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Full text of "Nouveau Larousse illustré : dictionnaire universel encyclopédique"

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in  2009  with  funding  from 

Univers ity  of  Ottawa 


http://www.archive.org/details/nouveaularoussei04laro 


NOUVEAU 


LAROUSSE 


ILLUSTRE 


NOUVEAU 


LAROUSSE 


ILLUSTRE 


DICÏIONNAIIIE  UNIVERSEL  ENCYCLOPEDIQUE 


PUBLIE   SOUS   LA    DIRECTION    DE 


CLAUDE    AUGE 


TOME    Ql  AT  RIE. ME 


6  300  Gravures.  —   120  Tableaux.  —  Gi  Cartes. 


PARIS 

LIBRAIRIE    LAROUSSE 


17,    RUE    MONTPARNASSE,    17 


Tous  droits  réservés- 


AE 

25 


l'se  prononçait  toujours  formé, 
conimo  dans  bont^,  lorsqu'on 
voulait  désigner  la  lettre  en 
^r^nèral;  so  prononce  aujour- 
iflmi  toujours  niuot  dans  lo 
iin'^mo  cas)  n.  m.  CintjuiOmo 
lettre  et  deuxième  voyelle  do 
la  langue  grecauo,  do  la  langue 
latine  et  des  langues  n6o-Ia- 
tinos  et  germaniques  {dans 
lalphabot  slave,  elle  occupe  la 
sixième  place)  :  Un  f/rand  E. 
Un  petit  K-  Un  É  accentué.  Un  ù 
lonf/.  Un  E  bref. 
—  Paloo^r.  C'est  l'hiératique  égyptien  qui  a  fourni  à 
l'alphahot  phénicien  sa  .v  lettre  ffe,  semi-voyoUo  que  le 
grec  a  cliangt'-o  on  voyelle.  Tandis  que  lalphabet  grec  a 
deux  formes  pour  désigner  des  modifications  phonétiques 
du  son  ('.  ralphabet  latin  n'a  consorvé  qu'à  l'un  do  ces 
signes  la  valeur  vocalique,  rendant  à  l'autre  lo  caractère 
d'aspiration  qu'il  possède  dans  les  langues  sémitiques. 
Cependant,  lesJuits,en  écrivant  avec  leurs  caractères  les 
langues  étrangères,  se  sont  servis  non  do  l'^e,  mais  do 
l'Ain  pour  transcrire  la  voyelle  E.  Sans  entrer  dans  les 
détails  do  l'histoire  de  cette  lettre,  dont  les  tableaux 
suivants  permettent  do  suivre  l'évolution,  nous  remarque- 
rons que  Vc  minuscule  apparaît  comme  une  déformation 
do  l'oncialo.  Au  point  de  vue  graphique,  l'on  rai>pellera 
que  divers  signes  diacritiques  viennent  atfecter  la  let- 
tre E  :  en  français,  des  accents  indiquent  des  ditférences 
dans  la  prononciation;  dans  les  langues  slaves,  l'arceut 
circonflexe  renversé  (v)  qui  le  surmonte  en  indi<iue  le  son 
mouillé;  la  cédille  qui,  dans  l'écriture  médiévale,  rem- 
place l'a  marié  ù  l'e.  sert,  en  polonais,  à  noter  la  nasali- 
sation de  la  lettre.  Dans  l'écriture  allemande,  l'inflexion 


tréma,  se  notait  autrefois  par  un  c  suscrit.  Lo  sigle  (a)  qui 


nui  ps 
glo(a 


sert  encore  à  désimier  et  n'est  que  la  réunion  en  un  seul 
caractère  de  l'e  et  du  t.  Nous  avons  noté,  dans  les  tableaux 
ci-après,  les  signes  fort  particuliers  qui,  au  moyen  âge,  ont 
ser\-i  à  abréger  cortaÎDs  mots  commençant  par  ('. 


ORIGINE  BT  DÉRITATIO»  DE  L' E  LATIN 

Tir 

3 

3f 

r 

EH 

hl«^ratiqiie       phénicien-           grec          éolo-dorien.         latin 
égyptien.                                cadméen.                            archarque- 

L'E  DANS  LA  PREMliîRK  PKRTODK  PU  MOTKS  XOB 

Eli 

^^^ 

W 

T* 

TV 

inscriptions        grafûti-           uMcttcs        cipUalea        curaive 
antiques.                                  de  clro.          anliques.        antique. 

Il 

e 

ô 

t 

C 

c.iPit:\l.'              oneiale             ciirsive           capit.tle         «emi-onc. 

f V.  siècle).         (v«  si(»cle).«       (v  sifrolci.     (vi*  ,i^c-lei       vit  jiêcle). 

//" 

te- 

i.  e 

i 

cursive  minuscule         capitale  onciala  curslTO 

(vi«8lùole).      (vi«  siècle),     (vu*  siècle),  (vn»  siècle),  (vn*  siècle). 


â-  î  é  ^ i\ 


minuscule         capitale  cursire        miousoule       capitale 

(vu»  siècle),      (vin*  siècle),    (nn*  siècle),  (tiii»  siècle),  (ti* siècle). 


i     e    Q    ^    i 


curslve       semi-onciale     inscrintions      ooriale  cursln 

(u«  siècle),      [w  siècle».       (x*  slwJtf '.      {x*  »i*»-leV     fx«  lièole). 


e    F    &    C  {( 


minuscule         capitale  onciale       svmi-onciale     cursire 

(X*  siècle).      [XI*  aiccle).      (xi«  tlècie).       «•  siècle),    (xi*  siècle). 

DIVERSES  FORMES  DK  L'E  DANS  LES  (icBlTCKKS  O0TBÏQ0«a 


msjusoule,  tiâuuitu 
et  cursire  (xir»  siècle). 


majoscule,  tninus<-ule 
et  caraire  {it«  siècle). 


É  —  easTLakë 


L'E  DIMS  L«S  tcRITCllBS  DITK8   <   NATIONALaS  • 


làUtn^ei 


c«p.«tcun     cap- et  rurs.     r»p  #tciin.  rap  rieurs,  one.ftriirt. 
tu^roving.        luuibarde.        «ul|COthlq.     Irl.-inJftUe.    an^'lo-ux. 

AU  MOTKN   40K,  KIONKA   A8HKVUTIKS  DRS  UOTS 
COMMKNÇAST  PAR  E 


=  iT  :::^  f   ^: 


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âC    1    ^     <2     H     F 


>K    ^ 


•t         «t  et  enlm     cU&m  exlstlmat   id  eit 

éCRITURRS   MOPKRNBS 


ansUI<e'  ronde.  batardfi. 

—  Abr^\'.  Comme  sipnc  abrt^viaiif.  la  lottre  E  marmie 
IVst  ou  l'orieni  sur  la  boussolo.  aussi  bien  que  surlos 
cartes  p^opraphiques.  les  cartes  marines  et  les  livres  de 
voyaire  :  U  trnt  soufflait  F.-S.-E.,  A.-E.  (lises  :  Le  vent 
ioûfpoit  est'Sud-est,  norit-est.) 

E,  dans  los  Iriires.  dpïires  dtMlcatoire?:,  journaux,  pa- 
lettes, et  pt^ni^ralemcni  dans  les  livres  d  histoire  moderne, 
s'emploie  souvent  par  abrtSviation  pour  Excellence  ou  £"011- 
nence  :  S.  E.  le  mtniitre  de  t  instruction  pubtitjue:  S.  E.  le 
enrHinnl  GouMsct,  etc.  ^lisez  :  Son  Excrllenre  le  minixtre  de 
l'inttruction  publique:  Son  Eminence  le  cardinal   Gousset). 

—  Epitrr.  Dans  les  inscriptions  romaines.  E  soit  soui, 
soit  suivi  d'une  on  de  plusieurs  lettres,  est  l'abréviation  do 

^mois  connus  et  faciles  à  rétablir,  commençant  par  cette 
vovolle.  comme  ex,  de.  par  suite  de;  edilis,  édile;  etas, 
âge  ;  (h)eres,  héritier  ;  equrs,  chevalier  ;  ejus.  de  lui, son  :  etc.. 
ou  de  noms  propres  comme  Enniut,  hufjenxns,  etc.  Mais 
il  entre,  en  outre,  dans  une  foule  de  formules  qu'il  est  né- 
cessaire deconnalire  ponrdéchiffrerune  inscription. Telles 
sont,  parmi  les  plus  ordinaires  ;  E  Q.  R.,  equcs  romanns, 
chevalier  romain;  E  E  Q  Q.  R  R..  e^rii/e?  romani,  cheva- 
liers romains;  E.  V.,  egreqius  vir;  E  E.  V  V.,  egregii  viri ; 
E.  H.  1..  1  VS.  POT.,rx  kac  teçe  Jus  potestasque  esta,  que 
cette  loi  concède  le  droit  et  le  pouvoir  (de  faire  la  chose 
désignée!  :  E  M.  V.,  eminentissimus  vir;  E.  M.  V..  egreqiiP 
memonr  1  ir.  homme  d'heureuse  mémoire;  E.  O.  B.  Q..  ei 
otsn  bene  qmescant,  que  ses  os  reposent  en  paix  ;  E.  Q.  D  D., 
ecdemque  dedieavti,  et  la  mémo  l'a  dédié:  EQ.R.  P.. 
eqnitis  romani  filius;  E.  R.  P..  c  re  publica,  aux  frais  do 
rEui;E.T..c/c*Mmen/o.  d'après  son  testament;  E.V.L.M., 
ex  veto  libens  merito  posait,  conformément  à  ses  vœux  il 
a  élevé  ce  monument  ;  E.  V.  S.,  ex  voto  suscepto,  à  la  suite 
d'un  vœu;  EXCT..  fjcu«ari«,  excusé;  EWh.,exemplum, 
exemple;  E  X-S.C,  ex  senatus consulta, d'après  un  sénatus- 
consulte;  E.  R.,  ea  r«,  cette  chose;  EV.,ft'oca/u«, appelé  ; 
E  X.  S.  P.  F-,  ex  sua  peennia  fecit,  à  ses  frais  ;  E  X.  T.  ou 
P  R..  excepter  tribuni.  groftîer  do  tribun,  ou  prsefecti,  du 
préfet  ;  etc. 

—  Gramm.  II  y  a  trois  sortes  d'e  : 

L>  muet,  ainsi  appelé  parce  qu'il  no  se  prononce  pas, 
comme  dans  «oipriB,  ou  parce  qu'il  se  prononce  faiotc- 
menl.  comme  dans  mnndK. 

L>  fermt'.  ainsi  appelé  |)arce  qu'il  se  prononce  la  bouche 
presque  fermée,  comme  dans  buntK,  cochEr,  assKz. 

L'p  ouvrt,  ainsi  appelé  parce  qu'il  se  prononce  la  bouche 
presque  ouverte,  comme  dans  surcpj,  regry.t,  pp.lle. 

—  Gramm.  comp.  yuand  les  organes  vocaux  parcourent 
d'une  manière  continue  l'échelle  des  vojolles,  ils  ren- 
contrent, en  passant  du  son  a  au  son  1,  le  son  intermédiaires, 
sous  la  forme  d'abord  de  l'c  ouvert  (<*i.  qui  est  plus  voisin 
de  l'a,  puis  do  l>  fermé  {é),  plus  proche  do  1  i.  L'e  peut 
donc  être  considéré,  dans  beaucoup  de  cas,  comme  un 
atfaiblissement  de  l'a.  Ainsi,  l<?s  formes  éolo-doriennes  en 
•  long  donnent  en  ionien  des  formes  en  r,  ou  e  long  ouvert  : 
céifti  =  ri,:^^:  le  verbe  latin jicio  fait  au  parfait^eci;  le  latin 
paier  aboutit  au  français  père.  Les  Grecs  avaient  Ve  bref  ou 
epsilon  («(  et  l'éta  i»;i.  prononcé  e  long  jusqu'à  létablisso- 
rot-nt  de  Tioia-isme  qui  s'est  produit  à  l  époqu>*  byzantine. 
I^  latin  possédait  un  e  bref,  qui  prit  la  prononciation  de 
I>  ouvert,  et  un  e  long,  correspondant  à  notre  e  fermé. 

truand  on  considère  l'histoire  de  la  voyelle  e  dans  son 

ftassage  du  latin  en  français,  on  voit  que  :  l*  l'e  atone  tombe 
0  plus  souvent  (sauf  quand  il  est  initial)  :  mare  =  mer; 
t*  <\xxe  l'e  tonique  entravé  c'est-à-dire  suivi  d'un  groupe 
de  consonnes)  se  maintient  généralement  :  strptrm  =  sept; 
S»  que  1>  tonique  non  entravé  devient  i>  quand  il  est  bref 
et.  par  suite,  ouvert:  mel  =>  miel;  et  ci,  puis  01,  quand  il 
est  lont-  tt.  par  suite,  fermé;  me  =  mei  =  moi. 
—  Mathém.  I^o  nombre  e  est  un  nombre  incommcnsa* 

rable  défini  par  la  limite  de  [  1  -f-  —  )    ,  quand  m  augmente 

iodéftniment  ;  le  binôme  développé  s'écrit  : 


I.e  nombre  e  a  pour  valeur  2,718281828...;  c'est  la  base 
des  loL'ariihmes  népériens, 

—  Mus.  Oans  la  nntaiion  boétienno  et  la  notation  pré- 
pnrieniie,  la  toiiro  K  '••  <■■•:'»"•'»  |p  rinquième  degré  de 
réciii-lie  musicale.  ■-  ■  nu  mi. 
DaiK  celle-ci.  l'E  ma  !■>  le  mi 
grrr  ■  ■--  '■■  que  le  'm  >••  .  '■■  ivi'  snpé- 
ri''  né  par  Vr  mmu'sciile.  Pans 
1  .ii  Komanus.  relatif  aux  or-  _ 
neiii'^MN   M   ctiant.  lE  '*i(rniti.'iit   rnunlis 

(iinisson  .  Il  en  était  de  même  dan'i  la  notation  d'FIermann 
Cou  tract  K-i*i-i.  r>st  par  la  lettre  K  qu'on  désigne  la  finale 
du  trois  iiiathéme  ton  dn  plain-^hant. 

—  Nui  Grecs.  IV  bref  ou  epsilon,  employé 
comme  v  -■,  jne,  valait  5  quand  il  était  accom- 
pagné d'un  accent  placé  en  haut  et  à  droite  |i')  et  S-OOO 
quand  l'accent  était  placé  eo  bas  et  à  gaucho  (,i).  —  De 


mAme,  t'e  long  ou  ^ta,  accentué  en  baut  ot  à  droite  (11) 
valait  8,  et,  accentué  en  bas  et  à  gaucho  (,11),  il  valait  8.OOO. 
ChezlesRomains.E  fut  aussi  emnloyéquolquefois comme 
signe  numérique.  11  valait  ^00.  ii  II  valait  S&o  dans  la  ma- 
nière d'exprimer  les  nombres  au  moyen  &go  ;  d'où  lo  vers  : 

E  quoque  ducentoi  et  quinqnagimta  tmebit. 

Dans  les  calendriers  ou  les  tables  do  chronologie  litur- 
gique. E  est  la  cinquième  des  sept  lettres  qu'on  nomme 
(/o»it>iica/c«.  C'est  aussi  la  cinquième  nundînale. 

E  mar(|ue  de  même  le  cinquième  rang  dans  une  série 
d'objets  désignés  par  les  lettres  de  l'alphabet:  Le  casier  E, 
te  rauon  E. 

—  Numism.  I.a  lettre  E.  que  l'on  voit  sur  les  anciennes 
pièces  de  monnaie  françaises,  désigne  particulièrement 
celles  qu'on  frappait  dans  la  ville  do  Tours. 

Ë  (du  lat.  e,  de\  préfixe  initial  qui  indique  tantôt  une 
idée  d'extraction,  do  sortie,  do  séparation,  de  suppression  : 
y.cosser.  faire  sortir  de  la  cosse  ;  v.rafler,  étor  la  rafle  ;  Mie 
niller,  enlever  les  chenilles;  tantét  une  idée  d'augmenta- 
lion.  d'addition,  etc.:  Èhrécher.  ûbruiter,  nchauffer.  Ses 
variétés  sont  :  ef,  es,  ec  ou  ex,  suivant  les  cas,  comme  dans 
tscompter,  v.xhttmer,  etc. 

ËACÉE  (lat.  .Ecea),  nom  donné,  dans  l'antiquité,  îi  l'Ile 
d'KL:ine.  en  l'honneur  d'Eaque. 

ÉACÉES  («(*)  ou  ÉACXES  («0  n.f.  pi.  Antiq.  FÔies  que  les 
Kginéies  avaient  instituées  en  1  honneur  d'Eaque,  leur  roi, 
fils  de  Jupiter,  et  dans  lesquelles  les  vainqueurs  des  jeux 
consacraient  leurs  couronnes  dans  le  temple  d'Eaque. 

EaCHARD  ou  Echard  (Laurent),  écrivain  anglais, 
né  A  Cassam  (Sutrolki  en  1671.  mort  en  1730.  Il  publia  plu- 
Mcurs  ouvrages  en  anglais,  notamment  :  //istoire  ecclé- 
siastique de  FEmpire  (1702);  Histoire  d'Angleterre  depuis 
Jules  C^j(ar(17û"-ni8);  Histoire  rotnaine,  qui  a  été  traduite 
en  français  (1728-1789);  Dictionnaire  de  gt^oyi-ap/iie;  etc. 

ÉacidE,  fils  d'Aribbas  ou  Arvmbas,  roi  des  Molosses. 
Pépossédé  de  sou  royaume  par  Pbilippo.  roi  de  Macédoine, 
uui  en  avait  disposé  en  faveurde  son  beau-frére  Alexandre, 
il  se  réfugia  à  Athènes  et  ne  recouvra  la  couronne  pa- 
t'^rnelle  qu'après  la  mort  do  ce  prince,  en  32R  av.  J.-C.  Il 
mourut  1  an  313,  pendant  une  guerre  avec  Cassandre.  qui 
s'était  allié  avec  ses  sujets  révoltés  et  l'avait  de  nouveau 
chassé  de  son  royaume. 

ÉaCIDES.  nom  donné  aux  descendants  d'Eaque  :  Pelée, 
Ai'hille,  Pvrrhus  ou  Néoplolème,  etc.,  d'une  part,  et,  de 
1  autre,  Télamon,  Ajax,  Teucer,  etc.  (Les  anciens  rois 
d'Epire.  qui  prétendaient  descendre  de  "Pvrrhus,  fils 
dAcbille.  prirent  le  nom  d'Eacides.)  —  Un,  Une  Eacide. 

ÉACIES  n.  f.  pi.  Antiq.  gr.  V.  éacêiîs. 

EadmCR  ou  £jDMER,  moine  bénédictin,  disciple  d'An- 
selme do  Cantorbérv,  mort  vers  1124.  Abbé  do  Saint- 
.\lban  en  1120.  il  fut  nommé  évéque  de  Saint-Andrews 
en  Ecosse,  mais  le  roi  refusant  de  le  laisser  sacrer  par 
larchevèque  de  Cantorbéry,  Eadmer  renonça  à  cette  dignité 
et  mourut  simple  moine  dans  l'abbave  de  Cantorbéry.  Il  a 
laissé  :  Histona  novoriim,  conlenantla  biographie  des  trois 
archevêques  de  Cantorbéry  :  Lanfranc  Anselme,  et  Radulf 
(l''.23);  la  Vie  de  saint  Wi'lfrid,  et  la  Vie  de  saint  Osxcald, 
nrohevéques  d'York,  dans  la  collection  Anglia  sacra  {l.  II). 
On  lui  attribue  aussi  un  ouvrage  consacré  à  l'exaltation 
île  la  vierge  Marie,  qui  avait  été  attribué  à  saint  Anselme. 

EaGLEHAWK,  ville  de  l'Australie  (colonie  do  Victoria, 
;i-omté  do  Bendigo]).  sur  le  versant  septentrional  du  Divi- 
<hng  Range;  7.30o'hab.  Centre  minier. 

Eagle-PASS,  ville  des  Etats-Unis  (Texas),  sur  lo  rio 
Grande  del  .Norie;  2.800  hab. 

Ealing,  ville  d'Angleterre  (comté  de  Middlesex); 
SO.OdO  hab. 

ÉancÉ,  comm.  d'Ille-et-Vilaine,  arrond.  et  à  35  kilom. 
lie  Vitré,  sur  le  Scmnon  ;  996  hab.  Ardoises,  moulins. 

ÉANTÉES  OU  ÉANTIES  n.  f.  pi.  Antiq.  gr.  V.  .«ANTIES. 

ÉanTIDES.  Antiq.  gr.  V.  /E.kntidh. 

ÉaQUE,  1  un  des  trois  juges  dos  enfers,  dans  la  mytho- 
l'ii^'ir-  hellénique.  D'après  la  légende.  Eaquo  était  un  an- 
cien  roi  d'Egiue.  Il  était  tils  de  Zeus  et  d'Egine  ou  d'Eu- 
rope. Il  fut  le  pèro  do  Péléo  et  do  Télamon,  et  l'ancêtre 
des  Eacides.  Do  son  vivant,  il  fut  honoré  dos  dieux  pour 
sa  justice.  Il  fut  mémo  choisi  pour  trancher  un  différend 
qui  s'était  élevé  entre  eux.  et  qu'il  termina  à  la  satisfac- 
tion générale.  Il  fit  cesser  une  grande  sécheresse  qui  dé- 
s'dait  la  Grèce,  on  offrant  des  sacrifices  à  Zous  Panhellé- 
nton.  Plus  tard,  la  famine  et  la  peste  ayant  dépeuplé  ses 
l'itats,  il  obtint  que  Zeus  changc.'it  en  femmes  toutes  les 
fourmis  d'un  chêne  sacré.  Enfin,  il  aida  Poséidon  et  Apol- 
l'^n  ii  consiniiro  les  murs  de  Troie.  Après  sa  mort,  il  fut 
chargé  de  juger  les  ombres,  avec  Hhadamante  et  Minos; 
il  est  souvent  représenté  dans  ses  fonctions  de  juge  sur  les 
monuments  figurés,  notamment  sur  les  vases  points.  II  était 
surtout  honoré  ù  Egine,  où  on  lui  avait  élevé  un  temple. 

CARIAS  (é-a-ri-ass)  n.  m.  Genre  d'insectes  lépidoptères 
b  imbycines.  famille  des  nyctéolidés,  comprenant  de  pe- 
tits papillons  dont  les  chenilles, 
en  forme  de  fuseau,  vivent, 
comme  celles  des  lordeuses.  en- 
tre des  feuilles  qu'elles  réunis- 
sent avec  de  la  soie. 

—  Encycl.  Ucs  nombreuses 
espèces  du  genre  carias  sont 
répandues  surtout  dans   les  ré- 

f rions  chaudes:  deux  seulement 
labitoni  l'Europe,  comme  Vea- 
rma  ehhtrana  de  France,  verie, 
avec  les  atles  inférieures  et  la  tête  blanches.  Une  espèce 
Voisine  attaque  les  cotonniers,  en  Egypte.  La  chenille  de 
Vmrins  chhrana  est  parfois  très  nuisible  aux  saules. 

ÉARINE  n.  f.  Genre  d'orchidées,  tribu  des  épidendrées, 
comprenant  des  plantes  caiilesrentes.  à  rhizome  rampant, 
il  tleurs  petites,  originaires  do  la  Nouvelle-Zélande. 

Eari.  on  EaRLE  ^Jean^.  théologien  anglais,  né  &  York 
en  1601.  mort  Â  l^ndres  on  1665.  Il  étudia  &  Oxford,  suivit 
Charles  II  en  exil  et  devint  chapelain  de  ce  prince.  II  s'at- 
t-Tcha  en  France  A  la  fortune  de  Jac(|ties,  duc  d'York,  et, 
ii  la  Restauration,  fut  évêque  de  Worcester.  puis  de  Sa- 
lisbury.  Il  a  laissé  une  traduction  latine  de  l'^'iA'^n  basiliké 
(image  du  roi)  et  un  ouvrage  intitulé  :  Microcosmographia. 


EariM  (çr.  nat.). 


£aRLC  (James),  ehirurgioD  anglais,  né  à  Londres  en 
1755,  mort  en  1817.  Il  étudia  les  déKirmatioDS  do  la  colonne 
vertébrale  commo  Percival  Dott,  son  maître.  On  lui  doit 
aussi  de  bons  procédés  de  traitement  de  l'hydrocèle,  des 
calculs  vésicaux  et  de  la  cataracte.  Outre  les  éditions  des 
«euvres  do  Doit,  il  a  laissé  :  Observations  pratiques  sur  l'opé- 
ration de  ta  pierre  (171)6). 

EarLE.  inventeur  américain,  né  et  mort  à  Leicester 
iMassachusotis)  [1762-1832].  Il  inventa,  en  1790,  la  ma- 
chine à  carder,  encore  usitée  aujourd'hui,  et  grâce  à  la- 
(|uello  un  travail  manuel  do  quinze  heures  s'accomplit  eu 
quinzo  minutes. 

EaRLE  (Thomas),  jurisconsulte  et  écrivain  américain. 


né  A  l.eicester  (Massachusetts)  en  ni'I,  mort  ù  Philadel- 
phie on  1849.  Il  fut  d'abord  commerçant,  puis 
droit,  se  fit  inscrire  au  barreau  de  Philadelphie,  acquit  une 


grande  réputation,  et  se  lança  dans  la  politique  ;  il  fut  can- 
idat  à  la  vice-présidence  en  \»\o,  mais  échoua.  Earlo  a 
publié  :  Essai  sur  la  loi  tuhinle  ;  Essai  sur  les  droits  qu'ont 
les  Etats  de  modifier  et  a'annuler  leurs  chartes;  l'raitt'  sur 
les  chemins  de  fer  et  les  voies  de  communications  intérieures 
il830);  un  Trnitt^  rfV;)c//ri/ion.  qui  fut  longtemps  en  usago 
dans  les  écoles  primaires  do  \Œ  Pensylvanio  ;  etc. 

EaRLESTOWN,  ville  d'Angleterre  (comté  do  Lan- 
castrei  :  5.500  hab.  Mines  do  fer,  fonderie  de  for. 

Earlom  (Richard),  graveur  à  l'eau-forlo.  au  burin  et 
à  la  manière  noire,  né  et  mort  à  Londres  (1743-1822).  Ses 
planches  sont  très  nombreuses.  Les  moilloures  sont  à  la 
manière  noire.  Dans  ce  genre,  où  il  n'a  pout-être  pas  do 
rival,  on  cite,  entre  autres  :  Salon  de  Londres  ;  Sorcière, 
d'après  Teniers  ;  Silène  ivre,  d'après  Rubens.  Il  a  pris  par- 
fois le  pseudonyme  de  Poirche  {Henry). 

Earls-BARTON,   ville  d'Angleterre  (comté  de  Nor- 

ihamptoni.  près  du  Nen  ;  2.600  hab.  Eglise. 

Earl-SHILTON,  bourg  d'Angleterre  (comté  do  Lei- 
coster)  ;  2.'>00  hab.  Bonneterie. 

Earlston  ou  ErCILDON,  bourg  d'Ecosse  (comté  de 
Herwiok),  dans  le  Lauderdale  ;  1.800  hab.  Manufactures 
do  toiles  et  guingamps.  —  Patrie  de  Thomas  Learmont,  dit 
Thomas  le  Jihymer,  poète  du  xiu*  siècle. 

EaRLT  (Jubal).  major  général  au  service  des  Etats 
confédérés  du  nord  de  l'Amérique,  né  en  Virginie  vers 
1S15.  Il  servit  dans  l'artillerie.  En  1838,  il  démissionna, 
étudia  le  droit  et  devint  avocat.  Il  fit  la  guerre  du  Mexi- 
que comme  major  d'un  régiment  de  volontaires  virginiens. 
A  la  guerre  de  Sécession,  il  servit  en  qualité  de  colonel 
dans  l'armée  confédérée,  prit  parti  la  oataillede  Bull's- 
Run,  dont  il  assura  le  succès.  Brigadier  général  en  1862, 
il  remplaça,  en  1863,  le  général  Ewell.  grièvement  blessé. 
Promu  major  général,  il  commanda  les  troupes  confédé- 
rées dans  la  vallée  de  la  Shenandoah.  et  arrêta  momea- 
lanément  les  progrès  du  général  Sheridan. 

Earn  (loch),  lac  d'Ecosse  (comté  de  Perth),  à  5  kilom. 
de  Comrie;  15  kilom.  de  longueur  sur  1.600  mètres  de  lar- 
geur. Il  baigne  une  petite  île  sur  laquelle  fut  bâti  un  châ- 
teau dont  les  ruines  seules  subsistent. 

Earn  {rivera  rivière  sortant  du  lac  Earn  et  qui,  après 
un  cours  très  sinueux  de  70  kilomètres  environ,  vient  se 
jeter  dans  le  forth  du  Tay. 

EarSDON,  bourg  d'Angleterre  (comté  de  Northumber. 
lan-i),  près  de  la  mer  du  Nord;  17.000  hab.  Charbon  do 
terre  et  pierre  à  bâtir. 

EARSE  n.  m.  Dialecte  gaélique  de  ^Ecosse.'\^  ERSB. 

EasdalE,  île  d'Ecosse,  une  des  Hébrides,  près  de  la 
côte  du  comté  d'.\rgyll  :  520  hab.  Carrières  aardotses, 
réputées  les  meilleures  do  la  Grande-Bretagne. 

Easington,  paroisse  d'Angleterre  (comté  de  Durham), 
près  de  la  mer  du  Nord  ;  9.300  hab.  Importantes  houillères, 
gisement  iiiagnésifère. 

EasiNGWOLD,  viIIed'Angleterre(comté  d'York [North- 
lîidingi)  ;  2.500  hab.  Aciérie. 

Easky,  paroisse  d  Irlande  (prov.  de  Connaughl  [comté 
de  Slii:ojj.  à  l'embouchure  du  fleuve  côtier  fi'niAry,  entre 
!<-s  baies  de  Killala  et  de  Sligo  ;  3.500  hab.  Pêcheries  de 
saumon,  pierre  ù  cljaux. 

East-baton-ROUGE.  comté  des  Etats-Unis  (Etat  de 
l.onisiunel  ;  2';.000  hab.  Cli.-l.  Uaton-Houge. 

EaSTBOURNE,  ville  d'Ançletorre  (comté  de  Susscx), 
près  du  cap  Beachv  :  34.975  hab.  Hôpital,  établissement 
de  bains  do  mer.  feglise  gothique.  Le  rocher  de  Beachy 
était  autrefois  célèbre  comme  lieu  de  rendez-vous  des 
I  onirebandiers.  Eastbourne  est,  à  co  que  l'on  croit,  le  Por- 
tât Andenda  des  anciens. 

EaST-CLEVELAND,  comm.  des  Etats-Unis  (Ohio  [comté 
do  Cuyalini:a     :  5.MO0  hab. 

EAST-DEAN,bourg  d'Angleterre  (comté  do  Gloacestor); 
1 1.700  hab. 

EaST-DEREHAM,  ville  d'Angleterre  (comté  de  Nor- 
folk: .-..-.20  hab.  Fonderies  do  for;  fabrique  d'instruments 
et  machines  agricoles. 

EasT-GREENWÎCH,  ville  des  Etats-Unis  (Rhode-Ts- 
land).  ch.-l.  du  comté  de  Kent,  sur  la  baie  de  Naraganset; 
2.500  hab.  Bon  port.  Industrie  manufacturière. 

EaST-GRINSTEAD,  bourg  d'Angleterre  (comté  de  Sus- 
sey)  ;  7.000  i,ii)>.  SachUle  Collège,  fondé  en  1609  par  Ro- 
l-i-rt  Saokville.  deuxième  comte  de  Dorset. 

EAST-GRÏQUALAND.  Géogr.  V.  C.RIQt'ALAND-EST. 

EastlaKE  sir  CliarlcsLocK),  peintre  anglais,  né  à  Ply- 
moulhen  1:1*3,  mort  à  Pise  en  186:..  Il  se  forma  A  l'académie 
de  Londres.  En  1815.  lorsque  le /'c//éropAoH  vint  jeter  l'ancre 
à  PIvmoutb.  Easilakc  obtint  de  faire,  d'après  nature,  une 
étudosur  Napoléon,  et  c'est  le  dernier  portrait  de  l'Empe- 
reur exécuté  en  Europe.  En  1817,  Eastlake  visita  l'Italie; 
après  un  séjour  de  plusieurs  années  à  Venise  et  à  Rome, 
il  composa  do  nombreuses  scènes  de  brigands  çrecs  et  ita- 
liens. Citons,  notamment  :  le  Brigand  protégé,  te  Spartiate 
l^adas,  /'èlcrins  en  vue  de  la  ville  sainte  (1828\  cette  der- 
nière toile  répétée  avec  quelques  variantes  en  1835  et 
en  1836.  le  Hère  de  lord  Bi/ron  (1829;.  Au  mois  de  décembre 
de  la  même  année,  il  fui  élu  membre  de  l'Académie  royale. 
A  partir  de  1839,  il  se  consacra  aux  sujets  religieux  :  le 


EASTHAM   —   EAU 


Christ  bénisêant  les  petits  enfants,  l'Entrée  de  Jésus-Christ  à 
Jérusalem,  Ayar  et  hmaêl.  Il  fut  chargé,  on  1841,  do  la  déco- 
ration du  nouveau  palais  de  Westminster.  Eastlako  publia, 
en  1840,  uuo  traduction  do  la  Théorie  des  couleurs  de  Gœiht.', 
et,  en  mal  ^ceile  des  Ecoles  italiennes  de  peinture,  do  Kugler. 
Il  Ht  paraître,  on  1847,  une  Histoirede  la  peinture  â  l'huile. 
Robert  HoU  lo  nomma  conservateur  do  !a  National  Gallory , 
dont  il  dressa  io  catalogue.  En  1850,  il  succéda  ù,  Martin 
Archer  Shee,  comme  président  de  l'Académie  royale.  Kn 
1855,  tors  de  la  réorganisution  de  l'administration  do  la 
National  Gallery,  Eastlako  accepta  lo  posto  do  directeur. 

EaSTHAM,  ville  d'Angleterre  [comté  do  Chostor),  dans 
la  prL'stiirilo  comprise  entre  les  estuaires  dos  rivières  Dee 
et  Mersey  ;  4.jOo  hab. 

EasT-HAM,  ville  d'Angleterre  (comté  d'Essex)  ; 
29.000  hab. 

EaSTLAKE  (Elisabeth  Rigby,  dame),  femme  do  lettres 
anglaise,  néo  à  Norwicb  on  1816,  morte  on  1893.  Elle 
épousa,  en  1849,  lo  peintre  Charles  Lock  Eastlako.  On  lui 
doit,  entre  autres  écrits,  doux  ouvrages  qui  eurent  un  vil' 
succès  :  Lettres  des  bords  de  la  Baltique  {19\\);  Contes 
livoniens  (1846);  Cinq  grands  peintres  (ls83);  la  Galerie 
royale  de  Vctiise  (1888)  ;  etc. 

East-LTVERPOOL,  villo  des  Etats-Unis  (Ohio  [comté 
do  Columt)iana]),  sur  l'Ohio  ;  11.900  hab.  Porcelaines. 

East-LONDON,  villo  maritime  de  la  colonie  anglaise 
du  Cap,  sur  locôan  Indien  ;  5.000  hab.  Chet'-liou  du  district 
du  mémo  nom.  Elle  possède,  à  l'embouchure  de  la  rivière 
Butralo,  un  bon  port  dont  le  mouvement  commercial  est 
important,  en  raison  do  ce  fait  qu'East-London  est  la  têto 
de  ligue  d'un  chemin  de  fer  de  pénétration  qui  se  relie 
au  réseau  ferré  du  Cap,  do  l'Etat  d  Orange  et  du  Trausvaal. 

East-lothian.  Géogr.  V.  Haddington. 

EaST-MAIN,  fleuve  côtior  du  Dominion  canadien,  qui, 
après  un  cours  de  640  kilomètres  environ,  so  jette  dans  la 
baie  James  (baie  d'Hudson).  A  son  embouchure  so  trouve 
l'établissement  anglais  du  mémo  nom. 

Eastman  (Mario  Henderson,  damo),  femme  de  lettres 
américaine,  née  à  Warreuton  (Virginie)  en  1818.  Elle  colla- 
bora ù  diverses  revues,  et  publia  notamment  :  Dacotah  ou 
Vie  et  légendes  des  Sioux  (1849)  ;  /toman  de  lu  vie  indienne 
(1852);  Portefeuille  américain  aborigène  [1^53)  ;  Chicara  tt 
autres  contrées  des  vainqueurs  et  des  vaincus  (1854);  et  la 
Cabane  de  la  tante  Philis,  qui  eut  un  vif  succès. 

EastON,  ville  des  Etats-Unis  (Pensylvanîo),  ch.-l.  du 
comté  de  Northampton,  sur  la  Dolaware,  en  amont  de  son 
confluent  avec  le  Lehigh  ;  15.000  hab.  Tanneries,  Hla- 
tures,  minoteries,  distilleries.  —  Bourg  des  Etats-Unis 
(Maryland),  ch.-l.  du  comté  de  Talbot,  près  de  la  côte  Est 
de  la  baie  do  Chesapeake;  3.000  hab.  Commerce  actif; 
climat  malsain.  —  Bourg  des  Etats-Unis  (Massachusetts 
[comté  do  Bristol]);  4.000  hab. 

EASTONIE  ou  EASTONXA  (é-as')  n.  f.  Genre  de  mol- 
lusiiuos  lamellibranches,  famille  des  mactridés,  compre- 
nant des  formes  ù.  coquille  ovale,  oblongue,  épaisse,  à  côtes 
rayonnantes,  dont  on  connaît  quelques  espèces  répandues 
daus  les  mers  chaudes  et  tempérées.  (L  espèce  type  du 
genre  est  ïeastonia  rugosa,  de  l'Atlantique  sud.) 

EaSTON-IN-GORDANO,  paroisse  d'Angleterre  {comté 
de  Somerset),  près  de  l'cmbouchurode  l'Avon;  2,100  hab. 
EasT-ORANGE,  ville  des  Etats-Unis  (New-Jorsoy 
[comté  d'Essex]);  10.000  hab. 

EaST -  PECKHAM  ,  paroisse  d'Angleterre  (comté  de 
Kent);  2.000  hab. 

EastpORT.  ville  des  Etats-Unis  (Maine  [comté  de 
Washingtonj  ,  sur  la  petite  île  de  Moose,  à  l'entrée  de  la 
baie  de  Passamaijuoddy  ;  4.900  hab.  Port  de  commerce, 
l'un  des  meilleurs  des  Etats-Unis;  commerce  actif. 

EasT-PORTLAND,  ville  des  Etats-Unis  (Orégon),  ch.-l. 
du  comté  do  MuUnomah;  10.550  hab. 

EaST-RIDING,  l'une  des  trois  subdivisions  du  comté 
d'York  (AiiLîleterre).  Située  entre  le  Derwent,  depuis  son 
premier  coude.  l'Ouse  depuis  York,  le  Humber  et  la  mer, 
cetlo  région,  d'une  étendue  de  3.038  kilomètres  carrés, 
est  opposée  au  West-Riding  et  au  North-Riding. 

EastRINGTON,  paroisse  d'Angleterre  (comté  d'Y'ork 
[East-Hiding,' ;  l.soo  hab. 

East-SYRACUSE,  bourg  des  Etats-Unis  (New-Y'ork 
[comté  d'Onondaya|;  2.250  hab. 

East-tawas,  bourg  des  Etats-Unis  (Michigan  [comté 
d'Iosc<j]t;  2.200  hab. 

EastwiCK  (Edward  Backhouse).  orientaliste  et  di- 
plomaio  anglais,  né  à  Warlield,  dans  le  comté  de  Berk, 
on  1814,  mort  à  Vontnor  ule  de  Wight)  en  1883.  II  se  fil 
recevoir  interprète  pour  Ihindoustani  ;  à  la  connaissance 
de  cette  langue  il  no  tarda  pas  à  joindre  celle  du  persan. 
En  1842,  il  suivit  sir  Henri  Poltinger,  chargé  de  mission 
à  Canton.  En  1859,  il  entra  dans  la  carrière  diplomatique, 
fut  nommé  secrétaire  politique  à  l'India  Oflice,  puis  en- 
voyé comme  ministre  plénipotentiaire  A  Téhéran  et  au 
Venezuela.  Il  devint  ensuite  secrétaire  d'Etat  pour  l'Inde 
et  fut,  do  18G8  à  1874,  membre  do  la  Chambre  dos  com- 
munes. Parmi  ses  nombreux  ouvrages,  il  convient  de 
citer  :  //indutistani  grntnmar  (1847),  une  traduction  de  l'An- 
var-i  Suhaili  (1854);  Journal  of  a  diplomate  (1864). 

Eastwood,  bourg  d'Angleterre  (comté  do  Notting- 
hamj,  sur  l'Eruwash .  affluent  du  Trent  ;  4.400  hab.  Houil- 
lères. —  Paroisse  d'Ecosse  (comté  do  Reufrow),  sur  un 
affluent  do  la  Clydo;  8.700  hab.  Mines. 

EATON  {i-ton')  n.  f.  Explosif  contenant  du  nitrate  de 
soude,  et  que  l'un  emploie  on  mêlango  avec  une  poudre 
à  combustion  vivo,  pour  obtenir  une  poudre  progressive. 
Eaton,  ville  des  Etats-Unis  (Ohio),  chef-liou  du  comté 
do  Pcoblo.  sur  la  riviéro  do  Mile;  2.950  hab.  —  Villo  des 
Etats-Unis  (New-York  [comté  do  New-llampshiro])  ; 
3.120  bal). 

Eaton  (John\  théologien  anglais,  né  à  Kant  on  1575» 
morten  1C41  à  Wickham-Markot.  Il  est  regardé  comme 
lo  fondateur  de  la  secte  des  autinomiens. 

Eaton  l  William),  capitaine  dans  l'armée  des  Etats- 
Unis  d'Amérique,  né  â  Woodsiock  i,Connecticui)  en  1764, 
mort  À  Brinfleld  Massachusetts)  en  1811.  Il  entra  dans  une 
écolo  militaire,  et  fut  capitaine  en  1792;  cinq  ans  après, 


il  fut  nommé  consul  à  Tunis,  protégea  efficacement  lo 
commerce  de  son  pays  contre  les  corsaires  tuaiaieos.  Très 
aventureux,  pendant  la  guerre  des  Etats-Unis  avec  Tri- 
poli (1801J,  il  résigna  ses  fonctions  de  consul,  et,  à  la  tète 
d'une  petite  armée  de  500  hommes,  assuré  de  la  coopéra- 
tion de  la  flotte  américaine,  il  résolut  de  rétablir  Mamct 
Caramelli  comme  bev  do  Tripoli  ;  il  réussit  à  gagner  Bomba, 
sur  la  côto  do  la  Méditerranée.  La  conclusion  de  la  paix 
mit  llo  à  son  épopée.  A  son  retour  aux  Etats-Unis,  l'Etat 
do  Massachusetts  lui  donna  lo.ooo  acres  de  terres.  Il  sié- 

fea  à  la  législature  do  cet  Etat;  mais  il  mourut  victime 
e  son  intempérance. 

Eaton  (Ames),  botaniste  américain,  né  vers  1776,  mon 
à  Troy  (New -York)  on  1842.  H  fut  chargé  d'étudier,  au 
point  de  vue  géologique,  la  contrée  du  lac  Erié,  puis  devin-, 
professeur  à  l'institut  Rcnssclacr,  à  Troy.  .Ses  principaux 
ouvrages  sont  :  Aperçu  sur  la  géologie  des  Etats  septentrio- 
naux (1816)  ;  Manuel  fie  botanique  de  l'Améritfue  au  Nord 
(1833),  souvent  réédité,  le  premier  ouvrage  populaire  sur 
cette  science  qui  ait  été  publié  aux  Etats-Unis;  un  Traité 
sur  le  génie  et  ta  topographie. 

EatON-RAPIDS,   ville  des  Etats-Unis  (Michigan), 

comté  d  Eatun  ;  2.000  hab. 

EatON-SOCON,  paroisse  d'Angleterre  (comté  de  Bed- 
ford),  sur  l'Ouse,  tributaire  du  AVash;  2.200  hab. 

EATONIE    n.  f.  Bot.Syn.de  coLOBA^TUB. 

EATONIE  {é-a,  ni)  ou  EATONIA  {é-n)  [do  Eaton,  n.  pr. 
n.  f.  Paléont.  Genre  do  molluscoïdcs  brachiopodes,  famille 
des  rhynchonellidés,  comprenant  des  coauilles  qui  ressem- 
blent beaucoup  aux  rhyncnouelles,  avec  le  crochet  perforé. 
(lios  eatonies  sont  fossiles  dans  les  terrains  silurien  oc 
dévonion  do  l'Amérique  du  Nord:  telles  sont  les  eatonia 
ptculiuris  et  mediulis,  toutes  doux  d'assez  faible  taille.) 

EAU  (ù  — du  lat.  aaim,  qui  a  donné  successivement  ai'i'e. 
eve,  eue,  eaue,  eau)  a.  f.  Corps  incolore,  peu  ou  point  sapido, 
liquiàe  à.  la  température  ordinaire,  et  formant  à  la  surface 
de  la  terre  les  masses  connues  sous  les  noms  de  mer*. 
lacs,  fleuves,  rivières,  etc.  il  Masse  considérable  du  même 
liquide  :  Une  eau  profonde.  Des  eaux  stagnantes.  Se  jeter 
à  /'eau.  Il  Pluie  :  Temps  gui  est  à  Tkau.  ii  Eau  liquide  que 
l'homme  emploie  à  des  usages  journaliers  :  Ekxj  potaoh-. 

Il  Eaux  jaillissantes,  fournies  par  des  sources  naturelles 
(geysers)  ou  des  fontaines  artificielles  :  Les  eaux  de  Saint- 
Cluttd.  Les  grandes  eacx  de  Versailles,  il  Grandes  eaux. 
Afflux  de  pluies  amenant  des  crues.  —  En  style  biblique 
ou  poétique  :  1"  Déluge  ;  2'  Mer,  avec  une  idée  de  solitude. 

Il  Kaux  tnermales  ou  minérales;  lieu  qui  possède  un  éta- 
blissement d'eaux  thermales  ou  minérales  :  Prendre  les 
EADX.  Aller  aux  eaux. 

—  Eau  contenant  une  solution  faite  dans  un  but  quel- 
conque :  E.\D  sucrée.  Eau  d'amidon. 

—  Par  anal.  Suc  de  certains  fruits  ou  de  certaines 
plantes  :  Melons  qui  ont  trop  ri'EAU.  il  Salive  :  A  la  vue  de 
certains  mets,  Teao  vient  à  la  bouche,  ii  Sueur  :  Etre  tout  en 
EAU.  Il  Humeur  limpide,  sécrétée  d'une  façon  anomale  ;  Ily- 
dropique  qui  a  rendu  six  pintes  d'EAV.  il  Urine  :  Lâcher  de 
I'eav.  i\  Larmes  : 

Pleurez,  pleurez,  mes  yeux,  et  fondez-vous  en  eau! 

CORNEILLB. 

—  Par  ext.  Nom  donné  à  un  grand  nombre  de  liqueurs 
alcooliques  ou  autres  :  Eau  de  menthe.  Eau  de  noix,  ti  Li- 

âuide  obtenu  par  distillation  ou  par  infusion,  et  servant  ù 
ivers  usages  :  Eau  de  Cologne.  Eau  de  fleur  d'oranger. 

—  Loc.  prov.  :  L'eau  est  entrée  dans  ses  souliers  par  le 
collet  de  son  pourpoint.  Il  s'est  noyé.  Ii  L'eau  va  toujours  à 
la  rivière.  Le  bien  arrive  toujours'à  ceux  qui  en  sont  déjà 
pourvus. 

—  Loc.div.  :  Eau  courante.  Eau  libre  qui  est  emportée 
par  sa  pente,  ii  Eau  claire,  Eau  limpide  et  bien  transpa- 
rente. —  Eau  que  l'on  boit  sans  mélange  de  vin  ou  d'une 
autre  liqueur  destinée  à  la  rendre  plus  agréable  ou  plus 
salutaire.  (On  dit  aussi  e.\u  pure,  dans  lo  même  sens.) 
—  Fig.  Résultat  nul  ou  insignifiant  :  L'esprit,  sans  l'in- 
struction et  le  jugement,  ne  donne  que  de  I'ew  claire. 
(M""  do  Maint.)  n  Eau  douce,  Marin  d'eau  douce.  V.  doux. 

Il  Eau  battue.  Eau  qu'on  a  versée  et  reversée  plusieurs 
fois  d'un  vase  dans  un  autre,  n  Eau  de  vaisselle.  Eau 
dans  laquelle  on  a  lavé  de  la  vaisselle.  —  Pop.  et  fig.  Mau- 
vais bouillon,  faible  et  sans  goût,  n  Eau  ferrée.  Eau  dans 
laquelle  on  a  fait  rouiller  du  fer  ou  dans  laquelle  on  a 
plongé  un  fer  rougi  au  feu.  il  Eau  panée,  Eau  dans  laquelle 
on  a  mis  bouillir  du  pain,  pour  en  corriger  la  crudité,  il  Eau 
de  riz.  Eau  dans  laquelle  on  a  fait  cuire  du  riz.  il  Eaurougie. 
Eau  mêlée  d'une  très  petite  quantité  de  vin  rouge.  H  Eau 
d'ange.  V.  la  partie  encycl.  (.\rchéoi.)  il  £"au  de  boudin, 
Eau  dans  laquelle  on  a  fait  cuire  du  boudin,  et  que  l'on 
jette  ensuite.  —  Pop.  et  fig.  Résultat  nul  :  S'en  aller. 
Tourner  en  eau  de  boudin,  il  Eau  gazeust.  Eau  dans  la- 
quelle on  a  introduit  arliliciellement  une  certaine  quantité 
d'acide  carbonioue.  it  Eau  de  rose.  Eau  contenant  une 
petite  quantité  d  essence  de  roses.  —  Personne  à  t'enu  de 
rose.  Personne  d'une  délicatesse  etféminée  ou  qui  manque 
d'énergie,  il  De  la  plus  belle  eau.  Ce  qu'il  y  a  de  mieux  en 
fait  de  personnes  ou  de  choses.  (Par  allusion  aux  pierres 
précieuses.  —  Se  dit  plutôt  ironiuuem.  :  Bandit  de  i,a 
plus  belle  eau.)  Il  Porteur  d'eau.  Homme  faisant  profes- 
sion de  vendre  de  l'eau  et  surtout  de  la  porter  à  domicile. 
Il  Voie  d'eau.  Autref.,  à  Paris.  Quantité  d'eau  nuo  conte- 
naient doux  seaux  d'une  capacité  déterminée.  ii  Marchands 
de  l'eau.  Ancien  nom  des  marchands  qui  faisaient,  par 
eau,  lo  commerce  de  Paris,  et  qui  étaient  formés  en  cor- 
poration appelée  Hanse  de  la  marchandise  de  Veau.  (V.  cor- 
poration.) Il  Gens  de  delà  l'eau.  Gens  grossiers.  (  Expres- 
sion empruntée  aux  Romains,  chez  qui  la  grossièrei*''  des 
Transiovcrins  [gens  de  delà  lo  Tibre,  en  italien  Tevcre] 
était  proverbiale.)  il  A  fleur  d'eau,  A  la  surface  do  l'eau,  de 
façon  à  effleurer  la  surface  de  l'oau.  ii  Donner  les  eaux.  Se 
disait  autrefois,  à  Paris,  pour  exprimer  que  l'on  faisait 
jouer  les  eaux.ii5enïiJ*  l'eau.  Etre  insipide  comme  l'eau  : 
Melons  qui  si%ntent  l'eau,  h  5?  noger  dans  un  vcrrr'  d'eau, 
Se  briser  à  des  obstacles  sans  importance,  ii  Tempête  dans 
un  verre  d'eau.  Violente  agitation  pour  peu  de  chose,  ii  Etre 
l'eau  et  le  feu  ou  comme  l'eau  et  le  feu,  .\voir  des  caractères, 
des  idées,  des  sentiments  diamétralement  opposés,  il  Por- 
ter l'eau  et  le  feu.  So  dit  d'une  personne  qui  tour  à  tour 
louange  ou  calomnie,  tî  Se  ressembler  comme  deux  gouttes 
tCeau,  Avoir  une  ressemblance  absolue,  ii  Mettre  de  l'eau 
dans  son  vin.  Se  modérer,  se  corriger,  so  montrer  moins  ar- 
dent ou  moins  exigeant,  u  iVc  pas  trouver  de  l'eau  à  la  ri- 


vière ou  U  i  ,  :r*i 

faciles  a  '  ->  ex- 

irawrdiua  .  Se 

fondre,  >■  -^  de 

pluie,  CL  'au, 

nuf*r  at.<  j  sa- 

voir ■..  .  ler. 

ôim  l  eait 

comi.,:  </.,,., f,-.,   .....-,    -t-.    .<*  /MU,.,   i  -jy^i  ^-..L<:ruo 

mal,  tomber  datis  an  pire.  •  Etre  romme  un  poisson  dont 
t'eaUf  Etro  à  non  ai*i«  *tr'  à  *j»  t*!»'**  ''•rr  toiit  h^ufiiT 
de  sa  DOS  •  '  ■  .         ,    .  ■ 

mal  à  I  a. 
Eireonii- 

lité.  >Micli.  <  !i.-v.         /  .  T"   r-iMi-    '■'.r 

tapis,  reparaître.  —  i;  sasanié.  t  f-atrt 

venir  ieau   a   $on   mou  ■  ^  >:?.  ■.•^'■^   À  feua 

avantage,  mémo  en  l-j^aiii  <   au 

moulin  de  quetfju'un.  Lui  pr  -roi 

eau  trouble.  Faire  des  pr'.-.'  ■  %.  — 

Tirer  avantage  du  désorore.  n  J-airr  yutù/u«  cy.oic  iK*pted» 
dans  l'eau.  Le  faire  avec  un  empressement  ou  un  ent^ 
toment  passionné,  n  .Mler  a  la  bonne  eau.  Rester  longtemps 
en  commission,  comme  une  personne  qui  va  chercher  de 
l'eau  bien  loin  pour  l'avoir  hoaae.nAlUr  à  l'eau  die:  un 
autre.  Empiéter  sur  ce  qui  lui  appartient,  i  Laisser  couler 
l'eaut  Ne  pas  entraver  une  aifairo,  laiuer  agir,  i  Suivre 
te  fil  de  l'eau,  Aller  à  vau-l'eau,  Desrendre  un*»  rivière,  se 
laisserallcr  à  son  courant.  — Fig.  Se  lai^  -  ^aû6 

résistance  au  courant  des  atTaires  ou  de  -  ■  po» 

at'oir  de  l'eau  à  boire,  ï\'e  pas  donner  de  i  .  Etre 

firivé  des  choses  les  plus  indispensables,  ii.  [  a^  f-jurnir 
es  plus  petites  ressources,  u  Etre  au  pain  eta  l  eau.  Mettre 
quelqu'un  au  pain  et  à  l'eau.  Etre  réduit,  condamner  quel- 
qu'un &  ne  manger  que  du  pain  et  a  ne  boire  que  de  1  eau. 
u  Faire  quelque  chose  comme  si  l'on  buvait  un  terre  deau. 
Faire  quelque  chose  sans  peine,  sans  répugnance,  t  //  ne 
gagne  pas  Ieau  qu'il  boit.  .Se  dit  d'une  personne  très  pares- 
seuse. H  //  passera  de  l'eau  sous  le  pont,  Il  s'écoulera  un 
temps  très  long,  n  C'est  une  goutte  deau  dans  la  mer.  C'est 
relativement  quelque  chose  de  très  peu  d'imponance. 
Il  Porter,  Jeter  de  ieau  à  la  mer,  à  Ut  rivière.  Faire  quelque 
chose  d  inutile.  —  Mettre  des  objets  dans  un  lieu  où  les  ob- 
jets de  même  nature  surabondent,  etc.  îi  Battre  l'eau.  Se 
donner  une  peine  inutile.  !i  Etre  dans  Us  eaus  graues.  Oc- 
cuper une  bonne  situation,  être  riche,  i  Eaux  baste^. 
Manque  d'argent,  il  Se  tenir  dans  les  eaux  de  quelqu'un. 
Etre  dans  le  voisinage,  à  proximité  de  ce  quelqn  un  on  rn- 
coreavoir  des  relations. des  rapporisavec  lui.  / 
rie  encore  opinion,  manière  do  voir,  pensées,  ; 
trui  :  Le  chevalier  avait  jeté  la  sonde  dans  les  > 
rival.  [Bal2.])  u  Nager  en  pleine  eau.  Nager  dans  itj  (^rtij^iii* 
eaux.  Aller  grandement,  occuper  une  position.  Mener  une 
vie  de  grand  seigneur,  ou  encore,  -Agir  à  l'aise,  en  toute 
liberté,  s'en  donner,  s  ébattre,  s'évertuer,  a  Nager  entre 
deux  eaux.  Ménager  les  uns  et  les  autres,  se  maintenir 
entre  les  uarlis  ou  les  opinions  extrêmes. 

—  Admio.  Eaux  et  forêts.  Administration  chargée  de 
tout  ce  qtii  concerne  les  cours  d'eau,  les  étangs  et  les 
forêts  de  l'Etat. 

—  Arg.  Eau  d'aff.  Eau-de-vie. 

—  Art  vétér.  Eaux  des  chevaux.  Eaux  aux  jambes.  Ma- 
ladie caractérisée  par  des  sérosités  qui  coulent  du  pied  ou 
du  bas  de  la  ïambe  de  l'anima!. 

—  Chim.  Résultat  de  la  combinaison  de  l  volume  d'oxy- 
gène et  de  2  d'hydrogène,  n  Eau  distillée.  Eau  obtenue 
par  la  distillation  des  eaux  ordinaires,  n  Eau  seconde.  Acide 
nitrique  étendu  d'eau;  lessive  de  potasse  caustique  ou  de 
soude,  dite  aussi  eau  des  savonniers,  pour  nettoyer  la 
peinture  à  1  huile,  n  Eau  ré>iale,  Mclange  d  acide  nitrique 
et  d'acide  chlorhj-drique,  qui  sert  Â  dissoudre  l'or  et  lo  pla- 
tine. Il  Eaux  mères.  Eaux  dans  lesquelles  s'est  opérée  la 
cristallisation  d'une  substance,  n  Eau  de  Jarel.  V.  chlore. 

Il  Eau-forte,  Nom  vulgaire  de  1  acide  nitrique  du  com- 
merce. —  Dans  les  salpêinères.  L'eau  qui,  avant  de  deve- 
nir eau  de  cuite,  doit  encore  passer  une  fois  sur  des  lerrvs 
neuves,  il  Eau  céleste.  Liquide  d  un  beau  bleu,  que  loo 
obtient  par  un  mélange  d'ammoniaque  liquide  et  dune 
dissolution  de  sulfate  de  cuivre. 

—  Eau  oxygénée.  Nom  donné  &  un  composé  oxygéné  d» 
l'hydrogène  H'O»,  employé  pour  le  blanchiment.  (Syn. 

BlÔXYDK   d'hYDROGËNK.) 

—  Comm.  Transparence  des  perles,  des  diamants  et  des 
pierres  précieuses,  i  Petites  c.inx.  Alcool  faible,  non  recii- 
flé,  qui  sert  à  ramener  à  un  degré  plus  bas  les  eaux-i*^ 
vie  obtenues  trop  fortes,  n  Eau  ardente,  Esscn«-e  de  téré- 
benthine. Il  Eau  grecque  ou  mexicaine,  ou  africaine,  ou 
d'Egypte.  Préparation  d'azotate  d'argent  que  l'on  emploie 
pour  noircir  les  cheveux. 

—  Distill.  Eau  aromatique.  Préparation  obtenue  par  la 
distillation  de  l'eau  ayant  sor^'i  de  dissolvant  i  des  prin- 
cipes aromatiques  :  fleurs,  fruits,  semences,  racines,  etc. 

—  Dr.  anc.  {fuestion  par  Ieau,  Eprntvr  df  Ieau  froide, 
Eprei've  de  l'eau  chaude.  V.  la  par! 

—  Econ.   rur.   Eau  blanche,   I'  ntairo  com- 

Sosée  d'eau  potable,  dans  laqueh  '  '  ie  la  farine 

'orffo  et  du  son,  que  1  on  donne  aux  chevaux  et  bestiaux 
pour  les  ratfralohir. 

—  Liiurg.  £'au  lustrale.  Eau  que  los  raiiM.s  con^acraieci 
par  des  cérémonies  religieuses,  ■  ■  '■  ^^*^''* 
ablutions  et  à  des  purifications  V.  La 
partie  encycl.  d  Eau  bénitt  '■  ■  -;o  ca- 
tholique, le  prêtre  bénit                                                  'S»  *^ 

Ïui  s  emploie  à  diverses  '  'S. 

ïg.  Eau  bénitede  cour  ou  >  -.  i.-c 

t\aitcuscs  et  pou  sincères 

—  Fam.  Pf'^'crrr  l'fe  l'ettf:  ■ 

—  Eau  ■ 
tismalr.  i 
site,  da;  ■ 

comme  Eaux  de  U-^ùinc,  ic  bapt.'nn'  iu:  :ii.':n-'  :  /^  ce iv  ■ 
les  FAUX  no  BAPTÈuiî.  —  Fig.  Moyen  do  rénoranon.  de 
purirication. 

—  Mach.  C 
laquelle  so  tro  . 
rf'eau.Tuyaux 

—  Manèg.  ^■ 
sant  couler  3^ 

l'eau  ou  la  suoii»  -.>  .  v   .    ■  ^    -.   —,    ...-■-- 
cheval.  L'obliger  A  s  interrompre,  plusieurs  tois.  peûûiiûS 
qu'il   boit.   —   Fig.   Rompre    Ceau  à   qvel^uun.    Mettre 
obstacle  Â  ses  projets. 


EAU 

—  M»r.  Se  dit,  au  pluriel,  pour  iWsigner  lo  sillage  d'un 
Davire,  l'en  i---- '  •"!  ■!  navipue  :  Se  lenir  dans  Ui  baux  d'un 
ctiiratai.  3  '  .UdiV<»  de  i  iw  eau,  Graniles  ma- 

rée» de»  >  ■"■■■  morlet  ou  Harpes  de  morte  «m. 

Pente»  niai,.3  ,.,  ,,  ...arature»  [l'eau  monte,  il  y  a  flux  ; 
feau  descend,  il  v  a  jusant).  «  É"nu  maigre.  Kau  peu  pro- 
fonde. «  Kau  plate  et  evurioite.  Mer  calme.  ■  Même  eau. 
Eau  qui  n  olTro  pas  de  chant;i-ment  au  brassiaRO.  i  Eauf 
baiiea,  Ei.it  d  une  rivii^re  dont  lo»  eaux  aiti'i|;nent  un  ni- 
veau ]    i:  i*li-vi^.  et.  ail  fi;;  .  Kiat  dune  personne  ipii  a  peu 


d'à 
la  t.-;. 
haut" 
ligne  du  1 
«  Sau  d'> 
la  consonu.- 


rtes.  Kaux  prises  par 
;,s.  Q  i'hef  d'eau. }^ttTi!e 
n,  Lit;ni'  do  flottaison, 
\  de  la  nuT  tranquille. 
■able  oinbarquëe  pour 
riii.  Ouvrriure  acciden- 


ieau, 


qui  uonue  accès  a  à  eau  uau»  uu  iminv.  >i  *  ..•■.  -,■ 
,  Se  munir  d'eau  iioiable  pour  lapprovisionnement 
du  navire.  «  Faire  eau,  keccvoir  l'eau  par  des  ouvertures 
accidentelle».  ■  Se  pas  faire  d'eau.  Etre  bien  tftanclie. 
■  Alellre  A  l'eau,  I.,anccr,  en  parlant  d'un  navire,  n  Iteee- 
roir  un  coup  à  ieau.  Etre  perte  à  l'eau.  Etre  percij  par  un 
boulet  dans  la  partie  do  la  car*ne  qui  est  plonç^o  daiis 
l'eau  «  L'eau  diminue,  La  profondeur  décroît,  ti  II  y  a  de 
ieau.  Il  n'y  a  pal  deau.  Se  dit  quand  on  peut,  ou  quon  no 
peut  pas.  laire  passer  un  b.ttiniont  sur  une  barre,  un  banc, 
ou  le  faire  entrer  dans  un  port  b  Tirer  n  mitres  deau. 
Avoir  n  miStres  de  tirant  d  eau.  n  //  y  n  de  ieau  a  courir,  11 
n'y  a  ras  a  craindre  que  le  mauvais  temps  pousse  le  na- 
vi'ro  a  la  cùie.  i  AVau  est  étale,  l.a  m.iroe  est  arrivée  4  sa 
plu»  grande  hauteur.  (On  dit  aussi  :  t  "cj(  /<•  plein  de  Ieau.) 
1  fcmiaroucrrfe  ieau.  Uecovoirdes  paquets  de  mer.  n  Lest 
d'eau.  Eau  de  mer  dont  on  remplit  les  compartiments  du 
wator-ballast.  quand  lo  chargement  diminue,  n  Les  eaux 
d'un  pays,  Portion  d'eau  s'étondant  à  trois  nulles  du  bord 
du  rivage  et  constituant  les  eaux  territoriales,  propriété 
absolue  de  la  nation  dont  elles  baignent  les  cAtes.  il  Ma- 
rin d'eau  douce.  Matelot  timoré  ou  qui  n'a  jamais  fait  de 
longues  navigations.  . 

—  Mécan.  Chacune  dos  ouvertures  de  la  noix  d  un  rooi- 
net,  donnant  autant  do  directions  dans  Icsuuelles  il  peut 
envovor  le  fluide  qu'il  reçoit.  D  Eau  de  condensation,  tau 
iniec'iëe  dans  le  condenseur,  pour  réduire  la  vai^ieur  qui  a 
agi  sur  le  piston.  —  Dans  un  alambic.  Eau  quo  1  on  renou- 
velle autour  du  sorponun  dans  la  bâche  &  condensation. 

—  Miner.  Eau  de  cristallisation.  Eau  retenue  |ar  un 
cristal  dans  sa  formation,  n  fc'aii  de  constitution,  tau  qui 
fait  lartie  essentiello  d  une  substance  cristallisée,  de  laçon 

ao'on  n  en  peut  chasser  cette  eau  sans  changer  la  nature 
0  la  substance,  n  fc'au  tfiermak:  Eau  do  source  qui  jail  il 
à  une  température  sensiblement  élevée,  il  Eau  minérale, 
Eau  conten.-int  en  dissolution  qucl.iue  substance  minérale 
qui  la  rend  propre  aux  usages  de  la  médecine,  n  Eau 
minérale  naturelle.  Eau  minérale  fournie  par  une  source. 
>  Eau  minérale  artificielle.  Préparation  pharmaceutique 
conipos.e  des  mêmes  éléments  c^ue  l'eau  minérale  d  une 
source  naturelle,  li  Eau  de  carrière.  Eau  quo  1  on  trouve 
dans  les  pores  do  roches. 

—  Naiat.  Pleine  euu,  Rivière,  eau  courante,  grande 
étendue  d'eau,  t  Kig.  A  aire  une  pleine  eau.  Nager  librement 
dans  ces  oaui-l4.  «  .\aQer  entre  deux  eaux,  Nager  en  ayant 
la  l*ie  el  1«  corps  enfoncés  au-dessous  de  la  surface  de 

—  Ôbstétr.  Eaiixde/'iimni'ojousimplom.  Eaux,  Liquides 
dans  lesquels  lo  fœtus  est  immergé,  ii  Fausses  eaux.  Sérosi- 
tés qui  s'ama-s.'ent  quelquefois  entre  l'amnios  et  lo  chorion, 
et  qui  peuvent  s'écouler  longtemps  avant  l'acconchement. 

—  Pèch.  Poisson  de  bonne  eau.  Poisson  péché  dans  des 
eaux  vives  ou  saines,  i  Troubler  ieau.  Remuer  la  vaso  pour 
mettre  le  poisson  en  mouvement. 

—  Pharin.  .Nom  donné  à  une  multitude  de  préparations 
liquides,  dont  on  trouvera  les  définitions  aux  mots  qui  en 
déterminent  la  nature  :  Eau  de  Botot,  kad  »^da(iie,  EAt)  de 
Goulard,  etc.  ^ 

—  Tcchn.  Nom  par  lequel,  dans  1  industrie  drapière,  on 
désieao  l'action  défaire  passer  un  tissu  foulé  sur  l'appa- 
reil à  lainer.  •  Opération  du  travail  des  cuirs  hoiigroycs, 
qui  consiste  à  foulor  les  peaux  dans  les  cuves  d'alunage, 
de  manière  a  les  faire  allertrois  fois  de  suite  d'une  extré- 
mité a  l'autre  de  la  cuve,  g  Etre   hors  d'eau.  So  dit  des 

fieaoi,  on  T.  do  chamoiseor,  quand  elles  ont  perdu  toute 
eur  humi  lité,  et  quo  l'huile  a  remplacé  l'eau  dans  leurs 
pores.  B  Couleur  d'eau.  Couleur  bleuâtre  qu'on  donne  au 
for  poli.  1  \'êrt  d'eau,  'Vert  très  clair,  ii  Donner  Ieau, 
Lustrer,  en  parlant  d  une  étoffe,  d'un  chapeau  ou  du  cuir: 
/)onner  (roi»  EAUX  au  ieau.  D  Travaillera  grande  eau,  Fairo 
une  pâte  à  papier  qui  renferme  une  proportion  plus  grande 
d'eau  quo  de  matière.  >  Travailler  a  petite  eau.  Faire 
une  pâte  qui  contient  moins  d  eau  quo  do  matière,  il  Eau 
d'alun.  Nom  donné,  dans  lo  collage  â  la  main,  à  un  mé- 
lange d  eau.  de  gélatine  et  d'alun,  quo  l'on  passe  sur  les 
feuilles  qui  n  ont  pas  été  suffisamment  rendues  imper- 
méables par  une  première  colle. 

—  Venor.  Ualtre  ieau.  Se  jeter  à  l'eao  en  parlant  dune 
béte  quo  l'on  courre,  u  llal-ieau  ou  L'animal  a  ieau,  Fan- 


a: 


de  Mac-Mahon.  Etant  président  do  la  République,  il  se 
rendit  â  Toulouse  lors  de  la  terrible  inondation  do  Vili,  et 
la  vue  de  la  ville  et  de  la  campagne  submergées  lui  aurait 
arraché  l'exclamaiion  cidessus.  Vrai  ou  supposé,  lo  mot 
fut  malicieusement  répandu  comme  une  naïveté  par  les 
journaux  de  l'opposition.  Il  est  devenu  historique  et  on  le 
rappelle  quand  on  so  tri>uvo  en  présence  d'une  chose  dont 
1  uboudanco  est  faite  pour  surprendre  ou  pour  effrayer. 

—  KscYiL.  Chim.  Cavendish,  eu  1781,  constata  que 
l'eau,  jusque-là  considérée  coiiiine  un  élément,  se  formait 
dans  la  combusiion  do  l'hydrogène;  en  1783,  Lavoisier. 
Laplace  et  Meusnicr  réussirent  ù  établir  approximativo- 
nent  sa  composition  ;  leurs  travaux  furent  complétés  par 


SOO),  Gay- 
180S),  puis 


EAif.  —  Ap[>.nr.ii  a 
(l'hyUropènp;  li,  suri 
coDtvuant    l'oxyd,'  de 


volume 
,  la  tension 


Sortie  de  l'eau 

fare  qui  indique  que  l'animal  est  â  l'eau,  n  Sortie  de  ieau. 

Sonnerie  de  trompe  pour  indiquer  que  la  béte  quitte  l'eau. 

—  Ali.c.h.  HIST.  :  MoSse  sauvé  des  eaux.  V.  MoIsb.  u 

Que  deau  I  que  d'eau  I...  Paroles  attribuées  au  maréchal 


npo  — 

t'arlisto  et  Nicholson  (électrolyse  de  Ieau, 
Lussac  et  Huniboldt  (analyse  eudioniétrique, 
|>ar  Dumas  qui,  en  1843,  réalisa  la  synthèse 
en  poids  (réduction  do  l'oxvde  do  cuivre  dans 
un  courant  d'hydrogène).  Ceau  est  formée  de 
deux  volumes  d'hydrogène  unis  â  un  volume 
d'oxvgène  avec  contraction  d'un  tiers.  Sa  for- 
mule est  H'0,son  poids  moléculaire  18. 

—  propriétés  physiques.  L'eau  est  un  liquide 
transparent,  inodore,  sans  savour,  incolore 
en  petite  quantité,  bleu  sous  grande  épais- 
seur, so  solidiliant  avec  augmentation  de  vo- 
lume on  une  masse  do  glace  constituée  par 
dos  cristaux  hexagonaux  do  densité  0,918.  Do 
0»  à  +  4',  l'eau  se  contracte  et  présente,  â  l', 
un  maximum  de  densité;  c'est  la  densité 
unité  â  laquelle  on  rapporte  celles  des  autres  solides  et 
liquides  (la  densité  de  1  eau  li.|uidoit  0»  est  0,999873).  L'eau 
émet  des  vapeurs  ù  toute  température  ;  sous  la  pres- 
sion 760"",  le  point  d'ébullition  a  été  pris  comme  point  100 
du  thermomètre  centigrade,  le  zéro  étant  donné  par  la 
glaco  fondante.  La  densité  do  la  vapeur  est  0,9235  i«ir 
rapport  à  l'air;  vaporisée,  l'eau  occupe 
1.700  fois  plus  grand  à  7«0"»;  au  deU  de  100' 
do  la  vapeur  croit  rapidement  avec  la  température  (Satins 
à  I20«,6,  20  atms  â  213").  La  chaleur  spécifique  est  repré- 
sentée par  1,  la  chaleur  do  fusion  est  de  79  calories  25, 
collo  do  vaporisation,  do  537  calories.  L'eau  est  dissociée 
au  delà  do  I.IOO»;  lo  courant  électrique  la  décompose  en 

ses  éléments  [H'-fO|.  .     ■     ,. 

En  contact  avec  la  plupart  des  corps,  1  eau  jouit  d  un 
grand  pouvoir  dissolvant,  allant  on  augmentant  générale- 
ment, pour  les  solides,  avec  une  élévation  de  calorique,  et 
en  diminuant  jusqu'à  devenir  nul  à  100',  pour  les  gaz;  l'in- 
fluence de  l'état  dissous  est  considérable  pour  lavorisor 
les  réactions,  la  seule  présence  do  l'eau  suffit  souvent 
pour  provoquer  des  combinaisons. 

—  Propriétés  chimiques.  L'eau  est  décomposée  aisément 
par  les  corps  nui  présentent  une  grande  affinité  soit  pour 
f  oxygène  (sodium  à  froid,  fer  au  rouge),  soit  pour  l'iiydro- 
gèno  (chlore);  l'autre  clément  est  libéré,  mais,  parfois,  les 
doux  gaz  restent  engagés  dans  la  réaction.  U  en  est  ainsi 
de  la  décomposition  du  chlorure  de  phosphore  : 

PCI'      -t-      3H'0      =       3HC1       +      PO'H' 
trichlororc  eau.  aride  acide 

de  pliosphore.  chlorhydnquc.    pliosphorcux. 

Envisagée  comme  formée  d'un  radical,  VhydroxuletO'H)'. 
lié  à  l'hydrogène,  l'eau  est  génératrice  des  liydrates 
(K.OH),  des  alcools  (R.OH),  dos  acides  [(AzO'KOH)],  etc., 
par  remplacement  de  l'hydrogène  par  un  moul,  un  radical 
organique  R  =  C"H'"  +  ',  un  radical  acide,  etc.  L'eau 
réagit  vivement  sur  les  anhydrides  et  oxydes  basiques, for- 
mant selon  les  cas  des  acides  ou  des  hydrates: 

H'O   =  SO'H-     ;    K'O  +  H'O  =  2K0H 
acide        oxyde  de     eau,       hydrate 
Ifuriqiie.  sulfurique.  potassium.  polassique. 

Les  acides  peuvent  subir  divers  degrés  d'hydratation 
par  l'addition  d'une  ou  plusieurs  molécules  d'eau 

(SO'IP  ;  SO'H',  H'O  ;  SO',  SH'O)  ; 
l'eau  se  combine  à  quelques  sels  anhydres  en  provoquant  en 
général  la  forme  cristalline  ;  pour  cette  cause,  cette  eau  est 
dite  de  cristallisation  ;  les  aluns  en  contiennent  21  molécules. 
Un  grand  nombre  d'actions  donnent  naissance  â  l'eau 
(réduction  d'oxydes  par  l'hydrogène,  combustion  des  corps 
hydrogénés,  formation  des  sels  par  l'action  d'un  acide  sur 
une  base),  mais  c  est  surtout  dans  les  substances  orga- 
niques que  la  formation  ot  la  fixation  deau  représentent 
les  principales  modifications  do  l'édifice  moléculaire  (ethe- 
riflcation,  saponification,  saccharification,  etc.). 

—  Propriétés  physiologiques.  L'eau  joue  un  rôle  prépon- 
dérant dans  l'économie  de  la  cellule  ;  les  êtres  organisés  ne 
peuvent,  qu'ils  appartiennent  au  règne  animal  ou  au  règne 
végétal,  vivre  sans  eau,  celle-ci  représentant  les  soixante- 
dix  centièmes  de  leur  poids  ;  les  quantités  séparées  par  les 
fonctions  vitales  (  respiration,  évaporation,  etc.  )  doivent 
être  aussitôt  remplacées  :  la  mort  survient  lorsque  la  te- 
neur en  eau  baisse  do  20  p.  100.  C'est  lo  véhicule  au  moyen 
duquel  s'opèrent  les  absorptions,  exhalations,  sécrétions, 
actions  chimiques  dont  l'ensemble  constitue  la  vie,  tout  en 
participant  aux  réactions  destinées  à  l'assimilation  des 
substances  nutritives  accomplies  au  sein  do  la  cellule. 
C  est  ainsi  que  les  infusoircs  iiardigrades,  rotifères)  dessé- 
chés au  préalable  peuvent  supporter  do  hautes  tempéra- 
tures et  reprendre  leur  vitalité  quand  on  leur  fait  absorber 
1  eau  nécessaire  â  leurs  fonctions. 

—  Etal  naturel  de  ivau.  A  la  surface  du  globe,  es 
océans  sont  continuellement  en  voie  d'évaporation  ;  les 
nuages  formés,  entraînés  par  les  vents,  se  résolvent  en 
iduie,  nei(;o  (eaux  météoriques)  qui,  tombant  sur  le  sol, 
ruissellent  en  partie  ot  s'accumulent  dans  les  points  bas 
ilacs,  étangs,  rivières);  le  reste  s'infilire  plus  ou  moins 
selon  les  terrains,  formant,  au  contact  des  couches  impor- 
inéables  (argiles.,  des  nappes  souterraines  dont  les  points 
.1  émergence  avec  le  sol  constituent  les  sources.  Toutes 
ces  eaux  dites  Irtluriques,  retournent  ensuite  â  la  mer  par 
les  fleuves.  Etant  donné  lo  pouvoir  dissolvant  dos  eaux, 
celles-ci  se  minéralisent  en  attaquant  les  terrains:  en 
même  temps,  elles  recueillent  des  matures  organiques 
animales  ou  végétales.  Parmi  les  matériaux  rencontrés, 
on  trouve  la  chaux  carbonatée  (oau  calcaire)  ou  sulfatée 

eau  sélénitouse),  des  sels  magnésiens,  des  chlorures  alca- 
lins du  fer,  des  nitrates,  des  gai  (composants  de  lair,  de 
lanhvdride  carboniquei  et,  dans  les  eaux  suspectes,  de 
lammoniaque,  des  matières  organioues  merles  (.-icide 
crénique,  humus),  vivante»  (algues,  champignons,  mucé- 
dinées,  infusoires)  ot  des  miUiers  de  micro-organismes  ou 
bactéries  en  général  inoffensifs.  —  Les  eaux  sont  douce» 


ou  crues,  selon  la  proportion  dos  sels  dissous  _;  minérales, 
lorsque  ces  matériaux  exercent  une  action  sur  l'organismo, 
et  peuvent,  par  co  fan,  étro  utilisées  en  thérapeutique. 

—  Eau  distillée.  L'eau  distillée  puis  condensée  est 
absolument  pure,  si  l'on  élimine  les  premières  portions  pou- 
vant tenir  de  l'ammoniaque  et  les  dernières  do  l'acide  chlo- 
rhvdrifiue  provenant  de  la  dissociation  des  sels  magnésiens. 
Cette  eau  distillée  sert  â  préparer  les  solutions  pharmaceu- 
tiques, photographiques,  etc.,  pour  lesquelles  les  sols  cal- 
caires contenus  dans  los  eaux  ordinaires  seraient  un  in- 
convénient. A  bord  des  navires,  1  eau  distillée  de  l'eau  de 
mer  sert  de  boisson  et  d'eau  d'alimontation  dos  chaudières. 

—  Eau  poltttite.  Une  eau  potablo.  c'est-â-diro  bonne  â 
consommer,  doit  étro  limpide,  incolore,  fraîche,  inodore, 
agréable  au  goût,  imputrescible,  ne  tenir  ni  ammoniaque. 


*7 


l .,>  , ,, ...    l..jiai  ;  .\.    ai.[.:.r,.il    prriduclcur 

de  liibes  en  U  pour  la  purillcatioo  de  l'Iiydrogèue  ;  C,  balloa 

^,.«..„- - cuivre   sec;    D,    ballon  où   se  condense  la  vapeur  d'eau; 

",     £."101^64  en  U  dcaUné'a  a  absorber  la  vapeur  non  déposée  en  D. 

ni  nilrile,  ni  sulfure,  indices  de  pollution,  contenir  lo  moins 
possible  de  microbes  ot.  p.-irmi  ceux-ci,  aucune  espèce  pa- 
thogène, ni  espèce  vivant  dans  les  déjections  animales 
(bacille  coli),  ainsi  qu'aucun  embryon  d  organisme.  L'eau 


se  -I- 

anhydride    eau. 


potable  cuit  los  légumes  sans  les  durcir  ot  dissout  lo  sa- 
von sans  faire  de  grumeaux. 

Pour  étudier  une  eau,  on  y  recherche  par  dosage  la 
chaux,  la  magnésie,  lo  chlore,  l'azoto,  lo  résidu  salin  sé- 
ché à  180',  le  degré  hydrotimétriquo  d'après  la  quantité 
de  savon  nécessaire  pour  faire  mousser  1  eau  (mesure  de 
la  dureté)  les  matières  organiques  d'après  l'oxydation  de 
l'eau  par  le  permanganate  alcalin  (procédé  A.  Lévy),  la 
numération  des  bactéries  après  culture,  la  recherche  des 
germes  pathogènes,  soit  directement,  soit  par  inoculation 
des  cultures  sur  des  cobayes.  —  D'après  lo  conseil  d[hy- 
giène,  une  eau  sera  considérée  comme  potable  lorsqu'elle 
empruntera  moins  de  2  milligrammes  d'oxygène  au  per- 
manganate par  litre  et  que  son  degré  hydroiiméiriquc  sera 
inférieur  à  30  (correspondant  à  1 70  milligrammes  de  CaO  par 
litre),  le  chloro  ne  devant  pas  dépasser  40  milligrammes, 
l'acide  sulfurique  30  millit-'rammes  par  litre;  pour  la  te- 
neur en  bactéries,  les  eaux  sont  pures  lorsqu'elles  contien- 
nent de  10  à  1.000  de  ces  organismes  par  centimètre  cube, 
médiocres  do  1.000  à  10.000,  impures  au  delà.  (Miquel.) 

En  général,  l'eau  de  pluie  est  médiocre,  souillée  par  des 
poussières  organiques  de  l'air  qui  la  rendent  très  alté- 
rable ;  les  eaux  do  ruissellement  (rivières,  lacs),  ayant  lavé 
le  sol,  sont  très  suspectes  ;  quant  aux  eaux  des  nappes 
(souices.  puits  artésiens),  excellentes  si  la  nappe  est  pro- 
fonde, elles  sont  très  suspectes,  dangereuses  mémo,  dans 
les  nappes  ordinaires  des  puits  où  le  dél'aut  do  profondeur 
permet  les  infiltrations  de  la  surface  :  fosses,  égouts,  etc. 

jimélioration  des  eaux.  On  peut  purifier  les  eaux  des- 
tinées à  la  consommation  en  les  privant  soit  do  leurs 
matières    en    sus- 

Fension,  soit  de 
excès  de  sels  mi- 
néraux et  surtout 
do  leurs  bactéries. 
Les  procédés  em- 
ployés so  classent 
on  quatre  grou[n  - 

Procédés  mec" 
ques.     Vécantati' 
ne  séparant  que  1 
limon  assez  loin  l 
pour     se    dépii^':' 
par  rejios.  —  l 
tration    â    trav.  1 
le   sable  pour   Icb 
grands  dénits  (ali- 
mentation   des 
villes),  à  travers  lo 
biscuit   de    porce- 
laine     (bougie 
Chamberland  ) ,    la 
terre  d'infusoires, 
filtres  efficaces   â 
condition    d'être 
souvent     nettoyés 
et    employés    sur 

des  eaux  assez  pu-  ,  ■  j 

res;   leur  faible  dét>it  no  permet  leur  emploi  quo  dans 
l'économie  domestique.  ,       t   , 

Procédés  physiques,  .'ilérilisation  par  la  chaleur,  soit 
par  ébuUition  pure  et  simple  de  l'eau  et  refroidissement 
dans  un  lion  frais  — 

à  l'abri  des  pous- 
sières, soit  par 
chauffage  sous 
pression  à  125". 
(Ces  procédés  coû- 
teux sont  employés 
dans  les  ménages 

Four  stériliser 
eau  de  boisson.) 
Procédés  chimi- 
ques. Précipitation 
par  un  réactif  ap- 
proprié de  l'excès 
de  calcaire  (chaux, 
alun,  carbonate  do 
soude),  applicîible 
surtout  dans  l'in- 
dustrie pour  désin- 
crustor  l'eau  d'a- 
limentation des 
Iwuilleurs  (v.  épc- 
RATioD),  soit    par 


1.    Fillre  Chamberland  :  A,  Ollre  en  por- 

celaine    dégourdie;    R.    robinet   amenant 

Ieau.  —  2.  FUtre-fonUine  à  cinq  bougie» 

Chamberland. 


StérilUnteur  :  A.  entonnoir  serrant  à 
verser  l'eau  de  refroidissement;  B,  sortie 
de  l'eau  de  refroidissement  ;  C,  C.  partie 
annulaire  où  circule  IVau  de  refrolditse- 
ment;  U,  partie  cenlrale  f,-im4e  où  se  trouve 
l'eau  soumise  a  l'ébullition. 


o  siibsianco  oxydant  et  brûlant  les  matières  organisées 
ozone,  permanganate).  ^.±,1 

Procédés  mixtes,  réunissant  plusieurs  procédés  précé- 
dents :  tel  lo  procédé  Andersen  (oxydation  do  l'eau  par 


EAU 


le  fer.  aération  par  écoulement  en  cascade,  décantation  et 
hltratioii  par  le  sable};  ces  procédés  s'appliquent  à  l'épu- 
ration de  grandes  masses  de  liquide  (âllration  de  l'eau  de 
Seino  à  Cnuisy-le-Koi,  pour  la  consommation  do  Parisj. 

—  £^aux  rninérales.  Les  eaux  contenant  dos  principes 
minéraux,  môme  À  l'état  do  traces  ayant  une  action  spé- 
ciale sur  l'organisme  dont  la  thérapeutiquo  peut  tirer 
parti,  sont  dites  minérales.  On  les  classe,  selon  la  tempé- 
rature d'émission,  on  thermales  et  on  froides.  Avec  la  plu- 
part des  auteurs,  nous  indiquerons  la  classitii'ation  la 
plus  suivie,  d'après  l'élément  dominant.  Cette  classifica- 
tion n'est  pas  rij^ourouse,  la  môme  eau  pouvant  apparte- 
nir à  plusieurs  t,'roupes;  d'après  elle,  les  eaux  forment 
cinq  groupes,  savoir  : 

l"  Eaux  acidulés,  minéralisées  par  V anhydride  carbonique 
(Seltz,  Saint-Galmier  :  eaux  digostives  cootro  la  gastralgie, 
la  gravelle); 

2"  Eaux  alcalines,  par  le  bicarbonate  de  sodium  fVichy, 
Vais)  ou  le  silicate  de  sodium  (Plombiôros)  :  contre  les  affec- 
tions goutteuses,  la  glycosurie,  la  gastralgie; 

3»  Eaux  ferrugineuses,  par  le  carbonate  ou  le  crénate  de 
fer  (Si)a,  tor^esj  :  contre  la  chlorose; 

4»  Eaux  saTincs,  par  le  chlorure  de  sodium  (Baden,  eau 
de  mer  qui  contient  25  à  27  grammes  de  chlorure  do  so- 
dium et  9  à  14  grammes  de  sels  magnésiens  par  litre);  par 
les  sulfates  de  sodium  (Carlsbad),  do  maanésium  (Kpsom, 
Sodliiï),  ces  derniùres  purgatives  lorsqu  elles  renferment 
les  sols  en  forte  proportion,  sinon,  diurétiques; 

3»  Eaux  sulfureuses,  divisées  en  thermales,  chargées  en 
sulfure  de  sodium  (Bagnôres,  Cautercts),  et  en  froides, 
contenant  du  sulfure  de  calcium  (Enghieu)  :  contre  les 
affections  de  la  peau,  rhumatismes,  scrofules,  pour  le 
traitement  des  blessures. 

—  Eau  oxygéni'e.  Découverte  par  Thénard  en  1818, 
l'eau  oyygénée  prend  naissance  dans  toutes  les  oxyda- 
tiuns  lentes  à  basse  température;  dans  les  laboratoires, 
on  la  prépare  en  décomposant  lo  bioxydo  de  baryum  par 
l'acide  chlorbydriquo  : 

BaO'      +      2HC1       =       BaCl»      +      H'O' 
bioxyde  de  acid^  chlorure  de  eau 

baryum.        chlorhydrique.        baryum.  oxygénée. 

Etant  formée  avec  absorption  de  chaleur,  l'eau  oxygé- 
née est  peu  stable  ;  pour  l'obtenir  avec  un  bon  rendenient, 
il  importe  de  prendre  quelques  précautions  :  le  bioxydo 
très  pur  est  projeté  dans  l'acide  refroidi,  celui-ci  est  régé- 
néré par  addition  d'acide  sulfurique  précipitant  le  baryum; 
l'opération  est  recommencée  plusieurs  fois  ;  tîoalement,  on 
se  débarrasse  du  chlore  et  du  baryum  avec  du  sulfate 
d'argent.  Les  liciuides  filtrés  sont  concentrés  dans  le  vide  ; 
au  maximum  de  concentration,  l'eau  oxygénée  renferme 
47.5  fois  son  volume  d'oxygène.  Une  solution  moinschargéo 
s'obtient  immédiatement  au  moyen  do  l'acide  fluorhydrique, 
dont  le  sel  do  baryum  insoluble  s'élimine  aussitôt. 

Propriétés.  Liquide,  incolore,  sans  odeur,  douéo  d'une 
saveur  métallique,  l'eau  oxygénée  attaque  la  peau  en  la 
blanchissant  ;  sa  densité  est  1,452.  Non  solidifiée  à  —  30«, 
elle  se  décompose  dès  20*  en  oxygéno  et  eau,  surtout  en 
présence  d'alcalis;  les  acides,  au  contraire,  lui  donnent  la 
stabilité.  Néanmoins,  dans  le  vide,  la  décomposition  est 
presque  nulle.  Détruite  par  plusieurs  substances  inertes 
(brique  pilée,  bioxyde  de  manganèse),  elle  agit  surtout 
comme  oxydant  sur  le  sodium,  l'arsenic,  le  sulfure  de 
plomb,  les  oxydes  de  calcium,  baryum,  etc.;  cependant, 
elle  réduit  les  oxydes  d'or,  d'argent.  L'ozone  et  l'eau  oxy- 
génée réagissent  l'un  sur  l'autre  en  se  décomposant,  co 
2ui  explique  pourquoi,  tout  en  étant  formés  dans  les  oxy- 
alions  observées  sur  la  terre,  ces  deux  corps  ne  se  ren- 
contrent (ju'on  petites  quantités. 

Réactions  et  dosages.  Lo  bioxydo  d'hydrog-ène  se  recon- 
naît par  la  coloration  bleue  donnée  avec  l'acide  chromique, 
la  mise  en  liberté  de  l'iode  des  iodures  alcalins,  la  décolo- 
ration du  permanganate;  sou  dosage  s'effectue  par  la  me- 
sure do  l'oxygène  dégagé  dans  sa  décomposition. 

Usages.  Agent  de  ulanchiment  très  employé  pour  lo 
coton,  la  soie,  les  plumes,  l'eau  oxygénée  teint  en  outre 
les  cheveux  bruns  en  blond  ardent  ;  elle  régénère  les  pein- 
tures à  la  céruso  noircies  par  sulfuration.  Son  action  dé- 
colorante est  utilisée,  en  sucrerie,  pour  permettre  le  raffi- 
nage direct  des  jus.  La  solution,  neutre  à  10  p.  100,  sert 
d'antiseptique  dans  le  lavage  des  plaies. 

—  Géol.  Le  rôle  de  Veau,  on  géologie,  est  considérable; 
de  tous  les  agents  atmosphériques,  c'est,  de  beaucoup,  le 
plus  actif.  A  l'état  solide  dans  la  haute  montagne,  à  1  état 

itjuido  dans  les  vallées  et  les  plaines,  l'eau  accomplit  un 
gigantesque  délayage  du  sol  et  modifie  chaque  jour  lo 
relief  torrostre.  Dans  les  altitudes  élevées,  lo  gel  quotidien 
pulvérise  les  montagnes:  les  glaciers  creusent  les  hautes 
vallées,  emportent  un  cube  énorme  de  matériaux  et  arri- 
vent à  raser  les  massifs  montagneux.  La  pluie  déplace  les 
moindres  parcelles  et  donne  lieu  au  ruissellement  qui  ba- 
laye les  pentes,  entraîne  les  parties  meubles  du  sol  et 
donne  naissance,  en  montagne,  aux  torrents  temporaires. 
Les  glaciers,  eux.  par  leur  tusion  ou  ablation,  forment  les 
torrents  persistants.  Ces  torrents  rongent  les  terrains  et 
forent  dos  gorges  profondes.  Les  rivières  torrentielles 
creusent  des  cafions.  Les  cours  d'eau  tranquilles  appro- 
fondissant loiUemont  leurs  vallées  et,  par  le  déplacement 
do  leurs  méandres,  arrivent  Â  remanier  périodiquement 
toute  la  surfa'-o  de  leurs  alluvions,  co  qui  explique  la  dis- 
proportion qui  existe  entre  lo  débit  d'un  fleuve  et  l'ampleur 
Qo  sa  vallée.  A  leur  embouchure,  les  cours  d'eau  déposent 
tout  co  qu'ils  ont  entraîné,  formant  un  delta  qui  s'avance 
progressivement  sur  le  domaine  do  la  mer.  La  mer  dé- 
molit los  falaises,  qui  reculent  constamment  ;  la  résistance 
variable  des  roches  attaquées  permet  aux  Ilots  do  sculpter 
des  aiguilles,  des  portiques,  des  grottes  ;  ailleurs,  au  lieu 
de  détruire,  elle  apporte,  accumulant  lo  sablo  ou  les  ga- 
lets. La  nier  isole  los  lies,  fouille  los  archipels  qu'elle  par- 
vient a  raser,  et  s'ouvre  des  passages,  comme  lo  Pas  de 
Calais,  à  travers  les  continents.  Lo  rôle  goolociquo  de 
l'eau  n'est  pas  localisé  à  la  surface  du  sol.  Par  l'infiltra- 
tion, elle  pénôtro  dans  h^s  terrains,  agrandit  leurs  fissures, 
foro  les  grottes  et  les  cavernes,  dissout  les  roches  calcaires 
ot  dépose  lo  produit  de  cette  corrosion  sous  forme  do  sta- 
lactites. L'eau  existo  dans  toutes  les  rochos.  A  l'état  do 
vapeur  d'eau,  elle  provoque  la  phase  explosive  des  érup- 
tions volcaniques  ot  n'est  peut-ôtro  pas  sans  inûucDco  sur 
la  production  des  tremblements  de  terre. 

—  Admin.  Eaux  et  forct.i.  L'ancien  régime,  en  France, 
avait  centralisé  aux  mains  do  maîtres  des  eaux  et  forêts, 
créés  par  Philippe  le  Bel,  la  police  des  rivières  naviga- 
bles et  flottables,  celle  do  la  pecho  ot  la  conservation  des 


r, 


forôts.  Il  avait  considéré  que  ces  deux  matières  ont  des  dé- 
pendances étroites.  ■  Les  forêts,  on  effet,  alimentent  les 
cours  d'eau,  et  la  présence  des  eaux  favorise  la  végétation 
des  arbres  ;  les  unes  et  les  autres  ont  une  grande  influence 
sur  la  température,  la  salubrité  do  l'air,  la  navigation, 
l'agriculture  ot  le  commerce.  •  Sully  régularisa  lo  système 
on  créant  un  surintendant  des  eaux  et  forêts.  Enfin,  Colbcrt. 
en  1669,  codifia  dans  une  ordonnance  dite  de*  Eaux  ti 
forêts  toutes  los  dispositions  qui  régissaient  la  matière. 
Cette  ordonnance,  qui  contient  32  titres,  a  été  appliquée 
jusqu'à  la  promulgation  du  Code  forestier. 

Au  xvin*  siècle,  la  Franco  se  trouva  divisée  en  dix-huit 
grandes  maîtrises,  qui  furent  supprimées  par  la  loi  du 
29  septembre  n^l.  Une  administration  ooiivello  fut  sub- 
stituée, sous  Je  nom  d'Administration  des  eaux  et  forêts  à 
l'ancienne.  Lo  décret  du  29  avril  1862  confia  à.  l'adminis- 
tration des  ponts  et  chaussées  la  police  et  l'exploitation 
de  la  pèche  fluviale.  Lo  service  do  la  conservation  des 
forôts  fut  l'œuvre  do  l Administration  des  forêts,  rattachée 
en  1877  au  ministère  de  l'agriculture  et  au  commerce,  et, 
eu  1881,  au  ministère  do  1  agriculture,  lors  du  dédouble- 
ment de  ce  département  ministériel.  En  1896,  un  décret 
du  17  novembre  a  rattaché  à  l'administration  des  forêts  la 
police  et  l'exploitation  de  la  pèche  dans  les  cours  d'eau 
navigables  et  flottables,  non  canalisés  hors  des  limites  de 
la  pèche  maritime,  et  dans  les  cours  d'eau  non  navigables 
ni  flottables.  Les  agents  et  préposés  de  l'Administration 
forestière  furent,  par  décret  du  19  avril  1898,  dénommés 
agents  et  préposés  des  eaux  et  forêts. 

—  Archéol.  Eau  d'ange.  Demeurée  en  usage  du  xiv*  an 
xvm*  siècle,  elle  était  faite  avec  de  l'iris  do  Florence,  du 
storax,  du  santal  citrin,  du  bois  de  rose,  do  l'eau  do  roses 
et  do  fleur  d'orançer,  du  musc  et  do  l'ambre,  du  ben- 
join, etc.  L'eau  dange  ot  ses  variétés  rentrent  dans  la 
catégorie  do  ces  eaux  de  senteur  que  l'on  employait  pour 
la  toilette  et  pour  lo  lavement  des  mains  au  commencement 
comme  à  l'issue  des  repas,  et  dans  lesquelles  entraient 
la  sauge,  la  camomille,  le  romarin,  le  laurier,  l'écorce 
d'orange,  etc.  Les  parfumeurs  distinguaient  alors,  parmi 
ces  eaux  artificielles,  les  simples  et  les  composées.  Les 
eaux  cordiales  rentrent  dans  la  catégorie  des  oaux-de-vio; 
produits  de  distillations  dont  la  base  est  l'alcool,  elles  ont 
pour  principaux  types  :  l'eau  impériale,  de  la  reine  de  Hon- 
grie, a'or,  d  angélique.  Veau  céleste,  etc.  Ce  sont  des  remèdes 
qui  se  prenaient  la  plupart  du  temps  à  l'intérieur,  comme 
les  élixirs  et  eaux  do  mélisse.  Celles  qui  étaient  réputées 
comme  bonnes  contre  les  venins,  la  peste,  étaient  dites 
alexitères.  Parmi  les  eaux  de  toilette  les  plus  employées, 
il  faut  compter  l'eau  rose  ou  eau  de  roses. 

h'eau  rose  ou  eau  de  roses,  si  estimée  au  moyen  âge,  était 
un  produit  do  l'Orient.  La  meilleure  était  celle  de  Damas; 
les  parfumeurs  et  les  droguistes  la  recevaient  dans  dos 
flacons  de  verre  émaillés,  ou  même  dans  des  vases  d'ar- 
gent travaillés  à  la  damasquine  sur  le  lieu  d'origine.  Au 
xv  siècle,  cette  eau  de  roses  valait  36  sous  la  fiole,  ou 
4  sous  2  deniers  tournois  la  pinte. 

—  Artvétér.  L'eau  est  la  boisson  naturelle  do  tous  les 
animaux  domestiques,  quand  elle  est  douce  et  peu  chargée 
do  sels  minéraux.  La  présence  en  excès  de  ceux-ci  et 
surtout  du  sulfate  de  chaux  (ce  qui  constitue  Veau  séléni- 
teuse)  donne  lieu  à  des  coliques  et  à  des  indigestions. 
L'eau  sauvidtre  {qui  contient  des  sels  de  soude  ou  de  ma- 
gnésie) a  les  mêmes  inconvénients.  L'eau  potable,  mais 
très  froide,  bue  en  excès  par  un  animal  ayant  très  chaud, 
peut  lui  donner  des  coliques. 

Comme  dans  la  médecine  humaine,  l'eau  est  utilisée  sous 
forme  de  bains,  de  douches,  dans  la  médecine  vétérinaire. 

—  Eaux  aux  Jambes.  t:ette  affection,  que  le  vulgaire 
appelle  les  grappes,  ou  simplement  les  eaux,  est  une  derma- 
tose qui  so  développe  aux  extrémités  des  membres  du 
cheval,  en  débutant  par  le  pli  du  paturon  et  en  montant 
quelquefois  jusqu'au  milieu  au  cauon.  Elle  est  caractérisée 
par  des  végétations  dénudées,  arrondies,  du  volume  d'un 
grain  de  millet  à  celui  d'un  grain  de  raisin,  tassées  les 
unes  contre  les  autres,  comme  les  grains  d'une  grappe. 
Les  poils,  très  raréfiés,  font  saillie  entre  les  grains  sous 
forme  de  pinceaux  et  sont  toujours  mouillés  par  une  sé- 
crétion gris  bleuâtre,  qui  répand  une  forte  odeur  d'ammo- 
niaque. C'est,  en  un  mot,  un  eczéma  humide  et  végétal  de 
la  même  nature  que  le  crapaud,  avec  lequel  les  «  eaux 
aux  jambes  »  coexistent  souvent  ou  alternent.  On  les  a 
regardées  aussi  comme  analogues  aux  scrofulides,  parce 
que,  comme  elles,  elles  sont  indolores  et  nullement  pru- 
rigineuses. Cette  affection,  qui  se  montre  surtout  chez  les 
chevaux  lymphatiques  ou  dans  les  pays  humides,  était 
très  commune  autrefois.  Le  traitement  en  est  toujours  très 
long;  il  consiste  en  l'application  de  topiques  modificateurs 
à  base  de  sels  do  cuivre  (liqueur  do  Villard,  onguent 
égyptiac),  ou  mieux  en  badigeonnâmes  do  porchloruro  de 
fer.  En  même  temps,  on  donne  à  1  intérieur  des  dépura- 
tifs à  base  d'iode  ou  d'arsenic,  et  on  soumet  lo  malade  Â 
un  régime  choisi,  tonique  et  abondant. 

—  Distill.  Les  eaux  aromatiques  utilisées  en  parfumerie 
et  dans  la  fabrication  des  lii|ueurs  sont  obtenues  en  fai- 
sant macérer  dans  l'eau  diverses  substances,  et  en  sou- 
mettant le  tout  à  la  distillation  qui  entraîne  avec  l'eau  une 
certaine  quantité  d'huiles  volatiles.  Ces  eaux  sont  dites 
doubles  ou  triples,  suivant  qu'on  a  cohobé  une  fois  ou 
deux.  Quand  on  traite  des  fleurs  i  oranger,  rose,  oeillet,  hy- 
sope,  etc.),  on  les  choisit  très  odorantes,  tralches  cueillies, 
mais  sèches  ;  s'il  s'agit  do  fruits  ^genièvre,  framboise, 
citron,  orange,  cédrat,  noue,  prune,  abricot,  coing),  on 
prend  seulement  ceux  dont  reuveloppe  est  saine  ot  bien 
tendue;  los  plantes  (absinthe,  angélique,  m'disse,  menthe, 
sauge,  romarin,  lavande,  marjolaine,  rue,  citronolle)  sont 
mises  à  macérer  fraîches  ou  sèches;  nuant  aux  racines, 
bois  (  fascarille,  bois  de  Rhodes,  cannelle)  et  semences  (anis, 
girofle,  badiane,  carvi,  fenouil,  angélique.  muscade,  café'i, 
ils  sont  employés  secs.  On  fait  aussi  des  eaux  de  noyaux 
(abricots,  cerises,  pêches',  La  distillation  des  eaux  aroma- 
tiques se  fait  dans  des  alambics  semblables  à  ceux  qu'on 
emploie  pour  obtenir  des  e;iux-dc-vie  de  fruits,  c'esl-à-diro 
dans  des  appareils  ù  chaudière  munie  intérieurement  d'une 
grille  ou  d  un  panier  métallique,  i.^is  on  utilise  également 
les  alambics  A  vapeur. 

—  Dr.  anc.  Supplice  par  Veau  bouillante.  Ce  fut,  jusqu'à 
la  fin  du  XVI*  siècle,  lo  modo  d'exécution  employé  contre 
los  faux  monnayours,  dans  presque  tous  los  pavs  de  l'Eu- 
rope. Us  étaient  noyés  dans  l'eau  bouillante.  En  France, 
une  des  dernières  exécutions  do  ce  genre  fut  celle  de  Ni- 
colas Salcède.  qui  eut  lieu  &  Rouen  en  1581. 

Question  par  l  eau.  On  nommait  ainsi  un  genre  de  tortoro 


"il  francaii  qi;'' 
'.  la  questio'. 


-a; 

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;irtur:e  par t'eou 

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uageait.  il 


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tint.- 

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L'autre,  a. 

par  un  av 

f>our  leu,-  : 
aq.. 
par. 
du  s-->ï 

aussi  furiuiucii; 
du  parlement:  ; 

l'exécuteur  lui  l.. 

pintes  et  une  chopme  > . 
cutear  pouvait  aller  jn 

Epreuves  par  l'eau  6t> ,    :  i  r .  ■ 
qu'oo  Dommait  encore  ordalttt  ou 
rent  en  usage  dans  divers  pays  cir 
dans  certaines  causes  extraoniinair 
étaient  impossibifs  a  produire.  Il  ^  a. 
par  l'eau  bouillante,  de  trouver  -in 
souvent,  au  fond  d'un'- 
tion.  Celui  qui  tentait 
demne  était  déclaré  m:. 
/'roiWe consistait  à  jet^-r  la.'  usé.  ij  . 
droite  au  pied  gauche,  dans  l'eaj 
d'une   rivière  ou  d'une  cuve.  .Si  1.;. 

était  déclaré  coupable,  car  il  était  admis  quuoe'eaa  bé- 
nite ne  pouvait  recevoir  un  coupable  dans  M)o  sein.  C  était 
une  des  éprouves  les  plus  bénignes  du  moyen  &ge  et  oui 
semble  n'avoir  été  inventée  que  pour  sauver  ceux  ue» 
accusés  qu'on  avait  résolu  de  déclarer  inuocents;  car  bieo 
peu  surnageaient,  comme  il  est  aisé  do  le  croire.  Dan« 
certaines  localités,  c'était,  au  contraire,  la  sentence  de 
culpabilité  qui  était  prononcée,  quand  le  patient  allait  an 
fond  de  l'eau.  Boniface  III  et  Louis  IX  légiférèrent  contre 
cette  pratique  inepte,  mais  ils  ne  par>'inrcDt  jpas  1  l'abolir 
complètement.  Go  a  encore  des  exemples  de  répreave  par 
l'eau  contre  des  sorciers,  'lans  les  années  1590  et  1617. 

—  Dr.  intcrn.  Eaux  juridictionnelles.  V.  ubr  territoriale. 

—  Hist.  Eaux  minérales  ou  6a/n^airM  chez  Us  aneims. 
L'usage  des  emtx  thermales  et  minérales  parait  fort  an- 
cien. Les  Grecs  attribuaient  l'origioe  de  ces  sources  à 
quelque  divinité.  Hercule.  Miner\'e  ou  Valcain.  I^  fré- 
ûuento  existence  de  sources  minérales  prés  des  temples 
a'Ksculape  et  des  hospices  qui  y  étaient  annexes  permet 
de  croire  qu'elles  y  servaient  à  la  médication.  A  partir  du 
m*  siècle,  on  connaît  en  Grèce  des  villes  d'eaux  qui  attirent 
une  grande  affluence  do  malades  et  de  gens  de  plai-sir.  La 
Gaule,  l'Afrique  paraissent  avoir  connu  l'usage  des  eaux 
minérales  bien  avant  l'occupation  romaine.  Vuant  aux  Ro- 
mains, ils  avaient  tant  de  goût  pour  ces  eaux  que  bien  peu 
de  sources  leur  ont  échappé,  soit  en  Italie,  soit  en  Gaule. 
A  Rome  comme  en  Grèce,  on  rendait  un  culte  à  la  divinité 
particulière  de  la  source,  ainsi  qu'aux  nymphes.  On  leur 
offrait  des  pièces  de  monnaie,  des  ex-voto  en  plomb,  des  ta- 
blettes peintes,  dos  statuettes,  des  représentations  de  la 
partie  du  corps  qui  avait  été  guérie.  Beaucoup  de  noms  de 
villes  rappellent  ce  culte.  On  disait  soit  ad  aqua*  d'uù  Aix) 
comme  nous  disons  aux  eaux,  soit  ad  aquas  suivi  d'un  nom 
do  lieu  ou  do  divinité  locale;  c'est  ainsi  que  Bourbon, 
Bourbonne,  viennent  du  nom  du  dieu  local  Borro  ou  Bormo 
[ad  aquas  Borvonis),  Luchon  du  dieu  Lixo,  etc.  Les  anciens 
n'avaient  aucune  notion  de  chimie,  mais  l'observation  leur 
avait  fait  classer  avec  assez  d'exactitude  les  eaux  miné- 
rales, suivant  qu'elles  renfermaient  du  fer,  du  soufre,  du 
cuivre,  du  nitre.etc.  et  l'expérience  leur  en  avait  appris 
les  effets.  Il  en  usaient  en  boisson,  bain,  douche  et  vapeur. 
Les  villes  d'eaux  devinrent  rapidement  des  centres  de  plai- 
sir. Des  distractions  de  toute  sorte  attiraient  les  visiteurs. 
Des  stations  même  de  second  ordre  possédaient  un  thé&tre. 
Enfin,  il  parait  aue  l'on  y  jouait  tout  comme  aujourd'hui. 

—  Hyg-  et  tbcrap.  L'^au  est  le  véhicule  ordinaire  de 
maintes  affections  morbides,  parles  infiniment  petits  pa- 
thogênes qu'elle  fait  pénétrer  en  notre  organisme.  Les 
recherches  bactériolot:iques  révèlent,  en  effet,  dans  les 
eaux,  la  présence  des  bacilles  de  la  fièvre  typhoïde  (bacille 
d'Eberthi,  de  certaines  affec- 
tions intestinales  i6ac/e ri um 
coli)...  Aussi  importe-t-il  do  no 
consommer  que  des  eaux  saines 
et  non  contaminées  ;  c'est  pour- 
quoi les  grandes  villes  livrent, 
autant  que  possible,  des  eaux 
de  source  pures  de  toute  ma- 
tière délétère.  Pour  plus  de  sé- 
curité, l'eau  est.  soumise  à  la 
stérilisation  à  llû*,  sous  pres- 
sion, à  Vébultition  ou  &  la  filtra- 
/ton.  (V.  la  rubr.  Chim.i  I^s 
huîtres  quiviveni  parfoisen  des  Ba*-lil^dEb,-rth.ir#ifTt>Mi 
parcs  peu  soignés  peuvent,  par  eidootlMciU  lonr«»tûoin- 
l'eau  qu'elles  renferment,  être  brcux  oni  ité  coloré*, 
des  agents  de   contagion.    La 

fièvre  typhoïde  peut,  par  l'eau,  même  après  avoir  traversé 
do  grandes  étendues  de  terrain,  de  sable,  être  propagée 
au  loin:  l'eau  encore,  par  la  falsification  du  lait,  du  vin. 
peut  agir  de  même.  Par  contre,  l'eau  est  un  af  ent  de  pre- 
mier ordre  dans  l'hygiéue  courante  et  dans  la  thérapeu- 
tique. V.  BAINS,  HVDHOTHERAPIK. 

—  Hyg.  publ.  et  légist.  Eaux  minérales  :  !•  Xaturellet. 
L'importance  des  eaux  minérales,  au  point  de  vue  de  la 
santo  publique,  a  nécessairement  attiré  l'attention  du  lé- 
gislateur. Les  textes  organiques  de  la  matière  sont  l'or- 
donnance du  IS  juin  1823,  le  aécret  du  8  mars  1848  et  la  loi 
du  M  juillet  IS56. 

Le  principe  qui  domine  toute  la  'O  établie 

est  qu'aucun  établissement  d'eaux  :  peut  être 

ouvert  au  public  sans  une  autorisa.  -      i^u'il 

a  été  dûment  constaté  que  les  eau.\  ter 

possèdent,  à  raison   de  lenr  Cf>îT  d*»» 

propriétés  théra; 
médecine  qui  a  t 
rieure  sur  oo  i'. 
prise  ayafi  ■ 
des  eaux  n 
qui  est  co: 
tout  co  qui.  d.in  ■ 
publique.  D'autr 
vente  et  le  dérC'.    .. 

2*  Artificielles.  La  i  . 
cieiUs  a  pris  peu  à  j 
que  c«tte  industrio  s'c->:  --.. 


...-■j.-io  a  la  saiii-j 
-l'Os  à  la  fois  la 


'■'>- 


EAU 


K\r-i)i:-viE 


de  pr^rautiont.  d'autant  plus  Décossaires  qao  cotte  imita- 
lion  rlfs  t-aux  naiurr!!**^  pouvait  mcitr©  en  piril  la  santé 
1(u'  ^        .fuco  du  fabricant  ou  de 

A  lapide  t|uo  oos  produits 

T.,   .  .    mes  qualittSs  ttit>rapou- 

ii,  '-.lUx  arttiioiidlos  ont  l'ttV, 

da  1^  •'t  do  la  livraison  au 

|iii  >.  iiatiiroltos. 

tri.  l^'ft  c;<4uj    m<  M<ii;'*r<^<  sont  celles   qui 
pr  -  l'intérieur  do.t  maisons. 

1  i  ro  du  fonds  inft^neur  n'est  pas  tenu  de  re- 

co  t.  à  moins,  toutefois,  <|UO  le  propnotAire  du 

fo:  r  n'ait  acquis  oette  servitude.  Il  est  permis 

au  "'S  riverains  de  laisser  écouler  sur  la  voie 

pi;  tiix  inénaKére^.  Mais  l'administration  pont 

pr.  •■.ures  pour  ri^^Mementer  cet  écoulemont  : 

cest  aiiiM  .iimn  d.*cret  du  î6  mars  1858.  relatif  aux  rues 
do  Paris,  imj'ose  lo»  ouleinnit  tlos  eaux  ména+jéres  dans 
lo«  t^i; -iUn  Paitropnrt  la  di>f.Mise  édictée  par  le  §  6  do 
p;i:  Ip  jt'torau  devant  des  maisons 

J,.^  ruie  inipluileiiieiil  la  tlèfeuso 

d,.    .  1         •  publKjue  les  eaux  ménagères, 

qui  pour.'aieuL  ikuiro  i  .ir  leurs  exhalaisons. 

—  ladusir.  et  mécan.  Au  point  de  vue  tochnolopiouo, 
IVau  peut  être  considérée  comme  élément  principal  do 
nombreuses  industries,  comme  force  motrice  et  comme 
moyen  de  transport. 

Ce%  eaux  contenant  en  dissolution  des  substances  sa- 
lines sont  utilisées  directement  :  on  évapore  le  liquide 
el  00  recueille  le  résidu;  r'e-it  ainsi  que  l'on  extrait  le  sel 
commun  de  l'eau  do  mer  et  des  sources  salées.  Dans 
d'autres  cas,  ou  précipite  le  principe  utile  ù.  l'aide  de  réac- 
tifs rhimi'in'"*  runvenabieinoni  choisis,  comme  pour  l'ob- 
ipi  .  vro  d  après  les  procédés  dits  ■  humides  • 

ci:  '.  Kio-Tinto,  Apordo,  etc. 

1  t  do  force  motrice,  l'eau  peut  avoir  un  rrtle 

a>  use  eu  mouvement  do  machines  hydrau- 

li  roues,  turbines,  etc..  ou  un  rôle  intermé- 

di  le  est  transformée  en  vapeur  dans  les  cliau- 

di  lunes  à  vapeur. 

1  tation  d'un  certain  nombre  do  mines  (raines 

du:.    ..    aut).  l'eau  aide   sintruliéremout    la  main- 

d'tBuvre  et  a  une  grande  utilité  pour  la  séparation  des 
gmneuns  et  des  minerais.  L'eau  joue  encore  un  rôle  très 

im-    "■   ■ une  moyen  do  transport  vcanaux,  cours  d'eau 

ïij  \   Kuiio,  ses  usa^s  en  hypiéne,  en  éco- 

O'.  ;'if  et  dans  l'industrie,  sont  innombrables. 

'  (  eniix  i/iizeuses  artificielles,  il  existe 
-  de  la  fabrication  des  eaux  gazeuses  : 
iiparfil  portatif,  la  fabrication  indus- 
-  ou  fabrication  continue. 
:  on  petit  de  l'eau  gazeuse  ou  eau  de 
i_'Temps  usage  d'un  appareil  portatif 
.NooUi  vlts  la  fin  du  xvin*  siècle,  puis  trans- 
formé et  perfectionné  par  Chassenot ,  et  auquel  Briet 
donna  une  forme  tout  à  tait  pratique.  Cet  appareil  se 
compose,  on  principe,  de  deux  récipients  on  verre  solide  do 
dimensions  différentes  et  vissés  l'un  sur  l'autre  ;  un  treillis 
en  paille  résistante  ou  en  til  de  fer  les  recouvre.  Lacidô 


deux  m 

la  T"*"-^ 


loveuiu  par 


SmtT  çaim-i'*  T-:c'i 
bo<it«lU«s:  J.  I' 
i.  Masque  de  n 
•oap>p«*;  t.  F 
10.  Siphoo  à  piit-ii  . 


IX  Scluo  à  rollaot. 


r  ilphoof  ]  2''rirftKe  pour 

•  .    k.  HMit«ill<>  h  t.ill^; 

'*  tlph'tn»;  7.Toiirnf- 

>  .    9.   Siphon   K    Irvl^r. 

IS.  Seltxo  à  IcTier  : 


.-;»'  -    i    -   .--     1-    -      piont  inférieur  an  moyen 

■1  de  bicArbonaie  de  so'udo 

■  j  î  nr»i**  de  F'-au  contenue 

■  1  ,  i.irtio  do 
1  larboto 

happer 
A  1  autres 

;  :ii0  but. 

.-'S  eaux 
1^- i  >  r'i.tj:  tie  :><.Uz  artificuiUt,  à.^r*;  beaucoup 

j  •*    I^'irs  organes  principaux  sont  :  l'un/>ro- 

(iu*;. -,.  .,.i;   >ici.te  carbonique,  au  moyen  do  craie  et 

dictde  anifunqae  :  t*  an  laveur  ou  épurateur  à  troit  eom" 


partimenti  pour  le  gas  produit;  3*  un  gatomètre  à  doublr 
9u$peniion  où  s'emmagasine  le  gax;  4"  un  taturateur  que 
dessert  une  pumpe  ;  V  un  tirage  Aboutoillos  et  un  à  siphons. 
Actuellement,  on  fabrique  couramment  les  eaux  de  Seliz 
en  faisant  usage,  au  lieu  d'un  producteur  d'acide  carboni- 


présontA  au  ihé&tro  do  la  Renaissance  (salle  Vontadour) 
fo  30  janvier  1830.  —  Le  poème,  construit  sur  le  sujet  du 
Philtre  et  de  l'Klisird'amore,  est  comme  un  essai  do  retour 
aux  anciennes  traditions  du  la  comédio  italienne,  et  la  mu- 
sique est  connue  daus  la  forme  de  l'opéra  boulTo  italien, 


Appareil  conUou  h  fabriquer  . 


X  cazcuseB  :  A.  réiervoir  à  ncîdea;  B,  laveurs;  C.  producteur  d'acide  carbonique;  D,  gazomètre; 

oiu-eutrateur;  G,  pompe;  U.  tirage  puur  bouteilles;  L,  tirage  pour  siphon». 


quo.de  tubes  on  tôle  d'acior  contenant  de  l'acide  liquéfié, 
ce  tube  étant  mis  directement  on  communication  avec  un 
saturateur  et  les  tirages  à  bouteilles  et  à  siphons.  On 
fabrique  également  dos  boissons  gazeuses  au  moyen  do 
capsules  d  acide  carbonique  li4|uido  placées  dans  un  ap- 
pareil appelé  sparklet,  où  la  capsule  se  trouve  écrasée. 

—  Lilurg.  Eau  bénite.  Veau  bénite  est  un  mélange  d'eau 
naturelle  et  de  sel  que,  d'après  le  rituel  romain,  le  prêtre 
doit  bénir,  chaque  aimanohe,  à  la  sacristie,  avant  de  célé- 
brer la  grand'messo.  Les  théologiens  rangent  l'eau  bénite 
parmi  les  sacramentaux.  C'est  avec  l'eau  bénite  que  le 
prêtre  fait  l'aspersion  qui  procède  la  grand  rnosso  ;  TÈglise 
veut  ainsi  rappeler  aux  lidèlcs  qu'ils  doivent  so  présenter 
devant  Dieu  avec  un  cieur  puriné,  et  les  aider  à  celte  pu- 


rirtcalion  par  les  sentiments  qu'elle  éveille  en  eux  ot  la 
vertu  de  ses  prières.  L'eau  oénîto  est  employée  dans 
presque  toutes  les  bénédictions  et  aussi  dans  l'adminis- 
tration du  sacrement  do  baptémo.  Dans  chaque  église,  à 
lentrôo  de  la  nef,  est  placé  un  bf'nitier;  les  fidèles  y  trem- 
pent les  doigts,  en  passant,  et  font  ensuite  le  signe  de  la 
croix.  Lorsqu'un  dignitaire,  soit  ecclésiastique,  soit  civil, 
vient  solennellement  dans  une  église  assister  à  un  office, 
le  curé  de  la  paroisse  lui  présente  à  la  porto  l'eau  bénite. 

L'usagede  Peau  bénitcaété  probablement  emprunté  par 
l'Kglise  catholique  à  la  liturgie  mosaïque,  qui  prescrivait  de 
fréquentes  aspersions;  i!  y  avait  même  dans  le  temple,  entre 
le  tabernacle  et  l'autel,  un  bassin  d'airain,  où  les  prêtres 
devaient  so  purilior  toutes  les  t'ois  qu'ils  entraient  dans  le 
sanctuaire  ou  offraient  de  l'encens  à  l'autel.  On  voit,  dans 
Tertullien.  que.  do  son  temps,  les  chrétiens  s'aspergeaient 
d'eau  avant  d'entrer  dans  1  église.  Saint  Basile  met  coite 
coutume  au  nombre  des  traditions  apostoliques.  La  for- 
mule dont  le  prêtre  se  sert  aujourd'hui  pour  bénir  l'eau 
figure  déjà  dans  les  Sacramentaires  de  saint  Gélase  et  de 
saint  Grégoire.  L'eau  bénite  est  employée  encore  do  nos 
jours  dans  l'Eglise  schismatique  d'Orient. 

Od  sait,  d'ailleurs,  que  la  coutume  do  regarder  l'eau 
comme  un  moyen  et  un  symbole  de  purification  spirituelle 
est  commune  à  presque  toutes  les  religions.  Les  druides 
combattaient  les  maléfices  par  des  aspersions  d'eau  con- 
sacrée. L'antiquité  gréco-romaine  so  servait  d'eau  lustrale. 
Aujourd'hui  encore,  dans  l'Inde  et  le  Thibet.  les  fidèles  ont 
l'habitude  do  recevoir  des  prêtres  une  aspersion  d'eau  en 
entrant  dans  les  pagodes. 

Au  moyen  Age,  if  était  de  règle  que,  dans  les  églises 
comme  chez  les  particuliers,  l'eau  bénite  fût  renouvelée 
chaque  dimanche;  cet  ancien  usage  est  codifié  dans  les 
Capitulaires  de  Charlemagne. 

Ij'ettu  ffrt^gorienne  est  une  eau  bénite,  mélangée  do  cendre, 
do  sel  et  de  vin,  qui  est  employée  pour  la  consécration,  la 
purification  ou  la  réconciliation  d'une  église,  la  dédicace 
étant  faite  par  l'évêque  d'après  la  formule  do  saint  Grégoire. 

—  Mœurs  et  coût.  Cornure  de  l'eau.  On  appelait  ainsi 
une  sonnerie  de  trompe  qui,  au  moyen  âge,  tenait  lieu  du 
son  de  cloche  annonçant  les  repas.  On  cornait  l'eau  pour 
apprendre  aux  convives  (juo  le  moment  était  venu  do  se 
laver  les  mains.  {Kn  T.  de  véner.,  la  cornure  de  l'eau  était 
la  sonnerie  annonçant  quo  le  cerf  s'était  mis  h  l'eau.) 

—  Kelig.  L'action   fécondante  do  l'eau  sur  la  terre  ne 

fiouvaitod[iappor&  l'observation  de  l'homme  primitif.  Aussi 
o  culte  des  eaux>so  retronve-t-il  dans  les  plus  antiques 
mythologies  ;  il  so  conroit  surtout  en  Orient,  dans  les  pays 
brûlés  par  le  soleil.  Les  Aryas  de  l'Inde  invoquent  Varuna, 
le  dieu  du  ciel  et  le  père  des.oaux  rélestes;  leurs  philoso- 
phes adopteront  plus  lard  Smd/tou,  l't'lemerit  humide,  dont. 
•  ommo  Thaïes  en  Grèce,  ils  feront  le  primipo  des  êtres. 
Les  Iraniens  honorent  Ardriçura,  la  grande  déesse  des 
eaux.  Pour  tous  deux,  Igs  eaux  terro'^tres.  rteuves.  rivières, 
fontaines,  sont  des  <livinités  secouraldes,  qu'il  ne  faut 
troubler  ni  souiller;  ils  les  nomment  Apaji,  et  les  .seconds 
les  placent  sous  la  présidence  de  lAmchaspand  HanrxattU, 
le  maltro  dos  eaux,  qui.  avec  Amcretat,  dispense  la  santé 
ot  l'immortalité.  Les  eaux  tiennent  aussi  une  place  impor- 
tante dans  les  mvthologios  Scandinave,  slave  et  germa- 
nique, cl  le  rôle  des  llouvos,  des  nymphes,  des  naïades, 
dans  le  panlhéon  grec  et  romain,  était  non  moins  ira- 
portant,  quoique  plus  défiguré  par  l'anthropomorphisme. 
La  mer  avait  été  aussi  déifiée  sous  les  noms  à'Œyir,  chez 
les  Scandinaves,  do  Poséidon  et  de  JVeptune  chez  les 
Grecs  ot  les  I>aiins.  I*es  néréides,  les  océanides,  les  si- 
rènes et  autres  faisaient  aussi  partie  de  la  cour  des  dieux. 

Eau  merveilleuse  (l'),  opéra-comique  en  deux  actes, 
paroles  de  Thomas  Sauvage,  musique  d'Albert  Grisar,  ro- 


avec  des  récitatifs  remplaçant  le  dialogue  ordinaire  de 
l'opcra-comique  français. 

Eau  de  Jouvence  (l),  drame  philosophique  de  Re- 
nan ii880).  faisant  suite  à  Catiban.  (V.  ce  mot.)  Caliban, 
symbole  de  la  démocratie,  s'est  assagi  par  l'exercice  du 
pouvoir  qu'il  a  usurpé:  son  gouvernement  est  utile  ot 
agréable  au  peuple  de  Milan.  Prospero,  le  duc  dépossédé, 
qui  représente  1  élément  aristocratique  et  la  supériorité 
intellectuelle,  renonce  à  restaurer  son  ancienne  puissance 
et  réprouve  les  efforts  maladroits  de  ses  partisans.  Re- 
tiré à  la  Chartreuse  de  Parme,  il  se  borne  à  rechercher  le 
pouvoir  quo  donne  la  scieme.  Il  découvre  une  eau  de  jou- 
vence tl  eau-do-viej  qui  contient  l'essence  et  la  flamme  do 
la  vie.  Sous  le  nom  d'Arnaud  de  Villeneuve,  il  va  conti- 
nuer ses  distillations  à  Avignon,  auprès  du  pape  Clé- 
ment V,  qui  donnerait  son  àme  pour  avoir  une  second© 
jeunesse  et  pouvoir  être  l'amant  do  la  Brunissende.  U  es- 

fôre  quo  l'eau  de  jouvence  lui  rendra  ses  forces  perdues. 
.0  breuvage  tue  le  bru'al  palatin  Silfroi  et  donne  des 
rêves  délicieux  au  poète  Léolin ,  car  «chacun  puise  en 
cette  eau  ce  qu'il  porte  en  lul-mèmo...  elle  est  l'idéal  qui 
no  laisse  pas  vieillir».  Pressé  par  l'Inquisition  do  rétrac- 
ter quelques  vérités,  Prospero  termine  volontairement  et 
paisiblement  son  existence  en  respirant  de  lélher,  après 
avoir  vu  l'esprit  aérien  Ariel  ressuscité  et  l'avoir  récon- 
cilié avec  Caliban. 

L'auteur  cherche  à  peine  à  dissimuler  l'actualité  des 
nombreux  problèmes  (|u'il  examine:  le  cadre  et  les  per- 
sonnages do  son  drame,  malgré  quelques  noms  histori- 
ques, sont  purement  irréels.  Cette  fantaisie  lui  a  permis 
d'exposer  avec  plus  do  souplesse  et  de  poésie  des  idées 
philosophiques  et  politiques  dont  il  ne  faut  pas  exagérer 
le  dilettantisme,  et  en  particulier  d'affirmer  sa  foi  daus  la 
science,  qui  doit  faire  uu  jour  le  bonheur  de  l'humanité. 

Eaux,  airs  et  lieux  (des),  traité  médical  et  philo- 
sophique, par  Ilippocrate.  —  Cet  ouvrage  est  1  un  des  plus 
curieux  do  l'antiquité;  l'autour  y  expose  l'influence  des 
climats  et  des  saisons,  non  seulement  sur  la  santé  des 
hommes,  mais  encore  sur  leurs  habitudes  morales.  Par 
exemple,  il  explique  la  pusillanimité  des  Asiatiques  par 
leur  climat  ei  la  forme  de  leur  gou- 
vernement. Les  conséquences  do  ce 
système  ont  été  très  habilement  dé- 
veloppées par  Aristeto  ;  c'est  là, 
môme,  l'origine  du  ma^itiquo  travail 
de  Montesquieu  sur  VEsprit  des  lois. 

EAU-BÉNITER  (S')  [d]  V.  pr.  S'as- 
pergi-T  d  eau  Ijcnite  ou  d'eau.  (Mot 
i)ur!es(|ui'.  forgé  par  Scarron.) 

EAUBENOISTIER(ô,  noi-s(i-é— rad. 
eau  tt,'-nui(e,  pour  kad  beinite)  n.  m. 
Au  moven  à^o,  Seau  contenant  do 
l'eau  bénite,  du  modèle  de  ceux  en-  EauhcnoIsticr(xiv«B.). 
core  aujourd'hui  usités  dans  les  enter- 
rements. (Leaubenoistier  comportait  son  aspergeoir  ou  gou- 
pillon. La  forme  du  xvii»  s.  est  eaubenicticr.)  V.  ubnitikk. 

EAUBURON  (d)  n.  m.  Nom  vulgaire  du  lactaire  poivre, 
champignon  comestible,  mais  de  qualité  inférieure.  (Crue, 
la  chair  a  un  goût  poivré,  qui  diminue  à  la  cuisson.) 

Eau-claire  ou  CleaRWATER,  fleuve  côtior  du  Do- 
minion canadien  d^abrador  terriioiro  dOungava)),  se  je- 
tant dans  le  golfe  de  Kichemond  (baie  d'Iïudson):  longueur 
de  son*  cours  :  150  kil.  environ.  —  Lac  du  même  territoire, 
d'où  sortent  VEau-Claire  et  la  Nastapoka. 

Eau-claire,  ville  des  Etats-Unis  fElat  deWisconsin 
[ch.  I.  du  comté  d'Euu-i  laire]"^.  sur  VEau-Claire,  affluent 
du  Cliippewa  :  l7.r.oo  bah.  Scieries  nombreuses.  —  Le 
comté  du  même  nom  a  3i.ooo  hab. 

EAU-DE-VIE  (**,  Il  —  de  eau.  et  rie  Tou  peut-être  ritis, 
vigne:)  n.  f.  Se  dit  absolument  de  la  liqueur  alcoolique 
extraite  du  vin  par  distillation  et  qui  a  uno  force  inférieure 
A  70».  soit  qu'elle  ait  été  obtenue  directement,  soit  qu'on  ait 
.ajouté  ù  de  l'alcool  une  quantité  d'eau  suffisante  pour  en 
abaisser  la  force  au-dessous  de  70».  ii  PI.  Des  KAix-nK-viK. 

—  Par  ext.  Produit  do  la  distillation  d'une  multitude 
do  plantes,  racines,  fruits,  graines,  etc.  :  Eau-db-vik  de 
pomme*  de  terre. 

—  Eau'derie  de  Dantzig,  Infusion  d'écorco  do  citrons  ot 
de  macis  dans  de  l'eau-de-vie  ordinaire,  avec  addition  do 
feuilles  d'or. 

—  pharm.  Eau-de-vie  allemande.  Purgatif  obtenu  en 
faisant  macérer  dans  l'eau-de-vie  de  la  scammonéo  d'Âlcp 


EAU-FORTE  —  ÉBAUCHE 


Alnmhic    Egrot  pour  la  distillation    des 

eaux-de-vie  de  fruits  :  K,  foyer;  P,  panier; 

C,  chaudière;  R,  rectiflcateur  ;  B.  bâche  k 

coadensatiOD,  contenant  le  serpentin. 


et  des  racines  do  jalap  et  do  turbith.  il  Eau-de-vie  caraïbe, 
SolutioD  alcoolique  de  gaïacîoo.  il  Eau-de-vie  camphrée, 
Solutioa  alcoolique  do  camphre. 

—  Encycl.  L,'eaU'de-vie,  à  laquelle  on  attribuait  autre- 
fois dos  vertus  qui  la  faisaient  regarder  comme  une  pa- 
nacée, provient  do  la  distillation  do  substances  très  di- 
verses ;  vins,  marcs,  fruits,  tubercules,  prains. 

Les  produits  les  plus  estimés  sont  fournis  par  les  vins 
blancs  ou  faits  en  blanc,  sans  qu'il  soit  nécessaire,  cepen- 
dant, pour  obtenir  d'excellente  eau-de-vic,  do  dislillordos 
vins  de  premier  choix.  C'est  ainsi  que,  dans  les  Charcntos, 
qui  tiennent  le  premier  rang  pour  la  qualité  dos  eaux-de- 
vie,  on  distille  un  vin  n'ayant  rien  do  remarquable.  La 
Qualité  des  produits  do  cette  région  provient  do  la  façon 
e  distiller  et  des  soins  apportés  à  Tamélioration  dos  eaux- 
de-vie,  que  l'on  distingue,  suivant  leur  provenance,  en 
grande  chnmpaqne  ou  fine  Champagne,  champaffne,  petite 
Champagne,  fines  borderies,  fins  bout,  et".  V.  coosAc. 

On  utilise,  dans  les  environs  de  Cognac,  lo  procédé  dis- 
tillatoiro  dit  o  des  brouillis  et  repasses  i>  ;  mais,  en  g/méral, 
on  fait  usage  d'appareils  perfectionnés  permettant  d'ob- 
tenir du  premier  jet  des  eaux-do-vio  do  force  alcoolique 
élevée.  Ces  appareils  sont  munis,  lorsqu'il  s'agit  do  distil- 
ler dos  fruits  à  noyaux  ou  des  marcs,  d'uno  grillo  de  fond, 
ou  mieux  d'un  panier  en  cuivre,  qui  empêche  les  matiè- 
res distillées  de  brûler  pon<iaiit  l'ébullition,  en  communi- 
quant un  mauvais  goût  t  l'oau-do-vio.  A  leur  sortie  do  la 
chaudière  et  avant 
d'arriver  au  réfri- 
gérant, les  vapeurs 
passentdanslorec- 
tilicateur  où  sont 
éliminés  les  fleg- 
mes. On  obtient  de 
cetto  façon,  plus 
rapidement  et  avec 
une  notable  écono- 
mie, dos  eaux-de- 
vie  titrant  60  ou 
70  degrés. 

Parfaitement  in- 
colore en  sortant 
de  l'alambic,  l'eau- 
do-vio  est  colorée 
par  différents  pro- 
cédés (addition 
d'une  infusion  de 
caramel ,  le  plus 
souvent!  et  mise  à 
vieillir  dans  des 
fûts  de  chéno. 

Après  les  co- 
gnacs, viennent 
les  eaux-de-vie  d'Armagnac ,  un  peu  plus  rudes,  mais, 
néanmoins,  d'excellente  qualité;  produites  par  les  dépar- 
tements du  Gers,  des  Landes  et  du  Lot-et-Garonne,  on  les 
divise  en  bas  artnagnac  (les  plus  estimées),  tenarèze  et  haut 
armagnac.  Elles  proviennent  aussi  de  la  distillation  des 
vins  blancs  et  sont  obtenues  de  façon  analogue  aux  cognacs. 

Les  eaux-de-vie  do  Mnrmande  sont  le  résultat  delà  dis- 
tillation des  vins  blancs  de  qualité  inférieure  récoltés  dans 
la  Gironde  et  le  Lot-et-Garonno. 

La  région  du  Midi  fournit  des  eaux-de-vie  dites  (rois- 
ttx  de  Montpellier  ou  du  Midi,  qui  n'ont  pas  les  qualités 
des  produits  précédents. 

En  Bourgogne  et  en  Champagne,  on  fabrique  des  eaux- 
de-vie  de  marc  dites  ynarc  de  Bourgogne,  que  donne  la 
distillation  des  marcs  de  raisin  fermentes.  Pendant  cette 
distillation,  il  passe,  avec  l'alcool,  une  certaine  quantité 
d'huiles  essentielles  qui  contribuent  à  donner  au  produit 
le  goût  mare  spécial  recherché  dos  amateurs. 

La  Bretagne  et  la  Normandie  fournissent  des  eaux-de- 
vio  do  cidre  et  de  poiré  connues  sous  les  noms  de  calvados, 
cognac  normand,  fine  Champagne  normande,  et  qui  provien- 
nent de  la  distillation  des  marcs  de  cidre  et  de  poiré  ou  do 
ces  boissons  elles-m/^mos. 

Les  eaux-de-vie  de  fruits,  dont  le  commerce  fait  une  assez 
grande  consommation,  portent  des  noms  particuliers  :  c'est 
ainsi  que  le  kirsch  ou  fcirsrhe>itcasser  provient  de  la  distil- 
lation des  cerises  ou  plutôt  des  merises;  que  lo  quetsch, 
très  goûté  dans  l'Est,  est  fourni  par  la  prune;  le  maras- 
quin, par  les  [i/^ches  et  les  abricots. 

Les  framboises,  groseilles,  fraises  et  autres  fruits  à 
baies  donnent  également  do  bonnes  eaux-de-vlo  qui,  lors- 
qu'elles proviennent  de  fruits  mûrs  et  parfumés,  sont  dé- 
licates et  d'un  agréable  arôme. 

La  canno  à  sucre  et  ses  mélasses  do  sucreries  donnent 
lo  rhum  et  le  tafia. 

La  betterave,  l'un  des  produits  qui  fournissent  le  plus 
d'eau-de-vie,  puis  le  topinambour  et  la  pomme  de  terre  sont 
distillés  aussi  ;  mais  les  produits  de  ta  distillation  ont  un 
goiU  désagréable,  que  dos  rectifications  successives  no 
font  pas  toujours  disparaître.  Ce  sont  surtout  des  eaux-de- 
vio  industrinlles.  V.  iustu.i.ation. 

Los  grains  peuvent  également  produire  de  bonnes  eaux- 
do-vie,  que  l'on  estime  particulièromont  dans  les  pavs  du 
Nord  :  genièvre  (Belgique,  Hollande,  nord  do  la  France). 
gin  (Angleterre  et  Ecosse),  wiskg  (Amérique),  kummel 
(Russie).  Tous  ces  produits  sont  des  alcools  incomplète- 
ment rectiliés,  qui  conser\'ent  encore  le  parfum  spécial 
des  flegmes  de  grains,  dû  à  une  partie  des  éthers  et 
essences  qu'entraîne  la  distillation  ot  qui  fait  souvent 
tout  Icuraronie. 

EAU-rORTE  i(i)  n.  f.  Techn.  Nom  industriel  do  l'acido 
Motiquo  OU  nirri(iuo. 

—  Lncyoi..  (h-avureà  V  eau- for  te  on  Eau- for  te. X .  gravurb. 
ÉAUTOGNOSIE  {t'-ô,  jf  —  du  gr.  Mutos.  soi-même,  et 

pnrivu.  connaissance)  n.  f.  Didact.  Connaissance  de  soi- 
même 

ÉAUTOLOGIE  f(M.  j(  —  tUi  ^r.  (^autos,  soi-même,  et  logos. 
discours,  n.  l\  IMiiact.  Etude  do  l'être  moral,  fondée  sur 
1  observation  iiitorue.  i[  On  dit  ordinairement  psychoi.oc.ik. 

Eaux-bonnes,  comm.  des  Basses  Pvrénées.  arrond. 
et  A  37  kil.  d  Oloi-on.  à  7t8  métros  d'altitude,  au  confluent 
de  la  Soude  ou. Sonr.io  et  du  Valentin,  sous-affluents  du  gavo 
dOssau;  775  bab.  Eaux  minérales. 

Outre  quelques  maisons  qu'occupent  les  habitants,  le 
village  se  compose  d'hôtels,  de  villas,  entin  d'un  étahlis- 
soment  thermal,  et  d'un  casino.  Le  climat  v  est  doux,  assez 
constant;  l'atmosphère  y  est  calmo.  La*  saison  dure  du 
l"  juin  au  1"  octobre. 


Les  Eaux-Bonnes  sont  très  fréquentées  par  les  bu- 
veurs, par  les  baigneurs  et  surtout  par  la  population  flot- 
lanto  do  touristes  bien  portanus,  qui  ne  voient  dans  le 
voyage  qu  un  prétexte  à  excursions.  Los  eaux  thermales, 
sulfurées,  sodiques  et  calciquos.  connues  depuis  le  com- 
mencement du  xvi»  siècle,  sortent  de  neuf  sources  four- 
nissant onsnmble  75.000  litres  d'eau  par  vingt-quatre 
lieures.  La  température  varie,  suivant  I(?s  sources,  de  32'  à 
li".  Ces  eaux  sont  limpides,  onctueuses  au  toucher,  d'une 
odour  d'œuf  cuit  dur,  d'uno  saveur  stiptique,  mais  à  la- 
i[Uollo  on  s'habitue  facilement.  On  les  prend  en  boissons, 
iumigations,  hains  et  douches,  et  elles  sont  recommandées 
dans  les  catarrhes,  les  bronchites,  les  asthmes  nerveux, 
les  laryngites,  les  rhumati^^mes,  les  pâles  couleurs,  lo 
lymphatisme,  les  maladies  do  peau. 

—  On  dit,  par  métonymie,  une  bouteille  n'KAUX-DONSBS, 
pour  une  fjoutviUe  d'vau  thei-male  rf'EAUX-BoN.Mîs. 

Eaux-chaudes,  hameau  des  Basses-Pyrénées,  arr." 
d'Oloron.  cant.,  comm.  et  à  -I  kilom.  de  Laruns,  au-dessus 
du  gave  d'Ossau,  à  073  mètres  d'altitude,  dans  une  gorge 
sauvage  et  étroite;  220  hab.  Eaux  minérales. 

Etablissement  thermal  en  marbre  des  Pyrénées.  Les 
sources  émergent  d'un  terrain  primitifau  nombre  de  sept  ; 
lenr  tompératuro  varie  de  36»  à  II'.  La  saison  des  bains 
commence  lo  l»' juin  et  finit  lo  i"  octobre.  Lo  débit  total 
est  d'environ  2.000  hectolitres  par  jour. 

Ces  eaux,  que  l'on  prend  en  boisson,  en  fumigations.cn 
bains  et  en  douches,  limpides,  à  odeur  et  à  saveur  d'oeuf 
cuit  dur  plus  ou  moins  prononcées,  dégagent  des  bulles  de 
gaz  nombreuses  et  très  fines.  Excitantes  à  dilférents  do- 
grés,  diurétiques  et  sudoriliques,  elles  agissent  principa- 
lement sur  les  muqueuses  et  sur  la  peau. 

Eaux-douces  (les),  la  plus  belle  promenade  de  Con- 
srantinople,  à  l'extrémité  d'amont  de  la  fameuse  Corne 
d  Or  et  lo  long  d'uno  petite  rivière,  l'antique  Unrbyzès, 
<|ui  se  perd  dans  la  Corne  d'Or,  golfe  allongé  du  Bosphore. 
■  Eaux-Douces  d'Europe,  par  opposition  aux  Eaux-Douces 
d'Asie,  sur  la  rive  opposée  du  Bosphore.) 

EAUX-VANNES  n.  m.  pi.  Nom  donné  aux  parties  liquides 
i-ontcnucs  dans  les  fosses  d'aisance  et  bassins  à  vidange, 
ou  dans  certains  résidus  d'établissements  industriels,  tels 
(jue  les  sucreries,  les  féculories,  etc. 

—  Encycl.  En  vertu  de  ses  droits  do  police  générale, 
l'autorité  municipale  peut,  pour  assurer  la  salubrité  des 
cours  d'eau  traversant  la  commune,  réglementer  et  même 
interdire  absolument  le  déversement  des  eaux-ranne*  dans 
ces  cours  d'eau. 

En  ce  qui  concerne  la  ville  de  Paris  ot  le  département 
de  la  Seine,  une  loi  du  10  juillet  1894  a  prescrit,  pour 
l'écoulement  des  eaux-vannes  des  cabinets  d'aisance,  un 
ensemble  de  mesures  sévères. 

Eaux-vives,  comm.  de  Suisse,  sur  le  bord  du  lac 
J^éman  ;  7.900  hab.  Faubourg  oriental  de  Genève. 

Eauzan  {Elusatensis  ou  Elusensis  pagus),  ancienne 
portion  du  bas  Armagnac,  qui  renfermait  Eauze  et  Mau- 
lôon.  (Actuellement,  l'Eauzan  fait  partie  de  l'arrondisse- 
laent  do  Condom  [Gers].) 

Eauze,  ch.-l.  de  cant.  du  Gers,  arr.  et  à  29  kilom.  de 
Condom,  dominant  la  Gélise  ;  4  \1^   hab.  (Elusates  )  Ch. 
de  f.  Midi.  Vins  blancs,   fabriqu' 
d'alambics.    Centre    principal     1 
commerce  des  eaux-de-vie  dit« 
"  d'Armagnac  »-    Belle  église   du 
commencement  du  xvi*  siècle  ;  reste 
do  remparts.  Patrie  de  Rufin.  —  Le 
canton  a  1 1  comm.  et  8-931  hab. 

—  Histnire.  Capitale  des  Elusates 
sous  les  Romains,  puis  de  la  troi- 
sième Aquitaine  et  ensuite  de  l'Eau- 
zan, Eauze  fut  prise  par  les  Gotbs, 
les  Sarrasins ,  les  Normands ,  ot 
complètement  saccagée  vers  l'an 
010.  Ses  habitants,  réfugiés  à  Auch, 
la  reconstruisirent  près  do  la  vaste  plaine  où  s'élevait 
l'antique  Elusa,  dont  l'emplacement  porte  encore  lo  nom 
de  Ciutat  (Cité). 

EAVAGtER  l'rad.  eave,  eau  conranto"^  n.  m.  Artisan  qui 
se  sert  d  appareils  mis  en  mouvement  par  un  cours  d'eau. 

ÉBADIEN.  ENNE  (di-in,  en')  adj.  Se  dit  :  1«  de  la  dy- 
nastie musulmane  qui  succéda,  en  Espagne,  à  celle  des 
Ommiades;  2'  d'une  tribu  de  chrétiens  qui  habitent  dans 
l'Irak-.Vrabi  ou  Mésopotamie. 

ÉBAHIR  iha-ir  —  du  préf  e,  et  du  rad.  batr.  étonner^ 
V.  a.  Jeter  dans  la  surprise,  dans  la  stupéfaction  :  Ebahir 
quelqu'un. 

ÈbRhi,  ie  part.  pass.  Qui  marque  une  grande  surprise  : 
Cne  mine  ébahie.  Des  yeux  ébahis. 

—  SVN.  Ébahi,  abasourdi,  ébaubi,  émerveillé,  penaud, 
stupéfait.  V.  ABvSOrRDTR. 

S'ébHhir,  V.  pr.  Tomber  dans  une  grando  surprise,  de- 
nuMircr  très  étonné,  stupéfait. 

ÉBAHISSEMENT  {ba-i-se-man)  n.  m.  Etat  d'uno  per- 
sonne qui  s'ébahit,  grande  surprise,  stupéfaction.  Il  Aami- 
ration  mêlée  de  surprise. 

