juillet  1694,  la  nomination  à  lad.  cure  d'Equemauville  appar- 
tenant au  seig*  du  lieu,  Mesre  Philippe  Le  Jumel,  chevr,  marquis  de 
Lisores,  seig*  et  patron  de  la  pair.  d'Equemauville  et  autres  lieux, 
nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  dud.  sr  d'Aufresne,  la  personne 
de  M"  Pierre  Le  Rat,  pbre,  vicaire  de  la  pair,  depuis  l'année  1681 . 

Le  lendemain.  M™  Pierre  Audran,  vie  g1,  donne  aud.  sr  Le  Rat  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  25  juillet  1694,  le  sr  Le  Rat  prend  possession  de  la  cure  d'Eque- 
mauville adeonservationemjuris,  en  présence  du  seigr  marquis  d'Eque- 
mauville et  de  plusieurs  autres  témoins. 

Le  10  août  1694,  la  nomination  à  la  cure  d'Equemauville  revenant  au 

18 


98  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

royàcausedu  litige  qui  s'est  élevé  entre  les  chanoines  de  Cléry  et  le 
srde  Lisores,  Sa  Majesté  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  dud. 
sr  d'Aufresne,  la  personne  dud.  sr  Le  Rat,  et  enjoint  au  seigr  évèque  de 
lui  en  donner  les  provisions  ,  «car,  dit  le  brevet,  tel  est  nostre  bon 
plaisir.  )> 

Le  27  sept.  1694,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Le  Rat  de  nouvelles 
provisions  dud.  bénéfice. 

Le  30  sept.  1694,  le  sr  Le  Rat  (1)  prend  de  nouveau  possession  de  la 
cure  d'Equemauville,  en  présence  de  Me  Jean  Cordoën,  pbrë  de  lad. 
pair.,  Charles  Simon  et  Pierre  Lan  gin,  paroissiens  dud.  lieu. 

ÎOT.  —  Le  30  août  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  N.-D. 
d'Ouville-la-Bien-ïournée  appartenant  au  prieur  claustral  de  Ste  Barbe, 
Fr.  François  Galliot,  pbrë,  prieur  de  Ste  Barbe,  nomme  à  lad.  cure, 
vacante  par  la  mort  de  Me  Simon  Desrues,  dernier  titulaire,  la  per- 
sonne de  Me  Jean-Jacques  Dutaillis,  pbrë  du  diocèse  de  Bayeux,  vicaire 
de  Magny-le-Freule,  aud.  diocèse. 

Le  même  jour,  Fr.  Pierre  Le  Mesnager,  pbre,  bachelier  en  théologie 
et  chanoine  de  Ste  Barbe,  présente  au  seigr  évèque  la  nomination  dud. 
sr  Dutaillis  et,  le  1er  septembre,  Mre  Audran  donne  la  collation  dud. 
bénéfice. 

Le  9  sept.  1694,  le  sr  Dutaillis  prend  possession  de  la  cure  d'Ouville, 
en  présence  de  Charles  d'Acqueville,  Escr,  srde  Besley  ;  Jean  Ancerme, 
sr  de  la  Fontaine,  et  Gabriel  Mouton,  sr  de  Morière,  tous  paroissiens 
d'Ouville. 

108.  —  Le  9  sept.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Pierre  de 
Marmouillé  appartenant  aux  relig*  de  Ste  Barbe,  fr.  François  Galliot, 
pbre,  prieur  claustral  de  Ste  Barbe,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la 

mort  de  Me d'Angerville,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne 

de  Me  Antoine  Cabard,  pbre  du  diocèse  de  Bayeux. 

Le  15  sept.  1694,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Cabard  la  col- 
lation dud.  bénéfice. 

Le  20  sept.  1694,  le  sr  Cabard,  demeurant  à  Caen,  prend  possession 
de  la  eure  de  Marmouillé,  en  présence  de  Me  Thomas  de  Mesnilgaust 
et  de  Me  Charles  Crouslières,  pbrës,  desservant  en  lad.  pair.  ;  Pierre 
Demacey,  Jean  De  Bonneville  et  autres  paroissiens  du  lieu. 

ÎOO.  —  Le  29  sept.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Marie,  curé  des 
Authieux-Papion,  et  du  sr  Rocques,  curé  du  Sap,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  entre  Louis  de  Lambert,  Escr,  sr  du  lieu  et  autres  terres, 


(1)  M1'  Le  Rat,  qui  avait    le    titre   de   desservant  du  déport  de  la  pair.,  fut  alors  remplacé 
par  M.  Jean  Cordoën,  nouveau  prêtre  ;  et  cen'est  que  le  4  oct.  1096  qu'on  le   trouve  avec 
le  titre  de  curé.  (Registres  paroissiaux). 


UKiUSTKK   II  '.)!> 

capitaine  dans  le  régiment  du  roy,  fils  de  -Jean-Baptiste  Lainberi,  Esc1', 
sr  d'Argences  (1),  et  de  noble  dame  Marie  de  Foucques,  de  la  pan*,  de 
S'  Germain  de  L\\  d'une  part,  et  damHe  Marguerite  de  Bouchard,  fille 
de  Gilles  de  Bouchard,  Esc/,  sr  de  la  Varende,  la  Saussâye  et  autres 
lieux,  et  de  noble  dame  Magdeleine  Leprevost,  originaire  des  Authieux- 
Papion  et  de  présent  demeurant  en  la  pair,  du  Sap. 

HO. — Le  30  sept.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  du  Tertre,  curé 
de  Yemeusses,  et  du  srLe  Cesne,  curé  des  Essarts,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Jacques  Vallée  et  de  Françoise  Champion. 

111.  —  Le  30  septembre  1694,  dispense  de  parenté  pour  le  ma- 
riage entre  Guy  Lebrun,  Escr,  sr  de  la  Fayette,  demeurant  à  Putot,  et 
dam110  Charlotte  de  Bonenfant,  de  la  pair,  de  Q'uerville. 

Vu  l'attestation  du  sr  de  L'Escluze,  curé  de  Putot,  dispense  de  bans 
pour  led.  mariage. 

112.  — Le  18  sept.  1694,  Me  Jean-Baptiste  Desperiers,  clerc 
tonsuré,  chanoine  chèvecier  de  la  Cathédrale  de  Lx,  reçoit  les  ordres 
mineurs  dans  l'église  paroissiale  de  Courbépine. 

Le  même  jour,  il  est  ordonné  sous-diacre. 

113.  —  Le  18  sept.  1694,  furent  ordonnés  diacres  dans  l'église 
de  Courbépine  : 

Me  Pascal  Mesnier,  sous-diacre  de  la  parr.  S*  Germain  de  Lx  ;  (  V. 
61,  340). 

Me  Sébastien  Laisney,  sous-diacre,  de  la  par?.  S1  Désir  de  Lx. 

114.  —  Le  2  sept.  1694,  Me  Georges  Cordouen,  pbrë,  Me  ès-arts 
en  l'Université  de  Caen,  demeurant  en  la  pair,  du  Favril,  fait  signifier 
ses  noms  et  grades  aux  relig*  de  N.-D.  de  Cormeilles  et  aux  religieuses 
de  S1  Léger  de  Préaux.  {V.  ±s). 

115.  —  Le  1er  octobre  1694,  dispense  de  parenté  pour  le  mariage 
•  Mitre  Pierre  de  Lespée,  Escr,  sr  des  Authieux,  demeurant  aux  Authieux- 
sur-Corbon,  et  damlle  Marguerite  de  la  Lande,  demeurant  à  Querville. 

Vu  les  attestations  du  sr  Bellière,  curé  des  Authieux,  et  du  sr  Gues- 
don,  curé  de  Ouerville,  dispense  de  bans  pour  led.  mariage. 

116.  —  Le  1694,  Me  François  Rocques,  pbrë,  curé  de  Coulmer, 

donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  entre  les  mains  de 
N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Martin  Lemoinne,  pbrë  de  ce  diocèse. 
Il  se  réserve  toutefois  une  pension  annuelle  de  200  livres  sur  les  revenus 
dud.  bénéfice. 

Le  18  juillet  1694,  led.  sr  Lemoinne  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice-. 


(1)  Fief  situé  dans  la  parr.  de  La  Motte  ou  de  5'  Pierre-des-Ffs. 


100  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

Hï.  —  Le  25  sept.  1694,  dame  Marguerite  Boucher,  religieuse 
de  l'abbaye  de  S*  Léger  de  Préaux  et  administratrice  de  l'hôpital  royal 
de  la  ville  de  Bray-sur-Seine,  diocèse  de  Sens,  résigne  led.  hôpital 
entre  les  mains  de  Mfe,r  le  cardinal  de  Bouillon,  grand  aumônier  de 
France.  Fait  et  passé  en  présence  de  Me  Guillaume  Deshays,  pbfë, 
prieur  de  l' Hôtel-Dieu  de  Pontaudemer. 

118.  — Le  1er  août  1G94,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Martin  de 
Marolles  appartenant  aux  PP.  Mathurins  de  Lx,  le  R.  P.  Dominique 
Busnot,  ministre,  et  les  autres  religieux  de  l'ordre  de  la  StP  Trinité  du 
couvent  de  Lx,  nomment  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Pierre 
Selles,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Marin  Hébert,  pbfë  du 
diocèse  de  Lx,  habitué  en  l'église  paroissiale  de  Ste  Marie-Madeleine  à 
Paris. 

Le  11  août  1G94,  led.  sr  Hébert,  représenté  par  Jean  Loisnel,  bour- 
geois de  Lx,  requiert  de  Mre  Le  Nepveu,  vicaire  général,  la  collation 
dud.  bénéfice.  La  concession  des  provisions  est  remise  au  15  octobre 
suivant. 

Le  10  sept.  1694,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  au  sr  Hébert  la  collation 
qu'il  avait  sollicitée. 

Le  27  sept.  1694,  le  sr  Hébert,  représenté  par  Me  Jean  Hébert,  pbfë 
du  diocèse  de  Lx,  prend  possession  de  la  cure  de  Marolles,  en  présence 
de  Mes™  Pierre  de  Piperey,  Escr,  seigr  de  Marolles  et  autres  lieux,  et 
plusieurs  autres  paroissiens.  ■    • 

119.  — Le  11  sept.  1694,  Jean  Levavasseur,  demeurant  à  Corde- 
bugle,  ayant  exposé  à  Sa  Sainteté  «  qu'il  avoit  esté  au  service  de  Sa 
Majesté  en  qualité  de  cavalier  dans  les  armées  ;  qu'il  s'estoit  trouvé  en 
plusieurs  occasions  ou  il  auroit  tiré,  sans  savoir  s'il  a  tué.  Pour  quoy 
led.  suppliant,  qui  a  dessein  d'entrer  dans  les  ordres  sacrés,  »  ayant 
demandé  à  Sa  Sainteté  dispense  de  l'irrégularité  qu'il  pourrait  avoir 
encourue  pour  mutilation  ou  autrement,  quoiqu'il  n'ait  aucune  connais- 
sance d'avoir  tué  quelqu'un,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  et  officiai  de 
l'évêché,  fulmine  la  dispense  accordée  par  Sa  Sainteté  aud.  sr  Levavas- 
seur. (7.  254). 

130.  —  Le  18  sept.  1694,  André  Cousture,  acolyte  de  la  pair. 
S1  Jacques  de  Lx,  est  ordonné  sous-diacre  à  Courbépine.  (V.  95). 

131.  — Le  11  oct.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Maupoint,  pbfë, 
curé  de  S1  Léonard  d'Honfleur,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
d'Etienne  Duquesnoy. 

133.  —  Le  12  oct.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Aubin-sur- 
Auquainville  appartenant  au  seigr  du  lieu,  noble  dame  Marie  de  Belleau, 
vve  de  Mesre  Gabriel  de  la  Haye,  chevr,  seigr  de  Collonces,  dame  et 
patronne  de  S1   Aubin-sur- Auquainville,  nomme  à  lad.   cure,   vacante 


REGISTRE   JI  101 

par  ta  mort  de  Me  François  de  Corday,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  per- 
sonne de  Mp  Etienne  Camus,  pbrë  de  ce  diocèse. 

Le  12  oct.  1694,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Camus  la  collation 
dud.  bénélice. 

Le  14  oct.  1694,  le  sr  Camus  prend  possession  de  la  cure  de  S*  Aubin. 

123.  —  Le  18  oct.  1694,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Laurent  Durand,  delà  pair,  de  Bonneville-la-Louvet,  et  de  Catherine 
Gohard,  fille  de  Jean  Gohard  et  de  Marguerite  Lecerf,  de  la  pair,  de 
Martain  ville. 

124.  —  Le  16  oct.  1694,  dispense  de  parenté  du  2e  au  3e  degré 
pour  le  mariage  entre  Mesre  Gilles-Armand  de  la  Touche,  Escr,  seigr  de 
Boscquenlcey  et  autres  terres,  et  de  dame  Marié  de  Heudey,  demeurant 
en  la  pair,  de  lioscquencey,  après  nouvelle  information  faite  par  Me 
Jacques  Dupont,  pbrë,  curé  de  S*  Nicolas-des-Lettiers  et  doyen  de 
Montreuil. 

125.  —Le 1694,  Mre  Antoine  Pottier,  clerc,  chanoine  pré- 
bende de  Roques,  donne  sa  procuration  pour  résigner  led.  bénéfice  entre 
les  mains  do  X. -8. -P.  le  pape  en  faveur  de  Mre  Louis-Henry  Trousse- 
vache  du  Clos,  pbrë  du  diocèse  de  Paris. 

Le  27  août  1694,  led.  sr  Troussevache  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  canonicat. 

Le  16  oct.  1694,  le  seigrévêque  donneson  visa  auxd.  lettres  de  provision. 

Le  19  oct.  1694,  le  sr  Troussevache  est  mis  en  possession  du  cano- 
nicat de  Roques  par  le  ministère  de  Mr  le  doyen,  en  présence  de  M6 
François  Marev,  pbrë  sacristain,  et  deMe  François- Desclos,  sous-diacre, 
clerc  du  sr  trésorier  de  la  Cathédrale. 

120.  — Le  22  sept.  1694,  Me  Louis  Le  Mercier,  pbrë  de  la  pair, 
de  S1  Germain  de  Lx,  y  demeurant,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris, 
lait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au   Chapitre  de  Lx. 

[y.  2i. 

Le  19  oct.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  Thibcrville  appartenant 
an  seigr  évêque,  Sa  Grandeur  nomme  aud.  bénéfice,  vacante  par  la  mort 
du  dernier  titulaire,  décédé  dans  le  présent  mois,  la  personne  dud.  sr 
Le-  Mercier,  en  sa  qualité  de  gradué. 

Le  24  oct.  1694,  le  sr  Le  Mercier  prend  possession  de  la  cure  de 
Thibcrville,  en  présence  de  M0*  Laurent  Bullet,  Louis  Bucailles,  Jean 
Jouas,  pbfësde  lad.  pari-.  ;  Mesre  Alexis  Durozay,  Escr,  sr  des  Acres, 
cons,r  du  royen  sa  chambre  des  comptes  de  Normandie;  Mesre  -Jean 
de  Rivière,  Escr,  sr  de  Longchamp,  Thomas  de  Rivière,  Esc/,  sr  de 
Baudrieux,  ei  autres  témoins. 

I2T.  —  Le  3  aoûl  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Martin  de 


102  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

la  Croupte  appartenant  au  seigr  de  Fervaques,  a  cause  de  son  fief  du 
Poirier,  «  haute  et  puissante  dame  Charlotte  de  Prye,  vve  de  haut  et 
puissant  seigr,  Mesre  Noël  de  Bullion,  chevr,  seigr  marquis  de  Gallar- 
don,  Bonnelles  et  autres  lieux,  conser  du  roy  en  ses  conseils  et  d'hon- 
neur en  son  parlement,  dame  et  patronne  de  Fervaques  et  autres 
terres,  demeurant  en  son  hostel,  rue  Platrière,  pair.  S1  Eustache,  à 
Paris,  »  nomme  à  lad.  cure  de  la  Croupte,  vacante  par  la  mort  de  Me 
Michel  Lebreton,  pbfë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Pierre 
Rioult,  pbfë  du  diocèse  de  Lx. 

Le  9  oct.  1694,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Rioult  la  collation  dud. 
bénéfice. 

Le  12  oc.  1694,  le  sr  Rioult  prend  possession  de  la  cure  de  la  Croupte, 
en  présence  de  plusieurs  habitants  de  lad.  pair. 

138.  —  Le  2  novembre  1694,  vu  l'attestation  du  sr  de  Lespiney, 
pbfë,  curé  de  N.-D.  du  Hamel,  et  du  sr  Pellerin,  pbfë,  curé  d'Orbec, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  «  Paoul  »  de  Vitrouil  (1),  Escr, 
sr  des  Hautières,  fils  de  feu  Jean-Baptiste  de  Vitrouil,  Esc/,  sr  des 
Hautières,  conser  et  procureur  du  roy  au  bailliage  et  vicomte  d'Orbec, 
d'une  part,  et  damlle  Geneviève  Costard,  fille  de  feu  Pierre  Costard, 
Escr,  sr  de  la  Quaize,  conser  du  roy,  trésorier  de  France  au  bureau 
d'Alençon,  et  de  noble  dame  Marguerite  Chagrin. 

i  39.  —  Le  26  oct.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Sulpicc  de 
Plasnes,  2e  portion,  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Aymard- 
Antoinede  Prye,  chevr,  baron  haut-justicier  de  Plasnes  et  d'Echanfray, 
seigr  et  patron  de  Coquainvilliers,  Le  Chesne,  Lessard  et  autres  lieux, 
nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  démission  de  Mf  Pierre  Hauvel, 
dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Pierre  Maillet,  pbrë  de  S1  Germain 
de  Lx.  Fait  et  passé  au  château  dud.  seigr,  pafr.  de  Coquainvilliers,  en 
présence  de  Me  François  Vigan,  pbfë,  curé  de  Lessard,  et  autres 
témoins. 

Le  27  oct.  1694,  le  seigr  évêque  donne  audit  sr  Maillet  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  29  oct.  1694,  le  sr  Maillet  prend  possession  de  la  2e  portion  de  la 
cure  de  Plasnes,  en  présence  de  Me  Pierre  Hauvel,  pbfë,  curé  de  la 
l;re  portion  ;  Me  Jean  Fourquemin,  pbFe  de  lad.  pair.  ;  Me  Jean  Parent, 
acolyte  dud.  lieu.  (V.  238). 

130.  — Le  3  oct,  1694,  reçurent  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs 
dans  l'église  paroissiale  de  Courbépine  : 


(1)  C'est  un  membre  de  cette  famille  qui  fit  bâtir  le  château  de    Lorailles,    à    Orbec.    (Ch . 
Després,  de  Meullesj. 


REGISTRE   H  108 

Jacques  Cousture,  fils  d'André  et   d'Anne  Gosse,  de  la.  pair.  S1 
Jacques  de  Lx  ; 

Christophe  Durand,  lils  de  Philippe  et  de  Françoise  Bardel,  de  lad. 
pair.  S'  Jacques  de  Lx  ; 

Jean  Le  Boulanger,  fils  de  Rémy  et  de  Marie  Piel,  de  la  pafr.  de 
S1  Germain  de  Lx  ; 

Nicolas  Lefebvre,  fils  de  François  et  de  Françoise  de  Bastard,  de  la 
pair,  de  Formoville  ; 

Alexandre  Pecqueult,  fils  d'Alexandre  et  de  Catherine  Féron,  de  la 
pair,  de  Morainville  ; 

Adrian  Drageon,  fils  de  Pierre  et  de  Charlotte  Jourdain,  de  la  pair, 
du  Brou  il  ; 

Charles  du  Buai ,  fils  de  Pierre  et  de  Jeanne  Philippes,  de  la  par?,  de 
Tortisambert  ; 

Claude  Mannoury,  fils  de  Noël  et  de  Marie  Lesieur,  de  la  pair,   de 
S1  Martin  de  Pontchardon  ; 

Charles  Marette,  fils  d'Yves  et  de  Jeanne  Jacquemare,  de  la  pair,  de 
StP  Catherine  d'Honfleur  ; 

Christophe  Gondouin,  fils  d'Augustin  et  de  Marguerite  Chapelain,  de 
la  pair,  de  la  Chapelle-Haute-Grue  ; 

Gilles  Bassières,  fils  de  Jacques  et  de  Marie  Jardin,   de  la  pafr.  du 
Sap  ; 

François  Brière,  fils  de  François  et  de  Marguerite  Chausson,  de  la 
par?,  de  Cernay  ; 

131  —  François  Ilémery,  fils  d'Ollivier  et  d'Hélène  Breton,    de  la 
parï1.  de  Villers-sur-Mer  ; 

François  de  Corday,  lils  de  Guillaume  et  de  Marie  Tremois,    de   la 
pafr.  du  Mesnil-Imbert  ; 

François  Hubert,  fils  de  François  et  d'Anne  Pillette,  de  la  pair,  de 
StP  Croix  de  Bernay  ; 

Jean  Le  Vallois,  clerc  de  la  pan*.  S*  Jacques,   reçoit   seulement  les 
ordres  mineurs  ; 

François  Cantel,  fils  d'Isaac  et  de  Marie  Gouley,  de  la  pair,  de  Folle- 
ville  (Y.  260). 

François  Regnault,  (ils  de  Jean  et  de  Marie  Dubois,  de  la  pan*,   de 
S1  Germain   de  Clerfeuille  ;  (V.  366). 

François  Grieu,  lils  d'Adrien  el  de  Marie  Dumoulin,   de  la   pair,   de 
Marolles  ; 

François  Touchot,  lils  de  François  et   de   Charlotte  Dûment,  de  la 
pair.  d'Orville  : 

François  Pourhin.  fils  de  François  et  de  Jeanne  Rosey,  de  la  pari*,  de 
Bailleul  ; 


104  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

Germain  Chignon,  fils  de  Louis  et  de  Marguerite  Fourquemin,  de  la 
par?,  de  Chambrois  ; 

133.  —  Gaspard  Robert,  fils  de  Jacques  et  de  Mario  Racine  de 
S1  Pierre  de  Salerne  ; 

Gabriel  Lesconard,  fils  de  Gabriel  et  de  Marie  Paris  ,  de    la  pair,  de 
S*  Germain  de  Lx  ; 

Gaspard  Regnouard,  fils  de  Richard  et  de  Catherine  Letellier,  de  la 
pari",  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer  ; 

Guillaume  Basire,  fils  de  Jean  et  de  Jeanne  Deshays,  de  la  pari',    de 
Ste  Foy-de-Montgommery  ; 

Germain  Pastey,  fils   de  Germain  et  de  Marguerite  Hausey,   de   la 
parr.  de  S1  Martin  d'Ouillie  ; 

Guillaume  Bardel,  fils  de  Philippe  et  de  Françoise  Deshayes,  de  la 
pair.  d'Epaignes  ; 

Pierre  Béquet,  fils  de  François  et  de  Charlotte  de  la   Vesquerie,  de 
la  pair,  de  S1  Germain  deLx  ; 

Jean  Froger,  fils  de  Jacques  et  de  Elisabeth  Le  Courtois,  de  la  pan-, 
de  Villers-en-Ouche  ; 

Jean  Duval,  fils  de  Pierre  et  de  Catherine  Aubrée,  de  la   pair,   de  S1 
Jean-d'Asnières  ; 

JeanGondouin,  fils  de  Gilles  et  de  Marguerite  Marescot,  de  la    pair, 
de  Vimoutiers  ; 

Guillaume  Hersent,  fils  d'Antoine  et  de  Marguerite  Le  Genvre,   de  la 
pair,  du  Mesnil-Froger  ;  (V.  242). 

133.  —  Henry-Joseph  Hannegué,   fils  d'Adrien  et   de    Françoise 
Pellegars,  de  la  païr.  de  Tourville-la-Forêt  ; 

Jean  Parent,  fils  de  Charles  et  de  Madeleine  Beaumont,  de  la  pair 
de  Plasnes  ;  (F.  129). 

Jacques  Beaumont,  fils  de  Pierre  et  de  Marguerite  Leroy,  de  la  pair, 
de  Faverolles  ; 

Laurent  Dallet,  fils  de  Germain  et  de    Marguerite  Deshays,    de  la 
parr.  de  la  Halboudière  ; 

Jacques  Pecqueult,  fils  de  Georges  et  d'Anne  Leprevost,  de  la  parr.  de 
S*  Georges-du-Vièvre  ; 

Jacques  Delamare,  fils  de  Jean  et  de  Charlotte  Regnoult,  de  la  païr. 
de  Fervaques. 

Jean  Delamare,  fils  de  Jacques  et  de  Marie  Pied  de  Liepvre,  de  la  pari-, 
de  S1  Ouen  de  Pontaudemer  ; 

Jean  Levavasseur,  fils  de  Charles  et  de  Gillone  Gambette,  do  la  pari', 
de  S1  Jacques  de  Lx  ; 

Jacques  Picquet,  fils  de  Pierre  et  de  Léonore  Dhommey,  de  lapafr.de 
Ste  Croix  de  Bernay  ; 


REGISTRE    II  105 

Jean-Baptiste  Hemery,  fils  de  Louis  et  d'Agnès  Toustain,  de  la  pan*, 
de  S*  Jacques  de  Lx  ;  {V.  290). 

Jacques  Desmares,  fils  deTierre  et  de  Marguerite  Boissièrc,  de  la 
pair.  d'Epreville  ; 

Jean  Durai,  fils  de  Pierre  et  de  Renée  Morin,  de  la  pafï\  de  S'  Aubin 
de-Bonneval  ; 

Jean  Landon,  fils  de  Michel  et  de  Catherine  Lair,  de  la  pair,  du 
Mesnil-Gonfrey  ; 

134.  — Jean  Dumont,  fils  de  Henry  et  de  Michelle  Berthaume,  de 
la  pair,  de  Meulles  ; 

Jean-Baptiste  Dirlande,  fils  d'Antoine  et  de  Marie  Desperiers,  de  la 
pair,  de  Grandcamp  ; 

Jacques  Bonnet,  fils  de  Jean  et  de  Marguerite  Gibon,  de  la  pair,  de 
Bonneville-la-Louvet  ; 

Philippe  de  Mailloc,  fils  de  François  et  de  dam110  de  Mailloc,  de  la 
pari-,  de  N.-D.  d'Orbec  ; 

Nicolas  Le  Merlier,  fils  de  Jacques  et  de  Jeanne  Vignes,  de  la  pair, 
de  S1  Hippolyte-du-Bout-des-Prés  ;  (V.  368). 

François  Corbin,  fils  de  Jean  et  de  Marguerite  Dclafosse,  de  la  pair, 
de  Lignères  ; 

Jean  de  Bouffey,  fils  de  Jean  et  de  Françoise  des  Buissons,  de  la 
pair,  de  Cordebugle  ; 

Mathieu  Dières,  fils  de  Jacques  et  d'Antoinette  Bazin,  de  la  pari- .  de 
Clarbec  ; 

•I ean  Vannier,  fils  de  Louis  et  de  Marie  Lasseur,  de  la  pari*,  de 
Vimoutiers  ; 

Jean  Gardin,  fils  de  Nicolas  et  de  Marie  Mascaret,  de  la  pair,  de 
S'  Ouen  de  Pontaudemer  ; 

Jean-Baptiste  Leraarchand,  fils  de  Gabriel  et  d'Antoinette  Potticr,  de 
la  pair,  de  Fervaques  ; 

135.  —  Jacques  Anfrie,  fils  de  Robert  et  de  Louise  Aubour,  de  la 
pair,  du  Sap  ; 

•  Pierre  Costard,  fils  de  Pierre  et  de  Catherine  Réautey,  de  la  pan*,  de 
S"  Marguejrite-des-Loges  ; 

Pierre  Hardouin,  fils  de  Pierre  et  de  Marie  Le  Bourgeois,  de  la  pari'. 
de  Prêtreville  ; 

Pierre  Denys,  fils  de  Guillaume  et  de  Magdelcinc  Leclerc,  de  la  pair. 
de  Vimoutiers  ; 

Pierre  Levavasseur,  fils  de  Jean  et  d'Anne  Regnoult,  delà  pan-,  de 
Tordouet  : 

Pierre  Beaùmont,  lilsde  Pierre  el  de  Marie  Gontier,  de  la  pair,  de 
S'  Victor  de  Chrestienville  ; 


106  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

Maurice  Picquot,  fils  de  François  et  de  Catherine  Vimont.  de  la  pair, 
de  S1  Germain  de  Lx  ; 

Pierre  Boudard,  fils  de  Pierre  et  de  Jeanne  Marette,   de  la  par?,   de 
S*  Gatien-des-Blois  ; 

Toussaint  Chagrin,  fils  de  Jean  et  de  Marguerite  Bodin,  de  la  pan-, 
de  S1  Laurent-du-Tencement  ; 

Estienne  De  Lannoy,  fils  d'André  et  d'Anne  Langineur,  de  la  pair, 
de  Coudray  ; 

Robert  Bretteville,  fils  de  Louis  et  de  Marie  Cachet,  de  la  par?,  de 
Querville  ; 

Robert  deLaisney,  fils  de  Nicolas  et  de  Perrine  Soret,  de  la  paFr.  de 
Selles  ;  (V.  235). 

Robert  Delamare,  fils  de  Jean  et  Jeanne  Aubert,  de  la  pair,  de  Quer- 
ville ; 

136.  —  Robert  Champion,  fils  de  Toussaint  et  de  Charlotte  Doulé, 
de  la  pair,  de  la  Goulafrière  ; 

Pierre  Lailler,  fils  de  Pierre  et  de  Françoise  Mairre,   de  N.-D.  de 
Folleville  ; 

Pierre  Cherville,  fils  de  Laurent  et  d'Anne  Lecousturier,  de  la  pair, 
de  Ste  Croix  de  Cormeilles  ; 

Pierre  Grieu,  fils  de  Simon  et  de  Claudine Piel,  de  la  par? .  de  Marolles  ; 

Philippe  Ballet,  fils  de  Pierre  et  de  Marie  Berthelot,  de  la  pair,    de 
S1  Georges  de  Pontchardon  ; 

Pierre  Perrée,  lils  de  Claude  et  de  Charlotte  Porée,  de   la  parr.   de 
S1   Etienne-la-Thillaye  ; 

Pierre  Girey,  fils  de  Jacques  et  do  Marie  Debaize,  de  la  parr.    d'Am- 
meville  ; 

Pierre  Gosse,  fils  de  Michel  et  d'Anne  David,  de  S1  Germain  de  Lx  ; 

Pierre  Dauvergny,  fils  de  Jacques  et  de  Marie  Le  Blanc,  de  la  parr. 
de  Vimoutiers  ; 

Pierre  Daubichon,  fils  de  Nicolas   et  de  Jeanne   Le   Bourgeois,  de 
la  pair,  de  S1  Germain  de  Lx  ; 

Nicolas  Briant,  fils  de  Guillaume  et  de   Madeleine  Goubin,    de  S'. 
Martin  de  Pontchardon  ; 

Nicolas  Duthuit,  fils  de  Christophe  et  de  Marie  Porte,  de  la  pair,  de 
Ste  Croix  de  Bernay  ; 

Michel  De  la  Salle,  fils  de  Jacques  et  de  Charlotte  Taillefer,  .  de  la 
pair,  de  Ste  Catherine  d'Honfleur  ; 

13T.  —  Nicolas  Cornoys,  fils  de  Robert  et  de  Marguerite  Trudet, 
de  la  parr.  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer  ; 

Nicolas  Guerbette,  lils  (Je  Jacques  et  de  Marie  Jumol,  de  la  pair,  de 
S1  Germain  de  Lx  ; 


REGISTRE   II  107 

Michel  Mesnil,  fils  de  Jean  et  de  Catherine  Halley,  de  la  pair,  de 
S1  Germain-de-Clerfeuille  ; 

Mathurin  Le  Hoult,  lils  de  Mathurin  et  de  Marie  Chagrin,  de  la 
pair,  du  Sap  ; 

Martin  Dubus,  fils  de  Jean  et  de  Marguerite  Prunier,  de  la  parr.  de 
Ste  Croix  de  Bernay  ; 

Michel  Foucques,  fils  de  Michel  et  de  Jeanne  Lelièvre,  de  la  pair,  du 
Planquay  ; 

Louis  de  Bonnechose,  fils  de  Louis  et  d'Angélique  Descorches,  de  la 
pair,  de  Grandcamp  ; 

Louis  Desvaux,  fils  de  Germain  et  de  Catherine  Rogère,  de  la  pair, 
de  Vimoutiers  ; 

Louis  Le  Ricque,  fils  de  Louis  et  d'Alisone  Huis,  de  la  pair,  de  Cam- 

pot; 

Isaac  Cantel,  fils  de  Jean  et  d'Anne  Aubert,  de  la  parr.  de  Duranville. 

138. —  Le  3  oct,  1694,  Sébastien  Le  Dagu,  de  la  pair.  d'Orbec, 
reçoit  dans  l'église  de  Courbépine  la  tonsure,  les  ordres  mineurs  et  le 
sous-diaconat.  (7.  86). 

139.  —  Le  3  octobre  1694,  reçurent  les  ordres  mineurs  seulement, 
dans  l'église  paroissiale  de  Courbépine  : 

Jean  Le  Vallois,  clerc,  de  la  parr.  de  S1  Jacques  de  Lx  ; 

Thomas  Manchon,  clerc,  de  la  pair,  de  S'Loup-de-Fribois  ;  (7.367). 

Robert  Inger,  clerc,  chapelain  en  la  cathédrale  de  Lx  ;  (7.  79). 

Gabriel  Mortain,  clerc,  de  la  par?,  de  S1  Germain  de  Lx  ;    (7.   loi). 

Paul  Loysel,  clerc,  de  la  pair,  de  Fumichon  ; 

François  Le  Bas,  clerc,  chapelain  en  la  Cathédrale  ; 

Claude  Hellouin,  clerc,  de  la  pair,  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer  ; 

Jean  de  Courseulles,  clerc,  de  la  pair,  de  S1  Jacques  de  Lx  ; 

Guillaume  Cousture,  id.  (7.  274). 

140.  —  Le  8  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  du  Rancher,  curé  de 
Pont-1'Evêque.  et  du  sr  de  Coursy,  curé  de  Tourville,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  entre  François  de  Pelegars,  Escr,  sr  du  «  Mirouer  » 
(Miroir),  fils  d'Etienne  de  Pelegars,  Escr,  sr  delà  Rivière,  et  de  damlle 
Marie-Esther  Aparoc,  de  la  pair,  de  Tourville,  d'une  part,  et  dam11" 
Catherine  de  Lannoy,  fille  de  François  et  de  Marie  Geffray,  de  la  pair. 
S'  Michel  de  Pont-1'Evèque. 

141. — Le  9  nov.  1694,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Louis  Duquesne,  Escr,  sr  du  lieu,  demeurant  à  Foulbec,  et  damlle  Marie 
de  Franqueville,  de  la  parT.  deGlos. 

143.  —  Le  9  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Poplu,  pbre,  desser- 
vant la  parr.  de  Tordouet,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  -Jean 
Amiot. 


108  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

143. — Le  4  oct.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Pierre  de 
Coudray  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Louis-Gaspard  Auber, 
conser  du  roy  en  son  parlement  de  Normandie,  seigr  et  patron  de  Tré- 
mauville,  Géfosse  et  Coudray,  etc.,  nomme  à  lad.  cure  de  Coudray, 
vacante  par  la  mort  de  Mre  ....  deNeufville,  dernier  titulaire,  la  per- 
sonne de  Me  Gourgon  Louvet,  pbrë  du  diocèse  de  Bayeux,  habitué  en 
l'église  S*  Sauveur  de  Caen.  Fait  et  passé  au  Bourg-Achard. 

Le  13  oct.  1694,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Louvet  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  26  oct.  1694,  le  sr  Louvet  prend  possession  de  la  cure  de  Coudray, 
en  présence  de  Me  Jean  Bonnant,  pbrë,  desservant  lad.  pair.;  Me  Michel 
de  Queudeville,  pbrë,  curé  de  S1  Germain  de  Manneville-la-Raol 
(Raoult),  bachelier  en  théologie  ;  Me  François  Castillon,  pbrë,  curé  de 
S1  Thurien  en  Romois,  aussi  bachelier  en  théologie,  et  Charles  du 
Mesnil,  Esc1-,  de  la  pair.  S1  Martin-aux-Chartrains,  et   autres  témoins. 

144.  —  Le  11  août  1694,  Me  Gabriel  Langlois,  pbrë  du  diocèse  de 
Lx,  pourvu  de  la  cure  de  S*  Pierre  du  Sap,  doyenné  d'Orbec,  par  la 
résignation  de  Me  Jacques  Roques,  dernier  titulaire,  prend  possession 
dud.  bénéfice,  en  présence  de  Me  François  Pierres,  pbrë,  curé  de  Chau- 
niont  ;  Me  François  Le  Comte,  pbrë,  vicaire  du  Sap  ;  Mes  Louis  Lefront, 
Claude  Duvalet  Pierre  Anfrie,  aussi  pbrës  dud.  lieu  ;  Gilles  Bouchard, 
Escr,  seigr  de  la  Varende  et  de  laSaussaye  ;  Pierre  de  Grieu,  Escr,  sr 
de  la  Maraizière  ;  Nicolas  Danneville,  sr  du  lieu,  et  autres  témoins  de 
lad.  pair. 

145.  —  Le  15  nov.  1694,  vu  l'attestation  de  Me  Nicolas  Greslebin, 
vicaire  de  S1  Germain  de  Lx,  Mre  Nicolas  Taignerde  la  Bretesche,  pbrë", 
chanoine  et  haut  doyen  de  la  Cathédrale,  juge  ordinaire  de  la  ville  et 
banlieue  de  Lx  et  de  la  pair,  de  S1  Germain-de-Livet,  accorde  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  de  Pierre  Boscher  et  de  Marie  Lefrançois. 

146.  —  Le  16  nov.  1694,  dispense  de  parenté  du  3e  au  4e  degré 
pour  le  mariage  entre  Mes1"6  Jacques  Le  Maignen,  Escr,  sr  de  Grand  val, 
demeurant  à  Vieuxpont,  et  damlle  Marie-Magdeleine  Le  Maignen,  de  la 
pafr.  de  Castillon,  après  nouvelle  enquête  faite  par  Me  Pascal  Mesnier, 
pbrë,  curé  de  la  lrfi  portion  de  Vieuxpont. 

Vu  l'attestation  du  sr  Cappelain,  curé  de  la  2e  portion  de  Vieuxpont. 
et  du  sr  Hurel,  vicaire  de  Castillon,  dispense  de  bans  pour  led.  mariage. 

14T.  —Le  19  sept.  1693,  Me  Michel  Cantel,  acolyte  de  N.-D.  de 
Folleville,  est  ordonné  sous-diacre. 

Le  18  sept.  1694,  il  est  ordonné  prêtre. 

148.  —  Le  20  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Daubichon,  curé  du 
Douet-Arthus,  et  du  sr  Rouvray,  pbrë,  curé  do  N.-D.  d'Aulnay,  dis- 
pense de  bans  pour  le  mariage  de  Guillaume  Morel  et  de  Marie  Prée. 


REGISTRE   II  109 

149.  —  Le  22  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Pannetier,  curé  de 
S1  AndrénTHébertot,  et  du  sr  Liesse,  curé  de  S1  Benoit,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  de  Guillaume  Main,  avocat,  et  de  Marie  Paulmier. 

150.  —  Le  23  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  de  Vaumesle,  curé 
de  Pontalery,  du  sr  Viquesnel,  curé  du  Mesnil-Oury,  et  du  sr  Buisson, 
vicaire  de  Livarot,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Guillaume  Le 
Gallois  et  tic  Marie  Vattier. 

151.  — Le  23  nov.  L 694,  vu  l'attestation  du  sr  Vauquelin,  vicaire 
de  S1  Germain-de-la-Campaigne,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de 
Michel  Goupil  cl  de  Marie  Jude.' 

152. —  Le 23  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Haguelon,  curé 
d  Auquainville,  du  sr  Philippe,  curé  du  Mesnil-Imbert,  et  du  sr  Lepre- 
vost,  vicaire  de  S1  Aubin-sur-Auquainville,  dispense  de  bans  pour  le 
mariage  entre  Gilles  Martin,  sr  du  Longpré,  fils  de  feu  Pierre  et  de 
Jeanne  Laguette,  d'une  part,  et  Marie  Hamon,  fille  de  Pierre. 

153.  —  Le  23  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sieur  Dumoulin,  curé 
de  Piencourt,  et  du  sr  Lamperière,  desservant  la  pair,  de  S1  Hippolyte- 
de-Cantelou,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jean  Manchon  et  de 
Catherine  Farain. 

154.  —  Le  23  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Hébert,  curé  de 
S1  Jacques  de  Lx,  dispense' de  bans  pour  le  mariage  de  Robert  Mourier 
et  de  Jeanne  Herfort. 

155. — Le  24  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Leroy,  curé  de 
Courtonnelle,  et  du  sr  Le  Merlier,  curé  de  Folleville,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Jean  Escalard  et  d'Anne  Le  Mercier. 

150.  —  Le  25  nov.  1694,  vu  l'attestion  du  sr  Dufour,  pbrë,  curé  de 
Sie  Marguerite-de- Vielle,  et  du  sr  Dasnière,  curé  d'Ammeville,  dipense 
de  bans  pour  le  mariage  de  Guillaume  Beaunis  et  de  Thérèse  Chevallier. 

15T.  —  Le  26  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Deschamps,  curé 
de  S*  Georges-du-Vièvre,  du  sr  Gondouin,  curé  de  Morainville,  et  du 
srJouen,  curé  de  Lieurey,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Louis 
Saussayë  et  de  Catherine  Vauquelin. 

158.  —  Le  26  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  Sr  S*  Clair,  curé  de 
Touquette,  et  du  sr  Monnier,  pbrë,  desservant  la  par"?,  de  Pomont,  dis- 
pense de  bans  pour  le  mariage  de  Jacques  Loury  et  de  Marie 
Fouget. 

159.  —  Le  29  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Durand,  pbrë,  des- 
servant la  pair,  de  S1  Pierre-des-Ifs.  et  du  sr  Des  Gemons,  curé  de  S' 
VictoE-d'Epine,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Jean  Soret  et 
Marthe  Heudequin. 

ÎOO.  —  Le  29  nov.  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Dumoulin,  curé  de 
Piencourt,  du  sr  Guérie,  vicaire  de  N.-D.-  de  la  Couture  de  Bernay,  et 


110  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

du  sr  Bullet,  vicaire  de  Fontenelles,  dispense  de  bans   pour  le  mariage 
de  Robert  Drieu  et  de  Jeanne  Gallot. 

161 .  —  Le  25  nov.  1694,  le  seigrévêque,  étant  au  château  de  Cour- 
bépine,  nomme  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  pbrë,  vicaire  général,  à 
l'office  de  vice-gérant  en  l'officialité,  pour  assister  aux  jugements  qui  s'y 
rendront,  au  lieu  et  place  de  Me  Gabriel  Hesbert  et  jouir  des  mêmes 
prérogatives. 

162.  —  Le  14  juin  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  Ste  Marie- 
aux-Anglais  appartenant  au  seigr  du  lieu,  noble  dame  Magdeleine  de 
Drosay,  veuve  de  Mre  César-Auguste  de  Mathan,  chevr,  seigr  de  Denin  (?), 
Pierrefitte,  Ste  Marie-aux-Anglais  et  S*  Maclou,  se  trouvant  présen- 
tement en  son  château  de  Ste  Marie,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par 
la  mort  de  Me  Philippe  Follebarbe,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me 
Jean  Accard,  pbrë,  curé  de  S1  Maclou-en-Auge. 

Séance  tenante,  led.  sr  Accard  remet  purement  et  simplement  lad. 
cure  de  S*  Maclou  entre  les  mains  de  lad.  dame  de  Mathan  ;  et  celle-ci 
nomme  à  sa  place  la  personne  de  Me  Nicolas  Accard,  pbrë  du  diocèse 
de  Bayeux,  actuellement  vicaire  de  Hotot-en-Auge.  Fait  et  passé 
au  manoir  de  Ste  Marie,  en  présence  de  Me  Follebarbe,  pbrë,  curé  de 
S1  Laurent-du-Mont,  et  de  Me  Jacques  Ricquier,  procureur  postulant  en 
l'élection  de  Lx. 

Le  18  nov.  1694,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Jean  Accard  la  colla- 
tion de  la  cure  de  Ste  Marie-aux-Anglais. 

Le  28  nov.  1694,  le  sr  Jean  Accard  prend  possession  dud.  bénéfice, 
en  présence  de  Mesres  François-Auguste  et  Philippe-Auguste-Joseph 
de  Mathan,  chevrs,  seigrs  de  Ste  Marie  et  de  S1  Maclou. 

Le  25  oct.  1694,  Mre  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  s*  Nicolas  Accard 
la  collation  de  la  cure  de  S1  Maclou. 

Le  28  nov.  1694,  le  sr  Nicolas  Accard  prend  possession  dud.  bénéfice, 
en  présence  desd.  seigrs  de  Ste  Marie  et  de  S1  Maclou  et  autres 
témoins. 

163.  —  Le  8  oct.  1693,  Me  Nicolas  du  Houlley,  clerc  du  diocèse  de 
Lx,  M°  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  est  nommé  par  icelle  sur 
l'abbaye  de  S'  Evroult. 

Le  15  nov.  1694,  led.  sr  du  Houlley  fait  signifier  ses  noms  et  grades 
aux  religieux  de  lad.  abbaye.  (V.  29). 

164.  —  Le  10  nov.  1694,  dom  Nicolas  de  Haudineau,  pbrë,  religx 
de  l'ordre  de  S4  Benoit,  demeurant  en  l'abbaye  de  Bernay,  titulaire  du 
prieuré  simple  de  S1  Vincent  de  Viroselle,  diocèse  d'Agen,  membre  de 
l'abbaye  séculière  d'Aurillac  au  diocèse  de  S1  Flour,  donne  sa  procura- 
tion pour  soutenir  ses  droits  sur  led.  prieuré. 

165.  —      Le  14  juin  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  N.-D.  du 


>J 


REGISTRE    II  111 

Bois-Hellain,  doyenné  de  BeuzevUk  (l),  appartenant  uu  seigr  abbé  de 
N.-D.  de  CormeilleSj  dom  Jean  Edeline,  pbrê,  religieux  baillif,  syndic, 
prieur,  claustral  de  l'abbaye  de  Cormeilles,  vicaire  général  de  Mes™ 
Philbert  de  Pas  Feuquères,  abbé  commendataire  dud.  lieu,  nomme  à 
lad.  cure,  vacante  par  la  mort  du  dernier  titulaire,  la  personne  de 
Me  Pierre  Edeline,  pbre  du  diocèse  de  Rouen,  prieur  titulaire  de  Rou- 
niilly,  demeurant  en  la  pair,  du  Tillement  (?). 

Le  19  juin  1094,  Me  Pierre  Edeline  ayant  fait  réquérir  la  collation 
dud.  bénéfice  par  l'entremise  dud.  sr  prieur  claustral  de  Cormeilles,  Mre 
Pierre  Audran,  vie.  g1  du  seigr  évèque  de  Lx,  refuse  lad.  collation 
jusqu'à  ce  que  le  sr  Pierre  Edeline  se  soit  présenté  en  personne. 

Le  20  nov.  1694,  le  sr  Edeline  donne  sa  procuration  pour  résigner 
la  cure  du  Bois-Hellain  entre  les  mains  du  seigr  évêque  de  Lx. 

Le  lendemain,  dom  Edeline,  prieur  de  Cormeilles,  nomme  aud.  béné- 
fice, ainsi  vacant,  la  personne  de  Me  Jean-Euverte  Letellier,  pbfë  du 
diocèse  de  Coutances. 

Le  29  nov.  1694,  led.  sr  Audran  donne  aud.  sT  Letellier  la  colla- 
tion de  la  cure  du  Bois-Hellain. 

Le  2  décembre  1694,  le  sr  Letellier  prend  possession  du  bénéfice- 
cure  du  Bois-Hellain,  en  présence  de  Me  Robert  de  S1  Martin,  pbre, 
desservant  lad.  parï\,  et  autres  témoins. 

166.  —  Le  18  sept.  1694,  furent  ordonnés  diacres  dans  l'église  de 
Courbépine  : 

Me  François  Postel,  sous-diacre  de  la  pair,  de  Tonnetuit  ; 

Me  Michel  Motte,  sous-diacre  de  la  pair,  de  Familly  ; 

Le  15  décembre  1694,  les  srs  Postel  et  Motte  obtiennent  un  démissoire 
pour  se  faire  ordonner  où  ils  voudront. 

16T.  —  Le  27  août  1694,  la  nomination  à  la  chapelle  Sr  Louis,  en 
la  pair,  de  Bois-Hellain,  appartenant  au  seigr  abbé  de  Cormeilles,  dom 
Jean  Edeline,  prieur  claustral  et  vicaire  général  de  Mesre  de  Pas 
Feuquières,  abbé  de  Cormeilles,  nomme  Me  Guillaume  Desnoyers,  clerc 
du  diocèse  de  Rouen,  pour  desservir  une  ou  plusieurs  portions  de  lad. 
chapelle  Ste  Louis,  «  doyenné  de  Beuzeville.   )> 

Le  2  décembre  1694,  led.  sr  Desnoyers,  représenté  par  Me  Jean- 
Euverte  Letellier,  pbrë,  curé  du  Bois-Hellain,  prend  possession  de  lad. 
chapelle  S1  Louis,  au  doyenné  d'Honfleur,  par  le  toucher  de  la  muraille 
'•I  des  vestiges  de  lad.  chapelle  et  «  les  autres  cérémonies,  autant  qu'il 
a  été  possible  »,  en  présence  de  Me  Jean  Le  Brun,  avocat  au  parlement 


(i)  Nous  trouvons  plusieurs  fois  le  titre  de  doyenné  donné  à    Beuzeville,    quoique     Beu- 
zeville ne  fût  pas  chef-lieu  d'un  doyenné  avant    la   Révolution. 


112  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

de  Paris,  bourgeois  de  Lx,  intendant  dud.  seigr  abbé  de  Cocmëilles  ;  M' 
François  Delaire,  Me  Charles  Delaire,  sr  de  la  Montaigne,  Me  Laurent 
Brière,  apothicaire,  et  Me  Louis  Langlois,  chirurgien,  demeurant  tous  à 
Cormeilles. 

ii»8.  —  Le  6  décembre  1694,  François  Amyot,  de  la  pair,  de  N.-D. 
de  la  Couture  de  Bernay,  fils  de  Jean  et  de  Mario  Bullet,  est  autorisé  à 
recevoir  à  Paris  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

UEO.  —  Le  7  décembre  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Pépin,  curé  de 
S1  Etienne  et  de  Ste  Catherine  de  Honfleur,  dispense  de  bans  pour  le 
mariage  de  Jullian  Halley  et  d'Agnès  Bardel. 

1 VO.  —  Le  17  oct.  1694,  Me  Pierre  Blouquier,  pbrë  du  diocèse  de 
Rouen,  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provision  de  la  cure 
S1  Christophe-sur-Condé,  vacante  par  la  résignation  faite  en  sa 
faveur  par  Me  Jean  -  Pierre  -  Etienne  Legras,  pbrë,  dernier  titu- 
laire. 

Le  4  décembre  1694,  le  seigr  évêque  donne  son  visa  auxd.  lettres  de 
provision. 

Le  même  jour,  le  sr  Blouquier  prend  possession  de  la  cure  de 
S1  Christophe,  en  présence  de  nobles  personnes  Mesre  Jacques  Le 
Charpentier,  pbrë,  curé  de  S1  Grégoire-du-Vièvre ;  Me  Jean  Maillard, 
pbrë,  desservant  lad.  pair,  de  S1  Christophe,  et  autres  témoins. 

iTl.  —  Le  18  sept.  1694,  furent  ordonnés  sous-diacres  en  l'église 
de  Courbépine  : 

Me  Pierre  Gontier,  acolyte  de  S1  Victor-de-Chrestien ville  ; 

Me  Guillaume  Pépin,  acolyte,  curé  de  Ste  Catherine  d' Honfleur  ; 

Me  Robert  des  Alets,  acolyte  du  diocèse  de  Rouen,  rite  dimissus  ; 

Me  Philippe  Desperroys,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  (  V.  79)  ; 

Me  Michel  Fortin,  acolyte  de  la  parr.  de  Vimoutiers  (  V.  84)  ; 

Me  Jean  Formeville,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  (V.  82)  ; 

Me  Louis  de  Dramard,  acolyte  de  Gonneville-sur-Dives  (V.  72)  ; 

Me  Jean  Férey,  acolyte  de  S1  Philbert-sur-Rille  (V.  87)  ; 

Me  Paul  Morand,  acolyte  de  la  parr.  de  Champeaux   (V.  94)  ; 

Me  Jean  Le  Rebours,  acolyte  de  S1  Désir  de  Lx   (V.  89,358)  ; 

Me  Jacques  Béguin,  acolyte  de  S1  Désir  (F.  83)  ; 

Me  François  Desclos,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  (V.  80,  125)  ; 

Me  Antoine  Angot,  acolyte  de  la  parr.  de  Vimoutiers  (V.  85)  ; 

Me  Martin  Lecesne,  acolyte  de  S'  Désir  de  Lx  ; 

Me  Alexandre  Hue,  acolyte  de  la  pair,  du  Favril  (F.  73)  ; 

Me  Guillaume  Bosquier  acolyte  du  diocèse  d'Evreux,    rite  dimissus  ; 

Me  Jacques  Pierres,  acolyte  de  S1  Jacques  de  Lx  (  V.  75)  ; 

Me  Antoine  Baillargeau,  acolyte   de  S*    Germain-de-Montgommery 
(V.  88). 


REGISTRE   II  113 

172.  — Le  18  sept.  1694,  furent  ordonnés  diacres  dans  l'église  de 
Courbépine  : 

Me  Pierre  Lecourtois,  sous-diacre  de  S1  Germain  de  Pontaudemer  ; 
M°  Louis  Tragin,  sous-diacre  de  S1  Jacques  de  Lx  ; 
Mp  Nicolas  Bellencontre,  sous-diacre  de  S1  Aubin-de-Scellon  (  V.  176) 
Me  Jean  Blondel,  sous-diacre  de  S*  Aubin-de-Scellon  (V.  61, 176). 
Me  -Jacques  Lecordier,  sous-diacre  de  Pont-1'Evèque  ; 
Mp  Grégoire  Ridel,  sous-diacre  de  S1  Pierre  du  Regnouard  ; 
Me  Thomas  Baudouin,  sous-diacre  de  de  la  pair,  de  La  Lande  ; 
Me  Daniel  Lei'ort,  sous-diacre  de  S1  Désir  de  Lx  ; 
Me  Pierre  Porée,  sous-diacre  de  S1  Etienne-la-Thillaye  ; 
M°   Jean-Baptiste  Castelain,   sous-diacre  de  S1  Aubin-de-Scellon , 
{V.  312). 

Me  Jean-Baptiste  Hue,  sous-diacre  de  S*  Georges-du-Mesnil  ; 

173.  —  Me  Thomas  Lefranc,  sous-diacre  de  S*  Germain  de  Lx  ; 
Mp  Jacques  Royer,  sous-diacre  de  la  par?,  de  Beaufay  ; 

Me  Gabriel  Delaunay,  sous-diacre  de  Livarot  ;  (V.  59). 
Me  OUivier  d'Orville,  sous-diacre  des  Champeaux  ; 
Mp  Charles  Chéron,  sous-diacre  de  la  Chapelle-Hareng  ; 
Mp  Guillaume  Querrier,  sous-diacre  de  S'  Léonard  d'Honfleur  ; 
Mp  Louis  Fourquemin,  sous-diacre  de  N.-D.  de  Folleville  ; 
Me  Pierre  Hudoux,  sous-diacre  de  la  Chapelle-Hareng  ; 
Mp  Gaspard  Froger,  sous-diacre  de  Villers-en-Ouche  ; 
Me  Jacques  Laisney,  sous-diacre  de  S1  Martin  de  Chambrois  ; 
31e  Nicolas  Bellière,  sous-diacre  de  N.-D.  de  Courson  ; 
Dom   Gabriel  Le  Grand,   sous-diacre  religx-profès   de    l'abbaye  de 
Grestain. 

174.  —  Le  18  sept.  1694,  furent  ordonnés  prêtres  dans  l'église  de 
Courbépine  : 

Mp  Nicolas  Lefebvre,  diacre  de  S1  Georges-du-Mesnil  ; 

Me  Nicolas  Herrier,  diacre  de  S'  Pierre  de  Cormeilles  ;   (V.  62,  206.) 

M"  Guillaume  Greslebin,  diacre  de  S1  Germain  de  Lx  ;  (V.  5). 

M"  Nicolas  Vitrel,  diacre  de  S*  Ouen  de  Pontaudemer  ; 

Me  Adrian  Lerat,  diacre  de  Toutainville  ;  {V.  62). 

Mp  Antoine-François  Desperroys,  diacre  de  S1  Désir  de  Lx  ;    (V.  62). 

Me  Jacques  Butengs,  diacre  de  S*  Clair  (1)  de  Bonneval  ; 

.M"  Jean  Poulain,  diacre  de  S'  Christophe-de-Condé  ; 

M"  Jean  Cordoën,  diacre  de  la  pair.  d'Equemauville  ;  (V.  62). 

Mp  René  Croisey,  diacre  de  la  pair,  du  Mesnil-Imbert  ; 


(1)  C'est  S1  Aubin  ;  mais  nous  trouvons  d'autres  l'ois  cette  paroisse  désignée  sous  ce  voca- 
ble de  S1  Clair. 

Î9 


114  INSINUATIONS    ECCLÉSJASTlyl'KS 

Dom  Pierre  Descalles,  diacre  de  religx-profès  de  l'abbaye  de  Grestain  ; 
{V.  22,62). 

Me  François  Carel,  diacre  de  S*  Martin  de  Surville  ;  [V.  62). 

Me  Antoine  Corbelin,  diacre  de  la  pair,  de  Beaufay  ;  [V.  62). 

Me  Jean  Gibouin  de  la  Héronnière,  diacre  de  Ste  Catherine  d' Hon- 
neur ; 

1T5.  —  Me  François  Halbout,  diacre  de  N.-D.  de  Courson  (1)  ; 

Me  Charles  Sehier,  diacre  de  N.-D.  de  la  Couture  de  Bernay  ; 

Me  Thomas  Dionys,  diacre  de  la  par? .  de  Tordouet  ; 

MePaul  Le  Normand,  diacre  de  N.-D.  d'Orbec  ; 

Me  Michel  de  Nollet,  diacre  de  Guerquesalle  ; 

Me  Jacques  Bunel,  diacre  de  N.-Dame  de  Pontaudemer  ; 

Me  Guillaume  Formeville,  diacre  de  S1  Germain  de  Lx  ; 

Me  Pierre  Chambry,  diacre  de  S1  Désir  de  Lx  ;  (F.  59,  62) 

Me  Pierre  Cantrel,  diacre  de  N.-D.  de  Courson  ; 

Me  Benoît  Hellouin,  diacre  de  S*  Ouen  de  Pontaudemer  ;  (V.  248). 

Me  Nicolas  Le  Blond,  diacre  de  S*  Mards-de-Fresne  ; 

Me  Adrien  Mullot,  diacre  de  Ste  Croix  de  Bernay. 

1T6.  —  Le  9 décembre  1694,  le  seigr  évoque,  résidant  toujours  au 
château  de  Courbépine,  autorise  MeJean  Blondel,  diacre  de  S*  Aubin- 
de-Scellon,  à  recevoir  la  prêtrise  partout  où  il  voudra.  (V.  172). 

Le  même  jour,  la  même  autorisation  est  accordée  a  Me  Nicolas 
Bellencontre,  aussi  diacre  de  S1  Aubin-de-Scellon.  (V.  172.) 

Le  11  décembre  1694,  led.  seigr  évêque  autorise  encore  Me  Louis 
Tragin,  diacre  de  S*  Jacques  de  Lx  (V.  173),  Me  Jean  Deschamps, 
diacre  de  la  Goulafrière,  et  Me  Robert  Vauquelin,  diacre  du  Favril,  à  se 
faire  ordonner  prêtres  à  Paris. 

ITT.  —  Le  9  avril  1694,  Gabriel  Broult,  fils  de  Jacques  et  d'Anne 
Lefoulon,  de  la  pafr  de  Ste  Trinité  de  Falaise,  diocèse  de  Séez,  rite 
dimissus,  reçoit  à  Lx  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

1T8.  —  Le  13  décembre  1694,  Me  Michel  Dupuis,  pbfê,  docteur 
de  Sorbonne,  curé  du  Regnouard,  agissant  sous  le  bon  plaisir  de  haute 
et  puissante  dame,  dame  Anne  de  Souvré,  marquise  de  Courtanvaux, 
Vve  de  haut  et  puissant  seigr  Mesre  François  Le  Tellier,  chevr,  marquis 
de  Louvoys  et  de  Courtanvaux,  conser  du  roy  en  tous  ses  conseils, 
secrétaire  d'Etat  et  des  commandements  de  Sa  Majesté,  commandeur 
et  chevalier  de  ses  ordres,  patronne  et  présentatrice  de  la  cure  du 
Regnouard,  donne  sa  procuration  pour  résigner  led.  bénéfice  en  faveur 
de  Mre  Louis  d'Orville,  pbrë,  titulaire  de  la  chapelle  de  Ste  Catherine  de 


(1)  Il  habitait  précédemment  la  paroisse  des  Places. 


REGISTRE    H  115 

Bethoraas,  diocèse  d'Evreux,  et  curé  de  S'  Pierre  des  Champeaux  ;  et 
led.  sr  d'Orville,  représenté  par  son  père,  Mes*6  Louis  d'Orville,  chevr, 
seig1"  de  Villiers,  demeurant  en  la  pan-,  des  Champeaux,  vieomtéde  Trun, 
et  agissant  sous  le  bon  plaisir  de  haut  et  puissant  seigr,  Mes™  Charles 
de  BeaulieUj  chevr,  marquis  de  Bethomas,  donne  aussi  sa  procuration 
pour  résigner  lad.  chapelle  de  Ste  Catherine  en  faveur  dud.  S*  Dupuis, 
le  nuit  pour  cause  de  mutuelle  permutation. 

Le  19  décembre  1G94,  le  seigr  évoque  de  Lx  donne  aud.  s1'  d'Orville, 
les  provisions  de  la  cure  du  Regnouard. 

Le  27  décembre  1094,  le  sr  d'Orville  prend  possession  de  la  cure  de 
S1  Pierre  du  Regnouard,  en  présence  de  Me  Denis  Delisle,  pbfë,  curé 
de  Crouttes  ;  Me  Jacques  Philippes,  curé  du  "Mesnil-lmbert  ;  Me  Jean 
Fortin,  pbFe,  vicaire  de  lad.  pair,  du  Regnouard,  et  Me  Grégoire  Ridel, 
diacre  de  cette  parr. 

1TÎ>.  —  Le  13  août  1094,  M6  Hervé  Labbey,  pbfë  du  diocèse 
d'Avranches  et  y  demeurant,  titulaire  du  bénéfice-cure  de  S1  Martin  de 
Lieurey  pour  la  grande  portion,  résigne  son  bénéfice  entre  les  mains  de 
noble  et  discrète  personne  Mre  François  de  Carbonnel  de  Canisy,  pbfë, 
grand  chantre  et  chanoine  prébende  de  Lieurey,  lr0  portion,  patron 
présentateur  aud.  bénéfice. 

Le  20  oct.  1094,  led.  seigr  de  Canisy  nomme  à  lad.  cure  la  personne 
de  Me  Jean-Baptiste  Hémery,  pbfë  de  S1  Germain\le  Lx. 

Le  20  oct.  1094,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Hémery  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  23  décembre  1094,  le  s*  Hémery  prend  possession  de  la  cure  de 
Lieurey,  lre  portion,  en  présence  de  Me  Jacques  Jouen,  pbre,  curé  de 
la  2e  portion  ;  Me  Georges  Ouersent,  pbre  de  lad.  paff.,  et  autres 
témoins.  (V.  377.) 

180.  —  Le  20  nov.  1094,  la  nomination  à  la  cure  d'Angerville, 
«appartenant  au  Chapitre  de  N.-D.  de  Cléry,  les  srs  chanoines  nomment 
;t  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Paul  Duclos,  dernier  titulaire,  la 
personne  de  Me  Jean  Perrée,  pbfë  du  diocèse  de  Lx,  habitué  en  l'église 
collégiale  de  Cléry. 

Le  28  décembre  1094,  Mrc  François  de  Carbonnel,  vie.  g1  de  \jX 
donne  aud.  sr  Perrée  la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  10  janvier  1095,  le  sr  Perrée  prend  possession  de  la  cure  d'Anger- 
ville, en  présence  de  Me  Nicolas-François  Morel,  pbfë,  desservant  en 
icelle,  Roland  Dauge,  Escr,  sr  de  Marimond,  demeurant  à  Angerville,  et 
autres  témoins. 

181.  —  Le  29  décembre  1694,  la  nomination  à  la  cure  d'Orville 
appartenant  au  seig*  du  lieu.  Mesr('  Jacques  Perier,  Esc',  seig*  de 
Launey,  '•<.)ns"r  et  procureur  du  roy  en  la  vicomte  du  Sap,  seig*  et  patron 


116  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

d'Orville,  comme  ayant  épousé  noble  dame  Elisabeth  Le  Filleul,  iille  et 
héritière  de  feu  Jacques  Le  Filleul,  en  son  vivant ,  seig*  et  patron  d'Orville, 
nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  M°  Robert-Constantin  de  la 
Houssaye,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Mre  Charles-Antoine  Perier, 
pbrë,  €uré  du  Mesnil-Vicomte. 

Le  même  jour,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Perier,  la  collation  dud. 
bénéfice. 

Le  31  décembre  1694,  le  sr  Perier  prend  possession  de  la  cure 
d'Orville,  en  présence  de  Me  Jean  Galopin,  pbrë,  desservant  lad.  par?., 
et  autres  témoins. 

18S.  — Le  30  décembre  1694,  vu  l'attestation  du  sr  Le  Lignel, 
pbrë,  vicaire  de  Ste  Croix  de  Bernay,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
d'André  Le  Bourgeois. 

183.  —  Le  24  sept.  1672,  Joseph  Mahiet,  acolyte  de  la  par?,  de 
S1  Jacques  de  Lx,  est  ordonné  sous-diacre. 

Le  23  sept.  1673,  il  est  ordonné  diacre. 
Le  21  sept.  1674,  il  reçoit  la  prêtrise. 

184.  —  Le  28  juin  1694,  Me  Philippe  de  la  Croix,  pbrë  du  diocèse 
de  Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Paris  et  repré- 
senté par  Me  Sébastien  Bardel,  pbrë  de  S1  Germain  de  Lx,  requiert  du 
seigr  évêque,  en  sa  qualité  de  gradué,  sa  nomination  à  la  cure  de 
Castillon,  doyenné  du  Mesnil-Mauger,  vacante  par  la  mort  de  Me  Robert 
Legros,  pbrë",  dernier  titulaire,  décédé  le  25  janvier,  mois  réservé  aux 
gradués.  Mre  Audran,  vie.  g1,  répond  qu'il  n'accordera  la  collation  de 
lad.  cure  que  lorsque  le  sr  de  la  Croix  se  sera  présenté  pour  subir 
l'examen. 

Le  17  juillet  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  N.-D.  de  Castillon 
appartenant  au  seigr-évêque  de  Lx,  sa  grandeur  nomme  à  lad.  cure, 
vacante  par  la  mort  dud.  sr  Legros,  la  personne  de  Me  François  Legrix, 
pbrë  titulaire  de  la  chapelle  S'  Romain  en  la  Cathédrale. 

Le  21  juillet  1694,  led.  sr  Legrix  prend  possession  dud.  bénéfice. 
(V.  275.) 

Le  4  octobre  1694,  le  seigr-évêque  donne  aud.  sr  de  la  Croix  des 
provisions  de  la  cure  de  Castillon. 

Le  28  décembre  1694,  le  sr  de  la  Croix  prend  possession  de  ce 
bénéfice  ad  eonservationem  juris ,  en  présence  de  Me  Pierre  Hurel,  pbrë, 
desservant  lad.  par?.  ;  Jean  Deschamps,  sr  du  lieu,  valet  de  chambre 
de  Madame  la  duchesse  d'Orléans,  et  autres  paroissiens. 

185.  —  Le  18  décembre  1694,  la  nomination  à  la  chapelle  de  Ste 
Magdeleine,  située  dans  le  manoir  seigneurial  de  S1  Gervais  d'Asnières, 
appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  François  de  Carrey,  Escer,  seigr  et 
patron  de  S1  Gervais  et  de  S1  Jean   d'Asnières,  Launey,  le  Bosc,  et 


; 


REGISTRE   H  117 

autres  lieux,  conseiller  du  roi  en  son  parlement  de  Normandie,  nomme 
à  lad.  chapelle,  vacante  par  la  désertion  ou  la  démission  du  dernier 
titulaire  (1),  la  personne  de  son  fils,  Mre  Jean-Baptiste  de  Carrey,  clerc 
du  diocèse  de  Rouen 

Le  19  décembre  1694,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  de  Carrey  la 
collation  duel,  bénéfice. 

Le  30  décembre  1694,  le  sr  de  Carrey  prend  possession  de  la 
chapelle  St0  Magdeleine,  en  la  présence  de  nobles  personnes,  Mesre 
André  Levellain,  curé  de  S1  Gervais  d'Asnières  ;  Mre  François  Le  Roy, 
curé  de  N.-D.  de  la  Couture  de  Bernay;  Mesre  Jean  de  Grieu,  Escr, 
capitaine  dans  le  régiment  d'Anjou,  demeurant  aud.  lieu  de  S1 
Gervais. 

180.  —  Le  3  décembre  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  N.-D.  de 
Coustranville  (Goustranville)  et  de  la  chapelle  Ste  Anne,  située  en  lad. 
pari'  de  Coustranville,  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Thomas  du 
Moustier,  Escr,  seigr  et  patron  de  Canchy-les-Mézières,  Coustranville 
et  autres  lieux,  conseiller  du  roy  en  sa  cour  de  parlement  de  Rouen, 
demeurant  en  lad.  ville,  nomme  auxd.  bénéfices,  vacants  par  la  mort  de 
Me  Robert  Aubry  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Robert  Aubry, 
pbrë  du  diocèse  de  Bayeux. 

Le  même  jour,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Aubry  la  collation  de  ces 
bénéfices.. 

Le  12  décembre  1694,  le  sieur  Aubry  prend  possession  de  la  cure  de 
Coustranville  et  de  la  chapelle  Ste  Anne,  en  présence  de  Me  Adrian 
Mauger,  pbrë,  curé  de  Barneville-en-Auge,  et  autres  témoins. 

18T.  —  Le  3  janv.  1695,  dispense  de  parenté  au  2e  degré  pour  le 
mariage  entre  MesTe  Jean-Baptiste  Carrey,  Esc/,  seigr,  de  Gauville, 
chevr,  de  l'ordre  de  S1  Louis,  lieutenant  colonel  du  régiment  royal  des 
Cravattes  (?),  et  dam11"  Marie-Anne-Thérèse  du  Tertre,  dame  et  patronne 
de  Mallouy,  demeurant  aud.  lieu. 

Vu  l'attestation  du  s*  du  Thiron,  prieur-curé  de  Mallouy,  dispense 
de  bans  pour  led.  mariage. 

188. —  Le  18  sept.  1694,  Daniel  Busquet,  clerc  de  la  pan*,  de 
SMUande-le-Vieil,  reçoil  les  ordres  mineurs  dans  l'église  de  Cour- 
bépine. 

iHi).  —  Le  28  décembre  1691 ,  Me Jacques  Richer,  pbrë,  originaire  de 
la  ville  de  Maraers,  diocèse  du  Mans,  demeurant  à  Paris,  au  séminaire 
de  S*  NicoIas-du-Chardonnet,  donne  sa  procuration  pour  résigner  en 


I    l'ierre  Lelaillcur  nommé  u  lu  cure  'le  S1  Liliemte-Lallicr. 


118  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

faveur  de  Fr.    Adrian  Dunot,   novice  en   l'abbaye  de  Troarn,  l'office 
d'infirmier  dont  il  a  été  pourvu  en  l'abbaye  de  Grestain. 

190.  —  Le  18  sept.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  André  de 
Clarbec  appartenant  au  seigr  du  lieu,  noble  seigr  Mesre  Ferry  de  Borel, 
chevr,  seigr  et  patron  de  Clarbec,  Valsemey,  Fontaine-Etoupefour  et 
autres  seigneuries,  nomme  à  lad.  cure  de  Clarbec,  vacante  parla  mort  de 
Me  Guillaume  Théroude,  pbrë,  décédé  la  nuit  dernière,  la  personne  de 
Me  Jean  Boistard,  pbrë  de  ce  diocèse. 

Le  1er  nov.  1694,  la  nomination  à  lad,  cure  de  Clarbec  revenant  au 
roy  ((  à  cause  du  litige  formé  et  indécis  entre  deux  prétendants  au  patro- 
nage »,  sa  Majesté  nomme,  pour  remplacer  Me  Théroude,  la  personne 
de  Me  Guillaume  Crosnier,  pbrë  du  diocèse  de  Séez,  curé  de  Magny- 
la-Campaigne,  2e  portion,  aud.  diocèse. 

Le  7  janvier  1695,  Mre  François  de  Carbonnel  de  Canisy,  vie.  g1, 
donne  aud.  sr  Crosnier  la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  9  janv.  1695,  le  sr  Crosnier  prend  possession  de  la  cure  de 
Clarbec. 

191 .  —  Le  8  janv.  1695,  Me  Pierre  Jourdain,  pbrë,  licencié  en  théo- 
logie de  la  Faculté  de  Paris,  chanoine  de  la  cathédrale  de  Lx,  fait  réitérer 
ses  noms  et  grades  au  seigrévêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  [V.  14,  257.) 

192.  —  Le  8  janv.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Hesbert,  curé  de  S1 
Jacques  de  Lx,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Christophe  Paris  et 
de  Catherine  Louvet. 

193.  —  Le  9  janv.  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Jean  de  Montreuil,  fils  de  Me  Eustache  de  Montreuil,  demeurant  à  S1 
Pierre-des-Ifs,  d'une  part,  et  dam1Ie  Hélène-Charlotte  de  Gaugibus, 
fille  de  feu  Me  Louis  de  Gaugibus  et  de  damlle  Anne  de  la  Motte,  de  la 
ville  de  Pont-1'Evôque. 

194.  —  Le  10  janv.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Le  Michel,  curé  de 
Bellou,  et  du  sr  Le  Front,  desservant  la  pair,  de  S1  Martin-de-Mailloc, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Michel  Roussel,  Escr,  sr  de 
Garencières,  fils  de  feu  Gabriel  et  de  damlle  Marie  Dupont,  de  la  par? . 
de  Ronceray,  diocèse  de  Séez,  d'une  part,  et  damlle  Marie  Le  Michel,  fille 
de  Gabriel  et  de  damlle  Marie  Gouhier,  originaire  de  la  pair,  de  Bellou 
et  demeurant  présentement  à  S1  Martin-de-Mailloc. 

195  —  Le  17  janv.  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Marguerin  de  Malhortie,  Esc1",  seigr  de  Bosgirard,  fils  de  feu  Robert  de 
Malhortie,  vivant  Esc1",  sr  du  lieu,  et  de  dame  Marie  Feutelin  de  la  pair, 
de  Noards,  d'une  part,  et  damlle  Marie -Anne  Lecarpentier  fille 
de  feu  André  Le  Carpcntier,  vivant  Esc1-,  sr  de  Mersilly,  et  de  clame 
Le  Vivre,  originaire  delà  pair.  d'Epréville  et  demeurant  présentement 
en  celle  de  S1  Jean-de-la  Lequcraye. 


REGISTRE    II  119 

HHi.  —  Le  17  janv.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Pellerin,  curé 
d'Orbec,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Charles  Lemonnier. 

if>?.  —  Le  18  août  1694,  Me  Pierre  Uger,  pbrë,  curé  de  S'  Gervais 
et  S1  Protais  d'Etrepagny,  en  l'exemption  de  S1  Cande',  diocèse  de  Lx, 
représenté  par  Me  Nicolas  Le  Vigneur,  pbrë,  demeurant  en  la  pair.  S1 
Désir  de  Lx,  résigne  sad.  cure  pour  cause  de  permutation  avec  Me  Jouas 
pbrë,  curé  de  S1  Cyr  et  Ste  Juliette  de  Lenemont,  diocèse  de  Rouen. 

Le  même  joui ,  Mr  de  Canisy,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Jouas  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  20  août  1694,  le  sr  Uger,  représenté  par  led.  sr  Le  Vigneur,  rési- 
gne de  nouveau  sa  cure  d'Etrepagny,  entre  les  mains  du  seigr  évêque 
en  faveur  dud.  sr  Jouas.  (1) 

Le  même  jour,  le  seigr  évêque,  seigr  et  patron  de  lad.  pair. ,  donne 
des  provisions  aud.  sr  Jouas. 

Le  29  décembre  1694,  le  sr  Jouas  prend  possession  de  la  cure 
d'Etrepagny  en  présence  de  plusieurs  paroissiens. 

198. —  Le  11  janv.  1695,  la  nomination  à  la  cure  deN.-D.  de 
Résenlieu  appartenant  au  seigr  du  lieu  à  cause  de  ses  fiefs  du  Bois  de 
la  Motte  et  de  la  Corvée,  noble  dame  Elisabeth  de  Fousteau,  Vve  de 
Pierre  de  Xollent,  Escr,  seigr  et  patron  de  Résenlieu,  dame  et  patronne 
de  lad.  pair. ,  nomme  à  cette  cure  vacante  par  la  mort  de  Me  Alexandre- 
François  Fousteau,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Pierre 
Toustain,  pbrë  du  diocèse  de  Séez,  chanoine  de  la  collégiale  de 
Mortaigne. 

Le  18  janv.  1695,  Mr  de  Canisy  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Toustain  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  20  janv.  1695,  «  noble  personne  »  Mre  Pierre  Toustain  prend 
possession  de  la  cure  de  Résenlieu,  en  présence  de  Me  François  Rolland 
pbfë,  vicaire  du  lieu,  Jacques  Le  Comte  sr  de  la  Grand'Rivière ;  Louis 
Lecomte,  s*  de  la  Grande  Couture,  et  aussi  de  lad.  dame  Fousteau  et 
autres  témoins, 

1ÎM>.  —  Le  31  oct.  1694,  Urbain  Larquier ,  pbrë,  chanoine 
régulier  de  l'Ordre  de  Prémontré,  titulaire,  depuis  au  moins  40  ans,  du 
prieuré,  non-conventuel  et  requérant  résidence,  de  8'  Eustache  d'Asniè- 
res,  situé  dans  la  pan-,  du  Pin,  (2)  donne  sa  procuration  pour  résigner 
led.  bénéfice  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  Pape  en  faveur  de 
Thomas  deBaupte,  chanoine  régulier  dud.  ordre  de  Prémontré. 

Le  22  novembre  1694,  led  sr  deBaupte  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice. 


'\j  II  y  avait  eu  fans  doute  i|ucl>|ue  vice  <lc  l'orme  dans  le  premier  acte  de    résignation. 
2;   Voir  IV.   ÎOK. 


120  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

Le  10  janv.  1695,  Mre  de  Carbonnel  de  Canisy  donne  son  visa  auxd. 
lettres  de  provision. 

Le  18  janv.  1695,  le  sr  de  Baupte  prend  possession  de  la  chapelle 
S*  Eustache,  en  présence  dud.  sr  Larquier,  curé  de  S*  Jean  d'Asnières, 
Nicolas  deCouvert,  Escr,  srde  Clécy,  et  autres  témoins. 

âOO.  —  Le  27  janv.  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Pierre  Rogère,  de  la  pafr.  do  Vimoutiers,  et  damlle  Marie  de  la  Vallée, 
fille  de  feu  Nicolas  de  la  Vallée,  Escr,  sr  de  S1  Laurent,  et  de  Catherine 
de  Laumosne,  de  la  pair,  de  S1  Laurent-du-Tencement. 

SOI.  —  Le  6  avril  1694,  Me  Thomas  Bellières,  sous-diacre  des 
Moutiers-Hubert  est  autorisé  à  recevoir  le  diaconat  des  mains  du  seigr 
évêque  d'Evreux.  (V.  62). 

302.  —  Le  3  oct.  1694,  reçurent  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs 
dans  l'église  de  Courbépine  : 

Jacques  Bence,  fils  de  Louis  et  de  Jeanne  Le  Rat,  de  la  pafr.  S1 
Jacques  de  Lx  ; 

Robert  Vauquelin,  de  la  pafr.  du  Favril. 

203.  —  Le  6  avril  1694,  furent  autorisés  à  recevoir  le  sous-diaco- 
nat à  Evreux  : 

Me  Thomas  Boudin,  acolyte  de  Vimoutiers; 

Me  Jean-Jacques  Caillot,  acolyte  de  Querville  ; 

Me  François  Le  Roux,  acolyte  de  Ste  Foy-de-Montgommery  ; 

Me  Charles  Delahaye,  acolyte  de  S1  Germain  de  Pontaudemer  ;  (  V.  76). 

Me  Jean  Pottier,  acolyte  de  S1  Martin  de  la  Croupte  ; 

Ils  furent  tous  ordonnés  à  Evreux  le  10  avril  suivant. 

304.  —  Le  6  avril  1694,  Me  Joseph  Boscher,  sous-diacre  de  la 
pafr.  d'Ammeville,  est  autorisé  à  recevoir  le  diaconat  à  Evreux,  et  il  y 
est  ordonné  le  10  avril  suivant. 

305.  —  Le  3  févr.  1695,  le  seigr  évêque  autorise  Me  Georges 
Lefebvre,  curé  de  Trousseauville,  à  quitter  sa  paroisse  pour  aller  dans 
le  diocèse  de  Paris  y  exercer,  du  consentement  des  supérieurs,  les 
fonctions  sacerdotales  jusqu'au  temps  pascal  prochain,  à  condition 
toutefois  que,  si  on  ne  lui  confie  aucune  charge,  il  reviendra  aussitôt 
dans  le  diocèse  de  Lx. 

300.  —  Le  21  mars  1694,  Me  Jean  Houssaye,  curé  de  N.-L).  de 
Villers,  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  entre  les  mains 
de  N.-S.-P.  le  Pape  en  faveur  de  Me  Nicolas  Herrier,  sous-diacre  de 
S*  Pierre  de  Cormeillos. 

Le  22  janv.  1695,  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  son  visa 
aux  lettres  de  provision  obtenues  par  led.  sr  Herrier  en  cour  de 
Rome. 

I^e  30  janv.  1695,  le  sr  Herrier  prend  possession   de  la  cure   de 


REGISTRE    II  121 

Ailiers,  en  présence  de  Mc  Guy  Loysel,  pbrë,  bachelier  en  théologie  et 
curé  de  Glos,  et  autres  témoins. 

20T.  —  Le  1er  févr.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Blanchet,  pbrë,  curé 
de  Boismaillard,  demeurant  présentement  à  Foulbec  et  ayant  célébré 
la  grand'messe  à  Berville-sur-la-Mer,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
de  Jean  Leroy. 

208.  —  Le  3  févr.  161)5,  vu  l'attestation  du  sr  Lefebvre,  pbrë,  curé 
de  Deauville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Louis  Lefebvre  et  de 
Magdeleine  Perchey. 

209.  —  Le  4  févr.  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  S*  Michel  de 
Belleau,  sise  dans  l'enclave  dud.  manoir  seigneurial,  pair,  de  N.-D.  de 
Courson,  appartenant  au  seig*  du  lieu,  Me'sre  Gabriel  de  Liée,  Esc1", 
seigr  de  Belleau-la-Chapelle,  nomme  à  lad.  chapelle,  non  sujette  à 
résidence  et  vacante  par  la  mort  de  Me  Alexandre  Dutac,  pbrë,  dernier 
titulaire,  la  personne  de  son  fils,  Mesre  Jean-Baptiste  de  Liée,  clerc 
tonsuré.  {Y.  81.) 

Le  même  jour,  MrP  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  de  Liée  la  col- 
lation dud.  bénéfice. 

Le  10  févr.  1695,  le  sr  de  Liée  prend  possession  de  la  chapelle 
S1  Michel,  en  présence  de  Mesre  Louis  de  Liée,  Esc1-,  sr  de  Tonnencourt, 
et  autres  témoins. 

210.  —  Le  5  févr.  1695,  vu  l'attestation  dû  sr  Jumel,  pbrë,  desser- 
vant la  pair,  de  Blangy,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Gilles 
Brasnu  (1),  sr  des  Prés,  bourgeois  de  Caen,  et  Jeanne  Hue,  vvc  d'Antoine 
Borel,  sr.de  la  Roquerie,  de  lad.  pair,  de  Blangy. 

21 1 .  —  Le  7  févr.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Pannetier,  curé  de 
S*  André-d'Hébertot,  du  sr  Flambart,  pbfê,  curé  de  Surville,  et  du 
sr  Huguelle,  vicaire  de  Quetteville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de 
Jacques  Guibert  et  de  Marguerite  Bourdon. 

21  2.  —  Le  8  févr!  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Adam,  pbfê,  curé  de 
S1  Ouen  de  Pontaudemer,  dispense  de  bans  qour  le  mariage  de  Gédéon 
Lcmaistre. 

213.  —  Le  8  févr.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  de  Laporte,  pbrë, 
cUré  d'Auvillers,  et  du  sr  Ameline,  vicaire  de  Bonnebosq,  dispense  do 
b;ms  pour  le  mariage  de  Guillaume  Deshoulles  et  de  Marguerite 
Daumont. 

214.  —  Le  8  févr.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Delamare,  vicaire  de 
Fervaques,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jean  Buisson. 

215.  —  Le  8  févr.  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 


H)  Sculpteur  alors  célèbre.  (Note  de  M'  Louis  de  Neuvilh 


122  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

Gilles  Dufour,  fils  de  feu  Guillaume  et  de  Jeanne  Samson,  natif  de  la 
ville  de  Cambray,  d'une  part,  et  de  Françoise  Aubert,  fille  de  feu  Henry 
et  de  Jeanne  Rioult,  de  la  pair,  de  Livarot. 

31 6.  —  Le  8  févr.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Loysel,  curé  de 
Glos,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Me  Jacques  Legrand, 
conser  du  roy  au  bailliage  de  Caen,  fils  de  Gabriel  et  de  Jacquette 
Salerne,  de  la  pafr.  de  Glos,  d'une  part,  et  damlle  Marguerite  de 
Franqueville,  fille  de  Jacques  de  Franqueville,  Escr,  et  de  damelle  Fran- 
çoise Le  Michault,  aussi  de  lad.  pair,  de  Glos. 

31  T.  —  Le  8  févr.  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Robert  Millet,  fils  de  feu  Etienne  et  de  Magdeleine  Foucquet,  de  la 
par? .  S1  Ouen  de  Pontaudemer,  d'une  part,  et  Catherine  Pépin,  fille  de 
Marin  et  de  Marguerite  Adam,  de  lad.  pair. 

318.  —  Le  9  févr.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Dubois,  curé  de 
Vimoutiers,  du  sr  Louvet  vicaire  de  Lisores,  et  du  s*  Martin,  vicaire  de 
Tortisambert,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Charles- Yves 
de  Vaumesle,  Escr,  sr  d'Enneval,  fils  de  feu  Jean  de  V^iumesle,  Escr,  sr 
de  Livet,  vivant  conser  du  roy,  trésorier  de  France  à  Alençon,  et  de 
noble  dame  Anne  Bourgouin,  de  la  pair,  de  Vimoutiers,  d'une  part,  et 
damlle  Jeanne  Gaultier,  fille  de  Maurice  Gaultier,  Escr,  sr  de  Lisores,  et 
de  noble  dame  Marie  Philippes,  originaire  de  la  par?,  de  Tortisambert 
et  demeurant  à  Lisores. 

319.  —  Le  11  févr,  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Me  Gabriel  Lailler,  conserdu  roy,  lieutenant  criminel  en  l'élection  de  Lx, 
fils  de  feu  Gabriel  Lailler,  en  son  vivant  conser  et  procureur  du  roy, 
en  lad.  élection,  et  de  damlle  Charlotte  Pecqueult,  de  la  pair.  S1  Jacques 
de  Lx,  d'une  part,  et  damUe  Anne  Chardey,  fille  de  feu  Jean  Chardey, 
lieutenant  général  au  bailliage  de  Lx,  et  de  damlle  Jeanne  Lailler,  de  la 
pafr.  S1  Germain  de  Lx. 

330.  — Le  12  févr.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  de  Morceng,  pbfë, 
curé  de  S1  Paul-sur-Rille,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jean 
Tricard. 

331.  —  Le  14  févr.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Simon,  curé  de 
S{  Mards-de-Fresne,  et  du  sr  Hue,  vicaire  de  Bienfaite,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  de  François  Loriot  et  de  Jeanne  Legay. 

333.  —  Le  14  février  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Dumoulin,  curé 
de  Piencourt,  et  du  sr  Cauche,  vicaire  de  Fumichon,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Jean  Bayeux  et  de  Jeanne  Lampérière. 

333.  —  Le  14  févr.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Frémont,  curé  de 
Briosne,  et  du  srNicolle,  curé  de  Grandchamp,  dispense  de  bans  pour 
le  mariage  de  Pierre  Desperroys  et  de  Marie  Pimpernier. 

334.  —  Le  14  févr.   1695,    vu  l'attestatien  du  sr   Noël   Cantrel, 


REGISTRE    II  123 

pbfé,  curé  de  Canapville  et  doyen  de  Vimoutiers,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Charles  Bellières  et  de  Jeanne  Descrèches. 

225.  —  Le  7  décembre  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Jean- 
Baptiste  de  Barneville-la-Bertrand  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre 
Claude-Denis  de  Hère,chevr,  seigrde  Vaudouet,  Barneville,  Pennedepie, 
et  autres  lieux,  cy-devant  lieutenant  au  régiment  des  gardes  françaises 
du  roy  et  gouverneur  de  la  ville  et  du  château  de  Brie,  demeurant  à 
Paris,  réitère  et  confirme  la  nomination  qu'il  a  précédemment  faite  de 
Mc  Jacques  de  Montreuil,  sous-diacre  du  diocèse  de  Lx,  à  la  cure  de 
Barneville,  vacante  par  le  décès  de  Me  Jacques  Dauge,  dernier  titulaire. 

Le  14  décembre  1694,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  de  Montreuil  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  31  décembre  1694,  le  sr  de  Montreuil,  demeurant  à  Paris,  au  sé- 
minaire de  SlMagloire,  donne  sa  procuration  à  Me  Pierre  Le  Rat,  curé 
d'Equemauville,  pour  prendre  en  son  nom  possession  de  la  cure  de 
Barneville. 

Le27janv.  1695,  le  sr  de  Montreuil,  sous-diacre,  représenté  par 
led.  sr  Le  Rat,  prend  possession  dud.  bénéfice,  en  présence  de  Mre  Jac- 
ques de  Bautot,  Escr,  srde  Meautrix,  et  autres  témoins, 

220. —  Le  29  août  1694,  Me  Jean  Aubert,  pbre,  du  diocèse  de 
Séez,  obtient  en  cour  de  Rome,  des  lettres,  dites  de  per  obitum,  de  la 
chapelle  ou  léproserie  de  S*  Marc  et  S1  Jean  du  Faulquet,  sise  en  la  paFr. 
de  S1  Philbert-des-Champs  et  vacante  par  la  mort  de  Me  Laurent 
Le  Boctey,  pbre,  dernier  titulaire.  {V.  69.) 

Le  11  janv.  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1  du  seigr  évêque,  donne  aud.  sr 
Aubert  la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  27  janv.  1695,  le  sr  Aubert,  chapelain  de  l'église  paroissiale  de 
S'  Philbert-des-Champs,  prend  posssession  de  la  chapelle  simple  du 
Faulquet  avec  toutes  les  cérémonies  ordinaires. 

227.  —  Le  1er  novembre  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Cour- 
gon  d'Avernes,  3e  portion ,  appartenant  au  roy  à  cause  de  son  domaine 
du  Bec,  Sa  Majesté  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me 
François-Marin  Lefebvre,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Antoine 
Doysnel,  pbre,  du  diocèse  de  Lx,  demeurant  à  Vimoutiers. 

Le  21  janvier  1695,  Mr  de  Canisy,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Doysnel  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  9  févr.  1695,  le  s*  Doysnel  prend  possession  de  la  3e  portion  de 
la  cure  d'Avernes,  en  présence  de  M°  Noël  Cantel,  pore,  curé  de 
Canapville  et  doyen  de  Vimoutiers  ;  Me  Noël  Jarry,  curé  de  la  lrc  por- 
tion d'Avernes.  et  plusieurs  autres  témoins. 

22«.  —  Le  14  févr.  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Michel  de 
Tordouet  appartenant  au  seig'  du  lieu,  haut  et  puissant   seigr,    Mes"' 


124  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

Guy  de  Chaumont,  chevr,  seigr  et  marquis  d'Orbec,  seigr  du  Bienfaite, 
Tordouet,  le  Ronceray,  comte  de  Castres  et  de  Payrac,  marquis  de 
Ouitry  et  autres  lieux,  demeurant  en  son  château  de  Bienfaite,  nomme 
à  lad.  cure  de  Tordouet,  vacante  par  la  mort  de  Me  Philibert  Lefrère, 
pbfë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  François  Le  Cousturier, 
pbfê  de  la  ville  d'Orbec.  Fait  et  passé  au  château  de  Bienfaite,  en  pré- 
sence de  Gaspard  Lelasseur,  Esc1-,  sr  de  Lespiney  et  de  la  Lande, 
Antoine  Pesnel,  sr  de  Flaman ville,  demeurant  aud.  Bienfaite.    (V.  65.) 

Le  22  févr.  1695,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Le  Cousturier  la  col- 
Iatien  dud.  bénéfice. 

Le  24  févr.  1695,  le  sr  Le  Cousturier  prend  possession  de  la  cure  de 
Tordouet,  en  présence  de  Me  Louis  Le  Cousturier,  pbfë,  curé  de  Bien- 
faite  ;  Me  Thomas  Dionys,  vicaire  de  Tordouet;  led.  sr  de  Flaman  ville  ; 
Jean  Le  Cousturier,  s'' du  Long-champ,  demeurant  à  Orbec,  et  plusieurs 
autres  témoins  de  lad.  pair,  de  Tordouet. 

339.  —  Le  1er  février  1695,  Me  Jean-Baptiste  Bence,  pbfë,  titu- 
laire des  chapelles  S1  Nicolas  et  S1  Jean  l'Evangéliste  en  la  Cathédrale, 
remet  purement  et  simplement  entre  les  mains  de  Mre  François  Le 
Rebours,  pbfë,  chanoine  prébende  de  Courtonnello  et  remplissant  les 
fonctions  de  chanoine  de  semaine,  lad.  chapelle  S*  Jean  l'Evangéliste 
qu'il  avait  obtenue  en  cour  de  Rome,  le  23  juillet  1693,  après  la  mort 
de  Me  Zacharie  Bréard,  cy-devanl  titulaire  de  cette  chapelle. 

Le  lendemain,  led.  sT  Le  Rebours  nomme  aud.  bénéfice  la  personne 
de  Me  Jacques  Bence,  acolyte  de  Lisieux.  Fait  et  passé  en  présence  de 
Me  Nicolas  Turpin,  pbrë,  sous-chantre,  et  Me  Antoine  Guéret,  pbfë, 
officier  en  la  Cathédrale. 

Le  9  févr.  1695,  led.  sr  Bence  est  mis  en  possession  de  la  chapelle 
S1  Jean  l'Evangéliste. 

330.  —  Le  29  janv.  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  S1  Pierre, 
sise  dans  le  manoir  seigneurial  du  Mesnil-Poisson  ou  Mesnil-aux- 
Crottes,  pafr.  de  Clarbec,  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Louis 
Osmont,  Esc1-,  sr  de  Malicorne,  du  Bas-Millouet  et  du  Mesnil  en  partie, 
et,  à  cause  de  son  fief  du  Mesnil,  seigr  patron  présentateur  alternatif  de 
lad.  chapelle  S1  Pierre,  nomme  à  cette  chapelle,  vacante  par  la  mort  de 
Me  Jean  Aubert,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Mesre  Nicolas 
Osmont,  pbfë  du  diocèse  de  Lx,  chapelain  de  SteBarbe-aux-Brières. 

Le  20  févr.  1695,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Osmont  la  collation 
dud.  bénéfice.  Donné  à  Paris,  en  l'hôtel  Matignon. 

Le  27  févr.  1695,  le  sr  Osmont,  demeurant  à  Paris,  à  la  communauté 
des  prêtres  de  S1  Benoît,  et  représenté  par  Me  Alexandre  Odienne,  pbfë, 
curé  de  S1  Désir,  lre  portion,  prend  possession  de  la  chapelle  simple  du 
manoir  du  Mesnil-Poisson. 


REGISTRE  II  125 

231.  — Le30nov.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Pierre  et 
pi  S'  Paul  de  Rostes  appartenant  au  marquis  de  Thibouyille,  Mesre 
Henry  Lambert,  ohevr,  seig*  d'Herbigny,  marquis  de  Thibouville,  conser 
du  roy  en  ses  conseils,  maître  des  requêtes  ordinaires  de  Son  Hôtel, 
nomme  à  lad.  cure,  vacante  parla  mort  de  Me  Adrian  Foucques,  dernier 
titulaire,  la  personne  de  Me  Guillaume  Pépin,  pbfë  du  diocèse  de  Lx, 
bachelier  de  Sorbonné,  curé  de  N.-D.  deBréau  en  Brie,  diocèse  de  Sens. 

Le  18  janv.  1093,  Mr  de  Canisy,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Pépin  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  7  mars  1695,  le  sr  Pépin,  demeurant  à  Bréau  et  représenté  par 
Me  Marin  du  Friche,  pbrë,  vicaire  de  Rothes,  prend  possession  de  lad. 
cure,  en  présence  de  plusieurs  témoins  demeurant  en  cette  par?. 

333.  —  Le  4  mars  1695,  Me  Jacques  Gosset,  pbrë,  Me  ès-ars  en 
l'Université  de  Caen,  curé  de  la  lre  portion  de  Verson  en  l'exemption 
de  Nonant,  ayant  élu  domicile  en  la  maison  de  Marie  Cavelier,  sa  mère, 
parr.  S1  Jacques  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx. 

333.  —  Le  11  mai  1694,  Me  Robert  de  Rivière,  pbfë,  curé  de  la 
Noe,  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  entre  les  mains  de 
N.-S.-P.  le  Pape  en  faveur  de  Me  François  de  Rivière,  pbrë,  demeu- 
rant à  Thiberville. 

Le  23  mai  1694,  led.  sr  Robert  de  Rivière,  pbrë,  curé  de  S1  Ouen  de 
la  Noe,  âgé  de  77  ans,  étant  au  lit,  malade,  donne  une  nouvelle  procu- 
ration pour  résigner  lad.  cure  entre  les  mains  de  Sa  Sainteté  en  faveur 
de  son  neveu  Me  François  de  Rivière,  pbfë  de  Thiberville. 

Le  27  août  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  la  Noe  appartenant  au 
seigr  abbé  du  Bec,  Mesre  Nicolas  de  Colbert,  archevêque  de  Rouen  et 
abbé  commendataire  du  Bec,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort 
de  Me  Robert  de  Rivière,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Jean  de 
la  Barbe,  pbrë  du  diocèse  de  Rouen.  Donné  à  Gaillon. 

Le  2  sept.  1694,  le  seigr  évêque  donne  aud.  srdela  Barbe  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  26  août  1694,  Me  Robert  Grimpart,  pbrë,  du  diocèse  de  Lx, 
obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provision,  dites  de  per  obitum,  de 
la  cure  de  la  Noe,  vacante  par  la  mort  dud.  sr  de  Rivière. 

Le  14  décembre  1694,  le  seig*  évêque  donne  son  visa  auxd.  lettres  de 
provision. 

Le 23  décembre  1694,  led.  sr  Grimpart  prend  possession  de  la  cure 
de  la  Xoe,  en  présence  de  Me  Gabriel  Des  Marquets,  licencié  en  théolo- 
gie de  la  faculté  de  Paris,  curé  de  la  Poterie-Mathieu;  Me  Jacques 
Merin,  Me  Jacques  Dubreuil,  M0  Guillaume  Courel,  tous  pbres,  Mesre 
Jacques  de  Livet,  Esc',  sgr  de  la  Noe,  et  autres  témoins. 


126  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

Le  23  le vr.  1695,  led.  s*  de  la  Barbe  prend  aussi  possession  de  la 

cure  de  la  Noe,  en  présence  dud.    sr  de  Livet,   seigr  de   la  pair.,    et 
autres  témoins. 

234.  —  Le  13  mars  1095,  vu  les  attestations  du  sr  Des  Ramé,  curé 
de  la  Roche,  du  srde  Mailloc,  curé  de  Prestreville,  et  du  sr  Le  Mar- 
chand, curé  de  Nonant,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Anne 
de  Louis,  Escr,  sr  de  Verbois,  fils  de  feu  François  de  Louis,  Esc',  sr  du 
Taillis,  et  de  feue  damlle  Bonne  Du  val,  originaire  de  la  pair,  de  Pres- 
treville et  demeurant  depuis  quatre  ou  cinq  ans  en  celle  de  la  Roche, 
d'une  part,  et  damlle  Elisabeth  du  Moutier,  fille  de  feu  René  du  Mou- 
tier,  Escr,  sr  de  Turey,  et  de  feue  damlle  Marguerite  de  Champaigne, 
originaire  de  Bruslon,  diocèse  du  Mans,  et  demeurant  depuis  cinq  ans 
en  la  par?  de  Nonant. 

235.  —  Le  20  févr.  1695,  Nicolas  Laisney,  de  la  parr.  de  Selles, 
constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  Robert  Laisney, 
acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  135). 

Ce  contrat  fut  lu,  le  27  février  1695,  à  l'issue  de  la  messe  paroissiale 
de  S1  Siméon,  en  présence  de  Me  Pierre  Boursier,  curé  du  lieu,  et  à 
l'issue  de  la  messe  paroissiale  de  Selles,  en  présence  de  Me  Antoine 
Basire,  curé  de  lad.  pair. 

236.  —  Le  3  oct.  1694,  reçurent  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs, 
dans  l'église  de  Courbépine  : 

François  Morin,  fils  de  Louis  etde  Marie  Morin,  delà  pair,  de Cerqueux  ; 

Jean-Baptiste  Farain,  fils  de  Jean  et  de  Marie  Biset,  de  la  parr. 
de  Piencourt. 

23?.  —  Le  16  mars  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Hédiard,  pbrë, 
desservant  la  parr.  d'Epaignes,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Christophe  de  James,  sr  de  Beauval,  fils  de  Jacques  et  de  damlle  Fran- 
çoise Cardon,  de  la  pair  d'Epaignes,  d'une  part,  et  Anne  Baratte,  fille 
de  Me  Jean  et  de  Marie  de  Louis,  de  la  pair,  de  S*  Germain  de  Lx. 

238.  —  Le  18  mars  1695,  en  la  présence  et  sous  le  bon  vouloir  de 
Mesre  Aymar-Antoine  de  Prye,  chevr,  marquis  de  Prye,  de  Plasnes,  et 
d'Echanfrey,  seigr  et  patron  des  pair,  de  Coquainvilliers,  Le  Chesne  et 
Lessard,  présentateur  des  bénéfices  du  Chesne  et  de  la  2e  portion  de 
Plasnes,  Me  Jacques  Anquetil,  pbre,  curé  de  S1  Pierre  du  Chesne,  rési- 
gne sa  cure  en  faveur  de  Me  Pierre  Maillet,  pbrë,  curé  de  la  2e  portion  de 
Plasnes  ;  et  led.  sr  Maillet  résigne  aussi  sad.  cure  en  faveur  dud.  sr 
Anquetil  pour  cause  de  mutuelle  permutation.  Fait  et  passé  à  Lx,  en  la 
demeure  dud.  marquis  de  Prye.  (V.  129). 

Le  19  mars  1695,  Mre  Christophe  LeNepveu,  vie.  g1,  donnneaud.  sr 
Maillet,  les  provisions  dud.  bénéfice  du  Chesne,  et,  aud.  sr  Anquetil,  les 
provisions  du  bénéfice  de  Plasnes,  2e  portion. 


INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES  127 

Le  30  mars  1695,  le  sr  Maillet  prend  possession  de  la  cure  du 
Chesne,  en  présence  de  Me  Léonor-François  Frérot,  pbrë,  vicaire  de 
lad  parr.,  et  autres  témoins. 

Le  22  avril  1G95,  le  sr  Anquetil,  représenté  par  Me  Joseph  Desrues, 
pbrë,  desservant  la  grande  portion  de  Plasnes,  prend  possession  de  la 
2e  portion. 

23i>.  —  Le  20  mars  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Ligne!,  pbrë,  des- 
servant la  pari*,  de  Ste  Croix  de  Bernay,  dispense  de  bans  pour  le 
mariage  de  Me  Maurice  Fleury  de  lad.  parr.,  et  Catherine  Lemarchand 
de  la  parr.  S1  Lô  de  Rouen. 

240.  —  Le  19  mars  1695,  Me  Georges  .Cordouen,  pbrë,  Me  ès- 
arts  en  l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Jouveaux,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religx 
de  S1  Evroult,  Cormeilles,  S*  Pierre  de  Préaux  et  Ste  Barbe-en- Auge, 
et  aussi  aux  religieuses  de  l'abbaye  de  Ste  Marie  et  S1  Léger  de  Préaux. 

241. —  Le  12  mars  1695,  Me  Thomas  Corbelin,  pbrë,  curé  du 
Tilleul-en-Ouche,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Adrien 
Gruel,  acolyte  de  Caorches,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés. 

Led.  sr  acolyte  était  fils  de  Charles  Gruel  et  de  Catherine   Corbelin. 

342.  —  Le  15  févr.  1695,  Christophe  Hersent,  fils  et  héritier  en 
partie  de  feu  Antoine  Hersent,  de  la  parr.  du  Mesnil-Froger,  constitue 
150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  frère,  Me  Guillaume  Hersent,  aco- 
lyte, afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Cette  rente  est 
garantie  par  Me  Guillaume  Hersent,  pbrë,  oncle  dud.  acolyte,  demeurant 
aussi  au  Mesnil-Froger.  {V.  132). 

243.  —  Le  23  mars  1695,  Me  Charles  Bellard,  pbrë  de  la  ville 
d'Argentan,  diocèse  de  Séez,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen  et  re- 
présenté par  Me  Germain  Le  Blanc,  pbrë  de  Se  Germain-de-Montgom- 
mery,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  aux  religieux  de  S1  Evroult. 

244.  —  Le  24  mars  1694,  Me  Isaac  Cauvin,fils  de  Nicolas  et  de 
Marie  Clavier,  de  la  pair,  de  S1 'Germain  de  Pontaudemer,  reçoit  la 
tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

245.  —  Le  1er  sept.  1665,  Mre  Louis  Le  Merlier,  pbrë,  docteur  en 
llit'ologie,  chanoine  et  grand  chantre  de  la  cathédrale,  vicaire  général 
du  seigr  évoque,  donne  à  Nicolas  Mabire,  fils  de  Pierre  et  de  Catherine 
Bigot,  de  la  parr.  de  la  Vespière,  l'autorisation  de  recevoir  hors  le  dio- 
<vse  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs.  (V.  247,) 

246.  —  Le  22  mars  1695,  Me  Jacques  Vimont,  pbfë,  originaire  de 
S1  Germain  de  Lx,  bachelier  en  théologie  et  M0  ès-arts  en  l'Université 
de  Paris,  demeurant  en  lad.  ville  et  représenté  par  le  s*  Jean  Vimont, 
son  père,  marchand,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et 


128  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUE^ 

au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  S1  Pierre  de  Préaux,  de 
Cormeilles  et  aux  religieuses  de  S1  Léger  de  Préaux. 

34"?.  —  Le  25  mars  1695,  Me  Nicolas  Mabire,  pbfë  du  diocèse  de 
Lx,  bachelier  en  théologie  et  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  y  de- 
meurant, et  représenté  par  Sébastien  Senée,  marchand,  bourgeois  de 
Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de 
Lx.  (F.  245,) 

348.  —  Le  26  mars  1695,  Me  Benoit  Hellouin,  pbfë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Pontaudemer,  fait  réitérer  ses  noms 
et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig*  de 
S1  Pierre  de  Préaux  et  de  Cormeilles  et  aux  dames  de  S*  Léger  de 
Préaux.  (V.  175,  316.) 