ÉBALANÇON  (du  préf.  é,  et  de  balancer)  n.  m.  Nom 
ancien  do  ce  que  l'on  appelle  aujourd'hui  ruade  en  rao/u* 
fruade  dans  lac^uelle  le  cheval  lance  les  pieds  de  derrière 
sur  le  côté),  n  On  écrit  souvent,  mais  à  tort,  kbala^on. 

ÉBALIE  (/i^  ou  EBALIA  (è)  n.  f.  Genre  de  crustacés  dé- 
capodes brachyurcs.  famille  des  leucosiidés.  comprenant 
des  crabes  oxystomes.  ordinairement  en  losange  ou  on 
hexagone,  avec  la  région  cèphalique  saillante.  J.os  ébaties 
sont  de  taille  médiocre;  on  en  connaît  queltjues  espèces, 
réparties  dans  les  mers  chaudes  et  tempérées.  Telle  est 
Veoalia  Edwardsi.  de  la  Méditerranée.^ 

ÉBARBAGE  baj')n.  m.  Action  d'ébarher.  do  faire  dispn- 
raiire  les  li;irl)es  ou  ébarbures.  les  bavures. 

ÉBARBEMENT  n.  m.  Techn.  Syn.  do  ^iurdagr. 

ÉBARBER  hIu  préf.  priv.  f*.  et  de  bar/-e)  v.  a.  Dt^ponîller 
i\c  h.Tflies  ou  d'appendices  analogues  :  Ebariirr  une  plume. 

—  Chir.  Couper,  avec  les  ciseaux  ou  le  bistouri,  les  pro- 
ductions morbides. 

—  Grav.  Enlever  les  bavures  que  la  pointe  ou  le  burin 
a  laissées  sur  in  planche  gravée,  nu  bord  du  trait. 

—  Hortic.  Couper  lo  chevelu  des  végétaux  qu'on  trans- 
plante. Il  Tondre,  en  parlant  d'une  haie  ou  d'une  char- 
mille. V  Counor  les  racines  qui  courent  à  fleur  de  terre, 
en  parlant  **^  la  vigne. 


Armes  d'Eauzd. 


—  Techn. 

pièce  ïortj.î 


Enlever  lei  lAvurei  qui 

do    fi.Mjl..   a;  r•-^   la    fonte. 


restent  sur   une 


..:.  sur 
In  Umci 
aies. 


d'i 
d  1 

pa-.  ..  . 
sable  au  i 
noir,  n  Eri 
métaux  p: 

-  Tyi 
mont  tra 

l'aussoi  niari.''^-»  le  >  ■ 

ÉBARBES  n.  f.  pi.  N! 
les  côtés,  lors()u'elles  ttorteiii  <j«- 
do  métal  fondues  pour  être  convi  r 

ÉBARBEUSE  n.  f.  Monnayag.  Ma' !.  r^e  .t  •  tarber.  com 
posée  de  deux  disques  en  acier  doués  d'un  rapide  mou 
vemont  de  rota- 
tion en  sens  in- 
verso et  paral- 
lèles  entre  eux. 

—  Agric.  Sorte 
de  nettoyeur,  à 
l'aide  duquel  on 
enlève  les  pro- 
longements fili- 
formes qui  so 
trouvent  à  l'ex- 
irémité  des 
grains  d'orge  et 
qui  restent  après 
lo  battage. 

ÉBABBOIR   n.  ^'*'*^"'*   "^"' 

m.  Outil  qui  sert  à  ébarber  les  métaux.  (C'est  une  sorte 
te  burin,  à  la- 

1, 


me  étroite  et 
effilée.) 

ÉBARBURE 

n.f.  Techn. li.i- 
vure  qui  existe 
sur   un   objet 


^ 


Ebarboirs  :  I 


I>i-  i:r:iï»-ur  »ur  ctiirre; 
D'ajustear. 


fondu  ou  coulé,  à  l'endroit  où  les  parties  du  moole  se 
joignent. 

—  Grav.  Parcelle  de  métal  provenant  de  la  planche  et 
qui  séleve  sur  le  bord  de  la  taille. 

ÉBARDOIR  n.  m.  Grattoir  à  trois  cAtés,  employé  par 
divers    corps    de 


\ 


métiers.  V. 

TOIR. 


ÉBAROUIR 

( orig.    inconnuo )  Ebardoir. 

V.  a.   Mar.    Des- 
sécher et  disloquer,    en   parlant    de   l'action    du   soleil. 

—  v.  n.  So  dessécher  et  se  disloquer  :  Bordages,  Barri- 
ques qui  commencent  à  èdarocir. 

ÉBAROUISSAGE  'rou-i-saf)  n.  m.  Mar.  Dislocation  ré- 
sultant du  dessèchement. 

ÉBAT  1 6a  —  du  préf.  é.  et  de  battre"»  n.  m.  Amusement 
accompagné  de  mouvomenis  folâtres  :  Se  livrer  à  de 
Joyeux  ébats.  Prendre  ses  ébats,  n  Plaisir  de  l'amour  : 

Témoin  IVbdi  qu'oo  prit  Boat  la  eoDdrai<>. 

Ce  mot  n'est  plus  guère  usité  au  singulier,  sauf  dans  le 
cas  suivant.) 

—  Véner.  Promenade  des  chiens  de  chasse  :  Mener  Ut 
chiens  à  Tébat. 

ÉBATTEHENT  'ba-tê-man)  n.  m.  Action  de  s'ébattre, 
ébat.  Il  Plaisir,  agrément  :  S'il  veut  plaider,  je  lui  en  don- 
nerai /'ÉBATTIiMB.VT.  (VioUX.) 

—  En  T.  de  techn.,  Balancemeiir  â*nne  voiture  entre  ses 

brancards. 

ÉBATTRE  (S'>  v.  pr.  Prendre  ses  ébats,  s'amnser  en  fo- 
I&irant,  en  se  donnant  beaucoup  de  mouvement  :  i>  chat 
cherche  les  meuf.les  les  plus  m-itlets  pour  s'u  r^r.ofrr  et 
s'ébattre.  fButr.'»  n  Se  livrer  an  plaisir 

—  Fig.  Se  donner  carrière  :  Ma  pen^  dans 
les  étranges  et  chimériques  régions  ae  la  /:_   ■      :) 

ÉBAUBI.  IE  'bô  —  rad.  ébnubir)  adj.  Qui  exprime  ans 
grande  surprise  :  .Uinf  ËBArniE, 

ÉBAUBIR  (S')  bô  —  du  vx  franc,  àaub  ;Ist,  balbni] 
bèguo'  V.  i-r.  S'étonner  granîement.  être  stupéfait,  inter- 
dit, hors  d  état  de  parler  intelligiblement.  (Vieux.) 

ÉBAUCRAGE   (bd-chaf)   n.   m.  Action    d'ébaucher,  de 
donner  une  première  façon  à  un  objet  :  A'KP^rrH^n»»  rf't/n<* 
planche,  ii  Action  de  donner,  â  l'aide  de  1 1 
une  première  forme  grossière  à  une  m 
on  veut   faire  un   ouvrage  de  poterie. 
Opération    préliminaire  du   laminage.  1 
donner  à  la  barre  de  fer  ou  d'acier  ui^ 
—  Transformation,  en  barres  plates,    ;  : 
l'on  obtient  par  l'affinage. 

ÉBAUCHE  bôch  —  sul>«t  verïml  d*»  *hnur1»^r\  n.  f.  Ou- 
vrage dont  toutes  lo^  ■  '  '  1  -  -  1-  -  _ 
semble  est  terminé.  : 

f-'ilf'f  VY\^Wr\\V   rf-f"    ■ 


tn< 
On 

—  ii.-ari.s.  t  >  .'..a.^ 
dont  les  détail- 

—  Grav.  Pr.  -  indi- 
quer les  mass.- 

—  Littér.  r  nx  déUils 
'l'une  œuvre  \v-  o\  qni  doit 
être  revue,  oon 

—  Techn.  M"  lis  non  fini. 

—  Stn.  Eban 

—  Encto..  I  t.  I* 
première  exén;  tnier 
let.  C'est  lA  rciçM-'*'-.  i- •  ri.i-i  ■.^■-  •  •--■[  m  ais*;  -  -■tanèe 
ni  aussi  complète  ;  elle  est  plus  réfléchie  et  exige  de  la  part 


EBAUCUEME.NT   —  ÉBÉNISTERIE 


d«  l'artisto  une  connat«san<'e  plus  étendue  des  ressources  do 
■OQ  art.  L'etauisse  p4>ut  Atreun  tout  ;  l>bauche  D'est  iamaîs 
que  la  premi^ro  partio  d  un  travail.  L^bauctio  joue  dans  la 
peinture  un  irt^!^  ^rand  râle  ;  elle  eo  dtïierniine  la  soliditi'* 
^t  't  '■  '  '^rt  A  lui  donner  du  ton,  do  la  vigueur  et  do 
il  ramener  ces  diverses  variétés  dt^-ham-hes 
-'  ■■  ■  l'**'.vi-he  épaisse,  faite  avec  dos  pAtos 

s  tjup  le  blanc,  les  ocres,  le  noir 
miticc.  faite  par  frottis  ou  avpc 
^.  cuninio  ta  tatjue.  le  biiume,  les 
:  t  niotlt'  d  ébauche  est  plus  facile, 
.  Ire  la  peinture  moins  solide  et 
i:  r,  de  lui  donner  un  aspect  rrctix, 

c  o;»îU-*iirt^  Ndits  cuuM>;aiice  et  sans  éclat.  Les  laques,  bi- 
tumes, terres  dp  Sienne,  toutes  les  couleurs  *ransi)aronles, 
ippluiuérs  direct'Muent  sur  la  toile,  font  que  J'ébauclio 
gardeNiue  apparence  uniforméiiicni  sombre,  noire;  elles 
ri'pousMfnt  co[)>(ammont,  c'esi-àdire  qu'elles  pénétrent  les 
tons  qu'on  place  dessus,  en  achevant  le  tableau,  et  qu'elles 
apparaissent  au  travers.  Un  autre  inconvénient  q^ue  pré- 
sente cette  sorte  d'ébauche  est  que  la  peinture  se  fendille, 
craque.  L'ébauche  au  bitume  fut  de  modo  vers  18J0,  sur- 
tout dans  1  école  romantique,  l^i  première  et  la  plus  im- 
ftortanie  qualité  dune  ébauche,  en  peinture,  est  la  tona- 
ité.  Pour  qu'une  ébauche  soit  bonne,  il  faut  que  tes  tons 
en  soient  francs,  qu'ils  soient  bien  en  rapport  les  uns  avec 
les  autres.  L'ébauche,  pour  le  sculpteur,  consiste  dans  la 

Jtremiere  fnç-m  qu  il  donne  a  la  terre  ou  à  la  cire,  avant 
le  modeler.  Il  cherche  d'atK>rd  les  grandes  licTies,  les 
fraudes  masses,  le  mouvement,  les  proportions.  1  attitude. 
I  faut  ensuite  faire  l'ébauche  du  modelé,  qui  doit,  vue  à 
une  certaine  distance  et  dans  tous  les  sons,  présenter,  par 
le  jeu  de  ses  ombres  et  do  ses  lumières.  l'aspect  d'un  des- 
sin massé  largement  et  avec  vigueur.  Sur  uno  ébauche 
faite  de  cette  manière,  il  n'v  a  plus  qu'à  modeler  les  détails, 
ÉBAOCHEMENT(W,  ma/1)  n.  m.  Action  débaucher.  (Yx.) 
ÉBAOCHER  {bé  —  oriç.  douteuse^  v.  a.  Exécuter,  achc- 
Ter  dans  l'ensemble,  mais  non  dans  les  détails  :  Ebaucher 
une  ptéce  de  menuiierie,  une  moulure. 

—  Par  ext.  Préparer  en  germo,  disposer  les  éléments 
do  :  La  nature  tswcHK,  par  un  acte  unique,  ia  forme  pri- 
mitive de  tout  être  vivant.  (Buff.)  ii  Arranger,  disposer, 
préparer  l'accomplissement  do  :    Ebadciikr  un  mariage. 

I  Commencer,  faire  en  partie;  indiquer  légèrement,  faire 
paraître  &  peine  :  Ebacciigk  un  sourire,  il  X'raUir  à  peine, 
aonaor  une  idée  incomplète  do  : 

Tu  poriM  n«remeat  ta  rolv*  dérhir^e. 
Qui.  tout  tes  plt»  fan^s,  ét^ucht  la  beauté. 

H.  Canttl. 

—  Fig.  Poser  le  principe,  les  éléments  de  :  L'esprit 
BBAt'CUK  te  bonhf^ur  que  la  vertu  achève.  (Holvét.) 

—  B.-arts.  Exécuter  l'ensemble  do  :  Ebaucher  une  tête. 

—  Grav.  Disposer  les  masses  do  ;  Ebaucher  une  gra- 
vure. 

—  Littér.  Faire  l'ensemblo  et  indiquer  seulomcat  les 
principaux  détails  de  :  Ehaccher  une  tragédie. 

—  ïcchn.  Faire  à  la  main  le  premier  travail  d'un  ou- 
vrage de  poterie,  ii  Ebaucher  du  chanvre^  Le  passer  à  l'é- 
bauchoir.  n  Ebaucher  un  mouvement  d'horlogerie.  En  dé- 
grossir les  pièces,  ii  Ebaucher  le  bois.  Le  dégrossir. 

S'ébaucher,  v.  pr.  Etre  ébauche,  commencé,  préparé. 

ÉBAUCHEUR  (bâ  —  rad.  ébaucher)  n.  m.  et  adj.  Horlog. 
Se  dit  de  l'ouvrier  qui  dégrossit  et  coramenco  le  mouve- 
mentd'one  pendtilc, d'une 
montre. 

—  Métall.  Se  dit  da 
cylindre  qui  sert  à  étirer  Eb»ticl»olr  de  charpentier. 

la  loupe  sortant  du  four  à  réchauffer,  n  On  dit  aussi  dé- 

OROSaiSSECK. 

ÉBAUCHOIR  (Ml  n.  m.  Outil  de  bois  oa  d'ivoire,  dont  les 
sculpteurs  so  servent  pour  modeler  l'argile  ou  ébaucher 
le  pl&tre.B  Ciseau 
dacicr  qui  sert 
à  bretteler  la 
sculpture. 

—  Techn.  Outil 
en  forme  de  ta- 
rière, qui  sert  à 
ébaucher  les 
mortaises,  a 
Grand  et  fort  potgne  à  dents  droites,  avec  lequel  on  donne 
au  chanvre  une  première  fa^on.  l' Nom 
donné  &  des  outils  en  forme  de  ciseaux 


Ebaucholrt  de  tculptour. 


Ebiuchnlr 
à  mortAliet. 


et  qu'emploient  les  charrons,  les 
potiers  et  les  charpentiers  dans  leurs 
travaux. 

—  EncTcL.  B.-arts.  Les  sculpteurs 
emploient,  pour  faire  leur  ébauche, 
des  instruments  de  bois,  buis  ou  os, 
de  formes  variées,  s'amiocissant  sur 
les  bords  en  lame  do  couteau  et  ren- 
flés au  milieu  pour  augmenter  leur 
solidité;  les  uns  sont  droits  commo 
des  poignards,  d'autres  sont  courbes 
commo  des  serpes,  d'autres  ont  leur 
bord  garni  do  dents  pour  former  la 
râpe,  etc.  On  no  se  sert  des  ébau- 
choirs  on  os  ou  en  bois  que  pour  la 
cire  A  mM^lrr  ou  \oh  modèles  en 
t''  '  :,s  ;  pour  les 

^''  :''sébauchoirs  en  fer  do  diverses 

p'  ^  du  travail  à  exécuter. 

ÉBAUOIH  /,6  —  .lu  préf.  é,  et  de  baud,  hardi,  gai)  v.  a. 
Amuser,  récréer,  étr.iver  : 

)■■■■■''  ■■  ^'-itr#!  ETr^llenre 

I  ■  :n-tn  fla)t»'ol*L         VoLTAlU. 

S^ébaudir,  ^  r.  s  amuser,  se  divertir.  :  S'ébaU' 

dtr  la  rate,  H" ■■:■■,>  ^pr\t»,  même  sens. 

ÉBAUDISSCMENT  hA  'h-»e-man)  n.  m.  Action  des'ébaa- 
dir.  tie  se  divertir.    P<  u  usité.) 

Ebba  (sainte),  martyrisée  en  870.  Elle  éuit  abbesse 
du  monastère  do  Coldi'm^ham,  lorsque  les  chefs  danois 
Mtibba  et  Hinguar  envahirent  l'Kcosse.  Pour  échapper  à 
la  brutalité  des  vainqueurs,  elle  se  coupa  le  nez  et  la  lèvre 
sup-rn-jf.  et  persuada  à  ses  reli>:ieiises  do  l'imiter.  Ce 
^'  'i  leur  honneur,  mais  leur  coûta  la  vie.  Les 

*'  il  le   feu  au  monastère  :  Ebba  et  ses  rcli- 

f-'  '  Tjt  dans  les  flammes. 

CBBE  ou  ÈBE  >&'  —  mot  anglo-saxon)  n.  m.  Nom  que 
l'on  donne  au  reflux  de  la  mer,  en  Normandie. 


—  pROV.  :  Ca  qui  vient  d«  flot  «'en  r«toam«  d'ebbe,  On 

perd  un  bien  mal  acquis  aussi  aisément  qu'on  l'a  gagné. 

EbbON  (saint),  év/^jue  de  Sens,  mort  en  :r.O.  Il  fut  abbé 
du  monastère  de  Saint-Pierre-le-Vif,  &  Sens,  et  succéda 
ensuite  A  son  oncle,  évéque  du  diocèse.  Plus  tard,  il  ^o 
retira  dans  un  ermitage  du  village  d'Arcis,  où  il  passa  le 
reste  de  sa  vie  dans  les  austérités.  —  Kéle  le  27  aoilt. 

Ebbon,  archevémie  de  Reims,  né  en  775,  mort  on  851. 
Son  père  était  serf.  Ilimiltrude.  sa  mère,  ayant  été  donnée 
pour  nourrice  ù  I*ouis  le  Débonnaire,  (ils  de  Charlemagne. 
il  fut  élevé  avec  ce  prince  qui,  plus  tard,  le  pourvut  do 
riches  bénétices  en  Aijuitaine  et.  monté  sur  le  trône  impé- 
rial, le  nomma  arrhevèciiie  de  Keims.  Ettbon  gouverna 
son  diocèse  avec  sagesse  et  fil,  sur  l'ordre  du  papo  Pascal, 
trois  voyages  apostoliques  en  Danemark,  où  il  réussit  à 
établir  le  christianisme.  Mais,  en  833,  lorsque  l'empereur 
Louis  tomba  entre  les  mains  de  son  tîls  Lotbaire  révolté 
Ebbon,  séduit  par  la  promesse  de  l'abbaye  de  Saint- Waast, 
trahit  son  bienfaiteur,  et,  après  avoir  prononcé  la  dépo- 
sition de  Louis  dans  l'assemblée  doCompiègoe,  le  dégrada 
de  ses  propres  mains,  (^pendant,  Louis  remonta  sur  le 
trône,  ot  Ebbon,  déposé  &  son  tour  par  le  concile  do  Tliion- 
ville  (835),  fut  enfermé  dans  le  monastère  de  Fulda. 
Lotliaire,  devenu  empereur,  tenta  de  le  rétablir  sur  le 
siège  de  Reims,  mais  le  pape  refusa  do  l'instituer.  Bientôt, 
même,  Ebbon,  tombé  on  disgr&ce  pour  avoir  refusé  l'am- 
bassade do  Constantinoplo,  s'enfuit  auprès  do  Louis  do 
Bavière,  qui  lui  donna  1  évéché  d'Hildosncim,  on  Saxo. 

Ebbon,  moine  allemand  du  xii*  siècle,  qui  a  laissé  uno 
vio  d'Othon,  évéquo  do  Ramberg,  publiée  dans  les  Acta 
sanctorum. 

EBDOME  {é-bdom'  —  du  gr.  ebdomos,  septième)  n.  m. 
Antiq.  Nom  quo  les  Grecs  donnaient  à  une  féto  mensuello, 
qu'ils  célébraient  en  l'honneur  d'Apollon,  lequel  passait 
pour  être  né  lo  septième  jour  du  mois. 

Ebe  (Gustave),  architecte  allemand,  né  à  Halberstadt 
en  1834.  Il  fit  ses  éludes  à  lacadëmio  d'architecture  do 
Berlin,  voyagea  en  Franco  et  on  Italie,  fit  Quelques  tra- 
vaux au  Èathaus  do  Magdcbourg.  ot  s'établit  i  Berlin, 
où  il  eut  pour  collaborateur  Julius  Benda.  Après  avoir 
obtenu  le  premier  prix  au  concours  pour  l'exécution  do 
l'hôtol  do  ville  do  Vienne,  ces  deux  artistes  débutèrent  Â 
Berlin  par  la  construction  do  la  maison  Pringsheim  (1872 
à  1874\  ornée  do  décorations  polychromes.  Le  palais  do 
Tielo-Winckler,  également  leur  œuvre,  est  une  imitation 
de  la  Renaissant:e  allemande,  avec  statues  et  bas-reliefs. 
Ebo  et  Benda  ont  également  employé  la  polychromie  pour 
les  maisons  de  rapport.  Une  mai.son  d'un  aspect  monumen- 
tal, s'élevant  sur  la  place  de  Paris  à  Berlin,  est  leur  œuvre. 
Ebe  a  écrit  plusieurs  ouvrages,  parmi  lesquels  :  die  Spat- 
renaissance  (1886)  [ou  Histofro  do  l'art  européen  depuis  lo 
milieu  du  xvi*  siècle  jusqu'à  la  lin  du  xviii*'. 

Ebed-JESU  ou  Abd-IESCHOUA  ,  surnommé  bar- 
Brika  ou  Ûls  du  Béni,  mort  en  1318.  Il  fut  èvéque 
nestorien  de  Tsoba  ou  N'isibo  et  métropolitain  d'Arménie. 
On  a  de  lui  do  nombreux  ouvrages,  dont  deux  très  impor- 
tants pour  l'histoire  ecclésiastique  :  un  Abréqé  îles  canons 
des  conciles,  publié  pour  la  première  fois  à  Romo  en  sy- 
riaque et  en  lalin  (1825-1838),  et  un  catalogue  en  vers  sy- 
riaques des  écrivains  ecclésiasliques,  qui  contient  jusqu'à 
deux  cents  noms  d'auteurs  syriens,  presque  tous  inédits. 

Ebed-JESU,  patriarche  chaldéon,  qui  vivait  vers  le  mi- 
lien  du  XVI'  siècle.  Moine  nestorien  de  Gozarta,puis  évoque 
de  la  même  ville,  il  se  rendit  à  Romo  en  1562,  abjura  l'hé- 
résie, fit  confirmer  son  élection  par  le  pape,  retourna 
occuper  son  siège  et  alla  mourir  ensuite  dans  un  monas- 
tère de  la  Mésopotamie.  Il  était  fort  savant  et  connaissait 
cinq  langues;  il  a  laissé  quelques  écrits. 

Ebel  (Johann  Gottfried),  médecin  et  géographe  alle- 
mand, né  en  1764  à  ZuUichau  (  près  Francfort-sur-lOder), 
mort  à  Zurich  en  1830.  Il  exerea  à  Francfort-sur-le-Moin, 
d'où,s'étant  rendu  suspect  politiquement  par  une  traduction 
dos  œuvres  de  Sieyès,  il  se  renaît  à  Paris.  Ayant  signalé 
le  danger  que  courait  l'indépendance  do  la'Suisso  à  ce 
moment,  la  Confédération  lui  accorda  (1802)  le  droit  de 
cité  :  dès  1810,  il  se  retira  à  Zurich.  Son  Manuel  pour  vogager 
ngréafilement  et  utilement  en  .Suisse  (1793,  réédité  jusqu'en 
1848  ;  en  allcmj,  le  premier  bon  guide  do  la  Suisse,  a  fait 
sa  réputation.  Comme  médecin,  ilse  consacra  à  l'étude  do 
l'anatomie  comparée  et  de  l'ethnographie. 

EbEL  (Johann  Wilhclm),  né  à  Passenheim  Trusse- 
Orienl.)  en  1784,  mort  à  Ludwigsburg  (Wurtemberg)  en 
1861.  p;ièvo  du  théosophe  Schœnherr,  il  devint  pasteur  ù 
Kœnicsberget  l'un  des  chefs  (1813)  do  la  secte  piétistedcs 
micArer,  que  la  rumeur  publique,  à  cause  de  leurs  pratiques 
secrètes,  accusait  d'immoralité.  Impliqué  do  ce  fait  dans 
un  procès  retentissant  (1835),  il  fut  destitué  et  se  retira 
en  Wurtemberg.  II  fut  prouvé  qu'il  était  innocent  et  que 
son  procès  avait  été  conduit  avoc  beaucoup  do  parti  pris. 

Ebel  (Hcrmann),  celtisant  allemand,  né  à  Berlin  en 
1828,  mort  on  1875  à  Misdroy.  Elève  do  Bœckh,do  Pott  cl 
de  Bopp,  il  fut  un  des  promoteurs  des  études  celtiques. 
Son  grand  travail  fut  une  refonte  do  la  Grammatica  celtica 
de  Zcuss  (I87r>. 

Ebeling  (Christian),  philosophe  et  théologien  alle- 
mand, né  à  Biickebourg  en  1668,  mort  Â  Rinteln  en  171G. 
Il  fut  professeur  do  philosophie  à  Rinteln  en  1697.  Il  a 
écrit  principalement  des  ouvrages  latins  et  sur  des  ques- 
tions théologiquos. 

Ebeling  Adolfi.  écrivain  allemand,  né  on  1827  à  Ham- 
boiirp.  II  étudia  la  philosophie  à  Heidelborg,  vécut  au 
Brésil,  ix  Mecklenbourg.  à  Paris  (1851-1870),  où  il  fut  le 
correspondant  de  journaux  allemands.  Expulsé  lors  de  la 
guerre  do  1870,  il  fut  l'homme  de  confiance  des  autorités 
allemandes  en  Alsace-Lorraine  pour  les  relations  avec  la 

rresso  des  provinces  annexées  et  (1874-1878)  professeur  à 
Ecole  militaire  du  Caire.  Il  se  retira  &  Cologne.  Parmi 
ses  nombreux  écrits,  nous  citerons:  Sapott'on  Jf/  et  sa 
rour  (1891-1893)  ;  l'Esetarage  depuis  tes  temps  ancens  jus- 
qu'à l'époque  moderne  {iH9,9);  la  traduction  allomnnde  des 
Mémoires  de  M"»  de  Uémusat  et  de  la  générale  Durand. 

Ebell  (Henri-Charles),  compositeur  allemand,  né  A 
Neu-Ruppin  eo  1775,  mort  à  Breslau  on  1824.  Il  devint  di- 
recteur de  la  musique  au  thé&ire  de  Breslau  ot  ne  cessa 
de  cultiver  l'art,  même  lorsqu'il  eut  été  nommé,  en  1807, 
secrétaire  de  la  régence  do  cette  ville.  Au  thé&tre,  il  a 
donné  les  opéras  suivants  ;  l'Ange  gardien,  Selico  et  Berisa^ 
le  Déserteur,  Melida,  te  Miroir  au  fiancé,  les  Dons  du  génie, 


S 

le  Garée  de  nuit,  Ànaeréon  en  lonie.  On  lui  doit  aussi 
l'Immortalité,  oratorio,  une  musique  pour  la  tragédie  do 
Latutssa.  etc. 

Ebelmen  (Jacques-Joseph\  chimiste  français,  né  à 
Baumc-les-Dames  en  1814,  mort  h  Paris  en  1852.  Sorti  de 
1  Ecole  polytechnique  en  1833,  de  l'Ecole  des  mines  en  1836. 
ingénieur  À  Vesoul,  il  fut  nommé  adjoint  au  professeur  do 
ducimasie  de  l'Ecole  des  mines  (1840),  puis  administrateur 
adjoint  do  la  manufacture  de  Sèvres  (1845).  La  même  an  née, 
il  fut  nommé  professeur  à  l'Ecole  des  mines  et  administra- 
teur de  la  manufacture  do  Sèvres  en  1847.  Ce  savant  a  fait 
faire  à  la  manufacture  de  notables  progrès  artistiques  et 
industriels.  Il  y  perfectionna  lo  coulago  et  remplaça  le  bois 
par  la  houillo  dans  la  cuisson  des  p&tes,  ce  qui  permit  d'ob- 
tenirdos  porcelaines  d'une  pureté  jusqu'alors  mconnue  et 
do  réaliserd'impurtantes économies.  I^cristallographie  lui 
doit  des  procédés  pour  l'imitation,  par  la  voie  sèclio,  do  plu- 
sieurs pierres  précieuses,  telles  que  l'énieraude, le  corindon, 
le  spinotle  et  lo  péridot.  Il  s'occupa  aussi  avec  succès  de 
recherches  sur  la  composition  et  I  emploi  des  gaz  do  hauts 
fourneaux.  Les  mémoires  où  sont  consignés  ses  travaux  ont 
été  réunis  par  Salvetat.  sous  le  titre  de  Hecueitdes  travaux 
scientifiques  de  M.  Ebetmen  (185S).  On  y  remarque  surtout 
celui  qui  traite  des  Altérations  des  roches  stratifiées  sous 
iin/luence  des  agents  atmosphériques  et  des  eaux  d'infiltration 
(1851).  L'auteur  y  considère  comme  possible  la  reproduction, 
par  la  syntlièse  chimi(|ue.  de  tous  les  types  qui  manquent 
  la  classitiraiioii  des  minéraux  cristallisés. 

Ebelsberg  ou  Ebersbcrg,  bourg  d'.-Vustro-Hongrio 
(Haute-Autriche  [district  de  Saint-Florian]),  sur  la  Traun  ; 
2.240  hab.  Ancien  château  fort  ;  victoire  des  Français  sur 
les  Autrichiens,  le  3  mai  IS09. 

ÉBÉNACÉ  \sr).  ÉE  adj.  Qui  ressemble  à  l'ébèno. 

ÉBÉNACÉES  n.  f.  pi.  Bot.  Syn.  de  diospyracbks. 

ÉBÉNASTRE  nnsxtr')  n.  m.  Bot.  Nom  vulgaire  d'one 
espèce  do  plaqueminier  et  du  cytise  des  Alpes. 

ÉBÈNE(du  lat.  e6enti5.  même  sens)  n.  f.  Syn.de  éubnier: 
/.'ÉuÈNK  est  un  plaqueminier.  \\  Ebène  de  Crète,  Nom  vulgaire 
d'une  espèce  d'anthyllide.  n  Ebène  jaune,  Syn.  do  big.nonb 
\\  Ebène  noire,  Syn.  do  ntiROCKUPE.  n  EOène  verte.  Nom 
d'une  espèce  de  plaqueminier.  n  Nom  donné  au  bois  de 
l'ébénicr  et  à  plusieurs  autres  bois  noirs,  pour  la  plupart 
très  durs,  très  lourds  :  Ebène  noire.  Ebènk  verte.  Euènb 
blanche  et  noire,  w  Ebène  Maurice,  Ebène  noire  des  Indes 
ot  de  Madagascar,  lifôéne  de  Portugal,  Ebène  du  Brésil, 
veinée  de  rouge  ou  de  vert. 

—  Par  cxt.  Ouvrage  en  ébène  :  Acheter  des  Abènes  d'un 
grand  prix. 

—  Couleur  d'un  noir  intense  et  éclatant  ;  objet  qui  a 
cette  couleur  :  Des  cfieveux  d'ÈBksB. 

—  Fam.  Dois  d'ébène  ou  simplem.  Ebène,  Nom  donné  aux 
noirs  par  les  négriers,  n  Marchand  de  bois  d'ébène.  Négrier. 

—  Miner.  Ebêne  fossile.  Nom  donne  quelquefois  au  jais. 

—  MoU.  Nom  vulgaire  d'une  coquille  du  genre  cérilhe. 

—  Encvcl.  Industr.  et  comm.  Lo  véritable  bois  d'ébène 
était  connu  et  employé  aux  époques  les  plus  anciennes. 
Aujourd'hui,  on  distingue  dans  le  commerce  trois  sortes 

rrincipales  d'ébène  :  l'ébène  Maurice,  qui  est  la  plus  belle  : 
ébène  noire  de  Portugal  ou  ébène  noire  de  Maurice;  Vébcnr 
noire  veinée  de  rouge  ou  bois  de  Coromandel.  Le  bois  d'ébèno 
est  d'un  emploi  constant  dans  la  marqueterie,  l'ébénisterie 
et  les  ouvrages  do  tour. 

On  donne  aussi  le  nom  d'  ■  ébène  >  au  bois  de  certains 
végétaux  qui  difi'èrent  du  véritable  ébénier.  C'est  ainsi 
que  l'on  emploie,  dans  l'industrie,  de  l'ébène  jaune,  prove- 
nant d'un  arore  do  rAméricfue  du  Sud,  le  bignonia  teucoxy- 
lon;  l'ébène  rouge,  qui  est  lo  bois  du  sanionus  littorea; 
r<^6énet'cWe,  provenant  d'un  arbre  de  Madagascar,  IVuifa^fe. 

On  imite  souvent  1"  «  ébène  n  avoc  le  bois  de  poirier  passé 
à  la  noix  de  galle  et  ciré  ensuite. 

Ce  bois,  très  estimé  au  moyen  ftge  ponr  les  travaux  do 
menuiserie  et  do  bimbeloterie,  passait  pour  avoir  certai- 
nes vertus  magiques  ;  notamment,  celle  de  préserver  de  la 
peur.  Au  xvi*  siècle,  on  construisait  encore  des  berceaux 
on  ébène,  notamment  ceux  des  jeunes  princes,  i  parce  quo 
ce  bois  a  la  venu  de  les  garder  d'épouvantemeni  •. 

ÉBÉNER  V.  a.  Donner  artificiellement  à  un  bois  !a  cou- 
leur, l'apparence  de  l'ébène. 

S'ébéner,  v.  pr.  Etre  ébénô  :  Le  poirier  s'ébènb  très  bien. 

Ebenfurth,  ville  d'Auslro-Hongrie  (  Basse-Autriche 
[district  do  Wiener-Neustadt]),  aux  confins  de  la  Hongrie, 
sur  la  Leiiha;  2.400  hab.  Manufactures  de  drap,  de  papier 
et  do  colon.  Ancien  château 
des  Templiers. 

ÉBÉNIER  [ni-é)  n.  m.  Nom 
vulgaire  du  genre  plaquemi- 
nier {iliospi/ros)  et,  plus  spé- 
cialement, d'une  espèce  {aio' 
spyros  ebenum)  dont  lo  bois  est 
appelé  ébène.  n  Le  cityso  {cyti- 
sus  labumum)  est  dit  aussi  faux 

HBÉNIBR. 

—  EscTCL.  L'f'ô^nier  est  un 
arbre  à  tige  très  élevée,  à  écorco 
grise  ou  noirâtre ,  originaire 
de  l'Inde,  Madagascar,  Mau- 
rice, etc.,  dont  le  bois  dur, 
lourd,  de  grain  fin.  de  couleur 
noire  quand  il  est  Agé,  est  très 
recherché  en  ébénisterie  ;  lo 
plus  apprécié  vient  de  Mau- 
rice. D'autres  espèces  do  pla- 
queminiers  {diospyros  reticu- 
iata ,  diospyros  metanoxylon , 
diospyros  ebenastis)  fournissent  EbOnier  :  a,  coupe  de  la  tteur. 
aussi  un  bois  do  même  nature. 

ÉBENIN,  INE  adj.  Qui  est  commo  l'ébène;  qui  est  do 
couleur  d  ébène  :  Lne  couleur  ébk.ninb.  (Très  peu  us.) 

ÉBÉNISTE  (nisst'^  n.  m.  Ouvrier  qui  fait  la  menuiserie  de 
luxe,  particulièrement  les  meubles.  fOn  appelait  autrefois 
ébénistes  les  ouvriers  travaillant  spécialement  l'ébène.) 

—  E>cYct,.  L'ancienne  corporation  des  ébénistes  no  diffé- 
rait pas  do  celle  des  menuisiers  huchiers,  dont  elle  parta- 
gea le  sort.  Réunie,  sous  Louis  XV,  à  celle  des  tourneurs 
et  layctiers,  elle  disparut  avec  la  Révolution. 

ÉBÉNISTERIE  [ste-ri)  n.  f.  Métier  d'ébéniste;  art  do 
confeciionncr  les  meubles  de  luxe.  H  Travail  d'ébéniste. 

—  Encycl.  Vébénisterie  comprend  tons  les  métiers  qui 
concourent  ù  la  fabrication  du  meuble. 


C/nat  ainsi  quo  nombre  do  professions  bien  distioctcs  re- 
Ii-vent  do  l'obéiiistorio.  Cituns  :  les  tourneurs,  mouturicrs 
!_  L  soulpteurii  en  meubles,  les  incrustours, découpeurs,  mar- 
<{iu--tours,  les  chaisiers,  les  menuisiers  en  fauteuils,  les 
ju'-iiuisiers  on  bulfets,  les  ajqsteurs  pour  tables  et  autros. 
ÉBÉNOXYLE  n.  m.  Genre  d'arbrisseaux,  do  la  famille  dos 
j  éljônacùes,  comprenant  une  soixaDlaiue  d'espôcos  tropi- 
cales. Il  On  du  aussi  KliKNOXYLON. 

EBENUS  (é-té-miss)  n.  m.  Nom  scientifique  do  l'ébônier. 

Genre  do  li-yumineuses-papilionacées,  tribu  des  hédy- 
.s.iii^es.  (Les  cOenus  sont  dos  herbes  ou  arbrisseaux  do  la 
jxiJiiun  mùditorranéenne.) 

EbensCE,  comm.  d'Austro-Hongrie  {Hauto-Autricho 
listrict  d'ischlj),  à  l'extriimité  môndionalo  du  lac  do  la 
1  rauo  ;  5.930  hab.  Sciories  ;  construction  do  batoaux. 

Eber  (Paul),  hébraïsant  ot  théologien  allemand,  né  à 
.jtziiif^'en  (Franconic)  en  1511,  mort  à  W'ittonberj^  (Saxe) 

I  ir)t;y.  11  étudia  d'abord  auprès  do  son  péro,  un  pauvre 
i.iilleur,  puis  au  gymnase  uAnspach  et  à  Nuremberg. 
Mflanchtnon,  frappé  do  son  érudition,  le  prit  pour  secré- 
lairo  ;  il  l'emmena  â  Worms.  ICn  I5U,  Ebor  l'ut  nommé  pro- 

ssour  de  grammaire  à  l'université  de  Wittenberg,  et,  on 

I-;,  inspocteur  ecclésiastique  de  l'électoral  do  Saxe.  Il  a 

rit  en  latin  une  Histoire  des  Juifs  depuis  la  captivité,  et 

s  .st  surtout  occupé  de  reviser  la  traduction  latino  do 

i  Ancien  Testament.  Ses  principales  œuvres  ont  été  réim- 

;    primées  dans  le  tomo'VlIl  do  la  collection  intitulée  :  Leàen 

I    nitd  ausyewû/iUe  Schriften  der  Vâter  und  Begrûnder  der 

I    rcfurmirten  Kirche. 

Eberbach,  abbaye  do  l'ordre  do  Citeaux,  dans  l'an- 
'  I 'iiiin  Hi's?,e-Nassau,  aujourd'hui  régence  prussienne  de 
\\  icbi^aden,  piès  llattonheim.  Fondée  en  lUO  par  Adal- 
l'iTt,  archevêque  do  Mayence,  pour  des  chanoines  régu- 
li'MS,  elle  fut  reconstruite,  peu  après,  par  saint  Bernard  de 
'  iairvaux  ot  rattachée,  avec  toute  une  série  d'autres  mo- 

i^tèros  allemands,  à  l'abbaye  deClairvaux,  troisième  lille 
^  Citeaux.  Eberbach  fut  longtemps  un  centre  important 
I  .ur  la  diffusion  des  sciences  et  dos  arts  en  Allemagne. 
I  *n  y  voit  encore  nombre  de  tombeaux  de  personnages  ini- 
l'oriants  du  xu*  au  xviii*  siècle.  Sécularisée  en  1SU3,  elle 
bcrt  aujourd'hui  do  prison  centrale. 

Eberbach,  ville  d'Allemagne  (gr. -duché  de  Bade  [cer- 
'  le  de  Moshachj),  au  oonlluent  de  l'ittersbach  avec  le 
-N'L-kar,  affluent  du  Rhin;  4.950  hab.  Vignobles,  carrières, 
I  (brique  de  perles  de  verre;  commerce  de  bois.  Aux 
ciiviruns  ruines  d'un  château  construit  par  l'empereur 
Henri  VI,  vastes  forêts.  —  Chef-lieu  d'un  bailliage  peuplé 
do  14.600  hab. 

Ebergassing,  bourg  d'Austro-Hongrie  (Basse-Autri- 
rho  [district  do  Schwechat]),  sur  la  Fische,  affluent  du 
i'aiiuhe;  2.310  hab.  Forage  de  canons;  filature  de  coton  ; 
ini[irimerie.  Château. 

ÉBERGEMENT  {bèr'-je-man  —  rad.  berge)  n.  m.  Opération 

M  consiste  à  régulariser  les  talus  des  berges  lorsqu'on 

iTo  le  curage  des  canaux  et  des  cours  d'eau,  en  faisant 

^paraitre  tout  ce  qui  fait  saillie  et  obstacle  à  la  libre 

1  Lulation  do  l'eau. 

ÉBERGUER  {ghé  —  du  préf.  é,  et  de  Bergen  [ville  de 

^  jrvôge,  ou  était  pratiquée  la  préparation  de  la  morue 

indiquée  ci-dossous])  v.  a.  Préparalioa  do  la  morue  qui  vient 

<\  «tro  prise,  uui  consiste  à  lui  ouvrir  le  ventre,  retirer  les 

,i: railles  ot  les  yeux,  supprimer  la  queue,  les  nageoires 

jéricures  et  la  peau  du  dos,  jjour  la  remorquer  à  la  suite 

.  bateau.  (,Cetio  préparation  donne,  parait-il,  une  saveur 
pariiculière  au  poisson.) 

Eberhard,  duc  de  Franconie,  tué  en  939,  frère  de 
t'oiirad  1",  roi  d'Allemagne,  qu'il  assista  dans  ses  luttes 
'  outre  Henri  do  Saxo.  Jugé  trop  peu  puissant  par  son  frôro 
I  "ur  porter  la  couronne,  celui-ci,  mourant,  le  chargea  de 
lomottre  à  Henri,  son  ennemi,  les  insignes  do  la  royauté; 
il  fut  un  dos  principaux  artisans  do  T'éleclion  du  mémo 
Honri  (Henri  1"",  l'Oiseleur)  ù.  Fritzlar,  eu  919,  mais  se  ré- 
vulia  sous  sou  successeur,  Othon  l•^ 

Eberhard,  Ebrard  ou  Evrard  de  Béthuue,  sur- 
iioiumé  Graecista,  à  cause  du  tare  d'un  do  ses  livres.  H 
\  ivait  vers  le  commencement  du  xu*  siècle.  Le  plus  impor- 
tant do  ses  ouvrages,  poème  do  doux  mille  vers,  intitulé  : 
-j  Gr3!cismus,  de  fit/uris  et  octo  parlibus  orationis  sivo  Gram- 
maticx  regult  versiàus  latinis  explicatx,  est  en  réalité  une 
grammaire  et  une  rhétorique  latines.  H  fut  écrit  eu  \Z\2  ou 
1224.  Ce  fut,  en  quelque  sorte,  l'unique  ouvrage  élémeu- 
tairo  usité  jusqu'au  temps  d'Krasmu.  On  a  de  lui  un  Liber 
antihxresis ,  dans  lequel  il  combat  les  cathares  qui  s'étaient 
alors  répandus  dans  les  Flandres. 

Eberhard,  famille  ducale  do  Wurtemberg,  dont  les 
membres  les  plus  marquants  sont  :  Eberhard  1'%  l'Au- 
guste, comte  uo  Wurtemberg,  s'intiiulant  lui-mômo  «  l'ami 
Qo  Dieu  ot  l'enuorai  dos  hommes  »  (1265-1323).  [Person- 
nage turbulent,  il  se  révolta  contre  les  empereurs  Ro- 
dolpho  do  Habsbourg  et  Honri  VII  de  Luxembourg,  et  fut 
candidat  au  trône  d  Allomagno  (1308).  Vaincu  et  mis  au 
ban  de  l'ompiro,  chassé  do  son  manoir  do  Wirtineborg, 
près  Stuttgard,  berceau  dos  seigneurs  de  Wurtemberg,  il 
réintégra  ses  biens  (1313)  et  so  lixa  à  Stuttgard  qui,  avant 
lui,  n'était  qu'un  haras  {Gestût  Garten,  «  enclos  pour  les 
juments»)!  ;  —  Eberhard  II,  rfer  Grenier  (loQuorollour), 
comto  do  Wurtemberg  (1344-1392),  potit-tils  du  préco- 
dent. [H  régna  do  concert  avec  son  fréro,  Ulrich  IV,  mort 
en  1366,  et  seul  après;  dos  abus  do  pouvoir  lui  suscitèrent 
la  haino  des  villes  do  la  Souabe,  dont  quarante  formèrent 
(1376)  une  liguo  contre  la  trop  puissante  noblesse,  et  qu'il 
put  anéantir  en  1388];  —  Eoerhard  m,  der  Milde  ^lo 
QéDércux)  [1392-1417J.  [Très  pacitique,  on  eut  souvent  re- 
cours à  lui  comme  arbitre.  Néanmoins,  c'est  lui  qui,  en  1395, 
à  Hoimshoim,  vainquit  la  liguo  dos  Massues  (Schlegler- 
bund),  association  de  petits  feudataires  impériaux  immé- 
diats, fondée  contre  la  puissance  croissante  du  Wurtem- 
berg]; —  Eberhard 'V,  le  Barbu,  comto  de  Wurlemberg, 
do  1450  à  1495,  oCi  il  devient  Kukrhaud  I",  duc  do  Wur- 
tomborg,  né  en  1145,  mort  à  Tubinjjuo  on  1496.  [Par  la 
charto  do  Miinsin-^on,  en  1483.  il  insinua  l'indivisibilité  du 
territoire  wurtemborgeois,  charto  que,  lïar  le  traité  d'Ess- 
Ungen.en  1492,  il  plaça  sous  le  coutrélo  du  clergé,  de  ta 
noblesse  et  d'un  tiers  état,  fondant  ainsi  la  constitution  du 
pays.  Fondateur  de  Tunivorsité  de  Tubingue  (14:7).  L'om- 
perour  Maximilion  I"  l'élova  au  rang  do  duc,  en  M'Jj.  Sa 
statue  est  au  château  do  Stuttgard]  ;  —  Ludwig  Eberhard, 
duc  de  Wurtemberg»  nô  on  1676,  mort  on  1733,  fut  victime 


do  la  gallomanio  somptueuse  que  lo  luxo  do  Louis  XIV 
avait  communiquée  aux  polîtes  cours  d'Allemagne.  Sa 
liaison  avec  Chrisiine-WilhelminoGrjivcDitz,  dont  il  fit  le 
frèro  premier  ministre,  et  qui  pressurait  le  pays  pour  s'en- 
richir, a  défrayé  la  chronique  scandaleuse  du  temps. 

Eberbard  (Johann  Peter),  médecin  et  mathématicien 
allemand,  né  à  Altona  en  1727,  mort  a  Halle  en  I7"v.  U 
voulait  donner  aux  sciences  médicales  la  certitude  ma- 
thématique, au  lieu  de  leur  chercher  un  fondement  solide 
dans  la  méthode  expérimentale.  Il  faut  citer,  parmi  ses 
nombreux  ouvrages  :  Disaertatio  de  sanauificatione  (1749)  ; 
Ùissertatio  de  vuu  (1755);  Bistertalio  ae  morte  subitanea 

(1762). 

Eberhard  (Conrad),  sculpteur  allemand,  né  on  1768 
à  Iliii  lrlan(^',mort  à  Munich  en  1859.  Le  prince  héritier  do 
Bavi(-ro  lui  fournit  les  moyens  de  se  rendre  â  Rome,  où  il 
exécuta  trois  de  ses  œuvres  les  plus  remarquables  :  une 
l'en»*  avec  /'Amour  (glypiothèque  de  Munich);  un  Silène 
assis  avec  JJacehus  enfant,  ot  une  Léda.  Cependant,  en  dépit 
do  ces  travaux  d'art  profane,  après  son  retour  à  Munich, 
où  il  devint,  en  I81G,  professeur  à  l'unÎTersilé,  Il  se  rangea 

f)lutôt  du  côté  des  adeptes  do  l'école  dite  Jiazaréenne.  Parmi 
es  œuvres  nombreuses  qu'il  a  exécutées,  tout  à  fait  dans 
les  traditions  de  cette  école,  nous  citerons,  à  Munich  :  les 
statues  do  Varchange  Michel  ot  do  saint  Georges,  à  la  porte 
de  risar;  le  bas-reliof  de  la  porto  do  la  chapelle  do  Tous- 
les-Saints;  lo  monument  de  la  princesse  Caroline,  dans 
l'église  dosThéatins  (1825).  A  Uatisbonno,  on  voit  encore, 
du  mémo  artiste,  les  tombeaux  des  évoques  Sailer  et  Wîtt- 
mann.  Dans  toutes  ses  autres  œuvres,  mémo  on  peinture, 
où  il  s'est  essayé  avec  succès,  Kberhard  est  demeuré  (idèle 
aux  traditions  de  son  é«'olo.  Comme  peintre,  il  est  surtout 
connu  par  son  tableau  représentant  le  Développement  /»'«- 
tori(/ue  du  christianisme  et  ses  Iriompfies. 

Eberhard  (August  Gottlob),  littérateur  allemand, 
né  à  Bclzig  en  1769,  mort  à  Dresde  en  1845.  Il  fut  libraire 
à  Hambourg,  et  se  fit  surtout  connaître  comme  un  agréable 
conteur.  Ses  recueils  de  contes  sont  nombreux  :  /'Jsf/uisses 
à  la  plume  d'Ernest  Scherzer;  Doctrines  et  actes  d'Iscariote 
Krall;  lioses  fugitives;  etc.  Ses  œuvres  complètes  ont  été 
publiées  à  Halle  (1830-1831). 

Eberhard  (Jean-Auguste),  philosophe  allemand,  né 
à  Halberstadt  en  1739,  mort  on  1809.  Il  était  aumônier  des 
prisons  à  Berlin,  lorsqu'il  publia,  en  1772,  sa  A'eue  Apolof/ie 
des  Sokrates.  Disciple  do  Wolf,  il  y  combattait  les  dogmes 
essentiels  du  christianisme.  Cet  ouvrage  souleva  une  tello 
opposition  qu'il  fallut  l'intervention  de  Frédéric  II  pour 
quo  son  auteur  put  prendre  possession,  en  1774,  do  sa 
chaire  de  prédicateur  à  Charlottenbourg.  En  1778,  il  fut 
nommé  professeur  à  Halle.  Adversaire  de  la  philosophie 
de  Kant,  il  fonda,  pour  ia  combattre,  deux  Journaux  :  das 
Philosophische  Magazin  (1787-1795) ,  et  PhUosophisches 
Archiiy  (1793-1795).  Il  se  flattait  d'y  démontrer  quo  tout  ce 
quo  la  critique  contient  de  vrai  so  trouve  déjà  dans  Leibniz 
et  que  tout  le  reste  en  est  faux.  Kant  lui  répondit  par  un 
opuscule  dont  nous  traduirons  ainsi  le  titre  :  la  Découverte 
que  toute  critique  nouvelle  de  la  raison  doit  être  rendue 
superflue  par  une  plus  ancienne  {\190).  Le  dernier  ouvrage 
d'Eberhard,  Geist  des  Lh-christentums {lS08),estnuG  réponse 
rationaliste  à  Chateaubriand.  Outre  les  ouvrages  déjà  si- 
gnalés, Eberhard  en  a  publié  un  grand  nombre,  parmi  les- 
quels il  convient  de  citer  :  Allgenieine  Théorie  des  Denkens 
und  des  Empfindens  {i~16)  ;  Théorie  der  schœnen  Kùnste  und 
Wissenschaft  (1783-1786-1790);  Allgemeine  Geschichte  der 
Philosophie  (1788-1796). 

EbERL  (Antoine),  pianiste  et  compositeur  autrichien, 
né  et  mort  à  Vienne  (1766-1S07).  U  étudia  avec  ardeur  la 
musique,  tout  en  étant  destiné  par  sa  famille  au  barreau. 
Encouragé  par  Gluck,  U  était  lié  avec  Mozart.  Dès  l'âge 
de  seize  ans,  il  écrivait  deux  opéras  :  les  Bohémiens  et  la 
Marchande  de  tnodes.  Il  en  composa  plusieurs  autres,  qui, 
pour  la  plupart,  ont  été  reorésentés  à  'Vienne  :  Pyrame  et 
ihisbé:  la  Reine  des  îles  Noires;  la  Sorcière;  Baudouin, 
comte  de  Flandre.  Quoique  mort  jeune,  il  a  laissé  nombre 
d'autres  compositions  importantes. 

Eberlein  (George),  architecte  ot  peintre  d'histoire 
allemand,  né  à  Lindon,  prés  do  Heilbronn,  en  1819,  mort 
à  Nuremberg  en  18S4.  Il  fréquenta  l'école  pol}  technique 
ot  l'atelier  d  Heideloff.  à  Nuremberg.  H  collabora  à  plu- 
sieurs restaurations  qu'entreprirent  ses  maîtres  et  décora. 
entre  autres,  les  châteaux  de  Lichtensiein,  de  Cobourg, 
répara  la  cathédrale  do  Stuttgard,  etc.  Son  principal 
travail  a  été  la  restauration  du  château  do  Hohenzollern 
(1854)  ;  puis  il  fut,  à  Nuremberg,  professeur  d'architecture 
à  l'Ecolo  des  arts  industriels  et  au  Musée  germanique. 
Parmi  les  autres  travaux  d'Eberiein,  nous  citerons  :  la 
décoration  des  vitraux  pour  le  Démo  d'Erfurt  et  pour  le 
château  du  prince  do  Bismarck,  ùVarzin.  Comme  peintre, 
il  a  traité  des  sujets  historiques  et  romantiques.  Comme 
aquarelliste,  on  lui  doit  des  albums  représentant  des  in- 
stallations de  châteaux;  entre  autres,  colle  du  château  de 
Landsberg,  près  de  Meiningon. 

Eberlein  (Gustave),  sculpteur  allemand,  né  &  Spio- 
kershauson,  près  do  Miindeu,  on  IS47.  Il  fut  d'abord  or- 
fèvre; en  1866,  il  entra  à  l'Ecole  des  beaux-arts  de  Nu- 
remberg, dont  il  suivit  les  cours  pendant  trois  ans.  11  so 
rendit  ensuite  à  Berlin.  Il  a  adopté  les  principes  réalistes 
do  l'école  do  Reinhold  Begas;  mais  il  a  su  éviter  l'exa- 
gération, et  ses  ligures  sont  pleines  de  grâce  ot  do  naïveté. 
Son  œuvre  principale  est  une  frise  longue  de  45  mètres, 
décorant  la  laçado  du  Ministère  des  cultes,  à,  Berlin.  C'est 
un  ensemble  de  cinquante  ligures,  entourant  la  Religion. 
Il  a  encore  travaillé  dans  lo  stylo  décoratif  pour  l'univer- 
sité de  Kiel.  Mais  il  a  aussi  une  mauièro  poétique  et  gra- 
cieuse, dont  les  principaux  spécimens  sont  :  Tireur  d'épine 
(1886),  à  Berlin;  Joueuse  de  flûte  grecque;  etc.  Ënlîn,  il 
a  exécuté  do  beaux  groupes  allégoriques  (Stuttgard),  et 
plusieurs  monuments  à  la  gloire  de  Guillaume  i"  :  à  EI- 
bcrfold,  à  Géra,  A  Mannheim. 

EberuN  (Johann  Ernst).  organiste  et  compositeur 
allemand,  néon  Souabe  en  1702,  mort  à  Salzbourg  en  1762. 
Maitro  de  chapelle  de  l'archevêque  do  Salzbourg,  il  écrivit 

f)our  les  élèves  du  couvent  des  bénédictins  do  cette  ville 
a  musique  d'une  vingtaine  de  drames  latins  destinés  à  être 
joués  par  eux.  Compositeur  très  fécond  ot  musicien  très 
instruit,  Eberlin  a  écrit  dos  messes,  des  olfcrtolres,  des 
Miserere,  des  hymnes,  des  séquences,  des  fugues  vocales, 
des  antiennes  et  un  grand  nombre  de  moteis'à  une,  deux, 
trois  et  quatre  voix,  soit  avec  orgue,  soit  avec  orchestre. 


ÉBÉXOXVLE   —   EBERSBERG 

ÉBERLUER  (do  préf.  é,  et  de  bfrlue)  v.  a.  Donner  Im 

bcrluu  à. 

Ebermammstadt.  bourg  d'Allemagne  ( Bavière 
[Hauto-1-ranconic    .  sur  le  Wiesont.  afflnnnt  de  la  Regmu  ; 

700  hab.  Chanvre.  C:    i     ■         <     .....  .,  23.300  hab. 


chimiste 


<j  aux 
îur- 


.5:3,; 
ce  (U 


Ebermater     ] 

ot  mél»:orologl^to  a,. 
pcnheim  (Bavière  ,  eu  Ui...   h  ^ 
do  Kobell  à  Munich    iklî^,   il  cr.- 
l'Ecole  agricole  ot   induMnclIo 
l'Institut   industriel  de    landau 
tièro  d'Aschalfonbourg.  En  is:?, 
d'agriculture,  de  météorologie  et  n: 
versité  do  Munich.  Ebcrmayer  a  beau 
progrès  do  la  chimie  agricôl'»  *»t  d"  la 
tout  au  point  do  vue  do  la       ' 
stations  de  rccherctiei  forr- 
conviituent  son  œuvro.  P.. 
rons  :  Influence  physique  '/ 
C/i imie  J'hgx io loq iq ue   de f    ' 
l'acide  carbonique  de  l'air  j 

ÉBERMÉYÈRE  on  ÉBERMAICRE  (6^r-m((-yeT';  n.  f. 
Genre  de  plantes  herbacées,  de  la  famille  des  acantbacées 
et  do  la  tribu  des  nelsoniécs.  comprenant  une  vingtaine 
d'espèces,  qui  croissent  dans  l'Inde,  fl^osjcupes  fcuiues  do 
lebfrmatere  de  Java  sont  comestibles.) 

Ebern.  ville  d'Allemagne  (Bavière  'Basse-Franconie]), 
sur  lo  Bannach,  affluent  du  Main;  l.ioo  hab.  Fabriques 
de  tissus  et  do  draperies;  aux  environs,  culture  de  hou- 
blon. Ch.-I.  d'un  district  peuplé  do  19.000  hab. 

EberndoRF,  village  d'Austro-Hongrie  'Carinthie  "^dî»- 
trict  de  Vûlkermarktj),  sur  un  affluent  de  la  Dràve  ; 
2.700  hab.  Ch.-j.  d'un  district  peuplé  de  lO.OOO  hab. 

ÉBERNER  v.  a.  Syn.  irréguller  de  ébrs>'Br. 

ÉBCRNEUR,  EUSE  n.  Syn.  irrégulier  do  kbre.necb,euse. 

Ebers  (Cari  Friedrich),  compositeur  allemand,  né  à 
Cassol  en  1770,  mort  à  Berlin  en  1836.  Il  fut  d  abord  chef 
d'orchestre  d'une  troupo  do  comédiens  ambulants,  puis, 
en  1797,  devint  maître  do  chapelle  du  duc  de  Mecklem- 
bourg-Schwerin.  11  perdit  son  emploi  et  reprit  sa  vio  no- 
made. Ebers  a  fait  représenter  quatre  o[féras  :  Bella  et 
Fernando,  l'Ermite  de  Fermentera,  l'Jle  fleurie  et  la  Bous- 
sole de  l'amour.  On  connaît  aussi  do  lui  une  foule  de  com- 
positions do  divers  genres. 

Ebers  (Kmlle),  peintre  allemand,  né  à  Breslau  en  1807, 
mortàBeuthen  en  1884.  Elève  de  l'académie  de  Dosseldorf, 
il  se  plut  d'abord  à  représenter  des  sujets  dramatiques,  des 
scènes  de  guerre  du  moyen  âge,  des  scènes  de  brigan- 
dage, etc.  Citons  dans  ce  genre  :  Con!'  '  '  -surpris 
par  les  douaniers  ;  Contrebandiers  en  f<:  -e  ré- 
primée par  les  gendarmes  ;  Hussards  py  irteint 
des  paysans  français.  On  lui  doit  auss.  \- 
historiquos,  comme  :  Saint  Goar  conter:  ■ 
rf» /Min.  Plus  tard,  après  plusieurs  vo\  u,  > 
de  la  mer  du  Nord,  en  Hollande  et  enNoriuaiidiO,  il  s  oc- 
cupa exclusivement  de  peinture  do  marines. 

Ebers  (Georg  Moriiz),  égyptologoe  et  romancier  alle- 
mand, né  à  Berlin  en  1837,  mort  à  Tuiiing  (Bavière  en  1898. 
Il  so  passionna  pour  l'cgyptologie  â  l'université  de  Gœt- 
tingue,  et.  après  avoir  terminé  ses  études,  à  Berlin,  sous 
Lepsius  et  Brugsch,  il  commença  d'enseigner  Ihisioiro 
ancienne  à  léna,  comme  privai-docent,  en  186:>.  Dès  ce 
moment,  sa  carrière  so  poursuivit  sur  deux  voies  parallè- 
les :  scientifîoue  par  des  mémoires,  technique  sur  des  su- 
jets d'égyptologie,  littéraire 
par  des  romans  dont  l'action 
se  passe  lo  plus  souvent  en 
Egypte.  Appelé  do  léna  à 
Leipzig  en  1870,  il  y  réunit 
autour  de  lui  une  véritable 
école  égyptologique,  la  pre- 
mière que  l'Allemagne  ait 
connue,  et  il  y  prolongea  son 
enseignement  pendant  dix- 
neuf  ans,  malgré  une  terrible 
maladie  do  la  moelle  épi- 
nière.  Obligé  de  renoncer  & 
la  vio  active  en  1869.  Il  se 
retira  en  Bavière  et  partagea 
désormais  son  temps  entre 
Munich  ot  Tutzing.  Son  reuvro 
scientifique  est  relativement 

fieu  considérable,  le  mal  qui 
0  rongeait  no  lui  permet- 
tant pas  les  longues  recher- 
ches :  elle  tourne  presque  en- 
tière autour  do  ce  grand  traité  médical  dont  il  acheta  le 
manuscrit  à  Thèl>es  en  1873,  et  qu'il  publia  sous  lo  nom  de 
Papgros  Ebers  1  IST4\  Son  œuvre  littéraire  comprend  à  peu 
près  une  vingtaine  do  romans  et  «le  nouvelles  :  m  F'Ile  d'un 
roi  égyptien  (1881);  Ouarda  (1877):    //  î«?7>; 

les  Deux  sarurs  (iSSCn;  l'Empereur  (\%!^:  *S5U 

Josué  \\S9l)  :  ta  Fiancée  du  Xil  (}$9i)  :    x  T.qui 

tous  représentent  dos  scènes  de  la  vie  i.^\  1 '.•.nne  aux 
époques  pharaoniques,  à  l'âge  gréco-romain,  au  début  do 
la  conquête  arabe;  d'autres,  en  plus  petit  nombre,  sont 
des  travaux  de  vio  hollandaise  ou  allemande  :  Madame  la 
bourgmestre {18$2)  i  tm  .l/of  (IS83>  ;  une  ijuestion  [IS$6k  Sc^ 
voyages  en  Egypte  et  rn  Syrie  lui  donnèrent  occasion 
depublier  deu.x  relations  fort  "intéressantes  sur  ces  pars  ; 
.Egtjpten  in  ^'ort  und  lUld  ^I879-I880>  et  Syrien  in  Uor/ 
und  bild  (1881),  ce  dernier  ouvrage  en  collaboration  avec 
Hermann  Guiho.  Tous  ces  romans  d'Ebers  ont  joui  d'une 
vogue  immense  et  ils  ont  été  traduits  en  franchis,  on  an- 
glais, en  italien,  on  espagnol,  en  russe,  quelques-ans 
mémo  en  japonais.  Deux  de  ses  ouvrages  de  science  ont 
obtenu  également  grand  succès  ;  l'Egypte  et  les  /.ivres  de 
Moïse  (1868).  dont  le  tome  premier  seul  a  para,  et  Ak 
Sinai  par  le  pays  de  Goshen  (1872). 

EberSBACH,    bourg   d'.\llemai7 
Bautzenjt;  7,850  hab.  Centre  de  '. 
et  coutils  de  la  Lusaco.  Ch.-l.  di 
Wurtemberg  cercle  du  Danube.  > 
Neckar;  2.050  hab.  Foires  pour  le  bétail  et  les  chevaux. 
Fabrique  de  draps,  tilaturo  et  tissage  de  coton. 

EbersbERG.  Géogr.  V.  Ebelsdkro. 


Bber«. 


oerclo  de 

des  toiles 

-  Boo^  do 

affluent  du 


KIJERSUERG    —   EB.N-YUL.MS 

EbCRSBCRO,  t>ourf*  il'AUcma^ïOO  (Bavière  [district  do 

la  llaiitt'  liavuTt'  .  .sur  un  afâuoni  de  llnn;  1.900  hali. 
Murctio  auï  luoui.ins.  t'ii  -1.  Jo  district. 

EbcRSBCRC  vOttokar-Krançois\  écrivain  dramaliquo 
aatnchifn.  connu  sous  le  pst^udonvmo  de  O.-K.  Jïkrg,  n*S 
ot  mort  À  Vienne  (  I833-I(ii*6  ).  IMusiours  dos  comcdios  do 
r-^  •  -  <  ->'  ^pirituol  comédien  ont  atloini  la  ccntiémo. 
s  ^     tl'n  de  nos  aenM;  Us  Domestiques  de  \\enne, 

I  i  Berlin  sous  le  litre  do  :  llerlm  ;  comme  on  y 

f  1  y  pleure;  ta  Cuisinière  du  pasteur;  tes  /l'n- 

•if'j  ;  te  l)ernier  Carde  national;  la  Jeune  Filte 
,  .  ,v  f-Wre  allemand  ;  un  Mut  au  conseil  d'Etat; 

lifte  /'ri    '(t,f  rrsolue  ;  etc. 

£berschwaNO.  romro.  d'AustrO'IloDgrio  (  Hauto- 
Autriolio    disirici  do  Kunli^  î.TSO  liab. 

EbCRSDORT.  bouru  dAUemapno  (princip.  do  Rcuss- 
Ï^hrnstcm-Kbor^idorf  ^baillia4»e  do  Lobenstein]) ,  sur  la 
Saalc;  !»»'>  bab.  Ch.-I  do  I  ancienno  scipneurie  do  son 
Dom.  Vieux  cbAtcau.  l'n  des  centres  daction  des  Frères 
moraves.  (.'est  du  cbàteau  d'Kborsdorf  que  Napoléon  I" 
data  sa  premii^re  proclamation  aux  Saxons,  en  IS06. —  I^ 
itMt:ncurie  dont  KlKTsdorf  était  le  clicf-lieu  forme  lo  dis- 
iri.'t  de  \.oWx\^xo\ï\  Kbersdorf,  pouplo  do  20.000  bab. 

EBCRSDORr  ou  KaISER-EBERSDORT,  bourg  dAuS- 
tro-llun;;rie  ^Ua>>e-Auiruho  cercle  di- Vienne ,%  au  con- 
fluent de  la  Scbwccbal  et  du  Danube;  1.500  bab  Cb&tcau 
do  plaisance  impérial,  transformé  en  casorno  d'artillerie. 
En  faco  de  ce  village  est  lilo  Lobau. 

EbcrSTADT,  ville  d  Allemagne  (pr. -duché  do  Hesso- 
Parmsiadt  .  sur  la  Modau.  aflluent  du  Rhin;  3. 550  bab. 
l*apett*rie.  lanncri'^.  distillerie. 

ÊbCHSTEIN  ou  Svinc,  comm.  d'Austro-Hongrie  (Ca- 
rintlj  t'  hstnot  de  Sanci-VeitI).  sur  laGdrtschiU,  affluent 
de  la  Gurk  ;  Î.KO  bab.  Ch.-l.  do  district. 

EbcrswaldC,  villo  d'Allomagno  (Prasso  [prov.  de 
Brandebourg]  -,  le.iso  hab.  Fabrioues  de  carton  pour  toi- 
turos,  de  clous  à  ferrer.  Ch.-I.  do  bailliage. 

Ebert  (Jacquos\  hébraïsant  allemand  et  profosseur 
do  théologie  à  l'université  de  Francfort-sur-lOder,  né  à 
Sprotiau  (Silésie;  en  1549,  mort  en  16U.  On  a  do  lui,  entre 
autres  oovracos  ;  //u/oria  juramcn/omm  (1588);  Jnstituiio 
intetlectus  cum  elegantia  {1^91)  ;  Electa  hebrxa  750  a  libro 
rahbinico  Afibehar  ffapheninim  (1630). 

EbERT  1  Jean-Gaspard),  philologue  et  bibliographe 
allemand  de  la  fin  du  xvii'  siècle.  On  lui  doit  plusieurs 
ouvra;;t's,  dont  l'un  :  Galerie  des  femmes  savantes,  com- 
prenl  tuutos   les  Allemandes  que  la  science  a  illustrées. 

EberT  (Jean-Arnold"!,  poète  et  professeur  allemand,  né 
&  Hambourg  en  l'î23,  mort  à  Brunswick  en  1795.  Il  com- 
mença par  étudier  la  théologie  ;  mais  le  poète  Ilagedorn, 
très  influent  sur  lui.  dirigea  son  esprit  du  côté  de  la  littéra- 
ture an^rlaiso.  Ebert  l'étudia  à  fond  et  publia  bientôt  des 
tra  luttions  remaruuables;  entre  autres,  celles  des  .\nitsde 
)\.r;ri7  ei  de  Lêoniaas  de  Glover.  Quoique  engagé  un  instant 
dans  l'école  do  Gotisched,  il  représenta  plutôt  lécolo  do 
Saxe.  A  côté  du  genre  lyrique  ot  de  la  fahle,  il  a  cultivé 

I  épUre  01  l'épigramme.  Il  a  peu  d'originalité.  Ses  épi- 
grammes  sont  lo  plus  appréciées,  surtout  ses  traductions 
a'épigrammes  grecques.  On  lui  doit  aussi  des  chansons  à 
boire  et  des  poèmes  do  circonstance,  où  il  chante  l'amitié, 
les  joies  du  foyer,  les  douceurs  d'un  bon  repas  entre  com- 

fagnons.  la  sé'rénité  do  l'àme.  tous  les  plaisirs  honnêtes. 
1  représente,  avec  quelques  autres,  le  coté  anacréontiquo 
de  lécolo  de  Saxe,  p&lo  reflet  d'Anacréon  cl  d'Horace. 

Ebert  (Jcao-Jacques) ,  mathématicien  et  philosophe 
allemand,  né  à  Breslau  en  1737,  mort  en  1805  àWittcn- 
l>erg,  où  il  s'adonna  à  renseignement.  Ses  principaux 
ouvrages  sont  :  Leçons  de  philosophie  et  de  maln^matiques 
pour  tes  hautes  classes  11783);  Journal  pour  l'instruction  des 
jeunes  dames  (1794-1801);  Fabien  pour  Us  enfants  et  Us 
Jeunes  gens  f  1798). 

EbCRT  (Frédéric-Adolphe),  bibliographe  allemand,  né 
&  Tan. ha.  près  de  Leipziç,on  1791. mort  à  Dresde  en  1834. 

II  fut  bibliothécaire  à  Leipzig,  à  Wolfenbùiiol  (18231  et  à 
Dresde  (1825.  Ses  travaux  témoignent  do  son  goût  cl  de 
son  sons  critique.  Nous  citerons,  parmi  les  plus  impor- 
tants :  Essai  sur  tes  bibUolhèijues  puhtiques  (1811)  ;  Educa- 
tion du  btbUoth^caire  f  1820  i,  manuel  théorique  de  ta  science 
des  livres;  I/istotre  et  description  de  ta  oibtiolh^que  pu- 
blique de  Dresde  fl82t)  ;  lexique  qén^.ral  de  bibliwjraphîe 
(1821-1830,,  son  livre  capital  ;  Matériaur  pour  servir  à  ta 
connaissance  des  manuscrits  (1825-1827);  Périodes  de  ta  ci- 
vilisation saxonne  au  moyen  âge  (1825). 

Ebert  rharles-Egon).  poète  tchèque,  né  ot  mort  à 
r  i  1882,.  Il  fut  membre  de  l'Assombléc  nationale 

Il    :  I    1848.  et  contribua  à  la  reconciliation  des 

il-  .uix.  Trsf  un  des  poètes  les  plus  féconds  do 

a   liulitmi;  "».  Outre   ses  Poésies,  qui   ren- 

fonnoni  un   .  e  de  ballades  et  do   romances 

populaires   r-  :  ^.   on  a  encore  do   lui   plusiours 

a>iivres,  noianiiiiLMii  .  Wiasta,  poème  héroïque  (1829)  ;  le 
t'iiiir^iit,  récits  idylliques  (1833).  Il  a  écrit  plusiours 
drames  ;  Bretislato  et  Jutta  (l835)  et  te   y<ru  (I8G4). 

Ebert  (Adolphe^,  philologue  allemand,  né  à  Cassel 
en  i*?*^.  mort  en  1890  à  I>?ipzig,  où  il  professait  de- 
1  ;■  s  et  les  littératures  romanes.  Il  a  fondé, 

.  de    ta   littérature  roman*-,  cl  a  publié, 

f  i.'fs  estimés  :  Sources  de  l'histoire  d'En- 

j  Miinuct  de   la  littérature  nationale  italienne 

re  du  développement  de  ta  traqédie  française, 
y  ■   nn    xvi'   si^ct"  (1856^:   Histoire   universelle 

i'     ;./.:;  .-n  A(je   en    Occident   (1874-1880), 

tra  lu  r.'  .  i:  -    -188»'  ;  //istoire  de  la  littérature 

Ji--'-tu-'inr-l.i:        ^      ,     .  C harle magne  [lili). 

ÉBERTAUDER  ib^r  tA  —  du  préf.  angment.  é,  ot  do  ber- 
lander]  v.  a.  Opérer  le  tondage  du  drap. 

EbERTT  Félix  .  littérateur  allemand,  né  A  lïerlin  on 
l!ïi.\  mort  à  Arnsdnrf  en  1»h4.  Il  quitta  la  magistrature. 
en  1819.  pour  professer  le  droit  critninel  À  Breslau.  On  lui 
doit  :  1rs  Astres  et  VUtstoire  de  l'univers  (1846;;  Pemn-rs 
iur  t'espace.  U  temps  et  l'éternité (iSifi}  ;  Essais  sur  le  droit 
naturel  ri«32U  Histoire  de  l'Etat  de  Prusse  (1866-1873); 
Sourf:uirs  de  jeunesse  d'un  vieillard  berlinois  (1878). 

EberwEIM  (Traugott  Maximilianl,  violoniste  et  com- 
positeur allemand,  ne  a  Woimar  en  1775,  mort  à  Rudol- 
siadt  en  1331.  En  1796.  il  fut  engagé  par  lo  prince  do 


Rudolstadt  comme  musicien  do  son  orchestre,  dont,  plus 
tard,  il  devint  lo  chef.  Comme  compositeur,  Eberwoin  mon- 
tra plus  do  fécondité  que  d'originalité,  bien  qu'il  no  fùl 
pas  dénué  oo  talent.  On  a  do  lui  plusieurs  opéras  :  f'edro 
et  Etvira  (1805)  ;  Claudine  de  Vittahella  (1815)  ;  ta  Foire  de 
Ptaudersweiler  (19\^)  ;  Jérusalem  (/<'/ipr»*tf  (1819)  ;  Fcrdusi 
(18ÎI);  te  liéseau  d'or  (1827),  puis  quelques  vaudevilles, 
quantité  de  musi(|ue  pour  des  drames,  tragédies  ot  comé- 
dies, et  des  coinpusitions  de  dilférents  genres. 

Eberwein  {Kar!^  compositeur  allemand,  frère  du 
précédent,  né  et  mort  à  Wemiar  (1780-18tît().  H  fut  élève  do 
son  frère  ot  montra  plus  de  personnalité  dans  ses  couvres, 
tout  en  imitant  parfois  lo  stvle  do  Mozart.  11  a  fait  Jouer 
À  W'eimar,  où  il  était  directeur  de  musique,  les  opéras  : 
l'inspecteur  de  l'armée,  le  Comte  de  Gleichcn,  Lt^onore  de 
f/otiée,  te  Fits  du  riche  ou  le  Manteau  routje,  le  Marchand 
d'orviétan.  Il  a  écrit  une  musique  pour  l'aust,  ainsi  que 
pour  Proserpine,  monodramo  do  G«etho.  A  ces  œuvres  il 
faut  ajouter  te  Jeune  Homme  à  ■Vain,  oratorio,  dos  can- 
tates, des  duos  cl  des  recueils  de  chants. 

EbESPALVA  ou  EliSABETHSTADT,  ville  d'Austro- 
Hongrio  (Transylvanie),  sur  lo  Nagy-Kukiillù,  affluent  du 
Maros  ;  î.600  hab.  Commerce  do  grains  ot  do  laine.  Restes 
d'un  ancien  clii^tcau,  monastère  do  Saint-Antuiuo. 
ÉBÊTIR  v.  a.  Syn.  do  auètir.  (Inus.) 
ÉBEURRER  {beu't'é  —  du  préf.  priv.  é,  et  do  beurre)  v.  a. 
Retirer  le  beurre  do  :  EuËUltRKR  te  tait. 

EbhaRDT  tGottricb  Friedrich),  organiste  ot  composi- 
teur allemand,  né  ù.  Hobonstoin  on  1771.  Comnio  compo- 
siteur, on  connaît  do  lui  dos  préludes  ot  des  chorals  va- 
riés pour  l'orguo,  plusieurs  cantaies  religieuses  ot  funè- 
bres, une  messe,  dos  motets,  un  concerto  d'orgue,  etc.  Il 
a  publié  un  Traité  général  de  musique  en  forme  de  dialogue 
entre  le  maître  et  l'élève  (1824),  un  Traité  de  théorie  trans- 
cendante de  la  musique  (1830),  qui  forme  la  suite  du  précé- 
dent, et  une  Introduction  fondamentale  à  l'art  d'improviser 
des  versets  harmoniettx  et  mélodieux  pour  les  chorals  (1828). 
ÉBEYLIÈRE8  {bé-li-èr')  n.  f.  pi.  Ouvertures  ménagées 
dans  la  digue  d'un  étang,  dans  le  talus  d'un  canal,  pour 
récoulcmcnt  des  eaux  surabondantes. 

EbzaR,  bourg  d'Egypte  (Basse-Egypte  [prov.  do  Ghar- 
bieh;:.  sur  un  bras  du" S'il  ;  8.500  hab.' 

ÉBIBER  (du  préf.  augment.  é,  et  du  lat.  bibere,  boiro) 

V.  a.  Absorber,  s  imprégncrdo:i<z  sciure  de  bois  tuiaR  l'eau. 

EbiNGEN.  villo  d'Allemagne  (Wurtemberg  [cercle  de 

la  Forêt-Noiro]),   sur  la  Schmiecne,  affluent  du  Danube  ; 

6.870  hab.  I>ainages,  bonneterie,  cuirs. 

Ebion.  hérésiarque  du  i"  siècle  de  l'ère  chrétienne, 
s'il  a  existé,  co  qui  n'est  pas  certain.  Tertullion  l'aflirme  ; 
Origèno  le  nie.  L'opinion  du  premier  a  été  adoptée  par 
saint  Augustin,  saint  Jérôme,  saint  Epipliano  et  Théo- 
dorct,  qui  voient,  dans  Kbion,  lo  fondateur  de  l'hérésie 
des  ébionites.  L'opinion  du  second  est  généralement  ad- 
mis© par  les  critiques  modernes  :  ils  font  dériver  lo 
nom  des  ébionites  du  mot  hébreu  ebionim  (pauvres),  par 
allusion  à  l'indigence  dans  laquelle  vivaient  la  plupart  dos 
ébionites.  Ces  hérétiques  demeuraient  attachés  aux  pra- 
tiques do  la  loi  de  Moïse  :  ils  reconnaissaient  Jésus  pour  le 
Messie,  mais  ils  niaient  sa  divinité.  L'Evangile  des  ébioni- 
tes, donl  parlent  les  anciens  auteurs,  était  lo  texte  ara- 
méen  do  l'Evangile  do  saint  Matthieu,  qu'ils  avaient  altéré 
pour  les  besoins  do  leur  cause.  Cette  secte  végéta  obscu- 
rément, en  Palestine  et  en  Syrie,  jusqu'au  vu*  siècle. 
ÉBIONISME  {nisstn')  n.  m.  Doctrine  des  ébionites. 
ÈBIONITE  n.  Partisan  de  l'hérésie  d'Ebion.  V.  Ebion. 
ÉBISÈLEMENT  [man]  n.  m.  Action  d'ébiselcr. 
ÈBISCIXR  du  préf.  é.  et  do  inseau.  —  Double  la  lettre  l 
devant  une  syllabe  muelie  :  .Z'ébisklle.  Qu'ils  bbisbllbnt) 
V.  a.  Tailler, "en  biseau  :  Ebiselkk  une pianclie.  il  Ebisetcr 
un  trou,  Lui  donner  uno  forme  conique. 

ÉBXSELDRE  n.  f.  Travail  quo  l'on  produit  en  ébisolant. 
Il  Résultat  de  l'ébisèlement. 

Ebiss  ou  mieux  TéBISS,  dieu  du  commerce,  de  la 
pêche  et  do  la  nourriture  (|uotidienno  dans  le  Sh'tnto,  ou 
religion  nationale  du  Japon.  Il  fut,  selon  la  légende,  lo 
premier-né  d'Izanagui  ot  d'Izanamî,  lo  dieu  et  fa  déesse 
procréateurs  du  monde.  Comme  il  était  faible  et  dilTorme, 
ils  l'exposèrent  sur  les  flots  do  l'océan  dans  uno  barquo 
de  roseaux,  quo  le  courant  emporta  dans  la  direction  de 
rUe  d'Yézo,  où  il  devint  le  père  des  7/ébissous  (barbares) 
ou  aïnos.  D'après  une  autre  tradition,  il  so  serait  enfui 
sur  la  barquo  do  roseaux  ot,  pour  1  arrêter,  ses  parents, 
désolés,  auraient  jeté  dans  la  mer  l'Uo  d'Aba.  Son  nom 
primitif  était  Uirougo  (sangsue). 

ÉBLANINE  n.  f.  Substance  qui  se  trouve  dans  l'acide 
pyroligneux  brut,  ot  qui  est  jaune,  cristallisable,  fondant 
ii  176*,  insolublo  dans  l'eau  et  les  alcalis,  solublo  dans 
l'alcool,  l'élbcr  ot  l'acide  acétique  concentré,  quelle  colore 
en  launc  foncé.  (Ello  a  pour  formule  C'IPO'.j 

EblÉ  (Jean-Baptiste), général  français,  né  à  Saint-Jean- 
de-Robrbach  (Lorraine),  en  1758,  mort  &  K'cnijrsbcrg  on 
1812.  Il  fut  admis,  À  neuf  ans, 
dans  lo  régiment  de  son  père. 
Envoyé  à  N'aples  comme  lieu- 
tenant en  1785,  il  y  transforma 
lartillerie.  Comme  général  do 
brigade  en  1793,  il  prit  part  ù 
la  conquête  do  la  Hollande, 
passa  À  l'armée  du  Rhin,  où 
il  s'empara  de  plusieurs  villes. 
Gouverneur  de  Magdobourg, 
puis  ministre  de  la  guerre  du 
roi  Jérôme,  en  1808,  il  rentra 
en  France  l'année  suivante. 
Il  servit  on  Portugal,  puis  en 
Russie,  où  il  fut  chargé  do 
rompre  les  ponts  do  la  Béré- 
sina:  là,  en  retardant  l'heuro 
rjui  lui  avait  été  fixée,  il  sauva 
une  multitude  de  malheureux. 
Napoléon  le  combla  dhon- 
ncurs,  et  lo  fit  jiremier  ins- 
pecteur général  do  l'artillo-  Éblé. 
ric  :  mais,  au  mémo  moment, 

Eblé  succombait,  on  Prusse,  aux  fatigues  do  ses  campa- 
gnes. —  Son  neveu  Chari.k^  Eblé,  général  français,  ué 


10 

on  1799,  mort  à  Paris  on  1S70.  Entré  &  l'EcoIo  d'applica- 
tion en  1820.  il  était  capitaine  dans  la  première  campagne 
d'Alger.  Précepteur  militaire  du  duc  do  Montpensier,  il 
ilovint  plus  tard  colonel  ot  directeur  do  l'artillcrio  à  Motz, 
puis  général  do  brigade  et  commandant  de  lEcolo  poly- 
technique en  1854. 

EblC3  X",  comto  do  Poitou  ot  duc  do  Guyenne,  tuéaa 
siège  'o  Brillac  en  893.  Il  était  abbé  do  Saint-Germain- 
dos-Prés  quand  il  succéda,  on  893.  à  sou  frère  Ranulfo  II. 
11  fut  tué,  la  mémo  année,  dans  uno  campagne  en  Poitou 

contre  lu  rui  Eudes. 

ÉBLE3  n,  dit  Mauzer  ou  le  Bâtard,  comte  de  Poitou 
en  9U2.  duc  de  Guyenne  en  '.'26.  mort  en  93S.  Il  était  flls 
du  comte  de  Poitiers  Ranulfo  II.  Après  la  mort  do  son 
Père,  il  fut  emmené  par  S.  Giraud  auprès  do  Guillaumo 
le  Pieux,  comte  d'Auvergne,  qui  prit  soin  do  son  éduca- 
tion. Grùco  à  sa  nroteclion.  il  rentra,  en  902.  en  possession 
do  la  couronne  do  son  père.  En  926,  il  succéda,  dans  lo 
duché  do  Guyenne  ot  le  cuinté  d'Auvergne,  ft  Acfrod,  DO- 
vou  de  Guillaumo  le  Pieux,  mais  fut  dépouillé,  on  932,  de 
ces  flofs  par  lo  roi  do  Franco  Raoul.  Il  so  maria  trois  fois. 
Do  sa  troisième  femme,  Alaine,  fille  d  Edouard  P',  roi 
d'Angleterre,  il  eut  Guillaume  I*',  son  successeur. 

EbliS  ou  Iblis,  nom  que  les  musulmans  donnent  aa 
souverain  dos  djinus,  ù  l'archidémon.  Comme  le  mot  djinn, 
le  mot  Eblis  est  emprunté  au  grec,  ot  il  est  certain  qu'il 
n'y  faut  voir  au'une  altération  du  grec  diaf/oios,  ûout  nous 
avons  l'ail  diaute.  Les  Arabes  lo  font  dériver  do  la  racine 
balasa  (tromper, décevoir),  mais  co  n'est  là  qu'une  étymo-  ' 
lugio  populaire  sans  aucune  valeur.  Dans  la  théologie 
musulmane,  Eblis  est  Tango  rebelle  oui  refusa  de  se  pro- 
sterner devant  Adam,  quand  il  eut  été  créé  par  Allah. 

ÉBLOSSES  n.  f.  pi.  Nom  vulgaire,  dans  l'Ain  ou  Bugey, 
des  ciseaux  à  couper  létoiTc. 

ÉBLODIR  (du  préf.  augment.  é,  etdol'anc.  haut  allem. 
blitdi,  faible,  en  parlant  do  la  vue)  v.  a.  Troubler  la  vue 
par  un  trop  grand  éclat  :  Le  soleil  nous  éblouit,  il  Parext. 
Frapper  vivement  les  regards  :  TabUau  qui  ûhhovn  par 
l'éclat  de  ses  couleurs. 

—  Fig.  Emerveiller,  frapper  d'admiration,  séduire, 
aveugler  :  L'éloquence  ébi.ol'it  tes  simples.  (Boss.) 

S'éblouir,  V.  pr.  Etre  ébloui. 

—  Fig.  Etre  ébloui  par  son  propre  éclat,  de  son  propre 
mérite,  il  Se  laisser  éblouir,  so  laisser  séduire. 

tBLOmSSAKT  [blou-i-san),  ANTE  adj.  Qui  éblouit,  qui 
trouble  la  vue  par  un  trop  grand  éclat  :  Soleil  éblouissant. 

—  Par  exagér.  Qui  a  un  très  grand  éclal  :  Une  blancheur 
KBLODissANTB.  Du  Uugc  liiiLouissANT  de  propreté,  n  Qui  a 
uno  beauté  éclatante  :  Femme  eblodlssante. 

—  Fig.  Surprenant,  merveilleux  par  son  éclat  :  Une  élo- 
quence EBLouissANTE.il  Scduîsant  :  Sourire  éblouissant. 

—  Anton.  Terne,  terni. 

ÉBLOUI5SEMENT  [blou-i-se-man  —  rad.  éblouir)  n.  m. 
Trouble  do  la  vue  causé  par  un  trop  grand  éclat  :  La  neige 
produit  un  kblouisseme.st  qiti  n'est  pas  sans  danger  pour 
la  vue.  Il  Trouble  momentané  de  la  vue,  consistant  en  une 
sensation  do  lumière  vive,  aveuglante,  sans  objet  réel. 

—  Fig.  Grande  surprise,  admiration  mêlée  d'étonno- 
mcnt  :  Eblouissi:ment  causé  par  une  élévation  soudaine. 
Il  Egarement  momentané  :  Cne  fortune  inespérée  peut  cau- 
ser des  ÉBLou'ssiiMENTs  voîsins  de  ta  folie. 

—  Enlycl.  Le  malade  frappé  d'un  ébtouissemcnt  est 
privé  subitcmenl  de  la  faculté  de  voir,  ou  croit  apercevoir 
des  objets  brillant  d'un  éclat  éblouissant.  Quelquefois,  les 
sujets  s'imaginent  avoir  sous  les  yeux  des  corps  colorés 
en  rouge,  dos  traits  de  feu,  des  étincelles,  do  petits  points 
noirs  ou  scintillants.  Ce  trouble  visuel  est,,  ou  non,  accom- 
pagné d'une  sensation  douloureuse  dans  le  globe  oculaire 
ou  dans  un  point  très  reculé  de  l'orbite.  Les  éblouisse- 
ments  soproduisentdans  les  maladies  des  yeux,  les  simples 
névroses  de  l'œil  ou  les  altérations  do  la  rétine,  dans  les 
névroses  générales,  dans  les  névralgies  localisées,  dans 
l'hystérie,  l'épilepsie;  par  un  phénomène  sympathique, 
dans  les  névroses  viscérales,  la  gastralgie,  l'cntéralgie  ; 
enfin,  dans  les  perturbations  profondes  du  système  ner- 
veux, durant  la  période  prodroniiquo  do  certaines  maladies 
infectieuses:  peste,  typhus,  typhoïde,  choléra.  Les  auteur-^ 
ont  admis  trois  conditions  dans  lesquelles  les  éblouîsse- 
mcnts  se  produisent  :  l*  l'byperbémio  du  cerveau  ;  2*  laué- 
mio  ;  3»  l'altération  générale  du  sang.  Les  éblouissements 
par  suite  d'anémio  sont  avant-coureurs  do  la  syncope. 

EBN  n.  m.  Mot  arabe.  Syn.  do  bkn. 

Ebnahs,  comm.  d'L'Igyplo  (gouv.  do  Monoufîeh  [district 
de  Melig;i;  4.600  hab. 

Ebnat,  village  de   Suisse  (cant.  do  Saint-Gall  Ibail- 
liagc  do  Togçflnburgi) ,  sur  la  Thur,  affluent  du  Rhin  ;  I 
2.700   hab.    Filature  et   tissage  do  colon  ^   teintureries,] 
scieries. 

EBN-BOU-nARlS  n.  m.  pi.  Nom  d'une  socto  de  dèrvicbos  j 
musulmans,  qui  so  livrent  exclusivement  à  la  vio  conlem-  I 
plative  et  qui  so  dispensent  de  l'obligation  de  faire  le  pèleri- 
nage des  villes  saintes,  sous  prétexte  que  les  sanctuaires 
sont  toujours  présenu  ù.  leur  esprit.  —  l'n  kbn-bou-iiari. 

Ebner  (Erasme),  disciple  do  Mélancbthon,  sénateur 
dr  .Nuremberg,  député  à  la  ligue  do  Smalkalde,  conseiller 
du  duc  do  Brunswick,  minéralogiste,  né  à  Nuremberg  en 
irjll,  mort  à  Brunswick  en  1577.  En  voyageant  dans  b' 
llart?;,  il  découvrit  que  la  cadmée,  mélangée  au  cuivre, 
produit  le  laiton.  Il  a  laissé  des  épigrammes  latines  esti 
mées.  On  lui  doit  la  fondation  de  1  université  d'Helmslacdi 
et  do  la  bibliothèque  de  sa  ville  natale. 

Ebner-ESCHENBACH  n>aronno  Marie),  née  comfCM' 
DiiisKV,    érnvawi   allemand ,    néo    à    Zdislavic    (Anstr 
Hongrie  ^Moravie  j.   en    l-^ao.   mariée   en    1848  au  bar' 
Ebner-Eschonbarh,  plus  tard  feld-maréchal  lieutenant  an 
irichicn.  Ecrivain  au  style  concis,  spirituelle,  elle  excell  • 
dans   les  récits  et   les*  nouvelles.   Parmi  quantité  d'oii 
vraeos,  nous  citerons  :  Histoires  de  villages  et  de  ehâteaur 
I IR?!);  Choses  vécues  (1890)  ;  Marie  Stuart,  drame  en  vers 
\-i<'.\  I  :  etc. 

Ebn-sinA  ou  Ibn-sinA.  Biogr.  V.  Avicennr. 

Ebn-YOUNIS  i  Al>ouUnasan-Ali),  astronome  arabe,  né 
au  Caire  vers  le  milieu  du  x*  siècle,  mort  en  399  de  Ibé- 
gire  flOOSi.  Il  vécut  à  la  cour  des  deux  califes  faiimitcs 
El-Aziz-BiUab  et  Einakembi-amz-Allah.  Cet  auteur  a 
composé  un  traité  d'astronomie  qu'il  dédia  ik  El-liaJicm  et 


H 

auquel  les  musulmans  attachoDt  toujours  ud  Grand  prix, 
rnalg^ro  rexislouce  des  tables  plus  réccDtos  calculées  par 
Nasir-ed-Din-Tousi  et  Outoog-Bocf.  Ou  y  trouve  do  nom- 
'rcuscs  additions  à  la  théorie  do  1  obliquité  do  l'écliptique 
'.  à  colle  de  la  précossion  dos  équicoxos. 

Ebo  ou  IbO.  Géogr.  V.  Abc. 

EBO  '')  D.  m.  Genre  d'arachnides  aranéides,  famille  des 
t'iomisidcs,  comprenant  dos  formes  propres  ù  l'Amérique 

■  iii  Nord,  voisiuos  dos  philodromos ,  dont  elles  diffèrent 
l'ur  la  disposition  dos  youx  et  des  hanches.  (L'espèce  type 
i-^t  Vcho  latithurax,  araignée  fauve  des  Etats-Unis.) 

Eboli  ou  EVOLI  (en  lat.  Ebura),  ville  d'Italie  (Campa- 
nio  [prov.  do  Salernoj).  près  du  Selo;  9.000  hab.  Commerce 
important  du  vin  do  la  région  ;  olives.  Vieux  château.  Aux 
riivirons,  ruines  do  l'anliquo  Pxstum,  détruite  par  les 
Arabes  en  013. 

Eboli  (Ana  dk  Mendoza  y  La  Cerda,  princesse  d'), 

ri.'o  en  i^-iO,  morte  au  château  do  Pastraiia  (Guadalajara)  en 
I.VJ2.  Kilo  appartenait  à  la  plus  haute  noblesse  espagnole. 
On  la  lian':a.  li^s  l'Ago  do  treize  ans,  ù  Uuy  Gomoz  uo  Silva; 
1     :    :  lu  deux  ans  plus  tard,  en  1555.  D'après 

i  iinunc,  la  princesse  d'Eboli  aurait  été 

I  ;  :  I  Maîtresse  do  Philippe  II,  et  l'on  expli<|ue 
;  ir  la  I.i  longue  ut  persistante  faveur  dont  jouit  son  mari 
iiiprcs  du  monarque.  En  1573,  la  princesse  d'Eboli,  étant 
>\-onuo  veuvo,  donna  pour  rival  à  Philippe  II  son  socré- 
'  lire  d'Etat,  Antonio  Peroz.  Celui-ci  en  prit  de  l'orgueil 

;  hlossa  tout  lo  monde.  Un  de  ses  collègues,  Escobedo, 

irprit  io  secrol  des  deux  amants  et  menaça  de  les  dénon- 

'T.  Mais  Perez  prit  l'avance  et  accusa  Escobedo  do  tramer 

l''S  complots  avec  la  Franco.  Philippe  II  lo  crut  et  laissa 

■  i  lit  assassiner  Escobedo.  Sur  les  démarches  do  la  veuve 
1.'  ce  dernier,  la  vérité  se  fit  jour,  et  Philippe  II  condamna 

.1  la  prison  perpétuelle  la  princesse  et  son  complice.  Perez 
put  s'évader,  et  la  peine  uo  la  princesse  fut  commuée  en 
tm  exil  dans  sa  terre  do  Pastrana,  où  elle  mourut. 

ÉBONITE  n.  f.  Caoutchouc  durci  par  l'opération  do  la 
vulcanisation. 

—  Encycl.  L'ébonite  est  une  substance  noire  ou  d'an 
lifiin  foncé,  assez  dure  et  douée  d'une  élasticité  compa- 
ral)lo  à  celle  de  la  balcino,  mais  beaucoup  plus  cassante. 
*'  est  un  caoutchouc  vulcanisé,  qui  contient,  en  poids,  jus- 
iju'à  60  p.  100  do  soufre.  On  en  fait  des  peignes,  des  bi- 
joux, des  supports  isolants  pour  les  appareils  électriques 
«t  des  plaques,  des  disques    pour  machines  électriques, 

!<-s  élûcirophoros.  V.  caoutchouc. 

BBORGNAGE  [{jnaf  [gnmW.])  n.m.  Action  d'éborgncr  les 
arbres. 

—  Encycl.  J/éàorgnage  consiste  à  enlever  sur  les  ar- 
tiros  fruitiers  les  yeiix  (bourgeons)  inutiles,  avant  leur  dé- 
■.  rloppoment,  afin  que  la  sève  qu'ils  auraient   absorbée 

■  porto  sur  les  yeux  conservés.  Cette  opération  s'applique 

irtout  aux  pommiers  et  aux  poiriers  élevés  en  espalier, 

>iir  lesquels  elle  favorise  le  développement  des  bourgeons 

lostinés   à   former  la  charpente   de  l'arbre.  On  pratique 

r.irement  l'éborgnage  sur  les  fruits  à  noyau  et  jamais  sur 

!  ■  pécher,  parce  que,  ne  pouvant  être  assuré  d  avance  do 

ùr  S"  développer  tous  les  yeux  de  cet  arbro,  on  pourrait 

,,,)irà  regretter  ceux  qu'on  aurait  enlevés  ;  dans  ce  cas, 

I  doit  préférer  Vébourgeonnement. 

ÉBORGNEMENTi>mn  [(;n  mil.])  n.  m.  Action  d'éborgner; 
i  lai  d'une  personne  éborgnée. 

ÉBORGNCR  {qti  mil.  —  du  préf.  é,  et  de  borgne)  v.  a. 
i;''udro  borgne,  priver  d'un  œil  :  Eborgner  quelqu'un  avec 
■'i  bâlon.  Il  Par  exagér.  Faire  un  graud  mal  à  l'œil. 

—  Par  anal.  Crever  en  partie  :  Eborgner  une  fenêtre 
'■n  enfonçant  quelques  carreaux,  ii  Priver  d'une  partie  de 
sua  jour  ;  Eborgner  une  maison  en  bâtissant  devant. 

—  Fif^.  Rabaisser. 

—  Arboric.  Enlever,  en  automne,  les  yeux  inutiles  de  : 
KiioRGNKR  un  arbre  fruitiet.  i!  Retrancher  le  bourgeon 
t'^rminal  de  :  Eborgnbr  une  brindille. 

S'éborgner,  v.  pr.  Se  crever  ou  se  blesser  l'œil,  n  Se 
rêver  un  œil  l'un  à  l'autre. 

ÉBOTTER  [bo-té  —  du  préf.  priv.  n*.  et  de  bol,  qui  a  si- 
iiilié  •«  bout  »  W.  a.  Tecnn.  Couper  la  tête  de  :  Ebotter 
:"  cluiif  une  épingle, 

—  Arboric.  Couper  les  grosses  branches  d'un  arbre  près 
du  tronc,  pour  le  rajeunir.  (V.  reckper.)  a  Couper  les 
petites  branches  d'un  arbro  ci  ne  laisser  que  les  grosses. 

ÉBOUAGE  {bou-aj)  n.  m.  Action  d'ébouor. 

ÉBOUER  (du  préf.  priv.  é,  et  de  boue)  v.  a.  Oter  la  boue 
des  rues,  des  roules  et  chemins. 

ÉBOUEUR  n.  m.  Ouvrier  employé  à  l'ébouage. 

ÉBODEUSE  n.  f.  Machine  pour  éboaer;  balayeuse  mé- 
canique. 

ÉBOUFFER  [bou-fê  —  cornipt.  do  bouffer)  v.  n.  Pouffer  : 
EuouKKER  (/*•  rire.  (Vieux.) 

ËBOUIGER  v.  a.  .Vgric.  Syn.  do  kcobcer. 

ÉBOUILLANTAGE  {bou-iU-nn-taf  [H  m\\.])  n.  m.  Action 
d'éboiullautor,  de  traiter  par  l'eau  bouillante  ou  par  la  va- 
peur. 

ÉBOUILLANTER  (bou-ill  [Il  mil.]  —  du  préf,  é,  et  de 
bouillant)  V.  a.  Tremper  dans  l'eau  bouiltaote,  arroser 
d'oau  bouillante  :  Ei)ODii,LANrRRrfe«  cocon*  pour /"aire  périr 
ta  chri/salide.  Ebouillanter  le  pied  de  quelan'un. 

S'ébouillanter,  v.  pr.  Etre  ébouillanté,  ii  So  briilor  avec 
do  l'eau  bouillante  :  S'ébouillanter  la  jambe. 

ÉBOUILLIR  (bou-ill  [Il  mil.]  —  du  préf.  priv,  é»  et  do 
bouillir)  v.  n.  Diminuer  par  l'ébuHition. 
S'ébouillir,  v.  pr.  Se  réduire  par  l'ébuUition  :  Sauce  qui 

S'tisr  HlinuiI.I.IK. 

ÉBOULAGE  {laf  —  rad.  ébouler)  n.  m.  Défaut  existant 
dans  une  pièce  do  drap  et  dû  ù  ralTaissoment  do  Inn  des 
bords  seulement,  ou  des  -leux  bords  :\  la  fois  des  canettes  et 
dos  roquets,  par  suite  d'un  mauvais  bobinage  de  la  trame. 

ÉBOULÉE  (/(")  n.  f.  Amas  do  terre  qui  s'éboulo. 

ÉBOULEMENT  (»i.ifi)  n.  m.  Tochn.  Chute  de  matériaux 
qui  séboulent,  pondant  ou  après  lexécution  do  travaux. 

II  Matériaux  éboulés. 

—  Fig.  Chuto,  action  de  déchoir.  (Pou  usité.) 

—  Min.  Exploitation  par  éboulement.  Méthode  d'oxploi- 


EDO 


EBRANLEME.NT 


tation,  qui  s'emploie  quand  la  couche  que  l'on  exploite  a 
plus  de  3  mètres  d'épaisseur  ot  que  los  matières  qui  la 
composent  sont  peu  consistantes. 

—  Encycl.  Min.  Dans  la  mt-thodo  d'exploitation  par  ébou- 
lement,  lo  puits  d'extraction  est  ouvert  on  dehors  de  la 
masse  à  exploiter  et  a  une  petite  distance  do  cette  masse. 
Od  établit  une  galcrio  d'allongement  dans  lo  mur  de  la 
couche;  puis,  do  cotte  galerie,  on  fait  partir  des  galeries 
de  trave-so,  solidement  boisées,  que  l'on  conduit  jusqu  au 
toit.  Ces  traJerics  sont  séparées  entre  elles  par  des  parues 
pleines  ou  piliers  d'environ  3  mètres  d'épaisseur.  Quand 
elles  atteignent,  lo  toit,  on  so  retire  en  déboisant  et  en 
laissant  eboulor  la  couche  a  exploiter,  qu'on  enlève  à  me- 
sure qu'elle  tombe,  pour  la  transporter  au  puits  par  la  ga- 
lerie d'allongement. 

ÉBOOLER  (do  l'anc.  franc.  esboucUr,  éventrer:  du  préf. 
es  ou  ex,  ot  do  boucle,  boyau)  v.  n.  S'écrouler,  s'affaisser, 
en  parlant  d'objets  entassés.  (Pou  usité  sous  cette  forme.) 

—  V.  a.  Fair'j  écrouler. 

S'ébouler,  v.  pr.  S'écrouler,  s'affaisser. 

—  Svn.  Ébouler  (S'),  crouler,  s'écrouler.  'V.ceoulkb. 

ËBOULEUX  (leù),  EQSE  adj.  Qui   s'ébouIe  aisément  : 

Terrain  euoulkux. 

ÉBOULIS  {li)  n.  m.  Tccbn.  Amas  de  matériatix  éboulés; 
éboulcment. 

—  Géol.  Cône  d'éboulis.  \,  sel. 

ÉBOUQUER  {ké  —  do  ébuquer  ou  ébucher  ;  du  préf.  priv.  ê, 
et  do  bûche)  v.  a.  Eplucher  le  drap  en  étant  les  nœuds  des 
fils,  ou  les  corps  étrangers  qui  s  y  trouvent  mêlés. 

ÉBOUQUETER  (ke-té  —  du  préf.  priv.  é,  et  do  bouquet/ 
v.  a.  Couper  au  sécateur  les  bourgeons  à  feuilles,  pour 
fortifier  les  bourgeons  à.  fruits  :  Euou<jui:tbr  un  prunier. 

ÉBOUQUEUR  {kcur'),  EUSE  [rad.  ébouquer]  n.  Personne 
chargée  d'enlever,  avec  des  pinces,  les  nœuds  qui  pro- 
viennent de  l'opération  du  tissage  et  les  corps  étrangers 
qui  nuisent  au  lissago  des  draps,  il  On  dit  aussi  bimncbur, 
epinceteur,  et  épinchecr. 

ÉBOUQUINER  [ki  —  du  préf.  priv.  é,  et  de  bouquin)  v.  a. 
Détruire  en  partie  les  bouquins  ou  lièvres  et  lapins  màJes 
sur  un  territoire  de  chasse  où  ces  animaux  sont  en  trop 
grand  nombre. 

ÉBOURGEONNAGE  n.  m.   Arbor.  Syn.  de  èboubgeon- 

nemknt. 

ÉBOURGEONNEAO 

NE'  R. 


n.  m.  Ornith.  Syn.  do  éboubgeon- 


ÉBOURGEONNEMENT  (Jo-ne-man)  n.  m.  Action  d'ébour- 
geonner. 

—  Encycl.  Hortic.  La  taille  de  l'arbre  fruitier  cultivé 
en  espalier  ou  contre-espalier  a  pour  effet  de  restreindre 
sa  végétation  à  un  certain  nombre  de  rameaux  choisis, 
selon  certaines  régies  déterminées,  aussi  bien  en  vue  de 
la  forme  qu'on  veut  imposer  à  l'arbre  que  de  sa  production 
fruitière.  Mais,  en  dehors  de  ces  rameaux,  on  voit  tou- 
jours apparaître,  soit  sur  les  branches  do  charpente,  soit 
sur  les  ramifications  qu'on  vient  do  tailler,  des  pousses 
émises  par  des  yeu.x  ou  bourgeons  qui  étaient  jusqu'alors 
restés  inaperçus.  Ces  pousses  sont  superflues,  du  moins 
en  règle  générale,  et,  partant,  elles  sont  nuisibles;  il  faut 
donc  Tes  supprimer  :  c'est  là  ce  qu'on  nomme  eôoMr^cofiner. 
Néanmoins,  ces  jeunes  pousses  sont  conservées  précieu- 
sement quand  elles  sont  placées  de  telle  manière  qu'elles 
peuvent  remplacer  une  ramification  qui  dépérit  ou  qui  a 
déjà  disparu.  L'ébourgeonnement  complète  la  taille  et,  au 
besoin,  il  permet  do  la  rectifier,  si  l'on  a  soin  d'épargner 
les  jeunes  pousses  à  mémo  d'être  substituées  aux  branches 
de  charpente  ou  aux  rameaux  défectueux. 

—  Sylvie.  Il  arrive  que  les  arbres  d'essences  feuillues 
placés  en  bordure  d'une  forêt  ou  d'un  bois  so  couvrent,  sur 
le  tronc,  de  jeunes  rameaux  qui  se  développent  aux  dépens 
de  la  cime.  Le  même  fait  se  produit,  dans  les  taillis  sous 
futaie,  peu  après  la  coupe  du  taillis,  sur  los  arbres  mis  en 
réserve.  On  supprime  cette  végétation  anormale  au  moyen 
de  raclettes  fixées  à  l'extrémité  do  longues  perches. 

—  Viticul.  Dans  les  réLiions  où  la  vigno  est  cultivée 
avec  soin,  l'ébourgeonnement  (ou  épamprage)  est  pratiqué 
un  peu  après  le  débgurrement.  V.  epa-mpracb. 

ÉBOURGEONNER  (jo-né  —  du  préf.  priv.  é,  et  de 
bouri/eun]  v.  a.  Arboric.  Supprimer  sur  un  arbro,  un  ar- 
buste, etc..  los  bourgeons,  les  jeunes  pousses  dont  lo  déve- 
loppement serait  nuisible  ;  Ebourgeonner  des  pommiers. 

—  Econ.  rur.  Séparer  la  laine  qui  est  autour  des  oreil- 
les, au  bas  des  cuisses  et  sur  la  queue  des  moutons,  laine 
inférieure  en  qualité,  et  qui  se  vend  séparément. 

ÉBOURGEONNEUR  (jo-neur')  a.  m,  Arboric  Ouvrier 
qui  ébourgeonno  les  arbres. 

—  Ornith.  Nom  donné  au  bouvreuil,  au  gros-bec  et  au 
pinson  des  .-Vrdennes,  parce  qu'ils  attaquent  les  bourgeons. 

Il  On  dit  aussi  kuourgeonneau,  ot  êbourgeonnkux. 

ÉBOURGEONNOIR  {jo-noir'  —  rad.  ébottrgeonner)  a.  m. 
I  n  str  unie  n  t 
formé    d'uno 
lamo  un  peu 

courbe,     tixéo  Eboargeoanoir. 

à  1  extrémité 

d'un  long  manche,  qui  sert  à  couper  les  bourgeons  et 
brindilles  que  l'on  no  peut  atteindre  avec  la  main. 

ÉBOURIFFANT  \ri'fan  —  rad.  ébouriffer\  ANTE  adj. 
Extraordinaire,  très  étrange  :  Succès  kbocrikkant. 

—  n.  m.  Genre  ébouriffant  :  Marc  Michel  et  Labiche,  rois 
du  cocasse,  empereurs  de  /'êbourikfant.  (F.  Mornand.) 

ÉBOURIFFER  {ri-fé  —  du  provenç.  esbourrifat,  ébou- 
riffé ;  du  préf.  es,  et  de  bourro,  bourre)  v.  a.  Hérisser,  em- 
brouiller, en  parlant  des  cheveux,  u  Par  anal.  Hérisser,  en 
parlant  d'un  objet  quel- 
conque. 

—  Fig.  Surprendre  étran- 
gement, ahurir. 

ÉBOURIFFOIR  {ri-foir') 
n.  m.  Sorio  do  pinceau  à  longs  poils,  dont  los  peintres  en 
b&timout  et  autres  so  servent  pour  placer  la  première 
courho  de  ]>einiure. 

ÉBOURIFFURE  [ri-fur')  D.  f.  Etat  d'uoe  této  ébouriffée. 

ÉBOURRAGE  i^bou-raj")  n.  m.  Opération  par  laquelle  on 
ébourre. 


^agga^^ 


Ebourlffoir. 


ÉBODRRER   bou-r^}  r.  &.  Dépouiller  une  peaa  d'axûmaJ 
de  ta  bourre  qui  la  courre. 

ÉBOURREU8E  {bou-ratt')  n.  f.  Tanoer.  M&chme  eœ- 


Eboumoae. 

ployée.pour  enlever  la  bourre  qui  se  trouve  soos  la  laioe 
de  certaines  peaux. 

ÉBOURROIR  {bou-roir')  n.  m.  Outil  de  cordonni'^r,  ;oar 
dresser  et  lisser  les  coutures         _ 
d'une  chaussure. 

ÉBODSINER    ou    ÉBODZINER 

(du   préf.  priv.   ^,   oi   .Je    bouuni  Ebourroir. 

V.  a.  Débarrasser  les  pierres  do 

taille  du  bousin  au  moyen  du  marteau,  c'csi-i-dire  eolerer 
les  parties  molles  ou  terreuses  qui  les  recourreou 
ÉBOUTAGE  ftaj")  n.  m.  Aciioo  d'éboutcr. 

ÉBOUTER   du  préf.  priv.  r.  et  de  bout)  v,  a.  Hacher  ou 

scier  le  bout  d'une  pièce  do  bois  de  construction  pour 
iuger  de  sa  qualité  ou  de  son  eut.  i  Couper  et  enlever  les 
bouts  de  fils  adhérents  au  panhemio  et  à  la  dentelle,  dans 
la  fabrication  do  la  dentelle  réseau  ou  point  d'Alcncon. 

ÉBOUTEUR,  EUSE  n.  Ouvrier,  ouvrière  s'occopant  de 

l'éboutage. 

—  Adjcctiv.  :  Ouvrière  bboutbusb. 

ÉBODTURER  (du  préf.  priv.  é,  et  de  bouture)  ¥.  a.  Oter 
les  drageons  de  :  Ebocturer  un  arbre. 

ÉBOUTER  (rad.  boyau)  v.  a.  Ecraser,  éventrer  :  EBOtmsa 

quelqu'un. 

S'ebouyer,  v.  pr.  Se  fatiguer  à  un  ouvrage  très  pé- 
nible. (Fam.) 

EbRACH  ou  KlOSTEREBRACH  ,  boai^  d'Allemagne 
(Bavière  [^Haute-Franooniej  ;  i.ooo  hab.  Ce  bourg,  sorti 
d'une  ancienne  abbaye  de  Tordre  de  Ciieaux  fondée  en 
1126,  peuplée  en  1147  de  douze  moines  français  de  Mo- 
rimont,  et  se  rattachant  au  vasie  grotip-  i:-  riiunastères 
que  Morimont  fonda  à  travers  toute   .  fut  an 

célèbre  centre  d'activité    iniellectue:;  e,  un 

clief-d'œuvro  de  lart  gothique,  fut  len.  .îl,  sé- 

cularisée en  1803;  aujourd'hui,  prison. 

ÉBRACTÉ,  ÉE  (du  préf.  priv.  é,  et  de  bractées)  adj.  Bot. 
Qui  est  dépourvu  de  bractées,  a  Oa  trouve  aussi  sbrac- 

TÉTÉ,    ÉB. 

ÉBRACTÉOLÉ,  ÉE  (du  préf.  priv.  é,  et  de  braetéote)  adj 
Bot.  Qui  est  dépourvu  de  bractéoles. 

ÉBRAISER  {brè  —  du  préf.  priv.  é,  et  de  braise)  v.  a. 

Débarrasser  (un  four)  de  la  braise. 

ÉBRAISOIR  [brè  —  rad.  ébraiser)  n.  m.  Pelle  pour  tirer 
la  braise  des  fours  do 
boulanger.D  Voûte  pra- 
tiquée sous  les  fours  à 
chaux,  pour  mettre  le 
bois  ot  le  charbon. 

ÉBRANCHAGE  [chaj' 
—  rad-  tbrauc/ier)  a.  m. 

Suppression  accidentelle  ou  raisonnée  des  braDcbes  des 
arbres. 

—  Encycl.  h'ëbranchage  méthodique  et  raisonné,  opéré 
à  main  d'homme  d'une  manière  modérée  et  progressive,  a 
pour  résultat  do   faire  croître   l'arbre  en  hauteur,  >u' 
chez  un  jeune  sujet:  mais,  si  on  l'exagère,  on    mai. 

but.  Quand  l'ébranehage  est  accidentel,  on  pare  la  ,    i   ■ 
qui  résulte  do  l'arrachement  avec  une  lame  bien  coupauio, 
puis  on  la  recouvre  d'un  engtumen  protecteur. 
ÉBRANCHEBCENT  0.  m.  Arbohc.  Syn.  de  ébranchagk. 

ÉBRANCHER  du  préf.  priv.  é,  et  do  branche)  v.  a.  D*» 
pouiller  de  ses  branches,  c-asserou  cou- 
per les  branches  do  :  Un  vent  violent 
EBRANCUB  Ics  arbrcs. 

—  Fig.  Appauvrir,dépouilIer:r--  .'■ 
CUER  une  Itingue.  a  Diminuer,  r.^ 
amoindrir  :  /hcAt*/ini  avait  b«r.vn 
noblesse  avec  la  hache.  (.\.  liou^sa\o. 

Il  User  sans  détruire  :  Le  désiste  ar- 
rache l'arbre,  le  sage  monarque  /  ébR-vn- 
CHK.  \Volt.) 

Èbranchét  ée   part,  passé  du  v. 
Ebrancher. 

—  Adjectiv.  Blas.  So  dit  des  figures 
d'arbres    qui    sont    représentés    sans 

branches  et  avec  leurs  seuls  éoois.  ^Ebranché sentead  des 
troncs,  éculé  s'entend  des  branches.) 

ÉBRANCHOIR  (rad. 
ebrancher,  À  taillor 
les  arbres. 


ÉBRANLABLEadj. 

t^uipoutèircfbranlé. 

ÉBRANLEMENT    mnn)  n 
A  un  objoi  qu'on  ébranle  : 

/'kURANLFMKNT    de    tnr.î^'     ■ 

L'ouie  reçoit,  ;         " 
causé  par  les  •■ 
—  Par  .'Xt.  ^ 
une  imi  ' 


D'or  k   uo  »rt>r« 
de  ûoopl<'  arracbé 
et  «br&acbé. 


ebrancher)  n.  m.  Outil  qui  sert  i 


_.    \  f ,  „ .- . .. 


.\r, 


,^  par 

cause  un 


KBRANi.  Affaiblissement  des  facultés  ; 

Zkbrkn:  .  . 

—  Fig.  Daugcr  de  tu:ac.  '  '  -'snt  du 

mimstrre.  d'une  fortune,  i  :  \^^/- 

On  remarque  dans  le  mond-  ^r  uni- 

rertet.  (Boss.)  i  AgiuiioD  moraict  oiouvcment  dci  passioos  ; 


KMUANLFR   —   KIIL  LLIOSCOPIE 


'  H  m  un  ÙKANUI- 

Vauvro.) 


ÊSHV 


/r 

{■■■ 

diUrm>' 

y; 

li 
(I- 


l<*  !■•  ■  II»  l  1  »  K(KI> 

Ft  '.   des  opavrws 

dr  .  -nm    r^lui    do 

t'i  Toatfs 

•<■■  '-mind. 

El  !  s    '  ■■    ■.  -  .    n.  m. 

Acttoa  ti  eùf.**fr.  «  wiiAQtit6 
dOQt  QDO  ouverture  est  ébra- 

(^        ■      0.,.„r,nr..       ,   „ . ,„ 

er;- 

*I 


<i«  yaiop,  L«  taire  passer 


■Dit  en  [K^ril.  ■  Perdre  do  sa  fermeté,  d« 


n  allemand, 

.la  dans  les 

i  IMS.  Kliranl  fui 
I.  rti  imt.  A  luni- 

^'"' ■■mme 

'•nins, 

,■  litfue 

1  ^r.  .  (  i. pitre  aiur 

'  ■  nf  et  ton  histoire 

-   IISI!!;  la  Parole 

,hit,:r  ,(u  r/inttianitme  (184i); 

118*4);   Estai   d'une  liturgie 


.ors  au'  Ebrutnxnl. 

'-r  l'iDtrodactioD  du  jour  et  aussi  do 
iiiam  a  UDe  croisée  ouvraote.)  [On  dit  aussi 


df  : 

de(;a--.T  i. 
■BRASL'RR. 

taHASCB  oh^one  douteuse.  (V.  esibrisorri)  v.  a.  Elar- 
gir procressivemenl,  do  dehors  en  do<laas,  la  baie  d'une 
porte,  d'une  ffn^tre. 

ËBRASURCi  1"  I  :.' ri.;urodercn^irc<]niestrbrasde.qui 

1  r>.ii  >:is.  lUn  dit  aussi  iURASBHII.NT. 


ÈBHr 
•I 

u 

t'a 

Tir, 

g: 

I  .'• 

m.,. 

Uiranla 
daaa  la  .v: 
près  m  < 

tri. 
en 


d  un  .."'.^ 

taatcii! 

/  fi»mi/  . 


K». 
Dr 

"s. 
s> 

EBRCISCnDORP. 

af' 


la: 

Ch.i 
dr, 
fo. 
par 


sièc- 
les 


-■no  soplentrionalo 

.moires.  N*  .lans 

irre.  en  .\ra^on  et 

-.''  huit  pro- 

'  l'Atlanti- 

j.ar  les  très 

i^  moins  do 

■iirigéo  on 

ir.lont,  par 

'•t  so  jette 

ta  d'à  pou 

.  'lont  trois 

•  I,  lo  qua- 

■  est  faible, 

^..  '  'v,  lui  et  ses 


m)  D.  m.   ActioD  d'ébréchor  ;  état 
i".  et  de  hrirhe —  Chan^o  le  fwcond 

•■■ -  -■  "-'   ■  - J--,;rhr. 


:.'^*ra'ler  en  par- 

in  iiii.r.  |...rieraueinleà:  Le  monde 
fait  fortunt  à  t'élan  fui  ÉiiRtciiR  le 

r  ébréch*.  ■  Eljréchcr  k  soi  : 

"  ou  d'influence  :  Le  gomer- 
■  '■  i::re  lopinion. 

h  ..,-^    '<'.\n«tro-Hoi>(^o    (Ba.sse- 
»ur  la  Fiscba, 
■io  coton. 


li   fit  un 

II  la  ratiii- 

':n.  devenu 

.  .i"  ^a  1  r  .[T.-  auiohté  sur  H 

■rvii  darbiire,  en  1113,  entre 


teRTNCR  (du  préf.  priv.  é.  et  de  liren,  si^nif.  autref. 
•  eicri*[iient ..  —  l.'«muei  du  radical  se  change  en  <■  ouvert 
devant  une  svllabc  muette  ;  Tébr^ne.  J'^brinerai)  v,  a. 
Nettoyer  de  ses  eicrémonts  :  Kbrbnkr  un  marmot,  t  On  a 

dit  aussi   ABrRNRR. 

ÉBRENEUn,  EUSE  n.  Personne  qui  est  chargée  d'ébre- 

tier  .|iiel.(u  un,  pariii'utit^renieul  un  uufant. 

Ebreo  ti.'i  [le  Jutf],  optera  sérieux  italien,  musique  ilo 
Itiuseppo  Apulloni.  représenté  ù  Venise,  le  Ï3  janvier  lR5:i. 
Cet  ouvrage  ublint  un  sucées  éclatant  et  lit  rapidement 
le  luur  de  louH  les  theAires  d  Iialie,  où  il  n'a  pas  complé- 
lenii'iit  disparu  du  répertoire. 

Ëbreuil,  cli.-l.  de  cant.  de  l'Allier,  arr.  et  &  10  kil. 
de  liannal.  sur  la  Sioule;  8, m»  hab.  Ch.  de  f.  économique. 
Iji  tradition  prétend  que  Sidoine  Apollinaire  possédait  à 
Kbreuil  une  habitation  oui  fut  ravagée  par  les  barbares. 
Ju.V|u'en  »71,  cotte  localité  appartint  en  propre  aux  rois 
francs  ;  à  cette  époque,  Lotbairo  la  concéda  à  une  congré- 

falion  qui  y  fonda  un  couvent,  sons  linvucalion  de  saint 
<xer,  évéquo  d'Auiun.  Los  reliques  do  ce  saint  et  do 
sainl  Maixcnt  y  attirent  dos  pèlerins.  —  Le  canton  a 
U  conim.  et  is.140  hab. 

ËBRIÉTË  liât,  ebrieta»  ;  do  c6nuj,  ivre)  n.  f.  Etat  d'nne 
personne  ivre  ;  ivresse,  u  Par  oxt.  Folio  exaltation. 

ÉBRIEUX  (6ri-fil),E0SE(du  lat. etri'of M, ivre]  adj.Caus^ 
par  l'ivresse.  (Inus.) 

ÉBRILLAOB  \ll  mil.  —  do  l'ilal.  tbrigliala.  mémo  sens  ; 
de  brnjlia.  bndo)  n.  f.  Manég.  Secousse  donnée  &  la  brido 
d'un  cheval,  ot  d'un  seul  cité,  pour  l'arrêter  ou  le  faire 
tourner. 

ËBRIOSTTÉ  (lat.  ebriosilat  ;  do  ebrius,  ivre)  n.  f.  Habi- 
tulo  de  I  ivresse.  11  Etat  d'ivrosso,  ébriété. 

ÉbroÏCIEN,  ENNE  (ji'-in,  t'ii'  —  lat.  Ebroici,  nom  d'un 
peuple  gaulois),  personne  néo  à  Evroux  ou  qui  habite  cotto 
ville.  —  Les  Ebroïcik-ns. 

—  Adjcctiv.  Qui  appartient  à  Evroux  ou  à  ses  habitants  : 

Jm  Socit'tr  KMBOfCIENNE. 

EbROÏN,  maire  du  palais,  succossenr  d'Erkinoald  en 
6i7.  Il  gouverna  la  Noustrio  ot  lo  pavs  des  Burgundcs  au 
nom  do  Clotairo  III,  tandis  que  Childéric  U,  second  fils  do 
«Jlovis  II,  régnait  en  Austrasio,  sous  la  tutelle  du  mairo 
'VVulfoald.  U  était  trop  jaloux  du  pouvoir  dont  la  minorité 
du  roi  lui  valait  l'exercice  pour  souffrir  quo  ses  égaux,  les 
Icudos,  no  lui  fussent  pas  soumis.  La  roino  Uathildo,  méro 
do  clotairo,  dut  se  retirer  au  monastère  do  Chelles;  les 
évéques  do  Paris  et  do  Lyon  périrent  assassinés  ;  enfin, 
quand  Cloiairo  III  mourut,  au  lieu  de  réunir  l'assemblée  dos 
Francs,  Ebroïn  proclama  do  sa  propre  autorité  Thierry  III 
liroisiémo  lils  de  Clovis)  roi  do  Noustrio  et  de  Bourgogne 
{6'0i.  Il  provoqua  ainsi  une  violente  réaction  aristocrati- 
<iuo,  ot  un  parti  adverse,  dirigé  par  saint  Léger,  évtquo 
d  Autun,  donna  à  Childéric  II  la  couronne  de  Neustrie. 
Kbroin  fut  arrêté  et  enfermé  au  monastère  do  Luxcuil  (670) 
et  Thierry  III  à  Saint-Denis;  mais  les  leudes  n©  supportè- 
rent pas  davantage  lo  joug  do  saint  Léger  :  ils  renvoyè- 
rent à  Luxeuil  partager  la  captivité  d'Ebroïn. 

En  673,  Childéric  s'était  à  ce  point  aliéné  les  grands 
qu  il  fut  égorgé  dans  la  forêt  do  Bondy,  avec  sa  femme  et 
son  fils.  Des  circonstancosparticulières  permirent  au.\'  deux 
rivaux  do  sortir  do  prison,  cotte  mémo  année.  Un  moment 
réconcilies,  ils  se  divisèrent  encore.  Saint  Léger  s'étant 
de  nouveau  mis  à  la  léto  dos  leudos  do  Noustrio  ot  do 
Bourgogne,  Ebro'm  l'assiégea  à  Autun,  s'empara  do  sa  per- 
sonne, lui  fit  couper  la  languo  et  crever  les  yeux  (678). 
.S  atta.|uant  alors  aux  Ausirasions,  commandés  par  Pépiii 
d  Iléristal,  Ebro'in  les  vainquit  à  Latofao  (Lafaux,  près 
Soissons  1680];,  mais  il  fut  assassiné  on  681,  au  moment  où 
il  allait  être  lo  véritable  maître  de  la  Gaule.  Violent  ot 
mémo  cruel,  comme  les  autres  hommes  de  son  temps, 
Hbroïn  eut  le  mérite  d'avoir  une  politique  dirigée  contre  les 
grands,  ot  s'efforça  de  sauver  la  royauté  mérovingienne. 

ËBRONDER  (orig.  inconnue)  v.  a.  Désoxyder  (lo  fil  do  fer). 

ÈBRONDEOR  (rad.  (<bronder)  n.  m.  Ouvrier  chargé  de 
clésoxy  1er  le  for,  après  quo  lo  chauffage  y  a  développé 
une  sorte  d'oxydation  superlicicllo  sous  forme  d'écaillés 
noir&tres. 

ÉBROUAGE  ibiou-af  —  rad.  ébrouer)  n.  m.  Préparation 
donnée  à  la  laine  et  qui  consiste  &  la  passer  dans  l'eau  do 
son,  avant  do  placer  les  échevcaux  dans  tm  bain  de  tein- 
ture, a  On  dit  aussi  ÉBBOt'lSSAGU. 

ÉBROUDAGC  (rfoj')  n.  m.  Action  d'ébroudir  les  fils  mé- 
talli.|ues.  d«  les  passer  à  la  filière,  ii  Ce  qui  a  été  ébroudi. 
ÉBROUDER  V.  a.  Techn.  Syn.  de  ébrocdir. 

ÉBROUDEUR  n.  m.  Ouvrier  chargé  d'ébroudir  les  fils 

nieiailic|iies. 

ÉBHOUDI  n.  m.  Fil  métallique  ébroudi,  passé  &  la  fliièro. 
i;  On  dit  aussi  ëbroudin. 

É8ROOOIR  (orig.  inconnue)  v.  a.  Faire  pa.sser  dans  la 
niiere  des  his  métalliques.  B  On  dit  aussi  ébrocder. 

ÉBROOEMENT  (Aroil-mnn)  n.  m.  Sorte  do  ronflement  ca- 
ra.  ieristi.|ue,  par  lequel  un  cheval  exprime  sa  frayeur  ou 
sa  5ur|.ri»e.  ii  Uespiration  haletante,  convulsive.  u  Sorte 
déternoement  volontaire  de»  animaux,  prorluit  par  une 
aspiration  forte  et  sonore  suivie  d  une  expiration  analogue 
et  accompagné  d'un  vif  mouvement  de  la  této. 

ÉBROUER  du  préf.  priv.  ,<,  ot  du  rad.  de  brouet  [v  ce 
"""■  '  ''•,»■  '•»*'i'''.  plonger  dans  l'eau,  en  parlant  des  laines 
et  de»  étoffes,  quo  l'on  veut  ainsi  débarrasser  des  ordures 
quelles  contiennent. 

ÉBROUER  (8)  orig.  douteuso)  v.  pr.  Produire  l'ébroue- 
meut.  en  p.irl.ini  d  un  cheval  surpris  ou  effrayé. 

—  Par  aiLii,  Faire  bouillonner  l'eau  dans  hiqu 
plongé,  en  j-  respirant  fortement. 

-  Fam.  .Souffler,  renifler  dans  quelque  vive  émolioD. 

ÉBROUER  (du  préf.  priv.  é.  et  de  6rou)  v.  a.  Dégarnir  {les 
non    du  brou.  °  ^ 

ÉBR0UEU8E  'rad.  ébrouer)  n.  f.  Ouvrière  qui  écale  ot 
casse  Ir,  non  desiinée»  à  la  fabrication  de  l'huile. 

ÉBR0DI8SAGE  n.  m.  Tcchn.  Syn.  de  rbrocaok. 

ÉBBOU88ER  trou-.^  -  du  préf.  priv.  /.  et  do  brousse) 
V.  a.  htfeuiller  no  arbre.  ■  Ùa  dit  aussi  ébro.ssbr  et 
f.BRoti'mR,  dans  quelques  départomcols. 


I  dans  laquelle  on  est 


12 

ÉBROUTER  (du  préf.  priv.  é,  et  de  broul)  v.  a.  Débarras- 
ser la  feuille  do  mûrier  des  brindilles  avec  lesquelles  elle 
a  été  cueillie  et  qui  peuvent  blesser  les  jeunes  vers  4  soie. 

ÉBRUITATION  ^si-on)  a.  f.  Action  d'ébruiter,  i. Pou  usité.) 

ÉBRUITEMENT  i,maii)a.  m.  Action  d  ébruiter. 

ÉBRUITER  du  préf.  i",  et  do  6ruiV)  v.  a.  Divulguer,  ré- 
pandre, lairo  connaître  au  public  :  EnRtJiTKR  un  secret. 
Il  Mettre  en  réputation,  donner  do  la  noioriété  ù  :  ie  (o- 
page  de  ce  duel  iti'avait  craiment  beaucoup  luriité.  (Balx.) 
Jnus  ' 

S'ébruiter,  v.  pr.  So  divulguer,  être  ébruité. 

ÉBRUN  n.  m.  Nom  vulgaire  du  blé  ergoté. 

ÉBRUTAGE  n.  m.  Techn.  V.  orctagb. 

EbSAMBOUL.  Géogr.  V.  IhSAMBOUL. 

Ebschawa'i'-'EL-MALAK,  comm.  d'Egypte  (gouv.  de 
Gharbii.h    disirict  de  .Mcliallet-.Monouf  )  ;  3.600  hab. 

EbsCRAWAi'-'ER-ROUNNAM,  comm.  d'Egypte  (gooT. 
du  Kayoum  idlsirict  do  Tobliar  );  3.850  hab. 

EbstEIN  (Guillaume),  médecin  allemand,  né  à  Jauer 
(Silésie)  en  1836.  Médecin  do  riiépilal  de  Breslau,  il  fat 
ensuite  professeur  à  l'université  de  Ga'ttingiie.  Il  s'est 
surtout  occupé  do  l'hygièno  des  obèses  ;  son  régime  permet 
l'usage  dos  albuminoldcs  et  des  matières  grasses,  mais 
défend  les  hydrates  de  carbone.  On  lui  doit  :  iObésiié  et 
Sun  traitement  d'après  les  principes  physiologiques  tl883);  la 
Nature  et  le  Traitement  des  calculs  urinaires  (1885)  ;  Contri- 
bution à  l'étude  de  la  leucémie  traumatique  (1894). 

ÉBUARD  (Ju-or'—  orig.  inconnue)  n.  m.  Coin  de  bois  dur, 
qui  sert  A  fendre  des  bûches  et  qui  s'emploie  fréquemment 
au  lieu  (l'un  coin  de  fer. 

ËbOcheter  (du  préf.  é,  et  de  bûchette)  v.  a.  Ramasser 
du  monu  bois. 

EBULEA  [é-bu-lé)  n.  f.  Genre  d'insectes  lépidoptères 
deltoïdes,  comprenant  de  petits  papillons  ressemblant  i 
des  phalènes  et  qui  ont  pour  type  I  espèce  ebulea  samhu- 
cala,  dont  la  choniilo  vit  sur  les  sureaux.  (Les  nombreuses 
espèces  i'ebulea  sont  répandues  dans  les  régions  tempé- 
rées ot  jusque  dans  l'Inde.) 

ÉBDLLIOMÈTRE  n.  m.  Physiq.  \.  ébcllioscope. 

ÉBULLIOSCOPE  ibu-li,  skop'  —  du  lat.  ebullire.  booillir, 
et  du  gr.  ikoprin,  examiner)  n.  m.  Nom  dos  appareils  ser- 
vant à  déterminer  les  températures  d'ébullitiou  des  corps. 

—  Encycl.  Les  principaux  appareils  connus  sous  ce  nom 
sont  emplovés,  dans  la  pratique,  pour  déterminer  la  teneur 
en  alcool  d'un  mélange  d'alcool  et  d'eau,  et  servent,  par 
conséquent,  à  remplacer  ou  contrôler  les  indications  four- 
nies par  les  densimètres. 

Vébullioscope  de  Maligand  et  Vidal  so  compose  d'un  ré- 
servoir C  tronconiquo,  qui  reçoit  le  liquide  à  essaver,  relié 
â  un  thcrmo  siphon  formé  par  un  anneau  métallique  creux, 
dans  lequel  circule  le  liquide,  et  qui  est  chauffé  en  un  point 
par  la  lampe  A.  Un  thermomètre  u,  plongé  dans  lo  liquide, 
indique  sa  température  qui,  au  commencement  de  l'expé- 
rience, va  on  croissant  jusqu'à  atteindre  une  valeur  fixe  qui 
est  la  température  d'éhullition. 

l.'ébullioscope  ou  ébulliomélre  de  Salleron  est  un  peu 
différent  du  précédent  :  il  comprend  un  réservoir  contenant 


I.  Ebullîoioopo  de  MaliRand  et  Vld»l;  2.  Ebulliomètre 
de  SaUeroD  et  coupe  de  l'appareil. 

le  liquide,  et  une  lampe  placée  au-dessous  ;  pour  as.sarer 
un  mélange  rapide  du  llc|uldc  chaud  avec  le  liquide  froid, 
une  lame  est  placée  dans  le  réservoir  parallèlement  au 
fond:  un  thermomètre  plonge  dans  le  liquide  et  sert  i 
prendre  la  température  au  moment  où  cello-ci  devient 
stationnairo. 

ÉBULLIOSCOPIE  (bu-li,  skn-pt  —  rad.  ébultioscope)  n.  f 
Partie  de  la  physique,  qui  traite  do  la  mesure  des  tempe 
ratures  d'ébullitlon. 

—  Enctcl.  On  détermine  la  température  d'ébullitiou  d'un 
corps  en  lo  chauffant  et  en  suivant  la  température  sur  un 
thermomètre  qui  plonge  dans  le  liquide  :  lorsqu'on  a  atteint 
lalompératurod  ébullliion.lo  thermomètre  reste  fixe,  silo 
corps  n'est  n.is  un  mélange.  S'il  s'agit  d'un  mélange,  pour 
éviter  que  l'évaporation  des  produits  les  plus  volatils  ne 
change  la  composition  du  liquide  ot,  par  conséquent,  son 
point  d'ébulliiion,  on  oblige  les  vapeurs  à  passer  dans 
un  serpentin  refroidi  par  de  l'eau,  où  elles  sont  conden- 
sées et  retombent  dans  le  mélange,  qui  garde  alors  une 
composition  constante. 

Los  appareils  spéciaux  quelquefois  employés  pour  cotte 
mesure  so  nomment  des  ébullioscopes  (v.  ce  mot)  ou  ^6u/- 
liomi'tres. 

Vébullioscopie  est  appliquée  parallèlement  à  la  cryosco- 
pio,  à  la  mesure  dos  poids  moléculaires  dos  corps.  Lors- 
au'on  dissout  un  poids  p  d'un  corps  dans  un  poids  P  de 
dissolvant,  la  température  d'ébullitlon  du  dissolvant  so 
trouve  augmentée  d'une  quantité  égale  à  a  degrés,  qui  est 
liée  aux  poids  de  substance  employée  par  la  relation  : 
Kp 

«M —. 

MP" 

dans  laquelle  K  est  en  coefficient  qui  ne  dépend  que  do 
dissolvant  et  M  le  poids  moléculaire  de  la  substance 
dissoute.  Pour  déterminer  le  coefficient  K,  on  prend  un 


13 

corps  do  poids  moléculaire  connu,  et  il  est  alors  facile 
do  trouver  la  valeur  do  M  pour  tous  los  corps  solublos 
dans  co  mtmo  liquide,  par  application  do  la  formule  : 

Voici  quelques  valeurs  de  K.pour  différents  dissolvants  : 
Flher  «thyliquo.  .  . 


2110 

Bi^niiDO S6™ 

Chloroformfi JÛM 

Still'irp  do  rarbonc 2370 

Aclfle  BC'-ti«iii,- 2530 

Akoul  .Hlijli'iuc IISO 


Aictatc  il'éthylc 2«I0 

Acitonc IfllO 

Eau 620 

Bromure  d'étbjrline.  .  .  .    r>3i0 

Anilioe 3220 

l'hSnol 30*0 

ÉBULLinON  {bu-li-si  —  du  lat.  ebuUitio,  mémo  sens) 
n.  f.  Phvsiq.  Phénomène  qui  accompagne  le  plus  généra- 
lement "le  passage  d'un  corps  de  l'état  liquide  a  l'état 
gazeux.  (Il  est  donc  l'équivalent  du  phénomène  do  la  fu- 
lion.  qui  est  le  terme  de  passage  des  corps  do  l'état  solide 
i  Ictat  liquide.) 

—  Kig.  Ktror\'escenccdcs  passions,  il  Fermentation  popu- 
laire: Aulr:  fois.  Paria  était  souvent  en  KBULLlTlON. 

—  .Méd.  vétér.  Syn.  do  icHAf  bouhibe,  fku  d'herbes. 
V.  CCS  mots. 

—  Pathol.  Eruption  cutanée. 

—  Encycl.  Phvsiq.  VébiilUtion  est  régie  par  les  lois  sui- 
vantes :  1"  le  point  d'éliullition  d'un  liquide,  c'est-à-dire  la 
température  â  laquelle  il  se  vaporise,  est,  pour  chaque 
corps,  une  constante  qui  ne  dépend  que  de  la  pression; 
S»  la  température  du  liquide  est  constante  pendant  toute 
la  durée  de  l'ébullition. 

Les  températures  d'ébullition  des  corps  sont  générale- 
ment données  à  la  pression  normale  de  700  millimètres. 
Leurs  valeurs  vont  en  croissant  lorsque  la  pression  aug- 
mente, jusqu'à  une  limite,  appelée  poiii(  critique,  au  delà 
de  laquelle  le  phénomène  de 
l'ébullition  n'existe  plus.  Lors- 
que, au  contraire,  on  fait  dé- 
croître la  pression,  la  tempéra- 
ture d'ébullition  diminue  jusqu'à 
devenir  quelquefois  égale  à  la 
température  de  fusion  ;  dans  les 
cas  oà  ce  phénomène  se  produit, 
la  température  étant  trop  basse 

fiour  que  le  corps  existe  à  l'état 
iquide,  on  passe  directement  de 
l'état  solide  à  l'état  gazeux,  et 
il  n'y  a,  par  conséquent,  plus 
d'ébullition. 

On  démontre  l'abaissement 
du  point  d'ébullition  aux  faibles 
pressions  à  l'aide  du  bouillant 
oix  bouilleur  de  Franklin.  Cet  ap- 
pareil peut  avoir  plusieurs  formes  ;  celui  qu'on  représente 
ici  {fig.  1)  comprend  un  ballon  de  verre  à  moitié  plein  d'eau 
qu'on  a  chaulfé  à  l'ébullition  et  fermé  pendant  qu'il  était 
encore  chaud,  de  façon  que  la  pression  soit  très  tortemcnt 
réduite  au-dessus  du  liquide;  en  le  retournant  ensuite  et 
le  laissant  refroidir,  on  observe  que,  si  l'on  verso  de  l'eau 
froide  sur  la  chambre  de  vapeur,  l'eau  entre  en  ébullition, 
par  suite  de  la  diminution  de  pression  que  cause  le  refroi- 
dissement do  la  vapeur. 

Un  appareil  simple  permet  d©  montrer  qu'aux  basses 
pressions  la  tempéra- 
ture d'ébullition  est 
S  eu  élevée.  Imaginons 
eux  ballons  réunis  par 
un  tube  deux  fois  coudé 
((ig.  2)  ;  l'ensemble  con- 
tient un  peu  d'eau  et  a  ^S?^  Fig.  2, 
été  fermé,  comme  le 
bouillant  do  Franklin,  pendant  l'ébullition  de  cette  eau. 
Avec  cet  appareil,  on  constate  que  la  température  de  la 
main  est  sullisante  pour  produire  l'ébulli-  _^^ 
tion  de  l'eau. 

ÉBULOPHILE  fdu  lat.  ebuUire,  bouillir,  et 
du  gr.  p/tilos.  ami)  n.  m.  Ustensile  destiné  à 
empéclicr  le  lait  de  s'échapper  du  récipient 
dans  lequel  on  l'a  mis  à  bouillir. 

ÉBURINEidu  lat.  ebur,  ivoire)  n.  f.  Pro- 
duit industriel,  composé  de  déchets  d'os  et 
d'ivoire  réduits  en  poudre  impalpable  et 
mis  dans  des  moules  chautfés.  (Sous  l'action      Ebulophile. 
de  la  chaleur,  le  mélange  prend  une  homo- 
généité et  une  dureté  considérables.  On  colore  diverse- 
ment la  matière  obtenue,  qui  se  prête  à  de  nombreuses 
applications  industrielles.) 

ÉBURNATION  n.  f.  Syn.  de  ébdrnification. 

ÉBURNB  ou  EBURNA  n.  f.  Section  du  genre  ancilla 
(mollusques  gastéropodes,  famille  des  olividés),  compre- 
nant dos  formes  à  coquille  ombiliquée,  à  suture  comblée, 
ft  spire  élevée.  (L'espèce  type  de  ce  sous-genre  est  l'eftiinm 
glaorata,  coquille  buccinilorme,  d'un  blanc  rosé,  commune 
dans  los  mers  des  Antilles.) 

ÉBORNÉ,  ÉE  (du  lat.  eburneus,  d'ivoire)  adj.  Qui  a  ou 
qui  a  pris  la  couleur  ou  la  consistance  de  l'ivoire. 

—  Anat.  Substance  éburnée.  Ivoire  des  dents. 

—  Pathol.  Qui  a  subi  l'éburnilication  ;  Cartilage  ébïtrnk. 
Il  On  dit  aussi  ébdrnikik,  ée. 

ÉBURNÉEN,  ENNE  'né-in,  en'  — dulat.  ebumetis,  d'ivoire) 
adj.  Qui  a  l'aspect  de  l'ivoire,  la  blancheur  de  l'ivoire. 

ÉBURNIFICATION  (si-oii  —  du  lat.  ebiirneus,  d'ivoire, 
et  facrrc,  faire)  n.  f  Pathol.  Transformation  des  cartila^^es 
ou  d'autres  matières  en  matière  ébumée.  ii  Transformation 
do  la  substance  d'un  os,  qui  prend  un  degré  de  com- 
pacité considérable,  n  Encroûtement  de  certaines  tumeurs 
par  des  phosphates  et  des  carbonates  de  chaux. 

—  Teclin.  'Transformation,  par  la  chaleur  et  la  pression, 
dos  déchets  d'os  et  d'ivoire  en  éburine.  V.  co  mot. 

ÉBURNIN,  INE  (du  lat.  eburneus,  d'ivoire)  adj.  Qui  ros- 
scnihlo  à  de  l'ivoire  :  Une  substance  kbukmnk. 

Éburon,  ONE  peuple  germanique  do  la  Gaule  Belgi- 
que, entre  lo  Khiii  et  la  Meuse.  —  A«'s  Ebuuons. 

—  Adjectiv.  Qui   a  rapport  à  ce  peuple  :  La  nation 

ÉBORONK. 

—  Enctcl.  I>os  Eburons  avaient  comme  voisins  :  à  l'E. 
les  Sicambres,  au  S.  les  Aduatuques  et  les  Condruses,  la 
Dvle,  à  ro.  les  Ménapiens.  Ils  occupaient  los  rives  du 
Rniu,  depuis  Teniagon  jusqu'à  Dusseluorf.  et  celles  do  la 
Meuse,  do  Liège  à  Ruremoade.  S'étaot  révoltés  contre  les 


Romains,  ils  défirent,  «ou»  les  ordres  d'Ambiorix.  une  lé- 
gion composée  do  cinq  cohortes.  César  exerça  contre  les 
vainqueurs  do  sanglantes  représailles,  et  les  extermina. 

Êburovices,  peuple  de  la  Gaule,  dans  la  Lyon- 
uiii^r  ir  L-i  la  '.-onfédération  des  Aulorques.  (Le  pays  qu'il 
0,-iupait  l'orme  aujourd'hui  lo  lerritoiro  d'Evreux.;  —  L'n 
Ehurovick. 

EC  préf.  V.  É. 

C.  C.  (powDKRS).  Chim.  Poudres  pour  fusil  à  base  de 
coton-poudre,  dont  il  existe  plusieurs  variétés.  'V.  poudre. 

EçA  DE  QUEIROZ  José  Maria  i>'),  littérateur  portu- 
gais, né  à  Povoado  Varzim  en  1845.  mort  à  Paris  en  19oo. 
a  rempli  dans  diverses  villes,  notamment  à  Paris,  les 
fonctions  de  consul  général.  Ecrivain  spirituel  et  mor- 
dant, il  fonda,  avec  Ramatho  Ortigâo.  un  recueil  mensuel  : 
As  Farpas,  dans  le  genre  des  •  Guêpes  ■  d'Alphonse  Karr. 
Parmi  ses  romans,  nous  citerons  :  tr  Mandarin  et  la  Jtelique, 
dans  le  genre  fantastique,  et,  dans  le  genre  r<'*aliste  de 
Zola  :  le  Crime  du  P.  Amaro  (1874)  ;  o  Primio  Haatle  (1877;  ; 
le  Mystère  de  la  route  de  Cintra,  avec  Ramatho  Ortigâo. 

ÉCABOCHAGC    [chaj")  B.   jn.    Action    d'écabocher  les 

feuilles  Je  tahac. 

ÉCABOCBER  (du  préf.  priv.  é,  et  de  caboche)  v.  a.  Se  dit 
du  travail   qui  consiste  à  enlever  los  parties  lignousci 

des  feuilles  de  tabac. 

ÉCACHEMENT  (mon)  n.  m.  Techn.  Action  d'écacher, 
d'aplatir  un  til  métallique  que  l'on  fait  passer  entre  deux 
cylindres  lisses  de  laminoir,  il  Etat  de  co  qui  est  écaché. 

—  Cliir.  Meurtrissure  par  écrasement. 

ÉCACacR  (du  préf.  é,  et  de  cacher.  l\.  étym.  do  cacher)) 
V.  a.  Ecraser  en  aplatissant  :  Ecacuer  une  noix,  u  Syn. 

pop.  KCAFOTER,  ÉCAFOCILLER. 

—  CIlir.  Ecraser  par  meurtrissure,  n  Par  eiagér.  Presser 
fortement  :  Ecacher  le»  doigts  à  quelqu'un  en  lui  donnant 
la  main. 

—  Techn.  Aplatir  un  fil  métallique  au  laminoir,  n  Com- 
primer en  tous  sens  les  feuilles  de  papier  qu'on  met  à  la 
presse  pour  expulser  l'air  interposé,  il  Pétrir  et  amollir  la 
cire.  Il  Dresser  sur  la  meule  une  faux,  une  lime  et  autres 
outils. 

S'ecacher,  v.  pr.  Etre  écaché  :  Le  fit  de  fer  s'ecache  ou 
laminoir,  il  Ecacher  à  soi  :  S'écacher  le  doigt. 

—  Techn.  S'écraser,  être  cassant  sous  le  marteau.  (Ne 
se  dit  que  du  fer  rouverin,  du  fer  aigre.) 

ÉCACHEUR  n.  m.  Ouvrier  qui  écacho  les  feuilles  de  pa- 
pier nouvellement  fabriquées,  n  Ouvrier  qui  aplatit  les  fils 
métalliques,  ii  Ouvrier  qui  pétrit  la  cire,  ii  Ouvrier  qui  dresse 
les  faux  ou  autres  outils  sur  la  meule. 
ÉCADE  (de  l'angl.  shad)  a.  f.  Nom  populaire  de  l'alose. 
ÉCAFER  ou  ÉCAFFER  [ka-fé  —  de  l'anc.  franc,  eschafe, 
coquille,  écaille  ;  du  lat.  scapha,  dans  le  sens  de  coquille) 
V.  a.  Refendre,  en  plusieurs  fragments,  de  l'osier,  dans  le 
sens  de  sa  longueur. 
ÉCAFIGNON  {gn  mil.)  n.  m. Pop.  Exhalaison  puante. 
ÉCAFLOTE  (du  bas  lat.  sca/fa,  cosse)  n.  f.  Pellicules 
de  Icgumcs  qui  restent  dans  la  passoire,  lorsqu'on  passe 
une  purée. 

ÉCAFOTER,  ÉCAPOniLLER  V.  a.  V.  ECACHER. 
ÉCAGNE  (gn  mil.  —  mot  d'orig.  celtique  ;  à  rapprocher 
de  l'angl.  skein  et  de  l'irland.  sgainne,  écheveau)  n.  f. 
Portion  d'un  écheveau  divisé  en  plusieurs  parties,  par 
rapport  à  la  longueur  totale  du  fil  do  cet  écheveau:  C'ne 
ÉcAG.NE  de  soie. 

ÉCAII.LAGE  (ka-ill-aj'  [It  mil.])  n.  m.  Action  d'écailler  : 
i'ECAiLLAGB  rfu  poisson.  Il  Défaut  d'un  objet  qui  s'écaille  : 
/.'écaillage  du  marbre,  n  Action  d'ouvrir  les  huîtres. 

B  -arts.  Se  dit  de  l'accident  qui  arrive  aux  tableaux 

dont  la  surface  se  détache  par  lamelles  :  ^'écaillage 
des  tableaux  tient  soit  à  la  mauvaise  qualité  des  vernis, 
soit  à  la  préparation  défectueuse  des  dessous  destinés  à  re- 
cevoir la  couleur. 

—  Techn.  Défaut  que  présentent  certaines  glaçnres  do 
faïences  communes,  qui  se  détachent  et  tombent  sous 
forme  de  lamelles  très  minces  ou  écailles,  il  Action  d'en- 
lever sous  forme  d'écaillés  le  sel  qui  adhère  aux  parois 
d'une  chaudière. 

ÉCAILLAIRE  {ka-ill-èr'  [It  mil.])  DE  SlOTH  n.  f.  Bot. 
Nom  d'un  lichen  tinctorial,  le  psoroma  Smithii. 

ÉCAILLE  Ika-ill  [Il  mil.]  —  du  goth.  skalja,  tuile)  n.  f. 
Chacune  des  plaques  dures,  cornées,  qui  couvrent  le  corps 
d'un  grand  nombre  do  poissons,  de  certains  reptiles,  et  une 
partie  do  celui  des  oiseaux  et  de  quelques  mammifères. 

—  Par  anal.  Objet  quelconque  se  détachant  en  petites 
plaques  :  Murs  qui  s'e/fritent  et  s'en  vont  par  ECAILLES. 

1!  Fragment  de  peau  qui  se  détache  sous  forme  d'écaillés, 
dans   certaines    affections.  Il  Croûte    de    pain    soulevée. 

Il  Chacune  dos  petites  lames  de  métal,  imitant  des  écailles 
do  poisson,  dont  se  composent  certaines  armures  :  Jugu- 
laire de  shako  formée  rf'KCAiLLES  de  cuivre. 

—  Par  ext.  Chacune  des  valves  d'une  coquille  bivalve  : 
Une  ÉCAILLE  d'huître,  de  moule.  «  Chacune  des  deux  parties 
du  test  d'une  tortue  ;  matière  fournie  par  le  mémo  test  : 
Une  ÉCAILLE  de  tortue.  Une  tabatière  d'ÉCAii.LE.  il  Pous- 
sière très  légère,  qui  couvre  les  ailes  dos  papillons. 

—  Fig.  et  fam.  Laisser  aux  autres  les  écailles.  S'emparer 
de  tout  ce  qu'il  v  a  de  bon. 

—  Anat.  Ecaille  de  l'occipital.  Partie  de  l'occipiLil  en 
arrière  du  trou  occipital,  il  Ecaille  du  temporal,  Portion 
écaillouse  do  cet  os. 

—  Archit.  Ornement  d'architecture ,  formé  d  arcs  do 
cercle  qui  se  touchent  sur  la  même  ligne  et  s'alternent 
d'une  ligne  à  l'autre.  (Ou  l'emploie  particulièrement  sur 
des  couvertures  d'édifices,  pour  imiter  un  toit  d'écaillés.) 

Il  Ardoises  arrondies  par  le  bout,  qui  produisent  un  effet 
analogue.  »  ■        . 

—  Bot.  Nom  donné  à  de  petites  lames  minces,  sèches  et 
coriaces,  souvent  colorées,  qui  entourent  et  recouvrent 
certains  organes  végétaux,  n  Fragment  d'écorce  qui  se 
détache  spontanément,  n  Chacune  des  écales  d'un  fruit 
bivalve  :  Les  écailles  de  la  noix.  (Peu  usité  dans  co  sens.) 

—  Entoni.  Svn.  de  ciiklonia. 

—  Hist.  sainte.  Sorte  de  matière  concrétéo  qui,  suivant 
los  Actes  des  Apoires  [IX,  18],  tomba  des  yeux  de  saint 


ÉBULLITION   —  ÉCAILLE 

Paal   lorsqu'il  recouvra  U  vue.  i   Fitf.  Lei  écailUa  iont 
tomhéet  de  tet  vfrux,  Il  voit  U.  lamière  de  la  \énU. 

—  Ichiyol.  Orfin'tf  ''rrultr.  F<:p'"''*  de  ch^To^on. 

—  MODQ.  fSc  V      ..-'..         T 

que  Ion  plac* 

--  T.T'Vii.  :.  .        :, 

tr  ;  .    .   lu  1er  v.vc- 

ti.  •  maiU«ïurs  s« 

srr  _  .  ■;.    ■   Roufc 

souil>ro,  ^iwli^  .  '    '■■  '.-'■au- 

che  des  livrer  -'-*'■ 

on  so  sert  pu-.. 
Tapisscriu  en  furnio  U  t:<  ■• 

—  Encycl,  Hist.  nat.  I 
los  naturalts*''-  '  ■  "■■  •■ 
mations  épi-i-  r 

ei  d'orififîno  i: 

poissons  et  ausM    hs  mi 

sont  des  productions  ép; 

bulbes  cutanés,  ou  de  1 

dermiques  pouvant  form'-r  ,         ;    .,  ^ 

on  lobser^-o  chez  les  loriii' s  •  ■   .'■■.!■ 

sons,  les  écailles   sont     l-      ;         . 

fiar  le  derme,  et  or:  ^ 

ui-mémo;  certain-- 
chez  les  gaooldes,  «  • 

papilles  larges  et  arrondiesqui  di-^icui.oiii 
ou  partie,  d'où  une  flexibilité  variable,  et  [ 
lignes  concentriques  ou  des  stries  rayontiaijt'       ,  r 

bord  est  lisse,  les  écailles  sont  4iiescycloide*  ;  ^uAùd  li  est 
dentelé,  elles  sont  dites  eténoideM.  I^  taille  et  la  disposition 
des  écailles  varient  ertraordinaireroent  cbci  les  poissons, 
mats  dans  dos  rapports  toujours  constants,  et  en  nombre 
égal,  suivant  les  csp'"''*s.  CTt.iins  arnî^bibiens  ou  batra- 
ciensconime lescc'  i!  '    "  "titos écaillet; 

les  formes  fossile^.  tons,  avaient 

uno  véritable  armu.  :  cha^nnée»  ; 

on  retrouve  de  pare^i-s  l-  a,:. -.s  ■  Urz  j-  ^  ':i>tosaurcfl.  Ld 
écailles  des  reptiles  sont  é^'al»-ment  des  prolongements  da 
dorme,  recouverts  par  l'épiderme  corn6  qui  abandoaoe 
l'animal  à  chaque  mue. 

Chez  les  insectes,  il  existe  des  écailles  qui  sont  aa&si 
des  productions  épidermiques,  et  on  en  observe  aussi  chci 
certains  myriapodes  comme  les  scutigères.  Les  écailles 
qui  revêtent  les  ailes  des  papillons  sont  des  petites  la- 
melles cuticulaires  implantées  par  leur  base  rétréciedans 
la  membrane  de  l'aile;  on  peut  les  comparer  À  des  poils 


Ecailles  :  (Hlst.  nat.)  1-  C»rap«ce  d«  pmitoUd:  i.  EcalUet  da  li 

queue  du  castor;  3.  Carapace  de    tortue;   4.  l^caiUu  de   tcrp^nt; 

—  Ec&iUes  de  poisson*:  5.  C>cloide;  6.  Ct^aolde;  7.  GuoUe;  — 

S.  Ecailles  de  papillon. 

élargis,  comme  les  écailles  d'antres  insectes,  notamment 
ceux  qui  revêtent  d'une  couche  chatoyante  le  corps  des 
lépismes,  etc.  —  On  entendait  autrefois  aussi,  par  écailles, 
les  pièces  articulaires  situées  à  la  base  de  l'aile  chez  les 
lépidoptères  et  hyménoptères  et  qui  sont  des  paraptères 
ou  des  ptorvgodes.  ..      ,  ,      , 

—  Archit.  et  sculpt.  Les  écailles  furent  employées,  aa 
moyen  ige.  comme  motifs  d'ornementation,  pour  les  ram- 
pants de  contreforts,  talus  de  chéneaux.  flèches  de  pierre, 
couronnements  do  pinacles.  Ces  écailles  paraissent  être 
uno  imitation  de  la  couver- 
ture do  bardeaux  de  bois. 
C'est,  du  reste,  dans  les 
pays  où  était  usitée  cette 
couverture  que  l'on  voit  ap-  g  , 

Faraitre,  vers  le  xii»  siècle,  /.g 

ornement  des  écailles.  Les 
formes  les  plus  anciennes   "^ 
données  à  ces  écailles  pré- 
sentent une  suite  de  car 
rés  ou  do  billettes,  ou 
petits  arcs  plein  cintro  ^^ 
brisés.  Ces  formes   furent 
plus    variées  à   i^rtir  du 
XIII*   siècle  :   on   y   donna 
aussi  aux  écailles  un  plus 
grand   relief.   1-os  écailles 
appartenant  aux  monuments  con^frnits 


Oroement*  à  écaille*. 

nns  1rs  pm-rinres 


où  les  couvertures  de  pier 

romane  dilTèreni  de  celles  qui  ■•'. 

tices  dans  les  pavs  où  la  couv  -  '\'» 

do  modèle.  I^s  ombres  lines  et  los  lumicres  uui  cjareat 
sur  ces  petites  surfaces  découpées  donnent  de  1  élégance, 
do  la  légèreté  aux  couronnements. 

—  Bot.  On  appelle  écailles  des  feuilles  ordinairt  ment 
très  simples  dans  leur  forme  et  leur  structure,  appl^-iées 
sur  l'organe  qui  les  porto.  On  en  observe  sur  les  rh  jronies, 
sur  les  tiges  aériennes  de  certaines  plantes  parasites 
(orobanches^.  dans  les  HoMrgeons,  dans  les  bnihcs.  dans 
■involucro  des  oo:  'c    Elles   Peuvent  avo.r  un 

les  bourgeons,  ou  noum- 

"  ^  Ti-'-m  A' écaille t 
■.:■::(■  substance 
e  d'une  tortue 
et  vulgaire- 
la  plus  grande 
irait  être  plutôt 


1 

rôle  protecteur, 

cior,  comme  dans  , 

—  Comm.  et  indus^r 
dans  le  commerce  et 
d'apparence  cornoe,  ; 
manne  appelée  r  ' 
mentcaref.  L'éca 
analogie  avec  la  c.. 


ÉCAILLK   -    ÉCAUT 


rou- 
\^  la 


vi - 
fi 

à  ' 

U 


If   uuo   plto 
souder,    à 

lUP   l'OD  (lé- 

<    lt>,  que  l'oo 

<i.tri>    1  iii'i'iNtno,  des  Vailles 
-.  tle  caoutchouc  durci  ou  de 

1.'  .  ordr«  religieux  militaire  d'Es- 
ii  cr**^  en   Ml«.    par  don    Juan  II, 

■  *■  ■' "    ''   '->'    -ion  catholi<|Uo   ot 

■:ioI.  porto  lo  nom 
'  lordro  triait  une 

--■i.i   •''Jr    -.1:1   Ji.àr>ii    tdauC.) 

mil.  >.  ÉE  adj.  IliKt.  nat.  Qui  a  des 

! ,  11!  I  !  X  - .'  :.»  i-..ji..j';i  iftnj écailUt. 


11  os  :  Beffroi 

É<  •  .  .*-...-■ 

d  UD  ^niail  différent  de 
c- 

i   i  olTrir,  avpi'  un  sens  op- 
f'  i  celle  du  pariicipo  du  verbe 

*<  u,  il  est  peu  usité. 

tCAluXMCMT  Ka-iiie-man  [U  mil.])  d.  m.  Action 
d>-  a;i..-r  /.  m-vili.i-:mk>t  </•*  poisson.  D  Action  de  s'écail- 
ler     /.  ►•  tiLL'  *'    •  "    '     ■  ■  -^^rrre,  d'un  marbre. 

—  Kii  T.  de  •  .•*  do  cuivre  dos  cbandronniors. 
ÉCAILLER  _k                   .:i  :  —  V.  écAiLL*  [Rem.]}  v.  a. 

IVpoaiLer  de  »e.<i  écaillci»  :  ÊCAtLi.BR  un  poitton.  1  Ouvrir 
les  écailles,  U  coquille  dte  :  ëcaillbb  de»  huttreSt  de* 
momU*. 

—  Par  ext.  Paire  tomber  en  écailles,  on  plaqnos  miocos  : 
EcAnxaa  de»  dontres. 

—  Techû.  r— •'  '  '  ' — ''ments  en  forme  d'écailles  : 
EcAtLLKR  «1  r  la  couleur  de  l'écaillo  de 
tortne  à  ■-  Fj-k  ■■'^.  ti  Gratter  jutnu'au  vif,  on 
pir'--  '  r  '  r  le  caillou, 
*"'■'■  ;  ointes,  des 
*'  •                      .  'unont  pour 

en  fa  :■■  /■•..;;>*     Ips   iii-Tr-'N  ;i   IimI, 

S'écAiller,  v.  pr.  Se  détacher  en  écailles,  en  plaques 
minces. 

ÉCAILLER  kaiU-é  [Il  mll.]\  ÈRE  0.  Personne  oui  ouvre 
des  hulirr«,  ou  qui  vend  des  co(]uillages  comestibles. 

ÉCAILLÊRE  ika-tU-ér'  [U  mil.]  —  rad.  éeailte)  o.  f. 
Nom  dooue  à  la 
fcmiu"    :..! 


d 
d' 

pa- 


u 

—  A.xto!».  Al^pIdoU. 

tcAïuxtnc   •  '     ' 

gair«  '1  antt  04; 
ÉCAIttOW   ' 


I  ro.  'On  l'appelle  aassi 
(ti  pour  lo  Riômo  a«mge. 
n.  f.  Pciiio  écaille. 

.  COSC  a-lj.  Couvert 
•  au  ixAiLLKOx.  I  Konné 
I  Lcux.  I  Qui  se  d«Ucho 

- ■-   '-  '■      '-nul. 

-'■I  la 


pU- 


'  mllji  n.  m.  Icbljol.  Nom  ml- 


n.  m.  Mantg.  Nom  donné  i  la 

c.  ,t,, 

il  d'une  ardoiiièro. 
i  ...-,..  ,.,,,.  ,  n.  f.  Techa.  Pellicule  enle- 

*>'  .rattoir,  d'an  objet  de  plomb  qui  doit  rece- 

iormé  par  une  rtonion  d'écaillei. 

'  '  —  do  préf.  ^,  et  d»  caltr)  n.  m.  Action 

d''  ..:are«. 

tc^tX    lu  haat  allem.  ikala,  même  lens:  dérivé  de 
ikalja,  toile    n.  f.  EoTeloppe  de  certaïaa  rmits,  furmaot 


d,.-  L. 


"f  d'écorce  coriace  ;  Pne  ktali  de  noir,  n  Par  exl. 
if*  févo  ou  de  puis.  D  Pellicule  nui  ae  détacbo  dos 
,         .i'--  l'on  fait  cuire.  1.  l'oquitlo  d'œur. 

—  lochn.  Purtiuu  de  soie  dont  les  lUs  sont  légèrement 
iromméa.  dan.n  la  fabrication  des  blondes,  u  Sorte  du  fusse 

■'  "■-  '  *■ " ''l'-o  l'uuvrier  i|iti  puse  les  dans  sur  lo 

il  de  pavé,  (|ui  peut  servir  tt  certains 

.1-s. 

tCALC  11.  i.  .M.ir.  V.  lacALB. 

ÉGALER  v.  a.   népouillor  de  son  écale  :  Ecalbr  ifci 

"Ti  tilt  i{CAi.i)KFKK,  dans  certains  patois. 
.  c«  part.  l>ass.  du  v.  Ki-alcr. 
..-.  Trrre  ^eaUf.  Se  dit  dune  terre  labourable  qui, 
■~   t  partie  d'aucune  ferme,  se  luue  isolément  sans 
i    Ci  m  constructions. 
■■,  V   pr    Kire  t'calé  :  Ac»  noij  s'kcalknt.  u  .Se dé- 
ni   do  Sun  écale   ;    l^t  «uix  tombent 

.  .rcr  par  lames,  en  parlant  d'une  pièce 

ËCALEOR,  ED8E  D.  Personne  qui  écale  ou  qui  casse 

lies  noix. 

ÉCALOT  i/o  —  rad.  écale)  n.  m.  Noix  dépouillée  do  son 
rcalo.  I  Variété  do  noix. 

—  lians  certaines  localités,  nom  vulgaire  du  baonoton. 
Ecaltha'Î,  nom  que  les  bistorions  occidentaux  donnent 

à  un  général  mon^-ol.  qui  s'appelait  en  réalili'  IltciiikadaI. 
et  qui  commandait  les  forces  nion^oles  eu  Perse,  sous  lo 
rt^(;ne  de  l'empereur  Mancou.  U  est  connu  par  une  am- 
bassade qu'il  aurait  envoyée,  en  lîts,  &  saint  Louis,  qui  se 
trouvait  alors  à  Nicosie,  dans  lllo  do  Ohvpro,  pour  lui 
apprendre  que  Mangou  s'était  converti  au'christiaoismo. 
Celte  ambassade  semble  avoir  été  inventée  par  des  fri- 
pons, qui  se  proposaient  d'escroquer  de  l'argent  au  roi  de 
France  :  c'est  peut-être  l'origine  do  la  mission  quo  saint 
Ixjuis  envoya  en  Chine,  sous^a  direction  do  Guillaume  de 
RûysbroëcK. 

ÉCALURE  rad.  étaler)  n.  f.  Pellicule  dure  do  certains 
fruiis,  de  certaines  graines  :  Kcaldres  de  café. 

ÉCALYPTRÉ,  ÉE  (du  préf.  priv.  é,  et  du  pr.  kaluptra, 

voile  a<lj.  li.u.  liopourvu  do  coiffe  :  Uépaliijue  écai.tptrke. 

ÉCALTPTROCARPE  (de  (calijptré,  et  du  gr.  karpot, 
fruit)  adj.  Bot.  Dont  le  fruit  est  dépourvu  de  coitfe. 

ÉCAMBT  (mé)  n.  m.  Nom  vulgaire,  dans  certaines  parties 
de  l'ouest  de  la  France,  de  clôtures  légères  qui  eotoorent 
et  délimitent  les  diverses  pièces  de  terro. 

ÉCANG  (Ann  —  subst.  vcrb.  do  éeanguer)  n.  m.  Instru- 
ment dont  on  se  sert  pour  écanguer  lo  lin  ou  le  chanvre, 
aïin  d'isoler  la  partie  ligneuse  dos  libres  textiles. 

ËCANGAGE  {gaj')  n.  m.  Action  d'écanguer  lo  chanvre, 
lo  lin. 

—  EscvcL.  h'écangage  consiste  à  secouer  vivement  le 
chanvre  et  le  lin  broyés,  do  manière  à  débarrasser  la 
niasse  des  fragments  de  tige  qui  peuvent  s'y  trouver 
mêlés.  A  col  etTot,  on  emploie  une  planche  verticale,  le 
long  de  laquelle  pond  la  lilasso.  Une  roue,  dont  la  circon- 
férence est  munie  de  plusieurs  lames  do  bois,  et  à  la- 

?uolle  on  imprime  un  rapide  mouvement  de  rotation,  vient 
rapper  celte  filasse  ot  sépare  les  parties  ligneuses  des 
fibres  textiles. 

ÉCANGDE  n.  f.  Tocbn.  Syn.  do  écaso. 

ÉCANGDER  [ghé  —  même  orig.  que  écagne)  v.  a.  Séparer 
les  parues  ligneuses  do  la  tila^se  de  chanvre  ou  de  fin. 

ÉtIANGUEDR  [gheur"),  EDSE  n.  Ouvrier  qui  écanguo  la 
chanvre  ou  lo  lin. 

ËCAQUEDR  (**ur'  —  du  préf.  i,  et  de  ca^ue)  n.  m.  Pé- 
cheur qui  met  les  harengs  en  caque. 

ÉGARASSE  n.  f.  Machine  pour  ouvrir,  écarter  la  laino 
qui  sort  de  la  teinture. 

ÉCARBONNEOR  (io-neur^n.  m.  Nom  vulgaire  du  char- 
donuerel. 

ÉCARDINES  fdu  préf.  rriv.  é,  et  du  lat.  eardo,  inis,  char- 
niorei  n.  m.  pi.  Zool.  Ordre  de  niolluscoldos  brachiopodes, 
dit  aussi  des  inarticulés,  et  caractérisé  par  la  coquille 
dépourvue  de  charnière  et  d'appareil  brachial.  (Trois  fa- 
milles sont  contenues  dans  l'ordre  des  écardiucs  : /inyu/t'(ft's, 
discimdtls,  cranitdét.)  —  Vn  ecardink. 

ÉCARLATE  (orig.  inconnue)  n.  f.  Ronge  vif,  qui  a  pour 
tvpo  la  teinte  que  donne  la  cochenille  traitée  par  la  crème 
do  tartre  et  le  chlorure  d  étain.  n  Excroissance  duc  à  la 
piqùro  d'un  insecte,  le  kermès,  sur  une  variété  de  chêne 
quercut  conifera).  n  Par  ext.  Etoiro  qui  a  la  couleur  de 
I  écarlate  :  Vn  manteau  (/'bcari.atk.  11  Spécialom.  Le  man- 
teau cardinalice  :  Knduxser  /'kcari.atk. 

—  Par  anal.  Couleur  de  premier  choix,  d'une  teinte  par- 
faite :  KcARl.ATR  bleue,  verte,  niAre.  Il  Fig.  Klite,  premier 
choix,  ce  i)u  il  y  a  do  plus  distingué  :  Z'kcarlatr  de  la 
nobleite.  (\  ieux  en  ces  deux  sens.i 

—  Fam.  yttviir  (m  yrnr  bordrt  d'écnrtnie.  Avoir  lo  bord 
des  paupières  rouge,  comme  il  arrive  dans  certaines 
ophtalmies.  "  Kire  rouge  comme  iécarlate  ou  rouye  écar- 
liite,  Ktre  tr^s  confus  ou  très  ému. 

--  Bot.  Nom  vuliraire  du  lychnis  croix  de  chevalier. 
I  Ecnrlnte  jaune.  Variété  d'agaric. 

—  Krpèt.  i:auleavre  de  la  Caroline. 

—  Adjectiv.  t)ui  est  comme  Iécarlate  ;  qui  appartient 
à  I  écarlate.  qui  a  la  couleur  do  Iécarlate  :  Un  rouije 
■tCARLATK.   l'n  manteau  (lcARt.ATK. 

—  KsnrcL.  Archéol.  Kn  principe,  toute  teinture  d'<'cnr- 
(orc  était  celle  qui  prenait  son  brillant  par  uno  couche  de 
cochenille  kermès.  Mais  il  y  avait  aussi  des  écriâtes 
blanches,  comme  en  cite  I-roissard  au  xiv  siècle  et 
vertes,  etc.  Au  xvii-  «ic.le.  on  entendail  par  .  écarlàles 
cramoisies  .  les  soies  teintes  j.ar  la  cochenille.  A  partir  du 
xviii'  MCcle.  on  donna  ce  nom  aux  teintures  carminées  a 
base  de  jaune.  Au  xiv  siècle,  Iécarlate  rosée  était  un 
lirai.  '"  'i"""  'Ine  vaLlril  112  fr/mcs  la  pièce  ;  A  la  même 
r.P'  ^re  valait  112  sols,  et 
''■  Is.  etc. 

^     ■  rit   industriellement  en 

traitaiil  la  c...  a.  !,.l:o  par  lo  cliloruro  d'éuin  et  la  crème 
do  tartre  prend  le  nom  A*carlate  de  Hollande: c'en  la  sorte 
la  pliu  estimée.  On  appelle  écarlate  de  Venite,  écarlate  des 


14 

Cohelin»,  écarlate  française,  la  couleur  obtenue  par  un  mé- 
laxiKO  d'alun,  do  kermès  et  de  crème  de  lartro.  Kntln,  il 
t-ristc  une  troisi^mo  sorte  d  fcarlalo  :  Vi'ctirUite  d'aniline, 
coHipobùo  d'uu  nii'lanf^o  do  fuclibiue  et  do  chr^sanilino. 

ÉCARLATIN,  INE  ailj.  Qui  a  la  couleur  do  l'écarlalo  : 
Cne  étoffe  écarlatink.  (Peu  us.t 

—  Coium.  Cidre  écarlattn  ou  subi^tanliv.  Ecarlatin,  Cidre 
du  Cotontin. 

—  Pathol.  FitH^re  l'carlatine.  Ancien  nom  do  la  scarlatine. 
^  n.  m.  Ktotfo  do  laine  rouge. 

ËCARNER  Mu  préf.  priv.  t',  et  de  came)  v.  a.  Enlever 
los  camus,  les  angles  do  :  Kcar.nkr  une  pierre. 

—  Ku  T.  do  lanii-,  Syii.  do  ÉCUARNBR. 

ÉCARQUILLEMENT  {kiUe-man  [Il  mil.]  —  ancienncm. 
KCAKTii.i,KMKNT  ;  rad.  écarquillé)  n.  m.  Action  d'écarquil- 
1er;  i^tat  de  ce  qui  est  écarquillé  :  L'u»nge  con»tant  du 
cheval  produit  rKCARguiLLEMK.ST  de»  Jambe». 

éCARQUILLCR  (Ai-//**  [//  mil.]  ~  primitiv.  écartiller;  du 
préf.  **,  ot  do  quart,  pruprom.  •  nieltru  en  quatre  ■  )  v.  a.  Ou- 
vrir tout  prand,  en  parlant  des  yeux,  ii  Kcartor  beaucoup  : 
KcARgrii.LiR  Us  jambes,  les  bras.  \\  Fairo  ouvrir,  en  parlant 
des  veux  :  te  démon  de  la  curiusité  i-:('AR<jt'iLLK  le»  yeux. 

S^écarquillePi  v.  pr.  Devenir  écarquillé. 

ÉCARRI,  ÉCARRIR,  ÉCARRISSAGE,  ÉCARRISSEMENT, 
ÉCARRISSEUR,    ËCARRISSOIA,  auiru  uriliugrapho  des 

mots  E^l  AHRI.   KvtLARRIR,   etC. 

ÉCART  (kar'  —  subst.  verbal  do  t^carter)  n.  m.  Action  de 
so  détourner  brusquemoiii  de  son  clicniin  ou  do  sa  i>osition: 
Les  chevaux  peureux  font  somment  des  ïïcarts.  u  Irrégula- 
rité dans  la  mauîÈro  do  marcher:  L'ivrogne  fait  de  nombreux 

ÉCARTS. 

—  Lieu  écarté,  agglomt^ration  peu  considérable  qui  so 
trouve  loin  dos  centres  :  Le  service  des  écarts  est  ombreux 
pour  l'administration  des  poste». 

—  Par  ext.  Variation,  aifférenco  avec  un  point  qui  sert 
dori^fine  ou  do  terme  do  comparaison  ; /^j  plus  grand» 
écarts  du  thermomètre  corretpondent  avec  te»  latitude»  tes 
plus  f^levces. 

—  Fig.  Action  de  sortir  do  la  voie  ordinaire,  do  dire  on 
do  faire  des  choses  étranges  :  Ùcs  écarts  d' imagination. 
La  fiction  qui  produit  le  monstrueux  semble  avoir  tes  kcarts 
de  la  natU7-e  pour  exemple.  (Marmoutcl.)  u  Mise  en  oubli 
des  règles  ordinaires  do  la  morale  ou  do  la  bicuséaoce  : 
Oc»  écarts  de  jeunesse,  l'es  écarts  de  conduite. 

—  Art  milit.  Distance  entre  le  point  frappé  par  un  pro- 
jectile et  lo  but  qu  il  devait  atteindre. 

—  Art  vétér.  Enlorso  de  TartiL-ulation  do  membres  an- 
térieurs, quo  so  donne  un  clieval  en  faisant  un  grand 
effort  des  jambes,  a  Faux  écart,  Ecart  très  léger. 

—  Blas.  Chacune  des  parties  de  l'écu  divisé  en  quatre 
par  uno  ligne  perpendiculaire  et  uno  ligne   horizontale. 

u  On  dit  aussi  et  mieux  écartki.crj-:.  et  guARTiRR. 

—  Bours.  Différence  qui  existe  entre  lo  cours  des  va- 
leurs à  terme  ferme  et  celui  des  valeurs  à  primo. 

—  Chorégr.  Manière  do  porter  lo  pied  de  côté  en  dan- 
sant. Il  Faire  le 
fjrand  écarts 
Kcarter  les 
jambes  de  telle 
fat.-on  qu'on  ar- 
rive à  toucher 
le  sol  avec  la 
partie  posté- 
rieure dos 
cuisses. 

—  Dr.  anc. 
Droit  prélevé 
par  le  seigneur 
sur  le  bien  d'un  bourgeois,  lorsqu'il  passait  à  un  forain. 

—  Jeux.  Action  do  mettre  do  côté  uno  partie  de  ses 
cartes,  pour  no  pas  s'en  servir.  Faire  un  Éi  abt.  1)  Cartes 
ainsi  mises  de  côté  :  Jteqarder  son  écart. 

—  Magnan.  Déirilus  do  feuilles  de  mûrier,  qui  provient 
dos  chambres  où  s'élèvent  los 
vers  à  soie,  et  que  l'on  jrite. 

—  Mar.  Jonction,  par  diffé- 
rents procédés,  de  deux  pièces 
de  bois  :  Ecart  en  sifflet,  écart 
a  plat  joint,  kcart  a  empatture» 
KCART  (i  dent  ou  à  croc,  kcart 
à  mi-bois,  il  Jonction  des  laizes 
des  voiles. 

—  Pathol.  Relâchement  des 
ligaments  destinés  à  maintenir 
deux  parties  voisines  ou  en 
contact. 

—  Techn.  Matière  (|u'on  met 
do  roté  pour  ftro  ietce.  ou  pour  servir  à  d'autres  usages. 

Il  Nom  donné  aux  fragrments  do  grès  qu'on  emploie  comme 
revêtement. 

—  Loc.  adv.  A  l'écart.  Dans  un  lieu  écarté,  isolé,  sé- 
paré :  Se  tenir  k  lécart.  Aller  k  l'écart,  h  En  réserve,  à 
part  :  Mettre  de  l'artjent  k  l'écart. 

—  Fig.  Dans  uno  sorte  d'isolement  moral,  en  dehors  de 
certaines  relations  :  Se  tenir  k  l'écart,  n  En  dehors  de 
certains  droits,  de  certains  avantages  :  Pourquoi  tenir  X. 
l'écart  ceux  qui  ont  le»  mt^mes  droit»  que  vou»?  b  En  de- 
hors do  la  question,  de  l'affaire  discutée  ou  traitée  : 
Mettre  une  question  k  l'écart.  H  .*•>  jeter  à  l'écart.  Faire 
une  digression  volontaire,  se  jeter  hors  do  la  question. 

—  I>oc.  prép.  A  l'écart  de.  Loin  de  :  Se  tenir  k  l'bcart 

ORS  affaires  publique». 

—  ivNCYcL.  Art  milit.  On  distingue  :  1*  l'écart  en  portée 
ou  écart  vertical,  dit  aussi  écart  en  hauteur,  indiquant  la 
déviation  dans  le  sens  vertical  ou  on  longueur  —  suivant 
la  nature  du  but  —  du  projectile  qui  va  au  delà  ou  qui  resto 
en  de';à  do  celui-ci  ;  i*  Vécart  m  direction  ou  horizontaU 
pour  la  déviation  à  droite  ou  â  gaucho. 

L'écart  moyen  correspond  à  un  nombre  déterminé  de 
coups;  Vécart  extrême  est  donné  par  le  cou»  dont  la  dé- 
viation est  maximum  ;  l'écart  probable  est  celui  sur  lequel 
on  peut  compter  uno  fois  sur  deux,  dans  lo  tir  d'une  armo 
dont  les  qualités  balistiques  sont  connues.  On  l'évalue 
d'après  les  dimensions  du  rectangle,  qui,  pour  chaque  dis- 
tance, doit  contenir  la  meilleure  moitié  des  coups  tirés 
avec  cette  armo  dans  des  conditions  normales. 

—  Art  vétér.  La  bolterie  do  l'épaule,  assez  fréquente 
chez  le  cheval,  est  duc,  le  plus  souvent,  A  uno  clissado 
qui  a  écarté  Tîolemmcni  lo  membre  du  thorax,  a'où  son 


Grand  écart. 


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=  ^-^- 

E.'.irl      1    A  pi  V  , 
■ifilct;  :i.  A  ml  1......  ,   ..  ,;i„- 

pitture  nu  en  Aifllrt  deiaboute. 
(V.  AS&SyBLAOl.) 


nom.  EIlo  peut  6tro  duo  aussi  à  dos  contusions  sur  la 
poinlo  do  rôpaulo,  à  des  chutes,  olc.  Ou  roconnait  quo  la 
boitorio  du  membre  anlùrieur  est  en  t'cart  lursquou  pro- 
voque uno  douleur  on  pressant  fortement  avec  le  pouce 
sur  l'articulation  scapulo-humérale,  ou  bien  lorsqu'en 
prenant  le  membre  par  lo  canon  et  en  le  tirant  or.  avant 
ou  par  côt6,  on  dtitermino  une  douleur  qui  porto  l'animal 
à  so  défondro  ou  à  l'uir  les  manipulations.  On  peut  con- 
fondre i'écart  avec  la  maladie  mvnciilaire,  les  diverses 
maladies  du  pied,  du  boulet  ou  dos  tondons,  qu'il  faut 
éliminer  pour  établir  sûrement  le  diagnostic. 

La  boitorio  do  l'écart  est  très  tenace  et  exige  un  trai- 
tomeni  très  lon^,  qui  consiste  en  révulsifs  a^)pliûuos  à  la 
pointe  do  l'épaule.  Celui  qui  réussit  le  mieux,  c  est  le  double 
séton  en  croix  dont  lo  centre  est  à  la  pointe  do  l'épaule.  I.e 
fou  sous-cutané,  dit  de  Aanzio,  réussit  aussi  très  bien, 
ainsi  qu'un  trochisquo  constitué  par  un  morceau  de  sublimé 
corrosif,  qu'on  introduit  dans  une  pocbo  sous-cutanée  pra- 
tiquée à  la  pointe  do  l'épaule,  et  nu'on  ne  laisse  que  vingt- 
cinq  à  trente  minutes.  1*0  séton  dit  à  la  Gautet,  entourant 
entièrement  l'épaule  et  passant  sous  l'ars,  a  aussi  une 
grande  réputation. 

ÉCARTABLE  adj.  Joux.  Carte  do  peu  de  valeur  pour  lo 
jouoiir  ot  qu'il  doif.  ou  peut  écarter. 

Fauconn.  Faucon  ëcnrtaf/le,  Celui  qui  a  l'habitudo  do 

monter  en  essor,  lorsqu'il  est  pressé  par  le  chaud. 

ÉCARTE  n.  f.  Nom  vulgaire,  dans  certaines  parties  du 
sud-est  do  la  Franfo,  la  Drômo  notamment,  des  gerçures 
qui  so  produisent  sur  les  mains. 

ÉCARTÉ  n.  m.  Jeu  de  cartes  d'origine  française,  qui  se 
joue  ordinairement  à  deux,  et  qui  est  ainsi  appelé  parce 
que  les  joueurs  y  écartent  des  cartes.  (Quelquelois,  ce  jeu 
se  joue  à  trois  ou  quatre  personnes.) 

—  EscYcL.  Jeu.  L'écarté  so  joue  avec  un  jeu  de  piquet, 
et  généralement  en  5  ou  7  points.  On  tire  la  main  en  cou- 
pant le  jeu  et  en  découvrant  la  coupe.  C'est  celui  qui  a  la 

Elus  forte  carte  qui  a  la  main.  La  valeur  des  cartes  s'éta- 
lit  comme  suit  :  roi,  dame,  valet,  as,  dix,  neuf,  huit  et  sept. 
Celui  qui  a  la  main  distribue  cinq  cartes  en  doux  fois; 
la  onzième  forme  la  retourne  ou  atout,  et  se  place  à  dé- 
couvert sous  le  talon.  Le  joueur  qui  retourne  un  roi  mar- 
que 1  point  ;  celui  qui  a  dans  son  jeu  le  roi  d'atout  marque 
1  point,  mais  il  doit  l'annoncer  avant  déjouer.  On  peut 
encore  annoncer  lo   roi  en  lo  jouant,  mais  à  la  condition 
qu'il  soit  joué  en  premier,  sinon  on  ne  peut  le  marquer. 
Celui  qui  a  reçu  les  cartes  joue  lo  premier. 
Lorsque  lo  premier  à  jouer  n'est  pas  satisfait  de  son 
jeu,  il  dnmando  des  cartes,  en  disant  :  Jepropose.  Si  celui 

2ui  donne  est  dans  les  mômes  conditions,  il  accepte  et 
emande  :  Combien  ?  et  donne  à  son  adversaire  autant  do 
cartes  qu'il  en  désire  et  en  prend  pour  lui  autant  cju'il 
souhaite,  jusqu'à  concurrence  do  cinq  cartes.  On  peut 
demander  de  nouvelles  cartes,  dans  les  mêmes  conditions, 
jusqu'à  l'épuisement  du  talon.  Le  donneur  a  le  droit  de 
refuser  des  cartes  à  l'adversaire,  lors- 

3u'il  ju^-e  que  son  jeu  est  bon.  Quand  lo 
onnour  refuse,  il  perd  2  points  s'il  un 
fait  pas  trois  lovées.  Trois  levées  comp- 
tent pour  I  point,  ot  cinq  levées,  c'est-à- 
dire  la  rôle,  pour  ?.  On  est  tenu  de  four- 
nir, de  forcer  ou  de  couper  selon  la  cir- 
constance; celui  des  deux  joueurs  qui,  le 
premier,  a  obtenu  le  nombre  do  point-^ 
stipulé  à  l'avance,  gagne  la  partie. 

ÉCARTELÉ  n.  m.  Blas.  Uno  des  prin- 
cipales parlilions  de  l'écu. 

—  Enctcl.  h'écartclé  est  l'écu  par- 
tagé par  une  ligne  verticale  et  une  horizontale,  qui,  en 
se  croisant,  délimitent  quatre  divisions  égales  ou  quar- 
tiers. On  entend  'pa.v  érarteh-  en  santoir 
celui  qui  est  établi  par  deux  lignes 
se  croisant  obliquement.  La  réunion 
dos  doux  écartelés  fait  le  f/ironné.  Dans 
l'écartolo  ordinaire,  le  premier  quar- 
tier ot  lo  quatrième  (c'osl-à-diro  celui 
du  haut  de  l'écu  à  dextre  et  celui  du 
bas  à  -sénestre)  sont  du  mémo  métal 
ou  du  mi^iiio  émail. 

ÉCARTELÉ,  ÉE  adj.  Blas.  Qui  est  ^^ 

divisé  en  quartiers,  d  après  les  prin-   _      ,  ,,  .  ■    , 

cipos  do  llicanolé.  (So'^Ju  a„ss,  b.oa   E-Jint^,?5?„",^-,^= 
de  1  ecu  que  do  ses  pièces.  Quand  cha- 
cun dos  quartiers  tlo  l'écu  est  lui-même  ccartclé,  on  dit 
qu'il  est  contreécartelé.) 

ÉGARTÈLEMENT  {man  —  rad.  écartelcr)  n.  m.  Sup- 
plice qui  consistait  à  faire  tiror  eu  sens  inverso,  par 
quatre  chevaux,  les  quatre  mcml)res  du  patient,  jusqu'à 
ce  qu'ils  fussent  détachés  du  trunf. 

—  En  T.  de  blas.,  Division  do  l'écu  en  quatre  quartiers 
ou  écarts,  ii  On  dit  mieux  kcartkluiik. 

—  Encycl.  L'ccarlèlementt  l'un  dos  supplices  les  plus 


Ecarteli^  d'or 
et  de  gueuk-s. 


Ecartclure 
des  Chabot. 


Ecartèlomonl  do  Uavaillac,  d'après  uno  grav.  du  temps. 

atroces  nue  la  cruauté  humaine  ait  inventés,  était  prati- 
qué dés  l'antiquité  la  plus  reculée.  Metius  SulTotius,  dic- 
taiour  d'Albe,  convaincu  d'avoir  soulevé  contre  Rome  la 
ville  de  Fidènes,  fut  attaché  à  deux  chars  attelés  do  quatre 
chevaux  et  dirigés  on  sens  contraire. 


L'écartèlcmcnt  était  en  nsage  chez  les  Germains;  Jor- 
nandès  raconte  que  le  roi  golh  Amanaric  Ht  écartcler  par 
des  chevaux  sauvages  la  fommo  d'un  déserteur.  L'Alle- 
magne féodale  appliquait  également  ce  supplice  aux  traî- 
tres et  aux  déserteurs. 

Los  anciennes  lois  françaises  réservaient  la  peine  de  l'é- 
cartèlemcnt  à  la  punition  des  crimes  do  lèse-majesté  au 

f)remier  chef,  c'est-à-dire  à  l'oxpiatioD  dos  attentats  contre 
a  per.sonno  du  roi  ou  des  princes  du  sang.  C'est  ainsi  que 
Poltrot  do  Méré,  qui  avait  assassiné  le  duc  do  Guise,  et 
Salcèdo,  qui  avait  comploté  l'assassinat  du  duc  d'Anjou, 
frère  de  Honri  III;  Chatel,qui  tenta  d'assassiner  Henri  IV; 
Kavaillac,  qui  le  tua;  Damions,  qui  frappa  Louis  XV  d'un 
coup  de  canif,  furent  tirés  à  quatre  chevaux. 

ÉCARTELER  (pour  KQUARTBRKB  —  du  préf.  é,  et  de  quar- 
tier. Prend  un  accent  grave  sur  l'avant-dornior  c  devant 
une  syllabe  muette  :  J'écartèle.  Il  écartèlera.  v.  a.  Tiror  à 
quatre  chevaux,  faire  subir  récartèloment  à  :  Ecarteler 
un  condamné. 

—  Par  anal.  Arracher  les  membres  à  ;  Ecabtelbb  des 
insectes. 

—  Agric.  Concasser  les  graines  de  céréales. 

—  Blas.  Partager  un  écu  en  quatre  parties  ou  écarts  : 
EcARTELKR  tm  értt  cn  croix,  en  sautoir,  il  Intransitiv.  Porter 
lécu  écartclé  :  Ecarteler  de  telles  et  telles  armes,  de  tels 
et  têts  émau:c. 

S'écarteler,  v.  pr.  Etre  écartolé. 

ÉCARTELURE  frad.  ecarteler)  n.  f.  Blas.  Division  d*un 
écu  en  quatre  parties  ou  écarts  ou  quar- 
tiers. (Syn.  de  kcartelé.)  il  Position  des  " 
pièces  dans  les  quartiers  :  Les  Chabot 
ont  toujours  conservé  leurs  chabots  en 
ëcabtklure.  (St-Sim.) 

—  EscYCL.  L'^carfe/ure  réunissait  sur 
un  mémo  écu  les  armes  qui  étaient, 
pour  une  cause  ou  pour  uno  autre 
(dignités  conférées,  concessions,  suze- 
raineté, etc.),  ajoutées  aux  armes  primi- 
tives d'une  famille.  On  écartclaît  encore 
pour  indiquer  certaines  prétentions, 
comme  au  xv*  siècle  par  exemple,  les 
armes  d'Angleterre  dont  l'écartelure  était  d'Angleterre  et 
de  France. 

ÉCARTEMENT  (man)  n.  m.  Action  d'écarter,  de  sépa- 
rer; état  do  ce  qui  est  écarté  :  Quand  on  monte  souvent 
à  cheval.  /'i:cauti;ment  des  jambes  finit  quelquefois  par 
rendre  difforme.  Il  Disjonction,  séparation  de  choses  qui 
doivent  être  ou  qui  sont  naturellement  jointes  :  Mur  dans 
lequel  il  y  a  eu  ae  /'kcartement. 

—  Distance,  espace  qui  sépare  deux  objets  écartés  l'un 
de  l'autre  :  Les  maîtres  de  danse  ont  tort  d'exagérer  Técar- 
TEMENT  des  pointes  des  pieds.  (Maquel.) 

—  En  T.  de  monn..  Accident  par  lequel  le  bouton  d'ar- 

fent,  dans  l'essai  do  la  coupelle,  s'écarte  et  se  fend,  faute 
0  chaleur  suffisante. 

ÉCARTER  (pour  équarter  —  du  préf.  êj  et  do  ouart) 
V.  a.  Séparer,  disjoindre,  mettre  de  la  distance  ou  plus  de 
distance  entre  :  Ecarter  les  bras,  il  Mettre  de  côté,  dé- 
tourner, déranger  do  sa  position  :  Ec.vrter  un  meuble  pour 
se  faire  un  passaqe. 

—  Tenir  à  distance,  empêcher  d'approcher  :  Ecarter 
un  enfant  du  bord  de  l'eau.  Il  Eloigner  de  soi,  se  garantir 
do  la  présence  de  :  Ecarter  tm  importun,  ii  Disperser, 
chasser,  éloigner  :  Le  vent  écarte  les  nuages. 

—  Fig.  Détourner,  faire  dévier  :  La  raison  nous  montre 
le  but,  et  les  passions  nous   en   écartent.  (J.-J.  Rouss.) 

Il  Diviser,  désunir  :  Le  vice  écarte  les  homrnes,  comme  la 
vertu  les  unit.  (J.  de  Maistre.)  n  Mettre  de  côté,  négliger, 
éluder,  ne  pas  tenir  compte  de  :  Ecarter  de  la  discussion 
toutes  l'-s  questions  oiseuses.  Ecarter  une  demande  par  une 
fin  de  non-recevoir.  w  Dissiper,  empêcher,  éloigner  de 
son  esprit,  so  soustraire  ou  soustraire  quelqu'un  à  :  Une 
pensée  écarte  une  autre  pensée.  Le  travail  écarte  /'ennui, 
le  vice  et  la  misèi'e.  (Voltaire.) 

—  Arqueb.  et  chass.  En  parlant  d'un  fusil.  Lancer  le 
plomb  en  l'éparpillant  :  Fusil  qui  écarte  le  plomb,  ou 
absol..  qui  écarte.  (On  dit  aussi  écarter  la  dragée.)  il  Pop. 
Ecarter  du  fusil.  Lancer  uno  pluio  de  salive  en  parlant. 

—  Jeux.  Oter  de  son  jeu  les  cartes  dont  on  juge  à  propos 
de  so  défaire  :  Ecarter  tous  les  cœurs,  il  S'emploie  intran- 
sitiv. :  Mal  ÉCARTER. 

—  v.  n.  Se  dit  des  hommes  qui,  dans  les  courses  de  tau- 
reaux, surtout  dans  les  courses  landaises,  évitent  l'animal, 
au  moment  où  il  fond  sur  eux,  par  un  retrait  de  corps  ou 
un  saut  de  côté  :  Jeune  paysan  qui  écarte  adroitement. 

Écarté,  ée  part.  pass.  Détourné,  dévié  :  Vo^iageur  éoabtb 
de  sa  route,  il  Par  anal.  Détourné,  extraordinaire,  excep- 
tionnel,  différent  de  ce  qui  a  lieu  habituellement  :  Les 
artistes,  craignant  d'être  imitateurs,  cherchent  des  routes 
écartées.  (Volt.)  Il  Solitaire,  non  fréquenté,  isolé  :  Allée 

ÉCARTER. 

—  AlLUS.  LITTKB.  : 

Ud  endroit  écarté. 
Où  d'iîtrc  homme  d'honneur  on  ait  la  liberté. 

Passage  du  Misanthrope  de  Molière.  V.  ENniioiT. 

S'écarfer, v.pr.  S'éloigner;  étreéloigné;  élredivergont. 
Il  S'éloigner  d'un  endroit,  aller  au  loin,  ii  Se  mettre  de 
côté  pour  livrer  passage  à  quelqu'un  ou  à  quelque  chose. 

—  Fig.  Dévier,  s'éloigner,  différer  :  Le  Tasse,  Millon, 
(e  Camorns  se  sont  écartés  de  la  route  battue.  (ButT.) 
t!  S'égarer,  divaguer. 

—  Manèg.  Faire  un  écart  :  Chei'nl  sujet  à  s'écarter. 

—  Stn.  Ecarter,  détourner,  éloigner.  V.  ni^rroURNKK. 

—  Anton.  Comprimer,  condenser,  presser,  serrer,  rap- 
procher, tasser. 

ÉCARTEUR  n.  m.  Dans  les  courses  de  taureaux.  Nom 
dui.né  à  celui  qui,  à  l'aide  de  la  cape  ou  sans  cape,  distrait 
l'animal,  lo  provoque  et  l'évite. 

—  Adjectiv.  Chir.  Leviers  écartetirs.  Nom  donné  à  deux 
liges  qui  longent  les  bords  do  la  gouttière  du  spéculum. 

ÉCARTILLEMENT  n.  m.  Linguist.  V.  ÉCARQ11I.LKMENT. 

ÉCARTILLER  V.  a.  Linguist.  V.  éc.vrqiîilli-r. 

ÉCARVER  (rad.  écart)  v.  a.  Mar.  Ajuster  doux  pièces  de 
bois  au  nuiyen  d'un  écart  :  Ecarver  deux  bordages. 

ÉCASTOPHYXXE  {sto)  n.  m.  Genre  de  légumineuses- 
papilionacées,  tribu  des  dalborgiccs.  (C'est  un  arbrisseau 
des  régions  tropicales.) 


ÉCARTABLi:   —   ECCE  HOMO 

ECASTOR  et  KECASTOR.  Serments  employés  par  les 
femmes,  chez  1rs  Humains.  C  «tait  une  abréviation  de  Me 
Ca.'itor  jutet!  *  tjue  Castor  mo  soit  en  aide:  •; 

ECATEPEC,  municipe  du  Mexique  (Etat  de   Ifexicc 

[j»artid-j  de  TUlncpantla^;  ;  7.000  hab. 

ÉCATIR  v.  a.  Techn.  Syn.  de  câtis. 

ÉCATISSAGE  n.  m.  Techn.  Syn.  de  catissagb. 

ÉCATISSEUR  n.  m.  Techn.  Syn.  de  catissecr- 

ÉCATOIR  orig.  inconnue)  n.  m.  Ciselet  dont  le  foor- 
bisscur  so  sort  pour  sertir  dans  la  monture  les  pièces 
d'une  garde  d'épée. 

ÉCAUDE'*'J</')n.  f  "  * 

l'on  employait  dans  i 
les  cours  d'eau  do   :  . 
les  prairies,  et  pour  lequel  uu  p^iyait  uue  reûcvainic. 

ÉCAUDÉ,  ÉE  {ko  —  du  préf.  priv.  i,  et  du  lat.  cauda, 
queuej  adj.  Qui  est  sans  queue. 

ÉCAUSSINE  Ikô-tin'}  n.  f.  Variété  de  pierre  à  con- 
struire. Il  On  écrit  aussi  écossine. 

ÉcausSINES-D'Enghien,  comm.  do  Belgique  ,'proT. 
de  Hainaut  arr.judic.de  Mons,  arr.  adinin.  d*-  S-j^^'n  -^    , 
sur  la  Senneile,  affl.  de  la  Senne;  fi.4»9  hab 
de  pierre  de  taille  et  de  calcaire  dit  pe/i7  gra 
ploie  comme  marbre;  scieries  à  vapeur  et  ai'-  __    -it- 

vail  et  de  polissage.  Vaste  ot  antique  cb&teau,  û&uqué  de 
quatre  tours. 

ÉCAVEÇADE  OU  ÉCAVCSSADE  (re-sad'  —   '  - 

vczzat'i,  m/-me  sens)  n.  f.  Secousse,  mouver; 

imprimé  à  la  bri<le  du  cheval  de  selle  en  secc  m  - 

^on  pour  rappeler  au  devoir  1  animal  indocile.  ^\  icux  oiut./ 

ÉGAYER  (ka-ié)  n.  m.  Bateau  normand  qui  est  construit 
comme  le  foncot,  mais  sur  des  dimensloos  moins  consi- 
dérables. 

ECBALtlUM  {ék',  li-om'  —  du  gT-  ekballein ,  lancer 
dehors)  n.  m.  Genre  de  plantes,  de  la  famille  des  cucurbi- 
tacées.  il  On  écrit  aussi  ecbalh'm. 

—  E.NCYCi..  I.^  genre  ecballium  ne  comprend  qu'une 
espèce,  l'ecballion  élatère  [eeballium  elaterium)^  vulgaire- 
ment concomôre  d'âne 
ou  giclet,  plante 
annuelle  et  cliarnuo, 
très  commune  dans 
les  lieux  incultes  du 
midi  de  la  France, 
couverte  de  poils  rai- 
des.  à  tiges  couchées, 
à  fleurs  petites  et  jau- 
nâtres et  dont  lo  fruit 
rappelle  un  peu  l'as- 
pect du  cornichon  : 
jaune  quand  il  est 
mûr,    il    so   détache  EcbaUium :  a.  Qear. 

alors  de  son  pédon- 
cule et,  grâce  à  une  contraction  de  son  péricarpe,  lance 
par  l'ouverture  basilairo  qui  provient  de  cette  rupture 
un  liquide  corrosif  mêlé  aux  graines.  On  employait  jadis 
comme  purgatifs  iviolents  et  dangereux^  l'extrait  des  fruits 
ou  celui  de  la  racine,  qui  est  amère  et  nauséabonde. 

ECRASE  iék'  —  du  pr.  ekbasis.  sortie;  de  ek,  hors  de,  et 
bainein,  aller)  n.  f.  Rbétor.  Syn.  de  digression. 

ECBASIOS  (du  ÇT.jkbainein,  débarquer).  Myth.  Surnom 
sous  lequel  on  désignait  .\polloo,  lorsqu'on  lui  offrait  on 
sacrilice  après  une  navigation  heureuse. 

EcBATANE,  grande  ville  do  r.\sio  ancienne,  capitale 
de  la  Médie,  au  centre  de  celte  contrée,  à  235  kil.  au  N. 
de  Suse,  à  360  kil.  au  N.-E.  do  Babylone  ;  dans  la  Kible, 
Ahmeta.  Les  savants  ne  sont  pas  d'accord  sur  la  signilîca- 
tion  do  ce  nom.  D'après  Hérodote.  Ecbaiane  eut  pour  fon- 
dateur Déjocès.  premier  roi  dos  Mèdes  (vm*  s.).  D'après 
Diodore  de  Sicile  ou  Ctésias,  son  origine  remonte  à  uno 
plus  haute  antiquité.  Cyrus  prit  Ecbaiane  cn  561.  Elle  fut 
conquise  par  Alexandre,  renversée  dans  la  suite  et  subit 
plusieurs  pillages.  Où  est  l'emplacement  de  cette  ville?  Un 
orientaliste  éniinent,  le  colonel  Uawlinson.  croit  qu'il  a 
existé  en  Médie  tir'ux  villes  principales  du  nom  d'Echatane  : 
l'une  dans  la  Médie  inférieure  (actuellement  Hamadan), 
l'autre  dans  la  Médie  supérieure,  aux  ruines  de  Takhat-i- 
Soleiman. 

ECBOLADE  (ék')  n.  f.  Nom  donné  aux  détritus  de  tonte 
nature,  dans  les  mines. 

ECBOLÉ  'èk'  —  gr.  ekbolé:  do  ek.  hors  de.  et  ballrin, 
lancer)  n.  f.  Mus.  anc.  Altération  du  genre  enharmonique, 
dans  laquelle  une  des  conies  était  accidentellement  élevée 
de  cinq  dcnil-tons  au-dessus  de  son  accord  ordinaire. 

ECBOLINE  n.  m.  Chira.  V.  ergotïxinb. 

ECBOLION  on  ECBOUniI  {ék'.  li-om')  n.  m.  Genre 
d'ao.Tiiiluuées-justiciées.  (Cosl  un  arbuste  glabre,  i  fleurs 
en  épis  terminaux.) 

ECBOUQUC  iék'.  lik'  —  du  gT.  ekboU.  expulsion)  adj. 
Ahoriif,  qui  produit  l'avorlemeni  ou  accélère  l'accouche- 
ment. Il  Suhstantiv.  au  masc.  :  Employer  de  violents  ecbo- 
LiQCES.  (Vieux.) 

ECCANTHIS  [èk'.  tiss  —  du  gT.  ek,  hors  de,  et  kanthos, 
coin  de  l'œil)  n.  f.  Méd.  Caroncule  qui  se  forme  au  coin 
de  I'o-mI. 

ECCARD  (Jean\  musicien  allemand,  né  à  Mulhausen 
(Thurinu:e!enl553,morlà  K  '      j  en  1611- Il  fut  élève, 

à  Munich,  du  célèbre  (>:  -sus.  Nommé,  vers 

1579,  second  maître  de  »  i  de  Prusse  à  K-r- 

nigsberg,   il  succéda  chm:;'-   h   K.-cio  con.  "       "ï* 

maître.  Cet  artiste  a  publié  un  recueil  de  v 
sacrés  (en  société  avec  .'•  .t  I.  m  i-^  Piir-k  t 

chansons  allemandes  A  .]  :  ^ 

de  chants  religieux  à  et  ^ 

chorals,  surtout. ent  joui  1'  .  "-* 

d'une  très  grande  renommuo. 

ECCE  HOMO  {èk'-Si^-o  —  mots  lat.  qui  signif.  :  voilà 
l'homme<  n.  m.  Nom  sous  lequel  on  désigne  la  représenta- 
tion de  Jésus-Christ  portant  la  couronne  d'épines  cl  vêtu 
du  manteau  do  pourpre,  tel  que  Pilate  le  montra  aux  Juifs 
en  disant  :  Ecee  homo. 


ECCÉLTK   -   ECCOPTOMENIS 

—  Wig.  •!  fui  IVnumite  dont  le  viM^  ut  pàlo  et 


1111  un 
kUX   où 


I 


Kcx-0  homo.  tl'apr^t  V&a  Djek. 

:  h.  de  Vinct  ;  le  Corrègo  (National  Gal- 

niu5.*cv   •)«'   Ma  iril.   du    Bolvédfrro.   du 

Munich  et   palorio 

■  '.irraclip  i  Munich  i  ; 

:,-r.-     .iu'  l,..uvr,-    ; 


>  Vionnoi;   Kubrns;  Van 
.  ro  Mignard  ^Louvre;;  ;  etc. 

of  the  Ufe  and  work  of  Jesus- 

..  .'I  1   1  iivr*»  4e  Jcsus-Christ^V 

'   -^ans  nom  d'auteur. 

sscment,  ot  donna 

it?,avoc  la  critique 

^  diverses  Eglises. 

Jesus-Christ  et  des 

t  a  jToj'o^  u--'  1  iiiiiuciico  do  l'cvaDgile  sur 

:.y  _  da  lat.  ffff.  voilà)  n.  f.  Phil.scolast. 
ce  qui  mt  présent  :  De  là  ce*  quidditét, 
c  f  Um  tMràarte*  de  l'école.  (Volt.) 

CCCC  ITXIBUM   C'  le  Juvénal  '  IV.  T 

tiçoiriant  :  V'.ici  (/'  ':■  les  rappelle  pour 

■ikT».li"r  :  VoiiM  de  .         ;n,  l'cnnuyeiix  por- 
ter-no*:*'. 

EcCHCLLEN SIS  '"1  EcCCLLCNSiS  (Abraham),  savant 
r  ■  n  166*.  Après  avoir 

■  et  le  syriaque  à 
1.  \!II.  jKuir  iravailler 

A  !  nvante. 

i;  .  .   .  et  fut 

r  ^'^  royal 

-  ti  la  pré'pa- 
r  _  iiido  en  1671. 

I  _.   Tien  Flavigny, 

;  s  d  une  vivacité  e'x- 

■rins.  les  principaux 

».'  ..  ■*n/j  orientaux 

(1«IS  1653). 

ECCH  :o  ek,  dehors, 

'"  il   du  sang  dans  lo 

L  ine  qui  on  résulte  : 
/  -'  li'un^  cttntu»\on. 

,ai  dt'-chiront 
\-  naux  qu'elles 

•  ■■  r!.>  loc- 

nt.   La 

!  '^ndons 


1  |r.juf  aiA|»ar*ltro  culin  spuulaQ^iucot 

CCCHTMOSC  CE  ^  ti ,  adj.  Qui  est  &ffocté  d'oDO  cccby- 
mo**»      TutM  r-.  iiYM  ■-*;, 

ECCRTMOSCR  ^     }>.     i.  -i  .  . 

S'ecchfmohcr,  . 
CCCHYMOTiour  ,     . 

chlrnio^*».    .;■  .«  .    JtiHle  t 

ECC1£9.  -  ofnt^  de  Lai 

'  -*">,  Il  000  hab    lnlu^înc  :o- 


il  Ûi  catrcr  beaucoup  de  celles  i^uU  avati  écrites  ^Jt^ur  lo    | 


théâtre.  —  Son  ftls,  TIirTfAT  Eccl68,  fbt  an  Ttoloniste  ro- 
nurquable  et  lit  partie  de  la  musique  du  roi  à  Pans.  Il  a 
publié,  à  ran»,  une  suite  de  doiuo  solos  pour  lo  violon. 

EcctXSriELD,  ville  d'Angleterre  (comtédVork  [Wosi- 
Uhliit^  :  it.ooo  hab.  Kondertos,  fabriques  de  limes,  pape- 
teries. Manufactures  do  toiles  de  Im  ot  de  chanvre.  Cou* 
tellene. 

ECCLESHALL,  ville  d'Angleterre  (comté  do  Stafrord\ 
pn^s  du  Sou  ;  4.300  hab.  Contre  agricole.  L'évéque  llal.sa 
y  carha,  dans  une  é^bso,  la  reine  Marguorito,  après  la 
laiaitlo  de  lllorrhall. 

ECCXXSHALL-BIERLOW,  villo  d'Angleterre  (comté 
d  York  j  West-Kidinc])  :  t6. 000  hab.  Usines  niétallurgiques, 
quincaillerie,  coutellerie.  C'est  un  faubourg  do  Sheffleld. 

F(    :[.CSHILL.  villo  d'An^deterre  (comté  d'York  ;\Vesl- 
.    MIT    lAirn.    alllueiit    do    l'Ouso    du    Ilumbor; 
t'>.  Fait  partie  de  la  commune  do  lïradford. 

ECCLÉSIARGHISME  [è-kU,  chittm'  —  du  ^T.  ekktétia, 
ôi:lise.  cl  nrc/ii',  souveraineté)  n.  m.  Opinion  théologiquo, 
qui  h'ac.  ordc  t'infaillibiltté  qu'à  l'Kgliso  manifestant  ses 
ueciNions  dans  les  conciles. 

ECCLÉSIARCRISTE  {è-ktt',  chistt')  adj.  Qui  se  rapporte 
à  reccli<'siarchisnie,  qui  en  est  partisan. 

ECCLÉSIARQUE  i/-Ar/*'-;i-*irJfc'  —  du  gr.  ekkiéiia,  église, 
et  arkhos,  chol  j  adj.  Ofticior  qui  remplissait,  dans  l'an- 
cienne l'Iglise  grecquo,  à  peu  près  les  niâmes  fonctions 
que  les  bedeaux  ot  les  sacristains  dans  les  églises  mo- 
dernes. 

ECCLéSIASTE  {è'klé-zi-cttf  —  gr.  ekklésiattês ,  celui 
qui  harangue  dans  les  assemblées)  n.  m.  Nom  par  loquol 
on  désigne  l'autour  du  livre  do  ce  nom.  V.  art.  suiv. 

—  Hist.  relig.  Titro  que  prit  Luther  au  moment  do  ses 
attaques  contre  l'épiscopat. 

Ecclésiaste^  livre  de  l'.-Vncien  Testament. 

—  Kncycl-  L  L'ccWsiaste  occupe,  dans  les  Bibles  latines, 
lo  second  rang  parmi  les  livres  sapientiaux.  Lo  titro  qu'il 
porte  est  la  traduction  grccquo  du  nom  do  Kohéleth,  que 

S  rend  l'autour  dans  lo  texte  hébreu.  Ce  potil  livre,  on 
ouzo  chapitres,  commence  par  uno  sentence  qui  lo  ré- 
sume tout  entier  :  •  Vanité  des  vanités  :  tout  est  vanité.  • 
L'hagiocrrapho  établit  ensuite  que  l'hommo  n'est  pas  lo 
maître  de  son  sort,  puis  il  montre  que  lo  bonheur  n  est  ni 
dans  lo  plaisir,  ni  dans  la  richesse,  ni  dans  la  gloire.  Il 
parcourt  tout  ce  qui  fait  l'objet  des  olToris  de  l'homnic,  et, 
après  avoir  constaté  qu'il  n  y  a  rien  de  nouveau  sous  lo 
soleil,  il  conclut  que  tout  est  vain  ici-bas,  sauf  la  crainto 
do  Dieu  et  l'obéissance  à  ses  commandements.  Jusqu'au 
x\'i'  siècle,  tous  les  commentateurs,  juifs  ot  chrétiens,  ont 
été  unanimes  à  regarder  ïSccièsinste  commo  l'œuvre  du 
roi  Salomon.  Parmi  les  modernes,  des  critiques  protes- 
tants ou  rationalistes,  et  même  quelques  catholiques,  ont 
cru  pouvoir  assigner  à  c©  livre  uno  date  plus  récente,  sur 
laquelle,  d'ailleurs,  ils  no  s'entendent  pas  :  ils  l'attribuent 
soit  à  un  des  ministres  d'Ezéchias  ou  de  Zorobabel,  soit, 
commo  Renan,  à  un  écrivain  do  la  fin  du  n»  siècle  avant  J.C., 
soit  même,  comme  Graotz,  à  un  contemporain  d'Hérode, 

3ui  l'aurait  composé  pou  d'années  avant  la  naissance  de 
ésus-Christ.  Quant  à  l'Kgliso,  elle  no  s'ost  prononcée  ni 
sur  l'écrivain,  ni  sur  la  date.  Il  faut,  toutefois,  remarquer 
que  l'autour  lui-même  se  dit  tils  do  David  et  roi  de  Jérusa- 
lem, ce  qui  no  convient  littéralement  qu'à  Salomon. 

Ecclèsiaste  (l').  par  Ernost  Renan  (1882).  —  Cet  ou- 
vrapo  est  une  traduction  du  livre  de  V Ecclèsiaste,  accom- 
pat:uéo  d'une  étudo  o<i  l'autour  déclare  insoutenable  le  sys- 
tème do  Graetz,  qui  plaçait  la  composition  de  l'ouvrage  pou 
d'années  avant  la  naissance  do  Jésus-Christ,  et,  s'écariant 
lui-même  do  la  tradition,  qui  la  fait  remonter  à  Salomon, 
la  reporte.  i»ar  hypoihèso.aux  environs  de  l'an  125  av.  J.-C. 
Dans  sa  traduction,  Renan  a  as6  do  potits  couplets,  de 
rimes  ot  d  assonances. 

ECCLÉSIASTIQUE  {^-klé-zi-a-stik'  —  gr.  ekklésiaslikos  ; 
de  ekklésia.  assemblée)  adj.  Qui  a  rapport,  qui  tient  au 
clergé  ou  à  l'Eglise  :  Costume  bccléslastiquk.  Discipline 
bcci.bsiartiqi;b. 

—  Admin.  Division  ecclésiastique.  Division  du  pays  sou- 
mise, pour  le  ailto  ou  les  affaires  religieuses,  à  un  digni- 
taire ecclésiastique. 

—  Diplom.  Se  disait,  au  moyen  àgo,  dos  lettres  oncialcs. 

—  n.  m.  Membre  du  clergé  :  Un  ecclésiastiqi"h. 

—  Kncycl.  !•  Adminixtrniion  ecclésiastique.  L'évêque  ou 
l'archevêque  est,  dans  chanuo  diocèse,  à  la  tête  de  I  admi- 
nistration ecclésiastique.  Il  a  pour  auxiliaires  un  certain 
nombre  do  prêtres,  qui  composent  son  conseil.  Ce  sont  : 
les  archidiacres,  qui  sont  les  principaux  représentants  de 
I  .iii..ri»A  épiscopale  et  régissent  cnacun  une  portion  du 

appelée  arcbidiaconê;  Yofficial  et  lo  promoteur, 
.  le  premier,  des  causes  matrimoniales,  lo  second, 
■  m  •  "iiir'ntieux  ;  le  secrétaire  gi^nt^ral,  ({ui  est  lo  trésorier 
de  l'évêché.  L'évAque  peut  encore  appeler  et  appelle  sou- 
vent à  ^on  ron«ieir  des  prêtres,  revêtus  do  fonctions  im- 
'■■V  supérieurs  des  séminaires,  les  curés 
•  s.  Ordinairement,   les   membres   du 
■    If  tiTP   de  vicaires  généraux.  Los 
.1  ■  "S,  dans   les  bureaux  de 

I  ■  -le  prêtres,  qui  assistent 

!•  -iiibros  de  l'administration 

épiiC'.'i>alc. 

t*  Droit  civil  eeclésirtstique.  Dés  l'origine  do  la  monar- 

rhif    frati  .ai-n".  Ion   roiH  entreprirent  do   faire  des  règle- 

T.T'ico  extérieur  du  culte.   An  moyen  Age, 

ili'  n  intervint  guère  que  pour  assurer  l'exé- 

i:i'-ns  do  IKkIiso.  Plus  lard,  surtout  à  partir 

du  x\'  Mp- Ir,  il  veut  plus  d'un  conflit.  I>»  gouvernement 
royal  r'^pnndail  aux  revendications  do  saint-siège  en  in- 
Yo-  ......1    !.._   1,1..,^..'..  .*.,    !  Kgliso  gallicane.   fV.  oallica- 

N  >n,  le  droit  civil  ecclésia-slique, 

<  rtient   sur  lo  concordat  rlo  iroi 

s.  à  diverses  époques,  à  propos 

e  do»  cultes.  Ce  sont  principa- 

;vi  d'i   i«    c^rminnl  an  X  inon 

■  ri'  isny 

1  6  no- 

tptSCO- 

■  le  icrvico  militaire  Jes  sémi- 
ivnc  le  décret  du  27  mars  1893, 
l'-riques. 
i*  lonciiQns  ^ccUéiiutigues.  Les  fooctioDs  occlisiasti- 

t  —  01 


16 

qaes  sont  :  la  célébration  de  la  messe  et  des  ofncos  litur- 

f'iqurs,  l'administration  des  sacrements,  la  prédication, 
H  direction  spirituelle  dos  consciences  et  lo  gouverne- 
ment soit  dos  paroisses,  soit  des  diocèses.  Lo  pouvoir 
radical  do  les  exercer  est  conféré  par  le  sacrement  île 
l'ordre,  mais  l'Kglise  no  reconnaît  le  droit  de  les  remplir 
régulièrement  et  même,  en  certains  cas.  validoment,  qu'à 
la  suite  do  l'institution  canonique,  que  l'évêque  reçoit  du 
pape.ot  le  prêtre  do  révê(|ue.  Dans  la  plupart  des  diocèses 
français,  les  jeunes  gens  qui  so  destinent  aux  fonctions 
ecclésiastiques  doivent  s'y  préparer  par  un  séjour  d'en- 
viron cint)  années  dans  un  grand  séminaire,  où  ils  reçoi- 
vent successivement,  Â  intervalles  réguliers,  la  tonsure, 
les  ordres  mineurs,  lo  sous-diaconat,  lo  diaconat,  ot  enHo 
la  prêtrise.  Dès  leur  sortie  du  séminaire,  ils  commencent 
leur  ministère  dans  le  poste  où  l'évêque  les  a  nommes. 

—  Amon.  Laïque. 

Ecclésiastique  (l'),  nom  d'un  des  livres  de  l'Ancien 
Toslamcut.  {Ù Ecclésiastique  n'est  pas  la  même  chose  que 
V  Ecclèsiaste.) 

—  Encycl.  Co  livre,  que  les  Bibles  latines  appellent 
ainsi  probablement  par  analogie  avec  celui  de  VEcclésiaste, 
porto  en  grec  le  titre  do  Sagesse  de  Jésus,  fils  de  Hirach, 
Le  texte  hébreu  primitif  a  été  perdu  ;  la  traduction  grecque 
qui  lo  remplace  est  due  au  peiii-tils  de  railleur,  ot  remonto 
probablement  au  règne  du  roi  d'Egvpto  Piob-mée  III  A'rer- 
gète.  \j  Eccli'siastigue  est  un  recueil  de  maximes  détachées 
et  do  conseils  sur  la  pratique  des  diverses  vertus  et  la  con- 
duite de  la  vie.  It  se  termine  par  l'éloge  do  la  sagesse,  la 

floritlcation  du  créateur  de  l'univers  et  lo  panégyrique 
es  saints  do  l'Ancien  Testament. 
Ecclésiastiques  (Asskmdlûu  d'),  tabloau  do  Torburg, 
au  musée  du  Louvre. 

ECCLÉSIASTIQUEMENT  {i^-klé,  sti-ke)  adv.  A  la  facon 
des  ecclésiastiques  ;  en  ecclésiastique  :  V'irre  kcclï^-SIas- 
TiQUKMENT.  Il  Au  poiut  dc  vue  dos  lois,  des  règlements  de 
l'Egliso  :  Le  cardinal  de  Toumon  ^/ai/,  ecci.êsiastiqce- 
idEST  parlant,  l'égal  du  cardinal  de  Lorraine.  (Balz.) 

ECCLÉSIE  [è-klé-zi  —  du  gr.  ekklésia,  même  sens)  n.  f. 
Antiq.  gr.  Assemblée  du  peuple  à  Athènes.  Il  Quelquefois, 
Assemblêo  du  peuple  dans  les  autres  cités  grecques. 

—  Hist.  occics.  Assemblée  générale  de  certains  sec- 
taires grecs. 

—  Encycl.  Antiq.  gr.  A  Athènes,  l'cA-A/^iia,  ou  assemblé© 
du  peuple,  se  composait,  en  principe,  de  tous  ceux  »|ui 
étaient  citoyens  athéniens  do  naissance  ou  en  vertu  d'un 
décret,  qui  avaient  dix-sept  ans  révolus  ot  se  trouvaient 
inscrits  sur  les  registres  de  leur  dème,  qui  n'avaient  pas 
perdu  par  l'afimi^  leurs  droits  civiques.  En  fait,  beaucoup 
de  gens  s'y  introduisaient  qui  n'en  avaient  pas  le  droit,  et. 
en  revanche,  un  grand  nombre  do  vrais  citoyens  s'abs- 
tenaient d'y  paraître.  L'ekklésia,  qui  ne  réunit  jamais  plus 
de  cinq  m'illo  individus,  n'en  comptait  quelquefois  quo 
quelques  centaines,  malçrc  l'indemnité  d©  3  ouoles  [mis- 
thos  ekklêsiaslikos)  institué©  vers  395  pour  rendre  les 
citoyens  plus  assidus.  L'ekklésia  siégea  successivement 
dans  l'Agora,  au  Pnyx,  au  théâtre  do  Dionysos  et  au 
Pirée.  11  y  avait  quatre  assemblées  régiilières  {nomimoi 
ekklésiai),  dont  une  principale  A-iiria  eÂ'Ar/ci(a)cxistait  seule 
à  l'origine  ;  chacune  de  ces  quatre  séances  régulières  avait 
sa  destination  spéciale.  En  outre,  on  convoquait,  dans  les 
conjonctures  exceptionnelles,  des  assemblées  extraordi- 
naires {sugklétoi  ekklésiai).  L'assembléo  fut  d'abord  prési- 
dée par  Vepistate  des  prytanes,  puis  par  le  bureau  des 
neuf  proôdres,  tirés  au  sort  et  dirigés  eux-mêmes  par 
l'épistate  des  proèdres  ;  celui-ci  était  aidé  dans  ses  fonc- 
tions par  divers  magistrats.  Après  le  sacrilicoet  l'examea 
dos  présages,  le  héraut  lisait  le  projet  de  décret  (jorobou- 
leiima),  élaboré  par  le  sénat,  qui  avait  l'initiative;  les  ora- 
teurs {rhétores)  ordinaires  le  discutaient  et  l'assemblée 
votait  à  main  levée  (kheirotonia).  Les  principales  attri- 
butions de  l'ekklésia  étaient  l'élection  dos  fonctionnaires 
de  l'armée  et  des  finances,  leur  destitution  au  besoin,  la 
surveillance  do  la  guerre  ot  des  négociations,  l'examen 
des  cas  où  il  y  avait  liou  de  réviser  la  constitution,  l'exa- 
men préalable  d©s  procès  intéressant  la  sûreté  de  l'Etat. 
L'assembléo  formait  exceptionnellement  une  réunion  plé- 
niôro  —  et  alors  un  minimum  de  six  mille  voix  était  re- 
quis —  dans  trois  cas  spéciaux  :  pour  appliquer  l'ostra- 
cisme, pour  donner  le  droit  do  citoyen,  pour  oclroyor 
Vadcia  ou  exemption  de  certaines  responsabilités. 

ECCLÉSIOLOCUE  {è-klé,  logh'  —  du  gr.  ekklésia,  église, 
et  log»s,  discours)  n.  m.  Auteur  qui  écrit  l'histoire  d'une  ou 
de  plusieurs  Eglises  particulières  :  L'ahbé  Lebcufest  le  plut 
savant  des  KccLKSioi,OGL'Espari.ïifn«.  (Encycl.)  (.Pou  usité.] 

ECCLÉSIOPHOBE  [è-klé  —  du  gr.  ekklésia,  église,  et 
phobos.  pour)  adj.  Qui  déteste  ou  redoute  l'Eglise  :  Un  écri- 
vain EccLÉsioi'uoBE.  Il  Substantiv.  :  Les  Kcci.É.siop|ioBSS. 

ECCLÉSIOPHOBIE  [è-klé,  bl  —  rad.  ecclésiophobe)  [mot 
for^ù  par  lo  théologien  allemand  Richard  RothoJ)  n.  f. 
Haine  ou  peur  do  l'Eglise  :  Z'ecclbsiophobib  des  encyclo- 
pt^distes. 

EcCLESTON,  paroisse  d'Angleterre  (comtd  de  Lan- 
castre;  ;  3.400  hab.  Ardoises,  verreries. 

£cCLESTON,  bourg  d'Angleterre  (comté  dc  Lancastre), 
sur  le  V;irro\v  et  lo  canal  de  I.^ods  ;  3.300  hab. 

ECCLINUSE  ié-kli)  n.  f.  Genre  d'arbres,  do  la  famille  dos 
sapoiacées,  comprenant  uno  seule  espèce  qui  croit  au 
Brésil.  (Les  fleurs  sont  hermaphrodites,  l'ovaire  renferme 
quatre  à  cinq  loges,  lo  fruit  est  inconnu.) 

ECCU8E  [é-klis  —  du  gr.  ek,  hors  dc,  ot  klisÎM,  ioclinai- 
son)  n.  f.  Luxation.  (Pou  usité.) 

EGCOPE  (é-kop'  —  gr.  ekkopê;  do  ek,  do,  ot  koptein,  cou- 
per) n.  f.  Chir.  Division  dc  tissus,  encoche  produite  par  un 
instrument  tranchant  dans  un  sens  oblique  à  la  surface, 
sans  porto  do  substance. 

ECCOPEUR  (ê-ko  —  rad.  eccope)  n.  m.  Chir.  Instrument 
lithoiripieur  modifié,  pour  opérer  la  communication  dos 
fragments  de  calculs  urinaircs. 

ECCOPROTIQDE  è-ko.  /lA'  — du  gr.  c/r,  dehors,  oi  koproSf 
excrément  n.m.  et  adj.  Méd.Qui  purge  légèrement.  (Inus.. 

ECGOPTOMENDS  ir-kcmë-nuss)  n.  m.  Genre  d'insectes 
coléoptères  carnassiers,  famille  des  carabidés,  tribu  des 
licinînés,  comprenant  ies  formes  do  taille  moyenne,  ba- 
riolées de  fauve,  do  noir  et  de  bleu,  dont  on  connaît  quatre 


Eccrémocarpe  :  a,  fleur. 


n 

ou  cinq  espèces»  habitant  l'Afrique  occidentale.  ^L'espôco 
type  du  genre  est  Veccoptomenns  eximius,  do  Guinée.) 

ECCRÉMCCABPE  (è-h'é)  n.  m.  Genre  de  big^noniacées, 
tribu  doî»  jucanindées,  comprenant  cinq  ou  six  espèces,  qui 
croissent  au  Pérou. 

—  Encycl.  Los  eccrémocarpes  sont  dos  sous-arlirisseaux 

f glabres,  à  feuilles  opposées,  pennées,  terminées  en  vrilles; 
os  fleurs,  assez  grandes, 
longuement  pédunculées, 
disposées  en  grappes  lâ- 
ches et  pondantes,  sont  gé- 
néralement d'un  beau  rou- 
ge, souvent  lavé  de  jaune 
et  de  vert,  l^'eccreinucurpi- 
scaber  peut  croître  on 
pleine  terre,  dans  lo  niiUi 
ot  Touost  dû  la  Fruin'o. 

ECCRÉMOCARPE ,  ÉE 
(è'krt')  adj.  IJot.  Qui  res- 
semble ou  qui  se  rapporte 
à  l'eccrénifjcarpe. 

ECCRINOLOGIE  U'-kri, 
ji  —  du  gr.  e/cicriiiein,  sé- 
créter, et  loffos ,  discours) 
n.  f.  Méd.  l*artio  do  iart 
médical,  relative  aux  sé- 
crétions. (Peu  usité.) 

ECCRINOLOGIQUE  (i^- 
kri,  Jik')  adj.  Qui  se  rap- 
porte aux  sécrétions,  à 
l'occrinologie. 

ECGYOMPHALnS  {*'k'- 
si-on,  luss)n.  m.  (Icnre  do  mollusques  gastéropodes,  fa- 
mille des  solariidés,  comprenant  des  cotiuilles  déroulées, 
en  spirale,  aplaties  eu  dessus,  convexes  en  dessous,  à 
bouche  arrondie. 

ECDEIOCOLEA  [èk'-dé-io,  lêa)  n.  f.  Genre  de  plantes,  do 
la  famille  dos  restiacées,  tribu  des  restiées.  (Elle  croît  par 
touffes,  sur  le  bord  dos  fleuves,  en  Australie.) 

ECDÉMIQUC  {èk\  niik'  —  du  gr.  ek,  hors  de,  et  démos, 
populationj  adj.  Se  dit  d'une  maladie  dont  la  cause  est 
étrangère  aux  localités  où  elle  sévit,  et  qui  no  prend 
pas  d  extension.  i,Inus.) 

—  Anton.  Endémique,  épidémique. 

ECDÉMITE  {^k')  n.  f.  Arséniato  naturel  de  plomb  avec 
chlore,  <tuc  l'on  trouve  cristallise  à  Lteugban,  on  .Suède. 

£CDICIUS,  père  de  l'empereur  Avitus,  et  originaire  do 
Nîmes,  on  -ill.  Après  le  siège  d'Arles,  il  tua  Ecdovic,  son 
ami,  général  de  l'usurpateur  Constantin,  qui  était  venu  lui 
demander  un  refuge,  après  ou'il  eut  été  défait  par  Constance 
ot  Ulphilas,  généraux  de  l'empereur  Ilonorîus.  Ecdicius 
présenta  la  tête  d'Ecdovic  à  Constance,  qui,  indigné  de 
cette  lâcheté,  le  chassa  do  son  camp. 

ECDICIUS,  petit-fils  du  précédent.  Il  commandait,  sous 
l'empereur  Anthemius,  la  cavalerie  opposée  on  Gaule  à 
l'invasion  dos  Visigoths  sous  Eurik.  Il  se  distingua  sur- 
tout au  siège  do  Clermont-Ferrand.  En  raison  de  ses  ser- 
vices, l'empereur  Julius  Nepos  le  nomma  patrice  romain. 

CCDIQUE  (èk'-dik  —  \at.  ecdicus,  même  sens)  n.  m.  Antiq. 
roni.  Avocat,  défenseur  de  la  cité.  (Une  do  ses  attributions 
était  do  soutenir  les  intérêts  financiers  de  la  cité.) 

ECDYSANTHÈRE  {ék')  n.  f.  Genre  d'arbrisseaux  grim- 
pants, dû  la  famille  des  apocynacées,  tribu  des  échitidées, 
comprouant  cinq  espèces,  qui  croissent  dans  l'Inde  orien- 
tale et  la  Chine  australe. 

ECDYSANTHÈRE  {ùk'),  ÉE  adj.  Bot.  Quî  ressemble  ou 
se  rapporte  à  l'ccdysanthère. 

ECDYSIES  (t'k',  ;i  — du  gr.  ekdusis.  action  de  se  dévôtirl 
n.  f.  pi.  Aniiq.  p;r.  Fêtes  en  l'honneur  de  Latone,  qui  se  célé- 
braient à  Phaistos,  ville  do  Crète,  lorsqu'un  enfant  aban- 
donnait le  peptos,  en  mémoire  de  la  métamorphose  d'une 
jeune  fille  en  homme,  opérée  par  cette  déesse. 

ECDYSIS  {èk\  riss  — du  gr.  ekdit.ns,  action  de  se  dévêtir) 
n.  f.  Phénomène  qui  se  passe  périodiquement  chez  les  crus- 
tacés, comme  l'écrevisse  et  le  homard.  Syn.  moe. 

—  Encycl.  Quand  locrustacé  s'est  nourri  quelque  temps 
ot  que  son  volume  a  augmenté,  il  so  trouve  gêne  par  le 
revêtement  coriace  qui  l'entoure  et  qui  est  forra,éde  chitine 
calcifiée.  Alors,  ce  rov("'tcnient  se  diviso  en  deux  couches 
séparées:  une  extérieure,  dure,  ot  une  intérieure,  molle; 
l'animal,  couvert  seuleiaont  de  la  tunique  intérieure  molle, 
sort  de  l'extérieure  comme  d'un  vêtement  gênant  et  peut 
ainsi  grossir  jusqu'à  ce  que  la  calcification  ait  durci  do 
nouveau  la  couche  oxtorue  et  rendu  de  nouveau  l'ccdysis 
nécessaire. 

ÉCEPPER  {sé-pé~  du  préf.  priv.  é.  ot  do  cep)  v.  a.  Arra- 
cher un  cep  parce  qu'il  est  vieux  ot  improductif,  ou  pour 
le  replanter. 

ÉCERVELÉ,  ÉE  {sèr'  —  du  préf.  priv.  *?,  ot  do  cervelle) 
adj.  Qui  ost  sans  cervelle,  sans  réflexion  ;  étourdi,  évaporé  : 
Un  écolier  i^xkrvelé.  h  Substantiv.  :  Une  éckrtklke. 

—  SvN.  Ecervelé,  étourdi,  évaporé,  éventé.  Imprudent, 
Inconsidéré,  malavisé,  l.'rcfrveti^  niaufiuo  do  cervelle;  par 
conséquent,  il  ne  peut  jamais  agir  avec  sagesse,  l^'élourdi 
n'est  pas  privé  de  bon  sens,  mais  il  se  laisse  trop  dominer 
par  la  vivacité  de  ses  sensations.  L'évaporé  agit  au  hasard, 
ot  sa  légèreté  est  un  peu  vaniteuse,  [j'eventc  manque  de 
discrétion,  de  retenue.  \,' imprudent  ne  craint  rien,  ne  se 
défie  de  rion,  et  se  jette  témérairement  au  milieu  des  pé- 
rils. 1/ inconsidéré  se  décide  trop  vite  à  agir,  no  voulant 
cas  se  donner  la  peine  d'examiner  ce  qu'il  y  a  do  mieux  à 
taire.  Le  maluvisé  voit  mal  ;  il  prend  le  plus  mauvais  parti 
en  croyant  jirondro  le  meilleur. 

ÉCERVELER  (sèr'  —  rad.  ecervelé.  Double  /  devant  un  e 
muet)  V.  a.  Fatiguer  l'esprit,  casser  la  tête  de.  (Peu  us.) 

ÉCHAFAUO  {/o  —  du  préf.  é,  et  de  chafamf)  n.  m.  Plan- 
cher dû  bois,  nue  les  ouvriers  dressent  pour  travailler  en 
an  point  élevé  au-dessus  du  sol  :  Construire  un  kchafacd 
•iolant.  (Se  disait,  au  moyen  âge,  do  constructions  ana- 
logues utilisées  dans  les  travaux  de  siège.)  it  Fig.  Moyen  de 
production,  tout  ce  qui  sert  do  base  ù  une  coniljinaison  de 

Îilans,  d'idées,  do  systèmes  :  Les  pièces  jtistificalives  sont 
^CH.\FAUn  arec  lenuel  on  bâtit,  mais  /'kchakaud  ne  doit 
p?H$  paraître  guamt  on  a  construit  l'édifice.  (Volt.)  [En  ce 
sens,  on  dit  plutôt  kchafaudagb.] 


—  Par  anal.  Estrade,  tribune  provisoire  où  so  placent 
des  spectateurs  :  Des  ÈciiAFAObS  sur  les'/uel$  devaient  se 
tenir  les  dames  inri'/^c«.  (Alex.  Dumas.)  n  Tréteaux,  plancher 
d'un  théâtre  :  Les  comédiens  donnent  notre  orviétan  sur  leur 
ÉcuAKAOD.  (Vieux.) 

—  Particulièrcm.  Plancher  élevé  sur  une  place  pabliqao 
et  servant  à. 
l'exécution 
ou  à  l'expo- 
sition aes 
condamnés  : 
JJe  tous  tes 

KCUAFACDS, 
/ ÊCHAFAUD 

puUtique  cit 
le  plus  abo- 
minable, le 
plus  funeste. 
(V.  liugo.) 

—  M  a  F. 
Syn.  do  cha- 
FAun. Il  A'c/m- 
faud  volant^ 
Assemblage 
de    quelques 

planches  soutenues  par  doux  espars  sur  lesquelles  sont 
amarrés  les  cordages  qui  servent  à  suspendre  l'appareil 
le  long  des  flancs  d'un  bâtiment  et  partout  où  cela  est 
nécessaire. 

—  Navig.  fluv.  Petite  échelle  double,  posée  sur  tm  train 
de  bois  flotté. 

—  AlLUS.    LITTÉR.  : 

Le  crime  fait  la  honte,  et  non  pas  Véchafaud. 
Vers  do  Thomas  Corneille,  dans  sa  tragédie  du  Comte 
d'Essex  (acte  IV,  scèno  m).  Ce  beau  vers  exprime  énorgi- 
quement  que  le  supplice  n'a  rien  d'infamant  pour  l'inno- 
conco. 

—  Enctcl.  Constr.  Les  échafauds  se  divisent  en  deu.x 
classes  principales.  Les  premiers  sont  élevés  par  les  char- 


Echafau*!  (mar.) 


Echafaud  volant. 


pentiers  pour  la  construction  d'édifices  importants.  Ils  se 
composent  de  montants  verticaux  de  fortes  dimensions, 
moïses  de  distance  en  distance 
et  contreventés  par  des  croix 
de  Saint-André.  Sur  les 
moises  repose  un  plancher 
correspondant  à  chacun  des 
étages  de  la  construction 
future.  Tout  le  système  est 
d'une  rigidité  absolue.  Ces 
échafauds  sont  fixes  ou  mo- 
biles ;  ils  peuvent,  dans  ce 
dernier  cas,  se  déplacer  tout 
montés  (échafauds  roulants') 
pour  l'exécution  de  travaux 
importants.  On  donne  souvent 
le  nom  de  pylônes  à  ces  écha- 
fauds fixes  ou  mobiles,  et  do 
sapines  aux  premiers.  Les 
échafauds   de  la   deuxième 

catégorie  se  subdivisent  :  l"  en  échafauds  sur  plans  ver- 
ticaux, qui  servent  à  construire  les  pans  de  mur,  les  pans 
de  bois,  et  à  exécuter  les  ravalements  de  toute  nature  ; 
2°  en  échafauds  sur  plans  horizontaux, 
que  l'on  emploie  pour  construire  les  pla- 
fonds et  faire  les  rcjointoiements;  3*  en 
échafauds  volants,  dont  on  fait  usage  dans 
les  ravalements  partiels  ou  autres  ou- 
vrages de  pou  d'importance.  Les  premiers 
se  font  avec  des  pièces  do  bois  appelées 
^coperc/ies,  que  Ton  dresse  vorticaloment, 
et  que  l'on  relie  au  mur  avec  d'autres 
morceaux  de  bois  ronds  nommés  boulins, 
et  sur  lesquels  on  place  le  plancher.  Ces 
échafauds  s'élèvent  au  fur  et  à  mesure  que 
la  mat;onnerie  du  bâtiment  monto. 

Les  échafauds  sur  plans  horizontaux  so 
dressent  au  moyen  do  boulins  que  l'on 
pose  verticalement,  en  les  appuyant  con- 
tre les  murs  do  la  chambre  dont  on  veut 
faire  le  plafond  :  ces  pièces  sont  reliées 
entre  elles  par  des  écoporchos,  sur  les- 
quelles on  place  le  plancher. 

On  emploie  encore  des  échafauds  vo- 
lants, qui  sont  des  espèces  de  ponts  volants 
suspendus  pardes  cordes  passantdansdcs 
moufles  et  formant  des  palans,  sur  les- 
quels les  ouvriers  agissent  pour  monter 
ou  descendre  lo  svstème. 

—  Dr.  En  droit,  lo  mot  échnfaud  est  pris 
comme  synonyme  do  l'instrument  de  deca- 

Sitation,  appelé  la  ■  guillotine  »,  en  usage 
epuis  le  décret  des  20  et  25  mars  1702. 
C'est  sur  l'échafaud  que,  en  vertu  de 
l'article  12  du  Code  pénal,  on  tranche  la  tête  aux  condam- 
nés ù  mort;  mais,  en  outre,  dans  un  cas  spécial,  l'écha- 
faud sort  à  l'exposition  du  condamné  :  en  cirei,  l'article  13 
du  même  code  prescrit  que  le  coupable  condamné  à  mort 
pour  parricide  sera,  on  chemise,  nu-pieds  ot  la  têto  cou- 
verte d'un  voile  noir,  exposé  sur  l'échafaud.  pondant  qu'un 
huissier  fera  au  peuple  la  lecture  de  l'arrêt  de  condam- 
nation. 
Aux  termes  de  l'article  26  du  Code  pénal,  l'échafaud  ost, 


EchiCkud,  d'aprë*  anc  gravure  vicieaa« 

(iv«  ».). 


ECCREMOCARPE  —  ÉCIIALAS 

Pour  l'ozécation  de  toat  condamné  A  mort,  dressé  sur 
une  des  places  publiques  du  lieu  iDdiqaé  par  l'arrêt  d-s 
condamnation.  Depuis  un  demi-siècle,  îl  s'est  produit  an 
mouvement  do  protestation  contre  la  publicité  de»  exé- 
cutions capi- 
tales, qui  ten- 
drait à  relé- 
guer l'écha- 
faud dans  l'en- 
ceinte des  pri- 
sons. V,  GLIL- 

LOTI.NK. 

ÉCBAFAU- 
DAGE  '  fo-daj'i 
n.  m.  Action 
d'élever  un 
echafaud  ;  as- 
semblage des 
pièces  d'un 
éc  ha  f au  d  : 

KCBAFACDAGB 

de  bois  de  char- 
pente. 
—  Fam.  Amas 
d'objets  entas- 
sés les  uns  an-dessus  des  autres  :  Un  êchapacdage  de 
cheveux,  de  volumes. 

—  Fig.  C©  qui  sert  à  établir,  à  fonder  :  Z.'fo-HAFAtn>AGE 
d'une  fortune.  D  Série  do  pensées,  d'idées,  d'imaginations 
bizarrement  ou  artificiellement  déduites  les  unes  des  autres 
ou  combinées  les  unes  avec  les  autres  :  Un  rien  tuffit  a 
rencerser  tout  un  échafaldage  de  combinaisons. 

ÉCHAFAUDER  i/o;  v.  n.  Construiro  an  échafand.  faire 
un  échafaudage  :  Avant  de  te  mettre  à  construire,  on 
commence  par  écbafacdicb. 

—  Activ.  Dresser  l'un  sur  l'autre,  amonceler  :  Ecba- 
FAt'DKR  de»  chaises  pour  atteindre  jusqu'à  une  fenêtre. 

—  Fig.  Arranger,  combiner,  disposer  :  Kcuafauder  un 
roman,  un  drame,  a  Baser,  fonder,  établir  :  Kchafauder 
des  plans. 

—  Dr.  anc.  Exposer  sur  on  echafaud  &  la  ris^e  pu- 
blique, au  mépris  universel  :  Echafacdbb  un  criminel. 
(Vieux.)  Il  Par  ext.  Déshonorer.  (Vieux.) 

S'échafauder,  v.  pr.  Etre  échafaudé,  établi,  fondé. 
Il  Dresser  1  échafaudage  dont  on  a  l>esoin. 

—  Fig.  Reposer,  s'appuyer;  s'élever,  s'aider. 

ÉCHAFAUDEDR  (fô)  D.  m.  Celui  qui,  à  Terre-Neuve. 

établit  le  chafaud  à  sécher  les  morues. 

ÉCHAFAUDIER  (fôdi-é)  n.  m.  Celui  qui.  à  Terre-Neuve. 

surveille  les  morues  qui  sèchent  sur  le  chafaud. 

ECHAGÏJE,  bourg  de  l'archipel  des  Philippines  dlo  de 
Lueon  Lprov.  IsabelIe-de-Luçon J  ;  5.700  hab. 

ScHAGÙE  (don  Raphaël),  général  espagnol,  né  à 
Saint-Sébastien  en  1815,  mort  à  Madrid  en  1887.  Il  était 
capitaine  à  dix-huit  ans.  et  lutta  contre  les  carlistes. 
L'insurrection  de  juin  1854  le  trouva  parmi  les  insurgés. 
Repoussés  d'abord  en  Andalousie.  O'Donnell  et  lui  eureoT 
ensuite  l'avantage  à  Vîcalvaro.  Espartero  devint  le  chef 
du  nouveau  gouvernement,  et  Echagùe,  en  récompense 
de  ses  serWces,  fut  promu  général  par  O'Donnell.  Dans 
la  guerre  du  Maroc,  il  sut  se  maintenir  dans  la  position 
d'El-Serallo,  contre  des  forces  très  supérieures  ;  la  reine 
Isabelle  le  nomma  lieutenant  général.  Il  fut  comblé 
d'honneurs  à  la  suite  de  sa  victoire  de  Téiuan.  Arrêté  lors 
du  soulèvement  militaire  du  7  juillet  1868,  il  fut  remis  en 
liberté  peu  après.  De  1873  &  1876,  il  lutta  de  nouveau  contre 
les  carlistes. 

ÉCHAILLON  (L'),  hameau  de  l'Isère,  comm.  de  Venrey. 
cant.  de  Sassenage,  arrond.  de  Grenoble;  75  hab.  Car- 
rières de  marbre  à  teinte  rosée  et  de  pierres  calcaires 
très  recherchées.  Source  d'eau  thermale  ^chlorurée  sul- 
fatée) et  petit  établissement  de  bains.  Altitude  :  574  mè- 
tres. Près  du  hameau  se  dresse  le  Bec  de  l'Echaillon 
tbeaux  points  de  vue  sur  la  vallée  de  l'Isère  et  les  mon- 
tagnes qui  la  domioentl. 

ÉCHAILLON  (cha-ill  [Il  mll-H  n.  m.  Pierre  de  ITsèrc. 
emplovce  en  construction  ot  principalement  pour  l'éta- 
blissement de  motifs  décoratifs  et  recevant  le  poli  comme 


1.  Ecliafaud 


roulant  à  coulis»e  :  S.  Ech»fliud  flx*  :  A.  rfcoprrchw .  B.  bouïiui. 

le  marbre.  (On  on  voit  do  trois  couleurs  :  blanche,  jaune 
ou  ro?:êe.^ 

ÉCHALADER  V.  a.  Econ.  rur.  V.  bcbalasser. 

ECBALAR,  bo*urg  d'Espagne  (Navarn*  prov.  de  Pam- 
pelune  ).  au  pied  des  Pyrénées,  sur  la  Bidassoa:  1.440  hab. 
Slincs  do  cuivre  et  do  plomb.  Commerce  de  laioe. 

ÉCBAXAS  (ta  —  d'un  mot  bas  Ut.  dérivé  du  gr.  ehara- 
k-iott,  petit  pieu)  n.  m.  Econ.  rur.  et  agric.  Perche  à  U- 


IV. 


ECUALASSAGE  —  ECHANTILLON 


qn«U«  oa  aiucbtf  d««  pUai««  dont  U  iiffp  oa  les  rmmraax 

MSI  ifop  '■■'     - -  -■  -■  llcmcn!.  ■  Pi^*« 

oabkloB  '  Miuiieo  aux  c<pt 

d*  Tic«r 

■AMI 

-    I  cl  tartoai  )«inb«  Iod- 

Ifor  1*  r^<ir.n''''Xtri*nirmciil 


r»ir 

pto 

<!«« 

J's.   ■■ 
im 
leu- 
«ol. 

CHlv: 

et   n. 


i; 


on, 
-»*e. 


lis- 
de 


les 

.  les 


7  ;  o.  m.  Actiuu  Uo  garnir  chaque 


-çvr 


'■^.i»,»i.\j» 


EchaUer. 


T^ranches  d'arhros  CQtrelacécs 
'  ire  A  ua  cliamp.  pour  empA- 
'■  nceinio  qui  leur  esl  ré- 


1. 


UUMMH^T.I 

ÉCnAUkSSEMENT 

D.B.  V  lUc.  Sji  o.de  acUÂ- 
LajaAOï. 

ter  :-  \---n'U-t4) 
▼.  A  -c  des 

tel  >  >•>«■ 

<■  ri;'i  '    I  ''A   :ii  aussi 
■ratupua. 

teBAUCn.  tCMAIy 

USn      I-  Aï    .1  -z)   eu 
ÊCBAUS     .i        !<■    lat- 

•t  fonaa: 
char  \m  i 
scrré«.        i 
pierre  oo  ' 
cooire  uh'- 

■•r  par-dc«-«u5  %Mii  la  -J'-'ioriurer. 
*'^""'  oa  BSCSAIXC  If-rhan 

».  r   '■■  - »•-  •■•- '  . 

COOr 

le<  : 

ECUAI  :  :'..,M 

ri/id    .1-  .t.   >lo 

Vaud.l.  su: _..;^    ..;  Jp  la 

Thiete;  l.lùu  tiab.  Ch.-l.  d  un  dis- 
Irict  prapU  de  ».70a  hab. 

Éc.'  ■.  ,  •    franc,   et- 

rAii  Ku;  de  /4«- 

«'•  n.    f.   Bou 

NofD    vul^a^rc  vl'uuo  espèce  d'ail, 
cullnré*  pour  set  buljcs,  qui   ont 
UD«  savrur  anal  ii»u.'  4  celle  de  l'oignon,  n  Echalote  d'Et- 
p*ç^  de   la   rocambolo    (alJium   arena' 

nw  ■  .  Nom  vuli^aire 

do  1- .    .    ..  .^..„4um.  i_Sya.  cua- 

Lona-i 

—  Techn.  Petite  lame  de  laU9n  deroi- 


Ecbsllci  [xiv*  I.). 


c,l 


rr,  ' 


::uetto  aux 

lea. 


♦*^t  ongi- 

.,  [.or- 
aux 
<  la 
'um 
■nR- 
l>ro. 
lo- 
r*- 
.     .  -par 

LuiWs.  1^  .'«>^ulu>  ^e  idiiotiaoAt. 
l/4chalote  a  une  «aveur  p|ii5<lqu':u  que 
it>l  .■.  (^o  oii  as^aKoone- 
<  Eure  de  salade. 
'o  était  jadis  ré- 


t4o 
•ai. 

trou  Vf' 
Aaemiomic- 
tonp^  <14 
dan 

ma:. 
coït" 


lail 


pu' 

t.. 

de.. 
va' 


■  —  doranc.T.<feAamper, 

I;i'...r\ano  «lui  sépare 
',  et  qu'on 
■  On  écrit 


tCii  \'- 


ecRAMi 


boutoo*  uo  M»  awtji  pa.«  loriufs  aTant  les  chaleurs. 
ACHAMFnt  V^*tn         '*.l  pHf'.  *.  n'.   fin  fhcimp 

ro»« 

«urr 
lo  r 

son 

t. 

fro 

KO 

tl.      ■ 
Ull 
irar 

—  Hm 

—  n.  f   , 

l'UQtqaO    .■>,...  o    .w    w^ui..-     .«Il     ....;[>., s 
BCHANrRRK. 

S'ëchan^rer,  t.  pr  Etr*  A^han^f*. 

Ér  !   • 


:io  «loot  les 


r.-.if.' 


<    .       lor. 
■.  ftur  lu  U*rU  .  Ii^cua:*- 


'  aranAides,  dont 
•le  Paris.  —  Vne 


■oq- 


—  Par  aoal.  Empiétement,  en  forme  d'arc,  de  U  mer  sor 
lot  rAtra.  (Se dit  auui  d'une  trout^o  \  travers  les  montagnes). 

—  Mar.  Courbe  que  I  on  fait  di^criro  au  fond  d'une  voUe, 
ru  la  t-uDfot'tlonuant ,  alln  i|uo 
ta   mlincuo  do  fond  no  frotte 
[AS  sur  les  tétait. 

f. 


^cbanTure  (1«  plat 

S  b«rb«. 


Iit^OD 


ÊCHANDELYS,  comm.  du 
Puv -lit' -  h'-mo  ,  arroii'l.  et  à 
td  Lilum.U  Anlt>o^t,^u^un  sous- 
aflluont  do  l'Allier,  dans  les 
nionUk'nes  ;   1.II&  tiab.  Scieries   mécaniques,   féculorle. 

£CHANriiEINCR  \^M  né)  V.  a.  Kaccourcirlesdonu  d'uno 
roue  J  rii^rofiage  ou  les  coupant  suivant  le  trartV  d'uno 
circonfort'nce  l'onceiitruj^uo  &  la  roue.  (I>e  traco  Jo  cctio 
circonfi^rence  est  caloulo  do  tollo  manière  que  diacuno 
des  dents  de  la  roue  no  doit  pas  rester  trop  lon^iemps  en 
contact  avec  la  dent  corrcspundanto  d'uno  autro  roue 
d'engrenage.)  V.  enorknaob. 

ÉGHANOE  (chnnf  —  subst.  verbal  de  échanger)  n.  m. 
Troc,  ario  par  lequel  on  remplace  une  chose  par  une  autre, 
uccoptée  comme  «équivalente  ou  jup;ée  propre  à  la  rcm- 
ulacor  :  L'h'tat  fait  parfois  dea  ÉCHANGES  de  terrains  avec 
tes  communes  et  les  particuliers. 

—  Fig.  Acte  réciproque,  acte  fait  par  quelqu'un  et  ré- 
pété par  un  autre  :  Kcuanok  de  services,  de  compliments. 
Cartel  (/'kchangk. 

—  Ivhoi's.  faire  un  échange,  Kchangor  dos  pièces  do 
même  valeur,  une  tour  contre  une  tour,  un  fou  contre  un 
cavalier,  etc.  l  Gagner  l'échange.  Perdre  l'échange.  Gagner 
la  qualité.  Perdre  la  qualité,  Kchanger  une  pièce  d  une 
valeur  inférieure  contre  uno  autre  d'une  valeur  supé- 
rieure :  ex.,  prendre  uno  tour  avec  un  fou  ou  un  cavahor. 

—  Econ.  polit.  Troc  librement  consenti  d'uno  valeur  ou 
d'un  ser%'ico  :  Le  commerce  est  fondé  sur  /'âcUANGB.  il  Libre- 
échange.  V.  ce  mot  ù  son  ordre  alphab.  o  Commerce 
d'échange  oo  par  échange.  Echange  de  produits  contre 
d'autres  produits,  et  non  contre  un  signe  représentatif, 
comme  la  monnaie,  u  lian>jue  d'échange.  Plan  do  banque 
imaginé  par  Proudhon  pour  bannir  la  monuftio  métallique 
des  (échanges  et,  par  ce  mo^cn,  réaliser  la  gratuité  du 
crédit.  V.  banque. 

—  Féod.  Droits  seigneuriaux  et  féodaux,  qui  faisaient 
partie  des  petits  domaines. 

—  Techn.  Svn.  de  KCHANOKAOR.dans  les  papeteries,  n  Ac- 
tion do  transt'ornier,  dans  un  mécanisme  d'borlogoric,  uu 
mouvement  en  un  autre,  n  Houe, 
Pignon  d't''-hnnqe,  Koue.  Pif^-non 
dont  le  plan  fait  un  angle  avec 
relui  d'un  autre  pignon  ou  d  une 
autre  roue,  et  qui  sert  ainsi  échan- 
ger la  direction  du  mouvement. 

—  Loc.  adv.  :  En  échange.  Par 
contre,  par  compensation. 

—  Loc.  prépos.  :  £n  échange  de. 
Pour  prix  de,  en  retour  do. 

—  Éncvcl.  Econ.  polit.  Turgot 
a  défini  en  ces  termes  le  phéno- 
mène do  {échange  :  •  Lo  besoin     ^_ 

réciproque  a  introduit  l'échange     décij'an'gc" 
do  co  qu'on  avait  contre  ce  qu'on 

n'avait  pas.  On  échangea  une  denr^-o  contre  une  autre,  les 
denrées  contre  lo  travail.  •  J.-B.  Say  a  merveilleusement 
expliqué  la  loi  des  échanges  en  prouvant  que,  dans  tou<; 
les  pays  et  dans  toutes  les  civilisations,  les  produits 
s'échangent  contre  les  produits.  Néanmoins,  il  c  y  a  que 
dans  les  civilisations  primitives  que  l'échange  est  direct  ; 
plus  tard,  c'est  le  numérairo  qui  devient  l'instrument 
d'érhangc,  parce  qu'il  est  lo  signe  de  la  valeur.  Lo  iibre- 
rchiinf/c  a  pour  oh^ct  de  faciliter  lo  mouvement  des  échan- 
ges entre  les  nations  en  supprimant  les  mesures  restric- 
tives à  l'initiative  des  producteurs. 

—  Dr.  iniern.  A'c/ia/ivet/r  ferrï/oirei. C'est  surîout  lorsdes 
délimitations  de  frontières,  et  à  l'occasion  de  parcelles  assej; 
p*'U  considérables,  que  l'échange  intervient.  Lorsqu'il  porto 
>ur  des  territoires  d'une  certaine  importance,  il  constitue 
alors  l'un  des  éléments  d'un  traité  de  paix.  Dans  lo  droit 
moderne,  on  trouve  peu  d'exemples  déchan^'es  de  terri- 
toires. Aux  termes  du  traité  do  Hcrlin  du  13  juillet  1878. 
la  Roumanie,  non  partie  t  co  traité,  a  été  obligée  do  cé- 
der à  la  Kussio  la  portion  do  la  Bessarabie  enlevée  à  la 
Russie  par  lo  traite  de  Paris  du  30  mars  1856,  et  elle  a 
re<:u  en  échange  les  Iles  du  delta  du  Danube,  le  sandiak 
de  Touidja  et  un  territoire  situé  au  bord  de  la  Dobroudja. 

Echnnqe  des  ratifications  d'un  traité.  Quand  un  traité 
a  été  ratifié  par  les  puissances  contractantes,  oo  procède 
ii  l'échange  des  raiiticatlons.  Cet  échange,  qui  n'exige 
poji  do  pleins  pouvoirs  do  la  part  des  agents  diplomatiijues. 
a  lieu  généralement  au  ministère  des  affaires  étrangères 
du  pays  où  lo  traité  a  été  conclu.  Il  se  produit  après 
collation  dos  actes  do  ratification,  reconnus  exacts  par 
les  plénijpotontiaires;  protocole  en  est  dressé.  On  y  insère 
parioi!i  1  indication  do  lépoque  ik  laquelle  le  traité  sera  mis 
eu  vigueur.  L'article  3S  do  l'acte  général  do  Berlin  du  20  fé- 
vrier isfi5a  introduit  une  procédure  nouvollo  pour  l'échange 
dei  rntiMrriti.-.n-'  -fiin  traité. 

/  Quand  un  congrès  ou  uno  confé- 

■iinie,sonpremieractoestrexamen 
r^  de  soH  membres.  C'est  ce  qu'on 
ai'j'  '*u  la  vérillcation  des  pouvoirs.  L'assem- 

blé*- .-o,  dès  que  les  pouvoirs  sont  trouvés  en 

boni'  rme. 

Kchntti^e  de  prtMonntrrs.  L'échange  de  prisonniers  a 
liea  au  moyen  d'uno  convention  dite  •  cartel  d'échange  ■; 

ce<tt  1".  iMi.v    -,    < .^r^nient  fariijtatif  do  la  part  des  he|- 

lig"  r  r  laraplivité.I^s  échanges  éuient 

pra'  ■•■;  au  moyen  ftge,  on  exigeait  des 

»e^'  Depuis   lo  milieu  du  xvii*  siècle, 

I'u5  i  ,.•  rendre  les  prisonniers  &  la  rln  do 

la  t:  "rançon   Aujorjrd'hui,  il  se  produit 

mè'  r.il.  les  échanges 

s'oi  .  ir  grade,  blessé 

pO'T  ,.|uer  si  les  pri- 

sonnl•'^^  .'    (i.iii^-.  •,  ]ii''jvcri(,  uu  non,  rcjircndro  du  service. 

ÉCHAN0EA8ILITÉ  ijn''  n.  f.  Qualité  do  re  qni  est  échan- 
geable :  L  KKB a:* >iRXHiLiTad un  produit  vient  de  son  utilité, 
(Peo  luité.) 


18 

ÉCHANGEABLE  {JabH  adj.  Qn'oD  peut  échanger;  qui 
peut  éiro  1  objet  d'un  échange  :  Tout  travail  dont  te  pi--- 
duit  est  AcUANoitAiiL»  concourt  à  la  création  de  la  riches  ■<■ 
(Smith.) 

ÉCHANOCAOL  (j'iif  —  pour  kssangragb)  n.  m.  Opéra- 
tion que  l'on  fait  subir  au  papier  après  la  fabrication,  afin 
d'en  égaliser  le  grain,  ii  So  dit,  par  corruption,  pour  kssan> 
OKAOK  du  hogo. 

'»  Knctc'L.  L'éehangeage  consiste  à  empiler  plusieurs 
fois  ta  feuille  et  à  la  soumettre  à  l'action  d'une  presse 
apr^s  son  collage,  en  ayant  soin,  chaque  fols,  do  changer 
sa  positioD  relative  par  rapport  A  la  presse,  afin  d'établir 
lo  contact  outre  deux  points  différents.  Cette  opération  a 
pour  but  d'augmenter  Tapprét  du  papier  et  do  faciliter  uno 
répartition  plus  régulièru  do  Ja  colle  &  la  surface  de  la 
feuitlo. 

ÉCHANGER  {je  —  du  préL  é,  ot  do  changer.  Prend  un  e 
après  lo  y.  devant  les  voyelles  a,  o  :  7/  échangea.  Aou9 
échangeons)  v.  a.  Faire  troc,  échange  de  :  Kcuanobr  un 
dessin  contre  un  livre,  n  Se  donner  mutuellement  :  Ecuan- 
OEB  des  coups  de  fu.tiL  n  Diriger  mutuellement  l'un  vers 
l'autre,  adresser  mutuollemont  l'un  à  l'autre  :  Echanger 
des  regards,  un  salut,  un  sourire. 

—  tig.  Laisser  pour  autre  chose:  7'an/rfe^enjKCHASGE.NT 
volontiers  l'honneur  contre  tes  honneurs!  {A.  Karr.) 

—  Diplom.  Se  communiquer  mutuellement  :  Kcuanokb 
les  ratifications  d'un  traité. 

—  r)r.  des  gens.  Echanger  des  pritonniers  de  guerre,  Eu 
faire  ta  remisé  réciproque. 

—  Techn.  Dans  les  fabriques  de  drap.  Changer  les  plis 
d'une  pièce  do  drap  pliéo,  en  ramenant  ces  |>lis  vers  lo 
milieu  du  carton  autour  duquel  senroulo  la  pièce. 

—  v.  n.  Faire  l'échange.  (Inus.) 
S'échanger,  v.  pr.  E^tro  échangé. 

—  Syn.  Changer,  permuter,  etc.  V.  changrr. 
ÉCHANGER  {je  —  corruption  de  bssangbr;  du  lat.  exsa- 

nittrc,  mémo  sens.  Se  conjugue  comme  le  précéd.)  v.  a. 
Echanger  du  linge.  Le  laver  ù  l'eau  pour  en  enlever  tout  co 
qui  peut  ôtro  dissous  sans  le  secours  dos  alcalis,  n  Echan^ 
ger  le  papier,  Lo  soumettre  à  l'opération  do  l'éehangeage. 

ÉCHANGEUR  {jetir'i,  EDSE  n.  et  adi.  Se  dit  d'uno  per- 
sonne qui  fait,  qui  aime  à  faire  dos  échanges. 

ÉCHANGISTE  {jissf  —  rad.  échanger)  n.  Personne  qui 
se  livre  au  conimorce  des  échanges,  tl  Personne  qui  fait  un 
échange  do  valeurs.  (On  dit  aussi  ÊcuANGKrR,UL'SB.)  il  Libre- 
échangiste.  V,  ce  mot  à  son  ordre  alphab. 

ÉCHANLATE  n.  f.  Techn.  Syn.  de  cuaklatk. 

ÉCHANSON  (du  bas  lat.  scancio,  d'orip.  germ.  —  Cf. 
l'alleni.  schenken,  verser  à  boire)  n.  m.  Ol'ticier  qui  était 
char^'é  de  verser  à  boire  au  roi  ou  à  quelque  grand  per- 
sonnage :  Office  d'ÉCHANSON.  La  Fable  a  donné  aux  dieux 
un  ECHANSON.  Il  PoT  ext    Porsounc  qui  sert  à  boire. 

—  Encycl.  Uéchtinson  est  appelé,  au  xii»  siècle,  dans 
les  documents  latins,  pincerna,  scaniio;  au  xui",  scancio- 
narius.  Les  échansons  de  la 

maison  du  roi  étaient  placés 
sous  l'autorité  supérieure  du 
bouteiller  de  Frauce,  qui 
étaii  l'un  des  premiersdigni- 
taires  du  royaume,  et  sous 
l'autorité    immédiate   du 

f;rand  écbanson:  mais,  dès 
0  règne  do  saint  Louis,  lo 
grand  écbanson  devient  un 
personnage  important  et  qui 
n'a  plus  rien  à  voir  avec  le 
service  effectif  du  cellier 
royal.  Au  xiir  siècle,  la 
cour  du  roi  comptait  quatre 
échansons,  à  qui  revenait  la 
charge  d'acheter  le  vin  et  de 

t)ercevoir  la  redevance  du 
luuban,  qui  se  payait,  à  l'ori- 
gine, en  nature,  c  est-à-dire  en  vin.  Les  fonctions  d'échaoson 
disparurent  avec  l'ancien  régime,  pour  reparailro  avec  la 
Restauration,  et  étro  définitivement  supprimées  en  1830. 
ÉCHANSONNERIE  {so-ne-rl)  n.  f.  Corps  dos  éch.insons 
affectés  au  service  d'un  prince,  n  Endroit  d'un  palais  royal 
où  se  faisait  la  distribution  du  vin. 

ÉCHANT  o.  m.  Vitic.  V.  écuamp. 

ÉGHANTIGNOLLE  {gn  mil.)  n.  f.  Tecbn.  Pièce  de  bois 
qui,  dans  un  Lomble,  reçoit  et  soutient  lo  tasseau  d'une 
panne.  (V.  cuantignollh.)  ii  Chacun  des  deux  morceaux  do 

bois  emmor-  

taises  et  réu- 
nis auxbran- 
cards  pour 
recevoir  en 
dessous  l'es- 
sieu des  roues 
do  devant, 
dans  une  voi- 
ture à  quatre 
roues. 

—  Mar.anc. 
Nom  don  né  à 
do  forus  ta- 
quets que 
I  on  place 
sous  les  âas- 


Armoiriei 
du  grand  «chaosoD. 


A,  échantigQoUe:  B,  lerier  directeur. 


quos  de  l'atrùt  do  certaines  bouches  à  fou,  pour  remplacer 
les  roues  et  diminuer  le  recul. 

ÉCBANTIL  {tt)  n.  m.  Métrol.  Etalon  de  mesures  publi- 
ques. (Vieux.) 

ÉCHANTILLER  v.  a.  Comm.  Syn.  de  éciiantillonnrr. 

ÉCHANTILLON  Hl  mil.  —  rad.  échantil)  n.  m.  Techn. 
Petiin  purtinn,  fragment  d'une  marchandise  quelconque, 
qui  sert  &  apprécier  la  qualité  du  tout  :  Vn  B(HANTILLon 
ae  hl^.  Un  ^ciiantiixon  dé  vin.  w  Pariiculièrem.  Morceau 
coupé  sur  une  pièce  de  drap,  de  toile,  etc.,  pour  donner 
uno  idée  de  l'étoffo  :  Cahier  ^'ecrantillons. 

—  Par  ext.  Fragment,  morceau  détaché  d'un  ouvrage  et 
pouvant  servir  à  faire  apprécier  l'ouvrage  Ini-méme. 

—  Fig.  Modèle,  exemple,  moyen  d'apprécier  par  induc- 
tion :  /tonner  un  écuantillon  de  son  savoir-fatre.  il  Fam. 
Juger  de  la  pièce  par  l'échantillon.  Se  contenter  du  peu 
quoD  sait  d'uno  personne  on  d'une  chose,  pour  la  juger. 


3' 


19 

_  AdmiD.  Objet  qui,  ôtaot  coDsidâré  comme  impropre 
&  l'usage,  et  expédié  seulomont  comme  spécimen,  est 
oxempio  dos  droiis  de  douane,  ii  Objet  de  petite  dimeosion, 

[u'on  poal  expédier  par  la  poste  à  un  prix  inférieur  à  celui 

,es  dépêches. 

—  Armur.  Marque  prise  pour  preuve  d'un  coup  tiré  avec 
adresse  au  pisujfot,  à  larbaléto,  à  la  carabine:  Coup  a 
prendre  i>.chantillo.n. 

—  Comm.  Contre-partie  do  la  taille,  sur  lafjuolle  certains 
commerçants  indiquent  le  crédit  fait  à  chacun  de  leurs 
clients  :  Un  kchantillon  de  boulanger. 

—  Constr.  Type  déterminé  et  adopté  pour  certaines  es- 
pèces de  matériaux,  alin  que  le  constructeur  soit  toujours 
sûr  de  pouvoir  se  les  procurer  dans  les  mémos  formes  et  les 
mémos  dimensions  lAay^s,  Z/ri^ue«rf'ECHANTiLLON.  ii  Partie 
des  ardoises  non  recouverte  par  les  ardoises  superposées. 

Il  Planche  do  chêne  ayant  des  dimensions  arrêtées  {larg. 
26  centim-.épaiss.  \  centim.).  et  (^ui  constitue  un  des  types 
adoptés  dans  le  commerce  dos  bois  de  construction  à  Paris. 

—  Mar.  Ensemble  des  dimensions  du  corps  d'un  navire  ou 
des  pièces  qui  entrent  dans  sa  construction;  épaisseur  do  sa 
muraille  relative  à  ses  dimensions  :  Une  frégate  trop  faible 
rf'écHANTiLLON.  Dcs  bordagcf  trop  faibles  ^échantillon. 

—  Métrol.  Matrice  type,  avec  laquelle  on  confronte  les 
poids,  les  mesures,  les  monnaies. 

—  Toclin.  Outil  de  charpentier  et  de  menuisier,  qui  sert 
à  donner  aux  pièces  l'épaisseur  voulue,  ii  Outil  dont  on  so 
sert  pour  égaliser  les  roues  do  rencontre,  dans  un  ouvrage 
d'horlogerie. 

—  Encvcl.  Comm.  L'échantillon  est  une  fraction  d'une 
marchandise  quelconque,  destinée  à  faire  connaître  et 
apprécier  la  qualité  et  la  valeur  de  cette  marchandise.  Les 
échantillons  s'emploient  surtout  dans  les  adjudications, 
dans  lo  commerce  do  gros  et  de  demi-gros.  L'acheteur 
n'est  tenu  do  prendre  livraison  qu'autant  que  la  marchan- 
dise est  conforme  à  l'échantillon  donné.  Dans  certains 
commerces,  on  ne  donne  pas  d'échantillon  :  on  vend  et  on 
achète  d'après  une  dénomination  qui  précise  une  qualité 
connue  et  qui  peut  être  contrôlée  à  l'aide  de  types  ou 
échantillons  conservés  soit  au  syndicat  dos  courtiers  de 
commerce,  soit  au  secrétariat  des  chambres  de  commerce. 
Au  pointdo  vue  de  l'envoi  par  la  poste,  le  poids  maximum 
des  échantillons  est  porté  à  350  grammes. 

—  Monn.  Lo  contrôle  de  chaque  fonte  monétaire  ou 
brève  s'effectue  au  moyen  du  prélèvement  d'échantillons 
pris  au  hasard  et  sans  choix  sur  la  masse  des  espèces 
monnayées,  et  transmis  à  la  commission  des  monnaies 
pour  qu'elle  on  fasse  constater  le  poids  et  le  titre.  C'est 
d'après  le  titre  et  le  poids  de  ces  échantillons  que  le  reste 
de  la  fabrication  est  jugé  dans  ou  hors  les  limites  des 
tolérances  ot  que  les  pièces  de  la  brève  sont  mises  en 
circulation,  ou  refondues.  Le  nombre  réglementaire  des 
échantillons  est  de  cinq  pour  le  bronze,  quatre  pour  l'ar- 

fent  et  trois  pour  l'or.  Ils  sont  prélevés,  en  présence  du 
irectour,  par  un  membre  de  la  commission  et  uu  contrô- 
leur. Un  procès-verbal  est  dressé  de  l'opération. 

ÉCHANTILLONNAGE  {ti-llo-naj  [Il  mil.])  n.  m.  Action 
d'échantillonner  :  /.'ëcuantillonxage  des  étoffes,  des 
fils,  etc. 

ÉCHANTILLONNER  {ti-llo-né  [Il  mll.j)  V.  a.  Comm.  Pré- 
parer des  échantillons  d'une  marchandise  ;  Echantillon- 
ner des  soieries,  des  vins,  etc.  Il  Comparer  à  l'échantillon, 
à  la  matrice  :  Echantillonner  un  poids,  une  mesure. 
Il  Échantillonner  un  travail.  Exécuter  une  partie  de  ce 
travail  qui  serve  de  modèle  pour  le  reste. 

—  Tochn.  Echantillonner  les  peaux.  En  couper  les  issues, 
c'est-à-dire  retrancher  la  queue,  le  front  et  les  mamelles. 

—  V.  n.  Faire  une  collection  d'échaolillons  de  diverses 
marchandises  pour  les  soumettre  aux  clients. 

ÉCHANVBER  (du  préf.  priv.  e',  et  do  chanvre)  v.  a.  En- 
lever, séparer  la  chônevotte  de  la  filasse. 

ÉCHANVROIR  (rad.  échnnvrer)  n.  m.  Instrument  au  moyen 
duquel  on  sépare  la  lilasse  do  la  chènevotte,  dans  la 
préparation  du  chanvre  et  du  lin.  (C'est  une  sorte  do 
peigne,  dont  les  dents  ont  des  grosseurs  et  dos  longueurs 
variant  avec  la  nature  du  textile  à  échanvrer.  On  donne 
quelquefois  le  nom  d'ucchanvroiro  à  la  broie  et  àlacangue, 
instruments  qui  servent  aussi  à  séparer  la  filasse  des  cbô- 
nevottes.) 

ÉCHAPOTER  V.  a.  Techn.  'V.  CHAPOTER. 

ÉCHAPOTIN  n.  m.  Techn.  "V.  chapotin. 

ÉCHAPPADE  [cha-pad' —  rad.  échapper)  n.  f.  Coup  que  le 
graveur  donne  involontairement  sur  une  partie  déjà  gra- 
vée, lorsque,  par  accident,  le  burin  lui  écliappe  des  mains. 

En  échappadet  loc.  adv.  A  la  dérobée. 

ÉCHAPPADE  icha-pad'  —  du  préf.  priv.  é,  et  de  chappe) 
n.  f.  Séparation  que,  dans  l'enfournement  des  poteries,  on 
ménage  verticalement  entre  les  diverses  pièces  à  cuire. 
Il  Nom  donné  aux  lignes  ou  séparations  verticales  que 
forment  les  pilets  des  divers  planchers. 

ÉCHAPPATOIRE  {cha-pa  —  rad.  échapper)  n.  f.  Défaite, 
ruso,  moyen  détourné,  employé  pour  éluder  une  question 
ou  se  tirer  d'un  embarras.»  Adjoctiv.  ;  Des  t7ïoyens  kchappa- 

TOIRKS. 

ÉCHAPPE  n.  f.  Fauconn.  Action  de  mettre  en  liberté  le 
gibier  captif,  pour  lancer  ensuite  sur  lui  l'oiseau  de  proie. 
Il  Oiseau  d'échappé,  Oiseau  qui  s'est  dressé  de  lui-mémo. 

—  n.  f.  pi.  Tochn.  Pièces  du  métier  à  galon.  (Quel- 
ques-uns lo  font  masculin.) 

ÉCHAPPÉE  [cha-pé)  n.  f.  Action  do  s'échapper  ou  d'é- 
chapper à  <|ui'lqu'un.[|  Sortie,  promenade,  instant  do  liberté 
dont  on  protito  :  [j;s  échappées  du  dimanche.  Il  Escapade, 
action  étourdie  qui  échappe  au  caractère  :  Une  échappéi" 
de  jeune  homme,  n  Par  ext.  Court  instant,  pendant  lequel 
une  chose  a  lieu  :  Profiter  d'une  échappée  de  beau  temps. 

—  Echappée  de  vue  ou  simplom.  Echappée.  Espace  libre, 
mais  resserré,  par  lequel    la  vue   peut   plonger  au  loin. 

ti  Perspective,  instant  passager  où  il  est  permis  d'entre  - 
voir  des  événements  lointains. 

—  Archit.  Espace  ménagé  au  tournant  d'une  cour  ou 
d'une  remise,  pour  faciliter  l'entrée  dos  voitures,  h  Distance 
ménagée  entre  les  marches  d'un  escalier  ot  la  voûte  que 
les  autres  marches  forment  directement  au-dessus. 

—  Chass.  Chasser  l'échappée.  Chasser  hors  do  la  pisto  du 
gibior,  on  .partant  des  chiens. 

—  EcoD.  rur.  Action  des  bestiaux  qui  s'échappent  et  en- 
vahissent les  terrains  mis  en  défons. 


ÉCHANTILLONNAGE  —  ÉCHARD 


—  Mar.  Rétrécissement  des  formes  vers  l'avant  ot  l'ar- 
rière du  navire. 

—  Mus.  broderio  tronquée  avec  élision  do  la  note  do 
retour,  qui  reste  comme  sous-ontenduo. 

—  Peint.  Echappée  de  lumière,  Jour  que  le  peintre  fait 
passer  entre  des  objets  noyés  dans  la  deuiiioinie,  pour 
venir  mettre  en  lumièro  une  partie  du  tableau. 

—  Loc.  pRKP.  :  A  l'échappée,  Par  échappées,  Sans 
suite,  à  la  dérohée,  par  intervalles. 

ÉCHAPPEMENT  {cha-pe-man  —  rad.  échapper)  n.  m. 
Mécan,  Dans  les  machines  à  vapeur,  Dispositif  spécial  qui 
permet  d'activer  lo  tirage  du  foyer,  on  envoyant  dans  la 
boîte  à  fumée  le  jet  de  vapeur  ayant  agi  sur  les  faces  du 
piston  dans  le  cylindre. 

—  Archit.  Syn.  de  échappée.  V,  ce  mot. 

—  Horlog.  Mécanisme  particulier,  servant  à  régulariser 
lo  mouvement  des  diverses  pièces  dont  l'ensemble  consti- 
tue une  pendule,  une  montre. 

—  Mar.  6'roc  û  échappement.  Croc  articulé  permettant 
de  dégager  aisément  la  chaloo  ou  lo  cordage  qui  est  logé 
dedans. 

—  Mus.  Pièce  do  la  mécanique  du  piano,  qui  oblige  le 
marteau  à  revenir  on  arrière  aussitôt  qu'il  a  frappé  lacordo 
et  qui  lo  fixe  à  la  place  qu'il  doit  occuper  jusqu'à  ce  qu'il 
soit  de  nouveau  mis  en  mouvement  par  l  exécutant  frappant 
sur  la  touche  qui  le  sensibilise.  (Co  système,  qui  empécnc  le 
marteau  d'étouffor  le  son  de  la  corde  qu'il  vient  de  frapper, 
est  de  l'invention  du  célèbre  facteur  Sébastien  Erhard.) 

—  Télégr.  électr.  Dans  l'appareil  télégraphique  Hughes, 
Dispositif  qui  fait  tomber  le  cliquet  reliant  l'arbre  à  cames 
au  mouvement  dhorlo^orie. 

—  Enctcl.  Mécan.  On  appelle  échappement,  d'une  ma- 
nière générale,  la  période  delà  distribution  pendant  laquelle 
la  vapeur,  après  avoir  rempli  son  effet  utilo  sur  chacune 
des  faces  du  piston,  se  dégage  dans  l'atmosphère. 

L'échappement  joue,  notamment  dans  tes  locomotives, 
un  rôle  considéraole  par  son  action  directe  et  effective 
sur  le  tirage 


A,  lîchappement  de  vapeur. 

chacun  des  c^'lindres  et  recevant  la  vapeur  oui  a  agi  sur 
les  pistons.  Ces  deux  tubes  viennent  jusque  dans  la  boîte 
à  fumée,  où  ils  so  réunissent  en  un  seul  conduit,  dirigé 
verticalement  vers  l'orifice  de  la  cheminée,  à  sa  partie 
inférieure,  et  exactement  dans  l'axe  de  cette  cheminée. 

—  Horlog.  En  horlogerie,  Véchappement  est  la  partie  des 
mécanismes  servant  d  intermédiaire  entre  la  force  motrice 
que  transmettent  les  rouages  et  le  régulateur,  représenté 
par  un  pendule  ou  un  balancier  annulaire.  Il  a  pour  but  de 
modérer  te  fonctionnement  du  rouage  moteur,  en  même 
temps  qu'il  transmet  au  régulateur  une  traction  de  la 
puissance  motrice  en  lui  restituant  la  force  perdue  par  lui 
après  chaque  oscillation. 

Les  échappements  les  plus  utilisés  sont  :  1»  Véchappe- 
ment à  cylindre,  appliqué  aux  montres  et  horloges  plates. 


I.  Echappement  II  cylindre;  S.  Ressort  spiral  d'échappement; 
3.   Ecbappcmeut  k  aucre;  4.  Echappement   h  roue  de  reoconuv. 

formé  d'un  balancier  régulateur  {ressort  spiral  oscillant 
sur  lui-mémo)  évidé  dans  sa  moitié.  [Une  roue,  placée  dans 
.un  plan  perpendiculaire  à  l'axe  du  balancier,  engage  ses 
dents  dans  la  portion  évidée  du  balancier,  et.  en  vertu  dos 
oscillations,  l  axe  tourne  dans  un  sens  ot  dans  l'autre, 
laissant  échapper  une  dent  de  la  roue  ot  arrêtant  la  sui- 
vante. Dans  la  marine,  on  emploie  un  échappement  dit 
«  libre  •,  permettant  aux  montres  do  marcher  plusieurs 
mois  sans  so  déranger  d'une  manière  sensible]  ;  2"  i'échap- 
pcment  à  ancre,  composé  d'une  pièce  en  forme  d'ancre 
suspt^nduo  à  un  axe  horizontal,  lequel  reçoit  un  mouvement 
de  va-et-vient  du  pendule.  (Los  deux  extrémités  do  l'ancre 
portent  deux  petits  crochets,  sous  lesquels  les  dents  de  la 
rouodoivent  glisserl;  3"  l'f'c/ia/j/tcmi'nf  à  roue  de  reucontr'- 
ou  à  recul,  composé  d'une  roue  dont  les  dents  viennent 
rencontrer  lo  régulateur  ou  balancier  (rouo  mobile  autour 
d'un  axe),  qui  est  muni  do  doux  palettes  placées  à  angle 
droit  l'une  sur  l'autre.  Toutes  les  fois  qu'une  palette  vient 
choquer  une  des  dontsdu  régulateur,  celui-ci,  qui  n'a  pas 
perdu  toute  sa  force,  fait  rétrograder  la  roue. 


ÉCBAPPER  {cha-pé  —  du  bas  Ut.  excappare;  do  ex, 

hori  d*?,et  de  enppn,  chappe  v.  n.  S'évader,  fuir  :  Ecbap- 
'  tirer  sain   et  &auf 

i  I    naufrage,  i  Eluder 

.  r-'  à  '■Ci  exigences 
ou  a  •>>!t  raij'jLaeUi'juii  .  .  •    ' 

—  Tomber  ou  so  dépUi  imment 
retenu:  Canne, /'/ume  tfu<  .  -coudre 
ou  so  détacher;  sortir  d-j  .sa  i.ia._o  .  L  :  \pi*sra 
bientôt.  i\atte  de  cheveux  qui  kcuam-i 

—  No  pas  être,  ne  pouvoir  étrf  '  •-  •  4'>t- 
maux  si  petit»  qu'ils  échappent 

rester  invisible  ou  inconnu  :  B- 

PRNT  à  la  juêtice.  i;  No  pas  et;.,  a,  ■  j  .  j, 

remarqué  :    Bien    de»  pastage»    de»   cfiœu 

KCiiAppKNT  aux  traducteur»,  n  N'être  pas  j  .  j- 

vonir,  être  oublié  :  ^Vom  qui  écuappk. 

—  Etre  dit,  émis,  lancé,  lâché  par  mégarde.  «&na 
réflexion  :  Le»  éloge»  vraiment  ftiifi-urs  sovt  ceux  qui 
ÉCUAPPKNT.  D  Etre  produit  sai,  •  :leiion  : 
MM.  Cramer  m'ont  rendu  un  trf  ;abliant 
tes  fadaises  qui  me  sont  iourem 

—  Fiff.  S'évanouir,  disparaître,  .  :.-c  pcriu,  ravi,  dis- 
sipé :  7out  nou»  échappe,  tout  fuit.  tSl^ss  t  z  Etre  manqué. 
no  pas  être  obtenu  :  Hécompense  qui  écbappk.  i  Ne  plus 
être,  ne  plus  pouvoir  être  contenu  :  La  patience  échappe 
à  la  longue. 

—  Laisser  échapper.  Ne  pas  retenir  ou  ne  pas  contenir, 
.sortir,  so  répandre,  so  renverser:  Laisser  ècuavvkr  $a 
plume.  Il  Laisser  se  découdre,  se  défaire  :  Laisskr  échap- 
per une  maille.  H  Laisser  cours  à:  Lais^irr  échapper  une 
larme,  un  cri,  un  soupir,  u  Laisser  perdre,  ne  pas  profiler 
do  :  Laisser  échapper  le  moment  favorable. 

—  Impersonnellcm.:  // échappb  toujour»  quelque  péché  à 
la  fragilité  humaine.  iBoss.) 

—  Manèg.  Laisser  ou  Faire  échapper  un  cheval  de  la  main. 
Le  faire  partir  en  lui  rendant  la  main,  le  tancer  au  galop. 

—  Transitiv.  Eviter,  se  sousiraire,  se  dérober  à:  Dieu 
sait  que  rien  ne  peut  échapper  «es  main»  souveraine».  {Boss.j 
[Vieux,  sauf  dans  l'expression  familière  L'échapper  bette. 
Se  tirer  heureusement  d'un  mauvais  pas,  d'un  danger. 
—  Kem.  Dans  celte  locution  :  L'aroir  échappé  telle,  on  hésite 
souvent  pour  le  genre  du  participe  échappé,  et  l'on  est 
tenté  de  le  mettre  au  féminin,  à  cause  de  l'adjectif  belle, 
qui  est  lui-même  du  féminin  et  qui  parait  exiger  nn  accord. 
Dans  tous  les  exemples  où  ce  cas  so  présente,  échappé 
est  toujours  masculin.]  u  Laisser  échapper  :  Jt»  son*,  à 
plaindre,  je  te  jure,  d'avoir  échappé  leur  capture.  (Collctet.) 

Échappé,  ée  part.  pass.  Sorti  d'un  lien  où  l'on  se  trouvait 
plus  ou  moins  contraint  :  Les  jeunes  gens,  à  peine  échappés 
de  l'école...  Il  Fig.  Délivré  de  certaines  entraves  :  L'imprv- 
dcnce  est  la  liberté  échappée  à  la  raison.  (V.  Cotisin.) 

—  Issu  par  croisement  de  races  :  Espagnol  échappé  de 
Maure.  Cheval  échappé  d'arabe.  (S'empl.  :>ubstantiv.  dans 
ce  c^s) 

—  Fauconn.  Gibier  échappé.  Celui  qu'on  a  lâché  pour  le 
faire  voler  aujc  oiseaux  de  proie. 

—  Manèg.  Cheval  échappé.  Cheval  qai  a  rompu  ses  tiens 
et  pris  la  fuito.  ii  Fig.  Hommo  pétulant,  d'un  caractère 
vif,  emporté  et  irréfléchi. 

—  Peint.  Lumière  échappée.  Jour  échappé.  "V.  échappée. 

—  Loc.  fam.  :  A'est  pas  échappé  qui  traîne  son  lien,  Co 
n'est  pas  être  débarrassé  d'une  chose  que  d'y  rester  mo- 
ralement attaché. 

—  Substantiv.  Personne  échappée,  sortie,  évadée  :  Un 
ÉCHAPPÉ  de  collège. 

—  Fam.  échappé  d'Bérode,  Benêt,  innocent,  par  allu- 
sion au  massacre  des  innocents  qui  fut  fait  par  Hérode. 

Il  Echt  ppé  des  galères,  de  prison.  Homme  sans  aveu  ou 
do  trèô  mauvaise  mine,  u  Echappé  des  Petite»  Maisons,  de 
Char^itton,  de  Bedlam,  Fou,  homme  dépourvu  do  bon  sens. 
S'échapper,  v.  pr.  Prendre  la  fuite  ;  s'évader,  sortir 
d'un  lieu  où  l'on  était  retenu,  a  Tomber,  sortir  de  sa  place, 
s'épancher  hors  d'un  récipient. 

—  Fig.  So  dissiper,  s'évanouir,  cesser,  disparaître,  l  Se 
faire  jour,  se  manifester,  déborder,  u  Avoir  des  roomcntâ 
d'oubli,  des  distractions,  des  défaillances,  d  S'abandonner, 
so  laisser  aller  à  dire  où  à  faire  certaines  choses.!  A"<'c/topper 
à  soi-même,  Perdre  le  sens,  le  sentiment  de  son  être,  mou- 
rir: Je  meurs  et  je  m'échappk  insentiblement  à  moi-même. 
I^Fléch.)  a  S'échapper  de.  S'échapper  jusqu'à  :  Lorsqu'un 
vieux  fou  s'échappe  d'être  amoureux.  '^Regriard}.  [Tnus.] 

—  Hortic.  En  parlant  d'un  arbre,  d  une  plante.  Pousser 
de  longues  branches  qui  no  donnent  ni  fruits  ni  dcurs,  et 
qui  le  font  dépérir. 

—  Gramm.  Comme  verbo  neutre,  échapper  se  conjugue 
avec  l'auxiliaire  rteoir  ou  avec  étrf,  selon  qu'on  a  plus  en 
vuo  faction  ou  l'état.  En  parlant  des  choses  que  l'inatten- 
tion, la  négligence  a  laissé  faire  ou  dire,  c  est  loujotirs 
1  auxiliaire  être  qu'il  faut  mettre  ;  //  lui  est  échappe  une 
parole  imprudente.  C'est,  au  contraire,  orotr  qu'on  emploie 
i(uand  on  parte  de  choses  qu'on  n'a  pas  su  voir  :  J'ai 
compté  dix  faute»  dans  ce  devoir,  et  il  y  en  a  d'autres  pevt- 
t'ire  qui  m'oNT  échappé.  (Le  participe  est  toujours  variable 
dans  le  vorbe  réfléchi  :  Ils  se  sont  KCHAPPt:s.) 

—  SvN.  Échapper,  réchapper.  Echapper  veut  dire  so 
sauver  d'un  péril  quelconque,  d'une  fâcheuse  position, 
quelle  qu'elle  soit.  Ht'chapper  do  so  dit  qu'on  parlant  de 
la  mort  ou  d'un  péril  très  grand. 

—  Échapper  (S),  s'enfuir,  s'esquiver,  s'évader,  se  Ban- 
ver.  S'échapper  marque  simplement  l'action  de  tromper  la 
survoillanco.  de  rendre  nuls  les  efforts  do  ceux  qui  cher- 
chent à  retenir.  S'enfuir  fait  penser  à  ta  vitesse  avec 
laquelle  on  décampe  pour  éviter  tes  poursuites  ;  il  sup- 
pose le  désir  d'aller  loin,  le  plus  loin  possible.  S'esquiver 
suppose  de  l'adresse,  do  la  ruse.  On  s  évade  furtivement, 
la  nuit,  en  prenant  toutes  les  précautions  pour  n'ftro  pas 
découvert.  Enfin,  on  se  sauve  d'un  grand  péril,  c'esl-i-flire 
qu'on  s'en  retire  sans  être  atteint,  en  restant  sauf. 

ÉCHAQUETTE  n.  f.  Archit.  Syn.  de  écHArGunT». 

ÉCRARBON  n.  m.  Nom  vulgaire  des  fruits  des  tribales, 
ou  hi^rses. 

ÉCHAR60T  (bo  —  mémo  ét\-m.  que  escarbot)  n.  m. 
Nom  vulgaire  do  ta  macro  ou  c'hàtaigno  d'eau. 

ECHARCON.  comm.  de  Seine-et-Oise.  arr.  et  à  9  kiL  de 
Corheil.  dans  la  vallée  do  lEssonne:  313  hab.  ExploiUtion 
de  tourl'o;  importante  fabrique  de  papier. 

ÉCHARD,  ARDE  adj.  Mar.  V.  échars. 

ÉCHARD  JacquesV  érudit  et  bénédictin  français,  né  à 
Rouen  en  1644,  mort  à  Paris  en  i:e».  Son  oeuvro  la  plus 


ÉCIIAnDK  —   l^:t:HARSER 

imporuota  ««t  «oe  biofrrmphie  de«  ^«'nvaint  il«  l'ordn 


-       -1  rftt- 

'i;; 

■    ;iit*- 

.t  U  rta  du 

.t   /r«  artKe- 

V. .idNiairv  ou 

f - 


"obt«oir  l0  ui 


franc,  nrkanif.  A-aille,  <cl»t)  n.  f. 
'rp«  qnc>k*oii<)uo,  qut  t'introtluii  par 
r  i^t  la  {H^au  uu  I  uugttf  :  ^'110  kchahur 

iir.^  i!0  l'Apinoohe. 

n.  n.  Afrie.  Action  d'^har- 

->  lo  Jrap«,  Opération  m^a- 

>;    aralirc  le  4urei  ilu  drap, 

d'(' 

AcHAROONNIUi  'ii*m*  —  Ua  pftVf.  priT.  *',  et  de  ehanion) 
T.  a  Ak-n  lv(>arr»»««r  on  champ  cultiT*  de»  chardons 
liai  1  enviSi««<<nt. 