349.  —  Le  22  mars  1695,  Me  Guillaume  Vivien,  pbfë  du  diocèse 
de  Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer  ses  noms  et 
grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religx  de 
S*  Pierre  de  Préaux  et  de  Cormeilles  et  aux  dames  de  S1  Léger  de 
Préaux. 

350.  —  Le  24  mars  1695,  Me  Pierre  Gohard,  pbfë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris,  demeurant  en  la  paff.  du  Torpt,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux 
religx  de  S*  Pierre  de  Préaux  et  aux  dames  de  S*  Léger. 

351.  —  Le  4  janv.  1695,  la  nomination  à  la  cure  du  Mesnil- 
Vicomte  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  François  Desportes, 
Escr,  seigr  et  patron  du  Mesnil-Vicomte,  représenté  par  Guillaume 
Le  Monnier,  bourgeois  de  Lx,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  démis- 
sion de  Me  Charles-Antoine  Perier,  dernier  titulaire,  la  personne  de 
Me  Jacques  Pinchon,  pbfë,  curé  de  Pomont. 

Le  même  jour,  Me  de  Canisy,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Pinchon  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  16  mars  1695,  le  sr  Pinchon  prend  possession  de  la  cure  du 
Mesnil-Vicomte,  en  présence  dud.  seigr  de  la  paff.,  de  Me  Guillaume 
Hersent,  pbfë,  curé  de  Pomont,  et  de  Me  Jean  Bunel,  pbfë,  chapelain 
de  Cisay,  et  plusieurs  autres  témoins.  (V.  280.) 

353.  —  Le  10  févr.  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  S*  François, 
sise  dans  le  manoir  de  Campigny,  paff.  d'Orville,  appartenant  au  seigr 
du  lieu,  noble  dame  Françoise  de  Lambert,  Vve  de  Mesre  François  de 
Lespiney,  seigr  de  Campigny,  Grandval,  la  Halboudière  et  autres  lieux, 
demeurant  en  son  manoir  seigneurial  d'Orville,  nomme  à  lad.  chapelle, 
vacante  par  la  démission  de  Me  Louis  Moëssard,  pbfë,  dernier  titulaire, 
la  personne  de  Me  Jean  Galopin,  pbfë  de  ce  diocèse. 

Le  même  jour,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Galopin  la 
collation  dud.  bénéfice. 


REGISTRE    11  129 

Le  16  mars  1695,  le  sr  Galopin  prend  possession  de  la  chapelle 
simple  de  S1  François,  en  présence  de  Mp  Charles-Antoine  Perier,  curé 
d'Orville. 

253.  —  Le  22  mars  1095,  Mc  Charles  Bellière,  pbrë,  chapelain  de 
la  Cathédrale,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évèque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  i.) 

254.  —  Le  26  fév.  1695,  Charles  Levavasseur,  demeurant  à  Cor- 
debugle,  et  Robert  Cambette,  sr  des  Acres,  demeurant  à  Lx,  constituent 
1 50  livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Jean  Levavasseur,  acolyte,  frère 
dud.  sr  Charles,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  —  Le 
80  mars  1695,  lecture  dud.  acte  fut  faite  à  l'issue  de  la  messe  parois- 
siale de  Cordebugle,  en  présence  de  Me  François  de  Bouffay,  pbfë,  curé 
du  lieu.  (Y.  119). 

255.  —  Le  22  mars  1695,  Me  Philippe  Boesney,  pbrë  du  diocèse 
de  Lx,  Me  ès-arts  et  régent  septennaire  en  l'Université  de  Paris,  y 
demeurant,  au  collège  de  la  Marche,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 
seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

356.  —Le  25 mars  1695,  Me  Jean  Hue,  pbfë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  demeurant  en  la  pair,  de  S1  Jean  de  Caen,  fait 
réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi 
qu'aux  religieux  de  Ste  Barbe. 

25T.  —  Le  25  mars  1695,  Mesre  Pierre  Jourdain,  pbfë,  bachelier 
en  théologie  et  M0  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  chanoine  prébende 
d'une  des  prébendes  volantes  de  Touques  en  la  Cathédrale,  demeurant 
à  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évèque  et  au  Chapitre  de 
Lx.  (V.  14,  191). 

258.  —  Le  15  févr.  1695,  honn.  homme  Jean  Derothes,  demeu- 
rant en  la  pair,  de  S1  Grégoire-du-Vièvre  (1),  veuf  de  Marguerite 
Rabasse,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Guillaume 
Derothes,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Fait  et 
passé  en  présence  de  Me  Jacques  Le  Charpentier,  pbrë,  curé  de  S* 
Ciégoire-du-Vièvre,  et  de  Me  Nicolas  Clouet,  pbrë  dud.  lieu. 

259.  —  La  25  mars  1695,  Me  Georges  Aubert,  pbfë,  originaire  du 
diocèse  de  Bayeux  et  demeurant  en  la  pair.  S1  Sauveur  de  Caen,  pro- 
fesseur de  philosophie,  bachelier  en  l'une  et  l'autre  faculté  de  droit, 
M"  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  représenté  par  Me  Rémy 
Le  Boullanger,  imprimeur  du  roy  à  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades 
au  seig1  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

260.  —  Le  21  août  1694,   Isaac  et  Michel  Cantel,  père  et  iils, 


(1)  Il  avait  précédemment  habité  à  Sl-Georges-du-Viévre.  (Voir  I.  124) 

20 


130  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

bourgeois  de  Rouen,  y  demeurant,  constituent  150  livres  de  rente  en 
faveur  de  Me  François  Cantel,  acolyte,  autre  fils  dud.  sr  Isaac,  afin 
qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  La  rente  est  hypothéquée  sur 
des  biens  sis  à  Bonneville-la-Louvet.  (V.  131.) 

261. — Le  19  mars  1G95,  Pierre  Bloche,  toilier,  demeurant  à 
Formentin,  et  Guillaume  Tousey,  corroyeur,  demeurant  à  Lx,  consti- 
tuent 150  livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Guillaume  Touzey,  acolyte, 
afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

262.  —  Le  14  févr.  1695,  Pierre  Doucet,  sr  des  Cours,  marchand, 
de  la  pair,  de  S*  Martin  de  Pontchardon,  constitue  150  livres  de  rente 
en  faveur  de  son  fils,  Me  Pierre  Doucet,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  par- 
venir aux  ordres  sacrés. 

263.  —  Le  14  févr.  1695,  Sainctin  Faussière  et  Etienne  Faussière, 
frères,  demeurant  à  Vimoutiers,  constituent  150  livres  de  rente  en  fa- 
veur de  Me  Etienne  Faussière,  acolyte,  fils  dud.  sr  Sainctin,  afin  qu'il 
puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

264.  —  Le  7  mars  1695,  François  Caboulet,  marchand,  demeu- 
rant à  S1  Aubin-sur-Auquainville,  constitue  150  livres  de  rente  en 
faveur  de  son  fils,  Me  Jean  Caboulet,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir 
aux  ordres  sacrés. 

Led.  sr  acolyte,  se  trouvant  présentement  au  séminaire,  fut  repré- 
senté par  Me  Thomas  Delamare,  pbfë,  vicaire  de  Fervaques. 

265.  —  Le  26  mars  1695,  Me  Jacques  Lefebvre,  pbrë,  Me  ès-arts 
en  l'Université  de  Paris,  curé  de  la  2e  portion  de  S'  Désir  de  Lx,  fait 
réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (  V.  58). 

266.  —  Le  26  mars  1695,  Mre  Guillaume  Lefrançois,  pbfë,  chape- 
lain des  chapelles  de  N.-D.  de  Gelleville,  en  la  pair,  de  Hiauville, 
diocèse  de  Rouen,  et  de  S1  Jean-des-Fonts  en  la  cathédrale  de  Rouen, 
Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  en  lad.  ville  de  Rouen, 
fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  de  Lx  en  parlant  à  Mre 
Christophe  Le  Nepveu,vic.  g1. 

26T.  —  Le  26  mars  1695,  Me  Pierre  Thillaye,  pbrë,  natif  de  S1 
Germain  de  Lisieux,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris  fait  réitérer 
ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lisieux. 

268.  —  Le  26  mars  1695,  noble  et  discrète  personne,  Mre  Jacques 
Desperroys  des  Vaux,  pbrë,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeu- 
rant en  la  pair,  des  Vaux,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr 
évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (F.  305). 

269.  —  Le  22  mars  1695,  Me  Nicolas  Le  Front,  Me  ès-arts  en  l'Uni- 
versité de  Caen,  demeurant  en  la  pair,  de  S1  Martin-du-Val-d'Orbec 
(S1  Martin  de  Mailloc),  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx.  {Y.  194). 


REGISTRE  II  131 

270.  —  Le  25  mars  1695,  Me  Louis  Duhamel,  pbfë  du  diocèse  de 
SéeZj  bachekeren  théologie  et  Me  és-arts  en  l'Université  de  Paris, 
demeurant  à  Feugères,  aud.  diocèse  de  Séez,  fait  réitérer  ses  noms  et 
grades  au  seigr  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

271.  — Le  30  mars  1695,  Me  Louis  du  Houlley,  pbfe,  licencié  en 
droit  et  W  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  au  collège 
Louis-le-Grand,  à  Paris,  et  représenté  par  noble  personne  Mre  Alexan- 
dre d'Erneville,  pbfë,  demeurant  à  Lx,  parr.  S1  Jacques,  fait  réitérer 
ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

373.  —  Le  30  mars  1695,  Me  Jean  Hédiard,  pbfë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Grandval,  fait*  réitérer  ses  noms,  et 
grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religx  de 
S1  Evroult  et  de  S1  Pierre  de  Préaux. 

273.  —  Le  30  mars  1695,  Me  Pierre  Formeville,  pbfë,  Me  ès-arts 
en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr 
évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religx  de  N.-D.  de  Bernay. 

274.  — Le  il  mars  1695,  Marie  Lefrançois,  vve  de  Jean  Cousture, 
et  Me  Jean-Antoine  Ermenoult,  pbfë,  chanoine  de  la  collégiale  du  Mes- 
lerault,  demeurant  à  Lx,  constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  de 
Me  Guillaume  Cousture,  acolyte,  chapelain  en  la  Cathédrale,  afin  qu'il 
puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (U.37,  139). 

275.  —  Le  30  mars  1695,  Me François  Grip,  pbfë,  curé  non  pai- 
sible possesseur  de  N.-D.  de  Castillon,  titulaire  de  la  chapelle  S1  Romain 
en  la  Cathédrale,  (de  la  valeur  de  douze  livres  dix  sols  de  rente),  demeu- 
rant à  Lx,  paff.  S1  Jacques,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr 
évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religx  de  S1  Evroult.  (V.  184). 

270.  —  Le  30  mars  1695,  Me  Jacques  Soyer,  pbfë,  curé  de  S1 
Germain  de  Bourges,  de  portion  congrue,  Me  ès-arts  en  l'Université  de 
Paris,  représenté  par  Joseph  Soyer,  pâtissier,  demeurant  à  Lx,  fait 
réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  5). 

277.  —  Le  31  mars  1695,  Me  Gabriel  Le  Courtois,  pbfë  du  diocèse 
'If  Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  et  bachelier  en  théologie, 
professeur  septennaire au  collège  de  Lx,  à  Paris,  y  demeurant,  et  repré- 
senté par  Me  Jean  Hébert,  pbrë  de  la  parr.  S'  Germain  de  Lx,  fait 
réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi 
qu'aux  religx  de  S1  Evroult. 

27*.  —  Le  30  mars  1695,  Me  Gabriel  Durosay,  pbfë,  Me  ès-arts 
«mi  l'Université  de  Paris  et  docteur  en  théologie,  titulaire  de  la  chapelle 
S*  Maur  en  la  cathédrale  de  Lx,  demeurant  à  Paris,  et  représenté  par 
M'.Ji'aii  Hébert,  pbfë  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigT 
évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religxde  N.-D.  de  Bernay. 

27î>.  — Le 31  mars  1695,  M"  Nicolas  Gosset,  pbfë,  Me  ès-arts  en 


132  INSINUATIONS    ECCLESIASTIQUES 

l'Université  de  Paris,  demeurant  au  collège  de  Cambray,  à  Paris,  et 
représenté  par  Nicolas  Gosset,  son  père,  bourgeois  de  Lx,  fait  réitérer 
ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux 
religx  de  Grestain  et  de  S'  Pierre  de  Préaux  et  aux  dames  de  S1  Léger. 
(F.  5). 

380.  —  Le  15  mars  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Samson 
de  Pomont  appartenant  au  seig1"  du  lieu,  Me  Jacques  Pinchon,  pbre, 
curé  de  lad.  par?.,  remet  purement  et  simplement  led.  bénéfice  entre 
les  mains  de  Mesre  François  du  Valpoutrel,  Esc1",  seig*  et  patron  des 
pair,  de  S' Aubin-près-Cisay  et  de  Pomont. 

Séance  tenante,  led.  seigr  nomme  à  lad.  cure  la  personne  de  Me 
Guillaume  Hersent,  pbfë  de  ce  diocèse  (par?,  du  Mesnil-Froger).  Fait 
et  passé  en  présence  de  Me  Jean  Bunel,  pbre,  chapelain  de  Cisay. 
(V.  251). 

Le  22  mars  1695,  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  audit  sr  Hersent 
la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  28  mars  1695,  le  sr  Hersent  prend  possession  de  la  cure  de 
Pomont,  en  présence  dud.  sr  Bunel  et  de  plusieurs  autres  témoins. 

381 .  —  Le  1er  avril  1695,  Me  Pierre-Paul  Menard,  pbre  du  diocèse 
de  Lx,  chapelain  delà  chapelle  S1  Michel  en  la  collégiale  de  St  Mathieu 
de  Fouilloy-lès-Corbie,  diocèse  d'Amiens,  bachelier  en  théologie  et 
Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  en  la  communauté  de 
S1  Nicolas-des-Champs,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr 
évêque  et  au  Chapitre  de"Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  S1  Evroult  et  de 
Beaumont-en-Auge . 

383.  —  Le  6  avril  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Pèlerin,  curé 
d'Orbec,  et  du  srdu  Merle,  curé  de  S1  Germain-la-Campagne,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  entre  Me  Charles  Gosset,  sr  de  la  Gossettière, 
avocat  au  siège  d'Orbec,  fils  de  Pierre  Gosset  et  d'Anne  de  Montargis, 
de  lad.  pair,  de  S1  Germain,  d'une  part,  et  dlle  Louise  de  Coispel,  fille 
de  Pierre  de  Coispel,  sr  de  la  Vallée,  ancien  chevau-léger,  et  de  damlle 
Françoise  Le  Bourgeois,  de  la  parr.  d'Orbec. 

383.  —  Le  16  févr.  1694,  Mesre  Jean  d'Estrées,  diacre  du  diocèse 
de  Paris,  abbé  de  Villeneuve,  diocèse  de  Nantes,  abbé  d'Evron,  diocèse 
du  Mans,  prieur  des  prieurés  non  conventuels  de  Bapaume,  diocèse 
d'Arras,  et  de  Neuville-les-Dames,  diocèse  de  Lyon,  obtient  du  pape 
Innocent  XII,  sur  la  présentation  du  roy,  des  bulles  qui  le  nomment  à 
l'abbaye  de  S1  Pierre  de  Préaux,  vacante  par  la  mort  de  Mesre  Melchior 
de  Harod  de  Senevas,  clerc  tonsuré,  dernier  titulaire. 

Le  18  décembre  1694,  «  très  haut  et  très  excellent  seigr  Monseig1- 
Jean  d'Estreez,  abbé  de  Villeneuve  et  d'Evron,  ambassadeur  »  du  roy 
de  France  près  la  cour  de  Portugal,  donne  sa  procuration  à  Mesre  Jean- 


REGISTRE  II  133 

Baptiste  Gail lardon,  chevr,  vicomte  de  Levignen,  demeurant  à  Paris, 
afin  qu'il  puisse  en  son  nom  «  prendre  possession  de  l'abbaye  d'Evron, 
en  affermer  les  revenus,  en  vendre  les  offices,  en  recevoir  les  fruits,  tant 
pour  l'abbaye  d'Evron  que  pour  tous  autres  bénéfices  qui  pourront  venir 
ou  appartenir  aud.  seigr  constituant,  prétendant  qu'à  cet  effet  il  agisse 
avec  ample  et  générale  administration  et  tout  de  mesme  que  si  led.  seigr 
constituant  ferait,  s'il  y  estait  présent  en  personne.  Faict  et  passé  à 
Lisbonne  a  l'hostel  duo1.  seigr  d'Estreez.   » 

Le  2  avril  1695,  le  seigr  d'Estrées,  abbé  de  Préaux,  nomme  pour  son 
grand  vicaire  Mesre  Eusèbe  de  Renaudot,  l'un  des  quarante  de  l'Acadé- 
mie française,  clerc  tonsuré  du  diocèse  de  Paris,  y  demeurant,  et  lui 
donne  pouvoir  de  conférer  tous  les  bénéfices  vacants  qui  sont  à  la  nomi- 
fcion  de  l'abbé  de  Préaux. 

Le  8  avril  1695,  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  pbfë,  docteur  de  Sor- 
bonne,  vicaire  général  du  seigr  évêque  de  Lx,  fulmine  les  bulles  obtenues 
par  led.  seigr  d'Estrées  pour  l'abbaye,  de  S1  Pierre  de  Préaux. 

Le  11  avril  1695,  MMsaac  Martin,  avocat  au  parlement  de  Paris, 
agissant  en  vertu  de  de  la  subrogation  faite  par  led.  sr  de  Gaillardon, 
procureur  général  dud.  seigr  d'Estrées,  requiert  le  notaire  royal-aposto- 
lique du  diocèse  de  Lx  de  mettre  Me  Richard  Delamarre,  curé  de  S1 
Germain  de  Pontaudemer,  en  possession  de  l'abbaye  de  Préaux  au  nom 
du  seigr  d'Estrées. 

Le  11  avril  1695,  led.  sr  Delamarre,  curé  de  Se  Germain  de  Pontau- 
demer, prend  possession  de  lad.  abbaye,  aud.  nom,  avec  toutes  les 
cérémonies  accoutumées. 

Le  1er  mai  1695,  le  seigr  d'Estrées  ambassadeur  de  France  en 
Portugal,  prête  à  Lisbonne,  en  qualité  d'abbé  de  Préaux,  entre  les 
mains  du  nonce  du  pape,  le  serment  prescrit  par  les  SS.  canons,  et  l'ait 
la  profession  de  foi  requise  des  dignitaires  ecclésiastiques. 

284.  —  Le  28  mars  1695,  Me  François  Le  Court,  pbrë  du  diocèse 
de  Lx,  licencié  en  théologie  etMe  ès-àrts  en  l'Université  de  Paris,  demeu- 
rant en  lad.  ville  de  Paris,  fait  réitérer  ses  grades  aux  religieux  de 
S'  Evroult. 

285.  —  Le  l9nov.  169ri-,  Me  Emond  Jean,  pbfë,  curé  de  Genne- 
ville  et  titulaire  de  la  chapelle  S1  Taurin  en  la  Cathédrale,  donne  sa 
procuration  pour  résigner  lad.  chapelle  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le 
pape  en  faveur  de  Me  Antoine  Morin,  pbrë  de  la  pair,  de  N.-I).  de 
Honfleur,  en  présence  de  Me Robert  Boessel,  pbrë,  vicaire  de  S'  Germain 
de  Pontaudemer,  et  autres  témoins. 

Le  21  décembre  1694,  led.  sr  Morin  obtient  en  cour  de  Rome  dos 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice  simple.  * 

Le  6  avril   1695,  Mr0  François  Louchant,  diacre,  chanoine   prébende 


134  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

de  Villers,  donne,  en  qualité  de  chanoine  de  semaine,   son  visa  auxd. 
lettres  de  provision. 

Le  lendemain,  le  sr  Morin  est  mis  en  possession  de  la  chapelle  S1 
Taurin  par  le  ministère  de  M.  le  doyen. 

386.  —  Le  10  nov.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Martin  de 
Mailloc  appartenant  au  seigr  du  lieu,  très-noble  et  puissant  seigr  Mesre 
Gabriel-René  de  Mailloc,  chevr,  marquis  de  Mailloc,  seigr  et  patron  des 
pafr.  de  S1  Julien,  S*  Pierre,  S1  Martin  et  S*  Denis  de  Mailloc  et  autres 
lieux,  nomme  à  lad.  cure  de  S'  Martin,  vacante  par  la  mort  de  Mre  Marc- 
Aurèle  Deshays,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  François  Le  Bas, 
sous-diacre  de  ce  diocèse,  licencié  ès-droits.  Fait  et  passé  au  château 
de  Mailloc,  en  présence  de  Me  Michel  Poplu,  pbre,  curé  de  Mailloc,  et 
de  Jean  Hain,  sr  de  Marsonville,  bourgeois  de  Lx. 

Le  21  décembre  1694,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Le  Bas  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  2  avril  1695,  led.  srLe  Bas  est  ordonné  diacre  (V.  355). 

Le  5  avril  1695,  le  sr  Le  Bas,  demeurant  à  Lx,  par?.  S1  Germain, 
prend  possession  de  la  cure  de  S1  Martin-de-Mailloc,  en  présence  dud. 
sr  Poplu,  curé  de  Mailloc  ;  Me  François  Hue  et  Me  Nicolas  Le  Front,  tous 
deux  pbfës  de  Tordouet,  Mesre  François  Deshays,  Escr,  sr  de  Fisemont  ; 
Mesre  François  de  Lespiney,  Escr,  sr  du  Roncerey  ;  Me  Luc  Hélix,  sous- 
diacre  ;  Me  Guillaume  Hélix,  conser  assesseur  en  la  vicomte  d'Orbec; 
Me  Robert  Le  Roux,  sr  du  Chesné;  Claude  Leliquaire,  sr  des  Prés,  etc. 
(V.  155). 

38^.  —  Le  16  avril  1695,  vu  l'attestation  du  s*  Gondouin,  curé  de 
Morainville,  et  du  sr  Auvray,  vicaire  de  Moyaux,  dispense  de  bans  pour 
le  mariage  de  Philbert  Vallée  et  de  Marie  Pecqueult. 

388.  —  lie  28  décembre  1694.  la  nomination  a  la  cure  du 
Mesnil-Simon  appartenant  au  seigr  abbé  du  Bec,  Messire  Jacques- 
Nicolas  Colbert,  archevêque  de  Rouen  et  abbé  commendataire  de  lad. 
abbaye  du  Bec,  nomme  à  cette  cure,  vacante  par  la  mort  du  (sr  Thomas 
Desgenestez),  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Jean-Baptiste  Moullin 
diacre  du  diocèse  de  Lx. 

Le  31  décembre  1694,  led.  sr  Moullin  ayant  requis  la  collation  dud. 
bénéfice,  Mre  Audran,  vie.  g1,  refuse  de  la  lui  donner  avant  qu'il  n'ait 
présenté  ses  lettres  d'ordre  «  pour  ensuite  juger  de  ses  capacité  et 
suffisance.   » 

Le  30  mars  1695,  le  sr  Moullin,  diacre,  présentement  au  séminaire  de 
Lx,  résigne  tous  les  droits  qu'il  peut  avoir  sur  la  cure  du  Mesnil-Simon. 

Le  1er  avril  1695,  led.  seigr  abbé  du  Bec  nomme  à  lad.  cure,  ainsi 
vacante,  la  personne  de  Mc  François  Hue,  pbrë,  de  la  pair,  de  Tor- 
douet. 


REGISTRE  II  135 

Le  lendemain,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Hue  la  collation  dud. 
bénéfice. 

Le  7  avril  1695,  le  sr  Hue  prend  possession  de  la  cure  du  Mesnil- 
Simon,  en  présence  de  MM  Michel  Poplu,  pbfë,  curé  de  Mailloc  (1)  ; 
Robert  Pollin,  pbfë,  desservant  la  pair,  du  Mesnil-Simon,  et  autres 
témoins. 

380.  —  Le  8  mars  1695,  la  nomination  au  prieuré  de  S'  Samson, 
fondé  en  la  pari-,  de  Barneville-en-Auge,  appartenant  au  seig*  du  lieu, 
Son  Altesse  Sérénissime  Marie  d'Orléans,  princesse  souveraine  de 
Neufchâtel  et  de  Yalengin  en  Suisse,  duchesse  de  Nemours,  et  d'Estou- 
teville,  comtesse  de  S*  Pol,  Dunois,  Tancarville,  Chaumont,  Gourney, 
Dreux,  dame  de  la  seigneurie  de  Barneville(â),  S*  Clair,  S*  Samson  et 
autres  lieux,  vve  de  très-haut  et  très-puissant  sérénissime  prince  Henry 
de  Savoie,  duc  de  Nemours,  d'Aumale  et  de  Genevois,  pair  de  France, 
ayant  droit  do  nommer  à  tous  les  bénéfices  simples  dépendants  de  sa 
terre  de  Barneville,  S1  Clairet  S1  Samson,  nomme  aud.  prieuré,  vacant 

par  la  mort  de  dom  de  la  Croix,  dernier  titulaire,  la  personne 

de  dom  Nicolas  Aignan,  pbfë,  relig*  de  l'ordre  de  S1  Benoit,  demeurant 
à  Paris,  en  l'abbaye  de  S1  Germain-des-Prés. 

Le  16  mars  1695,  led.  sr  Aignan  donne  sa  procuration  pour  prendre 
possession  dud.  prieuré. 

Le  17  avril  1695,  le  sr  Aignan,  représenté  par  M°  François  Morel, 
pbfë,  curé  de  S1  Samson,  prend  possession  dud.  prieuré  fondé  sous 
l'invocation  de  Ste  Marie-Magdeleine. 

3îK>.  —  Le  30  mars  1695,  Me  Guillaume  Dell  Planche,  pbfë,  curé 
du  Mesnil-Eudes  et  chapelain  de  la  chapelle  S1  Jean  dans  le  château  de 
Chamboy,  diocèse  de  Séez,  résigne  lad.  chapelle  entre  les  mains  de 
Mes1"*"  de  Rai,  chevr.  seigr  de  Chainboy,  Rai  et  autres  lieux,  conser  du 
roy  en  son  parlement  de  Normandie.  Fait,  et  passé  au  manoir  presby- 
téral  de  Mesnil-Eudes,  en  présence  de  Me  Jean-Baptiste  Hémery, 
an  il  vie  de  Lx. 

£!H  .  —  Le  14  décembre  1695,  M°  Pierre-Paul  Menard,  pbfë  du 
diocèse  de  Lx.  Mc  ès-arts  en  l' Université  de  Paris,  est  nommé  par 
icelle  sur  l'évèché  et  le  Chapitre  de  Lx,  ainsi  que  sur  le  prieuré  de 
Beaumoni . 

2!M  l>is«i. —  Le 31  mars  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  S'  Jean- 
Baptiste,  sise  en  l'enclos  du  manoir  du  Carapbénard,  en  la  pair.  d'Au- 
villers,  appartenant  au  seigr- du  lieu,   «  dame  Jeanne-Marie   Formage 


Cl)  Oiiand  on  dît  simplement  :  Mailloc,  Scuis  aulrc  designatiun,  c'csl    tic   bl    Juli<  n    qu'il 
est  question. 
(2)  Auj.  Basseneville . 


136  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

vve  en  premières  noces  de  Me  Jean-Baptiste  Bazin,  conser  et  procureur 
du  roy  au  présidial  de  Caen,  fondateur  et  dotateur  de  lad.  chapelle, 
à  présent  épouze  de  Mesre  Nicolas  de  Ste  Marie,  chevr,  seigrd'Aigneaux, 
et  séparée  d'avec  luy  quant  aux  biens,  »  nomme  aud.  bénéfice,  vacant 
par  la  mort  de  Me  Jean-Baptiste  Letanneur,  pbrë,  dernier  titulaire,  la 
personne  de  Me  Jean-Baptiste-Jacques  Bazin,  clerc  tonsuré  du  diocèse 
de  Bayeux. 

Le  3  mars  1695,  led.  sr  Bazin,  représenté  par  Me  Nicolas  de  Laporte, 
pbrë,  curé  d'Auvillers  et  doyen  rural  de  Beuvron,  requiert  du  seigr 
évêque  la  collation  de  lad.  chapelle  S*  Jean-Baptiste.  Mais  cette  colla- 
tion est  refusée  parla  raison  que  le  sr  Bazin  n'est  que  tonsuré  et  que  cette 
chapelle  est  de  celles  qui  demandent  à  être  desservies  par  un  prêtre. 

Le  31  mars  1695,  lad.  dame  présentatrice  nomme  aud.  bénéfice  la 
personne  de  Me  Jean  Pellehaste,  pbrë,  natif  du  diocèse  de  Coutances, 
demeurant  à  S1  Lo,  pair.  N.-D. 

Le  10  avril  1695,  le  seig'  évêque  donne  aud.  sr  Pellehaste  la  collation 
de  cette  chapelle. 

Le  28  avril  1695,  le  sr  Pellehaste,  représenté  par  Me  Jacques  Béda- 
voine,  pbrë  du  séminaire  de  Lx,  prend  possession  de  la  chapelle  du 
manoir  du  Campbénard. 

292.  —  Le 22  sept.  1685,  Claude  Rivière,  fils  de  Georges  et  de 
Germaine  André,  de  la  pair.  duQuesnay,  diocèse  de  Bayeux,  reçoit  à 
Bayeux  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

Le  1er  mars  1694,  il  est  reçu  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen. 

Le  3  mars  1694,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur 
de  lad.  Université. 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  l'archevêché  et  le  Chapitre 
de  Rouen  ;  sur  les  évêchés  et  les  Chapitres  de  Bayeux,  Lisieux,  Cou- 
tances, Evreux,  Chartres  et  Le  Mans  ;  sur  les  abbayes  de  S'  Ouen  de 
Rouen,  S1  Pierre  de  Jumiège,  la  Trinité  de  Fécamp,  N.-D.  du  Bec- 
Hellouin,  S'  Vandrille,  S1  Georges  de  Boscherville,  Graville,  la  Valasse 
et  sur  le  prieuré  de  Neufchâtel  ;  sur  les  abbayes  de  S1  Etienne  de  Caen, 
Fontenay,  S' Martin  de  Troarn,  S1  Vigor  de  Bayeux,  S'Vigorde  Cerisy, 
N.-D.  de  Longues,  N.-D.  d'Aulnay,  N.-D.  du  Val-Richer,  S1  Etienne- 
du  Plessis-Grimoult,  S*  Pierre  de  Préaux,  N.-D.  de  Montebourg,  S1 
Sauveur-le- Vicomte,  S1  Sever,  la  Trinité  de  Lessay  (de  Exaquio),  S1 
Nicolas  de  Blanche-Lande,  S1  Michel-au-Péril-de-la-Mer,  S1  Taurin 
d'Evreux,  N.-D.  de  Bon-Port,  le  prieuré  de  S1  Martin  du  Parc  et  les 
abbayes  des  diocèses  de  Chartres  et  du  Mans. 

Le  30  avril  1695,  led.  sr  Rivière  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au 
seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

293.  —  Le  2  mai  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 


REGISTRE   II  137 

Mes*8  Aymar- Antoine  de  la  Sauvagère,  Esc1-,  sr  de  S1  Laurent,  fils  de 
feu  Mesre  Guillaume  de  la  Sauvagère,  Escr,  seig*  de  Cirfontaine,  et  de 
noble  dame  Marie  Bonnet,  de  lad.  pair.de  Cirfontaine,  d'une  part,  et 
dam110  Marie  de  Faguet,  fille  de  feu  Me  Louis  de  Faguet,  sr  de  la  Hes- 
trée,  et  de  damlle  Louise  de  Pecqueult,  de  la  pair,  de  Lieurey. 

3Î>4.  —  Le  19  sept.  1676,  Guillaume  Bosquet,  acolyte  de  S1  Ger- 
main de  Lx,  reçoit  le  sous-diaconat. 

3f>5.  —  Le  25  avril  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S'  Martin  de 
Friardel  appartenant  aux  religieux  de  S*  Cyr-de-Friardel,  les  srs  cha- 
noines réguliers  dud.  prieuré,  nomment  à  lad.  cure,  vacante  par  la 
démission  de  Fr.  Jean-Baptiste  Costard,  pbre,  dernier  titulaire,  la  per- 
sonne deFr.  Claude  Chachère,  pbrë,  chanoine*  régulier  de  ce  monastère. 

Le  30  avril  1695,  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  s* 
Chachère  la  collation  dud.  bénéfice; 

Le  4  mai  1695,  le  sr  Chachère  prend  possession  de  la  cure  de 
Friardel. 

litoii.  —  Le  2  mai  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Grillon,  vicaire  de 
Mardilly.  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Jean  de  Hudebert, 
Esc*,  seigr  de  Blanc-Buisson,  fils  d'André  et  d'Anne  d'Erneville,  de  la 
pair,  de  Mardilly,  d'une  part,  et  dam116  Marie-Thérèse  de  Nollont,  fille 
de  Jean-Baptiste  et  de  Marie  de  la  Morillière,  delà  pair,  de  S1  Jacques 
de  Lx. 

Le  même  jour,  vu  l'attestation  du  sr  Collier,  vicaire  de  S1  Jacques, 
Mr  de  la  Bretesche,  haut  doyen  du  Chapitre,  accorde  aussi  dispense  de 
bans  pour  led.  mariage. 

20T.  —  Le  3  mai  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Prenthout,  vicaire  de 
Ste  Catherine  d'Honneur,  et  du  sr  Boscher,  vicaire  de  Beuzeville,  dis- 
pi 'use  de  bans  pour  le  mariage  entre  Robert  d'Authoière,  gendarme  de 
la  garde  du  roy,  fils  de  François  et  de  damlle  Marie  Dubuard  (1),  de  la 
pair,  de  Beuzeville,  d'une  part,  et  Marie  Baudin,  fille  d'Ollivier  et  de 
Magdeleine  Moisy,  de  lad.  pair,  de  Ste  Catherine. 

S08.  — Le  12nov.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Cyr-de- 
Salerne  revenant  au  seigr  évêque,  à  cause  de  la  vacance  du  siège  abba- 
tial de  S*  Pierre  de  Préaux,  Sa  Grandeur  nom  nie  à  lad.  cure,  vacante 
par  la  mort  de  Me  Louis  Lesage,  pbfë,  dernier  titulaire,  la  personne 
de  M"  Gabriel  Lemonnier,  pbre,  originaire  de  Lx,  Me  ès-arts  en  l'Uni- 
versité de  Donné  à  Courbépine.  [V.  302) 

Le24nov.  1694,  led.  s*  Lemonnier  prend  possession  dud.  bénéfice 


(1).  Nous  avions  pensé  qu'il  pouvait  y  avoir  ici  une  faute  de  copiste  et  ijuc  celle  dame 
apparlcnait  peut-être  à  la  famille  du  Uuat  ;  mais  les  registres  de  l'état  civil  de  Honfleuc 
portent  également  «  buljuard  ». 


138  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

en  présence  de  M.  Joseph  Desrues,  pbre,  desservant  la  parr.,  Me  Vincent 
Alleaume,  acolyte  du  lieu,  et  autres  témoins. 

Le  1(3  nov.  1694,  dom  Jerosme  Chevallier,  prieur  de  l'abbaye  de 
S'  Pierre  de  Préaux  et  les  religieux  dud.  lieu,  «  à  cause  du  décès  du 
sr  abbé  et  conformément  à  la  possession  qu'ils  ont  de  nommer  aux  béné- 
fices dépendant  d'icelle  abbaye,  le  siège  abbatial  vacant,  »  nomment 
la  personne  du  sr  Martin  de  la  Borne,  pbrè  de  la  pair,  de  Courbépine, 
((  pour  remplir  la  cure  de  S*  Cyr-de-Salerne  vacante  par  le  décès  du 
feu  sr  Le  Sage,  pbre,  dernier  titulaire. 

Le  29  févr.  1695,  led.  sr  de  la  Borne,  demeurant  à  Paris  en  la  com- 
munauté des  prêtres  de  S*  Benoit,  résigne  entre  les  mains  dud.  sr  prieur 
de  Préaux  les  droits  qu'il  peut  avoir  à  lad.  cure. 

Le  3  mai  1695,  en  conséquence  de  la  précédente  résignation,  le 
prieur  et  les  religx  de  Préaux,  nomment  à  la  cure  de  S1  Cyr-de-Salerne 
la  personne  de  Me  Jacques  Blondel,  pbre  du  diocèse  de  Séez. 

399.  —  Le  4  mai  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Pèlerin,  curé  d'Orbec 
et  du  sr  Vattier,  pbfë,  curé  de  S'Ouen-le-Hoult,  dispense  de  bans  pour 
le  mariage  entre  Louis-Cogent  Caboulet,  Esc,1-,  sr  de  Launoy,  garde  du 
corps,  fils  de  Roger-Cogent  et  de  Marguerite  Thomas,  de  la  pair,  de 
S1  Ouen-le-Hoult,  d'une  part,  et  Marie  Leprince,  fille  de  feu  Jean 
Leprince,  de  la  pair.  d'Orbec. 

300.  —  Le  10  mai  1695,  dispense  de  parenté  au  3e  degré  pour  le 
mariage  entre  Nicolas  Pollin,  Esc/,  sr  delaFrémondière,  trésorier  géné- 
ral de  France  en  la  généralité  de  Caen,  demeurant  à  S1  Jean  de  Caen, 
et  damlle  Françoise  Deshayes,  demeurant  à  S1  Hymer. 

301.  —  Le  2  nov.  1694,  Me  Pierre  de  Vaumesle,  pbre,  curé  de 
Ste  Croix  deMontpinçon,  doyenné  du  Mesnil-Mauger,  résigne  son  béné- 
fice entre  les  mains  de  Mgr  Louis-Joseph,  duc  de  Vendôme,  de  Mer- 
cœur  et  d'Estampes,  pair  de  France,  prince  d'Anet  et  de  Martigues, 
chevalier  commandeur  des  ordres  du  roy,  gouverneur  et  lieutenant- 
général  en  Provence,  général  des  armées  du  roy  et  des  galères  de 
France,  patron  présentateur  de  lad.  cure  de  Montpintpn,  à  cause  de  son 
domaine  d'Argentan,  priant  Son  Altesse  d'y  nommer  Mesre  Jacques  de 
Marguerie,  acolyte  de  lad.  pair.,  âgé  de  24  ans  et  y  demeurant. 

Le  31  décembre  1694,  led.  seigr  de  Vendôme  nomme  à  lad.  cure  la 
personne  du  sr  de  Marguerie. 

Le  1er  avril  1695,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  de  Marguerie  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  5  mai  1695,  le  sr  de  Marguerie,  acolyte,  prend  possession  de  la 
cure  de  Montpinçon,  en  présence  dud.  sr  Vaumesle,  ancien  curé,  Henry 
Doisy,  srde  Belleau,  et  autres. 

303.  —  Le  9  sept.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Martin  d'Ouillie 


REGISTRE    II  139 

revenant  au  seigr  évêque  de  Lx,  à  cause  de  la  vacance  du  siège  abbatial  de 
S'  Laumer  de  Blois,  Messire  Léonor  de  Matignon,  évêque  et  comte  de 
Lx,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  M0  Jean  Goubey,  pbrë, 
dernier  titulaire,   la  personne  de  Me  Gabriel  Lemonnier,   pbrë  de  Lx. 

(T.  298). 

Le  27  sept.  1694,  le  sr  Lemonnier  prend  possession  dud.  bénéfice, 
en  présence  de  Me  Jean  Hébert  et  de  Me  Pierre  Tillayes,  pbrës  de  S1 
Germain  de  Lx,  et  autres  témoins. 

Le  18  nov.  1(394,  led.  seigr  évêque  nomme  à  la  cure  de  S*  Martin 
d'Ouillie,  vacante  par  la  démission  dud.  sr  Lemonnier,  la  personne  de 
Me  Robert  Desperroys,  pbrë,  de  ce  diocèse. 

Le  2  mai  1695,  led.  sr  Desperroys,  pourvu  dud.  bénéfice,  1°  par  la 
nomination  faite  de  sa  personne  par  les  religieux  de  S1  Laumer,  en 
conséquence  de  la  résignation  de  Me  Gilles  Caboulet  qu'ils  y  avaient 
nommé  d'abord,  après  la  mort  du  sr  Goubey  ;  2°  parle  choix  du  soigr 
évêque  de  Lx,  à  la  suite  de  la  démission  dud.  sr  Lemonnier,  prend  pos- 
session en  présence  de  Me  Alexandre  de  Vaumesle,  pbrë,  demeurant  à 
Lx,  et  autres  témoins. 

303. —  Le  30  décembre  1693,  M°  Jean  Girard,  pbrë,  titulaire  du 
prieuré  de  S1  Léger  et  de  S1  Martin  d'Ouillie  donne  sa  procuration  pour 
résigner  led.  bénéfice  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur 
de  François-Léonor  du  Merle,  clerc  tonsuré  du  diocèse  d'Evreux.  Il  se 
réserve  toutefois  une  pension  de  300  livres  sur  les  revenus  du  prieuré. 

Le  3  juin  1694,  Mre  Audran  donne  son  visa  aux  lettres  de  provision 
obtenues  en  cour  de  Rome  par  led  srdu  Merle. 

Le  même  jour,  le  sr  du  Merle  prend  possession  dudit  bénéfice  par 
l'entrée  en  l'église  de  S*  Léger  d'Ouillie  «  ou  est  le  prieuré  dud.  lieu 
joint,  »  et  autres  cérémonies  accoutumées,  en  présence  de  Me  François 
Sonnet,  pbrë,  curé  de  S1  Léger  d'Ouillie  ;  Me  Guy  Loiscl,  pbrë,  curé  de 
Gins,  ancien  promoteur  de  l'évêché  de  Lx  ;  François  Fréard,  sr  de  la 
Fontaine,  de  lad.  pair,  de  S1  Léger,  et  autres  témoins. 

304.  —  Le  10  mai  1695,  le  s*  Lebacheley,  pbrë,  vicaire  de  Boulle- 
ville,  donne  un  certificat  de  publication  de  bans.  (V.  3l). 

305.  — Le  6  mai  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Germain- 
la-Campagne,  4e  portion,  appartenant  au  chanoine  de  semaine  en  la 
Cathédrale,  Mrc  Michel  Lecoq,  pbrë,  chanoine  prébende  de  Deauville, 
?  portion,  remplissant  les  fonctions  de  chanoine  de  semaine,  le  26  avril 
dernier,  au  moment  du  décès  de  Me  Jean  Le  Marcant,  pbrë,  dernier 
titulaire  de  la  ^portionde  S1  Germain,  nomme  à  lad.  cure  la  personne 
de  Me Jacques  Desperroys,  pbrë  de  la  parr.  des  Vaux,  Meès-arts  en  l'Uni- 
rersité  de  Paris.  Fait  et  passé  en  présence  de  Mr0  Nicolas  Taignier  de  la 
Bretesche,  prébendéde  Pesnel  etdoyen  du  Chapitre,  et  autres  chanoines. 


140  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

Le  7  mai  1695,  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr 
Desperroys  la  collation  dud.  bénéfice.  (V.  268). 

306.  —  Le  13  mai  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Pépin,  pbrë,  curé 
de  S1  Etienne  et  de  Ste  Catherine  de  Honfleur,  et  du  sr  Ricquier,  vicaire 
de  N.-D.  et  S*  Léonard,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Constan- 
tin Frébert  et  de  Françoise  Bataille. 

307.  —  Le  16  mai  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Pierre  Le  Petit,  sr  du  Boullay,  conser  duroy,  fils  de  feu  Jean  Le  Petit, 
sr  du  Boullay,  etde  damlle  Guillemette  Du  Lis,  demeurant  à  Orbec,  d'une 
part,  et  damlle  Gertrude  Delisle,  fille  de  Simon  et  de  Catherine  Barbes, 
de  la  pair.  S1  Jacques  de  Lx. 

308.  —  Le  25  avril  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  Se  Martin  de 
Nonant,  2e  portion,  appartenant  au  seigr  évêque,  Sa  Grandeur  nomme 
à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Jacques  Le  Comte,  dernier  titu- 
laire, la  personne  de  Mc  Nicolas  Mabire,  pbrë  du  diocèse  de  Lx,  Me 
ès-arts  en  l'Université  de  Paris  et  bachelier  en  théologie. 

Le  24  mai  1695,  led.  sr  Mabire  prend  possession  de  la  2e  portion  de 
Nonant,  en  présence  de  Me  Guillaume  de  Lessard,  pbrë',  curé  de  la 
lre  portion,  et  autres  témoins. 

309.  —  Le  16 avril  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Just  de  Dau- 
bœuf  appartenant  au  seigr  abbé  de  Fécamp,  et  led.  seigr  abbé  étant 
mort,  le  seigr  évêque  de  Lx  nomme  de  plein  droit  à  lad.  cure,  vacante 
par  le  décès  du  s'Lailler,  dernier  titulaire,  la  personne  de  M9  Pierre 
Chaulin,  pbrë  du  diocèse  de  Séez. 

Le  27  avril  1695,  la  nomination  à  lad.  cure  de  Daubœuf  appartenant 
aux  religx  de  Fécamp  à  cause  de  leur  mense  conventuelle,  Fr.  François 
Enguehard,  humble  sous-prieur  de  l'Illustre  Abbaye,  nomme  aud.  béné- 
fice, vacant  par  la  mort  du  sr  Lailler,  la  personne  dud.  sr  Chaulin, pbrë  du 
du  diocèse  de  Séez.  —  Daubœuf  est  appelé  ici  :  «  Parochia  de  Daubolis 
sicco.  » 

31 0.  —  Le  10  avril  1694,  Me  Pierre  Lamy,  acolyte  du  diocèse  de 
Lx,  pair.  d'Orbec,  rite  dimissûs,  reçoit  le  sous-diaconat  à  Evreux. 

311.  —  Le  18  mai  1695,  Me  Guillaume  Durai  diacre  de  la  par?. 
de  Sapandré,  reçoit  l'autorisation  de  se  faire  ordonner  à  Paris. 

313.  —  Le  21  mai  1695,  Me  Jean-Baptiste  Hue,  diacre  de  S* 
Georges-du-Mesnil,  est  autorisé  à  recevoir  la  prêtrise  à  Paris.  (  V.  173). 

313.  —  Le  2  mai  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  André  de 
Grandcamp,  doyenné  du  Mesnil-Mauger,  appartenant  au  seigr  du  lieu 
Mesre  Richard-Tanneguy  Le  Prévost,  chevr,  marquis  de  S1  Jullian,  seignr 
et  patron  de  Grandchamp,  capitaine  d'une  compagnie  de  cavalerie  et 
lieutenant  pour  le  roy  en  Normandie  au  bailliage  d'Evreux,.nommeàlad. 
cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Guillaume  Nicolle,  dernier  titulaire,  la 


REGISTRE    II  141 

personne  de  Mé  Etienne  Le  Camus,  pbrë  du  diocèse  deLx.  Fait  et  passé 
à  Paris. 

Le  6  mai  1095,  le  seig*  évêque  donne  aud.  sr  Le  Camus,  pbrë,  la  col- 
lation dud.  bénéfice. 

Le  12  mai  1G95,  le  sr  Le  Camus  prend  possession  de  lu  cure  de 
Grandchamp,  en  présence  de  Me  Jean  Nicolle,  pbrë,  desservant  lad. 
pair.,  Thomas  Lemonnier,  sr  du  lieu,  officier  de  cavalerie,  dans  le  régi- 
ment de  Clermont,  et  autres  témoins. 

314.  —  Le  20  janv.  1694,  Me  Jacques-Philbert  Saulnier,  pbrë  du 
diocèse  de  Paris,  chapelain  de  la  chapelle  simple  de  S1  Laurent  des 
Planches,  en  la  par?.  d'Echauffour,  donne  sa  «procuration  pour  résigner 
lad.  chapelle  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  Pape  en  faveur  de 
Me  Pierre-Louis  Langrune,  pbrë  du  diocèse  de  Lx,  curé  de  Bonnefoy, 
au  diocèse  de  Séez.  11  se  réserve  toutefois  80  livres  de  rente  sur  les 
revenus  de  ce  bénéfice.  • 

Le  17  oct.  1694,  led.  sr  Langrune,  pbrë,  titulaire  de  la  chapelle 
simple  de  S'  Laurent  des  Planches,  résigne  led.  bénéfice  entre  les  mains 
de  N.-S.-P.  le  Pape  en  faveur  de  son  neveu,  Me  Jean  Gazon,  clerc  du 
diocèse  de  Séez. 

Le  8  avril  1695,  le  seigr  évêque  donne  son  visa  aux  lettres  de  provi- 
sion obtenues  en  cour  de  Rome  parle  sr  Gazon. 

Le  9  mai  1695,  le  sr  Gazon  prend  possession  de  la  chapelle  S1  Laurent. 

315.  —  Le  30  mai  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Mre  Guillaume  Hélix,  conser  assesseur,  certificateur  au  bailliage  et 
ancienne  vicomte  d'Orbec,  fils  de  Me  Luc  Hélix,  aussi  conservateur  du 
roy,  assesseur  aud.  bailliage,  et  de  Madeleine  d'Acqueville,  de  la 
pair.  d'Orbec,  d'une  part  et  honn.  fille  Magdeleine  Dubois,  fille  de  feu 
Alexis  Dubois,  sr  de  Vauchel,  et  Catherine  Delauney,  de  la  pair,  de  S1 
Germain  de  Lx. 

31 0.  —  Le  26  avril  1696,  Me  Benoist  Hellouin,  pbrë,  Me  ès-arts 
en  l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Pontaudemer,  représenté  par  son 
livre,  Me  Claude  Hellouin,  acolyte,  demeurant  aussi  à  Pontaudemer  et 
ayant  élu  domicile  pour  le  présent  seulement  en  la  maison  de  Jean 
Levavasseur,  hôtellier  à  la  Belle  Fontaine,  à  Lisieux,  requiert  des  religx 
de  S1  Pierre  de  Préaux,  en  sa  qualité  de  gradué,  sa  nomination  à  la  cure 
de  S' Ouen  de  Pontaudemer,  vacante  par  la  mort  de  Me  Jean  Adam, 
pbrë,  dernier  titulaire,  décédé  dans  ce  mois  d'avril,  mois  réservé  aux 
gradués.  Les  srs  religieux  ne  font  aucune  réponse  à  cette  réquisition. 

I  Y.    175,   248). 

Le  4  mai  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Ouen  appartenant  au 
seigr  abbé  de  Préaux,  Mesre  Eusèbe  Renaudot,  grand  vicaire  de  Mesre 
Jean  d'Estrées,  ambassadeur  de  France  en  Portugal  et  abbé  de  Préaux, 


142  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES. 

nomme  à  lad.  cure  la  personne  dud.  sr  Benoist  Hellouin.  Fait  et  passé 
à  Paris,  en  la  maison  dud.  srRenaudot,  rue  Richelieu,  pair.  S1  Eustache. 

Le  lendemain,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Hellouin  la  collation  dud. 
bénéfice. 

Le  15  mai  1695,  le  sr  Hellouin  prend  possession  de  la  cure  de  S*  Ouen, 

en  présence  de  Mes Baron,  Philippe  LeGaigneur,  Guillaume 

Gloquet,  Louis  Eudes,  Nicolas  de  la  Fontaine,  Nicolas  Dumont,  Pierre 
Marca,  Jean  Touret,  Robert  Lemonnier,  Joseph  Briet,  Antoine  Veron, 
pbrës  d'icelle  pair.  ;  Jean  Vernier,  Jean  Bayvel,  Thomas  Leroy,  tréso- 
riers en  charge  ;  Me  Nicolas  Du  Buisson,  conser  et  avocat  du  roy  ;  Me 
François  Grainnier,  conser  du  roy,  élu  en  l'élection  de  Pontaudemer  ;. 
Me  Joseph  d'Epaigne,  avocat  ;  Me  Robert  Cornois,  procureur  ;  Me  Jean 
d'Epaigne,  docteur  en  médecine,  demeurant  tous  à  Pontaudemer,  et 
autres  témoins. 

31  T.  —  Le  4  juin  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Hémery,  curé  de 
Lieurey,  et  du  sr  Legrand,  vicaire  de  N.-D.  de  Fresne,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  entre  François  de  Sallerne,  Escr,  sr  d'Allincourt, 

fils  de de  Sallernes  et  de  damlle  Leferet,  de   la  pair,  de 

Lieurey,  d'une  part,  et  damlle  Marie  Le  Neveu,  sr  du  Longpré,  conser 
du  roy,  élu  en  l'élection  de  Lx,  et  de  damlle  Marthe  Le  Carpentier,  de 
lad.  pair,  de  Fresne. 

318.  —  Le  16  juin  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Jean  de  Louis,  Escr,  sr  du  Couldrey,  fils  de  feu  François  de  Louis, 
Esc1,  sr  du  Taillis,  et  de  damlle  Bonne  Duval,  de  la  pair,  de  Ste  Margue- 
rite-des-Loges,  d'une  part,  et  Marie  Ferault,  fille  de  feu  Gabriel 
Ferault,  sr  du  Bois-Hardé,  et  damlle  Marie  Lumière,  de  la  pair,  de 
N.-D.  de  Bouillon,  diocèse  de  Séez. 

319.  —  Le  31  mai  1695,  Me  Guillaume  Roger,  pbfë,  curé  de 
Pontfol,  donne  sa  procuration  pour  résigner  sa  cure  entre  les  mains 
de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Charles  Roger,  pbrë,  chapelain 
de  S1  Jean  des  Mesnils,  diocèse  de  Rouen. 

Le  4  juin  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  Pontfol  appartenant  aux 
religieux  de  Ste  Barbe,  Fr.  Louis  Davy,  prieur  claustral,  et  les  chanoines 
de  ce  prieuré  nomment  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Guillaume 
Roger,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Pierre  Rivière,  pbrë, 
vicaire  de  S1  Loup-de-Fribois.  Cette  nomination  fut  déposée  par 
Biaise  Manchon,  sr  des  Becquets,  de  la  parr.  de  S'Vigor  de  Crèvecœur. 

Le  même  jour,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Rivière  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  16  juin  1695,  le  sr  Rivière  prend  possession  de  la  cure  de  Pontfol,  en 
présence  de  Mre  Nicolas  de  Laporte,  pbfë,  curé  d'Auvillers  et  doyen  de 
Beuvron  ;  Me  Michel  des  Aulnez,  pbfë,  curé  de  Corbon,  et  autres  témoins. 