—  I>.hii.  Kair»  «ubir  au  drap*  l'opAralion  de  l'ichar- 
doooA4;i* 

ACXAH:  '    a/)  n.  m.  Instrument  en  forme  de 

■•rp«  r 
aa  D-'ut 

r 

tik 

4" 
cl. 


'"•  E^hardoQDrt- 

<jn 

I  On  dit  Agaloment  feBAROONMrrrK,  01 


Er.HAKUoNNCTTE  :     '    '  Syn.  de  kcbaki>osmît. 

CCHARDONNCUSE  1   Sorte  .le  cardi»  con5ti 

tur--  i>.ir  un '"\  li'vlro  ■  -        :   ■>  est  couverte  do  toiles 

à  p«i^o««  Aaa.  (Celle  iiM<:ii)uo  a  pour  but,  soil  do  retirer 


«I**»  .>sv6g<^talos  appe- 

lé'' '^s.  soit  de  lainer 

le  <aillir  lo  duvet.) 

tCHARDONNOm  n.   m.   A^Tic.  V.   fniARDOXNBT. 

tCTIAnSAr^E  ni;)  OU  ÉCHARNEMENT  {man)  n.  m. 
A  ^  peaux. 

1  ■■(.  priv.  <*,  et  de  charn,  anc.  forme  do 

eu*.      .    ..    ..  -  '"''  pe«ax  les  fragments  de  chair 

qoiy  »oot  re^i 

S'echMmtr,  .  harné,  en  parlant  d'une  peaa 

d'an  I  mit. 

ÉcnARREOSC  n.  f.  Marhinn  employée  en  tannerie  et 
corrutrie  pour  acharner  les  peaux,  c^est-A-dire  enlever 


V.{\ 


Im  débrU  de  chair  qui  adhèrent  encore  do  c6t6  oppo!i4 
à  la  0«ar. 

iCBAfUtom  D.  m.  Horl«  de  ronif«aa  à  deax  poignées 
et  en  formo  dn  plane,  qui  «ert  à  écharner  les  cairs. 

teHARnURC  n  r.  Fraffmeot  de  chair  enInv<So  d'un**  peau 
de  b^te  en  lérharnant.  |  ra^on  donnée  an  cuir  par  l'cchar- 
naffo. 

ÉCHARPAOB  'pA/)  D.  m.  Action  d'écharper  la  laine.  le 
chnr-r-   I-  t"i  on  antr''^  matt^r**^  t'*Tf:I'*^. '•n  en  divisanl 


'^n«  QQ  a  en 


1- 

1 

l 

1r 


:^;^: 


—  i'ocU'j.  i.cnixrpe  n  ir\t.  ,\r"-ct.--  icj. 


.  que 
'  if»»  : 
1"  les 

.n.r  -..     ■..trlle. 

:n  camp  dans  iin 

n. 


uauuLfu'uuu 

A,  «Scharpe. 


—  Archit.  Petite  monlare,  qui  forme  le  lien  da  conaaioet 
de  chaque  volut**.  dans  I.^  .-fiapitoau  ionique. 

—  Art  milit.  <  ■  Tir  diriK<)  ubiiqueroont  aux 
i-rV*lM  d'un  ou\r  '"t  duno  position. 

—  Chir.  Mail  !  ■  .lutour  du  cou  pour  soutenir 
une  main  ou  un  Itr^i-.  l.|.  nm**. 

—  C'onutr.  l*it^co  do  bui»  muni^  d'une  poulie  &  l'ano  de 
se»  extr*mit<*».  et  qui  fati  l  oftico  d'une  domi-ch6vre,  n  Cor- 
dage qui  acri  À  retenir  et  A  j?uidor  lo  fardeau  auo  l'on 
monte  avec  une  ^rue.  u  Cordage  dont  »o  aorvooi  loa  ma- 
çonit  pour  monter  et  dosoendro  les  objets  do  consiraclion 
dont  ili  ont  besoin,  a  FiiV'O  du  bùti  d'un  parquet. 

—  iit.it.  Ordre  ou  Computime  tles  dame*  de  l'Echame, 
Ordre  portui^ais  cri^i^  en  l'honneur  des  dames  de  Pa- 
lenna,  qui.  en  13&0.  s'illustrèrent  dans  lo  si^ge  do  cotto 
villo  par  les  Anglais,  n  Ordre  de  la  Uande  ou  de  VEcharpe. 
V.  Hani^k. 

—  Mar.  Pi^ce  do  bois  contoum<^o,  qut  part  du  dessus 
des  bn^inirt  et  se  termine  à  l'exin^mitê  do  la  guibro.  ^<>n 
«lit  i[  )  'i  u  Armature  de  for  ou  do  cordage  tjui  en- 
ton  1  une  poulio.  u  Cordage  en  écharpe,  Cordago 
dl.si'                         meut. 

—  r.  cl  chaiiss.  Kxhaussemont  pratiqué  suivant  la  ligne 
de  plu»  grande  pento  d'une 
route  inclini'o,  pour  rejeter 
les  eaux    dans    les  fossés. 

Il  Tranchi^o  praiiqu-^e  dans 
les  (terres  pour  réunir  les 
eaux  qui  s  écoulent  d'une 
montogno.  Il  Tirant  do  fer 
lUé  d'un  bout  à  la  partio 
supérieure  d'un  poteau  tou- 
rillon, et  do  l'autro  au  bas 
du  poteau  busqué  d'une 
porto  d'écluse,  pour  empê- 
cher les  aî"îombIagcs  do 
coder  sous  l'action  cuntinuo 
du  poids  do  cette  porto. 

—  Technol.  Pièce  de  bois 
ou  do  for  placée  diagonalomcnt  sur  un  bû.ti  do  menuiserie. 
li  Chacun  dos  doux  morceaux  d'étotre  taillés  en  biais  qui 
accompagnent  une  ponio  dan.s  la  dt^coration  dos  deux 
côtés  aune  alcôvo.  n  Pièce  do  fer  ou  do  bois  qui  soutient 
la  rouo  d'une  poulio  et  porto  le  boulon,  n  Moufle  ou  réu- 
dIoo  do  plusieurs  poulies  parallèles  et  ayant  lo  mémo 
axo.  D  Sorte  do  demi-croix  do  Saint-André  placée  diago- 
nalomcnt derrière  un  panneau  do  maçonnorio,  pour  lo 
renforcer. 

—  Loc.  adv.  En  ^eharpe.  Suspendu  au  moyen  d'une 
écharpe  :  Porter  un  bras  kn  écuakpb.  ii  De  biais,  oblique- 
ment, de  côté  :  Bceevoir  une  estnfiiade  en  écharpe.  Train 
pris  RN  KCiiARpK.  Il  En  bandoulière  :  Porter  le  grand  cordon 
EN  KCHARPK.  n  Fig.  Avoir  l'esprit  kn  écHARPE,  N'être  pas 
à  son  affaire  :  avoir  des  distractions,  des  absences. 

~  pRov.  :  Le  Ut  est  l'écharpe  de  la  jambe,  Quand  on  a 
la  jamho  malade,  il  faut  se  tenir  au  lit. 

—  Kncycl.  Hist.  L'usage  déporter  une  bande  d'êtoffo 
par-dessus  l'armure,  et  oblitiuement  d'une  épaule  ù  la 
hanche  opposée,  est  très  ancien. 
Son  emploi  fut  d'abord  utilitaire. 
Les  hommes,  emprisonnés  dans  dos 
vêtements  do  fer,  se  virent  con- 
traints de  porter  extérieurement, 
faute  de  poche,  un  morceau  d'étoire, 
un  suaire,  dont  ils  pouvaient  so 
servir  pour  essuver  la  sueur  do  leur 
front  ou  étanchor  lo  sang  d'une 
blessure.  L'écharpe  servait  aussi  à 
contenir  des  provisions,  des  objets 
quelconques,  ou  à  suspendre  un 
cor  do  cnasso,  etc.  Ces  écharpes, 
dont  la  couleur  variait  suivant  los 
troupes  ou  les  partis,  servaient  à  so 
reconnaître  en  ces  temps  où  l'uni- 
forme n'était  pas  do  mise.  La  mode, 
la  vanité,  la  galanierio  s'emparèrent 
bientôt  do  ce  signe  extérieur  ;  l'écharpe  devint  une  paruro, 
une  livrée,  un  insigne  ou  une  marque  de  commandement.  Au 
xiv*  siècle,  la  maison  do 
lorraine  et  celle  d'Anjou- 
Sicile  so  distinguaient 
par  l'écharpe  vorto;  au 
XV*.  les  huguenots  arbo- 
rèrent l'écharpe  blanche, 
les  cathoticiues  l'écharpe 
rouge.    Sous    Ilenn    ifl , 

{»arut  l'écharpe  verto  des 
iuises  et  des  Ligueurs, 
qui  no  prirent   l'ècharpo 
noire  qu'après  l'assa-ssi- 
nat  do   Guise  par  ordre 
do  Henri    HL    Henri    IV 
avait    adopté     l'écharpe 
blanche:  mais,  après 
qu'il    fut    parvenu   au 
trône,    il    prit   l'écharpe 
bkue.   aux   couleurs  an- 
ciennes dp  France.  Sous 
Louis  \MI.  on  continua  A  porter  ries  écharpes,  &  la  ville 
comme  aux  armées;  mais,  au  lieu  de  los  mcltro  ou  ban- 
doulière, on  s'en  entoura  la  taille. 
Cetto   modo   so   répandit   dans   les 
armées  de    Franco  et  de  l'étran- 
gor.  lie  «onvAnir  d»  l'Arbariio  fui 
COI.  '  '  i     !"    .  ifution, 

dm  '-t  ces 

b.it  . -it  rnr- 

ta^i  .  .  !;.■■.■..- 

luî  ■  :■■.   .l'.'i.ii 

de  ,,. 

lUfi  o 

mi  .'j 

dr. 

Slf  -t 

ol* 


A,  écharpe  (xvi*  t.). 


A.  ^cbarp«  {xvn«  ■.). 


01.  ■■  l'st  cuunidô- 

ré--  •  do  la  loi. 

— ;.t':.  officiers  gé- 
néraux   et    assimilèa  :    médecins, 
contrôleurs  et   intendants,   portent  senla  l'écharpe;  elle 
est,  pour  ces  derniers,  d'un  tissu  de  soie  et  argent  ;  co  soie 


20 

et  or  pour  tous  les  autres,  le  métal  et  la  soie  formant  on 
certain  nombre  de  raies  longitudinales.  La  couleur  osl 
bleue  pour  les  généraux  de  brigade  et 
assimilés,  rouge  pour  les  généraux  de  di- 
vision et  assimilés.  Kn  outre,  l'écharpo 
se  termine  aux  deux  extrémités  par  dos 
^'lands  li  franiîes,  dits  •  à  graine  d'épi- 
iiards  »,  du  même  métal  que  celui  qui  est 
brodé  dans  lo  tissu  et  |>ortant  deux  ou 
trois  étoiles,  suivant  qu  il  s'agit  d'un  bri- 
gadier ou  «l'un  divisionnaire.  Ces  étoilos 
sont  toujours  du  métal  opposé  &  celui  du 
gland.  La  tenuo  des  maréchaux  do  France 
comporte  une  écharpe  semblable,  en  tissu 
de  soie  blanche  et  or,  garnie,  comme  leurs 
épaulettes,  do  sept  étoiles  d'argent  sur 
les  glands.  Cetto  écharpe  blanc  et  or  est 
également  portée  par  lo  ministre  de  la 
guerre. 

Bien  que  l'écharpe  ne  se   porto  qu'en 
grande  tenue,  elle  n'en  est  pas  moins  un 
insigne  de  commandement  et  d'activité, 
que  les  jjénéraux  et  assimilés  cessent  de  porter  quand  ils 
sont  passés  au  cadre  de  réserve. 

L'uniforme  de  l'ancien  corps  d'étal-major  comportait, 
pour  tous  les  ofliciers,  une  écharpe  analogue,  en  soie  ama- 
rante et  or. 

—  Mcd.  L'écharpe  est  une  sorte  de  bandage  destiné  A 
tenir  lavant-bras  fléchi  sur  lo  bras  et  appliqué  contre  la 
j>  o  i  t  r  i  n  0 . 


A .   érhsrpe 
d«  maire. 


A,  4eharpe  de  d^puti. 


Écharpe  :  A,  grande  ;  B,  petite. 

charpe  de  Maijor,  destinées  à  assurer  tino  immobilisation 
plus  complète. 

ÉCHARPE  n.  f.  Nom  vulgaire  do  deux  poissons  dos 
genres  baJislo  et  chétodon. 

Echarpe  et  la  fleur  (l')  {la  Banda  y  la  Flor],  comédie 
de  Calderon.  —  La  scène  so  passe  à  Florence.  Un  gen- 
tilhomme, Enrique,  aime  une  jeune  fille,  Lisida,  et,  pour 
éveiller  sa  jalousie,  feint  d'aimer  sa  sœur  Clori.  Lo  ma- 
nège réussit  :  les  doux  sœurs  sont  éprises  d'Enrique  et.  au 
cours  d'un©  jolie  scène  qui  a  lieu  dans  un  jardin  au  milieu 
des  fleurs,  il  reçoit,  comme  gages  d'amour,  une  rose  do 
Lisida  et  une  écharpe  de  Clori.  Il  donne  l'écharpe  à  Li- 
sida, mais  il  laisse  tomber  la  fleur,  dont  Clori  s'empare 
pour  exciter  la  jalousie  do  sa  sœur.  Cependant,  le  duc  do 
Florence  aime  Clori  et,  pour  connaître  ses  véritables  sen- 
timents, il  demande  à  Enrique  do  faire  la  cour  à  Niso, 
cousine  do  Lisida  et  de  Clori  et  confidente  do  celle  der- 
nière. Enrique  refuse  d'abord,  car  Nise  est  la  fiancée 
(i'Octavio,  son  ami.  mais  le  duc  l'exige.  Enrique  fait  donc 
la  cour  à  Nise,  et  lui  ofl're  une  sérénade,  mais  les  detix 
sœurs  entendent  ses  paroles  d'amour.  Octavio  est  averti  ; 
le  père  des  jeunes  filles,  D.  Fabio,  exige  une  réparation, 
et  ainsi  Enrique  est  provoqué  par  les  deux  hommes,  dis- 
crédité auprès  des  trois  jeunes  filles,  et  en  défaveur  auprès 
du  duc  qui  apprend  qu'il  a  courtisé  Clori.  Le  duc  veut  so 
venger:  il  lève  l'épée  sur  Enrique,  mais  Lisida  lo  sauve. 
Enrique  épouse  Lisida,  ot  Octavio  Nise.  Cotto  pièce  a  été 
imitée  par  Lambert  dans  les  Sœurs  jalouses  ou  l'Escharpe 
et  le  Brasselet  (1658)  et  traduite  en  allemand  par  Schlegol. 

ÉCBARPEMENT  [man)  n.  m.  Art  milit.  Marche  oblique. 

—  Tcchn.  Syn.  de  écharpage. 

ÉCHARPER  fdu  préf.  é,  et  do  charper,  autre  forme  do 
rnARPiRi  v.  a.  Techn.  Pratiquer  l'écharpage  ;  diviser  les 
brins  do  la  laine  ou  des  autres  matières  textiles  :  On 
i:ciuKPE  et  on  carde  la  laine  à  matelas. 

Par  exagér.  Blesser  grièvement,  mutiler  :  EcnARPRR 
snii  adversaire,  ta  figure  de  quelqu'un,  i)  Tailler  en  pièces  : 
Echarper  l'ennemi.  \\  Couper  maladroitomenl  :  Kcuarpkr 
une  volaille. 

S'écharper,  v.  pr.  Etre  écharpe.  ii  Se  meurtrir,  so  mu- 
tiler soi-même.  Il  Mutilera  soi-même  :  S'bcharpkr  la  figure 
dans  les  broussailles,  n  Se  maltraiter,  so  mutiler  l'un  l'au- 
tre ;  se  tailler  l'un  l'autro  en  pièces. 

ÉCHARPER  (rad.  écharpe)  v.  a.  Fam.  Ceindre  d'une 
écharpe  :  Kcharper  itn  maire. 

—  Constr.  Echarper  un  fardeau,  Fairo  passer  autour, 
pour  le  lever,  un  cercle  auquel  on  fixe  une  écharpe  por- 
tant une  poulie. 

—  v.  n.  Milit.  Marcher  d'écharoo,  en  suivant  une  ligne 
oblique  :  Echarper  pour  surprendre  l'ennemi, 

ÉCHARPILLER  ill  mil.  —  rad.  echarper)  v.  a.  Tailler  en 
pièces,  blesser  même  sens  que  echarper,  mais  avec  une 
nuance  plus  lamiliéro). 

—  Teclui.  Pratiquer  l'écharpage. 
ECHARRI-ARANAZ.  comm.  d'Espacno  (Navarre  fprov. 

de  .Navarre  .  sur  le  Burando,  sous-affluent  do  l'Ebro  par 
lArga:  l.UO  hab.  En  iR3i.  un  vif  engagement  y  eut  heu, 
entre  les  troupes  carlistes  ot  une  division  de  I  armée  du 
Nord. 

ÉCHARS  (char),  AR8E  [do  l'ital.  scarso,  rare;  dérivé  du 
bas  lat.  crcarpere,  réduire]  adi.  Avare,  chicho.  (Vieux.) 

—  Mar.  anc.  Vents  échars,  vents  faibles  ol  changeants. 
B  On  écrivait  aussi  écmardr. 

—  Monn.  anc.  Se  disait  d'une  pièce  dont  lo  titre  était 
au-dessous  des  remèdes  de  loi  ou  tolérances:  Loui»  bcuars. 

Pi'^CC  kcHARSR. 

—  n.  m.  Quantité  dont  une  monnaie  était  au-dessous 
du  titre  :  Louts  qui  a  un  dixième  d'ÊCHAKS. 

ÉCHARSEHENT  {man)  adv.  D'une  manière  avare.  (Vx.) 
ÉCHAR8ER    rad.  échars)  v.  a.   ^^onn.  anc.  Fabriquer 

au-dessous  du  titre  :  Echar-ser   1rs  espèces  d'or,  d'argent, 

de  billon.  n  On  a  dit  aussi  BCUARSbTER. 


M. 

:  1.  De  Laad.iis;  3-  D'enfant. 


21 

—  V.  n.  Mar.  Faiblir,  éprouver  des  variations,  en  par- 
lant du  vent  ;  /.e  wni  écuabsiî. 

ÉCHARSETÉ  (rad.  échars)  n.  f.  Avarice.  (Vi*»ux  mot.) 

—  Motm.  ail';.  Alfalblisscmcnt  du  titre  des  monnaies, opéré 
on  rôniplaf.'aiu  l'or  ou  larçont  par  de  l'alliage,  n  Echarsetr 
de  toi  dans  le  rem>'de,  Affaiblissoment  du  titre  dos  espèces 
dans  la  limite  ()Opmise  par  la  loi.  it  /Ccharscti'  de  loi  hors  le 
remède.  Affaiblissement  du  titre  au-dossous  des  tolérances. 

ÉCHASSE(mot  d'orig.  f>erm.  —  CL  Iiolland.  nchaats)  n.  f. 
IVrrIio  muiiio,  sur  sa  longueur,  d'un  étrier  dit  fourchon, 
sur  lo«|Uol  ou  pose  le  jyied,  lorsqu'on  veut  marchera  une 
ccriaino  hauteur  au-dessus  du  sol  :  Les  bergers  des  Landes 
marckent  sur  des  kchassks. 

—  Pop.  Jambe,  ot  particulier.  Jambe  longue  et  maigre. 

—  Loc.  fam.  Marcher,  Monter  sur  des  éckasseSt  Em- 
ployer do  grands 
mots,  parler  avec  em- 
phase. Il  Se  rengor- 
ger, so  donner  do 
grands  airs ,  faire 
fim  portant. 

—  Hist.  Combat  dp  s 
échasses.  V.  la  partie 
encycl. 

—  Tochn.  lï^chasses 
d'échafaud.  Longues 
porches  quo  les  ma- 
çons placent  vertica- 
lement et  qui  sou- 
tiennent les  boulins 
d'un  échafaudai^e. 

Il  Chez  los  tailleurs 
do  pierre.  Règle 
mince  on  bois,  que 
ces  ouvriers  em- 
ploient pour  mesurer 
les  dimensions  des 
pierres  à  appareiller. 

—  Encvcl.  Elhu. 
Les  échasses  ont  de 
1<»,50  à  2  métrés  do 
haut;  elles  sont  ser- 
rées aux  jambes,  au- 
dessous    du    genou, 

Ear  dos  courroies. 
lOS  échasses  sont 
indispensables  aux 
bergers  des  Landes  dans  les  parties  de  cette  région  encore 
couvertes  de  marécages  et  do  broussailles,  qui  en  ren- 
dent Taccôs  difficile  pour  les  piétons.  Les  Landais,  montés 
sur  cet  appareil  et  aidés  d'une  longue  perche  tenue  à  la 
main,  se  déplacent  avec  une  agilité  remarquable.  Pendant 
que  sur  leurs  longues  échasses  et  appuyés  sur  leur  perche 
ils  surveillent  leurs  troupeaux  au  pâturage,  hommes  et 
femmes  s'occupent  généralement  à  tricoter.  —  Les  échas- 
ses avec  lesquelles  jouent  les  entants  sont  beaucoup 
moins  hautes  que  celles  des  Landais.  L'étrier  est  placé 
plus  près  du  sol.  Par  contre,  les  bâtons  se  prolongent 
jusque  sous  les  aisselles  et  offrent  ainsi  un  double  point 
d'appui.  Ces  échasses  sont  pou  commodes  pour  la  marche. 

—  Hist.  Combat  des  échasses.  On  nommait  ainsi  une 
fête  qui  se  célébrait  autre- 
fois à  Namur.  La  jeunesse 
(le  la  ville,  divisée  en  deux 
camps,  sous  les  noms  do 
Mélans  et  d*Aiwes,î*?s,  et 
montée  sur  des  échasses, 
se  livrait  à  des  simulacres 
de  batailles  qui  dégéné- 
raient souvent  en  dos  com- 
bats meurtriers.  Ces  fêtes 
eurent  lieu  parfois  en  l'hon- 
neur eten  présence  de  sou- 
verains, jiar  exemple  do 
Chartes  Quiiit,  de  Pierre  le 
Grand  et  de  Napoléon.  Los 
magistrats  do  Namur  les 
abolirent,  à  cause  des  dan- 
gers qu'elles  présentaient. 
Laderniôroeut  Ueuen  181(, 
devant  le  princo  d'Orange. 

ÉCHASSE  n.  f.  Genre  d'oi-  _ 

seaux    échassiers,    famille  Ecliasse. 

des  scolopacidés,  tribu  des 
lotaninés,  comprenant  dos  formes  sveltes,  à  très  hautes 

Eaties  rtnos,  à  bec  long,  mince  et  faible,  qui  vivent  au 
ord  des  eaux  salées  et  douces. 

—  Enctcl.  On  connaît  six  espèces  d'e'chasses.  La  seule 
européenne  est  l'échasse  aux  pieds  rouges  {hiviantopus  au- 
tumnalis),  longue  do  40  centimètres,  blanche  et  noire,  ha- 
bitant le  Centre  et  le  Sud-Est,  et  hivernant  oo  Egypte  et 
jusque  dans  l'Inde;  Vhi- 
mantopus  niijricoUiStàd.as 
l'Amérique  du  Nord;  on 
îndo,  Vhimantopus  inter- 
me(/nw;  on  Australie,  l'At- 
mantopus  leucorephatus. 
En  Nouvollo-Zélaudo, 
c'est  Vhimantopits  Norx 
Zclandi-r,  et,  à  Madagas- 
'•ar,  Vhimanlopns  minur, 
ÉCHASSERI  {chas-se) 
n.  m.  Variété  de  poiro 
fonUanto  d'automuo. 

ÉCHAS3IER  (cha-si'é) 
n.  m.  Celui  <)ui  monte  sur 
des  échasses. 

—  Pop.  Celui  qui  a  do 
longues  jambes. 

—  S'emploie  adjcctiv. 
pour  désigner  los  oiseaux 
de  l'ordre  des  échassiers  : 
La  bécasse  est  un  oiseau 

KCIIASSIKR. 

ÉCHASSIERS  îcha-si-é) 
n.  m.  pi.  Ordre  d'oiseaux, 
comprenant     tous    ceux  KchaBsicrs 
qui  ont  des  pattes  hautes 


ÉCHARSETÉ   —  ÉCfl.\UGUETTE 


A,  combattant  ;  B,  grue. 


ompluméos  rarement  jusqu'à  la  moitié  du  tarse,  lo  cou 
grôlo  ot  allongé.  —  L^n  êchassip.r. 


—  ENcTCt.  Zool.  Les  échatiiert  {graltg  on  grattatoret 
sont  presque  tous  «les  oiseaux  de  rivage;  ils  courent  dans 
l'eau  et  font  leur  nourriture  do  poissons,  de  mollusques, 
d'insectes  ot  de  tous  les  petits  animaux.  La  conformation 
de  leurs  pieds,  lo  nombre  de  leurs  doigts  varient  suivant 
les  groupes;  do  m(>me,  leur  taille  présente  des ditférenccs 
notables  suivant  les  espèces,  depuis  le»  grues  géantes  et 
les  grands  fierons  tropicaux,  jus<iu'aux  minnsctiles  bécas- 
seaux et  bécassines.  Les  échassiers  comptent  de  nom- 
breux représentants  dans  toutes  los  régions  du  globe  ;  ils 
abondent  jusque  dans  les  solitudes  désolées  des  pôles, 
mais  surtout  dans  les  régions  tempérées  :  aux  premiers 
froids,  ils  émigrent  vers  lo  sud.  fcn  régie  générale,  ils 
vivent  par  couples  et  font  leurs  nids  au  bord  des  eaux-, 
dans  les  roseaux,  les  buissons,  sur  les  arbres,  etc.  On 
divise  les  échassiers  en  vingt-trois  familles  :  olidirf^», 
cltanidriidés,  glaréolidés,  thinocoridés .  scolopacidé»t  etc. 

ÉCBASSICRES,  comm.  do  l'Allier,  arrond.  et  à  27  kil. 
do  Uannat,  sur  un  allluent  de  la  Boublo;  1.239  hab. 
Chitcau  do  Beauvoir,  aujourd'hui  en  ruine. 

ÉCHASSODROME  {cha  —  de  échaaie,  et  du  gr.  dromos, 
course)  n.  m.  Etablissement  où  se  font  des  courses  d'échas- 
siers. 

ÉCBAU  icM  —  pour  ESSKAU;  de  e«jac«r)  D.  m.  Fossé  ou 
rigole,  servant  à  I  irrigation  des  prairies  on  à  l'écoulement 
des  eaux,  ii  On  écrit  â  tort  kcbaux. 

ÉCR AUBOULÉ,  ÉE  (c/ié)  adj .  Qui  a  des  échauboulores  : 
.Uoir  te  cor/i»  ycHAUaouLÉ. 

ÉCHAUBOULORE  (c/ld  —  do  chaudchouillure,  bulle 
•■haude,  ampoule  produite  par  la  chaleurj  n.  f.  Maladie 
de  peau,  particulière  au  cheval  ot  au  bœuf,  caractérisée 
par  l'apparition,  &  la  surface  de  la  peau,  do  petites  tu- 
meurs ou  élevuros  aplaties,  arrondies  comme  des  pièces 
de  monnaie,  quelquefois  plus  grandes,  presque  confluentes 
et  séparées  par  des  sillons.  (Cette  maladie  est  accompa- 
gnée d'un  léger  mouvement  fébrile,  qui  passe  souvent  ina- 
perçu. Sa  durée  est  ordinairement  de  vingt-quatre  ou 
quarante-huit  heures.  Jamais  il  n'y  a  suppuration.  Le  trai- 
tement consiste  en  boissons  nitrées  et  en  demi-diète.  Cette 
maladie  est  assez  analogue  à  l'urticaire  de  l'homme.) 

ÉCHAtJDAGE  (c/id-rfo/'  —  rad.  écliauder)  n.  m.  Action  do 
blanchir  un  mur  avec  un  lait  de  chaux,  il  Lait  de  chaux  dont 
on  so  sert  pour  blanchir  los  murs,  u  Action  do  passer  du 
lait  de  chaux  sur  un  plafond  avant  de  le  peindre  à  la  colle. 
Il  Macération,  dans  du  lait  de  chaux,  des  matières  desti- 
nées à  la  préparation  de  la  colle  forte,  ii  Dans  quelques 
provinces.  Action  de  laver  la  vaisselle,  ii  Action  de  passer 
do  l'eau  chaude  dans  les  tonneaux  neufs,  pour  constater 
s'ils  ne  fuient  pas. 

ÉCHAUDÉ  (cAd)  n.  m.  Sorte  de  gâteau  très  léger,  fabri- 
qué avec  de  la  pâte  êchaudéo,  c'est-à-dire  plongée  brus- 
quement dans  l'eau  bouillante,  dans  laquelle  on  la  laisse 
pendant  plusieurs  minutes. 

—  Encycl.  Cette  pâtisserie,  en  u.sage  dès  le  xiit"  siècle, 
et  faite  avec  du  blanc  d'oeuf,  de  la  farine,  du  beurre  et  du 
sel,  semble  avoir  toujours  eu  la  même  consistance,  mais 
non  point  la  même  forme.  Ronde  et  dentelée  en  roue  au 
moyen  âge,  cornue  en  croissant  au  xvi'  siècle,  cette  forme 
devient  triangulaire  ou  en  cœur  au  xvii'.  C'est  cette  dis- 
position triangulaire  que  rappelle  le  nom  d'une  rue  de 
Paris,  dite  de  ■  l'Echaudé-Saint-Germain  »,  car  on  enten- 
dait aussi  par  échaudé  un  carrefour  à  trois  voies,  c'est-à- 
dire  en  forme  d'échaudé,  de  gâteau  à  trois  cornes. 

ÉCHAUDEMENT  [ck6 ,  vmn)  n.  m.  Etat  du  blé  échaudé, 
des  graines  échaudoes.  Il  Dans  les  salines,  Etat  d'un  œillet 
qui  cesse  de  pouvoir  donner  du  sel. 

ÉCHAUDER  \ch6  —  du  préf.  é,  et  do  chaud)  v.  a.  Brûler  ou 
i-IjaulTer  légèrement  et  très  vite  ;  Echaudf.r  une  volaille. 

Il  Laver,  rincer  à  l'eau   chaudo  ;  Ecsacder  une  cruche. 

Il  Echauder  des  feuillettes,  Y  verser  do  l'eau  chaude  pour 
en  faire  gonfler  les  douves,  il  Tremper,  plonger  dans  l'eau 
chaude  :  Echaldeb  de  la  paie.  Il  So  dit  particulièrement 
de  quelques  animaux  que  l'on  prépare  ainsi  pour  les  dé- 
pouiller plus  facilement  de  leur  poil  :  Echauder  un  cochon 
de  lait.  Il  Brûler  avec  un  liquiae  chaud  :  Echauder  un 
com'ive  en  renversant  sur  lui  une  tasse  de  bouillon. 

—  Echauder  la  vaisselle,  La  laver.  (No  se  dit  que  dans 
quelques  provinces.) 

—  Fig.  Faire  subir  une  mésaventure,  donner  une  leçon  : 
EcHADDKR  un  ambitieux. 

Ëchstudé,  ée  part.  pass.  du  v.  Echauder. 

—  Acric.  Blé  échaudé,  Blé  dont  le  grain  maigre,  sec, 
ridé  et'flétri,  contient  peu  de  farine,  accident  qui  est  du 
soit  à  un  coup  do  chaleur  ou  à  un  commencement  de 
fermentation.  (Se  dit  aussi  des  plantes  dont  les  bourgeons 
humides  sont  noircis.)  ,   .   ,, 

—  Hortic.  So  dit  des  graines  dont  lo  germe  a  été  dé- 
truit parce  qu'elles  ont  été  semées  sur  des  couches  trop 
cliauaes. 

—  Pêch.  Harengs  éehaudés.  Harengs  que  1  on  a  pousses 
à  un  feu  trop  vif.  „    .    ., 

S'échauder,  v.  pr.  Etre,  devoir  être  échaudé.  n  Se  brûler 
avec  un  liquide  cliaud. 

—  Fig.  S'engager  dans  une  mauvaise  passe,  éprouver 
quelque  mésaveiïture  :  Plus  d'un  spéculateur  s'échacde  à 
la  /iour.^e. 

—  Prov.  Chat  échaudé  craint  Teau  Irolde.  V.  chat. 

ÉCHAUDER  {rhô  —  du  préf.  é,  et  de  chauT^  V.  a.  Techn. 
Faire  macérer  dans  du  lait  do  chaux  les  débris  de  peau 
destinés  à  la  fabrication  de  la  colle  forte,  n  Laver  un  pla- 
fond do  plusieurs  couches  d'eau  de  chaux  très  claire, 
avant  do  lo  mettre  en  blanc,  ii  Blambir  un  mur  avec  du 
lait  do  chaux,  mélangé  de  colle  de  poisson. 

—  .\gric.  Syn.  de  chauler,  on  parlant  du  blé. 
ÉCRAUDEUR,  EUSE  Ichô)  a.  Celui,  celle  qui  échaudé. 
ÉCBAUDI  ou  ÉCHAUDIS  (chô-df)  n.  m.  Grosso  boucle 

de  ter  triangulaire,  servant  à  amarrer  la  liure  d'un  beaupré. 

ÉCHAUDILLON  {châ.  ot  II  mil.)  n.  m.  Morceau  de  fer 
qui.  sous  l'action  du  fou  de  forge,  atteint  la  température 
du  blanc  soudant. 

ÉCRAUDOIR  Ichô)  n.  m.  Endroit  d'un  abattoir  où  les  bou- 
chers échaudent  les  animaux  après  l'abataffc.  n  Récipient 
qui  sert  à  echauder  les  animaux  al)attus.  i;  Lieu  où  les 
teinturiers  échaudent  et  dégraissent  los  laines  ;  cuvo  dans 
laquelle  ils  font  ces  opérations. 


ÉCBADDDRE  {cliiS  —  rad.  echauder)  a.  t.  Brûlure  occa- 
sionnée par  un  liquide  chaud. 

ÉCHAUrFAISON   Irhi-fé    _   ra  '         '       '  -     n.    f.   Pop. 

Eruption  '-utaiié**,  v<i!i.'airemei;  on  excès  de 

chalfur  inte.-ne  ou  i'\t«Tne.     C'-: 

ÉCHAUFFANT  ichi-fau],  AMTE  rad.  écluiulfeTl  adj.  Qui 
donne  do  ta  chaleur  :  V^tfm^nt  hcbackka^t.  p  Qui  aug- 
mente à  l'excès  ta  < '^  '  -  .-île  :  Mrts  (■  •. 
lioisson  ÉCHAUFFANT  iv.  u.  m.  :  . 
FANT8.  (Se  dit  vulga  ,  ,  molA  et  des  .i 
produisent  la  consiipaïKjii  ; 

~  Kig.  Qui  cause  une  excitation  morale  :  DtM  querelle» 

ÉCHACl-TANTES. 

—  Anton.  RafralchUoant,  ante. 

ÉCHAUFFE  (chàf'i  n.  f.  Etuvo  dans  I»qo»ll«  le*  tanneurs 
disposent  les  peaux  et  particulièrement  -  "   -         * 
être  chamoisecs.  ii  Partie  du  travail 
sées,  qui  consiste  à  tes  soumettre  à  la 

fiour  dilater  leurs  pores  et  les  rendre  ajit.;s  a  at^sortier 
os  corps  gras,  u  Etuve  dans  laquelle  oo  place  les  peaux. 

ÉCHAUFFÉ  {chô-fé)  a.  m.  Etal,  cara"* —  •'--  T^atières 
chauffées,  fermentéos  ;  Sirop  t/ui  sent 

—  Plus  spécialem.  Nom  donné,  daii  ..-nés,  à 
l'odeur  particulière  que  prennent  les  c-faifv.  ^fus  l'ac- 
tion de  la  chaleur  et  do  la  fermentation  :  Senltr  /'ecuaufi  é. 

ÉCHAUFFÉE  (c/td-/é)  n.  f.  Première  opération  des  sau- 
niers pour  chaatfer  le  fouroean  ou  la  poêle  contenant 
l'eau  salée. 

ÉCHAUFFEMENT  t  chô-fe-man  —  rad.  éehauffrr)  n.  m. 
Action  de  rendre  chaud  ou  plus  chaud  ;  La  suppression  des 
buis  produit  sur  0;  sol  un  ÉCHAUFFEMENT  s-f.fi'.'  . 

—  Kig.  Surexcitation  morale  ;  ard--  -  ■■^,  vio- 
lence de  l'expression  :  A«»  bcuacffi  ■:  roUre. 

—  Agric.  Etat  de  céréales  ou  do  far  ij'.-ant  â 
fermenter,  sous  l'action  d'une  chaleur  Imuiide. 

—  Art  vétér.  Echauffement  de  bi  fourchette.  Maladie 
particulière  du  pied  des  solipèdes. 

—  Méd.  Pop.  Etat  maladif,  provoqué  par  une  élévation 
excessive  de  la  chaleur  animale,  u  Constipation.  :i  Blcnno- 
ragie  légère  et  balano-posthite. 

—  Véner.  Echauffement  de  quête,  SoDOcrie  de  trompe 


Echauffement  de  qu£te. 

pour  encourager  les  chiens  de  meule  qui  couunencent  â 
empaumer  franchement  la  voie. 

ÉCHAUFFER  Ichô-fé  —  du  préf.  é,  ot  de  chauffer]  v.  a. 
Rendre  chaud  ou  plus  chaud  :  Echauffer  un  apparie^ 
ment.  Les  oiseaux  échauffent  leurs  petits  sous  leurs  ailes. 

Il  Donner  de  réchauffement  :  développer  un  excès  de  cha- 
leur animale  :  Les  veilles  prolongées  êchaufke?ît  le  cer- 
veau. Il  Se  dit  vulgairement  dans  le  sens  de  coNSTirBR. 

ii  Produire  un  commencement  de  fermentation  :  Après  la 
pluie,  le  soleil  échauffe  les  bois. 

—  Fig.  Exciter,  animer,  enflammer  :  On  voit  des  homme» 
que  le  monde  £•  hacffe  et  d'autres  qu'il  refroidit.  Vanveo.; 

Il  Donner  du  feu,  de  l'animation  à  :  Corneille  éch>uffa 
son  puissant  génie  à  la  flamme  de  Calderon.  (Villem.) 

—  Echauffer  le  sang,  la  tête,  la  bile,  les  oreilles  de  quel- 
qu'un ou  à  quelqu'un.   L'impatienter,  exciter  sa  colère. 

—  Techn.  Echauffer  une  étoffe.  Lui  donner  des  plis  en 
la  foulant  à  l'excès. 

—  Véner.  Echauffer  la  voie,  Ijl  suivre  avec  ardeur. 
Il  Echauffer  les  faisans.  Donner  aux  jeunes  femelles  de 

faisans  une  nourriture  échautTantc  pour  les  disposer  à  la 
ponte. 
Échauffé,  ée  part.  pass.  du  v.  Échauffer. 

—  Eaux  et  for.  Bois  échauffé.  Bois  qui,  sous  l'action  de 
la  fermentation  putride,  commence  â  se  pourrir. 

—  Pathol.  7'ein/  érhaiiffé.  Teint  rouge,  coloré,  qui  parait 
être  lo  signe  d'un  écliauffemenl. 

—  n.  m.  Fig.  Personne  échautTée,  ardente,  animée  : 
Dans  les  émotions  populaires,  les  échauffés  ne  veulent  pat 
se  désheurer.  (De  Ret/.) 

S'échauffer,  v.  pr.  Devenir  chaud  oo  pins  chaud. 
Il  Prendre  do  l'échauiremcni,  provoquer  en  soi  un  dégage- 
ment excessif  do  chaleur  animale.  D  Entrer  en  fermenta- 
tion. 

—  Fig.  S'animer,  s'enflammer  ;  s'emporter.  «  Devenir 
animé, prendre  do  l'entrain,  n  S'échauffer labile, S'iehauffer 
le  sang.  S'impatienter,  so  mettre  en  colère. 

—  Véner.  S'échauffer  sur  la  voie,  1,3  sui\Te  avec  ardeur. 

—  Stn.  Échauller.  ctaauKer.  V.  CH»rFFKR. 

—  Anton.  Attiédir,  glacer,  ralralchir,  r«lroldlr,  transir. 
ÉCHAUFFETTE  I  clui-fèt' •  a.  f.  Archéol.  Petite  boule 

contenant  des  charlwns  anlents  inclus  en  un  foyer  sus- 
pendu. Syn.  CUACFFKTTK  OU  chaukfrrettk. 

ÉcHAOrroUB,  comm.  de  1  Orne,  arr.  et  à  35  kil.  d'Ar- 
■•enutn  ;  I  .J:.6  hab.  Ch.  de  I".  Ouest.  Oliaux  et  sable  :  élève  do 
chevaux.  Scieries  mécaniques,  tuileries,  trélilene. 

ÉCHAOrroURÉB  {châ-fou  —  rad.  échauffer^  n.  f.  Coup 
de  main  téméraire  ;  entreprise  imprudente,  malheureuse; 
bagarre. 

—  Art  milit.  Rencontre  imprévue  ;  engagement  peu  im- 
portant de  deux  corps  de  troupes. 

—  Dr.  Incident  do  procédure,  qui  tourne  contre  la  partie 
qui  l'a  fait  naître. 

—  Jeux.  .\ux  éche'cs.  Coup  hardi  et  malheureux 
ÉCBAUFFURE  chi-fur'^  n.  f.  Pop.  Ingère  tuméfaction 

do  lépiderme  produite  j-sr  ré.hanlfaison. 

—  k-on.  rur.  M  '       lindons.  s  Fermentation  lé- 

^ -°  Phyf  AMé^à  .  roduit  dans  les  substances 

''"IVechn.  piis,  rides  que  l'on  imprime  â  une  étoffe  par 

un  foulacc  trop  prolongé  et  trop  énergique.    

ÉCHAUOUETTE    {cho-ghèf)   ou   ÉCBAROOETTE    o'-.'l 
-    •- n.  t.  "^orte  'te 


'du  gcrm.  .(Unr.irAie.  guet  de  troupe   n.  f. 
rite,  munie  d'ouvertures  permettant  de  voir 


ÊCII  ALLEU   —    ÉCHECS 

—  KncTct..  D'abonl  en  bols,  paii  en  pl»rr«.  M  «le  forme 

etp-'t ■■   1 '•*'"'/"'((•  <l»a»  Iw  loriitii-»- 

11  '  <>n 


pu 

tCHKVUM 


■.  k.   Agrie.  8»d 
tcaOMC  n.m.  Mar. 


rriv. 


tCUAUPH£     L-AJ;. 

-' ,  u.  lU-   Nom  Tolg'ftirc  du  C)S«au  do 

BtVv'tl 

r*-"A«f«      "'    i 

r,         V      t.   .tlf 

\ 

,1115  Dit  FCKVTBFIKL.  g^- 

it  - 

!••■!  .-onir*»  los  carlistos 

•  ! 

is»7.  I/op- 

l 

i.'rmcr  d«ns 

lut   Domin(*> 

r  1 

Kll  1KG«.  il 

d. 

i  spptt»D»l>rr 

I«    ■ 

ir^s,  mais  il 

fat  iMli 

i;ua::o:à  U  Alphonse  XII, 

Il  rai  1 

■  .lo  l  arnu^o  >lu  Nord  oi 

4loaifm 

•vr.    ISTt'.).    Il  (IcviDt.  en 

HT»,  niitii^tn"  ■1''  la 

Kurrr»-.  et  »©  relirm,  le  8  février  IIWI. 

BCRCA    '  l>        In 

u-r  ^'i-Ai»!*!  '«inj?.  ''«tVioii],  mfrme  sens; 

d«  «it*!'!.  v.n    ■ 

ou  do  (orre  cuite. 

•aipIo^M  'Un 

■■ros  antiques  pour 

nnf  ■'  ■--  'y  ■■ 

1  r'.TR. 

V  à  la  quarte. 

à  .  . 

auxquels  ils 

cor- 

ur  et    do    la 

doOh:eu: 

>  ifs  niches  pra- 

■M  *«r^ 

ivcrturo  (Cil  tour- 

ii  pas  le  mur.  Dans 

m  tM&trc^  •!•> 

<i'M,  il  n  ^  en  avait  qu  une 

rmDfc^:  du^ 

y  en  avait  trois.  Selon 

ViiniT*»,  •>"   1- 

•  jiosiiion.  les  ihê&tres  ro- 

HAini  I. 

iis  il   V  avait  dos   echt'a 

4u9d.:- 

■:   de  Gr^ce,  notammoni 

4auc«: 

i-i.  après  la  prise  do  cotte 

TiU*.  k 

I>our  les  transporter  à 

Rooio    1 

•rv*^   colle  tradition  an- 

Il  )■; 

!.ins   le   chœur    des 

•"k- 

r  .-'S  enpacées  dans 

1  1  ■ 

'  voir  a  1  extérieur 
it  placées  à  diïTé- 

rMtes  t  L 

■.  mais  parttculié' 

rameni  ; 

-<i  dans  les  voûles. 

ÊCHÉABLX  ^  ij.  W 

il  i'.'iii  uu  KÏoii  uchotr,  en  parlant  d'un 

•ff»*»  >lo    .-itmmtT.  0 

(>D    lit  encore,  et  mieux,  échkant)  : 

H-'  ■  ■ ou 

EciïKA.vT.  à  telle  date. 

iflM 

~  rad.  étkoir)  d.  f.  Kpoque  &  laquelle 

I.>                           inP 

^ttrr  de  *-hani:«».  d'nn  hiîlet  de  com- 

m 

néral. 

d': 

!.ii  qui 

»*•- 

_     .ilité  : 

/'- 

iitocEs.  .  U;llet3  ucUus  ou  a  échoir: 

pool  t^C  X  \  . 
dt  vue.  OQ  A  u 


■-'-   l'iin"  1.^1  tro  lie  chanfre  ou  traite 

"<.  mois  ou  années 

•  u  années  de  date. 

rs.  mois  ou  années 

'     do  l'acceptation. 

.''land   rotîet  est  à 

■   <■■'<»,  l'échéance 

mois,  d'an- 

H  de  la  date 

'M    ja^aitlo  en   foire. 

>  <lu  jour  de  la  clôture 

■Irtn^    i*»  '•an  o-^   elle   ne 

r  férié 

■  -.eille 

-.  les 

moins 

1  tni'li. 

-  d'un 

.r    lutrot  lin 

'ance  est   le 

1  1.-  .;l     Los 


mioiaiénol, 


l 

Écn: 

et  a  ifi 

J*abncat^v';)  < 


.  ANTS  ad}.  Qui  échoit  :  Pai/er  ieê 

^m.  Jff  la  Charente-Iofénnare,  arrnnl. 
<.  entre  la  $ea^«  et  lo  Né  ;  64'}  hab. 
iiDportaotfl  de  /i/ie  Champagne. 


tOUEC'cMk'.  —  Pour  l'éiTin..  V.  l'art.  suiv.)n.  m.  Revers, 
dommage,  losuccé*  :  fi  prouver  det  itcuRCM  conlinueU. 

ÉCHECS  {eSé  —  du  persan  chdh,  roi.  peutAlro  influencé 

Îiar  t'jni.-     franc    '■'<"' ''*.  t'titin.  'l'orip.  pnrman.)  n.  m.  pi. 
Cl  Miuiuruvrer  l'une  contre 

Ini:  1'  .Muxunto-ijuatre  cases 

ah  '  •».  deux   séries  de  noue 

IX,  .  r-ic  :  JuLiff  ttux  KciiKcs.    Foirt  une 

os  qui  servent  &  ce  jeu  :  Bciikcs  de 


C' 


—  Au  ')  du  roi  ou  de  la  reine,  au  jeu  des 
échecs,  1  "cos  se  trouvent  sur  une  case  battue 

par' -  '  ladvcrsaire  :  Fatre  kcukc  au  rot,  u 

},]  rt  mut.  Coup  décisif  par  leijuel  on  met  le 

ro  tiis  lui  laisser  la  possibilité  do  changer  de 

CAAi-  <"i  >>•-  X  1  ouvrir,  ce  (]ui  constitue  le  gain  de  la  par- 
tie ;  ^iiirr  un  kchkc  kt  mat  en  ctnq  eoupa.  ii  Echec  à  la  dé- 
couverte, Kchec  qui  a  lieu  quand  le  roi  oiitro  sous  l'attaque 
d'une  pii^i'e.  par  suite  du  déplacement  d'une  autre  lùére. 

I  AV/irr  douhie.  Situation  du  roi  lorsque  deux  pièces  l'atta- 
quent en  nii^ine  temps.  Il  Kchec  perptUm-i,  Tactique  consis- 
tant A  attaquer  le  roi  adverse  par  des  échecs  continuels. 

—  Kij;.  t titre.  Donner  êcher,  un  ^chec  à  quelqu'un.  Le 
met tr<*  dans  une  position  difticile.  embarrassante  ;  le  paraly- 
ser. Il  Mettre,  Tenir  t/uelifti  un  en  tâchée,  Lui  faire  tête,  contre- 
balan'or  ou  entraver  son  action  :  Tknir  kn  kciifc  l'amure 
ennemie,  ii  Donner,  Faire  échec  et  mata  t/uelqu'un,  1^  réduire, 
le  vaincre.  H  Donner  échec  et  mat  à  guel'/ue  chose.  N'en  rien 
laisser  :  //  donne  écabc  kt  mat  à  tous  les  plats. 

—  Adjectivem.  Jeux  :  Etre  échec.  Avoir  son  roi  ou  sa 
reine  en  échec  :  Quand  on  kst  kchkc,  on  ne  peut  pas 
rofjuer.  ii  Fîg.  Se  trouver  dans  une  position  emb.irrassante. 

—  ALtt  s.  LiTTÉR  :  Aluc  échocs,  les  fous  eont  les  plus 
prés  du  roi,  Allusion  A  un  vers  de  Kégnier.tjuo  l'on  emploie 
pour  dire  oue  les  gens  les  moins  raisonnables  sont  ceux 
qui.  d'ordinaire,  sont  lo  plus  en  mesure  de  faire  sentir  leur 
luflucDCO.  Voici  le  vers  do  Régnier  : 

he*  fous  »oDt,  aux  ècheei,  Irs  phis  proches  dt»  rois. 

—  On  ne  prend  pas  le  roi  aux  échecs,  Mot  liistorlque 
que  l'on  rappelle  quelquefois,  par  allusion  à  la  réponse  que 
ni  Louis  le  Gros,  A  la  bataille  de  Hrennovillc.  Ce  prince, 
voyant  que  la  victoire  lui  échappait,  lit  d'héroïauos  efforts 
pour  rétablir  la  face  du  combat;  il  se  vit  sur  le  point  de 
tomber  entre  les  mains  des  ennemis.  Un  archer  anglais, 
saisissant  la  bride  de  son  cheval,  s'écria  plusieurs  fois  que 
le  roi  de  France  était  pris.  Louis,  se  dressant  sur  ses 
etriers  et  lui  fendant  la  této  d'un  coup  d'épée,  dit  :  Ae 
sais-tu  pas  qu'on  ne  prend  jamais  le  roi  aux  tâchées? 

—  Encycl.  Lo  jeu  des  échocs  est  un  combat  entre  doux 
camps  do  forces  et 
de  disposition  s 
identiques.  Le  but 
est  de  placer  lo 
roi  adverse  dans 
une  position  où  il 
est  attaqué  sans 
pouvoir  se  défen- 
dre, ni  fuir  :  on 
dit  alors  qu'il  est 
échec  et  mat.  Les 
pièces  qui  sont  do 
formes  différentes 
ont  chacune  une 
marche  spéciale; 
aussi  le  nombro 
des  combinaisons 
est  extrêmement 
varié  et  pour  ainsi 

dire     incalculable.  „^^^^^ 

Ce  jeu,  lo  seul  qui 

soit  universellement  joué  d'après  les  mômes  lois  et  règlo- 
monis,  a  été  classé  par  Leibniz  comme  science. 

Au  commencement  d'une  partie,  les  pièces  se  placent 
comme  l'indique  le  diagramme  cî-conlro  : 

I..a  dame  se  place  sur  la  case  do  sa  couleur. 

L'on  appelle  tour  dame,  cavalier  dame,  fou  dame,  les 
pièces  qui  sont  du  côté  de  la  dame,  et  fou  roi,  cavalier 
roi.  tour  roi,  celles  qui  sont  du  côté  du  roi. 

I^s  pions  portent  le  nom  do  la  pièce  devant  laquelle  ils 
sont  placés  :  pion  do  la  tour,  de  la  dame...  pion  du  roi,  etc. 

Dans  les  diagrammes  des  ouvrages  d'échecs,  les  pièces 
sont  représentées  par  les  figures  suivantes  : 


# 

^  ^ 


%^ 


Fou. 


Tour. 


Pion. 


Cotte  forme  est  uoiTerssllemont  adoptée,  et  les  noms 

'ifr  piArc-ï  ^nnt  (^qnival'^nta  dans  toutes  les  langues,  sauf 

.ippellent  bishop  (Av&quo)  ot  los 

l.<*s  Anglais 


k 


L 


bout  à  ï  atitri- 

I.e  fou  mar 
conséquent,  tvUj  -u, , 
laor. 

Le   cATalior    fait    «imiiltan^men 


ut  qu  un 
'  s   veus. 
,  .■'  le  roi, 
l'ix  i,iii.'i»v,de  l'échiquier:  ollo  réu- 
ur  et  du  lou. 
:•'-"  h'-utaircmont  aux  bandes,  d'un 


ni  aux  bandos;  il  reste,  par 
>a  même  cou- 


it  nn    "9!>l  B 


Ix»  pion  marche  verticalement  tou- 
jonr^  rn  avant  ri  d'nnr*  ^eule  ca.<w^  A  la 
]o-  ^  a  diagona-       «.rcbe  du  roi. 

lei  -,    Ati  point 

dr  •■  un  ou  deux  pas.  Si,  lorsqu'il 

fait  deux,  poâ,  il  :ïo  '.rouvc  un  pion  advorso  A  la  quatrième 


Marchf  du  carallor. 


22 

case  voisine,  celui-ci  a  la  faculté,  au  coup  immédiat  do 
réponse,  de  le  prendre  comme  s'il  n  avait  été  joué  qu  uu 
pas.  C'est  ce  qu'on  ap|>elle  prendre  en  passant. 

I>eux  pièces  no  peuvent  se  trouver  simultanément  sur  la 
même  case. 

Tuntes  los  pièces,  excepté  lo  pion,  prennent  comme  elles 
marchent. 

Jji  pièce  qui  prend  se  met  à  la  place  do  la  pièce  priso. 

L'on  n'est  forcé  do  prendre 
que  s'il  n'y  a  pas  d'autre  coup 
A  jouer. 

lAs  cavalier  est  la  seuls 
pièce  qui  puisse  sauter  par- 
dessus 1rs  autres. 

—  A'o/rt/ioH.Pourécrire  une 
partie  d'échecs,  l'on  se  sert 
d'abréviations  et  do  si)^n<  v 
convenlioniiels.  Il  y  a  ueip 
manières  diirérenles  usitées 
la  notation  descriptive  adtq»- 
téo  en  Franco,  on  Angleterre, 
tous  les  pays  latins  et  toute 
l'Amérique,  ot  la  notation 
algébrique  adoptée  par  toutes  les  nations  du  nord  do 
l'Kuropo. 

La  notation  descripti\*e  est  simplement  une  abréviation 
de  la  désignation  du  coup  :  au  lieu  d'écrire  pion  A  la  qua- 
trième case  du  roi,  l'on  ne  so  sert  que  des  initiales  P.  4  R. 
Chaque  colonne  porte  lo  nom  de  la  pièce  qui  l'occupe  au 
début  do  la  partie  et  chaque  camp  compte  de  i  A  8  A 
partir  de  son  c&té.  D.  4  C.  K.  vent  dire  :  la  dame  va  A  la 
quatrième  case  du  cavalier  do  son  roi,  etc. 

Dans  la  notation  algébrique,  les  colonnes  verticales  de 
l'échiquier,  A  partir  do  la  gauche,  portent  les  lettres 
a,  b,  c,  d,  o,  f,  g,  h;  les  rangées  horizontales,  A  partir 
du  bas,  sont  numérotées  de  i  A  8  ;  chaque  case  se  trouve 
désignée  par  la  rencontre  d'une  lettre  vt  d'un  chiffre  :  la 
case  du  coin  inférieur  A  gauche  est  désignée  par  a  1. 
celle  du  coin  supérieur  A  droite  par  h  8.  Pour  indiquer  le 
mouvement  d'une  pièce,  l'on  donne  la  case  où  elle  se 
trouve  et  la  case  où  elle  va  ;  ainsi,  pour  faire  jouer  le  pion 
du  roi  deux  pas,  l'on  écrit  o  2  —  e  4.  pour  le  même  coup 
de  l'adversaire  e  7  —  e  5,  etc.  I^  roque  du  côté  du  roi  est 
représenté  par  0  —  0,  celui  du  côté  do  la  dame  par  o  —  0  —  0. 

Dans  les  deux  notations,  naturellement,  les  initiales  va- 
rient comme  lo  nom  des  pièces  dans  chaque  pays. 

—  Origine.  II  a  été  fait  tie  nombreuses  et  savantes  re- 
cherches sur  l'origine  des  échecs,  qui  se  perd  dans  l'anti- 
nuité.  Plusieurs  légendes  ont  eu  cours  successivement  r 
t  une  d'elles  fait  remonter  l'invention  de  ce  jeu  A  Palamède 
qui.  au  siège  de  Troie,  voulait  occuper  les  loisirs  do  ses 
soldats;  mais  il  a  été  reconnu  qu'il  s'agissait  d'un  jou 
grec  appelé  peleia.  Une  autre  légende  arabe,  laquelle 
semble  plus  fondée,  en  attribue  l'invention  A  un  brahmine 
«pii,  chargé  d'instruire  un  jeune  roi,  a  imaginé  ce  jou  où  lo 
roi,  la  pièce  la  plus  importante,  ne  peut  rien  sans  l'aido 
de  ses  sujets.  Le  roi  s  enthousiasma  du  nouveau  jeu  et 
otfrit  au  brahmine  la  récompense  qu'il  voudrait.  Celui-ci, 
voûtant  donner  une  nouvelle  leçon  au  jeune  roi.  demanda 
un  grain  de  blé  sur  la  première  case,  deux  sur  la  deuxième, 
quatre  sur  la  troisième,  ainsi  de  suite,  toujours  en  dou- 
blant, jusqu'à  la  soixante-quatrième,  et  que  lotout,  addi- 
tionné, lui  fût  rerais.  Cette  demande,  d'apparence  si  mo- 
dique, fut  accordée;  mais,  lorsque  les  calculs  furent  faits, 
il  tut  reconnu  que  tous  les  trésors  de  l'Inde  ne  pouvaient 
la  satisfaire.  La  quantité  de  grains  de  blé,  d'après  la  for- 
mule 2i'l,  est  de  18. 446.744.073. 7n9.55l. 615.  représentant 
une  valeur  d'environ  200.000  milliards  de  francs.  Pour  pro- 


PikcEs  DU  JBO  d'Échrc!!  :  A,  roi  (vm*  ».).  —  B,  pi*cei  en  ivoire: 
t.  Rot;  1.  Cavalier:  a.  Pion.—  C,  pi«crt  eo  cristal  de  roche  color* 
'XV  »  ):  I.Rol;  2.  Cavaltor;  3  Dame.  —  D,  plitc^*»  cniroiroixvnM  ■.)  : 
I.  Roi;  2.  Tour;  3.  Pion.  —  E.  pièces  modernes  ordinaires  en  noir 
(los  infimes  eo  blanc)  :  1.  Roi;  t.  nnme;  3.  Fou;  4.  Cavalier; 
S.  Tour;   &.  Pion. 

duire  nne  pareille  quantité,  il  faudrait  ensemencer  76  fois 
tous  les  continents  de  la  terre. 

Que  cette  anecdote  soil  ou  non  légende,  le  berceau  des 
échecs  semble  avoir  été  l'Inde  avant  le  v*  siècle  do  notre 
ère.  II  se  jouait  A  deux,  sur  un  carré  do  fil  cases  uni- 
colores.  A  partir  du  vi«  siècle,  ils  furent  répandus  dans 
toute  l'Asie  par  les  bouddhistes  fuyant  les  persécutions 
dfs  brahmanes ,  et  subirent  diverses  modifications.  L'une 
d'elles  osi  le  jeu  A  quatre,  que  plusieurs  auteurs  citent 
comme  lo  jeu  i>rimitii.  C'est  pendant  le  ix*  siècle  que  les 
échecs  firent  leur  apparition  en  Europe  ;  A  ce  moment,  la 
marcho  des  pièces,  sauf  deux,  était  la  mémo  que  mainto- 


23 

DODt  :  la  damo  ne  pouvait  faire  qu'un  pas  en  diagonale,  et 
le  fou  sautait  ù  la  troisième  case  obliquement,  m^*rao 
par-dessus  une  autre  pièce.  C'est  vers  le  dernier  quart 
du  XV»  siècle  que  la  marche  actuelle  de  ces  deux  pièces 
a  été  adoptée,  et  cest  probablement  en  France  que  cette 
moditîcation  a  été  faite.  Pou  après,  le  saut  du  roi  a  été 
transformé  en  rue,  et  le  pion,  arrivé  à  sa  huitième  case, 
a  eu  la  l'acuité  do  se  changer  en  nimporte  quelle  pièce, 
au  lieu  do  devenir  dame  d'une  manière  obligatoire,  comme 
précédemment. 

—  Au  moyen  âg:e,  la  rein©  du  jeu  d'échecs  s'appelait 
fierce.  VauHn,  auffin  ou  alfin,  est  le  fou  :  il  répond  à  l'élé- 
phant des  échecs  indiens.  Les  tours  sont  des  chariots,  puis 
affectent  la  forme  flouronnôo  conservée  dans  lo  blason 
sous  le  nom  do  roc  d'échiquier,  et  s'appellent  «  rocs  ".  Les 
cavaliers  ou  chevaliers  sont  de  petits  hommes  d'armes,  et 
les  pions  sont  appelés  paonnets. 

—  Littérature.  La  littérature  dos  échecs  est  très  impor- 
tante. Les  premiers  ouvraf,'os  connus  sont  dos  manuscrits 
du  XI*  ou  du  XII*  siècle,  qui  sont  dans  diverses  bibliothè- 
ques d'Kurope.  Ce  sont,  pour  la  plupart,  des  recueils  de 

Ïroblômes,  d'anecdotes  avec  les  rèj,'lesdu  jeu.  Au  xiii"  s., 
acques  de  Cessoles  fait  un  traité  dont  tout  un  chaiiitrc 
fat  consacré  à  un  cours  do  morale  tiré  du  jeu  des  échecs. 
Il  existe  de  très  nombreux  manuscrits  do  cet  ouvra^'e, 
qui  a  été  imprimé  en  1473.  Les  principaux  auteurs  qui 
viennent  ensuite  sont  :  Lucena  (U97);  Damielano  (isic); 
Lopez(i56l),  qui  est  considéré  comme  le  fondateur  de  la 
théorie  échiquéenno  ;  Gîanutio  {1597);  Salvio  (1604);  Car- 
rera (1617);  Grèce,  dit  «  lo  Calabrois»,  qui  a  écrit  de  nom- 
breux manuscrits,  mais  qui  n'a  été  imprimé  qu'en  1636  en 
Angleterre  et  on  1669  en  France,  longtemps  après  sa 
mort.  Son  ouvrage  a  été  pendant  fort  longtemps  fe  meil- 
leur traité.  Après  Bertin  (1735),  Stamma  (1737),  le  musicien 
français  Philidor,  lo  plus  fort  joueur  d'échecs  de  son 
temps,  a  publié,  en  1749,  VAtialjjse  du  jeu  des  échecs,  ou- 
vrage qui  a  été  traduit  dans  toutes  les  langues  et  dont  il 
a  été  fait  environ  quatre-vingts  éditions. 

Pendant  le  xix*  siècle,  surtout  dans  la  deuxième  moitié, 
la  littérature  des  échecs  a  pris  un  grand  essor.  Dans  tous 
les  pays,  principalement  en  Allemagne,  il  a  été  publié  de 
Donmreux  traités,  recueils  de  parties  et  de  problèmes.  A 
la  fin  de  ce  siècle,  l'ensemble  des  manuscrits,  brochures. 
ouvrages,  avec  les  diverses  éditions,  dépasse  3.500  . 

Le  premier  journal  spécial  d'échecs  fut  publié  à  Paris 
©n  1836,  par  do  La  Bourdonnais.  Interrompu  par  la  mort 
de  l'auteur,  ce  journal,  <■  le  Palamède  » ,  a  été  continué  par 
Saint-Amant  et  a  eu  une  durée  totale  de  dix  ans.  Depuis. 
plus  de  cent  journaux  ont  été  créés;  quelques-uns  n'ont 
eu  qu'une  durée  éphémère,  mais  d'autres  paraissent  depuis 
longtemps.  Le  doyen  est  un  journal  allemand,  la  "  Schach- 
Zeitunga,  qui  est  publié  depuis  iS4G  ;  celui  qui  vient  après 
est  un  journal  français  ^  la  Stratégie  ■>,  fondé  à  Paris 
en  1867. 

Échecs  (lrs),  poème  didactique  de  Jérôme  Vida,  publié 
vers  1545.  Un  poète  du  i"  siècle,  Saleius  Bassus,  dans  son 
Eloge  de  Cal- 
purnius  Pi- 
iOrt,avaitdéjà 
célébré  en 
vers  latins  le 
jeu  d'échecs; 
mais  ce  n'é- 
tait qu'un  épi- 
sode de  son 
poème;  Vida 
en  a  fait  le 
sujet  unique 
du  sien,  qu'il 
a,  d'ailleurs, 
orné  do  toutes 
les  richesses 
de  la  poésie 
«t  do  la  my 
thologie. 

Éche  es 
{les  Joueurs 
d'),  tableau  do 
Moissonier, 
qui  figura  au 
Salon  de  1836 
et  qui  appar- 
tient à  la  pro- 
m  i  6  r  e    m  a- 


Lcs  jniu-urs  d'écbecs,  d'après  Meissonier. 


nière  de  l'artiste,  c'est-à-diro  à  la  peinture  de  genre 
imitée  despftiis  peintres  hollandais.  —  Dans  une  chambre 
Âclairée  par  une  fenêtre  placée  à  gaucho,  devant  un  fond 
de  tapisserie  ot  auprès  d'un  paravent,  deux  personnages 
du  xvm*  siècle  jouent  aux  échecs;  le  plus  âgé  semoio 
«mbarrassé  du  coup  que  vient  de  jouer  son  adversaire, 
qui  le  regarde  en  souriant.  Ce  tableau,  de  petites  dimen- 
sions, vaut  autant  par  la  vérité  de  l'observatioa  que  par 
le  fini  de  l'exécution. 

ÉCHÉGRATE,  Thessalien  qui  s'éprit  d'une  jeun©  prê- 
tresse de  Delphes,  et  qui  l'enleva.  Pour  éviter  lo  retour 
d'un  pareil  scandale,  on  dtV'ida  do  choisir,  à  l'avenir,  les 
prfitresses  de  Delphes  parmi  les  femmes  âgées  d'au  moins 
cinquante  ans. 

ËCHÉCRATE,  général  grec  du  m*  siècle  av.  J.-C.  Il 
entra  au  service  de  Ptolémée  Philopator,  qui  lui  confia 
le  commandement  des  mor<"enaires  grecs.  Il  se  distin^^ua 
surtout  à  la  bataille  de  Kaphia  (217  av.  J.-C).  11  était 
d'origine  ihossalienne. 

ÉCHÉE  (de  Tanc.  franc,  eschief,  môme  sens,  apparenté 
Avec  ÉciiKVKAu)  n.  f.  Kôunion  de  vingt-doux  écheveaux 
oa  macqucs  do  fils  de  laine,  n  Quantité  déterminée  de  fil, 

auo  l'on  place  d'une  seule  fois  sur  le  dévidoir,  n  Dans  les 
laiuros  do  soie,  La  dixième  partie  d'un  échoveau. 

ECHEGARAY  (don  José),  savant,  auteur  dramatique 
et  homme  nolitiquo  espagnol,  né  à.  Madrid  en  1835.  Possé- 
dant à  la  lois  le  don  dos  sciences  exactes  et  celui  de  la 
poésie ,  il  fut  d'abord  professeur  de  mathématiques  à 
l'Ecole  des  ponts  et  chaussées  de  Madrid (IS.'iS).  lia  publié 
plusieurs  ouvrages  de  scionco  estimés,  qui  lui  valurent  lo 
titre  do  membre  de  l'Académie  dos  sciences  exactes  (1906^ 
©t  il  ne  débuta  au  thé&tro  qu'à  l'âge  do  quarante  ans,  par 
des  comédies  ou  des  drames  qui  obtinrent  de  grands 
succès  :  el  Libro  Otalonarïo  :  locura  o  santîdad ,  trilogie  ;  la 
Esposa  del  vengador  (1874);  ta  Ultima  Aoche;  En  el  puno 
de  la  espada  (1875)  ;  En  et  pilar  y  en  la  crux  (1878)  ;  En  et 


Echogaray. 


senode  la  muer/e(i879)«  an  do  ses  drames  les  plus  sombres; 
Mar  sin  orittas  (1879);  la  Muerte  en  to»  lahios  (1880};  cl 
Gran  6'a/'.'o<o  (  1881  ) ,  traduit 
on  frao'.-ais  jiar  M"*  de  Ruto 
(18831  ;  Utiratdo  el  Normando 
(1881);  Conflicto  entre  dos  de- 
beres  (1882;  ;  u»i  Milatjro  en 
Egipto  (1883  1;  Vida  alegre  y 
muerte  triste  (l885)  ;  Dos  fana- 
tismos  (1887).  Les  œuvres  d'K- 
chegaray,  où  les  vices  de 
l'homme  et  do  la  société  ont 
toujours  des  conséquences  ter- 
ribles, frappent  vivement 
l'imagination  des  spectateurs  , 
c'est  par  là  qu'il  rappetio 
Shakspcare,  tandis  que,  d'au- 
tre part,  il  s'inspire  des  ro- 
mantiques et  mémo  des  classi- 
ques, kchegaray  a  été  mem- 
bre des  Cortès  et  ministre  du 
commerce  on  1868,  do  l'instruc- 
tion publique  eu  1873  et  des 
finances  en  1874.  Pendant  son 
passage  aux  affaires,  il  a  continué  à.  écrire  sous  le  pseu- 
donyme de  JoRGB  Hayaseca. 

ÉCHELAOE  n.  f.  Escalade  au  moyen  d'échelles.  (Vieux.) 

ÉCHELAGE  (laf)  n.  m.  Dr.  Droit  de  poser  une  échelle 
sur  Ihêriiage  d'autruï,   pour  construire  ou 
réparer  un  bâtiment  ou  un  mur. 

—  Techn.  Partie  du  fourneau  des  grosses 
forges. 

—  Encycl.  Dr.  h'échelage  se  nomme  aussi 
tour  d'échelle.  Il  ne  faut  pas  confondre  le  tour 
d'écnelle  consistant  dans  un  espace  laissé  par 
le  propriétaire  lui-même  sur  son  propre  terrain, 
mais  en  dehors  du  mur  construit  par  lui  sur 
son  héritage,  avec  le  droit  do  tour  d'échelle, 
servitude  consistant  dans  le  droit  acquis  à  un 
propriétaire  de  dresser  ses  échelles  sur  le 
terrain  de  sou  voisin,  d'y  faire  passer  ses 
ouvriers,  d'y  élever  des  échafaudages  et  de 
déposer  des' matériaux.  En  ce  cas,  la  largeur 
de  l'échelage  fixée  par  les  usages  est  d'au 
moins  1  mètre. 

ÉCHELER  (rad.  échelle.  —  Double  la  con- 
sonne l  devant  une  syllabe  muette  :  J'échelle. 
Nous  échellerons)  v.  à.  Appliquer  une  échelle. 
Il  Escalader.  (Vieux  mot.) 

—  Art.  milit.  Syn.  de  échelonner. 

—  Dr.  anc.  Exposer  un  criminel  sur  l'échelle 
de  justice,  pour  lui  faire  faire  amende  hono- 
rable. 

ÉGHELET  {le  —  rad.  échelle)  n.  m.  Nom  vul- 
gaire de  divers  oiseaux  grimpeurs  ou  de  pas- 
sereaux, notamment  des  climactérides. 

ÉCHELETTE  {^èC)  n.  f.  Sorte  de  ridelle  ou 
de  petite  échelle  horizontale,  qu'on  place  à 
côté  du  bat  d'une  bête  de  somme  pour  y  sus- 
pendre des  bottes  de  paille,  de  loin,  îl'her- 
be,  etc.  Il  Ridelle  qu'on  met  sur  le  devant 
d'une  charrette,  pour  hausser  ou  maintenir 
le  chargement,  n  Petite  échelle  à  montants 
recourbés,  qu'on  met  au  fond  d'un  cuvier 
pour  faciliter  l'écoulement  de  la  lessive. 

—  Coram.    Compte  par  échelettes.   Compte 
dans  lequel  les  acomptes  sont  imputés  sur  les  intérêts 
avant  de  l'être  sur  le  capital. 

—  Mar.  Laize  de  toile  à  voile,  dont  lo  droit  fil  ne  cor- 
respond pas  à  la  laize  qui  est  au-dessus. 

—  Mus.  V.  la  partie  encycl. 

—  Oisell.  Faire  Véchelette.  Se  dit  d'un  oiseau  appri- 
voisé, que  l'on  tient  sur  l'index 
d'une  main,  et  qu'on  fait  passer 
sur  le  même  doigt  de  l'autre 
main,  ce  qui  fait  qu'il  a  l'air  do 
montera  1  échelle.  (Les  oiseleurs 
appellent  échelette  le  grinipcreau 
oummun  des  murailles.)  Syn.  de 

KCHELET. 

—  Techn.    Instrument   qu'em- 

f)loient  les  passementiers,  pour  la 
ecture  des  dessins. 

—  Encycl.  Archéol.  Le  nom  de 
échelette  s'applique  à  deux  an- 
ciens  instruments  do    musique. 

Lo  plus  antique  était  en  usage  aux  xn*  et  xiii*  siècles: 
c'est  une  sono  de  sonnette  ou  do  sonnaille,  suivant 
qu'on  la  tient  à  la  main,  ou  qu'on  la 
suspend  au  cou  ou  au  harnais  d'une 
bête.  L'échelctte  des  xvi'  et  xvii*  siè- 
cles est  un  instrument  de  la  famille 
des  harmonicas  ;  il  est  formé  de  nom- 
bre uses  touches  de  bois  disposées 
comme  les  barreaux  d'une  échelle, 
mais  à  plat,  sur  une  caisse  sonore,  el 
qu'on  frappe  avec  une  ou  deux  baguet- 
tes. L'échelette  est  lo  clavitympana  do 
Prœtorius  (1620);  elle  est  identique 
aux  oschelettes,  claquebois  ou  pa- 
touilles  du  P.  Mersenne  (1636). 

ÉCHELEUR  frad.  échelle)  n.  m.  Au- 
trefois, ï>oldat  habile  à  monter  à  l'es- 
calade. 

ÉCHELIER  (/i-(0  n.  m.  Sorte  d'échel- 
le, composée  d'un  seul  montant  formé 
par  une  porche  que  traversent  des  che- 
villes dt'Dordant  des  doux  côtés,  et  qui  servent  d'échelons. 

ÉCHELLE  {chef  —  du  lat.  scala,  mémo  sens)  n.  f.  Techn. 
Appareil  composé  de  deux  montants  en  bois  ou  ©n  métal. 
reliés  ontio  eux  par  des  pièces  transversales,  pour  per- 
raettro  de  monter  ou  do  descendre,  ii  Echelle  de  corde. 
Celle  dont  les  montants  et  les  traverses  ou  les  montants 
seuls  sont  remplacés  par  des  cordes. 

—  Par  métaphore.  Gibet  :  supplice  du  gibet  fà  cause  do 
l'échelle  par  laquelle  montait  lo  patient)  :  Je  sait  me  démê- 
ler des  qalantenes  gui  sentent  tant  soit  oeu /'KCHBLLK.iMol.) 

Il  Echelle  de  potence.  Colle  sur  laquelle  montait  le  bour- 
reau, u  Ancien  insigne  de  haute  Justice. 


ECHÉCRATE  —  ECHELLE 

—  Fig.  Terme,  moyen  de  comparaison  oa  d'éraltiatioo  : 
.Vouj  meturonê  la  dfueini  itemcU  «ar  {échelle  iU  nom 
courte  vie.  (Cbateaubr.^  i  GradaiioD;  série,  suM  coDû&uo 
01  processive  ou  comparf^ 
d'6tres  uu  de  faits  ;  moyeti  de 
progres.sioD  :  /.'hxatxLE  dei 
étret.  /.'ecbblle  aociale. 

—  Agric.  Sorte  de  crible,  qai 
sert  à  Dettoyer  le  grain. 

—  Archéol.  Au  xvii»  siècle. 
Garniture  de  coques  en  rubans 
dont  les  femmes  ornaient  le 
devant  de  leur  corsa  j^*. 

—  Art.  milit.  Echelifi-ob»er' 
\Mloirei.  V.  obskrvatiû.s. 

—  Bla.s.  Meuble  qui  se  ironTo 
sur  certains  ccus. 

—  Bot.  EchelU-iie-Jaeob.  Nom 
vulgaire  de  la  polémoinc  bleue, 

—  Comm.  Nom  donné  à  diffé- 
rents ports  de  lOrient,  ou  les 
Européens  ont  des  établisse- 
ments commerciaux.  (V.  1-xhkli.b»  dc  Lrtant  et  de  B»b- 
BAUlK.;  U  Echelle  de  /ïroporfion,  Tableau  graphique  o;i  nu- 
mérique, indiquant  par  des  divi.sions  ou  par  des  nombres 
les  variations  successives  de  hausse  et  de  baisse  éproo- 
vées  par  des  valeurs  commerciales. 

—  Dr.  Tour  d'échelle.  V.  êcuelagr. 

— Econ. polit.  Echelle  moiife.V.  la  partie  encyclopédiqne. 


Echelle  <lt  eorure  (XTms.). 


Echelette  \xiv«  9.). 


D"irc*Dt  A  un*  •chcUe 

d  uur  A  »ii  écbeloBS 

posée  en  bAode. 


Echelle»  (mar.):  A.  iotérieure  ou  échelle  dc  ponl     Jins   lei   bnnle-bu  de 
combat,  l'échelle  de  bois  est  enlevée  et  il  n'existe   que   les  échelles  de  cordCj; 
B,  dc  commandement;  C,  de  cdlé;  D,  de  tAogoa    E,  de  rerer». 

—  Géom.  dcscript.  Echelle  de  pente,  Droite  qni  sert  à  d*. 
terminer  les  cotes  de  tous  les  points  d'une  ligne.  V.  gbo- 

MÉTRIE,  pente. 

—  Hist.  sainte.  Echelle  de  Jacob.  V.  Jacob. 

—  Mar.  Sorte  d'avant  trianï;ulairo  de  certains  bâtiments 
latins  de  la  Méditerranée,  u  Escalier 
fixe  ou  mobile  :  Echelle  de  ta  dunette, 
de  la  batterie.  11  Escalier  d'un  quai. 

11  Echelle  de  commandement.  Escalier 
de  tribord  formé  de  trois  ou  quatre 
sections,  avec  des  plaies-formes  en 
saillie,  par  où  montent  les  oi'ttciers, 
les  visiteurs,  et  qu'on  démonte  pour 
prendre  la  mer.  d  Echelle  de  poupe  ou 
de  lançon.  Echelle  formée  de  deux 
montants  en  cordage  garnis  d'éche- 
lons de  bois  cylindriques,  et  qui,  sus- 
pendue au  tangon  ou  aux  arcs-bou- 
tanis  de  l'arrière,  sert  aux  canotiers 
pour  descendre  dans  les  embarcations. 
n  Echelle  de  côté.  Echelle  formée  de  deux  montants  en 
cordage,  simples  ou  doubles,  avec  des  échelons  plats,  et 
qui  s'applique  contre  le  flanc  du  navire.  .1  Echelle  de  rerert. 
Echelle  dont  la  façon  rappelle  celle  do  l'échelle  de  ponpe. 
et  qui,  sur  les  grands  navires,  sert  aux  gabiers  à  monter 
du  pont  dans  les  haubans,  n  Echelle  dc  pointage.  Tableau 
indiquant,  suivant  les  dislances,  le  point  du  navire  ennemi 
,iu'on  doit  viser  pour  atteindre  le  but  qu'on  veut  frapper. 
i;  Echelle  de  solidité  ou  de  déplacement.  Tracé  CTaphique 
indiquant,  pour  un  tirant  d'eau  donné,  le  poids  en  tonnes 
que  contient  lo  navire,  et  réciproquement,  r,  Echelle  ae 
marée.  Grande  planche  appliquée  dans  un  port  contre  la 
paroi  d'un  puisard  communiquant  librement  avec  la  mer, 
et  sur  laquelle  sont  marquées  des  graJuaiions  qui  font 
connaître  à  tout  moment  de  la  marée  le  chantrcment  do 
niveau  de  l'eau.  11  Lieu  où  un  bàiimeni  i  iix-o  .i  :.-rrc  nne 
échelle  ou  uno  planche  pour  <•  opérer  ;■ 
ses  passagers  et  de  ses  marchandises 
l&cher  dans  un  port  :  .Vofre  nairre  kit  ! 
et  à  Madrat.   i,On  dit  aussi,  dans  le  min-o  scis,  ;  i;r.-' 

ESCALR.)  _     . 

—  Math.  Echelle  logarithmique.   Petit  arpar 
do  deux  régies,  dont  Tune  porte  les  ■ 
leurs  logarithmes,  et  qui  sert  ii  elTeci 
les  calculs  que  l'on  fait  d'ordinaire  A  1 
logarithmes,  n  Echelle  arithmétique,  Pr 
tique  qui  détermine  le«  valeurs  relativ 
pies,  dans  un  svslénu^ 
des  latitudes.  V.  la 
OBALK  elliptique.  Il  A. 

—  Min.  Echelle  mo/..'  .  V.  vviii:Kt  nst. 

—  Mus.  Succession  des  sons  dans  1  ordre  diatonique  oa 
harmonique.  »  Echelle  diatonique  ou  naturelU,  Série  des 
sept  intervaUes  do  cinq  tons  et  de  deux  demi-tons  dont  s» 


3  0  m-'? 
autre 
^mcnt 


,  V.   IKTK- 


ÉCIIELLKMKNT   —   ECllEMOS 


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14  1<*  nivrau  des  plu»  Lamio» 

rite  4tt  eoulemrt,  S^rir  dr  Duanrcn  par 
i«Mt.  oomioo  par  dpirr^a.  d  anc  couleur  A 

et  front.    '■  »or 

.;riKO 

vuo, 

sl»ar 

.*  ■^■t'l, :>'■*.  .1  iiii-Mift'  .ju  ^»n  m" 

\  tr:»!''*'**  p^r  un  instrument, 

•  on/ifiajrrt 

;  'infr ,     de 

»  d«  uuAuco*  Uuu:  ic»  t«.-iu:uriors  varioat 

.c.-K.f   I.i_'Ti.'  ,li%is  o  r-t  Mil.li\ls-'.'<''npar- 

iMonM 

lis  ou 

,  ;,  oon- 

i  loptrouour 

I  ..»  graduée 

...  !..  lioUo  dans 

'•^s  sur  dos  paral- 

.Mon  dos  poJDis  do 

,  >•.  u^ut-iio  on  a  fait  une  ré- 

•--  ''ch*-Hr.  *!r  dit  do  gons  qui 
^   les  autres 
•  ns  qui   lui 
ou    moins 
un,  l^aidcr 
(    concours. 
Largement. 
,     Ii.er  Tf^chellr 
;i3ttro  qn  il  n'y  a 
_..    :■  comparable.  iSo 
'  un  grand  coquin,  parce 
■ompitccs.  le  plus  cou- 
mi  /irai/  lècheltt   apr^s 
'.  prendre  au  sérieux  les 
tiuro-*. 

;        '  •*"  -f'ntsdéchel- 

'/(•  meanicr. 

.        ,  .irailèles  ou 

ut»  a;l^■l••  atC'i.<'i  t r.ivcrscs  de  distance 

dos  b&toos  borutontaux  appelés  échelons. 


—  Dr.  crim.  anc.  V^heUe  éuit  une  espèce  do  pilori  ou 

do  carcan,  dreft*»^  dan»  un  lieu  public  où  l'on  exposait 
ceux  que  Ion  voulait  notrr  d'infamie.  On  y  attachait  les 
Mwidi^matourN.  Ifs  parjures  et  les  bigames.  Les  hauts 
justicier»,  A  l'aris,  avaiont  chocun  une  écholle.  Au  com- 
mencement du  XVII*  suvle,  celle  do  I  (Sv^quo  do  |»oris  fut 
d«Mruile.  On  V  «uhslilua.  en  1767,  un  carcan  llxi"'  h  un  po 
loau.  C'est  de  ro  poteau  que  partaient  toutes  les  distances 
Itinéraires  de  la  France. 

—  Kcon.  pnlu.  Kchrllf  mnhxlr.  On  appelait  ainsi  un  sys- 
tème pariiiulior  nu  conieiiprce  di's  i-t'rt''ales,  qui  prétentiuil 
concilier  les  int<^n*^ts  des  cousouimateurs  et  ceux  do  l'iigri- 
culture.  Il  couMSiaii  à  entraver  l'exportation  au  moyen  de 
droits  de  sortie  gradues,  A  faciliter  1  importation  pur  la 
diminution  des  droits  d'entrée  lorsque  les  prix  du  inurché 
intérieur  étaient  élevés,  et.  au  contraire,  ù  favoriser  l'ex- 

rortatiou  par  la  diminution  dos  droite  de  sortie  ;  t  ralentir 
impoi^ation  grice  à  l'augmentation  des  droits  d'cntrêo 
dans  les  années  d  abondance ,  où  l'avilissement  des  prix 
pouvait  menacer  les  intérêts  du  cultivateur.  De  cette  double 
gradation  en  sens  inverse  vient  lo  nom  d't'c/ie//*?  moiii7e.  Ce 
svstéme.  m''  en  Angleterre,  a  été  appliqué  pour  la  preniit''ro 
fois  en  France  en  18ï»  et  ï82l.  U  a  été  supprimé  en  IStil, 
sur  les  instances  des  économistes  doclriiiairos.  Kn  Irtyz, 
lors  de  la  révision  do  notre  système  douanier,  il  fut  ques- 
tion do  rétablir  l'érhello  molùlo,  mais  cette  tentative  n'eut 
pas  do  suite.  Cepeiulant.  lo  système  des  tarifs  douaniers 
qui  oscillent  entre  un  maximum  et  un  minimum  délermiiièsa 
été  visiblement  inspiré  par  le  souvenir  de  léchoUo  mobile, 
sauf  que  celle-ci  s  appliquait  exclusivomenl  aux  grains, 
tandis  quo  les  tarifs  mobiles  s'appliquent  Â  toutes  les 
marchandises.  Lo  législateur,  en  établissant  le  système 
de  l'échollo  mobile,  protoudaii  permetiro  aux  agriculteurs 
la  vente  do  leur  blé  &  un  prix  sufïisammeat  rémunérateur, 
ot  en  mémo  temps  sopposor  à  co  quo  lo  consommateur 
pay&t  trop  cher  les  céréales. 

—  Mus.  On  donne  lo  nom  A'écheUe  à  l'onsomblo  général 
dos  sons  contenus  dans  lo  système  musical  dos  divers 
peuples:  ce  que  los  Grecs  appelaient  diagramme.  Lo  cla- 
vier d'un  piano  nous  donne  à,  pou  près  rëchcllo  complète 
dos  sons  quo  comporio  lo  système  musical  européen. 

Ou  désigne  encore  do  la  sorte  simplement  la  gammo  na- 
turelle de  sept  sons. 

Echelle  campanaxre.  On  appelle  ainsi  une  ôclielle  ser- 
vant À  indiquer  les  dimensions  iju'il  faut  donner  aux  clo- 
ches, suivant  les  divers  tons  «|U  on  peut  obtenir.  La  baso 
sur  laquelle  elle  repose  est  déterminée  par  la  seule  expé- 
rience et  se  transmet,  cher  les  fondeurs  do  cloches,  sans 
subir  do  modilicatlons  sensibles.  Kilo  est  calculée  d'après 
les  données  ((uanlitatives  de  rolllage,  mais,  surtout  aussi, 
sur  des  proportions  analogues  au  module  architectural 
01  dont  le  fondeur  no  peut  se  déjpariir,  sous  peino  do 
produire  dos  sons  inharmonlquos.  Lo  bord  do  la  cloche, 
c'est-à-dire  lo  point  où  elle  est  le  plus  épaisse,  sort  d'étalon 
de  mesure.  Léchello  campauaire  se  compose  do  lignes 
horizontales  s'appuyant  sur  une  ligne  verticale,  et  don- 
oant,  au  moyeu  uo  points  convenus,  l'épaisseur  du  bord 


ta. 

pi.- 


doiTe.'it  f'.re  pm* 
|>lojé«ft  pAf  tel  oa 

t«l  rorpt  de  mé- 
Ue:  -»i 

3o, 

c«Ue  dei  cla- 
gm»xa%:  celle  u«i- 
té*  dans  lev  bt- 
bliothèaoes  ;  1  é- 
chollo  a  artmlo 
p«iotr«;  Ole 

Dao«     1  érhetio 
àm    meaoïer .    les 
loo^o« 
•ooi  rer; 


EoEU-u  :  I.  De  eordt;  S.  A  curllUr;  3.  Double;  4   D'Alagucur  ;  5.  Simple;  6-  D«  blbUolhtquo;  7-  De  meunier. 

aux  différentes  hauteurs  et  suivant  le  poids  do  la  cloche. 
—  Philos,  biol.  Echelle  des  ^tres.  L'idée  de  l'éclielle  des 


.  do  bois  placées  paral- 
Ues  viennent  s'eucoâtror 

'.  ,  roMPiini. 
lltr.  Sorte  d'échelier  servAiit 

^^e  l'oD  emplovait  pour  l'os- 

■    |e>    mn'^^les    Tes    plus    diffé- 

:  .ir  les  ilgurations 
nêtiquo.  Los  mu- 


Modèle  « 
ntAQi  • 


êtres  se  rattache  A  la  loi  de  continuité  formulée  et  déve- 
loppée par  I..oi)mi/  :  /m  nature  ne  fait  jamais  de  sauts. 
Nous  voyons,  en  effet,  cette  loi  indiquée  dans  ce  passage 
des  Xoureaux  essais  sur  l'entendement  :  «  Ko  commençant 
depuis  nous  et  allant  jusqu'aux  choses  les  plus  basses . 
c'est  une  descente  qui  se  fait  par  do  fort  petits  decrés  ot 
par  une  suite  continue  de  choses  qui,  dans  chaque  éloigno- 
uient.  diffèrent  fort  peu  l'une  de  I  autre.  Il  y  a  des  poissons 
c(ui  ont  des  ailes,  etr.  .  Cette  idée  est  erronée  dans  sa  trop 
L-r.iii  !••  gt^néralité,  et  les  rapprochements  sur  lesquels  l'o- 
■  iw-  I.^ihniz  sont  de  très  faible  valeur.  Mais  elle  conduisit 


tiii»  •.) 


z  A  prév 
cunimo  interrii' 

C'est  A  la  V 
blay.  que  hnui, 
et  tenta  do  dr'*ssi 
pas 


!.i  .U- 


24 

Supposons  quo  l'on  ait  A  réduire  A  l'échelle  ci-contro  une 
longueur  de  340  millimètres.  Ou  placera  une  poluio  do 


IH 

^ 

2        3        «.         5        6        7 

Kcltrllc  Je  proporliun. 


9       10 


comnas  &  la  division  3  do  l'échollo ,  puis  l'autre  pointe 
sur  la  quatrième  division  do  la  contre-échelle  A  partir  du 
zéro  :  louvcrture  du  compas  donne  la  longueur  cherchée. 
ÉCHELlXMENT(r/ié-/e-man)  n.  m.  Action  d'écheler. 

Échelles  dd   Levant  et  de  Barbarie,   nom 

donné,  dans  tout  lo   Levant,  aux  jetées  bâties  sur  pilotis 
avec  des  marches  pour  débarquer  les  niarchandises. 

—  Kncycl.  I^  nom  d'Kchello  (turc  nAe/e  [corrupt.  de  l'itaJ. 
srrt/rtU  s'est  étendu  aux  ports  marchands  do  la  Méditer- 
runéo  soumis  A  la  domination  turque.  Les  grandes  Kchcllos 
étalent  Constantinojde,  Smvrne,  Alep,  Chypre,  Lo  Caire, 
Alexandrie,  Tripoli  de  Barliarlo,  Tunis,  Alger.  Au  point 
de  vue  français,  toutes  ces  villes  avaient  une  organisation 
analogue.  Los  intérêts  commerciaux  ot  politiques  de  la 
France  étaient  défendus  pardos  consuls  percevant  certains 
droits  pour  subvenir  aux  frais  do  leurs  consulats  et  A  leurs 
appointements.  A  la  lin  du  xvii*  siècle,  ces  agents  reçu- 
rent un  traitement  lixe.  Ils  avaient  auprès  d'eux  des  chan- 
celiers. Le  consul  de  Tunis  avait  3.000  livres  ot  devait 
nourrir  le  chancelier,  payer  les  usances  ou  cadeaux  d'usage 
aux  ofliciers  du  divan  etdu  pacha,  les  gages  d'un  drogman, 
l'entretien  d'un  aumônier  et  celui  do  la  chapelle.  Dans  les 
Kchollos  du  Levant  proprement  dites,  ces  dépenses  étaient 
supportées  par  le  consulat. 

Dans  toutes  les  Kehelles,  los  négociants,  capitaines  ot 
patrons  français  ou  di'putt^s  de  la  nation,  délibéraient  avec 
lo  consul  sur  les  intérêts  du  commerce,  les  sommes  A  per- 
cevoir sur  les  chargements  de  navires,  les  dépenses  et 
les  charges  do  l'Kcnolle,  etc. 

Une  Série  d'ordonnances,  sous  Louis  XV,  fixa  les  droits 
et  los  devoirs  des  Français  établis  dans  les  Kcliellcs.  La 
plus  restrictive  est  celle  du  b  juillet  1749.  qui  leur  défend 
d'y  acquérir  des  biens-fonds.  Le  commerce  des  Echelles 
était  géiiéralemcut  prospère.  Lo  droit  de  juridiction  dos 
agents  diplomatiques  ci  consuls  français  dans  lo  Levant 
est  basé  sur  los  articles  12,  13  et  14  de  l'ordoDiiaiice  de  la 
marine  de  IGSl  et  sur  dos  capitulations. 

ÉCHELIXS  (Lks).cIi.-I.  de  cant.  de  la  Savoie,  arrond.  et 
à  19  kilom.  de  Chambéry,  sur  lo  Guiers-Vif  ;  812  hab.  Fa- 
)>rlqucs  de  canues,  do  soieries  ;  produits  rcfractaircs. 
A  4  kilom.  du  bourg,  mur  do  rochers  percé  d'une  galerie 
prati(|uéo  pour  donner  passage  A  une  route  carrossable. 
(,\utrefois.  le  chemin  traversait,  dit-on,  une  véritable  grotte 
naturelle;  mais,  pour  en  atteindre  l'ouverture,  il  fallait 
monter  pkisieurs  ccholles  ;  de  lA  le  nom  donné  au  village.) 
—  Lo  cauton  a  il  comm.  et  6.498  hab. 
ÉCHELLET  {cht'-lê)  n.  m.  Mus.  Se  dit  quelquefois  pour 

ÉCHKLKTTK.  V.  CC   mot. 

ÉCHELLIBR  (ché-li-é)  n.  m.  Un  des  sapeurs-pompiers 
char^'ésde  lamanneuvrode  lagrande  échelle  de  sauvetage. 

—  Kti  T.  de  tin..  Spéculateur  qui  achète  ferme  les  valeurs 
do  buurso  et  les  revend  A  terme  avec  primo. 

ÉCHELON  (dimin.  de  échelle)  n.  m.  Pièce  fixée  entre  les 
deux  montants  d'une  échelle;  sorte  do  crampon  en  fer 
scellé  dans  un  mur  vertical,  ot  sur  lesquels  on  pose  lo 


lo  ^cr.  ..    .-  ,  ,    ,  ..    .-  .  ,..-. 
•t  1m  arcanes  4  coiuatWf . 


uverto  d'Atres  qu'il  considérait 
f  les  plantes  et  les  animaux, 
ouverte  du  !M>lvpe  par  Trom- 
\  ru'éo  de  1  écfiolle  des  êtres, 
holle.  Tentative  vaine  :  il  n'y 
léchello  des  êtres.   Des  laeiincs  quo  présente  la 
%/,r'-'   .lot.    .•■fr,.H  aiMuellement    vivants,  los    partisans  de 
1  I  l'évolution  des  espèces  donnent  différentes 

r\.  -ost  la  diverjîonce  de»  types   issus  d'une 

ni<iii'-  -><Mi<  ii.>  par  l'adaptation  A  des  milieux  différents; 
c'est  la  disparition  de  rertaines  formes  intermédiaires; 
r>*t  l'Avoliiiinn  r«^re*«ive  de  certaines  antres.  On  est, 
m  '       -er  un  ou  plusieurs  arbres  (ré- 

tH  .idrnet  A  Vori^'lne  un   ou   idu- 

s  .  «'haque  rninenii  de  eei  nrlircs 

■  i         N  sont 


ogr.  et  arrhit.  Construction  d'urne  échelle.  Si  l'on 

iiT-'   un   'i.'^M.i    -lans   la   proportion  do    1/10,  un 

ir  réchello   par   lo  centimètres; 

Toiive  une  portion  de  droite  dl- 

■j:.   .        1.   -         „  A  es   :  on  rappelle  contre-Hhelle  ; 

elle  sert  A  évaluer  le»  iractioos  décimales  de  l'écbeUe. 


f^^ 


m 


ËcheloQ  :  1.  D'échelle  de  corde  ;  2.  En  fer  :,;i.  D'échelle  en  boit. 

pied  pour  monter  ou  descendre,  il  Marche,  coche  ou  taquet 
servant  au  mémo  usaçe. 

—  FIg.  Moyen  do  s  élever  ;  Chaque  science  est  un  kcHE- 
Los  vers  l'émancipation.  Il  Chacun  dos  degrés  d'une  série 
continue  et  progressive  :  Le  premier  écuklon  des  êtres. 
Les  ÉcUKLONs  de  la  fortune. 

—  Art  milll.  Rang  de  troupes,  n  Disposition  d'une  ligne 
do  bataille  dans  laquelle  les  éléments,  se  succédant  à  dos 
distances  égales,  sont  placés  dételle  sorte  quo  la  droite- 
do  la  deuxième  fraction  soit  sur  la  perpendiculaire  pas- 
sant par  la  gaucho  de  la  première,  et  ainsi  do  suite  :  Dis- 
poser des  troupes,  des  postes  en  kchblo.ns,  par  écublons. 

—  Econ.  rur.  Nom  donné,  dans  l'ouest  de  la  France,  A 
dos  sortes  do  hangars  ouverts,  dont  la  toiture  est  forméa 
do  claies,  de  branches  ou  do  paille,  et  où  so  réfugient  los 
bestiaux  en  cas  do  mauvais  temps. 

—  Techn.  Assemblage  de  minces  pièces  do  bois  quo 
l'on  appelle  épars,  tresailles  ou  roulons,  ot  qui  constitue- 
le  devant  et  lo  derrière  d'une  charrette,  d'un  chariot.  11  On 
dit  aussi  lUYON. 

—  Encvcl.  Millt.  La  disposition  d'une  troupe  en  éche- 
lons permet  de  n'engager  que  successivement  ses  divers 
éléments,  tout  en  so  réservant  la  faculté  d'en  faire  entrer 
plusieurs  en  ligne  A  la  fois,  ot  en  restant  maitro  do  faire 
face  A  volonté  dans  plusieurs  directions.  C'est  surtout 
dans  la  cavalerie  quo  la  disposition  en  échelons  trouve  des 
appllcalious  nombreuses. 

ÉCHELONNER  {lo-né)  V.  a.  Disposer  par  échelons,  ré- 
partir, placer  de  distance  en  distance  :  Kcuki-onnkk  des 
troupes.  Il  Fixer  A  des  époi]uos  régulièrement  distantes  les 
unes  des  autres  ;  KcuEi.OTiTiV.R  ses  nnijements. 

S'échelonner,  V.  pr.  Ktre  échelonné.  11  Se  disposer  par 
échelon**,  so  répartir,  se  plarcr  de  distance  en  distance. 
1;  Se  suivre  par  épor|Uos  distantes  les  unes  des  autres. 

tcututské)  n.  m.  pi.  Groupe  d'arachnides  aranéides. 
famille  des  drassidés,  comprenant  de  nombreux  genres, 
dont  Vechemus  est  lo  type.  —  C'n  écukmù. 

—  Ê.NCYCi..  lyos  t'chi^més  sont  des  araignées  de  taille  mé 
diocre,  en  général,  qui  vivent  sous  les  pierres  et  les  écorce.s. 
parfois  dans  une  feuille  roulée  en  cornet  ;  leur  coron  est 
idano-convexe  :  elles  sont  répandues  sur  tout  le  globe. 

ECHEMOS.  roi  légendaire  d'Arcadio,  petit-fils  do  Cc- 
phéc.  Il  vainfjuit,  près  de  Corintho,  les  envahisseurs  do- 
rions, tua  de  'sa  propre  main  Hyllos,  fils  d'Uêraklès,  ot 


23 

imposa  aux  Héraclides  une  trêve  de  cent  ans.  D'après 
uno  autre  tradition ,  Echcmos  avait  accompagné  Castor 
et  Pollux  clans  leur  oxpédilioii  eu  Alllquo. 

ECHEMOS  {ki!-mu.is)  n.  m.  Oonro  d'arachniJos  aranéidos, 
renfermant  dos  araignées  à  céphalothorax  ovale,  avoi- 
l'abdomoii  muni  d'un  bouclier  chi-z  les  maies.  (1-es  nom- 
breuses espèces  (l'echemus,  réparties  sur  prosquo  tout  le 
globe,  sont  représentées  par  trois  en  Huropo  ;  dautros  se 
trouvent  aux  Canaries  [echemua  Canariensis]  ;  etc.) 

ÉCHENAifS  (n«-i».»)  n.  f.  Genre  do  plantes,  de  la  fa- 
mille des  composées,  iribu  des  carduacées,  comprenant 
uno  seule  espèce,  qui  est  semblable  ù.  un  chardon,  et  qui 
croît  sur  le  Caucase. 

ÉCHENAL  ou  ÉCHENBT  (nt'  —  du  préf.  (?,  et  de  chenal) 
n.  m.  'i'echn.  (iouuièro  lie  bois  recouverte  d'une  feuille  do 
zinc  ou  do  plomb,  qui  règne  le  long  d'un  loit  ot  qui  reçoit 
les  eaux  de  pluie,  n  On  dit  aussi  echi-.nez,  et  hXHENKAU. 

ÉCHÉNËIDE  {ké)  ou  ECHBNEIS  (<-*i>n./-i.!s^  n.  m.  Genre 
de  poissons  a<-anthoptèri^s,  faniillo  des  scombéridés,  com- 
prenant dos  formes  allongées,  do  taille  médiocre,  vulgaire- 
ment nommées  ri^moras. 

—  Kncvil.  Les  i^chi'ni'ides  sont  remarquables  par  leur 
disquo  adhésif  situé  sur  la  tôte  et  qui  leur  sort  à  se  Oxer 
aux  corps  flot- 
tants, aux  na- 
vires, et  nu^mo 

aux    tortuos,     '^'^^^hk^e»^-^,  /-.^tss^^s^ 
aux  cétacés  ot  H^i^iui     '^>4^^^.>- 

aux    grands  ^^ 

poissons.  Us  Echrnéide. 

so   font  trans- 
porter ainsi  à  de  grandes  distances,  ce  qui  explique  les  an- 
ciennes fables  prétendant  qu'un  seul  de  ces  poissons  suf- 
tîsait  à  arrêter  un  vaisseau.  Dans  l'océan  Indien,  maints 
pécheurs  africains  ou  asiatiques  utilisent  ces  mœurs  en 

fléchant  les  tortuos  au  moyen  d'échénéides  attachés  à  une 
igné.  On  connaît  uno  dizaine  ircspècos  d'échénéides  ré- 
pandues dans  les  mors  chaudes  ;  deux  remontent  jusou'aux 
côtes  do  France  :  Vccheiieis  remura  ou  siissapega  des  Niçois, 
long  d'environ  30  centimètres,  noir  en  dessous,  gris  blan- 
châtre en  dessus.  L'autre  {echeneh  naucrnlef!)  ^  vulgaire- 
ment appelée  sucet,  no  va  pas  au  delà  do  la  Méditerranée, 
où  elle  est  très  rare. 

ÉCHENILLAGE  {ni-llnj'  [Il  mil.]  —  du  préf.  priv.  é,  et  do 
chenilli')  n.  m.  Action  d  échoniller. 

—  Encycl.  Iji^chen'dUuie  des  arbres  fruitiers  se  pratique 
généralement  au  moyen  do  l'échenilloir.  Les  nids  de  cno- 
nillos  abattus  sont  détruits  par  le  feu.  L'opération  ne  peut 
avoir  dcl'ficacité  réelle  que  pratiquée  par  l'ensomblo  des 
proprii'taires  ou  des  cultivateurs  de  la  mémo  région  :  c'est 

Pourquoi  elle  a  été  rendue  obligatoire  par  le  législateur. 
,a  loi  du  26  ventôse  an  IV,  (|ui  réglait  à  cet  égard  les 
devoirs  imposés  aux  propriétaires  ou  fermiers,  ainsi  qu'à 
l'administration  municipale,  était  notoirement  insuffisante. 
Aujourd'hui,  1  échonillage  rentre  dans  l'application  de  la 
loi  du  24  décembre  18«8,  relative  à  la  destruction  des  in- 
sectes nuisibles  à  l'agriculture. 

La  destruction  des  chenilles  est  ordonnée  dans  les  dé- 
partements par  arrêté  préfectoral,  après  avis  du  conseil 
général  et  approbation  du  ministre  do  l'agriculture. 

Les  propriétaires,  fermiers  ou  usagers,  sont  tenus  à  la 
stricto  exécution  do  l'arrêté  préfectoral,  aussi  bien  dans 
les  jardins  clos  que  dans  les  terrains  ouverts,  sous  peine 
d'une  amende  de  G  à  15  francs,  qui  peut  6tro  doublée  ot 
aggravée  do  la  peine  d'un  emprisonnement  de  un  à  cinq 
jours.  En  cas  de  contravention,  procès-verbal  est  dressé 
par  le  maire,  ou,  à  son  défaut,  par  l'adjoint,  l'officier  do 
gendarmerie,  le  commissaire  de  police,  le  garde  forestier 
ou  champêtre,  et  le  contrevenant  cité  devantiajustico  do 
paix.  A  défaut  d'exécution  do  l'échenillage  dans  les  délais 
impartis  par  le  juge  do  paix,  il  est  procédé  d'office  à 
l'opération,  aux  Irais  do  la  partie  intéressée.  L'obligation 
de  l'échenillage  dans  les  bois  et  forfits  ne  s'étend  qu'à 
une  lisière  do  30  mètres.  Enfin,  les  prescriptions  de  la  loi 
sont  également  applicables  aux  propriétés  de  l'Etat  ou  des 
communes  et  des  établissements  publics  ou  privés. 

ÉCHENILLER  (H  mil.)  V.  a.  Débarrasser  de  chenilles  : 
C'est  une  obiiqntion  (/'hxiiknillkr  les  arbres. 

—  Fig.  Débarrasser,  purger  de  ce  qui  corrompt  :  Il  sé- 
rail temps  rf'KCHENiLLKR  la  France. 

S'écheniller,  v.  pr.  Etre  écheniUé. 

ÉCHENILLER  v.  a.  Constr.  Syn.  de  smiller. 

ÉCHENILLEUR,  EUSE  (H  mil.)  n.  Ouvrier  agricole,  qui 
«st  chargé  do  la  destruction  dos  che- 
nilles ot  de  leurs  nids  sur  les  arbres. 

ÉCHENILLEUR  (/(  mil.)  n.  m.  Nom 
vulgaire  dos  oiseaux  de  la  tribu  des  cé- 
blépyrinés  en  général,  ot  dos  céblépyris 
en  p'articulior. 

ÉCHENILLOIR  {Il  mil.)  n.  m.  Instru- 
fnent  qui  sort  à  échoniller  les  arbres. 

—  Encycl.  Ijéchenilluir  le  plus  sim- 
ple consiste  en  une  cisaille  de  fer 
aciéré  dont  l'une  dos  branches  est  fixe, 
«t  disposée  A  l'extrémité  d'un  long 
manche,  tandis  que  l'autre  branche, 
mobile  et  tranchante,  est  I'ikvo  en  tra- 
vers de  la  précédente,  au  moyen  d'un 
écrou.  Avec  cet  instrument,  on  coupe 
les  brindilles  auxquelles  sont  attachés 
ios  nids  do  chenilles.  A  cet  eiret.  on 
le  tient  de  la  main  gaucho,  tandis 
qu'avec,  la  droite  on  agit  sur  la  branche  Echenilloir. 
mobile  par  l'intormédiaire  d'une  ficelle. 

ËCHENO  et  plus  correclem.  ÉCHENEAU  n.  m.  Mot.all. 
Rassiii  do  terre,  qui  reçoit  le  métal  en  fusion  au  sortir  du 
fourneau,  il  Petit  bassin  de  bri(|Ue  ou  d'argile  qui  remplit 
lo  même  office  quan,l  on  coule  tes  statues. 

ÉCHENOZ-LA-MELINE,  comm.  de  la  H,aute-Saôiie. 
arrond.  et  a  3  kilom.  dt»  Vesoul,  sur  Vf^chennz.  aftluent  de 
la  Colombino  ;  l.ltn  bab.  Grottes  remanpiables  :  l'une 
romplio  d'une  eau  extrêmement  limpide  et  appelée  Trou  de 
la  Hoche,  et  l'autre  désignée  sous  lo  nom  do  Trou  do  la 
Haumo.  En  1827,  Thirria,  ingénieur  dos  mines  à  Vesoul. 
■découvrit,  en  explorant  lo  Trou  do  la  Baume,  un  grand 
nombre  d'ossements  fossiles. 

ËCHER  v.  a.  Pêch.  Syn.  de  aicher. 


ÉCHET  (chè)  a.  m.  Dr.  anc.  RcdevaDCo,  ce  qui  est  écha. 

—  I'echn.  Syn.  de  écbevbac. 

ÉCHETLOS  (du  gr.  ékhetlê,  mancho  de  charrue),  nom 
d'un  Ih'tos  mystérieux  qui,  armé  simplement  d'un  manche 
de  charrue  et  vêtu  en  pavsan ,  combattit  dans  les  rangs 
des  Athéniens,  à  la  bataille  de  Marathon.  Il  disparut  après 
la  victoire. 

ÉCHÉTOS,  roi  légendaire  d'Epiro,  dont  il  est  question 
dans  VOdijssi'e.  Sa  cruauté  était  proverbiale.  Sa  tille, 
Mérope,  étant  devenue  la  maîtresse d'Echmodicos,  Eché- 
tos  lit  crever  les  yeux  à  la  jeune  fille:  puis  il  invita  Eclimo- 
ilicos  à  un  festin  ot  lui  Ut  couper  les  extrémités  do  tous 
les  membres. 

ÉCHEVEAO  (lo  —  orig.  doutease;  poa^*t^e  du  lat.  tca- 
pellus,  petit  rouleau,  ou  do  acabeUum,  tabouret)  n.  m. 
Manuf.  Long  fil  mouliné,  replié  sur  lui-môme  on  forme  do 
cercle,  et  dont  lo  bout  est  lié  pour  tenir  tous  le»  tours  assu- 
jettis ensemble  :  Dévider  un  échkvkalî.  (La  longueur  d'un 
échoveau  varie  suivant  les  pays.  En  France,  elle  est  de 
1.000  mètres.) 

—  Fig.  Dédale,  réunion  d'objets  confusément  entremê- 
lés :  Un  ÉCHEVEAU  de  rues  assez  embrouillé.  (Gér.  de  Nerv.) 

1!  Assemblage  de  choses  longues,  confuses,  compliquées, 
embrouillées  :  Le  grand  écheveau  de»  choses  humaines  (Ph. 
Chaslos.) 

—  Art  milit.  anc.  Tortis  de  crins,  de  nerfs  ou  d'autres 
matières,  qui  formaient  le  ressort  de  certaines  armes  ba- 
listiques. 

ÉCBEVELER  (du  préf.  priv.  é,  ot  de  cheveu.  —  Double 
la  consonne  l  devant  une  syllabe  muette  :  J'èchevelle.  Tu 
rckevelleras)  v.  a.  Déranger,  mettre  en  désordre  les  che- 
veux do  :  Femme  que  le  vent  A  échevklék. 

Êcheveté,  ée  part.  pass.  du  v.  Échevoler. 

—  Poétiq.  S'applique  à  tout  objet  qui  perle  des  appen- 
dices olfrant  quelque  ressemblance  avec  une  chevelure  eu 
désordre  :  Arbres  échevelés.  Comètes  écuevklées. 

—  Fig.  Dépourvu  de  sagesse,  de  clarté  ;  Pathos  ÉCUE- 
VELiî.  (Balz.)  Il  Efi'réné,  désordonné  :  Hanse  lirHEVEl.ÉE. 

—  Hist.  littér.  S'est  dit  moralement  des  poètes  roman- 
tiques, plus  souvent  appelés  par  raillerie  poètes  chevelus^ 
par  allusion  aux  longs  cheveux  que  plusieurs  portaient. 

—  Syn.  Échevelé,  déchevelé.  V.  déchkvele,  êe. 
S'écheveter,  v.  pr.  Etre,  devenir  échevelé. 
ÉCREVELET  (K  —  dimin.  de  écheveau)  n.  m.  Petit  éche- 

vcau  :  Un  échevelet  de  soie. 

—  Fig.  Choses  confuses,  embrouillées. 
ÉCHEVELLEMENT  (t'è-fe-maii  —  rad.  échevcler)  n.  m. 

Désordre  dans  les  cheveux  ou  dans  les  crins,  n  Manque  de 
cheveux,  calvitie  :  Les  années  finissent  par  faire  autour 
d'une  tète  un  échevelle.ment  vénérable.  (V.  Hugo.) 

ÉCHEVÉRIE  (ri)  n.  f.  Genre  de  plantes  grasses,  de  la 
famille  des  crassulacées. 

—  Encycl.  Les  échevéries  ont  leurs  fouilles  ordinaire- 
ment groupées  en  rosettes 
radicales,  épaisses,  char- 
nues, glauques;  leurs  fleurs, 
écarlates  ou  jaunes,  sont 
diversement  groupées  au 
sommet  des  rameaux.  Ce 
genre  comprend  une  quin- 
zaine d'espèces,  qui  crois- 
sent au  Mexique.  Une  des 
plus  belles,  cultivée  en  Eu- 
rope, est  Véchcvérie  écarlate^ 
dont  la  tige,  haute  d'envi- 
ron 1  mètre,  se  termine  par 
un  bouquet  de  fleurs  d  un 
beau  rouge  safrané. 

ECHEVERRIA  (don  Es- 
teban),  poète  argentin,  né 
à  Buenos-Ayres  en  1809, 
mort  à  Montevideo  en  1851. 
Il  visita  la  France  et  fut 
exilé  par  Rosas.  Il  a  fait 
preuve  de  véritables  qua- 
lités poétiques.  Il  apporta 
dans  l'Amérique  espagnole  les  idées  littéraires  des  roman- 
tiques. Nous  citerons  do  lui  :  Consi<r/o.t(l834);  Himas  ;  Cau- 
(ii'(i(1837),  qui  renferme  de  remarquables  descriptions  des 
pampas;  6"iii/niTo(  1842),  et  la  Insurreccion  del  Ski- (1849). 

ÉCHEVETTAOE  (vé-taj')  n.  m.  Travail  do  filature,  con- 
sistant à  mettre  le  fil  de  laine  ou  de  coton  en  écherette. 

ÉCHEVETTE  {vét'  —  rad.  écheveau)  n.  f.  Unité  de  mesure 
pour  le  titrage  de  la  laine  peignée.  (En  France,  elle  est  do 
100  mètres.) 

ÉCHEVIN  (du  bas  lat.  scabinus,  juge  subalterne,  dérivé 
d'une  racine  germ.)n.  m.  Ancien  magistrat  qui  était  chargé, 
pour  un  certain  temps,  de  la  direction  delà  police  et  des 
alFaires  de  la  commune,  n  Homme  de  loi,  que  les  seigneurs 
choisissaient  pour  rendre  la  justice  A  leurs  vassaux,  ii  Titre 
lies  maijistr.tts  adjoints  aux  bourgmestres,  dans  les  Pays- 
Bas.  Il  Nom  donné  aux  marguilliers,  dans  certaines  pro- 
vinces. Il  Kchci'ins  du  palais.  Assesseurs  ou  conseillers  qui, 
sous  les  rois  de  la  première  race,  ai.iaiont  de  leurs  avis  le 
comte  du  palais,  pour  juger  un  procès. 

—  Pop.  Fchevin  du  port  au  foin.  Fripon. 

—  Encycl.  Les  échevins  ont  été  substitués  par  Charle- 
ma^no  aux  rachimbourgs,  hommes  libres  qui  siégeaient 
.au  mullus.  à  côté  du  comte  ou  du  centonier.  Ils  avaient 
Ios  mêmes  attributions,  mais  ils  formaient  un  collège 
permanent.  Ils  étaient  nommés  par  lo  comlo  aidé  du 
peuple,  et  assistaient  aux  plaids,  au  nombre  de  sept  au 
moins.  Cette  institution  persista,  et,  lorsque  la  justice 
féodale  s'organisa,  au  x'  siècle,  les  tribunaux  échevinaiix 
devinrent  la  juridiction  des  non-nobles,  pavsans  ou  habi- 
tants des  villes.  Tandis  que  l'institution  disparut  à  peu 
près  dans  les  campagnes,  elle  se  généralisa  dans  les  villes 
et  fut  rattachée  aux  institutions  municpales.  Les  scabtnt. 
jadis  choisis  p.ir  lo  seirrneur,  devinrent  électifs  et  furent 
ainsi  les  véritables  représentants  'le  la  population.  En 
même  temps,  on  leur  confér.n,  à  coté  do  leurs  fonctions 
judiciaires,  des  attributions  administratives,  c'est-i-dire 
la  libre  administration  do  la  cité.  Le  principal  groupe  d  of- 
ficiers municipaux  porta,  dans  les  villes,  le  nom  i'éche- 
vins.  Quelquefois,  le  collège  des  échevins  se  divisait  en 
deux  :  les  uns  avant  les  fonctions  exclusivement  judi- 
ciaires, les  autres  les  fonctions  administratives.  Ailleurs, 


Eohevérîe  ;  a,  coupe  de  la  fleur. 


ECIIEMUS   —  ECHILLAIS 

ils  partageaient  lo  jogement  des  procès  avec  des  Jurait. 
Depuis  lo  XV*  siècle,  on  créa  des  écbevinagcs  dans  touK-s 
les  localités  qui  en  étaient  dépourvues.  Ixirsqoe  la  haute 
justice  fut  enlevée  aux  villes,  au  xvi*  siècle,  le%  échevi- 
nages  conservèrent,  en  général,  la  juridiction  de  polfe. 
L'édil  de  Compiègnc,  en  17«4,  avait  fixé  ii  quatrr  le  nombre 
des  échevins  des  bonnes  villes.  Les  (-•.ticvins  furent  sup- 
primés par  la  loi  du  14  décembre  17«9. 

ÉCHEVINAGB  {naj',  n.  m.  Charge,  fonctioDS  d'écheTin; 
exercice,  durée  des  mêmes  fon'-tions  :  Brigutr  fÉCHlt- 
VINAOE.  Il  Corps  des  échevins.  i  Juridiction  municipale  : 
/.'ÉCUEVINAGK  de  Paris  fut  aboli  jtar  i  harlct  VI.  %  Cir- 
conscription territoriale,  dans  laquelle  s'étend  lo  pouvoir 
des  échevins. 

ÉCHEVINAL,  ALE,  AUX  adj.  Qui  concerne  l'échevi- 
nage  :  Maison  kciikvinalr.  Fonction»  ÉciiBvmALJ?'. 

ÉCHICAOUTCHINE  ié-ki)  n.  f.  Résine  C"H"0',  qoo  l'on 
obtient  en  épuisant  l'écorce  d'alstonie  par  le  pétrole  léger, 
nuis,  le  pétrole  étant  évaporé,  en  traitant  l'exirait  par 
l'alcool  bouillant. 

ËCHICÉRINE  (ki-sé)  n.  f.  Corps  neatre  C"H"0',  qui  ne 
dépose  dans  les  eaux  mères  de  l'échicaouichine. 

—  Encycl.  En  mémo  temps  que  Véchieérine,  se  dépose 
un  autre  composé  neutre,  Véchitine  C*»H'*OV  C.*-s  dent 
corps  forment  uno  abondante  cristallisation  blanche;  on 
les  sépare  facilement  en  profitant  de  leur  grande  dilfé- 
rcnce  de  solubilité  dans  te  pétrole. 

ËcmcÉRIQUE  [ki-sé-rik')  adj.  Se  dit  d'anacido  C"H"0', 
qui  se  forme  par  l'action  du  sodium  et  do  l'air  sur  une  dis- 
solution d'échiccrine  dans  le  pétrole. 

ËCHICOTER  (do  préf.  priv.  é.  et  de  chicol)  T.  a.  Débar- 
rasser des  chicots  ;  Echicoter  des  brancha. 

ËCBIDNA.  Mytb.  gr.  Divinité  terrible  et  monstrnen'w, 
moitié  temme  et  moitié  serpent.  Elle  était  fille  d<»f'hr>- 
saor  et  do  Callirrboé,  ou  do  Gréa  et  du  Tartare.  Elle  lut 
reléguée  par  les  dieux  dans  les  profondeurs  de  la  terre. 
Elle  y  épousa  Typhon,  et  fut  la  mère  de  Cerbère,  d«  la 
Chimère,  do  l'hydre  de  Lerne,  du  chien  Orihros,  compa- 
gnon doGéryon.  Plus  tard,  elle  s'unit  encore  à  Orthro«, 
et  de  cette  union  incestueuse  naquirent  le  Sphinx  et  lo 
lion  de  Némée.  Echidna  est  souvent  représentée  avec 
Tvplion,  sur  les  monuments  de  l'art  primitif. 

ÉCHIDNA  (A-i  —  mot  gr.  qui  sigiiif.  vipère)  a.  t.  Ancien 
nom  de  la  constellation  appelée  auj.  I'Htdre. 

ÉCHIDNE  ou  ECHIDNA  Ié-ki  —  du  gr.  ékhidna,  vip*re1 
n.  f.  Nom  d'un  genre  de  vipères,  dont  la  forme  synonyme 
actuellement  adoptée  est  dabou.  V.  ce  mol. 

ËCHIDNÉ  (*irf')  n.m.  Genre  de  mammifères  monotrèmrs. 
comprenant  des  animaux  épineux,  fouisseurs,  dont  le  mu- 
seau est  prolongé  en 
une  sorte  de  bec. 

—  Encycl.  Les  échid- 
nés  sont  semblables  à 
des  hérissons,  revêtus 
en  dessus  de  piquants 
cylindriques  et  aigus, 
.armés  aux  quatre  mem- 
bres de  grands  ongles 
robustes.  Ils  sont  essen- 
tiellement insectivores 
e»  vivent  de  fourmis  et 

do  vers  qu'ils  hument  lÀiUiduc. 

avecleurlonguelangue 

papilleuse,  visqueuse  et  douée  d'ono  très  grande  agilité. 
On  en  connaît  quelques  espèces,  propres  anx  régions  mon- 
tagneuses de  l'Australie,  de  la  Tasmaiiie  et  de  la  Nouvelle- 
Guinée.  Toutes  ne  mesurent  guère  que  0».30  à  ••,35  do 
long,  sont  nocturnes,  vivent  dans  des  terriers  où  elles  pas- 
sent le  jour  roulées  en  boule. 

ËCHIDNINE  (kid'—  du  gr.  ékhidna.  vipère)  n.  f.  Suhst;ui<-o 
organique,  qui  forme  la  base  du  venin  de  la  vipère,  el  qu'on 
obtient  en  coagulant  le  venin,  lavant  sur  un  filtre  d'abord 
avec  l'alcool,  qui  entraîne  ccruins  principes,  moins  la 
mucosine,  ensuite  goutte  i  goutte  par  l'eau,  qui  entraîne 
lo  reste  des  selset  T'échidnine.  la  mucosine  étant  devenue 
insoluble  par  l'action  de  l'alcool. 

ÉCHIDNION  (kid")  ou  ECHlDNinM  (i?-*l'rf"-ni-eil')  D_  m. 
Genre  d'aroïdacées,  tribu  des  lasiées.  qui  comprend  doux 
espèces  de  la  Guyane  et  du  Venezuela. 

ÉCHIONISME  ikid'-nissm'  —  dn  gr.  ékhidna,  vipère)  D.  m. 
Intoxication  produite  par  le  venin  des  serpents. 

ËCHIDNITE  (Jli<f)  n.  f.  Espèce  d'agato,  dont  il  «»I  fait 
mention  chez  les  auteurs  anciens. 

ECBIDNOPSIS  kid'.  psiss)  n  m.  Oenred'asclêpiadacécs, 
tribu  des  stapéliées,  dont  uno  seule  espèce,  rerAirfnnpjii 
ccrrifonms.  est  bien  connue.  (Ce  sont  des  herbes  à  Heurs 
petites,  jaunes,  originaires  de  l'Abyssinie.) 

ÉCHIF,  rVE  (anc.  eschif:  do  fxehirer,  anc.  forme  de 
rsynvKB)  adj.  Véner.  Vorace.  aiTamè,  gourmand,  en  par- 
lant d'un  chien  courant,  ii  Fauconn.  .Mémo  sens,  en  ce  qui 
concerne  le  faucon  :  Oi.feau  ^chif. 

ÉCHIFFE  ou  ËCBIFFBE  (peut-être  do  Tallem.  schirf. 
oblique)  n.  f.  et  m.  Archit.  Au  moven  âge,  Goérito  en  bois 
élevée  sur  les  murs  d'une  ville,  ii  .Mur  rampant  qui  porto 
les  marches  d'un  esc-ilier.  «  Cliarpenie  d'escalier  coniprc 
nant  les  limons,  les  patins  et  les  r.impes. 

—  Linsuist.  Echardc.  éclat  de  bois  qui  pénètre  da»s  les 
chairs.  ^Usito  dans  le  patois  lyonnais.) 
ÉCHIGNER  V.  3.  I.inpuist.  V.  ÉCHINES. 
ÉCBIGNOL  ou  ÉCHIGNOLE  (711  mil.  —  rad.  échagnfoa 
éra,,ne)  n.  f.  Bobine  ou  sorte  do  fuseau  servant  i  dévider 
et  A  disposer  les  soies  en  les  entre-croisant,  et  dont  se  .«er- 
vent  les  passementiers. 

ÉCHIK-AGASSI-BACBI  (littér.  le  chef  drt  C"'^''"  «'« 
/„  l'orlr'  n.m.  Dans  les  conrs  musulmanes  dn  Turke^an. 
Fonction  qui  corresT"nda.t  à  celle  do  *"P""'^'-*"'*'  °" 
de  knpnu.a,,basi  des 'turcs  osmanlis.  (C  est  un  grand  maître 
des  cérémonies.) 

ÉCHILLA18.  comm.  de  la  Charenie-Tnférienro,  arrond 
et  à  12  kilom.  de  Marennes,  non  '»">''•' '*,*^'l2'^,P"'r 
du  canal  de  la  Charente  à  la  Seudrc;  1.33»  hab.  Efc-l.so  du 
xii'  siècle.  Carrières  de  pierre  do  taille. 


IÎ:cniLLON   —   ÉCIII.NUMYU-: 


26 


tx^" 


t 


loi  . 
ver 


cA 


tnconnac)  n.  m.  Nom  duun^, 
iioir  tcriniu^  vu  truiulio. 

tli'nrr*    fin   mauiiiuf^rra  roa- 


i:  tU-htuijra. 

Bi  I  -,   famille  ilcH  octodoDiiJ^s,   com- 

pr»-..^  .....  K ii«y»,  Hitctytom^,  carterotion,  myo- 

p^umuâ  ri  ftair«*,  tous  |>roi>rea  «u  oouveAU  mondo.  —  £  n 

[.  H'N  tpt.  du  root  mrab.  Aa4rfHi»  médociD)  d.  m. 

il.  Ak\,  à  CoQsUaiiDople. 

E     I  :  ■.  \    \-.  rnr  m.  Oeoro  do  plantes,  do  la 

fAi  u  dos  ruellKïcs,  couiprooaDt 

Je  l^us  rindo. 

1  irodo  composi^csh<MiantliAcs, 

co  riij  hrrtio*  vivaces  do  l'Ann^- 

nqi       I  ..    ...Mt     .  .  svuit  cullivOos  ou  Franco,  ou 

ptri(ir<  tcrro  ' 

ÊcHlN ADC8  ou  lies  de  Nasia.  dans  la  inor  lonionno, 
à  looir^o  du  ^olfo  do  Connihe.  Il  v  en  avait  neuf,  sut- 
rmoi  PliQo.  Pt  ctDi)  d  après  Ovide.  Klles  tiraient  leur  nom 
d(.^  ,1,.-.  ,,«  ,.  .  i;i  .'1  tr.iii\.»  sur  I.'iirs  plages.  Un  bras 
ju  ces    lies    furoiit 

jo,  uctucl  formo  une 

iMii.  -■■  ^ .os  et  lar^je  do  io. 

■ar  <  villages.  La  plus  gran'le  des 

B^..  .  i  partie  du  rovaumo  d  L'ivsse. 

Les  ii*'«  i-M'Ht^..:  : -^  ■•'!  1  ..(l'iiiennes  oot  été  parfois  com- 
pràesdaxM  le  groupe  dos  kchmades. 

ACBXIIAtlIB  ^kl■n^r^  n.  f.  Genre  de  plantes,  do  la  fa- 
mille doa  ^ramio^s,  tribu  des  pappophorées,  comprenant 
ému.  eapK-ei  de*  borUa  da  ba&sm  mediiorraoécn. 

ÉCHINALYSION  D.  m.  Uot.  Syn.  do  ÊLTTBorUORB. 

£CU1NANTUE  kt)  o.  m.  Kchin.  Nom  d'un  groupo  d'ô- 

Clliui<ir*'«. 

—  But    S>n.  de  AcHircopfts. 

ÉrHiNASTHr  il  niti.'-i  n.  m.  Genre  d'asiérios,  com- 
pr  a  pieds  anibulacraires  c^rlin- 

dr  itouse.  (  l..'erhinaster  sepositus, 

ijp^-  ■•  .  i.-  "•■  .    ■-..   v^  ...  ...t^'ltterraut^o.) 

^fcçyg  (de  l'anc.  haut  allem.  «Arma,  aiguille)  n.  f.  Epine 
donaU.  parue  postérieure  du  corps  des  animaux  vorié- 
hr^  '-otro  la  t6lo  et  le  bassiu  :  Le»  Aoisui  ont 

■  :n-7w  .-,■■  ,•,'■.  l'orsnnnefort  maigre.  H  C'roffi^ 
fuM^ai  tioou  très  guoux.  I /Vo/- 

ter.    4»'.  . 

Lot    '  -  ..  1 

4>t  7-^ft 

aaol  aux  .  itrui.  1 


ou 
Lt 

ften: 

apj. 


r  du  chapiteau  dorique  : 

,-.     -, t>' tiiNB  très  ample,  u  Or- 

(Uo  do   chapiteau  lonitiuo,   plus  souvent 


ÊCBINÉ.  t£   ^  ~  du  lat.  rehinu»,  hérisson)  adj.  Bot. 
CouTert  do  peintes  Anes,  d'aiguillons. 


tCHintB  '!-■'—  rad.  f'cKinr]  u.  f.  (^tiartiordudosd'un  porc. 
tCBIREXLE      kin/ 

ékhi   .      -      r,     - 

far 


p»r 

dti 


tCUINCUR 
Cnii<)rio  toujo  . 

AcHnvxoc   ^ 
tcaiNiocs 

dr 

eh 

e*; 
d.i 

Sjrn     J   i 
tCHINIT/ 

pr 

po 

le 


.»ii  CCmNCLLA  ié-kt-nH\  (du  gr. 

-  ■ ^    ,.^.......;,.„leH. 

■  près 
-■■use. 

.    (  j'i'-^       É.  ■■■-},,■.■..    t_vp»i 

I.   I)autros ,    îi   coiiiiillo 
.     sous-genro  ntta.  fellu 

'.iffïier)   ▼.  a.  Briser,  rompre 

..,.   ,/„„  ,.,„,.  ./..  /M/on.  u  Par 

:   Se  fnxre 

ir.  battre  à 

[•'tiK-mont. 

--  oztéooor  do  fati- 

>.  u.  i-Aïu.  Mauvais  critique; 


.1. 

,.  -j    /.oui.  Qui  f 
n.  m.  pi.  Soai 


m.  pi.  Famille  d'oaraina  eodocTcli- 
O.  a 


Bohloocaote. 


ËCHINIPÈOB  (Art  —  du  gr.  l'AAfnoj.  hérisson,  et  du  lat. 
p*t.  peiiit.  pied)  adj.  Se  dit  d'un  animal  dont  les  paito.s 
sont  hi>risseea  do  pitjuants. 

ÊCHINIPtRC  {ki)  n.  m.  Sous-genre  de  marsupiaiu;  fa- 
uiillo  doH  p<raniu^tdés,  do  l'Australie  uccidvntalo. 

£CHINITC  alj.  /ool.  S^n.  de  lïcuiNinK. 

ÉCHINOBOTRYON  (Âri>  n.  m.  Zool.  Genre  de  cestodes. 
ramillo  do.s  [t'<traphvlltdi'>s.  tribu  des  pb^'Uobolridtis,  com- 
proaant  dos  von*  'p'*'*''*-  alloiigi*s, 
suus  crochets  ut  pii|uauts. 

ÉCHINOCACTE  .ki^  ou  ECHINO- 
CACTUS  ,y-Vi,  ktuas\  ix.  m.  Genre  do 
oatrtai'tWvs,  iribu  des  (>cliinocaeit''es. 
J^'S  i''chinooacles  ont  de  belles  et 
graiidei  fleurs,  qui  les  font  rev  lior- 
clier  comme  plaiiios  ornemoiitalos. 
Kxigoant  pou  de  .soins  do  culture, 
ils  sont  trt*s  ropamius  dans  les 
serres.  Ils  sont  originaires  do  l'A- 
m(>ri<|iio  centrale.) 

ÉCHINOCACTÉES  {ki)  n.  f.  pl. 
Tribu  des  cactacées,  dont  le  tubo 
n^ceptaciilairc  so  prolonge  au- 
dessus  de  l'ovaire.  (Elle  comprend 
les  genres  méhcacte.  mamiltarie,  pMécyphortt  leuchtenber- 
tjie.  échinocaete,  etc.)  —  Une  kcuinocactki:. 

ÉCHINOGARPE  [ki  —  du  gr.  ékhinos,  hérisson,  et  karpos, 
fruit  I  .iilj.  Bot.  t^ui  a  des  fruits  lu^rissés  do  piquants. 

—  n.  m.  Genre  d'arbros,  do  la  famille  des  bixacées,  com- 
prenant une  seule  espace,  qui  croit  à  Java. 

ÉCBINOCAULON  {ki,  ko)  n.  m.  Bot.  Genre  d'algues  ma- 
rines, comprenant  quelques  espt'cos  ù  fronde  tilamontousc. 
allongée,  qui  croissent  dans  lo  Paciliquo  et  l'Adriatique. 

ÉCHINOCÈRE  (ki,  sér')  ou  ECHINOCERDS  {t^-ki,  st^-rttss) 
n.  m.  Genre  do  crustacés  décapodes  brachjures,  famille 
des  lithodidés,  comprenant  dos  formes  trapues,  à  cara- 
paco  triangulaire,  pointuo  en  avant,  à  pattes  larges  et 
courtes,  hérissées  de  tubercules  piquants.  (L'espèce  type 
do  CCS  crabes  épineux,  de  taille  méuiocro,  est  Vechinocerus 
cibarius.  do  l'Amérique  du  Nord.) 

EGHINOCEREUS  {é-ki,  sé-réuss)  n.  m.  Bot.  Section  du 
genre  cereus  ou  cierge, 

ECHINOCHAMA  {é-ki,ka)  a.  m.  Zool.  Section  du  genre 
chama  (mollusques  lamollibranchos,  famille  doschamidés\ 
comprenant  les  formes  à  valves  régulières  et  égales,  épi- 
neuses. (Les  espèces  do  ce  sous-genro  sont  propres  aux 
mers  des  Autillos  ;  tel  est  Vechinochama  arcinetla.) 

ÉCHINOCBLOÉ  ii.  ni.  Bot.  Syn.  do  panicum. 

ECHINOCLATHRIA  {ki)  a.  f.  Genre  d'épongés  monaxo- 
nidcs,  comprenant  des  formes  plus  ou  moins  brancbuos, 
uni  vivent  dans  les  mors  d'Australie,  entrelacées  avec 
dos  mollusques,  des  coraux., etc.  (On  peut  prendro  comme 
type  do  ce  genre  rccAinoc/afArirt  Carteri,  éponge  très  ra- 
meuse, dont  les  digitations  sont  percées  do  nombreuses 
fenêtres  ovales.) 

ÉCHINOCONE  {ki)  ou  ECHIN0C0NU3  (•l'-^i,  nuss)  D.  m. 
Paléout.  Genre  d'oursins,  type  de  la  famille  des  échinoco- 
nidi's ,  comprenant  dos  formes  pentagonales,  arrondies, 
ordinairement  coniques, dont  on  connait  quelques  espèces 
fossiles,  dans  les  terrains  crétacés.  (Los  echtnoronus  vul- 
i/aria  et  albngalenis  abondent  dans  la  craie  blanche  ;  ils 
sont  aussi  communs,  on  moules  siliceux  remaniés,  dans  le 
diluvium  du  nord  de  l'AlIcmugne.)  Syn.  galéritb. 

ÉCHINOCONIDÉS  iki)  n.  m.  pl.  Paléont.  Famille  d'our- 
sins irréguliers,  voisine  de  celle  des  galéritidés,  et  ren- 
fermant surtout  des  formes  fossiles  appartenant  au  genre 
(jalérite  ou  échinoeone,  discoïde,  holectype,  anorthopyge,  etc. 
(Les  écbinocouidés  renferment  des  oursins  à  test  )o  plus 
souvent  arrondi,  parfois  en  ellipse  ou  en  pentagone,  à 
c  angles  arrondis.  L'anus  est  situé  entro  Io  sommet  et  la 
bouche  ;  le  péristomo  central  présente  des  entailles  ;  l'ap- 
pareil masticateur  existe.)  —  L'n  éciii.noconidé. 

ÉCHINOCOQ0E  {ki,  kok')  n.  m.  Espèce  de  ténia,  qui  vit 
dans  l'intestin  grêle  du  chien  et  qu'on  rencontre  aussi 
chez  l'homme. 

—  E.NcrcL.  Pathol.  Lo  trnia  echinococcus  ost  long  de 
3  &  4  millimètres,  et  se  compose  do  trois  à  quatre  anneaux 
ou  proglottis.dont  l'antérieurporte de  nombreux  crochets. 
On  entend,  absolument,  par  •  éohinocoquo  »,  l'embryon 
vésiculeox  do  ce  ténia,  dont  uno  forme  pathologique 
(hydaiido)  alfecto  l'apparonco  d'un  cancer  colloïde.  Les 
échinocoques  sont  très  fréquents  chez  les  Islandais, 
où  plus  de  -4  à  5  p.  100  de  la  population  en  ost  atteinte. 

V.  TkNl*. 

—  Art  vétér.  La  présence  de  l'échinocoquo  chez  les 
animaux  ost  une  cause  d'épuisement,  d'anrmie.  Aucun 
traitoment  n'est  connu  pour  les  en  d<>harrasser. 

ÉCHINOCYAME  (ki,  Mi-am^  ou  ECHINOCYAMUS  (é-ki, 
iia-inuMê)  n.  m.  Genre  d'oursins  clvptastroidcs,  famille 
des  clvpéa-stndés,  tribu  des  flbularlnés.  comprenant  des 
formes  petites,  aplaties,  elliptiques,  tronquées  en  arrière. 
(On  connaît  quelques  espèces  il  échinocyamos.  répandues 
dans  los  mers  d  Europe  ou  fossiles  depuis  les  terrains 
rr**faoés,  ce  qui  fait  de  ces  oursins  les  plus  anciens  clv- 
p**asfnd'^s.  \jrrfiinocynmiiJi  pusUlu»,  de  la  Méditerranée, 
.  -.o  guère  \  centimètre  do  long.) 

i;*;niNOCYSTI8  'ki.  ni-stiê»)  n.  m.  Genre  de  cucurhi- 
-.t)u  des  élatériéps.  (Los  échinocystis  sont  des 
''impantes.  a  fleurs  monoïques.  On  oo  counait 
lt  espèces,  do  l'Amcriquo.) 

1                       f  '"'ips,  voisins 

d-  marins  mi- 

rr  --ogmontos, 

m  -  il  arrière,  et  de 

>iinodères    vivent 

r   ^           ■    '    ,  .    sur  les   algues. 

Iu*i<|ues,  etc.  Tels  M>Dt  les  echmodere»  êetigera  et 


da 

les    iit 


porea  Je,   :  ,   ■  -    ù^^^   .ninbulaiTaifo^,  on  .\  *u*'-livi:»é  le? 
é-Jùaidés  eu  J-'^^x  lectioas  :  otigoporet  et  pohjportM. 


Oujardtni.) 

f  -    t;  -  ^rp.MES  (Ari,  dirm'  —  du  gr.     '  '  '         '     -Uson. 

n.    m.   pl.  Troisième  *■■  ,(   «lu 

•  mprenaot  les  animaux  n.  :  jir^  les 

Qiir^Tiis.  ]': \  il  'iothuries,  les  étoiles  de  mer,  lc:>  cucrinos. 

—  l'n  Rriii:voDFfuiP.. 


ErtiÎDodermes  : 

1  Oursin;  2.  A8t<(rie;3.  Eacrioe  ; 

i.  Holothurie. 


—  Kncvcl.  Les  échinodermei  sont  dos  invertébrés  ù 
symétrie  rayonnéo,  dont  lo  corps  ost.  en  général,  revêtu 
«Pune  carapace  ou  test  calcaire  plus  ou  moins  hérissé  do 
piquants  ;  c'e.st  de  la  i|ue  leur  vient  leur  nom.  Leur  or- 
ganisation interne  est  assez 
parfaite  :  ils  possèdent  un 
^ystèmo  vasculaire  distinct, 
un  syslèmo  nerveux,  etc 
L'entrée  et  la  sortie  du  lub<> 
digestif  sont  marquées  par 
des  ouvertures  à  la  surface  du 
test.  D'autres  oriUces  livrent 
passage  A  ces  organes  de  loco- 
luutiuii  appelés  <  umbulacros  < 
qui  sont  dos  tiges  éreciiles 
munies  de  ventouses,  par  les- 
i|Uolles  les  oursins  se  fixent 
aux  corps  étrangers. En  outre, 
ces  uniniaux  iiussi-dent  des 
piquants  niobilos,  \\vs  pédi- 
coflaires  ou  appendices  en 
forme  do  pinces,  des  soies 
épaisses  ou  clavules,  et  des 
s]jhéridie8  ou  protubérances 
tactiles.  Les  échinodormes 
sont  presque  toujours  de  taillo 
médiocre  ;  ils  vivent  dans  la 
mer  et  sont  ordinairement 
carnassiers;  leur  bouche,  ar- 
mée do  pièces  calcaires,  leur 
permet  do  broyer  les  petits 
organismes.  Ils  subissent  or- 
dinairement des  métamor- 
phoses assez  compliquées,  et 
passent  par  diverses  phases 
larvaires,  le  développement 
direct  paraissant  être  l'ex- 
ception. Très  répandus  dès 
les  époques  géologiques  les 
plus  anciennes,  les  échino- 
dormes ne  le  sont  pas  moins 
à  l'époque  actuelle.  Ceux  qui 

habitent  les  grandes  profondeurs  océaniques  sont  ceux-là 
même  qui  se  rapprochent  le  plus  des  formes  disparues,  et 
ils  les  relient  naturellement  aux  types  actuellomcnt  vi- 
vants. L'homme  tire  peu  de  prolit  direct  des  échinodormes  ; 
qiielaues  oursins  et  holothuries  sont  comestibles;  parmi 
ces  dernières,  lo  tripnnq  ou  boudin  do  mer  est,  en  Ma- 
laisio  ot  jusqu'en  Australie,  l'objet  d'une  pêche  considé- 
rable pour  l'importation  chinoise. 

L'embranchement  des  échinodormes  se  divise  en  quatre 
classes  :  axtéroides,  échinohtes,  crinoidea,  holothurtoides. 
Entro  les  échinodermes  ot  les  vers  font  passage  les  on- 
téropnoustes. 

ÉCHINODORE  n.  m.  Bot.  Syn.  do  alismf. 

ÉCHINOENCRINE  (k-i-no-nn)   ou    ECHINOENGRINU8- 

{é-ki-noin,  nuss)  n.  m.  Paléont.  Genre  d'cchiuodermes 
cystoïdcs,  groupe  des  rhombifères,  comprenant  des  formes 
à  calice  irrégulior.  ovoïde,  à  tige  courte.  (Les  échino- 
encrines  sont  fossiles  dans  les  couches  siluriennes  ;  tel 
est  l'ec/iinoencrinu^  angutostUf  du  silurien  inférieur  de 
Kussie.) 

ÉCHINOÏDCS  iki)  n.  m.  pl.  Classe  d'échinodermos,  com- 
prenant les  animaux  vulgairement  appelés  oursins.  '—  L'n 

ÉCHLNOIDE. 

—  Encyci..  Les  échinoîdes  sont  caractérisés  par  leur 
corps  globuleux,  ovale  ou  discoïde,  enfermé  dans  une  en- 
veloppe calcaire  nommée  test,  formée  do  plaques  régu- 
lièrement appareillées  et  fixes.  Les  échinoïdes  se  subdi- 
visent on  trois  ordres  :  clypécutroXdes,  spatauyoXdes,  endo- 
cyclit^ues. 

ÉCUINOLAMPAS  [ki,  fan-p(i5«)  n.  m.  Genro  d'oursins  spa- 
tangoï'ies,  famille  des  cassiuulidés,  comprenant  des  formes 
qui  habitent  les  grandes  profondeurs  do  la  mer.  (Ces 
oursins  ovales ,  k  sommet  excentrique ,  à  tubercules 
égaux,  comptent  aussi  dos  représentants  fossiles  dans  les 
terrains  tertiaires  ;  tel  est  Vecfiinolanipas  Kleini,  de  l'oli- 
gocène d'Allemagne.  Vecfiinolanipas  dcpressa  vit  dans  les 
grands  fonds  du  golfe  dos  Antilles.) 

ÉCHINOLËME  U.  f.  Bot.  Syn.  do  acicarphk. 

ÉCHINOLÈNE  (Ari)  n.  f.  Genre  de  graminées,  do  la  tribu 
des  panicées.  (La  seule  espèce  connue  est  une  plante  dé- 
coinbante,  qui  croit  dans  1  Amérique  tropicale.) 

ÉCHINOLVTRE  n.  m.  Bol.  Syn.  do  FIMUHISTYLB. 

ÉCHINOMÈTRE  {ki)  ou  ECHINOMETRA  {^-ki,  mé)  n.  m. 
Genre  <loursins,  type  de  la  famille  des  échinomrlridéSf 
comprenant  dos  formes  dont  le  diamètre  transversal  du 
test  o)>lique  par  rapport  au  plan  principal,  et  dont  les 
tubos  ambiilacraires  sont  égaux.  (Les  espèces  de  ce  genre 
sont  surtout  répandues  dans  les  mers  d'Amérique;  tel» 
sont  les  ecfnnonictra  rupicoin  ot  oblonga,  du  Pacillquo.) 

ÉGHINOMÉTRIDÉS  {kt)  n.  m.  pi.  Famille  d'oursins  en- 
docvcli.juos,  s.»iis  ordre  des  échinides  on  latislellés,  carac- 
térisée par  I  épaisseur  du  test  toujours  elliptique  ou  ovale,        ■ 
la  disposition  des  pores  par  quatre  paires  ou  plus.  (Le»      ■ 
échinométridés  ne  comptent  que  ^ 

des  espèces  vivantes  ;  on  n  en 
connaît  pas  de  fossiles.  Genres 
principaux  :  ëchinomètre,  ncto- 
ciadtc.  podophore.)  —  Un  Écui- 

NOMÉTRIDÉ. 

ECHINOMMA  (t^-ki)  n.  m. 
Goîiro  do  nroiozoaires  radio- 
laires, famille  des  astrospliéri- 
dés,  comprenant  de  minuscules 
animaux  marins  du  Pacifique 
ot  do  l'Atlantique.  (I^s  ec/ii- 
nomma  sont  dos  sphéroïdes  épi- 
neux, à  aiguillons  polyédriques 
plus  ou  moins  longs  ei  aigus,  et 

à  fenêtres  rondes  ou  ovales  régulièrement  disposées 
L'ecbinomma  toxopneuJttes  a  do  grandes  épines  larges  ot 
longues,  celles  do  Veckinomma  xjihxrechinu»  sont  coniques 
et  courtes.) 

ÉCBINOMYIE  {kit  mi-t)  ou  ECHINOMYIA  {é-ki)  n.  f.  Genre 
d'insectes  dintèros  brachycères,  famille  des  tachinidés, 
comprenant  do  grosses  mouches,  larges  et  robustes,  dont 


// 


Echtnomma  ((rr.  36  fola). 


Echinomyie  {réd.  d'un  tiers). 


EchiQope  :  a,  fleur. 


2i 

ir's  larves  sont  parasites  dos  chenilles  de  noctuelles  et 
autres  papillons. 

—  Kncycl.  Les  écliinomyies  ou  mouches  cpinousos  vivent 
dans  les  lorrains  secs,  sur  les 

Ôours  dos  ombollifères  ;  elles 
ont  un  vol  impénioux  et  pr6- 
cipilô.On  on  i-un.-iaît  une  cin- 
«uautaiiio  d'"Kpi!.:es,  répar- 
ties sur  le  gluln?  ;  trente  habi- 
tent rKuropo.  La  plus  grande 
est  Vcchmomyia  f/rossa, 
noire,  avec  la  tAte  jaune, 
do  Franco,  l^echinomyia  fera, 
plus  petite  et  plus  commune, 
est  bru  110,  varice  de  rougoAtrc. 

ÉCHINON  n.  m.  Sorto  do  boîte  cylindrique  dont  le  fond 
«st  à  clairo-volo,  et  dans  laquelle  so  verse  le  lait  caille 
destiné  à  la  fabrication  des 
fromages. 

ÉCHINONÉ1DÉ3(/:0  n.ni.pL 
Famille  d'oursins  spatanfjuidcs, 
du  sous-ordi'o  dos  cassiduliilcs, 
■et  dont  le  genre  echiyioneus  est 
lo  type  —  Un  échinonéidé. 

EGHIN0NEU3  ('/-Ai,  ntUuss) 
n.  m.  (ienro  d'oursins  spatan- 
goïdes,  famille  dos  ('V//i'M(;it;/(^**, 
comprenant  dos  formes  petites 
ou  moyennes ,  ovales,  vivant 
dans  les  merschaudesdu  globe, 
ou  fossiles  dans  le  miocf^ne  des 
Antilles.  (On  pout  prondro 
■comme  e.vempl6  do  ce  genre 
Vechinoneua  cyclostomus ,  do 
Zanzibar.) 

ÉGHINOPE  (ki)  ou  ECHINOPS 
{é-ki-nopss  )  n.  m.  fîenro  do 
composêes-cinaroidi'ps. 

—  Encyci,.  Les  échinopcs  sont 
des  herbes  i^pineusos  à  port  de 
chardon,  dont  les  fleurs  sont 
réunies  on  boule  hérissée  ou  en 
glomérule  sphérique.  Ils  crois- 
sent en  Europe.  Afrique  et  Asie.  On  cultive  dans  les  jardins 
l'échinopo  boule  azurée,  dont  les  Heurs  sont  d'un  blou  mé- 
tallique, et  les  echinopes  lianiialicus  ot  Pemiciis,  dont  les 
tiges  atteignent  l  mètre  et  dont  les  fleurs  sont  bleu  foncé. 

ÉCHINOPÉPON  (ki)  n.  m.  Bot.  Section  des  échinocystis, 
Jongtenips  considérée  â  tort  comme  un  genre. 

ÉCHINOPHILE  <ki  —  du  gr.  ékfibws,  châtaigne,  et  p/ii- 
^05,  ami)adj.  Se  dit  de  quelques  champignons  qui  se  déve- 
loppent sur  la  coque  de  la  châtaigne. 

ÉGHINOPHORE  {ki)  ou  EGHINOPHORA  [é-ki)  n.  f.  Bot. 
Oenro  d'ombcllifùres,  tribu  dos  ampbispcrmées.  (Les  échi- 
nophores  sont  des  herbes  vi- 
vaces,à  inflorescencesombol- 
iiformos  composées,  à  lîours 
polygames.  Elles  sont  origi- 
naires de  la  région  méditorra- 
nèenno  et  do  l'Asie  centrale.) 

'  ÉGHINOPHTALMIB  (^l    — 

du  gr.  i^kliinos,  bérisson,  ot  do 
ophtalmie)  n.  f.  Inflammation 
d«s  paupières,  dans  laquelle 
les  cils  demeurent  hérissés 
(tricliiasis). 

ÉCHINOPHTALMIQUE 

{ki,  7ni/,-')  ailj.  Qui  a  rapport 
à  l'écliiiioplitalmie. 

ECHINOPLAX  (A-(,  plakss) 
D.  ra.  Genre  de  crustacés  dé- 
capodesbrachyures ,  famille 
des  majidés,  tribu  des  inacbinés,  comprenant  de  petites 
araignées  do  mer  à  corps  pyriforme,  très  pointu  en  avant, 
à  pattes  grêles  et  longues.  (L'espèce  la  plus  remarquable 
de  ces  petits  crabes,  propres  aux  mers  chaudes,  est  ïechi- 
noplax  Moselri/i.  habitant  la  merdes  Philippines.) 

ÉCHINOPLE  [ki)  ou  ECHINOPLA  {é-ki)  n.  f.  Genre  de 
fourmis,  de  la  tribu  dos  mvrmicinés.  comprenant  des  formes 
do  petite  taille,  dont  laljdomen  globuleux  a  son  pétiole 
pourvu  d'un  onsclleniont  épineux.  (On  connaît  quelques 
espèces  d'échinoplos,  toutes  propres  à  la  Malaisie;  elles 
sont  fauves  ou  jaunes,  pubescentes  et  striées  :  telles  sont 
les  echinopla  strinia,  do  .Java,  senitis,  des  îles  Nicobar,  etc.) 
■  ÉCHINOPOGON  (ki)  n.  m.  Genre  de  graminées  agros- 
tées,  caractérisé  par  une  inflorescence  ovoïde  où  les  épil- 
lets  stériles  sont  interposés  rà  et  lâ  aux  fertiles.  (La  seule 
espèce  connue  est  une  herbe  australienne.) 

ECHINOPS  Q.  m.  Bot.  V.  échinope. 

ÉGHINOPSÉ,  ÉE  {ki)  adj.  Bot.  Qui  ressemble  ou  qui  so 
cappoi-io   ;V  l'échinops.  Il  On  dit  aussi  kchinopsidé,  ée. 

ÉCHINOPSILON  {ki)  n.  m.  Genre  d'herbes  ou  sous-ar- 
<>rissoaux  do  !a  famille  des  salsolacoos,  tribu  des  cam- 
phorosniécs.  (Les  dix  espèces  con- 
nues habitent  lo  Caucase  et  la 
Sibérie.)  il  Gonro  de  plantes  gras- 
ses, de  la  famille  des  cactées. 

—  Encycl,  Ce  beau  genre  do 
cactées  renferme  des  plantes 
charnues,  recouvertes  au  som- 
met d'un  duvet  laineux  ;  les  fleurs, 
blanches  ou  rougcâtros,  s'épa- 
nouissent la  nuit,  et  no  durent 
^ue  peu  do  jours.  Ce  gonre  com- 
prend environ  vingt-ci  n<i  espèces, 
•lui  croissent,  on  général,  dans 
h'S  parties  chaudes  de  l'.Vmo- 
ni|Uo  du  Sud,  et  dont  la  plupart  - 
sont  cultivées  dans  les  serres; 
entre  autres,  les  echinopsilon  tri-  ^ 
■color,  octacantha,  pectinata,  etc. 

EGHINOPSIS(*?-A:j,  psiss)  n.  m. 
Bot.  Sous-gonrede  cactées,  tribu 

dos  échinocactéos,  comprenant  des  cierires  cultivés  en 
Franco  comme  plantes  d'ornement  ;  entre  autres,  ecfiinopsix 
tricolor,  a7nxna,  pectinata.  {Ces  plantes  grasses  sont  ori- 
ginaires des  contrées  chaudes  do  l'Amérique.) 


^m^if 


Echiriophore 


Echinopsls. 


ÉGHINOPTÉRYS  (ki,  riss)  n.  m.  Genre  do  malpighia- 
cées,  dont  l'unique  espèce  {echinopteryê  lappula)  est  un 
arbrisseau  à  feuilles  petites,  &  fleurs  on  grappes  termi- 
nales, originaire  du  Mexique. 

ÉGHINOPTÉRYX  (^i,  rikst)  n.  m.  Gonro  d'insectes  lépi- 
doptères hétérocôros,  famille  des  psychidés. 

—  Encycl.  Los  échinoptén/x  sonï  des  psychés,  chez 
lesquelles  les  tibias  postérieurs  ont  deux  paires  d'épe- 
rons; l'espèce  type  est  V echinopterux  heltcinella,  petit 
papillon  fuligineux  d'Europe,  dont  la  femelle  aptère,  larvi- 
forme,  est,  comme  celle  uo  toutes  los  psychés,  dans  un 
fourreau  ;  les  chenilles  vivent  sur  les  lavandes,  les  thyms, 
les  giroflées,  le.<i  cistes,  etc.,  dont  elles  rongent  le  dessous 
des  feuilles. 

ÉCHINORHINE  {ki)  ou  ECHINORHINUS  {é-ki,  nuss)  n.  m. 
Zoo!.  Genre  de  squales,  type  de  la  famille  des  écftinorhi- 
nidés,  fondé  sur  une  seule  espèce  des  mers  européennes 
qui  atteint  jusqu'à  2  mètres  de  long. 

—  Encycl.  L'ecAmorAinu««;)inoj«*»  vulgairement  appelé 


ioKc^f,  est  un  reriuin  â  tête  épaisso  et  plate,  â  peau  parse- 
mée d'épines,  d'un  brun  violacé  moucheté  de  noir.  Com- 
mun dans  la  Méditerranée,  il  remonte  rarement  au  delà  dos 
côtes  do  Vendée  ;  on  lo  voit  parfois  sur  les  marchés,  car  sa 
chair  est  assez  bonne  à  manger.  C'est  Xcmounqe  clavelntda 
Midi,  lo /jj7a;i  do  Biarritz,  la  chenille  des  côtes  de  Vendée. 
ÉCHINORHINIDÉS  (ki)  n.  m.  pi.  Famille  do  poissons  pla- 
giostomes.  du  sous-ordro  des  squales  cylosponclilos.  rom- 
pfenant  le  seul  genre  echinorhmus.  —  Un  ÊcuiNnuiiiNiriK. 

ÉCHINORHYNQUE  {ki,    rink')   OU  ECHINORHYNCHUS 

{é-ki,  rin-kuss)  n.  m.  Genre  de  vers  acanthocéphales,  com- 
prenant des  formes  cvlindrinues  à  trompe  munie  do  cro- 
chets, et  dépourvues  de  Ijouche  comme  do 
canal  digestif. 

—  Encycl.  Les  échinorht/nques  sont  ovoï- 
des, oblongs,  de  taille  petite  ou  médiocre. 
On  en  connaît  cent  cinquante  espèces,  para- 
sites dans  les  mammifères,  dans  les  oi- 
seaux, dans  les  reptiles,  dans  les  batra- 
ciens, et  dans  les  poissons.  \  4'echino}'htjnchïis 
proteus,  long  de  l  centimètre,  abonde  dans 
les  perches  et  autres  poissons  d'eau 
douce  :  Vechinorhynchus  polijmorphns,  dans 
les  grands  palmipèdes  (cygne,  oie),  etc. 
Les  premiers  états  se  passent  dans  les 
crevettes  d'eau  douce  {rfammarus  pulex). 
Ij'échinorhf/nqiie  géant  se  rencontre  dans 
les  intestins  du  porc,  où  il  cause  une  débi- 
litation  dont  il  est  très  difficile  de  débar- 
rasser l'animai.  On  emploie  contre  ce  parasite  la  noix 
d'arec  en  poudre,  à  la  dose  de  5  ou  6  grammes. 

ECHINOS,  dème  du  royaume  de  Grèce  (nomarchie 
d'Acarnanio-ei-Etolio)  ;  4.8ffo  Itab. 

ÉCHINOSOME  (ki)  ou  ECHINOSOMA  (è-ki)  n.  m.  Genre 
d'insoctes  orthoptères  coureurs,  famille  des  forficulidés, 
comprenant  des  formes  épineuses,  propres  aux  régions 
chaudes  do  l'Afrique  et  des  Indes,  {h'echinosoma  horridiim, 
roiissâtre.  à  poils  jaunes,  vit  à  Java;  Vecfiinosoma  afnim, 
fauve,  à  poils  noirs,  est  propre  à  la  Guinée.) 

ÉCHINOSPERME  {ki,  spènn')  n.  m.  Genre  de  horaginées- 
cynoglossces.  (Les  échinospormes  sont  des  herbes  à  fleurs 
bleues  ou  blanches,  rappelant  celles  des  myosotis.  Les 
cinquante  espèces  connues  sont  originaires  de  l'ancien 
continent.) 

ÉCHINOSPIRE  (é,  spir')  ou  EGHINOSPIRA  (é-ki,  spt)  [du 
gr.  ékhiîws,  hérisson,  et  speira,  spire]  n.  f.  Larvo  des 
mollusques  gastéropodes, des  genres  lamellaria  et  voisins. 
(Chez  les  échinospires,  il  existe  deux  coquilles  placées 
l'une  au-dessus  de  l'autre  :  l'inférieure  est  destinée  Â  rem- 
placer l'autre.) 

ECHINOSTROBUS  {é-ki,  stro-bnss)  n.  m.  Bot.  foss.  Genre 

de  conifères,  caractérisé  par  la  formo  globuleuse  de  ses 
strobiles  munis  d'écaillés,  portant  un  prolongement  co- 
nique pointu.  (Ce  genre  est  limité  au  jurassique  supérieur 
et  aux  schistes  litJhographiques  do  Solenhofen  et  du  kim- 
méridjien  inférieur.) 

ÉCHINOTE  {ki}  OU  ECRINOTUS  (é-ki.  tnss)  n.  m.  Genre 
d'insectes  coléoptères  hétéromères,  famille  des  ténébrio- 
nidés,  tribu  des  molurinés.  comprenant  des  formes  allon- 
gées, épineuses.  (Les  échinotes  sont  do  taille  médiocre, 
noir  grisâtre.  On  en  connaît  quelques  espèces  de  l'Afrique 
australe.) 

ÉCHINOTHURIDES  [ki)  n.  m.  pi.  Sous-ordro  d'oursins 
endocycli(^ues,  comprenant  la  soûle  famille  des  ëchinothu- 

ÉGHINOTHURIDÉS  {ki)  n.  m.  pi.  FamiU©  d'oursins  échî- 
nothuridos,  fondée  pour  les  genres  calveria.  phormosome  et 
echinothuria;  les  doux  premiers  vivant  dans  les  grandes 
profondeurs  de  la  mer.  le  dernier  étant  fossile  dans  la 
craie.  (L'espèce  type  est  Vrchinotfiuria*/loris.  Les  échine- 
thuridos  sont  romar()uabIes  par  leur  test  composé  do 
pièces  ayant  un  certam  jeu.)  —  Un  kchinotbi'ridk. 

ECHINUS  {é-ki-nuss)  n.  m.  Antiq.  rom.  Nom  que  l'on 
donnait,  en  architecture,  au  membre  ellipsico-circulaire 
d'un  chapiteau  dorique  placé  immédiatement  sous  l'abaque. 
Il  Nom  donné  par  Horace  à  un  ustensile  de  table,  dont  il 
n'indique  pas  l'usage  particulier,  il  Mors  garni  de  pointes. 
Il  Bracelet  de  formo  spéciale. 

ECHINUS  {é-ki~nii$s)  n.  m.  ZooL  Nom  scientifique  du 
genre  oursin  proprement  dit,  qui  contient  les  espèces  co- 
mestibles des  mers  d'Europe. 

—  Bot.  Genre  d'euphorbiacées-jatrophéos.  (I..es  eehinus 
sont  des  arbres  ou  arbustes  à  fleurs  monoïques,  quelque- 
fois dioïquos.  On  en  connaît  soixante-quinze  espèces,  des 
régions  chaudes.  L'une  des  espèces  do  ce  genre,  lechinus 
Philippinensis,  produit  le  kamala,  médicament  vermicide 
et  substance  tinctoriale.) 

ÉGHIOGHILON  ijii-o-ki)  n.  m.  Genre  d'arbrisseaux,  de  la 
famille  des  borraginéos,  tribu  dos  écbiées,  comprenant  udo 


EehIoD  :  a,  fleur. 


ECUL\0.\   —    KCIIIQUIER 

soa/o  espèce,  qui  croît  dans  les  désens  du  nord  de  l'A- 
frique. (Ses  fleurs  sont  bleues  et  forment  on  épi  termiûl.) 

ÉCBIOGLOSSE  n.  m.  Bot.  Syn.  d«  CLEisorroMA. 

ÉCHIOIDE   ki  —  du  lat.  eehium,  vip^^re.  et  do  gr.  eiéo$, 

foruioj  adj.  Bot.  Qui  ressemble  ou 
qui  se  rapporte  ilavipi^rino. 

—  n.m..Syn.  de  MVo.soTis.de  non- 
NKR.de  LYcôpsis,  de  ANr  iiukr.  plan- 
tes qui  ressemblent  â  la  vipérine. 

ÉCHION  {ki-on\  ',u  ECHIDM 
■é-ki  om')n.m.<jenTf  ■;, 

comprenant  des   ar  i- 

verts  de  piquants  r;^  .  _  :  .rs 
bleues,  violettes,  rouget,  quti-jue- 
fois  blanches.  (On  en  décrit  plus  -lo 
vingt  espèces,  originaires  de  1  Kii- 
ropo,  de  I  Asie  ot  de  l'Afrique.  En 
Franco,  Vechium  rulgare  ou  vipé- 
rin^  se  rencontre  dans  les  endroits 
arides.) 

ÉCHION.  M  vth.gr.  Un  des  géants 
nui  tentèrent  ^'escalader  le  ciel.  Il 
tut  terra.ssé  par  Aihéné.  qui  le  pé- 
trifia À  l'aide  de  la  tête  de  Méduise. 
—  Un  des  Argonautes.  (Il  était  fils 
d'Hormèsct  d'Aniianirc.)  — Un  des 
héros  qui  prirent  part  à  la  chasso 
du  sanglier  de  Calydon.  —  Un  des 
compagnons  do  Cadmus  et  un  des 
quatre  guerriers,  nés  dos  dentsdu  dragon,  qui  Ror\écarcnt 
aux  autres  et  travaillèrent  à  la  fundation  de  1  hf-bes.  (II 
épousa  Agave,  fille  do  Cadmus,  dont  il  eut  Penlbéc,  Ovido 
a  fait  allusion  aux  aventures  d'Echion,  dans  sa  m*  A/r- 
tamorphose,  dans  la  v«  épître  des  Trisffa ,  et  dans  la 
v  Elégip.  —  Autre  prince  ihébain.  dont  les  deux  filles  se 
d«*vouèrent  comme  victimes  sur  les  autels  des  dieux  pour 
arrêter  une  grande  sérberesso  qui  affligeait  la  contrée. 
De  leurs  cendres  il  sortit  deux  jeunes  hommes  conroDoés, 
qui  célébrèrent  leur  mort  généreuse.) 
ÉCHIOPSIS  n.  m.  Bot.  Syn.  de  i,onoRTÊMO«c. 

ÉCHIOSTOME  {ki)  OU  ECHIOSTOMA  'é-ki,  nto>  n.  n. 
Genre  de  poissons  physo5tuni**s,  iamiile  des  stomiadés. 
comprenant  des  formes  allongées,  latéralement  compri- 
mées, à  tête 
courte, avec  bou- 
che très  large- 
ment fendue  et 
armée  de  dents 
nombreuses.hau- 
tes  et  aiguës. 

—  Encycl. 
Les    échioslomes 
sont   noirs,    lis- 
ses;   ils    ont   un  Eohio5tome. 
seul  barbillon  au 

menton,  et  leurs  nageoires  pectorales  sont  modiiiô<>seD 
filaments  très  fins.  Ils  habitent  les  grandes  profondeurs  de 
l'Atlantique  et  sont  munis  d'appareils  phosphorescents. 
L'espèce  type,  rencontré©  à  Madère  et  sur  les  côtes  «io 
l'Amérique'  du  Nord,  est  Vechiortoma 
barbatum,  longue  do  0",20  environ. 

ÉGHIQUETÉ  {ke-té  —  pour  Kcin- 
Qt'EHK;  de  échiquier)  adj.  RIas.  Se  dit 
d'un  écu  divisé  en  carrés  d'échiquier. et 
aussi  des  pièces  héraldiques  qui  pré- 
sentent une  pareille  disposition,  n  So 
prend  substantiv.  :  Dans  /'éthiqdkté 
ou  ÊCHIQUIKR ,  les  carrés  s'appellent 
les  points,  et  les  rangées  les  lires.  (I-e 
plus  ordinairement,  l'échiqueté  com- 
porte 6  tires  de  6  points.) 

ÉCHIQUIER   {ki~é  —   rad.   échec) 
n.   m.  Surface  piano,  divisée  on  soixante-quatre  carrés 
alternativement 
blancs  et   noirs,  sur 
laquelle  on  joue  aux 
échecs. 

—  Par  anal.  Sur- 
face couverte  de  car- 
rés égaux  et  conti- 
gus.  onrant  deux  cou- 
leurs alternées  :  Des  Echiquier. 
éloges  dites  écossai- 
ses, en  ÉCHIQUIER  rouge  et  noir,  i  Disposition  d'objets  en 
carrés  égaux  et  contigus  :  Arbres  plantés  m  kcuiqi'IKR. 

—  Par  ext.  Champ  de  bataille,  sur  lequel  on  fait  maDOca. 
vrer  les  troupes  comme  les  pièces  d'uojeu 
d'échecs,  il  Au  sens  tig.  et  en  parlant  des 
combinaisons   de   la  diplomatie  :   KcBi- 
QUiuR  européen. 

—  Fig.  Objet  disposé,  organisé  avec 
une  régularité  parfaite  :  A'échk'Cier  bu- 
reauci'ntiqiie.  yBalz.) 

—  Art  milit.  Disposition  dans  laquelle 
les  troupes,  massées  en  carrés,  sont  se 
parées  par  des  iDter\'alles  égaux  aux 
niasses  :  .Se  former  en  échiquier. 

—  Blas.  Syn.  de  kchiqiktk. 

—  Entoni.'Nom  que  l'on  donno^vulgai- 
rement  à  uu  papiltoa  diurne,  du  genre 
hespérie. 

—  Fin.  Abamie  dont  on  se  servait  autre- 
fois pour  le  calcul  des  impôts. 

—  Mar.  Auirof.  Ordre  des  navires  à 


Echiqij.  !•    .i-rk'Tl 
Cl  (le  gueules 


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I  icoe  de  m 

ti:>->  fn  eclii 

quîer. 

Navires  en  échiquier  p»r  colonnr*. 
Toiles,  navigaant  en  escadre.  I  On  dit,  à  présent,  ehibn- 

TEUBKT. 


KCIllULIEll    —   KCIIO 

■_  Maih4m.    Ktlkiiiairr  anthm^ii/ur.  Nom  ilaon<  *  an 
t^lM*  gé*tét%tr    -  ■■    -"-'  ou  rscUDgttlur»,  fomt  do 


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...  r..r..>i.t< 


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>  . ■!.!.- 

■  MiM  .Ml  ro'^pprt 

.  r«^,  fttindo  lairo 

.i  autres.  —  Co 

-om-tliuii  ilo  niouvcmpnts 

i.'v  amios  i  lon^o  portée  cl 

L        til.-ll.'S. 

'■■  JolVf/ti- 

.  ilairos.  On 

,  .    ..  ..*..K -■■•*.;■•.   pcntaifo- 

rrnis  cchi»iaiers  ont  servi  à 

:it  comptuiu^s;  entre  autres. 

iinr»  nup%iiun>  ■:.■  |>r>)[ial>illt<^. 
—  BiMJOOB*  :   E«l*  l'Ucas.  B^reation  mathémat..  t.  IT  ; 
TV^nV  .f/'i   ridiH5fv«,  t.  1";   •  Comptes  rendus  île  l'asso- 
ciai '  poar  ravaocemoai  îles  sciences  •,  1877, 


ain« 


rt».. 


liCM»r*  ■] 

—  l>r    .   . 

loatM  le»  a:rj> 

«OtMK.   A«  (ONT  •' 

-  Kmctcl.  iT 
é'KeÂi^uier  à  certaiu< 
fpite  pour  n^former  I 

JtUfTkr  (^ii  •1>'>.'iur>r  r<-'«Mj 


\  -ï-îcmhlt'o  «les  hauts  jus- 
,  il  e^l^'ca  eu  parlement. 
..■  qui  n'glaii  auirefui*» 
L£  chancelier  de  l'Ecui- 


•    rmriniie,  on  «îoiinaît  le  nom 

-  tires  ilt'If- 

:.'riours  et 

i         uiit,  A  l  ori- 

Muauiiie.  II  v  avait  deux 

H  ou  nalatiDS  nommés 

ont  le  ilroil  el  lo  devoir 

:  uef.  1^5  assises  se  tinrent 
-  tes  diverses  résidences  des 
11.  Il  j>  en  eut  deux  par  an,  À  Caen  ; 
:ea.  Ces  Kchuiuiers  furent  conser- 
4o  la  Nonnanaic  par  Philippe  Au- 
iii'.  ie  roi  <}ui  envoya  des  commissaires 
:  lU  n  «étaient  nommés  que  pour  une  ses- 
Laa  prAlatt  et  timns  normands  eurent,  d'ailleurs. 
droildesi^-t  r 'le  l'ouverture  do  la  session. 
loatas  les  autr  -.s  étaient  suspendues.  Les 
Mata  fcADAraoz  •:  ■•.  réunis  en  U98.  reconnurent 
U  aAcaasitA  de  1  Iv.J...iu.i;r  perpétuel.  Ils  demandèrent  à 
l^oau  XII  de  1  énçer  en  cour  .sédentaire  dans  la  ville  de 
RiKieo  l'd  *'  ht  <1  i;  n!  1  iv>  in>'.  i'u:i.  vu  conséquence,  un 
pari  '  tionnel  d'-  Eclii- 

tiui  j<atentes  la  cour 

.  , .      .  :.iais  U  lui  imposa 


par 
éf  <i_- 
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>'re  recoeils  de  décisions  de  ce  tri- 

■■■'■■■    W     ""•  été  publiés  par 

s  de  l'Académio 

^  depuis  Louis  l\ 

haudey  d'Anis^v 

11'  Norniandio  •). 

ndro  la  rour  de 

Kfifu^r  Chamberi 

Ia  Chambre  do 

'    1171-1327)  pour 

par    la  cour  de 

i  our  des   Plaids 

■•lier   do  lï-^îhi- 

:o  U  cour  du  Danc  du 

"ur  de  la  Chambre  de 

-    .^  , L-.io   réforme   judiciaire 

I«r  deê  juif».   Do  commenremeot  de  la  mo* 

-  «r.  1  .o..    ,1  (..,  i....,).i..  ^,,r  w*""  df  se 

Kn 

r  do 
n.^nl 
tra- 
■rrii 
■  lie 


•  rande-Breta^e  prend  le  titre  de  chanee- 


■  ■mrr"  celle  de  l'es   derniers 


Il  es: 
lo   fubtic  ao' 


Echia. 


plais  est  provenu  des  époques  do  remboursement  par  un 
avii  Sftécial.  Leur  intérêt  «r  calcule  à  tant  de  douiem  ster- 
ling par  Jour.  \\a  livre  itertniL'  est  de  540  deniers.)  Ainsi, 
quand  on  mV^i'ie  un  billet  de  IKchiquier,  on  tiont  compte 
(le  la  iKiriioii  d'intérêts  <^-hus  depuis  la  date  de  la  création 
du  billet.  Un  hilloi  de  l'Kchiquier  de  ïoo  livres  sterling', 
qui  donne  2  deniers  sierlint;  par  jour  d'intérêt,  rapporte 
7îO  deniers  ou  J  livres  par  an. 

ÉCHIRÉ.  comm.  de»  Doux-Sévres,  arrond.  et  à  8  kilom. 
de  Niori.  sur  la  Sévre  Nioriaise:  l.&S3hab.Ch.  do  f.  Ktat. 
Aux  environs,  ruines  pittoresques  et  imposantes  du  clifi- 
teau  fort  du  Coudray -Salbari,  qui  servit  de  prison,  au 
XV*  siècle.  BU  duc  Jean  V  do  Hreta^oo.  Chftteau  de  Mur- 
sav.uu  M"  do  Mainienun  fut  élovéo  par  une  de  ses  tantes. 

ÉcaiRÉTINC  {ki)  n.  f.  Corps  neatre  C*'!l"0\  l'usihlo 
&  5«*,  suliible  dans  l'éther.  le  chloroforme  et  le  pétrole. 
On  là  retire,  par  cristallisaliou  fractionnée,  dos  eaux 
niéros  de  l'échiiéino. 

ÉCHI8  (Jlri*i|n.  m.Oenro  de  reptiles  ophidiens  soléno^fly- 
phes,  famille  lies  vipéridés,  comprenant  quelques  espèces 
détaille  médiocre,  de  coloration  rousse  ot  brune,  propres 
aux  re^'ions  chau- 
des et  sèches  do 
l'ancien  monde. 

—  Kncyci..    Les 
/cfti*  sont   des   vi- 

Séres  de  désort, 
ont  l'ospéce  la 
plus  commune  est 
iVr/ui  cartnala,  ré- 
pandue dans  toute 
la  région  déserti- 
que de  l'ancien  monde,  depuis  l'P'pypte  iusqti'cn  Afpha- 
niNtan.  C'est  ïefn  ou  vipère  des  Pyramides,  le  afaS  ot  le 
kiipfMT  du  Sind.  Longue  d'environ  b*,70,  couleur  de  sable 
foncé,  cette  vipère  est  très  veniniouse.  On  a,  cependant, 
exagéré  les  cas  do  mort  qu'elle  cause;  c'est  lo  scrpont  lo 
plus  employé  par  les  charmeurs  égyptiens. 

ÉGHlTAMINE(A-i)n.f.Chim.  Alcaloïde  extrait  do  l'écorce 
do  dita  {aUtonia  scholaris). 

—  E.NCYCL.  L'échitamine,  C"  H"  Az' O* -f- 4  IPO.  ainsi 
nommée  par  Hosso,  est  laditaïno  do  Harnnch.  Kilo  ne 
présente  iiue  des  traces  de  cristallisation  :  l'acide  sulfu- 
riquo  la  colore  en  rouge  pourpre.  Hesso  a  encoro  donné 
le  nom  de  ec/it/ommont'um  à  l'alraloïdc  cristallisé  avec  qua- 
tre molécules  d'eau,  oui  possède  une  forto  réaction  alca- 
line. On  l'extrait  do  locorco  do  dita,  après  enlèvement  do 
la  ditamine.  en  neutralisant  par  1  acide  acétique,  concen- 
trant ot  additionnant  d'acide  chlorhydrique  et  do  chlorure 
de  sodium;  il  se  dépose  une  résjno  qui  est  recueillie  et 
mise  &  cristalliser  dans  l'eau  bouillante;  c'est  le  chlorhy- 
drate d'échitamine,  dont  on  précipite  la  base  par  la  po- 
tasse. Cet  alcaloïde  formo  des  sels  amorphes,  jouissant 
d'une  action    physiologique   analogue   k  celle  du  cnraro. 

L'oT»/''c/n7rt»ii/(e,  C"iI"Az'0*,  s'obtient  en  chautFant  à 
120'  1  liydrato  do  echitnmmonium  ou  on  évaporant  ù  l'air  une 
solution  aqueuse  d'échitaminc  ;  olledoonedos  sels  amorphes. 

ECHITAMHONIUM  n.  m.  Chim.  V.  KCBITAMINB. 

ÉCHITE  (Ai'O  n.  f.  Miner.  Pierre  nomméo  par  Pline,  et 
quo  l'on  croit  être  une  agate. 

—  Bot.  Syo.  de  échitbs. 

ÉCHlTÉ,  ÈE  (ki)  adj.  Bot.  Qui  ressemble  ou  qui  se  rap- 
porte au  genre  échitès. 

ÉCUITÉHS  {kl)  0.  f.  pi.  Tribu  de  plantes,  do  la  famille 
des  apocynéest  ayant  potir  type  le  geore  échité$.  —  Une 

KCUITKK. 

ÊGHITÉINE  (k-i)  Tï.  (.  Corps  neulro.  C'»H"*0\  fondant 
à  \'Jh'.  que  l'on  trouve  dans  les  eaux  mères  alcooliques  de 

léchirérino  et  de  l'échitino. 

ÉCHITÉNINE  iki)  0.  L  ChIm.  Alcaloïde  do  l'écorce  de 
dita  iaUtonia  êcholarit).  [On  la  retiro  des  eaux  mères  d'où 
l'échitamine  a  été  précipitée  à  l'aide  du  chloroforme.  Elle 
a  pour  formule  C"H*''Az0*.j 

ÉCHITËS  {ki-tè$»)  n.  m.  Paléont.  Nom  donné  à  un 
oursin  fossile  du  genro  clypéastro. 

—  Bol.  Genre  d'arbrisseaux,  do  la  famille  des  apocy- 
nées,  et  type  do  la  tribu 
descchitéeâ.  uOoditaussl 
BCllITK  n.  f. 

—  EscYCL.  Bot.  Lo 
gooro  écfiitè$  renferme 
des  arbrisseaux  ou  des 
arbustes,  lo  plus  souvent 
volubiles,  à  fcuillt's  op- 
posées, à  fleurs  grandes 
et  brillantes,  présentant 
de  nombreuses  nuances 
de  blanc,  de  jauno  ot  do 
rouge;  les  fruits  sont 
dos  follicules  grêles. 
Tous  les  échitès  laissent 
ér happer,  dos  lésions 
faites  4  leurs  tiges  ou  A 
leurs  feuilles,  un  suc  lai- 
teux, blanch&ire,  &cro, 
doué  de  propriétés  sou- 
vent vénénousosi  Les 
espèces  les  plus  remar-  Echitès. 

Îuables  sont  X'Hhitrê  bi- 
'ort  des  pianos  dos  Antilles.  VéchUèa  à  eoiymbet  de  Saint- 
tomingue,  ïéchitèt  à  feuiUet  verticiUée$  qui  est  originaire 
de  l'Inde. 

ÉCHTmiC  n.  f.  Chim.  V.  kcuickrixb. 
ÉCHIURC  'ki\  ou  CCniURUS  (•'-Ai.  ruM»)  n.  m.  Oenre  de 
vers  (féphyriens.  type  de  la  famille  des  éehiuridt^x,  com- 
prenant des  petits  animaux  marins  à  corps  non  segmenté 
HTtrr!'*Mr'*m''nt  et  muni    <\*>  l<mi:'i''s   toies   a   l'extrémité 

'  .  1  Europe. Onen 

i/rnj  Pallasi.  df 

ri  du  nord,  etc. 

CCHlURiDËS  "tu  n.  m.  pi.  KamiUo  do  vers  gêphyriens 

armés,  romprenant  le»  genres  éehiure^  thalaê»ème/bonel- 

If.  elr.   —   f'n  Kr|lli:TlUD(^. 

ÉCHIUR01DE8  ' ki)  n.  m.  ni.  Ordre  de  vers  gêphyriens. 
appeb-s  aussi  ch/ltfêrtê  et  çephyrien»  armé».  —  un  AcHiV- 

ROlOI. 


28 

CCRKENDJI  (du  turc  echkenlu ,  bon  che\a1)  n.  m.  Hist. 
ottum.  Klite  des  troupes  de  cavalerie  que  l'uu  nommait 
ii/mhtM.  i^Ce  mot  désigne,  par  extension,  tout  bon  soldat.) 

ECHMAGORAS.  Ills  d'Hêraklès  ot  de  Philono,  qui  avait 
contracté  un  manago  clandestin  avec  le  héros.  l..e  père  do 
celle-ci,  Alcimedon,  irrité,  la  lit  exposer  aux  bêtes  sauva- 
ges avec  son  Mis  ;  mais  llêrakiès  los  délivra  l'un  et  l'autre. 

CCHMATACANTHÉ.  tE  {«^k'ma  —  du  gr.  ekhma.  atoa, 
appui.  (■(  de  itranlfii-i  adj.  So  dit  des  plantes  do  la  famille 
des  acantbucêes  qui  ont  un  rétinaclo  sous  chaque  graine. 

—  n.  f.  pi.  Tribu  de  la  famille  des  acanthacéos,  compre- 
nant les  genres  qui  présentent  lo  caractère  indique  ci- 
dessus.  —  i'ne  KCUMATACA^THKB. 

ÉCBOlAro  —  lat.  ecAo  ;gr.  ékhâ,  mAme  sens)  n.m.  Acoust. 
Képéution  d'un  son  due  à  la  réflexion  des  ondes  sonores 
t|Ui.  heurtant  un  ou  plusieurs  corps,  changent  de  direc- 
tion et  produisent  sur  l'ouie,  après  l'impression  directe, 
iinu  ou  plusieurs  impressions  nouvelles  :  Eciio  êimple, 
d"ulfle,  triptr,  multiple.  Echo  monosyllabique  t  polysylla- 
hiifue.  Il  Obstacle  qui  produit  l'écho,  cause  de  récno.(En  ce 
sens.  le  phénomène  est  souvent  porsonniflé)  :  Vécuo  te 
pinit  a  redire  lei  chansons  des  bergère.  {D'Ahlaac.) 

—  Par  anal.  Lieu  où  so  redisent,  où  se  répètent  cer- 
taines choses  :  Paris  est  l'ècuo  de  toutes  les  voit. 

—  Kig.  Reproduction,  imitation  :  Malheur  à  toute  loi 
écrite  qui  n'est  pas  un  ^dèle  Éciio  de  la  loi  morale!  (J.  Si- 
mon.) Il  Paroles  répéieos  par  quelqu'un  :  //  nf  faut  pas  se 
fier  at(x  cnnc«n«,  aux  Écuos.  n  Personne  qui  so  fait  l'ex- 
pression exacte,  l'imitalour  fidèle  ou  servile  d'une  pensée, 
duo  fait,  d'un  Individu  :  Le  législateur  doit  être  l'ècuo  de 
la   raison,  et  le  magistrat  /'kcuo  de  la  loi.  (Pythaporo.) 

!i  Objet  vido  do  sons,  et  qui  n'a  que  des  apparences  :  Le 
fréquent  usaqe  des  expressions  sonores  change  une  tète  pen- 
sante en  un  KCHO  verbeux.  iPythaifore.)  il  Adhésion,  sym- 
pathie :  Motion  qui  ne  trouve  pas  «kcho. 

—  Loc.  div.  Se  faire  l'écho  de,  Accueillir,  répéter,  pro- 
pager :  Il  ne  faut  jamais  SB  fairb  i/êcho  de  la  médisance. 

11  En  écho,  En  faisant  écho. 

—  Chorégr.  Pas  qu'un  danseur  ou  une  danseuse  vient  exé- 
cuter, seul,  au  cours  d'un  divertissement  ou  d'un  ballet. 
(L'écho  est  aussi  parfois  désigné  sous  le  nom  de  rari'afio».) 

—  Littér.  Titre  sous  lequel  on  désigne,  dans  les  jour- 
naux, los  nouvelles  qui  circulent  dans  la  ville,  dans  les  sa- 
lons et  les  lieux  publics,  u  Petit  vers,  consistant  dans  la 
répétition  de  la  dernière  syllabe  du  vers  précédent  ;  poésio 
contenant  do  ces  vers;  co  genre  de  poésie,  de  vers, 
cetto  manière  de  parler  :  Ecrire  un  écho.  En  voici  des 
exemples  : 

SoDgez  que  tout  amant 
Ment 
Pans  ses  ncurctles.  Pamkd. 

Qi]f>  me  fera  l'époux  dans  sa  cour  souveraine  ? 

—  Reine. 

Et  que  doDDC  le  mondi.-  aux  siens  te  pbis  sourenf  ? 

—  Vent.  PlEKKE  DE  SaIM-LoI'IS. 

(LVc/io  a  quelquefois  été  employé  dans  la  prose;  c'est 
co  qu'a  fait  Érasme  dans  le  dialogue  grec  ot  latin  Intitulé  : 
Jnvenis  et  tîcho,  et  Rabelais  dans  le  chapitre  intitulé  : 
Comment  Panurge  se  conseille  à  Pantagruel,  pour  sçavoir 
s'il  se  doibt  marier.) 

—  Mus.  Répétition  adoucio  d'une  ou  plusieurs  notes, 
imitant  un  écho.  Il  Jeu  spécial,  dans  l'orgue,  qui  produit 
l'effet  de  l'écho,  il  Aote  en  écho.  Noie  très  faible  quo  l'on 
produit  on  appuyant  légèrement  les  doigts  sur  une  des 
cordes  do  la  guitare. 

—  Peint.  Echos  de  lumière.  Rappels  do  lumière  sur  des 
plans  (iltTérents. 

—  Encycl-  Phys.  Lorsqu'un©  onde  sonore  rencontre  un 
obstacle  rigide,  elle  se  réfléchit,  comme  les  ondes  lumi- 
neuses se  réfléchissent  sur  un  miroir.  Si  nous  imaginons  des 
ondes    successives 

parlant  d'un   point  0^- 

vlbrant  O  et   arri-  i  \ 

vaut  en  MN  sur  un 
obstacle,  on  mon- 
tre théoriquement 
et  expérimentale- 
ment que  cesondos 
donnent  naissance 
en  arrivant  sur  MN 
à  une  seconde  sé- 
rie d'ondes  ayant 
pour  contre  un 
point  O'  symétri- 
(|ue  do  O  par  rap- 
port à  MN.  Si  l'on 
considère  une  di- 
rection OA  do  propagation  du  son,  la  direction  correspon- 
dante pour  los  ondes  réfléchies  sera  la  ligne  O'A  ;  ceci  per- 
met do  dire  quo  l'angle  d'incidence  est  égal  Â  l'angle  do 
réflexion.  Un  observateur  place  en  R  entendra  donc  deux 
sons  :  l'un  provenant  des  ondos  sonores  émanées  do  O, 
l'autre  des  ondos  émanées  de  O';  ce  second  son,  perçu  un 
peu  do  temps  après  lo  premier,  constitue  l'^cAo. 

Pour  que  le  son  réfléchi  soit  distingué  du  son  direct,  il  faut 
que  ces  doux  sons  soient  séparés  par  un  intervalle  d'au 
moins  un  dizièmo  de  seconde  ;  le  son  parcourant  34  métros 
dans  co  dizièmo  de  seconde,  on  en  conclut  que  le  son  ré- 
fléchi ne  pourra  être  perçu  si  la  distance  de  l'observateur 
à  l'obstacle  est  inférieure  à  17  mètres;  si  la  distancée  la- 
quelle on  se  trouve  d'un  réflecteur  est  de  34  mètres,  l'écho 
répétera  la  dernière  svllabe  prononcée;  si  la  distance  est 
do  2  <  34  =  6!*  mètres, '3  x  31  =  102  mètres,  l'écho  répétera 
deux,  trois  svllabes,  etc.  ;  suivant  le  cas,  on  dit  quelquefois 
(luo  l'écho  est  monosyllabique,  dissyllabique,  etc.  Quand  la 
distance  au  réflecteur  est  inférieure  à  17  mètres,  les  sons 
réfléchis  viennent  renforcer  les  sons  directs  :  on  dit  qu'il  y 
a  réxonancr.  On  affaiblit  les  résonances,  dans  les  grandes 
salles,  ù  l'aide  de  draperies  tendues  le  long  des  murs. 

Dans  certains  cas,  il  peut  y  avoir  différents  obstacles 
placés  à  des  distances  plus  ou  moins  grandes  do  l'obser- 
vateur, et,  par  suite,  on  peut  avoir  un  double  écho  ou  un 
triple  écho.  A  W'oodstok-Park  (près  d'Oxford),  se  produit 
un  écho   répétant  vingt  fois  une  syllabe. 

On  peut  observer  dos  échos  multiples,  dont  la  succession 
de  résonance  occasionne  un  renforcemont  tout  &  fait 
exceptionnel  du  son:  c'est  ainsi  que.  dans  un  des  caveaux 
du  Panthéon,  un  coup  soc  frappé  sur  lo  pan  d'un  vête- 
ment produit  un  bruit  analogue  à  la  détonation  d'un  ca- 
non. Lo  phénomène  semblable  s'obser^'e  dans  VOreille  de 
Denys,  caverne  qui  se  trouve  dans  les  carrières  do  Syra- 
ctue,  el  dans  la  fameuse  grotte  de  Mammouth,  dans  lo 


29 

Kentucky,  au  S.  de  I.ouisvillc.  La  grotte  de  Fingal  pré- 
sente uû  phénomène  d'un  autre  genre  :  lo  fond  de  cotte  ca- 
verne, dont  la  voûte  est  soutenue  par  déuornoes  piliers  de 
basalte,  <?st  fermé  et  absolument  obscur;  si  l'on  pt^nètre 
jusqu'à  rcxtrômité  de  la  grotte,  on  aperçoit,  presque  à  tleur 
d'eau,  une  espèce  d'aniro,  d'où  s'échappent,  chaouo  fois 

3u'uno  vague  vient  s'y  engouffrer  en  franchissaot  le  bord, 
es  sons  doux,  harmonieux  et  mélancoliques.  Aussi,  dans 
tout  le  pays  do  Galles,  la  grotte  mystérieuse est-ello  conoue 
généralement  sous  le  nom  do  Llaimh-binn  (Cavo  à  musique;. 
Echo  de  Paris  (l'),  journal  quotidien,  politique  et  lit- 
téraire, fondé  en  1881  par  Aurélien  SchoU,  qui  s'en  sépara 
en  1886.  Hcdigée  par  dos  écrivains  do  talent,  par  des 
chroniqueurs  et  des  nouvellistes  spirituels,  cette  feuille 
gagna  la  faveur  du  public.  Lors  do  l'affaire  Dreyfus,  elle 
prit  avec  une  grande  vivacité  la  défense  de  l'arméo,  et 
compta  parmi  ses  principaux  rédacteurs  Jules  Lomaîtro 
et  Quesnay  do  Beaurepaire  (1898-1899). 

Écho,  nympho  des  forêts,  personnification  de  l'écho. 
On  contait  sur  elle  bien  dos  légendes  contradictoires. 
Elevée  par  les  nymphes,  instruite  par  les  muses,  elle  re- 
cherchait la  solitude,  fuyait  les  dieux  et  les  hommes.  Re- 
poussé par  elle  et  jaloux  do  ses  talents.  Pan  excita  contre 
elle  les  bergers  du  pays,  qui  la  mirent  en  pièces  et  disper- 
sèrent ses  membres  par  toute  la  terre  ;  et  partout  on  l'en- 
tendit gémir.  D'après  une  autre  tradition,  Kcho  aima  Nar- 
cisse d'un  amour  malheureux:  cllo  mourut  de  douleur,  et 
continua  de  se  plaindre  dans  les  forôts  et  les  montagnes. 
Enfin,  d'après  un 
récit  galant  enre- 
gistré par  Ovide, 
Echo  aurait  favo- 
risé les  amours  do 
Zeus.  Elle  amusait 
Hérado  son  bavar- 
dage, tandis  que  le 
maître  des  dieux 
courtisait  les  nym- 
phes. Mais  riêra 
s'aperçut  du  stra- 
tagème :  elle  chan- 
gea la  jeune  tillo 
en  écho ,  la  condam- 
nant à  ne  plus  pou- 
voir répéter  que  la 
dernière  syllabe 
des  mots. 

Nombreuses  sont 
les  œuvres  peintes 
ou  sculptées  qui 
ont  pour  sujet  la 
légende  de  la  nym- 


ECHO 


ÉCIDIOLE 


Echo  et  Narcisse.  (Peinture  de  Pompéi.) 


çhe  Echo.  On  connaît  la  statue  d'^c/m  par  Desjardins,  à  Ver- 
sailles ;  la  composition  de  Poussin,  au  Louvre  ;  IlcIu^  et  Xar- 
cisse,  le  tableau  de  James  Bertrand  au  Salon  de  ISIT  ;  etc. 
£cho  et  Narcisse,  opéra  en  trois  actes,  paroles  du  ba- 
ron do  Eschudy,  musique  de  Gluck,  représenté  à  l'Opéra 
le  24  septembre  1779.  —  Co  fut  lo  dernier  ouvrage  écrit  par 
Gluck  pour  l'Opéra  ;  mais  il  était  bien  inférieur  aux  œuvres 
qui  l'avaient  précédé.  Le  livret  était,  du  reste,  détestable. 
Malgré  le  grand  nom  du  maître,  Echo  et  J\'arcisse  ne  put 
dépasser  sa  douzième  représentation,  et  une  reprise  qui 
on  fut  faite,  en  1780,  fut  moins  heureuse  encore. 

Écho  n.  f.  Planète  télescopique,  n«  60,  découverte  en 
1860,  par  Ferguson. 

ÉGHOÏQUE  (ko'ïk'  —  rad.  éeho^  adj.  Littér.  Se  disait 
des  vers  latins  dont  les  deux  derniers  mots  rimaient  en- 
semble, comme  dans  le  suivant  de  iServius  : 

Exerrel  mentes  fraterncs  gralia  rora. 
It  Se  dît  des  vers  français  disposés  en  écho.  V,  écho. 

ÉCHOIR  (du  préf.  é,  et  de  choir  :  J'échois,  tu  échois,  il 
échoit  [on  prononçait  et  on  écrivait  quelquefois  :  j7  échet]  ; 
nous  échoi/ons  ou  nous  échéons,  xwus  èchoyez  ou  vous  échèez, 
ils  échoient  ou  ils  échéent.  J'échoyais  ou  féchéais,  nous 
échoyions  ou  nous  êchéions.  Téchus,  nous  échùmes.  J'écher- 
rai ,  nous  écherrons.  J'ëcherrais ,  nous  écherrions.  Qu'il 
échoie  ou  qu'il  échée.  Qu  ils  échoient  ou  Qu'ils  échéent.  Que 
féchusse,  que  nous  échussions.  Echéant.  Echu,  échue.  Les 
deux  prom.  personnes  de  chaque  temps  sont  rarement  usi- 
tées) V.  n.  Etre  dévolu  par  le  sort  ;  être  donné  en  partage  : 
Les  premiers  alleux  furent  les  terres  qui  échuricnt  «kj 
vainqueurs  par  tirage  au  sort  ou  partage.  (Guizot.)  [i  La 
forme  échkoir  est  vieillie. 

—  Arrivera  échéance  :  Terme  qui  échoità  la  Saint-Jean. 
Il  Tomber,  so  rencontrer,  arriver  :  Invitation  qui  échoit 
mal.  It  Impersonnell.  :  Personne  à  laquelle  il  est  ëcho  un 
héritage  inattendu.  —  T.  do  pratique  :  S'il  y  échoit  (ou 
ÉCHET),  Si  lo  cas  so  présente. 

—  Gramm.  Les  temps  composés  do  ce  verbe  prennent 
ordinairement  l'auxiliaire  êtrk  :  Cela  lui  est  échu  en  par- 
tage. Cependant,  si  l'on  voulait  parler  du  moment  précis 
où  i'échcancoaeu  lieu,  il  semble  qu'on  pourrait  employer 
AVOIR  :  On  vous  a  payé  le  jour  même  où  le  billet  \  ÉCHU. 

ÉCHOISELER  (double  la  lettre  /  devant  une  syllabe 
muette  :  J'échoîselle.  Qu'ils  échoisellent)  v.  a.  Labourer  pen- 
dant l'hiver,  en  parlant  des  vignes  :  Ecuoiselbr  ses  vignes. 

ÉCHOITE  ou  CSCHOITE  0.  f.  Ane.  dr.  coût.  Succession 
collatérale.  (Boaumanoir  dit  qii'il  y  a  eschoite  quand  celui 
qui  mourt  n'a  point  d'enfants,  de  sorte  que  les  héritages 
eschoient  k  son  plus  proclie  parent.)  ii  D'un©  façon  géné- 
rale. Tous  les  biens  meubles  ou  immeubles  qui  tombaient 
entre  les  mains  du  seigneur,  ii  Spécialem.  Bénéfice  prove- 
nant, pour  un  soigneur,  des  successions  de  ses  tenan- 
ciers. (En  co  sens,  on  disait  aussi  kchutk.) 

ÉCROKINÉSIB  {ko.  sf  —  du  gr.  ékho,  écho,  et  do  kinésis, 

mouvement)  n.  f.  Méd.  Syn.  de  échomatisme. 

ÉCROLALIE  [ko,  It  —  du  gr.  ékho.  écho,  et  latein,  parler^ 
n.  f.  Symptôme  morbide,  qui  consiste  dans  la  répétition 
immédiate,  involontairo.  faite  par  le  malade  dos  derniers 
mots,  des  dernières  syllabes  prononcés  devant  lui.  (L'éclio- 
lalie.  qu'on  rencontre  chez  les  névrosés,  et  particulière- 
ment chez  les  hystériques,  est  souvent  concomitante  avec 
l'cchokint^sio  ou  échomatisme.  On  peut  la  provoquer  dans 
certains  états  somnambuliquos.) 

ÉCHOMATISME  {ko,  tissm'  —  du  gr.  êk/io,  écbo.  et  ma- 
thos,  mouvement)  n.  m,  Physiol.  Sorte  d'imitation  invo- 
lontaire et  incoDScieatOf  oxécutée  par  lo  sujet  des  mouve- 


Echoppe. 


Echoppes  de  graveur  :  1.  Quadrangu- 
laire  ;  2.  En  biseau  ;  ;i-  Ronde. 


mcnts  faits  sous  ses  yeux.  (Ce  phénomène  se  produit  lors- 
que l'on  appuie  la  maiu  sur  lo  vortex  du  sujet  hypnotisé.) 

échoheq.  m.  Mar.  V.  échaume. 

ÉCHOMETRE  {ko  —  du  gr.  êkhon,  son,  et  métron,  me- 
sure) n.  m.  Instrument  propre  à  mesurer  la  durée,  Icb 
intervalles  et  les  rapports  des  sons. 

ÉGHOMÉTRIE  iko,  trî^  n.  f.  Archit.  Art  de  construire 
les  bîitimcnls  suivant  les  lois  do  l'acoustique,  on  calculant 
ot  combinant  la  réflexion  des  sons. 

ÉCHOMÉTRIQUE  iko.  trik']  adj.  Qui  a  rapport  à  l'écho- 
méirie  :  Science,  Calculs  ÉcHOMKTRiyCEs. 

ÉCHONELER  (double  la  consonne  l  devant  une  syllabe 
muette  :  J'échonelle.  Tu  échouelteras)  v.  a.  Rassembler 
l'avoine  avec  dos  râteaux,  après  qu'elle  a  été  coupée. 

ÉCHOPPAGE  {cfio-paj')  a.  m.  Action  d'échopper. 

ÉCHOPPE  (de  l'altem.  achoppe,  mémo  sens)  n.  f.  Hlst. 
Baraque,  petite  boutique  de  planches  :  ^'échoppe  d'un 
savetier. 

—  Féod.  Droit  d'échoppe,  Droit  perçu  parle  seigneur  sur 
les  marchands  qui,  aux  jours  do  foire  et  de  marché,  instal- 
laient des  échoppes  le  long  des  rues. 

—  Encycl.  Hist.  L'échoppe  était  au  \neux  Paris  co  que  lo 
lierre  est  aux  vieux  arbres.  Elle  s'accrochait  à  lui,  se  collait 
à  ses  murs  :  le  Louvre,  lo 
Palais -Royal,  les  quais, 
les  rues  so  trouvaient  ra- 
petisses, encombrés,  obs- 
trués par  les  échoppes. 
Au  Carrousel  s'étaient 
installés  les  petits  librai- 
res; sur  le  Pont-Neuf,  les 
marchands  d'habits;  à  la 
porto  des  hôtels,  dans  les 
coins,  les  écrivains  publics 
et  les  savetiers  ;  sur  le  par- 
vis Notre-Dame,  au  flanc 
des  églises,  au-dessous  des 
saints  et  des  gargouilles, 
pourrissaient  les  échoppes 
des  marchands  de  médail- 
les et  de  cierges.  Le  Tem- 
ple, naturellement,  était 
aussi  bordé  de  ces  petites  baraques.  Aujourd'hui,  l'échoppe 
a  presque  complètement  disparu. 

ÉCHOPPE  (de  l'anc.  franc-  eachalpre,  couteau  à  racler; 
du  lat.  scalprum,  ratissoire)  n.  f.  Grav.  Pointe  d'acier  dont 
on  se  sert  pour  graver  à 
Teau-forte.  ii  Espèce  de 
burin  à  face  plate  ou  ar- 
rondie, et  de  largeur  va- 
riable, dont  se  servent 
les  graveurs,  il  Ciseau 
avec  fequel  les  serruriers 
exécutent  des  gravures 
grossières,  it  Ancien  outil  d'essayeur,  qui  servait  à  déta- 
cher les  parcelles  d'argent  qu'on  voulait  essayer.  (On  di- 
sait autref.  échople.) 

ÉCHOPPER  (cho-pé)  V.  a.  Travailler  avec  l'échoppe.  Il  En- 
lever avec  un  ciseau  les  jets  d'un  métal  fondu,  ii  Enlever,  à 
l'aide  de  l'échoppe,  les  parties  plus  ou  moins  larges  consti- 
tuant les  blancs,  dans  la  gravure  sur  bois  ou  sur  métaux. 

S'échopper,  v.  pr.  Etre  échoppé. 

ÉCHOPPIER  {cho'pi-é),  ÈRE  n.  Personne  établie  dans  une 
échoppe. 

ÉCHORTER  V.  n.  Dans  les  provinces  de  l'Ouest,  Avorter, 
en  parlant  des  femelles  des  animaux  domestiques. 

—  Fig.  No  pas  réussir,  ne  pas  avoir  lieu. 

—  Prov.  :  Quand  il  tonne  dans  l'Avent,  l'hiver  échorte, 
S'il  tonne  pendant  l'aveot,  l'hiver  ne  sera  pas  rigoureux. 

ÉCHORTIN  (rad.  échorter)  n.  m.  Avorton.  (Mot  usité 
dans  l'Ouest.) 

ÉGHOTIER  {ko-ti'é)  n.  m.  Arg.  littér.  Rédacteur  chargé 
des  échos  daus  un  journal. 

ÉCHOUAGE  {chou-af  —  rad.  échouer)  n.  m.  Accident 
sur\*enu  à  un  navire  qui  rencontre  un  fond  sur  lequel  il  so 
heurte  et  cesse  de  flotter,  li  Endroit  où  un  bateau,  une  em- 
barcation peuvent  s'échouer  sans  danger:  Lieud'ÈcaovAOE. 
II  Cale  d'échouage.  Endroit  où  un  navire  peut  se  mettre  à 
soc  pour  se  caréner,  il  Pop/rf'^c/joMdve,  Nom  donné,  dans  les 
ports  à  marée,  aux  avant-ports  dans  lesquels  il  ne  reste 
pas  aux  navires  assez  d'eau  i  marée  basse  pour  flotter. 

ÉCHOUEMENT  (cAoil-mrtH;  n.  m.  Action  d'échouer. 

—  Fig. Insuccès,  échec. 

—  Encyci,.  Dr.  marit.  h'échouement  est  volontaire  si,  en 
cas  de  voie  d'eau,  lo  capitaine  met  son  navire  à  la  côte  ; 
fortuit  s'il  y  a  accident  imprévu.  L'échouemeut  simple 
n'ompécho  pas  do  continuer  le  voyaço;  l'échouement  arec 
bris  peut  être  partiel;  dans  ce  cas,  il  y  a  réparation  et  le 
naviroconttnue  sa  route  ;  quand  il  est  a6io/u,  l'échouement 
entraîne  lo  délaissement. 

ÉCHOUER  (orig.  ÎDCOunuo)  v.  n.  Mar.  Rester  sur  lo  fond 
et  no  pouvoir 
plus  naviguer; 
so  trouver  sur 
un  bâtiment 
auquel  cet  ac- 
cident arrive  : 
A'  avire  qui 
ÉCHOUE  sur  un 
banc  de  sahte. 

iVouS  ÉCHOUÂ- 
MES en  sortant 
dunort.w  Venir 
À  réchouago. 
en  parlant  d'un 
bâtiment  :  Lrs 
bateaux  plats 
KCBOiTEST  presque  xans  effort,  i;  Etre  poussé  à  la  côte,  sur 
les  bas-fonds,  en  parlant  duo  objet  quelconque  :  Beau- 
coup d'objeis,  portés  par  les  /lois,  viennent  kchouer  (i  la  cdte. 

—  Fig.  No  pas  réussir,  avorter,  manquer;  ne  pas  arri- 
ver au  but  qu'on  so  proposait  :  Jusqu'ici,  tous  Us  moyens 
ONT  ÉCHOUÉ  contre  le  paupérisme.  (Cormen.)  Il  Faire  une  tin 
malheureuse  :  Nombreux  sont  Us  écueils  sur  IcsqueU  peut 
ÉCHOUER  une  vertu. 

—  V.  a.  Conduire  à  l'échouage;  pousser  volontairement 
à  la  côte,  sur  les  bas-fonds  :  EcHOtmBton  bâtiment,  i  Faire 


Nr.viro  ichou^. 


échouer,  emporter  violemment  sur  les  bas-fonds,  en  par- 
lant dcb  causes  physiques  :  Les  tempêtes  englouiisseni  tes 
vaisteaux,  les  courant*  les  écbockïct.  (Laman.) 

—  Se  faire  échouer.  Faire  échouer  md  bâtiment. 

—  En  T.  de  pein:..  Représenter  un  navire,  on  bateau 
échoué  :  A'u/  ne  iait  mieux  que  lui  {Isa^ey)  écboi;bA  wtc 
barque  sur  te»  lases.  (Th.  Gaut.) 

Èchouéf  ée  part,  pa^-s.  du  v.  Echouer. 

—  Fig.  Perdu  sau»  ressource,  qui  a  manqaé  complète- 
ment son  but  :  Spéculateur  ÉCHOt'É. 

—  Substantiv.  Navire  ou  navigateur  écbooè  : 

L'arit  de  celul-«l  fat  d* abord  trouv*^  bon 

Pu-  let  troii  ichùuéa  aux  bords  de  l'Am^qœ. 

S'échouer,  v.  pr.  Se  jeter  à  la  côte  on  sur  des  ba&-foDds. 
être  jeté  au  rivage,  n  Se  jeter  volontairement  et  &aii» 
danger  sur  lo  rivage. 

—  Anton.  Déchouer  ou  déaécbouer,  renOoaer. 
ÉCHOUERIE  irMoù-rt}  n.  f.   Endroit  propre  à  lécboae- 

mcnt  des  navires  :  Les  kcbocebie.h  du  Spitzberg. 

ÉCHOUX  (chou)  n.  m.  Endroit  d'une  côte  où  les  baieaax 
peuvent  s'échouer. 

ÉCHRÉFI  n.  m.  Hlst.  ottom.  Ordre  de  derviches,  fondé 
par  Seïd-Abd-AIlab-Echref-Rouml,  oui  mourut  à  la  fin  du 
XV»  sièclo  do  notre  ère.  i;  Nom  de  la  pièce  d'or  altoum 
sous  le  règne  du  dernier  sultan  d'Egypte  de  la  dynastie  des 
Mamlouks  tcherkcsses,  Melik-Echrël-Touman-bay.  ^Cctto 
dénomination  se  propagea  dans  l'empire  ottoman,  après 
la  conquête  de  l'Egypte.) 

ECHT  ou  Egt,  bourg  des  Pays-Bas  (Limbourg  ,  «or 
la  Geleen.  affluent  do  la  Meuse;  s'ooo  hab.  Tuileries.  Ja- 
dis l'une  des  villes  les  plus  fortes  de  la  Hollande.  Aux 
environs,  ruines  de  l'ancion  château  fort  de  JBuis-te-£eht. 

EcHTELD,  comm.  des  Pays-Bas  (prov.  de  Gucldro 
;cant.  de  TiclJ  ;  2.400  hab. 

£CHTER  -Michael).  peintre  d'histoire  allemand,  né  et 
mort  à  Munich  (l81S-lâT9).  Il  fit  ses  études  à  l'acadé- 
mie de  Munich,  où  il  fut  élève  de  Hess,  de  ZImmermann, 
de  Schnorr  et  d'Olivier.  Il  collabora  aux  peintures  quo 
J.  Schnorr  exécuta  pour  la  salle  des  fêtes  de  la  résidence 
royale.  Après  avoir  décoré  l'église  de  la  garnison  de 
Cronstadt.  il  devint  élève  de  Kaulbach,  puis,  de  retour 
dans  sa  ville  natale,  il  peignit  la  Bataille  de  Leehfeld 
pour  le  Maximiliaueum  (1860).  et  les  grands  panneaux 
ornant  les  salons  du  musée  national  de  Bavière  :  Mariage 
de  Frédéric  Barberousse  et  de  Béatrice  de  Bourgogne  ;  Ott- 
sègues  de  "Walter  von  der  Vogelweide,  et  la  Lutte  des  poetts 
au  château  de  la  \^'arlbourg.  On  lui  doit  aussi  les  peintures 
murales  de  la  gare  centrale  à  Munich  (ige^i.  représentant 
les  télégraphes  et  les  chemins  de  fer.  Pour  le  roi  Louis 
Echter  a  représenté  de  nombreuses  scènes  des  œu%'rcs  de 
^Vagner.  Membre  de  l'.-lcadémle  depuis  I8ô2.  et  profes- 
seur à  l'Ecole  des  arts  industriels  de  Munich  depuis  I8ô8, 
il  a  décoré  de  nombreuses  constructions  privées  À  Munich, 
Augsbourg.  Francfort  et  Vienne. 

ECHTERMETER  (Karl),  sculpteur  allemand,  né  à  Cas- 
sel  en  1845.  Dès  l'âge  de  quatorze  ans.  il  entreprit  de  co- 
pier les  Apôtres,  d'après  Peter  Viscber.  A  l'acaaemte  de  sa 
ville  natale,  il  so  fit  remarquer  et  obtint  une  subvention 
pour  poursuivre  ses  études.  U  fréquenta  pendant  quatre 
ans  l'atelier  de  Haehnel,  à  Dresde,  et  prit  part  anx  tra- 
vaux du  maître.  En  mémo  temps,  il  exécutait  des  œuvres 
originales  :  un  /'aune  avec  le  tambourin  et  Bacchante 
dansant,  qui  furent  achetés  par  la  Galerie  Nationale  de 
Berlin  (1874).  C'est  à  Dresde  qu'il  termina  la  plupart  de 
ses  œuvres  :  statue  du  grand  électeur  Frédéric;  l'Art  et 
la  Scienre,  groupes  colossaux  pour  le  Polytechnicum  de 
Brunswick;  le  modèle  de  la  colonne,  haute'de  100  mètres, 
avec  les  statues  de  la  Pitié,  de  la  Justice,  de  la  Scenee  et 
de  ï'.4r/,  qui  fut  inaugurée  lors  du  jubilé  du  duc  de  Bruns- 
wick, en  18S1.  Enfin,  on  lui  doit  huit  figures  de  marbre 
représentant  les  Beaux -.\rts  de  différents  pays,  pour  la 
galerie  de  peinture  de  Casse!,  et  une  statue  de  saint  Paul 
pour  l'église  de  Kendnitz,  près  de  Leiprig  1*83*.  En 
avril  1883,  il  a  été  nommé  professeur  de  modelage  et  de 
bosse  à  l'Ecole  technique  supérieure  de  Brunswick. 

ECHTERNACH  OU  ECHTERN,  ville  du  grand-dnché  do 
Luxembourir,  arrond.de  Grevenmacher.  sur  la  Sure. affluent 
de  la  Moselle;  4.200  hab.  Ch.-l.  de  canton.  Elle  est  sortie 
de  l'abbaye  qu'y  fonda,  en  693,  saint  AVillibrord,  ajMJtro 
des  Frisons  et  ami  de  Pépin  d'Héristal,  un  des  prinnpstix 
centres  par  lesquels  les  maires  du  palais  caro'  ^  - 
pénétrer  le  christianisme  en  Germanie.  La  ]t 
sauteurs,  instituée  au  viii"  siècle  pour  conjur. 
mie  de  danse  de  Saint-Guy.  a  lieu  chaque  annôc,  !i'  niani; 
de  la  Pentecôte.  Les  pèle'rins  —  jusqu  à  1 5.000  —  proccs- 
sionnent  du  vieux  pont  do  la  Sure  à  l'église  où  reposent 
les  cendres  de  saint  Willibrord  en  faisant  toujours  trois 
pas  en  avant  et  un  eu  arrière.  Echiernach  reçut  une  charte 
municipale  en  1S36;  jusqu'en  16S8,  elle  fut  forteresse.  I-cs 
abbés  tf  Echternach  étaient  princes  du  Saint-Empire.  L'ab- 
baye fut  sécularisée  par  les  Français,  en  1793. 

ÉCHU,  UE  part.  pass.  du  v.  Echoir. 

ECHUCA,  ville  d'Australie  (Victoria'',  au  confluent  du 
Murray  et  du  Campaspe:  S.OOO  hab.  Cité  de  fondation 
récente,  créée  pour  Vexploitaiion  des  riches  gisements  de 
fer  du  LoddoQ.  Fonderies  et 
hauts  fourneaux:  scieries  mé- 
caniques, draperies. 

ÉCHUTE  n.   f.  Dr.  féod. 

V.    ÉCUOITB. 

ÉCIDIC  (rfi)  n.  f.  Une  des  for- 
mes fructifères  des  champi- 
gnons, de  la  famille  des  uré- 
dinées,  qui  produisent  sur  les 
végétaux  les  mabidies  appelées 
rouilles.  Svn.  .ecidie. 

—  Encycl.   Ces    fructifica-  Ecidie. 
tions  naissent  sous  l'êpidenne 

des  feuilles  et  le  dovhir,  nt  quand  elles  sont  mûres  ;  el  es 
ont  la  forme  de  coupe--,  dans  lesquelles  naissent  le.s 
spores.  La  rouiik  du  blo  produit  ses  écidics  à  la  face  tw- 
férieure  des  feuilles  de  lèpine-vinetio. 

ÉCIDINÉ,  ÉEadj.  Bot.  Oui  ressemble  ou  qui  se  rapport© 
à  l'eci'lio  :  L  ne  fructification  êcimnék. 

ÉCIDIOLC  n.  f.  Une  des  formes  fructifères  des  cham- 
pignons qui  produisent  les  rouilles  des  végèuux. 


ÉClDIOLlSrORK   —   ECKSTEIN 


%ort0a  do  petit«i 
-urc  d«  IVpidprme 
ti«ft<>oi  le»  spor«a. 


1HC  n.  f.  Nom  donna  aux  iporci  extrfm»- 

-  -tant  lot  6cidiol«s. 

'••O  n.  m  pi.  Nom  cmplov^  poardA- 
it  qui  produiMOl  des  ^ci'diet.  —  In 


ÉCIDIOSPORB   D. 

—  Rn.  ■. 
iia«s  do^ 

mnr  cnr  ■ 


r.  Nom  donné  aux  iporvs  né«ft  dani 

'  '  -  -  -"-  'i  la  iuitc  les 
.Il  A  (omb<tr 
>:  leur  lubo 
l>rodui«ODt  la 


.  ouverture  ■!  un  *toniatp  i 


n- 


d- 
Je 
L 

du  • 
d  V  . 


Éi-iM  \  ;r 


Ir 


,1^     n   m    Nom  que  l'on  donnait  antrc- 

Air«  QD  ^TPnro  parti<-ulier  Jo 

:m  que  r  «lail  sotUcurnt  utio 

►...„..    ..,..r,,  qui  prodaisent 

\i. 

■:i'T  ^rwia^).  tUI© 

Tii  la  vallée 

<<Qt   chaud, 

'!(*).  Janlins 

uureaui  Ut)  t  jrr.Jjj,  ruos  ou  mieux 

,i  du  temps  des  Maures. 

vu  on  peut  6oimer  :  qui  doit  Mtq  écimé  : 

/■■imer)  n.  m.  Action  de  couper  la  cime 
d  -r  pour  t'empAcher  de  croiiro  unique- 

ir  V   tion  d'^cimer  les  végétaux.  H  Action 

d 

■-^isio  ù  couper  ou  supprimer  la 
pa-  il  pour  cnipV^.'lier  son  i^onpa- 

li  r'T^^eur.  Ou  ecime  lo  tabac 

p.  taraudes,  le  mais  pour 

U  -••»  conrpes.  les  moloDS, 

. ■•  il  w.i>  i.^k.'ueDt  en  volume. 
ma<;o  se  pratique  tin  juin  ou  com- 
'  a  pour  but  de  réduire  les  premiers 
ealevant  ce  qui  dépasse  léchalas, 
n,  moins  de  prise  au  vent.  Toutefois, 
^  parties  tendres  des  sarments;  pra- 
t»)aé  plus  url  <n  sur  les  ramoatix  déjà  ligoiliés,  il  prend 
âdort  le  nom  de  rognaç-f. 

ÈOMBK  idn  préf.  prir.  é.  et  de  eime)  t.  a.  Enlever  la 
cime  d'un  arbre  ou  d'une  plante  :  tZctMER  de*  poiriert,  de» 
fttdM  éU  tmitm^.  I  h'etm^r  un  champ.  Kn  retourner  uno  partie, 

en  -------  '- |u'on  en  retire  sur  la  partie  voisine 

la  '  anal.   Retrancher  lo  sommet  do  : 

i: 

loindrir,  abaisser  :  Si  on  laitiait  faire 

l:  .    fUf    RCIMKRArr 

to  M—  C   Bachi.) 

£  mer. 

:  la 
po   .■     ■    ■        ..    ■■ 

S'tCtmtr,  V.  i>r.  Btro  «cime,  etété; 
être  soumis  A  l'écimage,  en  parlant 
d'no  champ. 

£CIII  o.  m.  Nom  qu'on  donne,  en 
AuTergue.  à  certaina  ouragaos  d'hi- 
ver. 


frais  J  « 
laimaot 
il  DO  por 


«1-^- 

dr 

(h    . 

«m 

ten- 
iez . 

dl'.r; 

Ch'! 

Ie> 

p.-- 

•  " 

I.- 

le. 


ftclTON  n.  m.  Oenre  d'insectes  hr- 

. ..-.-  ..  ....n^„      •Tnilte 


D'u-|r«nt.au  rherron 
écimé  d'axur- 


inés,  comprenant  des 
.it  mener  uno  existence 

:  ■>;ni  •■rarnir  ■]■'  uils  tlxes. 

<'es  fourmis  sont  remarriuables  par  les  diffé- 
i  r**  vantent  les  ouvrières  dans  la  même  espèce  ; 
i  :  'les  man- 
;  !"«  et  cro- 


prwdato  ' 
détruit  ■ 

Il   «liste   -l'-  H    .,;,.■. 

reillemeot  -rbassere 
ECK  J-v»n  Xf^irp 
vervsf* 
mort  a  i 


lat  Kciton  (irr.  nat). 

(  sur  leur 

rant  m^me  dans  les  maisons  comme  les 
. ,/,  ,  ,....-  .«.-^  t  ^Tia  .  C'est  surtout  Xtciion 
'>ns;  cette  petite  fourmi 
"^  insectes  et  araignées, 
jui,  cepoodaot,  sont  pa- 


■^n  all'*man'l  et  -^ontro- 

1  486, 

"ur  a 

'T  do 
..s  la 
.  er  a 


d" 
d 


i:.ti). 


eo  is«7.  mon 

révolution  de  \ 

temps profeaseui    )  ■  .    .i;      > 

da  Cftrlaniha,  et  retourna,  on  xt- 

conférée  CM.  Ontr*»  s^*  travfi-îT 


..    .  ionno 

^  part  a  la 

il  fut  loncr- 

-■'  de  la  cour 

'h  \\  tu  de« 

nons   cit<K 

ro  . ,       .     ■  ■       i«S9); 

/;  ,'/ii*- 

loi--  ..nont  : 

Soer'Xic    .-'_-  .  et  un  roman     ,Vvfr/iuj  Mxnnr'    i*»-'.^  . 

ECXARDT  (Jules  DK).  publiciste  allemand,  né  à  Volmar 
(lâTODie)  00  UM.  11  collabora  à  de  nombreux  joarnaux  et 


devint,  en  IMS,  consul  allemand  k  Tunis.  Parmi  ses  on- 
vrat;es,  nous  citerons  :  /rt  /^ronrirci  baUxque*  de  ta  liuiêie 
ilAOUi;  la  Hu9Mte  depuig  iaMition  du  «rrt^ye  (1869)  ;  la 
l\t}tc-Husne  et  la  Ltvonie  (I8:i);  M  Livome  au  xviii»  nècle 
(1876  ;  /.i  Hume  avant  et  apr^t  la  guerre  (1879);  Berlin  et 
Satnt-P^tersbourg  (1880)  ;  Oe  A'ico/a«  /•'  à  Alexandre  lll 
,^1881)  ;   Voyage»  en  Huttie  {I88î)  ;  etc. 

ECKART  le  Fidèle  (en  nllem.  der  Treue  Eckarf),  héros 
légendaire,  porsonntllant.  comme  son  nom  l'indique,  la 
Adélité  f?ermanique.  On  lo  trouve  déjà  dans  la  Thidrek» 
»aça,  oiï  il  est  ré<lucatcur  dos  deux  Uarlungen,  Fritel  et 
Imbrrck.  11  apparaît  aussi  dans  la  légende  do  Tannhâu»er, 
où  il  a  mission  d'écarter  les  imprudents  do  la  grotte  do 
Venu»,  dans  une  ballade  do  Gœthc  et  dans  d'autres  poèmes 
moins  importants. 

ECKARTSBEROA,  bourg  d'Allemagne  (Prusse  [prov.  de 
.^xe;j,  sur  rilm,  aftluent  de  la  Saalo  ;  2.000  liab.  Fabrica- 
tion de  iromagcs.  Ch.-l.  d'un  cercle  peuplé  do  40.000  hab. 

Ecke  (en  allem.  Eckenlied^  poémo  allemand,  apparte- 
nant au  cvcle  de  Théodorir,  i-crit  on  stronlios  do  treize 
vers  et  attribué  à  Albert  do  Komonaten.  11  est  antérieur 
au  milieu  du  xiii*  siécloot  conte,  avec  une  certaine  origi- 
nalité et  un  certain  sons  des  beautés  de  la  nature,  uno 
légende  nui  a  dû  se  développer  dans  le  Tyrol.  Lo  jeune 
céant  KcKe,  poussé  par  la  reino  Soburg  de  Jochgrimm  et 
deux  autres  reines,  part  à  la  recherche  de  Tnéodoric, 
((u'il  veut  atrronter  en  combat  singulier.  Il  est  vaincu, 
tué,  et  son  adversaire  lui  tranche  la  tête.  A  ce  moment, 
une  jeune  femme,  poursuivie  par  le  géant  Fasolt,  fréro 
d'Kcke,  réclame  la  protection  de  Thôodoric.  Après  uno 
lutte  soutenue  contre  Rachin,  parente  do  Fasolt,  Théodo- 
rie  triomphe  do  ce  dernier  et  va  à  Jochgrimm  jotor  la 
tête  d'EcKo  aux  pieds  dos  trois  roines.  Telle  est  la  ver- 
sion du  Livre  des  hi'ros  do  Dresde  :  il  en  existe  d'autres 
(v.  Jiricxok  .  Deutsche  //eldensagcn,  1898).  Le  poème  a  été 
édité  dans  divers  recueils,  notamment  dans  >  VondorHagen 
und  UUsching  •  :  DeuUche  Gedichte  des  Mittelalters  (1820)^. 

ECKENBRECHER  (Thémistoclo  DB),  peintre  allemand, 
né  à  Athènes  en  1842.  Elève  d'Achenbach,  à  Dusseldorf 
(1861/,  il  s'adonna  au  paysage,  peignit  des  vues  do  Turquie 
où  il  avait  résidé  longtemps,  et  des  Alpes  suisses;  on  cite 
surtout  :  un  5oir  aur  le  Bosphore  ;  te  Wetlerhom,  dans 
rOberland  bernois,  et  les  Boni»  de  la  mer  en  Orient.  Il 
servit  contre  la  France  en  1870,  puis  se  rendit  à  Constan- 
tinoplo  pourcontinaor  se^  études.  Il  visita  ensuite,  en  com- 
pagnie du  prince  Sayn-Wittgensteiu,  toutes  les  contrées 
de  rKurope  jusqu'au  cap  Nord.  Il  en  rapporta,  outre  de 
nombreuses  aquarelles  :  le  Cap  Aorrf;  le  Geyser  en  Islande; 
la  Place  du  marché  à  Stamboul;  une  Auit  d'été  en  iVor- 
réypet  des  marines.  En  collaboration  avec  MurcWolkhardt, 
il  exécuta  ta  Bataille  de  Gravelotte,  puis  la  Bataille  de 
yiewport,  qui  fut  exposée  au  grand  panorama  national, 
à  Rotterdam  ;  enfin,  avec  A.  Simmlor  :  VEntrée  de  la  cara- 
l'âne  de  La  Siecque  au  Caire,  œuvre  pour  laquelle  il  avait 
été  recueillir  des  documents  en  Egypte.  Eckonbrecher  pei- 
gnait le  paysage,  et  son  confrère  les  personnages.  Les 
vues  alpestres  d'Eckonbrecher  rappellent  la  fagon  do 
l'école  do  Munich  ;  il  traite  les  sujets  orientaux  avec  uno 
grande  indép<7ndance  et  sait  rendre  avec  réalisme  la  ma- 
'gie  dos  couleurs  dans  les  pays  du  soleil. 

ECKENRAGEN,  comm.  d'Allemagne  (Prusse-Rhénane 
présid.  de  Cologne]);  4.400  hab.  Centre  d'élevage  et  mar- 
ché aux  bestiaux. 

ECK£R  (Jeao-Alexandro),  médecin  tchèque,  né  à  Tri- 
nitz  en  1766,  mort  en  1829.  Il  occupa,  en  1797,  à  Fribour^- 
cn'Brisgau,  une  chaire  do  chirurgie  et  d'obstétrique.  On 
lui  doit  l'introduction  de  la  vaccine  en  Bohème  et  plu- 
sieurs œuvres,  parmi  lesquelles  il  faut  citer  :  la  traduction 
allDmando  de  1  ouvrage  latin  de  Brunel.  le  Génie  d'Bippo- 
cra/e  (1791);  la  traduction  allemande  do  la  Nosographie 
phito»ophique  do  Pinel  (1799). 

ECKER  (Alexandre),  anatomiste  allemand,  né  et  mort  à 
Fribourg-on-Brisgau  (1816-1887).  Il  perfectionna  ses  études 
commencées  à  lieidelbergpar  un  voyage  dans  toute  l'Eu- 
rope. Privat-docont  à  Fribourgen  1839,  il  obtînt  uno  chaire 
d  anatomio  et  do  phvsiologie  à  B&lo  en  1844,  puis  retourna 
a  Friliour^  prendre  fa  chaire  doSicbold  en  1850;  il  s'occupa 
labord  d  histologie,  puis  d'anatomie  comparée  et  d'em- 
bryologie et  enliu  d'anthropologie.  Il  a  laissé  :  Becherches 
physiologique»  »ur  le»  mouvement»  du  cerveau  et  de  la 
moelle  épmiére  {\9A3)  :  Constitution  des  glande»  surrénale» 
(18461  ;  les  Circonvotuttuns  cérébrale»  de  l'homme  {1969), 

ECKERMANN  (Jean-Pierre),  littérateur  allemand,  né  à 
Winsen  (Hanovre)  en  1792,  mort  à  Woimar  en  1854.  Il  est 
surtout  connu  par  l'étroite  amitié  qui  l'unissait  à  Gœtho. 
Il  avait  publié  Document»  pour  la  poétie  (1923)  Iors(|u'il  so 
rendit  à  Weimar,  où  il  devint  lo  secrétaire  et  l'ami  de 
Gœthe,  puis  fut  professeur  d'anglais  et  d'aliomand  du  grand- 
duc  héntier  (1629).  conseiller  auliquo  et  bibliothécaire  do 
la  prando-duchosse  '1838).  Son  principal  titre  littéraire  est 
l'ouvrage  in  lit  nié  :  Conrer»atinn»  avec  Gœthe  (1837),  qui  ren- 
ferme (le  précieux  documents  pour  la  dernière  période  do 
la  vio  do  l'illustre  écrivain. 

EcKCRNrÔRDC,  ville  d'Allomagoe  fPmsse  [prov.  do 

^'"M    -  M'jlstrin:).  sur  la  Baltique  ;  5.896  hab.  En  1813.  les 

.  l'attirent  les  Danois  ;  en  1849  et  en  1864.  il  y  eut 

-Miits  combats  entre  la  flotte  danoise  et  les  batte- 

;    ^  .iiMtnnndes.  Grandes  inondations  en  1872.  — Lecercle 

■i  Eckernfôrd»'  compte  41.224  hab. 

ECRERSBERO  'fhristoph  Wilhelm\  peintre  danois, 
néàVarr  -n  l763,mort  à  Santlviken  (Norvège) 

f^n   18'.3.  ••  élève  en  1803  A  l'aca'lcmio  do  Co- 

penhofiu .,*....jatcn  1805  ©i  1809.  Il  entreprit  alors 

un  voyage  en  Franco  et  on  Italie.  Il  fut  un  instant  élève 
do  David.  Il  se  fit  connaître  par  son  tableau  :  Moite,  debout 
»ur  un  rocher  et  rommaudaot  à  la  mer  de  se  retirer,  œuvre 
d'un  mérite  solide  (18I7).  Nommé  professeur  à  l'académie 
do  Coponhatr'ie.  il  Ht  don  à  cetto  socrété  de  sa  toile  la 
,1/ ,' '  '■  '  ,  d'après  lo  poème  de  rf"'/'/^,  œuvre  impo- 
sât et  d  une  i-omposition  grandioses.  It  a  peint 
eu*  ■  irtrni"!  7"' '-'-mW"-n,  (J-'hlrntrf'f.Trjn-  .des 
m.T  -  '  rents 
tal>  ^ise  ; 
ce.                                                                                           -:,„rg; 

EcKCRTilhartefl-Antoine-Flonan},  musicien  allemand, 
né  à  Potsdam  en  1820,  mort  à  Berlin  en  1879.  Elève,  à 
Berlin,  de  Zolter,  do  Rungenhagoa  ot  do,  Moodolssotui, 


30 

eiïconragé  par  SpoDtinf,  il  fit,  à  peine  Agé  de  dix-sept 
niis,  n^presonter  au  thé&tro  Kœnigsiadt  un  opéra  intitulé 
Catherine  de  Xuremberg ,  bionlèt  suivi  d''JD  second,  le 
Charlatan,  puis,  on  1841,  fli  exécuter  son  oratorio  do 
Judith.  Après  un  voyage  en  Italie,  il  donna  à  Berlin  un 
nouvel  opéra  :  Guillaume  d'Orange  (1846).  Il  ht  ensuite, 
comme  pianiste,  un  vovago  do  concerts  en  Hollande  et  en 
Belgique,  se  rendit  à  Vans  où  il  devint  chef  d'orchestre 
nu  iPhéAtre-Italion,  en  1853  alla  occuper  la  même  situation 
à  1  Opéra  impérial  de  Vienne,  et  remplit  ensuite  les  mêmes 
fonctions  à  Stutt^ard,  puis  à  Munich.  Enfin,  en  1866,  il 
fut  nommé  chef  d  orchestre  à  l'Opéra  do  Berlin,  en  même 
temps  que  directeur  dos  concerts  do  la  cour.  Ou  connaît 
de  cet  artiste  une  symphonie,  une  ouverture  do  fête,  un 
trio  instrumental,  pl'usietirs  recueils  de  Ueder  et  diverses 
compositions  légères. 

EîGKHARD  (Louis),  peintre  allemand,  né  et  mort  à  Ham 
bour^'  (1769- 1794).  11  est  surtout  connu  par  un  ouvrage  sur 
les  artistes  hambourgeois. 

ECKBART  (Johann,  dit  Mattre).  philosophe  mystique, 
né  on  Thunngo  vers  1260,  mort,  peut-être  à  Cologne,  vers 
1327.  II  appartenait  à  l'ordrodes  dominicains.  En  1300, alors 

2 u'il  en  était  déjà  un  dos  dignitaires,  il  se  rendit  à  Paris 
tudier  Aristoto  et  Platon  et  se  faire  recevoir  maître  es 
arts.  8a  réputation  le  fît  appeler  à  Rome  comme  conseil- 
ler du  pape  Bonifaco  'VIII  dans  sa  lutte  contre  Philippe 
Auguste.  Provincial  de  son  ordre  pour  la  Saxe,  vicaire 
général  pour  la  Bohême,  il  fit,  en  1311,  un  nouveau  séjour 
à  Paris,  puis  alla  professer  la  théologie  à  Strasbourg.  Sos 
rivaux  l'accusèrent  do  partager  l'hérésie  des  bcehards  et 
des  frères  du  Saint-Esprit.  Cité  devant  le  tribunal  de 
l'Inquisition  do  Strasbourg,  on  croit  qu'il  rétracta  ses  pré- 
tendues erreurs;  toutefois,  doux  ans  après  sa  mort,  en  1329, 
lo  papo  condamna  quelques-unes  de  sos  propositions. 
Eckhart  eut  une  très  grande  influence  sur  le  mouve- 
ment religieux  do  son  temps.  Son  système  philosophiqne 
et  théologique  est  un  panthéisme  analogue  à  celui  aes 
mystiques  alexandrins. 

ECRHART  (Jean-Georges  d'),  historien  et  érudit  alle- 
mand, né  à  Duingon  en  1664,  mort  à  Wurtzhourg  en  1730. 
Grâce  à  l'amitié  de  Leibniz,  il  devint  professeur  d'histoire 
à  Helmstcdt,  avec  le  titre  de  conseiller  et  d'historiographe 
de  la  cour  de  Hanovre.  Il  fut,  en  outre,  chargé  de  diverses 
missions  pour  l'Etat.  11  so  convertit  au  catholicisme.  Pro- 
tégé, dès  lors,  par  les  cardinaux,  lo  râpe  et  lempurcar, 
il  s'établit  à  Wurtzbourg  et  y  cumula  tes  fonctions  de  con- 
seiller de  l'évêque,  d'historiographe  et  do  bibliothécaire. 
Kckhart  a  publié  plusieurs  ouvrages  d'érudition  :  Bi»toria 
studii  etymologici  lingur  germanicr  hactenus  impensi  U"?*  0  i 
Historia  ^enealogica  principum  Saxonix  Superioris  (1722); 
Corpus  hisloricum  medii  xvî  (17231;  etc. 

£CKHEL  (Joseph-Hilaire),  numismate  autrichien,  né  à 
Enzersfoid  (Autriche)  en  I737,  mort  à  Vienne  en  1798.  Il 
entra  dans  l'ordre  des  jésuites.  Il  professa  quoique  temps  ; 
mais,  sa  santé  lui  interaisant  de  continuer,  il  obtint,  en  1772, 
la  charge  do  conservateur  du  cabinet  des  médailles  des 
jésuites.  Il  Ht  un  voyage  en  Italie  au  cours  duquel,  à  Flo- 
rence, Edmond  Cocchi  lo  chargea  do  mettre  on  ordre  lo 
cabinet  dos  médailles.  Bien  quo  l'ordre  dos  jésuites  eût  été 
supprimé  en  Autriche,  sur  la  recommandation  de  l'archiduc 
Léopold,  Marie-Thérèse  le  nomma  professeur  d'antiquités 
et  de  numismatique  à  l'univorsito  do  Vienne,  et,  pou  après, 
directeurdu  cabinet  impérial  des  monnaies.  Pendant  vingt 

3uatro  ans,  il  remplit  ces  fonctions  avec  la  plus  grande 
istinction.  Il  a  laissé  des  ouvrages  qui  établirent  la  nu- 
mismatique sur  des  bases  réellement  scientifiques:  IVummi 
veteres  anecdoti  (1775),  et  Catalogu»  musei  Crsarei  Vindo- 
ttonen»ium  nummorum  veterum  (1779),  et  surtout  :  Doetrina 
nummorum  veterum  (n92-l798\  travail  qui  n'a  point  encore 
été  surpassé  au  point  do  vue  général. 

ECRBOFF  ou  Ekbof  (Conrad\  acteur  et  auteur  dra- 
matique allemand,  né  à  Hambourg  en  1720,  mon  à  Gotha 
en  1778.  Il  joua  sur  divers  thcâtros  et  mérita  d'étro  appelé 
le  Roscius  et  le  Garrlck  allemand,  puis  il  dirigea  le 
théâtre  do  la  cour  de  Goiba,  de  1775  jusqu'à  sa  mort.  On 
lui  doit,  entre  autres  pièces  do  théâtre  :  l'Ile  de»erte  et 
des  traductions  de  l'Ecole  de»  mère»  et  du  Philo»ophe  marié, 
do  Destouches. 

ECKINGTON,  bourg  d'Angleterre  (comté  do  Derby), 
près  du  Kother;  12.400  hab.  Poteries,  clouteries. 

EGRLONIE  (é-klo-nl)  n.  f.  Bot.  Genre  d'algues  marines, 
formé  aux  dépens  des  laminaires,  ayant  pour  type  lo  fucus 

buccinalis.  Syn.  do  tkianoi'TILE. 

EckmOhl  ou  EggmùhL,  village  d'Allemagne  (Ba- 
vière fcerolo  do  la  Basse-Bavière]),  sur  la  Grande  Laber, 
330  hab.  Le  12  avril  1809,  victoire  de 
.Napoléon  1"  sur  les  Autrichiens, 
commandés   par   l'archiduc  Charles. 

Ce  brillant  succès  enlevait  à  l'archi- 
duc Charles  la  Bavière,  la  grande  route 
devienne  et  te  rejetait  sur  la  Bohème;  fTl 

il  valut  à  Davout  le  titre  de  ■  prince  •       ■ 

d'Eckmiibl  >. 

£CKMÙHL  (prince  d').  V,  Davoct. 

EckmÛhl  (paARB  d*),  sur  la  pointe 
de  Penmarch  (Finistère).  Ce  magni- 
fique ouvrage  a  été  construit  grâce  à 
un  don  de  300.000  francs  fait  en  1892 
par  la  marquise  do  Blocauoville,  lillo 
do  Davout,  prince  d'EcKmûhl,  d'où 
son  nom.  Son  outillage  perfectionné 
00  fait  un  des  plus  beaux  du  monde  . 
il  s'élève  à  60  mètres  au-dessus  du 
niveau  des  plus  hautes  mors.  Il  est 
illuminé  par  un  appareil  de  feu  éclair 
électrique  d'une  puissance  de  30  mil- 
lions do  bougies,  visible  à  100  kilo- 
mètres. A  Sun  sommet,  uno  sirèno  à 
air  comprimé,  est  mise  en  action  dès 
qu'apparaît  lo  brouillard.  Il  a  été  inau- 
guré le  1?  octobre  1397. 

ECKSTEiN  ^Ferdinand,  baron  d*), 
pnbliciste  et  philosophe  français  d'o- 
rigine danoise,  né  à  Altona  en  1790, 
mort  à  Paris  en  I86l.  Il  embrassa  le 
catholicisme,  servit  contre  la  Franco  en  1813  et  en  I8U, 
puis  lit  partie  do  la  police  à  Gand  où,  pondant  les  Cent^- 


Phare  d'Eckmtlhl. 


31 

Jours,  il  e&gna,  la  faveur  do  Louis  XVIII,  qu'il  suivit  en 
France;  devint  commissaire  contrai  dopolicoà  Marseille, 
inspoctour  gf^néralaii  mînistôro  do  la  police,  historio^raplio 
au  ministôre  des  alTairos  étrangères,  et  reçut  lo  titro  do 
«  baron  ■.  Serviteur  ardent  du  trôno  et  do  l'autel,  il  fonda 
le  Catholique  (1826).  Il  perdit  son  emploi  après  la  révolu- 
lion  de  Juillet,  et  collabora  à  plusieurs  journaux  ot  revues. 
C'était  un  écrivain  do  talent,  H  qui  l'on  doit,  entre  autros 
ouvrages  :  Des  jésuites  {1827);  De  l'état  actuel  des  affaires 
;i828);  Del'ICur6pe{lS36);  De  l'Espagne  (ISZG);  les  Eléments 
de  ia  vie  sociale  et  politique  chez  les  peuples  pasteurs  (1855)  ; 
Des  sources  de  l'opinion  publique  en  Europe  (1856)  ;  etc. 

ECKSTON  (Ernost),  écrivain  allemand,  né  à  Giossen 
en  1845.  Il  a  successivement  habité  Paris,  Vienne  ot  Leip- 
zig. Ecrivain  humoristique  et  fécond,  il  a  collaboré  à  do 
nombreux  journaux  et  publié  les  œuvres  les  plus  diverses. 
Nous  citerons  do  lui  :  Echec  à  la  reine  (1870);  Spectres  de 

Varsin  (ISlO);  le  Muet  de  Sévi  lie,  épopée  grotesque  (I87i); 

Vénus  Urnnie  {1872J;  Silhouettes  parisiennes  (1873);  les 
Trésors  d'art  en  Italie  (1873^;  Initium  fidelitatis,  poésies 
humoristiques  itS76J;  Lisa  foscanella,  poèmo  (1876);  J/i- 
niatures  humoristiques  (1877);  Mol  et  dur,  poésies  (1877); 
un  Pessimiste,  comédio  (1877).  On  lui  doit  aussi  des  re- 
cueils d'articles,  des  nouvelles,  dos  romans,  notamment  : 
les  C7(i«(/e(l882)  ;  Prusias  (1883)  ;  Aphrodite;  Violanta  (1886); 
Pia  (1887);  etc. 

ÉCLABOUSSE  MENT  (bou-se-man)  n.  m.  Action  d'écla- 
boussor  quelqu'un  ou  quelquo  chose;  résultat  do  cette 
action. 

ÉCLABOUSSER  (bou-sé  —  do  l'anc.  forme  esclabouter) 
V.  a.  Sahr  ou  mouiller  avec  de  la  boue  ou  uno  autre  ma- 
tière plus  ou  moins  liquide  que  l'on  fait  jaillir  :  Cheval 
qui  ÉCLABOUSSE  les  passants. 

—  Fig.  Traiter  outrageusement  ou  avec  ironie:  La  for- 
tune ÉCLABOUSSE  souvent  ceux  qui  la  poursuivent .  (A.  Hous- 
saye.)  Il  Ecraser  de  son  luxe,  do  son  aédain,  do  son  mépris  : 
Le  pan^enn  veut  éclabousser  tout  le  monde. 

S'éclabousser f  v.  pr.  Faire  jaillir  sur  soi  de  la  boue  ou 
quelquo  autre  matière  plus  ou  moins  liquide. 

ÉCLABOUSSURE  {bon-sur'  —  rad.  éclabousser)  n.  f.  Par- 
celle de  boue  ou  d'autre  matière  plus  ou  moins  liquide,  qui 
jaillit  sur  une  personne  ou  sur  une  chose  :  Etre  couvert 
d'ÉCLABOussuBES.  Il  Par  ext.  Fragment  do  matière  solide, 
qui  se  détache  et  vole  on  éclats. 

—  Fig.  Contre-coup  que  l'on  reçoit  dans  le  voisinage  de 
gens  qui  se  battent,  ii  Contre-coup  qui  résulte  d'un  acte 
ou  d'un  événement  fàchoux  :  iVe  vous  mêles  pas  de  cette 
affaire,  ou  crainuez  'es  éclaboussures.  il  Ricochet,  fait 
secondaire  qui  résulte  d'un  fait  principal,  il  Fange,  boue, 
action  basse  et  honteuse. 

—  Eu  T.  do  véner.,  Nom  que  Ton  donne  aux  gouttes 
d'eau  que  la  hôte  fait  jaillir  daus  sa  course,  et  qui  ser- 
vent à  reconnaître  sa  voie. 

ÉCLACTISME  [tissm'  —  du  gr.  eklakllsmos ;  de  eklakti- 
zein,  ruer)  n.  m.  .\ntiq.  gr.  Pas  do  danse,  ou  plutôt  tour  do 
force  qui  consistait, 
pour  le  danseur,  à 
élever  le  pied  assez 
haut  pour  qu'on  le 
vit  par-dessus  son 
épaule.  (Cette  danse 
était  souvent  exécu- 
tée par  des  femmes.) 

ÉCL ADOUÈRE 

(rfou-èr)  n.  f.  Sorte 
de  lilot  pour  prendre 
les  oiseaux  en  temps 
de  neige. 

ÉCLAIR    (klèr'    — 
suost.    verbal    de 

éclairer}  n.  m.  Météor.  Lueur  vive  et  instantanée,  qui 
part  des  nuages  lorsqu'il  s'y  produit  uoe  décharge  élec- 
trique. 

—  Eclair  diffus  ou  en  nappes.  Eclair  embrassant  une 
étendue  considérable  du  ciel  ei  considéré  parArap-o  comme 
étant  de  seconde  classe,  ii  Eclair  faumnant  ou  en  sillons. 


Ecladouére. 


Eclair  arborescent  ou  ramiilâ. 

Kclair  à  bords  bien  tranchés  ot  constitué  par  une  ligne 
très  nolto .  (Araffo  lo  considère  comme  do  première  classe.) 
Il  Eclair  arborescent  ou  ramifi'^.  Eclair  à  sillons  qui  so  ra- 
Tiïilient  comme  les  branches  d'un  arbre,  les  uns  sur  les 
autres,  a  Eçtair  sinueux,  éclair  en  zigzag  formant  des  si- 
nuosités et  des  lignes  brisées,  u  Eclair  en  chapelet,  Eclair 


constitué  par  une  myriade  de  points  brillants,  analogues 
aux  sillons  do  fou  qu'un  courant  éleclriquo  do  haute  ten- 
sion produit  sur  uno  surface  humide,  n  Eclair  en  boule, 
Eclair  ayant  l'aspect  d'une  boule  do  fou 
ot  faisant  partie  des  éclairs  de  troi- 
sième classe,  d'après  Arago.  u  Eclair  de 
chaleur.  Eclair  provenant  d'orages  que 
la  rondeur  do  la  terre  empêche  de  voir 
directement  et  que  l'on  aperçoit  grâco 
au  pouvoir  réflecteur  de  ratmosphèro. 

—  Par  ext.  Lumière  vivo  ot  instan- 
tanée :  Les  ÉCLAIRS  du  aaz,  de  IV-lt-c- 
tricité.  Il  Eclat  vif,  scintillant,  mobile  : 
/.'ÉCLAIR  des  regards,  des  diamants. 

—  Fig.  Révélation  soudaine;  ce  qui 
sert   à  découvrir,  &  faire  une  chose. 

Il  Produit  éclatant  et  instantané  ;  ma- 
nifestation soudaine  ot  passa;;rre;  fait 
oui  ne  dure  pas  :  Un  éclair  de  vt'nie. 
L'â-nropos  est  /'éclair  de  l'esprit.  (La 
Kocnef.-Doud.) 

—  Chim.  Lumiëro  étincelantc  nui  pa- 
raît à  la  surface  du  bouton  dor  ou 
d'arg:nt  qui  reste  sur  la  coupelle. 

—  Péch.  Eclat  lumineux  qui  so  mon- 
tre sur  la  mer,  au  moment  du  passage 
d'un  banc  de  harengs. 

—  Loc.  div.  :  Comme  l'éclair.  Comme 
un  éclair.  Avec  une  excessive  rapidité. 
11  Prompt,  Rapide  comme  l'éclair;  Plus  Ec^ 

prompt,  Plus  rapide  que  l'éclair,  Extrê- 
mement prompt  ou  rapide,  u  Voir  mille  éctain.  Etre  aba- 
sourdi, ébloui,  ahuri. 

—  P^NcycL.  Phys.  V.  foudre. 

ÉCLAIR  (A'/pr")  n.m.  Bot.  Nom  vulgaire  do  lachélidoine. 

—  Moll.  Nom  donné  aux  anomies,  sur  les  cétes  de  la 
Manche. 

—  Pâtiss.  Gâteau  de  forme  allongée  contenant  do  la  crème 
et  dont  le  dessus  ost  glacé  :  éclair  au  café,  au  chocolat. 

Éclair  (l),  journal  quotidien,  politique,  indépendant, 
fondé  à  Paris  en  1888,  sous  la  direction  de  Ch.  Cazet,  qui 
a  eu  pour  successeur  G.  Sabat.ier  on  1891.  Il  donne  chaque 
semaine  des  articles  de  tôte  d'écrivains  diiTéronts.  aux  opi- 
nions politiques  souvent  opposées  et,  chaque  jour,  une 
notice  biographique  avec  portrait.  Ses  principaux  rédac- 
teurs sont  :  Emm.  Arène,  Camille  Pclletan,  Alph.  Hum- 
bert,  G.  Thiébaut,  E.  Ledrain,  Séverine.  G.  Montorgueil, 
E.  Bergerat,  E.  de  Gramont,  etc. 

Éclair  (l"),  opéra-comique  en  trois  actes,  paroles  de 
Saint-Georges  et  Planard,  musique  d'Halévy,  représenté 
à  l'Opéra-Comique  le  30  décembre  1835.  —  lialévy  avait 
etfectué  uno  sorte  de  tour  de  force  dans  cet  ouvrage,  en 
soutenant  l'iniérèt  musical  pendant  trois  actes  avec  quatre 
seuls  personnages,  sans  le  secours  des  chœurs.  L'ouvrage 
obtint  un  très  grand  succès,  à  son  apparition.  Les  formes 
en  ont  vieilli  aujourd'hui,  mais  certaines  pages  en  restent 
fort  aimables;  entre  autres,  le  duo  des  aeux  sœurs  et  le 
trio  du  premier  acte,  le  quatuor  et  le  duo  d'amour  du  se- 
cond, ainsi  que  la  romance  du  troisième  :  Quand  de  la 
nuit  l'épais  Huaye...,  qui  fut  longtemps  célèbre. 

ÉCLAIRAGE  {klè-raj)  n.  m.  Techn.  .action  d'éclairer. 
11  Moyen,  manière  d'éclairer,  luminaire,  âambeau. 

—  Gaz  d'éclairage.  Carbure  d'hydrog^ène  que  l'on  emploie 
pour  éclairer  les  habitations  ou  les  villes. 

—  Fam.  Enjeu;  argent. 

—  Mar.  Eclairage  des  cales,  des  ports,  des  canaux.  Sys- 
tème des  feux,  fanaux,  bouées  lumineuses  et  phares  mar- 
quant des  points  de  la  côte,  des  dangers,  l'entrée  des 
ports,  etc.,  dans  le  but  de  faciliter  la  navigation. 

—  Encycl.  Mœurs  et  coût.  Dès  les  temps  les  plus  re- 
culés, les  hommes  éprouvèrent  lo  besoin  de  dissiper  les 
ténèbres  de  la  nuit  autrement  que  par  la  lumièredu  foyer. 
On  voit,  en  effet,  cités  par  la  Bible,  le  chandelier  à  sept 
branches  do  Moïse  et  les  lampes  do  Gédéon.  Los  Grecs 
avaient  non  seulement  des  torches  formées  de  banquettes 
de  bois  résineux  et  d'étoupes  enduites  de  poix  et  d'autres 
matières  inflammables,  mais  encore  des  lampes  alimentées 
par  l'huile  et  des  lanternes  portatives  comportant  une  lu- 
mière entretenue  par  la  cire  ou  la  graisse  et  emprisonnée 
dans  des  parois  de  lamelles  de  corno,  do  vessie  ou  de 
toile  rendue  transparente  par  l'huile.  Les  innombrables 
lampes  de  terre  cuite,  de  bronze,  de  verre  ou  d'autres  ma- 
tières, que  nous  a  léguées  l'antiquité  grecque  ot  romaine, 
ne  laissent  aucun  doute  sur  l'habitude  qu'on  avait  de 
s'éclairer  dans  toutes  les  classes  de  la  population,  ni  sur 
la  construction  dos  appareils  dont  on  se  servait.  La  lampe 
antique  était  un  récipient,  de  forme  parfois  très  élégante, 
rempli  d'huile,  où  plongeait  une  mèche.  Les  premiers 
cl. retiens  firent  grand  usage  de  luminaire  dans  les  céré- 
monies do  leur  culte,  et  lo  nombre  do  lampes  marquées 
d'un  chrisme,  d'une  croix,  de  l'alpha  et  ue  l'oméga  ou 
autros  emblèmes  religieux,  qui  nous  sont  parvenues,  est 
considérable.  Au  moyen  âge,  l'éclairage  consistait,  pour 
les  nobles,  on  torches  do  résine  et  en  flambeaux  do  cire. 
Dans  les  fêtes  ot  les  réunions,  c'étaient  des  varlets  qui 
faisaient  l'oftico  do  torchères;  plus  tard,  les  flambeaux 
furent  fixés  à  la  muraille  ;  plus  tard  encore,  les  cierces  ou 
chandelles  furent  placés  sur  des  chandeliers,  dont  ïi  reste 
de  beaux  exemplaires  du  xii*  siècle,  en  bronze  ou  en 
cuivre.  Los  vilams  s'éclairaient  avec  des  esquilles  de  bois 
enduites  do  résine  ou  des  lampes (craï*^/*  oueraissets)  qui 
ne  différaient  pas  de  celles  des  Romains:  car,  malgré  les 
améliorations  qu'y  apporta  Cardan  au  xvi»  siècle,  les 
lampes  restèrent 'fort  grossières  jusqu'au  xviii»,  époque 
:^  laquelle  lo  physicien  Argand  inventa  la  lampe  &  double 
courant  d'air. 

Durant  l'antiquité,  le  moyen  àgo  ot  lo  début  des  temps 
modernes,  l'éclairaco  publfc  était  à  pou  près  nul  habituel- 
lement; il  n'apparaissait  qu'A  tiirc  exceptionnel,  ù.  l'ooca- 
sion  des  fétos  ot  des  réjouissances.  C'est  à  poino  si  les 
lieux  de  débauche  so  signalaient  par  une  lumière,  dans  un 
intérêt  très  particulier.  Paris,  jusnu'au  xv  siècle,  n'offrait 
d'autre  éclairage  que  des  chandelles,  brûlant  devant  des 
images  saintes  particulièrement  honorées  ;  tout  lo  reste 
était  plongé  dans  l'ombre,  à  la  grande  joie  dos  bandits  et 
«  mauvais  garçons  »,  dès  que  les  cloches  de  Nolro-Dame. 
do  la  Sorbonne  ou  de  Saint-Morrv  avaient  sonné  le  cou- 
vro-feu.  Plus  d'une  fois,  au  milieu  des  guerres  civiles,  on 
cssava  de  remédier  à  cet  état  de  choses.  A  partir  du 
XV*  siècle,  le  parlement  ordonna  d'entretenir  des  lumières 


ECKSTEIN   —   ÉCLAIRAGE 

aux  carrefours  des  rues  et  aux  fenêtres  des  maisons.  Mais, 
tommo  l'entretien  était  taiftsè  A  la  charge  du  popalaire, 
cclui-ct  se  dérobait  le  plus  qn  il  ponvait  à  cette  obUgauon. 


Les  choses  se  modifièrent  sons  Lonis  XIV.  Le  lieatcnant 
de  police  La  Reynio  tit  établir  des  lanternes  aux  extré- 
mités et  au  milieu  des  mes.  Elles  éuient  suspendues  à 
une  potence,  s'abaissaient  et  se  levaient  au  moveo  d'une 
corde  passée  sur  une  poulie.  Cette  innovation  fut  célébréo 
en  prose  et  en  vers  en  France  et  &  l'étranger,  et  contribua 
À  la  gloire  du  roi.  Mais  les  chandelles  qui  garnissaient  les 
lanternes  éclairaient  peu,  en  réalité.  Il  ne  fallut  nen 
moins  qu'un  concours  à  l'Académie  des  sciences  pour  que 
l'huile  fût  substituée  au  suif,  et,  en  1765.  on  établit  oes 
réverbères.  En  1775,  des  réverbères  furent  établis  sur  la. 
route  de  Paris  à  Versailles;  le  roi  payait  Ihuile  et  les 
mèches.  Les  réverbères  subsistèrent  ainsi  jusqu'en  1811; 
cette  année,  ils  furent  remplacés  par  des  appareils  de 
Vivien  do  Bordeaux,  qui  avait  appliqué  aux  réverbères  U 
lampe  d'Argand.  En  UiiS.  ceux-ci  furent  remplacés  par  le 
gaz  qui,  depuis  1878.  est  menacé  à  son  tour  a'étre  detréoé 
par  la  lumière  électrique,  éclairant  déjÀ  une  bonne  partie 
de  Paris  et  un  grand  nombre  de  villes  des  départements 
et  de  l'étranger. 

—  Techn.  L'éclairage  consiste  à  utiliser  la  lumière  na- 
turelle, ou  à  créer  une  lumière  artificielle  à  l'atde  de  ma- 
tières facilement  transformables  eu  gax  susceptibles  do 
brûler  au  contact  de  l'air. 

Les  matières  généralement  employées  à  l'éclairage  sont 
solides,  liquides  ou  gazeuses.  Les  premières  sont  :  les 
branches  d'arbres  résineux,  les  chandelles.  !es  bougies. 
Les  secondes  comprennent  des  huiles  en  général  d  origine 
végétale  ou  minérale,  comme  celles  de  colza,  d'oeillette. 
d'olive,  de  navette,  etc.  Les  huiles  minérales  sont  repré- 
sentées par  le  pétrole.  les  huiles  lourdes  du  çt>udron.  les 
essences  minérales  proprement  dites.  Les  troisièmes  sont 
les  ga2  extraits  de  la  houille  et  do  presque  toutes  les 
matières  organiques  que  l'on  distille  et  qui  se  transforment 
en  carbures  d  hydrogène. 

L'éclairage  au  moyen  de  matières  solides  s'obtient  en 
allumant  la  mèche  noyée  dans  la  masse  de  la  chandelle 
ou  de  la  bougie.  Lo  suff  ou  la  cire,  sous  l'action  de  la  cha- 
leur, ne  tardent  pas  à  se  liquéfier,  et,  exposés  à  une  tem- 
pérature suffisante,  à  se  transformer  en  carbures  d'hydro- 
gène qui  s'enflamment  au  contact  de  l'air  et  entretiennent 
ainsi  la  combustion.  V.  bocgik.  cbandcllb. 

L'éclairage  avec  les  huiles  vestales  ou  minérales  se 
produit  lorsqj'on  brûle  ces  liquides  dans  des  appareils 
de  formes  variées  appelés  lampes.  V.  lampe,  utcxx- 
dkscf.nce. 

Lo  gaz  d'éclairace  le  plus  répandu  et  le  plus  é-on-imique 
provient  de  la   distillation  de  la  houille.   L  < 

d'un  mélange  d'hydrocènes  carbonés,  qui,  aj 
est  réparti  par  voie  de  canalisation.  V.  disti.. 

INCANDESCENCK. 

La  flamme  du  gaz  d'éclairage  est  d'autant  plus  écla- 
tanie  que  la  densité  du  gaz  est  plus  considérable.  On  lo 
brûle  à  l'aide  d'ajutages  appelés  bées  ou  carburateurs. 

Pour  éclairer,  la  nuit,  des  travaux  do  courte  duré©,  on 
utilise  l'éclairage  pneumatique,  obtenu  notamment  avec 
des  huiles  lourdes  que  l'on  brûle  dune  manière  complète 
en  amenant  un  afflux  d'air  autour  du  carburateur.  On  em- 
ploie, pour  ce  modo  d'éclairage,  des  Uunpes-phart*  ou 
gazéificateurs.  V.  ce  mot. 

En  agitant  à  froid  l'essence  de  pétrole,  liquide  très 
inflammable,  on  obtient  un  gaz  incolore  qui  brûle  avec 
une  lumière  éclatante  ;  c'est  l'éclairage  par  le  gaz  de 
pétrole. 

Enfin,  l'éclairage  par  la  phosphorescence  \y. 
priélés  phosphorescentes  que  possèdent  v- 
qui.  exposés  pendant  un  certain  temps  à  .i 
du  jour,  restent  phosphorescents  dans  lobsc  i. 
les  sulfures  de  baryum,  de  calcium,  de  s: 
L'industrie  utilise  ces  propriétés  en  fabriquaL'-  > 

de  pendules,  d'horloges,  aes  numéros  de  maisuiia,  euduits 
d'une  sorte  d'émail  dans  la  composition  duquel  cotre  un 
des  sels  ci-dessus. 

L'éclairage  magnésique  est  constitué  par  une  lueur  instan- 
tanée et  d'une  intensité  considérable:  il  o«t  utilisé  en  plio. 

tographio  en  l'absence  de  lumière  na'    "  '  s. 

lion   rapide  du  magnésium  est  assu- 

de  ce  métal  pulvérisé  avec  des  sels  :: 

rate,   permanganates»   formant   avec    lui    ^e    vir.;a:>ics 

explosifs. 

Eclatrage  électrique.    T.'ô  ^lirac-e    éîerîrir:''  faïf  t^n* 
les  jours  d'immen-- 
fourni  par  les  dyn. 
autant  do  facilité, 
rues.  les  théâtres.  ' 
chemins  de  fer.  le^ 
habitations  particu..;-.- 
phie  et  la  photogravoro  < 
rage  des  épreuves  aussi  ' 

soleil.  La  topographie,  lar.   l —  ' 

constamment. 


ÉCLAIUA.NT   —    KCLAIIiE 


32 


ja-  —  2.J.  Ksyplieo.  —  *-5.  Atsjrrien.  —  «•7-8-9-10-tl-t2  13.  Romain.  —  Ifr-IS.  CarthaRinois.  —   16-17.   Epoque  mtïroviDgiennc.  —  Moyen  Age  et  tem\t$  modiimet  : 

r.f  «l^cl--.  —  tj-2(.  XIV»  ii(?cle.  —  i3-Sâ-17.  xv»  siècle.  —  2H.  xvi»  siècle-  —  29.  xvn»  sicci*.  — 30-31.  xvni»  siècle.  —  Période  contemjtoraine  :  32.  Ar^nD.  —  33-3(.  Quin- 

'i  -  à  r^TcrWre.  —  37.  Davy  (mines).  —  38.  A  apprl  d'air  extérieur  ((héAtres).  —  39.  Cliemins  ào  fer.  —  40.  Carccl.  —  il.  Oaiéificat^ur.  —  4i.    Aiior  (pax).  —  iâ.  Gaz 

(o^.      -.!:aair-     —  iv    tiii    >,•■■'  iit-Tnir     —  Ij.  Auer  (pétrole).  —  W.  Pétrole  (à  air).  —47.  Incandescence  (éleccriciM)-  —  48.  Phare  {électricité).  —  49.  Min-'â  (électricité).  —  60.  Incandescence  (électricité)  [vole 

f«bUqQ«;.  —  (I.  Arc  («ectricltéi-  —  51   Ac^tyt«ao    bec).  —  M.  Acétyl-'ae  (véïoc.).  —  W.  AcétyléDQ  (lampe)-  —  Jation  ;  53  Eclalrngo  public.  —  56.  Voituse»  (pousse-pousse).  —    57.  MortuiUre.   —  58.  Porutif. 


f»tt   y. 


courininictr. 
peuvent,   tel 


' "aroiU  d'éclairante  élertriqnc  en 
i''5  lampra  à  arc  voltatqtif  i,réfru- 
ot  les  lampes  à  incandeMcence . 

"que.  \î/rlnirnge  tl'un  orpano  <w 

1  n;ipnrrtls:   lo  plus  simple  est 

iri-e  lumineuse  quf  I- 

tiant  do  voir,  mais 

'  I  i  se  sert  aujourd  hiii 

;ci  i  incandescence   ijui 

"••r  dan»   la   hourho,   j»ar 

if*r  1rs  dents,   le   palais. 

mpltquent  do  miroirs,  de 

lôirer  on  d  étroits  canaux 


ËCLAIRANT  ^kt^^-ran  ,  ANTC  adj.  Qai  éclaire,  qai  a  la 

projmét*^  de  ilonner  do  la  rlart*^  :  /.^pouvoir  ÉcUilRANT  du 

cit.   />i  puit%>inee  Kr!,AlK\'  '  ;7. 

—  f'<jur„tr  f-cl'itr.inl.  \  y.. 

tCLAIRCîK      *    '  <:  n.  f  Kspace  clair. 

'  ':n  cicl  chargé 

MRaB. 

i;it. 

'■  arbres^  dans 


—  I- 

an  bo 


..,.*.....  .   ..   .  .  .;   produit    une 

n. 

'  ocuiste  4  retrancher  une  partie 

v  •  II- ure  Terta,  pour  faire  prospérer 

,  artie  des  feailles  oa  des  végétaux  dans 


[lar  les 


.  i  liqaemeDt,  dans  les 

liniiT"»  ■;"     :Ti  j  ;i  vint,'i  ariH.  vui  van:  irs  PSSonceS  et  1  hf[e  dil 

p«aplemeni.  II  oe  fantpas  les  exagérer,  car  les  arbres  d'un 


massif  trop  clairsemé  sont  moins  résistants  aux  vicissitudes 
atmosphériques,  croissent  moins  on  hauteur,  tandis  que  le 
sol  laissé  à  découvert  est  envahi  par  les  plantes  nuisibles. 
En  général,  on  pratique  la  première  éclaircio  «quand  le 
maskif  est  h  IVtat  de  jjaulis  ou  do  porchis,  c'est-à-dire  quand 
les  brins  les  plus  forts  ont  0",lo  de  diamètre  à  la  base. 

l.,os  futaies  de  sapins  et  d'épicéas  s'éclaircissonl  spon- 
tanément :  les  sujets  les  plus  faibles,  rapidement  dominés 
par  les  plus  vi^roureux,  forment  alors  un  sous-bois  qu'on 
doit  se  parder  de  détruire,  it  moins  qu'on  puisse  mettre  A 
bas.  pouren  tirer  parti,  les  arbres  dépérissants.  A  l'inverse, 
les  futaies  do  pins  doivent  être  éclaircios  do  bonne  heure, 
vent  l'àgo  de  dix  ans.  L'opération  est  ensuite  répétée  par 
périodes  do  huit  A  dix  années. 

ÉCLAIRCIR  {kUr'-air'  —  du  lat.  pop.  exclaricire,  même 
sens;  do  er,  et  clanu)  v.  a.  Rendre  clair  ou  plus  clair  ; 
Vent  qui  kci.aircit  l'horizon,  n  Donner  une  teinte  moins 
foncée  à  :  EcLAiRcin  le  ciel  d'un  tableau,  te  teint,  il  Faire 
reluire,  donner  du  brillant,  do  la  transparence  â:  Kclaircir 
de  l'argenterie,  des  vitres.  U  Rendre  plus  liquide  ou  plus 
limpide  :  KcLAiaciK  une  sauce,  du  vin. 

~  Par  oxt.  Rendre  j>lus  net.  plus  éclatant,  plus  per- 
çant :  On  prétend  t/ue  l  œuf  cru  ïïcLaircit  la  voix. 

—  Rendre  moins  épais,  moins  serré,  moins  touffu  : 
Eclaircir  un  tissu.  I'Àxaibcir  te  feuillage  d'un  arbre. 

—  Fam.  Diminuer,  amoindrir  :  Folles  dépenses  qui  ont 
tinguli^rement  écLairci  un  patrimoine. 

—  Kig.  Rendre  moins  sombre,  donner  plus  d'expansion, 
plus  de  gaieté  à  :  Ka.AiRciB  te  front,  n  Rendre  plus  com- 
préhensible, plus  intelligible  ;  donner  la  solution  ou  l'ex- 
pli-'.'ï'ion   dr-  :  f.'nhj'-t  de  la  psychologie  est  filicLAiBriR  ce 

m(  de  noiu-mAme.  (JoufTroy.)  0  Rensci- 
l'-r  :  Je  crains  que  vous  ne  soyez  ma' 
"l'en  1311  plus  vite.  (Volt.) 

—  AI  sjI.  ;  lont  ce  qui  simplifie  f.ri,AiRciT.  (K.  I.aya.) 

—  Agric.  Rendre  moins  épais  les  plantes,  1rs  branches. 
les  fouitleti.  les  fruits,  pour  qu'ils  puissent  so  développer  et 
donner  un  bon  nroduil  :  Kci, aibtir  un  bois,  un  earrè  de  laitucf. 

—  Tcchn.  Eclaircir  la  grille  d'un  fourneau,  Ia  débar- 
rasser do  tout  ce  qui   peut  boucher  le  pas.sage   do   lair. 

■  rir  dfs  clouâ,  </c«  f'pingles,  \a*s  polir,  on  les  agitant 

sac  ou  un  tonneau,  avec  du  son.  n  Eclaircir  des  bas, 

iiscr  légèrement  au  charbon,  n  Eclaircir  des  peaux, 

'  rer  du  côté  de  la  fleur  avec  du  suc  d'épino-vinetto. 

-  i-idoucirà  la  meule  les  verres  de  montres,  a  Eclair- 

■  ,■   u-n  couleur.  Rendre  sa  teinte  moins  foncée. 

cc/a/rcf,  te  part.  pant.  du  v.  Eclaircir. 

—  -Substantiv.  n.  m.  Espace  du  cicl  qui  s'est  éclairci  : 
//  V  a  un  pru  rf'KciJMRCI  r^r»  te  nord. 

S'éc/a/rc/r,  v.  pr.  Devenir  clair  ou  pins  clair,  i  Se  clari- 


fier, devenir  plus  limpide.  Il  Acquérir  plus  de  netteté,  de 
clarté  ;  Vue,  Voix  qut  commence  à  s'èclaikcir.  m  Devenir 
moins  sombre,  moins  rembruni  ;  prendre  plus  d'expansion, 
de  gaieté  :  Teint  qui  s'est  ÉcrxiRCi. 

—  Fam.  Diminuer,  s'amoindrir. 

—  Fig.  Devenir  plus  intelligible,  plus  compréhensible  ; 
être  explinué,  résolu,  n  S'édiGer,  s'instruire,  il  Devenir 
moins  sombre,  moins  menaçant  :  L'horizon  politique  ne 

S'ÉCLAIRCIT  pas. 

—  Sys.  Développer,  expliquer.  V.  dkvklopper. 

—  Eclaircir,  éclairer.  Le  premier  se  dit  des  choses  qui 
ont  été,  depuis  loiigteni[>s,  u[)  objet  de  recherches  ou  dé- 
tudcs.et  qui  n'ont  pu  être  clairement  expliquées:  on  éclair- 
cit  un  point  de  doctrine  obscur,  un  doute,  une  difliculté. 
^c/airer  signifie  proprement  remplacer  la  nuit,  l'obscurité, 
par  la  lumière.  Si  Pascal,  lîossuet  et  d'autres  grands 
écrivains  ont  dit  quelquefois  :  eclaircir  un  esprit,  une  âme. 
dans  le  sens  d'^c/airer»  c'est  que  la  distinction  que  nous 
signalons  ne  s'était  pas  ODCorouottoment  dessinée  do  leur 
temps. 

—  Anton.  Assombrir»  embrouiller,  obscurcir,  troubler. 
ÉCLAIRCISSAOE  { klt^r'-si-snf)    n.    m.    Tecbn.    Action 

d'éclaircir,  c'est-à-dire  de  polir  et  de  doucir  à  la  moule  les 
verres  de  montre,  do  polir  des  métaux,  dos  armes,  etc. 

—  Agric.  et  hortic.  fc>yn.  de  kclaircib. 
ÉCLAIRCISSANT  (Ui^r'-si-san),  ANTE  adj.  Qui  éclaircit. 
ÉCLAIRCISSEMENT  {kUr'si-s€-mnn  —  rad.  eclaircir) 

n.  m.  ,\ction  de  rendre  clair,  compréhensible  ce  qui  ne 
l'était  pas;  commentaire  explicatif  d'un  texte  ou  d'un 
fait  :  L  ^cote  franraise  appliqua  /ca  travaux  dans  les  tangues 
orientales  â  /'kcxaircissivMENT  de  l'hébreu.  (Renan.)  m  Vé- 
rification d'une  chose  douteuse  ou  mise  en  douto  ;  explica- 
tion justificative  donnée  ou  demandée  au  st^et  d'un  fait, 
d'un  propos  que  l'on  juge  équivoque  ou  blessant  :  Deman- 
der un  kclaircisskment  immédiat.  Exiger  de»  éclaircissk- 
MBNTS  ou  t^rie  rétractation,  i)  Renseignement  : 

Dans  un  tifto  si  tendre, 

Quel  éclaircissement  en  pouvcz-vous  attendre? 

Racim. 

—  Agrir.  et  sylvic.  Syn.  de  éclaircib. 
ÉCLAIRCISSEUR  \kl'r'-si-seur')  n.  m.  Celui  qni  explique, 

qui  élucide  des  choses  obscures  :  Un  bclaiacissedr  de 
textes. 

—  En  T.  do  tcchn.,  Ouvrier  employé  à  eclaircir,  à  polir. 
ÉCLAIRE  iklèr"^)  n.  f.  Econ.  rur.  Se  dit  pour  Soupirail, 

dans  le  Pas-de-Calais. 

—  Hortic.  Grande  iclairr.  Nom  donné  à  la  grande  ché- 
lidoine.  n  Petite  éclaire,  Nom  vulgaire  do  la  rcnonculo 
ficaire. 


f; 


33 

—  Pôch.  Ouverture  pratiquée  dans  le  pont  du  bateau 
de  poche  au  hareng,  à  la  morue,  etc.,  pour  permeure  au 
pûchour  de  iairo  tonibor  le  poisson  dans  la  calo. 

ÉCLAIREMENT  [kU-re-man]  n.  m.  Action  d'éclairer; 
son  D'^siiliai. 

ÉCLAIRER  (A/''  —  du  lat.  exclarare,  mAme  sens)  v.  a.  Dis- 
siper l'obscurité,  jclor  do  la  clarté  sur  :  Le  soleil  kclaibe  la 
terre.  Colàert  fît  iîclairkr  Paris  par  cinq  mille  fanaux. 

Donner  de  la  lumière  avec  un  flambeau  sur  les  pas 

de  :  EcLAiRKZ  madame.  (En  ce  sons,  lo  verbe  était  neutre 
autrefois  :  on  disait  éclairer  à  quelqu'un.) 

—  Par  ext.  Servir  à  guider,  à  diriger  ;  précéder  pour 
servir  de  guide  :  L'avant -garde  éclairk  le  corps  d'armt'e. 
Le  regard  arrête,  assure'et  kclairk  tous  les  pas  du  corps. 
(Boss.)  Il  Epier,  espionner  :  Eclairer  quelqu'un,  les  pas, 
les  démarches  de  quelqu'un. 

—  Poétiq.  Briller  pour  une  personne,  en  parlant  du 
jour,  (Se  dit  pour  exprimer  cjuo  cette  personne  est  vi- 
vante): Tant  que  le  jour  m'ÉcLAlBERA.  il  Briller  au  moment 
de  l'accomplissement  d'un  fait,  en  parlant  du  jour  ou  du 

soleil  : 

Lftjournt^o 
Qui  devait  éclairer  notre  illustre  hyménée. 

Racine. 

—  Fig.  Rendre  intelligible,  compréhensible,  clair  :  Le 
présent  tient  un  flambeau  dont  la  lueur,  projetée  en  arrière, 
ÉCLAIRK  à  son  tour  le  passé.  {Am.  Thierry.)  il  Redresser, 
mener  dans  la  voie  du  vrai  ou  du  juste  :  Eclairfb  les  re- 
ckerchesd'un  savant,  la  conscience  d'un  juçe.  il  Montrer,  faire 
ressortir,  mettre  en  évidence,  il  Instruire,  tirer  do  l'igno- 
rance ou  do  l'erreur  ;  donner  dos  Iumi(!:ros  à  :  Eclairer  le 

leuple,  c'est  le  moraliser.  (V.  Hugo.)  il  Jeter  do  la  vie,  de 
'animation  sur. 

—  Al)solum.  Pop.  Donner  do  l'argent. 

—  Art  milit.  Eclairer  sa  marche,  Reconnaître  le  terrain 
ot  la  situation  de  l'ennemi. 

—  Jeux.  Eclairer  le  tapis  ou  simplem.  Eclairer,  Mettre 
sur  table  l'enjeu  que  l'on  a  proposé. 

—  Peint.  Distribuer  la  lumière  sur  :  Savoir  habilement 
ÉCLAIRER  1rs  masses. 

—  V.  n.  Etre  lumineux,  brillant  :  Les  yeux  des  chats,  les 
vers  luisants  éclairent  pendant  la  nuit. 

—  Lancer  des  éclairs  :  Dieu  a-t-ii  tonné  et  éclairé?  (Boss.) 

—  Impers.  Faire  des  éclairs  :  Il  éclairait  à  me  roussir 
les  moustaches.  (V.  Jac(]ucmin.) 

—  Fig.  Menacer,  faire  prévoir  un  mal,  un  châtiment 
prochain  :  Il  appartient  à  Dieu  ^'éclairer  et  de  tojiner  dans 
les  coîisciences.  (Boss.) 

—  Techn.  Se  dit  du  bouton  d'or  ou  d'argent  qui.  à  la 
fin  de  la  coupellation,  produit  une  lumière  étincclante. 

Ëclairé,  ée  part.  pass.  Qui  possède  des  lumières  intel- 
lectuelles ;  qui  est  instruit,  intelligent,  qui  connaît  ot 
comprend  ;  qui  est  dit,  fait  ou  pensé  avec  intelligence  : 
Juqe,  Critique  éclairé.  Conseils  éclairés,  il  Renseigné . 
informé,  mis  à  m(^me  de  savoir  ou  de  comprendre  :  Les 
juges  politiques  se  croient  toujours  assez  éclairés  pour 
condamner.  (Ij.-J.  Larchcr.) 

—  Syn.  Eclairé,  instruit.  L'homme  éclairé  connaît  ce 
qu'il  faut   savoir  et  a,  de  plus,  l'intelligence  nécessaire 

•ouT  en  tirer  bon  parti.  L'homme  instruit  a  beaucoup  étu- 
ié,  et  sa  mémoire  est  richement  pourvue  des  notions 
scientifiques,  littéraires,  etc. 

—  Anton.  Aveugle,  ignorant;  obscur,  ténébreux. 
S'éclairer,  v.  pr.  Devenir  éclairé,  être  illuminé,  il  Four- 
nir à  son  éclairage  :  Dépenser  beaucoup  pour  s'éclairer. 

Il  Prendre  son  jour  :  Chambres  qui  s'éclairknt  sur  la  cour. 
Il  Eclairer  sa  marche  :  Général  qui  a  soin  de  s'éclairkr. 

—  Fig.  Devenir  visible,  se  révéler  :  Les  vices  de  l'abbé 
Afaury  s'éclairèrent  plus  visiblement  dans  la  pourpre. 
(Ste-Beuvo.)  n  S'instruire,  acquérir  du  savoir  ou  de  l'intel- 
ligence :  S'éclairer,  c'est  s'affranchir.  (F.  Pyat.)  ii  S'in- 
struire mutuellement,  arriver  en  commun  à  l'éclaircisso- 
ment  d'une  chose  :  On  ne  s'éclaire  qu'en  s'écoutant  les  uns 
les  autres.  (G.  Sand.) 

—  Syn.  Eclairer,  éclaircir.  V.  éclaircir. 

—  Anton.  Aveugler,  obscurcir. 

ÉCLAIRETTE  iklé-rèi']  n.  f.  Bot.  Nom  vulgaire  do  la  re- 
nonculo  lii-aire.  ii  On  l'appelle  aussi  petite  éclaire. 

ÉCLAIREUR  [klè)  n.  m.  Art  milit.  Soldat  qui  éclaire  la 
marche  dune  troupe  en  parcourant,  en  avant  d'elle,  le 
terrain  qu'elle  doit  traverser,  afin  de  reconnaître  les  obsta- 


s; 


EoUiireurs  :  1.  En  1 


des  qui  pourraient  arrêter  sa  marche,  n  Cavalier  chargé 
do  rechercher  l'ennemi  ou  do  signaler  son  approche. 

—  Fig.  Homme  qui  en  devance  d'antres  auxq^uels  il  pré- 
pare les  voies,  n  Ceux  qui  éclairent  l'esprit,  qui  fournissent 
dos  lumières  intoUectueUes  :  Les  grands  esprits  humains, 
ÉCLAiRErRs  des  générations.  (M**  L.  Colet.) 

—  Fam.  Entrotenour;  celui  qui  donne  do  l'argent  ;  bail- 
leur do  fonds. 

—  Arg.  Compère  qui  amène  des  dupes  à  un  grec. 

—  Mar.  Bâtiment  détaché,  naviguant  à  lavant  ou  sur 
los  flancs  d'une  Ûotto  pour  on  éclairer  la  marche. 


—  Encycl.  Art  milit.  Aotrefois,  on  n'entendait  guère  par 
éclaireurs  quo  les  soldats,  géoéralomonl  des  cavaliers, 
chargés  de  ce  qu'on  appelle  aujourdhui  les  services  d'ex- 
ploration ot  do  sûreté.  Aujounf'hui,  on  emploie  los  éclai- 
reurs au  cours  mémo  d'un  combat. 

Dans  Vinfanlerie,  chaque  compagnie  doit  avoir  un  cor- 
tain  nombre  d'hommes  (16  on  temps  do  paix,  32  eo  temps 
do  guerre)  spécialement  choisis  parmi  los  meilleurs  .sol- 
dats pour  remplir  le  rôle  d'éclairours.  Ceux  d'un  mémo 
bataillon  peuvent  être  groupés  pour  l'exécution  d'entre- 
prises particulières.  Ils  marchent,  alors,  sous  la  conduite 
do  cadres  spéciaux. 

Dans  la  cavalerie,  on  distinguo  los  éclaireurs  chargés 
do  rechercher  rcnnemi  ot  do  veiller  à  la  sûreté  d'une 
troupe,  ot  les  éclaireurs  du  terrain  (deux  par  escadron  , 
qui  doivent  marcher  à  200  mètres  environ  en  avant  do  lui. 

Dans  l'artillerie,  les  éclaireurs  précèdent  les  batteries 
ou  groupes  de  batteries  qui  vont  occuper  uno  position 
nouvelle,  afin  de  leur  éviter  do  s'engager  sur  un  terrain 
impraticable  aux  voitures.  Quand  des  batteries  ont  pris 
position,  elles  envoient  aussi  parfois  en  avant  des  officiers 
ou  sous-officiers  reconnaître  d'aussi  près  quo  possible  le 
but  ou  objectif  qu'elles  veulent  combattre. 

ÉCLAMÉ  (do  l'anc.  franc,  esclam.  fracture)  adj.  m.  Se 
dit  d'un  oiseau  qui  a  la  patte  ou  l'aile  cassée. 

ÉCLAMPSIE  [ktan-psi  —  du  gr.  éklampsis,  apparition 
soudaine)  n.  f.  Affection  caractérisée  par  dos  spasmes 
épileptiformos  avec  perte  de  connaissance,  ot  qui  est  par- 
ticulière aux  femmes  en  couche  ou  approchant  uu  terme  de 
la  gestation,  il  Convulsions  des  Jeunes  enfants.  {V.  convcl- 
siON.)  Il  Accès  convulsifs  do  l'urémie.  V.  urémie. 

—  Encycl.  Méd.  Eclampsie  puerpérale.  Uéclampsie,  ou 
plutôt  les  accès  éclamptiquos.  parfois  subits,  plus  souvent 
précédés  do  malaises  (mal  do  tôio,  douleur  au  creux  de 
l'estomac,  vomissements,  éblouissementsj,  ne  se  montrent 
gu'^re  avant  le  sixième  mois  do  la  grossesse;  ils  sont  sur- 
tout fréquents  au  cours  du  neuvième  mois  ot  pendant  lo 
travail  ;  au  total,  il  y  a  environ  un  cas  sur  deux  ou  trois 
cents  grossesses.  Dans  la  plupart  des  cas,  ils  se  produi- 
sent cliez  des  femmes  albuminuriquos,  dont  los  reins 
fonctionnent  mal  ;  aussi  los  attribue-t-on  généralement  à 
1'"  auto-intoxication  gravidique»,  c'est-à-dire  à  l'empoi- 
sonnement du  sang  par  les  produits  toxiques,  dont  la  pro- 
duction et  la  rétention  sont  attribuables  à  l'état  de  gros- 
sesse. Les  lésions  trouvées  à  l'autopsiosur  divers  organes 
(foie,  rate,  pancréas),  plus  fréquemment  mémo  que  sur  les 
reins,  permettent  do  penser  qu'il  s'agit  d'une  maladie  gé- 
nérale dont  l'albuminurie  et  les  accès  convulsifs  ne  sont 
que  des  manifestations  extérieures  non  constantes. 

Quoi  qu'il  en  soit,  les  accès  éciamptiques  comportent  un 
pronostic  fort  grave,  la  mortalité  atteignant  presque  le 
tiers  des  cas.  aussi  bien  pour  les  mères  quo  pour  les  en- 
fants. Il  n'est  pas  rare  do  trouver,  par  la  suite,  do  la 
néphrite  chronique. 

Le  traitement  prophylactique,  oui  s'impose  chez  toutes 
les  femmes  enceintes  ayant  de  l'albumine  dans  les  urines, 
comporte  le  repos  et  lo  régime  lacté  dont  l'efficacité, 
quand  il  est  appliqué  rigoureusement,  est  pour  ainsi  dire 
absolue.  Au  cours  de  l'accès,  il  faut  faire  respirer  du 
chloroforme  à  la  malade.  Entre  les  accès,  administrer  le 
chloral  en  lavement  à  la  dose  de  2  à  4  grammes. 

—  Méd.  vétér.  h'éclampsie  est  assez  fréquente  chez  la 
chienne  en  état  de  gestation.  Elle  est  caractérisée  par 
des  convulsions  épileptiformos,  pendant  lesquelles  l'ani- 
mal so  débat  en  criant  et  bavant,  ou  se  livre  à  des  mou- 
vements désordonnés,  pendant  lesquels  il  y  a  perte  de  la 
vue  et  du  sentiment.  L'accès  est  temporaire  et  dure 
quelquefois  à  peine  uno  ou  deux  minutes.  On  lo  calme  en 
taisant  ingurgiter  une  cuillerée  do  sirop  d'éther  ou  de 
chloroforme,  en  faisant  respirer  dos  vapeurs  d'éther,  et 
on  combat  l'affection  par  l'administration,  dans  l'intervalle 
des  accès,  do  pilules  à  base  do  bromure  :  0p^,25  à  1  gramme 
par  jour. 

ÉCLAMPTXQUE  {klan-ptik')  adj.  Qui  a  rapport  à  l'éclam- 
psie  :  Spasmes  eclampïiqubs.  Il  Qui  est  atteint  d'éclam- 
psie  :  Femme  éclamptiqub. 

ÉCLANCHE  (probablem.  de  l'allem.  schenket,  cuisse)  n.  f. 
Fp:iule  de  mouton  séparée  du  corps  do  la  bêto  :  Crosse, 
l'efitc.  Maigre  éclanche.  Il  .-V  signifié  gigot. 

ÉCLANCHER  v.  a.  Faire  diïrparaîtro  les  faux  plis  d'une 
étoffe,  il  (In  dit  aussi  écranciier. 

ÉCLANCHEUR  n.  m.  Ouvrier  qui  éclanche  les  étoffes. 
11  On  dit  aussi  écrancbeur. 

ÉCLAT  (kla  —  rad.  éclater)  a.  m.  Fragment  do  corps 
résistant,  détaché  avec  violence  :  Un  éclat  de  bois.  Etre 
blessé  d'un  éclat  d'obus. 

—  Action  d'éclater,  de  se  briser  violemment  ;  fracas  d'un 
corps  qui  éclate  :  Etre  éveillé  en  sursaut  par  Téclat  des 
bombes.  Il  Fonte,  rupture  sans  division  complète  des  par- 
ties :  /,'éclat  est  fréquent  dans  les  bois  employés  verts. 
Il  Bruit  éclatant,  tumulte,  fracas,  explosion,  manifestation 

soudaine  et  bruyante  :  Les  éclats  de  la  foudre.  Des  éclats 
de  voix.  Kire  au.r  éclats. 

~  Par  ext.  Scandale,  acte  qui  a  un  retentissement  re- 
grettable; mesure  extrême,  rupture  éclatante  :  Ln  venir 
a  un  ÉCLAT. 

—  Parliculièrem.  Clarté  brillante,  qualité  do  ce  c^ui  est 
lumineux,  resplendissant  :  On  ne  sauraU  aou/enir /kclat 
du  soleil.  Il  Brillant,  qualité  de  co  qui  scintille  et  reluit: 
vivacité  des  couleurs  ;  aptitude  plus  ou  moins  grande  dos 
surfaces  à  refiéter  la  lumière  :  /.'éclat  des  pierreries,  du 
teint,  du  coloris. 

—  Fig.  Luxe,  faste;  relief;  apparence  séduisante,  bril- 
lant dehors  :  /.'éclat  de  la  fortune,  de  la  renommée,  de  la 
beauté.  Il  Vivacité,  caractère  brillant  des  pensées  ou  do 
lélocution  :  Ches  Horace,  l'expression  est  vire,  concise,  ser- 
rée et  polie  jusqu'à  Téclat.  iSte-Beuve.i  n  D'éclat,  Eclatant, 
brillant,  qui  attire  fortement  l'attention  :  Action  d'kclat. 
Les  vertus  d'éclat  ne  sont  point  le  partage  des  femmes,  mais 
bien  les  vertus  simples  et  paisibles.  (M**  do  I-amïiert.) 

—  Ilortic.  Variété  de  pomme,  dont  les  quartiers  so  sé- 
parent sous  une  simple  pression. 

—  Jard.  et  agric.  Fragment  d'un  végétal  qui  sert  à  la 
reproduction  d'un  nouveau  pied., 

—  Miner.  Eclat  de  Jersey.  Sorte  de  pierre  &  aiguiser. 

—  ALLtJS.  LITTÉR.  : 

Et  comme  elle  a  Vé<-ta:  du  rerre. 
Elle  en  a  la  fraRilité. 

Vers  de  Polyeucte.  V.  verrb. 


ÉCLAIREMENT  —  ÉCLECTE 

—  Stm.  Eclat,  brillant,  lustra,  tplendear.  V.   iirilla.*ct. 

—  E:w;ï.  !..  Mi:i.-.-    0:i  >ji:  .iij-_>  lu  ,_.j-j..-'.r  ■:■■-  '■■^'.-.li.-..   ■< 

Tl 

1  ., 

il     _     , 

dit  &  la  . 
taines  v. 
L'éclat 
et  l'on  ;i 
vantes  ; 
méialliiiu'".  ' 

grande  opaci-  i-  _ 

parenco  meta 
adamantin,  «jui  •■^! 
et  léclat  vitreux  'c 
taux  d  un  grand  po 
mani,  du  zircon.  du  • 
ou  perlé,  semblabi'- 
cst  comme  un  méia!.. 

ireux  (on  peut  citer  le  'jai-aire  spaii, 1.400*.  U;  cvriitù-jo.  i--» 
micas,  le  gypse  laminaire,  comme  présentant  léclat  m 
cré);  l'état  soyeux,  qui  résulte  d'une  structure  com;  ■-■'•-» 
de  âbrcs  droites  très  serrées  ot  d'égale  grosseur  ,  ! 
gras,  qui  so  présente  dans  certaines  pierres  à  <::i 
vitreuses  et  dont  la  surface  semble  avoir  été  frottée  -i  t.  j  i<-, 
par  exemple,  dans  le  quartz  gras,  etc.  ;  l'éclat  résineux, 
qu'on  observe  dans  certains  a^iphaltes  et  dans  les  opales; 
enfin,  l'éclat  vitreux,  analogue  &  celui  du  verre  et  que  pos- 
sèdent la  plupart  des  cristaux  dont  le  pouvoir  réiringeoi 
est  relaiivemcot  faible. 

ÉCLAT A6LE  adj.  Susceptible  d'éclater,  de  le  briser  en 

éclats,  de  se  fendre. 

ÉCLATANT  (tan).  ANTC  "rad.  éclater]  adj.  Sonore,  re- 
tentissant ;  Sons  ÉCLATANTS.  Voix  ÉcLATÂîfrB.  I  Quï  réper- 
cute fortement  le  son  :  Voûte  éclatante. 

—  Qui  brille,  qui  jctto  un  vif  éclat  :  Lumière  £clata?(TB. 
Couleurs  éclatantes. 

—  Fig.  Luxueux,  riche,  fastueux  :  Toilrtte,  Heaut^.  For- 
tune  ÉCLATANTE.  Sttjle  ECLATANT.  V.  Qui  fait  du  bruit,  qui 
a  du  retentissement  :  La  gloire  et  la  puutanee  iottt  fi  la- 
TANTES,  no7i  grandes.  (Chateaubr.  !i  Glorieux.  s[_:,;i;'  .  i- 
pable  de  donner  de  la  gloire  ou  de  la  répur.i 
ECLATANTE.  Service  éclatant.  Faifs  éclatan 

d'un  grand  renom,  d'une  grande  gloire  :  Le*  .■. -  ^...4- 

Tants.  Il  Irrécusable,  manifeste  :  Vérité  éclatantk. 

—  Eclatant  de.  Qui  brille  par  :  Salon  ÉCUkTANT  DB  lu- 
mière.   Costume  Éclatant  de  dorures. 

—  Anton.  Fané,  flétri,  mat,  obscur, 
sombre,  terne,  terni. 

—  n.  m.  Comm.  Nom  que  les  bijou- 
tiers donnaient  autrefois  &  des  pierres 
tendres,  douées  d'un  grand  éclat. 

—  Ornith.  Espèce  de  grimpereau  des 
côtes  d'Afrique. 

—  n.  f.  Fusée  qui  produit  un  très 
grand  éclat. 

ÉCLATÉ  adj.  Blas.  Se  dit  des  figures 
de  bâtons  et  d'armes  d'hast  représen- 
tées brisées.  (Quand  il  s'agit  du  che- 
vron, le  terme  véritable  est  Brisé.)  i  Pris 
substantivement,  éclaté  est  l'attribut  de  l'écu  divisé  par 
une  ligne  brisée  en  zigzag.  i^On  dit  aussi  un  écu  éclaté. 

ÉCLATEBCENT  {man)  n.  m.  Action  d'éclater,  de  voler  en 
éclats  :  /'éclatement  d'une  bombe.  ^Inus.) 

—  En  T.  d'arboric.  Action  de  briser  à  demi  des  bran- 
ches  trop  vigoureuses. 