REGISTRE    II  143 

32©.  —  Le  22  sept.  1690,  Me  Jean  Le  Sueur,  fils  de  Pierre  et  de 
Marie-Magdeleine  Duperrey,  de  la  pair,  de  S4  Etienne  d'Elbœuf, 
diocèse  de  Rouen,  reçoit  à  Rouen  la  tonsure  cléricale. 

Le  21  août  1690,  il  est  reçu  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris. 

Le  lpr  août  1693,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le  14  décembre  1694,  il  est  nommé  par  icelle  sur  l'abbaye  de  S1 
Ev  rouit. 

Le  10  mai  1695,  led.  sr  Le  Sueur,  acolyte,  représenté  par  Me  Jean 
Hébert,  pbfê  demeurant  à  Lx,  fait  signifier  ses  noms  et  grades  aux 
religx  de  S1  Evroult. 

331 .  —  Le  13  juin  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Jean-de-la- 
Léqueraye  appartenant  à  l'archidiacre  du  Lieuvin,  Mre  Christophe 
Le  Nepveu,  pbrë,  chanoine  et  archidiacre  du  Lieuvin  en  la  cathédrale  de 
Lx,  se  trouvant  présentement  à  Paris,  à  l'hôtel  de  Matignon,  rue  St 
Dominique,  quartier  S1  Germai n-des-Près,  nomme  à  lad.  cure,  vacante 
par  la  mort  de  Me  François  Pecqueult,  dernier  titulaire,  la  personne  de 
Me  Olivier  de  Montargis,  pbrë  du  diocèse  de  Lx  et  curé  de  Courtonne- 
la-Ville. 

Le  16  juin  1694,  Mre  Audran,  vie.  g1.,  donne  aud.  sr  de  Montargis 
la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  13  mai  1695,  le  sr  de  Montargis  prend  possession  de  la  cure  de 
S-Jean  de  la  Léqueraye,  en  présence  de  Me  Nicolas  Desnos,  pbrë, 
curé  de  Jouveaux,  Me  Robert  Gousseaume,  pbrë,  desservant  lad. 
pair  de  la  Léqueraye,  Me  Gilles  de  la  Noe,  clerc  de  la  par?  de  S1  Victor 
d'Epines. 

..322.  —  Le  16  mai  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  des  Breholles 
appartenant  au  seigr  du  lieu,  «  Charles  Le  Court,  escuier,  advocat  au 
parlement  de  Rouen,  y  demeurant,  propriétaire  de  la  terre  nommée 
les  Breholles,  située  en  la  pair  de  S1  Clair,  diocèse  de  Lx,  vicomte 
d'Auge,  »  nomme  à  lad.  chapelle,  vacante  par  la  démission  deMe  Adrian 
Manger,  pbrë  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  François  Defrance, 
pbrë  habitué  en   la  par?  de  N.-D.  de  Tinchebray,  diocèse  de  Bayeux. 

I   V.  48  .). 

Le  8  juin  1695,  le  seigr  évoque  donne  aud.  s*  Defrance  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  14  juillet  1695,  le  s*  Defrance  prend  possession  de  la  chapelle  de 
Sto  Trinité  des  Breholles,  en  la  par?,  de  S1  Clair-en-Auge.  Fait  et  passé 
'•n  la  pan*,  de  S1  Clair  de  Barneville,  manoir  de  la  Rosière,  en  la  pré- 
sencede  Me  Robert  Aubry,  pbrë,  curé  de  Goustranville,  et  autres  témoins. 

323.  —  Le  <S  juin  1695,  dispense  de  parenté  au  4°  degré  pour  le 
mariage  entre  Gilles-Antoine  Descorches,  Escr,  seigr  de  la  par?,  des 


144  INSINUATIONS    ECCSLÉSIASTIQUES 

Genettes,  diocèse  d'Evreux,  demeurant  en  lad.  pair.,  et  damUe  Marie- 
Anne  Descorches,  du  diocèse  de  Lx. 

324.  —  Le  20  juin  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Dufour,  desservant 
la  4e  portion  de  S1  Germain-la-Campagne,  dispense  de  bans  pour  le 
mariage  de  Marie  Frécourt. 

325.  Le  21  juin  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Letaillpis,  pbrë,  curé 
des  Parfontaines,  du  sr  Paon,  vicaire  de  Pont-l'Evêque,  et  du  sr 
Gallot  (1),  vicaire  du  Mesnil-sur-Blangy,  dispense  de  bans  pour  le 
mariage  entre  Me  Charles  Delanney,  avocat,  fils  de  Me  Jean  Delanney, 
bailly  de  Cormeilles,  et  de  Michelle  Aubert,  natif  de  la  pair,  du  Mesnil 
et  demeurant  aux  Parfontaines,  d'une  part,  et  Marie-Françoise  Bro- 
chard,  fils  de  Jacques  Brochard,  sr  des  Querrières,  de  la  pair,  de  Pont- 
l'Evêque. 

326.  —  Le  26  juin  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Jumel,  pbrë,  des- 
servant la  pair,  de  Blangy,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Paul  Durand  et  Catherine  Passet. 

32T.  — Le  2  juillet  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Dault,  vicaire  de 
S1  Germain-la-Campagne,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Pierre  Ricquier  et  Marie  Trinité. 

328.  —  Le  10  juin  1695,  Me  Jean  Ledanois,  pbrë,  chapelain  de 
Ste  Catherine  en  la  Cathédrale,  étant  «  malade  et  gisant  en  son  lict,  )) 
fait  son  testament.  —  Ce  testament  ne  renferme  que  des  détails  tout  à 
fait  ordinaires  et  dans  lesquels  nous  n'entrerons  pas. 

329.  —  Le  4  juillet  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Coustey,  vicaire  de 
la  Chapelle-Bayvel,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  d'Angélique 
Pelcat. 

330.  —  Le 5  juillet  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Pierre  Noël,  sr  de  la  Chesnée,  fils  de  Jacques  et  de  Marie  Frontin,  de 
la  pafr.  de  la  Gravelle,  d'une  part,  et  damlle  Marie-Françoise  Héroult, 
fille  de  feu  François  et  de  Marie  Doisy,  de  la  parr.  de  Montpinçon. 

331.  —  Le  6  juillet  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Sorel,  pbre,  curé 
de  Tourgéville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Pierre  Guillochet. 

332.  —  Le  7  janv.  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  Berville-sur- 
la-Mer  appartenant  au  Chapitre  de  Lx,  Me  Nicolas  Guerard,  pbrë,  Me 
ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Fatouville,  requiert  des 
srs  chanoines  sa  nomination  à  lad.  cure  de  Berville  vacante  par  la  mort 
de  Me  Gabriel  Dumoulin,  pbrë,  dernier  titulaire,  décédé  au  mois  d'octo- 
bre précédent.  Le  Chapitre  n'ayant  fait  aucune  réponse,  le  sr  Guerard 
proteste  se  pourvoir  devant  qui  de  droit. 


(1)  Il  6e  nommait  Guillaume.  (Registre  des  baptêmes  de  Mesnil-sur-Blangy) 


REGISTRE    II  145 

F.e  21  octobre  1695,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Guerard  la  colla- 
tion de  lad.  cure  à  laquelle  il  a  été  nommé  par  le  Chapitre  de  Lx. 

Le  2 1  juin  1695,  le  sr  Guerard  prend  possession  de  la  cure  do  Berville, 
en  présence  de  Mes™  Hercule-Bernard  Le  Grix,  Escr,  srde  Heurteauville, 
ci  plusieurs  autres  témoins. 

333.  —  Le  10  janvier  1695,  Me  Nicolas  Lefebvre,  pbrë,  curé  de 
S'  Ouen  de  Grestain  et  de  S*  Martin  de  Oarbec,  donne  sa  procuration 
pour  résigner  lad.  cure  de  Grestain  entre  les  mains  N.-S.-P.  le  pape 
en  faveur  de  Me  Elie  Commely,  pbrë,  vicaire  de  Genneville.  (V.  102). 

Le  20  févr.  1695,  led.  sr  Commely  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice. 

Le  2  mai  1695,  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  son  visa 
auxd.  lettres  de  provision. 

Le  24  juin  1695,  le  sr  Commely  prend  possession  de  la  cure  de  Grestain. 

334.  —  Le  14  juillet  1695,  vu  l'attestation  du  sr  De  la  Croix,  prieur- 
curé  de  Monceaux,  et  du  sr  Pollin,  vicaire  du  Mesnil-Simon,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  entre  François  Guillaume  et  Marie  Quesnel. 

335.  —  Le  21  mars  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Sébastien 
de  Préaux,  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  René  de  Moges,  chevr, 
seigr  de  Préaux,  Le  Besnerey  et  Coullonges,  conser  du  roy  en  son  Grand 
Conseil,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Mre  Marc-Aurèle 
Deshayes,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Charles-David  Enguer- 
rand,  pbrë  du  diocèse  de  Bayeux  et  curé  de  Condé-sur-Risle. 

Le  29  mars  1695,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Enguerrand  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  1er  avril  1695,  le  sr  Enguerrand  prend  possession  de  la  cure  de 
Préaux,  en  présence  de  Mesre  Philippe  Denis,  Esc1",  sr  du  Val  ;  Pierre 
Plouin,  sr  de  la  Motte  ;  Me  Jacques  Le  Front,  pbrë,  desservant  lad.  pair., 
el  autres  témoins. 

Le  14  juillet  1695,  le  sr  Enguerrand  donne  sa  procuration  pour  rési- 
gner la  cure  de  Condé-sur-RisIé  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape 
en  faveur  de  Me  François  Denis,  diacre,  natif  de  la  par?,  de  S1  Pierre 
de  Courson. 

33<>.  —  Le  19  juillet  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Hagueron,  vicaire 
du  Pin,  et  du  sr  Dumoutier,  vicaire  de  Foiitaino-la-Louvot,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  entre  Martin  Benoist  et  Marie  Bayeux. 

33V.  —  Le  19  juillet  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Poullain,  vicaire 
de  S1  Christophe-sur-Risle,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Georges  Toustain  et  Magdeleine  Homo. 

33*.  —  Le  19  juillet  1695,  vu  l'attestation  du  sr  de  S10  Marie,  curé 
de  S'  Philbert-sur-Risle,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Pierre 
Maridoc. 

21 


146 


INSINUATIONS    ECCLESIASTIQUES 


339.  —  Le  29  avril  1695,  Mre  Jean-Baptiste  de  Mary,  Escr,  clerc 
tonsuré  du  diocèse  de  Coutances,  chanoine  prébende  de  la  Pommeraye 
en  la  cathédrale  de  Lx,  étant  de  présent  étudiant  en  l'Université  de 
Paris,  donne  sa  procuration  pour  résigner  led.  canonicat  entre  les  mains 
deN.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  François  Danse},  Esc*,  clerc 
tonsuré  du  diocèse  de  Coutances. 

340.  —  Le  7  oct,  1691,  Pascal  Mesnier,  fils  de  Charles  et  de  Marie 
Ricquier,  de  la  pair,  de  S1  Germain  de  Lx,  reçoit  la  tonsure  et  les 
ordres  mineurs.  (V.  61,  113). 

Le  9  juin  1694,  led.  sr  Mesnier,  sous-diacre,  est  reçu  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris. 

Le  23  févr.  1695,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur 
de  lad.  Université. 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  les  évôchés  et  les  Chapi- 
tres de  Lisieux,  Evreux  et  Séez,  sur  les  abbayes  de  S1  Evroult,  S1 
Pierre  de  Préaux,  N.-D.  de  Cormeilles,  N.-D.  de  Bernay,  N.-D.  de 
Grestain,  Ste  Barbe-en-Auge,  S*  Taurin  d' Evreux,  S1  Leufroy,  S1 
Pierre  et  S1  Paul  de  Conches,  S1  Martin  de  Séez,  N.-D.  de  Silly  et 
autres  lieux. 

Le  9  juillet  1695,  led.  sr  Mesnier,  diacre,  demeurant  à  Lisieux,  fait 
signifier  ses  noms  et  grades  aux  religx  de  Grestain,  en  présence  de 
Me  Elie  Commely,  curé  de  lad.  par? . 

Le  12  juillet  1695,  il  fait  faire  la  même  signification  au  seigr  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  Bernay  ; 

Le  18  juillet,  aux  religx  de  S1  Pierre  et  aux  dames  de  S'  Léger  de 
Préaux  ; 

Le  19  août,  aux  relig*  de  S'  Evroult  ; 

Le  26  août,  aux  chanoines  réguliers  de  Ste  Barbe-en-Auge. 

341 .  —  Le  25  juillet  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  simple  de 
S*  Jean,  en  la  pair,  du  Mesnil-Simon,  appartenant  au  seigr  du  lieu, 
Mesre  Tanneguy  Le  Prévost,  chevr,  marquis  de  S1  Julian,  Grandchamp, 
Mesnil-Simon  et  autres  lieux,  étant  -présentement  en  son  château  de 
Grandchamp,  nomme  à  lad.  chapelle,  vacante  par  la  mort  de  Me  Guillaume 
Nicolle,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Pierre  de  Jort,  pbfë, 
licencié  en  droit  canon  de  la  faculté  de  Paris,  originaire  de  la  pair. 
d'Estrées. 

343.  —  Le  28  mai  1695,  Me  Jean  Osmont,  pbfë  en  l'église  S*  Ger- 
main de  Lx,  fonde  en  lad.  église  trois  saluts  et  plusieurs  messes  pour 
lui,  pour  son  frère,  feu  Mre  Jean  Osmont,  aussi  pbrê,  et  ses  autres 
parents.  11  met  pour  condition  que  la  fondation  sera  acquittée  comme 
celle  de  feu  Charles  Mordant,  pbfë,  curé  de  S1  Germain. 

La  fondation  est  acceptée  par  Me  Robert  Morin,    pbrê,   curé  de  S1 


kKGISTKE    H 


in 


Germain  ;  MM  Louis  Mahiel  et  Jacques  Gohier,  pbfës  en  l'église  dad. 
lieu  :  Jean  Surlemont,  marchand,  trésorier  ;  Mes  Jean  Lecôq  et  Jean 
Le  Dorey,  consers  du  roy. 

343.  —  Le  1er  août  1695,  vu  l'attestation  de  M0  Pierre  Yon,  vicaire 
de  Ste  Catherine  de  Honfleur,  et  du  sr  Levavasseur,  vicaire  de  Penne- 
depie,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  François  Berthelot. 

:*44.  —  Le  1er  août  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  eritre 
Charles  Desmouceaux,  officier  chez  le  roy,  demeurant  en  la  pair,  de  Ste 
Opportune  du  Bosc,  diocèse  d'Evreux,  d'une  part,  et  damlle  Anne  de 
Pecqueult,  tille  de  Jean  de  Pecqueult,  Escr,  sr  delaFevrerie,  et  de  damUe 
Catherine  Auber,  originaire  de  la  par?,  de  Morainville  et  demeurant  en 
celle  de  Ste  Croix  de Cormeilles.  (V.  106). 

345.  —  Le  1er  août  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
François  Pigis  de  la  pair,  de  Coupesarte,  d'une  part  et  damlle  Léonore 
Deslandes,  fille  de  feu  Jacques  Deslandes,  Esc1",  et  de  damlie Louise 
Le  Filleul,  de  la  pair,  du  Mesnil-Oury. 

346.  —  Le  ~0  avril  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  érigée  en 
l'église  de  Tallonney  sous  l'invocation  de  la  Stc  Trinité,  appartenant  au 
seig1  du  lieu,  Mesre Charles Ragaine,  Esc1-,  srdelaHustelIiere;seigretpa- 
tron  de  Tallonney,  la  Motte, Fresneaux  et  autres  lieux,  demeurant  ordinai- 
rement à  Paris  et  se  trouvant  de  présent  en  la  ville  de  Fiers,  nomme  à 
lad.  chapelle  vacante  par  la  mort  de  Me  Jean  Rungeard,  pbfë,  dernier 
titulaire,  la  personne  de  Me  Thomas  Ragaine,  son  frère,  Escr,  pbrë  du 
diocèse  de  Séez.  Fait  et  passé  en  la  présence  de  Me  Nicolas  Ermeneult 
du  diocèse  de  Séez,  pbfë,  qui  avait  été  nommé  à  cette  chapelle  le  11  de 
ee  mois  et  qui  a  renoncé  volontairement  à  ses  droits. 

Le  5  juillet  1695,  led.  s*  Ragaine  prend  possession  dud.  bénéfice,  en 
présence  de  Me  Richard  Rungeard,  curé  de  'Tallonney,  et  autres 
témoins. 

34T.  —  Le  3  août  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Le  Mercier,  pbfë, 
desservant  la  pair,  de  S*  Michel-de-Livet,  et  du  sr  Buisson,  vicaire 
•  If  Livarot,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  dé  Philippe  Bazire,  de  la 
pair.  S1  Michel-de-Livet,  et  d'Anne  Hervieu. 

'ir*>*.  —  Le  '.)  oct.  1694,  Robert  Marescot,  fils  de  Jacques  et  de 
Françoise  Desvaux,  de  la  paFr.  de  Vimoutiers,  reçoit  la  tonsure  et  les 
ordres  mineurs. 

•irtU.  —  Le  ISsept.  1694,  Me  Etienne  fnger,  clerc  tonsuré,  reçoit 
les  ordres  mineurs. 

Le  même  jour  furent  ordonnés  sous-diacres  : 

M6  Jacques  Crochou,  acolyte  de  S*  Germain  de  Lisieux  {V.  78). 

Led.  s* Etienne  Inger,  acolyte  de  lad.  paFr.  de  S'  Germain.  (V.  97). 

3r»o.  — Le  5  août  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Hellouin,  curé  de 


148  INSINUATIONS   ECCLESIASTIQUES 

S1  Ouen  de  Pontaudemer,  et  du  sr  Linel,  curé  de  Formoville,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  entre  Robert  Halley  et  Geneviefve  Allain. 

351.  — Le  1er  août  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  S1  Laurent, 
fondée  en  l'église  de  l'abbaye  de  S1  Léger  de  Préaux,  appartenant  à 
l'abbesse  dud.  lieu,  Madame  Louise  de  Vaudetar,  abbesse  de  S1  Léger 
de  Préaux,  nomme  aud.  bénéfice,  vacant  par  la  mort  de  Me  Pierre 
Mallet,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Michel  Hubert,  pbrê, 
demeurant  en  la  pair,  de  Ste  Catherine  d'Honfleur.  (V.  4). 

Le  5  août  1695,  le  seigrévêque  donne  aud.  sr  Hubert  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  31  août  1695,  le  sr  Hubert  prend  possession  de  la  chapelle  S1 
Laurent,  en  présence  de  Me  Thomas  Chalot,  pbfë,  curé  de  S1  Michel  de 
Préaux,  et  autres  témoins. 

352.  —  Le  29  mars  1693,  Charles  Rosey,  fils  de  Philippe  et  de 
Marie  Lepetit,  de  lapaff.  de  S1  Denis  de  Pont-de-Vie,  reçoit  la  tonsure 
et  les  ordres  mineurs. 

353.  —  Le  10  juillet  1695,  Me  Jacques  Bunel,  pbfë,  Mc  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Pontaudemer,  fait  signifier  ses  noms 
et  grades  aux  religxde  Grestain. 

Le  18  juillet  1695,  il  fait  faire  la  même  signification  aux  relig*  de 
Cormeilles,  ainsi  qu'à  ceux  de  S*  Pierre  de  Préaux  et  aux  dames  de  S1 
Léger. 

354.  —  Le  8  août  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Morlet,  pbrë,  curé 
de  Ste  Foy-de-Montgommery,  dispense  pour  le  mariage  entre  Jacques 
Bonnet,  chevr,  seigr de  la  Tour,  vicomte  de  la  P ...,  fils  de  feu  Guil- 
laume de  Bonnet,  vivant  seig*  de  Flan  court  et  de  Rumesnil,  et  de  noble 
dame  de  Quedeville,  originaire  de  Ste  Foy,  d'une  part,  et  damlle  Elisa- 
beth Godard,  fille  de  Charles  Godard,  Escr,  seigr  et  patron  de  Bérigny 
et  autres  lieux,  conser  du  roy  au  bailliage  et  siège  présidial  de  Caen,  et 
de  noble  dame  Marie  Besnard  de  Jort,  de  la  ville  de  de  Caen. 

355.  —  Le  2  avril  1695,  Me  François  Le  Bas,  sous-diacre,  curé  de 
S1  Martin-de-Mailloc,  est  ordonné  diacre.  (V.  286). 

356.  —  Le  10  août  1695,  Robert  Levillain,  laboureur,  de  la  pair, 
de  S1  Pierre  de  Cantelou,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son 
fils,  Me  Robert  Levillain,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés. 

35T.  —  Le  25  juillet  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  «  S'  Jullian 
de  Foulcon  »  (S1  Julien-le-Faucon),  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre 
Richard-Tanneguy  Le  Prévost,  chevr,  marquis  de  S1  Julien,  seigr  de 
Grandchamp,  du  Mesnil-Simon,  du  Louvet,  capitaine  d'une  compagnie 
de  chevau-légers,  étant  de  présent  en  son  château  de  Grandchamp, 
nomme  à  lad.  cure  de  S1  Julien,  vacante  par  la  mort  de  Me  Georges 


REGISTRE   II  149 

Lecomte,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Jacques  Gervais, 
pbfê,  chanoine  de  l'église  collégiale  de  Cressenville  au  diocèse  de 
Bayeux. 

Le  5  sept.  1695,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Gervais  la  collation 
dud.  bénéfice. 

358.  —  Le  15  janv.  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  ou  mala- 
drerie  «  de  S1  Clair  et  S1  Biaise,  près  Lisieux  »,  appartenant  à  l'abbesse 
de  S1  Désir,  Madame  Charlotte  de  Matignon,  abbesse  de  l'abbaye 
royale  de  S1  Désir  de  Lx,  nomme  à  lad.  chapelle,  vacante  par  la  mort  de 
M*  Henry  Souchard,  pbfë  du  diocèse  d'Angers,  dernier  titulaire,  la 
personne  de  Mre  Jacques  de  Bonnechose,  pbrë  de  ce  diocèse. 

Le  14  févr.  1695,  led.  sr  de  Bonnechose  requiert  la  collation  épisco- 
pale  dud.  bénéfice.  Les  vicaires  généraux  lui  répondent  que  le  seigr 
évêque  «  a  reçu  ordre  du  roy  de  luy  envoyer  son  mémoire  et  son  advis 
conjointement  avec  Monsieur  l'intendant  sur  les  malladreries  désunies 
de  l'ordre  de  S' Lazare  pour  estre  réunies  aux  hospitaux  ;  que  lad.  mal- 
ladrerie en  est  du  nombre  dont  la  chapelle  fait  partie  ;  »  qu'en  consé- 
quence ils  ne  peuvent  donner  lad.  collation  sans  en  avertir  auparavant  le 
seigr  évêque  et  recevoir  sur  ce  ses  ordres. 

Le  16  févr.  1695,  à  la  suite  du  refus  des  vicaires  généraux,  Madame 
l'abbesse  fait  une  nouvelle  nomination  dud.  sr  de  Bonnechose,  en  pré- 
sence de  Jean  Formage,  sr  de  Clerval. 

Le  18  févr.  1695,  le  sr  de  Bonnechose  requiert  de  nouveau  les  pro- 
visions dud.  bénéfice  ;  mais  les  vicaires  généraux  persistent  dans  leur 
refus  pour  les  raisons  relatées  cy-dessus* 

Le  19  févr.  1695,  le  sr  de  Bonnechose  expose  en  bailliage  d'Orbec 
qu'il  a  été  pourvu  du  bénéfice-chapelle  ou  maladrerie  de  S1  Clair, 
«  située  au  bout  du  faubourg  de  S1  Désir,  »  par  illustre  dame  Charlotte 
de  Matignon,  abbesse  de  S1  Désir,  et,  qu'ayant  réclamé  la  collation 
épiscopale,  les  grands  vicaires  la  lui  avaient  refusée  sous  prétexte  «  que 
monsieur  l'Intendant  en  la  généralité  d'Alençon  a  envoyé  un  ordre  de 
bailler  des  relations  des  biens  et  revenus  de  pareilles  chapelles.  »  C'est 
pourquoi  le  suppliant  a  recours  à  l'autorité  de  Monsr  le  bailly  ou  de  son 
lieutenant  pour  qu'il  y  soit  permis  de  prendre  possession  pour  la  con- 
servation de  ses  droits.  Il  ajoute  «  qu'un  nommé  Antoine  David,  l'un 
des  gardes  du  roy  s'estant  fait  pourvoir  autrefois  de  lad.  chapelle  par  sa 
Majesté  sur  la  nomination  du  grand  aumosnier  de  France,  led.  David 
aurait  contesté  le  possessoire  de  lad.  chapelle  à  Me  Pierre  Mauger,  pour 
lors  pourvu  d'icelle  par  la  feue  dame  de  Raveton  ,  aussy  pour  lors 
abbesse  do  lad.  abbaye,  laquelle  se  serait  présentée  au  grand  conseil 
du  roy  etaurait  obtenu  arrest  du  26e  de  mars  1661  par  lequel  elle  estait 
maintenue  à  son  droit  de  présenter  à  lad.  chapelle,  et  le  sr  Mauger  au 


150  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

possessoire  d'icelle.   »   A  ces  causes,  led.  sr  bailli  autorise  lad.  prise 
de  possession. 

Le  19  févr.  1695,  en  vertu  de  l'arrêt  du  bailliage  d'Orbec,  le  sr  de 
Bonnechose  prend  possession  de  la  chapelle  S1  Clair,  en  présence  de  M - 
Guillaume  Bréard,  pbfê  de  la  paFr.  S1  Désir,  et  autres  témoins. 

Le  Ier  juillet  1695,  Madame  de  Matignon  nomme  à  lad.  chapelle  S1 
Olair,  vacante  par  la  mortdud.  sr  de  Bonnechose,  dernier  titulaire.  La 
personne  de  Me  Guillaume-Jacques  de  la  Vallée,  pbfë  du  diocèse  de 
Bayeux,  aumônier  de  Mgr  de  Matignon,  évêque  de  Lx. 

Le  29  juillet  1695,  led.  sr  de  la  Vallée,  demeurant  à  Thorigny,  dio- 
cèse de  Bayeux,  requiert  du  seigr  évêque  la  collation  dud.  bénéfice.  Sa 
Grandeur  repond  qu'elle  ne  peut  la  lui  accorder  parce  que  cette  chapelle 
est  réunie  à  l'hôpital  général  de  Lx  par  arrêt  du  Conseil.  Le  sr  de  la 
Vallée  proteste  se  pourvoir  devant  qui  de  droit. 

Le  1er  août  1695,  le  bailliage  d'Orbec  rend  un  arrêt  qui  autorise  le 
sr  de  la  Vallée  à  prendre  possession  dud.  bénéfice  pour  la  conservation 
de  son  droit. 

Le  lendemain,  celui-ci  prend  possession  de  la  chapelle  S1  Clair,  en 
présence  dud.  sr  Bréard,  pbrë  de  S*  Désir  ;  Me  Jean  Laignel,  sr  des 
Croix  ;  Me  Jean  Le  Rebours,  diacre  de  S*  Désir. 

:*5Î).  —  Le  29  mars  1675,  Pierre  Guesnon,  fils  de  Guillaume  et 
de  Marié  Dupuis,  du  diocèse  de  Paris,  reçoit  à  Paris  la  tonsure. 

Le  28  juillet  1680,  il  est  reçu  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris. 

Le  7  août  1683,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le8oct.  1693,  il  est  nommé  par  icelle  sur  l'abbaye  de  Ste  Barbe- 
on- Auge. 

Le  26  août  1695,  Fr.  Guesnon,  bachelier  en  théologie  et  Me  ès-arts 
en  l'Université  de  Paris,  chanoine  régulier  en  l'abbaye  de  Ste  Barbe, 
ayant  appris  que  l'on  avait  à  son  insu  fait  signifier  ses  grades  aux  religx 
dud.  monastère  et  que  par  suite  on  l'avait  nommé  au  prieuré-cure  de  la 
Motte  ;  et  même  que  l'on  avait  en  son  nom,  requis  la  collation  épisco- 
pale  dud.  bénéfice,  déclare  que  tout  s'est  fait  sans  son  ordre  et  sa  par- 
ticipation, et  qu'il  n'a  jamais  donné  aucune  procuration  à  cet  effet  ;  il 
tait  signifier  cette  déclaration  aux  religieux  de  lad.  abbaye.  (V.  98). 

Le  même  jour,  le  sr  Guesnon,  demeurant  en  l'abbaye  de  Ste  Barbe 
fait  signifier  ses  noms  et  grades  aux  religieux  du  lieu. 

•Î60.  —  Le  8  juin  1694,  la  nomination  au  prieuré-cure  de  N.-D. 
de  Bonneville-la-Louvet  et  à  son  annexe  la  chapelle  de  S*  Martin  du 
■Montfouqueran  appartenant  au  prieur  claustral  et  aux  chanoines  de 
S10  Barbe-en- Auge,  le  R.  P.  Joseph  Jullien,  pbrë,  chanoine  régulier  de 
S4  Augustin,  procureur  et  receveur  du  prieuré  de  Ste  Barbe,  remet  au 


REGISTRE   II  151 

notaire  apostolique  la  nomination  de  Fr.  Pierre  Le  Mesnager,  pbfë, 
chanoine  régulier  dud.  lieu,  aud.  prieuré-cure  vacant  par  la  mort  de 
Fr.  Charles  Descorches,  dernier  titulaire. 

Le  même  jour,  Me  Pierre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Le  Mesna- 
ger la  collation  desd.  bénéfices. 

Le  31  août  1694,  le  sr  Le  Mesnager,  chanoine  régulier  et  professeur 
de  théologie,  pourvu  de  lad.  cure  de  Bonne  ville  et  de  la  chapelle  du 
Montfouqueran,  dont  il  n'a  pas  encore  pris  possession,  donne  sa  procu- 
ration pour  résigner  ces  bénéfices  entre  1er  mains  de  N.-S.-P.  le  pape 
en  faveur  de  Me  Nicolas  Le  Bourg,  pbfë,  chanoine  régulier  de  Ste  Barbe, 
curé  de  Vi Haine  au  diocèse  du  Mans. 

Le  24  sept.  1694,  led.  sr  Le  Bourg  obtient  <en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision. 

(MT  Nicolas  Le  Bourg  ne  paraît  pas  avoir  donné  suite  à  ces  provisions 
obtenues  par  lui  en  cour  de  Rome.  Nous  n'avons  trouvé  ni  le  visa  épiscopal 
ni  le  procès-verbal  de  prise  de  possession,  et,  le  1er  février  1695,  Mr 
Jacques  Le  Bourg  obtient  des  lettres  de  per  obitum  sans  aucune  mention 
de  P.  Le  Mesnager  ni  de  N.  Le  Bourg). 

Lelerfévr.  1695,  Me  Jacques  Le  Bourg,  pbfë  du  diocèse  de  Lx, 
obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  per  obitum  du  prieuré-cure  de 
Bonneville-la-Louvet  et  de  la  chapelle  du  Montfouqueran,  vacants  parla 
mort  du  dernier  titulaire,  à  condition  qu'il  prendra  l'habit  des  religx  de 
S*  Augustin  et  fera  profession  dans  led.  ordre  après  une  année  deproba- 
tion. 

Le  2  sept.  1695,  le  seig1-  évêque  donne  son  visa  auxd.  lettres  de  pro- 
vision. 

Le  14  sept.  1695,  le  sr  Jacques  Le  Bourg  prend  possession  de  la  cure 
de  Bonneville-la-Louvet  et  de  la  chapelle  du  Montfouqueran,  en  présence 
de  Me  Benoist  Hellouin,  pbfë,  curé  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer  ;  M" 
Pierre  Marca,  aussi  pbfë  de  lad.  ville  ;  Me  Hubert  Baudry,  pbfë,  vicaire 
de  Bonneville  ;  Me  Robert  Baudry,  sr  de  Valauney  ;  Me  Jacques  Bonnet, 
acolyte  de  lad.  par?. 

3«1  •  —  Le  27  sept.  1695,  MesrP  Nicolas  Lambert,  conser  du  roy  en 
sa  cour  du  parlement  à  Paris,  donne  à  Mre  Guillaume  Boffrant,  clerc  du 
du  diocèse  de  Nantes,  bachelier  en  l'Université  de  Nantes,  l'induit  qui 
lui  appartient  à  cause  de  sad.  charge  de  conseiller,  consentant  à  cet  effet 
que  le  sr  Boffrant  obtienne  en  chancellerie  des  lettres  de  nomination 
dû  roy  pour  jouir  dud.  induit. 

Le 25  juin  1695,  le  roy  nomme  le  sr  Boffrant  pour  tenir  l'induit  au 
lieu  et  place  dud.  sr  Lambert  sur  l'abbaye  de  S1  Pierre  de  Préaux. 

Le  31  août  1695,  le  sr  Boffrant.  pbrë  du  diocèse  de  Nantes,  fait  signi- 
fier aux  religieux  de  Préaux  la  cession  d'induit  faite  en  sa  faveur, 


152  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

363.  —  Le  1er  août  1695,  Jacques  Leroy,  conser  du  roy,  trésorier 
de  France  au  bureau  des  finances  à  Alençon,  et  Pierre  Leroy,  son  fils, 
nomment  à  la  chapelle  S*  Jacques  de  leur  château  de  Morain ville, 
vacante  par  la  mort  de  Me  Jacques  Jouen,  pore,  dernier  titulaire,  la 
personne  de  M6  Pierre  Pecqueult,  pbfë  de  lad.  pafr.,  «  à  la  charge  par 
luy  de  dire  en  lad.  chapelle,  lorsqu'elle  sera  bastie  et  édiffiée,  une  messe 
à  voix  basse  tous  les  dimanches  et  festes  de  l'année  et  le  mercredi  de 
chaque  sepmaine  »,  à  leur  intention. 

363.  —  Le  5  août  1695,  Louis  Le  Mercier,  sr  des  Barbories,  bour- 
geois, demeurant  à  Lx,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son 
fils,  Me  François  Le  Mercier,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés. 

364.  —  Le  5  sept.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Besson,  curé  du 
Mesnil-Durand,  et  du  sr  du  Houlley,  pbfë,  ayant  desservi  la  parf .  de 
Lessard,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Guillaume  Marie,  de 
la  pafr .  de  Lessard,  d'une  part,  et  damlle  Marie-Françoise  de  Cintray, 
fille  de  feu  Jean-Baptiste  de  Cintray,  Escr,  sr  des  Essarts,  et  de  feue 
damlle  Geneviefve  Le  Michel,  de  la  pair,  du  Mesnil-Durand. 

365.  —  Le  15  août  1695,  Me  Robert  Marescot,  acolyte  de  Vimou- 
tiers,  constitue  en  sa  faveur  150  livres  de  rente,  afin  de  parvenir  aux 
ordres  sacrés. 

366.  —  Le  16  août  1695,  Me  François  Regnault,  fils  de  feu  Jean, 
de  la  pair,  de  S*  Germain  de  Clerfeuille,  clerc  étudiant  en  l'un  des 
collèges  de  Caen,  constitue  150  livres  de  rente  en  sa  faveur,  afin  de 
parvenir  aux  ordres  sacrés.  Fait  et  passé  en  présence  de  Me  Georges 
Chausson,  pbfë,  curé  dud.  S*  Germain.  (V.  i3i). 

367.  —  Le  26  août  1695,  Me  Thomas  Manchon,  acolyte,  demeu- 
rant à  S1  Loup-de-Fribois,  vicomte  d'Auge,  constitue  150  livres  de 
rente  en  sa  faveur,  afin  de  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

Le  28  août  1695,  lecture  dud.  acte  fut  faite  à  la  sortie  de  la  messe 
paroissiale  de  S1  Loup,  en  présence  de  Me  Pierre  Rivière,  pbfë,  vicaire 
de  lad.  pafr.  (V.  139). 

368.  —  Le  20  août  1695,  Jeanne  Vignes,  vve  de  Jacques  Le  Mer- 
lier^  demeurant  à  S1  Hippolyte-du-Bout-des-Prés,  constitue  150  livres 
de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  Nicolas  Le  Merlier,  acolyte,  afin  qu'il 
puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

Le  28  août  1695,  lecture  dud.  acte  fut  faite  à  l'issue  de  la  messe 
paroissiale  de  S1  Hippolyte,  en  présence  de  Me  Jean  Regnoult,  pbfë, 
curé  du  lieu.  (V.  134). 

369.  —  Le  25  août  1695,  Catherine  Lange,  vve  de  Jacques  Nicolle, 
et  M°  Jean  Nicolle,  pbfë,  son  fils,  demeurant  à  Lx,  constitue  150  livres 
de  rente  en  faveur  de  Me  André  Nicolle,  acolyte,  fils  de   lad.   veuve  et 


REGISTRE   II  153 

frère  du  sr   Jean,    afin    qu'il    puisse    parvenir    aux    ordres  sacrés. 

Le  28  août  1695,  lecture  dud.  acte  fut  faite  à  l'issue  de  la  messe 
paroissiale  de  Noroles,  en  présence  de  Mesre  Gabriel  Mallard,  Escr, 
pbre,  curé  dud.  lieu. 

370.  —Le  22  juillet  1694,  Me  Pierre  Patin,  pbre,  curé  de  la  lre 
portion  du  Mesnil-Germain,  et  à  présent  chanoine  régulier  de  S1  Augus- 
tin, demeurant  au  prieuré  de  Ste  Barbe,  donne  sa  procuration  pour 
résigner  lad.  cure  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de 
31e  Michel  Morin,  pbfê,  curé  des  Authieux-Soubz-Regnouard. 

Le  17  mai  1695,  led.  sr  Morin,  ayant  obtenu  en  cour  de  Rome  des 
provisions  de  lad.  cure  du  Mesnil-Germain,  donne  sa  procuration  pour 
la  résigner  en  faveur  de  Me  Henry  Fergant,  pbrë;  vicaire  de  lad.  pair. 

Le  17  juin  1695,  led.  sr  Fergant  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres 
de  provision  de  ce  bénéfice. 

Le  22  août  1695,  Mre  François  de  Carbonnel  de  Canisy,  vie.  g1, 
donne  son  visa  auxd.  lettres  de  provision. 

Le  4  sept.  1695,  le  s1  Fergant  prend  possession  de  la  cure  de  S*  Jean- 
Baptiste  du  Mesnil-Germain,  lre  portion,  en  présence  de  Me  Jacques 
Lepetit,  curé  de  la  2e  portion,  et  autres  témoins. 

3Ti  .  —  Le  14  sept.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Hellouin,  curé  de 
S1  Ouen  de  Pontaudemer,  et  du  sr  Pierre  Duval,  curé  de  Livet-sur- 
Authou,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Ollivier  Passerel,  fils 
de  Me  Ollivier  et  de  damlle  Magdeleine  De  la  Barre,  demeurant  en  lad. 
pafr.  de  Livet,  d'une  part,  et  damlle  Magdeleine  De  la  Biche,  fille  de  feu 
31e  Jean  et  de  damlle  Magdeleine  Guédier,  de  lad.  pair.  S*  Ouen. 

3?3.  —  Le  15  sept.  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1  et  officiai  de  l'évôché 
de  Lx,  commis  par  Sa  Sainteté  en  cette  partie,  fulmine  la  dispense 
d'irrégularité  accordée,  le  21  juillet  dernier,  à  la  requête  de  Me  Charles- 
François  de  Parey,  clerc  tonsuré,  pourvu  de  la  chapelle  Stc  Catherine 
en  la  Cathédrale. 

Le  sr  de  Parey  avait  exposé  à  Sa  Sainteté  «  qu'ayant  esté  au  service 
de  Sa  Majesté  dans  ses  armées  navales  et  porté  les  armes,  où  il  s'estoit 
trouvé  en  plusieurs  oceasions,  sans  néamoins  avoir  tué  ny  mutilé  per- 
sonne. Pourquoy  led.  suppliant,  qui  a  dessein  d'entrer  dans  les 
ordres  sacrés,  a  eu  recours  à  Sa  Sainteté  pour  estre  dispensé  de 
l'irrégularité  qu'il  pourroit  avoir  encourue.  » 

3T3.  —  Le  17  sept.  1695,  vu  les  attestations  du  sr  Dasnieres,  pbrë, 
curé d'Âmmeville,  du  sr  Pierre  Blaize,  dit  Potterie,  pbre,  curé  de  Gar- 
oetot,  et  du  sr  Bernière,  curéd'Abbeville,  diocèse  de  Séez,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  de  François  Duval. 

3T4.  —  Le22janv.  1694,  Mrf  Pierre  André,  pbrë  du  diocèse  de 
Bayeux,  docteur  en  théologie,  curé  de  S1  Nicolas  de  Caen,  obtient  en 


154  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

cour  de  Rome  des  lettres  de  provision,  de per  obilum,  des  canonicat  et 
prébende  de  Bourguignons  vacants  par  la  mort  de  Mre  Maurice  de  la 
Rye,  dernier  titulaire. 

375.  —  Le 4  oct.  1694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Nicolas  de 
Lhostellerie  appartenant  au  seigr  évêque  deLx,  Sa  Grandeur  nomme  à 
lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Claude  Moutier,  pbrë,  dernier 
titulaire,  la  personne  de  Me  Pierre  Guermont,  diacre  de  la  parr.  de  Cir- 
fontaine. 

376.  —Le  13  mai  1694,  «  Me  Michel  Du  Tertre,  pbfë,  curé  des  égli- 
ses annexées  de  Ste  Catherine  et  de  S1  Estienne  de  la  ville  de  Honfleur,  » 
y  demeurant,  «  lequel  a  cause  de  son  infirmité  estant  destenu  mallade 
dans  un  lict,  d'une  paralysie,  sans  espérance  den  pouvoir  guérir,  veu 
quil  est  aagé  de  soixante  et  dix-huit  ans,  »  donne  sa  procuration  pour, 
en  son  nom,  remettre  lesd.  bénéfices  entre  les  mains  de  son  Altesse 
Royale,  Monsieur,  frère  unique  du  roy,  qui  pourra  y  présenter  telle  per- 
sonne qu'il  aura  pour  agréable  ;  «  toutefois  le  suppliant  de  présenter  à 
la  nomination  la  personne  de  Me  Guillaume  Pépin,  acolyte,  demeurant 
en  la  ville  de  Honfleur,  tant  en  considération  des  bonnes  mœurs  dud. 
sr  Pépin  que  du  soin  par  luy  pris  de  l'instruction  des  peuples  de  la 
par?,  de  Ste  Catherine.  » 

Le  20  juillet  1694,  «Philippe,  fils  de  France,  frère  du  roy,  duc 
d'Orléans,  de  Valois,  de  Chartres,  de  Nemours,  vicomte  d'Auge,  »  nom- 
me aux  cures  de  S1  Estienne  et  de  Ste  Catherine  de  la  ville  de  Honfleur, 
la  personne  dud.  sr  Pépin,  «  pour  jouir  de  lad.  cure,  ajoute  le  duc 
d'Orléans,  comme  en  a  jouy  led.  sr  du  Tertre,  tant  qu'il  nous  plaira.  » 

Le  16  sept.  1694,  le  seigr  évêque  de  Lx  donne  aud.  sr  Pépin  la  col- 
lation desd.  bénéfices. 

Le  23  sept.  1694,  le  sr  Pépin  prend  possession  d'abord  de  la  cure  de 
St-Etienne  par  la  libre  entrée  en  l'église  du  dit  lieu  où  il  s'est  prosterné 
à  genoux  devant  le  S1  Sacrement  de  l'autel  ;  il  a  baisé  ensuite  le  maître- 
autel,  touché  le  missel  et  puis  s'est  assis  dans  la  chaise  où  les  sieurs 
curés  ont  coutume  de  se  mettre,  de  là  dans  celle  où  s'explique  «  la  Sainte 
Evangile  »  ;  puis  il  a  touché  les  fonts  baptismaux  et  sonné  la  cloche.  Il 
se  rend  ensuite  à  l'église  Ste  Catherine  où  il  recommence  les  mêmes 
cérémonies,  le  tout  en  présence  de  Me  Jean-Baptiste  Prenthout,  pbfë, 
vicaire  de  lad.  pair.  Ste  Catherine  ;  Me  Pierre  Yon,  vicaire  de  S1 
Estienne  ;  Mes  François  Lemare,  Marin  Goullay,  Constantin  Brière, 
Pierre  Play,  Michel  Hubert,  André  Thouroude,  Nicolas  Yon,  tous  pbres 
desd.  pair. 

377.  —  Le6févr.  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  Lieurey,  2e 
portion,  appartenant  alternativement  au  chanoine  prébende  de  la  3e  por- 
tion de  Lieurey  dont  la  prébende  est  depuis  longtemps  réunie  à  la  mai- 


REGISTRE   II  155 

trise  des  Enfants  de  chœur,  et  au  chanoine  prébende  de  la  2°  portion,  Mr 
h.-  doyen  et  les  srs  chanoines  nomment  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort 
de  Me  Jacques  Jouen,  pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Jean- 
Baptiste  Hémery,  pbfè  de  la  ville  de  Lx. 

Le  7  févr.  1693,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  Hémery  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  22  avril  1695,  le  sr  Hémery,  déjà  pourvu  de  la  lre  portion  de  la 
cure  de  Lieurey,  prend  aussi  possession  de  la  2e  portion.  (V.  179.) 

5T8.  —  Le  25  avril  1695,  Me  Jean-Baptiste  Varin,  pbrë,  cy-devant 
curé  de  Gerisy,  diocèse  de  Bayeux,  demeurant  à  Proussy  et  représenté 
par  Mp  Gabriel  Jean,  pbrë,  curé  de  Cerisy,  requiert  du  seigr  évêque  de 
Lx  la  collation  de  la  chapelle  simple  de  S'  Gabriel,  sise  dans  le  manoir 
seigneurial  des  Hayes,  en  la  pair.  S*  Sébastien  de  Préaux,  vacante  par 

la  mort  de  Me Aubert,  et  à  laquelle  il  a  été  nommé  par  noble 

dame  Marie  de  Pillières,  vve  de  Mesre  Gabriel  de  la  Lande,  Esc1-,  seigr 
du  lieu,  tutrice  de  ses  nobles  enfants.  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  vie. 
g',  répond  que  le  sr  Varin  devait  se  présenter  en  personne  et  que  néan- 
moins il  ferait  connaître  lad.  réquisition  au  seigr  évêque  absent.  Le  sr 
requérant  proteste  se  pourvoir  devant  qui  de  droit. 

5TO.  —  Le  1er  juillet  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Aubin  de 
Vieux-Pont,  lrc  portion,  appartenant  à  l'abbesse  de  S*  Désir,  Madame 
Charlotte  de  Matignon,  abbesse  de  l'abbaye  royale  de  S1  Désir,  nomme 
;'i  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  M0  Pascal  Mesnier,  dernier  titulaire  la 
personne  de  Me  François  Fromage  (Formage),  pbrë,  chapelain  et  vicaire 
de  la  cathédrale,  demeurant  à  Lx,  pafr*.  S1  Germain. 

Le  5  juillet  1695,  Mesre  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Formage 
la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  13  sept.  1695,  le  s1*  Formage  résigne  lad.  cure  de  Vieux-Pont 
entre  les  mains  de  lad.  dame  abbesse  sans  en  avoir  pris  possession. 

Le  15  sept.  Mme  de  Matignon  nomme  à  sa  place  la  personne  de 
Me  François-Antoine  Desperroys,  pbrë,  originaire  de  la  pair,  de  S*  Désir 
et,  le  même  jour,  Mre  Audran  donne  à  celui-ci  la  collation  dud.  bénéfice. 

:ïSO.  —  Le  21  avril  1695,  Me  Félix  Le  Genvre,  pbrë,  après  avoir 
résigné  la  cure  de  Gacey  en  faveur  de  son  neveu,  Me  Christophe  Le 
Genvre,  pbrë  du  diocèse  de  Séez,  obtient  de  Sa  Sainteté  qu'il  lui  soit 
fait  une  pension  de  300  livres  sur  les  revenus  de  lad.  cure  et  qu'il  soif 
autorisé  a  gardei-  une  partie  du  presbytère. 

lt*i  . —  Le30août  L694,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Antonin 
d'Epaigne  appartenanl  aux  religieux  del'abbaye  de  S1  Pierre  de  Préaux, 
If  siège  abbatial  étanl  vacant  par  la  moH  de  Mes1""  Molchior  de  Harod 
•  le  Sennevas,  baron  de  S'  Romain,  abbé  dud.  monastère,  dom  Jérosme 
Chevallier,  prieur  de  lad.  abbaye,  dom  Henry  .lusse  sous-prieur,  dom 


156  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

Christophe  Daubin,  dom  Charles  Tiboutot,  dom  Antoine  Curt,  dom 
Pierre  Davaran,  dom  Jean  Bouilliot,  dom  Denis  de  la  Perdrix,  tous  reli- 
gieux profès,  nomment  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  François 
Desnoyers,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Nicolas  Ermeneult, 
pbfë,  natif  de  la  ville  de  Séez. 

Le  1er  sept.  1694,  led.  sr  Ermeneult,  représenté  par  D.  Antoine  Curt, 
religx  et  procureur  de  lad.  abbaye,  fait  signifier  au  seigr  évêque  de  Lx, 
par  le  ministère  de  Me  Louis  Ricquier,  huissier  à  Lx,  led.  acte  de  pré- 
sentation de  sa  personne  à  la  cure  d'Epaigne.  Le  sr  Audran,  vie.  g1, 
proteste  de  la  nullité  dud.  acte,  attendu  que  le  bénéfice  a  été  rempli  par  le 
seigr  évêque. 

Le  4  sept.  1694,  le  sr  Ermeneult,  présent  en  personne,  requiert  dud. 
seigr  évêque  la  collation  de  lad.  cure.  Mre  Audran  la  lui  refuse  de  nou- 
veau, attendu  que  Sa  Grandeur  y  a  pourvu  de  plein  droit.  (V.  71). 

Le  2  nov.  1694,  le  sr  Ermeneult,  demeurant  à  Séez  parf.  S1  Gervais, 
résigne  led.  bénéfice  entre  les  mains  des  religx  de  Préaux. 

Le  19  nov.  1694,  lesd.  religieux  nomment  à  la  cure  d'Epaigne  la  per- 
sonne de  Me  Michel  Langlois,  pbrë  de  S1  Lo  de  Rouen. 

Le  22  nov.  Mre  Audran  refuse  aud.  sr  Langlois  la  collation  épiscopale. 

Le  3  décembre  1694,  sur  le  refus  de  Mre  Audran,  le  s*  Langlois  s'était 
adressé  au  métropolitain  pour  obtenir  les  provisions  de  la  cure  d'Epai- 
gne. Mais  celui-ci  avait  également  refusé  parce  que,  le  siège  abbatial 
étant  vacant,  la  nomination  revenait  â  l'évêque.  C'est  pourquoi  le  sr 
Langlois  sollicite  de  la  cour  du  parlement  de  Rouen  l'autorisation  de 
prendre  possession  dud.  bénéfice  ad  conservationem  juris  :  ce  qui  lui 
est  accordé. 

Le  10  décembre  1694.  en  vertu  de  l'arrêt  du  parlement,  le  sr  Langlois 
prend  possession  de  la  cure  d'Epaigne  pour  la  conservation  de  son 
droit,  en  présence  de  dom  Jérosme  Chevallier,  prieur  de  Préaux  ;  Mesre 
Charles  des  Hommets,  chevr,  seigr  et  patron  de  Martainville  ;  Me  Jean 
de  Sionville,  curé  de  S*  Georges  de  Gravenchon  ;  Me  Nicolas  Desnos, 
curé  de  Jouveaux  ;  Me  Nicolas  Gibert,  pbrë,  préposé  au  desservice  de 
lad.  pair.  d'Epaigne. 

Le  31  j an v.  1695,  sur  de  nouvelles  instances  dud.  sr  Langlois,  les 
vicaires  généraux  du  seigr  archevêque  de  Rouen  l'autorisent  à  prendre 
possession  de  la  cure  d'Epaigne  ad  conservationem  juris. 

Le  17  févr.  1695,  le  sr  Langlois,  représenté  par  Me  Jean-Baptiste 
Leloup,  pbfë  de  la  pair.  S1  Paty  de  Rouen,  prend  de  nouveau  posses- 
sion dud.  bénéfice,  en  présence  de  Me  Michel  Lemoinne,  curé  de  la 
Chapelle-Becquet  ;  led.  sr  de  Sionville,  curé  de  Martainville  ;  Me  Jean 
Hesdiard,  préposé  au  desservice  de  la  pair.  ;  led.  sr  Gibert,  vicaire 
d'Epaigne  ;  Mre  Louis  Tinan,  Esc1-,  srdes  Mares,  de  lad.  pair.  d'Epaigne. 


REGISTRE   II  157 

Le  7  avril  1695,  M0  Jean  Estienne,  pbfê  du  diocèse  de  Rouen,  obtient 
en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provision  de  la  cure  d'Epaigne  vacante 
par  la  résignation  faite  en  sa  faveur  par  le  srLanglois. 

Le  14  mai  1095,  le  seigr  évoque  donne  son  visa  auxd.  lettres  de  pro- 
vision, et  le  lendemain  le  sr  Estienne  prend  possession  dud.  bénéfice, 
en  présence  desd.  srsHesdiard  et  Gibert,  et  autres  témoins. 

Le  23  juillet  1G95,  le  sr  Estienne  donne  sa  procuration  pour  résigner 
la  cure  d'Epaigne  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me 
Louis  Gaultier,  pbrêdu  diocèse  de  Rouen,  premier  chapelain  de  l'église 
S1  Paul  de  Paris,  y  demeurant. 

Le  11  août  1695,  led.  sr  Gaultier  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres 
de  provision  dud.  bénéfice. 

Le  13  sept.  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1,  refuse  de  donner  son  visa 
auxd.  lettres  de  provision,  par  la  raison  que  la  cure  est  remplie.  Le 
sr  Gaultier  proteste  se  pourvoir  devant  qui  de  droit. 

Le  16  sept.  1695,  le  sr  Gaultier  en  ayant  appelé  au  métropolitain, 
les  vicaires  généraux  du  seigr  archevêque  l'autorisent  à  prendre  posses- 
sion ad  conservationem  juris . 

383.  —Le  21  sept.  1695,  Me  Luc  Hélix,  sous-diacre  d'Orbec,  est 
autorisé  à  recevoir  le  diaconat  à  Bayeux. 