—  Enctcl.  Il  arrive  souvent  que  certaines  branches 
d'un  arbre  s'emportent,  c'est-à-dire  so  développent  d  une 
manière  exagérée  et  au  détriment  des  autres  branches. 
Leur  suppression  radicale  aurait  des  inconvénients;  on  y 
supplée  avec  avantage  par  l'éclatement.  Pour  pratiquer 
cette  opération,  on  plie  la  branche  comme  si  l'oo  voulait 
la  casser  tout  à  fait;  mais,  dès  qu'elle  a  craqué,  on  s  ar- 
rête, on  la  relève,  on  rapproche  avec  du  jonc  ou  de  l'osier 
les  parties  disjointes,  et  on  recouvre  le  tout  d'onguent  do 
saint  Fiacre.  1^  branche  ainsi  affaiblie  ne  nuit  plus  à 
l'équilibre  de  l'arbre. 

ÉCLATER  (du  liant  allem.  skleizdn.  rompre)  t.  n.  So 
rompre,  se  briser  violemment,  voler  en  éclats  :  t^s  mau- 
vais fusils  kclatrst.  n  Se  fendre,  se  rompre  ^   "^   ' n 

complète  des  parties  :  Le  bois  vert  est  sujt  : 

—  Produire   un   bruit   subit  et    violeni  : 

mcnts  éclatant  de  toutes  parts.  1  Pnller  a  r.ti  \  i  ■•m, 
resplendir  :  Oiseau  dont  le  plumage  écl-^tk  des  plus  rirrt 
couleurs.  1  Buff.' 

—  Par  ext.  Avoir  do  r-^'  -  i 
scandale  :  Affaire  qui  a 

duiro   soudainement  et  \ 

^éclater,  //ostilitês  qui  h.i.i.x'ii 

1er.  so  montrer,  se  trahir  ave^ 

ECLATE  (M'n /rt  ciri7t*rt/ton   des 

iGuizot.)  Il  Laisser  cours  tout  A  coup  à  ^a  colora  ou  a  ^os 

sentiments  violents  : 

il  faut  quVnftn  yérlatf. 

Que  Je  \txe  le  maj^ue  et  d^bai^e  ma  rate. 

Moût  M 

—  Fig.  Etre  éroinent,  briller  d'un  grand  éclat  :  Htppo- 
crate  éclata  parmi  les  autres.  iBoss.) 

—  Eclater  en,  So  répandre  en.  manifester  sa  colèro 
par  :  Eclater  kn  injures,  en  reproches. 

—  Eclater  de  rire  ou  simplem.  Eclater,  Rire  aux  éclats, 
riro  bruyamment. 

—  V.  à.  Faire  rompre  avec  effort  :  Ecuiter  une  branche- 
(Vieux.l 

—  Hortic.  Diviser  par  éclats  :  Eclater  desraetmrs. 

—  Techn.  Enlever  l'émail  dont  uno  pièco  d'orfèvrerie 
était  couverte. 

S'écIMer,  v.  pr.  Se  briser,  se  rompre  en  é.-l.i:<. 

—  S'éclatrr  de  rire,  Uirc  aux  éclats.  jL'c: 
pronominal  s'éclater  était  parfaitement  jus- 
verbe  éclater  avait  le  sons  acfî  '-^  r.>n  ■  -  :- 
jourd'hui,  sauf  pour  des  cas  si  ■ 

pas  à  la  langue  usuelle,  le   ■- 

voment  neutre,  et,  par  consé^iidu,  .'   ...      ^ -lU 

inutile.) 

ÉCLECTE  klékf)  ou  ECLECTCS  '  ''t^Ié-kt^tss)  n.  m.  Genre 
d'oiseaux  grimpeurs.   1.-  Mîiaon.-s.  tnbu  Jos 

tricho^lossinés.  comprer  ^  lors  propres  aux 

Moluques  et  à  la  Nouvc;>  .      j     ..  1. 1  «x* 

—  Enctcl.  Les  écltctes  ont  le  bec  orocha,  dent*,  la  liTTéo 


Trancha  tcUxè 
d'argeat  rt  (Taxar. 


IV. 


ÉCLECnCIEN  —  ÉCLIPTIQUE 


^^rttt  «k|  hUq«.  TariA«  filu«  aq  moini  Urfftfmont  de  ronfle. 

ii  'ni  1a  plu»  commuDp  p«i 

-oj,  dont  la    f(*rac<llp  t>%i 

r  1  pt  vrri,  a>'aut  Ici  (tant*» 


tCXXCncICM.  CNNE  u  et  a^J. 
Sjro-  de  KiiKi  rwi  K- 

ACLBCTICISME  D.  m.  Syo.  do 


diT»r« 
-  / 


Ti^^u  ri  p<}liliifuf,  en  retîgion, 

•■i:^  rmprunti^s  A  des  systèmes 

V.  la  partie  encvcl. 
'i'port,  qui  tient  à'l'*clec- 
LBCTiQUi.  I  On  a  dit  quol- 

.-  ..-.me  :  /.et  àcutcTXQvnn  ont 

■ie$  doctrintê  U*  point»  fondamentaux 

"    ,11'»    i)iit    est    qualillé 

ir-Io-Moin  od  1783, 

I  i,  par  lo  baron  do 

lo^os  de  Francfort 

1    ni'  prait.juer  quo 

nti.  compaj^non  ot 

>   luuliles  tous  les   hauts 

is  n'en  d(*fondont  pas  la 

iiiie  libertc^  absolue  à  tous 

.:••«  loA  Uf{o$:  mais  ils  refusent  Aces 

:illuenoe  sur  la  direction  gL^nérale  des 


Ie«  Ut 
baau  k 
aiTairr-.   .     . 

£CIXCTIQ0CMENT  {klèf-iik')  adv.  D'ane  façon  écloc- 
tiquc.  A  U  manière  des  éclectiques. 

ÉClXcnftIill  {kUà")  T.  D.  Procéder  saivaot  la  méthode 
éclecti'fiie. 

!  ■•  •■'l't  n.  m.  Doctrine,  système  des 

position  d'esprit  éclectique. 

A  proprement  parler,  signifie 

'11.  au  lieu  de  s'en  tenir  U 

isit  dans  divers  systèmes 

'       s  il  y  a  plusieurs  manières 

:it,   sinon    au   hasard,  du 

r  s  ou  do  leurs  fantaisies. 

L ..      .^'fit  do  discerncmeat,   qui 

4<^iTa  anco. 

Y  a-  l'art?  Oui,  car  la  plupart  dos 

h^ .^'Tont  A  condamner  toutes  les 

^  .re  ou  do  musique.  A  l'exception 

•:  :^me  dans  la  science?  Non  ;  car, 

it  1»  *av,in:  a.  ■'■'[>if>  le  toute  main  co  qui  lui  paraît  dé- 
montrt^,  et  rejette  co  qui  ne  l'est  pas,  co  n'est  pas  lA 
cbotsir;  être  ^r'fi-ti-jnr,  r>st,  bien  plutôt,  subir  la  vérité, 
dè«  qu'elle  e^'. 

U  n'en  eit  ;  'n  philosophie,  où  la  théorie  quo 

■■'  <1p   ii-iiir'U  entre  l'art  ot  la 
-"   un    système  qui 
••  !é  ries  notions  quo 

f"    '  -nnatssanccs.  Mais, 

biaauï:  >  '\û  1  unité  factice  ot  do 

r«KC«s~  tèmes  :  on  fait  lo  compte 

d«*  ¥.-  f.AT  l'un  ou  par  l'amro, 

'''  ipparitiun. 

-   est  certainement 
I  '  »  ■'i'^orio.  Il  écri- 

^  ■  .'•  do  déterrer 

•■■  ^'>us  les  opi- 

r.  rr-iitr^    ^c-   Ifs  Mri   [pliu<Js'J|Mli*S.   Ot  j'ai   tfOUVé 

'î  '  de<  s«ciet  ont  raison  dans  une  bonne  partie 

■1  araoceot,  mats  non  pas  tant  on  ce  qu'elles 

nirnt  jf  mn  flatte  d'aToir  pén^^tr*  l'harmonio  dos  diiH-- 
reota  r^fn^ea,  et  d  avoir  va  que  les  deux  partis  ont  raison, 
poanrn  qn'iN  n--*  sn  .-hn.^n/^nt  point.-.  -  Kt  il  ajoniait  qu'en 
la  dé(r:i.  L      -  1  •xc.b^,  on  ro- 

trovrer  .  itf»,  perenni» 

fp^Mdmr  ■  t  lo  progrès. 

Daoa  lo  Co  ,  toutes  Ioa   fois  que  l'on 

parla  d*écl«r-  4  Victor  Cousin  uuo  l'on 

p«oM.  En  oiT  r.'-'i  .-»v..ir  .«lo  le  disciple 

Apea  pr6s  ci  us  dos  AIlo- 


1  on   pr".p-'-o 


i  pea  pria  ei 
manda,  i«  s^ 

fai  tan    artA.   ' 


'*'  :  •  Co  so- 
irs do  ISIC/ 
1  les  mettant 
leurs  divers 
qui  les  con- 
;-ectacle  «,  îl 
l'ahor!  flans 


r  ..'titu,  et  qu  il  peut  iàl>vuiir 

^  des  coostmctioDs  bien 

ÉdXOMC  'kUym'  —  da  bt.  ekleikhein,  lécher'   n.  m. 
>i'.>"i    HniA  an>')'^nnrmptit  a  de»   médicameota  dont  on 
le  r^fflisse,  poar  qa'on  les  suçAt  plus 
'm   Svo.  de  Loocw-fPou  usité.) 
i.- — ^.  ,,.^   -,-  /,iiji  —  du  ffr.  ^kl^piii :  de  ékUipein,  dé- 
laisser  :j.  I.  Mus.  gr.  lotr^rvalle  descendant. 

tCLI  n.  m.  Mar.  Petit  éclat  ^ai  ■«  détache  en  partie 
d'iuie  pièce  do  bois  qoalcooqae. 


tini^tre. 


ÉCLlDbN  n  m.  Sorte  de  traîneau  agricole, employé  dans 
le»  d«^partemenlfl  de  lOuest. 

£cu£,  £c  (mt^mo  orig.  que  éclitter)  adi.  Mar.  Se  dit 
d'une  pièoo  oui  donne  des  éclis  ou  éclat»  do  Dois  par  l'etret 
d  une  forte  tlexiuD  :  J/df  kctiA.  Vergue  KCLlâK. 

ÊCLlMfcTRE  'dti  préf,  *•,  et  du  gr.  ktinêin,  incliner,  et 

[Il    Instrument  employé  en  arpentage 

.allro  la  distance  zénithalu  duo  objet, 


deux  1 
1 


liorKuuiale,  sur  la- 
quelle se  dresse  uu 
arc  de  rcrclo  vertical 
graduA.  Une  lunette 
mobile, dont  l'oculairo 
est  placé  au  centre 
del'arrdei-ercle.peut 
tourner  autour  de  co 
centre  verticalement. 
Kntln ,  un  niveau  A 
bulle  dair  permet  do 
placer  la  règle  dans 
un  plan  ri|;:ourouse- 
ment  liorizontal.  Sou- 
veni.  aussi,  l'appareil  est  constitué  par  une  boussole  munïo 
d'un  niveau  et  d'une  lunette  so  mouvant  dans  un  plan 
vertical  autour  d'un  corcio  gradué. 

On  obtient  la  ditrérenco  do  niveau  au  moyen  d'une 
simplo  résolution  de  triangle. 

ÉCLINGURE  n.  f.  Mar.  Syn.  do  itÂULrnu. 

ÉCLIPSE  [du  gr.  ékieipsis,  mémo  sens)  n.  f.  Disparition 
d'un  astro,  proauite  par  l'interposition  d'un  corps  entre 
cet  ostro  ot  l'œil  do  l'observateur,  ou  ontro  lo  mémo 
astre  et  lo  soleil,  auquel  il  doit  sa  lumière  :  Calculer, 
PrMire  une  ï^clipse.  ii  Eclipse  de  soleil.  Disparition  du 
soleil  produite  par  l'interposition  do  la  lune  entre  cet 
astro  ot  la  terre,  n  Eclipse  de  la  lune.  Disparition  do  la  luno 
produite  par  l'ombre  do  la  terre  projetée  sur  cet  astre. 

rt  Eelinse  totale.  Disparition  complète  de  l'astro.  ii  Eclipse 
partielle.  Celle  qui    no  cache   qu'une  partie    do    l'astre. 

M  Eclipse  annulaire.  Eclipse  de  soloil  dans  laquelle  la 
partie  do  l'astre  restée  visible  affecte  la  forme  d'un  an- 
neau lumineux,  ii  Eclipse  apparente.  Celle  dans  laquelle 
l'astre  éclipsé  n'est  pas  privé  do  lumière,  comme  il  arrive 
pour  lo  sofeil.  \\  Eclipse  vraie.  Colle  dans  laquelle  l'astrt? 
éclipsé  est  privé  de  lumière,  commo  il  arrive  pour  la  lune. 

—  Fam.  Absence,  disparition  :  Actrice  gui  reparaît  après 
une  longue  éclipse. 

—  Fiç.  Déchéance,  défaillance,  moment  de  défaveur; 
disparition  complète  ou  partielle  :  L'idéal  est  une  belle 
chose;  mais  il  est  bien  loin  et  il  a  ses  bclipsbs.  (Sto-Beuve.^ 

—  E.NCYCL.  Myth.  et  linguist.  Tous  les  peuples  primi- 
tifs attribuaient  ce  phénomène  A  un  combat  de  l'astre 
éclipsé  contre  une  puissance  mystérieuse.  Dans  le  mythe 
indien,  lo  Jémon  RAhu  a  bu  A  la  dérobée  le  vin  d'immor- 
talité dos  dieux  :  dénoncé  par  le  Soleil  et  la  Lune,  Vich- 
nou  lui  tranche  la  tète,  qui,  depuis,  poursuit  les  deux 
astres  pour  les  dévorer.  Nlémo  explication  chez  les  Mon- 
gols, où  Kihu  s'appelle  Aracho.  L'habitude  de  pousser 
de  grands  cris  pour  faire  lAcher  prise  au  monstre  ot  faire 
cesser  l'écllpso  se  conserve  jusqu'au  moyen  Age.  Pour 
les  Scandinaves,  il  s'agit  do  deux  loups  :  l'un  d'eux 
(Moongarm)  doit,  A  la  un  des  temps,  réussir  A  dévorer 
la  lune;  l'autre  (FonrisJ  dévorera  lo  soleil. 

—  Astron.  Eclipses  de  lune.  Eclairée  par  le  soloil  S,  la 
terre  T,  opaque,  projette  derrière  elle  un  cône  d  ombre  do 
sommet  A,  circonscrit  aux  doux  astres;  un  point  intérieur 


EcUpie  d«  lune. 


de  ce  cône,  derrière  la  terre,  ne  perçoit  aucune  partie  du 
soleil  et  se  trouve  plongé  dans  l'obscurité.  Si  la  luno  L 
peut  pénétrer,  en  tout  ou  en  pariie,  dans  ce  cône,  elle 
cessera,  complètement  ou  non,  d'étro  éclairée,  ot  il  y  aura 
t'rhpse  totale  ou  partielle.  Pour  l'intt-rieur  du  second  cône 
rirconscrit  FCB,  lo  soleil  ost  partiellement  caché,  l'inten- 
sité do  la  lumière  diminuée  :  c'est  la  p''nombre. 

Si  la  lune  se  mouvait  dans  lo  plan  do  l'écliptiquo,  il  y 
aurait  éclipse  A  chaque  opposition,  car  sa  distance  moyenne 
a  notre  planète  ost  do  60  rayons  terrestres,  tandis  quo 
la  hauteur  TA  du  côno  d'ombre  est  de  816  rayons  ter- 
r*>stres,  commo  le  montre  un  calcul  très  simple.  ïl  v  aurait 
même  chaque  fois  (^rlipse  totale,  car  lo  maximum  tfu  demi- 
diamètro  apparent  de  la  lune  est  do  IG'47",  et,  si  l'on 
coupe  lo  cône  d'ombre  par  une  sphère  de  centre  T,  do  rayon 
/•^'ai  A  la  distance  de  la  lune,  lo  minimum  du  diamètre 
ai'parpntdela  sectiona  la  valeur  bien  supérieure  do  37'46". 
Mats  l'orbite  de  la  lune  étant  inclinée  sur  l'écliptiquo,  il 
faut  avoir  égard  A  sa  latitude,  ot  un  calcul  plus  complot 
montre  que  : 

Si,  au  moment  do  l'opposition,  la  latitude  de  la  luno,  en 
valeur  absolue,  est  inférieure  A  20'5lt",  l'éctipso  totale  osl 
certaine;  si  la  lune  est  comprise  entre  ï0'.i9"  et  3i'ï0", 
léclipso  e»t  certaine,  totale  ou  partielle;  entre  Si'îO"  et 
M't»''.  partielle  certaine;  entre  it'29"  et  62'50",  douteuse, 
toujours  partielle  :  m-dessun  de  «l'50",  impossible.  Indurée 
maximum  d'une  éclipse  totale  est  do  detix  heures;  sa 
RTnndenr  se  mesure  A  la  fraction  éclipsée  du  diamètre 
perpondiculairo  A  la  liffne  des  cornes.  L'éclipsé  de  lune 
est  visible,  Bimultaoémonl,  do  tous  les  points  d'un  hémi- 
sphère. 

Bien  que  l'ombre  de  la  terre  soit  circulaire,  les  ravons 
lumineux  traversant  l'air  hamido  voisin  du  sol.  s'y  réfrac- 
tent, et,  mAme  pendant  une  éclipse  totale,  la  luno  no  cesse 
pas  d'être  éclairée  par  uno  lueur  rougoAtre. 

Eclipses  d4  soUit.  L'éclipsé  de  soleil  est  due  à  l'ombre 


34 

portée  par  le  disque  de  la  luno  sur  notre  globe  ;  elle  n'est 
vibible  ou'en  certains  points  et  peut  être  totale,  partielle, 
ou  annulaire,  si  la  lune  ne  cache  quo  la  partie  centrale 
du  soleil.  Il  y  aurait  aussi  éclipse  du  soleil  A  chaque 
conjonction,  si  l'orbite  lunaire  était  sans  inclinaison.  Un 
calcul  sim]>le  prouve  (jue  :  Si,  lors  de  la  conjonction,  la 
latitude  de  la  lune  est  inférieure  A  1"  21'.  il  y  a  éclipse 
certaine;  comprise  entre  !•  84'  et  i"  34,  éclipse  douteuse; 
supérieure  A  1"  34',  éclipse  impossible.  Ainsi,  nous  voyons 


Ecllps«  d«  soletl  :  S,  lolell  ;  L,  lune  ;  T,  terr». 

uno  limite  de  latitudo  plus  grando  pour  les  éclipses  do 
lune,  ((ui  sont,  en  olTot,  trois  fuis  plus  fréciuentes  quo  les 
éclipses  de  soleil.  Le  maximum  de  durée  d'une  éclipse  totale 
est  de  huit  minutes  A  Téoualcur,  six  A  la  latitude  do  Paris  ; 
celui  d'une  éclipse  annulaire,  douze  et  dix.  L'éclipsé  totalo 
<iu  soleil  no  peut  que  très  rarement  être  observée  en  un 
mémo  lieu  ;  la  dernière  visible  A  Paris  eut  lieu  en  1724,  ot 
il  faudra  attendre  l'an  2026  pour  y  voir  une  nouvelle. 

La  latitude  de  la  luno  sera  faible  si  colle-ci  est  au  voi- 
sinage do  l'un  de  ses  nteuds,  ou  si  le  soloil  est  voisin  de 
l'un  des  nœuds  do  l'orbite  lunaire,  de  sorte  que  la  diffé- 
rence de  longitude  entre  le  soleil  et  le  meud  le  plus  voisin 
do  la  lune,  doit  rester  inférieure  A  ;  10"  5  pour  uno  éclipse 
do  lune,  17»  pour  une  éclipse  de  soleil.  11  v  aura  dune 

Sériodicité  des  éclipses  —  à  do  petites  diflférences  près 
os  variations  do  distances  de  ces  astres  A  la  terre  — 
lorsque  lo  soloil,  la  luno  ot  la  ligne  des  nœuds  reprendront 
les  mômes  positions  relatives.  Or  la  ligne  dos  nœuds  rétro- 
grade sur  l'écliptiquo,  et  19  révolutions  synodiqucs  du 
nœud  équivalent  A  6.585  j.  78,  tandis  que  223  révolutions 
synodiquos  de  la  lune  font  6.585  j.  32.  Donc,  après  223  lu- 
naisons, période  connue  des  Chaldéens  sous  le  nom  do 
saros,  ou  18  ans  U  jours,  les  mômes  éclipses  so  reprodui- 
sent ;  soit,  en  général,  70  éclipses,  dont  29  de  lune  el  4 1  do 
soleil.  En  uno  année,  il  y  a  au  plus  7  éclipses  :  5  ou  4  de 
soleil  ot  S  ou  3  do  lune;*il  y  en  a  au  moins  2,  et,  s'il  n'y 
on  a  quo  2,  ce  sont  des  éclipses  do  soleil. 

Eclipse  (l'),  journal  satirique  hebdomadaire,  fondé  on 
1866  par  François  Polo,  après  la  suppression  do  •  la  Lune  >. 
Les  spirituels  dessins  satiriques  d'André  Gill  firent  surtout 
la  vogue  do  cette  feuillo  amusante,  et  qui  parait  encore 
avec  Maurice  Logardo  comme  rédacteur  en  chef. 

ÉCUPSE  n.   f.  Explosif  préparé  pour  constituer  uno 

fioudre  sans  fumée,  ot  qui  se  compose  d'acide  picrique,  de 
itharge,  de  soufre  et  do  charbon. 

ÉCLIPSEMENT  {man)  n.  m.  Action  d'éclipser.  (Peu  as.) 

—  Kig.  Disparition,  suppression.  (Vieux.) 

ÉCLIPSER  V.  a.  Produire  l'éclipsé  de  :  La  lune  bclipsb 
quelquefois  le  soleil,  ii  Par  ext.  Cacher,  dérober  aux  re- 
gards :  Nuage  qui  éclipsk  le  soleil. 

—  Fig.  Détruire,  chasser;  remplacer,  succéder  A  :  £a 
cruauté  du  bourreau  éclipse  les  torts  du  fanatique.  (Labou- 
laye.)  n  Effacer,  surpasser  :  Corneille  éclipsa  tous  les 
portes  trafiques  qui  l'avaient  précédé.  (Volt.) 

S'éclipser,  v.  pr.  Etre  éclipsé,  disparaître  par  l'effet 
d'une  éclipse,  il  Far  ext.  Se  vuiîer,  s'obscurcir;  disparaître 
par  rinterposition  d'un  obstacle  :  A  certains  Jours,  le  soleil 
s'ÉCLiPSK  plus  de  vingt  fois. 

—  Fam.   S'esquiver,  s'en  aller,  se  dérober,   so  cacher. 

—  Fig.  Etre  anéanti,  supprimé;  périr,  disparaître  ;  Des 
fortunes  nouvelles  surgissent,  d'autres  s'kclipsknt.  h  S© 
surpasser  l'un  l'autre ,  s'effacer  mutuellement.  Il  Etre 
effacé,  surpassé  :  Le  bel  esprit  s'bclipsb  auprès  de  ta  raison. 

—  AlLLS.  LITTKR.  : 

Tel  brille  au  second  rang  qui  s'éclipse  au  premier. 
Vers  do  la  ffcnriade.  V.  urili.f.r. 

—  SvN.  Effacer,  obscurcir.  Eclipxcr,  c'est  surpasser  les 
autres  par  quelque  qualité  brillante,  souvent  passagère, 
dont  l'éclat  empôcho  devoir  co  qui  frappait  auparavant. 
Effacer,  c'est  rendre  nul,  pour  ainsi  tiire.  par  la  supé- 
riorité de  son  propre  mérite,  co  qui,  pourtant,  n'est  pas 
dénué  do  valeur  :  Une  femme  oui  en  bclipsb  une  autre  par 
sa  parure  a  quelquefois  la  douleur  de  voir  cette  autre  l  kf- 
FACER  par  son  esunt.  L'action  d'obscurcir  est  plus  faible; 
elle  diminue  l'éclat,  mais  no  le  fuit  pas  disparaître. 

Éclipsé,  ée  part.  pass.  du  v.  Eclipser. 

—  Astrol.  Planète  éclipsée.  Planète  qui  n'a  pas  été  ren- 
contrée sur  le  cercle  fatidique  qui  a  servi  A  dresser  la 
ligure  généthliaque.  (Lo  sujet  de  cot  horoscope  ne  parti- 
cipe pas  A  l'infiuenco  do  cette  planète.  Certains  occultistes 
placent  pourtant  dans  le  thème  do  nativité  toutes  les 
planètes,  mémo  celles  qui  sont  éclipsées.) 

3ÉCL1PTE  n.  f.  Genre  do  composées  hélianthées,  qui 
comprend  des  herbes  habitant  les  régions  chaudes  du 
glube,  et  dont  les  capitules  ont  les  fleurs  dimorphes.  (On 
t-mpluio  contre  certaines  dermiies  Veclipte  erecta  et  pro- 
tasta.  AuxMoluquos.l'ec/ipfca/Àa  est  une  plante  potagère.) 

ÉCUPTIQUE  {ptik'  —  rad.  éclipse;  du  lat.  edipticus, 
gr.  éklnptikos,  mémo  sens)  n.  m.  fîrand  cercle  do  la 
sphère  décrit  par  lo  mouvement  annuel  du  soleil,  dans  le 
système  dos  anciens,  ou  par  le  mouvement  annuel  do  la 
terre,  dans  le  système  des  modernes  ;  plan  déterminé  par 
co  cercle  :  C'est  à  l'inclinaison  de  /  BcLirTiQUE  sur  iéguateur 

?u'eat  due  la  diff^érence  des  saisons.  (Laplace.)  ii  Obliquité  de 
écliptigue.  Angle  que  forme  l'écliptiquo  avec  l'équateur. 
Il  Axe  de  l'ecliptique.  Diamètre  de  la  sphère  porpondicu- 
laire  au  pian  do  1  écliptiquo.  ii  Pôles  de  l'ecliptique,  Points 
où  l'axodo  l'écliptiquo  rencontre  la  sphère  céleste. 

—  Adjectiv.  Qui  a  rapport  A  l'écliptiquo  :  Coordonnées 
ËcLtPTiQDRS.  Il  Qui  a  rapport  aux  éclipses  :  Conjonction 
KCLiPTiQUB,  c'est-A-dire  positions  extrêmes  de  la  terre  où 
les  éclipses  peuvent  avair  lieu. 

—  Kncycl.  L'adjectif  écliptigue  se  rapportait  jadis  aux 
éclipses  :  termini  ecliptici,  termes  ou  limites  des  éclipses, 
c'est-A-dire  limites  de  l'espace  dans  loouel  la  lune  doit  so 
trouver  pour  qu'il  v  ait  éclipse  do  lune  ou  do  soleil; 
doigts  écliptiques,  douzièmes  parties  du  soleil  ou  do  la 
lune,  soT^'ant  A  exprimer  la  grandeur  ou  l'importance  do 
l'éclipsé.  Aujourd'hui,  lo  mot  «  échptique  •  se  rapporte 
plus  particulièrement  à  l'orbite  apparente  du  soleil;  les 


33 

éclipses  se  produisent,  offcctivemont,  aux  environs  des 
points  où  Técliptiquo  coupo  1  orbite  do  la  lune. 

Au  premier  abord,  ou  pendant  un  court  intervalle  do 
temps,  lo  soleil  paraît  uniquement  participer  au  mouvo- 
mcDl  diurno  ;  mais  l'observation  plus  précise  le  montre 
animé  d'un  mouvement  propre.  Dans  sou  mou%'cmcnt  appa- 
rent sur  la  s|.ln>re  célosto,  dans  lo  sens  direct,  avec  uno 
vitesse  sonsibl.Mnont,  mais  non  rigoureusement  uniforme, 
lo  soleil  décrit  un  arawi  cercle  incliné  sur  l'équateur  EK'  : 
l'écliptique  S^S'/.  La  ligne  dos  ôquinoxes  17'  est  l'inter- 
section de  l'équateur  et  do  l'écliptique  ;  7,  équinoxe  du 
printemps  ou  point  vcrnal  ;  t'.  équinoxe  d'automne  :  S  et  8'. 
sur  le  diamètre  porpen<liculairo  â  rr',  les  solstices  dhiver  ot 
d'été  ;  P,  ot  P',  les  polos,  boréal  et  austral,  do  l'écliptique  ; 
1*06/1^»''''  ffe  IMiptùjue,  mesurée  par  l'arc  PP,,  est  l'anglo 
de  son  plan  avec  celui 
de  l'équateur,  de  22°2T 
environ.  Les  petits  cer- 
cles parallèles  à  l'équa- 
teur, de  pôles  P  ot  P', 
passant  par  los  solstices 
S  et  S',  sont  les  tropi- 
ques du  Capricorne  ot 
du  Cancer.  Chaque  sai- 
son correspond  au  temps 
que  met  le  soleil  pour 
aller,  sur  l'écliptique, do 
l'un  à  l'autre  des  quatre 
points  Y'  S',  'y'.  8.  La 
connaissance  do  l'étdi- 
ptique  et  do    son  obli- 

3uit6    permet    d'intro- 
uire  un  nouveau  système  de  coordoanéos  célestes,  éclipti- 
ques,  en  longitudo'et  en  latitude. 

L'inégalité  dos  saisons  tient  à  ce  que  l'orbite  réelle  n'est 
pas  circulaire;  lo  soleil  décrit  autour  de  la  terre,  dans  lo 
plan  do  l'écliptique,  dans  le  sens  direct,  une  ellipse  d'excen- 
tricité 1/60,  dont  la  terre  occupe  un  foyer  ot  dont  le  grand 
axe  est  incliné  d'environ  ll^S'  sur  la  ligne  des  solstices. 
La  vitesse  angulaire  du  soleil  sur  l'écliptique  varie  en 
raison  inverse  du  carré  de  la  distance  du  soleil  à  la  terre, 
soit  proportionnoljetiiont  au  carré  do  son  diamètre  appa- 
rent, ot  l'aire  décrite  par  le  rayon  vecteur  du  soleil  est 
proportionnelle  au  temps  employé  à  la  décrire.  On  ima- 
gine souvent,  sur  l'écliptique,  un  soleil  fictif  à.  mouvement 
uniforme,  qu'il  suffit  do  corriger  par  W^guation  du  centre, 
ot  qui  coïncide  avec  le  soleil  vrai  aux  moments  du  pé- 
rigée et  de  l'apogée. 

Mais  les  choses  sont  plus  complexes  encore  :  les  plans 
de  l'équateur  et  do  l'écliptique  ne  sont  pas  rigoureusement 
lixos.  Des  déplacements,  comme  la  prëcession,  ont  des 
termes  proportionnels  au  temps  ou  st^culaires ;  d'autres, 
comme  la  nutatiun,  seront  périodiques.  L'obliquité,  de 
23'27'32"  au  1"  janvier  1850.  diminue  alors  de  0",48  par 
an;  elle  oscille  amsi  de  9"  avec  une  période  de  18  ans  2/3. 
L'excentricité  diminue  actuellement  de  0,000  04  par  siècle, 
et  la  longitude  périgée  augmente  de  11", 7  par  an.  Les 
propriétés  du  mouvement  du  soleil  sur  l'écliptique  impor- 
tent à  la  détermination  du  temps.  D'ailleurs,  le  tout  est 
apparent,  mais  entraîne  toujours  les  marnes  conséquences  ; 
car  l'on  s'accorde  ù  supposer  aujourd'hui  le  soleil  tixe  et 
la  terre  animée  autour  de  lui  d'un  mouvement  rigoureu- 
sement opposé    à  celui    que    nous    venons    de  décrire. 

EGLI3SAGE  [kli-saf) 
n.  m.  Ch.  de  f.  Système  d'é- 
clisses.  il  Pose  des  éclisses. 

ÉCLISSE  frad.  éclisser) 
n.  f.  Kolat  de  bois  en  forme 
de  coin. 

—  Archéol.  Bague,  an- 
neau de  vannerie  ou  d'orfè- 


Eclisse  (archéol.). 


vrerie  imitant  une  couronne  do  paille.  (On  appelait  ainsi, 
au  XVII»  s.,  uno  couronne  servant  à  poser  les  plats  sur  la 
table.  Syn.  ch.\pelkt. 
[V.  ce  mot.]  — On  entendait 
par  n  ouvrage  d'cclisso  »  uq 
travail  tressé  ou  «  clisse  «, 
en  jonc,  on  en  lïl  de  métal.) 
Il  On  disait  aussi  sscLii'SE, 

ou  ESCLICHON. 

—  Artill.  anc.  Petit  coin 
desapinsorvant  àassujettir 
les  bombes  dans  l'ànie  des 
mortiers,  et  les  obus  dans 
colle  dosobusiers  do  siège. 

—  Artvétér.  Nom  donné 
aux  attelles,  faites  généra- 
lement d'une  mince  feuille 
de  tôle  ou  d'une  planchette 
do  bois,  que  l'on  pose  sous  lo  pied  du  cheval,  pour  main- 
tenir le  pansement  appliqué  sur  la  solo  ou  la  fourchette. 

—  Ch.de  f.  Plaque  do 
fer  percée  do  trous,  qui 
est  destinôo  à  opérer 
la  jonction  des  rails. 

—  Chir.  Petite  lamo 
de  bois  ou  bande  do 
carton  résistant,  quo 
l'on  applique  lo  long 
d'un  membre  fracturé,  pour  le  maintenir  dans  uno  cer- 
taine position. 

—  Econ.  rur.  Rond  ou  moulo  d'osier  à  claire-voie,  dans 
lequel  on  fait  égoutter  les  fromages. 

—  Méd.  anc.  Kspèco  do  seringue,  qu'on  appelait  aussi 

CLISSOIRK. 

—  Tochn.  Plaque  de  tôle,  destinée  à  assujettir  les  par- 
ties d'une  pièce  fracturée,  it  Bois  fondu  en  forme  do  petits 
ais  ot  propre  à  être 
plié,    pour    servir    à 

confectionnor  divers    mmkp^  ^ 'X"  *^'-»-' 

ouvrages    légers  :    ^^  ">  B^       t-i  .  " 

KcLissus  de  seauj-,  de  4, 

tambours,  il  Plaque 

de  bois  très  mince,  A.  fcUsae  de  violon. 

propre  à  faire  los  cô- 
tes d'un  luth,  le  corps  d'un  violon  ou  d'un  autre  instrument 
do  la  même  famille.  11  Petit  ais  on  bois,  qui  soutient  les  plis 
d'un  souftîot.  il  Second  rang  do  morceaux  do  bois,  disposé 
dans  un  four  A  fabriquer  lo  charbon  do  bois. 

—  Encycl.  Ch.  de  t.  L'éclisse  est  constituée  par  une  pla- 
que on  fer  lamiué  ot  percée  do  trous  destinés  à  recevoir 


Eclissc  (chir.). 


Erli88C8  :  1-  EcUssci  à  plaque  pour  rail»  s'ir 

traverses  en  bois  on  trav^racs  en  fer  (élévation)  ; 

a.  Vue  en  plan:    3.   EctUics   ordinaire»  (élèva- 

UoQ;;  4.  Eclisios  ordinaires  (coupe). 


des  boulons.  Ces  plaqaes,  servant  à  assujettir  les  extré- 
mités des  rails,  ont  un  profil  leur  permettant  do  s'appli- 
2uer  contre  l'âme  du  rail.  On  ompl'»ii;  L'ciiirr-Uement  doux 
clisses  pour 
rendre  solidai- 
res deux  rails 
placés  bout  à, 
Dout.  La  lon- 
gueur de  cha- 
cune d'elles 
varie  de  40  à 
socentimètres. 
Elles  sont  ser- 
rées contre  les 
rails  par  des 
boulons,  dits 
boulons  d'éclis- 
s€s,  qui  traver- 
sent l'âmo  des 
rails. Pourper- 
mettre  un  cer- 
tain jeu  aux 
rails,  on  a  soin 
de  donner  aux 
trous  des  âmes 
un  diamètre  un 

peu  ph.s  grand  que  celui  des  boulons.  Au  contraire,  les 
trous  dos  plaques  ou  éclisses  ont  exactomenl  lo  môme 
diamètre  quo  celui  de  ces  boulons.  Lo  profil  des  éclisses 
doit  être  tel  que,  l'éclissage  terminé,  les  plaques  no  débor- 
dent jamais  lo  champignon  du  rail,  et  cela  dans  lo  but  de 
laisser  un  libre  passage  au  boudin  des  roues.  Chaque  extré- 
mité des  éclisses  est  percée  de  deux  ou  trois  trous,  atin 
de  donner  plus  de  résistance  au  moisago  qu'elles  forment 
quand  elles  sont  boulonnées  avec  les  rails. 

ÉCLISSER  {kli-sé  —  de  l'anc.  haut  allem.  slixan;  allem. 
schleissen,  fendre)  v.  a.  Chîr.  Assujettir  par  des  éclisses  : 
Eclisser  un  membre.  On  éclisse  les  rails  pour  les  main- 
tenir dans  une  position  invariable. 

—  Fam.  Asperger  d'eau  avec  une  seringue  :  Eclisser 
quelqu'un.  (Vieux.) 

—  Fauconn.  Eclisser  l'oiseau,  JetcT  k  l'oiseau  tenu  sur 
le  poing,  et  encore  encapuchonné,  quelques  çouttcs  d'eau 
avec  les  doigts,  afin  do  le  calmer  lorsqu'il  s'impatiente. 

ÉCLISSETTE  {kli-sêl')  n.  f.  Petite  éclisse. 

ÉCLISSOIRE  {kli-soir')  n.  f.  Seringue,  cUfoire.  (Vieux.) 

ÉCLOGA,  code  civil  byzantin  des  empereurs  icono- 
clastes Léon  III  et  Constantin  V,  publié  vers  740.  Destiné 
à  remplacer  le  code  de  Justinien,  il  est  rédigé,  sous  l'in- 
fluence des  idées  chrétiennes,  dans  un  esprit  plus  humain. 
Il  fut  supplanté  à  son  tour  par  les  Basiliques.  h'Echga  a 
été  éditée  en  1852  par  Zachariœ,  et  en  1889  par  Mont- 
f errât  us. 

ÉGLOGAIRE  0.  m.  Littér.  Syn.  de  églogaibe. 

ÉGLOGE  (klof  —  du  gr.  eklogeus  ;  de  ekléqein,  percevoir) 
n.  m.  Antiq.  gr.  Percepteur  des  impôts,  à  Athènes. 

ÉCLOGITE  [jif)  n.  f.  Roche  formée  principalement  d'un 
mélange  de  grenat  et  d'un  pyroxène  vert,  qui  est  l'om- 
phasite.  (On  y  trouve  souvent  associés  d'autres  minéraux  : 
smaragdite,  "nornblendo,  disthène,  glaucopbane,  péridot, 
zircon,  apatite,  sphène,  feldspath,  etc.) 

ÉGLOGUE  n.  f.  Littér.  V.  égiogue. 

ÉCLOPEMENT  {man)  n.  m.  Etat  de  l'homme  ou  de  rani- 
mai qui  est  éclopé. 

ÉCLOPER  (du  préf.  é,  et  de  l'anc.  verbe  clopper,  boiter) 
v.  a.  Estropier,  rendre  boiteux. 

Éclopé,  ee  part.  pass.  du  v.  Écloper. 

—  Milit.  n.  et  adj.  Se  dit  d'un  soldat  que  des  blessures 
légères,  provenant  généralement  do  la  fatigue  ou  causées 
par  les  chaussures,  l'équipement,  etc..  rendent  momenta- 
nément indisponible  pour  la  marche  et  lo  service. 

S'écloper,  v.  pr.  Devenir  éclopé  ;  se  mettre  soi-même 
en  piteux  état. 

ÉCLOPÈS  n.  m.  Bot.  Syn.  de  relhanie. 

ÉCLORE  du  préf.  é,  ot  do  clore.  —  N'est  usité  qu'aux 
temps  suivants,  et  ne  l'est  guère  à  la  première  et  à  la 
deuxième  personne  :  J'éclos.  tuéclos,  iléclot.  nous  t'closons. 
vous  t'cl'isez,  ils  éclosent.  J'éclatais,  nous  èclosion.^.  J'éclôrai, 
nous  éclôrons.  J'éclôrais,  nous  éclôrions.  Que  ^'éclose.  Eclox. 
ose)  v.  n.  Naître  d'un  œuf,  sortir  de  son  œut  :  Poussins  qui 
viennent  rf  kclore.  Il  S'ouvrir  pour  laisser  sortir  le  petit,  en 
parlant  do  l'œuf  :  L'œuf  d'une  poule  peut  éclore  au  moyen 
de  la  chaleur  artificielle. 

—  Par  ext.  En  parlant  des  végétaux,  S'ouvrir,  fleurir, 
s'épanouir  :  Les  coquelicots  et  les  bleuets  écLOSBNT  dans 
des  oppositions  ravissantes.  (B.  de  St-P.) 

— •  Poétiq.  Commencer,  apparaître  : 

Mon  flls.  Je  vais  mourir  :  mon  éternelle  aurore. 
De  ma  dernière  nuit  va  toui  à  l'heure  ^f/or#. 

L*HARTI»8. 

—  Fig.  Se  produire,  se  réaliser,  se  manifester  :  Toute 
liberté  ^Ht  bclÔt  ou  qui  s'accroU  suscite  un  accès  de  fiè- 
vre int'vilabte,  mais  passager.  (E.  do  Gir.) 

—  Faire  éclore,  Couver;  amener  à  l'éclosion.  n  Fig. 
Enfanter,  produire,  donner  naissance  à  :  La  paresse  fait 
avorter  plus  de  talents  que  l'activité  n'en  fait  kclore. 
(M"»  do  Lospinasso.) 

—  V.  a.  Fairo  éclore,  faire  naître,  produire.  (Vieux.) 

—  Tochn.  Eclore  un  moulin.  En  retenir  les  e»iix.  (Vieux.) 

—  Rkm.  Ce  verbe  prend  toujours  l'auxiliaire  être  dans 
ses  temps  composés. 

S'éc/ore,  v.  pr.  Naître,  se  produire.  (Vieux). 

ÉCLOSION  n.  f.  Action  d'éclore  ;  sortie  des  petits  hors 
do  l'œuf:  Six  semaines  seulement  séparent  rÉcioSios  des 
vers  de  la  récolte  des  cocons.  (L.  Roybaud.)  11  Par  ext.  Epa- 
nouissement des  fleurs  ou  des  bourgeons  :  Z,'kclosion  d'une 
fleur,  d'un  bouton. 

—  Fig.  Production,  apparition,  manifcstatioo  :/.  eclo- 
sioN  d'une  vérité,  d'un  talent. 

—  Encycl.  L'éclosion  des  vers  à  soie  doit  pratiquement 
^tre  retardée  lo  plus  possible,  afin  d'avoir  des  jeunes 
feuilloB  do  mûrier  à  donner  aux  jeunes  vers.  Ce  retard 
s'obtient  par  le  froid.  (V.  bivkhnaof.)  L'éclosion  a  lieu, 
chez  tous  les  bons  éleveurs,  dans  dos  chambres  d'éclosion 
où  la  lompôrature,  d'abord  maintenue  à,  19  ou  80  degrés 
centigrades,  est  portée  à  21  ou  22  degrés.  La  graine  est 


ÉCLISSAGE   —  ÉCLUSÉE 

étalée  en  couche  très  mince,  «t  on  la  remue  de  temps  ea 
temps;  25  grammes  do  firaioes  doivent  être  répartis  sur 

2     décimé"-'--     '-arr..^       _    !  »-.  f .  s     1..^     .,-...i»t    /.-U^.-^,   ..f.<_    0q 

emploie  •.  ;  une 

lampe  â  :.  _ e  en 

cuivre.  L<ii:  -  .  on  u-.u'-ut  uc*  rcauiiats  très 

satiitTaisaou  a*, 


T-;  :T    , 


nfermé*»''  n.  f. 

barrage, 

irs  portes 


ECLUSE    lu 
Navig.  et  ponts  c: 
digue  en  ma';onriTi- 
et  de  vannes  qri  ou  ■ 
laisser  couler  :■ 
du  môme  ouvr;i 

les  eaux  qu  â  un        

deux  portes  qui  soutient  le^  • 

n  Ecluse  carrée,  Celle  qui    r 

dans  des  coulisses,  n  Echue  u  «•".  ■-  ■  -i-  .-•  i 

entre  les  portes  desquelles  se  trouve  ari  n  o^ 

entre  le  bateau  qui  veut  monter  ou  d>  /  '-luse 

à  tambour.  Celle  dont  les  baioyers  sont  p'T'  ■  •>    i  un  petit 
canal  voûté,  qui  s'ouvre  sur  le  cèié  et  en  aval  des  portes. 

Il  Ecluse  en  éperon.  Celle  dont  les  portes  fonn'^nT  Tin  sncrle. 

Il  Ecluse  de  chasse,  Ecluse  de  conMruciion  i 

aui  retient  lo  contenu  du  bassin  de  chasse,  r. 
estiuée  à  être  lâchée  tout  d'un  coup  afin  qu  e 
les   matières  vaseuses  ou  sablonneuses  qui  cl  ouiLrcD: 
un  canal  ou  l'entrée  d'un  port,  i  Ecluse  de  fuite.  Celle  qui 
est  destinée  à  vider  le  trop-plein  d'une  écluse  de  chasse. 

—  Fig.  Tout  ce  qui  arrête,  ce  qui  empêche  :  Les  écluses 
des  passions,  de  la  liberté. 

—  Par  anal.  Obstacle  qui  se  trouve  sur  le  passage  d'oo 
liquide  et  qui  fonctionne  ou  que  Ion  suppose  fonctionner 
à  la  manière  d'une  écluse  :  Les  bclcsrs  des  larmes.  Les 
kclcsbs  des  deux. 

—  Pop.  et  bas.  Lâcher  le»  éeluset,  Urioer.  i  Oo  dit  aussi 

ÉCLUSEB. 

—  Fonder.  Sorte  de  plaque  de  fer  obstruant  ou  ouvrant, 
à  la  volonté  de  l'ouvrier,  lo  canal  par  lequel  s'écoule  lo 
métal  en  fusion  pour  aller  jusqu'atix  moules. 

—  Fortif.  Ecluse  prorisiounelle.  Réservoir  ménagé  pour 
inonder  au  besoin  le  fossé  dune  forteresse. 

—  Pêch.  Parc  de  pieux  réunis  par  des  claies  et  disposé 
de  façon  à  retenir  lo  poisson  amené  par  la  marée. 

—  Trav.  publ.  Nom  donné, dans  los  travaux  à  air  com- 
primé au  moyen  de  caissons,  au  compartiment  /ou  che- 
minée) grâce  auquel  les  ouvriers  peuvent  entrer  dans  le 
caisson,  on  en  sortir  sans  qu'il  se  produise  une  déperdilîoD 
sensible  de  la  pression  à  1  intérieur  de  ce  caisson. 

—  Encycl.  Navig^.  On  désigne  plus  spécialement,  sons 
le  nom  d'^c/u*e,  l'inter^-allo  compris  entre  deux  écluses 
simples  réunies  par  un  sas  ou  cnambre  ser\'ant  à  rece- 
voir les  bateaux  qui  veulent  passer  dun  bief  à  l'autre. 
Ce  sont  ces  dernières  écluses  qui  sont  le  plus  employées 
sur  les  rivières  et  canaux,  ainsi  qu'à  l'entrée  des  Dassins 


Ecluse  : 
1.  Vue  d'ensemble;  3.  Coap«: 
A-B,  portes  ;  C,  y^nae  outerte  ;  D,  vinne  fermée  ;  E,  niveau  sapérleor; 
P,  DiTcau  inférieur. 

des  ports.  Une  écluse  à  sas  est  constituée  par  une  chambre 
séparée  des  biefs  d'amont  et  d'aval  par  de  solides  poites 
dont  lesvar::aux  se  réunissent  en  formant  un  angle  ayant 
son  sommet  dirigé  vers  le  côté  damont  ou  de  floi.  o'est-i- 
dire  celui  de  la  poussée  dos  eaux.  Les  murs  latéraux 
de  la  chambre  s'appellent  bajoyers.  Va  radier  de  béton 
forme  le  fond  de  la  chambre,  ano  d'éviter  tout  alTouille- 
ment  par  les  eaux:  souvent,  ce  radier  est  recouvert  duo 
second  en  maçonnerie  hourdée  au  ciment  hy^  '  ■•'  \ 
l'extrémité  de  la  chambre,  du  cote  amont,  se  ir 
de  chute  d'une  hauteur  variable  et  -i-mt  la  pnr- 
aboutit  au  niveau  du  radier.  L»'^  ^''i- 

nies  de  vannes  qu'on  lève  tout  »I  ..  ame- 

ner le  niveau  de  ta  chambre  Â  ■  î'iefs, 

s'appuient  contre  des  butées  en  u.  iuicM 

et  qui  empêchent  l'eau  de  pas>cr 

La  loi  du  5  août  18:9  a  tixé  &  ir  nie  do 

5". 20  la  largeur  des  écluses  des  nouveaux  canaux,  et  les 
autres  devront  êtres  ramenées  successivement  i  cctto 
dimension. 

Écluse  (L')  [en  holland.  SluySj,  ville  des  Pays-Bas 
(prov.  de  Zélande),  sur  la  mer  du  Nord;  ï.635  hab.  Petit 
port.  En  1340,  bataille  navale  qui  fut  le  premier  grand 
combat  do  la  guerre  de  Cent  ans  et  la  première  grande 
victoire  navale  remportée  p.ir  \r^  .\nirl,i:s  sur  Ir-s  flottes 
françaises.  Les  Français  éi  .  miiral 

Quiéret  et  par  le  financier  ■'  i 

mirai  Robert  Morley.  Cur 
XIV»  siècle. 

ÉCLUSE  (DKFILB  DE  L'>   OU  PAS  DE  LA  CLUSE.   dêûl* 
creusé  entre  lo  Jura  d'une  pari,  de  la:  " 
qui  fait  communiquer  la  Fran.e  et   \a 
entre  lo  Grand  Credo  (en  réaht"  (  f 
auN.-O.et  le  Vuacheau  S.-E..  il  ' ''  ■'^ 

et  le  chemin  de  fer  de  Lyon  à  (^  "  tra- 

versant sous   un  tunnel.    Il   e>i 
l'Ecluse,  construit  à  420  m.  ■ 
ments  du  Grand  Cr»Mo.  A 
au-dessous  do  ce  fort,  le  1 
ses  eaux. 

ÉCLUSEAU  \«)  n.  m.  Nom  vnigairc  d'une  yariéié  d  aga- 
ric (lepiota  proeera),  que  Ion  appelle  encore  bclc&ettb.  ot 

COCLKMKLLK. 

ÉCLUSÉE  (rO  n.  f.  Quanti:.'  .î'e.ir.  r:^c^<^>x-^  pourédn- 
ser  un  bateau,  r  Train  de  > 
à  passer  dans  toutes  les  é>.  '. 
i    cune  des  parties  dont  ce  ira:- - 


du 


ÉCLUSEMEiNT  —   ÉCOLE 

r*tBDa«  <Uoa  ao«  rivi6ro  au  inoycD  d«  barrai;***  qa«  l'oD 

r •  •-  '■■'-.■"-   pour  facUiier  Im  uaviga- 

1  il'eau. 

^    A.-ti.-n  'IVoIntpr 


io  AUX  ua^akux  t|Ui  ft  i'vd- 

.N. 

■•     t  »     <li-l<tMI\t«     ilMl     r.•^tlIt^* 


ÊCLl 


■  ito  «H^ufetf  ktiu^to,  UwuUo  wu  à 


I.  Oarrirou  former 
lu  caual  Uo  coulée 

l'uvre  do  IV^cItuomeot. 

Ll-SKAC. 

ÊCLUUCft  :iv  .  tnit  adj.  Qui  a  rapport,  oui  tient  à 
1  ^.-ly**    f'.trt.-  *.-îi*i*:«K   ■  MaiioH  éctuMiert.  UzbitaUoa 

■ne  proposa  à  la  ^ardo  et 
.1  i  pf-n-cpHùD  du  I>(^e. 

j.  délier)  n.  f.  Mus. 
,ui  avait  Iiou   lors- 

, —  _     .      .i-nt  baisjK^o  do  trois 

•iuari^  ^«  toD  au  dessous  do  son  accord  ordioairc. 

CCMARTURIE  ''Je',  r(  —  CT.  tkmartuna,  tn^mo  sens) 
D.  f.  Aniiq.  ^r.  Ti^moignago  iTuo  absent,  transmis  par  des 
témoius  présents. 

"^****'«^  -^k'  ~  dtt  ^.  ekm^Uia,  dissonance)  adj.  Mus. 
aoc.  gm  ne  pr^ie  pas  *  la  mélodie,  en  parlant  des  sons  de 
ia  (tarule. 

ECNÉPHIAS  i  ék'.  fi-csê  —  du  gr.  ekn^phioM,  tempAte) 
n.    m     Meti^orot.  Venl  TÎolent,  qui   semble  souffler  des 

E^NOMS,  montagne  et  promontoire  de  la  Sicile  an- 

ci^Ti.'V  ^■:^  la  ■-'!•■*  !ïud  et  A  I"E.  d'Acricnntp.  célèbre  par 
!  i  ■    ■   \  .,  is  et  Maiilius 

'■  llamilcar  et 

h  -1  porta  un  coup 

torriUo  ^  ConU^o,  ca  uiaiiuu^iii  eucuro  bua  ancien  près- 
t>|r«  maritime  et  surtout  en 
onTraoi  aux  consuls  la  route 
^  1  Afrique.  C'est  aujonr* 
dlint  le  Monte  di  Lieala  ou 
5erra/o. 

ÉCOBAN  n.  m.  Mar.  anc. 
Sjrn.  de  KcruiER. 

tCOBUAOE    \bu-nf)    0.    m. 

Ac'ior.  -i  arracher  d'un  terrain 
lee  pli  '■■•-  ""  '"  rouvrent 
pour  I  '  la  cou- 

che   *>  .  ••terre 

qu'on  a  ••  La'  m<-*-  avec  elles. 
(Od  fait  <lei  lo-s  de  ce  qu'on 
Tieot  d'TiI'^v^r  *>t  on  y  met 
le  feu  ijui 

ré«nlt'  -ion 

«►oi  r-  -omme  engrais.  L'arrachement 

l'exécut"  .1  \.7A'.  •]  t.Mrniiw's,  ou  bien  se  fait  A  la  charrue, 
eo  prenant  soin  do  n'otilovcr  que  la  portion  de  terre  oui 
est  attachée  aux  racine»., 

£C08UC  '64)  o.  f.  Sorte  de  houe  qui  sert  &  érohucr. 
1  Nom  que  l'on  doone  également  1  la  charrue  à  ursoir,  à 
l'aide  do  la- 
qaelle    on 

Proc^d*»  a 
écob-ik."     "        ■  - 

da  U  r 

—  n    :     ,  . 

riantes  et  racines  qui  sont  enlevées  lorsqu'on  pratique 
1  ecobuage. 

ÉCOBUCn     -  -  provenç.  M^ori^ar,  défri- 

ÊCOBUCUH   _    _     'j, ,ui  fait  l'écobnago. 

tcoBULE  n.  f.  Bot.  Nom  vulgaire  do  la  cancho  gaxon- 

^  '  'ire,  arr.  et  à  33  kil.de  Roanne, 

Vfun   p«r  lAKiirnin;   1.503   hab. 

t?  et  *le  cuton. 

II.   Artion  de 

-    .  '.    les  blés  ou 

-  'iMt  ■teui^ut  d  èuo  faucbtf*,  aiin  Uo  les  réunir  en 

■  ■^. 

ÈcocHELCn  -r  les  tiges  de 

f^r-'jl'".   t.i  oau. 

tCSUHAMT     ..'. ......  .  AUiL    •.!!    T.rurrr'  adj.Quï  in- 

apire  le  degoftu  qui  fait  perdre  1  appéut  :  Bouton  ic*xv- 

RaXTK 

—  f"  .  .  1^  dégoût  :  Volume 
a  unr 

ÉCŒ'-  -   ..^:ioa  d'éccpuror  ;  état 

d'une  pfT^wr' 

ÉCŒURCn  ;  r»Sf.  prÎT.  /,  et  de  etnir\  t.  a.  Caa- 

•  :'.i  ;.f  i  estomac  a  :  Lt*  Aoijton*  tropiucrêt* 

'■••  la  r<^it]k:r,ance.  do  d<*goût ;  abattre, 
'•  ett  une  boucherie  dont  let 

■~r,  ■:.  r"  -         r.  «affadir  l'esioroac. 

ÉCOncn  (du  gorm.  teoh,  chaussure)  n.  m.  Dans  quel- 
ques Ic^^aiic^s,  OoTner  travaillant  le  cuir  :  cordonnier, 
fflégissier,  otc. 


Ecobui^c. 


^ 


tcOFRAI  (/V^  —  rad.  éeofter)  d.  m.  Grosso  et  largo  table,- 
sur  laquelle  les  ou- 
vrier»   en   cuir  diV'ou- 
pent  leurouvra^'o.  li  On         AH.  écoloçoo 
Jii  aukM  Ai'opHul.  (manuii.). 

ÉCOIN    n.    m.   Cola 
alluiiK'é,   qui    sert    aux  a 

nuueurs  pour  détacher 
les  blocs  du  houille.    \. 


so  et  la 


>INÇON  0UÉC0IN80N     lu  ] 

•    do 

■  •  r  ;  .i 


L-t  de  cyt'ij  u.  m. 


iDÇun  (fâuMuil 
ixviii»  B.J). 


tiou  tio  deux 
murs  pour 
en  combler 
l'angle,  i 
Pierre  qui 
forme  l'en- 
coignure do 
l'enibrasuro 
d'une  porte 
ou  d  une  fe- 
nêtre :  Meu- 
ble de  forme 
triangulaire, 
que  l'on  place  ordinairement  dans  l'encoignure  d'une  pièco* 

ÉCOINC  II.  f.  Tocbn.  Syn.  do  écodanu. 

ÉCOINCR  V.  a.  Tochn.  V.  écocankr. 

ÉCOINETTE  n.  f.  Toclin.  Syn.  de  écocanette. 

ÉCOISSON  n.  m.  Açric.  Nom,  dans  quelques  localités, 
des  sillons  des  angles  d'un  champ,  qui  sont  les  plus  courts. 

ÉCOLAGE  hf)  n.  m.  Etat  décolior  :  Etre  en  (ïcolagk. 
r  Kt^tnbuiioji  pa>ôo  par  les  écoliers:  Payer  son  écolage. 

(Vifilli.J 

ÉCOLABfPADE.  Ciogr.  V.  ŒcoLAMPADE. 

ÉCOlAtre  (rad.  école)  n.  m.  Hist.  ecclés.  Professeur 
attache  à  une  cathédrale.  Il  Ancien  titre  des  chanceliers  ou 
notaires  des  abbayes. 

—  Encycl.  Dès  le  vm»  siècle,  il  y  avait,  dans  lo  cha- 
pitre de  chaque  église  cathédrale, *un  chanoine  nommé 
écotdtre  (scholastor),  qui  était  char^'é  d'enseigner  aux 
clercs  pauvres  les  éléments  de  la  grammaire.  Lo  troisième 
concilo  <lo  I>atran  (1179)  sanctionna  cette  coutume  et  dé- 
fondit au  chanoine  professeur  d'exiger  aucune  rétribution 
de  ses  élèves.  Plus  tard,  lécolûtro  fut  chargé  d'exercer 
une  surveillance  sur  les  maîtres  d'école  du  diocèse.  Les 
plus  célèbres  des  écolàlres  furent,  au  viu«  siècle,  Alcuin, 
et,  au  X*,  Gerbert.  A  l'écol&tre  était  adjoint  le  théologal, 
qui  enseignait  la  théologie. 

ÉCOLÀTRIC  [tri)  n.  f.  Dignité,  fonctions  d'écol&trc. 
[,  î^i-le  exceïjbif  pour  la  multiplication  dos  écoles. 

ÉCOLE  (du  lat.  tehola,  même  sens,  formé  du  gr.  skholt'-, 
loisir)  n.  f.  Etablissement  où  so  donne  un  enseignement 
collectif:  Ouvrir  une  école  aujourd'hui,  c'est  fermer  une 
prison  dans  tûngt  ans.  (L.  Jourdan.)  Il  Se  dit  particulière- 
ment dun  établissement  d'enseignement  primaire  :  Aller 
à  /kcolb.  Il  Maître  d'école.  Instituteur  qui  dirige  une  école 
primaire,  ii  Local  où  les  élèves  so  réunissent  :  Construire 
une  ÉCOLE.  Il  Fonctions,  travail  do  celui  nui  dirige  un  éta- 
blissement de  ce  cronre  :  Faire  /'école  à  aes  enfants,  n  Eco- 
liers; personnel  d'une  école  :  Ecole  9»i  se  mutine. 

—  Etablissement  où  se  donne  un  enseignement  spécial  : 
Ecole  de  dessin.  Ecole  de  musique.  Ecole  militaire. 

—  Ecoles  chrétiennes.  Ecoles  dirigées  par  des  frères  ou 
par  des  sœurs,  qui  donnent  aux  garçons  ou  aux  tilles  l'in- 
struction primaire  et  les  forment  en  même  temps  à  la 
religion,  u  Ecole  Inique,  Ecolo  primaire,  dirigée  par  un 
instituteur  ou  une  institutrice  laïques,  n  Ecole  mutuelle. 
Système  d'école,  autrefois  très  on  vogue,  dans  lequel  les 
éfèvos  étaient  rangés  en  plusieurs  classes  graduées  sui- 
vant leur  instruction  et  dont  chacune  était  subdivisée  en 
sections  qui  étaient  enseignées  par  un  élève  plus  instruit, 
qu'on  appelait  moniteur,  ii  Ecole  buissouniére.  Ecolo  qui  so 
tient,  pour  des  raisons  diverses,  dans  des  lieux  écartés,  et 
spécialement,  au  xvi*  siècle.  Ecole  que  les  protestants 
tenaient  dans  la  campagne  pour  échappera  renseignement 
des  catholiques.  (V.  la  partie  encycl.)  —  Faire  l'école  buis- 
sonnière.  Se  dît  d'un  écolier  qui  va  vagabonder,  au  lieu  do 
se  rendre  en  classe,  ii  Ecoles  d  application,  Titre  commun  & 
toutes  les  écoles  où  l'on  n  admet  que  des  sujets  avant  ter- 
miné leurs  éludes  générales  et  voulant  so  livrer  u  des  étu- 
des d'une  nature  spéciale,  u  Ecoles  centrales.  Ecoles  se- 
condaires fondées  en  1795  dans  channe  département,  et 
remplacées  depuis  par  les  lycées,  ii  tcole  de  Mars,  Ecole 
fondée  A  Paris  on  1791,  pour  donner  l'instruction  militaire 
A  des  jeunes  pens  envovés  par  les  districts,  li  Ecole  mili- 
tnirr.  Ecole  fondée  par  Louis  XY  pour  les  jeunes  gens  de 
faniillo  noble,  et  dans  laquelle  on  admit  ensuite,  sans  dis- 
iKi'tion  d'origine,  tous  les  jeunes  gens  qui  possédaient 
certaines  ^onn:ii^sa^~^s. 

—  Philosoili  .  [UO  rt  ses  adeptes  :  Les  termes 
d0  i'KCOLK.  /  '  niotUrne  a  fianni  U  Innqaqe  de 
Vv.ii'i.v..  Il  udeptes  d'un  maître  ou  «l'une 
'I  ■  ;•■.  .iriisiique,  littéraire,  etc.  :  Ecolk 
''  'le  l'inton.  KcoLK  de /tnphaél.  ~  Var 
•^  ■*-iii'''me.  n  Ecole  rationaliste,  E<"ole 
M  'tition  surnaturelle,  u  EcoU  phi- 
I-                                              ■■•  qui  attribue  U  la  raison  et  a  la 

11*'   1...   _    ...       ..<•   complète  des  faits   consignés 

dans  i  histoire,  ii  Eruif  fataliste,   f'rlle  qui   no  voit  dans 
l'hi-itoire  qu'un  enchaînement  do  faits  dus  &  la  fatalité. 

"  /■      '    '   ■' '^■- " '   '      ^  montrer  l'enchal- 

t  «'S.  à  exposer  l'éiat 

•  ns.  (Se  dit  aussi  de 

1  ><T  la  pratique  politique 

/  ri.ir  de*cnptiFe,  Celle  qui 

!..>  les  commenter,  les  cx- 

i  ■■'" 

nne  le  cœur,  orne  l'esprit,  développe 
1  -Iqu  un,  l'instruit  do  ce  qu'il  doit  sa- 

\  <>  ou'il  doit  faire  :  Chacun  M'instruit  à 

'  .  En  mauv.  part,  Ce  qui  dispose  tk  cer- 

t.i  i'jii  esl  /école  du  vice.  iL.-J.  Larcher.) 

—  Tcnxr  icoU,  Enseigner  :  Il  en  TiE:4CRan  âcolk,  Il  pour- 


36 

rait  enseigner  cela,  il  Faire  école.  Rallier  autour  de  son 
système  un  grand  nombre  d'imitateurs  ou  d'adeptes  : 
Michel' Anije,  Haphnél  oST  FAIT  kcolb.  —  Se  propager, 
prendre  du  crédit  :  Une  idée  qui  fait  école,  h  (Juartier 
des  Ecoles,  appelé  aussi  quartier  Latin,  Quartier  do  Paris 
uù  se  trouvent  la  plupart  des  grandes  écoles  supérieures. 

—  Loc.  fam.  Hévéler  les  secrets  de  l'école.  Révéler  ce  qui 
se  dit  ou  se  fait  dans  une  réunion,  une  société,  il  Heni'oi/er 
quelqu'un  II  l'école.  Lui  reproclier  son  ignorance  en  quel- 
que matière,  ti  AZ/t  (i  une  école.  Etre  â  une  école.  Aller, 
.s©  trouver  auprès  «le  gens  capables  de  former,  d'inilier  : 
Allkr,  Etrk  X  t'NK  bonne  école,  ii  Aller  à  l'écule  de  quel- 
qu'un. Prendre  des  renseigneiiiciits,  des  informations  au- 
près de  lui.  u  5en/ir /'t'co/c.  Avoir  des  manières  gauches 
et  pédantesqucs. 

—  Art  milit.  Nom  sous  lequel  on  désigne,  dans  les  diffé- 
rentes amios,  les  parties  ou  branches  do  l'instruction  mi- 
litaire successivement  enseignées  aux  recrues  :  école  du 
soldat,  école  de  compaynie,  édtle  de  bataillon,  école  du  cnivï- 
iier,  école  de  peloton,  école  d'escadron,  etc.  il  Ecoles  régi- 
mentaires.  Ecoles  créées  dans  les  régiments  français  pour 
l'instruction  des  sous-ofrïciers  et  des  soldats. 

—  Ilist.  Chacun  des  sept  corps  de  troupes  qui  compo- 
sèrent la  garde  do  l'empereur,  depuis  Constantin  :  Les 
sept  KCOLEs  formaient  un  effectif  de  S. 500  hommes,  n  Ecole  du 
palais.  Ecole  fondée  par  Charlemagno,  dirigée  par  Alcuin, 
et  qui  suivait  l'empereur  partout  où  il  se  transportait. 

—  Jeux.  Au  trictrac,  Faute  commise  rar  un  joueur  : 
Faire  i-:colk  sur  écolk.  ii  Se  dit  plus  spécialement  de  la 
faute  d'un  joueur  qui  oublie  de  marquer,  avant  do  jouor, 
tous  les  points  qu'il  aurait  dû  gagner  ou  qu'il  gagne  réel- 
lement, ce  qui  aonne  le  droit  à  l'adversaire  de  les  mar- 
quer pour  son  propre  compte.  —  Par  ext.,  dans  le  langage 
ordinaire,  Lourde  faute,  étourderie,  sottise,  pas  de  clerc  : 
Faire  une  cruelle  école,  il  Ecole  de  l'école.  Faute  que  com- 
met un  joueur  quand,  son  adversaire  avant  fait  une  écolo, 
U   ne  s  en  aperçoit  pas,  ou  bien  oublie  do   la  marquer. 

Il  Ecole  impossible ,  Nom  donné  -à  l'école  qui  a  lieu  lors- 
qu'un joueur,  ayant  amené  des  points  qu'il  no  peut  mar- 
(luer  par  impuissance,  vient  ensuite  à  les  oublier,  il  Fausse 
école.  Faute  du  joueur  qui  marque  à  son  profit  une  école 
que  l'adversaire  n'a  pas  faite,  ce  qui  autorise  celui-ci  à  la 
marquer  pour  son  propre  compte,  ii  Emoyer  son  adversaire 
(t  l'école.  Se  marquer  les  points  que  l'adversaire  a  omis  de 
marquer  à  son  profit. 

—  Littér.  Ecole  classique,  romantiaue,  naturaliste,  réa- 
liste, parnassienne,  symboliste,  etc.  V.  cLASSiQt;E,  roman- 
tisme, RÉALISME,  etc. 

—  Manèg.  Aptitude  du  cheval  aux  travaux  do  hauto 
école  :  Cheval  qui  a  de  /'école,  qui  fournit  bien  à  Técole. 

Il  Haute  ^co/e,  Travaux  de  deux  pistes  au  trot,  au  galop  i 
Faire  de  la  haute  école.  Dans  les  cirques,  on  fait  faire  de 
la  HAUTE  ÉCOLE  attx  cAci'flux.  [i  Basse  école,  Exercices  élé- 
mentaires dos  élèves  qui  apprennent  à  monter  à  cheval. 
I!  Cheval  hors  d'école,  Celui  qui  a  oublié  son  exercice,  il  Pas 
d'école.  Allure  que  l'on  emploie  pour  modérer  l'ardeur  d'un 
jeune  cheval. 

—  Mus.  Qualité  de  la  facture  :  Il  y  a  de  /'école  dans  ce 
finale. 

—  Mar.  Ecole  ou  Vaisseau-école,  Vaisseau  à  bord  duquel 
étudient  los  élèves  de  l'Ecole  navale  :  Le  vaisseac-écolu 
stationne  ordinairement  en  rade  de  Brest. 

—  Pèch.  Nom  donné  par  les  pécheurs  à  un  rassemble- 
ment que  forment  entre  elles  les  morues,  à  l'époque  du  frai. 

—  Point.  Série  de  peintres  qui  ont  illustré  une  nation  ou 
une  contrée, ou  représentent  la  manière  d'un  maître  :  Ecoles 
italiennes.  HicoLE  bolonaise.  Ecole  espagnole.  (V.,  pour  les 
diverses  écoles,  les  mots  qui  déterminent  le  pays  auquel 
ces  écoles  appartiennent  ou  la  manière  qui  les  caractérise.) 

—  Encycl.  Enscign.  .Afin  de  faciliter  les  recherches  dans 
cette  longue  nomenclature,  nous  avons  groupé  les  noms 
de  toutes  los  principales  écoles  sous  deux  titres  :  Ecoles 
anciennes  et  Ecoles  actuelles.  On  trouvera  dans  la  seconde 
de  ces  divisions  los  divers  établissements  portant  officiel- 
lement le  titre  d't*co/c,  quel  que  soit  leur  rang  dans  la 
hiérarchie  scolaire, divisés  en  deux  catégories  :  Ecoles  de 
l'Etat  ot  Ecoles  libres.  Quant  aux  établissements  d'ensei- 

fncmcnt  supérieur  :  facultés  des  lettres,  des  sciences,  de 
roit,  do  médecine,  de  théologie  jirolestanie,  écoles  su- 
périeures de  pharmacie,  ils  trouveront  place  aux  mots 

FACULTÉ  ot  UNIVERSITÉ. 

L   ÉCOLES  ANCIENNES 

Antiquité.  La  plus  haute  antiquité  eut  ses  écoles  pu- 
bliques. Elles  étaient  annexées  aux  sanctuaires,  et  les 
f  rétros  étaient  chargés  de  répandre  lo  savoir  et  la  science. 
I  on  était  ainsi  dans  l'Inde,  en  Perse,  en  Egypte,  chez  les 
Juifs.  En  Grèce,  notamment  à  Athènes,  dès  les  temps 
historiques,  il  y  avait  un  nombre  assez  considérable  d'écoles 
publiques,  étrangères  aux  cultes,  destinées  non  seulement 
aux  garçons,  mais  encore  aux  filles.  Dans  les  unes,  les  en- 
fants apprenaient  &  lire  et  à  écrire;  dans  les  autres,  ils 
s'occupaient  do  poésie,  de  grammaire,  do  musique.  De 
l  ils  se  mettaient,  lorsque  leur  position  sociale  le  permet- 
tait, sous  la  direction  d  un  rhéteur  ou  d'un  philosophe. 

A  Rome,  l'éducation  avait  un  caractère  essentiellement 
privé;  l'instruction  était  donnée  dans  les  familles  par  des 
rsclaves  pédagogues,  qui  instruisaient  aussi  leurs  compa- 
gnons de  servitude.  Vors  le  m*  sièi-le  av.  J.-C.,  des  Grecs 
ouvrirent  à  Rome  des  écoles  de  grammaire  et.  un  peu  plus 
lard,  des  écoles  de  rhétorique  et  de  philosophie.  Néces- 
sairement, renseignement  so  donnait  en  grec;  ce  no  fut 
qu'A  l'époque  de  Cicéron  nue  le  latin  fut  régulièrement 
ooseipné.  Aucune  école  puolique  n'apparaît  avant  Vespa- 
sieo  (69-79),  qui  décréta  qiio  renseignement  de  la  rhéto- 
rique serait  rétribué  par  IT^^iat.  Du  reste,  à  Rome,  l'érole 
puolique  fui  toujours  l'exception.  Il  en  fut  autrement  à 
Consiantinople  ot  dans  l'empire  byzantin,  où  le  système 
grer  fut  développé  et  où  les  écoles  publiques  furent  mul- 
tipliées. 

Moyen  âge.  Ecoles  municipales  ou  impériales.  Pen- 
dant les  beaux  temps  de  l'empire  romain,  des  écoles  su- 
périeures furent  créées  dans  les  villes  principales  des 
provinces  par  les  municipos  ;  colles  de  Cartliage,  d'Alexan- 
drie, d'Antioche,  de  Porgame,  de  Rhodes,  etc.,  étaient 
célèbres.  L'instruction  publique  était  particulièrement 
florissante  en  Gaule  :  à  Autun,  Arles,  Bordeaux,  Lyon, 
Trêves,  etc.,  et  on  peut  supposer  l'exislonco  d'écoles  do 
toutes  sortes.  Les  invasions  du  iv*  et  du  v*  siècle  ame- 
nèrent la  ruine  de  ces  écoles  gauloises. 

Ecole  palatine  carolingienne.  En  France,  &  l'origine  do 
la  monarchie,  il  ezisi«it  déj&  des  écoles  de  différents  de- 


37 

ares  On  trouve  des  traces  d'une  (!co!c  palatine  à  la  cour 
Ses  rois  do  la  seconde  race  avant  Charlomat;nc.  Mais  c  est 
celui-ci  (|ui  donna  à  l'école  palatine  toute  son  imporlanco 
en  V  appelant  comme  maîtres  les  savants  les  plus  illustres 
de  son  temps  et  en  y  réunissant  les  enfants  des  no  .les 
aux  enfants  dos  pauvres,  destinés  à  l'élude  et  à  1  Lgliso. 
Kn  dehors  du  palais,  existaient  d'autres  écoles. 

Ecoles  cathMraka  et  ^pucopalet.  Ces  écoles  remontent 
AUX  IV  et  V  siècles.  Klles  étaient  destinées  à  remplacer 
les  écoles  municipales  ou  impériales  du  régime  romain. 
1/évéiiuo,  défenseur  do  la  cité,  établit  toujours  une  écolo 
auprès  do  son  église  cathédrale.  On  y  prépare  dos  enfants 
4  entrer  dans  les  ordres.  Il  existe  hors  du  cloître  des 
écoles  pour  les  laïques,  sous  la  direction  d  un  i>coldtre. 

Ecoles  abécédaires.  Aux  mêmes  époques,  existent,  dans 
toutes  les  écoles  épiscopales,  et  isolément  parlois,  des 
écoles  (iWcWai>e».<|ui  enseignent  aux  enfants  des  hommes 
libres  et  des  serfs  la  lecture  et  les  notions  élémentaires 
pour  les  préparer  à  l'étude  dos  saintes  Ecritures. 

Ecoles  claustrales  et  monastiques.  Du  ix'  au  xV  siècle, 
les  moines  ont  des  écoles  religieuses  pour  1  instruction  de- 
leurs  novices;  mais  ils  ont  aussi  des  écoles  publiques  et 
«xternes,  même  pour  les  enfants  pauvres.  C  est  par  délè- 
cation  de  l'évéque  que  les  moines  ont  le  droit  de  donner 
finsiruction  aux  laïques,  et,  avec  le  temps,  d  avoir  des 
élèves  pensionnaires. 

Ecoles  canoniales  ou  collégiales.  Les  chapitres  et  collc- 
Biales  jusqu'au  XV  siècle,  furent  tenus  d  entretenir,  en 
dehors  des  écoles  cathédrales,  des  écoles  d'onseigncmont 
plus  profane  et  moins  spécialement  destinées  au  recrute- 
ment du  sacerdoce.  ,     ,       .     . 

Ecoles  de  charité.  Aux  xii-  et  xiii-  siècles,  ces  écoles  n  ont 
DBS  d'existence  légale:  elles  sont  à  la  charge  des  commu- 
nautés chargées  du  soin  des  hospices  et  des  aumonerios. 
Mais  il  y  a  des  abus  et,  à  dater  du  milieu  du  xv'  siècle,  les 
maires,  échevins,  procureurs  royaux  ■  sous  1  autorité  du 
rov  vray  conservateur  du  bien  des  pauvres  . ,  prennent  en 
main  l'administration  du  temporel  des  hôpitaux  et,  par 
suite  des  écoles  de  charité.  Celles-ci  se  multiplient  dans 
les  cités  ouvrières  :  à  Lille,  à  Reims,  à  Lyon,  dans  toutes 
les  provinces  et  à  Paris.  Les  écoles  do  chanto  ne  dispa- 
rurent qu'à  la  Kévolution.  .    ,^  ,       , 

Ecoles  erclésiastigues.  paroissiales  ou  prest)ytérales.  i-o 
concile  de  Trente  (1547)  prescrit  à  chaque  cure  d  entre- 
tenir un  maitre  choisi  par  l'évéque,  pour  enseigner  aux 
clercs  et  aux  écoliers  pauvres  lalecture,  1  écriture,  le  chant 
et  le  comput.  Mais  le  droit  réclamé  par  le  curé  en  vertu 
de  celte  prescription  est  contesté  tout  à  la  fois  parle 
chantre  ou  par  It'colâtre  et  laulorilo  civile  ;  d  où  de  longs 
procès  devant  les  parlements. 


ÉCOLE 


prOCOS  uevaut  ii:a  prtiitiiii,^uio. 

Ecoles  (Petites)  municipales  ou  mercennïi-fs.  Les  muni- 
cipalités de  certaines  villes,  consuls,  jurais,  echevins, 
soutenus  par  les  parlements  et  souvent  par  1  evêque,  in- 
terprétant à  leur  profit  la  prescription  du  concile  de 
Trente,  forcent  les  gens  d'Eglise  à  l'eutreiien  des  petites 
écoles  L'école  devient  municipale  et  publique  et  subven- 
tionnée par  la  paroisse,  aux  termes  d'un  traité  en  bonne 
et  duo  forme.  Il  arrive  parfois  qu'un  maître  obtienne  1  auto- 
risation du  chantre  ou  de  l'écolàire  et  puisse  enseigner. 
Dans  ce  cas,  c'est  lui  qui  fixe  le  prix  de  la  rétribution  sco- 
laire dont  il  profite  plus  ou  moins,  et  son  éco  e  est  dite 
.  mercenaire  » .  Au  xvm'  siècle,  les  petites  écoles  étaient 
très  répandues  dans  toute  la  France. 

Ecoles  buissonniéres  ou  furlives.  Pour  se  soustraire  à  la 
redevance  exigée  par  les  écolâtres,  quelques  maîtres  d  o- 
cole  tinrent  leurs  classes  dans  des  lieux  écartés,  les 
champs,  les  buissons,  d'oii  le  nom  donné  à  ces  écoles  unes 
tuissonniires  ou  furtives.  Au  xvi>  siècle,  on  appliqua  ce 
nom  aux  écoles  huguenotes  éublies  clandestinement,  sans 
autorisation  do  l'évéque  ;  avant  les  édits  de  pacihcation, 
il  en  existait  beaucoup  dans  le  Béarn,  les  Cevennes,  le 
Poitou,  etc.  Les  pariements  les  frappaient  durement.  Les 
écoles  buissonniéres  reparurent  de  1-90  à  1795:  c  étaient, 
cette  fois,  des  prêtres  et  des  religieuses  insermentees  qui 
les  avaient  ouvertes  et  les  tenaient. 

Temps  modernes.  Ecoles  chrétiennes.  En  167S,  un 
religieux  de  l'ordre  des  minimes,  le  P.  Barré,  fonda  une 
congrégation  de  personnes  de  l'un  et  de  1  autre  sexe, 
■  destinées  à  instruire  gratuitement,  les  unes  les  garçons, 
les  autres  les  Hlles.  Le  but  des  maîtres  devait  ètro  surtout 
de  combatire  l'erreur,  c'est-à-dire  le  proteslantisme.hu 
1686,  a  la  mort  du  fondateur,  il  y  avait  un  grand  nombre 
d'écoles  chrétiennes  à  Paris  et  dans  les  provinces  du  Centre 
et  de  l'Est.  ,,       .     . 

Ecoles  chrétiennes  {Frères  des).   On  appelle  ainsi  une 
congrégation  religieuse,  mais  non  ecclésiastique,  fondée 
en   1680  par  J.-B.  de  La  Salle,  pour  l'instruction  des  en- 
fants En  1789,  l'ordre  comptait  i.ooo  membres  et  possédait 
'    Ul  m:iisons.  Les  frères  refusèrent  do  prêter  serment  à  la 
constitution  civile  du  cierge,  et  durent  s  éloigner  do  hrance. 
Ils  y  rentrèrent  après  le  Concordat,  ouvrirent  des  écoles  a 
Lyon,  à  .Saint-llermain  et  à  Paris,  et  reprirent  1  habit  de 
leur  ordre,  en  1805.  Le  décret  de  1808,  qui  a  fonde  1  univer- 
sité, leur  reconnut  une  existence  légale;  en  1819,  le  supé- 
rieur général  s'inslalla  à  Paris,  où  il  réside  encore  aujour- 
d'hui. L'ordre  compte  environ  12.000  membres  et  environ 
1.500  établissements,  répandus  non  seulement  en  Franco, 
mais  dans  tous  les  Etals  de  lEuropo,  la  Kussio  exceptée, 
dans  le  Levant,  le  Canada,  les  Etats-Unis  et  la  Malaisic. 
Ecole  académique.  Uno  école  ofticiello  des  beaux-ans 
fut  fondée,  à  Paris,  par  Mazarin,  en  1048,  en  mémo  temps 
.|ue  l'Académie  royale  de  peinture  et  de  sculpture.  C  est 
aujourd'hui,  et  depuis  1863.  VEcolcdcs  beaus-arts.  En  176... 
uno  école,  créée  d'abord  par  le  peintre  Bachelier  sous  le 
titre  i  Ecole  spéciale  de  dessin  et  de  mathémntigues  appli- 
qués aux  arts  industriels,  devint,  quelques  années  aigres, 
l'Ecole  gratuite  du  dessin  pour  les  ouoriers.  et  fut  entrelenue 
par  le  gouvernement.  C'est  là  l'origine  de  l'Ecole  des  arts 
décoratifs.  , 

Ecoles  militaires.  Louis  XV  créa,  à  Vincennos,  la  pre- 
mière écolo  militaire  que  nous  ayons  eue.  Elle  lut  ensuite 
transportée  à  Paris,  au  Champ-de-Mars,  à  l'Ecole  mili- 
taire :  elle  no  recevait  que  dos  jeunes  nobles.  En  1776,  on 
projeta  do  vendre  l'Ecole  militaire,  et  les  élèves  furent 
répartis  entre  douze  collèges  de  province  :  Auxerre,  Beau- 
mont,  Brienno,  Dole-Eftiat,  Pont-à-Mousson,  Pontlevoy. 
Robais,  Sorèze,  Tournon,  Tyron  et  Vendôme,  qui  prirent 
le  nom  d'écoles  militaires.  L'hôtel  du  Champ-de-Mars 
n'ayant  pas  été  vendu,  on  y  installa,  en  1777,  un  corps  do 
cadets,  formé  des  meilleurs  élèves  des  écoles  militaires. 
En  1793,  toutes  ces  écoles  furent  licenciées  et  remplacées 


par  l'Ecole  de  Mars,  lo  13  prairial  an  II.  Elle  était  destinée 
aux  enlanls  du  peuple.  Quinze  cents  élèves  forent  réunis 
sous  la  tente  au  camp  des  Sablons.  Mais  l'Ecole  fut  dissoute 
presque  aussitôt,  lo  4  brumaire  an  III.  Les  élèves  allèrent 
à  la  frouiière  apprendre  la  guerre  en  la  faisant.  En  1803, 
le  Premier  Consul  constitual'^co/e  de  Fontainebleau,  qu  il 
transporta,  en  1808,  à  .Saint-Cyr,  dans  l'ancien  institut  de 
Saint-Louis.  C'est  l'Ecole  de  Saint-Cijr  actuelle. 

Ecoles  de  cavalerie.  En  1764,  le  ministre  Choiseul  insti- 
tua quatre  écoles  déquitation  :  à  Metz.  Douai,  Besancon  ei 
Angers,  avec  école  centrale  à  Paris.  Ce  système  dora 
jusqu'en  1790.  En  1796,  uno  Ecole  d'instruction  des  troupes 
à  cheval  fut  établie  à  Versailles,  et,  en  1799.  a  Lunéville 
et  a  Angers.  En  1809,  l'Ecole  do  Versailles  subsistait  seule  : 
elle  fut  remplacée  par  V Ecole  de  cavalerie  de  Saint-Ger- 
main-on-Laye,  où  n'étaient  admis  que  les  élèves  soruni 
de  Saint-Cyr.  La  Restauration  la  supprima  et  la  reporta 
à  Saumur.  Cette  Ecole  fut  licenciée  en  1822  pour  cause 
politique  et  réinstallée  pour  un  an  à  Versailles,  en  1823. 
Elle  lut  transférée,  l'année  suivante,  à  Saumur,  oà  elle 
est  restée  depuis. 

Ecoles  d'artillerie  et  du  génie.  L'Assemblée  constituante 
avait  créé  une  Ecole  d'artillerie  â  Chllons-sur-Marne  en 
1790  et  une  Ecole  du  génie  i  Mézières  en  1791.  Celte  der- 
nière fut  transférée  à  Metz  en  1794.  et  toutes  deux  furent 
réunies  à  Metz  en  1794.  A  la  suite  de  la  prise  de  Metz 
par  l'Allemagne,  l'Ecole  d'application  d'artillerie  et  du 
génie  fut  transférée  à  Fontainebleau,  en  1872. 

Ecoles  des  langues  orientales  vivantes.  En  1669,  lyouis  Xl% 
décida  que  l'on  entretiendrait  six  jeunes  gens  dans  les 
couvents  de  Smyrne  et  de  Constantiuople,  moyennant  uno 
pension  annuelle  de  300  livres,  atin  qu'ils  apprissent  les 
langues  du  pays  et  qu'ils  devinssent  capables  d  èwe 
drogmans  dans  lo  Levant.  Sur  les  conseils  de  tolbcr'. 
cet  enseignement  fut  transporté  à  Pans,  ou  fut  fondée 
.  l'Ecole  des  jeunes  de  langues.  La  Restauration  1  annexa 
au  lycée  Henri-IV,  où  elle  demeura  jusqu'aux  dernières 
années  du  second  Empire.  En  l'an  III  (17951,  la  Conven- 
tion créa  l'Ecok  des  langues  orientales,  dans  le  but  de  ser- 
vir aux  relations  politiques  et  commerciales.  Réorganisée 
à  plusieurs  reprises,  elle  existe  encore. 

Ecole  dadministralion.  Cette  école  avait  éié  créée  en 
1848,  dans  le  but  d'assurer  le  recrutement  des  fonction- 
naires de  l'Etat  parmi  des  candidats  offrant  des  garanties 
d'instruction  analogues  à  celles  que  donnent,  pour  la  car- 
rière de  l'armée,  les  grandes  écoles  de  l'Eut.  Cette  école 
était  annexée  au  Collège  de  France  ;  elle  fut  supprimée 
le  9  aoit  1849. 

II.   ÉCOLES  ACTUELLES 
Écoles  de  l'Etat.  On  trouvera  ci-après,  dans  chaque 
ministère,  les  principales  écoles  y  ressortissant,  rangées 
dans  l'ordre  logique. 

MINISTÈRE  DE  L'aGRICCLTCRE 

Ecole  supérieure  de  l'agriculture  ou  Institut  national 
agronomique.  V.  institut. 

Ecoles  nationales  d'agriculture  :  à  Grignon  fSeine-ct- 
Oise),  fondée  en  1826  ;  à  Rennes  (lUo-et-Vilaine),  fondée  au 
Grand  Jouan  en  1830;  à  Montpellier  (Hérault),  fondée  en 
1872  —  Ces  écoles  ont  pour  but  de  former  des  hommes 
capables  de  conduire  une  exploitation  agricole  importante 
selon  les  principes  de  la  science  moderne,  ainsi  que  des 
professeurs  d'agriculture.  Les  candidats  aux  trois  écoles 
doivent  être  âgés  de  dix-sept  ans  accomplis  au  1"  avril 
de  l'année  d'admission  qui  a  lieu  au  concours,  niais  certains 
diplômes  (écoles  vétérinaires,  licence  es  sciences  et  li- 
cence es  lettres,  écoles  pratiques  d  agriculture ,  école 
nationale  d'horticulture,  école  nationale  des  industries 
agricoles,  fermes-écoles,  baccalauréats,  brevets  de  I  en- 
seignement primaire  i  assurent  aux  candidats  des  points 
d'avance.  Durée  des  études  :  deux  ans  et  demi  à  Gngnon 
et  à  Montpellier,  deux  ans  à  Rennes.  PrLx  do  1  internat  : 
à  Grignon,  1.200  francs;  à  Montpellier,  l.ooo  francs;  de  la 
demi-pension,  600  francs;  de  l'externat,  400  francs;  au- 
diteurs libres,. 200  francs.  L'Ecole  de  Rennes  no j-eçoit 
que  des  externes  et  des  auditeurs  libres.  En  fin  d  études, 
les  élèves  peuvent  recevoir,  selon  leur  mérite,  le  diplôme 
spécial  ou  seulement  un  certificat  d'études.  Les  élèves 
diplômés,  compris  dans  les  quatre  premiers  cinquièmes 
de  la  liste  de  classement  des  élèves  français  ayant  obtenu 
pour  tout  le  cours  de  leur  scolarité  65  p.  100  au  moins  du 
total  des  points  qu'on  peut  obtenir,  ne  sont  astreints  qu  a 
un  an  de  présence  sous  les  drapeaux. 

Ecole  coloniale  d'agriculture,  à  Tunis.  Fondée  en  1898, 
cette  écolo  donne  un  enseignement  théorique  et  praïuiue 
aux  jeunes  gens  qui  se  d«iinent  à  lexploiiaiion  agricole 
aux  colonies  et  spécialement  dans  le  nord  de  1  Afique^ 
Les  candidats  ^Français  et  étrangers)  doivent  ^"e  *S" 
de  dix-sept  ans  révolus.  Ceux  qui  sont  diplômes  de  lln- 
stiiut  agronomique,  dune  école  vétérinaire  ou  dagricul- 
n  re,  s^ni  admi^  sans  examen.  Pour  '«»,  «"''«l 'f''»'^; 
sion  a  lieu  au  concours.  A  la  fin  do  leurs  études  (deux  ans\ 
les  élèves  subissent  un  examen  et  reçoivent  un  diplôme 

"''^/^'p^^^'^^agriculture.  Elles,  s'adressent  plus 
particulièrement  aux  fils  de  petits  cultivateurs  F°P"f- 
iaires  ou  fermiers.  L'examen  d'entrée  est  do  la  [orco  du 
certificat  d'études  primaires.  Selon  les  écoles,  la  limite 
d'âge  minimum  est  de  treize  à  quinze  ans,  la  limite  maxi- 
mum de  dix-huit  ans;  deux  ou  trois  écoles  renortenii eue 
limite  à  dix-neuf  ou  même  vingt  ans.  La  durée  des  études 
est  de  deux  a  trois  ans  ;  le  prix  de  la  pension  ne  de].;.-;.- 
pas  600  et  ne  descend  pas  au-dessous  de  350  "ancs  l-.i. 
dus,  un  trousseau  indiqué.  Les  éludes  oni  comme  sanction, 
kprès  examen  do  sortie,  un  certincat  d  études.  , 

Cos  écoles  sont  situées  a  ;  Crézancy  'A'^,"'.;  ^.""J™ 
(Alger)  ;  Gennetincs,  près  Saint-Ennemond  (A  lier) .  ,\n- 
ibes  Àlpes-Mariiimes):  Rethe  ^  Ardennes)  ;  Vala  re 
Bouches-Su-Rhône);  Les  Faurelles,  nar  •)'!"?"».<:  l^f" 
rente)  ;  Beaune  et  Châtillon-sur-Seine  (tôie-d  Or,  ;  Gen»...! 
lat  et  i^s  Granges,  par  Crocq  (Creusel  ;  Neubourg  (Eure  . 
ïl  Uzl?deau  tFiiistère)  ;.  ondes  'M^^%^-"ll%lcit 
Réolo  ^Gironde)  ;  Les  Trois-Croix,  près  «<•■>"«  (J'"^'" 
Vilaine\  ;  Clion  (Indre-  :  Saint-Sever  tandos  •  «""''m»"; 
par  Nozay  (Loire-Inférieure'  ;  Le  t  hesnoy,  Loiret  .  ^a  n  - 
Ku  par^Sos  (Lol-et-Garonuel  ;  Co.pny  (Manche^,:  Saini 
Bon  (Aaute-Marne)  ;  Beaiichêne,  par  Mayenne  vMa\t,nne 
Tomkaine,  près  Nancy  Meurthe-et-Nloselle)  :  Merchmes. 
près  Vaubecourt  (Meuse)  i,,"™"'!»""'  i^!°  ^•'  ""J  •  f?^. 
bicnv  (Nièvre)  :  Wagnonville,  près  Douai  i  Nord  .  Herthon 
vis  fpasl4e^tàais)T  La  Molière,  près   BiUom  ,Puy-de- 


-Uo- 
:iOm- 


'-v:ole 


bro  ■.■ 
concourt- 
laiterie. 
a  Keriiv 
Hennés    ' 
nelle  d  .i. 
maire  ai.'r;.  ■>,• 
orptiolinal   ai.- 
pratique  de  la.' 
Erole  natifj"' 
Fondée   en  I  - 
hommes  capat.- 
brasseries  et  autres 
sert,  en  outre,  déc" 
l'Institut  agronomiqi.. 
ainsi  qu'à  des  agents  des 
par  le  ministre  des  linanc- 

éiro  admis.  Durée  des  étuic,     .■  --  ~ -    ■ 

nai.  Les  candidats  doivent  avoir  au  moins  seize  an». 
L'examen  d'admission  a  lieu  a  l'Ecole.  Kéinbution  sco- 
laire :  500  francs,  plus  50  francs  pour  divers  frais.  Les 
auditeurs  libres  pavent  150  francs,  plus  50  francs  s  il» 
prennent  part  aux  exercices  pratique»  et  manipulations. 
Lenscignemenl  de  1  Ecole  commence  le  1"  septembre,  et 
finit  le  j"  juin.  Il  est  a  la  fois  théorique  et  pratique. 

Ecole  pratique  d'aviculture,  a  Sinv:-.  pr^s   I."  Hav-<- 
Cette  écolo,   fondée  en  1894.  a 
jeunes  gens  sortant  des  Ecoles  ; 
visant  â  diriger  une  ferme  ou  u 

un  enseignement  spécial   sur   '  ^ 

bxsse-cour.  Elle  forme  égalemer 
et  jeunes  filles  qui  seront  ca 
meilleurs  procédés  avicoles  et 
pemcnt  de  la  production  de  la  v 
externes  et  alternaiivement  de^ 
français  et  étrangers.  Les  car, 
de  quinzç  ans  au  moins  et  re 

d'études,  un  diplôme  atieslanl  leur .  u[  a  .n-.  n  i-i.n  -,.o 
école  analogue  â  (iambais  Seine-et-Oise  . 

Ecole  nationale  d'industrie  laiti/re.  *  Mamirolle  (Donbs  . 
Celte  école,  fondée  en  18«8.  a  pour  but  de  faire  des  ou- 
vriers habiles  et  des  chefs  d'industne  laitière.  Lige 
d'admission  est  de  dix-sept  a  trente  ans.  et  les  candi'lara 
subissent  un  examen  d  entrée  dont  sont  dispenses  les 
diplômés  d'école  pratique  d'agriculture  ou  de  ferme  école. 
Le  régime  est  l'externat,  et  la  durée  des  éludes  nne  an- 
née L'Etat  a  institué  à  l'Ecole  neuf  bourses  d  entretien. 
/>rmej-^co;e«.  L'enseignement, essentiellement  pratique, 
est  destiné  à  faire  des  ouvriers  instruits.  1-e^  .l.v.-.  ou 
apprentis  reçoivent  gratuitemeni  l'instruci 
nelle    (agriculture,   arpentage,  art   véterii  » 

nourriture  et  le   logement;  ils  n'ont  a  fo  r 

trousseau  ;  mais  ils  sont  employés,  au  gré  ■ 

tous  les  travaux  agricoles  de  l'éiablissem. 
capacité  accordé  en  fin  d'études;  suivant 
prime  de  200  ou  300  francs.  Sieires  des  ■ 
Royal,  par  Saverdun  Ariège  :  Bo^c.  par  B 
Puîlboreau,  par  La  Rochelle  Char-nie-In:- 
mov,  par  Le  Ch&telei-en-Berrv   Cher  ;  Le-  ■ 

Neûvic-d'Ussel  Corrèzei  ;  I.a  Koohe.  par  K 
Casielnau-les-Nauzes.  par  Cazères    Haut.  i 

Hourre,    par    Auch    Gers  ;    Nolhac ,  par 
(Haute-Loire);    Le  .Montât,  par  Cahors  ,1.- 
loties,  par  Serverette   Lozèrei  ;  Saini-Gautier,  p^ar  D..:tu- 
front(OrneU  Montlouis,  par  Saint-Julien-I  Ars  (\  lenne)  ; 
Chavaignac,  par  Nieul  (Haute-Viennei.  .   .    ^       j 

Indépendamment  des  fermes-écoles,  le  ministère  de 
l'agriculture  a  institué  des  écoles  de  fromairene  »  .Mailla» 
et  à  Ruffieu  Ain  :  des  fruitières-écoles  a  C  '  ■  "-  '  -  . 
àPrint-v,  àSevssel,àChamonix,a  Lullin   H  » 

Valloirôs.  au  fhitelard.  à  Hourg-Saint-Ma^.  .^- 

sur-Ain  (Savoie) ;  une  école  de  laiterie  à  .M.ir%.-.!    -    .--/- 
zéro);  une  école  de  fromagerie  t  Cuelhcs  iCanial);  une 

magnanerie-école  4  Aubenas  !.\rdèche'. 

Ecole  nationale  d'horticulture,  i  ^  " 

1873).  Cette  école,  a  pour  objet  de  :  '^ 

capables  Cl  instruits,  des  prof.s<.";  ^ 

architectes  paysagistes,  des  i  " 

didats  doivent  avoir  seize  an  '" 

plus,  au  1"  oclobre  de  I  in-  u 

examen  d'admission  le    i  ^ 

diplômes  (écoles  praii  ; 
baccalauréats,  brevets  o.    . 

rcnt  des  points  d  avance.  LlCi..  _ 

bourses  de  1.000  francs.  LEcu 

externes  :  l'inslruction  y  esi  u.  ,.i  1 '„,~ 

élèves  sont  tenns  de  fournir  les  tra^  t  """• 

nécessaires  4  l'éiaMis^çement    Iji  d-  'Z    .^ 

trois  ans.  .\  la  sur  ^^ 

çoivent  un  certiii  .^ 

allocations  de  1.-  ,        ,,,-,.',. 

élèves,  pris  panm  le-  i.'Lm.crî,  juur  ,on.ii-..r  .ci.r  lu 

'"ècolTnationaU  des  e.,.s  ■■<  r,...-.  on  Frr.U   f^-ti^ 

nationale,  à  Nancy  [ct^  j^ 

plicalion  de  llnsutui  n_  ^^ 

rccruiomcni  du    ]••"■-■•  .^- 

Jcs  forAïs.  Depu  ^^ 

les  diplômi^s  Je  ,  ^^ 

réservccs  aux  (5r\  <  >  -i,  ■■  •  ^^^ 

élèves  au  plus  sont  admis  ;  ;^ 

vingi-deux  ans  nu  p!«s  au  V  ,^ 


sion.  La  di 
suivant  :  !■ 
repas  en  v 
mais  ils  eu 
vers.  L'K 
çais  et  ^tr:i 
voir  un  c 
satisfait  a 
et  A  mosnr 
généraux 
entrant  à 
do   îr 
exai 
lieu; 
vice  oaiiï.  » 


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■,.?mniO«  «,  .tus- 
année  de  ser- 


ÉCOLE 


Se«U  pr^tt^iue  Af  $'flric^Uur*,  an  domaine  âû%  lUrm 

ifp^  i^ w..    4     S    .    ■.-   .t    »   ir    \  .-ri.i^^i.ii      I...iret.|.   Kilo  Ml 

îl^.  - .  furcttiora. 

I,  ^_  ■  Jo  tpooic- 

Cri,  '""        "ifiiX 

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I,.  -uarn 

■or  »''l^ 

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A  -n«to  cnroro  an«  Ecotf  iecon- 

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ira. 


••nrtc*  a.'iif  av^.-  i 
à  rKcola. 

f  .-...Vi   ni.'-  1  l 'i 
do 


•IK'Ilt. 

^    ;.,  -.  pré- 

soni  Dom- 

\  é%  ilans  lo 

1  a\a.''iu  avant  leur  cnirc^o 


par 


poçaiffinftnt  dam  l'arm^o  n'ont  qu'an  an  do  senrice  à  faire 
a  leur  fturiiP  do  ItÀoIr. 

KcvUê  nationtilt^  darti  et  mZ/iVr*.  A  Oi&IonH-sur-Marnc, 
A  Aogcn  et  à  Au.  Ia  première  fondée  en  1802  A  Com- 
|M^i;nr.  fui  traii^ifor^ïo  rn  1S06  A  CtiAlons;  la  seconde  lut 
t-n^^e.oD  isoô.conimc  la  précédenic.  par  Ip  Premier  Consul; 
la  troim^nie  tu>  d.ite  '|tic  do  1(143.  l*e  r^H'"^^  <***  *<>  mf'ino 

iMMir  •■■■■-       -  '  '  n.  Les  candidats  doivent  ^trc  Kran- 

^•a;  ■  «juinfo  ans  et  de  dix-sopt  au  plus. 

jMM]  ours.  La  limite  d'ftpo  supérieure  est 

por  ;  our  les  candidats  nabitaat  les  colo- 

1,1,  .  Ouire  les  matières  énumérécs  au 

pr  '  lat.s  doivent,  do  plus,  exécuter  une 

pi.  1  Ms  sur  dessin  coté,  ou  A  leur  choix,  un 

ir.i  -'\  de  forge  ou  do  fonto.  I..a  durée  des  i^iu- 

.•,  ;ins.   Les  écoles  d'arts  et  métiers  no  ro- 

iiitenies.  Le  prix  annuel  de  la  pension  est 
I  '  iir  In  durée  dos  études,  le  prix  du  trousseau 
i:i  ■>!,  en  plus  75  franrs  pour  la  masse  d'en- 
tri'iu'ii  et  jo  iraiiL's  pour  inïKrumeiUs  et  objets  do  dessin.  Les 
élèves  avant  satisfait  aux  examens  do  sortie  reçoivent  un 
hrevet.  ^^ont  dispensés  de  deux  années  do  service  mili- 
taire les  anciens  élèves  compris  dans  les  quatro  pre- 
miers cinquièmes  do  la  liste  et  ayant  un  nombre  déter- 
miné de  points.  Hien  quo  destinées  A  former  surtout  des 
industriels,  les  écoles  d'arts  et  métiers  ouvrent  A  leurs 
élèvex  les  chemins  de  fer,  lo  génïo  mililaîro,  lo  corps  des 
méraniciens  de  la  flotte,  etc. 

Kcole  nationale  pratique  d'ouvriers  et  de  contremattreê,  A 
Clunv  (Saôno-ot-Loire).  Cetto  école  a  succédé  A  une  écolo 
normale  d  cnseicnement  secondaire  spécial  ;  elle  a  été  ou- 
verte on  1891.  Elioa  pour  but  do  former  des  ouvriers  d'éliio 
et  des  contremaîtres  dans  les  industries  des  métaux  et  du 
bois.  Elle  reçoit  des  internes  ot  des  oxtornos.  Les  candidats 
doivent  être  A^és  do  quinze  ans  au  moins  et  do  dix-sept  au 
plus.  Nul  ne  peut  entrer  quo  par  voie  de  concours,  qui  eom 
prend,  outre  un  proçramme  arrêté  par  lo  ministre,  Vexécu- 
lion  d'une  pièce  de  Dois  ou  de  for.  I..a  durée  dos  ciudos  ost 
de  troisans,  le  nrixdo  la  pension  do  500  francs,  lo  trousseau 
do  300  francs,  la  masse  de  75  francs.  Les  élèves  se  répar- 
tissent entre  quatro  spécialités  :  serrurerie  et  ajustage, 
menuiserie  et  modèles,  fonderie  ot  moulages  mécaniques, 
forge,  chaudronnerie.  Dos  brevets  sont  dôRvrés  aux  élèves 
avant  satisfait  aux  examens. 
'Ecole  nationale  d'apprentissage,  A  Pollys  (Algérie).  Cetto 
école,  fondée  on  186*,  forme  des  ouvriers  habiles,  fran- 
çais ot  indigènes,  pour  les  principaux  métiers  qui  emploient 
le  fer  ot  lo  nois.  Les  candidats  doivent  avoir  do  quatorze 
A  dix-sept  ans.  une  instruction  primaire  complète  ot  subir 
un  concours.  Le  prix  do  la  pension  est  do  400  francs  par 
an;  trousseau,  200  francs;  masse,  50  francs.  Durée  des 
études,  trois  ans.  Certificat  d'études  aux  élèves  qui  ont 
satisfait  aux  épreuves  do  sortie. 

Ecoles  nationales  professionnelles,  à  Voiron  (Isère),  ou- 
verte en  1S86,  A  Vierzon  (Cher),  à  Armonlières  (Nord), 
ouvertes  on  1887,  à  Nantes,  ouverte  en  18&8  A  la  place  do 
l'ancienne  institution  Livot.  Ce  sont  dos  écoles  primaires 
supérieures,  qui  donnent,  outro  une  instruction  générale 
très  complète,  une  instruction  professionnelle  spéciale  : 
pour  les  industries  du  for  et  do  la  soierie  A  Vierzon  ;  des  pa- 

fiiors,  dos  toiles  et  dos  soieries,  A  Voiron  :  du  fer,  du  modo- 
ago  otdu  tissage,  A  Armonlières.  Elles  préparent  en  outro 
aux  écoles  des  arts  et  métiers.  Externat,  gratuit;  demi- 
pension,  ÎSO francs;  pension,  500  francs;  fournitures  clas- 
siques, 25  francs  ;  trousseau,  200  francs.  Ces  écoles  sont 
entretenues  par  l'Etat.  Elles  sont  cxtrémcmont  prospères. 
Les  élèves  qui  en  sortent  se  placent  avec  une  grande  fa- 
cilité dans  lo  commerce  ou  1  industrie. 

Ecoles  nationales  d'horlogerie,  A  Cluses  (Haute-Savoio)  et 
A  Besançon.  Ces  écoles,  fondées,  la  promièro  on  1848,  par 
le  gouvernement  sarde,  l'autre  on  1883,  par  la  municipalité, 
érigée  en  écolo  nationale  en  1891,  forment  des  fabricants, 
chefs  d'atelier  et  ouvriers  capables  de  construire  dos  méca- 
nismes de  haute  précision.  Los  candidats  doivent  être  pour- 
vus du  coniflcat  d'études  primaires  ;  l'admission  ost  pronon- 
cée par  lo  ministre  du  commerce  et  do  l'industrie.  Ladurée 
des  études  est  de  troisans.  L'enseignement  ost  gratuit.  Lo 
régime  est  l'externat;  toutefois,  Besançon  a  un  internat  et, 
A  Cluses,  l'administration  se  charge  do  placer  les  jeunes 
gens.  Le  prix  de  la  pension  est  de  600  francs  environ.  Un 
cortiflcat  d'études  est  délivré  en  fin  d'études  avec  la  men- 
tion do  la  spécialité  quo  l'élève  a  plus  particulièrement 
cultivée.  Au  point  do  vue  militaire,  les  élèves  de  Cluses  et 
de  Besançon  sont  admis  A  concourir  comme  ouvriers  d'art 
pour  la  dispense  de  doux  ans  do  service  actif. 

Ecole  d'horlogerie,  A  Paris.  Cotte  école,  fondée  en  1801  ot 
subventionnée  par  l'Etat,  appartient  Aune  société  reconnue 
d'utihté  publique.  Duréo  de  l'apprentissago,  quatre  ans; 
rétnbntion,  400  francs;  Age  d'admission,  troizo  ans;  les 
candidats  doivent  posséder  une  instruction  correspondant 
au  programme  complot  des  écoles  primaires. 

Ecoles  manuelles  a' apprentissage  olEcoles  primaires  supé- 
rieures professionelles.  Ces  écoles  sont  fondées  ot  entrete- 
nues par  les  départements  ot  les  communes,  sauf  en  ce 
qin  concerne  les  traitements  du  personnel,  qui  sont  A  la 
'  i  .■   do  l'Etat.  Ago  d'admission,  douze  ans;  cortitîcat 
primaires   exigé.  Il  n'y  a  de  concours  quo  si  le 
ios  candidats  excède  celui  dos  places.  L'externat 
r>t  gratuit  ;  le  prix  de  1  internat  varie  de  400  A  600  francs; 
il  y  a,  en  général,  une  demi-ponsion.  I^  durée  dos  études 
est  do  trois  ans.    L'enseignement   industriel  varie  avec 
les   industries  lo'^al'^s.   Quelques-unes    do  ces   écoles  so 
consacrent  A  l'enseignement  de  l'agriculture.  Elles  pré- 
j'.irnni   les   élOves   aux   écoles  d'agriculture,   aux   écoles 
-     ircs  do  commerce.  A  l'Ecole  do  Clun^,  aux  Ecoles 
^   -s    des    arts    et    métiers,   etc.   Jusqu'ici,    on    on 
I  :  Hohain  /Aisne.,  Monthormé   (ArJenncs).  Bar- 
•^  fAubei.  Bcaurourt  (Torritoiro  do  Bolfort),  An- 
Chareuto),  Alais  fGardi,  Airo-sur-l'Adour  (Lan- 
,,t   \...,,r,n    I  -nr  ..i-Cher),  Monibrison  et  Roanne 
ri.'ure),  Clermoni-Ferrand  \Vuy- 
tio  (Saône-et-Ix>ire),  ILsIe-sur- 

çrr •   ^•'  '  .  .111.  i.j-.--  .   i"--.  ..oies  do  filles  do  mftme  nature 

t  -alléoi  A  :  ï5aiat-Cbamood  (Loiro),  Molun  (Soioe- 

1  '  '  -orie  d'écoles   so   rangent    les   Ecoles 

.  attelle*  dr  la  ville  de  /'uni  ;  VEcote  l>i- 

y  <te  laViIlettei,  pour  le<t  travaux  dos 

«■  s    i  Ecole  IJoulle  (57.  rue  de  Rcuillvu  pour 

'1  indiisirics  du  mobilier;    l'Ecole  Ettienne 

i  ''  I                                                                                    :    1  Italie),  pour  les  arts  et  les  Industries  du 
qui  oc  Wiixi  ^o-ï  uLicau.  Les  élèves  adaus  A  coatractcr  un    I    livre.  Les  candidats  doivent  avoir  treize  aos  au  moins  ot 


Ces  é.-nles  sont  au  nombre 

<:..  Lvon.  do  1795, 

1  au  concours  ;  les 

uplômes  du  l»acca- 

a:is  au  moins  et  vingl- 

•  -fe  riiistttut  agronomi- 

i  i^-ri<ullure  sont  admis  do 

■ie\  rtudcii  esi  do  quatre  ans  ;  le  prix  do 

0  francs  pour  l'année  scolaire  ;  de  la  demi- 

»>.'    .     !■•  I  ■•ïi-rnat.  do  200  francs.  Des 

^.>nt  accordées  pour  une 

lire.  Avant  satisfait  aux 

^  .. .. ..ivent  lô  diplôme  de  véto- 

naairv.  L'obt.'  vme  dispense  les  jeunes  gens 

4«  deux  ans  '<•'  'airo  actif. 

Ktoie  '■  f"  ost  une  écolo  d'applica- 

liooorgi  "Section   enseignement 

aapécieu'  .lu  re<"rutement  des  ofli- 

CMra  des  b4rr»s  liatiiîiaix  !.•"»  ..i:.i;:.i:-^  ioivent  avoir 
TÎo^-ciiH)  moi  au  plus,  être  pourv  :>  i  ,.;  lomo  de  l'In- 
atitol  agrooomi<i'i<v  !  H.'i  <<Ttitî-  .•»:  .-x.inii-;!  physique  et 
d'Apreave  pra'  La  durée  des  é'tndcs  est 

de  aeoz  année  annuelle  ne  pourra  être 

aaTM^rieiirt>  X  ■.:  _       ^sent  d'une  indemnité  do 

1  ;  <aii  out  4t  pourvoir  A  leur  nourriture  ot  A 

If  T  compris  l'uniforme.  I>os   élèves  libres. 

fr.i  ,  l'.T^    i.uvi'ot  être  autorisés  A  suivre  les 

f.  .'llo;  ils  sont  logés,  mais  sou- 

m  re  de  i.OOO  francs  et  reçoivent 

un  ■   ■^" '-^s  dignes.  Quant  aux 

r;<  imen  do  sortie,  ils 

%•'  :*s  haras,  aux  ap- 

5- ■:    iti  26  sept.  1899).  La 
^  section  do  l'Ecole  sont 

de-.  M>nt  au  recrutement  des 

paiefreciicrset  des  i.n^-alirrs  le  1  administration  des  haras. 

UlMaTÈRK    T>fn   rotONIRS 

ScoU  coloniale.  Ceixoéci''  i '.iris  en  1886.  trans- 
férée et  réorganisée  A  pl^  '■$,  est  destinée  A 
recruter  \r\  .JitT>r»'niH  v.-f.  .x  et  A  donner  l'en- 
ft.  •..  Lile  comprend  quatro 
»*■  ^.inat  colonial,  carrières 
iii  <<s,  administration  péni- 
tf  >i<\  une  division  prépara- 
I'  -  '  onditons  d'admissiDililê 
«>  ■  ^  îministraiivos,  être 
Kr  lU  plus  vingt-doux 
ai:  n  (cette  dernière 
lin.  .'  Il  temps  passé 
ton  .-.;-!  jf?  de  bâché- 
es grandes 


é- 

q  1 
)• 

C" 

«1 
1 


!•■  aputude  physi- 

'  de  deux  ans.  l^es 

irs  do    la  section 

^  au  moins  et 

est  d'uD  an. 

ipre  sont  dix- 

tiii  aux  indigène--*,  envoyés  des 

'orat,   ils  ne  doivent   avoir  nî 

;  1^  1.-  V  ifii.'t  et  justitior  d  uno 

I'  'ur  toutes  les  sec- 

150  francs  par  an  : 

'  — :mo  et  d'é4|ui- 

■  ost  l'extor- 

sont   admis 


ver--- 
I,-' 
d" 


obien  r  un  'crtiti.ai  >1  cji  ic5. 


Mi^i«TfBff  nr  rosfMK^rr  ftr  nR  L'ivrtrrrpiii 


Feol' 
école.  : 

I>umA-- 


1  admission  a 
de  trois  ans. 


I^s  can'i 


38 

seize  ans  au  plus,  ^ire  pourvus  du  certificat  d'études.  Lo 
nombre  dos  places  étant  limité,  lo  choix  a  lieu  au  concours. 
t)ii  !>eut  y  joindre  VErolc  Germain- l*i Ion,  écolo  préparatoire 
de  dessin  pratique,  Y  Ecole  //cr/mr(i-/*rt/(i5j/,  école  do  dessin, 
ilapplication  des  beaux-arts  A  l'indusirle  :  pointure  déco- 
rative, céramique,  sculpture,  dessins  pour  étoffes  et  ameu- 
blements. Los  conditions  sont  tîeosiblemeut  les  mémos. 
\i  Ecole  liorian  est  un  pensionnat  primaire,  réservé  aux 
orphelins,  aux  enfants  indigents,  etc.  ;  l'onsoignement  pro- 
fessionnel est  moins  spécialisé,  il  comprend  :  la  mécanii|U0, 
le  tournage,  la  forgo  et  la  ferronnerie,  la  menuiserie. 

Des  Ecoles  profeasionnelles  et  mhianrres  ont  été  créées 
par  la  ville  de  Paris  en  faveur  des  filles.  l.#s  élèves  qui 
KO  présentent  au  concours  doivent  avoir  de  treize  A  quinze 
ans,  être  pourvus  du  certiticat  d'études  ou  être  aptes  A 
l'avoir.  L'aj'prentissago  dure  trois  années,  excopto  pour 
les  élèves  (|Ui  apprennent  la  peinture  ou  lo  dessin  indus- 
triel. L'enseitrnement  est  gratuit.  Ces  écoles  sont,  A  Paris, 
au  nombre  de  six  :  rue  do  Poitou.  7;  rue  Bossuet,  14; 
rue  de  la  Tombe-Issoiro.  77  ;  rue  Fondary,  20  ;  rue  Gan- 
noron,  26  ;  Ecole  Jacquard,  19,  rue  Bouro't. 
■  Ecoles  de  commerce.  A  Paris,  il  y  a  trois  écoles  supé- 
rieures de  commerce  :  l'Ecole  des  hautes  études  com- 
merciales, l'Institut  commercial  ot  l'Ecole  supérieure  de 
commerce. 

Ecole  des  hautes  études  commerciales,  inaugurée  on  1881. 
Elle  forme  aux  atfaires  do  banque,  au  commerce,  A  l'indus- 
trie et  A  la  banque,  prépare  aux  carrières  consulaires  ou 
administratives.  Deux  ans  d'études;  âge  d'entrée,  soizo 
ans  ;  admission  par  voie  d'examen.  Durée  dos  éludes,  deux 
ans;  pension,  2.800  francs;  demi-ponsion.  1.300  francs,  en 
plus  100  francs  environ  pour  fournitures.  Diverses  bourses 
sont  accordées  par  l'Etat,  la  ville  do  Paris  et  autres.  Un 
diplôme  ou.  A  défaut,  un  certificat  couronne  les  études.  Une 
école  préparatoire  est  annexée  aux  hautes  études.  Les 
élèves  de  quinze  ans  sont  admis  sans  examen  :  internes, 
2.200  francs;  domi-pensionnai^'cs,  1.300  francs;  externes, 
1.000  francs. 
Institut  commercial  de  Paris.  V.  institut. 
Ecole  supérieure  de  commerce  de  Paris,  créée  en  1820  par 
la  Chambre  de  commerce  de  Paris.  Cours  complet  d'études 
en  trois  ans  ;  prix  de  la  pension,  2.000  francs  ;  de  la  demi- 
pension,  1.000  francs.  Les  candidats  doivent  Atro  Agés  do 
quinze  ans  révolus. 

Dos  Ecoles  supérieures  de  commerce  sont  établies  A  :  Bor- 
deaux, Le  Havre,  Lille,  Lyon,  Marseille,  Montpellier, 
Nancy,  Rouen. 

Il  existe  dos  différences  très  marquées  entre  ces  écoles 
au  point  do  vue  do  la  durée  des  études  et  de  la  rétribu- 
tion de  l'enseignement. 

Ecoles  pratiques  de  commerce  et  d'industrie  reconnues  par 
l'Etat.  Le  programme  et  les  conditions  do  ces  écoles  so 
rapprochent  de  ceux  indiqués  ci-dessus,  et  l'Eiat  peut 
accorder  près  d'elles  des  bourses  nationales  ou  des  trac- 
tions do  bourse. 

Dos  Ecoles  pratiques  de  commerce  et  d'industrie  sont  éta- 
blies (garçons)  A  :  Agen.  Béziers,  Kourmios  (Nord).  Greno- 
ble. Limoges,  Le  Mans,  Mazamet,  Nîmes,  Reims.  Romans 
(Drôme);  (tillos)  A  Boulogne-sur-Mer,  Le  Havre,  Nantes  et 
Saint-Etienno. 

Des  Ecoles  pratiques  d'industrie  sont  établies  A  :  Brost, 
Boulognc-sur-Mer,  Le  Havre,  Lille,  Montbéliard,  Morez 
(Jura).  Rennes,  Rouen,  Saint-Chamond  (Loire  ),  Saiot- 
Dldior-la-Séauvc  (Hauto-Loire),  Saint-Etienne. 

Une  Ecole  pratique  de  commerce  est  établie  A  Boulogne- 
sur-Mer. 

Ecole  professionnelle  supérieure  des  postes  et  télégraphes. 
Cotte  école,  dont  la  fondation  ost  de  1878,  a  pour  but 
d'assurer  le  recrutement  du  personnel  supérieur  des  postes 
et  télégraphes.  Elle  comprend  doux  sections  :  la  première 
forme  des  agents  du  personnel  supérieur  administratif:  la 
seconde,  les  ingénieurs  spéciaux  de  ladministratlon.  L'ad- 
mission dans  les  deux  sections  a  lieu  par  voie  de  concours. 
Première  section.  Los  candidats  doivent  avoir  vingt-cinq 
ans  au  moins,  ot  cinq  années  de  ser^'ice  comme  agents  titu- 
laires. La  durée  des  études  est  d'un  an  etdemi.  S  il  y  a  lieu, 
les  élèves  reçoivent,  en  fin  d'études,  un  brevet  do  capacité 
qui  seul  donne  accès  aux  emplois  supérieurs  de  l'adminis- 
tration. Deuxième  section.  Les  candidats  élèves  ingénieurs 
doivent  être  agents  do  l'administration  do  doux  ans  de 
services  ou  licencié  es  sciences  ou  élèves  diplômés- 
do  :  polytechnique,  normale,  mines,  ponts  et  chaussées, 
forestière  centrale  ;  être  âgés  do  vingt  ans  au  moins 
et  do  trente  ans  au  plus.  La  durée  des  études  est  de 
deux  ans.  Les  élèves  ingénieurs  reçoivent  un  traitement 
de  1.800  francs.  Ayant  satisfait  aux  examens,  ils  entrent 
comme  sous-ingénieurs  dans  le  corps  des  ingénieurs  dos 
télégraphes.  L'Ecole  admet  aussi  dos  auditeurs  français 
ot  étrangers. 

MINISTÈRE   DES  FINANCES  S 

Ecole  d'application  des  manufactures  de  l'Etat  (tabacs  ot  I 
allumettes}.  Il  n'y  a  pas  do  concours  d'admission.  Du  reste,  m 
un  ou  doux  élèves  ingénieurs,  en  moyenne,  sont  reçus  par 
année.  La  durée  des  cours  est  do  huit  mois.  Ils  reçoivenli 
un  traitement  do  1.800  francs,  plus  une  indemnité  pour 
les  missions  qu'ils  accomplissent  pondant  les  vacances. 
L'Ecolo  reçoit  aussi  des  vérificateurs  de  la  culture  de» 
tabacs  qui  se  préparent  aux  emplois  supérieurs  du  service 
do  la  cnlturo. 

MINISTÈRE   DE  LA   GURRRK 

Ecole  supérieure  de  guerre,  instituée  par  décret  do. 
15  juin  1878,  pour  développer  les  hautes  éludes  militaires- 
dans  l'armée  et  destinée,  par  la  loi  du  20  mars  1880,  A> 
former  les  officiers  qui  doivent  assurer  le  service  détat- 
major.  Elle  admet  par  voie  de  concours  dos  lieutenants 
et  capitaines  ayant  au  moins  cinq  ans  de  service  comme 
officiers,  dont  trois  ans  de  service  elTectif  dans  les  troupes. 
La  durée  des  études  est  de  deux  ans.  Après  oxamen,  Ics^ 
officiers  élèves  reçoivent  lo  brevet  d'état-major. 

Ecole  polytechnique.  La  création  de  cotte  écolo  romonto 
A  1794.  Elle  donne  des  connaissances  étendues  dans  les 
sciences  mathématiques,  physiques  et  chimiques.  Les  can- 
didats doivent  étro  Français,  avoir  dix-sept  ans  au  moins- 
et  vingt  et  un  ans  au  plus,  être  pourvus  du  diplôme  dui> 
des  baccalauréats  et  d  un  certificat  d'aptitude  au  ser\'ice 
militaire.  Un  engagement  de  trois  ans  dans  l'armée  est  con- 
tracté en  entrant  â  lEcole.  La  duréo  des  études  ostde  deur^ 
ans.  Le  prix  de  la  pension  est  de  1.000  francs  par  an  ;  celui 
du  trousseau,  de  600  A  700  francs,  plus  1«0  francs  pour 
fonds  de  masse.  L'Ecole  polytechnique  recrute  des  sujet» 


I 


39 

pour  difTérents  services  publics,  que  les  61fcvos  choisissent 
daiirùs  leur  rang  de  classement  :  Service!  civiU  :  mines, 
ponts  et  chaussées,  manufactures  de  l'Etat,  postes  et  télé- 


ECOLE 


graphes,  poudres  et  salpêtres;  Senices  mililaires  :  artil- 
lerie Je  terre,  artillerie  do  mer,  commissariat  de  la  marine, 
commissariat  colonial,  génio  maritime,  génie  militaire, 
hydrographie,  marine  nationale. 

Ecole  .ipi'ciale  militaire  de  Saint-Cyr.  Créée  en  1802,  elle 
«st  destinée  &  fournir  des  officiers  pour  l'infaDterie,  la 
caval e  r i  e  et  ^ 

l'infanterie  do 
marine.  Los 
candidats  doi- 
vent être  âgés 
de  dix-sept 
ansaumoinsct 
de  vingt  et  un 
ans  au  plus,  et 
pourvus  au 
moins  du  corti- 
flcatde  la  prc3- 
mière  partie  du 
baccalauréat 
classique  ou 
moderne  et 
contracter  un 
engagement. 
La  durée  dos 
études  est  de 
deux  ans.  L'-- 
prix  do  la  pen- 
sion est  do 
I.OOO  francs, 
celui  du  trous- 
seau de  600  à 
700  francs.  Dos 
bourses,  demi- 


Entrée  de  l'Ecole  de  Saint-Cyr. 


bourses,  trousseaux  et  demi-trousseaux  peuvent  être  ac- 
cordés par  l'Ktat.  Les  élèves  ayant  satisfait  aux  examens 
sortent  sous-lieutenants,  soit  dans  l'infanterie,  l'infanterie 
de  marine  ou  la  cavalerie. 

Ecole  d'application  de  l'artillerie  et  du  génie,  à  Fon- 
tainebleau. Elle  est  destinée  à  donner  l'instruction  tech- 
nique nécessaire  aux  sous-lieutenants  d'artillerio  de  terre 
et  de  mer  et  du  génie  sortant  de  l'Ecole  polytechnique. 
Cependant,  des  sous -lieutenants  et  lieutenants,  ayant 
passé  une  ou  deux  années  au  régiment  et  ayant  satisfait 
a  un  examen  d'entrée,  sont  admis  à  suivre  l'enseigne- 
ment de  l'Ecole.  La  durée  des  études  est  de  deux  ans. 
Les  élèves  sont  externes.  La  solde  des  sous-lieutenants 
élèves,  y  compris  les  indemnités,  est  de  220  fr.  50  c.  par 
mois. 

Ecole  d'application  de  cavalerie,  i  Saumur.  Cette  école, 
divisée  en  plusieurs  sections,  a  pour  but  de  perfectionner 
l'instruction  d'un  certain  nombre  de  lieutenants  et  de 
sous-lieutenants  de  cavalerie,  d'artillerie  et  du  génie,  de 
donner  l'mstruction  nécessaire  aux  sous-ofticiers  jugés 
susceptibles  d'être  nommés  sous-lieutenants,  à  la  suite 
de  concours  annuels;  de  compléter  l'instruction  technique 
des  vétérinaires.  La  durée  des  études  est  de  onze  mois. 
L'Ecole  de  Saumur  a,  comme  annexes,  une  Ecole  de  té- 
légraphistes militaires,  une  Ecole  de  maréchalerie  et  une 
Ecole  de  dressage. 

Ecole  militaire  d'infanterie,  à  Saint-Maixent.  Elle  a  pour 
but  de  compléter  l'instruction  militaire  des  sous-ofliciers 
d'infanterie  et  d'infanterie  de  marine  jugés  susceptibles 
d'être  nommés  sous-lieutenants.  Les  sous-ofliciers  des 
sections  d'intirmiers.  de  commis  et  ouvriers  d'administra- 
tion, de  secrétaires  d'état-major  et  du  recrutement  sont 
admis  à  concourir  dans  les  mêmes  conditions.  Le  ministre 
de  la  marine  propose  les  sous-ofticiers  d'infanterie  de 
marine.  Le  nombre  des  élèves  ofticicrs  est  fixé  chaque 
année  par  le  ministre.  La  durée  des  études  est  do  onze 
mois.  Après  examen,  les  élèves  officiers  sont  immédiate- 
ment nommés  sous-lieutenants. 

Ecole  militaire  de  l'artillerie  et  du  génie,  à  'Versailles. 
Cette  écolo  donne  aux  sous-officiers  de  ces  armes  et  do 
l'artillerie  de  marine  l'instruction  générale  et  militaire 
nécessaire  pour  qu'ils  puissent  passer  officiers  do  l'artil- 
lerie du  génie  ou  du  train  des  équipages.  L'admission  au 
concours  a  lieu  sur  la  propositiou  des  chefs  de  corps.  Los 
cours  durent  onze  mois. 

Ecole  d'administration  militaire,  à  Vinconnes.  Cette  écolo 
a  été  créée  pour  assurer  le  recrutement  des  officiers  d'admi- 
nistration des  bureaux  de  l'intendance  militaire,  des  sub- 
sistances, dos  hôpitaux,  de  l'habillomont  et  du  campement  ; 
l'admission  a  lieu  par  voie  de  concours  entre  les  sous- 
ofliciers  de  toutes  armes.  La  durée  des  éludes  est  de  dix 
mois.  Les  élèves  diplômés,  après  examen,  sont  nommés 
adjudants  élèves  d'administration  dans  l'une  des  branches 
administratives  do  l'armée. 

Ecoles  militaires  préparatoires.  Il  en  existe  six  :  Ram- 
bouillet, Montreuil-sur-Mer,  Saint-Hippolyte-du-Fort  et 
Les  Andolys,  réservées  à  l'infanterie;  .\utun,  à  la  cava- 
lerie ;  Biltom,  à  l'artillerie  et  au  génie.  Ces  écoles  donnent 
l'instruction  primaire  complète  et  l'instruction  militaire 
aux  enfants  do  troupes,  amsi  qu'à  des  fils  do  militaires 


décédés,  retraités  oti  pensionnés  Les  parents  s'engagent 
à  donner  leur  consentement  a  rengagement  ultérieur  de 
leurs  enfants  ou  à  rembourser  les  frais  d'éducation,  en  ':as 
de  non-réalisatlon  do  l'engagement.  Les  candidats  doivi.i 
avoir  treize  ans  au  moins  et  quatorze  au  plus,  prouvf-r 
qu'ils  savent  lire,  écrire  et  calculer.  A  lige  de  dix-huit 
ans,  les  élèves  sont  appelés  a  contracter  un  engagement 
volontaire. 

Ecole  normale  de  gymnastique  et  d'escrime,  à  Joinville-lo- 
Pont  (Seino).  Cette  école  forme  des  instructeurs  de  gym- 
nastique, des  maîtres  d'armes  et  do  tout  ce  qui  se  rattache 
à  l'éducation  physique  du  soldat.  Les  élèves  sont  divisés 
en  deux  sections  :  cours  de  gymnastique  durant  cinq  mois 
et  demi,  cours  d'escrime  durant  onze  mois  et  demi.  Les 
élèves  obtiennent,  s'il  y  a  lieu,  des  brevets  de  moniteurs 
do  gymnastique  et  d'escrime  ot  sont  dirigés  sur  leurs 
régiments  respectifs.  Quelques-uns  entrent  dans  le  cadre 
de  l'Ecole. 

Ecole  du  service  de  santé  militaire,  à  Lyon.  Elle  a  pour 
objet  de  donner  aux  élèves  l'éducation  m'édicale  et  mili- 
taire jusqu'à  leur  passage  à  l'Ecole  du  Val-de-Grâce. 
L'admission  a  lieu  à  la  suite  d'un  concours.  Les  candi- 
dats doivent  être  âgés  de  dix-sept  ans  au  moins  et  de 
vingt-deux  ans  au  plus  ;  ils  doivent  avoir  passé  leur  pre- 
mier examen  do  doctorat.  Le  prix  de  la  pension  est  do 
i.ùoo  francs  par  an;  celui  du  trousseau,  y  compris  les 
livres  et  instruments,  do  1.000  francs  environ.  Les  jeunes 
gens  élèves  de  l'Ecole  souscrivent  un  engagement  de  trois 
ans  et  s'obligent  a  servir  pendant  six  ans  dans  l'armée 
active,  à  partit  de  leur  nomination  au  grade  de  médecin 
aide-major. 

Ecole  d'application  de  médecine  et  de  pharmacie  militaire 
du  Val-de-Grâce,  à  Paris.  Le  recrutement  annuel  comporte 
des  origines  diverses  :  pour  les  médecins,  tout  élève  de 
l'Ecole  de  santé  de  Lyon,  reçu  docteur,  est  admis  de  plein 
droit  au  Val-do-Gràce.  Les  docteurs  civils,  âgés  de  vingt- 
six  ans  au  moins  et  reconnus  aptes  au  service  niiliiaire, 
sont  astreints  à  un  concours.  Pour  les  pharmaciens,  tous 
sont  soumis  au  concours,  excepté  ceux  qui  ont  le  diplôme 
de  pharmacien  de  1"  classe.  La  durée  des  éludes,  aussi  bien 
des  pharmaciens  que  des  médecins,  est  do  neuf  mois;  les 
élèves  pouvant  être  autorisés  à  les  redoubler  dans  cer- 
tains cas. 

Ecole  du  service  géographique  de  l'armée,  à  Paris.  Cette 
école  a  été  instituée  pour  former  les  dessinateurs  topogra- 
phes militaires.  Nul  ne  peut  y  être  admis  que  par  voie  de 
concours  et,  s'il  est  âgé  de  quinze  ans  au  moins  â  dix-sept 
ans  au  plus.  A  la  fin  de  la  seconde  année,  les  élèves,  dont 
lo  nombre  est  de  dix  au  maximum,  peuvent  être  nommés 
stagiaires  jusqu'à  leur  admission  dans  le  personnel  per- 
manent. Toutes  les  places  de  dessinateurs  titulaires  sont 
réservées  aux  anciens  élèves  de  l'Ecole. 

Prytanée  militaire  de  La  Flèche.  V .  pbvtanée. 

.Valsons  d'éducation  de  la  Légion  d'hoyiiieur.  V.  Légion 
d'hon>eur. 

ministère  de  la  marine 

Ecole  navale,  à  Brest.  L'Ecole  navale  est  destinée  à 
former  des  officiers  pour  la  marine  nationale.  Elle  est 
établie  en  rade  de  Brest,  sur  le  Borda.  Un  aviso,  le  Boii- 
qainville,  un  brick  à  voiles,  le  Sylplie,  et  un  torpilleur  de 
haute  mer,  le  Corsaire,  sont  annexés  au  Borda  pour  l'in- 
struction pratique  des  élèves.  Ceux-ci  passent  deux  ans  à 
l'Ecole,  puis  sont  nommés  aspirants  de  2'  classe,  s'embar- 
quent à  bord  de  la  frégate-école  d'application  Iphigénie,  et, 
tout  en  suivant  des  cours,  accomplissent  une  campagne 
do  dix  mois,  à  la  suite  de  laquelle,  après  examen,  ils  sont 
nommés  aspirants  de  1"  classe;  ils  ont  alors  le  grade 
ert"ectif  d'officier.  L'Ecole  navale  ne  reçoit  que  des  élèves 
âgés  de  quinze  ans  au  moins  et  de  dix-huit  ans  au  plus. 
Les  élèves  sont  reçus  au  concours;  le  diplôme  de  ba- 
chelier es  lettres  classique  donne  un  avantage  de  trente 
points.  Le  prix  de  la  pension  est  de  700  francs  par  an  ; 
celui  du  trousseau,  de  1.000  francs.  Des  bourses,  demi- 
bourses,  trousseaux  et  demi-trousseaux  peuvent  être  accor- 
dés aux  élèves  dont  les  parents  sont  hors  d'état  de  payer 
la  pension.  A  l'Ecole  d'application,  ils  reçoivent  pendant 
un  an  une  solde  mensuelle  de  78  francs  et  un  traitement 
de  table  de  1  fr.  70  c.  par  jour  sur  le  pied  de  Franco  et  de 
2  fr.  20  c.  sur  le  pied  colonial. 

Ecole  supérieure  de  la  marine.  Cette  école  a  été  réorga- 
nisée par  décret  du  5  décembre  1899.  Elle  est  installée 
à  Paris;  la  durée  des  études  est  d'une  année,  dont  deux 
mois  d'embarquement  sur  l'escadre  de  la  Méditerranée  ou 
du  Nord.  Une  simple  demande  des  officiers,  appuyée  par 
les  commandants  en  chef  ot  examinée  par  la  commission 
de  classement,  remplace  le  concours.  Us  sont  désignés 
chaque  année,  lors  de  l'inspection  générale.  Ne  peuvent 
être  proposés  que  les  lieutenants  de  vaisseau  qui  réu- 
nissent trois  ans  au  moins  d'embarquement  à  bord  d  un 
bâtiment  autre  quo  les  torpilleurs  do  la  dél'ense  mobile, 
l'école  navale,  l'école  des  mousses,  lo  dépôt  d'instruction 
dos  apprentis  gabiers  ot  le  bataillon  d'apprentis  fusiliers. 
A  leur  sortie  de  l'école  avec  lo  brevet,  les  officiers  sont 
portés,  par  ordre  d'ancienneté,  sur  une  liste  spéciale  en 
vue  des  emplois  suivants  :  aide  de  camp  des  officiers  gé- 
néraux et  adjudants  des  capitaines  de  vaisseau,  chefs  do 
division  ;  embarquement,  au  choix  du  commandant,  sur  les 
croiseurs  ou  cuirassés  do  5.000  tonneaux  ;  emplois  dans  les 
sections  do  l'état-major  général  à  Paris  ;  emplois  d'aide 
de  camp  dans  l'état-major  des  préfets  mariiimes. 

Ecole  d'application  du  qénie  maritime.  Celte  écolo,  sise 
à  Paris,  a  pour  objet  de  former  les  ingénieurs  chargés  de 
la  construction  des  v.aisseaux  de  la  marine  nationale.  Les 
candidats  sont  choisis  parmi  les  élèves  sortant  do  1  Ecole 
polytechnique,  d'après  leur  classement.  Lo  nombre  des 
élèves  ingénieurs  est  déterminé  par  les  besoins  du  ser- 
vice. Il  a  été,  pour  ces  dernières  années,  de  dix  â  deux.  La 
durée  dos  études  est  de  deux  années.  Ils  reçoivent  un 
traitement  annuel  do  1.800  francs.  Le  régime  est  l'exter- 
nat. Chaque  année,  ils  sont  envoyés  on  mission  avec 
indemnité.  L'Ecole  reçoit  des  élh-es  libres,  l^s  élèves  ingé- 
nieurs sont  nommés  à  leur  sortie,  après  exainen,  sous- 
ingénieurs  des  constructions  navales  do  3*  classe,  aux 
appointements  de  2.500  francs. 

Ecole  dadminislralion  de  la  marine,  à  Brest.  Cette  école 
est  destinée  à  former  des  commissaires  de  la  marine.  Pour 
prendre  part  au  concours,  il  faut  être  licencié  en  droii. 
apte  au  service  militaire  et  n'avoir  pas  accompli  sa  vinj:t- 
quatrième  année.  Une  prolongation  d'un  an  est  accord,  c 
a  ceux  qui  comptent  trois  ans  de  service  dans  les  bureaux 
de  la  marine.  La  durée  du  stage  dos  élèves  commissaires 


est  do  deux  ans.  Ijtar  solde  aonnelle  est  de  I.7IS  francs. 
Apre*  rTamen,  ih  sont  admis  au  concourfl  de  commisKaira 

.;..  ■-     ■■  -    '-ti  entrant  à 

1  ;  ■  juipages  do 

la  ■  :'i.  en  outre, 

â  -  :•  ic  '.orp&  du  commissariat, 

âl 

,'  .*  '^'   '-:  -T'.Tr.''^.  i  B'>r'b-aut. 

L  i 


pcs  do  la  oianno.   1^-9  ..aitUiOata  ^e  . 

étudiants  en  médecine  et  pharmacie  -1 

cino  navale  de  Brest,  Ro'^'-'''-'    I" 

parmi  les  étudiants  en  m< 

mier  examen  du  doctorat.  1' 

être  pourvus  d'un  dipléme  wv-  i'a-  u--,,- 

le  stage  officinal  de  trois  ans  dans  une  ■'. 

La  durée  des  études  à  1  Ecole  de  Bor 

ans.  Le  prix  de  la  pension  est  de  700  franc^  ;-:i.* 

trousseau  de  800  francs  pour  ta  première  anné^-  • 

pour  les  deux  autres.  Les  dilTérents  droits  de  ^ 

payés  par  le  ministère  de  la  marine,  mais  remb-jnr-,'  '  ;  ir 

les  élèves,  en  cas  de  démission  ou  d'échec,  aux  eian>f[-s 

finals.  Les  élèves  do  service  de  santé  doivent  contra.  i<-r 

un  engagement  de  trois  ans  dans  l'infanterie  de  marine 

ou  les  équipages  oe  la  flotte  ;  ils  s'engagent,  en  outre,  a 

servir  pendant  six  ans  à  partir  de  leur  nomination  au  grade 

de  méuccin  ou  pharmacien  auxiliaire  de  f  clai>s«. 

Ecoles  annexes  de  santé  de  la  marine,  à  Brest,  Rochefort, 
Toulon.  Les  candidats  doivent  être  âgés  de  dix-sept  ans 
au  moins,  être  pourvus,  pour  les  médecins,  du  diplôme  de 
l'enseignement  secondaire  classique  et  du  certificat  d'études 
physiques,  chimiques  et  naturelles  ;  pour  les  pharmaciens, 
.1  un  des  diplômes  du  baccalauréat.  Le  régime  est  l'eiternat. 
Les  élèves  médecins  acouitient  les  droits  des  quatre  pre- 
mières inscriptions  ot  du  premier  examen  do  doctoral. 
Les  élèves  pharmaciens  accomplissent  les  trois  années  do 
stage  réglementaire. 

Ecole  d'application  des  médecins  stagiaires.  A  leur  sortie 
de  l'Ecole  de  Bordeaux,  les  médecins  et  pharmaciens 
auxiliaires  de  2-  classe  y  accomplissent  un  stage  d  on  an 
avant  d'être  nommés  titulaires  ;  elle  est  établie  a  Toulon. 
Cours  préparatoire  des  premiers-maitres  candidats  au 
grade  d'enseigne  de  vaisseau.  Y  seul  admis  après  examen 
les  premiers-maiires  do  manœuvre,  de  canoonage.  do 
mousqueterie,  de  timonerie,  de  torpilleurs,  réunissant 
deux  années  d'embarquement  dans  leur  grade  et  proposés 
par  les  commandants.  La  durée  do  l'enseignement  est  de 
onze  mois.  L  examen  pour  le  grade  d'enseigne  de  vais- 
seau peut  être  passé  par  ceux  qui  comptent  deux  années 
de  service  â  la  mer  et  ont  été  empêchés  de  se  présenter 
au  cours  préparatoire,  ou  n'en  ont  pas  senti  le  besoin. 

Ecoles  de  maisirance.  1*  Supérieure.  Celte  école  est  éta- 
blie à  Brest,  en  faveur  des  ouvriers  et  chefs-ouvriers  des 
arsenaux,  qui  v  entrent  après  concours.  L'enseignement, 
qui  est  spécial  aux  constructions  navales,  dure  quatorxe 
mois  ;  il  a  pour  sanction  un  brevet,  qui  ouvre  la  maisirance 
des  arsenaux  â  ceux  qui  l'obtiennent.  2'  Secondaires.  Les 
écoles  secondaires  de  maisirance  sont  établies  dans  chacun 
des  ports  militaires  pour  les  ouvriers  de  V  classe.  La  durée 
des  éludes  est  de  treize  mois.  Il  y  a  une  section  pour  les 
charpentiers,  et  une  pour  les  mécaniciens. 

Ecole  des  pupilles  de  la  marine,  à  La  Villenenve-eo- 
Gnilors  (Finistère).  Cette  école  reçoit  les  orphelins  des  : 
ol'rtciers  mariniers,  marins,  sous-officiers  et  soldats  de» 
troupes  de  la  marine  :  maîtres,  coutremalires.  ouvriers  des 
arsenaux,  maîtres  au  cabotage  et  marins  de  I  inscription 
maritime.  Us  sont  reçus  à  l'âge  de  sept  ans  et  ouiitent 
lécole  â  quatorze  ans.  S  ils  n'ont  pas  d  aptitude  pour 
entrer  â  l'Ecole  des  mousses,  ils  peuvent  demeurerjusqu  a 
seize  ans  sous  le  patronage  de  rétablissement  qui  le» 
place  au  dehors  en  apprentissage.  Les  pupilles  reçoivent 
une  instruction  primaire  et  professionnelle.  IX-s  bourses, 
obtenues  au  concours,  leur  permettent  de  se  préparer  a 
l'Ecole  navale  ou  à  l'Ecole  des  mécaniciens  de  la  flotte. 

Ecole  des  mousses,  en  rade  de  Brest.  Elle  a  été  insinuée 
en  vue  de  préparer  des  enfants,  particulièrement  les  nli 
de  marins,  au  métier  de  la  mer.  La  période  d  insiruciwn 
est  de  deux  ans  et  demi  environ.  Les  candidats  doivent 
avoir  quatorze  ans  et  demi  au  moins  et  quinze  ans  au  plus, 
avoir  un  poids  et  une  taille  déterminés,  et  être  pourvus 
du  certificat  d'études  pnmaires.  Après  seiie  ans,  es 
mousses    peuvent    contracter   un   oncat-ement   pour  les 

équipages  de  la  flotte  comme  v.  et  ont 

droit  à  une  solde.  Une  seclioi. 
les  mousses  destinés  â  entrer  ..     - 

"  i'ais's'eau-écote  Brktaose.  Ce  bâtiment  se  trouve  en 
rade  de  Brest.  L'école  qui  y  est  installée  a  p""''  *"""  de 
donner  aux  apprentis  matelots  une 

Ihabitude  de  la  discipline  et  des  noi;  ^ 

manœuvre  d'un  navire.  La  période  d 
dure  SIX  mois.  Elle  est  donnée  â  on  numl  te  prùiurii^iioe 
de  gabiers,  canonnicrs.  timoniers  ou  pilotes  et  torpilleurs. 
Ceux  qui  sont  jugés  aptes  à  ces  services  sont  verse»  aux 
écoles  spéciales.  j    ■     ..  „     n  ._ 

Ecoles  des  mécaniciens  des  équipages  de  la  flotte.  11  en 
existe  dans  chaque  port  militaire.  Sont  adm-  .-.«nim.-  iP- 
prentis  mécaniciens,  au  concours,  les  cai, 
•;eizo  ans  au  moins  et  de  vingt-quatre  an^   . 
au  service  de  la  flotte,  et  avant  exercé  ^ 

d'ajusteurs,  forgerons,  serruriers,  etc.  La  "' 

donnée  aux  élèves  des  écoles  professienn,-  ■;- 

dats  .tdmis  doivent  contracter  un  en»... 
dans  les  équipages  de  la  floue.  La  :  ■" 

deux  ans.  l^s  élèves  sortants  sont  u 
la  flotte,  en  qualité  do  mécaniciens  ' 

et  de  Toulon  reçoivent,  en  outre,  d.^ 
i'élèves  mécaniciens,  qui  d..;vi'iu  .'■ir. 
huit  ans,  et  qui  suiveni  . 

Ecole  des  torpilleurs,  i 
à  bord  de  YAlgé»'"-  ,, 

lion  des  officiers.  ^ 

mécaniciens  qui  v  '1^ 

des  torpilles  et  .!■  '^.^ 

forme,  en  outre,  1  '  -^^ 

brevetés,  dassur.  _      -a 

'?";<^''  -*« .TSJiréc  .1.-.  Ti'oispour  ceSx 

qui  les  suivent  ponr  la  ; 
ceux  qui  renouvellent  leur  eDso^:.'  ; 


■  rei:oii 
citHM  de 


.-ijis  moiS  pour 


ÉCOLE 


n,;.^   Cmîï»  A<^1^  mî  4tabH*»  <tnr  plu-   |   d«  I.WO  tmnf^n  at  noo  ind«mniiA  do  50  francs  par  moi» 


fonn«r  des  m  . 
preotu  nanos 
Mos  1m  marin 
uoo  :  wi«  afin 
Stok»  4t  ch  , 
4a  fttarre  à 
cbaufaors  drs 
CoiwQi  paodaat  du 
chaoffaor. 