383.  —  Le  9  févr.  1695,  Mesre  Richard  Regnouard,  Escr,  sr  de  la 
Fresnée,  demeurant  à  Rouen  et  se  trouvant  présentement  en  sa  maison 
à  S1  Sylvestre  de  Cormeilles,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de 
son  fils,  Me  Gaspard  Regnouard,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés. 


INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 


»U    iikmisi:    in:    i  i-iii  \ 


REGISTRE       III. 


1 .  —  Le  27  septembre  1695,  Mp  Louis  Gaultier,  pbrëdu  diocèse  de 
Rouen,  pourvu  de  la  cure  de  S1  Antonin  d'Epaigne,  en  vertu  de  la  rési- 
gnation de  Me  Jean  Estienne  et  de  la  collation  donnée  par  le  seigr  arche- 
vêque de  Rouen  sur  le  refus  de  Mre  Pierre  Audran,  vicaire  géné- 
ral de  Lx,  prend  possession  dud.  bénéfice,  en  présence  de  M° 
Jean  Hesdiard,  Me  ès-arts,  desservant  icelle  pair.  ;  Me  Nicolas  Gibert, 
vicaire  d'Epaignes  ;  Adrien  Larcher,  Escr,  sr  de  la  Prarie,  et  autres 
témoins. 

2.  —  Le  21  sept.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Yon,  vicaire  de  8tP 
Catherine  d'Honfleur,  et  du  sr  Hémery,  vicaire  de  Manneville-la-Raoult, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Louis  Lecoq  et  de  Françoise  Dieusy. 

3.  «—Le  21  sept.  1695,  Mre  Pierre  Audran,  vicaire  général,  accorde 
des  dimissoires  aux  sous-diacres  dont  les  noms  suivent,  afin  qu'ils 
puissent  recevoir  le  diaconat  à  Bayeux  : 

Jean  Caboulet,  sous-diacre  de  S1  Aubin-sur- Auquainville  ;   (F.  68.) 

Jean  Formeville,  sous-diacre  de  S1  Germain  de  Lx  ; 

François  Le  Bas,  sous-diacre,  chapelain  de  la  Chapelle  S1  Jean  en  la 

Cathédrale;  (V.  285.) 

Etienne  Inger,  sous-diacre,  chapelain  de  la  chapelle  S1  Ursin  en  la 

Cathédrale  ; 
Pierre  Lamy,  sous-diacre  d'Orbec  ; 
Jacques  Béguin,  sous-diacre  de  S1  Désir  de  Lx  ;  (  V.  495.) 
Jean  Levavasseur,  sous-diacre  de  S1  Jacques  de  Lx  ;  (V.  73.) 
Guillaume  Hersent,  sous-diacre  du  Mesnil-Froger  ;  (V.  108,  206.) 
Jacques  Crochon,  sous-diacre  de  S1  Germain  de  Lx  ; 
Louis  de  Dramard,  sous-diacre  de  Gonneville-sur-Dives  ; 
Robert  Laisney,  sous-diacre  de  la  pair,  de  Selles; 
Charles  d'Orville,  sous-diacre  de  la  pari1,  des  Champeaux  ;  (  1.50, 460 ■) 
Guillaume  Tousey,  sous-diacre  de  S*  Germain  de  Lx  ; 


REGISTRE    III  159 

François  Desclos,  sous-diacre  de  S1  Germain  de  Lx  ; 
JeanFerey,  sous-diacre  de  S*  Philbert-sur-Rille.  [Y.  425.) 
"5.  —  Le  21  sept.  1695,  les  diacres  dont  les  noms  suivent  sont  auto- 
risés à  recevoir  la  prêtrise  à  Baveux. 

François  Le  Bas,  diacre,  curé  de  S*  Martin  de  Mailloc  ; 

Thomas  Chanu,  diacre,  religieux  proies  de  l'abbaye  de  Grestaia  ; 

Louis  Fourquemin,  diacre  de  la  pair,  de  Folle  ville  ; 

Jacques  Caillot,  diacre  de  la  pari',  de  Folleville  ; 

Charles  Laugeois,  diacre  de  la  pair,  du  Pin  ; 

Pierre  Hudoux,  diacre  de  la  pafr.  de  la  Chapelle-Hareng'  ;  (V.  483.) 

Robert  Yauquelin,  diacre  de  la  pair,  du  Favril  ; 

Nicolas  Quittebœuf,  diacre  de  la  pafr.  S'  Ouen  de  Pontaudemer  ; 

Pierre  Mariolle,  diacre  de  S1  Germain  de  Lx  ; 

5 .  —  Jean  Pottier,  diacre  de  S*  Martin  de  la  Croupte  ; 
Jacques  Roger,  diacre  de  Beaufay  ; 

Gaspard  Froger,  diacre  de  la  par?,  de  Villers-en-Ouche  ; 
François  Denis,  diacre  de  la  pafr.  de  Meulles  ;  (V.  455.) 
Jean-Baptiste  Hue,  diacre  de  S*  Georges-du-Mesnil  ;   (V.  138,  462.) 
Jean  Le  Roux, diacre  de  la  pafr.  de  Vimoutiers  ; 
Pierre  Le  Courtois,  diacre  de  S1  Germain  de  Pontaudemer  ; 
Jean  Le  Rebours,  diacre  de  S1  Désir  de  Lx  ; 
Grégoire  Ridel,  diacre  de  S1  Pierre  du  Regnouard  ; 
Jean-Baptiste  Desperriers,  diacre,  chanoine,  chèvecier  de  la  Cathé- 
drale ; 

Michel  Fortin,  diacre  de  la  pafr.  de  Vimoutiers. 

Pierre  Gontier,  diacre  de  S1  Victor-de-Chrétienville  ;  (V.  167.) 

6.  —  Le  21  sept.  1G95,  les  acolytes  dont  les  noms  suivent  sont  auto- 
risés à  recevoir  le  sous-diaconat  à  Bayeux  : 

Pierre  Ferey,  acolyte  de  Fervaques  ;  (V.  275,  443.) 
Robert  Inger,    acolyte,  titulaire  de  la  chapelle    S'   Michel    en    la 
Cathédrale  ;  (V.  236.) 
Michel  De  la  Salle,  acolyte  de  Ste  Catherine  de  Honfleur  ;  (V.  293.) 
Charles  Halbout,  acolyte  de  S' Jacques  de  Lx  ;  (V.  247.) 
André  Xicollc,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  ; 
Claude  ïlellouin,  acolyte  de  S*  Ouen  de  Pontaudemer  ;  (V.  277.) 
Etienne  de  Mannoury,  acolyte  de  la  pafr.  de  Putot  ;  (V.  283,  388.) 
André  Fréminot,  acolyte  de  la  pafr  de  Folleville  ;  (F. 266.) 
Michel  Pastey,  acolyte  delà  pan*,  de  Cirfontaine;  (V.  267,  426.) 
Robert  Delamare,  acolyte  do  la  pafr.  de  Giverville  ;  (  V.  305.) 
•Jacques  Delamare,  acolyte  de  la  parr.  de  Fervaques;  (V.  260,  307.) 
Jean  Delamare,  acolyte  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer  ;  (  V.  273.) 
Louis  Jourdain,  acolyte  de  la  pair.  d'Auquainville  ;  [V.  247,   292.  j 


160  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

Pierre  Girey,  acolyte  de  la  pair  d'Arameville  ;  (V.  269.) 
Louis  Desvaux,  acolyte  de  la  pair,  de  Vimoutiers  ;  {V.  136,  236.) 
Pierre  Hareng,  acolyte  de  la  par?.  d'Ammeville  ;  (V.  153.) 
Jean  Gondouin,  acolyte  de  la  paFr.  de  Vimoutiers  ;  (V.  295.) 
François  Hubert,  acolyte  de  la  pair.  deSte  Croix  de  Bernay  ;  (V.  151.) 
François  Regnault,  acolyte  de  la  pair,  de  Clairfeuille  ; 
Pierre  Cherville,  acolyte  de  Ste  Croix  de  Cormeilles;  (V.  268.) 
André  Hudebert,  acolyte  de  la  pair.  deMardilly  ;  (V.  298.) 
T.  —  François  Le  Mercier,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  ;   (V.  247.) 
Robert  Levillain,  acolyte  de  S*  Pierre  de  Cantelou  ;  (V.  152.286.) 
Louis  Le  Ricque,  acolyte  de  la  pair,  de  Campigny  ; 
Gaspard  Le  Grix,  acolyte  de  N.-D  du  Pré  de  Pontaudemer  ;  (  V.  245.) 
Jean  Duval,  acolyte  de  Friardel  ;  (V.  281.) 
Piere  Deschamps,  (1)  acolyte  d'Orbec  ;  (V.  7.) 
Louis  Guibert,  acolyte  d'Epaigne;  V.  289.) 
Thomas  Manchon,  acolyte  de  S1  Loup  de  Fribois  ;  V.  245.) 
Jacques  Anfrie,  acolyte  du  Sap  ;  (V. 384,444.) 
Mathurin  Lehoult,  acolyte  du  Sap;  (V.  247.300.) 
Nicolas  Cornois,  acolyte  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer;  (Y.  278,287.) 
Robert  Champion,  acolyte  de  la  Goulafrière;  (V.  245,247.) 
Jean  Le  Vallois,  acolyte  de  S*  Jacques  de  Lx  ;  (V.  274,301.) 
Nicolas  Le  Merlier,  acolyte  de  S1  Hippolyte,  près  Lx  ;  {Y.  245.) 
François  Touchet,  acolyte  de  la  pair,  de  Ticheville  ;  Y.  294.) 
Isaac  Cantrel,  acolyte  de  la  pair,  de  Duranville  ;  (V.  286,313.) 
Charles  Rosey,  acolyte  de  la  pair,  de  Pont-de-Vie  ; 
Robert  Marescot,  acolyte  de  la  pafr.  de  Vimoutiers  ; 
Michel  Fouques,  acolyte  de  la  pair,  du  Planquay  {V.  299.) 
Daniel  Busquet,  acolyte  de  la  pair,  de  S1  Cande-le- Vieux  ;  (V.  245.) 
Jacques  de  Marguerie,  acolyte  de  Montpinçon  ;  (V.  34,212,311.) 
Nicolas  Duthuit,  acolyte  de  Ste  Croix  de  Bernay  ;  (V.  89.) 
Jacques  Lachey,  acolyte  de  S1  Philbert-des-Champs  ;  (V.  247,280,) 
Charles-François  de  Parey,  clerc  de  Fauguernon,  est  autorisé  à  rece- 
voir les  ordres  mineurs  a  Bayeux  ou  à  Coutances.  (V.  59.) 

8.  —  Le  18  sept.  1695,  Me  François-Antoine  Desperroys,  pbrë, 
nommé  par  Mme  Charlotte  de  Matignon,  abbesse  de  S*  Désir  et  patronne 
de  la  lre  portion  de  Vieux-Pont,  à  lad.  cure  de  Vieux-Pont,  vacante  par 
la  démission  de  Me  François  Formage,  dernier  titulaire,  prend  posses- 
sion de  ce  bénéfice,  en  présence  de  Me  François  Cappelain,  curé  delà 
2e  portion  ;  Me  Alexandre  Odienne,  pbre,  curé  de   S1  Désir  de   Lx  ; 


(1)  Ce  Deschamps  doit  être  le  même  que  celui  dont  il   est  parlé   I.  123,   originaire  de  la 
Goulafrière. 


REGISTRE    III  161 

Mp  Jacques  Lormelot,  pbrë  de  Vieux-Pont  ;  Mesrp  Jacques  de  Guerpel , 
Escr.  seigr  de  Vieux-Pont,  y  demeurant. 

O.  — Le  22  sept.  1095,  vu  l'attestation  du  sr  Vallet,  pbrë,  curé  de 
Mittois,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Geoffroy  Guerard. 

ÎO.  —  Le  24  sept.  1695,  Pierre  Boisney,  fils  de  Charles  et  de 
Marie  Aubert  de  la  pair,  de  Favril,  est  autorisé  à  recevoir  à  Paris  la 
tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

il.— Le  13  août  1695,  Mre  Alphonse  du  Houlley  d'Argouges, 
sous-diacre  du  diocèse  de  Lx,  conseiller  en  la  grande  chambre  du 
parlement  de  Rouen,  prétendant  qu'il  est  justifié  que  Me  Jean-Baptiste 
de  Mary  est  enrôlé  clans  une  compagnie  d'infanterie  et  que  Me  Claude 
Cornavin  n'a  aucun  titre  coloré,  supplie  la  cour  du  parlement  de  Paris 
d'ordonner  qu'en  attendant  le  jugement  de  l'affaire,  il  soit  autorisé  à 
desservir  la  prébende  de  la  Pommeraye  en  la  Cathédrale  de  Lx,  et  qu'il 
soit  enjoint  au  chapitre  de  lad.  cathédrale  de  l'installer  et  de  le  recevoir 
tant  au  chœur  qu'au  chapitre  et  de  lui  délivrer  les  revenus  dud.  bénéfice. 
Lesd.  srs  de  Marry,  clerc  du  diocèse  de  Coutances  et  Cornavin,  pbrë, 
bachelier  en  théologie,  prétendant  droit  aud.  bénéfice,  n'ayant  pas  répondu 
ii  l'assignation  qui  leur  avait  été  adressée,  la  cour  ordonne  que  led.  srdu 
Houlley  desservira  lad.  prébende  et  jouira  des  revenus. 

Le  20  sept.  1695,  le  sr  du  Houlley,  pourvu  en  régale  des  canonicat  et 
prébende  de  la  Pommeraye,  et  après  la  sentence  du  parlement  de  Paris, 
est  mis  en  possession  dud.  bénéfice,  en  présence  du  Chapitre  et  de 
Me  Jacques  Millet,  pbrë,  chapelain  de  la  3e  portion  de  N.-D.,  et  de  Me 
Robert  Le  Roux,  maitre  de  musique  de  la  Cathédrale. 

13.  —  Le  27  sept.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Hagueron,  curé  du 
Pin,  et  du  sr  Bellencontre,  vicaire  de  S*  Pierre-de-Cormeilles,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  de  Nicolas  Letanneur  et  de  Marguerite  Colmar. 

13.  —  Le  27  sept.  1695,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Alexandre  de  Jacqueson,  Esc1-,  sr  de  Vieux,  fils  de  feu  Nicolas  de 
Jai(|ueson,Escr  seigr  de  Vieux,  et  de  damlle  Marguerite  Jean,  de  la  pair. 
ae  Feuguerolles,  diocèse  de  Bayeux,  d'une  part,  et  damlle  Françoise 
Perrote,  Vve  de  Gabriel  Leloutrel,  Escr,  sr  de  Haut-Mesnil,  officier  de  la 
Maison  du  roy,  demeurant  au  Mesnil-Oury. 

14.  —  Le  27  sept.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  de  la  Borne,  pbrë, 
baré  de  Berthouville,  et  celle  du  sr  Duval,  pbrë,  desservant  la  pair,  de 
S1  Cyr  de  Salerne,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Pierre  Filloque 
'■i  d'Angélique  Deshayes. 

15.  —  Le  'JH  sept.  1695.  dispense  de  parenté  au  4e  degré  pour  le 
mariage  entre  Me  François  Valmont,  archer  en  la  prévôté  générale  de 
Normandie  au  bailliage  d'Evreux,  et  Marguerite  Delamare,  de  la  pair. 
de  Morsan. 

22 


162  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

16.  —  Le  29  sept.  1G95,  vu.  l'attestation  du  sr  Goulafre,  pbfë,  curé 
de  Ste  Croix  de  Bernay,  et  celle  du  sr  Querey,  pbfë,  curé  de  Bournain- 
ville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Jean  Fourquemin  et  Marie 
Gautier,  VvedeMe  Jacques  Mitastre,  de  lad.  pari-,  de  Ste  Croix. 

1T.  —  Le  6  sept.  1695,  Me  Jacques  Gervais,  pbfë,  l'un  des  cha- 
noines prébendes  de  l'église  collégiale  de  Ste  Marie  de  «  Cressanville  I), 
diocèse  de  Bayeux,  nommé  par  MrR  Richard-Tenneguy  Le  Prévost, 
chevr,  marquis  de  «  S1  Julian  »  et  autres  lieux  à  la  cure  de  «  S1  Julian  de 
Foucon  »  (S1  Julien-le-Faucon),  vacante  par  la  mort  de  Me  Georges  Le- 
comte,  dernier  titulaire,  prend  possession  dud.  bénéfice,  en  présence  de 
Me  Robert  Hurel,  pbfë,  curé  de  S1  Crespin  ;  MR  Etienne  Le  Camus,  pbrë, 
curé  de  Grandchamp  ;  Mrc  Pierre  Hébert,  Escr,  de  lad. pair,  de  S1  Crespin. 

18.  —  Le  G  sept.  1G95,  Mre  Pierre  Audran,  vicaire  général  de  Lx, 
sur  la  présentation  des  religieux  de  Fécamp,  donne  à  Me  Pierre  Chaulin, 
pbfë  du  diocèse  de  Séez,  la  collation  de  la  cure  de  S*  Just  de  Daubœuf, 
vacante  par  la  mort  de  Me  Lailler,  dernier  titulaire. 

Le  2  octobre  1695,  led.  sr  Chaulin  prend  possession  de  ce  bénéfice, 
en  présence  de  Mre  Robert  du  Mesnil,  Escr  ;  Me  Guillaume  Vattier,  sr  de 
la  Closture,  garde  à  cheval  de  son  Altesse  Royale,  Monsieur,  frère 
unique  du  roy,  et  autres  habitans  de  Daubœuf. 

19.  —  Le  4  oct.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Laisney,  pbrë,  curé  de 
N.-D.  de  Pontaudemer,  et  celle  du  sr  Gibert,  vicaire  d'Epaigne,  dis- 
pense de  bans  pour  le  mariage  entre  Alexandre  Aubert  et  damlle  Fran- 
çoise Yarennes,  Vve  de  François  Le  Grix,  Escr,  sr  du  Plessis,  de  lad. 
pari'.  d'Epaigne. 

30.  —  Le  5  oct.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  curé  de  S1  Paul-de- 
Courtonne  et  celle  du  sr  Le  Front,  vicaire  de  S1  Martin-de-Mailloc,  dis- 
pense de  bans  pour  le  mariage  de  Nicolas  Férey,  de  la  pair,  de  S1  Paul. 

31.  —  Le  26  sept.  1695,  «  noble  et  discrette  personne  »,  Mre 
Jacques  Desperroys,  pbfë,  pourvu  de  la  4e  portion  de  la  cure  de  S* 
Germain-de-la-Campaigne,  prend  possession  dud.  bénéfice,  en  présence 
de  Me  Adrien  Lepetit,  curé  des  Vaux  ;  Mre  Louis  du  Houlley,  pbrë  ;  Me 
Louis  Yauquelin,  pbrë,  desservant  lad.  4e  portion,  et  autres  témoins. 

33.  —  Le  10  oct.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Morin,  pbfë,  curé  de 
S1  Germain  de  Lx,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Robert  Friscault. 

33.  —  Le  11  oct.  1G95,  vu  l'attestation  du  sr  Leliquerre,  pbfë,  curé 
de  Bonneval,  et  du  sr  Vallée,  vicaire  de  S1  Evroult-de-Montfort,  dis- 
pense de  bans  pour  le  mariage  entre  Mesre  Louis  du  Houlley,  Escr,  sr 
de  la  Cauvinière,  de  la  pair,  de  Bonneval,  d'une  part,  et  noble  dame 
MaWe-Anne  de  Lannoy,  Vve  de  Jacques  de  la  Vallée,  Escr,  sr  du  lieu, 
originaire  de  la  paff .  de  Monnay  et  demeurant  à  présent  en  celle  de  S1 
Evroult. 


REGISTRE    III  163 

24.  — Le  18  oct.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Le  Michaut,  curé  de 
Lacaalde  (Lécaude),  et  celle  de  Me  Isaïe  Pôllin,  vicaire  duMesnil-Simou, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Robert  de  Lespiney,  Escr,  sr  de 
Creveuil,  fils  de  Thomas  de  Lespiney,  vivant  Esc',  sr  des  Garennes,  et 
de  dam110  Marie  de  Mahiet,  de  lad.  pair,  de  Lacaulde,  d'une  part,  et 
damlle  Magdeleine  Lecavellier,  fille  de  feu  François  Lecavellier,  srdu 
Breuilj  et  de  damlle  Jacqueline  Le  Grand,  de  la  pair,   du  Mesnil-Simon. 

25.  —  Le  22 sept.  1695,  la  nomination  au  vicariat  perpétuel  du 
prieuré-cure  de  N.-D.  de  Mézidon  appartenant  au  prieur  de  Ste  Barbe- 
en-Auge,  autrement  dit  S1  Martin  d'EcajeuJ,  Me  Jean  Davy,  pbfê, 
chanoine  régulier  de  l'ordre  de  S1  Augustin,  congrégation  de  France, 
prieur  dud.  prieuré  de  Ste  Barbe,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  parla 
démission  deFr.  Nicolas  Chaillou,  pbfê,  chanoine  régulier  dud.  ordre, 
la  personne  de  Fr. Pierre  Le  Mesnager,  aussi  chanoine  régulier. 

Le  24  sept.  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Le  Mesnager  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  29  sept.  1695,  le  sr  Le  Mesnager  prend  possession  du  prieuré- 
cure  de  Mézidon,  en  présence  de  Me  François  Becquet,  avocat  fiscal  de 
Lx,  et  autres  témoins.  {V.  387.) 

36.  Le  1er  avril  1695,  Martin  Dumoulin,  fils  de  François  et  de 
Françoise  Liévin,  de  la  pair,  de  Victot,  reçoit   la  tonsure. 

Le  29  avril  1696,  il  reçoit  les  ordres  mineurs. 

2T.  —  Le  1er  oct.  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Arnoult  de 
Fontaine-la-Louvet  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Félix  Le  Conte 
deNonant,  chevr  marquis,  seigr  et  patron  de  Fontaine,  nomme  à  lad. 
cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Nicolas  Foucques,  dernier  titulaire,  la 
personne  de  Me  Jean-Pierre  Desgemonts,  pbrë,  curé  de  S1  Victor 
d'Epine.  (V.  410.) 

Le  5  oct.  1695,  le  seigr  évoque  donne  aud.  sr  Desgemonts  la  collation 

dud.  bénéfice. 

Le  9  oct.  1695,  le  sr  Desgemonts  prend  possession  de  la  cure  de 
Fontaine,  en  présence  de  Me  Pierre  Minard,  pbrë,  curé  de  Morsan  ; 
M"  .Jacques  Dumoutier,  pbrë,  vicaire  dud.  lieu  de  Fontaine;  Mfi  Jean 
liai  bout,  pbrë  ;  Me  Pierre  Halbout,  notaire  royal  en  la  vicomte  d'Orbec, 
demeurant  tous  deux  en  la  pair,  de  Fontaine,  et  autres  témoins. 

28. — Le  17  oct.  1695,  Me  Jacques  Blondel,  pbrë  du  diocèse  de 
Lx,  pourvu  de  la  cure  de  S1  Cyr  de  Salerne  par  les  religieux  de  S' Pierre 
de  Préaux,  ayant  exposé  à  la  cour  de  Parlement  de  Rouen  que  le  vicaire 
général  de  Lx  lui  avait  refusé  la  collation  de  lad.  cure,  la  cour  rend  un 
arrêt  qui  autorise  led.  sr  Blondel  à  prendre  possession  dud.  bénéfice  ad 
conservationemjuris. 


164  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

Le  25  oct.  1G95,  le  sr  Blondel  prend  possession  de  la  cure  de  S1  Cyr 
de  Salerne  en  présence  de  plusieurs  habit-ans  du  lieu. 

30.  —  Le  4  novembre  1095,  vu  l'attestation  dus1"  Henry,  vicairede 
Beaufay,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Guillaume  Thibout,  de 
lad. pair.,  d'une  part,  etdamUcAnne  Le  Hantier,dola  pair,  de  Planches, 
diocèse  de  Séez. 

30.  —  Le  5  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Delaplanche,  pbre, 
curé  du  Mesnil-Eudes,  et  celle  du  sr  Gai  lard,  pbrë,  curé  d'Ecajeul,  dis- 
pense de  bans  pour  le  mariage  entre  François  Jehanne  et  Iléloïse 
(Juinet,  fille  de  Paul  et  de  damlle  Marie  de  Sémilly,  de  la  pair.  d'Ecajeul. 

31.  — Le  8  nov.  1695,  Fr.  Charles-François-Thomas  de  Bec  de 
Lièvre,  de  la  pair,  de  S1  Gildard  de  Rouen,  fait  profession  en  l'abbaye 
deN.-D.  de  Cormeilles,  ordre  de  S*  Benoit,  ancienne  observance,  entre 
les  mains  de  dom  Jean  Edeline,  pbre,  bailly,  syndic  et  prieur  de  lad. 
abbaye,  en  présence  de  tous  les  religieux  du  monastère  et  de  Mcs  Jean 
Lepetit  et  Jean-Baptiste  Moulin,  pbres,  demeurant  en  lad.  abbaye. 

Le  même  jour,  Fr.  Philippe  Vallée  delà  par?  de  S1  Pierre , 

de  la  ville  de  Rouen,  fait  aussi  profession  en  lad.  abbaye. 

Les  deux  actes  sont  signés  :  Jean  Edeline,  prieur,  Lebrun  ;  J.  Loir  ; 
Deshayes  ;  A.  de  la  Rue  ;  D.  Boissière  ;  Bellencontre  ;  de  la  Bunodière, 
tous  religx  de  lad.  abbaye. 

33. —  Le  21  oct.  1695,  Me  Jean-Baptiste  Varin,  pbrë,  ancien  curé 
de  Cerisy,  diocèse  de  Bayeux,  résigne  entre  les  mains  de  dame  Marie  de 
Pilliers,  Vve  de  Mesrc  Gabriel  de  la  Lande,  vivant  sr  du  lieu,  et  tutrice 
de  ses  nobles  enfants,  la  chapelle  de  S1  Gabriel,  sise  dans  le  manoir 
seigneurial  des  Hayes,  pair.  S'  Sébastien  de  Préaux,  et  à  laquelle  il 
avait  été  nommé  par  lad.  dame. 

Le  25  oct.  1695,  la  nomination  à  lad.  chapelle  appartenant  au  seigr 
du  lieu,  lad.  dame  de  la  Lande  y  nomme  la  personne  de  Me  Nicolas 
Réautey,  pbre,  vicairede  Castillon. 

Le  même  jour,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Réautey  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  lendemain,  le  sr  Réautey  prend  possession  de  la  chapelle  S1 
Gabriel,  en  présence  de  Me  Nicolas  Morin,  sr  de  Bonange  ;  Pierre- 
Louis  Morin,  sr  de  la  Roquière,  demeurant  l'un  et  l'autre  en  la  pair, 
de  Tonnencourt,  et  autres  témoins. 

33.  Le  12  nov.  1695,  vu  l'attestation  de  sr  de  Morsang,  pbrë,  curé 
de  S1  Paul-sur-Risle,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  François 
Dubosc. 

3-4.  —  Le  12  nov.  1695,  un  nouveau  dimissoire  est  donné  à  Me 
Jacques  de  Marguerie,  acolyte,  curé  de  Montpinçon  pour  recevoir  le 
sous-diaconat  à  Rouen.  (V.  7,  212,  311.) 


REGISTRE   III  165 

35.  — Le  14  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  s1*  Bellières,  curé  des 
Authieux-sur-Corbon  ;  et  celle  dusr  Doublet,  curé  de  Hottot,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  de  Nicolas  Chastel  et  de  Marguerite  Pognant. 

30. —  Le  14  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Turpin,  curé  de 
Montreuil.  exemption  de  Cambremer  au  diocèse  de  Bayeux,  lequel  a  dit 
la  messe  paroissiale  de  Rumesnil,  le  12  courant,  dispense  de  bans  pour 
le  mariage  entre  Mre  Charles  Gosset,  Escr,  fils  d'Antoine  et  de  Magde- 
leine  Le  Sène,  d'une  part,  et  damlle  Marie  de  Montjoie,  fille  d'Alexandre 
et  de  Catherine  de  Valsemey,  tous  deux  de  la  pair,  de  Rumesnil. 

3T.  —  Le  15  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Leprevost,  vicaire  de 
Clarbec.  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Georges  Larcher. 

38.  —  Le  16  nov.  1695,  vu  l'attestation  du*sr  Pèlerin,  pbrë,  curé 
d'Orbec,  et  celle  du  sr  Lepicard,  pbfë,  curé  de  Montreuil,  dispense  de 
bans  entre  Jean  Rassent  et  Marguerite  Rioult. 

39.  —  Le  17  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Des  Ramé,  pbrë, 
prieur-curé  de  la  Roche-Nonant,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
entre  Mosre  Jacques  de  Tracquet,  Esc1",  fils  de  feu  Gabriel  de  Tracquet, 
Escr,  et  de  damlle  Catherine  Deschauffour,  d'une  part,  et  damlle  Anne  de 
Brossard,  tille  de  François  de  Brossard,  Escr,  sr  de  Sourdeval,  et  d'Anne 
de  Preschayes. 

40.  — Le  21  juillet  1695,  Mre  Guillaume  Guillard,  pbrë,  chanoine 
prébende  d'Ecajeul  on  la  Cathédrale,  donne  sa  procuration  pour  résigner 
sond.  bénéfice  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  Pape  en  faveur  de  Me 
Pierre  Pottier,  clerc  du  diocèse  de  Rouen. 

Le4oct.  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  son  visa  aux  lettres  de 
provision  obtenues  en  cour  de  Rome  par  led.  sr  Pottier. 

Le  5  nov.  1(595,  celui-ci  est  mis  en  possession  des  canonicat  et  pré- 
bende volante  d'Ecajeul. 

41.  —  Le29oct.  1695,  la  nomination  à  la   cure  de  S'  Michel  do 
Clermonf  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Louis  Lucas,  Escr,    seig 
fi  patron  de   < 'loi-mont,   représenté  par    Mes1"0  Remy  Le  Boullenger, 
aomrae  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Raphaël  Le  Grand,  pbrë, 
dernier  titulaire;  lapersonnede  Me  Gilles  Le  Grand,  vicaire  de  Drubec. 

Le  29  oct.  1695,  Mesre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Gilles  Le  Grand 
la  collation  dudf.  bénéfice. 

Le7nov.  1695,  le  sieur  Le  Grand  prend  possession  de  la  cure  de 
Clermont,  en  présence  dud.  séigM'icelIe  pair.,  de  M0  François  Duchemin 
desservant,  et  autres  témoins. 

ri°*l.  —  LeSnov.  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  S*  Jacques,  fon- 
dée en  l'église  de  Morainville,  appartenant  au  seig1  du  fief  des  Mortiers 
'•n  lad.  pair..  Mes™  Jacques  Le  Roy,  Escr,  consCT  du  i-oy.  présidente- 
trésorier  de  France  à  Âlençon,  et  sonfils,  Mesre  Pierre  Le  Roy,  Escr, 


r 


166  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

seigr  des  Mortiers,  nomment  à  lad.  Chapelle,  vacante  par  la  mort  de 
Me  Jacques  Jouen,  pbfë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Pierre 
Pecqueult,  pbrë  du  diocèse  de  Lx. 

43.  —  Le  14  juillet  1695,  Me  Charles-David  Enguerrand,  pbrë, 
curé  de  S1  Martin  de  Condé-sur-Risle,  lre  portion,  donne  sa  procuration 
pour  résigner  lad.  cure  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  Pape  en  faveur 
de  Me  François  Denis,  diacre  de  la  pair,  de  Meulles. 

Le  18  août  1695,  led.  sr  Denis  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de 
provision  dud.  bénéfice. 

Le  26  oct.  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  son  visa  auxd.  lettres  de 
provision. 

Le  2  nov.  1695,  «  noble  et  discrète  personne  »,  Me  François  Denis, 
pbrë,  prend  possession  de  la  première  portion  de  la  cure  de  Condé,  en 
présence  de  Me  François  Tousey,  pbrë,  curé  de  la  2e  portion  ;  Mre  Gabriel 
Deshayes,  pbfë,  curé  de  Vallages  (Yalailles),  et  autres  témoins. 

44.  —  Le  22  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Dumoulin,  curé  de 
Piencourt,  et  celle  du  sr  Castelain,  vicaire  de  Heudreville,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  de  Louis  Duval  et  de  Catherine  Aubin. 

45. —  Le  22  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  srde  Vaumesle,pbfë,  curé 
de  Pontalery,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  d'Alexandre  Legallois. 

46.  —  Le  22  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  srDaubichon,  pbrë,  curé 
du  Douet-Arthus,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Louis 
Boullard,  Escr,  sr  de  S*  Louis,  garde  du  roy,  fils  de  feu  René  Boullard, 
Escr,  sr  du  Pont,  officier  de  Monsieur,  et  de  damlle  Fieurenee  de  Billard, 
de  lad.  parr.  du  Douet-Arthus,  d'une  part,  et  damlle Marguerite  Lebar- 
rois,  fille  de  feu  Abraham  Lebarrois,  sr  de  la  Lande,  et  de  damlle  Cathe- 
rine de  Launey,  de  la  parf.  de   S1  Martin  de  Laigle. 

41?.  —  Le  22  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Caignon,  pbrë,  vicaire 
de  S*  Pierre-de-la-Rivière,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  d'Antoine 
Goraes. 

48.  —  Le  24  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Bucailles,  pbre, 
vicaire  de  Thiberville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jean  Scelles. 

49.  —  Le  25  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  s'Hesdiard,  pbrë,  des- 
servant la  parr.  d'Epaigne,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jean 
Téhy. 

50.  —  Le  26  octob.  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Pierre  des 
Champeaux  appartenant  au  seigr  du  lieu,  noble  dame  Marie  Leminier, 
Vve  en  lres  noces  de  Mesre  Gabriel-Philippe  de  Calmesnil,  Escr,  Seigr 
et  patron  des  Champeaux,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  démission 
pure  et  simple  de  Me  Louis  d'Orville,  dernier  titulaire,  la  personne  de 
Me  Charles  d'Orville,  diacre  du  diocèse  de  Lx,  Fait  et  passé  à  Argen- 
tan. (F. 3,  460.) 


REGISTRE  III  167 

Le  9  nov.  1695,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Charles  d'Orville  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  23  nov.  1695,  noble  personne  Mre  Charles  d'Orville  prend  posses- 
sion de  la  cure  des  Champeaux,  en  présence  de  Me  François  Morand, 
pbrë,  curé  de  Fouqueran,  diocèse  de  Séez,  et  autres  témoins. 

51.  —  Le  26  nov.  1695,  vu  l'attestation  du  sr  de  Ste  Marie,  pbfê, 
curé  de  S*  Philbert-sur-Risle,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de 
Françoise  Richard. 

52. — Le  28  nov.  1695,  vu  les  attestations  du  sr  Jehenne,  pbrë, 
curé  de  la  Halboudière,  et  du  sr  Deshayes,  curé  de  Valailles,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  entre  Mesre  François-Charles  d'Espiney,  cheV, 
seig?  de  Campigny,  Grandval  et  la  Halboudière'  fils  de  feu  François 
d'Espiney,  chevr,  s"r  de  Campigny  et  autres  lieux,  et  de  noble  dame 
Françoise  de  Lambert,  demeurant  à  la  Halboudière,  d'une  part,  etdamlle 
Marguerite-Louise  Deshayes,  fille  de  feu  Jean  Deshayes,  Esc1",  sr  de 
Ticheville,  et  de  noble  dame  Marguerite  Dirlande,  de  laparr.  de  Valailles. 

53.  —  Le  24  sept.  1695,  Luc  Hélix,  sous-diacre  du  diocèse  de  Lx, 
(pair.  d'Orbec)  rite  dimissus,  est  ordonné  diacre  à  Bayeux. 

54.  —  Le  18  nov.  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  Beaufay  appar- 
tenant au  seig1  du  lieu,  Mesre  Tenneguy  de  S'  Aignan,  Escr,  seigr  et 
patron  de  Beaufay,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me 
Jacques  Letellier,  pbfê,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me  Antoine 
Trassard,  pbrë,  originaire  de  la  pair,  de  Beaufay  et  y  demeurant. 

Le  22  nov.  1695,  Mre  Pierre  Audran,  vicaire  général  du  seigr  évêque, 
donne  aud.  sr  Trassard  la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  2  décembre  1695,  le  sr  Trassard  prend  possession  de  la  cure  de 
Beaufay,  en  présence  dud.  seig1  de  la  pair.  ;  de  Me  Christophe  Courtin, 
pbrë  et  haut  vicaj^e  de  la  Cathédrale;  Me  Romain  Cudorge,  demeurant 
;i  Lx,  et  autres  témoins. 

55.  —  Le  5  décembre  1695  ;  vu  l'attestation  du  sr  Greslebin,  pbrë, 
vicaire  de  S1  Germain  de  Lx,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de 
Jacques  Heutte  et  de  .Marie  Denis. 

50.  —  Le  2  avril  1695.  Chanoines  réguliers  de  8t0  Barbe-en-Auge 
qui  furent  ordonnés  sous-diacres: 

Fr. Charles  Parisot,  acolyte  ;  (V.  193.) 

Fr.Jean  Dourlens,  acolyte;  (Y.   190.) 

Fr.  Charles  Bértre,  acolyte;  (T.  190.) 

Fr. Simon  Leprestre,  acolyte  ;i90.) 

Fr.  Richard  de  Verton,  acolyte  ;  190.) 

Le  même  jour,  Fr.  Claude-Nicolas  Aveline,  diacre,  chanoine  régulier 
dé  S"  Barbe,  es!  ordonné  prêtre. 

5*.  —  Le  17  nov.  1695,  Me  Buhot,  pbrë,  curé  de   Vaux-sur-Aure, 


168  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

diocèse  de  Bayeux,  donne  sa  procuration  pour  résigner  sa  cure  entre  les 
mains  du  seigr  évêque  de  Bayeux  en  faveur  de  Me  Noel-Antoine  Cabart, 
pbrë,  curé  de  S*  Pierre  de  Marraouillé  ;  et  led.  sr  Cabart,  demeurant  à 
Caen,  pair.  S1  Pierre,  donne  aussi  sa  procuration  pour  résigner  lad. 
cure  entre  les  mains  du  seigr  évêque  de  Lx  en  faveur  dud.  sr  Buhot, 
pour  cause  de  mutuelle  permutation.  Fait  et  passé  à  Bayeux. 

Le  20  nov.  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  la  collation  dud.  bénéfice 
aud.  sr  Buhot,  représenté  par  M6  Nicolas  Le  Vigneur,  pbrë,  demeurant 
à  Lx,  pafr.  S1  Germain.  Donné  en  présence  de  Mes  Jean  Collier  et  Jean 
Fougy,  pbrës  de  Lx. 

Le  22  nov.  1695,  le  sr  Buhot  prend  possession  de  la  cure  de  Mar- 
mouillé,  en  présence  de  Me  Charles  Crouslière,  pbrë,  desservant  lad. 
pair,  et  originaire  d'icelle,  et  autres  témoins. 

58.  Le  13  décembre  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Lefebvre,  pbrë,  curé 
du  Brefdent  (Brèvedent).  et  du  Sr  Grimpard,  pbrë,  curé  de  la  Noe, 
dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Jacques  Chaudru  et  Marie 
Vicquelin. 

5».  —  Le  9  sept.  1695,  Mesre  Charles  de  Parey,  chevr,  seigr  et 
patron  de  Combrey,  demeurant  en  sad.  terre,  pair,  de  Fauguernon, 
constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Mr0  Charles-François 
de  Parey,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Cette 
rente  est  garantie  par  Mre  Gabriel  Mallard,  pbrë,  curé  de  Norolles,  et 
autres  cautions.  —  Le  dimanche  suivant,  12  sept.,  lecture  dud.  acte  fut 
faite  à  l'issue  de  la  messe  paroissiale  de  Norolles,  en  présence  de  Me 
Haguelon,  pbrë,  qui  avait  célébré,  de  Jacques  Huard,  sr  du  Buisson,  et 
autres.  (V.7.) 

Le  12  sept.  1695,  led.  srde  Parey,  acolyte,  obtient  un  bref  du  pape 
Innocent  XII  qui  l'autorise  à  recevoir  la  prêtrise  à  l'âge  de  vingt-trois  ans. 

Le  lendemain,  nouveau  bref  qui  autorise  encore  led.  de  Combrey  1° 
à  se  faire  ordonner  extra  tempora,  2°  sans  garder  les  interstices,  3°  à 
s'adresser  pour  recevoir  les  ordres  à  tout  évoque  catholique  qu'il  voudra 
choisir,  du  consentement  toutefois  de  l'ordinaire. 

Le  22  nov.  1695,  le  seigr  évêque  deLx  accorde  au  sr  de  Combrey,  sous- 
diacre,  l'autorisation  de  recevoir  le  diaconat  où  bon  lui  semblera. 

Le  10  décembre  1695,  la  nomination  à  la  chapelle  Ste  Catherine  en  la 
Cathédrale  appartenant  au  seigr  de  Combrey,  Mesre  Charles  de  Parey, 
représenté  par  son  épouse,  noble  dame  Marie-Françoise-Elisabeth  de 
Couvert,  nomme  à  lad.  chapelle,  vacante  par  la  mort  de  MeJean  Ledanois, 
pbrë,  dernier  titulaire,  la  personne  de  son  iils,  Me  Charles-François  de 
Parey. 

Le  même  jour,  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  vie.  g1,  du  seigr  évêque  donne 
aud.  srde  Parey  la  collation  dud.  bénéfice. 


REGISTRE   III  169 

Le  12  décembre  1695,  le  sr  de  Parey  est  mis  en  possession  de  la 
chapelle  Ste  Catherine,  en  présence  de  Me  Guillaume  Véron,  diacre, 
chapelain  de  la  Cathédrale  et  de  Me  Antoine  Guéret,  pbrë  de  lad. 
Eglise.  —  Le  titre  de  cette  chapelle  oblige  à  y  célébrer  tous  les  jours  la 
messe  du  S1  Esprit  «  et  à  desservir  assiduement  aux  heures  canonialles 
de  cette  Eglise  »  (cathédrale). 

OO.  —  Le  17  août  1695,  Me  François  Bardel,  pbrë,  chapelain  de 
l'une  des  quatre  clérimonies  de  la  chapelle  S1  Louis,  «  en  la  pair,  du 
Bois-IIellain  »,  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provision,  dites 
deper  obitum,  de  la  cure  de  N.-D.  de  Préaux,  vacante  par  la  mort  de 
Mp  Pierre  Mallot,  pbrë,  dernier  titulaire. 

Le  5  décembre  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  son  visa  auxd.  lettres 
de  provision. 

Le  8  décembre  1695,  led.  sr  Bardel  prend  possession  de  N.-D.  de 
Préaux,  en  présence  de  plusieurs  habitant^du  lieu. 

iii.  — Le  2  avril  1695,  Me  Gilles  Louvet,  diacre  de  la  pair,  des 
Authieux-en-Auge,  est  ordonné  prêtre. 

OS. — Le  24 nov.  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Ouen  de 
Fresneuse  appartenant  au  seigr  évêque  d'Avranches,  à  cause  de  sa 
baronnie  de  S'  Philbert-sur-Risle,  Messire  Pierre-Daniel  Huet,  évoque 
d'Avranches,  conser  du  roi  en  ses  conseils,  nomme  à  lad.  cure,  vacante 
par  la  mort  de  Me  Robert  Leprevost,  dernier  titulaire,  la  personne  de  Me 
Jean  Gamare,  pbrë  du  diocèse  de  Rouen,  curé  d'Authou.  Donné  à  Paris. 

Le  28  nov.  1695,  M.  Le  Nepveu,  vie.  g1  du  seigr  évêque  de  Lx,  donne 
aud.  sr  Gamare  la  collation  de  ce  bénéfice.  Fait  à  Lx. 

Le  7  décembre  1695,  le  sr  Gamare  prend  possession  de  la  cure  de 
Fresneuse  en  présence  de  plusieurs  habitants  de  la  pair. 

US.  — Le  28  décembre  1695,  vu  l'attestation  du  sr  Legentil,  pbrë, 
curé  d'Espreville,  et  du  sr  Legrand,  pbrë,  vicaire  de  la  pair,  de  Fresnc, 
dispense  de  bans  ponr  le  mariage  entre  Jacques  de  Follevillc,  Escr,  sr 
de  la  Fortière,  fils  de  Jean,  Escr,  et  de  damlle  Magdoleine  Duval,  de  lad. 
par?.  d'Espreville,  d'une  part,  et  dam"0  Anne  Le  Neveu,  fille  de  M0 
Pierre  Le  Neveu,  consfir  du  roy,  élu  en  l'élection  de  Lx,  et  dam110  Marthe 
Le  Carpentier  de  lad.  pair,  de  Fresne. 

154.  —  Le  31  aoùl  1694,  Me  Jean  Béquet,  pbrë,  curé  de  la  pair. 
de  St0  Eugénie  (1),  bachelier  en  théologie,  cy-devant  promoteur  de 
l'évêché  de  Lx.  ayant  fondé  en  son  église,  le  26  nov.  1687,  une  confrérie 
du  S1  Sacrement,  donne  an  trésor  de  lad.  église  la  somme  de  h'eize 
livres  de  rente  pour  faire  célébrer  une  messe  1(3  troisième  dimanche  de 


<ï)  Aujouru  hui  S1  Eugène,  réuni  a  F ormenlin. 


170  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTUJUES 

chaque  mois  et  le  jeudi  du  S1  Sacrement.  Cette  rente  est  hypothéquée 
sur  une  terre  nommée  la  «  Cousture  Bequet  »  sise  en  la  pair,  de 
S*  Désir  de  Lx. 

Le  15  juin  1692,  led.  sr  Bequet  avait  «  fondé  quatre  sermons  pour 
inspirer  la  révérence  du  S1  Sacrement,  »  et  un  salut  solennel  tous  les 
soirs  de  l'octave  du  Très-Saint  Sacrement. 

05.  —  Le  31  décembre  1695,  Mesre  François  de  Blancard,  Escr,  sr 
d'Alincourt,  clerc  tonsuré  du  diocèse  de  Baveux,  prieur  commen datai re 
du  prieuré  simple  et  conventuel  de  N.-D.  de  Port-Bail,  ordre  de  S1 
Bonoist,  sis  dans  le  diocèse  de  Coutances,  demeurant  à  Bayeux,  donne 
sa  procuration  pour  résigner  led.  prieuré  entre  les  mains  de  N.-S.-P. 
le  pape  en  faveur  de  son  frère,  Mre  Philippe  de  Blancard,  clerc  tonsuré 
dud.  diocèse  de  Bayeux,  Agé  de  treize  ans  seulement.  Passé  à  Lx,  en 
présence  de  Mrp  Pierre  André,  pbre,  chanoine  de  la  Cathédrale. 

iiii.  —  Le  1er  oct.  1695,  Mre  .Jacques  Lefebvre,  pbre,  archidiacre 
d'Auge,  donne  sa  procuration  pour  résigner  son  archidiaconé  entre  les 
mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Pierre  Jourdain,  pbre, 
licencié  en  théologie  de  la  faculté  de  Paris,  chanoine  prébende  de  Tou- 
ques, lre  portion,  et  titulaire  de  la  chapelle  simple  de  S*  Jean  du  Manoir 
d'Avranches,  en  la  parr.  de  S1  Philbert-sur-Risle,  et  de  la  chapelle 
S*  Regnobert  en  la  pari',  de  Fauguernon;  et  led.  sr  Jourdain  donne  aussi 
sa  procuration  pour  résigner  entre  les  mains  do  sa  Sainteté  lad.  cha- 
pelle S1  Jean  du  Manoir  d'Avranches  en  faveur  dud.  sr  Lefebvre  pour 
cause  de  permutation. 

De  27  oct.  1695,  led.  sr  Jourdain  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres 
de  provision  de  l'archidiaconé  d'Auge. 

Le  17  décembre  1695,  le  seigr  évoque  donne  son  visa  auxd.  lettres 
de  provision. 

Le  23  décembre  1695,  le  sr  Jourdain  est  mis  en  possession  de  la 
dignité  d'archidiacre  d'Auge  par  le  ministère  de  Mre  Taignier  de  la 
Bretesche,  doyen  du  Chapitre,  en  présence  de  Messires  Cousin,  Le 
Rebours,  de  Setz,  Louchard,  Lecoq,  Paulmyer,  Gallard,  Senée,  Mahieu, 
Desperiers,  André,  de  Bonsens,  tous  chanoines  de  la  Cathédrale  ;  Me 
Jean-Baptiste  Bence,  chapelain  de  S1  Nicolas,  et  Me  Guillaume  Véron, 
chapelain  de  S1  André. 

Le  27  oct.  1695,  led.  sr  Lefebvre,  pbre,  docteur  de  Sorbonne,  prieur 
commendataire  de  N.-D.  de  la  Voulle,  diocèse  de  Poitiers  obtient  en  cour 
de  Rome  des  lettres  de  provision  de  la  chapelle  S*  Jean  du  Manoir 
d'Avranches. 

Le  8  décembre  1695,  le  sr  Lefebvre  prend  possession  dud.  bénéfice. 

«7.  —  Le 1695,  Mr  Christophe  Asse,  pbre,  curé  de  Ste 

Colombe  du  Theil-Nollent,  donne  sa  procuration  pour  résigner  sa  cure 


REGISTRE  III  171 

entre  les  mains  de  X.-S.-S.  le  pape  en  faveur  de  Me  Pierre  Vaudard, 
pbrë,  curé  de  S1  Martin  de  Pontbourg,  diocèse  de  Belley. 

Le  20  nov.  1695,  led.  sr  Vaudard  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres 
de  provision  dud.  bénéfice. 

Le  14  janv.  1696,  M0  Christophe  LeNepveu,  vie.  g1,  donne  son  visa 
auxd.  lettres  de  provision. 

68. — Le  10  décembre  1695,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Aubin-sur- 
Auquainville  appartenant  au  seigr  du  lieu,  noble  dame  Marie  de  Belleau 
Vve  de  MrP  Gabriel  de  la  Haye,  chevr  seigr  et  patron  de  Couloncel  et  de 
S1  Aubin,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  démission  de  Me  Etienne 
Le  Camus,  pbre,  curé  de  Grandchamp,  dernier  titulaire,  la  personne  de 
MeJean  Caboulet,  diacre  de  lad.  pair.  (V.  3.)    * 

Le  même  jour,  Mre  Christophe  Le  Nepveu ,  vie.  g1,  donne  aud.  sr 
Caboulet  la  collatian  dud.  bénéfice. 

Le  27  décembre  1695,  le  sr  Caboulet,  pbrë,  prend  possession  de  la 
cure  de  S1  Aubin,  en  présence  de  Me  Pierre  Hurel,  pbre,  desservant  lad. 
pair.  ;  Jean  Lepetit,  sr  de  Grandchamp,  capitaine  lieutenant  au  régiment 
de  cavalerie  de  Sostreville  (?),  et  autres  témoins. 

OO.  —  Le  17  janv.  1695,  Me  Léonor-François  Frérot,  pbrë,  du 
diocèse  du  Bayeux,  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provision  de 
la  cure  de  Mesnil-Simon,  vacante  par  la  mort  de  Me  Thomas  Desgenes- 
tez,   pbrë,  dernier  titulaire. 

Le  30  décembre  1695,  led.  sr  Frérot  requiert  du  seigr  évêque  le  visa 
desd.  lettres  de  provision.  Mre  Pierre  Audran,  vie.  g1,  lui  répond  qu'il  ne 
peut  donner  le  visa,  attendu  que  sa  Sainteté  n'a  pas  envoyé  au  seigr 
évêque  de  lettres  de  provision  pour  le  sr  Frérot. 

Le  11  janv.  1696,  celui-ci  expose  à  la  cour  de  parlement  de  Rouen 
qu'il  a  été  pourvu  par  le  pape  de  la  cure  du  Mesnil-Simon  ;  qu'il  s'est 
présenté  au  seigr  évoque  pour  obtenir  la  collation  ;  qu'il  a  été  examiné 
et  trouvé  capable  ;  mais  que,  pendant  qu'on  écrivait  le  visa,  les  srs  grands 
vicaires  trouvèrent  de  la  difficulté  à  lui  en  donner  l'expédition,  parce  que 
les  lettres  apostoliques  avaient  été  adressées  par  erreur  au  seigr  arche- 
vêque de  Rouen,  ce  qui  peut  être  arrivé  à  cause  que  led.  bénéfice  est  à 
la  nomination  de  l'abbé  du  Bec  et  que  led.  seigr  archevêque  est  abbé  du 
Bec.  Comme  il  n'est  pas  juste  que  le  sr  exposant  soit  privé  de  sa  cure 
pour  une  erreur  de  cette  qualité,  il  prie  la  cour  de  l'autoriser  à  prendre 
possession  ad  conservaMorwm  jaris  :  ce  qui  lui  est  accordé. 

Le  13  janvier  1090,  en  vertu  de  l'arrêt  du  parlement,  le  sr  Frérot 
prend  possession  de  la  cure  du  Mesnil-Simon,  en  présence  de  Mre 
Guillaume  de  Courseulle,  Esc',  et  de  plusieurs  autres  témoins. 

l.i'  10  janv.  1696,  Mrc  François  Hue,  pbrë,  curé  du  Mesnil-Simon, 
déclare  par  devant  le  notoire  apostolique  «  qu'il  a  appris  que  le  nommé 


172  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

Me  François  Frérot,  pbrë,  se  seroit  fait  mettre  en  possession  duel,  béné- 
fice cure  de  Mesnil  Simon,  le  13  de  ce  mois,  fondé  sur  un  prétendu 
arrest  obtenu  sur  requeste  au  parlement  de  Rouen,  ayant  affecté  de 
prendre  l'occasion  de  l'absence  duel .  sr  Hue  qui  est  le  véritable  posses- 
seur dicelluy  bénéfice.  »  C'est  pourquoi  le  srHue  forme  opposition  à  la 
prétendue  prise  de  possession  duel.  sr  Frérot:  ce  que  le  notaire  signifie 
immédiatement  «  aud.  sr  Frérot  trouvey  sur  le  pavey  de  Lx.   »  (Y.  75). 