.i|>prrDtt«  f^hient  ftont  cmbar- 

11. r*  .  roi«iorD  do  quatro  mois, 

.u  cxameu  oi  rcçoivcui, 

or  do  prrmi^r*  ou  do 


tunooi«*r. 

r-  ...  


i 


ir    dos 

.•  i<|U<.'»  i.UM.n^uo:>.  La  pé* 

,  pilûtos  apprennent  lour 

i;  qui  leur  sert  d  ^cole,  et  ler- 
..-  uu  stago  sur  l'oscadre  d'évo- 

>  ik  Brest,  ollo  est  desttudo  à 

:s  et   se  recrut©  parmi  les  ap- 

lo  l'tScolo  dos  mousses  et  parmi 

L  ^irofes^iioQ.  Uurée  do  l'ioslruc- 

^  iaos  tous  les  ports 

;rs  ;  les  apprentis 

i       lenso  mobile  v  rv 

.  uuiâ  1  iUdiru^tiua  profossionneno  du 

ri   d-  I-  tmpt.iKiUt^  tîf-s  fi'urriera. 

■  v.re  tiu 

.  il  est 

...  i  .  --  dosi- 

l'irev  est  do  MX  mois. 

t  ATouloD.  Ysont  admis  : 

vice  et  df^siraol  acujuèrir 

inds-maitres,  «{uartiers- 

:  un  temps  plus  ou  mums 

r  dans   la  spécialité  des 

lient  est  do  six  mois  pour 

;..i^  pour  la  seconde. 

1  !a  spécialité  d'inrïr* 
^  les  hôpitaux  des 
iirirmiers  qui  n'ont 
.11  i^rado  do  secoud- 

::ioîs. 

.  à  Toulon.  Cotte 

■-.  sous- 

_'isl  et 

.:',''■■  ■■■•'■  dans 

1     lie    et    •lési^uca  chaque 

.  besoins  du  service.  Pour 

,. .-  .h'Qcment  est  de  six  mois; 

(uatre  mois.  Des  enseignes  et 

lus  des  circoQstaoces  particu- 

•nt.  Elle  a  pour  objet  l'instruc- 

-  li«*iit^nant«    et    sous-ofiiciors 

inne.  La  durée  des 

it  une  section  pour 

PC  ré^:iments;  pour 

■  !<•  trois  mois. 

r-'ées  et  sont 

•  n  th»'ori<|uo 

une  au  loni; 

^  externats  ; 

L  i.'ins  les  pnii- 

i.ivrijM.  l'uiir  4>lre  admis  à 

de  treize  ans  au  moins, 

-.  .  :  .  -1  quatre  premières  règles 

I  principe»,  les  élevés  doivent  Alro  iii- 

maruiroe.   mais  des  tolérances  sont 

,  ,    1  ..  — .-rammoest  vu  en  dix  mois 

il   fréquenter  les  écoles 

ommi<*ion»  font  pas,s"'r 

le  la  marine 

Il  permet  aux 

;i  hor-l  fi'un 


tu:r 


Bec«aaairo   ^ 
cean  eu  de  : 

tes  rotir^  loi,- 


l>eadaat  t 
vove%  en 


01 


FroU 


>^itt  proftêêionnrl  et   technique  dea  pê- 


.r«. •,[.■■,   À   l..i  Koli"!.-'.   .1    ï'fuiipp'-vuir'.   ;i'i 
.:ret  sont  en  création  aTronviUe,  ViUcrviUo 


itn«iJiT*ait  prs  thavacx  rt'BLics 

,-,.  .     ,f^j   p'inft    rt  .-'i  i',»t.''.-*.  à  P.ir.'i     f->n  i'»f  "n  ITl" 
I  do»  Tcur  oauée  à  ViicoLe  el  reçotveol  aa  iraileuieut    | 


l'i-  -    ■■'TTute  année.  Us  sont  on- 

n.Miis.  parfois  a  l'étran- 

.  h'*i'.  Après  avoir  auhi 

>u'étiie(irs  ordinaire»  do 

!  li'xtornat;  l'onseigne- 

lus.   Lécolo  accepte  des 

ivetii  oiitenir  un  diplùmo  supérieur 

i^éuioura  dos  constructions  civiles, 

et 

/  ■  ./et  mines, &  Pans.  Cotte^irole, 
du  .  iiuiahiévivile.et  qui  fulcréée 
n::  '.  <lo>viinéo  a  former  los  ingé- 
•  ■■  MTVicodos  mines.  Hsso  recrutent 
s  lus  premiers  sur  la  liste  do  sortie 
,..  :  ^  .-  .  :..  |ue.  l)0-s  leur  entrée,  ils  appartien- 
nent au  corps  «les  uiinos  a  tilro  d'élévi^  ingénieurs.  1^ 
nombre  des  élèves  atlmis  chaquo  année  est  très  restreint. 
Lour  situation  est  analogue  en  tout  ik  collo  des  élèves  in- 
génieurs des  ponts  et  chaussées.  J/Kcolo  reçoit  également 
•  Ia»  élèves  externes  ot  <los  auditeurs  lit>ros.  —  l*cs  élèves 
'  ...  ■  ^o  IKcolo  des  pouls  oi  chausséos  ot  do  l'Ecuto 
s  doivent  fairo  une  année  do  sorvico  ot  ils  sont 
rs  divi  deux  suivantes.  <juand  ilssunt  ou  possession 
.U>  Kmit  <lipl6mo  do  Un  d'étuvles. 

Ecole  nationale  des  mines,  ii  Saînt-Etionno.  Fondée  en 
ISU,  sons  le  titrodAVu/e  des  mineurs,  ollo  prit,  en  188?. le 
titre  yï Ecole  nationale  des  mines.  Cette  écolo,  dirigée  par  un 
io;^énieur  on  chef  des  mines,  sort  à  former  des  directeurs 
ot  des  ingénieurs  d'exploitation  do  mincsot  d'usines  mé- 
tallurgiques. Los  candidats  au  concours  d'admission  doi- 
vent 6tre  âgés  do  dix-sept  ans  aumoins  ot  do  vingt-sixau 
plus.  L'enseignement  est  gratuit:  il  dure  trois  années.  Le 
régime  est  l'externat.  IjO  ministre  délivre  ù  ceux  qui  ont 
satisfait  aux  examens  do  sortie  un  (/i/ï/dnic  d'ingénieur  civil 
des  mines.  Ix>s  élèves  do  Saint-Etienno  compris  dans  los 
i]uatro  premiers  cinquièmes  do  la  liste  do  mérite  pouvoQt 
obtenir  dispense  do  doux  années  do  sorvico  militaire. 

Keole  des  mnitres  ouvriers  mineurs,  à  Mais  (Gard)  et  à 
Douai  (Nord).  Ces  deux  écolos  sont  destinées  à  former  dos 
maîtres  mineurs  et  dos  géoraôtres-miuours.  Lo  régime  est 
l'internat  ;  ta  durée  des  études,  do  doux  ans  ;  l'âge  d'admis- 
sion au  concours,  do  dix-huit  ans  au  moins.  L'onseigne- 
ment  est  gratuit;  lo  prix  de  la  pension  ost  de  400  francs  à. 
Alais.de  500  francs  à  Douai.  Mais  il  existe,  près  dos  deux 
écoles,  dos  bourses  entretenues  par  l'Etat,  les  déparle- 
monts  et  plusieurs  compagnies  minières. 

MtNISTÊRR  nE  l'instruction  PfDLIQf K  ET  DES  BKAl'X-ARTS. 

Ecoles  primaires.  L'enseignement  primaire  public  ost 
donné  on  Franco  dans  :  1*  les  écoles  maternolles  et  les 
classes  enfantines;  2»  les  écoles  primaires  élémentaires  ; 
3»  les  écoles  primaires  supérieures;  4»  les  écoles  manuol- 
los  dapproniissago.  Toutes  ces  écoles  sont  gratuites.  Elles 
sont  à  la  charge  de  lEtat  pour  les  dépenses  du  personnel, 
aux  frais  dos  communes  pour  los  dépenses  d'établissement, 
d'entretien,  dochautrage  et  d'éclairage,  ainsi  que  pour  les 
indemnités  do  résidence  et  do  logement. 

Ecoles  mtt/er«t'/?e»,  appelées  autrefois  *ai/«5  rf'aaiVe.  Les 
enfants  y  sont  admis  aès  l'âge  do  deux  ans  et  peuvent  v 
rester  jusqu'à  six  ans;  ils  doivent,  pour  y  être  roeus,  pré- 
senter un  Dillet  d'admission  signé  par  le  maire  et  un  cer- 
tilicat  do  médecin  constatant  qu'ils  no  sont  atteints  d'au- 
cune maladie  contagieuse  et  qu'ils  ont  été  vaccinés.  Los 
enfants  y  reçoivent  les  soins  quo  réclame  leur  développe- 
ment physique,  moral  et  intellectuel.  Elles  existent  prin- 
cipalement dans  les  régions  industrielles  ot  partout  oii.  lo 
nombre  des  enfants  en  oas  âge  les  rend  nécessaires.  L'en- 
scignomont  est  donné  par  dos  institutrices,  ot  une  l'emmo 
de  service  doit  être  attachée  à  chaque  écolo.  Dos  comités 
do  dames  patronnosses,  présidés  par  le  maire  do  la  com- 
mune, peuvent  être  créés  pour  favoriser  lo  développement 
de  ces  écoles. 

Classe»  enfantines.  Ces  classes  forment  lo  degré  inter- 
médiaire entre  I  écolo  matornolle  et  l'école  primaire  élé- 
mentaire. Elles  n'existent  que  comme  annexes  d'une  école 
primaire  ou  dune  école  maternelle  ;  les  enfants  des  deux 
sexes  y  sont  admis  depuis  l'âgo  do  quatro  ans  au  moins 
jusnu'a  sept  ans  au  plus. 

Ecoles  primaires  élémentaires.  Cos  écoles  sont  ouvertes 
aux  enfants  de  six  ans  &  treize  ans  révolus.  Nul  ne  peut 
y  être  admis  avant  l'âgo  do  six  ans,  s'il  existe  dans  la 
communo  et  &  proximité  une  écolo  maternelle  ;  av.int  l'âge 
de  sept  ans,  s'il  existe  une  clas.so  enfantine  publique.  l..a 
où  il  n'existe  pas  d'école  maternelle,  les  onfants  sunt  ad- 
mis à  l'école  primaire  â  partir  de  cii.q  ans.  Los  écoles  pri- 
maires se  divisée  on  écoles  de  garçons,  écoles  de  filles, 
écoles  mixtes,  c'est-â-diro  comprenanf  los  doux  sexes.  Les 
é.-oles  élémentaires  comprennent  :  lo  cours  élémentaire  : 
eluvoH  do  sept  a  neuf  ans  ;  le  cours  moyen  :  do  neuf  à 
onze  ans  ;  le  cours  supérieur:  de  onze  a  treize  ans.  Dès 
Ift^e  de  onze  ans,  les  élèves  peuvent  so  présenter  à  l'oxa- 
ir  l'obtention  du  ccrtitlcat  d'études  primaires  élé- 

i    s. 

primaires  supérieures.  L'enseignement  primaire 
\T  est  donné:    !•  dans   los  écoles  primaires  supé- 
2*  dans  les  cours  complémentaires.  Les  cours  com- 
'  ''*  -^ont  annexi'-s  à  des  écoles   élémentaires  et 
i  .    même  ilircction.   Iji  durée  dos  cours  d'é- 

lu Jii  an.  Les  écoles  primaires  supérieures  sont 

II,  1*   un   loi-.il   distinct  do  celui  do  l'école  élé- 

meuutiru  01   placées  suiis   une  direction  dilféronto.  Elles 
comprennent  deux  années  d'études,  et   trois  quand  elles 
sont  de  plein  exer'ne.  Il  peut  y  être  annexé   une  écol»^ 
élémentaire.  Nul  élève  ne  peut  être  reçu  dans  les  écoles 
primaire»  superieure>,  m  dan-*  les  cours  complémentaires, 
-  ■'  *  •■-'t  pourvu  du  I  eriilicat  détuden  primaires  élémen- 
t  d'un  certiHcai  signé  do   l'inspecteur  primaire, 
int  qu'il  a  SUIVI  pendant  un  an  au  moins  le  cours 
ir  d  une  écolo  prîmairo  élémentaire.  Les  enfants 
'    fait  leurs  études  dans  leur  famille  ou  dans  une 
,  rivée  sont  admis  sur  la  présentation  du  premier 
>li<  <  ••<,  certificats,  k  condition  do  subir  un  examen  comple- 
mecitairo  sur  les  matières  du  cours  supérieur  dos  écoles 

■  r  cha- 

.,  :.t    K-e- 

I.  rours 

.;ir  .*lijet  la  pri-i-araiiuii  proicvsinn- 
so  -lestment  à  I  acn^'ulture.  à  I  in- 
a  -  ■Toe.  De  plus,  dans  les  écoles  do  plein 

exercice,  a  partir  de  la  deuxiomo  ou  de  la  troisième  année, 
e  —  01 


40 

on  petit  créer  une  on  plusieurs  sections  spéciales  :  agri- 
cole, industrielle  ou  commerciale. 

Le  prix  do  la  pension,  dans  les  internats  annexés  aux 
écoles  primaires  supérieures,  varie  entre  400  et  600  francs 
L'Etat  y  ontrotieni  dos  bourses  nationales  :  1*  des  hourses 
d'internat,  attribuées  aux  élèves  placés  dans  les  pension- 
nats  des  écoles  ;  î'  des  6our«e«  d'entretien,  aux  élèves  logés 
dans  leurs  propres  familles  :  elles  varient  do  lOO  â 
400  francs  par  fractions  do  lOO  francs:  3"  des  hourses  fa- 
miliales, aux  élèves  placés  en  ponsion  dans  des  familles 
agréées  par  l'administration.  Elles  sont  de  SCO  francs.  1.^15 
bourses  sont  obtenues  au  concours.  Il  peut  être  accordé, 
en  outre,  des  dégrèvements  de  trousseau,  qui  ne  peuvent 
être  supérieurs  à  300  francs  pour  la  première  année  et  à 
100  francs  pour  chacune  des  autres  années.  KnHn,  des 
bourses  d'enseignement  secondaire  ot  dos  bourses  de  sé- 
jour a  l'étranger  peuvent  éiro  accordées  aux  meilleurs 
élèves  dos  écoles  primaires  supérieures. 

Les  études  dans  les  écoles  primaires  supérieures  sont 
consacrées  parlecertirtcai  d'études  primaires  supérieures. 

A  Paris,  los  écoles  primaires  supérieures  do  garçons 
sont  au  nombre  de  cinq  :  Ecoles  Turgot,  Lavoisier,  Colbert, 
Arago,  J.-B.-Sau.  Excepté  cette  dernière,  ces  écolos  ne 
reçoivent  une  des  externes.  11  n'y  a,  à  Paris,  que  deux 
écolos  supérieures  pour  les  jeunes  (illes  :  {'Ecole  Sophie- 
Germain  et  l'Ecole  Êdgar-Qutnet. 

Ecoles  normales  primaires.  C'est  dans  cos  écoles  que  se 
forment  les  instituteurs  et  institutrices  pour  los  écolos  pri- 
maires élémentaires  et  los  écoles  maternelles.  11  y  a,  en 
France,  quatre-vingt-huit  écoles  normales  déjeunes  gens 
ot  quatre-vingt-cinq  de  jeunes  lilles. 

L  admission  a  lieu  à  fa  suite  d'un  concours  qui  s'ouvre 
tous  les  ans  dans  chaqtio  département.  Elle  est  prononcée 
par  los  recteurs.  Les  candidats  doivent  avoir  seize  ans  au 
moins  et  di.\-huit  ans  au  plus,  étro  pourvus  du  brevet  ôlé- 
montairo ,  prendre  l'engagement  do  servir  dix  ans  dans 
l'onsoi^nement  public  et  n'être  atteints  d'aucune  infirmité 
ou  maladie  los  rondanl  impropres  au  service  de  rensei- 
gnement. Les  élèves  prennent  le  nom  délèves-malires  et 
élèves-maltresses.  L'enseignement  dure  trois  années;  il 
est  entièrement  gratuit,  de  même  que  la  pension.  Toute- 
fois, les  élèves  des  écoles  normales  qui  les  quittent  volon- 
tairement ou  qui  on  sont  exclus,  et  les  anciens  élèves  qui 
rompent  leur  engagement  décennal,  sont  tenus  de  rem- 
bourser le  prix  de  la  pension  dont  ils  ont  joui.  Les  écoles 
normales  peuvent  recevoir  des  domi-pensionnalros  et  des 
externes.  Il  est  annexé  à  chacune  d'elles  une  école  pri- 
maire élémentaire,  qui  sert  d'écolo  d'application  pour  les 
élèves-maitres  :  les  écoles  d'institutrices  doivent,  en  outro. 
avoir  pour  annexe  une  école  maternelle.  Les  dépenses  do 

fiersonnel  des  écoles  normales  sont  à  la  charge  de  l'Etat, 
es  dépenses  d'entretien  et,  s'il  y  a  lieu,  de  location  dos 
immeubles,  à  la  charge  des  clépartemcnts.  Tous  los 
élèves-maitres  ot  toutes  les  élèves-maitressos  sont  tenus 
de  subir  les  examens  du  brevet  supérieur  à  la  fin  de  leur 
troisième  année.  (Pour  les  nominations,  v.  institutkur.) 
Les  élèves-maîtres  des  écoles  normales  sont  dispensés  do 
doux  années  do  service  militaire  (art.  23  do  la  loi  du 
15  juin.  1889). 

École  normale  supérieure  d'enseignement  primaire,  & 
Saint-Cloud  (Seine-et-Oise).  Cette  école,  fondée  en  1882, 
est  destinée  à  former  des  professeurs  pour  les  écolos  nor- 
males d'instituteurs  et  les  écoles  primaires  supérieures  do 
garçons.  La  durée  dos  études  est  de  deux  années.  L'école 
so  divise  en  deux  sections:  section  des  lettres  et  seciioii 
des  sciences.  L'admission  dans  chaque  section  a  lieu  à  la 
suite  d'un  concours  annuel.  Les  inscriptions  doivent  être 
faites  un  mois  avant  la  date  de  l'ouverture  du  concours. 
Les  candidats  doivent  avoir  dix-neuf  ans  au  moins  et 
vingt-cinq  au  plus;  des  dispenses  d'àgo  peuvent  être  ac- 
cordées; ils  doivent  être  pourvus  d'un  baccalauréat  ou 
du  brevet  supérieur.  L'enseignement  et  la  ponsion  sont 
gratuits,  sous  réserve  de  l'accomplissement  intégral  de 
rengagoment  décennal,  comme  pour  les  élèves-maîtres 
des  écoles  normales  primaires.  Los  élèves  subissent  â  la 
tin  do  leurs  études  les  examens  du  certificat  d'aptitude  au 
professorat  dos  écoles  normales.  Les  élèves  de  l'école  do 
Saint-Cloud  contractant  l'engagement  décennal  sont  dis- 
pensés do  deux  ans  de  sorvico  militaire.  Les  candidats 
déclarés  admis  n'entrent  â  l'Ecole  qu'après  avoir  accom- 
pli l'anuéo  do  service  â  laquelle  les  ol>lige  l'article  23  do 
la  loi  militaire,  ou  s'ils  sont  dans  des  conditions  d'iigo 
telles  qu'ils  n'aient  a  satisfaire  à  ladite  loi  qu'après  doux 
années  d'études  à  Saint-Cloud. 

Ecole  normale  supérieure  d'enseignement  primaire.  iiFonlo- 
nav-aux-Roses  (Seine).  Lobutdo  cette  écolo,  fondée  en  18Ho. 
est,  pour  les  écolos  normales  d'institutrices,  le  même  qno 
celui  do  l'Ecole  de  Saint-Cloud  pour  les  écoles  d'institu- 
teurs. Lo  régime  est  le  même;  la  conclusion  dos  études 
est  la  mémo.  Toutefois,  les  aspirantes  peuvent  présenter, 
au  lieu  du  brevet  supérieur,  le  diplôme  de  Un  d'études 
do  l'enseignement  secondaire  des  jeunes  filles.  Do  plus,  il 
V  existe  une  section  spéciale  où  sont  admises,  sans  examen 
et  par  décision  du  ministre,  des  jeunes  lilIes  déjà  pourvues 
du  certificat  d'aptitudes  au  professorat  et  qui  se  destinent 
aux  fonctions  de  directrices. 

Ecole  normale  supérieure,  à  Paris.  Sa  première  fon- 
dation remonte  â  1194  et  on  la  rattache  à  la  Convention 
nationale;  mais,  en  fait,  elle  ne  date  vraiment  que  de  180S. 
et  c'est  depuis  cette  époque  qu'elle  a  pour  fonction 
essontiello  do  fournir  des  professeurs  a  l'enseignement 
secondaire  public.  Pour  être  professeur  dans  un  lycée, 
il  faut  justiller  préalablement  de  la  qualité  d'agrégé, 
qui  suppose  la  licence  déjà  acquise.  Les  études  de  l'Ecolo 
normale  sont  donc  dirigées  surtout  on  vue  de  la  prépa- 
ration a  la  licence  et  à  l'agrégation.  Mais,  en  outro.  on 
y  oxerco  les  élèves  à  la  méthode  et  aux  recherches 
scientiliques,  en  dehors  de  toute  préoccupation  d'examen 
ou  do  concours.  Les  études  durent  trois  années.  Les 
élèves  sont  divisés  on  deux  grandes  sections:  lettres  et 
sciences.  Dans  chaquo  .section,  ils  se  ^rroupent  d'aprè*^ 
les  spécialités  vers  lesquelles  leurs  aptitudes  les  poussent 
spécialement.  Pour  devenir  élève  de  I  Ecolo  normale  supé- 
rieure, il  faut  être  âgé  do  dix-huit  ans  au  moins  etdevin|jt- 
3uatre  au  plus,  être  en  possession  du  diplôme  de  bachelier 
o  l'enseignement  classique  (lettres-philosophie;  pour  la 
section  des  lettres:  de  bachelier  de  ren.soignemeiit  .  las- 
siqiio  ou  de  l'enseignement  moderne  pour  la  section  des 
sciences,  et  être  admis  par  concours.  Le  régime  est  lin- 
ternat.  qui  est  gratuit  comme  l'enseignement.  Le  trousseau 
est  A  la  charge  des  familles.  Les  élèves  qui,  à  la  tin  do 
leurs  études,  ont  obtenu  le  titre  d'agrégé,  sont  placés 


ÉCOLES 


Nrti'vrAii  r.AROiJSsn  M.i.rsTRé. 


fc  Normale  S.,pcnru.x-   Nonn..Ir 
Costume portr .1 1  intrncjr 

delEcoledeiSaSaiapo     mmaire 


ftCOLK 


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K^oV   r-j'»- 

:.,-  ,rir..'N.- 

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.  ii'\--s  11   IKcoIo  depuis   ISflLï 
>  aiiv   t!-lèvos  adnii*»  et  nux 
j.  NH,'-  ^.  ils  non  a-iniis  quo  los  profes- 
seurs ajjnvnt.   Los  femmes   re<;oivoni 
l'oiisoiKUonient  au  mémo  titre  nue  les 
liommos.  On  peut  travailler  à  rKcolo 
de  .|umro  à   trenio  ans.   Depuis   186J, 
elle  est  répio  par  un  LNtnseil  supérieur, 
uue  présuie  le  ministre  dos  boaux-arts. 
iV'    nonibrousos    fondations .    dont     lo 


''•tin  pAriodi(|Uo 
Il  i 'litre, 
ii  l'aris.  Cotte 
a<  U'liMnh(Uo.  a 
l'i*  en  irois  s.t- 
c ,  sculpture  oi 


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^f  latellor  do  liante  lisso  dirigent   lo  cours 
'     un  potnire  tic  tl(;ures  osi  cbarpé  dos  oxer- 
,  K-s   raiiti<|iio   et    lo  nio<lélo    vivant;  un  autre 
piuli'O'MMtr  8'occupe  des  travaux  d'après  la  fleur,  la  tapis- 
serie et  des  i^tudoK  do  romposiiion. 
Hcule  de  ci'ramiipie,  à  i>L'vrcs  (Soiae).  Annexée  A  la  ma* 


revenu  annuel  n'est  pas  inférieur  à 
ïOrt  000  franrs.  ont  permis  d'attribuer 
des  prix  en  argent  aux  lauréats  dos  di- 
vers concours.  Quelques-uns  do  ces 
concours  exonèrent  le  lauréat  do  la 
première  médaille  do  deux  années  do 
service  militaire.  Les  élèves  arcbilocies  qui  ont  rempli 
certaines  conditions  do  surcès  durant  leurs  études  peu- 
vent obtenir  lo  diplôme  d'arcbiteclo.  L'enseiçrncment,  à 
tous  los  detrrés.  est  gratutt.  Vn  prand  nombre  d  élèves  sont 
subventionnés  par  les  départements  ou  les  communes. 

Ecoles  des  beaux-arts  des  dt*parlem''nts.  Ces  écoles,  au 
nombre  do  plus  do  cinquante,  portent  les  appellations  los 
plus  diverses  :  Keoles  nationale^,  rêoiounles,  muuicipalcs, 
supt'rieures,  académiques,  etc..  de  dessin,  do  peinture,  do 
modetaqe,  d'nr/  industriel,  A'art  ap/tliqué,  de  àeattX'arls, 
à'arehiierture,  de  sciences  indnstrit-lles,  d'art  décoratif,  etc. 
Los  prin.'ipaies  sont  relies  d'Amiens,  Angers,  Aubusson. 
Besançon.  Bordeaux,  Bourges,  Cambrai,  Dijon,  Douai. 
Lille.  Limotros,  Lyon,  Montpellier,  Orléans,  Poitiers, 
Reims.  Rennes,  Roubaix.  Saitii-Kttenne.  Toulouse. Tours. 
Troyos,  etc.  Créées  par  les  municipalités  avec  ou  sans  la 
participation  de  l'Etat,  toutes  ces  écoles,  auiourd'bui  ré- 
gulièrement inspectées  par  les  soins  do  l'administration 
supérieure,  poursuivent  un  seul  l>ut  :  la  formation  d'ha- 
biles artisans,  d'ouvriers  d'art  susceptibles  d'élever  lo  ni- 
veau dos  industries  locales  auxquelles  ils  apporteront 
lo  concours  rie  leur  savoir  et  do  leur  activité.  En  outre, 
un  certain  nombre  obtiennent  des  bourses  de  leur  dépar- 
tement ou  de  leur  commune  pour  venir  so  perfectionner 
A  1  Kcnle  des  arts  décoratifs  do  Paris.  Les  écoles  dart 
des  départements  ont  aussi  cet  avantage  d'olfrir  aux  ou- 
vriers des  compagnies  de  chemins  do  fer,  aux  soldais  atta- 
chés aux  fonderies  de  lEtat  des  rentres  d'études  très  fré- 
3uoniés  par  reux-ci.  et  le  bienfait  do  l'éducation  reçue 
ans  ces  conditions,  précieux  pour  ceux  qui  lo  reçoivent, 
a  sa  répercussion  appréciable  sur  l'industrie. 

/^cnle  de  /tome  ou  Académie  de  France  à  Home.  V.  aca- 
DKMIB  DK  Franck  X  Romiî. 

Kcole  nationale  des  arts  décoratifs,  à  Paris.  Fondée,  en 
176:..  par  Jean-Jacques  Bachelier,  peintre  do  fleurs  et 
d'histoire,  membre  de  l'Académie  de  pointure,  cette  écolo 
a  été  réorganiséo  en  1878.  Les  candidats  doivent  avoir  au 
moins  treize  ans  pour  les  cours  du  matin  et  quatorze  ans 
pour  los  cours  du  soir.  Ils  doivent  savoir  lire,  écrire  ot 
calculer.  Les  cours  se  divisent  en  élémentaires  (ou  prépa- 
ratoires) et  supérieurs.  Des  concours  mensuels  et  un  con- 
cours annuel  peuvent  amener  lo  passage  de  l'élève  dans 
une  division  supérieure.  Dos  prix,  des  livrets  do  caisse 
d'éparcme,  des  primes  on  argent  sont  attribués  aux  élèves 
qui  so  sont  le  plus  distingués.  Les  jeunes  gens  oui  ont 
obtenu  les  principales  récompenses  à  l'Ecole  sont  dispen- 
sés de  deux  ans  do  service  militaire. 

Ecole  nationale  des  arts  décoratifs  [section  des  jeunes 
filleM).  L'Kcolo.  fondée  en  is-^s  ii  Paris,  rue  de  Seine,  par 
>!■•  ï'rèro  do  Montizon.a  été  réorganisée  en  1881  en  vue 
de  former  les  jeunos  filles  À  renseignement  du  dessin  et  à 
l'exorcico  dos  industries  relevant  de  l'art.  Elle  est  gra- 
tuite et  comporto  on  enseignement  spécial,  approprié  aux 
profossionsauxquellos  so  destinent  los  élèves.  Cet  enseigne- 
ment comprend  :  lo  dessin  linéaire  et  géométrique,  la  per 
spectivo  Cl  les  éléments  darchitecturo.  lo  dessin,  le  modo 
logo,  l'anatomio,  la  composition  d'ornement,  un  cours 
d'histoire  de  l'art,  la  peinture  ;  des  cours  spéciaux  d'appli- 
cation &  la  céramique,  rr>mail,  l'eau-forle,  la  gravure  sur 
}y^\<t.  etc.  Potir  être  élAve  '(*•  l'F'Vole.  il  faut  étro  Française  ; 

■  -ni  être  admises 
'dlos  ne  peuvent 
L-^  IFrole.  Il  a  été 
200  francs,  deux 
11  so  distinguent 
rv.'.>  pour  colles 
:'tit  obtenir 
i*re  ans. 
/  .  '     '        ï.  à  Paris. 

ir»  flénieiitairo,  sur  tino  de- 
,r,  Co  cours  élémentaire,  ou- 
r.  est  tout  &  fait  indépendant 
de  i  rie  où  80  forment  les  appren- 

tis - 

T  rvé  exclnsivciDont  aux  élèves 

livcat  le  suivre  jusqu'à  leur 

.;re. 

■  fir  .1  I  .-M  tous  les  matins  ot  dure  deux 

■.  du   1"  novembre   &   (in  février,  a  liou 

■  i;'iatro  ^i  njx  heures,  un  cours  do  modèle 

élèves  pendant  deux 

'^nt.  riprè-:   l'oxécuiion 
apprentis 
ir  an. 
,    .  '  urs  :  deux 


La  cnur  de  l'Ecole  dos  beau.t-arts. 


nufacturo  nationale  do  porcelaines,  elle  a  pour  objet  do 
former  des  artistes  et  des  artisans  céramistes.  Les  élèves 
sont  recrutés  par  voie  de  concours.  Les  candidats  doivent 
être  ûgés  de  seize  ans  au  moins  ot  do  dix-sept  au  plus.  La 
durée  dos  éludes  est  de  quatre  ans.  Des  bourses  d'études  et 
des  demi-bourses,  susceptibles  d'augmentations  annuelles 
de  100  et  de  5o  francs,  sont  attribuées  aux  élèves  reçus  los 
premiers.  L'Ecole,  réorganisée  en  1891  dans  un  esprit 
très  libéral,  s'applique  à  faire  de  ses  élèves  dos  direc- 
teurs, chefs  d'ateliers,  décorateurs,  ouvriers  d'élite  pour 
l'industrie  française.  C'est  ainsi  que  les  grands  fabricants 
de  Lille,  do  Limogos,  de  Chois\-le-Roi,  ue  Paris,  etc.,  re- 
crutent aujourd'hui  leur  personnel  parmi  les  meilleurs 
élèves  de  l'Ecole  de  Sèvres. 

Ecole  d'art  décorât  if  tic  la  manu  facture  de  Beauvais  [Oise). 
Les  élèves  sont  reçus  :"i  partir  do  l'ùge  de  douze  ans.  L'en- 
seignement est  spécial  à  l'art  do  la  tapisserie.  I,cs  jeunos 
fjens  admis  de  douze  à  treize  ans  suivent  simultanément 
es  cours  do  dessin  ot  do  tapisserie.  Leur  but  est  d'être 
reçus  artistes  tapissiers  à  la  manufacture.  Après  un  stage 
de  deux  années,  ils  louchent  une  indemnité  de  loo  francs 
et  un  traitement  annuel  de  400  francs.  Nommés  artistes 
tapissiers  à  vingt  ans,  ils  reçoivent  un  traitement  de 
1.200  francs.  Le  chef  dos  ateliers  est  chargé  d'enseigner 
la  tapisserie.  Le  cours  de  dessin  qui  a  liou  le  malin  de 
huit  à  dix  heures,  et  auquel  les  jeunes  gens  de  la  ville 
sont  admis,  est  confié  à  un  professeur  diplômé.  Lo  reste 
du  temps,  les  élèves  font  do  la  tapisserie. 
Consen'atoire  natinnal  de  musique  et  de    déclamation. 

V,  CONSERVATOIBK.  (MuS.) 

Ecoles  libres.  Parmi  les  grandes  écoles  municipales 
ou  privées,  nous  signalerons,  en  des  genres  fort  divers  : 

Ecole  spéciale  d'architecture,  à  Paris.  Cette  école,  fondé© 
vers  I80'9  et  reconnue  duiilité  publique  en  juin  1870.  a 
pour  but  do  former  des  arcliilcclos  et  do  préparer  aux 
carrières  qui  se  rattachent  à  l'œuvro  do  l'arcbilecto.  Los 
élevés,  français  ou  étrangers,  sont  admis  après  concours. 
l^  durée  des  études  est  do  trois  ans.  Lo  régime  de  l'école 
est  lexlernal,  lo  prix  de  l'enseicrnement  os»  de  850  francs 
par  an,  plus  uno  somme  do  40  francs  pour  frais  de  masse. 

£'co/*'/iôre(/'nrcAi/ccïiirc.V.  AKCHiTK(Ti'RE(/i'co^e/i6rcrf'). 

Ecole  nonnale  d'enseignement  du  dessin,  rue  Vavin,  à 
Paris.  Fondée  en  1881  par  A.  Guérin,  architecte,  et  sous 
los  auspices  do  Luc-Olivier  Morson,  Chaplain,  Nénol, 
Puvis  do  Chavannes.  Cozin.  J.  Blanc,  Lemeiro,  J.  Gras- 
set, etc.,  cette  école  a  pour  but  do  donner  un  ensoipne- 
moni  rationnel  du  dessin  dans  ses  applications  aux  arts 
décoratifs,  de  former  des  ariistos  aptes  à  être  emplovés 
dans  los  industries  d'art  ot  des  professeurs  de  dessin  d  art 
décoratif,  etc.  Elle  est  sub\*oniionnée  par  l'Etal,  la  ville 
do  Paris  ot  les  particuliers,  ot  des  bourses  peuvent  étro 
accordées  aux  élèves.  La  durée  do  renseignement  est  de 
trois  années. 

Ecole  de  musique  classique.  Elle  fut  fondée  en  1853, 
sous  lo  titre  d'Ecole  de  musique  reliffieuse,  par  "Sicdcrmcycr, 

?ui  voulait  faire  revivre  l'ancienne  Ecole  de  Choron. 
,'Ecolo  nouvelle  était  destinée  à  former  des  organistes 
ot  des  maîtres  de  chapelle. 

Lo  gouvernement  accorda  d'abord  une  subvention  do 
5.000  francs,  puis  mit  trente-six  demi-bourses,  do  500  francs 
chacune,  à  la  disposition  des  archevêques  et  évéqucs  do 
Franco.  Il  fondait  aussi  trois  prix  annuels  pour  les  lauréats 
do  la  composition  musicale,  do  l'orgue  ot  do  l'accompa- 
gnement du  plain-chanl,  et  décidait  quo  des  diplômes  do 
maître  do  chapelle  seraient  décernés  aux  élèves,  après 
examen,  au  terme  do  leurs  éludes.  Après  la  mort  doNie- 
derniover  (1861),  l'Ecole  fut  gouvernée,  pendant  uuelquos 
années,  par  un  comité  des  professeurs  sous  la  présidence 
de  Dietsrh.  puis  en  I8f.5.  par  Gustave  Lofèvre.  Depuis  près 
d'un  domi-sièclo.  l'Ecole  a  neunlé  les  églises  do  France 
d'organistes  et  de  maîtres  ue  cnapolle. 

L'Ecole  do  musique  religioiiso,  depuis  ouolques  années, 
a  changé  son  tiiro  pour  celui  d'«  Ecole  de  musique  clas- 
sique ».  Elle  est  située  à  Boulogne  (Seine).  Le  régime 
est   l'internat.   L'enseignement  comprend   lo   solfège,   lo 

fdano.  l'harmonie,  le  contrepoint,  la  tuguo,  la  composition, 
e  plain-chant.  l'accompacnoment,  l'orgue  et  l'improvisa- 
tion, l'bistoire  de  la  musique,  avec  deux  cours  do  français 
et  de  latin. 

Ecole  de  chant  lHurqique  et  de  musique  religieuse (^cho]3. 
cantonitn',  à  Paris.  Agrégée  à  llnstiiut  catholique  de 
Paris.  SOS  cours  durent  du  15  novembre  au  15  juin.  L'on- 
soitnemont  supérieur  est  donné  à  l'Institut  catholique: 
rorisoignement  pratique  au  siège  do  la  Srhola  cantorum. 
Ecole  centrale  Itjonnaise,  h.  Lj'on.  Placée  sous  lo  patronage 


43 

(lo  la  Chambre  de  commerce,  elle  a  ponr  but  de  donner  aux 
jounes  (fons  rensotgnemcDt  industriel  et  do  leur  faciliter 
îaccès  des  carrières  exigeant  la  connaissance  des  mathé- 
matiques, do  la  mt^cantque,  do  la  physique,  de  la  chimie 
ot  de  l'électricité.  La  durée  des  études  est  do  trois  ans. 
Les  candidats  doivent  avoir  seize  ans  au  moins.  Les  élèves 
sont  demipon-çionnalres.  La  rétribution  scolaire  est  de 
700  francs,  ot  260  francs  sont  payés  pour  la  demi-pension, 
la  bibliothèque  et  les  fournitures  scolaires.  Diplômes  en  fin 
d'études. 

Institut  indiislriel  du  nord  de  la  Finance,  ù  Lille.  V.  in- 
stitut. 

Ecole  d'inni^nieurg,  à  Marseille.  Fondée  en  1891  avec  lo 
concours  do  la  ville  do  Marseille,  elle  a  pour  but  do  former 
dos  ingénieurs  pour  toutes  les  branches  d'industrie.  La 
durée  des  études  est  de  quatre  années.  Les  candidats 
munis  d'un  diplôme  de  bachelier,  enseignement  classique 
ou  enseignement  moderne,  sont  admis  de  droit,  les  autres 
passent  un  examen;  ils  doivent  avoir  au  moins  seizo  ans 
révolus.  La  rétribution  scolaire  est  de  450  francs. 

Ecole  supérieure  d'électricité,  à  Paris.  Sont  admis  sans 
concours  les  anciens  élèves  de  Polytechnique.  Centrale, 
Mines,  Saint-P'tionno,  les  anciens  élèves  médaillés  des 
Ecoles  d'arts  et  métiers,  les  licenciés  es  sciences  phy- 
siques ;  les  autres  candidats  sont  soumis  au  concours.  Un 
diplôme  d'inpénieur  élertririon  est  délivré  en  fin  d'études. 
Les  frais  d'études  pour  les  élèves  réguliers  s'élèvent  ît 
jOO  franrs,  auxquels  il  faut  ajouter  30  francs  environ 
pour  l'ouiilla^'o.  Le  diplôme  coûte  20  francs. 

Ecole  ou  Institut  chïimque  de  Nancy.  V.  institut. 

Ecole  municipale  de  physique  et  de  chimie  industrielles,  à 
Paris.  Fondée  en  1882  dans  un  but  essentiellement  indus- 
triel, ses  cours  sont  gratuits  ;  jusq^u'en  1899,  tous  les  élèves 
recevaient  une  indemnité  do  600  Irancs  ;  depuis,  elle  n'est 
plus  accordée  qu'aux  familles  nécessiteuses.  La  durée  des 
études  est  do  trois  années. 

Ecole  de  chimie  industrielle,  à  Lyon.  Elle  a  été  fondée 
en  1883.  Los  candidats  doivent  posséder  les  connaissances 
générales  nécessaires  pour  leur  permettre  de  faire  avec 
profit  do  sérieuses  études  de  chimie.  La  durée  normale 
des  éludes  est  de  trois  ans.  Diplôme  ou  certificat  d'études, 
en  fin  de  troisième  année.  Etiseîtrnement  gratuit. 

Ecole  de  chimie,  à  Bordeaux.  Elude  de  la  chimie  indus- 
trielle et  agricole.  Durée  des  études,  deux  ans.  Diplôme 
de  chimiste.  Enseignement  gratuit,  mais  payement  do 
60  francs  par  mois  pour  frais  de  manipulations. 

Ecole  de  chimie  industrielle,  à  Rouen.  Destinée  à  four- 
nir à  l'industrie  des  jeunes  gens  ayant  reçu  une  instruc- 
tion théorique  et  pratique,  la  durée  des  études  est  de  deux 
années;  les  frais  d'études  de  810  francs  par  an. 

Ecole  de  brasserie.  V.  institut  chimique  de  Nancy. 

Ecole  libre  des  sciences  politiques,  fondée  en  1874,  à 
Paris.  Cette  école  a  acquis,  par  son  enseignement,  une 
véritable  influence  dans  l'admission  des  candidats  aux 
postes  de  la  haute  administration  :  diplomatie,  conseil 
d'Etat,  inspect-ion  des  finances,  Cour  des  comptes,  etc. 
L'Ecole  re<;oit  des  élèves  et  des  auditeurs.  Les  élèves 
payent  un  droit  d'inscription  de  300  francs.  Les  auditeurs 
payent  en  proportion  des  cours  qu'ils  suivent.  L'enseigne- 
ment comprend  quatre  sections  :  section  administrative, 
section  diplomatique,  section  économique  et  financière, 
section  générale.  Dans  chaque  section,  un  examen  partiel 
a  lieu  à  la  fin  de  chaque  année.  Un  diplôme  est  décerné 
aux  élèves  qui  subissent  avec  succès  les  examens  entiers. 
La  durée  des  études  est,  au  moins,  de  deux  années;  elle 
peut  être  portée  à  trois,  si  le  but  poursuivi  par  l'élève  exige 
une  préparation  plus  approfondie. 

Collège  libre  des  sciences  sociales,  à  Paris,  fondé  en  1896. 
Il  s'y  donne  un  enseignement  supérieur  des  méthodes  et 
des  doctrines  économiques  et  sociales.  Les  chaires  possè- 
dent une  autonomie  complète;  chaque  professeur  a  la  di- 
rection et  la  responsabilité  do  son  cours.  Sont  admises  aux 
cours  toutes  personnes,  moyennant  un  droit  d'inscription 
do  30  francs,  ou  de  10  francs  si  elles  appartiennent  à  un 
établissement  d'enseignement  supérieur,  ou  à  un  titre  quel- 
conque au  professorat.  Les  études  ont  pour  sanction  un 
certificat  d  études  sociales,  délivré  par  le  directeur  du 
collège,  sur  ra\'is  du  comité  de  direction  et  d'après  l'attes- 
tation de  trois  professeurs  et  la  production  d'un  mémoire. 

Ecole  du  journalisme,  à  Paris.  Cetto'ccole,  qui  s'est  ou- 
verte au  mois  do  novembre  1899,  est  une  dépendance  du 
collège  des  sciences  sociales.  L'enseignement  comprend  : 
des  cours  professionnels  de  rédaction,  de  connaissances 
techniques  indispensables  aux  journalistes,  d'histoire  do  la 
presse,  do  législation  de  la  presse,  d'histoire  contempo- 
raine, des  cours  pratiques,  etc. 

_  Ecoles  de  notariat.  La  France  est  la  seule  nation  de 
l'Europe  chez  laquelle  l'enseignement  des  connaissances 
spéciales  au  notariat  ne  soit  pas  organisé  dans  les  facultés 
publiques  de  droit.  Quelques  chambres  de  notaires  ou  des 
comités  do  ces  fonctionnaires  ont  comblé  cette  lacune  en 
créant  des  écoles  libres  spéciales.  l.'Ecole  de  notarial  de 
Paris  existe  depuis  1896:  la  durée  des  études  est  d'une 
annéo,  le  prix  do  l'enseignement  est  de  400  francs.  Des 
écoles  du  mémo  genre  existent  à  Angers  depuis  1890,  i 
Nantes  depuis  1891,  Bordeaux  depuis  1891,  à  Ronnos  de- 
puis 1892,  et  à  Rouen  depuis  1896.  Aucune  de  ces  écoles 
ù'est  gratuite. 

Ecole  de  morale.  Comme  celle  qui  précède,  cette  écolo  est 
une  annexe  du  Collège  libre  des  sciences  sociales.  Elle  a 
été  ouverte  en  novembre  1899.  Elle  n'a  d'autre  programme 
que  lo  désir  commun  des  maîtres  qui  y  enseignent  les 
meilleurs  moyens  de  fortifier  lo  sentiment  moral  dans 
toutes  les  classes  de  la  société. 

Ecole  pratique  de  droit,  à  Bordeaux.  Elle  a  été  inaugu- 
rée en  1899.  sous  les  auspices  de  la  haute  magistrature, 
des  professeurs  do  la  faculté  de  droit,  du  barreau  et 
des  chambres  des  avoués,  pour  suppléer  au  manque  de 
connaissances  prati()ues  que  laisse,  en  France,  l'organisa- 
tion de  l'enseignement  public  du  droit.  La  durée  des  études 
est  de  deux  ans;  le  prix  dos  inscripi  ions  est  tîxé  à  400  francs 
par  an,  200  francs  pour  les  étudiants  do  la  faculté. 

Ecole  alsacienne,  îk  Paris.  Fondée  en  1873  pour  les  enfants 
do  familles  alsaciennes,  cette  école  est  un  établissement 
d'enseignement  secondaire  libre,  sans  alTectation  spéciale 
au  point  do  vue  de  rorigine  des  élèves.  Elle  a  mis  en  pra- 
tique, pour  les  internes,  lo  régime  tutorial.  et  a  montré 
une  heureuse  initiaiivo  relativement  aux  méthodes  d'édu- 
cation et  d'enseignement.  Depuis  plusieurs  années,  elle 
est  subventionnée  par  l'Etat. 

Ecole  libre  des  hautes  études  littéraires  et  scientifiques. 
V.  institut  catholique  de  Paris. 

IV. 


Ecoles  matemeUet.  A  cbxà  des  écoles  maternelles  publi- 
ques, il  existe,  en  France,  un  très  grand  nombre  d'écoles 
maternelles  libres.  Elles  sont  tenues, quelques-unes,  par  des 
maîtres  laïques,  la  plupart  par  des  maîtres  congréganistcs. 

Ecoles  primaires p  élémentaires  et  supérieures.  Le  nombre 
des  écoles  primaires  libres,  on  France,  est  très  considérable. 
La  plupart  sont  dirigées  par  des  maîtres  congréganistes, 
les  frères  des  écoles  chrétiennes,  les  petits  frères  du  .Mans, 
les  frères  de  Ploérmel,etc.,  pour  les  garçons,  et,  pour  les 
filles,  les  sœurs  do  charité,  les  sœurs  de  Ncvers.  les 
sccurs  do  Cluny  ot  uno  multitude  d'autres  communautés 
reli^'ieuses. 

Ecoles  professionnelles.  L'article  35  de  la  loi  organique 
du  30  octobre  1886  déclare  que  •  les  directeurs  et  direc- 
trices d'écoles  primaires  privées  sont  entièrement  libres 
dans  le  choix  des  méibodes.  des  programmes  et  des  li- 
vres ».  Usant  do  cette  faculté,  un  grand  nombre  do  direc- 
teurs et  de  directrices  d'écoles  libres  ont  donné  &  leurs 
établissements  un  caractère  professionnel  :  commercicd, 
industriel  ou  a/p-icole. 

Ecoles  secondaires.  A  part  do  très  rares  exceptions, 
tous  les  collèges  libres  portent  le  nom  d'«  écoles  ■,  la  loi  no 
leur  permettant  pas  de  prendre  celui  de  «  collèges  • .  La  plu- 
part sont  dirigés  par  des  maîtres  ecclésiastiques.  On  met 
â  part,  parmi  les  écoles  secondaires  libres,  les  petits  sé- 
minaires qui,  avec  un  programme  analogue  à  celui  des 
collèges  et  des  lycées,  ont  une  organisation  et  un  nom 
particuliers,  et  aussi  une  clientèle  spéciale  :  les  élèves  qui 
se  destinent  au  sacerdoce.  Les  écoles  secondaires  libres, 
qui  sont  très  nombreuses,  constituent  un  rouage  très 
considérable  de  l'enseignement  en  France. 

Ecole  des  Carmes.  Cette  école  a  été  fondée,  à  Paris,  par 
M«' Affre,  en  1846,  pour  favoriser  les  hautes  études,  litté- 
raires et  scientifiques,  dans  le  clergé.  Son  nom  lui  vient  do 
la  maison  où  elle  fut  installée,  lovieux  couvent  des  Carmes. 
L'Ecole  des  Carmes,  exclusivement  composée  d'internes, 
devint  une  sorte  d'écolo  normale  supérieure  ecclésiasti- 
que. Après  la  loiffur  la  liberté  de  I  enseignement  supé- 
rieur, en  1875,  elle  a  été  fondue  dans  l'Institut  catholique 
de  Paris,  dont  elle  est  un  organe.  Do  cette  écolo  sont 
sortis  uno  foule  d'ecclésiastiques  distingués  dans  les 
lettres  et  les  sciences,  et  aussi  beaucoup  d'évéques,  parmi 
lesquels  les  cardinaux  Bourret,  Foulon  et  Lavigerio. 

École  d'accouchement,  à  Paris.  V.  Maternité,  et  sagb- 

FEMMR. 

Ecole  d'anthropologie,  à  Paris.  Cette  écolo  libre  et  re- 
connue d'utilité  publique  a  pour  but  l'enseignement  de 
l'histoire  naturelle.  L'enseignement  y  est  gratuit  et  public. 
Ecole  d'aveugles.  Des  établissements  d'aveugles  exis- 
tent dans  différentes  villes  de  France.  Les  deux  plus  im- 
portants sont  l'Institution  nationale  des  Jeunes  aveugles 
(v.  institution),  et  l'Ecole  Braille. 

Ecole  Braille,  ainsi  nommée  de  l'aveuglo  français, 
Louis  Braille,  inventeur  du  système  d'écriture  pour  les 
aveugles.  Elle  a  été  fondée  en  1883  par  la  «  Société  d'as- 
sistance pour  les  aveugles  travailleurs  «,  pour  les  enfants 
privés  de  la  vue  et  indigents  du  département  de  la  Seine. 
En  1888,  elle  a  été  installée,  7,  rue  Mongenot,  à  Saint- 
Mandé,  par  le  conseil  général  de  la  Seine,  qui  l'a  prise 
entièrement  à  sa  charge.  Depuis  1897,  une  école  mater- 
nelle y  est  annexée  et  reçoit  les  aveugles  des  deux  sexes, 
dès  l'âge  de  trois  ans.  L'instruction  primaire  et  profes- 
sionnelle est  donnée  de  six  â  treize  ans.  A  cet  âge,  après 
un  examen,  les  élèves  passent  dans  des  ateliers  de 
brosserie,  cannage,  rempaillage  de  chaises,  vannerie  ou 
couronnes  de  pênes.  Le  régime  est  un  internai  gratuit. 
L'établissement  consen-e  l'élève  sans  conditions  de  temps 
ni  d'âge  ;  il  peut  rester  attaché  toute  sa  vie  à  un  atelier, 
avec  un  internat  organisé  à  cet  effet.  Les  paresseux  et 
les  indisciplinés  sont  seuls  renvoyés.  L'Ecole  abrite  en- 
viron 170  élèves  ou  ouvriers  des  deux  sexes. 

Ecole  de  bègues.  V,  institut. 

Ecole  de  sourds-muets.  V.  institution. 

Ecole  professionnelle  française  des  infirmières  à  domicile. 
Ouverte,  à  Paris,  lo  29  janvier  1900  et  créée  grâce  à  des  sou- 
scriptions privées,  elle  fonctionne  sous  le  patronage  de 
hauts  fonctionnaires,  de  membres  de  l'Académie  de  mé- 
decine et  de  professeurs.  Elle  reçoit  des  jeunes  filles 
âgées  de  dix-huit  à  vingt-cinq  ans,  présentant  l'aptitude 
physique  pour  les  fonctions  d'infirmières,  et  pourvues 
soit  du  diplôme  de  fin  d'études  secondaires  ou  de  l'un  des 
brevets  de  l'enseignement  primaire,  ou  bien  subissant  un 
examen  d'entrée.  L'enseignement  est  théorique  et  prati- 
que ;  lesélèves  payent  uno  pension  mensuelle  do  80  francs, 
et,  au  bout  do  la  première  année,  elles  doivent  contracter 
un  engagement  de  cinq  ans  au  service  de  l'établissement  ; 
mais,  dès  l'expiration  de  la  deuxième  année,  si  elles  sont 
jugées  capables,  elles  sont  a^lmises  au  litre  d'infirmières, 
reçoivent  des  appointements  fixes,  et  sont  placées  par 
l'administration  de  TEcolo  dans  les  familles  qui  ont  de- 
mandé leurs  soins. 

Ecole  des  forains.  L'Ecole  des  forains  a  été  créée  en  1888 
par  M"*  Bonnefois.  qui,  appartenant  elle-même  â  une  fa- 
mille do  forains,  s'est  dévouée  tout  entière  à  l'instruction 
et  â  la  moralisation  de  leurs  enfants.  M"*  Bonnefois  a 
obtenu  le  grand  prix  Monlyon  et  a  été  nommée  officier 
d'Académie.  L'Ecole  est  installée  dans  des  roulottes  qui 
suivent  la  caravane  des  forains,  dans  Paris  et  la  banlieue. 

—  Art  milii.  Dans  l'infanterie,  l'homme  commence  par 
passer  à  l'écolo  du  soldat,  ort  il  reçoit  d'abord  l'instruction 
individuelle,  sans  armes,  puis  en  armes, et  ensuite  l'instruc- 
tion à  rangs  serrés  dans  l'escouade,  ou  premier  groupe- 
ment militaire  régulièrement  constitué. 

Puis  vient  l'école  de  compagnie  destinée  à  former,  avec 
les  soldats  individuellement  instruits,  l'unité  do  combat 
qui  permet  de  les  utiliser  à  la  guerre.  Aussi  l'écolo  de 
compagnie  comprend-elle,  outre  une  instruction  prépara- 
toire de  section,  deux  parties  distinctes  :  les  exercices  à 
rangs  serrés  pour  donner  â  cette  unité  fondamentale  la 
cohésion  nécessaire:  les  exercices  de  combat  pour  em- 
ployer cette  unité  contre  l'ennemi,  dans  les  divers  cas 
qui  peuvent  so  présenter  on  campagne. 

On  passe  ensuite  à  l'école  do  bataillon,  puis  à  l'école  do 
régiment,  dont  l'organisation  et  le  but  sont  analogues, 
relativement  aux  unités  qu'elles  concernent. 

Dans  la  cavalerie,  on  retrouve  une  gradation  analogue. 
On  y  distinguo  toutefois,  après  l'école  du  cavalier,  qui 
correspond  à  l'école  du  soldat,  une  école  de  peloton,  avant 
d'arhver  â  l'école  d'escadron,  qui  correspond  â  l'école  de 
compagnie.  De  plus,  ces  diverses  écoles  sont  doubles  en 
quelque  sorte,  en  ce  sens  qu'elles  s'exécutent  successive- 
ment à  pied,  puis  à  cheval,  cette  progression  étant  imposée    I 


encore- 

•.   îr  la 


;  pu. 


c  cït-^-oire  «a  i. 


'le 


ECOLE 

par  les  besoins  m^mes  de  l'instructioQ,  et  !  . 
vant  d'ailleurs  être  appelée  a  combattre  .. 

cheva!    *"*""-■•-• ._...; 

unit. 

'i«  'j-  ■  ".. 

nœuvr'.T  •-■ 

Dans  l'ar 
Elle  compr 

section  et  a.-  ■■■>n,i,:i'^-'...' 
sur  celles  do  1  infant^^ne 
du  peloton  —  a  cheval  - 
loho  ;  et  en  outre.  —  p- 
écoles  du  canonnicr  c- 
—  attelées  —  tout  à  Ui 
plète  l'écolo  do  groupe, 
unité  particulière  à  rariiUerie  et  compo 
trois  batteries. 

Enfin,  l'instruction  du  canonnicr  r 
du  peloton  de  la  pièce  et  l'école  d- 
comprend  tout  ce  qui  se  rapporte  a^  -  .  ^  tt. 

tagc,  tir,  etc.,  du  canon,  en  un  mot,  a  u 

pièce  et,  do  plus,  les  manœuvres  de  for  ..é~ 

cessiter  le  maniement  des  bouches  i  i*-u  i.--  'j,/*  do 
batterie  forme  le  personnel  aux  exercices  d'ensemble,  A 
la  discipline  du  feu,  réglac*  '1*i  *!r.  r^r. 

Cette  instruction  se  <  ou 

exercices  do  tir  réel  do  •■% 

terrains  nrf  hoc  et  qui.  •  .>n 

présence   de  difficultés  aiih-  à 

celles  qu'il  peut  rencontrer  a     .  me 

temps  a  lui  faire  connaître  b^^      '  ne. 

L  artillerie  Â  pied  ou  de  forteresse  et  ï  &rtiiirri<r  oe  mon- 
tagne comportent  des  écoles  et  exercices  analogues,  moins 
ce  qui  concerne  l'instruction  à  rheval. 

Dans  le  génie,  on  retrouve  les  mêmes  écoles  que  dans 
l'infanterie,  plus  certaines  écoles  d  ordre  technique,  »pé- 
ciaJes  à  l'arme,  telles  que  :  de  fortification  de  campagne. 
de  sape,  do  mines,  de  ponts,  etc. 

Les  écoles  régimentaires,  commun*»*  h  tofif*^  \f^  arm*»s. 
ont  pour  objet  :  l'une,  réol-  ine 

certaine  instruction  aux  homi:  ,rs 

préparatoire,  de  faciliter  aux  e» 

écoles  militaires  qui  leur  pcrm'-'.Trorit    1  .-.  •%. 

L'enseignement  du  cours  préparatoire  <:  ©- 

çons  de  français,  d'arithmétique,  géométr-  ^     .    '©• 

géographie,  histoire  militaire  et  fortification. 

—  Equit.  Haute  école.  L'équitation  se  compose  ordinai- 
rement des  exercices  suivants  :  changements  de  main,  pi- 
rouettes, travail  de  deux  pistes,  changements  de  pied, 
passages,  pas  et  trot  espagnols,  pirouettes  renversée» 
sur  trois  jambes,  balancer  de  l'avant-roaio  et  des  hanches, 
piaffer,  etc.  Le  galop  en  avant  et  en  arrière  sur  trois  jam- 
bes, le  passage  en  arrière  sont  des  airs  difficiles. 

Les  cnangements  de  main  atix  d-'  -  ■  -  — -  'les 
pirouettes  simples  sont  extrémem*  ;  lo 

n'importe  quel  cheval.  La  piroueii<  à 

faire  pirouetter  les  hanches  autour  ot^s  •  le- 

vai marche  réellement  de  deux  pistes,  i  ho 

obliquement  en  avant  sur  deux  li^nr'!:  p:,  es 

l'une  par  l'avant-main.  l'autre  -  .n- 

gement  do  pied  du  tac  au  ta 
d'arrêt  :  de  là  son  nom  de  •  ci...  . 
11  s'obtient  en  passant  de  plus  en  plus  rap 
à  droite  au  gaJop  à  gauche,  et  vice  rersa 
uno  marche  cadencée.  Ou  dit  que  le  cht 
pas  espagnol  ■  quand  il  lève  les  jambes 
après  l'autre,  en  les  portant  en  avant  e 
(Dans  le  passage,  les  genoux  et  les  t  -î*'-  s  ; 

dans  le  pas  et  dans  le  trot  espagH'  x- 

tension).  Le  piaffer  est  une  sorte  d.  le 

plus  en  plus  resserré.  Le  balancer  oe  :  a-.  un 

dérivé  du  pas  espagnol  :  mais  il  faut  obtc:  nt 

des  jambes  de  manière  que  le  cheval  ail,  <..  -  .  de 

se  balancer  d  une  jambe  à  l'autre. 

Les  chevaux  de  haute  école,  avant  d'être  montés,  ont 
toujours  été,  auparavant,  dressés  à  la  main. 

—  Iconogr.  Les  scènes  d'école  ont  fait  le  sujet  d'un 
grand  nombre  de  tableaux.  Parmi  les  principaux,  on  peut 
citer  :  l'Ecole 
du  soir,  chef- 
d'œuvro  de 
Gérard  Dov, 
au  musée 
d'.(Vmsterdam. 
,Le  pédago- 
gue, assis  de- 
vant son  pu- 
pitre, menace 
du  doigt  un 
petit  garçon, 
qui  paraît 
tout  contrit. 
Tout  près  du 
maître  ,  une 
petite  fille, 
penchée  con- 
tre la  table, 
épelledes  let- 
tres en  les 
suivant  du 
doigt.  L'ar- 
tiste a  rendu 
avec  adresse 
l'effet  produit 
par  le  comb.it 
de  quatre  lu- 
mières qui 
éclairent  la 
scène';  —  au 

musée  de  Florence,   une  autro 
rard  Dov.  [Lo  mafire  tient   i  •■■■ 
l'autre,  un  compas  avec  la  \ 
lettres  d'un    livre,  que  doit   : 
placée  devant  lui"  ;  —  une  t 
tableau  de  Jean  Steen.    Au  n 
vant  une  table,  le  maître  et  la  n  .. 
le  premier  ost  occup.^  A   tailler  un- 
fait  répéter  a  un  écolier  sa  leçon. ^ 
fants  torment  divers  gr-'v^    —  "^ 
ce  sujet.  Ix*  même  suj-^' 
tade.  dans  un  de  ses  .- 
Abraham  Bosse  a  aussi  rv^r<.--<.u.^  ^ 


f.s 


:a9 


L'ccoir  da 


Van  Os- 

d  école. 

v:ssins  des 


ÉCOLE   LCÛLli:u 


lBtAri«an  <1  é<'Dli»a' 


—  VSteié  Iw^ut.  on  plusexai't(*mcnt 

>  ruaipo«i- 
hllo  rcprt- 


0:>.»^. 


1^  turque    il'xfirtrs  DéCUlftft- 


wato  ooc  .  ^  champs, 

m    ^'-   I»-'  '"    J<^    l**^- 

\ii  Liv  j'.*  i.i*.'o^uo  est 

iior  pr<>fi?ré.  Los  *u- 

,  ians  lo  clair-obscur. 

:■•  parmi  les  plus  pit- 

J--S  frères,   tableau  do 

I.e  fr^-ro  ipnoraniin 

.   impas&iblo.  Au 

ipc.  Un  (groupe 

-•  outo  la  lo'.'on 

^^  .  ■■  ■  •iTiiro 

an  -  ^To, 

avi'  '  K^'i^  ^*^  hou- 

.'<  1S75  a  paru  un 

'.ant  un   Ecolier 

UD   pcDSum.  — 

'  'oU  des  sinijrs, 

:..^;ri4'.  ;Los  petits 

.or  leur  leçon,  les  au- 

.05  à  bayer  aux  cor- 

i  ■  -iiii    lo  m  plus   bauto  gravité, 

t'oaet  1  un  élevo  insubordonné  ou 

>ti;!M  piî-'usement  devant  lui.! 

:    SaUmitann]t    po6mo 

-né  des  doctrines  de  la 

10  de  sa  composition 

ira  sont   restés  incon- 

A   l'oriçino.  c'était  un 

'  *  •  TUS  successives, 

a  rédaction  pri- 

t  Salemitana  un 

u'.s  un  "ortain  nombre  ont 

lo  distique  célàbro  sur  les 

■'■7u^ 

-rit  de  dormir  six 
:ii  au  piuâi  mais  &  pcrsoDDO 

riiitain   Mais,  —ce nui  peint 

n  do  ce  poème,  —  les  disii- 

dormir  tant  fju'on  Tondra, 

...     -r  le  ventre,  ni  sur  le  dos.  et 

i  croaaté  qu'il  y  aurait  à  arracher 


lei- 


E 

di! 

Cél' 

«t 


k:. 


&0Î1 


.  A;- 

mj 
1 

de  ^ùlcr.. 

.  IIi' 

de  . 


■.m.  iIMbii.  mut  ytitiit  milig  mtahis. 

'u  te  tieodras  dcboai,  oa  ta  entremêleras 

.  .  latioDi  contre  loi  txct%  de  la  table  sont 

Or,  [-..irrait  lir'  que  Ihjgiine  do  Iccolo 

•Te  dans  ce  précepte  : 

...'  a  Vtfurt, 

■M,-.'  j..  ù.  .•  I  j.^i.'ùîr  doï  plaisirs   char- 
uugncr  souTcni,  lA  réside  tout  lo  secret 


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IsaiJcU' 


iniant.  el  lo 
■   *orttr  tio»' 


:  itnrSa. 

ri  dîner  court.  — 
■  i  vciix  vivre  plus 
...  bois  ce  viD  que 
.Aiur  1    • 

Stnful*  p*tt  Off«.  pontla  rume  nova. 
cliaij'ie  •■iif.  bois  Tin-'  nouvi-'io  co'ine.  . 

n  a  eompté 

»■■».  l.a  dor- 

-        ...    . .  .-i.-ico  cld'uno 

"aux  do  baiDi'Marc  (DAO), 
jn  do  Cb.  Darcmbcrg  sur  la 

*  en  troi?  actes  el  en 

■T:n  ICr'-l  nnr  le  th<*Atre 
.r.-lb; 


i.nic 

«ri.i- 

iino 

lia- 

.      i  clui 

ia  maison 

fait  croire 

.lit  s'eotrc- 

1  renvoyer. 

-  qni  n'est 

tout 

.:  se 

.  -ns. 


ail  pris  soin  de  le  jusiifler  de  toutes  les  façons.  Ariste 
eni  lo  premier  des  frères  raisonnables  du  ihe&ire  do  Mo- 
lière. .Stjanarelle.  ent/'ie,  <*K'oiMe.  brutal,  mlicule  d  esprit 
de   M  Pleine  el  de  luuliaiioe  on  «ol,  est  un  ivpo  .les  |,lil» 

,.!,,.  ^     le  rôle  fui  rreé  par  Molière  lui-ni^me.  IL  avaii 

ijimnin  aui  Àdrlplirt  de  TiJreiice  pour  l'idéo 
•  la  pièce,  el.  pour  lo  détail,  à  Uocoace  (111,  X), 
^ -^ o  à  l.ope  do  Ve^;a  :  la  Discrtta  k'nttmurada. 

Ecole  des  femmes  i.  ),  pi^'cc  en  cinq  acies  et  on  ver», 

r.'i  r.*^'■■  ^r-    le  ï''  l^-embre  160Î,  par  la  troupe  do  Mon- 

r  .'       Uiival.  —  Cette  pièce  fut  le 

.  liiai..:  ello  lui  valut  de  nuni- 

•  riitatiues  des  précieuses,  des 

-  l;..;l,':iu  prit  la  déteuso  du  çioéle, 

,',,,,  1  .  ause  dans  la  Crilii/ue  df   l  licolf 

,\ri  <  Impromptu  de  Vfrsailtes.  (V.  cRlTl- 

yiK,  iMi  iw.ùrii  .  iiiie  pie.-o  a  quelque  analop;io  avec 
l'Eeolt  lin  marn.  Arnoliilie,  imbu  de  \M«  qu  uue  fomnie 
ne  peut  être  vertueuse  qu'autant  (|u'clle  est  ignorante,  élève 
dans  sa  maison,  sous  la  parde  d'un  valet  ol  d'une  servante 
stupi'Ies.  une  jeune  lille,  .Vçnés,  qu'on  croit  orpheline  et  dont 
il  veut  faire  sa  femme.  Mais  la  naïveté  d'Apnés  ne  sert  qu'à 
la  faire  céder  plus  facilenient  et  sans  remords  aux  poursui- 
tes amoureuses  du  jeune  Horace.  Kilo  sait  bien  fui  faire 
Ïarvonir  une  lettre,  lo  faire  onlror  chez  oUe,  so  préparer 
fuir  avec  lui.  Horace  prend  pour  confident  Arnolplie  lui- 
même,  sans  savoir  qu'if  est  lo  tuiour  d'Apnés  ;  il  lo  pré- 
vient do  lout  ce  qu'il  tente,  et  va  jusqu'à  lui  confier  la  per- 
sonne d  Agnès,  qu'il  a  fait  évader.  Par  bonheur,  il  u'esi 
aucune  do  ses  indiscrétions  qui  no  so  reiourno  contre 
Arnolplie.  Au  moment  où  lloraco  découvre  qui  est  Ar- 
nolpho,  il  apprend  qu'Agnès  est  HUo  du  soigneur  Enrique, 
ami  do  son  père,  ol  il  peut  l'épouser.  Arnolpho,  point  avec 
la  dureté  que  montre  toujours  Molière  pour  los  vieillards 
amoureux,  atlondrit  par  la  sincérité  do  sa  passion  bafouée, 
et  en  même  temps  (ait  rire  par  la  petitesse  dos  moyens 
qu'il  emploie.  Agnès,  dont  lo  jeune  égoïsmo  ignore  les 
ménagements,  représente  la  nature  naïvement  impudente, 
qui  s'instruit  elle-même  par  l'amour.  Lo  premier  acte  ol  lo 
second  sont  imités  de  ta  Précaution  inutile  de  Scarron  et 
du  Jaloux  de  Michel  Cervantes.  La  ■*•  yuit  de  Straparolo 
a  fourni  le  sujet  des  deux  actes  suivants.  Lo  rôle  d'Ar- 
nolphe  fut  tenu  par  Molière,  et  celui  d'Agnès  par  M"'  do 
Brie. 

École  de  1»  médisance  (l')  [Ihe  School  for  Scandai]. 
comédie  anglaise  on  cinq  ados,  do  R.-B.  Shoridan,  repré- 


44 

École  des  vieillards  (l'),  comédio  on  cinn  actes  et 
en  vers,  do  Casimir  iJelavi^ne,  représculéo  sur  lo  thé&tro 
do  la  Comédio-Françaiso  lo  C  décembre  1823.  —  Danvitlo, 
a  épuusé,  à  soixante  ans,  Ilortonse,  jeune  et  jolie  femme. 
Il  I  envoie  A  Paris  pour  solliciter  une  place,  avec  sa  grand'- 
méro,  vieille  folle  dont  la  vanité  va  1  entraîner  dans  millo 
inconséijuences.  Lejouroii  il  arrive  ù  Paris  pour  la  ro- 
joiudro,  Ilortcnse,  malgré  la  pronies!»c  qu  elle  a  faite  à  son 
mari  do  rester  auprès  do  lui,  se  laisse  entraîner  au  bal  du 
ministre  par  lo  jeuno  duc  d'Almare,  chez  lequel  ello  est 
venue  loger  avec  sa  grand'm^re,  et  qui  est  fort  épris  dollo. 
Hientàt,  tourmonléc,  elle  revient  chez  ello  ;  le  duc  ose  l'y 
suivre.  A  ce  momoot,  oo  entend  rentrer  l>anville,  qui  était 
parti  vainement  à  la  rccbercho  de  sa  femme.  Hortcnso 
iterd  la  tête,  et  fait  cacher  lo  duc  dans  un  cabinet;  mais, 
l>uM)tôt,  son  trouble  apprend  tout  au  mari  :  il  ordouno  d 
lluriense  do  lo  laisser  seul  ;  ilforco  lo  duc  à  sortir  du  ca- 
bmel.  Il  s'ensuit  un  duel  :  Danvillo  y  est  désarmé  ;  mais,  au 
dénouement,  il  a  la  consolation  d'apprendre  que  sa  femmo 
n"a  été  qu'imprudcnlo.  Ilortonso  supplie  son  mari  de  la 
reconduire  au  Havre,  oii  toute  la  famille  va  retrouver  lo 
repos.  Los  caractères  principaux  sont  habilement  tracés. 
Hortenso  est  imprudente,  coquette  même,  sans  être  cou- 
pable, et  Danvillo,  faible,  sentant  sa  faiblesse,  est  olfeDsô 
sans  élro  avili.  Sa  scèuo  avec  lo  duc  est  belle.  Mais  lo 
caractère  do  la  grand'mèro  est  odieux  et  vil.  I.e  succès 
do  \' Ecole  des  vieillards  fut  très  brillant.  Talma,  nui  avait 
réclamé  le  rùle  do  Danvillo.  s'y  montra  admirable,  ainsi 
quo  M"*  Mars  dans  celui  d'IIortcnso. 

École  d*Athènes  [l'),  célèbre  fresque  do  Raphaél, 
dans  la  Catyiera  dcHa  Segnatura,  au  Vatican.  —Cette  pein- 
ture murale  nous  montre  une  cinquantaine  de  personnages 
costumés  à  l'antique,  assemblés  dans  un  magnifique  vesti- 
bule :  les  uns  sout  groupés  au  bas  d'un  largo  escalier,  los 
autres  sur  les  degrés,  d  autres  au  sommet.  Treize  person- 
nages sont  réunis  à  gauche,  au  bas  do  l'escalier  que  domino 
uu  temple.  Sur  la  droite,  neuf  personnages  forment  un 
groupe  qui  fait  pendant  au  premier.  Co  second  groupe 
représente  les  mathématiques  pratiques,  tandis  que  le  pre- 
mier, dont  Pythagore  est  le  centre,  représente  les  mathé- 
matiques spéculatives.  Sur  les  marches  de  l'escalier,  dans 
l'espace  qui  sépare  les  deux  groupes.  Diogène  le  Cynique 
est  nonchalamment  assis.  Au  sommet,  devant  une  vasio 
nef  d'architecture  somptueuse,  sont  rangées  plus  de  trente 
liguros.  Au  milieu  sont  Platon  et  Ari,stote.  L'architecture 
qui  encadre  cotte  magnifique  composition  a  quelque  chose 


0  Cil  uu  coi-â.'.crc  assez  Lardi,  tnea  '^uc  Moiicro 


LTScoUd'Atht-ii-,  . 

sontée  lo  8  mai  1766.  —Joseph  et  Charles  Surface,  deux 
frères  dont  l'un  est  un  hypocrite  et  l'autre  un  dissipateur, 
sont  mis  à  lépreuvo  par  leur  oncle  sir  Olivier,  qui,  après 
furtuno  faite  aux  Indes,  revient  incognito  en  Angleterre. 
Lo  nabab  so  présente  choz  Charles  en  qualité  do  brocan- 
teur et  lui  acnète  la  collection  de  ses  portraits  de  famille, 
dernière  ressource  du  jeuno  prodigue  ;  mais,  parmi  ces 
portraits,  il  on  est  un  que  Charles  ne  veut  pas  vendre  : 
c'est  celui  do  son  uncle,  qui  a  eu  autrefois  dos  bontés  pour 
lui.  Sir  Olivier  est  très  touché  de  ce  souvenir.  L'oncle  so 
rend  au^^  chez  Joseph,  et  voit  combien  l'&mo  de  son  se- 
cond neveu  est  ingrate  et  fausse  ;  il  sait  désormais  â  qui 
il  laissera  ses  richesses.  Charles  épousera  Marie,  qn  il 
aime  et  qu'on  a  prévenue  contre  lui.  A  cette  intrigue  .se 
mêlent  le»  amour»  de  lady  Teazio  (dame  Taquine,  avor 
Joseph,  et  loH  srt'-ne»  "lo  ménage  entre  cette  femmo  peu 
sTUpnltuse  et  »on  mari  sir  I*ierre.  D'autres  personnages  : 
lady  Sneerwell  dame  Kicaneusej  et  Snake  Serpent)  con- 
trttiuent  ik  jusiiHor  le  titre  de  cette  étincelanto  comédie. 
Kilo  est  diriffèo  surtout  contre  ce»  vils  bavardantes  do  so- 
ciété qui  dénaturent  les  faits,  et  de  légère^  peccadilles  font 
parfois  des  crimes  monstrueux.  Shendan  a  emprunté  le^ 
caractères  des  neveux  au  Tom  Jones  de  Fieblintr,  et  il  s'est 
inspiré  du  ytitnnthrop*  et  du  Tartufe;  mais,  suivant  Taine, 
dr  --  -  '■-' -.>s  puissantes,  condensées  avec  une  dex- 
ti^r  il  a  fait  le  feu  d'artitice  lo  plus  brillant 

qn  vu.  Le  s''ul  défaut  do  cette  pièce,  c"c»it 

un<  i:  nuit  a  la  marcJio  de  l'action  et  fait 

lari  >  spectateur  au  milieu  de  scènes 

pi*  irmauts,  mais  qui  ne  tiennent  pas  au 

fond  4U  b'iJCl. 


do  majestueux.  Selon  Vasari.  Bramante  en  aurait  été  l'or- 
donnateur, et,  comme  le  suporbo  vestibule  dessine  une 
croix  grecque  avec  une  coupole,  il  est  vraisemblable  qu'il 
donne  une  idée  du  plan  que  l'architecte  s'était  propose  do 
réaliser  à  Saint-Pierre  de  Rome.  Parmi  les  statues  qui 
ornent  les  niches,  entro  les  colonnes,  celles  qu'on  voit  de 
face  représentent  Apollon  et  Minerve. 

—  Il  existe  plusieurs  copies  de  V Ecole  d'Athènes.  Lo  I./0U- 
vre  en  possède  une,  peinte  sur  toilo,  de  la  grandeur  de  l'ori- 
ginal, qui  a  été  commandée  par  Colbert  pour  être  exécutée 
en  tapisserie  aux  Gobelios.  Balzo  en  a  fait  une  reproduc- 
tion remarquable  sur  le  mur  do  l'escalier  de  la  biblio- 
thèque Sainte-Geneviève,  à  Paris.  Une  autre,  attribuée  h 
Lebrun,  se  voit  au  musée  de  l'Ermitago.  à  St-Pétorsbourg. 

École  normale  (l),  journal  d'éducation  et  d'instruc- 
tion, fondé  en  1859  par  P.  Larousse.  —  Le  second  vo- 
lume (1860)  parut  sous  lo  titre  de  l'Ecole  nûiinale,  journal 
de  l'enseignement  pratique,  titre  qui  caractérisait  plus 
exactement  cette  publication  ;  elle  se  poursuivit  ius- 
qiien  1865  et  forme  13  volumes.  Dans  son  cnsomnlo, 
VEcofe  normale   forme  un  recueil  pédagogique  précieux. 

ÉCOLCR  rad.  école)  v.  a.  Instruire,  enseigner.  (Vieux.) 

ÉCOLÉRÉ,  ÉE  du  préf.  é,  et  do  colère)  adj.  Emporté, 
excité  par  la  colère.  (Inus.)  il  Encoléré  vaudrait  mieux. 

ÉCOLERIE  (ri)  n.  f.  Ensemble  des  écoliers  :  On  u'a 
jamais  vu  pareils  débordements  de  /'écolebik.  (V.  Hugo.) 

ÉCOLIER  (U-^),  ÈRE  n.  Elève  qui  suit  les  cours  d'une 
école  primaire  ou  secondaire  :  Les  bcolikrs,  en  général, 
n'aiment  pa$  à  travailler.  (G.  Saxtd.)  n  Porsonue  qui  reçoit 


4S 

Jos  leçons  d'un  professeur  :  i'ÉcoLiER  d'un  mattre  de  dame, 

d'escrime,  de  miuitfne. 

Par  oxt.  Qui  rtglo  sa  conduite,  ses  idées,  ses  senti- 

Rienls  sur  quelqu'un  ou  quelque  chose  :  M"  de  Séeifjné  fut 
une  ÉcOLŒHB  de  l'hôlel  hambomllet. 

—  Fam.  Novice,  apprenti  :  Quand  le»  vieille»  duchesse» 
s'avitent  d'économiser.  Harpagon,  prés  d'elles,  n'est  ^u'im 
ÉcoUBB.  (Balz.)  Il  Personne  gauche,  empruntée,  qui  n'a 
pas  d'aisance  dans  les  manières. 

—  Loc.  div.:  Faute  d'écolier.  Erreur,  bévue  dénotant 
de  l'ignorance,  de  l'inexpérience,  une  extrême  maladresse. 

Il  tour.  Malice  d'écolier,  Espièglerie  comme  en  font  les 
écoliers,  il  Prendre  le  chemin  des  écoliers.  Prendre  lo  che- 
min ou  lo  moyen  le  plus  long. 

—  Hist.  Nom  que  portaient  les  étudiants  de  l'Université, 
au  moyen  âge.  il  Lettra  d'écolier,  Diplôme  qu'on  obtenait 
en  justiliant  de  six  mois  d'études  consécutives  dans  l'uni- 
versité.  il  Ecolier  juré,  Titre  que  prenait  l'écolier  muni  do 
ses  lettres  d'écolier. 

—  Hist.  ecclés.  Congrégation  des  écoliers.  Ordre  de 
chanoines  réguliers  qui  fut  fondé  en  Italie,  près  de  Bo- 
logne. Il  Ecohéres,  Titre  que  prennent  les  chanoinosses  de 
Mons,  deux  ans  après  leur  réception. 

—  Adjectiv.  Propre  â  l'écolier  ;  Des  manières  ecoliêres. 
Il  Papier  écolier.  Papier  blanc  do  qualité  moyenne,  dont  on 

se  sert  en  général  dans  les  établissements  d'instruction. 
Encycl.  Los  grandes  universités  furent  très  floris- 
santes, surtout  colles  de  Paris  et  de  Bologne,  et  les  étu- 
<liants  s'y  pressaient  en  grand  nombre.  À  l'origine,  les 
écoliers  (Mudiantsi  vivaient  entièrement  à  leur  guiso,  dans 
leurs  garnis  ;  ils  se  répandaient  dans  les  quartiers  mal 
famés,  et  leurs  mœurs  étaient,  souvent,  très  mauvaises. 
•  L'étudiant  es  arts,  dit  le  chancelier  Prévostin,  court,  la 
nuit,  tout  armé,  dans  les  rues,  brise  les  portes  des  maisons. 
Tout  le  jour,  les  lillos  de  joie  viennent  déposer  contre  lui, 
se  plaignant  d'avoir  été  frappées,  d'avoir  eu  leurs  vête- 
ments mis  en  pièces  et  leurs  cheveux  coupés.  •  De  ceux- 
là,  le  poète  Villon  est  demeuré  le  type  immortel.  Parmi 
ces  étudiants,  il  v  en  avait  de  riches  :  ils  faisaient  porter 
devant  eux,  par  leurs  valets,  les  gros  livres,  qu'ils  ne  li- 
saient pas.  D'autres  étaient  pauvres  à  mendier  ou  à  exer- 
cer les  pires  métiers.  Peu  après,  se  forma  l'usage  qui 
réunit  maîtres  et  élèves  dans  des  hôtels  qu'ils  louaient 
«ntièrement.  Los  intérêts  matériels  furent  confiés  à  l'un 
d'entre  eux  :  le  principal.  Puis  on  en  vint  à  installer  do 
ces  hôtels  pour  les  étudiants  pauvres  :  ce  fut  l'origine  des 
fameux  colléi/es,  dont  il  y  avait  à  Paris  un  si  grand  nom- 
bre sous  l'ancien  régime,  et  dont  les  «  collèges"  d'Oxford 
et  de  Cambridge  peuvent,  aujourd'hui  encore,  donner  une 
idée  approximative.  Ces  collèges  avaient  des  boursiers 
(fondations  charitables),  et  des  pensionnaires  (écoliers 
payants).  La  discipline,  les  règlements  intérieurs,  la  pros- 
périté matérielle,  l'ordre  moral,  variaient  à  l'infini,  d'un 
collège  à  l'autre.  Tandis  que,  dans  les  uns,  la  vie  morale 
était  sévère  et  les  études  sérieuses,  Jacques  de  'Vitri 
nous  montre,  dans  d'autres,  le  maître  enseignant  à  une 
partie  de  ses  élèves  au  premier  étage,  tandis  que  les  filles 
publiques  prenaient  leurs  ébats  avec  une  autre  partie, 
au  rez-de-chaussée.  Les  règlements  universitaires  ordon- 
naient aux  écoliers  de  porter  des  bonnets  ronds  ou  calottes 
Ipileos),  et  non  des  chapeaux  (ya(eros);  ils  devaient  tou- 
jours avoir  leur  ceinture  attachée,  être  vêtus  modeste- 
ment; ils  ne  devaient  pas  avoir  les  cheveux  frisés;  en 
«lasse  ou  dans  le  collège,  ils  ne  devaient  avoir  ni  épée  ni 
bottes.  Répartis  en  collèges,  les  écoliers  étaient,  d'autre 
part,  divises  en  nations,  selon  leur  pays  d'origine  ;  à  Paris, 
on  comptait  quatre  nations  :  France,  Picardie,  Norman- 
die, Angleterre;  au  xv  siècle,  la  nation  d'Angleterre  fut 
remplacée  par  la  nation  d'Allemagne.  Jacques  de  'Vitry 
peint  les  défauts  des  écoliers  des  diverses  nations;  il  ne 
nous  dit  pas  leurs  qualités;  pourquoi  les  écoliers  d'antan 
eussent-ils  été  pires  que  les  étudiants  d'aujourd'hui? 

—  BlBLIor.R.  :  Charles  Jourdain,  Histoire  de  l'université 
de  Paris  {Paris,  1802-1866);  H.  Deniple,  die  Unirersitaien 
des  Mittelallers  (Berlin,  18851;  Hastings  Rashdall,  llw 
t'niversities  of  Europe  in  the  middle  âges  (Oxl'ord,  1895). 

—  SvN.  Disciple,  élève.  V.  disciple. 

Écolier  limousin  (L'),  épisode  du  Pantagrtiel  de 
Rabelais  (liv.  U,  chap.  vi).  —  Pantagruel,  «  se  pourmenant 
près  d'Orléans,  avecque  ses  compaignons  u,  rencontre  un 
écolier  qui  lui  parle  un  jargon  pédantesque,  mêlé  de  grec 
et  de  latin,  où  il  est  question  de  transfreter  la  Séquane 
au  dilucule,  de  déambuler  par  les  compites  et  quadrivies 
do  l'urbe,  etc.  >  Bren,  bren,  dist  Pantagruel,  qu'est-ce  que 
■veut  dire  ce  fol?  Je  croys  qu'il  nous  forge  ici  quelque  lan- 
gaaige  diabolicque.  o  A  quoy  dist  ung  de  ses  gens  :  ■>  Sei- 

fncur,  sans  doubte,  ce  gallant  veut  contrefaire  la  langue 
es  Parisians,  mais  il  ne  faict  qu'escorcher  le  latin,  et 
cuide  ainsi  pindariser.  »  Pantagruel,  en  le  menaçant  de 
l'écorcher  vif,  lui  fait  confesser  qu'il  est  Limousin  «  pour 
tout  potaige  ■ .  Cette  vive  satire  était  dirigée  par  Rabelais 
contre  ceux  de  ses  contemporains  qui  avaient  le  même 
défaut  quo  l'écolier  limousin. 

Écolier  de  Salamanque  (l"),  tragi-coraddio  en  cinq 
actes  et  en  vers,  que  Scarron  fit  représenter,  en  1654,  sur 
Je  théâtre  du  Marais.  —  Imitée  do  l'espagnol  et  concur- 
remment traitée  par  Thomas  Corneille  et  "par  Boisrobert, 
qui  pilla  Scarron,  cette  pièce  dessine  en  un  vigoureux 
relief  le  caractère  chevaleresque  do  Vécolier  don  Pedre, 
défendant  contre  un  grand  seigneur  l'honneur  de  Léonore, 
sa  sœur.  A  côté  de  cet  élément  tragique,  se  déroulent  les 
-scènes  comiques  où  figurent  Crispin  le  valet  et  la  ser- 
vante Béatrix,  et  surtout  Zamorin  et  La  Taillade,  silhouet- 
tes de  coquins  finement  tracées.  L'œuvro  est  d'une  gaieté 
de  bon  aloi,  semée  de  saillies  piquantes,  et  Scarron  tirait 
vanité  du  vif  succès  qu'elle  obtint  à  la  représentation. 

ÉCOLLAGE  [ko-laf —  rad.  colle)  n.  m.  Kcharoement  des 
peaux  dont  les  débris  sont  destinés  à  la  fabrication  de  la 
colle  forte. 

ÉCOLLER  [ko-U  —  du  préf.  priv.  é,  et  de  col)  v.  a. 
Couper  lo  cou.  (Vieux.) 

ÉCOLLETER  {ko-le-lé  —  du  préf.  priv.  é,  et  do  collet. 
Double  le  t  devant  une  syllaoe  muette  :  J'écollette,  Tu 
écollelleras)  v.  a.  Décolleter.  (Vieux.) 

—  En  T.  de  techn..  Elargir  au  marteau,  sur  la  bigorne, 
io  bord  supérieur  d'une  pièce  creuse  d'orfèvrerie,  dans  lo 
but  de  lui  donner  plus  aisément  la  forme  définitive  qu'elle 
■doit  avoir. 

ÉCOLLETTE  Iko-lèl')  n.  f.  Rétrécissement  du  diamètre 
d'une  pièce  d'orfèvrerie. 


ECOLLAGE   —   ECONOMIE 


ÉCOMMOY,  ch.-l.  do  cant.  do  la  Sartho,  arronl  et  à 
20  kil.  du  Mans  ;  3.716  hab.  Ch.  do  f.  Orléans.  A  K -oîi.inoy, 
en  1871,  les  Allemands  furent  tenus  en  échec  par  'ni<li|UC5 
francs-tircurs.  —  Lo  canton  a  il  comm.  et  15.694  hab. 

ÉCONDUIRE  (altérât,  de  l'anc.  franc.  «cortrfire;du  bas 
lat.  excondicere,  oicuscr  [l'influonco  do  conduire  a  amené 
uno  perturbation  pour  la  forme  et  le  sons,)  v.  a.  Contrédicr. 
faire  entendre  qu  on  ait  à  so  retirer,  qu'on  no  saurait  être 
reçu  ou  souffert  :  Econdoire  un  visiteur,  ii  Par  ext.  Refu- 
ser, repousser  avec  certains  ménagemoots  les  demandes 
do  :  EcoNDDiliE  un  soupirant. 

Ëconduit,  ite  part.  pass.  du  v.  Éconduirc. 

—  Fkov.  :  Vous  ne  serez  pas  battu  et  éconduit  tout  à  U 
fols.  .Se  dit  pour  encourager  une  personne  À  faire  uno 
dt>m:iroIie. 

ÉCONDUIRC  (du  préf.  priv.  é,  et  de  conduire).  Conduire 
au  dehors  :  Egout  servant  à  bcondcirb  l'eau  qui  a  été  em- 
ployée  dans  la  turbine. 

ÉCONDUISEMENT   {man)   n.   m.   Action    d'éconduire. 

(Vieux.  I 

ÉCONDUISEUR  n  .m.  Homme  qui  a  ponr  habitade  d'écon- 
duire les  gens  qui  s'adreïsont  à  lui.  (Pou  us.) 

ÉCONDUITE  n.  f.  Action  déconduiro  quelqu'un.  (Vieux.) 

ÉCONOMAT  (ma)  n.  m.  Charge,  emploi  d'économe  :  L'èco- 
NOMAT  d'un  hôpital,  d'un  lycée,  d'un  couvent,  n  Bureaux  do 
l'économe  :  Entrer  à  ^économat. 

—  Hibt.  ecclés.  Nom  quo  l'on  donnait  anciennement  à 
l'administration  des  revenus  d'un  évéché,  d'une  abbaye 
ou  do  tout  autre  bénéfice,  pendant  le  temps  do  leur  va- 
cance :  Louis  XIV  confia  à  Pellisson  le  revenu  du  tiers  des 
ÉCONOMATS.  (Volt.)  Il  Burcau  d'administration  des  béné- 
fices vacants. 

—  Encycl.  A  l'origine,  ce  mot  désignait  l'administra- 
tion du  temporel  des  évéchés  placés  sous  la  mainmise 
du  roi  pendant  la  vacance  des  titulaires.  U  a  reçu,  depuis, 
de  nombreuses  extensions.  La  dernière,  et  de  beaucoup 
la  plus  importante,  s'applique  aux  institutions  créées  par 
do  grandes  entreprises  industrielles,  et  notamment  par 
les  compagnies  de  chemins  de  fer.  Les  compagnies  acné- 
tent  par  masses  des  denrées  telles  que  lo  pain,  le  vin.  la 
viande,  le  café,  le  bois,  le  charbon,  etc.,  et  elles  revendent 
ces  denrées  au  détail  à  leurs  employés,  au  prix  du  gros. 
De  plus,  elles  ont  établi,  dans  les  locaux  réservés  aux  éco- 
nomats, des  réfectoires  où  les  denrées  sont  consommées 
sur  place  par  les  ouvriers  et  employés.  On  voit  l'écono- 
mie résultant  do  ce  procédé,  qui  laisse  en  même  temps  à 
la  compagnie  le  bénéfice  de  l'intermédiaire. 

ÉCONOME  fdu  gr.  oikonomos,  mÔme  sens;  de  oikia, 
maison,  et  nomos,  règle)  adj.  Qui  règle  sagement  ses  dé- 
penses, qui  n'est  pas  dépensier  :  Il  n'est  pas  possible  d'être 
généreux  sans  être  économe.  (M"*  de  Genlis.)  u  Etre  éco- 
nome de.  Mesurer  quelque  chose  avec  parcimonie  :  Etrk 
ÉCONOME  DE  son  temps.  Le  monde  est  économe  d  éloges  et 
prodigue  de  critiques.  (De  Ségur.) 

—  n.  Admin.  Personne  chargée  des  dépenses  et  du  ma- 
tériel d'une  maison  ou  d'un  établissement  :  Z-'économe 
d'un  lycée,  d'un  couvent. 

—  Personne  qui  a  de  l'économie,  qui  règle  sagement 
sa  dépense  ;  Z'ëconome  est  sage,  /"avare  est  fou.  n  Abusiv. 
Avare  :  On  fait  mal  sa  cour  aux  économes  par  des  pré- 
sents. (Vauven.) 

—  Ane.  dr.  Econome  séquestre.  Celui  à  qui  était  confiée 
la  garde  des  biens  mis  en  séquestre. 

—  Hist.  ecclés.  Celui  qui  veillait  à  l'administration  des 
revenus  d'un  bénéfice  vacant. 

—  Anton.  Dépensier,  dilapidateur,  dissipateur,  gaspil- 
leur, prodigue. 

—  Encycl.  Admîn.  L'économe,  dans  un  lycée,  est  chargé 
de  la  surveillance  du  service  matériel  et  de  la  gestion  éco- 
nomique. H  doit  fournir  un  cautionnement.  Il  manie  les 
finances  et  les  matières,  dont  il  rend  des  comptes  annuels 
soumis  au  jugement  de  la  Cour  des  comptes.  Le  décret 
du  26  août  1882  a  réglé  les  traitements  des  économes  des 
h'cées,  qui  sont  divisés  en  trois  classes,  les  lycées  de 
Paris  restant  hors  classe.  Un  décret  du  lO  novembre  1883 
a  nommé  des  économes  dans  les  lycées  de  jeunes  filles. 
Pour  entrer  dans  l'économat  des  lycées,  il  faut  être  muni 
d'un  diplôme  de  bachelier,  avoir  ^it  un  stage  d'un  an  et 
subi  un  examen  spécial.  Les  économes  sont  aidés  par  des 
commis  d'économaf. 

—  Hist.  On  appelait  économe,  à  Byzance,  un  dignitaire 
chargé  de  la  gestion  des  finances  ecclésiastiques:  il  y  avait, 
en  haut  do  l'échelle,  le  grand  économe,  puis  les  économes 
particuliers  à  chaque  église,  le  grand  économe  des  fonda- 
tions pieuses,  etc. 

ÉCONOME  n.  m.  Mamm.  Nom  volgaîre  d'une  espèce  do 
campagnol. 

ÉCONOMICO,  préfixe  que  l'on  emploie  devant  certains 
mois  auxquels  il  ajoute  un  des  sens  propres  au  mot  éco- 
nomique :  Un  poêle  écOTioaico-hygiénique. 

ÉCONOMIE  (mi  —  rad.  économe.  [On  a  écrit  anciennom. 
ŒcoNOMiK  et  yconomik])  n.  f.  Règle,  mesure  dans  la  dé- 
pense; vertu  qui  porto  à  régler  sagement  la  dépense  : 
Ai'oir  de  /'économie.  J'aime  mieux  voir  rire  mon  peuple  de 
mon  ÉCONOMIE  que  de  le  voir  pleurer  de  ma  prodigalité. 
(Louis  XH.)  Il  Epargne,  restrictions  qu'on  apporte  À  une 
dépense  :  taire  des  économirs.  a  Pécule,  aident  amassé 
par  l'épargne  :  .Manger  ses  économies. 

—  Par  ext.  Sobriété,  mesure  :  Z-'économib  des  paroles 
profite  à  l'énergie  des  actes.  (Michelet.) 

—  Particuliôrom.  Ordre  qui  préside  dans  la  distribution 
des  parties  d'un  ensemble  :  /.'économie  d'un  édifice,  d'un 
système,  du  corps  humain,  il  AbsoUim.  Le  corps  humain,  au 
point  do  vue  physiologique  :  Les  liquides  de  /'économik. 

Il  L'économie  présente.  Le  monde  tel  qu'il  est  constitué. 
Il  /,'rtncienne^ronomi>.  S'est  dit  quelquefois  pour  l'Ancienne 
loi,  l'Ancien  Testament. 

—  Économie  domestiqi:e  on  privée,  Administration  des 
ménages,  des  familles,  des  maisons  privées. 

—  Economie  agricole  ou  rurale.  Science  qui  recherche 
les  moyens  les  plus  efficaces  et  les  moins  dispendieux 
pour  tirer  du  sol  les  meilleurs  profits  possibles. 

—  Economie  industrielle.  Règles  do  la  production  indus- 
trielle qui  ont  pour  but  d'en  rendre  la  pratique  aussi  utile 
que  possible  aux  producteurs  et  à  la  société. 

—  Économie  politique.  Science  do  la  production,  do  la 
répartition  et  de  la  consommation  des  richesses. 


■t]i«ftoii^iie,  eai  proiitablo 


I/'^O- 


—  Fam.    / 
mesquine,  '. 
que  nulle.  '  i . 
signifie  que  toutr  • 
quand  elle  est  fai'- 

effecv: 

sent'; 

qu'il  seia^i.  .uijji  '. 

prise.  (Ils  sont  ain 

nomio  d'un  eotre[  - 

fonction  d'éconot; 

mie  est  recomma- 

—  Syn.  Éconorr.. 
nomic  et  le  ' 

l'économie  s  .  :> 

oairement  a  ,t 

surtout  aux  pet;>. 

gne  ei  \a  parcimoi  i 

s'imposer  des  priv:.  ■         ,            ^  ^    -. 

gne  a  quelque  chose  <ie  piu»  gciicrai  et  la  parctmoM^  e«t 
plus  vétilleuse. 

—  Anton.  DUapidatlon,  dissipation,  gupUlaga,  nunvaia 
ménage,  prodigalité,  profasica. 

—  Encycl.  Economie  dum^^tique.  ïj.'éeonomie  damettique 
ou  privée  est  la  science  des  n:'  ■  ~  -  -  ■  —  ■  '■  '  -  •  " 
administration  des  rcssour':o>  i. 
Considérée  d'une  manière  plus  ■  il 
qui  a  pour  but  d'apprendre  a  t'Vi  r  ■  ■  '  jri  nir- 
naire.  à  y  faire  régner  l'orire.  la  pr  ^n  goiit, 
tout  en  équilibrant  les  défriv^-:  '^t  '.■- 

—  Economie  rurale,  i.  'me 
politiqneappliquéeà  lat.-:  rjt 
les  lois  qui  règlent  l'or.  le 
et  l'exploitation  du  sol.  L.'.'--  lO 
l'économie  politique,  au  xvni*  s, 
les  précurseurs  des  éconn-n  Ji 
une  grande  importance.  ■  e 
et  en  Allemagne  que  s' 

Toute  l'industrie  agr.  --■  n- 

damentaux  :  les  prix  de  revient,  sur  j  'ir 

peut  faire  sentir  son  influence  par  r- 

sonnelle,  sa  science,  son  activité,  so-  -;r 

de  vente,  dont  la  détermination  lui  é  it. 

C'est  l'étude  des  causes  diverses  iu.'  •^- 

rilé  de  la  culture  qui  constitue  V*-  i* 

détermination  du  système  de  cuit';.  'lo 

milieu  donné  dépend  de  la  saine  •;  md 

nombre  d'éléments.  Comme  de  Gasp.irin  ai- 

son  :«Leproduii  net  le  plus  élevé  parunit'-  -si 

fias  toujours  le  produit  brut  lepluselev.'-  I  es 
ocales  peuvent  faire  varier  infinin>  'O 
recueille  dans  un  espace  de  terraii:  tii 
que  l'on  peut  faire  sur  le  capital  ■  ux 
systèmes  de  culture  donnant  un  profit  i>r  •  à 
800  francs  par  hectare,  par  exemple,  le  u  vi- 
dcmment  celui  qui  exigera  le  moindr"  ■'•■  se, 
c'est-à-dire  qui  donnera  lo  taux  d  "vé 
par  rapport  au  capital  engagé.  D'à:  ut, 
sans  limites,  intensifier  la  culture  «n  ^  ^er 
indéfiniment  le  produit  brut  :  la  quantité  ré- 
coltés cesse,  à  un  certain  moment,  d'ani.  -r- 
tionneilement  à  l'augmentation  des  '  et 
engrais)  que  l'on  fait  dans  ce  but.»  -a- 
tale  pour  l'industrie  agricole  et  la  .  ■  js- 
trie  manufacturière. 

Les  causes  qui  agissent  sur  la  prospérité  de  la  cnlttire 
peuvent  être  physiques  ou  économiqu.v  L*'*  aiv.^s  phy- 
siques sont  :  le  climat,  la  nature  g-  f^e 
du  sol,  etc.  Les  causes  économiqu'^-  •*". 
les  principales  sont  :  l'importance  i-  -,  -"^s» 
les  débouchés  ouverts  aux  produits,  les  transpori^  ti  les 
prix  de  vente,  la  main-d'œuvre  disponible,  lo  r*'cimc  6s- 
cal,  les  intitulions  diverses  de  crédit  ou  d'assurances,  etc., 
qui  facilitent  les  opérations  du  cultivateur. 

—  Economie  politique  et  Economie  toeittle.  I>ipr*ssion 
économie  politique  est  formée  de  trois  m''»" 
maison;  vô;j.o;,  gouvernement,  et  ««'nç,  ci; 
signification  est,  par  suite  <  science  du  i: 
la  maison  commune  ».  En  d'autres  tt'r- 

tique  est  la  science  qui  concerne  'u- 

rels  aiLxquels  donnent  lieu  !os   r-'  -re 

les  hommes.  L'économit'po''''  "'*'* 

de  deux  ordres  différents.  »i  '^ 

ment:  les  uns  moraux.   !■'  ""' 

compte,  en  effet,  des  b  '■" 

tiens  do  l'homme,  en  w-  ''^ 

productives  de  la  naturi.  , --  :  .\'.a- 

relles  et  en  richesses  acquises. 

Le  véritable  fondateur  de  l'économie  poliuqae  moderne 
est  lo  D^  Quesnav,  médecin  de  >!••  '-^  ^..r,.., .  ',  i,r    i  nn- 
ginalito  de  sa  mi^thodc  consiste  à 
rations   scientifiques   tirée*    d**    I 

tudes  humaines  et  des  ^"= 

habitudes  étaient  néo^  ^■*" 

loppoment  des  forces  *  * 
formulé  lo  programme    .  ■  :.i  - 

cotte  devise  •  liberté  du  travail  et  des  ip» 
est  devenue  le  dogme  fondam-viVi!  î-^v 
science  économique.  Les  i  i 
prises,  développées  et,  sur 
Stuart  Mill  en  Ançleierre.  ; 

et.  on  France,  par  Jean  Bapu^ie  .Siv.  q;;  •^*- 

blcment  le  chef  de  l'école  française.    Il  '  * 

J.-B.  Sav  de  démontrer  que  l.i  ri.h.'ss,>  as 

seulement  de  la  terre,  comme  le  j  r  ;^ 

craies,  mais  aussi  du  trav-Til  ;   no-.  _*^' 

manuel  ou  industriel,  mais  du  irava..  ...  - . '*^* 

lui,  Basiiat  a  été  lo  plus  brillant  champion  des  docirtnes 
libre-échangistes. 

Depuis,  le  champ  de  V 
s'est  étendu.  On  ne  s'e 
do  vue  sur  la  thénine 
fait  entrer  dans  1 
impôts.  Ihygiènr 
rapport  sur  \'Ex\ 
forces  matériell'' 
duction.  Il  V  a  n: 
maine  :   elfe  se 
l'homme».  De  cet  ac-  ■ 
l'économie  sociale,  qui 
rôle  principal  consiste 


de 
^li- 


ie- 

.!.|- 


.ins 

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-  la 

re- 
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Id. 


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les 
iiro- 
tiu- 


iOS 


ÉCUNOMIQUE  —   ÉCOUCHK 

4rotud«*  ohACQo.  àdoanor  aaT  travailleanilo  mnltrur  «a- 

lurf    ^     •"•  ■'    ■•"  "'"    1"*  moment  do  lo  développer, 

«ai  trmvalUor,  tux  faiblei  et  aux 

iDlir  1.JÛ. 


r« 


Mai» 


IV 


à  > 
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IM.'i 
dl     . 


mkr 

tra^ 
chi 


[Pea  tuité.; 

Économ!-;' 

phoQ.    — 
lie*    Il  ^■- 
jraii      ' 
a  t 

»uj- 
cei  '. 


lai 


•es 

1  nu- 
lle oiicoro 
.  ^   ofux-n 

ii'S  Scono- 

1  ouvrai^o,  mais 
.:  UQO  t'uulo  d'iu- 


^uuie  j'eu 


■  A  I^ronomio.  à 

.;  n^-lmï  los  frais, 

irf  .  chuj-bvn  de  Parié  t  at 


fai'  • 
le<  I 
I  i 
ma 

hon- 
irif 
TIC    r 

Économfq 


ptLi 

p<- 
on    i 

tcoifOMiscn 

6oit.   ' 

S-- 


r*  A  l'économio  sociale  on  politique  :  Cest 
it  U  icience  Kco?(OUigCB,  maië  ftU  nous 

'  '- '"nnp  machine.  Rapport 

.àlotir   traiisformeo  en 
.  rur  fouroio  à  uuo  ma- 

•fox,  dlipendleux,  onéreux,  ruineux. 

Kit-'-'uicur  tcsumcutaire. 
:o  de  1  économie  :  L'ne  règle  d  bconomique. 

.,    .  ■   .-  r.. i":r  r^onomiV,  de  Xdno- 

>   ce   traita   deux   par- 

■>n  entre  Socraio  et  le 

îent  cette  question  :  Y 

l'^siique?  Puis  Socrate 

I  I  il  a  eu  sur  lo  nu^me 

':iiro   ath^Dicn.  et 

■  ublior  Critobule 

1  iiportaote.  Ischo- 

rau'  comiucut    il  aUministraii   sa 

'  sont  aussi   prospères,   c'est  qat'. 

-  i  Ichors,  sa  femme  s'occupe,  au  <ic- 

\  matson  :  c'est  qu'il  a  pris  suiit  <lo  former 

'•acoe,  lai  apprenant  à  dinper  et  à  soi- 

-^   >  *rt  '"nsidérer  ellc-m6mo  comme  la 

•■,  A  fuir  la  coquetterie  et  A 

lomaquo  a  docilemoiit  t^^couté 

Ml-.  >ir*ux  dans  l'union  la  plus  par- 

:uno  en  donnant  quelques  conseils 

".         '-^  persuasive  d'Ischo- 

\è  do  sa  jeune  épouse, 

-   !rur5  esclares.  font 

'  iTe  un  goilt  très 

-  profond  de  la 

i'tion  retiré  dans 

■--•   ."5CU.uàtC. 

ue  'l'\.  titre  d'on  onvrage  d'Aristoto.  — 

'     '     '■  '         • .  VEconomique  traitait 

li're  do  ta  maison  avec 

:int«.   ptii^  lie  la  pro- 

^  ■■■■.  que  cet 

-^   comme 

i    nu    mi- 

iMOD 

■{ne 

■rva- 

tUuii  et  le>  rii)t>arra»  liiian- 

ro.  dans  cet  ouvra^ro,  quel- 

mais  Dl  le  fond  ni  la  forme 

d  Anstota.  C'est,  aans  doute,  une  com- 


.-les 

Kiarinicr,  mettre  do  côté  par  éco- 
'V.MttKR  «on  argent,  tei  rextnuM,  ton 

■it^  aobre,  avare  de  :  Ecoifo- 


ép-i 

—  iijuor. 

ÉOONOMIftCUIt  n.  m.  l'arue  d  un  appareil  distillatotrc, 
de«tin'*e  ;ê  i'r<>    ;rrr  une  é':oDomio  de  combustible.  V.  hk- 

crraaATtri: 

tcONOtfiSME  'minm')  o.  m.  Système,  acioDce  des  éco- 
nomnt-'< 

ÉCOiroaaS'IX  '  i>r'  n.  PersAnne  qai  s'occupe  sf^Vialc- 
ment  "1  »•.  ..ri  ;ui.-  t. .1:11(^11*»  H'^n  n'trrtie  un  lîcoMuMisTK 
eo"»'  'ut.  Proadh.j 


vaias  du  iTin*  siècle 
•^  j  r'TïiiTN   1.-»  iliéones  économiques, 
une  sorte  do  coterie.  —  Cn  itcoïtOMisTR. 


qui 

et  -i  . 
V.  I 

ÉCOPAGE    paf  —  rad.  éccp4)  n.  m.  Pop.  Coup,  répri- 
man<l<«. 

tcnr  r  ,,,(  aii^ni.  tcrtohi  snéd.  tkop^. 

*"'"''■  "O  do  pelle  de  bois,  longue. 

étf"  -  manie  d'un  manche,  avec  la- 

quelio  vii  i^rcûu  ci  ou  rejette  l'eau  qui  pénètre  i  travers 


les  joint!  des  planches  d'un  bateau.  (Quelquefois,  lo 
manche  est  remplacé  par  uue  poi^uée  ;  l'outil  prend 
alors  le  nom  de  KrurKÀMAiN'  —  On  l'appelle 
aussi  BAïuK  .t>n  dit  encore  ksiopk,  KscorrB, 
'■-"-i>K  dan»  les  deux  cas.]  «  Oraudo  cuiller 
on  ao  sert  pour  retirer  de  dessus  son 
t  un  hqmdi^  claritié.  lorsqu'on  ne  peut  ni 
■  ircA   '    '  !   ver  le  siphon.  1  Muchiuc  que 

l'on  ■  (^puisor  des  enceintes  fer- 

mé'--  le*  luiidaiions.    les  méces 

J'ea  ■•  suportlcie,  et*.-,  n  Prlle  do 

fer  •  '•<  Ivn  travaux  ruraux,  dans 

les  I  ^.  etc. 

—  K'--'i!  rur.  l'otite  soucoupo  tr^s  évasée 
et  peu  profonde,  dont  on  se  sert  pour  écrémer 
le  lait  a  la  main. 

—  Mortic.  Ustensile  de  bois,  semblable  à 
une  (W'ope  de  bateau,  et  qui  sort  A  1  arrosage. 

—  Ksi  Y<X. 
l/<*<*o/>*  ordt- 
nai  re  qui, 
dans  le  ba- 
quet affe  A 
brtis.  est  pré- 
férable aux 
seaux,    ne 

peut  être  utilisée  qu'autant  qu'il  s'agit  do  petits  épuise- 
ments, et  que  l'eau  ne  don  être  élevée  qu'A  une  faible  hau- 
teur. Cet  appareil  prend  le  nom  do  écopc  holiandaise  quand 


Kr'-<pc  pour  i^crtni'-'r  1<*  lali. 


Ecope  bolUDdaise  :  B,  h»l:^nci»r:  E,  écope; 
T.  cordei  de  tirage. 

il  est  suspendu  A  nn  point  fixe  autour  duquel  il  peut  bas- 
culer. A  l'une  de  ses  extrémités.  K'auiro  extrémité  est 
reliée  A  un  balancier  sur  lequel  agissent  des  hommes  au 
moven  do  tirandes  ou  cordelettes. 

ÉCOPER  V.  a.  Mar.  Vider  l'eau  avec  une  écopc  :  Eco- 
PBR  lin  bateau. 

—  V.  n.  Pop.  Recevoir  des  reproches,  dos  coups;  <^tre 
celui  A  qui  échoit  une  affaire  désagréable.  !i  Boiro. 

ÉCOPERCHE  ( pèrch")  n.  f.  Pièce  de  charpente  posée  de- 
bout et  A  l'extrémité  de  laquelle  est  tïxée  une  poulie,  dans 
la  gorge  do  laquelle  passe  un  cordage  qui  sert  A  ('lover 
des  fardeaux.  11  Granao  porche  qui  sert  de  support  A  un 
échafaudage  et  que  l'on  appelle  encoro  kchasse.  (On  em- 
ploie plus  souvent  le  pluriel.) 

ÉCOPEDR  n.  et  adj.  Pop.  Se  dit  do  celui  qui  écope,  qui 
a  l'habitude  d'écoper. 

ÉCOQUER  ^Art*  — du  préf.  priv.  ^.  et  de  coq)  v.a.  Détruire 
les  mAlos  de  gallinacés,  commo  faisans,  perdrix,  etc., 
dans  les  chasses  où  ils  sont  trop  abondants,  u  On  dit  aussi 

ÉCOQURTBR. 

ÉCOQUETER  v.  a.  Chass.  Syn.  de  âcoQCER. 
ÉGORAGE  'raj')  n.  m.  Pôch.  Action  décorer  :  Compte 

d'KCORA'iK. 

ÉCORÇAOE  '»nj')oxi  ECORCEMENT^<^-man)  n.m.Techn. 
Action  d'écorcer  certaines  essences  d'arbres  :  Z.'bcorçage 
des  chénei. 

—  Encvci,.  ]ycorfage  des  arbres  producteurs  du  liège 
ou  des  matières  tannantes  doit  se  faire  sur  pied,  et  A  la 
main,  an  moment  où  labonianco  de  la  sève  facilite  la 
séparation  do 
lécorco  d'avec 
le  bois.  On  a 
cherché  A  pro* 
céder  A  l'calè- 
vement  de  l'é- 
corco  par  des 
movens  artifi- 
ciels, lorsque 
les  arbres  .sont 
abattus  et  dé- 
bités on  gros- 
ses bûches. 
C'est  ainsi  quo 
l'on  pratique 
l'écorçago  par 
la  vapeur.  In- 
venté par  Mar- 
tin, qnt  faisait 
macérer  le  bois 
dans  la  vapeur 
d'eau  humide , 
ce  procédé  fut 
perfectionn<i 
par  de  Nomai- 
son.  I^  vapf^ur 
sort  d'un  gt^nc- 
ratenr  vdrtical 
et  se  rend  dans  Ecorçagc  ilu  cb^oe-li^gt. 

dos   r-''  Ji'i'iits 

recr-.  rror.  11  suftit  do  quelques  heures 

pour 

C*^*'  ^^'nlemont  employée  pour  l'écorcage 

des  \nti*  tinrtv>ri.*'n,  soit  qu'on  fasse  usage  des  fibres 
mêmes  da  bois,  suit  que  leurs  écorces  seules  servent. 

L'osier  employé  en  vannerie  doit  être  préalablement 
pelé  ;  on  a  créé,'  A  cet  ofTct,  des  machines,  dont  l'organe 


Ecorçage  du  bol»  par  la  va[H-ur. 


46 

essentiel  est  une  sorte  d'entonnoir  armé  de  lames  mobiles 
poussées  par  dos  ressorts.  Kn  faiisant   passer  les   brins 
d  osier  dans    cet  enton- 
noir, ils  se  dépouillent  do 
leur  écoroe. 

ÉGORGE  {kor$s  ~~  du 
lut.  cortex,  écorcol  n.  f. 
Partie  extérieure  et  sii- 
perrtcieile  qui  recouvre 
la  tige  et  les  rameaux  do 
certaines  plantes.  11  Kn- 
veloppe  jdus  ou  moins 
dure  et  éj'aisse  des  fruits  : 
KcoBOK  d'urauge,  de  ci- 
tron,de  melon. de  f/renade. 

—  Par  anal.  Croûte  ex- 
térieure :  La  peau  est  /  kcorcb  des  animaux.  Nous  ne  pou- 
vons pétit'trer  que  dans  récoRCK  de  la  tei're. 

—  Vig.  Ai>Darence,  dehors,  forme  extérieure  ;  partio  su- 
perftciello  :  Le  vulnaire  s'arrête  à  /'kcorcb  et  aux  appa- 
rences. (Pairu.)  Il /i(</er  du  bois  par  t'écurcc,  Juger  une 
chose  sur  rai)parunce  : 

On  juf/e  du  ftoû  par  l'éeoret 
Et  du  «IcdaDi  par  le  dehors. 

tJCAKROI*. 

—  Archit.  Partio  latérale  des  volutes  du  chapiteau 
ionique. 

—  Comm.  et  pharm.  Ecorce  d'angelin  ou  angelina.  Nom 
d'une  écorce  des  Antilles  employée  comme  vermifuge.  1 
Ecorce  d'anfiusture  iraïc,  Ecorce  do  la  galipée,  dite  aussi 
cusPARiK  FÉBRIFDGK.  Il  Ecorcc  carijocostinc  ou  caryoatiiie, 
Syn.  do  cannblxk  blanchb.  li  £'copce  éleuthérienne ,  Syn. 
de  CASCAR1U.B.  n  Ecorce  de  girofle,  Syn.  do  cannelle  giro- 
KLÉB.  II  Ecorce  des  jésuites,  Ecorce  du  Pérou,  Ecorce  du  kin. 
Anciens  noms  du  quinquina.  11  Ecorce  de  Lava  la,  Ecorce  do 
la  badiane  anisée.  11  Ecorce  de  Pogtjereba,  Nom  d'une  écorce 
d'Amérique,  employée  contre  les  dysenteries,  les  flux  hé- 
patiques, etc.  n  Écorce  de  Sainte-Lucie,  Nom  de  I'exostoma 
MNEATUM.  Il  Ecorce  noire.  Nom  du  scorzonère  d'Espagne. 

Il  Ecorce  de  W'inter  ou  de  MageUan,  Ecorce  sans  pareille, 
P>oroc  du  drimys  aromatique  :  /."ï^xorcb  DEAViNTEBjouif 
de  propriéft'a  antiscorbutiques . 

—  Pbov.  Entre  l'arbre  et  l'écorce,  etc.V.  arbre,  n  Quand 
on  a  pressé  l'orange,  on  jette  1  écorce,  Quand  on  a  tiré  de 
quelqu'un  tout  ce  qu'on  pouvait  espérer,  on  s'en  débar- 
rasse, on  lo  néglige.  Le  mot  est  devenu  fameux  par  l'ap- 
plication quo  Frédéric  II  en  lît  A  Voltaire.  Le  roi,  auquel 
le  philosophe  avait  prodigué  ses  conseils  littéraires,  ses 
saillies  et  ses  compliments,  commençait  A  s'en  lasser  :  en 
parlant  de  lui.  il  rappela  le  proverbe.  Ce  propos,  répété  A 
Voltaire,  ne  contribua  pas  peu  A  le  froisser  et  A  le  cooAr- 
mer  dans  son  dessein  ae  quitter  la  Prusse. 

—  Encycl.  Indusir.  Les  4corces  utilisées  dans  Tindustrio 
peuvent  être  classées  eu  :  /annan/«,  tinctoriales,  d'usage 
domestique  et  aromatiifues,  etc. 

Les  premières  contiennent  le  tanin  qui  rend  les  peaux 
imperméables  et  imputrescibles.  Telles  sont  les  écorces 
de  chêne,  de  sapin,  d'aune,  de  chAtaignier,  de  bouleau,  do 
saule,  do  tremble,  etc. 

Les  écorces  sont  de  moins  on  moins  employées  en  tein- 
ture. La  plus  importante  est  celle  du  quercitron,  ou  chêne 
Jaune,  donnant  des  teintures  jaune,  brune  ou  rouge. 

Les  écorces  d'usage  domestique  comprennent  celle  du 
chéno-liégo.  et  l'écorce  dite  bois  de  Pojiama,  que  produit 
le  Brésil.  Cette  écorce,  bouillie  dans  loau,  peut,  au  besoin, 
remplacer  le  savon. 

Parmi  les  écorces  aromatiques  on  peut  citer  les  variétés 
d'écorces  de  cannelle;  celles  do  cassia,  de  gayac,  d'o- 
ranges amères.  etc. 

Mais  les  écorces  se  prêtent  encore  A  une  foule  d'usages. 
Celle  du  bouleau  noir  sert  A  fu!>riquer  des  embarcations 
légères  et  impénétrables  A  l'eau.  Les  pins,  les  sapins,  les 
mélèzes,  les  lentis((ues,  les  styrax,  les  acacias  laissent 
écouler  de  leur  écorce  des  sucs'gommeux  ou  résineux  uti- 
lisés dans  la  médecine  ou  dans  l'industrie.  Enlin  le  chanvre, 
lo  lin,  la  ramie,  le  mûrier,  le  tilleul,  lo  genêt  d'Espagne, 
le  bois-ilcntellc,  et  beaucoup  d'autres  végétaux  fournissent 
des  matières  textiles  variables  do  force  et  de  finesse,  dont 
quelques-unes  ont  la  plus  grande  importance. 

—  Bot.  Lo  langage  précis  des  botanistes  modernes  r^ 
serve  lo  nom  d'écorce  A  la  partie  d'une  tige,  d'une  racine 
ou  d'une  feuillo  qui  est  extérieure  au  cylindre  central 
(stèle),  ou  aux  stèles,  ou  aux  fragments  do  stèle  (méristéles) 
que  contient  cet  organe;  la  limite  profonde  de  l'écorce, 
ainsi  détlnio,  est,  dans  tous  les  cas,  l'endoderme.  Les  an- 
ciens botanistes  comprenaient  sous  lo  nom  d'^  écorce  », 
toute  la  partie  d'une  tige  âgée  qui  est  située  en  dehors  du 
cambium;  ils  y  incorporaient  ainsi  certains  éléments  de  la 
stèle  {liber  secondaire  et  péricyclo)  avec  les  appareils 
Jiroux  ou  sécréteurs  qu'ils  peuvent  contenir. 

C'est  cette  ancienne  signification  que  lo  mot  <■  écorce  » 
a  conservée  en  botanique  descriptive  ou  appliquée. 

Ainsi  entendue,  l'écorce  peut  se  détacher  soit  par  plaques 
platane),  nar  lanières  (bouleau),  ou  suivant  un  réseau  irré- 
gulier de  déchirures. 

—  Pharm.  Nombreuses  sont  les  écorces  qui  fournissent 
des  produits  médicinaux.  Citons  celles  de  quinquina,  do 
rascarille,  d'an^usture,  do  buis,  de  grenadier,  d'épino- 
vinotte.  de  laurier-cerise,  do  mançone,  de  sassafras,  do 
sureau,  etc. 

ÉCORGE-DE-CITRON  n.  f.  Nom  Vulgaire  d'une  coquillo 
du  m'nre  lôin". 

ÉCORCELER  v.  a.  Agric.  Syn.  do  écochblkb. 

ÉCORCEMENT  n.  m.  Techn.  V.  écorçagk. 

ÉGORGER  isé  —  rad.  écorce.  Preiid  une  cédille  sous  lo 
'ir.'on.l  c  .lovant  a  et  o  :  Sous  écorçons.  Vous  écorçAte^)  v.  a. 
Doponiller  de  son  écorce  :  Ecorcer  un  arbre,  une  orange. 
1)  Dépouiller  de  son  enveloppe,  de  sa  balle  :  Ecorcer  du  ris. 

S'ecorcer,  v.  pr.  Etre  ecorce.  n  Se  dépouiller  de  son 
écorce. 

ÉGORCHANT  (chan),  ANTE  adj.  Fam.  Discordant,  qui 
écorcbe  l'oreille  :  Des  sons  écorchants. 

ÉGORGHÉ  n.  m.  B.-arts.  Homme  ou  animal  représenté 
romplétoment  dépouillé  de  sa  peau:  /,'bcorché  de  lioudon. 
^'bcorché  de  iinndintlli. 

—  EscTCL.  Dans  les  arts  du  dessin,  on  appelle  éeorché 
la  statue  d'un  hommo  auquel  on  aurait  enlevé  la  peau 
pour  laisser  ressortir  les  muscles,  les  veines  et  les  arti- 
culations, telles  qu'elles  existent  dans  le  corps  humain. 


47 

Quand  l'élève  eu  dessin  ou  en  peinture  a  copié  des  bras, 
dos  jambes,  des  létos,  on  lui  fait  étudier  la  nature  sur  le 
vif,  1«  ji3U  (ios  muscles,  des  tendons  ol  dos  nerfs,  ahn  qu'il 

Imisso  ronnaitre  la  contiguration  exacte  do  chaque  nicm- 
iro,  dans  lollo  position  donnée.  Ces  études  se  font  sur 
dos  modèles 
spéciaux,  qui 
sont  l'oRuvro 
do  grands  ar- 
tistes. L'anii- 
quité  nous  n 
laissé  plu- 
sieurs statues 
do  Marsyas 
écorché  par 
Apollon.  Mi- 
chol-Ango  a 
fait  égale- 
ment un  écor- 
ché très  re- 
marquable ; 
mais  les  deux 
modèles  qui 
sorventlephis 
dans  la  prati- 
que sont  l'é- 
corché  do 
H  0  u  d  0  n 


Ecorcht*  (le  Gladiateur).  V.  nouMB. 


Técorché  do  Salvage.  L'écorché  de  Houdon  représente 
un  homme  à  l'état  du  repos;  celui  de  Salvage,  au  con- 
traire, est  un  gladiateur  dans  la  position  do  la  lutte,  et, 
sous  ce  rapport,  il  oïfre  un  modèle  précieux  à  ceux  qui 
veulent  sérieusement  étudier  l'anatomio  humaine.  Enfan, 
il  existe  La  écorché  de  cheval,  modelé  par  Géricault. 

Dans  les  études  médicales,  avant  d'arriver  à  la  dissec- 
tion, on  travaille  sur  l'écorché,  et  on  peut  on  voir  un  mo- 
dèle dans  la  bibliothèque  do  l'Ecole  de  médecine.  V.  homme. 

ÉGORCHE-CUL  [kit]  (À)  loc.  adv.  Pop.  En  glissant  sur 
lo  derrière  :  Descendre  une  pente  A  écorche-cul. 

—  Fig.  A  contre-cœur  :  .Ve  céder  qu'k  écorche-cul. 
ÉCORCHELER  V.  a.  Agric.  Syn.  de  écocheler. 
ÉGORCHEMENT  (tnan)  n.  m.  Action  décorcher  :  Z  ecor- 

CUEMKNT  d''^   C'ifitorS. 

—  Supplice  qui  consistait  à  écorchor  le  condamné  vivant  : 

i'ÉCORCHEMENT  de  Gét^aldï. 

—  Encycl.  Dans  l'antiquité,  ce  supplice  barbare  semble 
n'avoir  guère  été  pratiqué  qu'en  Cnaldée,  en  Babylonie, 
et  en  Perse.  Plus  tara,  et  chez  les  Européens,  l'écor- 
choment  fut  très  rare.  Nous  en  citerons  deux  exem- 
ples, qui  remontent  au  xiv  siècle.  Deux  frères,  Philippe 
et  Gautier  d'Aulnay,  victimes  des  débauches  de  Margue- 
rite et  Blanche  de"  Bourgogne,  furent  écorchés  en  1314. 
L'autre  fait  se  passa  trois  ans  plus  tard,  en  1317  ;  Hugues 
Géraldi,  évêquo  de  Cahors,  fut  écorché  vif,  tiré  à  quatre 
chevaux  et  brûlé,  pour  avoir  tenté  de  faire  périr  le  pape 
Jean  XXII.  Au  xiv  siècle,  le  général  turc  Mustaplia 
lit,  en  1571,  subir  cet  horrible  supplice  à  un  noble  véni- 
tien, Bragadmo,  coupable,  à  ses  yeux,  d'avoir  pendant 
doux  mois  et  demi  défendu  Famagouste  contre  lui. 

ÉCORCHER  (du  lat.  eTcorticare,  enlever  l'écorce  ;  do  er, 
do,  et  cortex,  écorce)  v.  a.  Dépouiller  do  sa  peau  :  Ecor- 
cHKR  un  lapin,  une  anguille.  Il  Egratigner,  enlever  une  par- 
tie de  la  peau  à  :  Epines  qui  écorchent  la  tnain. 

—  Par  exagér.  Maltraiter  violemment. 

—  Par  anah  Ecorcer.  dépouiller  totalement  ou  en  partie 
do  son  écorco  :  Quand  le  feu  du  ciel  a  écorché  1rs  chênes 
delà  forêt.  {Chatca.Mhr.)  \\  Déchirer  superficicllemoat,  egra- 
tigner :  EcoRCHER  le  sol,  un  meuble,  une  muraille.  —  Au 
fig.  :  Un  sentier  pierreux,  en  zigzag,  écorché  la  montagne 
verte.  {H.  Tame.) 

—  Fam.  Choquer,  offenser,  affecter  désagréablement  : 
Musique  qui  ltobchr  les  oreilles.  Liqueur  qui  êcorche  le 
gosier.  \\  Parler,  expliquer,  traduire  d'une  façon  très  incor- 
recte :  EcoRCHER  l'allemand.  Il  Mal  prononcer,  défigurer  : 
EcORCHER  un  nom  propre. 

—  Fig.  Rançonner,  faire  payer  des  sommes  ou  des  prix 
exorbitants  à  :  Hôtel  où  l'on  écorché  les  gens. 

—  Pop.  Ecorcher  le  renai-rf,  Vomir  avec  de  grands  efforts. 

—  IjOC.  fam.  :  .\e  pas  s'écorcker.  Parler  trop  de  soi  avan- 
tageusement. Il  Crier  comme  si  l'on  vous  écorchait.  Jeter  de 
grands  cris  pour  peu  de  chose. 

—  Art  miiit.  Endommager  superficiellement,  en  par- 
lant d'un  mur  de  fortification  :  Ecobcher  le  flanc  d'un 
fias  t  ion. 

—  Techn.  Ecorcher  une  figure.  Amoindrir  le  noyau  d'une 
figure  qu'on  vont  couler,  d'une  épaisseur  équivalente  i 
colle  que  doit  avoir  le  métal  ou  le  plâtre. 

—  Phov.  :  Il  n'y  a  rien  de  si  difticile  à  ecorcher  que  la 
queue,  Le  plus  difiinle.  on  toute  chose,  rest  la  fin.  i:  Il 
faut  ecorcher  l'anguille  quand  on  la  tient,  Il  faut  profiter 
do  l'occasion .  H  II  !aut  tondre  les  brebis  et  non  pas  les  ecor- 
cher. Il  no  faut  tirer  des  gens  que  ce  qu'ils  peuvent  rai- 
sonnablement donner,  u  Jamais  beau  parler  n'écorcha  la 
langue,  Un  langage  décent  no  peut  jamais  nuire  ;^  celui 
qui  lo  tient.  Il  Tant  vaut  celui  qui  tient  que  celui  qui 
écorché,  Lo  receleur  est  aussi  coupable  que  lo  voleur,  le 
principal  autour  que  le  complice. 

Écorché,  ée  part.  pass.  du  v.  Ecorcher. 

—  Blas.  Se  disait  anciennement  des  figures  d'animaux 
qui  sont  de  gueules.  (Les  animaux  écorchés  étaient  ainsi 
nommés  parce  quo  leur  couleur  rougo  semblait  indiquer 
qu'ils  avaient  été  dépouillés  de  leur  peau.) 

—  Comm.  Se  disait  anciennement  dos  cuirs  travaillés 
au  burin  avec  des  champs  rugueux,  siir  ouoi  se  détachaient 
dos  ornements.  {L'inventaire  do  Charles  VI  [1404]  men- 
tionne une  chaise  garnie  de  cuir  vermeil,  écorché  à  la 
devise  du  roi.) 

—  Substantiv.  Personne  écorchéo.  V.  kcorché  n.  m. 

S'écorc/ïer,  v.  pr.  Etre  écorché.  ii  Etre  égratigné,  dé- 
chiré superficiellement.  '\  Se  faire  une  écorchuro.  u  Se 
faire  des  écorchures  l'un  à  l'autre. 

ÉGORCHERIE  rO  n.  f.  Local  où  l'on  éoorcho  les  ani- 
maux :  Envoi/t^r  un  cheval  à  TECORCHERtR. 

—  Fig.  Etablissement  où  l'on  rançonne,  où  l'on  écorché 
les  clients,  il  Action  d'écorcher,  do  rançonner. 

—  Hist.  Ce  qui  se  rapporte,  d'une  façon  quelconque,  aux 
écorchoiirs.  V.  ce  moi. 

ÉGORCHEUR,  EUSE  n.  Techn.  Personne  qui  fait  métier 
d'écorcher   les  bôtes   mortes  :   Envoyer  un   cheval   chez 

l'KCOVLCUiiVR. 


—  Fig.  et  fam.  Personne  qui  écorché,  au  sens  fignré  de 
ce  verbo. 

ÉGORCHEUR  n.  m.  Nom  vulgaire  de  plusieurs  espèces 
do  pies-''rièchcs  africaines,  appartenant  au  genre  laniua. 
(Lécorcheur  d'Europe  ou  grand  écorc fieur  csl  ua  oiseau  du 
mémo  genre,  Venneoctonus  collurio.)  V.  EN.NÊOCTorfK. 

ÉCORCHEURS  D.  m.  pi.  Nom  donné  à  des  bandes  de 
pillards,  organisées  militairement,  qui,  du  règne  de 
Charles  VI  à  celui  de  Charles  VII,  ravagèrent  la  France 
en  commettant  les  pires  excès.  —  L'n  écorchkcb. 

—  Encycl.  Ce  fut  surtout  après  la  paix  d  Arras  ^1435\ 
quand  les  troupes  de  soudards  et  do  mercenaires,  qui  vi- 
vaient de  la  guerre,  se  trouvèrent  sans  emploi,  quo  les 
ravages  des   écorcheurs,  composés  pour  la    plus  grande 

fiartio  do  soldats  licenciés,  furent  atroces.  Los  plus  cé- 
èbres  capitaines  et  môme  les  plus  grands  seigneurs  ne 
restèrent  pas  étrangers  aux  exploits  de  ces  pillards,  dont 
ils  no  craignirent  pa.s  de  dirifjer  les  opérations  :  Cha- 
bannos,  les  deux  Blanchefort,  6rusac,  La  Hire,  le  bÀtuid 
de  Bourbon,  Louis  de  Bueil.  le  comte  de  Ligny,  le  seignetrr 
do  Coramercy  jouèrent  un  rôle  sanglant  dans  i'éeorc  lerie. 
Charles  VII  et  ses  officiers  surent,  par  des  efforts  patients 
et  continus,  tirer  de  ces  bandes  sauvages  l'armée,  régu- 
lière qui  opéra  dans  la  Normandie  et  la  Guyenno  et 
n  bouta  hors  *  les  Anglais. 

ÉGORCHURE  (rad.  ecorcher)  n.  f.  Palhol.  Plaie  légère 
de  la  peau,  produite  par  un  frottement  violent  qui  enlèvo 
ou  déchire  les  couches  superficielles  :  On  traite  Z'écob- 
CHCBE  par  des  lotions  astringentes,  d'eau  blanche  de  Gou- 
lard,  par  exemple.  Syn.  de  excoriation. 

—  Fig.  Atteinte  qui  cause  quelque  dépit  :  Lei  écoR- 
CHCRES  de  l'amour-propre.  (V.  Hugo.) 

—  Techn.  Dans  le  tissage.  Manquement  d'un  ou  de  plu- 
sieurs des  brins  ou  lilaments  réunis  pour  la  formation  d'un 
seul  fil  de  chaîne  ou  de  trame. 

ÉCORCIER  {si-é)  n.  m.  Endroit  où  l'on  emmagasine  les 
écorces,  dans  une  tannerie. 

ÉGORÇON  n.  m.  En  T.  de  tanner..  Fragment  d'écorce  de 
chêne  destiné  au  tannage  des  peaux  vertes. 

ÉCORE  n.  f.  Mar.  Syn.  de  accore. 

ÉGORE  -rad.  ^corer)  n.  f.  Pèch.  Registre  sur  lequel  se 
trouvent  inscrits  les  comptes  d'écorage  du  bateau  do 
pèche  avec  un  ou  plusieurs  marayeurs  ayant  acheté  lo 
poisson  pris,  tl  Feuille  d'écore  ou  Ecôre,  Fourile  qui  contient 
le  résultat  d'un  écorage. 

ÉGORER  v.  a.  Mar.  Syn.  do  accorkb. 

S'écorer,  v.  pr.  S'appuver  :  S'écorbb  sur  une  jambe. 

(Ct.  Flaubert.) 

ÉCORER  (de  l'angl.  score,  marquer),  v.  a.  Tenir  les 
comptes  d'un  bateau  pêcheur  :  Un  même  homme  écore  or- 
dinairement plusieurs  bateaux. 

ÉCOREUR  (de  l'angl.  scorer,  même  sens)  n.  m.  Pêcheur 
chargé  do  tenir  la  feuille  d'écore. 

ÉCORNAGE  inaf)  n.  m.  Arg.  il  Vol  à  Vécomage,  Genre  do 
vol  qui  consiste  à  couper,  à  l'aide  d'un  diamant,  la  vitro 
d'une  devanture  ou  d'une  fenêtre  pour  pénétrer  dans  le 
lieu  où  l'on  veut  dérober. 

ÉCORNE  n.  f.  Action  d'écorner,  dommage,  atteinte  por- 
tée :  Ceux  qui  reçoivent  écornc  dans  leur  mariage  sont 
appelas  cornards.  (Cholières.)  [Vieux.] 

ÉGORNEMENT  (man)  n.  m.  Action  d'écorner  ;  son  ré- 
sultat. 11  Etat  de  ce  qui  est  écorné. 

ÉCORNER  (du  préf.  priv.  ê,  et  de  corne)  v.  a.  Agric. 
Arracher,  couper,  briser  les  cornes  à  :  Ecorner  un  tau- 
reau. Il  Vent  à  écorner  les  bœufs.  Vent  très  violent. 

—  Par  est.  Ebrécher,  rompre,  entamer  les  angles  ou 
les  bords  de  :  Ecorner  une  boite,  un  livre,  des  assiettes. 

—  Fig.  et  fam.  Réduire,  diminuer,  amoindrir,  faire  une 
brèche  à  :  Ecorner  son  patrimoine,  i:  Porter  atteinte  à  : 
P:corner  la  foi  conjugale,  n  Ecorner  le  cœur  de  quelqu'un. 
Parvenir  à  s'en  faire  aimer. 

—  Art  milit.  Ecorner  un  convoi,  Le  couper  dans  sa  mar- 
che et  s'emparer  d'une  partie. 

S'écorner,  v.  pr.  Se  rompre  une  corne  ou  les  cornes. 

—  Fig.  et  fam.  Diminuer,  s'amoindrir. 
ÉGORNIFLER  (j^d.  écorner)  v.a.  Fam. Se  procurer  par-ci 

par-là,  en  usant  d'adresse  ou  de  moyens  détournés  :  Ecor- 
N1FLER  un  dîner,  de  petits  cadeaux,  i]  Fig.  Recueillir  çà  et 
là  :  EcoRNlFLER  quclques  bons  mots. 

ÉGORNIFLERIE  [r(^  n.  f.  Fam.  Action  décornifler. 

ÉGORNIFLEUR,  EUSE  n.  Fam.  Personne  qui  fait  mé- 
tier déi'orniller,  qui  vit  d'écorniflerie  ;  parasite,  ii  Par  cxt. 
Plagiaire. 

—  Syn.  Ecomifleur,  parasite.  Le  premier  s  emploie  dans 
le  langasro  familier,  l'autre  est  de  tous  les  styles.  Do  plus. 
Vécorni/ieur  use  detfronterio,  do  ruse;  on  n'a  qu'un  désir, 
celui  do  l'empêcher  de  revenir.  Un  parasite,  au  contraire, 
est  un  commensal  qu'on  souffre,  qui  plaït  même  quelque- 
fois, quand  il  sait  payer,  dune  façon  quelconque,  la  fa- 
veur qu'on  lui  fait. 

ÉGORNURE  n.  f.  Fragment  d'une  chose  écornée  :  Z'kcor- 
NiRE  d'une  assiette,  d'un  plat,  il  Brèche  do  l'objet  écorné  : 
Meuhle  plein  rf'ÉcoRNURES. 

ÉCOS.  ch.-I.  do  canton  de  l'Eure,  arrond.  et  à  19  kil.  des 
Andelys.  551  hab.  Ch.  do  f.  Ouest.  Briqueterie,  commerce 
do  bétail,  do  rouennerie.  Eglise  (xiii'  s.i.  Château  de  La 
Chesnaye  i  xv»  s.)  —  Le  canton  a  24  comm.  et  7.643  hab. 

ÉCOSSAIN  [ko-sin  —  rad.  écosse)  adj.  m.  So  dit.  dans 
quelques  départements,  des  grains  de  froment  auxquels  la 
ballo  reste  attachée  après  lopération  du  battage  :  Oratns 

ÈCOSSAINS. 

Écossais  (ko-sè),  aise,  personne  née  ou  Ecosse  ou 
qui  habite  ce  pavs.  —  tes  Ecossais. 

—  Fam.  Etn  en  Ecossais.  Etre  sans  pantalon. 

—  Adjectiv.  Qui  appartient,  qui  a  rajïport  H  l'Ecosse 
ou  à  ses  habitants  :  les  bardes  écossais.  Coifumc  écossais. 
A/trurs  écossaises. 

—  Hospitalité  écossaise.  Hospitalité  gracieuse  et  désin- 
téressée, comme  on  la  pratique  on  Ecosse. 

—  Comm.  Etoffe  écossaise  ou  substantiv.  Ecossaise. 
Etoffes  à  carreaux  formés  par  des  lignes  do  couleurs  va- 
riées, qui  so  croisent  à  angle  droit. 

—  Franc-maçonn.  Bit  écossais.  Une  des  grandes  subdi- 


ECORCHE  —  ECOSSE 

visions  de  la  franc-maçon oerie.  placée  soos  l'obédience  ex- 
clusivo  d'an  suprême  conseil,  en  France. 

Hist.  Garae  écoêsatge,  Première  compagnie  des  gardes 


^Ê  k 


ÉcOMAts  ;  1-  Scot 
OWD    ScoU;   3.    Ra\ 
l.  Ulghlud.  r 

da  corps  do  roi  de  France  avant  1789,  composée  d'abord 
d'Ecossais  eorAlés  sous  Charles  VII. 

—  Philos.  Ecolf  ^coiiaitf,  Kcole  philosophique  qni  a 
pour  chefs  Reid  et  Dugald-.Siewart.  el  qui,  exclo^ivc- 
ment  psychoto^que.  base  la  certitude  sur  le  sens  com- 
mun et  lo  devoir  sur  le  sens  moral. 

—  D.  m.  Dialecte  anglais  parle  par  les  Ecossais  des 
basses  terres  i  loiclandt   :  S'erprimer  en  êcosSAis. 

—  n.  f.  Techn.  Instrument  de  fer,  sorte  de  ringard, 
pour  fourcronner  et  attiser  le  feu.  • 

—  Chorégr.  Nom  d'une  ancienne  danse  tournée,  usitée 
en  Ecosse,  et  ^ui  se  dansait  sur  une  mesure  à  trois  temps  : 
Exécuter  une  Kcos.sAtsK. 

—  EscTCL.  Linguist.  Trois  idiomes  princirn-- -r- 

!és  en  Ecosse  ;  Vangtaitr  \ycouait  elVerse,  a 

haut  écossais  et  gaélique.  Ce  dernier  idiom'-.  . 
ment  dans  la  partie  montagneuse  de  l'Ecosse,  ics  f.iyi- 
lands,  appartient  à  la  famille  celtique.  C'est  la  langue  du 
légendaire  Ossian.  L'écossais  proprement  dit.  parlé  dans 
les  basses  terres  ou  loirlands.  est  une  variété  dialectale 
de  l'anglais,  dont  il  ne  diffère  que  par  certaines  par.icu- 
larités  de  phonétique  et  de  vocabulaire,  .\insi.  lécos&ais 
dit  jnflir,  nuld,  gudc,  pair,  au  lieu  de  snoïc,  old.  gocd,  poor, 

3ui  sont  les  mots  anglais  correspondants.  Il  dit  a' au  lieu 
e  ail;  doc/iter,  kirk,  au  lieu  de  daughtcr,  church  :  I  canna, 
au  lieu  de  /  cannot;  etc.  Il  y  a  une  étroite  parenté  entre 
l'écossais  et  les  dialectes  anglais  du  Nord. 

—  Philos.  Ecole  écossaise.  Cette  école,  constituée  par  un 
groupe  de  penseurs  écossais  qui  s'eiTorcérent  de  réagir 
contre  la  philosophie  de  Locke  et  celle  de  Hume,  eut  pour 
fondateur  Hntcheson,  qui,  aux  deux  facultés  reconnues 
par  Locke,  l'entendement  et  la  volonté,  ajoute  le  sens  du 
beau  et  le  sens  du  bien.  Adam  .Smith  insista  surtout  sur 
la  théorie  des  sentiments  moratix  'MhO:  et  fonda  la  morale 
sur  la  svmpathie.  Thomas  Reid  s'attacha  surtout  à  la 
théorie  de  la  connaissance,  s'efforcant  de  réhabiliter  le 
sens  commun:  il  considère  que  la  vraie  méihode  est  celle 
qui  applique  robser%'ation  aux  faits  intérieurs  comme 
aux  faits  extérieurs.  Il  fait  de  lécole  écossaise  une  école 
descriptive,  qui  énumère  des  faits  ou  qui  invoque  des 
crovances  générales  ou  •  vérités  de  sens  commun  • .  Ses 
principauiaisciples  furent  Beattie,  Oswald,  Ferguson,  et 
surtout  Dugald-Stewart  qui  essava  de  donner  aux  idées  de 
Reid  un  caractère  plus  scientifique.  Avec  Hamilton.  l'école 
subit  l'influence  de  la  philosophie  kantienne  et  sVleva  a 
des  vues  plus  systématiques  :  1  absolu  est  inconnaissable, 
et  c'est  l'impossibilité  de  concevoir  une  chose  comme  ab- 
solue qui  nous  fait  chercher  àtouie  chose  des  conditions 
dans  les  choses  précédentes.  Hamilton  conserve  la  f-ji  à 
l'absolu.  Boulroux,  dans  ses  Etudes  d  histoire  de  la  /l'ii/o- 
sophie.  a  montré  les  rapports  de  l'école  écossaise  et  do  la 
pensée  française. 

ËCOSSAS  ko-sd)  n.  m.  Sculpt.  Fouille  convexe,  formant 
une  palmette. 

ECOSSE  n.  f.  Forme  popnl.  de  cossf. 

ECOSSE,  en  ani;l.  ScOTLAND.  p  ' 

do  1  ile  do  la  OranJeBretagne.  et  1;;  ■• 

du  Royaume-Uni.  Bordée  par  la  mer  _  .  '  . 

elle  tient,  au  S.,  i  r.\ngleterre.  suixaiii  une  ligne  irregu- 
liére.  qui  va  de  l'embouchure  de  la  Tieed  .au  N.-E.)  au 
golfo  de  Solway  au  S.-O.),  soit 
llî  kilomètres  à" vol  d'oiseau.  Plus 
grande  lonirueur.  du  N.  au  S..  464  ki- 
lomètres; largeurs  variant  entre  i' 
et  24^  ou  Sôo  kilomètres  ;  surface  de 
f.9.000  à  lo.ooo  kilomètres  carres,  et. 
avec  les  lies,  de  :8.S95. 

Côtes  extraordtnairement  décou- 
pées.surtout  à  l'ouest. où  le  rivage  est 
tout  en  firths.  en  presqu'îles,  en  Iles. 
Sur  ce  mémelitloral occidental. pluies 
extrêmement  abondantes,  tandis  que 
le  littoral  do  l'est  est  plutôt  sec. 

L'Ecosse,    divisée    en    hiqhiands 
(Terres  Hautes^  et  loiclands  (Terres  Basses  .lomir.r...  en 
réalité,  très  peu  de  terres  basses;  les   1 
divisés  en  trois  groupes  :  au  sud.  en  partag- 
terre,  les  monts  Cheviot  .highlands  du  su  1  .  ..  n 

de  S38  mètres;  au  nord,  dans  la  partie  située  an  ac.a  lei. 
firths  de  la  Clvde  et  du  Forth,  les  Orampians  Iresseni  le 

Ben-Nevis  ;1.310  m.',  p'ant  de   la  Or-.-  ■-  "■ -    "> 

norlouesl.  dans  le  massif  trraniliqi;  ■ 
séparé  du  reste  du  ;';iv5  ;  ar  la  v.i 
Ben-Attow  atteint    i  os.  Même   Janb   .,»L>...iu- 

pians.  pas  de  ne.i:  ■  i>n'««sement 

tn  raison  de  l.i'  -  r'-'       -^  .'  ■ 

des  montagnes,  de  la  :  !?,'„«« 

torrents  et  les  lacs  y  so  -  nar  un 

qui  s'unissent  en  fleuve^  _΄'A„„ 

«tuaire  dans  un  firth:  la.  s  iros  a-onfes  c_.  lo  pl"»J0"- 
vent.  fort  étroits.  I^  plus  long  des  fleuves  écossais  est  le 
Tav;  le  plus  grand  lac  est  le  Lomond. 
i^ays  presque  sans  arbres,  où  moins  de  s  millions  i  hec- 


Ansf  c  tl  tcoMe. 