70.  —  Le  28  oct.  1695,  Me  Jean-Baptiste  Furet,  pbrë,  vicaire  de 
S'  Jacques  de  Lx,  reçoit  le  testament  de  Marguerite  Poëtte,  veuve  de 
feu  Germain  Dufay,  gisante  en  son  lit,  malade.  Elle  elemanele  à  être 
inhumée  dans  l'église  S1  Jacques  et  fonele  deux  obits.  Elle  nomme  son 
exécuteur  testamentaire  Me  Jacques  Paisant,  pbfë  de  lad.  pair,  de  S1 
Jacques. 

71.  —  Le  30  oct.  1695,  Mesre  Christophe  Le  Nepveu,  archidiacre  et 
vicaire  général  de  Lx,  ayant  résigné  la  chapelle  simple  de  Ste  Croix 
du  Marché-Neuf,  sise  en  la  pair,  de  Plasne,  en  faveur  ele  son  neveu, 
Mrc  Alexandre  Le  Nepveu,  clerc  tonsuré,  celui-ci  donne  use  procuration 
pour  faire  prendre,  en  son  nom,  possession  duel,  bénéfice.  Fait  et  passé 
à  N.-D.  ele  Fresne,  en  la  maison  de  Me  Pierre  Le  Nepveu,  conser  du  roy, 
élu  en  l'élection  ele  Lx,  père  duel.  sr  Alexandre. 

Le  6  nov.  1695,  les  provisions  de  la  cour  ele  Rome,  qui  devaient  nom- 
mer led.  sr  Le  Nepveu  à  lad.  chapelle  du  Marché-Neuf,  n'étant  pas 
arrivées  par  le  courrier  qui  devait  les  apporter,  il  adresse  au  lieutenant 
général  civil  et  criminel  au  bailliage  d'Orbec  une  requête  à  l'effet  de 
prendre  possession  quand  même  duel,  bénéfice,  attendu  que  le  sr  Chris- 
tophe Le  Nepveu  «  est  valétudinaire  et  qu'il  pourrait  arriver  risques  ele 
perte  duel,  bénéfice,  fautedesd.  provisions.  Le  sr  ele  Mailloc,  lieutenant- 
général,  donne  l'autorisation  demandée. 

Le  7  nov.  1695,  le  sr  Alexandre  «  du  »  Nepveu,  représenté  par 
Mfi  Noël  Le  Grand,  pbrë,  vicaire.de  Fresne,  prend  possession  ele  la  cha- 
pelle du  Marché-Neuf  ad  conservationemjuris,  en  présence  de  Me  Rémy 
Fourquemin,  avocat,  demeurant  à  Boissy  ;  Me  Jacques  Gauches,  sr  du 
Longpré,  et  autres  témoins. 

Le  17  décembre  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  son  visa  aux 
lettres  ele  provision  obtenues  par  led.  sr  Le  Nepveu. 

Le  22  décembre  1695,  celui-ci,  représenté  par  Me  Claude  Gouin, 
pbrë,  curé  de  Plasne,  prend  de  nouveau  possession  ele  lad.  chapelle,  en 
présence  de  Me  Claude  ele  Montgouin,  conser  du  roy,  maire  perpétuel  ele 
la  ville  de  Lx  ;  led.  sr  Gauches,  demeurant  à  Plasne;  Emcry  et  Louis 
Jouvin,  bourgeois  ele  Bernay,  y  demeurant. 

78.  —  Le  27  décembre  1695,  elom  Jean  Edeline,  bailly,  prieur 
claustral  ele  l'abbaye  ele  Cormeilles, donne  l'habit  religieux  à  Fr.  François 


REGISTRE   III  173 

Adorne,  iils  de  .Mes1''  Dominique  Adorne  et  do  dame  Hélène  Catteret, 
<(  vivant  Esc*,  bourgeois  de  la  ville  d'Amiens  »  ;  et  à  Fr.  Jean-Baptfste 

Pelvé,  Iils  de  Nicolas  et  de  Françoise  Moulin,  delà  pair,  de  Ste  Mar- 
guerite-de-Viette.  (V.  407.) 

?li.  —  Le  23  décembre  1695,  Mre  Olivier  de  Montargïs,  curé  de 
Courtonne-la- Ville  ci  de  S'  Jean-de-la-Lequeraye,  résigne  purement  et 
simplement  lad.  cure  de  la  Lequeraye  entre  les  mains  de  Mre  Christophe 
Le  Neveu,  pbre,  docteur  de  Sorbonno,  qui,  en  sa  qualité  de  grand 
archidiacre  du  Lieuvin,  en  est  patron  présentateur.  (V.  404). 

Séance  tenante,  led.  sr  Le  Neveu  nomme  à  lad.  cure  la  personne  de 
MeJean  Levavasseur,  diacre  de  S1  Jacques  de  Lx.  (V.  3.) 

Le  lendemain,  le  seig1  évêque  donne  aud.  sr  Levavasseur  la  collation 
dud.  bénéfice. 

T4.  —  Le  3  janv.  1090,  vu  l'attestation  du  sr  Boscage,  pbre,  curé 
d'Estrées,  2e  portion,  et  du  sr  Lelièvre,  pbfê,  desservant  la  parr.  de 
Roncheville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Me  Jean  Doublet, 
conser  du  roy,  lieutenant  criminel  en  l'élection  de  Pont-1'Evêque,  fils  de 
Gabriel  et  de  Marie  Bataille,  de  lad.  pari',  de  Roncheville,  d'une  part, 

et  dam11'1  X Authoière,  fille  de  Marin  et  d'Anne  Fa  ton,  de  la  pair. 

d'Estrées. 

?5.  —  Le  2?>  sept.  1673,  François  Hue,  fils  de  Nicolas  et  de  Marie 
Bourlet,  de  la  pair,  de  Tordouet,  reçoit  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

Le  6  avril  1680,  il  est  ordonné  sous-diacre  ; 

Le  22  mars  1681,  il  est  ordonné  diacre  ; 

Le  14  mars  1682,  il  reçoit  la  prêtrise.  (V.  69). 

TO.  —  Le  7  janv.  1096,  fulmination  de  la  dispense  de  l'empêchement 
de  parenté  du  2e  au  3e  degré  pour  le  mariage  entre  Charles  Jouvin, 
Escr,  sr  des  Loges,  et  damUe  Marguerite  Gueroult,  fille  de  Me  Thomas 
Gueroult,  s' de  Béhue,  consnr  du  roy,  vicomte  de  Bernay,  y  demeurant. 
Cette  dispense  fut  fulminée  après  nouvelle  enquête  faite  par  le  sr  de  la 
Borne,  pbre,  curé  de  Berthouville  et  doyen  rural  de  Bernay. 

TT.  —  Le  9  janv.  1690,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Gabriel  Daugê,  Escr,  fils  de  François  et  de  damlle  Louise  de  Louis,  de 
la  pair,  de  S*  Ouen-le-Houx,  d'une  part,  et  dam110  Marie-Magdeleine 
Gueroult,  fille  de  Jean  et  de  damlle  Magdeleine  Montfort,  de  la  parr-.  de 
N.-D.  delà  Couture  de  Bernay. 

T8.  — Le  10  janv.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Dupendant,  chanoine 
régulier  de  l'ordre  des  Prémontrés,  prieur-curé  de  Brocottes,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  entre  Jean  Lel'resne  et  Anne  Tardif. 

T!>.  —  Le  12  janv.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Salerne,  pbfë,  curé 
de  S'  Yiiin'iit-de-la-Rivière,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
M"  Thomas  de  Lampérière,  avocat,  fils  de  M"  Thomas,  cy-devant  élu,  et 


174  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

do  damlle  Marthe  Lo  Villain,  de  lad.  pair,  de  S1  Vincent,  d'une  part,  et 
da'mlle  Catherine  Jouenne,  fille  cfè  feu  Charles,  vivant  bourgeois  de 
Rouen,  et  de  damlle  Catherine  Le  Vallet,  de  la  pair,  de  S1  Godard  de 
Rouen . 

80.  —  Le  18  oct.  1695,  Me  François  Cousin,  pbre,  curé  de  Cahan, 
diocèse  de  Séez,  pourvu  de  la  cure  de  N.-D.  de  la  Boissière,  diocèse  de 
Lx,  donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  de  la  Boissière  entre 
les  mains  de  N.--S.-P.  le  pape,  en  faveur  de  Me  Marin  Goupil,  pbrë, 
curé  de  Sentilly,  aud.  diocèse  de  Séez. 

Le  13  nov.  1695,  led.  sr  Goupil  obtient  des  lettres  de  provision  dud. 
bénéfice. 

Le  29  décembre  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  son  visa  aux  dites 
lettres  de  provision. 

Le  lendemain,  le  sr  Goupil  prend  possession  de  la  cure  de  la  Boissière, 
en  présence  de  plusieurs  habitants  de  la  pair. 

81.  —  Le  17  sept.  1695,  Mre  Gabriel  Durozay,  pbre,  docteur  de 
Sorbonne,  titulaire  de  la  chapelle  S'  Maur  en  la  Cathédrale,  donne  sa 
procuration  pour  résigner  lad.  chapelle  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le 
Pape,  en  faveur  de  Me  Jean  Durozay,  sous-diacre  du  diocèse  de  Lx. 

Le  21  oct.  1695,  led.  sr  Jean  Durozay,  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice. 

Le  5  janv.  1695,  Mre  Pierre  André,  docteur  de  Sorbonne,  chanoine 
prébende  de  Bourguignons  en  la  Cathédrale,  se  trouvant  chanoine  de 
semaine,  donne  aud.  sr  Durozay  la  collation  de  la  chapelle  S1  Maur. 

Le  9  janv.  1695,  le  sr  Durozay  est  mis  en  possession  de  lad.  chapelle, 
en  présence  de  Me  Antoine  Guéret,  pbrë,  et  de  Me  Isaac  Cantel,  sous- 
diacre,  officiers  de  la  Cathédrale. 

83.  —  Le  20  janv.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Du  Tertre,  curé  de 
Verneusses,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Claude  Paléon  et  de 
Marguerite  Champion. 

83.  —  Le  12  juin  1695,  Me  Pierre  Ratabon,  pbrë  de  la  ville  et  dio- 
cèse de  Mendes,  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provision  du 
prieuré  simple  et  régulier  de  S1  Martin-du-Bosc  ou  des  Bois,  de  l'ordre 
de  S1  Benoît,  vacant  par  la  résignation  faite  en  sa  faveur  par  Fr.  Nicolas 
Hesnault,  religx  profès  dud.  ordre  —  Ces  provisions  sont  accordées 
avec  la  réserve  d'une  pension  de  50  livres  sur  les  revenus  du  prieuré  et 
a  condition  que  le  sr  Ratabon  prendra  l'habit  et  fera  profession  dans 
l'ordre  de  S1  Benoit. 

Le  8  août  1695,  Me  Pierre  Ratabon,  pbrë,  présentement  au  séminaire 
de  Valence,  étudiant  en  théologie  dans  l'université  de  lad.  ville,  donne 
une  procuration  pour  prendre,  en  son  nom,  possession  du  prieuré  de 
S1  Martin-du-Bosc  en  la  pair,  de  Daubeuf. 


REGISTRE  ITI  175 

Le  1*2  janv.  169G,  Mr0  Le  Nepvou,  vie.  g1,  donne  son  visa  and.  let- 
tres de  provision. 

Le  15  janvier  1696,  le  sr  Ratâbon,  présentement  religieux  novice 
dans  l'abbaye  de  Valence,  ordre  de  S1  Benoît,  et  représenté  par  Mesre 
Alexandre  Heroultde  S*  Remy,  diacre  du  diocèse  de  Paris,  y  demeurant, 
prend  possession  dud.  prieuré/ en  présence  de  Me  Guillaume  Vattier, 
sr  de  la  Closture,  receveur  dud.  prieuré;  Me  Thomas  Desloges,  rece- 
veur de  la  baronnie  de  Touques,  y  demeurant  ;  M0  Philippe  Turgis, 
demeurant  à  Annebault,  et  Me  Nicolas  Marais,  greffier  en  l'amirauté 
de  Touques,  y  demeurant. 

8~4. —  Le  24  janv.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  de  Tonnencourt, 
pbrë,  curé  de  N.-D.  de  ('ourson,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de 
Jean  Gaillard  et  de  Marie  Thomas. 

85.  —  Le  23  janv.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  de  Rancher,  curé  de 
Pont-1'Evèque,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Mathurin 
Desmonts  et  Marie  Lefebvre. 

86.  —  Le  26  janv.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Houvet,  curé  de 
S*  Martin-le-Yieux,  près  Honfleur,  et  du  sr  de  Loyne,  curé  de  S*  Gatien- 
des-Boisj  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Louis  Barbel,  Escr, 
sr  des  Xusières,  fils  de  Charles  Barbel,  Escr,  et  de  dame  Magdeleine 
Orieult,  de  lad.  pair.,  d'une  part,  et  de  damlle  Catherine-Louise  de  Mire, 
fille  de  Claude-Louis  de  Mire,  Esc1",  et  de  dame  Marie  Denis,  de  lad. 
pair,  de  S*  Gatien. 

8T.  —  Le  24  sept.  1695,  Mesre  Jean  de  Parey,  pbfë,  obtient  en  cour 
de  Rome  des  lettres  de  provision,  dites  de  per  obiiùm,  de  la  cure  de 
N.-D.  de  Castillon,  vacante  par  la  mort  de  Me  Legros,  dernier  titulaire. 

Le  1er décembre  1695,  led.  sr  de  Parey,  ayant  appris  qu'il  y  a  d'au- 
tres prétendants  à  lad.  cure  et  qu'il  y  a  grand  intérêt  à  en  prendre  pos- 
session de  suite,  supplie  le  lieutenant-général  civil  et  criminel  de 
l'autoriser  à  faire  la  cérémonie  de  prise  de  possession  dans  une 
des  chapelles  de  X.-D.  de  Paris  ou  autre  église  ;  ce  qui  lui  est 
accordé. 

Le  12  décembre  1695,  le  seigr  évoque  de  Lx,  étant  à  Paris,  donne 
son  visa  aux  lettres  de  provision  obtenues  par  le  sr  de  Parey,  afin  qu'il 
puisse  prendre  possession  ad eonservalionem  juris,  attendu  que  la  place 
est  remplie. 

Le  14  décembre  1695,  le  sr  de  Parey  prend  possession  de  la  cure  de 
Castillon  par  l'accomplissement  des  cérémonies  ordinaires,  dans  la  cha- 
pelle de  N.-D,  de  l'église  S1  Eustache. 

Le  16  décembre  1695,  il  donne  une  procuration  pour  faire  prendre, 
en  son  nom,  possession  dud.  bénéfice  à  l'église  même  de  Castillon. 

88.  —  Le  29  janv.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Morel  de  la  Griffon- 


176 


INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 


nière,  pbrë,  vicaire  de  Pont-1'Evêque,  dispense  de  bans  pour  le  mariage 
de  Pierre  Adam. 

89.  — Le  12  août  1695,  Christophe  Duthuit,  bourgeois  de  Bernay, 
y  demeurant  pair.  Ste  Croix,  et  son  iils,  Me  Nicolas  Duthuit,  acolyte, 
constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  de  ce  dernier,  afin  qu'il  puisse 
parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  7.) 

OO.  —  Le  11  août  1695,  Louis  Ricque,  marchand,  demeurant  à 
S1  Grégoire-du-Yièvre,  constitue  une  rente  de  150  livres  en  faveur  de 
son  fils,  MR  Louis  Ricque,  acolyte,  âgé  de  23  ans,  afin  qu'il  puisse  par- 
venir aux  ordres  sacrés.  Cette  rente  est  garantie  parMe  Cyprien  Lucas, 
pbfë,  curé  de  la  lre  portion  de  Champigny,  et  par  Me  Claude  Le  Masle, 
pbrë,  curé  de  la  2e  portion, 

Ol. — Le  4  févr.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Hellouin,  curé  de 
S'  Ouen  de  Pontaudemer,  et  du  sr  Blondel  curé  de  S1  Pierre-de- 
Cormeilles,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Me  Charles-François 
de  Loir,  fils  de  Pierre  et  de  damlle  Jeanne  du  Neveu,  demeurant  à 
S1  Pierre-de-Cormeilles,  d'une  part,  et  Catherine  ïhibouvet,  fille  de  Me 
Jacques  Thibouvet  et  de  Marie  Deville,  de  lad.  pair.  S1  Ouen. 

<)3.  —  Le  4  févr.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Ameline,  vicaire  des- 
servant la  par?,  de  Bonnebosc,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de 
Hélie  Roussel. 

93.  —  Le  8  févr.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  de  Maulion,  curé  de 
Tortisambert,  et  du  sr  Lecomte,  vicaire  du  Sap,  dispense  de  bans  pour 
le  mariage  entre  Jean  Gillain,  sr  de  la  Prarye,  et  Marie  Berthaume. 

<>4.  —  Le  25  nov.  1695,  Me  Henry  Deschamps,  pbfë,  curé  d'Anne- 
bault  et  titulaire  de  la  chapelle  N.-D  ,  lre  portion,  en  la  Cathédrale, 
donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  chapelle  entre  les  mains  de 
N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Nicolas  Lesguillon,  pbrë,  de  ce  dio- 
cèse. 11  se  réserve  40  livres  de  pension. 

Le  20  décembre  1695,  led.  s*  Lesguillon  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice. 

Le  31  janv.  1696,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  son  visa  auxd.  lettres 
de  provision. 

Le  lendemain,  le  sr  Lesguillon  est  mis  en  possession  de  la  chapelle 
N.-D.,  lre portion,  en  présence  de  Me  Raoult  Leroux,  maître  de  musique, 
et  de  Marin  Vivien,  sonneur  delà  Cathédrale. 

95.  —  Le  4  fév.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Lecoq,  curé  de  Mesnil- 
Bascley,  et  du  sr  Manoury,  vicaire  de  Livarot,  dispense  de  bans  pour  le 
mariage  entre  Robert  Puchot,  sr  de  Baprey,  fils  de  Nicolas  Puchot,  sr 
de  la  Rivière,  et  d'Anne  Jamot,  delà  pair,  de  Cheffreville  et  demeurant 
en  celle  de  Mesnil-Bascley  depuis  trois  ans,  d'une  part,  etdamlleMarie- 
Mao-deleine  de  Montreuil,  fille  de  Guillaume,  en  son  vivant  gendarme 


REGISTRE   III  177 

de  la  reine,  ef  de  dam11''  Anne  Lebourgeois,   de  lad.    pair,    de  Livarot. 

JMJ.  — Le8nov.  1695,  M''  Jullian  Talion,  pbfë,  curé  de  Conteville, 
exemption  de  S*  Samson-sur-Risle,  diocèse  de  Dol,  se  (minant  en  son 
lit.  malade,  donne  sa  procuration  pour  résigner  sa  cure  entre  les  mains 
de  N.-S.-P.  le  pape  en  laveur  de  son  cousin-germain,  Me  Robert  Piéde- 
lièvre,  pbfë  du  diocèse  de  Lx. 

Le  3  décembre  1(395,  led.  sr  Piédelièvre  obtient  des  lettres  de  provision 
en  cour  de  Rome  dud.  bénéfice. 

Le  li  fevr.  1096,  le  seigr  évèque  de  Dol,  étant  à  Paris,  donne  son  visa 
auxd.  lettres  de  provision. 

Le  \rt  févr.  1696,  le  sr  Piédelièvre  prend  possession  de  la  cure  de 
Conteville,  en  présence  deMreJean  Durand,  pbrë,  grand  vicaire  dud. 
seig*  évèque  de  Dol  ;  Me  Robert  Laisney,  curé  de  N.-D.  de  Pontaudemer 
et  doyen  du  lieu  ;  Me  Pierre  Lambert,  curé  d'Ableville  ;  Mes  Joseph 
l!i  it-t  et  Jacques  Bunel,  pbrës  de  Pontaudemer  ;  Me  Robert  Fossard, 
pbrë,  vicaire  de  Conteville;  Me  Jean  Piédelièvre,  sr  de  la  Pommeraye  ; 
Jean  Cornoys,  bourgeois  de  Pontaudemer,  et  autres  témoins. 

OT.  —  Le  17  févr.  1G9G,  vu  l'attestation  du  sr  Maupoint,  pbrë,  curé 
de  N.-D.  et  de  S'  Léonard  de  Honfleur,  et  du  sr  Yon,  vicaire  de 
S1  Etienne  et  de  Ste  Catherine  de  lad.,  ville,  dispense  de  bans  pour  le 
mariage  entre  René  Lebouc,  fils  de  Michel  Lebouc,.srde  la  Roncherie, 
et  de  damUe  Marie  de  Ponchis,  de  la  pafr.  de.  Ste  Catherine,  d'une  part, 
et  dam11"  Marie  Thieu,  fille  de  François  et  de  Marguerite  Hobey,  de  la 
pair.  S1  Léonard. 

98.  —  Le  G  févr.  1696,  la  nomination  à. la  cure  de  S1  Martin  d'Able- 
ville appartenant  au  seigr  du  lieu,  noble  dame  Charlotte  de  Fatouville, 
Vv0  de  Mesrf>  Henry  Le  Doyen,  vivant  chevalier,  seigr  et  patron  d'Ablon, 
Ableville  et  Fatouville-sur-la-Mer,  demeurant  en  son  manoir  seigneu- 
rial de  la  Rue,  pan-.  d'Equainville,  nomme,  en  sa  qualité  .de  douairière, 
à  lad.  cure  d'Ableville,  vacante  par  la  mort  de  Me  Nicolas  Leterrier, 
dernier  titulaire,  la  personne  de  Mre  Pierre  Lambert,  pbrë  du  diocèse  de 
Rouen,  habitué  en  l'Eglise  majeure  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer.  Fait  et 
passé  en  présence  de  Me  Robert  Fossard,  pbrë,  vicaire  de  Conteville,  et 
de. Iran-Baptiste  Le  Bourgeois,  sr  de  Belloys,  demeurant  à  Pontau- 
demer. 

Le  11  févr.  1G96,  le  seigr  évèque  donne  aud  sr  Lambert  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  13  févr.  1696,  le  sr  Lambert  prend  possession  de  la  cure  d'Able- 
ville, en  présence  de  Mc  Michel  de  Queuedoville,  pbfë,  curé  de  Manne- 
ville-la-Raoult  ;  Me  Robert  Laisney,  curé  de  N.-D.-du-Prey  de  Pont- 
audemer ci  doyen  dud.  lieu;  Mc  Joseph  Briet,  pbrë  de  Pontaudemer,  et 
autres  témoins. 

23 


178  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

99.  —  Le  21  févr.  1 696,  vu  l'attestation  du  sr  Delamarre,  vicaire 
de  Fervaques,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Robert  Cour- 
thon  ne. 

ÎOO.  —  Le  21  févr.  1696,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
François  du  Buisson,  fils  de  Daniel  et  de  Charlotte  Langeineur,  de  la 
pair.  deN.-D.-du-Prey  de  Pontaudemer,  d'une  part,  et  damlle  Fran- 
çoise de  la  Biche,  fille  de  Me  Jean  et  de  damlle  Magdeleine  Guédier  de 
la  pair.  S1  Ouen  de  lad.  ville. 

iOl.  —  Le  22  févr.  1696,  vu  les  attestations  du  sr  Me  François 
Pierres  de  la  Boullaye,  pbrë,  curé  de  Chaumont,  dispense  de  bans  pour 
le  mariage  entre  Guillaume  Descorches,  Escr,  sr  de  Boisguillaume  de 
Ste  Croix,  fils  de  René  Descorches,  Escr,  sr  du  Coudray,  et  de  damlle 
Renée  de  Vicaire,  originaire  de  la  pair,  de  Cisay  et  demeurant  depuis 
environ  trente  ans  en  celle  de  Chaumont,  d'une  part,  et  damlle  Marie- 
Jeanne  Sellier,  fille  de  noble  homme  Pierre  Sellier,  sr  de  Soissons, 
conser  du  roy  et  receveur  des  amendes  de  Doullens,  et  de  damlle  Marie 
Landon,  de  la  pair,  de  Doullens,  diocèse  d'Amiens. 

lOâ.  — Le  22  févr.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Cailly,  curé  de 
Blangy,  et  du  sr  Faisant,  vicaire  de  S*  Philbert-des-Champs,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  entre  Pierre  Menard  et  Anne  Hausey. 

103.  —  Le  1er  avril  1695,  Jacques-Joseph  Turgïs,  fils  de  Jacques 
et  de  Marguerite  Vattier,  de  la  pair,  de  S*  Léger-du-Bosc,  reçoit  la 
tonsure  et  les  ordres  mineurs.  (V.  35i). 

104.  —  Le  17  juin  1695,  Me  Joseph  Briet,  pbrë,  titulaire  de  la 
chapelle  simple  de  S1  Jean  en  l'église  S*  Ouen  de  Pontaudemer,  obtient 
en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provision,  dites  de  per  obitum,  de  la 
chapelle  S1  Laurent,  sise  en  la  pafr.  de  Grestain,  vacante  par  la  mort  du 
dernier  titulaire. 

Le  26  oct.  1695,  le  seigr  évêque  donne  son  visa  auxd.  lettres  de  pro- 
vision. 

Le  13  févr.  1696,  led.  sr  Briet  prend  possession  de  la  chapelle  S1 
Laurent  par  la  prière  faite  à  genoux  devant  les  vestiges  d'icelle  et  le 
toucher  de  la  muraille,  en  présence  de  Me  Robert  Laisney,  pbrë,  curé 
deN.-D.-du-Prey;  Me  Pierre  Lambert,  curé  d'Ableville  ;  Me  Jean 
Levavasseur,  curé  de  Genneville,  et  Me  Jacques  Bunel,  pbrë  de  Pon- 
taudemer. 

105.  —  Le  26  févr.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Du  Saussay,  curé 
de  Chambrois,  et  du  sr  Simon,  curé  de  S1  Mards-de-Fresne,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  entre  Martin  Le  Blond,  Escr,  sr  de  Francval, 
fils  de  feu  Jean  Le  Blond,  Escr,  sr  du  Vallot,  et  de  damlle  Catherine 
d'Hommey,  de  la  pari*,  de  S1  Mards-de-Fresne,  d'une  part,  et  damlle 
Antoinette  de  Bardouil,  fille  de  feu  Louis  de   Bardouil,    Esc1-,   sr  de  la 


REGISTRE    III  179 

Bardouillière  et  du  Longiffard,  et  de  feue  noble  dame  Madeleine  Lebre- 
ton,  de  la  pair,  de  Chambrois. 

ÎOO.  —  Le  1er  avril  1695,  André  Aubry,  fils  de  Nicolas  et  de  Louise 
Guilbert,  de  la  pair,  de  Ste  Croix  de  Bernay,  reçoit  la  tonsure  et  les 
ordres  mineurs.  (V.  324,  457). 

107.  — Le  2  avril  1G95,  MeJean  Barrey,  sous-diacre  de  S1  Aubin 
de  Bonneval,  est  ordonné  diacre. 

108. —  Le  27  sept.  1695,  Me  Hersent,  sous-diacre  du  Mesnil- 
Froger,  rite  dimissus,  est  ordonné  diacre  à  Bayeux.  (  V.  3,  206). 

109.  —  Le  2  avril  1G95,  Pierre  Doucet,  acolyte  de  S'  Martin  de 
Pontchardon  est  ordonné  sous-diacre.  {V.  3,  2061- 

1 ÎO.  —  Le  28  févr.  1696,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Etienne  Berthelot,  Escr,  sr  de  Blanchefosse,  garde  de  la  porte  du 
roy,  fils  de  Philippe  Berthelot,  officier  vétéran,  et  d'Anne  Rogère, 
de  la  par?,  de  Vimoutiers,  d'une  part,  et  damlle  Anne  Telles  de  la 
Poterie,  fille  de  David  Telles,  srde  la  Poterie,  et  de  damlle  Marie  Petit, 
de  la  pari*.  d'Orbec. 

111. — Le  1er  avril  1695,  Jean-Baptiste  Farain,  clerc  de  Pien- 
court,  reçoit  les  ordres  mineurs. 

lia.  —  Le  2  avril  1695,  Me  Paul  Morand,  sous-diacre  des  Cham- 
peaux,  est  ordonné  diacre. 

113.  —  Le  28  févr.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Rohays,  pbrê, 
vicaire  d'Auvillers,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Madeleine 
Barbier. 

114.  —  Le  29  janv.  1696,  les  religieux  de  S1  Evroult  nomment 
Me  Engherrand  Bertot,  pbrê  du  diocèse  de  Bayeux,  à  la  cure  d'Her- 
manville,  aud.  diocèse. 

115.  —  Le  2  avril  1695,  Robert  Alabarbe,  sous-diacre  de  Marolles, 
est  ordonné  diacre.  (V.  229.) 

116.  —  Le  2  avril  1695,  sont  ordonnés  sous-diacres: 
Me  Estienne  Faucière,  acolyte  de  Vimoutiers  ; 

Me  François  Cantel,  acolyte  de  Folleville  ;  {V.  253.) 

Me  Adrian  Gruel,  acolyte  de  Caorches  ;  (V.  245.) 

Me  Gaspard  Regnouard,  acolyte  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer  ;  (F. 245.) 

117.  —  Le  1er  mars  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Dault,  vicaire  de 
S'  Germain-la-Campaigne,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jean 
Delaunev. 

118.  —  Le  19  décembre  1695,  la  nomination  au  prieuré-cure  non- 
conventuel  de  S1  Gervais  et  S'  Protais  de  Fierville  appartenant  au 
seigr  abbé  deX.-D.  de  Corneville,  de  l'ordre  des  chanoines  réguliers  de 
S1  Augustin,  Mre  Jacques  Durand,  pbrê  habitué  en  l'église  paroissiale 
de  N.-D.-du-Prey  de  Pontaudemer,    vicaire   général   de  Mesre   Louis 


180  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

Desmc  de  la  Chesnaye,  abbé  coup mendataire  de  Corneville,  nomme  à 
lad.  cure  de  Fierville,  vacante!  par  la  mort  de  Fr.  Jean  Goudier,  der- 
titulaire,  la  personne  de  Fr.  Philippe  Longer,  pbre,  religieux  de  la 
maison  de  Beaulieu,  diocèse  de  Rouen,  prieur-curé  de  Cauverville,  même 
diocèse  de  Rouen.  Fait  et  passé  en  l'hôtellerie  du  Louvre,  faubourg  et 
pair,  de  S1  Aignan  de  Pontaudemer. 

Le  20 décembre  1095,  Mre  Christophe  Le  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud. 
sr  Longer  la  collation  dud.  bénéfice. 

Le  30  décembre  1695,  le  sr  Longer  prend  possession  du  prieuré-cure 
de  Fierville,  en  présence  de  Me  Jacques  Baudouin,  prieur  de  l'abbaye  de 
Corneville  ;  Me  Jean  Sionville,  pbre,  curé  de  Martainville  ;  Me  Jean 
Sorel,  pbfë,  curé  de  Manneville-la-Pipard  ;  Me  Pierre  Ive,  .pbfë,  des- 
servant le  prieuré  de  Fierville  ;  Me  Henry  Desmonts  de  lad.  abbaye,  et 
Sébastien  Ive,  de  la  pair,  du  Torquesne. 

Le  8  févr.  109(3,  Me  Philippe  Longer,  pbfë,  prienr-curé  de  Cauver- 
ville, pourvu  du  prieuré-cure  de  Fierville,  proteste  au    nom   des  reli- 
gieux de  Corneville  contre  certains  termes  de  la  collation  à  lui    donnée 
de  lad.  cure  de  Fierville  :  ........   Jureque  prœfati  111.   ac   RR.  dni 

comitisLexov.  in  nominatione,  in  deportu,  semper  salvo  ;  »  led.  prieuré- 
cure,  comme  les  autres  cures  régulières  dépendantes  de  l'abbaye  de 
Corneville,  n'étant  sujet  à  aucun  déport.  (V.  235.) 

119.  — Le  2;mars  1 090,  vu  l'attestation  du  sr  Guesdon,  curé  de 
Querville,  et  du  sr  Nicolle,  vicaire  de  S1  Loup-de-Fribois,  dipense  de 
bans  pour  le  mariage  entre  Jean  Dufresne  et  Jacqueline  Drieu. 

ISO.  —  Le  3  mars  1090,  dispense  de  parenté  au  2e degré  pour  le 
mariage  entre  Antoine  Bougard,  Escr,  sr  des  Parcs,  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  S*  Louis,  major  du  régiment  des  Vaisseaux, 
demeurant  à  Pont-1'Evêque,  et  damlle  Magdeleine  Bougard,  demeurant 
aussi  à  Pont-1'Evêque. 

131 .  —  Lo  2  avril  1695,  Me  François  Le  Roux,  sous-diacre  de  la 
parr.  de  Ste  Foy-de-Montgommery,  est  ordonné  diacre. 

1  22.  —  Le  5  mars  1090,  vu  l'attestation  du  sr  Lemonnier,  vicaire 
de  Drucourt,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Thomas  Corblin. 

133.  —  Le  5  mars  1096,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
David  Maïiiet,  Escr,  sr  du  Mesnil,  conser  du  roy,  lieutenant  en  la  prévôté 
générale  de  Normandie,  fils  de  Louis  et  de  damUe  Jeanne  Levavasseur, 
demeurant  en  la  pan',  de  S1  Jacques  de  Lx,  d'une  part,  et  damlle 
Catherine  de  Vaumesle,  fille  de  feu  Jacques  de  Vaumesle,  Esc1",  sr  du 
Coudrey,  et  de  damlle  Magdeleine  de  Marguerie,  de  la  pair,  de  Ste 
Marguerite-des-Loges . 

134. — Le  5  mars  1090,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
Daniel  Bordeaux,  fils  de  Robert  et  d'Anne  Dutertre,  delà  pair,  de  Pon- 


REGISTRE   III  181 

talery  et  demeurant  depuis  quatre  ans  en  laparr.  duRegnouard,  d'une 
part,  cl  d;imlle  Françoise  de  Denis,  fille  de  François  de  Denis,  Escr, 
sr  de  Vaumesle,  et  de  damUe  Judic  deNollet,  de  la  parr.  de  Crouttes. 

135.  —  Le  6  mars  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Fouchet,  pbre,  curé 
de  Cerquigny,  lre  portion,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Pierre 
Fierfol,  fils  de  feu  Claude,  d'une  part,  et  damlle  Anne  Hamel,  fille  de 
feu  Me  Nicolas  Hamel,  sr  des  Moullins,  avocat  en  la  cour  de  parlement 
de  Rouen,  et  de  damlle  Marie  Pinard. 

136.  —  Le  9  nov.  1695,  damlle  Hélène  d'Erneville  fait  son  testa- 
ments entre  les  mains  de  Mp  Jean  Collier,  pbre,  vicaire  de  S*  Jacques 
de  Lx.  —  Elle  demande  à  être  inhumée  dans  l'église  S*  Jacques, 
«  proche  de  la  chapelle  S*  Antoine  de  Pade.  »  Fait  en  présence  de  Me 
Ollivier  Vinebault,  pbre. — Me  Alexandre  delaReuc,  pbfê,  est  nommé 
exécuteur  testamentaire. 

1  ST.  —  Le  14  mars  1696,  Me  Michel  Le  Mazurier,  pbfê  du  diocèse 
de  Bayeux,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  vicaire  de  S*  Nicolas 
de  Caen,  et  représenté  par  Me  Jean  Hébert,  pbre  de  S1  Germain  du  Lx, 
fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seig,r  évoque  et  au  Chapitre  de   Lx. 

L  16  juin  1688, 'Michel  Le  Mazurier,  fils  de  Louis  et  de  Catherine 
Le  Haguais,  de  la  parr.  de  S'  Nicolas  de  Caen,  reçoit  la  tonsure  à 
Bayeux  et  est  attaché  à  l'église  de  lad.  pair,  de  S'  Nicolas. 

Le  „.,  il  est  nommé  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen. 

Le  9  mars  1688,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  les  évêchés  et  les  Chapi- 
tres de  Rouen,  Bayeux,  Lisieux,  Coutances  et  autres  ;  sur  les  princi- 
pales abbayes  et  collégiales  de  ces  diocèses.  (V.  488). 

128.  —  Le  15  décembre  1695,  la  nomination  à  la  cure  do  S1  Sul- 
pree  de  Plasn es,  2e  portion,  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mre  Antoine 
de  Prye,  chevr,  seigrhaut  justicier  de  Plasnes  et  d'Echanffray,  nomme  à 
cette  cure  vacante  par  la  mort  de  Me  Anquetil,  dernier  titulaire,  la  per- 
sonne da  M"  Claude  Gouin,  pbfê,  habitué  en  l'église  de  la  Couture  de 
Bernay  et  pourvu  delà  cure  du  Tilleul-Fol-Enfant  qui  lui  est  contestée. 

Le  17  déc.  1695,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Gouin  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  7  mars  1696,  led.  seigr  de  Plasnes  nomme  à  lad.  2e  portion, 
vacante  tant  par  la  mort  de  Me  Anquetil  que  par  la  démission  pure  et 
simple  de  Me  Claude  Gouin,  la  personne  de  Me  André  Thuret,  pbfê  du 
diocèse  de  Lx.  Donné  à  Lx,  en  la  demeure  dud.  seig*  de  Plasnes. 
[F.  71). 

Le  lOmars  1696,  Mre Le Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  Thuret  la 
collation  dud.  bénéfice. 


182  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

Le  15  mars  1696,  le  sr  Thuret  prend  possession  de  la  cure  de  Plasnes, 
2e  portion,  en  présence  de  Me  Pierre  Hauvel,  pbrë,  curé  de  la  lre  por- 
tion ;  Mes  Léonard  Le  Blond  et  Jean  Grimout,  pbrës  de  Bernay,  et  autres 
témoins. 

139.  — Le  20  décembre  1658,  Gilles  Ferey,  fils  de  Guillaume  et 
de  Marie  Chausey,  de  la  pair,  de  N.-D.  de  Froide-Rue  de  Caen,  reçoit 
la  tonsure  à  Bayeux  et  est  attaché  au  service  de  l'église  de  lad.  pair.  N.-D. 

Le  19  juillet  1686,  led.  sr  Ferey,  pbfë,  est  reçu  Me  ès-arts  en  l'Uni- 
versité de  Caen. 

Le  27  févr.  1692,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  ou  certificat 
d'études  du  recteur  de  lad.  Université. 

Le-  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  les  évêchés  et  Chapitres  de 
Rouen,  Bayeux,  Lisieux,  Coutances,  Avranches,  etc,  ainsi  que  sur  un 
bon  nombre  de  collégiales,  abbayes  et  prieurés  de  ces  divers  diocèses. 

Le  29  mars  1696,1e  sr  Ferey,  chapelain  de  l'église  paroissiale  de 
N.-D.  de  Caen,  ayant  élu  son  domicile,  pour  le  présent  seulement,  en  la 
maison  de  Pierre  Bordenceau,  «  hostellier  au  Dauphin  »  à  Lx,  pair,  de 
S1  Désir,  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre 
de  Lx.  (V.  171,  204,  214,  449.) 

130.  —  Le  21  mars  1696,  Me  Robert  Boissel,  pbfë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Pontaudemer,  pair.  S*  Germain,  et 
ayant  élu  domicile  en  la  maison  de  Me  Jacques  Aussy,  pbfë  de  S*  Jacques 
de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  aux  religieux  de  N.-D.  de 
Bernay,  et  de  S1  Pierre  de  Préaux,  ainsi  qu'aux  dames  de  S*  Léger  dud. 
lieu  de  Préaux.  (V.  446.) 

131 .  —  Le  22  mars  1696,  la  nomination  à  la  cure  de  N.-D.  de 
Barville  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Jacques  de  Livet,  chevr, 
seigr  et  patron  présentateur  de  Barville,  Fresne,  Cotte-Cotte,  le  Fay, 
baron  de  Coulonces  et  autres  lieux,  nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la 
mort  de  Mre  Nicolas  de  Drieu,  pbre,  dernier  titulaire,  la  personne  de 
Mesre  Louis-Henry  de  Rome  de  Vernouillet,  clerc  tonsuré  du  diocèse  de 
Chartres,,  licencié  ès-lois  de  la  faculté  de  Paris  et  titulaire  du  personnat 
de  Bretteville  au  diocèse  de  Rouen. 

Le  22  mars  1696,  MreLe  Nepveu,  vie.  g1,  donne  aud.  sr  de  Rome  la 
collation  dud.  bénéfice. 

Le  27  mars  1696,  le  sr  de  Rome  donne  sa  procuration  à  Me  Louis 
Bucaille,  vicaire  de  Barville  pour  prendre  en  son  nom  possession  dud. 
bénéfice.  (V.  148.) 

133.  — Le  9  mars  1696,  la  nomination  à  la  cure  de  S1  Martin  de 
Bonnebosq  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesr0  Bruno-Emmanuel  de 
Motteville,  chevr,  comte  de  Motteville,  marquis  haut-justicier  de  la 
Haye-du-Puits,  baron  de  Bonneboscq  du  chef  de   dame  Françoise  du 


REGISTRE  III  183 

Fay.  son  épouse,  conserdu  Roy  en  ses  Conseils,  président  à  mortier  en 
sa  cour  de  parlement  de  Normandie,   nomme  à  lad.    cure  de  Bonne- 

boscq,  vacante  par  la  mort  de   Me Faguais,   dernier  titulaire, 

la  personne  de  Mfi  Jacqnes  Deleau,  pbfëdu  diocèse  de  Rouen,  curé  de 
Claville  aud.  diocèse. 

Le  13  mars  1696,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Deleau  la  collation 
dud.  bénéfice. 

Le  lendemain,  le  sr  Deleau  prend  possession  de  la  cure  de  Bonnebosq, 
en  présence  de  Mc  Ollivier  Dufer,  pbfë,  curé  du  Fournet  ;  Me  François 
Ameline,  vicaire  de  Bonnebosq;  Me  Robert  Daragon,  receveur  de  la 
baronnie  de  Bonnebosq,  et  autres  témoins. 

133.  —  Le  22  décembre  1657,  Nicolas  de  Forges,  fils  de  Thomas 
de  Forges  et  de  Renée  Andrieu,  de  la  par? .  d'Orgères,  rite  dimissus, 
reçoit  la  tonsure  à  Séez. 

134.  —  Le  28  mars  1696,  Me  Jacques  Bunel,  pbfë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Pontaudemer  et  ayant  élu  domicile 
pour  le  présent  en  la  maison  de  M.  Jean  Levavasseur,  hôtellerie  de  la 
Belle-Fontaine,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évoque  et  au 
Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  des  abbayes  de  S1  Pierre  de 
Préaux,  N.-D  de  Grestain,  N.-D.  de  Cormeilles  et  aux  religieuses  de 
Préaux.  (V.  96.) 

135.  —  Le  9  mars  1696,  Jean  de  Lannoy,  fils  André,  demeurant  â 
Coudray,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  frère,  Me 
Estienne  de  Lannoy,  acolyte  de  lad.  pair.,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés.  —  Led.  acte  fut  publié,  le  dimanche  suivant,  à  l'issue  de 
la  messe  paroissiale  par  le  sr  Louvet,  pbfë,  curé  de  Coudray.  (V.  246). 

136.  —  Le  2  août  1695,  Pierre  Desvaux,  fils  de  feu  Germain,  ori- 
ginaire de  Vimoutiers  et  demeurant  présentement  à  Fervaques,  constitue 
150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  frère,  Me  Louis  Desvaux,  acolyte, 
afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  6,  232.) 

137.  —  Le  27  mars  1696,  Mre  Jacques  Vimont,  pbfë,  bachelier  de 
Sorbonne,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  représenté  par  Jean 
Vimont,  son  frère,  bourgeois  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 
seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  452.) 

138.  —  Le  27  mars  1696,  Me  Jean  Hue,  pbfë  du  diocèse  de  Lisieux, 
Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  demeurant  en  la  pair,  de  S1  Jean  de 
Caen,  représenté  par  Robert  Levavasseur,  sr  de  la  Licorne,  bourgeois 
de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre 
de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  S'  Evroult  et   de  Ste  Barbe-cn-Auge. 

(  V.  5.  4621. 

130.  —  Le  .'H  mars  1696,  Me  Georges  Cordouen,  pbfë,  Me  es-arts 
en  l'Université  de  Caen,  demeurant  à  JoûveauXj  fait  réitérer  ses  noms 


184  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

et  grades  au  seigr  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux 
de  Cormeilles  et  de  S1  Pierre  de  Préaux  et  aux  dames  religieuses  de 
S1  Léger.  (V.  465). 

140.  —  Le  2  avril  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Formeville,  vicaire 
de  S1  Germain  de  Lx,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Antoine 
Rey  et  Catherine  Vimont. 

141.  —  Le  4  février  1696,  Me  François  Guilloche,  pbrë,  curé  de 
Grandouet  en  l'exemption  de  Cambremer,  diocèse  de  Bayeux,  se  trou- 
vant infirme  et  ne  pouvant  plus  faire  ses  fonctions  comme  à  l'ordinaire, 
donne  sa  procuration  pour  résigner  lad.  cure  entre  les  mains  de 
N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Jean  Londé,  pbfë,  vicaire  de  Cam- 
bremer. Il  se  réserve  toutefois  100  livres  de  pension  sur  les  revenus 
dud.  bénéfice  qu'il  a  possédé  dix-sept  ans.  Fait  et  passé  en  présence 
de  M0  Nicolas  Chesnot,  pbrë  de  S1  Aubin-sur- Algot. 

Le  3  avril  1696,  led.  sr  Guilloche  déclare  qu'il  révoque  l'acte  de  rési- 
gnation qu'il  avait  passé  au  mois  de  janvier  1694  en  faveur  de  son  frère, 
Me  Thomas  Guilloche,  pbrë,  demeurant  dans  le  diocèse  de  Lx,  (pair,  de 
Querville),  lad.  résignation  n'ayant  pu  avoir  son  effet  jusqu'à  présent. 

143. — Le  31  mars  1696,  Me  Pierre  Thillaye,  pbrë,  originaire  de 
de  S1  Germain  de  Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer 
ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  451. 

143.  —  Le  23  févr.  1695,  damlle  Catherine  Lesaunier,  Y™  de  Me 
Gilles  Athinas,  en  son  vivant  conserdu  roy,  contrôleur  an  grenier-maga- 
sin à  sel  de  Honfleur,  Jean  de  Gouge  et  Jeanne  Jacquemard,  sa  femme, 
et  Anne  Manchon,  Yve  de  Jean  Decaux,  tous  demeurant  à  Honfleur, 
constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Charles  Marette,  acolyte 
de  lad.  ville,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  —  Le  31  juillet 
1695,  à  l'issue  de  la  messe  paroissiale  de  Gonneville-sur-Honfleur,  la 
lecture  dud.  acte  fut  faite  par  Mp  Jacques  Falaise,  pbrë,  vicaire  de  Gon- 
neville,  —  Le  7  août  suivant,  à  l'issue  de  la  messe  paroissiale  de 
S1  Léonard  d'Honflcur,  la  lecture  du  môme  acte  fut  faite  par  Me  Pierre 
Maupoint,  pbrë,  curé  de  lad.  pair.,  docteur  de  la  faculté  de  droit  de 
Paris,  en  présence  de  Mes  Noël  Aumont,  Jacques  Falaise,  François 
Du  tac,  Guillaume  Leduc,  Jacques  Terrier,  Pierre  de  Laumosne,  pbres 
habitués  en  l'église  S1  Léonard.  —  Lecture  dud.  acte  fut  encore  faite,  le 
11  sept.  1695,  à  l'issue  de  la  messe  paroissiale  du  Mesnil-Durand,  par 
Me  Jean-Baptiste  de  Besson,  pbrë,  curé  du  lieu. 

Le  14  avril  1696,  led.  sr  Marette  est  autorisé  à  recevoir  le  sous-dia- 
conat a  Evreux . 

144  — Le  30  mars  1696,  Me  Gabriel  Dnrozay,  pbrë,  docteur  en 
théologie  de  la  faculté  de  Paris  et  Me ès-arts  en  l'Université  de  lad.  ville, 
y  demeurant,  et  représenté  par  Adrien  Piquot,  bourgeois  de   Lx,  fait 


REGISTRE    III  185 

réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi 
qu'aux  religieux  de  Bernay.  {V.  165,  486.) 

145.  — Le  28  mars  1696,  Me  Adrien  Picquot,  bourgeois  de  Lx, 
y  demeurant,  fils  de  feu  Me  François  Piquot,  notaire  à  Lx,  constitue  150 
livres  de  rente  en  faveur  de  son  frère,  Me  Maurice  Picquot,  acolyte  de 
la  pair.  S*  Germain,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

Le  21  avril  1696,  led.  sr  acolyte  est  ordonné  sous-diacre. 

140.  —  Le  5  mars  1696,  François  Brière,  marchand,  demeurant  à 
Cernay,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  François 
Brière.  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.    (V.  246.) 

14^.  —  Le  5  avril  1696,  vu  l'attestation  du  "sr  Lemièro,  pbrë,  curé 
de  S1  Pierre  de  Touques,  doyen  dud.  lieu,  dispense  de  bans  pour  le 
mariage  entre  Pierre  Dartignault,  Esc1',  sr  de  la  Rocherie,  de  la  pair, 
de  N.-D.  de  Calais,  diocèse  de  Boulogne,  d'une  part,  et  dame  Marie- 
Jeanne  Ferey.  YVP  de  Mesr0  Jean  de  Grieu,  Escr,  sr  de  Boscmouchel, 
de  lad.  par?,  de  S1  Pierre  de  Touques.  (V.  405.) 

148. —  Le  25  mars  1696,  Mèsre  Louis  Henry  de  Roméde  Vernouil- 
let,  clerc  du  diocèse  de  Chartres,  licencié  ès-lois  de  la  l'acuité  de  Paris, 
titulaire  du  personnat  de  Bretteville,  diocèse  de  Rouen,  et  pourvu  de  la 
cure  de  Barville,  représenté  par  Me  Louis  Bucaille,  vicaire  du  lieu, 
prend  possession  dud.  bénéfice  en  présence  de  Me  François  Laillcr,  pbrë; 
Charles  Dilloys,  Escr,  garde  de  la  Porte  du  roy  ;  Nicolas  Iloudïn,  rece- 
veur de  la  terre  de  Barville.  [V.  131.) 

140.  —  Le  1er  avril  1696,  M0  Charles  Bellières,  pbrë,  Me  ès-arts 
en  l'Université  de  Paris,  chapelain  en  la  cathédrale  de  Lx,  fait  réitérer 
ses  noms  et  grades  au  seigr  évèque  et  au 'Chapitre  de  Lx.  (V.  473.) 

150. — Le  1er  avril  1695,  reçurent  la  tonsure  :  François  Parent,  fils 
de  François  et  de  Marie  Houssaye,  de  la  pari',  de  Ste  Croix  de  Bernay  ; 

Jacques  Houssaye,  fils  de  Roger  et  d'Elisabeth  Feuillet,  de  N.-D. 
d'Orbe.'. 

151.  —  Le  12  août  1695,  François  Hubert,  marchand,  bourgeois 
de  Bernay.  y  demeurant  pan-.  St0  Croix,  constitue  150  livres  de  rente 
eu  faveur  de  son  fils.  Me  François  Hubert  acolyte,  afin  qu'il  puisse  par- 
venir aux  ordres  sacrés.  —  Le  28  août  1695,  la  lecture  de  cet  acte  fui 
faite  à  l'issue  de  la  messe  paroissiale  de  Valailles,  en  présence  de  noble 
et  discrète  personne  Mesre  Gabriel  Deshays,  pbrë,  curé  du  lieu;  Mc 
Jean  Barrey  Bois-Laval,  aussi  pbrë,  ci  M"  Réiny  Collet,  vicaire  de  lad. 
parî-.  {V.     .) 

153.  —  Le23janv.  1696.  Me  Robert  Levillain,  sous-diacre  de  S1 
Pierre  de  Canteloup,  es!  reçu  .M'  ès-arts  en  l'Université  de  Caen. 

Le  14  mars  1696,  il  reçoit  des  lettres  de  quinquennium  de  recteur  de 
lad  Université, 


186  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  les  évêchés  et  Chapitre  de 
Bayeux,  Lisieux,  Coutances,  Evreux,  etc,  ainsi  que  sur  bon  nombre  de 
collégiales,  abbayes  et  prieurés  de  ces  diocèses. 

Le  5  avril  1696,  il  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et 
au  Chapitre  de  Lx.  (V.  7,  286.) 

153. — Le  13  août  1696,  Me Pierre  Hareng,  acolyte,  originairede  la 
pair.  d'Ammeville  et  demeurant  maintenant  à  Vimoutiers,  constitue  150 
livres  de  rente  en  sa  faveur,  afin  de  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  6.) 

154.  —  Le  7  avril  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Paysant,  pbrë,  curé 
du  Breuil,  et  du  Sr  Taupin,  vicaire  de  S1  Aubin-de-Scellon,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  entre  Jacques  Durai  et  Anne  Drugeon. 

155.  —  Le  25  novembre  1696,  haut  et  puissant  seigr,  Mesre  Fran- 
çois de  Carbonnel,  abbé  de  Canisy,  nommé  par  Sa  Majesté  à  l'évêché  de 
Limoges,  titulaire  de  la  dignité  de  grand  chantre  en  la  cathédrale  de  Lx 
et  du  canonicat  de  Lieurey,  lre  portion,  représenté  par  Mesre  Christophe 
Le  Neveu,  pbrë,  chanoine,  grand  vicaire  et  grand  archidiacre  en  lad. 
cathédrale,  remet  purement  et  simplement  lesd.  bénéfices  entre  les 
mains  du  seigr  évêque  de  Lx. 

Le  20  mars  1696,  Sa  Grandeur  nomme  à  la  dignité  de  grand  chantre, 
vacante  par  la  démission  dud.  seigr  évêque  de  Limoges  et  par  le  refus 
de  Mre  François  Després  qui  avait  été  nommé  d'abord,  la  personne  deMre 
Jean-Baptiste  de  Franqueville,  pbrë,  docteur  en  théologie  de  la  Société 
de  Sorbonne,  chanoine  prébende  de  S1  Pierre-Adifs  et  chapelain  de  la 
chapelle  de  Sl-Laurent-du-Buisson.  (V.  402.) 

Le  7  avril  1696,  led.  sr  de  Franqueville  prend  possession  de  la  dignité 
de  grand  chantre  en  présence  des  chanoines  de  la  cathédrale. 

Le  15  mars  1696,  le  seigr  évêque  de  Lx,  nomme  aux  canonicat  et  pré- 
bende de  Lieurey  lre  portion,  aussi  vacants  par  la  démission  dud.  seigr 
évêque  de  Limoges  et  le  refus  dud.  sr  François  Després,  la  personne  de 
Mre  Simon  Davoust-Langotière,  pbrë  du  diocèse  de  Lx,  licencié  en 
théologie,  titulaire  du  canonicat  volant  du  Faulq  et  du  canonicat  de  Deau- 

ville,  lre  portion.  (F.  192.) 

Le  7  avril  1696,  led.  sr  Davoust  est  mis  en  possession  dud.  canonicat 
de  Lieurey. 

156.  —  Le  3  avril  1696,  Me  Guillaume  Vivien,  pbrë,  Me  ès-arts 
en  l'Université  de  Paris,  demeurant  à  S1  Ktienne-Lallier,  fait  réitérer 
ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

1 5T.  Le  1er  avril  1695,  reçurent  la  tonsure  : 

Jean  Lefrançois,  fils  de  Jean  et  de  Marie  Lesueur,  de  la  pair,  de 
N.-D.  de  la  Couture  ;  (V.  459.) 

Jean  Loriot,  lilsde  Jean  et  de  Marie  Richer,  de  lad.  pair,  de  N.-D.  de 
la  Couture  do  Bernay.  (V.  341.) 


REGISTRE    III  187 

158.  —  Le  2  avril  1695,  Me  Nicolas  Petit,  diacre  du  diocèse 
d'Evreux,  rite  dïmissus,  est  ordonné  prêtre  à  Lx. 

159.  —  Le  10  avril  1696,  Me  Jacques  Gosset,  pbrë,  curé  de  la  lre 
portion  de  Yerson,  exemption  de  Nonant,  Me  ès-arts  en  l'Université  de 
Caen,  ayant  élu  domicile  pour  le  présent  en  la  maison  de  Marie  Cavelier, 
sa  mère,  sise  à  Lx,  pair.  S1  Jacques,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades 
au  seigr  évêqne  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  450.) 

1GO.  —  Le  23  sept.  1672,  Robert  Le  Chevallier,  fils  de  Guillaume 
et  de  Marie  Regnoult,  de  la  parf.  d'Englesqueville,  reçoit  la  ton- 
sure. 

Le  5  octobre  1695,  led.  sr  Le  Chevallier,  pbrë,  curé  d'Englesqueville, 
est  reçu  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen. 

Le  14  mars  1696,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur 
de  lad.  Université. 

Le' même  jour,  il  nommé  par  icelle  sur  l'archevêché  et  le  Chapitre  de 
Rouen,  sur  l'évèché  et  le  Chapitre  de  Lx,  etc.,  ainsi  qne  sur  les  collégia- 
les, abbayes  et  prieurés  de  ces  divers  diocèses. 

Le  11  avril  1696,  il  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  475.) 

161 .  —  Le  10  avril  1696,  Me  Claude  Cornavin,  pbrë  du  diocèse  de 
Coutances,  Me  ès-art,  bachelier  en  théologie  et  professeur  septennaire 
en  l'Université  de  Paris,  titulaire  de  la  chapelle  de  Buron  en  l'église  de 
Ruillé,  diocèse  du  Mans,  demeurant  à  Paris,  au  collège  d'Harcourt,  et 
représenté  par  Me  Pierre  Héroult,  bourgeois  de  Paris,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre,  ainsi  qu'aux  religieux  de 
N.-D.  de  Bernay. 

162.  —  Le  10  avril  1696,  Me  Gabriel  Lecourtois,  pbrë,  du  diocèse 
de  Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  professeur  septennaire  au 
collège  de  Lx  en  lad.  ville  de  Paris,  et  représenté  par  Adrien  Picquot, 
bourgeois  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au 
Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  S1  Evroult  (V.  474.) 

163.  —  Le  10  avril  1696,  Me  Jean  Hesdiard,  pbrë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  demeurant  à  Epaignes,  fait  réitérer  ses  noms  et 
grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de 
S1  Evroult  et  de  S*  Pierre  de  Préaux  (V.  i,  49.) 

164.  —  Le  3  avril  1696,  noble  et  discrète  personne,  Mre  Louis  du 
Houlley,  pbrë,  de  la  pair  de  Courtonne-la-Meurdrac,  M*  ès-arts 
en  l'Université  de  Caen,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx. 

165.  —  Le  1er  juin  1687,  François  Durozay,  (ils  de  Gabriel  et  de 
FrançoiseDesperrovs,  de  la  pair,  de  S1  Germain  de  Lx,  reçoit  la  tonsure. 

Le  Iômoùi  1695,  il  est  reçu  Me ès-arts  en  l'Université  de  Paris, 


188  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

Le  16  août  1695,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur  de 
lad.  Université. 

Le  5  oct.  1695,  il  est  nommé  par  icelle  sur  l'évêché  et  le  Chapitre  de 
Lx,  etc. . . 

Le  1er  mars  1696,  il  est  reçu  bachelier  en  théologie  de  la  faculté  de 
Paris. 

Le  31  mars  1676,  il  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque 
et  au  Chapitre  deLx  ;  (V.  144.) 

1G6.  —  Le  1er  avril  1695,  Ollivier  Le  Bouteiller,  fils  d'André  et  de 
Catherine  Thierry  de  la  pair.  Stc  Catherine  d'Honflenr,  reçoit  la  tonsure 
et  les  ordres  mineurs. 

ÎOT.  Le  2  avril  1695,  Me  Pierre  Gontier,  sous-diacre  de  S*  Victor- 
de-Chrestien ville,  est  ordonné  diacre. 

Le  19  décembre  1695,  led.  sr  Gontier,  rite  d'un  issus,  est  ordonné  prêtre 
à  Bayeux  (Y.  5). 

1«8.  —  Le  15  avril  1696,  Me  Charles  Belard,  pbrë  du  diocèse  de 
Sécz,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  demeurant  en  la  pair,  de  S' 
Aignan  aud.  diocèse  et  ayant  élu  domicile  pour  le  présent  en  l'hôtellerie 
de  la  Croix  d'Or,  faubourg  de  S'  Désir,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades 
aux  religx  de  S1  Evroult  (Y.  467.) 

ÎOÏ).  —  Le  3  août  1692,  M0  André  Cousture,  originaire  de  Lx,  est 
reçu  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris. 

Le  6  août  1695,  led.  sr  Cousture,  sous-diacre,  obtient  des  lettres  de 
quinquennium  du  recteur  de  lad.  Université. 

Le  5  oct.  1695,  il  est  nommé  par  icelle  sur  l'évêché  et  le  Chapitre  de 
Lx,  ainsi  que  sur  les  abbayes  de  S1.  Pierre  de  Préaux,  S1  Léger  de 
Préaux,  S1  Evroult  et  Cormeilles. 

Le  1er  févr.  1696,  il  est  reçu  bachelier  en  théologie  de  la  faculté  de  Paris. 

Le  31  mars  1696,  il  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx. 

Le  9  avril  1696,  il  fait  faire  la  même  signification  aux  religieux  de 
S1  Evroult. 

Le  21  avril  1696,  le  sr  André  Cousture,  sous-diacre  de  la  par?,  de 
S1  Jacques  de  Lx,  est  ordonné  diacre.  {Y.  355,  365,  479). 

1TO.  —  Le  13  avril  1696,  Me  Nicolas  Gosset,  pbrë,  du  diocèse  de 
Lx,  Mc  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Paris  et  repré- 
senté par  son  père,  Nicolas  Gosset,  bourgeois  de  Lx,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux 
religieux  des  abbayes  de  S1  Evroult,  S1  Pierre  de  Préaux,  N.-D.  de. 
Grestain  et  Cormeilles  et  aussi  aux  dames  religieuses  de  S1  Léger  de 
Préaux.  (Y.  468). 

l^i.  —  Le  9  avril  1696,    Me  Gilles    Fcrey,    pbrë  du  diocèse   de 


REGISTRE    II  189 

BayeuXj  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  chapelain  en  l'église  parois- 
siale de  N.-D.  de  Caen,  demeurant  en  lad.  ville,  et  représenté  par  Mp 
A.ndré  Cousture,  sous-diacre,  qui  a  élu  domicile  en  la  maison  de  M° 
Germain  Montfort,  pbfë,  avocat,  demeurant  à  Lx,  pair.  S1  Germain, 
faitreiterersesnomsetgradesauxreligieux.de  S'  Evroult.   (V.  129, 

204.  214,  449). 

i?2.  —  Le  10  avril  1696,  Me  Robert  Laisney,  pbrë,  curé  de  N.-D. 
de  Pontaudemer,  M6  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux 
religieux  de  Cormeilles,  Grestain,  S1  Pierre  de  Préaux  et  aux  dames 
religieuses  de  S1  Léger.  (F.  445). 

1T3.  Le  28  oct.  1G95,  Me  Jacques  Bourdon,  pbrë  du  diocèse  de 
Séez,  curé  de  S1  Denis  de  Janville,  diocèse  d'Orléans,  obtient  en  cour 
de  Rome  des  lettres  de  provision  du  canonicat  de  Roques,  vacant  par  la 
résignation  faite  en  sa  faveur  pour  cause  de  permutation,  par  Mre  Louis- 
Henry  Troussevache   du  Clos,  pbrë,  dernier  titulaire  de  lad.  prébende. 

Le  5  avril  1696,  led.  sr  Bourdon  requiert  du  seigr  évêque  de  Lx  le 
visa  desd.  lettres  de  provision  ;  mais  Sa  Grandeur  le  lui  refuse  par  la 
raison  qu'il  ne  présente  pas  ses  lettres  de  tonsure  ni  aucun  certificat  de 
bonne  vie  et  mœurs  «  et  comme  il  a  desservy  son  bénéfice  cure  sans 
aucun  reproche.  » 

Le  14  avril  1696,  led.  seigr  évêque  accorde  le  visa  des  lettres  de  pro- 
vision demandé. 

Le  lendemain,  le  sr  Bourdon  est  mis  en  possession  des  canonicat  et 
prébende  volante  de  Roques. 

1^4.  —  Le  13  avril  1G96,  Me  Jacques  Lefebvre,  pbrë,  Me  ès-arts 
en  l'Université  de  Paris,  curé  de  la  2e  portion  de  S1  Désir  de  Lx,  de  la 
valeur  de  300  livres  de  revenu  annuel,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades 
au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  {V.  490). 

1T5.  —  Le  18  avril  1696,  M°  Thomas  Duval,  pbrë  de  S'  Germain 
de  Lx,  M0  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer  ses  noms  et 
grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

i?G.  —Le  18  avril,  M°  Bernardin  Malzard,  pbrë,  Me  ès-arts, 
bachelier  en  théologie  et  docteur  agrégé  à  la  faculté  des  droits  de  l'Uni- 
versité de  Paris,  chapelain  de  la  chapelle  de  la  Bove,  diocèse  de  Bayeux, 
de  40  livres  de  revenu,  fait  réitérer  ses  noms  etgrades  au  seigr  évêque 
h  au  Chapitre  de  Lx. 

ITT.  —  Le  18  avril  1G9G,  .Al"  André  Le  Sereiller,  pbfë,  bachelier 
de  Sorbonne,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  à  Vouhé, 
diocèse  de  la  Rochelle,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  scigr  évêque 
et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  48l). 

i?8.  —  Le  17  avril  1G9G,  Me  Odon  Lefebvre,  pbrë  du    diocèse  de 


190  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

Bàyeux,  Me  ès-arts,  docteur  et  professeur  de  théologie  en  l'Université 

de  Caen,  représenté  par  Me  Jean  Moulin,  pbrë  du  séminaire  de  Lx,  fait 
réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évoque  et  au  Chapitre  de  Lx. 
(F.  482). 

179.  —Le  17  avril  1096.  Me Pierre-Paul  Menard,  pbrë  du  diocèse 
de  Lx,  bachelier  en  théologie  de  la  faculté  de  Paris,  titulaire  de  la  cha- 
pelle S1  Michel  en  la  collégiale  de  S*  Mathieu  de  Fouilloy-lès-Corbie, 
diocèse  d'Amiens,  demeurant  à  Paris  et  représenté  par  Me  Michel 
Lecoq,  pbrë,  chanoine  de  la  Cathédrale,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades 
au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

180.  — Le  18  avril  1696,  Me  Jacques  Soyer,  pbrë  du  diocèse  de 
Lx,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  curé  de  la  pair,  de  S1  Germain 
de  Bourges,  diocèse  de  Bourges,  valant  200  livres  de  revenu  annuel,  et 
représenté  par  Joseph  Soyer,  pâtissier,  bourgeois  de  Lx,  y  demeurant, 
pair.  S'  Germain,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au 
Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  relig*  de  S1  Evroult.  (V.  487). 

181 .  —  Le  18  avril  1696,  Me  François  Legrip,  pbrë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  pourvu  de  la  cure  de  Castillon  et  non  paisible  pos- 
sesseur d'icelle,  ayant  élu  domicile  pour  le  présent  en  la  maison  de 
Pierre  Legrip,  son  frère,  demeurant  à  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et 
grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  399). 

183. —  Le  13  avril  1696,  Me  Pierre  Formeville,  pbrë  de  Lx,  Me 
ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 
seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux  religieux  de  Bernay. 
[V.  140,  469). 

183.— Le  13  avril  1696,  Me  Nicolas  Le  Front,  pbrë,  Me  ès-arts  en 
l'Université  de  Caen,  demeurant  à  S1  Martin-de-Mailloc,  fait  réitérer 
ses  noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx,  ainsi  qu'aux 
religieux  de  S1  Evroult  et  de  Friardel. 

184.  —  Le  17  avril  1696,  Me  Georges  Aubert,  pbrë  de  S1  Sauveur 
de  Caen,  professeur  de  philosophie,  bachelier  en  l'une  et  l'autre  faculté 
de  droit,  recteur  de  l'Université  de  Caen,  représenté  par  Mre  Pierre 
André,  pbrë,  docteur  de  Sorbonne  et  chanoine  de  Lx,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évêque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  485). 

185. —  Le  21  avril  1696,  reçurent  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs  : 

Jean  Tassel,  iils  de  Marie  et  de  Marie  Dumoutier,  de  la  pair,  de 
S'  Etienne-du-Rouvray  ; 

Maximilien-Pierre  Daré,  lils  de  Philippe  et  d'Elisabeth  Deleau,  de 
lad.  par?. 

186.  —  Le  20  avril  1696,  Me  Guillaume  Lefrançois,  pbrë,  Me  ès- 
arts  en  l'Université  de  Paris,  grand  vicaire  et  officiai  du  seigr  évêque  et 
comte  de  Lx,  dans  le  doyenné  et  exemption  de  S1  Cande-Ie- Vieil  de 


REGISTRE    III  J91 

Rouen,  titulaire  des  chapelles  de  N.-D.  de  Gelleville  en  la  pair,  de 
Hyaumët,  diocèse  de  Rouen,  et  de  S1  Jean-des-Fonts,  en  la  cathédrale 
de  Rouen,  représenté  par  Me  Guillaume  Lemonnier,  bourgeois  de  Lx,  l'ait 
reitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr   évèque  et  au   Chapitre  de  Lx. 

(V.  494.) 

187.  —  Le  20  avril  1696,  Me  Nicolas  Osmont  de  Malicorne.  pbfë, 
Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris,  demeurant  en  lad.  ville  et  représenté 
par  son  frère,  Mesre  Jacques  Osmont,  Esc1",  sr  de  Malicorne,  demeu- 
rant à  S1  Désir  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au  seigr  évèque 
et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  394.) 

188.  —  Le  19  avril  1696,  Me  Louis  Duhamel,  pbfë  du  diocèse  de 
Séez,  bachelier  en  théologie  et  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Paris, 
demeurant  en  la  pair,  de  Fougères,  diocèse  de  Séez,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  au  seigr  évèque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

189.  —  Le  20  avril  1696,  Mre  Philippe  Boisney,  pbfë  du  diocèse 
de  Lx,  (pair,  du  Favril),  Me  ès-arts  et  régent  septennaire  en  l'université 
de  Paris,  chanoine  de  la  collégiale  de  S'  Etienne-des-Grez,  à  Paris,  y 
demeurant  au  collège  de  la  Marche,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  au 
seigr  évèque  et  au  Chapitre  de  Lx.  (V.  472.) 

190.  —  Le  21  avril  1696,  furent  ordonnés  diacres  : 
Fr.  Jean  Dourlens,  sous-diacre  ; 

Fr.  Charles  Parisot,  sous-diacre  ; 

Fr.  Charles  Berthe,  sous-diacre  ; 

Fr.  Simon  Leprestre,  sous-diacre  ; 
tous  chanoines  réguliers  de  Ste  Barbe.  (V.  56.) 

191  . —  Le  2  avril  1695,  Me  Thomas  Baudouin,  diacre  de  La  Lande, 
est  ordonné  prêtre. 

192. —  Le  24  avril  1696,  Mre  Simon  Davoust,  pbrê,  licencié  en 
théologie  de  la  faculté  de  Paris,  chanoine  prébende  de  Lieurey,  lre  por- 
tion, et  de  Deauville,  aussi  lre  portion,  demeurant  à  Paris  au  collège 
Louis-le-Grand,  et  représenté  par  Me  Gustave  Courtin,  pbrê,  vicaire  de 
la  Cathédrale  de  Lx,  résigne  purement  et  simplement  lad.  prébende  de 
Deauville  entre  les  mains  du  seigr  évèque.  (F.  155.) 

Le  même  jour,  sa  Grandeur  nomme  aud.  bénéfice  la  personne  de 
Me  Gabriel  Hébert,  pbre,  licencié  ès-droits,  curé  de  S'  Jacques   de   Lx. 

Le  lendemain,  le  sr  Hébert  est  mis  en  possession  du  canonicat 
dé  Deauville,  lre  portion,  par  le  ministère  de  M.  le  doyen  (V.  228.) 

193.  — Le  26  mai  1693,  «  Martin  Collet,  laïc  du  diocèse  de  Lx, 
enflammé  du  feu  de  la  dévotion,  désirant  s'enrôler  dans  la  milice  du 
clergé  ci  parvenir  aux  ordres  sacrés,  ne  peut  mettre  son  dessein  à  exé- 
cution parce  qu'il  a  porté  les  armes  pour  le  service  du  roy  très  chres- 
tien,   sans  pourtant  jamais  avoir  ni  tué   ni  mutilé  personne.   »   C'est 


192  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

pourquoi  il  sollicite  et  obtient  de  sa  Sainteté  la  dispense  de  son  irrégu- 
larité. —  Led.  sr  Collet  était  de  la  pair,  de  Ste  Croix  de  Bernay. 

194. — Le  26  mai  1(395,  Me  Pierre  Durand,  laïque  (1)  de  Bonneville- 

la-Louvet,  ayant  été  au  service  du  roy  dans  ses  armées,  où  il  s'est 
trouvé  en  plusieurs  occasions,  sans  néamoins  avoir  ni  tué  ni  mutilé 
personne,  obtient  dispense  de  l'irrégularité  qu'il  a  encourue  et  qui  l'empê- 
chait d'entrer  dans  les  ordres. 

195.  — Le  2  mai  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Boudin,  pbrë,  curé 
de  S1  François  du  Mont-S-Jean,  et  du  sr  Prenthout,  vicaire  de  Ste 
Catherine  d'Honfleur,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Jacques 
Coullon  et  Marie  Levannier. 

19G. —  Le  15  oct.  1695,  Mre  Jean-Baptiste  Héraery,  pbrë,  curé 
des  deux  portions  de  Lieurey,  donne  sa  procuration  pour  résigner  la 
2e  portion  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  son  frère, 
Me  François  Hémery,  pbrë  de  S1  Germain  de  Lx. 

Lel3nov.  1695,  led.  sr  François  Hémery  obtient  en  cour  de  Rome 
des  lettres  de  provision  dud.  bénéfice. 

Le  16  décembre  1696,  led.  sr  Jean-Baptiste  Hémery,  étant  en  son 
lit,  malade,  donne  sa  procuration  pour  résigner  entre  les  mains  de 
N.-S.-P.  le  pape  la  lre  portion  de  lad.  cure  de  Lieurey  en  faveur  dud. 
sr  François  Hémery,  déjà  pourvu  par  Sa  Sainteté  de  la  2e  portion  dont 
il  n'a  pas  encore  pris  possession. 

Le  9  janv.  1696,  le  sr  François  Hémery  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice. 

Le  13  avril  1696,  le  seigr  évêque  donne  son  visa  à  ces  lettres  de 
provision. 

Le  15  avril  1696,  le  sr  François  Hémery  prend  possession  de  la 
lre  portion  de  la  cure  de  Lieurey,  en  présence  de  Me  Georges  Quersent, 
pbre  de  lad.  pair.,  et  autres  témoins. 

19X  —  Le  25  avril  169G,  Me  François  Courel,  pbrë,  Me  ès-arts  et 
licencié  en  théologie  de  la  faculté  de  Paris,  demeurant  au  collège  de 
Boncourt,  pair.  S'  Etienne-du-Mont,  à  Paris,  fait  réitérer  ses  noms  et 
grades  aux  religieux  de  S1.  Evroult. 

198.  —  Le  14  mai  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Maupoint,  curé  de 
N.-D.  de  Honfleur,  et  du  sr  Prenthout,  pbrë,  «  desservant  à  Ste  Cathe- 
rine, ))  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Pierre  Baduel  et  Louise 
de  S1  Pierre. 

199.  —  Le  2  avril  1695,  Me  Jean-Jacques  Caillot,  sous-diacre  de 
la  par? .  de  Giverville,  est  ordonné  diacre. 


(1)  On  trouve  dans  un  recueil  de  vies    de    Trappistes  de   la    Grande-Trappe   le    nom     de 
P.  Durand.  Il  a  laissé  le  souvenir  d'un  fervent  religieux.  (Note  de  M''  l'abbé  Loir). 


REGISTRE    III  193 

200.  —  Le  14  mai  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Leduc,  pbrë,  curé 
de  Gonneville-sur-Honfleur,  et  du  sr  Cordoën,  pbrë,  desservant  la 
pair.  d'Equemauville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Pierre 
Pouchin  et  Marie  Cordoën,  sœur  dud.  sr  desservant. 

201.  —  Le  14  mai  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Dubosc,  pbrë, 
curé  de  la  Lande,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Jacques  Rosey. 

302.  —  Le  21  avril  1696,  Me  Charles  Dufour,  diacre  de  la  pari', 
de  S'  Ouen  de  Pontaudemer,  est  ordonné  prêtre. 

303.  —  Le  21  avril  1696,  Me  Guillaume  Pépin,  diacre,  originaire 
d'Hon fleur,  pair.  Sle  Catherine,  présente  au  seigr  évêque  la  requête 
suivante  :  Le  sr  Pépin,  «  en  réithérant  pour  la  troisième  fois  l'humble 
requeste  qu'il  vous  a  présentée,  Monseigr,  les  19  et  20  de  ce  mois,  vous 
remonstre  encore  aujourdhuy  qu'il  auroit  esté  le  20e  de  juillet  en  l'année 
1694,  présenté  à  la  cure  de  S*  Estienne  et  Ste  Catherine,  son  annexe, 
de  lad.  ville  d'Honfleur,  et  ce  par  son  Altesse  Royale  Mr,  frère  unique 
du  roy,  duc  d'Orléans,  de  Vallois,  de  Chartres,  de  Nemours,  et  vicomte 
d'Auge  ;  et  qu'en  cette  qualitté  led.  Pépin  n'estant  encore  qu'acolythe, 
il  se  seroit,  le  16e  de  septembre  aud.  an,  retiré  vers  Vre  Grandeur  qui, 
après  l'avoir  faict  examiner  par  monsieur  Vre  Officiai,  luy  en  auroit 
accordé  sa  collation  et  conféré  mesme,  deux  jours  après,  l'ordre  sacré 
de  soubz-diacre,  medianle  titulo  sui  dicti  beneficii,  ainsy  qu'il  est  expres- 
sément porté  par  la  lettre  quy  luy  en  a  esté  deslivrée  et  en  conséquence 
de  laquelle,  jointe  à  sa  collation,  il  auroit,  le  23e  de  septembre  1694, 
esté  sans  aucune  opposition  mis  en  possession  dud.  bénéfice  par  Me 
Robert  Morel,  notaire  royal  apostolique;  que  vous  luy  aviez  mesme 
depuis,  Monseigneur,  accordé  un  dimissoire  en  vertu  duquel  il  a  receu 
à  Paris,  le  18e  décembre  1694,  l'ordre  sacré  de  diacre,  et  qu'enfin  il 
avoit  esté  admis  par  messieurs  vos  grands  vicaires  por  estre  pbrë  à 
l'ordination  de  la  pasque  suivante,  quand  vous  jugeastes  à  propos  de  le 
différer.  Et  comme  il  s'estoit  flatté  que  ce  ne  seroit  que  jusqu'à  l'ordi- 
nation de  la  Pentecoste,  il  se  présenta  de  rechef  à  vous,  Monseigneur, 
pour  vous  supplier  très  instamment  de  luy  accorder  un  dimissoire,  en 
vertu  duquel  il  peut  recevoir  l'ordre  sacré.  Vous  le  remiste  encore  et  il 
fust  obligé  de  se  présenter  une  troisième  fois  à  Vre  Grandeur,  vers  le  14e 
d'aoust  1695.  C'estoit  le  temps  de  la  réception  des  ordinans  et  de  leur 
entrée  au  séminaire  pour  la  préparation  au  sacerdoce.  Vous  sçavée, 
Monseigneur,  avec  combien  d'instance  et  de  soumission  le  suppliant 
pria  vostre  grandeur  de  l'y  admettre  aussy.  Il  ne  peut  cependant  l'obte- 
nir et  vous  luy  ordonnastes  de  se  rendre  auprès  de  Vostre  Grandeur 
dans  un  mois,  à  la  lin  duq1  elle  devoit  lui  expliquer  ce  qu'il  auroit  à  fre 
pour  se  mettre  en  estât  de  recevoir  le  sacerdoce  :  Vostre  absence  du 
diocèse  en  prolongea  le  terme  jusqu'à  deux,    après  lesquels   vous  lui 

24 


194  INSINUATIONS    ECCLESIASTIQUES 

marquantes,  Monseigneur,  quelques  difficultés  à  le  recevoir,  parce  qu'on 
vous  auroit  rapporté  qu'il  n'est'oit  pas  capable.  Cela  ne  paroissoit  guère 
vray  semblable,  tant  parce  que  le  suppliant  est  Me  ès-arts  que  parce 
qu'il  avoit  esté  examiné  et  mesme  destiné  depuis  pr  prescher.  C'est 
soubz  la  permission  de  Yostre  Grandeur,  exposée  dans  une  lettre  de 
Monseigr  l'évesque  de  Limoges,  dans  des  occasions  si  célèbres  qu'on 
auroit  pas  deub  ly  souffrir  s'il  avoit  esté  incapable  ou  capable  en  aucune 
manière.  Vostre  Grandeur  le  renvoya  encore  une  fois  à  monsieur  Vre 
Officiai  pour  estre  réexaminé  de  nouveau,  et  après  qu'il  l'eut  interrogé 
dev*  plusieurs  curés  de  la  calende  de  Moyaux,  il  vous  escrivit  enfin 
qu'il  l'avoit  trouvé  très  capable  et  que  vous  ne  debviez  faire  aulcune 
difficulté  de  l'admettre.  Il  eut  cependant,  Monseigneur,  le  malheur 
d'estre  encore  un  coup  reffusé  de  Vostre  Grandeur,  et  il  est  nécessité  de 
Vous  demander  encore  aujourdhuy  cette  grâce  que  vous  luy  avez  tant  de 
fois  reffusée  l'année  qui  a  précédé.  C'estoit  celle  du  déport  de  son  béné- 
fice, et  il  est  entré  depuis  plus  de  trois  mois  dans  celle  où  Vous  sçavée 
que  les  sacrés  canons  luy  ordonnent  d'estre  pbrê  :  ce  qui  le  faict  vous 
supplier,  avec  toute  l'ardeur  de  la  soubmission,  de  luy  accorder  l'ordre 
sacré,  dans  ce  temps  où  le  souverain  pontifié  faisant  grâce  à  toute  la 
chrestienté  a  accordé  un  jubilé  que  vous  avez  ouvert  dans  ce  vostre 
diocèse,  et  à  la  faveur  duquel  il  vient  encore  aujourd'huy,  Monseigneur, 
Vous  supplier  dans  les  plus  humbles  sentiments  de  son  cœur  de  l'or- 
donner et  d'exercer  sur  luy  vostre  clémence  et  de  condescendre  aux 
souhaits  de  trois  ou  quatre  mille  âmes  qui  soupirent  après  son  ordina- 
tion, et  aux  voix  desquelles  Vous  vous  laisseriez  infailliblement  toucher, 
sy  Vous  pouviez  les  écouter  ou  sy  elles  Vous  avoient  esté  fidellement 
rapportées.  A  ces  causes,  Monseigneur,  veu  le  jour  de  l'ordination,  il 
vous  plaise  ordonner  led.  suppliant,  ou  du  moins  luy  accorder  un  acte 
de  sa  présentation  ou  de  Vostre  roffus  ad  conservationem  juris,  avec 
protestation  que  led.  reffus  ne  pourra  en  aulcune  manière  luy  préjudi- 
cier  ny  pour  l'obtention  du  sacerdoce  ny  pour  la  conservation  d'un  bénéfice 
quy  luy  vient  d'une  main  trop  glorieuse  pour  ne  le  pas  estimer  ;  ce  qui 
le  nécessite  de  vous  présenter,  contre  son  inclination  et  malgré  le  res- 
pect et  la  profonde  vénération  qu'il  a  pour  Vre  Grandeur,  une  trois6  fois 
cette  requeste  et  sommation  respectueuse  par  le  ministère  de  justice  et 
après  laquelle  il  proteste  de  se  pourvoir  ainsy  que  de  raison  et  il  sera 
obligé  de  former  des  vœux  pour  Vre  Grandeur.  » 

Le  môme  jour,  21  avril  169G,  Pierre  Liétout,  huissier  du  roy,  audien- 
cier,  visiteur  en  l'amirauté  de  France  pour  le  siège  d'Honfleur,  y  demeu- 
rant, ((  à  la  requeste  dud.  sr  Pépin,  estant  de  présent  à  Lx  logé  en 
l'hostellerie  où  pend  pour  enseigne, la  Couronne,  faux-bourg  et  pair. 
S1  Germain,  »  somme  Me  Robert  Morel,. notaire .  royal-apostolique  du 


REGISTRE  III  195 

diocèse  de  Lx,  en  parlant  à  Philippe  Bellencontre,  sa  servante,  de  signi- 
fier sans  délai  au  seig*  évêque  de  Lx  la  requête  cy-dessus.  La  domestique 
répond  que  le  s'Morel  est  parti  le  matin  à  trois  heures  et  demie  pour 
aller  à  l'abbaye  de  Ste  Barbe,  y  signifier  des  grades  et  qu'il  ne  pourra 
être  de  retour  qu'après  midi.  Elle  refuse  de  signer  sa  réponse.  Cela 
fait,  et  à  l'instant  le  sr  Liétout  se  transporte  avec  le  sr  Pépin  au  palais 
êpïscopal  pour  supplier  le  seigr  évêque  de  répondre  à  la  requête  dud. 
sr  curé  de  Ste  Catherine  ou  lui  donner  acte  de  son  refus.  Le  seigr  évêque 
refuse  de  faire  aucune  réponse.  Le  sr  Pépin  proteste  de  se  pourvoir 
devant  qui  de  droit  et  laisse  sa  protestation  avec  sa  requête  entre  les 
mains  d'un  laquais  du  palais  épiscopal  qui  n'a  voulu  ni  signer  ni  dire 
son  nom. 

204.  —  Le 2  mai  1696,  Me  Gilles  Ferey,  pbrê  du  diocèse  de  Bayeux 
31e  ès-arts  en  l'Université  de  Caen,  chapelain  en  l'église  N.-D.  de 
Froide-Rue,  demeurant  en  lad.  ville  et  représenté  par  Me  Jean  Hébert, 
pbrê  de  Lx,  fait  réitérer  ses  noms  et  grades  aux  religx  de  Ste  Barbe-en- 

Auge.  [V.  129,   171,  214,449.) 

205.  —  Le  12  mai  1696,  Mre  Philippe  de  la  Croix,  pbrê  du  diocèse 
de  Lx,  est  nommé  promoteur  général  en  Lofficialité  du  diocèse. 

300.  —  Le  2  avril  1693,  Guillaume  Hersent,  acolyte  du  Mesnil- 
Froger,  est  ordonné  sous-diacre.  (V.  3,  108.) 

Le  21  avril  1696,  il  est  ordonné  prêtre. 

20T. — Le  18  mai  1696.  — «  Léonor  de  Matignon,  évesque  et  comte 
de  Lisieux,  à  tous  présents  et  à  venir,  salut  et  bénédiction.  Les  sœurs 
hospitalières  de  l'hospital  général  et  hostel-Dieu  de  Honfleur,  nous  ayant 
remonstré  qu'après  avoir  servy  les  pauvres  dud.  hospital  pendant 
l'espace  de  vingt  sept  ans  et  les  avoir  nourris  à  leurs  dépens  sans  estre 
à  charge  auxd.  pauvres,  elles  se  voyent  bientôt  hors  d'estatde  pouvoir 
continuer  cette  œuvre  de  piété  si  utile  aux  pauvres  et  au  public,  attendu 
que  la  plupart  d'entr'elles  sont  dans  un  âge  fort  avancé  et  presque  inca- 
pables de  rendre  désormais  aucun  service  ;  ce  qui  met  l'établissement  et 
ces  filles  sur  le  point  d'estre  anéanties,  attendu  que,  depuis  le  commen- 
cement de  leurd.  establissement,  il  ne  s'est  associé  avec  elles  aucune 
personne  pour  leur  succéder  et  remplir  les  mêmes  fonctions  ;  que  l'unique 
cause  pour  laquelle  elles  ont  manqué  jusqu'à  présent  et  manquent  de 
sujets  pour  remplir  l'œuvre,  vient  de  ce  qu'elles  ne  font  point  de 
vœux  solennels  de  pauvreté,  ce  qui  rebutte  les  parents  de  celles  qui 
auraient  dessein  de  servir  les  pauvres,  de  leur  permettre  d'entrer  dans 
la  communauté.  Pourquoy  lesd.  sœurs  nous  avaient  présenté  leur 
requeste  par  laquelle  elles  nous  avaient  supplié  de  leur  accorder  la 
permission  de  faire,  et  pour  celles  qui  leur  succéderont,  lesd.  vœux 
solennels  que  font  les  religieuses  hospitalières  de  la  Madeleine  de  Rouen 


196  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

et  vivre  sous  les  mesmes  règles.  »  Après  avoir  examiné  le  sujet  de  lad. 
requeste  avec  toute  l'attention  que  mérite  un  sujet  de  cette  importance  ; 
après  avoir  aussi  considéré  les  grands  biens  que  lesdittes  sœurs  hospita- 
lières suppliantes  ont  fait  depuis  leur  establissememt  dans  led.  hostel- 
Dieu,  y  rétablissant  l'hospitalité,  procurant  la  gloire  de  Dieu,  l'édifica- 
tion du  prochain  et  le  soulagement  des  pauvres,  Nous  avons  cru  qu'il 
estoit  de  notre  debvoir  pastoral  de  seconder  le  zèle  de  ces  bonnes  filles  en 
leur  donnant  les  moyens  d'exécuter  un  dessein  qui  ne  peut  venir  que  de 
Dieu,  tel  que  celui  d'embrasser  la  vie  religieuse,  de  se  consacrer  de 
plus  en  plus  au  service  des  pauvres  et  de  perpétuer  autant  qu'il  est  en 
elles  un  establissement  que  Dieu  a  bény  jusques  icy  et  que  nous  espé- 
rons qu'il  bénira  de  plus  en  plus.  » 

«  A  ces  causes,  veu  lad.  requeste  des  suppliantes  et  notre  ordonnance 
au  bas  d'ycelle,  en  date  du  27e  avril  dernier,  d'estre  informé  de  la 
commodité  ou  incommodité  par  le  sr  curé  de  Gonneville  (1),  veu  le 
procès-verbal  de  l'information  faite  en  conséquence  par  led.  sr  curé  de 
Gonneville,  en  date  du  11e  jour  de  ce  mois  ;  veu  aussy  le  consentement 
de  Monseigneur,  fils  de  France,  frère  unique  du  roy,  duc  d'Orléans,  de 
Valois,  de  Chartres  et  de  Nemours,  vicomte  d'Auge,  en  date  du  27e  mai 
1693  ;  l'acte  de  délibération  faicte  parles  srs  lieutenant  du  roy,  maire 
et  eschevins  et  plusieurs  bourgeois  et  habitants  de  lad.  ville  ;  tout 
considéré,  nous  avons  permis  et  permettons,  consenty  et  consentons 
par  ces  présentes  que  lesd.  sœurs  hospitalières  de  l'hospital  général  de 
l'hostel  Dieu  de  Honfleur  et  celles  qui  voudraient  bien  se  destiner  à 
l'avenir,  au  service  des  pauvres  dans  lad.  communauté,  fassent  des  vœux 
solennels,  tels  que  font  les  religieuses  de  la  Madeleine  de  Rouen  et  de 
vivre  sous  les  mesmes  règles  et  les  mesmes  observances  dans  la  maison 
ethostel  Dieu  dud.  Honfleur,  à  condition  que  lesdit.  sœurs  religieuses, 
communauté,  maison  et  hostel  Dieu,  demeureront  toujours  soubz  notre 
pleine  et  entière  juridiction  et  de  nos  successeurs  évesques  ;  que  lors  des 
visites  que  nous  y  ferons,  nos  grands  vicaires  ou  autres  par  nous 
députés,  lesd.  suppliantes  religieuses  rendront  compte  au  visiteur  de 
tout  l'argent  qu'elles  auront  reçeu  de  quelque  nature  que  ce  puisse 
estre,  de  Testât  de  la  maison  et  des  dettes  actives  et  passives  ;  que  la 
supérieure  sera  esleue  de  trois  ans  en  trois  ans  à  la  pluralité  des  voix, 
dont  l'élection  sera  faite  en  notre  présence  ou  de  nos  grands  vicaires  ; 
laquelle  supérieure  estant  esleue  ne  pourra  faire  aucune  fonction  de 
supériorité  qu'après  que  nous  aurons  confirmé  lad.  eslection  ;  qu'on  ne 
pourra  recevoir  aussy  dans  lad.  communauté  aucune  fille  que  de  notre 


(1)  Il  était  doyen  d'Honfleur. 


REGISTRE   III  197 

consentement  et  sans  avoir  une  dot  suffisante,  à  condition  toutefois  que 
s'il  arrivait,  ce  qu'à  Dieu  ne  plaise  !  que  par  leur  mauvais  ménage  et 
autres  accidents  impréveus  lad.  communauté  tombast  en  pauvreté.  Nous 
ne  pourrons,  ny  nos  successeurs  évesques,  ny  l'hospital  ou  les  pauvres 
dud.  lieu  estre  chargés  en  aucune  façon  de  la  nourriture  et  entretien 
des  filles  qui  s'y  trouveront  ;  que  lesd.  suppliantes  donneront  à  lad. 
maison  tout  ce  qu'elles  posséderont  de  bien  en  propre,  tant  pour  leur 
servir  de  dot  que  pour  fonder  lad.  communauté,  qui  se  monte  à  la 
somme  de  plus  de  500  livres  de  rente,  suivant  le  procès-verbal  dud. 
s'curé  de  Gonneville  et  autres  actes  à  nous  présentés,  ainsy  que  lesd. 
suppliantes  l'ont  déclaré  et  promis  de  faire  ;  et  qu'elles  ne  se  pourront 
choisir  de  supérieur  ou  confesseur  que  de  notre  autorité,  approbation  et 
consentement  ou  de  nos  grands  vicaires;  dont  et  de  tout  ce  que  dessus 
les  suppliantes,  tant  en  leur  nom  qu'au  nom  de  toute  la  communauté  et 
des  filles  qui  y  seront  reçeues,  donneront  acte  d'acceptation  et  ratification 
aux  charges,  clauses  et  conditions  cy-dessus  mentionnées,  quand  elles 
en  seront  requises,  à  peine  de  nullité  des  présentes.  Donné  à  Lisieux,  en 
nre  palais  épi scopal,  le  18  de  mayl696.  »  —  Signé  :  «  Léonor,  évesque 
et  comte  de  Lx.  » 

208.  —  Le  19  mai  1696,  Me  Pierre  Querey,  pbfê,  curé  de  Bour- 
nainville  donne  sa  procuration  pour  résigner  son  bénéfice  entre  les 
mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Pierre  Rocher,  pbfê  de  ce 
diocèse. 

Le  28  mai  1696,  la  nomination  à  la  cure  de  S'Rémy  et  S'  Biaise 
de  Bournainville  appartenant  au  seigr  abbé  du  Bec,  Me  Jacques- 
Nicolas  Colbert,  archevêque  de  Rouen,  abbé  commendataire  du  Bec, 
nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  du  dernier  titulaire,  la  personne 
de  Me  Guillaume  Champion,  pbrë  du  diocèse  de  Lx. 

Le  30  mai  1696,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Champion  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  1er  juin  1696,  le  sr  Champion  prend  possession  de  la  cure  de 
Bournainville  en  présence  de  plusieurs  habitants  de  la  parr. 

200.  —  Le  21  mai  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Asselin,  curé  de 
S1  Pierre-de-Courson,  et  du  sr  Le  Michel,  curé  de  Bellou,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  entre  François  Camus,  delà  pafr.  de  Bellou,  d'une 
part,  et  damllft  Gabrielle  Le  Michel,  fille  de  Louis  Le  Michel,  Esc1",  sr  de 
la  Babouelle,  et  de  Françoise  Agis,  de  la  paroisse  de  S1  Pierre-de- 
Courson. 

21 0.  —  Le  22  mai  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Tribouillard,  curé 
de  S1  Aubin-Li'bizay,  et  du  sr  Gauquelin,  vicaire  de  Gerrots,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  entre  Jean-François  Legrip  et  damllc  Catherine 
Guérin,  lille  de  feu  Jean. 


198 


INSINUATIONS  ECCLESIASTIQUES 


31 1 . — Le  17  mars  1696,  Me  Pierre-François  Froudière,  laïque  de  la 
parr.  du  Mesnii-Durand,  ayant  été  au  service  du  roy  dans  ses  armées  en 
qualité  de  lieutenant  de  cavalerie  et  s'étant  trouvé  en  plusieurs  occasions 
et  batailles,  est  en  doute  d'avoir  tué  ou  mutilé  quelqu'un.  C'est  pourquoi 
il  obtient  dispense  de  l'irrégularité  qu'il  pourrait  avoir  encourue.  (  V.  254) . 

313.  —  Le  16  mai  1696,  Me  Jacques  Marguerie  est  autorisé  à  se 
faire  ordonner  prêtre  par  tel  évêque  catholique  qu'il  voudra  choisir. 
(V.  7,    34,    311). 

313.  —  Le  28  mai  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Goulaffre,  curé  de 
Ste  Croix  de  Bernay,  et  du  sr  Dhommey,  curé  de  Capelles,  dispense 
de  bans  pour  le  mariage  entre  Robert  Gueroult,  fils  de  Nicolas  et  d'Anne 
Dhommey  de  la  parr.  de  Capelles,  d'une  part,  et  Marguerite  Betan,  de 
lad.  pair.  Ste  Croix. 

314.—  Le  27  mai  1696,  Me  Gilles  Ferey,  pbre,  du  diocèse  de 
Bayeux  ,  Me  ès-arts  en  l'Université  de  Caen  ,  chapelain  de  l'église 
paroissiale  de  N.-D.  de  Froide-Rue,  demeurant  à  Caen,  fait  réitérer  ses 
noms  et  grades  aux  religieux  de  S*  Evroult.  (V.  129,171,204,249.) 

Le  lendemain,  led.  sr  Ferey  requiert  desd.  srs  religieux  de  S*  Evroult 
sa  nomination  à  la  cure  d'Emiéville,  diocèse  de  Bayeux,  dont  ils  sont 
patrons-présentateurs  et  qui  est  vacante  par  la  mort  de  Guillaume 
Lebreton,  pbre,  dernier  titulaire,  décédé  au  mois  de  janvier  dernier,  mois 
réservé  aux  gradués. 

315.  — Le  2  juin  1696,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
François  de  Marguerie ,  Escr,  sr  d'Ambly,  de  la  paFr.  de  Pierrepont, 
diocèse  de  Bayeux,  d'une  part,  etdamlle  Marie  Dandel,  fille  de  Thimoléon 
Dandel,  de  la  pair,  de  S*  Pierre-Adifs. 

316.  —  Le  26  janv.  1696,  Me  Jacques  Nivelle,  pbre,  curé  de 
StrThiebault,  diocèse  de  Troyes,  pourvu  de  la  chapelle  S*  Vincent  en  la 
par?,  de  S1  Etienne-la-Thillaye,  par  provisions  obtenues  de  Rome,  le 
2  sept.  1695,  donne  sa  procuration  pour  demander  la  collation  de  lad. 
chapelle  et  en  prendre  possession  en  son  nom. 

Le  27  mai  1696,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  son  visa  aux  lettres  de 
provision  obtenues  par  le  sr  Nivelle. 

Le  30  mai  1696,  celui-ci,  représenté  par  Me  Pierre  Gonard,  pbre,  curé 
de  Beaumont-en-Auge,  prend  possession  de  la  chapelle  S1  Vincent  par 
la  prière  faite  à  genoux  devant  la  porte  d'icelle  chapelle  présentement 
en  ruines.  Fait  et  passé  en  présence  de  Pierre  Guérin,  sr  de  Champaignat 
et  de  la  Motte,  bourgeois  de  Paris. 

SI  T.  —  Le  6  août  1696,  Messire  François'Bouthillier,  conseiller  du 
roy  en  ses  Conseils,  évêque  de  Troyes,  prieur  commendataire  du  prieuré 
conventuel  de  Beaumont-en-Auge,  demeurant  présentement  à  Paris,  à 
l'hôtel  S1  Paul,  rue  du  Roy  de  Sicile,  donne  sa  procuration  devant  les 


REGISTRE   III  199 

notaires  de  Chàtelet  pour  résigner  led.  prieuré  entre  les  mains  de 
X. -S. -P.  le  pape  en  laveur  de  son  neveu,  Mesre  Denis-François  Bou- 
thillier de  Chavigny,  pbrë,  du  diocèse  de  Paris,  docteur  delà  société 
de  Sorbonne,  conser  du  roy,  abbé  commendataire  de  l'abbaye  de  Basse- 
Fontaine,  diocèse  de  Troyes,  chanoine  et  archidiacre  de  Sézanne, 
demeurant  aud.  hôtel  S*  Paul.  Led.  seigr  résignant  se  réserve  une 
pension  viagère  de  2000  livres  sur  les  revenus  de  ce  prieuré. 

Le  14  avril  1696,  Mre  Pierre  Audran,  docteur  de  Sorbonne,  chanoine 
scolaste  en  la  cathédrale  de  Lx,  prieur  commendataire  de  S1  Jean  de 
Boisrolland,  vicaire  général  et  officiai  du  diocèse  de  Lx,  commissaire  de 
Sa  Sainteté  en  cette  partie,  adresse  commission  rogatoire  au  sr  Vinot; 
officiai  de  Troyes,  de  recevoir  dud.  sr  Bouthillier  de  Chavigny, 
pourvu  en  cour  de  Rome  dud.  prieuré  de  Beaumont,  par  bulles  du 
26  août  dernier,  la  profession  de  foi  et  le  serment  en  la  forme  ordinaire. 
Ensuite  Mre  Audran  fulmine  lesd.  bulles. 

Le  20  avril  1696,  le  sr  Bouthillier  de  Chavigny  présente  ses  bulles  à 
l'official  de  Troyes  et  la  commission  rogatoire  de  l'official  de  Lx. 

Le  lendemain,  il  fait  la  profession  de  foi  accoutumée  et  prête  serment 
entre  les  mains  dud.  sr  officiai  de  Troyes. 

Le  30  mai  1696,  le  sr  Bouthillier,  représenté  par  Me  Pierre  Guérin, 
sr  de  Champaignat  et  de  la  Motte,  bourgeois  de  Paris,  y  demeurant,  prend 
possession  du  prieuré  de  Beaumont.  • 

Les  religieux  s'opposent  à  la  prise  de  possession  qui  a  lieu  quand 
même,  en  présence  de  Me  Pierre  Gonard,  curé  de  Beaumont  ;  M0 
Guillaume  Isabel,  exempt  général  de  la  prévôté  de  Normandie. 

21  H.  —  Lu  1 1  juin  1696,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre 
M'  Pierre  Hamon,  avocat,  fils  de  feu  Me  Pierre  Hamon,  aussi  avocat,  et 
de  dam lle  Marie  Thiron,  demeurant  à  Pont-1'Evêque,  d'une  part,  et 
damlle  Marie-Jeanne-Marguerite  Hardy,  fille  de  Me  Mathurin  Hardy, 
a  »nser  du  roi  cy-devant  receveur  des  tailles  de  l'élection  de  Pont-1'Evêque, 
etdedamlle  Jeanne  de  Bréban,  demeurant  aussi  aud.  lieu. 

819. —Le  2  avril  1695,  Me  Adam-Michel  Estièvre,  diacre  de 
Ste  Catherine  d'Honfleur,  est  ordonné  prêtre. 

220.  —  Le  29  avril  1696,  Jean  Vitrouil,  fils  de  Nicolas  et  de  Jeanne 
Lebisey,  delà  pair.  d'Orbec,  reçoit  la  tonsure  et  les  oidres  mineurs. 

221.  —  Le  20  juin  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Cavelier,   curé  de 
Courtonne-la-Medrac,  et  du  sr    Poutrel,  vicaire  de  Courtonne-la- Ville, 
dispense  de   bans  pour  le   mariage  entre   Nicolas   Bence    et    Anne 
Pollin. 

222.  — Le  18  niai  1694,  MrP  François  Gôbert,  comte  d'Apremont 
h  de  Reckeim,  clerc  tonsuré  du  diocèse  de  Cologne,  abbé  commendataire 
de  l'abbaye  de  S1  Evroult,  comme  ayant  succédé  à   feu  le  cardinal 


200  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

Antoine  Barberini  dans  la  commende  de  ce  monastère,  (1)  s'engage  à 
servir  une  rente  annuelle  de  500  livres  sur  les  revenus  de  lad.  abbaye  à 
Me  Michel  Jonquière,  clerc  du  diocèse  de  Paris.  (V.  386.) 

223.  — Le  22  juin  1696,  vu  l'attestation  du  sieur  Bellencontre, 
vicaire  de  Corraeilles,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Catherine 
Duquesnay. 

224.  —  Le  5  mai  1696,  la  nomination  à  la  chapelle  de  St  Laurent 
de  Noiremare,  sise  en  la  par?,  du  Mesnil-Germain,  appartenant  au  seigr 
évêque  de  Lx,  Me  Philippe  Desperroys,  sous-diacre,  titulaire  de  lad, 
chapelle  la  résigne  purement  et  simplement  entre  les  mains  dud. 
seigr. 

Le  9  mai  1696,  Sa  Grandeur  nomme  aud.  bénéfice  la  personne  de 
Me  Csesar  Clérice,  pbrë  de  ce  diocèse. 

Le  5  juin  1696,  led.  sr  Clérice  prend  possession  de  la  chapelle 
simple  de  Noiremare,  en  présence  de  Mre  Louis  Osmont,  Escr,  sr  de 
Malicorne  ;  Pierre  Pollin,  sr  de  Noiremare,  et  autres  témoins. 

225.  —  Le  3  décembre  1695,  Me  Louis  Talbot,  pbfë  du  diocèse  de 
Lx,  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provision,  dites  deperobitum, 
de  la  cure  de  S1  Melaine  de  Berville-sur-la-Mer,  vacante  par  la  mort  de 
Me  Gabriel  Dumoullin,  dernier  titulaire. 

Le 1696,  led.  sr  Talbot  donne  sa  procuration  pour  rési- 
gner entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  son  droit  à  lad.  cure  en 
faveur  de  Me  Robert  Gosseaume,  pbrë  de  ce  diocèse,  (pair,  de  S1  Jean 
de  la  Lequeraye). 

Le  7  avril  1696,  led.  sr  Gosseaume  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice, 

Le  2  juin  1696,  Mre  Christophe  Le  Neveu,  vie.  g1,  donne  son  visa 
auxd.  lettres  de  provision. 

Le  13  juin  1696,  le  sr  Gosseaume  prend  possession  de  la  cure  de 
Berville,  ad  conservationemjuris,  parle  toucher  de  la  grande  porte  de 
l'église  devant  laquelle  il  s'est  prosterné  à  genoux  et  a  fait  sa  prière, 
n'ayant  pu  entrer  dans  l'église  «  à  raison  qu'il  a  esté  dit  par  une  femme 
trouvée  au  presbytère,  qu'elle  n'avait  pas  la  clef.  »  Fait  et  passé  en 
présence  de  Me  Jean  Levavasseur,  curé  de  S1  Jean-ele-la-Lequeraye, 
Me  François  Talbot,  pbrë  de  Cerquigny,  et  autres  témoins. 

226.  —  Le  26  juin  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Delamare,   vicaire 


{l)  Après  la  mort  du  cardinal  Barberini  (1671),  il  y  eut  bien  le  cardinal  de  Furstemberg, 
qui  fut  nommé  par  le  roi  à  l'abbaye  de  S'  Evroull,  et  le  prince  de  Furstemberg  auquel  son 
oncle  résigna  son  abbaye  ;  mais  a  cause  des  différends  existant  entre  le  pape  et  Louis  XIV, 
ces  deux  personnages  n'obtinrent  jamais  leurs  bulles,  et  ils  ne  sont  pas  comptés  parmi  les 
abbés  de  S1  Evroult,  quoiqu'ils  en  aient  pris  le  titre  et  touché  les  revenus.  [Voy.  I.  77). 
Cependant  ils  se  trouvent  dans  la  liste  du  Gnllia  Chrhtiana. 


REGISTRE   III  201 

deFervaques,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Gabriel  Lefebvre. 

337.  —  Le  30  juin  1696,  dispense  de  parenté  spirituelle  entre  Jean 
de  Pecqueult,  Escr,  et  damlle  Françoise  Poret,  demeurant  en  la  par? .  de 
S1  Sylvestre  de  Cormeilles.  —  Led.  sr  de  Pecqueult  avait  été  parain 
d'un  enfant,  nommé  Jean-Baptiste,  que  lad.  Françoise  Poret  avait  eu 
de  son  mariage  avec  feu  Jacques  d'Angerville. 