ECOSSE   —   ECUl  A.NE 


ur«a  «ont  rr^r^crM  stt  'hv^n^i  ruharM,  «oMotii  à  l't-    |    TTsii»  r«*1ifHon  •  qui  niln^  h  famait  1m  espérances  des 

^roio«,  i  I       ,  '    '             I',                  T"          :*i  dt^sipno  pour  Kon  suc- 

oa  l«rr<^  m'^nio  Jac(|uc5  VI,  suii 

d«  «DOT  it'03  .  L'union  onirc  Ivs 

4.00O  k:  mais  il  s'en  faut  qu'ollr 

j'mie  a  utant  \oa  prosbvt<^ricns, 

OlASfCOv  1                                                      I                                                                    '  '  roi-rnant.  quo  là  plupart 

fA'«u«Mu,  -  ;j«4.,  I    du  M'3  bujcu  LVu^i^iuiâ  h^k'iK'ut  Qvec  CDthousiasmo  ;  mai't, 

Deux  races  :  dans  les  lowlaads  domiaeot  1m  geos  di<    I    quand  il  veut,  pour  les  réduire,  s'appuyer  sur  lo  parlcmout 


^ 

o 


«    ]S 


Buti  oT  Lewis 


„„   I     renHàii,IFm 
C-Dul^ei:     c.Dunèansby 


■^ 


■'i^v'.ji-'  ' 


.# 


.^ 


Caiia. 

Coil  ;;; 

Idna 


3sr 


Colonsav 


o^. 


dv 


Forth 


'   ^IDIIVlBOURG^;rn     . , 


V 


Caru  4«  I  Eeouv.  V.  GaAXDa-Bt.sTAOia  kt  d'Ulaxdb  (RoTicutUm  de).  —  [Cartt  en  coulcun.) 


]^%   K.  " 

sans  crsto  4  rcj'OU' 

pa».  et.  BQ  rommen- 

r" 


«  ^^.n,  ,  anglo-saxoDoe  •  ;  dans  les 
-•^est  OD  majorité.  Deux  lances 
'-.  de  pluseo  plus  le  vieil  idiome 

-0  00  33  comtes.  Capit.  Edimbourg, 
'^r.i  écossais  jusqu'à  la  réunion  de 

'  de  l'histoire  de  l'Ecosse  avant 

*'K  .\trr,'-'.la  op^re  la  conquête 
-t  k  Korth. 
nmr  continu 
^■■[1  nom  ot 
asile. 
•i  quo 
1  : (*  fi  1 


'■■  .ais.  iroui  inipuis-<antf^n  4»  It-^  r*^<iuire. 

1-  '^-  Jarqucs  VI  réussit  un  mntnf^t  4  la 

''"  .  :-  _  >.  en  1585,  il  est  obligé  de  sipner,  avec 

EUsa^Ui  d  Ao^ieierre,  une  «  ligue  pour  U  défeose  de  la 


anglais,  il  rencontre  do  ce  cAtéde  telles  prétentions  qui] 
change  do  tactique  et  s'appuie  sur  ses  sujets  écossais 
contre  ses  sujets  anglais.  Il  perd  &  ce  jeu  la  couronne  et 
la  vie.  L'Kcosso ,  qui  n'aime  pas  Cromwoll .  proclame 
Charles  II  (1650);  Cromwoll  y  dépêche  Monk,  qui  rétablit 
l'ordro,  çrAcc  au  jrouvernement  le  plus  tvrannique  que  le 
pays  ait  encore  connu.  Charles  II,  restauré  en  Angleterre, 
se  venge  des  presbytériens  qui  l'ont  abao'ionné  cl  abolit  le 
covenant.  Jacques  II  continue  cette  politique  de  réaction 
ft  <io  lerrear.  Aussi  l'Ecosse  accueille-l-ello  avec  faveur 
lavénoment  df  Guillaume  d'Orange.  Il  v  eut,  cependant, 
•tessoulévcmcnts  jacobi  tes,  surtout  dans  les  Hautes  Terres: 
ils  furent  cruellcmcDl  réprimés,  et  les  massacres  de  Gleococ 
jetèrent  la  décnnsidération  sur  la  maison  d'Orange.  Des  ten- 
dances séparatistes  se  maniff^stéront  à  nouveau.  La  reine 
Anne  eut  les  plus  grandes  diftlcullés  à  faire  passer  Yacte 
ft'union.  C*t  acte,  mis  en  vigueur  le  l"  mai  1107,  fui  pré- 
paré par  une  commission  formée  de  31  membres  du  parle- 
ment écossais  et  de  3i  membres  du  parlement  anglais.  Il 
fut  adopté  par  le  dernier  parlement  écossais,  à  la  faible 
majorité  de  41  voix.  Il  stipulait:  que  les  deux  couronnes 
ne  s<«raient  plus  séparées;  —  que  le  libre-échange  serait 
établi  entre  les  deiu  royaumes  ;  —  que  les  systèmes  d'im- 
pôts et  les  dettes  nationales  seraient  unifiés;  —  que 
45  députés  de  I  Ecosse  siégeraient  é  la  Chambre  des  com- 
munes et  40  pairs  écossais  (élus)  A  la  Chambre  dos  lords. 
I>és  lors,  il  no  se  produit  plus  quo  deux  révoltes  jacobites, 
sans  grande  importance,  mais  qui  furent  étouffées  dans  le 
^.iiLT  ;  «-etin  de  1715.  t«rroinéo  par  lavictoire  des  Unionistes 
'^muir,  colle  do  174S,  suscitée  par  le  prétendant 
I Mouard,  et  que  termina  la  victoire  des  Anglais  à 

—  Liitér.  L'Ecosso  a  possédé,  pendant  tout  le  moven  fige 
et  jusqu'à  la  Réforme,  une  littérature  populaire,  dont  les 
monuments  sont  diraciles  à  distinguer  do  ceux  des  dialectes 
du  nord  do  l'Aaglolorre.  Kn  1567,1a  traduction  anglaise  de 


48 

la  Bible  mit  fin  au  règne  littéraire  de  l'écossais.  Mais,  an 
xviti'  siècle,  alors  quo  le  dernier  reste  do  l'indépendance 
écossaise  venait  de  disparaître  avec  le  parlement  d'Edim- 
bourg, AUan  Kamsay  et  Kobert  Burns  entreprirent  do 
fairo  revivre  la  poésie  nationale,  et  foudi'Tent  une  école 
qui  s'est  continuée  jusqu'à  nos  jours.  Au  contraire,  Thom- 
sun,  Smollet,  Heattie  au  xvin»  siècle,  Walter  Scott,  Camp- 
bell, l'arlyle  nu  xix*,  abandonnèrent  la  langue  nationale 
et  enrichirent  de  leurs  leuvres  la  littérature  anglaise. 
A  peine  «luclques  locutions  les  distinguent  des  écrivains 
nés  en  Angleterre.  Aujourd'hui,  l'anglais  est  la  langue 
ollicielle  et  littéraire  de  TEcosse. 

—  Itiiu.io<in.  ;  Buchanan.  Jterum  seotieamm  historié, 
lif-ri  \//  Edimbourg.  1582);  Unnon.  Hintoryof  tfie  Kingdom 
of  Scotlnnd  ^Westniinstor,  1810j  ;  Roborlson,  History  of 
Scotland  ([.ondres,  1759);  Skcnc.  C'eitie  Scotlnnd  (Edim- 
bourg. 1876-1880'(;  Leslie,  Ihe  Karly  Jtacvs  of  Scotland 
1  Londres.  1866  >;  Chambers,  Domestic  annaU  of  Scotland 
fro'H  Ihe  Heformntion  to  tfic  lievolution  Londres,  1859-1860); 
Mac  Intoscn,  //istort/  of  civilisation  in  Scotlatid  (Abordoen 


1878-1888);  Uogers,  Social  life  of  Scotland  froom  earlu  tu 

'     rgyll,5co//rtn  ' 
ai  il  is  and  as  it  iras  (Edimbourg.   18S7i;    flavid  Irving, 


récent  timet  vEdimbourg,  1884-188»»'  ;  duc  dArgyll,  5co//rtnrf 


Histoire  de  la  poésie  écossaise  (Edimbourg,  1861)  ;  J.  Ross, 
la  Vieille  Littérature  écossaise  [Lontlres,  1884);  H.  W'aikor, 
Trois  sirclcs  de  littérature  écossaise  (Londres,  18&3)  ;  Laing, 
t'Aticicune  Poésie  écossaise  (Londres,  1894). 

Ecosse  (CONCILE  d").  concile  provincial  de  toute  l'E- 
cosse, ordonné  par  lo  pape  Honorius  III  (1225).  On  y  dé- 
créta 84  canons,  qui  formèrent  les  statuts  généraux  de 

IKglise  d'Ecosse. 

Ecosse  (Nouvelle-).  Géogr.  V.  Nouvelle-Ecosse. 

ÉCOSSER  iko-$é  —  du  préf.  priv.  é,  et  do  cosse)  v.  a. 
Dépouiller  de  sa  cosse  :  Ecossbr  di's  pois,  des  fèves. 

—  Fig.  et  fani.  Eplucher,  étudier  minutieusement  : 
Ek^'Ssiîr  le  langage  de  <fitelgu'un.  (Inus.) 

Sécosser,  v.  pr.  Etre  écossé. 

ÉCOSSETTE  [ko-sèt')  n.  f.  Bottillon  de  betteraves. 

ÉCOSSEUR  [ko-seur'),  EUSE  n.  Personne  qui  écosse. 

—  Pop.  Employé  des  postes,  chargé  d'ouvrir  les  lettres 
égarées  ou  retenues  par  ordre. 

ÉCOSSINE  ko-sin'i  ou  ÉCAUSSINE  [kô-sin  n.f. Sorte  de 

pierre  â  bâtir. 

ÉCOSSISHE  {kosissm')  n.  m.  Nom  qui  a  été  donné  à  l'en- 
semble des  systèmes  maçonniques  qui  sont  ou  prétendent 
être  originaires  de  l'Ecosse  et  ne  reposent  que  sur  des 
légendes  sans  consistance,  généralement  abandonnées,  du 
reste,  par  les  loges  du  rit  écossais. 

ÉCOSSONECX  (ko-so)  n.m.  Nom  vulgaire  du  bouvreuil. 

ÉCOT  :ko  —  de  l'anc.  bas  allem.  skot,  dans  le  sens  de 
contribution;  allem.  mod.  schoss)  n.  m.  Quote-part  in- 
combant à  chacun,  dans  une  dépense  commune  :  Payer 
son  ÉCOT.  i;  Montant  de  la  note  à  payer,  chez  un  traiteur  : 
J'eus  avec  le  traiteur  une  dispute  pour  /'kcot.  (I.e  Sage.) 
[Sens  vieilli.]  li  Compagnie  réunie  à  une  même  table  :  //  y 
«  (roi*  ËcoTs  dans  le  jardin.  —  Etre  de  tous  les  écots.  Se 
mêler  à  toutes  les  compagnies,  il  Parlez  à  votre  écot  (à 
ceux  qui  mangent  avec  vous).  Se  dit  à  une  personne  qui  se 
mêle  d'une  conversation  qui  no  la  regarde  point. 

—  pROv.  :  A  beau  se  taire  de  l'écot,  qui  rien  ae  paye. 
Celui  qui  ne  paye  pas  ne  doit  point  se  mêler  de  contester 
la   dépense. 

ÉCOT  {ko  —  de  l'anc.  bas  allem.  skot,  dans  le  sens  de 
pousse  ;  allem.  mod.  sc/jo5*,  même  sens)  n.  m.  Sylvie.  Eclat 
de  bois  qui  reste  adhérent  à  l'arbre  abattu,  lorsqu'on  a  scié 
incomplètement  le  tronc. iiTroncd'arbre 
ou  grosse  branche  auquel  adhérent  en- 
core les  bouts  de  menues  branches  cou- 
pées, 'i  Menu  bois  tombé  à  terre  :  // 
recueillit  quelques  petits  écots  dans  le 
sentier. 

—  Blas.  Bâton  noueux,  branche  ré- 
duite à  son  corps  principal  ot  n'ayant 
point  de  rameaiLx. 

—  Techn.  Petit  bloc  qui  reste  adhérent 
aux  foncées. 

ÉCÔTAGE  {taf  ^  rad.  écôler)  n.  m.      D'azur  fi  un  ^cot 
Suppression  des  côtes  du  tabac,  i:  Opé-   d'argent  po»«  eu  pal. 
ration  qui  consiste  à  faire  passer  le  ti\ 
de  fer  successivement  dans  une  série  de  filières,  pour  en 
faire  disparaître  les  côtes  quo  lui  a  imprimées  la  première 
des  filières. 

ÉCOTARD  f/ar'  —  rad.  écôter)  n-  m.  Ancien  nom  des 
porte-haubans. 

ÉCOTÉ  (rad.  «fcoO  adj.  Blas.  Se  dit  spécialement  des 
branches  privées  do  leurs  rameaux.  (Pour  les  troncs,  on 
dit  mieux  *'6raric/i<*.)  ii  Se  dit  également  des  pièces  hono- 
rables pal.  bande,  barre,  fasce.croixj,  taillées  comme  lécot 
ou  faites  de  branches  noueuses.  (Lorsque  les  chicots  sont 
opposés  ou  d'émail  différent,  ou  du  contre-écoté  ;  s'ils  sont 
hérissés  vers  le  chef,  leur  position  normale,  l'écoté  est 
dressé;  vers  la  pointe,  l'écotè  est  rer*^.) 

ÉCÔTER  fdu  préf.  priv.  **,  et  de  edie)  v.  a.  Enlever  les 
côtes  des  feuilles  de  tabac,  n  Faire  subir  l'ôcô- 
tage  au  fil  de  fer. 

S'écôter,  v.  pr.  Etre  écôté. 

ÉCÔTEUR  n .  m.  Ouvrier  employé  à  l'écôtage. 

ÉCOUAGE  ikou-af)  n.  m.  Dr.  coût.  Visite 
ofticiolle  d  un  chemin,  d'une  rivière.  ;i  Visite 
judiciaire  du  corps  d'une  personne  dont  la 
mort  n'a  pas  été  naturelle. 

ÉCOUAILLES  'koua-iU  [Il  mil .]  —  altérât,  de 
couni//*',  dérivé  do  QCRrB)  n.f.  pi.  Dans  diverses 
régions.  Laine  de  qualité  inférieure  du  ventre, 
des  cuisses  et  de  la  queue  dos  moutons.  (On 

dit  aussi  COL'AILLE.) 

ÉCOUANE  ou  ÉCOINE  n.  f.  Techn .  Nom  d'un     gcouanes  : 
crand  nombre  d'espèces  de  limes,  ou  mieux  de   j.  droite; 
râpes,  qui  n'ont  qu  une  rangée  de  tailles,  mais     s.  cintrée, 
non  croisées,  pour  lo  bois,  la  corne,  l'écaillo 
et  autres  corps  durs  analogues,  n  Rabot  spécial  à  l'aide 
duquel  les  armuriers  pratiquent,  dans  la  monture  du  fusil, 
les  logements  de  la  baguette  ot  du  canon. 

—  Moud.  Outil  eo  forme  do  petite  lime,  dont  on  se  sert 


49 

pour  enlever  do  la  matière  sur  la  surface  des  flans  dont  le 
poids  sccarto  sensiblement  on  plus  du  poids  légal.  (On 
emploie  do  prclorunce,  aujourd'hui,  une  sorte  de  rabot.) 

ÉCOUANER  OU  ÉCOINER  V.  a.  Teclin.  Limer  avoc  l'ti- 
couano  :  Kcocani^k  de  li  corne.  Kcouankr  des  flans. 

ÉCOUANETTE  ou  ÉCOXNETTE  (néC;  0.  f.  TecUû.  Petite 
écouano. 

ÉCOUBER  V.  a.  Agric.  Syn.  do  écobcer. 

ÉCOUBETTE  {bèf)  n.  f.  Nom  vulgaire  do  la  chicorée 
sauvage  [cicliortum  intybus). 

ÉCOUCHE  (rad.  écoucher)  n.  f.  Ecod.  rur.  Outil  io  bois, 
qui  a  la  forme  d'un  sabre 
et  qui  sert  à  préparer  le 
chanvre  et  le  liu.  Ecuudic 

ÉcOUCHÉ,  ch.-I.  do 
cant.  do  l'Orne,  arrond.  et  à  9  kilom.  d'Argentan,  près  do 
l'Orne;  l.4t8  hab.  {Ecoucliéens,  ennes.)  Ch.de  f.  Ouest. 
Commerce  do  chevaux  ;  carrières  do  pierres,  do  marne, 
fours  à  chaux,  fabriques  de  tissus  et  teintureries.  Important 
marché  de  laines  et  do  farines.  Ejjlise  des  xv*  et  xvi*  s. 
Dans  la  chapelle  do  l'hospice,  curieux  retable  de  pierre 
sculptée  et  peinte.  —  Le  canton  a  18  comm.  et  8.271  hab. 

ÉCOUCHER  (du  lat.  pop.  excussare;  lat.  class.  cTcutere. 
faire  tomber  en  secouant)  v.  a.  Briser,  au  moyen  de 
recouche,  les  parcelles  ligneuses  du  chanvre,  du  lin,  etc., 
avant  le  cardago. 

ÉCOUGHOIR  n.  m.  Econ.  rur.  Syn.  de  êcouche. 

ÉCOUGHURES  n.  f.  pi.  Brins  de  lin  ou  de  chanvre,  dé- 
pouillés de  leur  écorce  ligneuse  à  laide  de  l'écouche. 

ÉcOUEN,  ch.-l.  de  cant.  de  Seine-et-Oiso,  arrond.  et 
à  26  kil.  de  Pontoiso,  sur  le  penchant  d'une  colline  boisée  ; 
1.44-1  hab.  Cil.  de  f.  Nord.  L'église  est  un  monument  histo- 
rique, qui  date  en  partie  de  la  Renaissance. 
(Beaux  vitraux,  attribués  à  Jean  Cousin.) 

Au  sommet  de  la  colline,  du  côté  de  la 
vallée  de  Montmorency,  s'élève  le  château. 
Il  fut  commencé  vers"  1535,  sur  les  ordres 
du  conuotable  Anne  de  Montmorency,  puis 
continué  par  Jean  Bullant,  dans  le  môme 
stylo  que  le  château  de  Chantilly.  Il  a  subi 
beaucoup  de  mutilations.  On  remarque  en- 
core le  pavé  de  la  chapelle,  en  mosaïque, 
représentant  les  sujets  de  rKcriture ,  et 
l'autel  décoré  en  bas-reliefs  par  Jean  Bul- 
lant. Le  château  a  appartenu  aux  Condés 
jusqu'à  la  Révolution.  Il  devint,  sous  l'Em- 

Sire,  une  maison  d'éducation  pour  les  filles 
os  membres  de  la  Légion  d'honneur,  diri- 
gée par  M"*  Campan.  11  fut  rendu  en  1814 
aux  Condés,  et,  après  la  mort  du  dernier 
princo  do  cette  maison,  il  redevint  propriété 
d'Etat.  Napoléon  Bonaparte  l'a  de  nouveau 
atToctô  à  la  Légion  d'honneur  (1850).  —  Le 
canton  a  22  comm.  et  12.74S  hab. 

ÉCOUER  (du  préf.  priv.  é,  et  du  vx  franc. 
eoue,  queue)  v.  a.  Couper  la  queue  d'un  ani- 
mal domestique  :  Ecouer  un  cheval,  uu  chien. 

ÉCOUET  [kou-è  —  du  préf.  priv.  é,  et  du 
vx  franc,  coue,  quouoj  n.  m.  Mar.  Amure 
de  la  grande  voile  et  ae  la  voile  de  misaine;  cordage  qui 
va  en  diminuant  par  un  bout. 

ÉcouFFLANT,  comm.  de  Maine-et-Loire,  arrond.  et  à 
5  kiloMi.  il  Aii;^'ers,  sur  la  Sarthe  ;  936  hab.  Ch.  de  f.  Ouest. 
A  4  kilonu-ires,  restes  du  château  d'Eventard.  Hippodrome 
servant  aux  courses  d'Angers. 

ÉCOUFLE  (mot  d'orig.  celt.)  n.  m.  Nom  que,  dans  cor- 
•:ïines  campagnes,  en  Picardie  notamment,  les  enfants 

junent  â  leurs  cert's-volanis. 

—  Nom  vulgaire  du  milan. 

ECOUIS,  comm.  de  l'Eure,  arrond.  et  à  8  kilom.  des 
Andelys;  802  hab.  Marché  agricole,  dans  un  pays  riche 
on  céréales.  Le  village  d'Ecouis  fut  donné,  au  début  du 
Xiv'  siècle,  par  Philippe  le  Bel  à  son  chambellan  Enguer- 
rand  de  Marigny.  Celui-ci  fit  construire  un  hospico  et  l'é- 
glise collégiale  d'Ecouis  (1310).  Le  portail  et  les  clochers 
actuels  datent  du  xv*  siècle,  les  chapelles  du  xvi»  siècle. 

ÉCOULAGE  ilaf  —  rad.  écouler)  n.m.  Opération  qui  con- 
siste à  racler  les  peaux  écharnées,  pour  en  faire  tomber 
l'eau  do  chaux.  (On  dit  aussi  dossoyage  ,  édoss-^ok  et 
REcoi^LAGK.)  Il  Opération  par  laquelle  on  fait  couler  le  jus 
du  raisin,  apréslavenJango.  il  Opération  consistant  à  faire 
circuler  dans  les  cours  d'eau  do  faible  largeur  les  bois  do 
flottage. 

ÉCOULEMENT  (man)  n.  m.  Action  de  s'écouler;  mouve- 
ment do  ce  ipii  s'écoule  :  Z-'ÉcotiLKMKNT  des  eaux. 

—  Par  anal.  Mouvement  de  personnes  qui  sortent,  qui 
so  retirent  d'un  endroit  :  Procurer  à  la  foule  un  écoui.e- 
UBNT  rapide.  Vitesse  rf'ÉcouLEMKNT  des  troupes  en  marche. 

—  Fig.  Conséquence,  suite  naturelle  :  L'idée  des  devoirs 
est  simplement  un  écocL(-:mknt  de  l'idée  du  droit.  (Laurcn- 
lio.)  Il  Manifestation,  émanation,  action  extérieure  :  Les 
ÂCODLKMBNTS  perpétuels  de  notre  esprit.  (Vauven.) 

—  Comm.  Débouché,  action  ou  faculté  d'écouler  des 
marchandises  :  Trouver  TÉcouLEMiiNr  de  se-t  produits. 

—  Méd.  Nom  vulgaire  donné  à  quelques  maladies  dont 
le  symptùme  principal  est  un  tlux  anormal,  comme  la 
loucorriiéo,  la  blennorragie  :  Ecodlkment  sanguin,  séreux, 
muqueux. 

—  Phys.  Mouvement  d'un  fluide  liquide  ou  gazeux,  qui 
abandonne  progressivement  le  lieu  ou  le  récipient  qui  le 
contenait. 

—  Encvcl.  Phys.  Liquides.  Uécoulement  d'un  liquide 

fiar  un  orilioo  étroit  percé  dans  uno  paroi  mince  obéit  à 
&  règle  de  Torricelli  :  la  vitesse  d'écoulement  v  (longueur 
que  parcourrait  en  ligno  droite,  dans  l'unité  do  temps,  une 
molécule  quiiiant  l'orifice),  la  charge  h  (distance  de  la 
surface  libre  au  centre  de  l'orifice)  et  l'accélération  de  la 
pesanteur  g  sont  liées  par  la  relation  v-^igh.  On  remar- 
quera que  la  nature  du  liquide  n'intervient  pas,  ce  que 
1  expérience  vérifie. 

Pour  avoir  un  écoulement  régulier,  on  devra  donc  main- 
tenir la  charge   constante   ttrop-plein,  flotteur,  vase   de 
Mariette,!.  Si  le  jet  n'est  pas  vertical,  la  pesanteur  lui  fait 
prendre  la  forme  parabolique. 
La  dépense  g,  ou  volume  du  liquide  passant  dans  l'unité 


do  temps  par  un  orifice  de  soctioa  s,  serait  exprimée, 
d'après  cela,  par  q  =  vs. 

Mais,  on  réalité,  â  cause  de  la  contraction  de  la  veine,  la 
dépense  est  égale  au  produit  de  vx  par  un  coefficient  appelé 
coefficient  de  dépense,  dont  la  valeur 
oscille  autour  du  nombre  0,62.  ^;=%  l 

Les  ajutages  placés  sur  un  orifice  .  ~ — r  | 
modifient  la  dépense;  un  ajutage 
épousant  la  forme  do  la  veine  doono, 
à  très  peu  près,-  la  dépense  théo- 
rique; un  ajuiago  divergent  peut 
donner  une  dépense  notablement 
supérieure.  La  pression  hydrosta- 
tique varie  d'une  section  â  l'auiro 
de  l'ajutage;  ces  variations  sont 
régies  par  les  théorèmes  de  Ber- 
nouilli  et  do  Borda  (v.  hydrodyna- 
mique) ;  il  peut  arriver  que  cette 
pression  soil  inférieure  â  la  pres- 
sion extérieure,  comme  c'est  le  cas 
au  droit  de  la  section  contractée 
do  la  veine  dans  un  ajutage  cylin- 
drique (V.  la  fig.  ci-contre);  if  y  a 
alors  aspiration  en  ce  point  ;  ce 
phénomène  a  reçu  une  application 
dans  les  trompes.  V.  trompe. 

Les  frottements,  négligeables 
dans  un  ajutage,  deviennent  importants  dans  les  tuvaux. 
et  occasionnent  une  diminution  graduelle  de  la  pression 
dans  le  sens  du  mouvement  {perte  de  charge),  proportion- 
nelle â  la  longueur  dans  une  conduite  droite,  augmentant 
brusquement  à  chaciue  coude  prononcé,  et  dont  la  valeur 
par  mètre  courant,  ou  gradient  hydraulique,  intervient 
dans  la  dépense. 

Dans  des  tubes  capillaires,  le  liquide  s'écoule  dans  uno 
véritable  gaine  liquide  immobile,  adhérente  à.  la  paroi; 


Ecoulement. 


Château  d'Ecouen. 

la  dépense  est  liée  à  un  coefficient  caractéristique  du  li- 
quide, appelé  frottement  intérieur. 

Enfin,  dans  des  tubes  élastiques,  les  réactions  des 
parois  interviennent  et  peuvent  modifier  le  régime  (écou- 
lement continu  du  sang  dans  les  artères,  où  il  n'est  lancé 
que  par  intermittences). 

Gaz.  Vécoulement  des  gaz  sous  faible  excès  de  pres- 
sion obéit  aux  mêmes  lois  que  celui  des  liquides  ;  la 
charge  est  alors  la  hauteur  d'une  atmosphère  fictive  do 
densité  uniforme,  égale  à  celle  du  gaz  i  1  orifice,  et  exer- 
çant en  vertu  de  son  poids  cette  pression  ;  cette  hauteur 
étant  en  raison  inverse  de  la  densité  5,  la  vitesse  d'écou- 
lement est  en  raison  inverse  de  v^  (loi  do  Graham).  Pour 
des  excès  de  pression  considérables,  les  phénomènes  ther- 
miques prennent  une  importance  prépondérante. 

Solides.  Un  métal  fortement  comprimé  contre  une  ma- 
trice en  acier  percée  d'un  polit  orifice  fuit  par  l'ouverture 
(Tresca)  ;  on  dit  qu'il  s'écoule.  Co  fait  est  utilisé  on  parti- 
culier dans  la  fabrication  des  petits  tubes  d'étain  conte- 
nant des  substances  pâteuses  (couleurs,  colles  diverses  \ 
Ces  tubes  sont  moulés  par  une  compression  énergique 
exercée  sur  le  métal  placé  au  fond  d'un  cylindre  d  acier 
par  un  second  cylindre  dont  le  diamètre  est  à  peine  infé- 
rieur à  celui  du  premier. 

ÉCOUIXR  (du  préf.  é,  et  de  couler)  v.  a.  Placer,  vendre, 
en  parlant  d'une  marchandise  :  Ecouler  ««  cafés,  ses  cotons. 

—  Techn.  Ecouler  te  cuir,  1^  faire  égouttor.  i  Ecouler 
une  peau,  La  racler  avec  le  dos  du  couteau  à  écharner  pour 
en  faire  tomber  l'eau  de  chaux,  n  On  dit  aussi  becouler, 

DOSSOYER  et  ÊDOSSER. 

Écoulé,  ée  part.  pass.  du  v.  Écouler. 

—  Fig.  Passé,  quia  cessé, qui  n'est  plus  :  Temps  Écouta. 
Vie  trop  tôt  ÉCOULÉE. 

S'écouter,  v.  pr.  Couler,  se  répandre  :  L'eau  s'écoulb 
avec  une  vitesse  proportionnelle  à  la  pente,  il  Par  anal.  Se 
retirer  en  foule  d'un  endroit,  d'une  manière  continue  : 
Flot  de  monde  gui  a  peine  à  s'écoulkr.  h  Par  ext.  Dispa- 
raître progressivement;  être  vendu  ou  employé  :  L'argent 
s'ÉcouLK  plus  rapidement  qu'il  ne  s'amasse. 

—  Fig.  Passer,  s'échapper,  s'enfuir,  disparaître,  s'éva- 
nouir  :    La    vie    s'kcoci.e   en    un    instant.    iJ.-J.   Rouss.) 

Il  Echapper,  so  manifester,  se  trahir  ; 

...   Il  faut  Uisscr  U  pUiinte 
S'écouler  librcmeat  du  cœur. 

A.  Barucr. 

—  Avec  suppression  du  pronom  :  Laisser  âcout.ER  ieau. 
Voir  KCOULKR  ses  jours.  Faire  écouler  ses  marchandises. 

—  Nang.  Ûuv.  Ecouler  le  flot.  Amener  au  port  où  l'on 
doit  former  lo  train  les  bois  jetés  à  bûche  perdue  dans  uno 
rivière. 

ÉCOUPE  (du  lat.  scopa,  balai)  n.  f.  Mar.  Balai  dont  on  ^o 
sert  pour  le  lavage  des  vaisseaux,  il  On  dit  au^si  écocpée. 

—  Agric.  Syn.  de  écope. 

ÉCOURGÉE  'je)  ou  ESCOURGÉE  («>M,  je  —  du  préf.  e\ 
et  du  lat.  pop.  coriata.  lanièro  de  cuir)  n.  f.  Fouet  com- 
posé do  plusieurs  lanières  do  cuir,  u  Coup  de  e«  fouet. 


ÉCOUANER  —  ÉCOUTE 

—  Fig.  Peine  afflictive.  châtiment  corporel  :  jL'bcourgés 
est  le  fonds,  la  tuttstanee  du  gouvernement.  (Lameno.) 

ÉCODRGEON  n.  m.  Agric.  Syn.  de  esoocrceoh. 

ÉCODRS  kour'j  n.  m.  Dans  lea  saline».  Canal  amenant 
l'eau  do  mer  à  la  vasière,  où  elle  se  clarifie  et  sabic  par 
évaporation  À  l'air  une  première  concentration. 

ÉGOURTER  'du  pr    " 
nuer  la  longueur  :   . 
un  chi^n.  Lui  coijpr- 
cfieval.  Lui  co'. 

—  Fig-  Troi.  rio  pas  donner  d« 
développement               .              .               ^  u„e  cr/-j/./,n 

Êcourté,  ée  part.  paas.  du  v.  Écoorter. 

—  Substantiv.  Animal  écourté  : 

A  et*  mou,  il  •«  flt  une  t«U«  hué*. 

Que  le  pauTre  icourtéae  pat  «tre  e&UDdu- 

La,  PoxTUjia. 
S'écourter,  v.  pr.  Etre,  devenir  écourté. 

ÉCOURT-SAINT-QOENTIII.  comm.  du  Pas-de-Calais, 

arr.  et  à  22  kilom.  ^1  Arras.  sur  IHiroodelle,  affloent  do 
I  Agache  ;  1.8^9  hab.  Culture  du  lin.  Brasseries,  chaux. 

ÉCOURUE  (ni)  n.  f.  Etat  des  eaux  d'une  rivière  qui 
sont  basses,  par  suite  de  l'enlèvement  momeolané  de  cer- 
tains barrages.  (Terme  usité  dans  quelques  départements, 
notamment  dans  la  Mayenne.) 

ÉCOnsSAGE  ikou'Saj')  n.  m.  Tache  noire  empreinte  sur 
la  faïence  et  produite  par  la  fumée  lors  de  la  caisson,  ou 
par  le  contact  des  doigts  sales  des  OQThers. 

ÉCOUS5E  n.  f.  Agric.  Syn.  de  tcovcsB. 

ÉCOUSSER  V.  a.  Agric.  Syn.  de  écovcaen. 

ÉCOUSSOIR  n.  m.  Agric.  Syn.  do  écocchoib. 

ÉCOUSSURE  'kou-sitr')  n.  f.  Portion  du  produit  brut  de 
la  récolte  que,  dans  quelques  départements  du  Midi,  loo 
abandonne  aux  ouvriers  qui  ont  fait  la  moisson  et  le  bat- 
tage des  grains. 

ÉCOUTABLE  adj.  Que  l'on  peut  écouter,  qni  mérittt 
d'être  écouté  :  Musif/ue  gui  n'est  pas  écoctàblb.  (_Peu  os.) 
ÉCOUTANT   tan \  ANTE  adj.  Qui  écoute  : 

Je  Qe  sui5  (qu'écoutant  pirmi  tuit  de  merreillet. 
La  Fo*rr&n<s. 

—  Par  plaisant.  Avocat  écoutant,  Celui  qui  ne  plaide  pas, 
mais  qui  fréquente  cependant  le  barreau. 

—  n.  m.  Celui  qui  écoute;  auditeur. 

—  Stn.  Écoutant,  auditear. 

ÉCOUTANTS  [tan  —  rad.  écouter)  n.  m.  pi.  Hist.  ecclés. 
Nom  donné  à  des  pénitents  que  l'on  admettait  aux  instruc- 
tions religieuses  avec  les  catéchtmiènes,  mais  qui  étaient 
obligés  de  se  retirer  de  la  nef  pendant  les  prières,  "i  >'om 
que  les  manichéens  et  tes  Bulgares  donnaient  aux  disci- 
ples dont  l'instruction  était  peu  avancée.  —  i'n  e«oi.ta>t. 

ÉCOUTE  n.  f.  Endroit  d'où  l'on  peut  écouter  sans  être  m. 
iS'omploie  le  plus  souvent  au  plur.)  s  Tribune  aux  écoute». 
Tribune  dou  l'on  pouvait,  sans  être  vu,  suivre  commodé- 
ment les  discussions  publiques,  à  la  Sorbonne. 

—  Lieu  fermé,  dans  un  couvent,  d'où  l'on  peut  suivre 
l'office  sans  voir  ni  être  vu. 

—  Etre  aux  écoutes,  Atoir  Coreille  aux  écoute».  Se  mettre 
aux  écoutes.  Prêter  pour   entendre  ane  attention  suivie. 

I)  Recueillir  avec  soin  ce  qui  se  dit  :  Je  ua  mets  tout  »im- 
plement  aux  écoctes  du  peuple.  (Cormen.) 

—  Art  milit.  Petites  galeries  de  mine,  d'où  l'on  peat 
entendre  si  le  mineur  ennemi  travaille  et  chemine,  i  Sen- 
tinelles placées  dans  ces  galeries  pour  suivre  le  travail  de 
1  ennemi  lAu  moyen  âge,  le  connétable  et  le  g'^and  mattre 
des  arbalétriers  avaient  seuls  le  droit  de  poser  de*  écoctbs. 

—  Véner.  Nom  donné  aux  oreilles  du  sanglier.  •  Dans  ce 
sens,  s'emploie  de  préférence  au  plur.)  :  Le*  BcotTTBS  du 
sanglier. 

—  adj.  f.  Scnir  écoute.  Religieuse  qui  en  accompagne 
une  autre  an  parloir  pour  entendre  la  conversation  echkn- 
gée  entre  celle-ci  et  les  visiteurs. 

ÉCOUTE  (du  nécrland.  schoote;  allem.  tchote,  mêm» 


Ecoutes  :  ^V.  '1-:  ::  :■  ■    ■     n.  '•  ,.^rv  :  '   -    >•     :     ;    ■■.  f   ■    D.  de 

misaine:   E,   de  reTcni:    G.   de  frrarid  Tent;   H.   de   %o\it   lèvent; 

J,  do  voiles  d'étu;  K.  d«  brl^unioe;  L,  de  gui;  M,  de  deche. 

sens)  n.  f.  Cordage  servant  à  border  une  voile,  c'est-à-dire 
à  raidir  sa  ralingue  de  bordure  et  ù  lixer  l'un  des  points- 
de  cotte  voile  du  côté  sous  le 
vent  :  Ecoute  de  hunier,  de 
basse  voile,  de  brigantine.  de  foc. 
Il  EcocTB  de  revers.  Nom  donné 
à  celle  des  écoutes  de  basse 
voile  qui  se  trouve  du  Ci-^té  du 
vent,  n  Xtrud  d'écoute,  simple 
ou  double.  Nœud  qui  sert  À  fixer 
provisoirement  un  cordage  sur 
un  point  de  bonnette,  sur  toute 
voiH»  ou  objet  portant  un  ceil. 
une  ganse  ou  une  cosse.  (Ce 
nœud  se  resserre  d'autant  oius 
nue  le  cordage  exerce  un  effort  „«.z^. 

plus  grand.)  3  Fausse  écoute.  Ecoute  des  voiles  carrée» 
supérieures  qui  so  trouve  du  c*t4  davenl.  i  Aroir  levemw 


NœuJ»  d"#cout*-  :  A,  ftlmpU; 
B,  double. 


ÉCOUTEMEM  —   ECRAN 

fit/r*  dt^x  /cvmtfê.  Elr»  veat  arrière.  (Vx.)  I    V*mir  êout 

Tj       '     ^  -     -  '-  ■ *-'f-*  ««  roMp  détomtt  (ttg.), 

\  '.  pour  éviter  uo  navire 

I      'UTcatCNT  W44H;  u.  u.  Acuoo  d'écouter,  de  prêter 


^  .   Aci-uiMlijr, 

i     .  .  ,.  ,    '         EOOITIW  '«I 

—  M  ^  "  «04  rArrel.  Veiller  A  ne  pas  le  d^- 

rmoyer  u<  ,.,..  ^ -.  (^aaod  tl  manie  bien,  t  Kcouter  Ui  fa- 

/«<u.  Se  au  da  pasi)iii  ne  se  jette  ni  suri  un  ni  sur  l'autre 

....     *•..     _   i.  .  ....     i ■.tir  attentif  et  inié- 

•;*»nt  pour  appeler 
^   itiontion  sur 

■1   •'^rroftif. 


'  r  jun  )j.^J,  Ku  proudro  5uuci, 

ime  iWcoute.  Se  du  par  plaisan- 

vrr^anl  la  phrase  écoute  comme  i\  sonne, 

-NODoe  s'imagiDO  entendre  un  bruit  qui  no 

,;t. 

^T.  :  Frappe,  mata  écoute.  Réponse  fameuse 
■V  V    rH«rrrR. 

ivemcnts   qui   ont 
lie  dans  lequel  lo 

-.:■-'  outre  ici  taijuîi  ^xus  se  jeter  ni  sur  l'un 


—  y. 


pr.  Etre  écouté  :  Musique  </ui  doit  s'êcoutkr 
a  -nt. 

-r  attention  à  ce  que  l'on   dit.  do   parler 
(  n     //  'tt  it/uj  facile  d'écouter  Us  autres  que 

ti  V*'  de   Puisioux.^  n  Tourner  sur 

*  tn  :  Qui  sbcoi'TB  rirre  entend 

t-  '-■'■■  H  ter  parier  ou  simplem. 

.■•  paroles,  parler  dun  air 

sa  'les  l'un  do  l'autre. 

r.i  .     II--,:--    u-.y    ..■  -«...ICI  do  sa   porsoniio.   se 
pré"  -•-u{>--r  trop  -1^  ^a  santé,  do  son  intérêt,  uc  sa  passion. 

tCOUTE-S  IL-PtXUT  n.  m.  Moulin   qui   n'est   alimenté 
ij  i  unr.  et  qm  a  souvent  besoin 

0  r.  II  1*1.  Dfs   KCOrTK-S  IL-PLKLT. 

. „..     . ..  ^.  :iur  laquelle  on  no  peut  compter. 

■  Homme  laible,  sans  iDitiaiiTOi  qao  lo  moindre  obstacle 
arrête. 

Personne  qui  écoute,  qui  prAte 

II;  auditeur  ;  O  volupté  de  l'écov- 

\r,ib'-%.  t'-nque  le  soir  ils  se  lais- 

-  i.ntine.j  ii  Personne 

'OS  &  pénétrer,  les 

>}U.  du  tcoLIGL'X,  BL'Sfl. 

I  tk'h.  MnnJ^e.  Cheml  icouteitXt 

'i-ilemcot  dis- 

iievalqui  no 

.  .'jnno  pas  co 

urnir.   On  lit  ju-lquefois  bcou- 


.n.nnnn*^:  espafTn.  exco/i/M. 

\Q%  los  ponts  d  un 

L   quille,  pour  per- 

jp  et  pour  l'aérer. 

la  protégeant  des 

■tr^tt.  Ouvertures 

rncs  d'appa- 

•  •utille,  plus 

inàt  de  mi- 

i  .  1  mil,  •■']  s.-  :'.g'-j;t  i  .ifii-rr  "lu  crand  pan- 

-^us  de  laquelle  on  mettait  la  chalonpo  &  .son 

-  *     rlri 

:j|**rils 

siX  a 


tCOUTEUR. 

attont.^.n    i  .-'* 

TE  Ml      fi    '  ■    'i    - 

CUSE  n. 

■jiion  dit 

■.',■.■■  ,f.  1 

se 

—  AvijOvt.v. 

M.*in-g.  .•• 

tCOUTEUX 
Cheval  qui.  p<' 
iraire  par  tout 
part  pas  frai* 
qu'il  p<)arrait 
■ntt-R.  rrsr 

froii-niJ-T. 

.7  hlII     - 

11 

é. 
I 


tCOUTIlXO 

n.  m.  Mar  s^- 
ca  contrr  I'*^  : 
Toir  lo  piM  ■\ 

ÊCOOTOIR 

approch'*  'le  I 


ti  lartrement  ouvertes,  c'était 

•<     \.f"*  finneaox  qui  les  fer- 

-•  çrrands  portaient 

celui  do  la  cham- 


n  m.  Appareil  acoustique  qu'on 
]o  pour  mieux  entendre,  l  Inos.  On  dit 
coRjcrr  Acoi-TTigt'E. 

EconVES    roRKT  i*'\  forêt  d'i   •■^"-- — ^--it  de  l'Orne, 
occiipant  le  point  culminant  de  I  France,  entre 

la  Sf  ité"  rt  la  I^nirii.  par  4I7  m^t  - 

I  ■         .  •  "f  -h:  du 

'■*  avec 

''\  .  ,    i-'hu- 

raa  4uuàiu«  bat^iâioxU'aites.  ■  lirosso  4  long  maocûo,  ser- 


EeouvlUoot  d'srtm.  :  A,  K  cuillor. 


vant  aux  ouvriers  appréteurs  pour  humecter  les  plaques 
deslinées  à  chautfer  les  éiorfes  pendant  lo  pres&av'e.  a  lu- 
strumeut  en  furiiie  dt*  putit  balai  dont  so  >ert  lo  forgeron 
pour  mouiller  U*  charbon  sur  la  forge.  (l>ans  ces  deux  der- 
nicnt  spnn.  on  dit  aussi  uotiMixoN.)  a  2>o  dit  quelquefois 
[Kiur  Kinivit  Lo.N  do  boulanger. 

ÉCOUV1LXON  ,//  mil.)  n.  m.  Techn.  Instrument  composé 
de  morceaux  de  linge  adaptes  ù  un  long  manche,  dont  ko 
servent  les  boulangers  pour  nettoyer  l'aire  et  la  voûte  du 
four. 

—  Artill.  et  mar.  Instrument  dont  on  so  sort  pour  not- 
t  o  jt-  e  r  I  '  ft  m  e 
des  bouches  h 
feu   avant    du 
les  recharger. 

—  Chir.  .Sor- 
te de  petite 
brosse  servant 
a  enlever  les 
fausses  membranes  et  les  mucosités  de  la  trachée-artére. 

—  Mar.  A'couii7/on  d'abordatje.  Sono  d'écouvillou  sans 
manche  servant  autrefois  quand,  doux  navires  étant  bord 
&  bor»l,  on  ne  pouvait  se  servir  de   l'écouvillon  ordinaire. 

D  h'cvuviUon  de  tube,  Sorte  do  brosse,  montée  sur  des  lils 
do  fer  tordus,  servant  à  nettoyer  les  tubes  dos  chaudières. 

—  Kncvcl.  Artill.  l.'écvwillon  ost  formé  d'une  tigo  en 
bois,  munie  à  son  extrémité  d'une  brosse  en  této  de  loup. 
.\utrefois.  pour  les  pièces  so  chargeant  par  la  bouche, 
locouvillon  était  monté  sur  la  lige  du  refouloir.  Après 
chaque  coup,  on  passait  la  brosse  dans  l'àmo  de  la  pièce, 
puis,  faisant  mouliner  l'instrument,  on  enfonçait  lachargo 
suivante  au  movon  du  refouloir.  Dans  les  pièces  do  mon- 
tagne, l'écouvillon  était  disposé  de  manière  quo  la  tigo 
put  servir  do  levier.  Depuis  le  chargement  par  la  culasse, 
on  ne  fait  plus  usage  de  1  écouvillon,  qui  est  distinct  du 
refouloir,  que  pour  nettoyer  les  pièces  après  l'exécution 
d'un  tir  et  pour  graisser  l'àmo. 

—  Chir.  I/t'coiin7/o«  employé  dans  la  trachéotomie  pour 
le  croup  est  constitué  par  une  petite  tigo  flexible,  par 
exemple  do  baleine,  au  bout  de  laquelle  est  fixée  une  pe- 
tite éimnge.  On  l'introduit  dans  la  trachée  par  la  canule 
et  on  la  retire  on  tournant  pour  détacher  et  rameoer  les 
fausses  membranes. 

ÉCOQVILLONNAOE  fvi-Uo-naf  [Il  mil.])  n.  m.  Action 

d'écouvillunnor  :  /.  ecolvillonnagk  d'un  four,  d'un  canon. 

ÉCOU7ILLONNEBCENT  n.  m.  Tcchn.  Syo.  de  écouvil- 

LO.NNAOK. 

ÉCOnviLLONNER  (ri-Ho-n^  [Il  mil.])  v.  a.  Nettoyer  avec 
l'écouvillon  l'aire  et  la  voûlo  d'un  four,  un  canon,  etc. 
I  .Mouiller  légèrement  lo  charbon  d'uno  forge. 

ÊCOTEUX.  comm.  do  la  Charente-Inférieure,  arr.  et 
à  13  kilom.  de  Saintes,  sur  le  Bramerit;  90S  hab.  Poterie, 
four  à  chaux. 

ECPÉRISPASlfE  {èk\  spnssm'  —  gr.  ekpéi-ispasma,  mémo 
sens    n,  m.  Tacu.jHo  gr.  Conversion  de  trois  quarts. 

ECPHANTHOS  de  Syracuse. élève  do  lécole  pythîigo- 
ricienne,  né  vers  510  av.  J.-C,  peut-être  disciple "d'Hicè- 
ïas  de  Syracuse.  Il  admettait  comme  premiers  principes 
des  choses  non  plus  les  nombres  de  Pythagore,  mais  des 
atomes  corporels,  bien  qu'invisibles,  et  séparés  par  du  vide, 
ce  qui  ne  l'empêchait  pas  d'expliquer  la  formation  du 
monde  à  l'aide  de  l'action  de  la  Providence.  U  attribuait 
à  la  terre  un  mouvement  do  rotation  autour  do  son  axe. 

ECPHANTIDE,  poète  comique  athénien,  de  la  première 
moitié  du  v*  siècle  avant  notre  ère.  Ses  rivaux,  on  ne  sait 
pourquoi,  l'avaient  surnommé  Capziias(rEnfumé).Ilavait 
composé,  entre  autres,  une  comédie  intitulée  les  Satyres. 
On  possède  seulement  quelques  vers  de  ses  pièces,  aux- 

?uolies  collaborait,  dit-on,  son  esclave  Choerilos.  Dans  un 
ras-'ment  conservé,  Kcphantido  se  défend  d'écrire  des 
cutiiL-iK's  à  la  modo  do  Mégaro. 

ECPBONÈME  (>A*  —  gr.  ekphonéma;  de  ek,  de,  et  phô- 
néma,  inlonationi  n.  m.  Didact.  Exclamation,  interjection, 
mots  incomplets  servant  à  exprimer  la  surprise  ou  une 
passion  violente. 

ECPHRACTIQUE  {ék\  tik'  —  gr.  ekphraktikos:  de  ek,  de. 
et  phraMtcxn,  boucher)  adj.  et  n.  m.  Méd.  Apéritif  : /'o/jon 

E'i'HRKrTIQrK.  L'n 

EciHRArriyrK. 
ECPHRASTE 

[èk-frassV  —  du 
gr.  rAr,  de.ei/ïftra- 
:nn.  parler)  n.  m. 
Interprète; tra- 
ducteur. 'Peu  us.)  va  .  '**jt\/'  -  — 
ECPBTMOTE  ^fc^  V  *^^  '  *N 
'•A  ..u  ECPHY- 
MOTES    'k  .  /'-.tï 

11.    m.    Genre    do  Ecphymote. 

reptiles    sauriens 

crassilingues,  famille  des  igtianidés,  comprenant  des  igua- 
nrs  américains  de  formes  assez  trapues,  aont  l'espèce  tvpo 
ont  Vrcphymotes  torquatus  du  Brésil.  (Cet  iguane,  très  com- 
mun, r>t  long  do  25  centimètres,  brun,  varié  de  noir  et  de 
Man..-. . 

ECPtESME  {è'kpi-éssm'  —  du  gr.  ekpiésein,  presser) 
n.  m.  Krarturo  du  crâne,  dans  laquelle  les  esquilles  com- 
priment lencéphale. 

EcQUES,  comm.  du  Pas-de-Calais,  arrond.  et  &  10  kil. 
de  Saint-Omer.  dan»  In  vallon  de  TEaubonne,  branrhe 
supérieure  do  la  Melde  :  \.iiï   hab.   Brasseries,  moulms. 

ECQUEVILLT  'Armand-François  Hrnnkquin,  mar- 
■yu^  I'  .  u'ént-ral  françaiH,  né  et  mort  à  Paris  (1747-I830i. 
.Maréchal  de  camp  dans  les  armées  du  roi,  il  émigra  en 
1791  et  serait  sous  le  prince  de  Condé.  Rentré  en  France 
A  la  suite  de  I..ouis  XVIII,  il  présida  la  commission  mili- 

lA^^" ^  ■■■  'imna  A  mort  le  général  (idly,  et  fut  succos- 

sf.  'r<ur  général  du  «léjïôt  de  la'guerre,  insprc- 

t'-  1  corps  des  ingénieurs  géographe»,  puis  rhi 

C'jMi  ■  :-•  i.i  :.-iiprre.  Retraité  en  1818,  il  reçut,  en  i8to,'lo 
brevet  do  mar-(iiis. 

ÉGRABOUILLER  ill  mil.  —  orig.  inconnue)  v.  a.  Pop. 
Ecraser,  érorrher,  mettre  en  marmelade  :  E<  RABoriLLKR 
le  ptsaift  à  queliptun.  'On  écrivait  autref.  BscABBoriLLKn, 
et,  plus  réccmm..  àCAanociLLER  :  E:  ungs  bscakbovilxoit 
la  cervtUe.  [Kabol.JJ 

«  —  01 


50 

S'écrubouillePt  v.  pr.  S'écraser,  ii  S'écorcher  uno  partio 
du  corps  :  S'i^cRABot'iLLER  le  visage. 

ÉCRABOUIR  (S*)  v.  pr.  Tocbn.  Syn.  de  s'écaciikr. 

ÉCRACHE  n.  f.  Arg.  Papier,  n  Ecrachc  à  l'estorgue  ou 
l.cr.tifu-tnrtt'.  Faux  passeport. 

ÉCRACHER  V.  n.  Arg.  Montrer  son  passeport. 

ÉCRAI  (At^)  o.  m.  Milieu  do  la  raie  du  sillon  crousA 
{•ar  la  charrue. 

ÉCRAJGNE  (A-réf/fi'  [gn  mil.])  n.  f.  Nom  quo  l'on  donnait 
autrefois,  en  Bourgogne,  aux  cbaumieres  ou  huttes  con- 
struites par  les  paysans,  u  Veillée  que  l'on  faisait  dans 
une  do  ces  huttes  :  Taàourot  des  Acords  a  écrit  les  ÉcRAl- 
aNU8  dijonnaises. 

ÉCRAINIER  krt^nié  —  rad.  écran)  n.  m.  Nom  quo  l'on 
duiiiiutt  autrefois  aux  layetiers. 

ÉCRAN  (orig.  german.;  allem.  schragen,  chose  dressée; 
angl.  screen,  ccranï  n.  m.  Mobil.  Petit  éventail  qu'on  tient 
ù  la  main  pour  se  garantir  la  figure  contre  l'ardeur  d  un 
feu  do  cheminée,  ii  Petit  meuble  monté  sur  deux  pieds  el 
destiné  au  mémo  usage.  i|  Pièce  détolTo  que  1  on  déroule 
devant  uno  cheminée  et  qui  est  maintenue  à  sa  partio  in- 
férieure par  uno  tringle. 

—  Par  oxt.  Co  qui  remplit  loflice  do  l'écran  :  5c  faire 
un  K(.RAN  avec  sa  main,  avec  souchapeau.  ii  Objet  interposé, 
qui  empêche  do  voir  ou  qui  protège  :  L'iris  est  un  écran 
qui  préserve  la  rétine  d'une  lumière  trop  vive. 

—  Par  dénigr.  Mauvaise  peinture,  par  allusion  à  celles 
dont  on  couvrait  autrefois  les  écrans:  Ce  sont  des  écrans 
que  ces  toiles  sans  air,  sans  profond,  où  les  peintres  craignent 
de  mettre  de  la  couleur.  (Balz.) 

—  Fam.  Chaporon,  co  qui  met  quebju'un  6  couvert,  ce 
qui  substitue  à  sa  responsabilité  la  responsabilité  d'un 
autre  :  Si  je  continuais  a  vous  servir  de  paravent  ou  d'ÉCRAN, 
iof(«  me  mépriseriez  singulièrement.  (Balz.) 

—  Arcbit.  Barrière  à  jour,  de  pierre,  do  bois  ou  de  mé- 
tal, qui  sépare  du  reste  de  l'église  lo  choeur,  le  sanc- 
tuaire ou  une  chapelle. 

—  B.-arts.  Toile  blanche  tendue  sur  un  ch&ssis,  avec 
laquelle  peintres  et  graveurs  amortissent  l'éclat  du  jour. 

—  Ch.  do  f.  Plaque  de  tùle  qui,  jdacée  sur  uno  locomo- 
tive, abrite  le  mécanicien  contre  "le  vent  et  la  pluie.  ^Ello 
est  munie  de  doux  ouvertures  vitrées  pour  permetro  au 
mécanicien  de  voir  co  qui  so  passe  en  avant  de  la  loco- 
motive et  sur  la  voie.j  ii  On  l'appelle  aussi  lunkttb. 

V.  LOCOMOTIVE. 

—  Magnét.  Ecran  magnétique.  Pièce  cylindrique  ou 
autre  de  fer  doux  dont  on  recouvre  l'appareil  qu'on  veut 
protéger  contre  les  otfets  du  magnétisme  extérieur. 

—  Mar.  Ecran  des  feuj:  de  côté, Sapport  en  bois  sur  lequel 
se  placent,  de  chaque  côté  du  navire,  les  fcuxdocôté,et  qui 
est  construit  do  manière  à  limiter  leur  rayon  de  visibilité. 

—  Phys.  Tableau  blanc,  sur  lequel  on  fait  tomber  l'imago 
d'un  objet. 

—  Techn.  Plaque  do  fer,  suspendue  devant  l'ouverture 
d'un  four  à  puddler  ou  d'une  forge  pour  garantir  la  figuro 
des  ouvriers,  u  Cercle  de  bois  couvert  d'une  toile,  dont  les 
verriers  s'entourent  la  tôto  pour  se  garantir  de  l'ardeur 
du  feu.  II  Plaque  de  tôle  servant  à  clore  le  cendrier  dune 
machine  à  vapeur,  lorsqu'on  veut  faire  tomber  les  feux. 

—  Encycl.  Archéol.  On  entendait  anciennement  sous 
ce  terme  aussi  bien  les  écrans  modernes  que  l'on  met 


'/ï-V  / 


Ecran  :  i.  Eo  éclUie  (xv«  s.);  î.  A  couHgge  {xvm*  s.); 
3.  A  baiiOiirc  (modvrae). 

devant  les  cheminées,  que  les  paravents  de  grandes  di- 
mensions. Certains  écrans  do  cette  dernière  catégorie 
étaient  de  vérita- 
bles édicules  en 
bois,  ressemblant 
à  des  stalles,  avec 
vantaux  so  repliant 
ou  montés  sur  des 
cadres  à  coulisses 
et  pouvant  rentrer 
les  uns  dans  les 
autres.  Suivant  les 
endroits,  la  saison, 
ils  servent  à  ga- 
rantir du  vent,  du 
froid,  ou  de  l'ar- 
deur du  feu  ;  ou 
même  à  séparer 
des  chambres  en 
compartiments,  À 
former  alcôve,  etc. 
Dans  les  églises, 
certains,  parmi  ces 
écrans,  sont  dispo- 
sés près  do  l'au- 
tel, et  font  lonice 
d'ailes  ou  de  cour- 
tines. Les  petits 
écrans  A  fou,  au 
moyen  Age  et  an  xvi*  siècle,  sont  de  légers  meubles  com- 
posés d'un  oocadromoot  monté  sur  un  pied,  avec  fouille 


t 


s: 


Ecran  à  main,  d'après  Boucher. 


51 

do  parchemin  tendu©,  couvert©  do  peintures;  plus  tard, 
ils  bout  faits  do  tissu  brodé,  avec  passcmeolcrio,  etc.  Les 
écrans  à  main  étaient  appelés  contrevents. 

—  Eloctr.  Ecran  électrique.  On  aiipcllo  ainsi  une  enve- 
loppe conductrico  soit  continue,  soit  formée  d'un  réseau 
à  mailles  suffisamment  serrées  pour  que  les  phénomènes 
électriques  qui  se  passent  à  l'extérieur  soient  sans  effet 
à  l'intérieur,  d'après  le  principe  do  la  cage  de  Faraday.  On 
remplace  fréquemment  les  paratonnerres  à  lige  par  dos 
écrans  électriques  formés  de  la  charpente  métallique,  des 
conduites  d'oau  et  de  gaz  et  de  cordons  métalliques  dissi- 
mulés dans  les  moulures  des  édidces.  On  se  sert  encore 
des  écrans  électriques  pour  soustraire  les  appareils  do 
mesure  électriques  à  1  influence  de  l'électricité  extérieure. 

—  Phologr.  Ecrans  colorés  ou  Ecrans  compensateurs. 
On  appelle  ainsi  des  lames  transparentes  jaunes,  à  faces 
bien  parallèles,  que  Ion  interpose  sur  le  parcours  des 
rayons  lumineux,  pondant  la  pnotoçraphie  d'un  objet  co- 
loré. On  affaiblit  do  la  sorte  l'intensité  des  lumières  bleue 
ot  violette,  dont  l'activité  sur  la  plaque  photographique 
ordinaire  est  ab- 
solument ©xa-  ^^>^  y] 
gérée,  relative-  ^-^^ 
ment  à  celle  des 
lumières  jaune 
ou  rouge  qui, 
pourtant,     sont 

Plus   vives  pour 
œil.  V.  ORTHO- 

CHBOMATISMK. 

Ecrans  d'écliti' 
rage  ou  Ecrans 
de  tête.  On  ap- 
pelle ainsi  des 
châssis  mobiles 
garnis  de  papier 
ou  d'étoffo  de 
nuance  claire , 
utilisés,  dans  les 
ateliers    photo - 


Ecraos  employés  en  photographie. 


graphiques,  pour  régulariser  l'éclairage  du  modèle.  (Sui- 
vant, ou  effet,  qu'ils  portent  ombre  sur  celui-ci,  ou  que, 
placés  en  arriure,  ils  renvoient  sur  lui  la  lumière,  ils  per- 
mettent ù.  volonté  d'augmenter  ou  de  diminuer  l'éclaire- 
mcnt  eu  un  point  déterminé.) 

Ecran  ligné  ou  Ecran  tramé.  Ces  noms  désignent  une 
plaque  de  verre  portant  une  série  de  traits  tins,  parallèles 
et  équidistants,  tracés  au  diamant,  à  raison  de  40  à  loo 
par  centimètre.  Une  telle  plaque,  ou  une  copie  obtenue 
par  la  photographie,  est  utilisée  pour  la  transformation 
d'une  image  photographique  à  demi-teintes  continues  eu 
image  pointilU^e,  pour  l'impression  en  phoiotypographie. 

ÉCRA.NCHER  v.  a.  Techn.  Syn.  de  éclancher. 

ÉCRAPER  (angl.  scrape,  ratisser)  v.  a.  Décrotter,  grat- 
ter :  KcRAPER  le  bas  de  son  pantalon.  Ecraper  rfe  vieilles 
briques  pour  les  employer  de  nouveau.  (Usité  sur  les  côtes 
do  la  Manche.) 

ÉCRAPETTE  {pèf  —  rad.  écraper)  n.  f.  Sur  les  côtes 
de  la  Manche,  Petit  balai  de  chiendent  que  l'on  emploie  à 
divers  usages  de  propreté. 

ÉCRASABLE  adj .  Qui  peut  être  écrasé  ;  qui  mérite  d'ôtre 
écrasé  :  Des  pierres  facilement  écrasables.  Monstre  cornu, 
boute-feu  exécrable  et  écrasablk. 

ÉCRASAGE  {saj')  n.  m.  Action  d'écraser,  de  broyer  : 
Ecrasage  de  graines  oléagineuses. 

ÉCRASANT  {zan),  ANTE  adj.  Qui  écrase,  qui  produit 
l'écrasement  :  La  puissance  écrasante  d'une  machine. 

—  Fig.  Accablant,  étourdissant  ;  de  beaucoup  supérieur  : 
Un  travail  écrasant.  Des  forces  écrasantes. 

ÉCRASÉE  [zé]  n.  f.  Effondrement  qui  se  produit  au- 
dessus  d'une  ancienne  fouille,  dans  une  mine. 

ÉCRASEMENT  (inan)  n.  m.  Action  d'écraser  ;  résultat  de 
cette  action  :  Z'écraskment  du  raisin  dans  la  cuve,  il  Fig.  ; 
Z'écrashmbnt  des  ennemis. 

—  Chir.  Ecrasement  linéaire.  Procédé  par  lequel,  au  lieu 
de  couper  les  parties  avec  un  instrument  trancliant,  on  les 
coupe  par  l'écrasement  et  la  constriciion. 

—  Mécan.  Ecrasement  des  chaudières.  Ranture  on  dt'- 
chiromenl  des  tôles  de  la  chaudière  sous  l'effort  de  la 
pression  atmosphérique  produit  à  la  suite  d'un  refroidis- 
sement soudain  qui  occasionne  la  brusque  condensation 
d©  la  vapeur  dans  la  chaudière  et,  par  suite,  un  vido  à  peu 
près  absolu  à  l'intériour  du  générateur. 

—  Encycl.  Chir.  L'écrasement  d'un  membre  produit  des 
lésions  multiples  ;  fractures,  luxations,  rupture  do  nerfs, 
do  vaisseaux,  do  muscles,  de  tendons,  effraction  de  la  peau, 
qui  rendent  1«  plus  souvent  l'amputation  nécessaire. 

L'écrasement  du  tronc  intéresse  généralement  les  vis- 
cères (poumon,  cœur,  estomac,  foie,  intestin,  rein,  etc.). 
et,  lorsque  la  mort  n'est  pas  instantanée,  elle  est,  le  plus 
souvent,  inévitable.  La  blessure  par  écrasement  est  émi- 
nemment propre  ù.  l'éclosion  du  tétanos,  dont  les  germes 
abondent  dans  le  sol  des  villes.  Toutes  les  fois  qu'on  no 
pratique  pas  l'amputation  immédiate,  il  est  indiqué  do 
faire  <tes  injections  de  sérum  antiténaniquo. 

—  Ecrasement  linéaire.  Cette  méthode  opératoire,  intro- 
duite dans  l'art  chirurgical  par  Chassaignac,  a  pour  but 
do  substituer  aux  méthodes  généralement  employées  ius- 
que-là  pour  sectionner  les  tissus  vivants  un  moyen  d'oote- 
nir  des  sections  promptes  sans  effusion  do  sang,  et  celui 
de  diminuer  l'étooduo  des  surfaces  traumatiqucs  en  com- 
primant onorgiquoment  les  parties  à  sectionner.  C'est  à 
t'aide  do  cbaSnes  métalliques,  mises  en  mouvement  par 
des  appareils  doués  d'une  grande  puissance,  iiue  Chassai- 
gnac pratiquait  l'écrasement  linéaire  sur  différentes  par- 
ties du  corps  humain.  L'écrasement  linéaire  a  pris  diffé-, 
renls  noms,  tols  que  :  broiement  linéaire,  sarcotripsie,  in- 
cision sérhe,  amputation  sèche,  histotripsie.  Cette  méthode 
peut  être  employée  avantageusement  pour  l'ablation  dos 
tumeurs  de  la  langue,  des  polypes  nasopharyngiens  ou 
utérins,  des  hémorroïdes.  Lo  serre-nœud  on  est  une  appli- 
cation simplirtée. 

ÉCRASER  (do  l'anc.  scandin.  krassa,  broyer  ;  suéd.  krnsa, 
angl.  crash  et  erush)  v.  a.  Briser,  aplatir  en  comprimant  : 
Ecraser  du  raisin  dans  le  fouloir.  Ecraskr  un  insecte  avec 
te  pied,  u  Faire  succomber  sous  un  poids  trop  lourd,  une 
charge  trop  onéreuse  :  Ecraser  un  peuple  d'impôts. 

—  Par  exagér.  Meurtrir  par  une  forte  compression  : 
EcR\sp.R  It'  pivd  de  quelqu'un  en  marchant  dessus. 


EcrasPur  linéaire  de 
Cbassaii;nac  :   A .   ou- 
vert; B,  fermé. 


—  Par  anal.  Faire  paraître  très  bas  :  Pavillon»  dont  la 
hauteur  écrase  le  corps  de  bâtiment. 

—  Paroxt.  Abattre, perdre, anéantir:  EcRASbB  l'ennnemi. 
Un  parti  qui  l'emporte  écKASB  le  parti  vaincu.  (Dupin.) 

—  Fig.  Accabler,  humilier  :  Accablez-moi,  ÉtEASKZ-moi 
aoua  votre  mépris.  (V.  Hugo.)  ii  Rapetisser,  rabaisser,  faire 
ressortir  la  granèe  infériorité  relative  de  :  Une  femme 
cherche  la  parure  moins  pour  être  belle  que  pour  écraser 
d'autres  femmes,  il  Jeter  dans  une  sorte  d©  stupeur  :  Jl  est 
de  ces  nouvelles  qui  vous  écrasent. 

—  Pop.  Ecraser  un  grain.  Boire  un  verre  de  vin. 

—  Techn.  Ecraser  une  éiofft-,  La  frapper  à  l'excès. 

—  Allos.  litteb.  :  Ecrasons  l'iolAme,  Mot  célèbre  de 
Voltaire.  V.  infâme. 

Écrasé,  ée  part.  pass.  du  v.  Écraser. 

—  Ch.  de  f.  Rail  écrasé.  Rail  dont  1©  champignon  est 
décollé  en  partie. 

—  Moll.  Se  dit  d'une  coquille  dont  la  spire  en  sens  ver- 
tical est  peu  rapide,  ©d  comparaison  do  la  spire  en  sens 
opposé. 

S'écraser,  v.  pr.  Etre  écrasé  :  Ces  raisins  s'ÉCRASEirr 
aran(  la  fermentation,  il  Ecraser, 
meurtrir,  aplatir  à  soi  :  Sécraseb 
un  doigt,  n  Par  ezt.  S'affaisser  sur 
soi-même,  ramasser  son  corps  :  La 
panthère  s'écrasb  sur  le  sol  avant 
de  bondir. 

—  Escr.  S©  laisser  affaisser  en 
avant,  après  s'être  fendu,  et  lever 
lo  pied  gauche. 

ÉCRA5EUR  n.  m.  Celui  qui  écrase 
des  personnes  ou  des  choses  :  Un 
ÉcRASEDR  de  pommes  à  cidre.  La 
mode  revient  à  Paris  d'avoir  des 
ÉCRASRUHS  pour  coc/ier».{Sallentin.] 

~  Celui,  Celle  qui  rabaisse  autrui 
pour  se  faire  valoir  lui-môme. 

—  Chir.  Ecraseur  linéaire.  Appa- 
reil formé  d'une  chaîne  pliéo  en 
boucle,  que  serrent  deux  crémail- 
lères, pour  pratiquer  l'écrasement  linéaire.  V.  écrasement. 

ÉCRASITE  n.  f.  Un  des  explosifs  modernes  destinés  aux 

usages  militaires. 

—  Encycl.  h'écrasile  est  employée  dans  l'artillerie  au- 
trichienne pour  charger  les  obus  et  confectionner  certains 
artifices.  L'acido  picrique  forme  la  base  de  sa  composi- 
tion ;  il  est  pulvérulent,  couleur  de  soufre,  et  sa  puissance 
explosive  est  presque  double  de  celle  de  la  dynamite. 
Mais  il  faut  en  déterminer  la  détonation  au  moyen  d'une 
amorce  de  fulminate  de  mercure  ;  autrement,  il  bi-iile  à  l'air 
sans  détoner,  avec  une  flamme  bleue  et  en  produisant  une 
surte  de  boue  noire  gluante.  L'écrasite  a  des  propriétés 
précieuses,  en  ce  sens,  surtout,  qu'elle  est  très  stable  et 
moins  sensible  même  que  la  poudre  noire  aux  chocs,  frot- 
tements, etc.  On  assure  qu'une  balle  tirée  de  près  peut 
traverser  une  cartouche  décrasite  sans  la  faire  détoner. 

ÉCRASURE  n.  f.  Débris  d'un  objet  écrasé  :  Des  écba- 

SDRKS  de  vaisselle. 

—  Techn.  Partie  de  velours  ou  d'une  étoffe  similaire,  où 
la  peluche  est  écrasé©  par  un  frappage  trop  prolongé  ou 
trop  énergique,  il  On  l'appelle  aussi  màchure. 

ÉCRECELLE  {sèl")  n.  f.  Nom  vulgaire  de  la  crécerelle. 

ÉcRÉHOU.  groupe  d'écueils  et  d'îlots,  situé  dans  lo 
passage  de  la  Déroute,  entre  lile  de  Jersey  et  le  Cotentin, 
reste  do  l'ancienne  terre  qui  unissait  primitivement  ces 
deux  contrées.  Eloignées  de  plus  de  trois  milles  marins 
des  rivages  d©  Jersey  et  du  département  de  la  Manche, 
les  îles  Ecréhou  sont  neutres,  d'après  une  convention 
anglo-française  de  1839. 

ÉCRELET  [lé)  n.  m.  Dans  les  départements  du  Sud-Est 
et  dans  la  Suisse  française.  Sorte  de  pain  d'épice  renfer- 
mant une  notable  proportion  d'anis. 

ÉCRÉMAGE  (maf)  n.  m.  Econ.  rur.  Action  d'écrémer 
le  lait. 

—  Techn.  Action  d'écrémer  le  verre  on  fusion,  n  On  dit 

aussi   ÊCRKMAISON. 

ÉGRÉMAISON  D.  f.  Techn.  Syn.  de  êcrémagr. 

ÉCRÉMER  .du  préf.  priv.  é,  et  de  crème.  —  Change  le 
deuxième  é  fermé  en  è  ouvert  devant  une  syllabe  muette  : 
J'écréme.  Qu'ils  écrément;  excepté  au  fut.  de  l'ind.  et  au 
cond.  prés.  :  J'écrémerai.  Ils  écrémeraient)  v.  a.  Econ.  rur. 
Oter  la  crème  qui  surnage  :  Ecrémer  le  lait. 

—  Fig.  Prendre  co  qu  il  y  a  de  mieux,  de  meilleur  en  : 
Ecrémer  «ne  bibliothèque,  les  pensées  d'un  livre. 

—  Techn.  Ecrémer  le  verre.  Enlever  du  verre  en  fusion 
les  scories  que  l'ébullition  a  fait  monter  à  la  surface. 

ÉCRÉMEUSE  (rad.  écrémer)  n.  f.  Machine  servant  à 
séparer  la  crème  du  lait  par  la  force  centrifuge.  (On  dit 
aussi  ÉcRÉMOiR.)  I!  Outil  de  forme  plate  et  légèrement  ro- 
courbée  qu'emploient  les  verriers  pour  nettoyer  la  sur- 
face du  verre  ©n  fusion.  (On  dit  mieux,  dans  co  sens, 
ÉCRÉMOIRB.)  ,  ,,*..- 

—  Enctcl.  L'emploi  de  I  écrémeuse,  dans  la  fabrication 
industrielle  du  beurre,  est  dû  à  Lofeldt,  ingénieur  bruns- 
wickois  ,   ,f 

nui  inventa    I  *■  Ecr#m«u«c  eeoinfugc  fc  Tapeur; 

5" ,  "   „°        A  2.  Ecrémeuse  Cooley  h.  froid, 

cette  ma-   t*    *  ' 

chine  verts 
1876.  Per- 
fectionnées 
depuis,  les 
é  crémeuses 
sont  d'un 
usage  pres- 
que géné- 
ral dans 
t'industrio 
laitière. 
Les  unes 
réunissent 
la  crème 
du  lait  par 
application 
do  la  forco 
contrifnçe: 

un  récipient,  animé  d'un  rapide  mouvement  do  rotation, 
contient  lo  lait  -X  écrémer.  Pendant  lo  fonctionnement,  lo 


Ecr^molr  (fcon.  mr.). 


ÉCRANCHER   —  ÉCREVISSE 

lait  est  projeta  sur  les  parois  et  la  crème,  plus  lé^'ère,  s'a- 

masso  à   la    .surfarf-.  On    lai:  •^L-nl'-fii-Ljl  u^arcdun  autre 

type  d'écT'  '  1©  laqu«Uo 

on  opère    -'  :  a.r  l'action 

do  la  for' <; .  j^.  .  .  i 

ÉCRÉMIERE  n.  f.  Nom  donné  â  -ciode 

moule  d'eau  douce,  parct5  qu«)   le^  «leol 

pour  pratiquer  l'écrémage  du  lait  à  «^  lu^^.i. 

ÉCRÉMIIXON  {Il  mil.)  n.   m.   Nom  donné,  dans  tute 

f»arti©  de  l'ouest  de  la  France,  au  lati  écrémé  qui.  mè- 
angè  avec  des  farine«i  d  orge,  do  mais,  etc.,  »  emploie 
pour  engraisser  les  volailles. 

ÉCRÉMOIR  n.  m.  Econ.  rur.  lostrameot  en  oaago 
dans  l'ouest  de  la  France 
pour  écrémer  le  lait.  i\\  a  la 
forme  d'une  ccumoiro  plate, 
légèrement  recourbé©  sur 
les  bords.) 

—  Pyrotechn.  Sort©  do 
cuiller  en  cuivre,  an  moyen 
do  laauelle  les  artificiers, 
après  lo  broyage  des  com- 

fiosiiions  pyrotechniques,  ramassent  ce»  compositions  pour 
es  introduire  dans  tes  cartouches  ou  pièces  d'artifice. 

ÉCRÉMOIRE  D.  f.  Syo.  do  ÉCRÉMOIR.  i  Outil  qui  sert  à 
l'écrémage  du  verre  fondu. 

ÉCRÉMDRE  n.  f.  Scorie  enlevée  par  Técréma^  du 
verre. 

ÉCRÉNAGE  [naj)  n. m.  Techn.  Syn.  de  cr^acb. 

ÉCRÉNER  v.  a.  Techn.  Syo.  do  créner. 

ÉCRÉNEUR  n.  m.  Techn.  Syn.  do  crénbur. 

ÉCRÉNOIR  (rad.  ieréner)  n.  m.  Instrument  tranchant 
d'acier,  avant  la  forme  d'une  sorte  de  ciseau  à  lame  étroit© 
et  aigué,'dont  on  se  sert  pour  créncr  les  caractères  typo- 
grapniques.  !t  On  dit  aussi  crénoib. 

ÉCRÊTEMENT  {man  —  rad.  éeréter)  n.  m.  Art  milit. 
Action  d'écréier  un  ouvrage,  d'en  abattre  la  cr*lc  :  Z.'kcrè> 
TBMENT  d'un  parapet. 

—  Agric.  Réparation  des  côtés  dnn  fossé,  qui  se  pra- 
tique d'ordinaire  au  printemps,  a  Opération  qui  consiste  à 
gratter,  au  printemps,  les  côtés  des  trous  pratiqués  en  hi- 
ver pour  y  planter  des  arbres. 

ÉCRÉTER  (du  préf.  priv.  é,  et  de  eréte)  v.  a.  Couper,  re- 
retrancher  la  créie  de:  Ecrèter  un  eoq. 

—  Agric.  Couper  les  épis  mûrs  du  mais  on  blé  de 
Turquie. 

—  Art  milit.  Détruire  la  crfte,  lo  sommet  dnn  ou- 
vrage :  Le  canon  écrête  les  bastions. 

—  P.  et  chauss.  Abaisser  et  niveler  les  accotements 
d'une  route  empierrée  pour  les  parer  :  Ecrktbr  une  route, 
une  côte, 

ÉCREVISSE  (de  l'anc.  haut  allem.  krebix,  m^m©  sens; 
allem.  mod.  krebs,  même  sens)  n.  f.  Crust.  Genre  de  crusta- 
cés décapodes  (V.  la  partie  encycl.)  :  Ecrevissks  de  mer. 

—  Buisson  d'éerevisses.  Plat  décrevisscs  arrangées  ©n 
pyramide. 

—  Archéol.  Cuirasse  formée  d'écaillés  chevauchées 
comme  les  anneaux  du  test  de  l'écrevisse.  l  Demi-écre- 
visse.  Cuirasse  dont  une  parti©  seule- 
ment était  en  écrevisse.  fl  vêlement  dé- 
chiqueté en  barbe  d'écrovisso. 

—  Arg.  milit.  Ecrevisse  de  rempart. 
Nom  donné  au  soldat  en  faction. 

—  Blas.  Figure  d'écrevisse,  disposé© 
le  plus  habituellement  en  pal,  la  léi© 
en  haut  et  montrant  le  dos,  et  dont 
l'émail  particulier  est  de  gueules. 

—  Constr.  Pierre  à  chaux,  à  laquelle 
la  calcination  a  donné  une  couleur 
rouge.      .  „  D'ar(r«nt  à  une 

—  Littor.  anc.  Vers  ou  mot  qni  avait  #creTi«»«d<  pi«ilM. 
un  sens  lorsqu'on  le  lisait  &  rebours. 

(Cicéroo,  qui  no  dédaignait  pas  lo  calembour,  a  terminé 
de  la  manière  suivante  une  lettre  à  un  de  ses  amis  : 
Legendo  metulas,  imitabere  cancros  :  •  Lis  comme  mar- 
chent les  écrevisses  I©  mot  metulas  [salutem,  salutj).  • 
Il  On  dit  aussi  rétrograde  ou  récirrknt. 

—  Mar.  Engin  formé  de  deux  branches  courbes  articu- 
lées.dont  les  pontonniers  s©  servent  pour  retirer  Je  l  eau  des 
objets  lourds  tombés  au  fond,  tels  qu  une  pièce  do  canon. 
(On  manie  l'écrevisse  au  moyen  de  ^-affes  et  de  cordes.) 

_  pharm.  Ycilt  ou  Pierres  d'écrmue.  Petites  concré- 
tions blanches  et  pierreuses,  qu'on  trouve  sous  le  cor- 
selet des  écrevisses  de  rivière,  au  moment  de  la  mue,  et 
dont  on  faisait  autrefois  une  poudre  absorl^anic.  t  Car- 
bonate de  chaux  en  poudre,  qu'on  emploie  aujourdhuiao 
même  usage.  ,      ^  .      __ 

—  Techn.  Tenaille  &  l'usage  des  forgerons,  et  qui  sert 
à  traîner  jusqu'à  l'enclume  les  gros  lopins  do  fer  rou^. 
(Cet  instrument  s'emploie  encore  pour  transporter  d  an 
point  à  un  autre  de  lourds  fardeaux,  dans  les  travaux  de 
construction.) 

—  Loc.  fam.  :  Bouge  comme  une  écrertsse,  T-  t 
cause  do  la  couleur  que  la  cuisson  donne  &u\ 

n  Eplucher  des  écrerisses,  Pcniro  son  temps 
lions  futiles,  A  des  discussions  oiseuses.  Se  c 
dans  r(*creri«p,  il  y  a  plus  .^  éplucherou  A  ma; 
c/ir*ur  (/'rtrtTiMf*,' Personne  qui  se  plaît  aux 
stériles,  aux  questions  futiles,  i:  .\f<trchrr,  Ali- 
érrerisse,  à  pas  d'écrevisse.  Aller  lentement  ou 
rétrograde:  progresser  peu  ou  reculer.  ^St»  o 
l'opinion  vulgaire  qui  fait  marcher  !cv,-crevi>v, 

—  Adjectiv.  Qni  n-'  pr-vT.^^'^.- jv!'-.  M'"  ^'^  •'  ■ 
existe  des  (Unt's  KCHi  ^ 

—  Encycl.  Zool.  I 
est  astaeus,  forment 
croures,  famille  des  aj.;av 
dites,  seulement,   se   raf  : 
entend,  vulgaircnieni-  v  i- 
bien  des  crustacés  .i; 

^ue  le  homard  de  >■ 

bants  et  les  p  !-  "' 

da^^scar.  les 

Tasmanic.  Le  _  ^ 

f»ar  son  appenaïc-  mi  [...,.,..  ■  ■  ,....-■,  -■   — ^  ,r  '.   i^, 

a   forme  et  la  dimension  varient,  do  nrsie,  sa.vai.i  les 


e  nom  scientifique 


ÉCREVISSE  —   l'XIUllE 


.-    -!ff 

l 
t. 

.1- 

ctuxcr  Rnncaa  du  ihonu  est  roobU«  ;  les 
u  |<airo  de  j4Uos  tout  fortoa,  rcii- 

9, 


^^     RcrviUMt  :   1  li»;  t.  Jeuar  ; 

aT&otre  en   l|;c.  t..cs  femelles  portent 

.  .u^  l.>  11-  \*Mi;r.*  oi  reproJuisoDt  leur 
'  -pc.  I-es 
..e,   fri^ 


ch.^es  et  *f:rain^e^  dont  la  chair  dntt  fondre  &  la  cuissoo. 
M<  1)   bUoc  et  •  r  uioul.  Quand 

.  ■  y  jeter  le>  ■  alabli-iniMii 

.     .  ■>ll.    <'t    It"'    \  '    \   '    IIIO  C1IH|    IIH- 

..  eau  cuurauto  ot  les  ri- 
\i  .Me  prufoiuleur,  OD  p^clio 

)o<rovia6o  au  iiio\oti  tiu  l't'iii.N  lilols  circuluires  appelt^s 
l>alance!(,  pt^cheties  etc.,  suivant  les  coiitnies,  et  suspen- 
dus pnr  irnis  «nrdeliutes  &  uuo  corde  unique,  attachée 
•  ;;•'  iii/tiic  À  t  '  virmuté  d'une  ^aulo  du  niovenno  luuLTUeur. 
\ii  >  t'iitri'  <lii  iiu't.  un  attache  UD  morceau  de  viande  plus 
.  ■:  •       •  -    ■iiipuu  dunt  ou  auffinento  l'odeur  péDélranie 

,  1  essence  do  lêréLentlnuo  ou  d'aspic.   Los 

,  '.ent  de  leurs  trous  et  viennunt  iusquo  dans 

1.'  iimm.  .-Liin  M  V  proodro  leur  nourriture.  Il  sultit,  alors,  do 
lever  les  lUets. 

Pans  los  nvit'^res  aux  eaux  profondes,  on  fait  usa^o, 
pour  la  pAche  ik  IWrevisse,  de  tambours  et  do  peiiics 
na.ssi':^  amorct^os  comme  les  balances,  et  placées  do  dis- 
iAn>'e  en  disiaoco  ù  proximité  des  irous  où  se  ri^lugiont  los 
éiTevisses 

Kniin,  oa  p^cho  encore  ce  crustacé  en  employant  des 
fascines  d'<^pinos,  au  contre  desquelles  on  dispose  uu 


Nassu  u  trcrcvisacs. 


pi.» 


1.- 


dellos,  etc. 
il  y  a  aussi 


,  .'te. 

■  ini  do 

'11  'ifi  écro- 

-,  en  repou- 

'    irhonnier  et 

lit  fut, 

Au- 

i:iS  dos 

'  .  ce).  On 
-^n  Kuropo  : 
'1  /turiatiiit); 

;  uuiiipes);  l'écro- 
,  la  plus  commune 

L-aux  saumiiircs  de 


/  babito 

1-  en  Asie 

C«îi   iii"!itaf  I,eS 

écroTisses  f<^  :i- 

lévfi  dani  le  i'-s 

tryma,  cl  dan-,  u-    ^:r'-U'-"e  par  les 
knptoparia. 

—  Al'hîm.  /'  rn;iV  df  lycreviste. 

<>;  ,  oro  /or- 

'  :)o  ma^i- 

ij  :all^ma- 


Od  appelait  ecreriue 


Armure  k  «crtTisia 

--  '    -  d'ar-icr  vorti- 

•  anneaux  de 

■  !tes  en  écro- 

;jj!j    <t  fudl  ofQco 


■  «i« 


,'Qia 
>.nfti 


on  arrache  la 


l'iillnn  -laiiH  Ir.iiirl 


'Q. 


Ecrcvisse. 


.  !>corre 

**' "■■'  '    'uij'"^-  'i  wiKH'u,   [••T'sii.  .m  Cl  f'-fjaio'.c^  ;  saler 

Cl  poiTFor  convenablement,  pois  ajouter  dos  tomates  épia- 


r  K  écrOTiues.  —  3.  Balance  ou  pochette. 
4.  P1dc«b  a  écrcvlsscs. 

app&t.  On  retire  ces  fascines  ik  l'aide  d'une  cordelette,  et, 
eu   les  ouvrant,  on  y  trouve  les  ôcrovisses. 

I^  pécho  nocturne,  beaucoup  plus  fructueuse,  s'effectue 
a  la  tuour  do  torches,  et  les  écrcvisses  sont  prises  à 
l'aido  do  pinces  ou  &  la  main  ;  mais  cette  sorte  uo  pAchc 
est  généralement  prohibée.  Au  reste,  dos  règlements 
numbroux  interdisent  la  pèche  des 
écrovisses  suivant  les  saisons  ot  los 
lieux,  surtout  depuis  les  grandes  épi- 
démiosqui,oD  certains  départements, 
ont  presque  complètement  détruit  ces 
crustacés. 

—  Techn.  L'instrument  nommé<*cre- 
viase,  qui  a  la  forme  du  compas  dit 
■  maître  à  danser  >,  est  composé  do 
doux  branches  articulées  on  leur  mi- 
lieu 8ur  un  axe  commun.  Ces  branches 
sont  cintrées  d'un  cdté  de  l'axe  et 
droites  do  l'autre.  Los  prolongements 
rectilignos  sont  reliés  entre  eux  par 
les  anneaux  d'une  chaîne  qui  so  réu* 
nissent  à  l'extrémité  d'un  cûblo  ser- 
vant à  manœuvrer  l'instrument.  Lors- 
que la  loupo  est  saisie  entre  les 
parties  cintrées  ot  qu'on  h&lc  sur  le 
cÂble.  les  branches  rectilignos  tendent  &  se  rapprocher 
l'une  do  l'autre,  et,  par  cela  mftmo,  augmentent  le  serrage 
des  parties  curvilignes. 

£CRX:viSSE,  nom  do  l'un  des  doozo  stgnos  do  zodiaque, 
appelé  aussi  Cancer.  V.  ce  mot. 

ÉCRBYTHIQUC  (mik'  —  du  gr.  ek%  de,  et  de  rhutmique) 
a'tj.  M.  d.  Irrégulior  :  Pouls  écruytuiqub.  m  On  dit  aussi 
Kt  HiiYTMK.  iPeu  usité.) 

ÉCRIBCLLATES  (bel")  n.  m.  pi.  Section  des  arachnides 
aranéides,  comprenant  toutes  les  araignées  dépourvues  do 
enbellitm  (plaque  située  entre  les  riliéros).  [Les  écribel- 
lates  comptent  trente  et  une  familles,  réparties  dans  les 
deux  groupes  des  haplogyneê  et  des  enteWgynes.]  —  Un 

KCHlBKLLATii. 

ÉCRIER  (v.   KORISBR.  —  So    CODJUgUO    COmmO   le  SUIT.) 

v.  a.  uu  n.  Nettoyer  le  fil  do  fer  en  le  frottant  avec  un 
linge  chargé  do  grès. 

ÉCRIER  (8')  [du  préf.  é,  et  do  crier.  —  Prend  deux  i  de 
suite  aux  deux  preni.  pers.  du  plur.  de  l'imparf.  de  l'iod.  et 
du  prê.s.  du  subj.  :  A'ouj  nou4  ('criion«.  fjue  ihjus  voui  écriiez] 
v.  pr.  Pousser  un  cri,  une  grande  exclamation  :  S'écrikr  de 
peur,  de  gurpnse.  n  Diro,  prononcer  en  criant  :  Démophile 
et  lamente  et  s'écrik  :  •  Tout  ett  perdu!  »  (La  Bruy.) 

—  S'employait  autrefois  dans  le  sons  de  se  récrier,  ex- 
primer son  admiration  par  dos  exclamations,  par  des  cris  : 
MuuB  ferons  notre  devoir  de  Noos  Écrier  comme  il  faut  sur 
tout  ce  qu'elle  dira.  (Mol.) 

—  S'i^crier  à.  Autref.  Dire  en  criant  à  : 

L<^  pluB  titiix  au  irarfon  s'écria  Unt  qu'il  put  : 
Uhia!  ohl  ilcftCCDilex  que  l'oa  oe  Tout  1«  clii«. 

Là   FoMTAPfl. 

—  Grarom.  1^  participe  de  ce  verbe  est  toujours  va- 
riable dans  ses  temps  composés  :  lU  sk  sont  kchiés. 

ÉCRIEUR  n.  m.  Ouvrier  qui  écrio  le  Al  do  fer. 

ÉCRILLE  (Il  mll.^  n.  f.  Sorte  de  cMturo  serrée  en  clayon- 
nage,  qu'on  dtK|>oHe  en  avant  de  la  décharge  d'un  étang 
ou  d  un  vivier  pour  fermer  l'Usuo  aux  poissons. 

ÉCRIN  Mu  lat.  scrinium,  m^mo  usas)  n.  m.  Boite,  coffret 
do  luxe,  servant  ik  renfermer  dos  bijoux,  etc.  u  Joyaux  con- 
tenus dans  cette  boite  :  Dame  qui 
engage  tout  son  AcRiN. 

—  Fig.  Réunion  d'objets  écla- 
tants ou  précieux  :  La  création 
est  un  tatte  Atrin.  dont  chaque 
joyau  a  sa  valeur  sann  rtvale. 
d.  Sand.)  D  C'est  le  plus  beau  joyau 
de  son  écrin.  C'est  ce  qu'il  a  do 
"    -".r  -  On  dit  quelquefois  d'uno 

i-he  :  L'est  un  bcrin  de 
i.  y  cnty  des  rires  charmants. 
I  n.  tt.-jutier.)  Ecrin 

—  EscTct..    Archéol.   C«  mot 

s'écrivait  anciennement  escrin  ot  escrain,  ot  s'appliquait 
non  seoleroent  aux  petites  boites  et  custodes,  mats  encore 
à  des  meubles  co  cuir,  en  ébéoisiorie,  à  dos  Iravauz  d'or- 


Ki.-rin  i 


..Ir  gaufriî 


'■-). 


52 

fèvrerio  commo  los  cb&ssos  ot  los  roliqultiros.  Los  plus  po. 
tiis  d'entre  ces  objets  s'appelaient  des  escrineta.  U  est  /ait 
nioniion.en  1504, 
dans  Tinveutairo 
do  Suinl-Denis, 
d'un  reliquaire 
d'or  Domnior«es- 
cruiu  Churlcmai- 
gno  >.  Plus  an- 
ciennement, 
ccrinost  employé 
dans  le  sens  do 
cercueil,  etc. 

Écrin  du 
bon  compèro 
(l'),  roman  de 
Kerthold  Auor- 
bach  (iHriû).  — 
Nous  sommes  au  villago;  là.  un  bravo  vieillard  qui  a 
beaucoup  vu,  beaucoup  réfléchi,  réconforte  ceux  qui  vion- 
oonl  lo  voir,   sceptiques  cl  désespérés,  par  des   contes 

au'il  tire  do  son  écrin.  Ce  sont,  pour  la  plupart,  des  petits 
rames  psychologiques,  dont  quelques-uns,  commo  l'his- 
toiro  du  [lâysan  Xaveri  et  celle  du  cousin  André,  sont  des 
chefs-d'œuvre.  Dans  tous,  d'ailleurs,  mémo  les  plus  simples 
et  les  plus  intimes  en  apparence,  se  montre  uno  science 

firofondo  du  cœur  humain.  11  n'en  u  pas  fallu  moins  pour 
os  faire  goûter  à  l'Allemagne,  en  général  plus  sympa- 
thique aux  contes  exagérés  ot  fania&iiques. 

ÉCRINCRIE  (rf)  n.  f.  Profession  de  l'écrinior.  n  On  écri- 
vait anciennement  kscrinkrie.  (Ce  mot  signifiait  aussi 
l'ensomble  des  petits  meubles,  écrins  et  custodes,  existant 

dans  uno  maison  ou  recelés  dans  un  inventaire,  etc.,  et  aussi 
tout  travail  décrinior.  On  disait  :u«  bois  de  /i/d'ESCUiNKRiB, 
pour  indiquer  qu'il  était  d'un  travail  de  menuiserie  fîne.) 

ÉCRINIER  {ni'é)  n.  m.  Ouvrier  qui  fait  des  écrins.  (Vx.) 

—  Encvcl.  Los  écriniers  du  moyen  fige  faisaient  les 
étuis,  boites  ou  custodes  de  bois  recouverts  de  peau.  Leurs 
statuts  corporatifs  furent  établis  en  1291  par  le  prôvût  de 
Paris,  Guillaume  de  Han^est.  Cetto  corporation  fut  réunie 
plus  tard  à  celle  des  galniers.  Au  xvii*  siècle,  le  mot  •  écri- 
ttior  ■  semble  étro  synonyme  do  menuisier. 

ËCRINS  (liakri-:  pivs),  cime  culminante  du  massif  du 
Pelvoux  et  de  toute  la  Franco  avant  l'annexion  de  la  Sa- 
voie; 4.103  mètres.  Son  arête  tranchante  so  profile  à 
moins  de  25  kilomètres  O.  do  Briancon,  au-dessus  de  l'im- 
mense glacier  Blanc  (bassin  de  la  Durancc)  et  du  cirque  do 
laBérardo,  où  naît  leVénéon  (bassin  de  l'Isère).  V.  Alpks, 

ÉCRIRE  (du  lat.  scribere,  même  sens  :  J'écris,  tu  écris,  il 
écrit,  nous  écrivons,  vous  écrivez,  ils  écrivent.  J'écrivais, 
nous  écrivions.  J'écrivis,  nous  écrivîmes.  J'écrirai,  nous  écri- 
rons.  J'écrirais,  nous  écririons.  Ecris,  écrivons,  écrivez.  Que 
j'écrive,  que  nous  écrivions.  Que  j'écrivisse,  que  nous  écri- 
vissions. Ecrivant.  Ecrit,  écrite)  v.  a.  Exprimer  au  moyen 
de  signes  (caractères  ou  lettres)  les  sons  de  la  parole  ou 
les  idées  :  Ecrire  ses  idées, sa  di-ptnse,  une  équation. 

—  Orthographier,  composer  au  moyen  de  certaines 
lettres,  de  certains  signes  :  On  ^:crit  orthographe  arec  th. 

—  Rédiger,  en  parlant  d'un  ouvrage;  consigner  dans 
un  écrit  destiné  à  la  publicité  :  Ecrire  un  roman,  une 
tragédie,  une  brochure.  Il  Composer,  en  parlant  d'une  œu- 
vre musicale  :  Ecrire  un  opéra,  une  polka. 

—  Exposer,  affirmer  dans  un  écrit  :  Les  Arabes  ont 
ÉCRIT  que  la  plus  grande  pyramide  fut  élevée  plusieurs 
siècles  avant  Abraiiam.  (Volt.)  u  Mander  par  lettre,  consî- 

fner  dans  uno  lettre;   rédiger  et  expédier,  en  parlant 
'une  missive  :  EcRiVEZ-nou«  vos  observations. 

—  Poétiq.  Tracer,  empreindre,  graver  :  Le»  rides  ont 
ÉCRIT  son  Age  sur  son  front.  (I^  Bruy.) 

—  Fig.  Imprimer,  marquer,  lixor  d'uno  manière  dura* 
ble  :  Ecrire  sa  loi  dans  les  cœurs,  ii  Indiquer,  signitier  : 

SoD  saog  sur  la  poussière  écrivait  mon  devoir. 

Corneille. 

—  Absol.  Tracer  des  caractères  qui  expriment  des  idées 
ou  les  sons  de  la  voix  :  Apprendre  à  écrirr.  n  Correspon- 
dre par  écrit,  envoyer  des  lettres  :  Sire,  la  lâcheté  de  votre 
frère  a  tout  perdu,  écrivit  Charette  à  Louis  XVJII.  (Vac- 
querio.)  il  Composer  des  ouvrages;  concourir  à  la  rédac- 
tion d'un  écrit  :  Ecrirb  en  prose,  en  vers.  Ecrire  facile- 
ment, il  Composer  uno  œuvre  musicale,  écrire  do  la  mu- 
sique :  Monsigny  ne  sait  point  du  tout  écrire.  (Grimm.) 

—  Dr.  Ex[H>sor  ses  raisons,  les  déduire  dans  un  mé- 
moire ou  dans  une  requête  :  Etre  appointé  à  écbirk  et 
produire,  li  A  mal  exploiter  bien  écrire.  Se  dit  lorsque  quel- 

?u'un  remédie  par  des  écritures  à  certains  défauts  do 
orme  qui  se  sont  produits. 

—  Jeux.  Piquet  à  écrire.  V.  piquet. 

—  I>oc.  div.  :  Ecrire  de  bonne  encre  ou  de  la  bonne  encre. 
Employer  une  forme  vive  et  sévère  dans  une  lettre  ;  écrire 
en  termes  précis,  formels  et  vigoureux,  il  Ecrire  à  la  diable, 
Ecrire  dans  un  stylo  bizarre  ot  incorrect.  M  Ecrire  des 
volumes,  Ecrire  beaucoup;  faire  de  nombreux  ouvrages. 

H  En  écrire  à  quelqu'un.  L'informer  nar  lettre  de  quelquo 
chose,  lui  écrire  au  sujet  de  quelquo  chose,  n  Ecrire 
comme  un  chat.  Ecrire  do  façon  illisible. 

—  Loc.  prov.  :  Avoir  une  belle  voix  pour  écrire  et  une 
belle  main  pour  chanter,  Avoir  la  voix  fausse  et  uno  mau- 
vaise écriture. 

Écrit,  ite  part.  pass.  Sur  lequel  on  a  écrit  :  Une  feuille 
de  papier  écrite  sur  le  recto  et  le  verso. 

—  Décidé  irrévocablement  par  le  Destin,  par  la  Provi- 
dence :  Le  sort  de  chaque  homme  est  écrit  au  livre  du 
Destin,  ii  Qui  a  quelque  chose  de  fatal,  qui  se  reproduit 
avec  uno  sorte  de  persistance  fatigante  :  Allons  I  il  est 
ÉCRIT  qit'on   ne  pourra  jamais  contenter   tout  le  monde  I 

-  n  C'était  écrit.  Formule  fataliste  des  Orientaux.  (Ces  mots, 
dans  l'application,  expriment  la  résignation  à  un  acci- 
dent, à  une  perte.) 

—  Arithm.  Xumération  écrite.  V.  numération. 

—  Liltér.  Langue  écrite,  Langue  littéraire,  par  opposi- 
tion à  la  langue  usuelle,  qui  est  la  laneue  parlée. 

—  Ati.fs.  HiST.  :  Ce  qui  est  écrit  est  écrit.  Proprem. 
Il  n'y  a  rien  à  changer  &  uno  chose  écrite;  on  ne  revient 
pas  sur  un  écrit.  fCos  mots  sen-ont  à  caractériser  une  ré- 
solution inébranlable.  C'est  la  réponse  mémo  que  (it  Pi- 
lato  aux  Juifs  qui  l'engageaient  à  changer  l'inscrijilion 
placée  sur  la  croix  de  Jésus.  [Jean,  XIX,  22.]  La  phrase 
do  la  Vulgale  est  :  Quod  scripsi,  scripsi.) 

S'écnrCi  v.  pr.  Etre,  pouvoir  être  écrit,  exprimé  par 


53 

écrit  :  Tout  ce  qui  peut  se  dire  ne  se  doit  pas  écbirg.  (Vau- 
golas.)  II  S'orthographier,  ôiro  composé  do  telles  ou  icllos 
lottrcs  :  Comment  s'écrit  votre  nom  ?  il  Etre  rôdigô,  Ôtro 
monlioDné  dans  un  écrit,  rédigô  par  écrit,  ii  Correspondre 
muluoUoment  par  lottrcs. 

—  Allus.  litti:r.  :  Je  voudrais  ne  pas  savoir  écrire, 
Réponse  célèbre  do  Néron,  dans  les  promiers  temps  do 
son  régne,  au  moment  où  on  lui  prcscntail  à  si^mor  la  sen- 
tence do  mort  d'un  criminel,  il  Je  n'écris  point  contre  qui 
peut  proscrire,  i'arolo  fameuse  do  FoUiou,  un  des  plus 
célèbres  oralours  do  l'ancienne  Kome.  (Nommé  consul,  il 
était  parvenu,  non  à  réconcilier  Octave  et  Antoine,  mais 
A  leur  faire  signer  un  traité  qui  suspendit  quelque  temps 
l'effusion  du  sang.  Le  zèle  qu'il  montra  pour  Antoine  dans 
cotto  circonstance  déplut  à  Octave,  qui  lui  décocha  quel- 
ques épigrammes;  comme  on  lui  conseillait  d'y  répondre  : 
Je  n'écris  point  contre  qui  peut  proscrire,  dit-il.)  On  attribue 


rigoait  les  épreuves  do  co  n»  7,  pcut-ôtre  mémo  au  mo- 
ment où  SOS  yeux  se  reposaient  sur  cette  phrase  signili- 
cativo,  quo  Camille  fut  arrêté. 

ÉCRISÉE  ou  mieux  ÉGRISÉG  D.  f.  Poudro  de  diamant, 
employée  pour  le  polissage  des  pierres  précieuses. 

ÉCRIT  {fcri  —  du  lat.  scribere,  supin  scriptum,  écrire) 
n.  m.  Chose  écrite,  papier  écrit  :  Tirer  un  écrit  de  sa  po- 
che. Il  Acte,  traité,  convention  signée  :  Entre  gens  d'hon- 
neur, une  parole  donnée  vaut  un  écrit. 

—  Œuvre  écrite,  ouvrage  littéraire  :  Un  écrit  qui  sent 
le  travail  n'est  pas  assez  travaillé.  (Latona.)  H  Ecrits  pé- 
riodiques. V.  JOURNAL,  PRESSE. 

—  Mot  d'écrit.  Ecrit  très  court,  papier  qui  porto  quel- 
ques mots  d'écriture. 

—  Par  écrit,  loc.  adv.  En  note,  avec  do  l'écrituro  : 
Mettre  par  écrit  sa  dépense,  une  adresse,  il  Dans  un  écrit, 
dans  une  œuvro  écrite  :  La  liberté  est  un  vain  mot  si  l'on 
ne  peut  exprimer  librement  par  écrit  ses  pensées  et  ses 
opmtoHî.  {L.-N.Bonap.)  Il  Ecrire,  Couc/ter  par  écrit.  Il  Avec 
dos  traces  visibles: 

On  a  porté  partout  des  verres  h  la  ronde. 

Où  les  doigts  des  InquaiB,  dans  la  crasse  tracés, 
Témoignaient  par  écrit  qu'on  les  avait  rincés- 

BotLEAU. 

li  Instruction  pnr  écrit,  Instruction  dans  laquelle  chacune 
des  parties  écrit  l'exposé  de  ses  moyens,  il  Preuve  par  écrit, 
Prouve  qui  résulte  d'un  écrit,  d'une  pièce  écrite. 

—  Scolast.  Leçon  écrite  sous  la  dictée  d'un  professeur. 
II  On  dit  auj.  cahier. 

—  Allcs.  littér.  :  Les  paroles  s'envolent,  les  écrits 
restent.  V.  verra  voi.ant. 

ÉCRITE  (rad.  f'cri;)  n.  f.  Dr.  anc.  Convention,  concordat, 
atermoiement. 

ÉCRITEAU  [to  —  rad.  écrit)  n.  ra.  Papier,  carton  ou 
!  l:inchotto   do   bois   portant  une  inscription,  un  avis,  un 

Mseignement  :  Mettre  un   écriteaij  à  une   porte,  il  In- 

ription  qu'on  plaçait  autrefois  au-dessus  de  la  tête  des 
condamnés,  pendant  leur  exposition  publique. 

—  Fis".  Ce  qui  sert  à  guider,  à.  diriger,  à  indiquer  la 
voie  à  suivre. 

~  Loc.  fara.  :  Mettre  un  êcrileau  à  une  femme,  L'afficher, 
!;i  faire  connaître  pour  sa  maîtresse. 

—  Archéol.  Nom  sous  lequel,  au  xvi"  siècle,  on  dési- 
i.iiait  des  cartouches,  banderoUes  ou  ôcussons,  munis 
'1  inscriptions, 

[lion  plaçait 
sur  les  pein- 
iiiros,  les  ta- 
pisseries, etc. 

—  Théâtr. 
î'ii-ce  à  écri- 
te aux,  Nom 
'lonnô  à  un 
^'enro  de  farco 
i|iii  s'introdui- 
sit pour  la  pre- 
mière fois  à 
t'iiris,  dans  la 
!*n  i  ro  Saint- 
'iermain  do 
i:ifi,  par  suito 
'■■<■  l'arrêt  du 
,  :n-lomcnt  qui 

-tendait  toute  représentation  dramatique  aux  théâtres 
.  -niins.  (Les  écriteaux  étaient  des  couplets  écrits  sur  une 
1  incarte,  que  chaque  acteur,  au  moment  venu,  déroulait 
aux  veux  du  public.  L'orchestre  jouait  l'air,  et  des  gagistes, 
phices  au  parquet  et  à  l'amphithéâtre,  chantaient  les 
i-aroles  et  engageaient  ainsi  toute  la  salle  à  les  imiter, 
lieux  ans  plus  tard,  on  fil  descendre  les  écriteaux  du 
cintre,  atîn  do  rendre  aux  acteurs  la  liberté  d'exprimer 
l'ar  leurs  gestes  le  sens  des  couplets.) 

—  Syn.  Ecriteau,  épigraphe,  inscription.  Ecriteau  est 
'!ii  stylo  vulgaire.  Epif/raphe  est  du  style  littéraire;  il 
il'signe  proprement  une  sentence,  une  phrase,  un  ou  des 
vers  cités  après  le  titre  d'un  livre  ou  d'une  brochure,  pour 
i:iiro  ressortir  l'intention  do  l'auteur,  lo  but  du  travail. 
].' inscription  se  grave  sur  la  pierre,  sur  lo  marbre,  sur 
di's  colonnes,  dos  monuments,  dos  mé- 
■i:iil!es,  et  elle  a  pour  objet  do  rappeler 
1.1  mémoire  d'un  fait,  d'uno  date,  d'une 
.livre  importante. 

—  Encyci..  Admin.  V.  enseigne. 

ÉCRITOIRE  idu  lat.  scriptorium, 
mémo  sons),u.  f.  Autrof.  Petit  moublo 
(v.  la  partio  oncycl.) ;  auj.  Encrier. 
Il  iS'ohles  d'écritoire.  Nom  que  l'on  don- 
nait par  dérision  â  la  noblesse  de  robe. 

—  Vig.  Métier  d'auteur  :  L'kcritoirk, 
aidée  par  le  temps,  est  plus  forte  que 
iépée.  (Balz.) 

—  Autref.  Cellule  do  monastère,  ré- 
servée pour  la  copie  des  manuscrits. 

—  Greffiers  de  i'écritoire.  Nom  donné 
autrefois  aux  oftîciors  judiciaires  qui 
assistaient  aux  visites,  descontes,  etc., 
ordonnées  par  la  justice  pour  les  ouvra- 

fes  de  charpente,  maçonnerie,  etc.,  et  qui  en  dressaient 
es  procès-verbaux. 

—  Encvcl.  Archéol.  Ce  mot  s'entendait,  aocionnomcnt. 


Ecriteau  de  tapiosei-ic  (xv 


Ecrlloir^  (XV 


aussi  bien  de  tout  l'attirail  portatif  d'un  scribe  que  des 
meubles  analogues  aux  grands  encriers  modernes,  quo  des 
tables  à  écrire,  que  des  cabinets  do  travail,  et  quo  du 
preffo  mémo  d'un 
juge.  L'^cri/oiredu 
lieutenant  crimi- 
nel, dans  co  der- 
nier cas,  est  son 
tribunal  lui-mémo. 
L'écritoiro  porta- 
tive est,  jusqu'au 
xviii«  siècle,  com- 
posée d'un  ou  jïlu- 
siours  ustensiles, 
suivant  que  l'cn- 
crior  ou  cornet  à 
encre  est,  ou  non,  renfermé  dans  la  billotto  ou  le  calc- 
mart,  c'cst-À^^ire  le  long  étui  contenant  les  plumes,  lo 
grattoir  et  le  canivet  faisant  oftice  do  tranche-plumo,  otc. 
L'écritoiro  proi)rcment  dite  est  cet  étui,  ordinairement  do 
cuir,  parfois  aorfovrcrie,  qu'un  système  d'anneaux,  do 
coulants  et  de  lacets  rattache  à  la  ceinture  des  hommes 
et  même  des  femmes.  L'écritoire,  en  tant  quo  meuble  posé 
sur  une  table,  pouvait  atteindre  aux  dimensions  d'un  petit 
mcublo. 

ÉCRITURE  {lat.  scriptura  ;  de  scribere,  supin  scriptum, 
écrire)  n.  f.  Art  de  figurer  la  parole  ou  les  idées  par  des 
signes  convenus  :  La  peinture  des  objets  mêmes  fut  la  pre- 


Ecriïoire(xvm*s.]. 


7nière  écriture.  fGrimm.)ti  Ensemble  de  caractères  écrits; 
Ecritures  orientales. 


art  ou  manière  de  les  former  :  Ecriture  difficile  à  lire. 


—  A  la  fin  du  xix*  siècle,  on  s'est  mis  â  employer  ce 
mot  dans  lo  sens  do  style  :  /.'écriturb  naturaliste. 
/, 'écriture  des  décadents  est  rarement  intelligible  aux 
simples  mortels.  ii.Il  s'employait  déjà  dans  lo  sons  do  Art 
de  composer  des  ouvrages  d'esprit  : 

Le  ri'gne  du  papier,  l'abus  de  Vécriturc, 
Qui  d'un  plat  feuilleton  fait  une  dictature. 

A.  DE  Musset. 

—  Par  oxt.  Moyen  de  traduction,  de  reproduction,  do 
représentation  matérielle  :  Le  geste  est  la  parole  de  l'ima- 
gination, et  le  dessin  en  est  /"kcriturk.  (Do  Donald.) 

—  Fig.  Enseignement,  moyen  d'instruction  ; 

Il  est  sain  de  toujours  feuilleter  la  nature. 
Car  c'est  la  grande  lettre  et  la  grande  écriturf. 

V.  Huoo. 

—  Ecriture  alphabétique.  Ecriture  phonétique.  Celle  qui 
représente  les  sons  de  la  voix  au  moyen  d'un  petit  nombre 
de  caractères  fi^irant  les  sons  et  les  articulations  simples. 

Il  Ecriture  syllabique,  Ecriture  phonétique  dont  les  carac- 
tères représentent  des  syllabes,  n  Ecriture  idéographique. 
Ecriture  qui  représente  directement  les  idées,  comme 
celle  des  Chinois,  ii  Ecriture  hiéroglyphique,  Ancienne  écri- 
ture égyptienne  qui  représentait  en  général  des  mots, 
mais  qu*i  parait,  cependant,  avoir  figuré  aussi  des  sons,  ce 
qui  en  ferait  un  système  complexe  d'écriture  phonétique 
et  d'écriture  idéographique.  (V.  hiéroglyphe.)  il  £'criï»re 
démotique.  Ecriture  cursive  des  anciens  Egyptiens. 

—  Ecriture  en  chiffres  ou  chiffrée,  Signes  ao  convention, 
chiffres,  lo  plus  souvent,  dont  quelques  personnes  seule- 
ment ont  la  clef,  et  qui  leur  servent  pour  correspondre 
secrètement. 

—  Ecriture  électrique.  Ecriture  par  traces  trouées  exé- 
cutées à  l'aide  de  plumes  spéciales  dites  •  plumes  élec- 
triques a  et  qui  permettent  d'obtenir  un  grand  nombre 
d'exemplaires  d'autographes  ou  de  dessins.  V.  plume 
électrique. 

—  Ecriture  magique.  Procédé  appliqué  par  Combettes. 
(On  trace,  avec  la  pointe  d'un  aimant,  des  caractères  quel- 


ECRISEE   —   ECRITURE 

des  payements,  pendant  lesqaeU  les  oégociants  opéraient 
les  virements  do5  parti'*'^. 

-I>r.  K ■-.-.,-.-       .-       ,  .      .      .- 

affaire  li^ 

prirt'f,   y 

pa.- 

pa. 

d'au 

par  m'^inon-:,  l'  ^^^^ 

parties,  en  m:i-  sua 

droit,  n  Ef:rU'<v  .>.,,. 

Ion  doni'^ 

cats  et  1< 

en  litige.  .  i-   , 

par  un  iribanal,  boit  pour 

tonus  des  livres  do  comme 

caractères  dune  pièce  du  pr^..  .  .v„»  ^v-.  ..-.-. ,  ,  ..*  ^.....^ 

ou  telle  personne. 

—  Moll.  Nom  vulgairo  do  diverses  coquilles  des  genres 
cône,  venus,  cythérée,  etc.,  qui  sont  marquée»  de  traita 
ou  do  lignes  imitant  plus  ou  ni'^ins  àa  cara-:lère8  d'écri- 
luro  ;  Ecriture  arabique,  cfunoise.  hétra'ujue. 

—  Uelif?.  L'Ecriture  ou  L'Ecriture  sainte,  ou  Le*  Ecr\~ 
turcs,  ou  Les  saintes  Ecritures,  Noms  que,  par  antonomase, 
on  a  donnés  Â  la  Bible. 

—  Loc.  fam,  :  Ent>-  dures,  "Exte  habile  cl  in- 
telligent. «  (onci/iVr  ;  ,  Accorder  des  choses 
qui  semblent  on  qui  s 

—  Prov.  :  Est  on  Ane  de  oattire  qui  ne  sait  lire  son  écri- 
ture, Ne  savoir  lire  co  qu'on  a  écrit  soi-m^me,  c'est 
donner  une  grande  preuve  d'ineptie. 

—  n.  f.  pi.  Viiic.  ïse  dit,  dans  certains  lionx,  pour  dési- 
gner les  bourgeons  à  fruit  des  vignes. 

—  Enctcl.  Hist.  Vécriture  est  I  -''  '"  ^*  ^  '-  —"  '" 
au  moyen  de  signes  qui  la  rcndcir 

besoin  do  conserver  le  souvenir  -i 

naissance,  sur  plusiei;-  -      ■  .la 

des  dates  diverses,  au  ■  On 

ne  doit  donc  pas  asbL_  -ir*». 

L'homme  a  commence  par 

moins  grossière,  les  objets  : 

désirait   consigner  d'une   la, 

a  appelé  la  pictographie,  qui  a  'j: 

Indiens  de  r.Vméritiue  du  Nord.  1 

figurer  des  idées  aostraiies  par  ;• 

d  analogie  avec  l'idée  à  représenter;  c  est  ic  syu.-j-.mi:..: 

ou  idéographisme.  Cétaieni  là  des  systèmes  insuftisant*, 

parce  qu'ils  exprimaient  des  idées  .t  non  •:•■•.   s.ns.   .t 

qu'ils  étaient,  par  conséi^uent,  i: 

Chez  certains  peuples  s  étaient  . 
gine,  des  procédcsmnémoniques  ■ 
purement  conventionnels,  ne  ra;  : 
comme  les  dessins  et  symboles,  U-  - 
servaient  à  désigner.  Les  plus  reni.-. 
nets  à  encoches  des  anciens  Gerui:i  ^ 
delettos  à  nœuds  des  Péruviens  do  i    ; 
icampoums  ou  colliers  de  coquillages  des  lro>i;: 
messages  des  Australiens.  Co  sont  là,  plutôt, 
d'aider  la  mémoire  que  des  é   rit  ir-s  pr^pror 

L'insuflisance  du  systèm-> 
on  donnait  une  image  dire 
tèmo  qui  tenait  compte  du  : 
lait  à,  l'oreille  les  sons  sipniiicaiii»  des  muiA.  ' 
noms  à  l'aido  de  signes  qui  n'avaient  aucun  r 
leur  sens,  mais  qui  en  repr--^""'  *••''  '-^^  ^  ^ 
en  trouve  des  exemples  ch 
participait  à  la  fois  de  lidr 

Go  genre  d'écriture,  qui  nV•^i  iji.  v^ki   >■■. .-      ■    .    ■  ....•.; 
déjà  un  premier  pas  vers  l'écriture  phonétique.  J*  emploi 


Carte  de  U  propagation  do  récritare  phon<^Uquc. 


conques  sur  une  feuille  d'acier  trempé,  puis  on  répand  sur 
la  plaque  do  la  limaille  do  fer,  qui  adhère  aux  points  tou- 
chés par  l'aimant  et  met  ainsi  en  évidence  l'écrituro  ou  les 
dessins.)  . 

—  Admin.  Commis  awt  écritures,  E:xpcditionnairo,  com- 
mis employé  A  écrire,  à  copier. 

—  Calligr.  Ecriture  anglaise,  bâtarde,  gothtqut.  V.  AN- 

GLAISR.    DJtTARDE.  OtC. 

—  Comm.  Ecritures,  Ensemble  des  livres,  des  registres 
d'un  négociant,  d'un  banquier,  d'un  commerçant,  oréson- 
tant  la  suite  et  la  nature  de  leurs  opérations  :  Tenir  les 
KCK1TURKS  d'une  maison,  il  Ecritures  de  banque.  Billets  que 
se  font  entre  eux  les  négociants  qui  ont  des  comptes  en 
banque,  pour  en  opérer  le  transfert,  n  Temps  des  écritures. 
Dans  l'aucien  commerce  de  Lyon,  Quinso  dorniors  jours 


dn  rébns  a  amené  à  l'écrïi  . 

labe  est  représcniio  par 

tisme.  c'est-A-iire  ;i  !.i   !  ' 

très  et  à  la  re: 

Des  phases  SOI 

pavs  jusqu'à  là     .      _ 

À  côté  do  lôcriiure  j. 
nouveau  monde,  comme  s^ 
calculiforme  ^de  en!r^ 
de  la  forme  des  éb  ■ 
portaient  le  nom  ■: 

nature  se  trouvent  d.iii>  M    >  •  .'—■.-- . 

ri.iue  centrale  et  au  Mexique.  _«j,  ,^ 

bans  l'ancien  monde,  on  rencontre  quatre  grands  srs- 
tèmcs  d'écriture  idéographique  bien  dcienninés:  le  clu- 


ÉCRITURER   —   ÉCROUELLES 

Ml   iiA- 


0. 

Ml  rffrt 


ta 


Vu 

pru: 


dèrtrea 

«Iptubr- 

Arvn^vas   tr^ 

5:; 

P«-.,..v. 

ATVDMn 

dea  CATm 


lurucursivo 

•lmn«   tûuto 
turc  nui  fut 

\:^- 

.  iraco 
-t  pas, 

!•>     01) 

Les 

rat  ifs, 

;•   l('^  'arai-tèrcs 

minutes  par  divers 

pour   lo  concret, 

.1*  les  carao- 

i^io  ou  svlla- 

'   à  une  oori- 

\  [>hi's  ci  i^u  on  a  Bppol<^o 

-■■  plie  l'Ni  devenue  1  <>cri- 

■  phes  hittites  sont   plus 

nom  do  cotte  écrituro 

.•''onne,  les  Hittiios,  qui 

>  un  grand  progrès  ;  mais, 
iphqu^o.  Ce  furent  les 
'■\.  tout  en  faisant  des  em- 
•o  do  crd'or  les  premiers 
r^-volution  la  plus  consi- 

V.    ALI-HABf(T.)    I>C   l'al- 

"UX  qui  se  sont  rt^pan-tus 
-•-c%  et  italiotcs  en  sont 
■ié  naissanco  à  tous  les 
te  oriental,  ce  furent  les 
-  ture  alphabétique.  I-os 
ire  pli(Snicienno  en  uno 
.-■•nt  en  Perso,  où  oUo  so 

1-.  Cotic  écriture  so  pro- 

n  Arabie,  en  M4^<iopotamio  et  jusquo 
.1  pou  à  peu  a>]ont4e  par  tous  les 
V  -  -♦  •:*?.•'*  p'-:^  .-■'néral  de  IVcriluro 
rapide  de  la  forme 
;t\  dans  l'arrondis- 
t  Orï  anffics  urs  it'ur<'s.  i,n''['r'-*u  carré  ot  lo  pal- 
mjrréoiao  marqaéreat  seuls  un  point  d'arréi  au  milieu  do 
cas  Acritare*  d«  plus  en  plus  cursives. 

L««  diTera«9  transformations  de  lalphabet  phf^nicion 
«nt  été  «iposées  au  mot  alpiubst.  Mais  il  faut  noter  que 
if>%  r*'*<onr''«s  V  i-»*t  aîphaÏMît  furmi  accrues  grâce  aux 
Or  -rnes  compl*^mentaires  ot  dis- 

li  r  les  vovellos. 

i  irrftco  &  f'iovcntion  de  l'alpha- 

b'-  ^   le»  autres  écritures,  saufcellesdo 

la  '^laot  simplifiée,  l'usage  s'en  est  ré- 

pi  '  *•  itiirollement  cherché  A  multiplier 

1''^  n  pouvait  appliquer  des  carac- 

t*v  .  métaux,  on  so  servit  d'écorccs 

d'à.:.. ,  ., . .  ,.t  (tardes,  Dotammeut  do  parche- 
min. Mais  la  cbene  du  parchemin  Ht  qu'on  l'économisa. 
On   resserra   l'écriture,    on    adopta  d<*s  abréviations,  on 

gra*'-    *   -    '    '     ',    ,    -  ■     -  -nr  s'en    servir  do 

D'j  revivre  l'ancienne 

é'  .  •It'sipnés  du  nom 

do  pi.  4  des  procé- 

dés d  >  -  1  rapide  (iM- 

noçruph  ■  ;r**,  '^ui  fut 

loogt«ni  ment. 

m  féoér>  >ppc- 

in'*ût    '1  -.-•nno 

Dl  .,*>.    ik    w\   I>ulliL   que  l'on 

P'"  ■.  tirer  do  l'écrituro.  par 

u  i           _  if  lo  caractère  do  la  per- 

»'^  >iie. 

;es  principaaz  d'écriture  en  usage 

%.,  .<^  "<<■'>-'•-■•-'••'•  r«^rra'*tatre&  toute 

'"  '  '|Ui  s'est  imposée 

*  '  '■  :  les  (^rntures  do 

Il  '     -f.  (fer- 

ni  .  ,|ui  a 

*•  ^t  He 
l\ 
qu 


'  une 

rimro 
A  leur  orJrc  aljiUabâtiquo, 


Tr 

d.T 


fV  /?^-jrnnin-/l  nf  writinq 
■  inn- 
>  rhU 

rtturc 

.  duM  ItcMnftweten 

'"*■""■  ""•  ^onné 
r  des 
"(Tet. 
,'ii  la 
*  de 
î.int 


ra 

c.v  ■■   ■„.,. 

rf  o  le 

•  "  trois 

élémonls  .  uuc  impuUiun  suruaturclic,  qui  dvtcroiiao  l'aa- 


leur  sacré  à  écrire,  soit  par  une  excitation  explicite  dont 
il  se  rend  compte,  soit   par  un  mouvement  socrot  dont 
il  n'a  pas  conscience;  une  itlumination  do  l'intelligence, 
|iar  laquelle  l)ieu  révélo  &  l'écrivain  ce  qu'iI  no  pourrait 
connaître   («r  les  moyens   naturels,  ou  uien  lui  suggéro 
ce  qu'il   doit  écrire  parmi   les   choses  qui    lui    sont   déjà 
«onnue^:  enfin,  une  assistance,  qui  préserve  rhagiograi>he 
'■iir. 
:nnf  j'uiir.  I^e  peuple  juif  a  toujours  tenu  les  li- 
rM  pnitr  (écrits  sous  l'influence  divine,  quoique  à 
AinNi,  le  Talmud   dit  quo   Moïse  a 
iiie  MMis  ladictor  de  Dieu,  tandis  que 
;  ii«s  ont  vu   la  vérité  À  travers  sept 
l.is   laMjiiisJu  moyen  ftge  mettaient  au  premier 
I  <>i,  au  second,  les  prophètes,   au   troisième,   les 
is  et  les  moralistes. 
3*    lh>clnne    protettnnle.     Los    premiers    réformateurs 
avaient  conservé  pleine   et   entière  la  foi  au  dogmo  do 
l'inspiration,  ou  théopneus  lie,   et  mémo,   au  xvii*   siècle, 
beaucoup    d'ext^gètos    protestants,   allant    plus   loin   quo 
l'Kgliso    catholique,   en$oi(^nèront    quo    chaque    mot    du 
texte  sacrt^  avait  été  choisi  ot  dicté  par  Uiou.  Cette  doc- 
trine, atkandonut^e  depuis,  a  fait  place  à  uno  théorie  bien 
plus  hardie,  on   même  temps  que   beaucoup  moins   pré- 
cise, qui,  sans  délinir  oxactoment   l'influence  divine,  tend 
à  laisser  une  part  do  plus  on  plus  largo  à  l'action  porson- 
iiollo  de  riiomnio. 

ÉCRITURER  V.  n  Fam.  Passor  son  temps  A  faire  des 
écritures,  dos  copies. 

ÉCRITURERIE  [ri)  a.  f.  Manie  d'écrire,  do  composer  dos 
uu\rat^'es  ;  ouvrogo  inspiré  par  cotto  manio. 

ÉCRITURIER  (ri-^  —  rad.  écrifurcric)  n.  m.  Mauvais 
écrivain.  (On  dit  plus  ordinairement  écrivassier.)  Ii  Celui 
qui  écriture,  qui  passe  sou  temps  à  faire  des  copies. 

ÉCRIVAILLER  {va-ill  [tt  mil.]  —  do  écrire,  et  do  la  ter- 
minaison péjorat.  ailler)  v.  n.  Écrire  sans  art,  sans  goût, 
sans  soin,  it  Activ.  :  On  voit  des  gens  habiles  gagner  itne 
fortune  à  ^xrivaillkr  de  mauvais  romans. 

ÉGRIVAILLERIE  {va-ill-e-rî  [Um.l.])  d.  f.  Manio  d'écrire, 
d'écrivailler  :  /.'bcbivaillbrib  est  une  plaie  gui  s'agrandit 
tous  les  jours. 

ÉCRZVAILIXUR  (t'a-i'//-eur' ['/  mll.j).  EDSE  [rad.  éeri- 
railler]  n.  Mauvais  écrivain  :  ta  polittgue  enfante  d'innom- 
brables ftcniVAILLRCRS. 

—  Syn.  Ec.ivaiUeur,  écrlvassier.  I/^crirai/(eurécrit  beau- 
coup et  il  ne  fait  rien  de  bon.  l..'écrivassier  a  la  manie,  la 
dt^mangcaison  d'écrire  sur  des  sujets  vulgaires;  il  no  se 
distingue  guère  de  l'écrivaiUeur  que  par  plus  de  bassesse 
dans  I  esprit. 

ÉCRIVAIN  {fin  —  du  bas  lat.  scribanus  ;  do  seriba,  scribe] 
n.  m.  Celui  qui  écrit;  celui  qui  fait  métier  do  rédiger  les 
écritures  des  autres  :  L'n  écrivain  public. 

—  Autour,  homme  qui  compose  des  livres,  des  écrits 
destinés  &  la  publicité;  homme  qui  écrit  avec  art,  avec 

fotit  :  Pour  être  un  écrivain,  il  faut  d'abord  avoir  dvs  idcex. 
ans  un  plan,  le  meilleur  kcrivain  s'égare.  (Bufl*.)  il  So  dit 
aussi  en  parlant  d'une  femmo,  sans  changer  de  forme  ni 
de  genre  :  George  Sand  est  un  célèbre  écrivain. 

—  Chancoll.  rom.  Ecrivain  apostolique.  Secrétaire  de  la 
chancellerie  du  pape. 

—  Dr.  Expert  écrivain,  Export  en  écritures. 

—  Hist.  ccrnain* yi/r^«, Communauté  d'écrivains  experts 
vérificateurs  des  écritures  contestées  en  justice,  fondée 
par  le  chancelier  de  L'Hospital  en  1570,  investie  dans  la 
suite  do  diverses  prérogatives,  érigée  en  académie  par 
Louis  XV  en  1729,  et  supprimée  en  1789. 

—  Mar.  Titre  donné  autrefois  au  commissaire  d'un  na- 
vire :  i'kcBivAiN  a  qualité  pour  recevoir  les  testaments  faits 
sur  mer.  ii  Commis  des  arsenaux  préposés   aux   écritures. 

n  Employé  des  navires  do  commerce  remplissant  les 
m^mes  fonctions  que  les  fourriers  do  la  marine  de  guerre. 
B  Fam.  A'crirain  de  fond  de  cale,  Nom  donné  au  camuusior. 

—  Stn.  Ecrivain,  aut«ar.  V.  autkub. 

—  Enctcl.  I>ans  la  marine  ancienne,  on  entendait  par 
écrivain  un  fonctionnaire  non  combattant,  remplissant  lo 
réie  du  commissaire,  au  sens  moderne  du  mot.  Sur  les 
galères  ot  galéasses,  tant  du  movcn  ftge  quo  des  xvi*  et 
XVII*  siècles,  l'écrivain  est  un  iiommo  libre,  comptant 
souvent  parmi  les  nochers,  qui  s'occupe  des  provisions  et 
de  la  dépense.  Son  posto  de  combat  est  sur  la  coursio. 
Sur  les  vaisseaux  à  voiles,  il  se  tenait  au  passage  des 
poudres,  comme  les  réglemen*.?.  l'indiiniont  encore  aujour- 
d'hui, encore  quo,  depuis  longtemps,  il  n'y  ait  plus  d  écri- 
vains emt>arqués,  car  les  derniers  écrivains  de  marine 
appartiennent  au  service  colonial,  commo  les  commis  de 
marine.  Aujourd'hui,  les  uns  et  les  autres  sont  dits  ■  agents 
du  commissariat  ».  Los  anciens  écrivains  étaient  donc  des 
clercs  chargés  du  service  do  l'intrndanco.  Suivant  les 
époques,  il  en  existait  un  ou  deux  A  bord  de  chaque  galère; 
quand  il  on  existait  deux,  l'un  était  en  sous-ordre  ot  appelé 
tous-écrivain.  Au  xiv*  siècle,  les  galères  de  Gènes  et  do 
Monaco  avaient  doux  écrivains,  tout  commo  les  grandes 
k'alêassos,  tanclis  ffUG  les  galères  vénitiennes  n'en  avaient 
iju'un.  et  il  comptait  parmi  les  nochers,  etc. 

On  entendait,  au  moyen  ige.  par  écrivain  juré,  lo  co- 
piste ([ui  recopiait  les  rnanusorits  ot  les  rehaussait  mémo 
■lo  lettresorneos  ot  de  miniatures.  Ces  écrivains  formaient 
une  corporation  qui  demeura  florissante  jusqu'aux  grands 
propres  quo  tit  1  imprimerie  au  xvr  siècle.  Ils  ne  disjia- 
rnront  pas  cependant  ot  reprirent  mAme  une  assez  grande 
importance,  au  xvii'  siècle,  pour  refondre  leurs  statuts  et 
s'organiser  sur  do  nouvelles  bases,  sous  la  direction  d'un 
syndic  ot  do  vingt-quatre  maîtres.  On  ne  pouvait  être 
admis  qu'à  vingt  ans  révolus,  à  moins  d'être  Mis  de  maître, 
ot  après  avoir  subi  les  épreuves  d'un  examen  qui  durait 
trois  jours  et  portait  sur  toutes  les  écritures  françaises 
en  court  et  anciennes  et  sur  leur  expertise,  commo  sur 
l'orthographe  ot  l'arithmétique.  V.  bcridk. 

ÉCRIVAIN  (rin)  n.  m.  Kntom.  Nom  vulgaire  de  l'oumolpe 
ou  grihouri  de  la  vigne.  V.  erMOLfs. 

—  Ichtyol.   Nom  vulgaire  d'une  espèce  do  perche. 

ÉCRIVANT  (ran),  ANTE  adj.  Qui  écrit  :  On  a  toujours 
la  mnnie  des  tabUê  tournantes,  parlantes  et  kcritantrs. 

1  Qui  écrit  des  livres,  qui  compose  des  œuvres  écrites. 

Nesodit  guère  que  par  dénigrement]  :  Za^rnf  kcrivantk. 
(J.  Janin.) 

ÉCRIVASSERIE  (ra-<f-rf)  o.  f.  Maaie  d'ccrivassior. 


EcroQf:  l.Asix  pani;8. Carré; 

3.  A  entailles;  \.  D«  voiture; 

G.  A  oreîltci 


ÉCRrVA88I£R(ra-<i-(0.£RE  (rad.  écrivant]  n.  Pardénigr» 
Homme,  foniuio  autour,  qui  a  la  manie  d'écriro,  qui  écrit 
beaucoup  et  mal.  il  Adjectiv.  :  La  gent  écuivas.mArk. 

—  Syn.  EcrivaBaler,  dcrlvallleur.  V.  écrivaillbur. 

ÉCRIVE  (rad.  écrou)  n.  f.  Arbre  do  l'écrou  do  la  prosso 
à  apprêter  les  draps. 

!  ÉCRTVEUR,  EDSE  (rad.  écrivant)  adj.  Qui  écrit  beau- 
coup, ijui  aime  à  écrire  :  On  n'a  jamais  été  plus  décidé- 
ment ÉcuivKUSK  que  ,!/■•  de  Genlts.  (Sto-Beuvo.ï  il  Substan- 
tiv.  :  Je  ne  suis  pas  une  écrivbusk.  (M"*  do  Vilioroi.) 

ÉCROB  (A-ro)  n.  m.  Lisière  do  drap,  sur  les  cétes  do  la 
Manche  :  lies  chaussons  ti'BCROS. 

ÉCROTAOE(My'--  mémo  orig.  que  écro(l/ai?e)n.  m.  Action 
d'écroter  les  satines,  d'y  enlever  la  promière  terre  impré- 
gnée do  sel  des  ouvroirs.  ii  Terre  ainsi  enlevée  ot  qu'on 
passe  à  la  fonte,  sous  le  nom  do  déblai. 

ÉCROTER  (rad.  écrolage)  v.  a.  Knlover  la  première  terre 
d'un  ouvnnr  do  saline,  atin  do  la  porter  &  la  fonte  et  d'en 
recueillir  lo  sol  qui  l'imprègne. 

ÉCROU  (orig.  gorman.;  haut  allem.  schrube ,  allom. 
schraube  ;  angl.  screw)  n.  m.  Pièce  do  métal,  do  bois  ou 
do  toute  autre  matière  solide,  percée  d'un  trou  cylindrique 
dont  la  surface  interne  est  creusée  d'un  sillon  en  hélice 
pour  lo  logement  du  filet  d'une 
vis  :  EcRot)  taraudé,  fileté. 
Il  Trou  quelconque,  présentant 
une  surface  analogue  :  A  trop 
tourner  une  vis  à  bois  on  dé- 
grade /'ÉCROD. 

—  Fig.  Ce  qui  comprime  ou 
retient  :  7'out  ce  gm  resserre 
/'ÉCROU  de  la  centralisation 
administrative  donne  des  forces 
à  la  révolution.  (E.  de  Gir.) 

—  Encycl.  LVcroM  est  dit 
fire  ou  mobile,  suivant  quo  la 
vis  y  pénètre  en  tournant,  ou 
quo  lui-même  tourne  au  con- 
traire autour  do  la  vis.  Suivant 
la  forme  extérieure  qu'on  lui 
donne,  l'écrou  est  appelé  carré,  &  itix  pans,  cylindriffuCf 
à  entailles  ou  à  dents,  à  oreilles,  à  chapeau,  etc.  Les  par- 
tics  intérieures  saillantes  de  l'écrou,  co  quo  l'on  nomme 
le  filet,  sont  carrées,  rectangulaires,  triangulaires,  etc. 
Les  écrous  sont  taraudés,  filetés  ou  brasés,  suivant  qu'on 
les  fait  au  moyen  du  taraud,  du  peigne,  ou  que  la  partie 
lîlotée  est  rapportée  et  soudée  à  l'intérieur  du  trou. 

On  appelle  pas,  dans  un  écrou.  le  filet  et  lo  creux  qui 
doivent  être  égaux  entre  eux:  cependant,  lorsiiuo  la  vis  et 
l'écrou  sont  dé  même  matière,  on  donne  au  lilet  un  pou 
plus  d'épaisseur  qu'au  creux. 

On  serre  les  écrous  sur  la  vis  au  moyen  de  clefs  dont  la 
forme  diflfèro  scion  le  genre  d'écrou  employé.  Ces  écrous 
sont  fortement  ou  peu  serrés  sur  les  pièces,  selon  que 
celles-ci  sont  fixes  ou  mobiles.  Pour  s'opposer  au  desserrage 
do  l'écrou  d'une  pièce,  on  a  recours  à  1  emploi  d'un  confre- 
écrou,  qui  n'est  qu'un  second  écrou  serré  sur  le  premier  et 
le  maintenant  en  place. 

ÉCROU  (anc.  franc,  escroue  ;  haut  allem.  scrot  ;  alIcm. 
schrot,  morceau)  n.  m.  Acte  par  lequel  lo  directeur  d'une 
prison,  ou  son  représentant  légal,  reconnaît  prendre  à  sa 
charge  un  prisonnier  que  remet  entre  ses  mains  l'officier 
qui  a  fait  ou  ordonné  la  capture  :  Dresser  un  écrou.  u  Lever 
l  écrou  de  quelqu'un.  Lui  rendre  sa  liberté. 

—  Hegtstre  d'écrou  ou  des  écrous,  Registre  spécial  sur 
lequel  on  inscrit  les  prisonniers. 

—  Archéol.  Bande  de  tissu,  de  peau  ou  de  parchemin,  do 
formes  et  de  dimensions  quelconques,  mais  propre  surtout 
à  faire  un  rouleau.  ii  Bourrelet  do  sellier,  ii  Rouleau  do 
parchemin,  dans  lequel  on  enfermait  les  états  de  dé- 
penses, dans  la  maison  du  roi.  (Syn.  de  kcrouk.) 

—  Encyci..  Dr.  Jusqu'au  xvii»  siècle,  ce  mot  a  signifié 
élari^is-tcment,  mise  en  liberté;  depuis,  on  l'a  vu  par  la  dé- 
finition, il  a  reçu  une  signification  diamétralement  opposée. 

Tout  exécuteur  d'arrêt  et  do  jugement  de  condamnation, 
de  mandat  d'arrêt,  d'ordonnance  de  prise  de  corps  con- 
firmée par  arrêt,  est  tenu,  avant  do  rcmottro  au  directeur 
de  la  prison  ou  à  son  représentant  légal  la  personne  qu'il 
conduit,  do  faire  inscrire  sur  lo  registre  l'acte  dont  il  est 
porteur.  L'acto  do  remise  ou  écrou  est  écrit  en  sa  pré- 
sence. Lo  tout  est  si^né  par  les  deux  représentants  do  la 
loi.  L'officier  de  police  qui  a  remis  le  prisonnier  reçoit 
une  copie  de  cette  pièce,  qui  constitue  sa  décharge. 

ÉCROUE  {kroû  —  même  élymol.  qu'à  l'art,  précéd.)  n.  f. 
Coût.  anc.  Déclaration,  dénombrement  et  aveu  d'héritages 
que  les  vas.saux  devaient  remettre  à  leur  seigneur,  ii  Ecri- 
tures en  justice,  qui  renfermaient  les  faits  et  les  raisons 
des  parties,  il  Hélos  quo  les  receveurs  fournissaient  aux 
sergents  chargés  de  percevoir  les  tailles  et  amendes. 

—  Au  plur.  Etats  ou  réles  de  la  dépense  de  bouche  do 
la  maison  du    roi.  u  On  écrivait  parfois,   au   masculiOi 

ÉCBOC. 

ÉCROUELLE  [h-ou-èV)  n.  f.  Nom  vulgaire  do  ta  crevotto 
d'eau  douce,  que  les  pêcheurs  emploient  pour  aicher  l'bB' 
meçon  d'une  ligne  flottante. 

ÉCROUELLE  {é-l(^,  ÉE  adj.  Qui  est  atteint  d'écrooolles. 
Vieux.)  (On  dit  aujourd'hui  scitoptXFrx  et  quelquefois 
KÇRot'KiXBUX.I  11  Substantiv.  :  Un  écrouellb. 


lat.  scrofuLr,  même  sens)  n.  f. 
ppoléc 


ÉGROUELLCS^Arou-êr - 

pi.  Nom  vulgaire  de  la  maladie  appelée  scrofule,  et  carac- 
téris'-e  par  la  dégénérescence  tuberculeuse  des  glandes 
superficielles  et  spécialement  des  glandes  du  cou  :  Acotr 

les  KCROCKLLKS. 

—  L'herbe  des  écrouelles,  La  scrofulaire. 

—  ENCTa,.  Hist.  Le  roi  do  France  et  aussi  celui  d'An- 
gleterre passaient  pour  avoir  lo  pouvoir  do  guérir  la  scro- 
fule. En  France,  c'était  après  la  cérémonie  du  sacre  que  lo 
roi  touchait  pour  la  première  fois  les  écrouelles.  Il  impo- 
sait les  mains  sur  les  malades  en  disant  :  •  I^  roi  te  touche. 
Dieu  te  puérisse.  •  Cet  usage  subsi.sta  jusqu'à  I^Duis  XIV, 
qui  toucha  prés  de  deux  mille  malades.  Plusieurs  ouvrages 
ont  été  écrits  sur  ce  singulier  privilège  des  rois  de  France. 
I/nn  des  plus  connus  est  celui  do  Dulaurens,  premier  mé- 
decin de  Henri  IV.  qui  porte  le  titre  <le  :  De  mirahili  slrumas 
sanandi  vi,  solis  Gallix  regibus  chnstianis  divinitus  cort' 
cessa  (1609). 

—  Paihol.  V.  acROFL'LR. 


55 

ÉCROUELLET  {è-lè  —  rad.  écrouellea)  n.  m.  Tumeur  qui 
so  forme  sur  le  cou  de  l'âne,  du  bœuf,  du  cheval,  etc. 

ÉCROUELLEUX  {t'-leû),  EUSE  adj.  Qui  a  rapport  aux 
écrouollos,  qui  tient  à  la  natiiro  dos  écrouellos  :  Affec- 
tion», Cicatrices  KCRouKLLiiUsiiS.  tl  Qui  est  atteint  des 
n  rouelles  :    Jinfanl   kcrouklleux.   il    Substantiv.  :    Un 

KCROUKLLRUX. 

—  n.  m.  Nom  donné  par  dérision,  sous  le  Directoire, 
.'iiix  incroyables,  dont  la  cravate  énormo  formait  à  la  gorgo 
une  sorte  do  goitre  de  mousseline. 

ÉCHOUER  (rad.  écrou)  v.  a.  Inscrire  sur  le  registre  des 
.  iTous  :  Le  tjreffier  kcroue  les  prisonniers.  \\  Par  ext.  Em- 
prisonner :  Le  geôlier  échouk  les  malfaiteurs. 

ÉCROUIR  forifr.  inconn.)  v.  a.  Batire  un  métal  à  froid 
ou  le  piissor  a  la  liliôro  pour  le  rendre  plus  dense  et  plus 
élastique  :  Kcrouir  un  métal  le  rend  plus  cassant.. 

S'écrouir,  v.  pr.  Ktro  ôcroui  ;  devenir  dense  et  élastique, 
en  parlant  des  métaux. 

ÉCR0UI3SAGE  {i-saj')  n.  m.  Action  d'écrouir  des  mé- 
taux, des  alliacés  métalliques;  résultat  de  cette  action. 

—  Kncycl.  Ij'écroujssage  so  fait  au  moyeu  du  marteau, 
du  balancier,  du  laminoir  et  do  la  filière. 

Les  corps  susceptibles  d'ôtre  écrouis  sont  principale- 
ment :  l'or,  l'argent,  le  cuivre,  le  fer,  le  platine,  le  palla- 
dium, le  zinc,  létain.le  plomb,  lo  nickel,  lo  cadmium  vt 
certains  alliages  tels  quo  le  bronze,  le  laiton,  lo  maille- 
chort,  la  soudure  des  plombiers  et  les  alliages  monétaires. 
On  est  obligé,  pour  faire  disparaître  l'aiçreurquo  l'écrouis- 
sago  a  communiquée  aux  métaux,  de  les  soumettre  à  la 
trenipo  et  au  recuit,  qui  leur  rendent  les  propriétés  qu'ils 
avaient  avant  cette  opération.  S'ils  ont  été  trempés,  on  les 
recuit,  et,  s'ils  ont  été  recuits,  on  les  trempe. 

ÉCROUISSEMENT  n.  m.  Techn.  Syn.  de  êcrouissage. 

ÉCROULEMENT  {man  —  rad.  écrouler)  n.  m.  Chute, 
éboulomont  d'un  objet  qui  s'écroule  :  Z'ÈCROCLKMEPn"  d'une 
muraille.  Il  Par  ext.  Amas  d'objets  quelconques,  confusé- 
ment entassés  comme  dos  ruines  :Zesno2>5  écroulements 
des  nnagfs.  (Th.  Gaut.) 

—  t'ig.  Ruine  complète  :  X'ècboulement  de  ses  espéran- 
ces, d'une  fortune. 

ÉCROULER  (S')  [du  prôf.  ê,  et  de  crouler]  v.  pr.  Tomber 
on  débris  on  s'atfaissant  :  Pont  qui  s'écroule,  h  Par 
anal.  Se  laisser  tomber,  tomber  lourdement  :  Ivrof/ne  qui 
s'ËCHOULE  sur  le  trottoir,  a  Par  ext.  Tomber  ensemble 
confusément  : 

Les  astres  l'un  sur  l'autre  un  jour  s'écrouleront. 

TUOMAS. 

—  Fig.  Périr,  s'anéantir  :  Empires,  Projets  qui  s'écrod- 
LKNT.  L^s  aristocraties  s'écroulent.  (V.  Hugo.) 

—  Avec  ellipse  du  pronom  réfléchi  :  Laisser  écroulfr 
une  maison.  La  flatterie  est  une  mine  que  creuse  le  vice 
pour  faire  écrouler  la  vertu.  (M™'  d'Arconville.) 

—  Syn.  Écrouler  (s"),  crouler,  s'ébouler.  V.  crooler. 

ÉCROÛTAGE  {tuf)  n.  m.  Action  d'écroûter  une  terre 
inculte. 

ÉCROÛTEMENT  n.  m.  Agric.  Syn.  de  écroi^tage. 

ÉCROÛTER  (du  préf.  priv.  é,  et  de  croûte]  v.  a.  Dépouiller 
do  sa  croûte  :  EcroCter  un  morceau  de  pain.  iiOtor  la  croiite 
de  terre  qui 

recouvre  une  tff"^11fjfft  /^ 

friche,  c'ost-à-  ilT^K^L  /  ^ 

dire,  labou- 
rer sa  surface 
suporficioUo- 
ment,  en  déta- 
cher la  croûte 
mélan^^éo  do 
brindilles  et 
d'herbes. (Syn. 

de   ÉCROTKR.) 

S'écroûter , 
V.    pr.    Etre 

écroilté. 

ÉCROÛTEU- 
8E   n.  f.    Ma- 
chine agricole  on   forme  do  houe  mécanique  employée 
pour  l'écioi'itago  des  friches. 

EjCROUVES,  comm.  do  Meurthe-et-Moselle,  arrond.  et 
à  4  kilom.  do  Toul.  sur  le  canal  de  la  Marne  au  Kliin  ; 
S.-'iSl  hab.  Vin  blanc  reiionmié.  L'église  est  un  monument 
hisioriquo  (xii"  au  xiv  s.).  Sur  lo  territoire  est  l'un  dos 
forts  qui  défendent  Toul,  ù  3G8  mètres  d'altitude. 

ÉCRU,  UE  (du  préf.  é,  et  de  cru)  adj.  Se  dit  :  1*  des  tissus 
qui  n'ont  pas  subi  lopération  du  blanchiment  :  Toile  écrur  ; 
2"  de  la  soie  non  décreuséo  :  »S'oie  écrue:  3'  du  rtl  qui  n'a 
pas  été  débouilli  ;  A"  du  cuir  qui  n'a  pas  été  préparé  à  l'eau  ; 
6*  du  fer  brûlé,  mal  corroyé  et  rempli  do  crasso. 

—  Anton.  Blanchi,  décrue  ou  décreusé. 

—  n.  m.  Qualité  de  ro  qui  est  écru  :  A'êcru  est  une  ga- 
rantie de  durée,