338.  —Le  13  avril  1696,  Mre  Gabriel  Hébert,  pbrë,  recteur  et 
vicaire  perpétuel  de  S1  Jacques  deLx,  y  demeurant,  donne  sa  procu- 
ration pour  résigner  lad.  cure  entre  les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en 
faveur  de  Mre  Philippe  de  la  Croix,  pbrë,  Me  ès-arts,  pourvu  de  la  cure 
de  Castillon.  (V.  192). 

Le  3  mai  1696,  led.  sr  de  la  Croix  obtient  en  cour  de  Rome  des 
lettres  de  provision  dud.  bénéfice. 

Le  22  juin  1696,  Mre  Audran,  vie.  g1,  donne  son  visa  auxd.  lettres  de 
provision. 

Le  même  jour,  le  sr  de  la  Croix  prend  possession  de  la  cure  de 
S*  Jacques,  en  présence  de  Me  Jean-Baptiste  Furet,  vie.  de  lad.  pair. , 
Mes  Robert  Le  Rat,  Jacques  Boullaye,  Jacques  Paisant,  François  Pollin, 
Jean  Mathien,  Robert  Pierres,  Adrien  Pinchon,  tous  pbrès  de  lad. 
pair.;  Sébastien  Gueroult,  trésorier  ;  Pierre  Pierres,  sr  de  la  Boullaye  ; 
Thomas  Morin  et  Ursin  Gueroult,  prévôt  et  échevin  de  la  Charité. 

339.  —  Le  21  avril  1696,  Me  Robert  Alabarbe,  diacre  de  Marolles, 
est  ordonné  prêtre.  (V.  115)  (1). 

330.  — Le  16  juillet  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Le  Mercier,  curé  de 
Thiberville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Thomas  de  Rivière, 
Escr. ,  seigr  de  Beaudrieux,  fils  de  Thomas  et  de  dame  Catherine  Jouvier, 
de  lad.  pair.,  d'une  part,  et  damlle  Marie-Thérèse  de  Lambert,  fille  de 
Jean-Baptiste  de  Lambert,  Escr.,  seigr.  d'Argences,  et  de  noble  dame 
Marie  Foucques,  de  la  pair,  de  S*  Germain  de  Lx. 

331 .  —  Le  5  avril  1696,  la  nomination  à  la  cure  de  St  Maclou-la- 
Campaigne  appartenant  au  seigr  du  lieu,  Mesre  Frédéric-François  de 
Giverville,  chevr,  seigr  et  patron  de  S1  Maclou,  nomme  à  la  lad.  cure, 
vacante  par  la  mort  de  Me  Marc-Aurèle  Fleury,  pbrë,  dernier  titulaire, 
la  personne  de  Mre  Guillaume  Le  Chartier,  pbrë  du  diocèse  de  Bayeux. 

Le  7  juillet  1696,  le  seigr  évoque  donne  aud.  s'  Le  Chartier  la  colla- 
tion dud.  bénéfice. 

Le  lendemain,  le  sr  Le  Chartier  prend  possession  de  la  cure  de  S1 
Maclou,  en  présence  de  quatre  témoins. 


[\)  Voir  à  son  sujet  un  acte  de  l'oflicialité  ;  l<;  curé  de  Marolles  condamné     à    l'admettre  à 
célébrer  les  messes  de  fondation  de  son  église.  [Manuscrits  (te  M*  l'abbé  Loir). 


202  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

333.  —  Le  21  avril  1696,  Me  Louis  Desvaux,  sous-diacre  de 
Viraoutiers,  est  ordonné  diacre.  (  V.  6,  136.  ) 

333.  —  Le  18  juillet  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Le  Roy,  pbrë  de 
la  pair,  du  Torpt,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Marie   Deville. 

334.  —  Le  25  juin  1694,  Nicolas  Le  Bourg,  pbfë,  chanoine  régu- 
lier de  S*  Augustin,  prieur-curé  de  S1  Georges  de  Villaines,  diocèse  du 
Mans,  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de  provision,  dites  de  pp.r 
obitum,  du  prieuré-cure  de  Bonneville-la-Louvet,  vacant  par  la  mort  du 
dernier  titulaire. 

Le  28  oct.  1695,  Nicolas  Le  Bourg,  pourvu  du  prieuré-cure  de 
Bonneville  ;  dont  il  n'a  pas  encore  pris  possession,  cède  tous  ses  droits 
surled.  bénéfice  à  Me  Jacques  Le  Bourg,  pbrë  du  diocèse  de  Lx,  à 
condition  que  celui-ci  prendra  l'habit  et  fera  profession  dans  l'ordre  de 
S4  Augustin.  (Voir  II.  360). 

Lelerjanv.  1696,  led.  sr  Jacques  Le  Bourg  demande  à  M.  Louis 
Davy,  prieur  claustral  de  Ste  Barbe-en- Auge,  de  lui  donner  l'habit  de 
son  ordre,  alin  qu'il  puisse  posséder  le  prieuré-cure  de  Bonneville, 
dépendant  de  lad.  abbaye.  Le  sr  prieur  conventuel  répond  qu'il  «  est 
fasché  de  n'avoir  plus  de  chambre  dans  le  dortoir  pour  le  recevoir,  et 
pour  luy  marquer  l'estime  qu'il  P  de  sa  personne  ;  il  consent  qu'il  se 
pourvoye  dans  une  autre  abbaye  de  leur  ordre  pour  y  prendre  l'habit  et 
y  faire  profession.  » 

Le  14  févr.  1696,  Nicolas  Gallot,  prieur  de  N.-D.  de  Beaulieu,  dio- 
cèse de  Rouen,  certifie  que  Jacques  Le  Bourg,  curé  de  Bonneville-la- 
Louvet,  dont  la  vie  et  les  mœurs  sont  très  honorables,  a  pris  l'habit  de 
l'ordre  de  S1  Augustin  et  l'autorise  à  sortir  de  lad.  maison  pendant  trois 
mois  seulement  pour  s'occuper  des  âmes  qui  lui  sont  confiées. 

Le  19  juillet  1696,  led.  sr  Le  Bourg  expose  au  seigr  évêque  qu'en 
exécution  des  lettres  qu'il  a  obtenues  de  Rome  il  se  serait  retiré  à 
l'abbaye  de  Ste  Barbe  pour  y  prendre  l'habit  et  y  faire  son  noviciat  ; 
mais  que  le  prieur  de  ce  monastère  n'ayant  pu  le  recevoir,  faute  de 
place,  il  s'est  adressé  à  l'abbaye  de  Beaulieu  où  il  a  pris  l'habit.  Comme 
il  entend  continuer  son  noviciat  et  faire  profession  dans  lad.  abbaye,  ce 
qu'il  ne  peut  faire  sans  le  consentement  dud.  seigr  évêque,  il  prie  Sa 
Grandeur  de  lui  donner  l'autorisation  nécessaire  :  ce  qui  lui  est 
accordé. 

Le  18  février  1697,  le  prieur  claustral  de  Beaulieu  certifie  que  ce 
jourd'hui  led.  sr  Le  Bourg  a  fait  profession  de  chanoine  régulier  de  S1 
Augustin  en  lad.  abbaye,  après  y  avoir  accompli  l'année  entière  de  son 
noviciat. 

335.  —  Le  17  avril  1696,  M.  Philippe  Longer,  chanoine  régulier  de 
S1  Augustin,  profèsde  l'abbaye  de  Beaulieu,  prieur-curé  de  Cauverville, 


REGISTRE   III  203 

diocèse  de  Rouen,  et  de  S1  Gervais  de  Fierville,  demeurant  encore  à 
Cauverville,  donne   sa   procuration   pour  résigner   entre  les  mains  de 
N.-S-P.  le  pape  lad.  cure  de  Fierville  en  faveur  de  MeJacques  Souris, 
pbrë   séculier  du  diocèse  de  Rouen,   à   la  charge   pour  lui    défaire  , 
profession  dans  led.  ordre  de  S1  Augustin.  {V.  lis.) 

Le  2  mai  1696,  led.  sr  Souris  obtient  en  cour  de  Rome  des  lettres  de 
provision  dud.  bénéfice. 

Le  9  juillet  1696,  le  seigr  évêque  donne  son  visa  auxd.  lettres  de 
provision. 

Le  21  juillet  1696,  le;  sr  Souris  prend  possession  du  prieuré-cure  de 
Fierville,  en  présence  de  Me  Pierre  Ive,  vicaire  du  lieu,  et  autres 
témoins. 

330.  —  Le  21  avril  1696,  Me  Robert  Inger,  sous-diacre,  chapelain 
de  le  Cathédrale,  est  ordonné  diacre.  (V.  6.) 

33T.  —  Le  29  mars  1693,  Pierre  Lemière,  fils  de  Gilles  et  de 
Jeanne  Tabu,  de  la  pan*.  deMarmouillé,  reçoit  la  tonsure  et  les  ordres 
mineurs. 

33H.  —  Le  30  juillet  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Vigan,  curé  de 
Lessard,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Mesre  Pierre  de  Sens, 
Escr,  sr  de  Belleville,  fils  de  feu  Me  Jacques  de  Sens,  Escr,  seigr  de 
Cocqueville  et  de  Manville,  et  de  dame  Marie-Esther  Lemonnier, 
demeurant  en  la  pair,  de  Lessard,  d'une  part,  et  damlle  Françoise  de 
Rosty,  fille  de  François  de  Rosty,  chevr,  seigr  de  Bourgogne,  et  de  dam110 
Anne  de  la  Motte,  de  la  pair.  S1  Vivien  de  Rouen. 

339.  —  Le  29  avril  1696,  Jean  Surlemont,  fils  de  Jacques  et  de 
Renée  Durand,  de  la  par?,  de  Vimoutiers,  reçoit  la  tonsure  et  les  ordres 
mineurs. 

340.  —  Le  1er  avril  1695,  Jean  Jouen,  fils  de  Jean  et  de  Madeleine 
Foucques,  de  la  pair,  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer,  reçoit  la  tonsure  et 
les  ordres  mineurs. 

341.  — Le  4  août  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Boivin,  vicaire  du 
Faulq,  et  du  sr  Savourey,  vicaire  de  S1  Aubin-de-Scellon,  dispense  de 
bans  pour  le  mariage  entre  Pierre  Duval  et  Marie  Treffouel. 

343.  —  Le  4  août  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Pollin,  vicaire  du 
Mesnil-Simon,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Robert  Foucques 
et  dam11"  Jacqueline  Legrand. 

343. — Le  2  avril  1,695,  M"  Michel  Fortin,  sous-diacre  de  Vimoutiers, 
i'si  ordonné  diacre. 

Le  4  août  1696.  led.  sr  Fortin,  pbrë,  est  autorisé  par  le  seigr  évêque 
ii  sortir  du  diocèse  pour  remplir  le  bénéfice-cure  de  S1  Sulpice  de 
Pargny.  à  condition  que  s'il  ne  le  conserve  pas,  il  reviendra  dans  le 
diocèse. 


204  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

244.  —  Le  29  avril  1696,  reçurent  la  tonsure  et  les  ordres 
mineurs  : 

Nicolas  Duval,  fils  de  Jean  et  d'Elisabeth  Lucas,  de  la  parf.  de 
Duranville. 

Jacques  Lecoq,  fils  de  Louis  et  de  Catherine  Lequerre,  de  la  parf.  de 
N.-D.  de  la  Couture  ; 

Jean  Pilette,  fils  de  Jean  et  de  Marie  Guerge,  de  lad.  parf.  de  la 
Couture  de  Bernay  ;  {V.  371.) 

245.  —  Le  21  avril  1696,  furent  ordonnés  diacres: 
Me  Nicolas  Le  Merlier,  sous-diacre  de  S1  Hippolyte-du-Bout-des- 

Prez;(F.  7.) 

Me  Robert  Champion,  sous-diacrè  de  la  Goulafrière;  (V.  7,  247.) 
Me  Gaspard  Le  Grix,  sous-diacre  de  N.-D.  de  Pontaudemer  ;  (V.  7.) 
Me  Gaspard   Regnouard,  sous-diacre  de  S*  Ouen  de  Pontaudemer  ; 

(V.  116.) 

Me  Thomas  Manchon,  sous-diacre  de  S1  Loup-de-Fribois  ;  (V.  7.) 
Me  Adrian  Gruel,  sous-diacre  de  la  parf.  de  Caorches  ;  (  V.  116.) 
Me  Daniel  Busquet,  sous-diacre  de  S1  Cande-le- Vieil  ;  (V.  7.) 

246.  —  Le  21  avril  1696,  furent  ordonnés  sous-diacres  : 
Me  François  Brière,  acolyte  de  Cernay  ;  (V.  146.) 
Me  Estienne  de  Lannoy,  acolyte  de  S1  Pierre  de  Coudray;  {V.  135.) 
Me  Philippe  Dallet,  acolyte  de  S1  Georges  de  Pontchardon  ;  (V.  332.) 
Me  Charles  du  Buat,  acolyte  de  la  parf.  de  Tortisambert  ;  (V.  315.) 
Me  Jean  Le  Boulanger,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx  ; 
Me  Jean  Barrey  acolyte  de  lad.  parf  de  S1  Germain  ;  (V.  321.) 
Me  Germain  Pastey,  acolyte  de  S1  Martin  d'Ouilly  ;  (V.  325.) 
Me  Nicolas  Gonnord,  acolyte  de  la  parf.  de  Coulmer  ;  [V.  330.) 
Me  Pierre  Daubichon,  acolyte  de  S1  Germain  de  Lx.  (V.  331. 
24T.  —  Le  24  sept.  1695,  furent  ordonnés  sous-diacres  à  Bayeux, 

rite  dimissj  : 

Me  Jacques  Lachey,  acolyte  de  S*  Philbert-des-Champs;  (V.7,  280. 

MeMathurin  Lehoult,  acolyte  du  Sap  ;  (V.  7.  300.) 

Me  Pierre  Deschamps,  acolyte  d'Orbec,  (V.  7.) 

Me  Louis  Jourdain,  acolyte  de  la  parf.  d'Auquain  ville  ;  (V.  6  292.) 

Me  Robert  Champion,  acolyte  de  la  Goulafrière  ;  {V.  7.  245.) 

Me  François  Le  Mercier,  acolyte  de  S*  Germain  de  Lx  ;  {V.  7.) 

Me  Charles  Halbout,  acolyte  de  S1  Jacques  de  Lx.  (V.  6.) 

248.  —  Le  21  avril  1696,  Me  Richard  Mahiette,  diacre  de  la  parf. 
de  la  Chapelle-Hareng,  est  ordonné  prêtre. 

249.  —  Le  3  oct.  1694,  Jean-Baptiste  Cabar,  fils  de  Jacques  et 
d'Anne  Maurey,  de  la  parf.  S*  Jacques  de  Lx,  reçoit  la  tonsure  et  les 
ordres  mineurs.  (  V.  338.  ) 


REGISTRE  III  205 

250.  —  Le  1er  juin  1687,  Nicolas  Tulou,  fils  de  Jean  et  de  Marie 
Deshayes,  de  la  pan*,  de  S1  Martin-le-Vieil,  reçoit  la  tonsure  et  les 
ordres  mineurs. 

Le  13févr.  1692,  led.  sr  Tulou,  pbrë,  est  reçu  Me  ès-artsen  l'Uni- 
versité de  Caen. 

Le  27  févr.  1692,  il  obtient  des  lettres  de  quinquennium  du  recteur 
de  lad.  Université. 

Le  même  jour,  il  est  nommé  par  icelle  sur  l'archevêché  et  le  Chapitre 
de  Rouen  ;  sur  l'évêché  et  le  Chapitre  de  Lx,  etc.,  ainsi  que  sur  les 
collégiales,  abbayes  et  prieurés  de  ces  diocèses.  . 

Le  23  août  1696,  le  sr  Tulou  fait  signifier  ses  noms  et  grades  au  seigr 
évêque  et  au  Chapitre  de  Lx. 

Le  26  août  1696,  il  fait  faire  la  même  signification  aux  religieux  de 
S1  Evroult,  en  parlant  à  dom  Jean  de  Nancy,  pbrë,  religieux  de  lad. abbaye. 

251.  —  Le  1er  avril  1695,  Pasquier  Touzey,  fils  de  Noël  et  de 
Marie  Dandeville,  de  la  pair,  du  Sap,  reçoit  la  tonsure  et  les  ordres 
mineurs.  (Y.  339.) 

252. —  Le  2  avril  1695.  Me  Jean  Morand,  sous-diacre  de  Ticheville, 
est  ordonné  diacre. 

253.  —Le 29  avril  1696,  Robert-Gilles  de  la  Mitastrie,  fils  de 
Nicolas  et  de  Bonne-Constance  Mesnier,  de  la  pair,  de  S1  Victor-d'Epine, 
reçoit  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs.  (V.  36i.) 

254.  —  Le  21  avril  1696,  Me  François  Cantel,  sous-diacre  de  Fol- 
leville,  est  ordonné  diacre.  {Y.  ne.) 

255.  —  Le  14  mai  1696,  la  nomination  à  la  cure  de  N.-D.  du  Bois- 
Hellain  appartenant  au  seigr  abbé  de  Cormeilles,  Mre  Charles-Philbert 
de  Pas  Feuquières,  abbé  commendataire  de  Cormeilles,  nomme  à  lad. 
cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  Euverte  Letellier,  dernier  titulaire,  la 
personne  de  Me  Jean  Lepetit,  pbrë  du  diocèse  de  Lx. 

Le  lendemain,  le  seigr  évêque  donne  aud.  sr  Lepetit  la  collation  dud. 
bénéfice. 

Le  6  août  1696,  le  sr  Lepetit  prend  possession  de  la  cure  du  Bois- 
Iïellain,  en  présence  de  plusieurs  habitants  de  la  pair. 

256.  —  Le  24  juillet  1696,  la  nomination  à  la  cure  de  S*  Pierre 
de  Thonnencourt  appartenant  au  seigr  du  lieu,  noble  dame  Charlotte  de 
Lyée,  Vve  de  Mesre  Charles  de  Lyée,  seigr  et  patron  de  Thonnencourt, 
nomme  à  lad.  cure,  vacante  par  la  mort  de  Me  François  Dutac,  pbre, 
dernier  titulaire,  la  personne  de  Mre  Alexandre  Deshays  de  Beiville, 
pbrë  de  ce  diocèse.  Fait  et  passé  en  présence  de  Me  François  Dutac, 
pbrë,  desservant  lad.  pari-.,  et  autres  témoins. 

Le  24  juillet  1696,  le  seigr  évêque  donne  aud.  s*  Deshays  la  collation 
dud.  bénéfice. 


206  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

I-o  7  août  1696,  le  sr  Deshays  de  Beivillo  prend  possession  de  la  cure 
de  Thonnencourt,  en  présence  de  Mesre  Yves  Doshays,  curé  dos 
Moutiors-IIubert;  Mre  Jules  de  Lyée,  curé  de  N.-D.  de  Courson,  seig* 
et  patron  de  lad.  pair,  de  Thonnencourt;  Me  Jean  Asselin,  curé  de 
S1  Pierre  de  Courson,  et  Charles  Dutac,  marchand,  demeurant  à 
N.-D.  de  Courson. 

25T.  —  Le  29  févr.  1686,  le  seigr  évoque  de  Lx  autorise  Guillaume 

Devin,    fils  de   Guillaume  et  de  Fabienne   Deshayes,  de  la   par?,   de 
Morainville,  à  recevoir  à  Paris  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

Le  6  août  1696,  led.  sr  Devin,  pbfe,  curé  de  S1  Pierre  de  Verneuil, 

diocèse  d'Evreux,  Meès-artsen  l'Université  de  Paris,  et  représenté  par 

son  père  qui  a  élu  domicile  en  la  maison  de  Me  Germain  Montfort,  pbre, 

avocat  en  l'officialité  de  l'évêché  de  Lx,  fait  signifier  ses  noms  et  grades 

à  Mesre  Charles  de  Pas  Feuquières,  abbé  commendataire  de  l'abbaye  de 

Cormeilles,  trouvé  à  l'entrée  de  sa  maison  abbatiale. 

258.  —  Le  2  avril  1695,  Me  Jacques  Le  Cordier,  diacre  de  Pont- 
l'Evèque,  est  ordonné  prêtre. 

259.  —  Le  29  avril  1696,  reçurent  la  tonsure  et  les  ordres 
mineurs  : 

Guillaume  Regnoult,  fils  de  Julien  et  de  Françoise  Pépin,  de  la  pair, 
de  Ste  Catherine  de  Honfleur  ;  (V.  360.) 

Guillaume  Le  Gallois,  fils  de  Philippe  et  de  Marie  Lecarpentier,  de  la 
parr.  de  S*  Léonard  d' Honfleur;  (V.  343.) 

Pierre  Letellier,  fils  de  Pierre  et  de  Magdeleine  Le  Mercier,  de  la 
parr.  de  S1  Ouen  de  Pontaudemer. 

260.  —  Le  21  avril  1696,  furent  ordonnés  diacres  : 

Me   Pierrre    Doucet,     sous-diacre   de   la  pair,  de    S1  Martin-de- 
Pontchardon  ;  (V.  109.) 
Me   Jacques   Delamare,    sous-diacre  de  la  parr.    de   Fervaques  ; 

[V.  6,307.) 

261.  —  Le  1er  sept.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Lecordier,  pbre, 
curé  de  S'c  Etienne-la-Thillaye,  dispense  pour  le  mariage  de  Jean 
Descostils. 

262.  — Le  26  août  1696,  Robert  Inger,  sr  de  Bellecroix,  demeu- 
rant à  Sl-Désir  de  Lx,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils, 
Me  Robert  Inger,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

263.  —  Le  1er  sept.  1696,  vu  l'attestation  dusrMorin,  curé  de 
S1  Germain  de  Lx,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Jacques 
Perier,  fils  de  feu  Jacques  et  de  damlle  Renée  de  Cardonné,  de  la  pair, 
de  S1  Jacques,  d'une  part,  et  Jeanne  Lancelot,  de  lad.  pair.  S1  Germain. 

264.  —  Le  3  sept.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Lecesne,  curé  de 
S1  Pierre  des  Essarts,  et  du  sr  Desrues,  pbfê,  desservant  la  pair,  de 


REGISTRE    III  207 

S*  Cyr-de-Salerne,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Guillaume 
de  la  Vallée,  Esc?,  sr  de  Tronçon,  fila  de  feu  Jacques  de  la  Vallée,  Escr, 
sr  du  lieu,  el  de  noble  dame  Charlotte  de  Tronçon,  delapafr.de  Pierre- 
Ronde,  diocèse  d'Evrélix,  d'une  part,  et  daralle  Anne  Morin,  iillo  de  feu 
François  Morin,  Escr,  seigr  du  Bosc,  et  de  noble  dame  Elisabeth  de 
Mailloc,  de  la  pafr.  des  Essarts. 

2<>5. —  Ea5  mai  1696,  ((  Cum  parochialis  ecclesia  Su  Pétri  de 
Mirbel,  lexov.  diœc,  quam  quidam  Joannes  Guillemette,  assertus  pres- 
byter,  detinet  indebitè  ex  eo  quod  ipse  incestum  spiritualem  cum  muliere 
quam  anteà  in  confessione  sacramentali  sollicitaverat,  commisit  et  per- 
petravit  ac  prolem  ex  eadein  suscepit,  ob  incestum  ac  indebitam  deten- 
tionem  hujusmodi  vacaverit  et  vacet  ad  presens,  supplicat  humiliter 
S.    V.  (Sanctitatem  Vestram)  devotus  illius  orr  (orator)    Nicolaiis  de 

Bodinet,  pbersagiensisdiœc,  quatenus  sibi  ecclesiam  prsedictam 

nui  ferre  dignemini.   »  Ce  qui  lui  est  accordé. 

Le  il  juin  1G96,  la  nomination  à  la  cure  de  Mirbel  appartenant  au 
prieur  claustral  de  Ste  Barbe-en-Auge,  Fr.  Louis  Davy,  prieur  de  ce 
monastère,  nomme  la  personne  de  Me  Nicolas  Segouin,  pbrë  du  dio- 
cèse de  Séez,  à  lad.  cure  vacante  par  la  sentence  de  l'official  du  diocèse 
de  Lx  et  par  celle  du  bailliage  de  Falaise  contre  Me  Jean  Guillemette, 
pbrë,  dernier  titulaire.   ■ 

Le  17  juillet  1696,  led.  sr  Segouin  prend  possession  de  la  cure  de 
Mirbel  en  présence  de  plusieurs  témoins. 

Le  27  août  1696,  Mre  Le  Neveu,  vie.  g1,  donne  son  visa  aux  lettres  de 
provision  de  la  cure  de  Mirbel  obtenues  par  led.  sr  de  Bodinet. 

Le  lendemain  il  prend  de  nouveau  possession  dud.  bénéfice,  en  pré- 
sence de  plusieurs  témoins. 

Le  1er  sept.  1696,  le  srde  Bodinet  demeurant  en  la  pafr.  de  Morain- 
ville  (?),  (1)  viconté  de  Falaise,  fait  signifier  1°  ses  lettres  de  dévolu 
obtenues  en  cour  de  Rome  de  la  cure  de  Mirbel  ;  2°  le  visa  épiscopal 
donné  auxd.  lettres  ;  3°  la  prise  de  possession  de  lad.  cure,  «  à  M6  Jean 
Guillemette,  pbrë,  cy-devant  Curé  de  lad.  pafr.  de  Mirbel,  estant  de 
présent  dans  la  conciergerie  des  galériens  de  Rouen,  proche  la  porte  de 
Guillaume  Lion,  m 

Le  23  sept.  1684,  Nicolas  de  Bodinet,  fils  de  Jacques  et  de  Renée  de 
'Finnois,  de  la  pafr.  de  Fresney-le-Bou(fard,  diocèse  de  Séez  ,  rite 
dimissus,  reçoit  à  Lx  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs. 

Le  34  mai  1687,  il  est  ordonné  prêtre  au  Mans  dans  la  chapelle  des 
pères  de  rOratoire 


(1j  Je  croi-  que  l'on  doit  lire  Martainville, 


208  INSINUATIONS  ECCLÉSIASTIQUES 

26G.  —  Le  30  août  1G95,  Charles  Hérault  et  Martin  EscaJard, 
laboureurs,  demeurant  à  Folleville,  constituent  150  livres  de  rente  en 
faveur  de  Me  André  Fréminot,  acolyte  de  lad.  pair. 

Le  24  sept.  1695,  ledits1  Fréminot,  ritèdimissus,  est  ordonné  sous- 
diacre  à  Bayeux.  (V.  6). 

36T.  —  Le  12  août  1695,  Jean-Baptiste  Pastey,  fils  aîné  et  héritier 
en  partie  de  feu  Me  Jean-Baptiste  Pastey,  avocat,  constitue  150  livres 
de  rente  en  faveur  de  son  frère,  Me  Michel  Pastey,  acolyte  de  S*  Jacques 
de  Lx.  Cette  rente  est  hypothéquée  sur  une  maison  appartenant  auxd. 
frères,  sise  près  le  manoir  de  la  Vache,  rue  de  la  Vache,  proche  les 
remparts  de  la  ville.  {V.  6). 

2G8.  —  Le  19  févr.  1695,  Laurent  Cherville,  demeurant  en  la  pair, 
de  Ste  Croix  de  Cormeilles,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de 
son  fils,  Me  Pierre  Cherville,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés.  Cette  rente  est  garantie  par  Me  Jean  Deslandes,  pbrë, 
curé  de  lad.  pair,  et  doyen  de  Cormeilles.  (F.  6). 

2G9.  —  Le  8  août  1695,  Me  Jacques  Girey,  marchand,  greffier  des 
rôles  de  la  pair.  d'Ammeville,  viconté  de  S1  Pierre-sur-Dives,  constitue 
150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  Pierre  Girey,  acolyte,  afin 
qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  6). 

2TO.  —  Le  21  avril  1696,  Gaspard  Robert,  acolyte  de  S1  Pierre- 
de-Salerne,  est  ordonné  sous-diacre. 

21?  t .  —  Le  5  août  1696,  la  nomination  à  la  chapelle  de  S1  Nicolas- 
des-Bois,  sise  en  la  pafr.  de  Marmouillé  (de  Mala  Muliere),  apparte- 
nant au  seigr  abbé  de  N.-D.  du  Val  au  diocèse  de  Bayeux,  Mesre  Nicolas 
Druel,  abbé  duci.  monastère,  nomme  à  cette  chapelle,  vacante  par  la 
mort  de  Fr.  Jacques  Rouxelin,  sous-diacre,  dernier  titulaire,  la  personne 
de  Fr.  Pierre  Duprey,  chanoine  de  l'ordre  de  S1  Augustin,  profès  de 
lad.  abbaye.  Fait  et  passé  au  presbytère  de  S1  Jean  de  Caen,  en  pré- 
sence de  Mre  Suhard,  pbre,  curé  de  lad.  pair.,  et  de  Me  Philippe 
Hébert,  pbfë  de  S1  Michel  de  Caen. 

Le  3  sept.  1696,  led.  sr  Duprey,  représenté  par  Me  Robert  Le  Roux, 
clerc  du  diocèse  de  Rouen,  demeurant  à  Lx,  prend  possession  de  lad. 
chapelle  ou  prieuré  de  S1  Nicolas. 

3?S.  —  Le  11  août  1696,  Me  Jean-Baptiste  Bence,  pbrë,  titulaire 
de  la  chapelle  S1  Nicolas  en  la  Cathédrale,  étant  présentement  en  son 
lit,  malade,  donne  sa  procuration  pour  résigner  sond.  bénéfice  entre 
les  mains  de  N.-S.-P.  le  pape  en  faveur  de  Me  Nicolas  Le  Marinier, 
pbfë,  curé  du  Prédauge,  exemption  de  Cambremer,  diocèse  de  Bayeux. 

Le  23  août  1696,  la  nomination  à  la  chapelle  S1  Nicolas  appartenant 
au  chanoine  de  semaine,  Mre  Adrian  de  Mailloc,  pbrë,  chanoine  pré- 
bende de  Surville,  nomme  à  lad.  chapelle,  vacante   par   la  mort  dud. 


REGISTRE  111  209 

s*  Bence,  dernier  titulaire,  la  personne  de  M"'  Philippe  de  Mailloc,  clerc 
de  ce  diocèse. 

Le  2  sept.  1696,  led.  s*  de  Mailloc  esi  mis  en  possession  dud.  béné- 
fice. 

^^:$.  —  Le  10  août  1695,  Me  Jacques  Delamare,  licencié  ôs— lois, 
avocal  au.bailliage  et  vicomte  de  Pontaudeiner,  y  demeurant,  constitue 
150  livres  de  rente  en  laveur  de  son  fils,  MeJean  Delamare,  acolyte, 
afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Cet  acte  fut  publié  le 
dimanche  suivant,  à  l'issue  de  la  messe  paroissiale  de  S*  Siméon,  en 
présence  de  M°  Pierre  Boursier,  curé  du  lieu,  de  M°  Pierre  Le  Brasseur, 
fi  autres.  (  V.  6.) 

2T^.  —  Le  2  sept.  1695,  honn.  femme  Fleurcnce  Flambard,  Vve  de 
feu  Pierre  Levallois,  huissier,  demeurant  à  Lx,  pair,  S*  Jacques, 
constitue  15<l  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  M0  Jean  Levallois, 
ac  ilyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  7,  30i.) 

3^5.  —  Le  .'30  avril  1695,  Jacques  Ferey,  marchand,  demeurant  à 
Cheffreville,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  Pierre 
Ferey,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Cette  rente 
es!  garantie  par  Me  François  Dutac,  pbfë,  curé  de  Thonnencourt,  et 
parMe  Nicolas  Formeville,  pbfë,  curé  de  Cheffreville. 

Led.  s'acolyte  était  né  a  Fervaques.  [Y.  6,  443). 

3^6.  —  Le  2  avril  1695,  Me  Pierre  Lehot,  sous-diacre  de  la  pair. 
d'Azeville,  diocèse  de  Coutances,  rite  dimissus,  est  ordonné  diacre  à  Lx. 

2^7.  —  Le  12  août  1695,  Me  Jean  Hellouin,  licencié  ès-lois,  avocat 
au  bailliage  et  viconté  de  Pontaudemer  et  Pontauthou,  demeurant  à 
Pontaudemer,  pair.  S1  Ouen,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de 
son  frère,  Me  Claude  Hellouin,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés,  i  V.  6). 

8T8.  —  Le  22  août  1695,  M0  Robert  Cornoys,  demeurant  à  Pon- 
taudemer, par?.  Sf  Ouen,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son 
fils,  M"  Nicolas  Cornoys,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  —  La  lecture  de  cet  acte  fut  faite,  le  dimanche  1 1  sept.  1695,  à 
l'issue  delà  messe  paroissiale  de  S'  Martin-près-S*  Firmin,  en  présence 
de  M"  Philippe  Legras,  pbfë,  curé  du  lieu,  et  de  Me  Guillaume  Vivien, 
pbrë  de  lad.  pair.  |  V.  7.  287). 

:-£Tî>.  — Lel2sept.  1696,  vu  les  attestations  da  sr  Pèlerin,  pbrë, 
curé  d'Orbec,  el  du  sr  Levellain,  pbfë,  desservant  la  pair,  du  Thinolent 
(Theil-Nolent),  dispense  de  bans  [jour  le  mariage  entre  François  de 
Malleville,  Esc',  srdeHumel(?),  fils  de  Pierre  de  Malleville,  Escr,  sr  de 
Cormeilles,  et  de  dam""  Jourdaine  Le  .Michel,  de  lad.  pan-,  du  Thinolent, 
d'une  part,  el  dame  Catherine  Avenel,  fille  de  Charles  Avenel,  sr  du 
Taillis,  et  de-  Catherine Lecesne, de  lapaff.  d'Orbec. 

2.") 


210  INSINUATIONS   ECCLESIASTIQUES 

380.  —  Le  11  août  1095,  Guillaume  Levillain,  demeurant  à 
Coquainvilliers,  et  Robert  Lachey,  fils  de  Nicolas,  demeurant  à  S1  Phil- 
bert-des-Champs,  constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  de  Mc  Jac- 
ques Lachey,  acolyte,  fils  de  Nicolas,  demeurant  en  lad.  pair,  de 
S*  Philbert,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (  V.  7,  247). 

381 .  —  Le  8  août  1695,  Me  Jean  Duval,  acolyte,  fils  de  feu  Pierre, 
originaire  de  Bonneval  et  demeurant  à  Friardel,  constitue  150  livres 
de  rente  en  sa  faveur,  afin  de  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Cette 
rente  est  garantie  par  Mathieu  Duval  et  par  Pierre  Duval,  fils  Jean, 
son  neveu,  demeurant  tant  à  Bonneval  qu'à  Friardel.  (V.  7.) 

383.  —  Le  29  avril  1696,  reçurent  la  tonsure  et  les  ordres  mineurs  : 
Jean  Boessey,  fils  de  Philippe  et  d'Isabelle  Le  Cordier  de  la  pair,  de 

S1  Désir  de  Lx.  —  Il  signe  «  J.  de  Boessey.   » 

Michel   Thorel,  fils  de  Pierre  et  de  Marie  Lefort,  de  lad.  pair,  de 

S1  Désir. 

383.  —  Le  30  août  1695,  Mesre  Guillaume  de  Mannoury,  Escr,  sr 
de  S1  Germain,  fils  d'Etienne  de  Mannoury,  Esc1-,  sr  de  la  Crossonnière 
etdedam118  Catherine  Lefrançois,  de  la  pan*,  de  Putot,  constitue  150 
livres  de  rente  en  faveur  de  son  frère,  Mre  Estienne  de  Mannoury,  acolyte 
de  lad.  pair,  de  Putot,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 

Le  24  sept.  1095,  led.  sr  acolyte,  rïtè  dimissus,  est  ordonné  sous- 
diacre  à  Bayeux.  (V.  6,  388). 

384.  —  Le  6  août  1695,  Me  Jacques  Anfrie,  acolyte,  fils  de  feu 
Robert,  Me  Jean  Vimont  et  Jean  Aubrée,  marchand,  tous  deux  demeu- 
rant au  Sap  constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  dud.  sr  acolyte, 
afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  {V.  7,444). 

385.  —  Le  21  avril  1696,  Me  François  Le  Bas,  diacre,  chapelain  de 
la  Cathédrale  est  ordonné  prêtre.  (V.  3.) 

380.  —  Le  24  sept.  1695,  furent  ordonnés  sous-diacres  à  Bayeux  ; 
Me  Isaac  Cantel,  acolyte  du  diocèse  de  Lx,  rite  dimissus  ;  (V.  7,  3i3.) 
Me  Robert  Levillain,   acolyte    du    diocèse   de   Lx,    rite    dimissus  ; 

[V.  7,152.) 

38^.  —  Le  21  avril  1696,  Me  Nicolas  Cornoys ,  sous-diacre  de 
S1  Ouen  de  Ponteaudemer  est  ordonné  diacre.  (V.  7,278.) 

388.  —  Le  30  juin  1695  ,  au  chapitre  général  tenu  par  les 
chanoines  de  la  Cathédrale,  le  sr  André  est  nommé  vice-gérant  en  l'offi- 
cialitédu  Chapitre  à  l'unanimité  des  suffrages,  vu  l'infirmité  continuelle 
du  sr  Dubois,  officiai  perpétuel.  (V.  397.). 

389.  —  Le  22  février  1695,  Nicolas  Gibert,  fils  Louis,  de  la  pair. 
d'Epaignes,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  frère,  Me  Louis 
Gibert,  acolyte  de  lad.  pari1.,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  (V.  7.) 


REGISTRE   III  21  1 

;£ÎM>.  —  Le  3  avril  1692,  Fr.  Jean  Loir,  religieux  profès  de  l'abbaye 
de  Cormeilles,  reçoit  les  ordres  mineurs. 

2«>i.  —  Le  1er  avril  1693,  Michel  Héricy,  fils  de  Jean  et  de 
Catherine  Huard,  delà  pair,  de  S1  Germain  de  Lx,  reçoit  la  tonsure  et 
1rs  ordres  mineurs.  (V.  373.) 

33)3.  —  Le  12  août  1693,  Guy  Jourdain  le  jeune,  marchand, 
demeurant  en  la  pair,  de  Chelïreville,  constitue  150  livres  de  rente  en 
faveur  de  son  frère,  Me  Louis  Jourdain,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir 
aux  ordres  sacrés.  Cette  rente  est  garantie  par  Me  Nicolas  Fonneville, 
pbrë,  curé  de  Chelïreville,  et  par  Jean-Baptiste  Lepetit,  srde  la  Villette 
demeurant  en  la  pair,  du  Mesnil-Germain.  {V.  6,  247.) 

293.  —  Le  14  août  1695,  Jacques  Delasalle,  bourgeois,  demeurant 
à  Honneur,  pair.  Ste  Catherine,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur 
de  son  fils,  Me  Michel  Delasalle,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés.  —  La  lecture  de  cet  acte  fut  faite,  le  28  août  1695,  à 
l'issue  de  la  messe  paroissiale  de  Quetteville  par  Me  Charles  Huquelle, 
pbrë,  vicaire  de  lad.  pair.  (  V.  6.) 

âf>4.  —  Le  8  août  1695,  François  Touchet,  de  la  pair,  de  Tiche- 
ville,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  François 
Touchet,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  —  La 
lecture  de  cet  acte  fut  faite,  le  14  août  1695,  à  l'issue  de  la  messe 
paroissiale  de  Ticheville  parle  curé  du  lieu,  en  présence  de  Me  Jean 
Morand,  diacre  de  lad.  pair.,  et  autres  témoins.  (V.  7.) 

2Î>5.  —  Le  12  août  1695,  Gilles  Gondouin,  sr  des  Fontaines, 
bourgeois  de  Vimoutiers,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son 
fils,  Me  Jean  Gondouin,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  La  rente  est  hypothéquée  sur  une  pièce  de  terre  bornée,  d'un 
bout,  par  Me  Philippe  Dubois,  pbrë,  curé  de  Vimoutiers,  et  par  Michel 
Duroy.  (T.  6.) 

2ï>6.  —  Le  8  août  1695,  Toussaint  Champion,  receveur  de 
Mgr  l'archevêque  de  Rouen  en  sa  terre  et  seigneurie  de  la  Roussière, 
demeurant  à  Montreuil,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son 
fils,  Me  Robert  Champion,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés. 

î£!>T.  —  Le  18  sept.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Legenvre,  curé  de 
Gacey,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Charles  Muteau. 

898.  —  Le  27  août  1695,  dam11"  Antoinette  de  la  Morillère,  Vvede 
Charles  de  Iludebert,  Esc',  sr  du  Val,  demeurant  àMardilly,  constitue 
150  livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  André  de  Iludebert,  acolyte, 
afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Cette  renteest  garantie  par 
MesM  André  et  Gabriel  de  Iludebert,  Esc™,  srs  du  Val  et  du  Mesnil, 
livres  dud.  sr  acolyte  et  fils  de  lad.  dam11".  (  V.  e> 


'2i2  INSINUATIONS   ECCLÉSIASTIQUES 

aîM).  —  Le  14  août  1695,  Thomas  et  Jacques  Fouques,  frères 
demeurant  au  Planquay,  constituent  150  livres  de  renie  en  faveur  de 
leur  frère,  Me  Michel  Fouques,  acolyte  do  lad.  pair.,  afin  qu'il  puisse 
parvenir  aux  ordres  sacrés.  —  La  lecture  de  ce!  acte  fui  faite,  le  1 1  sept. 
1095,  h  l'issue  de  la  messe  paroissiale  de  la  Chapelle-Hareng  en  pré- 
sence de  M°  Jean  Quesnay,  pbfê,  curé  du  lieu  ;  de  Mp  Laurent  Quesney, 
pbfë,  et  autres  témoins.  (Y.  7.) 

300.  — Le  7  août  1695,  Me  Mathurin  Lehoult,  acolyte  de  la  pair, 
du  Sap,  iils  et  héritier  de  feu  Mathurin  Lehoult,  chirurgien,  constitue 
150  livres  de  rente  en  sa  faveur,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  Cette  rente  est  garantie  par  Mc  Claude  Duval,  pbfê  dud.  lieu  du 
Sap.  (V.  7.  247.) 

301. — Le  24  sept.  1695,  Me  Jean  Levallois,  acolyte  de  la  pair. 
S*  Jacques ;de  Lxy  rite  dimissus,  est  ordonné  sous-diacre  à  Bayeux. 
[V.  7.  274.) 

30£.  —  Le 8  août  1695,  Charles  Deschamps,  sr  delà  Fosse,  garde 
du  corps  de  S.  A.  R.,  demeurant  à  la  (loulairière,  constitue  150  livres 
de  rente  en  faveur  de  son  tils,  Me  Pierre  Deschamps,  acolyte,  afin  qu'il 
puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Cette  rente  est  garantie  par  Mp  Jean 
Morin,  pbfë  de  Montreuil,  et  par  M°  Guillaume  Champion,  aussi  pbfë, 
demeurant  à  la  Goulafrière.  —  La  lecture  de  cet  acte  fut  faite  le  14  sept. 
1695,  à  l'issue  delà  messe  paroissiale  de  la  Goulafrière,  en  présence 
deMe  Christophe  Piperey,  pbfê,  curé  du  lieu,  et  de  Me  Pierre  Tragïn, 
pbfë  de  lad.  paff. 

303.  —  Le  22 décembre  1673,  Jean-Marie  Henriau,  iils  de  Guil- 
laume et  d'Anne  de  Dailly,  de  la  ville  de  Paris,  reçoit  la  tonsure  and.  lieu. 
Le  8  juin  1680,  il  est  ordonné  prêtre  en  la  même  ville,  en  vertu  d'un 
extra  tempora. 

Le  7  juillet  1696,  Mesre  Biaise  Lorenchet,  pbfë  du  diocèse  d'Autun, 
licencié  de  Sorbonno ,  consor  aumônier  du  roy  et  de  l'eue  S.  A.  R. 
Mademoiselle,  prieur  commendataire  du  prieuré  de  S'  Nicolas 
de  Maupas,  demeurant  à  Paris,  donne  sa  procuration  pour  résigner 
led.  prieuré,  dépendant  de  l'abbaye  de  Lire,  entre  les  mains  de  N.-S.-P. 
le  pape  en  faveur  de  Mn  Jean-Marie  Henriau,  pbfê  du  diocèse  de  Paris, 
licencié  de  Sorbonne,  prieur  commendataire  du  prieuré  de  S*  Martin  de 
Lavardin,  diocèse  du  Mans;  et  led.  sr  Henriau  donne  aussi  sa  procu- 
ration pour  résigner  son  prieuré  de  Lancerdin  entre  les  mains  de  sa 
Sainteté  en  faveur  dud.  sr  Lorenchet,  pour  cause  de  mutuelle  permuta- 
tion. Toutefois  celui-ci  se  réserve  une  pension  de  1,600  livres  sur  les 
revenus  du  prieuré  de  Maupas. 

Le  6  sept.  1696,  led.  sr  Henriau  prend  possession  dud.  prieuré  de 
Maupas,  en  la  parf.  de  Capelles. 


REGISTRE    II  213 

Le  7  oct.  1696,  le  sr  de  la  Plesse3  pbfë,  curé  de  la  lre  portion  de  lad. 
pair.,  publie  au  prône  l'acte  de  prise  do  possession  de  ce  bénéfice. 

304. — Le23sept.  1696, Me  Àllain "de  Dannes,  diacre  du  diocèse 
de  Lx  (pair,  do  S1  Pierre-la-Rivière),  est  autorisé  a  recevoir  la  prêtrise 
à  (  'hartres. 

305.  —  Le  3  sept.  1695,  Jean  Delamare,  laboureur,  demeurant  à 
Giverville,  constitue  150  livres  de  rente  on  faveur  de  son  frère,  Me  Robert 
Delamare,  acolyte  de  lad.  pair.,  afin  qu'il  puisse 'parvenir  aux  ordres 
sacrés.  —  La  lecture  dud.  acte  fut  faite,  le  11  sept.  1695,  à  l'issue  de 
la  messe  paroissiale  de  Giverville  en  présence  de  Me  Jean  Ledanois, 
pbfë,  curé  du  lieu.  (  V.  Q.) 

30C>.  — Le 24  sept.  1696,  vu  l'attestation  dus1-  Paysant,  curé  du 
Breuil,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Jacques  Lancelot,  de  la 
pair,  de  S'  Martin-du-Val-d'Orbec  (S1  Martin-de-Mailloc),  et  Marie 
Toustain,  de  la  pair,  du  Breuil. 

:*OT.  —  Le  29  août  1695,  Jean  Delamare,  demeurant  à  Fervaques, 
constitue  150  livres  de  rente  en  faveurde  son  fils,  M6  Jacques  Delamare, 
acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  Fait  et  passé  à 
Fervaques,  en  présence  de  Me  Michel  Germaine,  chirurgien,  demeurant 
aud.  lien. 

Led.  sr  acolyte  absent  fut  remplacé  dans  cet  acte  par  Jean  Delamare, 
son  frère.  (T.  6,  260). 

308.  —  Le  29  avril  1696,  Olivier  Dutertre,  fil»  de  Pierre  et  de 
Catherine  Guirard,  de  la  pari',  de  S1  Germain  de  Lx,  reçoit  la  tonsure  el 
les  ordres  mineurs. 

300.  —  Le  24  sept.  1696,  dispense  de  parenté  au  4°  degré  pour  le 
mariage 'entre  Me  Michel  Desmonts,  docteur  en  médecine,  et  dam11'' 
Marie-Magdeleine  Foucques,  delaparr.  de  S,e  Croix  de  Bernay.  — 
Suit  la  dispense  de  bans  pour  led.  mariage. 

3iO.  —  I^  26  aoûi  1695.  Me Thomas  Manchon,  acolytedeS1  Loup- 
de-Fribois,  constitue  150  livres  de  rente  en  sa  faveur,  afin  de  parvenir 
aux  ordres  sacrés.  Cette  rente  est  garantîe  par-  Biaise  Manchon,  sr  des 
Bosquets,  frère  dud.  sr  acolyte,  et  autres  caillions. 

311.  —Le  21  aoûi  1695,  Mrer Robert Marguerye,  Escr,  srdn  lien, 
delà  pair,  de  Montpinçon,vicontéde  Trun,  constitue  150  livres  de  rente 
en  faveur  de  son  fils,  Me  Jacques  Marguerye,  Escr,  acolyte,  afin  qu'il 
puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  <  !ette  rente  est  garantie  par  Mr  Pierre 
de  \  aumesle,  ancien  curé  de  Montpinçon  (  V.  7,  34,  212). 

313.  —  Le  29  aoûi  1695,  Philippe  Rosey,  de  la  pafr.de  Pont-de- 

Vie,  constitue  150 livres  de  rente  en  faveur  de  son   fils,    Me  Charles 

•y.  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux   ordres  sacrés.    l'ait    el 

passé  en  présence  de  Me  Jacques  Fortin,  pbfë  de  la  pair,  de  Lizores. — 


214  INSINUATIONS    ECCLÉSIASTIQUES 

La  lecture  de  cet  acte  fut  faite,  le  8  sept.  1695,  à  l'issue  de  la  messe 
paroissiale  de  Pont-de-Vie,  eu  présence  de  Me  Jean  Bourgeois,  curé  de 
cette  pair.  {V.  7). 

313.  —  Le  14  août  1695,  Jean  Cantel,  fils  Robert,  laboureur,  de 
la  pair,  de  Duranville,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son 
fils,  Isaac  Cantel,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés. 
(V.  7,  286). 

314.  — Le  25  sept.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Cantel,  curé  de 
S*  Aubin  de  Canapville,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  entre  Mre 
François  de  Nollent,  fils  de  Mesre  Philippe  et  de  noble  dame  Jacqueline 
de  Vipart,  de  lad.  pair,  de  Canapville,  d'une  part,  et  damlle  Barbe 
Foulon,  Vve  de  Me  Guillaume  Bigot,  conser  du  roy,  viconte  de  Glos,  et 
fille  de  feu  Nicolas  Foulon,  sr  du  Souche,  et  de  dame  Françoise  Leta- 
vernier,  de  la  pari*,  de  la  Gonfrière,  diocèse  d'Evreux. 

3  il».  —  Le  16  mars  1696,  Me  Louis-François  du  Buat,  Escr,  avocat 
aux  vicontés  d'Argentan  et  d'Exmes,  juge  de  police  aux  marchés  des 
bourgs  de  Vimoutiers  et  de  Livarot,  demeurant  en  la  pair,  de  Tortisam- 
bert,  vicontéde  Trun,  constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  son 
frère,  Me  Charles  du  Buat,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres 
sacrés.  Fait  et  passé  à  Montpinçon,  en  l'étude  de  Me  Jean  Barbedienne, 
notaire  royal.  —  La  lecture  de  cet  acte  fut  faite,  le  18  mars  1696,  à 
l'issue  de  la  messe  paroissiale  par  Me  H.  Maulion,  curé  de  Tortisam- 
bert.  {V.  246). 

31  G.  —  Le  27  sept.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Perier,  curé  de 
Beaufour,  dispense  de  bans  pour  le  mariage  de  Nicolas  De  Lavigne  et 
de  Jeanne  de  Vatteville.. 

31  T.  —  Le  28  sept.  1696,  vu  l'attestation  du  srLe  Cousturier,  curé 
de  Bienfaite,  et  du  sr  Dhommey,  curé  de  Capelles,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  de  Charles  Bautier. 

318.  —  Le  28  sept.  1696,  vu  l'attestation  du  sr  Legentil,  curé 
d'Epreville,  et  du  sr  Ledanois,  curé  de  Giverville,  dispense  de  bans 
pour  le  mariage  entre  André  Gosse  et  Marie  Courtonne. 

31 9.  —  Le  3  mars  1696,  Guillaume  Denis,  bourgeois  de  Vimou- 
tiers, constitue  150  livres  de  rente  en  faveur  de  Me  Pierre  Denis,  acolyte, 
afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  ordres  sacrés.  (V.  457). 

3SO.  —  Le  5  mars  1696,  Nicolas  et  Sébastien  Mannoury,  frères, 
fils  de  feu  Noël  Mannoury,  marchands,  demeurant  en  la  pair,  de 
S1  Marti n-de-Pontchardon,  constituent  150  livres  de  rente  en  faveur  de 
Me  Claude  Mannoury,  leur  frère,  acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux 
ordres  sacrés. 

331.  Le  29  mars  1(596,  Jacques  et  Guillaume  Barrey,  frères,  du 
métier  do  boulanger,  et  Me  Roberl  Morel,  notaire  royal  au  siège  de  Lx, 


REGISTRE   III  215 

demeurant  tons  on  lad.  ville,  constituent  150  livres  de  rente  en  laveur 
de  Mp  Jean  Barrey,  acolyte,  frère  desd.  srs  Barrey,  afin  qu'il  puisse 
parvenir  aux  ordres  sacrés.  Cette  rente  est  hypothéquée  sur  plusieurs 
pièces  de  terre  appartenant  auxd.  frères  et  ensuite  sur  plusieurs  corps  de 
logis  appartenant  au  sr  Morel,  situés  en  la  pair,  de  S'  Jacques,  rue 
Basse-Boucherie,  nommés  le  Manoir  des  Trois  Cornes  (1),  et  borné  d'un 
côté,  une  allée  «  comme  pour  aller  à  la  rivière  »,  et  d'un  bout  les  srs  du 
Chapitre  (V.  246.) 

333.  —  Le  8  mars  il  696,  Mre  Louis  de  Bonnechose,  Escr,  sr  de  la 
Boullaye  et  de  la  Francardière,  pair,  de  Grandcamp,  constitue  150 
livres  de  rente  en  faveur  de  son  fils,  Me  Louis  de  Bonnechose,  Escr, 
acolyte,  afin  qu'il  puisse  parvenir  aux  saints  ordres.  —  La  lecture  de  cet 
acte  fut  faite  le  11  mars  1696,  à  l'issue  de  la  messe  paroissiale  de  Grand- 
camp,  en  présence  de  M°  Jean  Louversepbfë,  vicaire  du  lieu.  (V.  457.) 

333.  — Le  16  août  1695,  Guillaume  Briand,  de  la  parr.  de  S*  Martin 
de  Pontchardon,  constitue  une  rente  de  150  livres  en  faveur  de  son  fils 
Me  Nicolas  Briand,  acolyte,  pourvu  d'une  chapelle  à  lui  concédée  par 
Mr  du  Prédaugeet  d'Imbernais,  suivant  l